Algèbres et σ-algèbres d'ensembles
Algèbres et σ-algèbres d'ensembles
Intégration (SMA5)
A. Es-Sarhir
Es-Sarhir FSA
Intégration (SMA5)
Algèbres de parties d’un ensemble Générations d’algèbres Semi-algèbres σ-algèbres de parties d’un ensemble Génération
Motivation:
Fonctions Riemann intégrables sur un intervalle [a, b].
Z b n
X
f (x) dx ∼ f (ti )(xi − xi −1 ) où ti ∈ [xi −1 , xi ]
a i =1
pour toute subdivision a = x0 < x1 < · · · < xn−1 < xn = b de [a, b].
Comme exemples de fonctions Riemann intégrables, on peut citer
les fonctions continues, fonctions croissantes et les fonctions
continues par morceaux sur [a, b]. Cours Analyse SMA2.
Question: Caractériser toutes les fonctions Riemann intégrables sur
[a, b]? Parmi les objectifs du cours Intégration SMA5.
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Algèbres de parties d’un ensemble Générations d’algèbres Semi-algèbres σ-algèbres de parties d’un ensemble Génération
Plan du cours:
1) Algèbres et tribus de parties d’un ensemble.
2) Mesures positives.
3) Fonctions mesurables.
4) Intégrale d’une fonction mesurable positive.
5) Intégrale de Lebesgue.
6) Intégrale sur les espaces produits.
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Algèbres de parties d’un ensemble Générations d’algèbres Semi-algèbres σ-algèbres de parties d’un ensemble Génération
Documents:
1) Cours Intégration (SMA5) (M. Abouabassi).
2) Mesures, Intégration, convolution et transformée de Fourier
des fonctions (El Haj Laamri).
3) Mesures et intégration théorie élémentaire (J. Genet).
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Remarque 1.2
Si A est une algèbre sur E , alors ;¡¡∈ A et¢ si¢ A, ¡B ∈ A alors
¢c A ∩ B ∈ A .
c c
Cela découle de ; = E c et A ∩ B = A ∩ B = Ac ∪ B c . Puisque A
est une algèbre alors si A,¡ B ∈ A on c c
c c c c
¢c a A ∈ A et B ∈ A . D’où
A ∪ B ∈ A et par suite A ∪ B ∈A.
Exemple 1.3
(i) A = {;, E } est une algèbre sur E , (la plus petite algèbre de E ).
(ii) A = P (E ) est la plus grande algèbre de E .
(iii) Pour une partie A de E , on définit A = {;, A, , Ac , E }. Alors A
est une algèbre sur E .
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Proposition 1
A est une algèbre sur E ⇐⇒ i) E ∈ A , ii) A, B ∈ A ⇒ A \ B ∈ A .
£ ¤
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A := Aj = A ⊆ E , ∀j ∈ J , A ∈ Aj .
\ © ª
j ∈J
Clairement on a E ∈ A . Soit A, B ∈ A . Alors A, B ∈ Aj pour tout
j ∈ J cela implique A \ B ∈ Aj pour tout j ∈ J. Donc A \ B ∈ A et par
Proposition 1 A est une algèbre.
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Proposition 3
L’image réciproque par une application d’une algèbre est une
algèbre.
f −1 (A) = x ∈ E , f (x) ∈ A ⊆ E .
© ª
sur E .
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= x ∈ E , f (x) ∈ A ∪ B = f −1 (A ∪ B).
© ª
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Corollaire 1.4
Si A est une algèbre de parties de E et C ⊂ E , alors
AC := {B ∩ C , B ∈A}
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Générations d’algèbres
Théorème 2.1
Pour toute famille F ⊆ P (E ), il existe toujours une plus petite
algèbre (au sens de l’inclusion) contenant la famille F . Cette
algèbre notée A (F ) est l’intersection de toutes les algèbres
contenant F . On l’appelle l’algèbre engendrée par F .
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Semi-algèbres
Définition 3.1
On dit qu’une famille S ⊆ P (E ) est une semi-algèbre sur E si :
i) E ∈ S
ii) A, B ∈ S ⇒ A ∩ B ∈ S
iii) Pour tout A ∈ S il existe une suite finie Aj
¡ ¢
1≤j ≤n
d’éléments
n
deux à deux disjoints de S , tels que Ac =
[
Aj .
j =1
Remarque 3.2
Une semi-algèbre contient l’ensemble ;
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Exemple 3.3
Dans©R la famille
S = ]a, b]/ − ∞ ≤ a ≤ b < +∞ ∪ ]a, +∞[, −∞ ≤ a < +∞ est une
ª © ª
semi-algèbre.
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Exemple 3.4
Dans©R la famille
S = [a, b[, −∞ < a ≤ b ≤ +∞ ∪ ] − ∞, b[, −∞ < b ≤ +∞ est
ª © ª
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Proposition 4
Soit S une semi-algèbre sur E . L’algèbre A (S ) engendrée par S
est identique à la famille des réunions finies d’éléments deux à deux
disjoints de S . Autrement dit
½ n ¾
A (S ) = A ⊆ E , Ai , n ≥ 1, Ai ∈ S , Ai ∩ Aj = ;, i 6= j .
[
A=
i =1
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Définition 4.2
Le couple (E , B ) où E est un ensemble non vide et où B est une
tribu sur E est appelé un espace mesurable. Les éléments de B
sont dits ensembles mesurables. Les éléments de E qui ne sont pas
dans B sont dits non mesurables.
Exemple 4.3
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Proposition 5
Soit B une tribu sur E et soit (An )n≥1 ⊂ B une famille
dénombrable (suite) d’éléments de B . Alors
+∞
An ∈ B, limAn = liminf(An ) ∈ B, limAn = limsup(An ) ∈ B,
\
n=1
+∞
[ \ +∞
\ [
avec liminf(An ) = Ak et limsup(An ) = Ak .
n=1 k ≥n n=1 k ≥n
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Proposition 6
Toute intersection de tribus sur E est une tribu sur E .
Preuve: Soit Bj , j ∈ J une famille\
© ª
de tribus sur E , et J un
ensemble quelconque. On note B = Bj . Alors on a
j ∈J
B = A ⊂ E, A ∈ Bj ,
© ª
∀j ∈ J
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Proposition 7
Soit B une tribu sur E et soit F ⊂ E . La famille
B F = {A ∩ F , A ∈ B}
est une tribu sur F appelée tribu trace de B sur F . autrement dit:
La trace d’une tribu sur F ⊂ E est une tribu de parties de F .
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Proposition 8
Soit une application f : E → F et soit B une tribu sur F . Alors
l’image réciproque de B par f , f −1 (B ) = f −1 (A), A ∈ B est une
© ª
tribu sur E .
Preuve: On sait déjà vu que f −1 (B ) est une algèbre sur E . Soit
(Bn )n≥1 ⊆ f −1 (B ). Soit (An )n≥1 ⊆ B telle que Bn = f −1 (An ), n ≥ 1.
On a µ ¶
[ −1
f (An ) = f −1
[ [
Bn = An .
n≥1 n≥1 n≥1
−1
An ∈ B , alors (B ). Par suite f −1 (B ) est
[ [
Comme Bn ∈ f
n≥1 n≥1
une tribu sur E .
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Proposition 9
Soit f : E →©F une application et ªsoit B une tribu sur E . Alors la
famille F = A ⊆ F , f −1 (A) ∈ B est une tribu sur F .
Génération de tribus
Définition 5.1
Pour toute famille F ⊂ P (E ), il existe une plus petite tribu
contenant F . Cette tribu notée τ(F ) est appelée tribu engendrée
par F . C’est la tribu intersection de la famille des tribus contenant
F . La tribu τ(F ) est telle que si B ⊂ P (E ) est une tribu sur E et
si F ⊂ B , alors τ(F ) ⊂ B .
Théorème 5.2
Soit f : E → F une application et soit F une famille de parties de
F . Alors
τ f −1 (F ) = f −1 τ(F ) .
¡ ¢ ¡ ¢
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S = B ∈ τ(F ), f −1 (B) ∈ τ f −1 F
© ¡ ¡ ¢¢ª
.
On a
S = τ(F ) ∩ B ⊂ F , f −1 (B) ∈ τ f −1 F
© ¡ ¡ ¢¢ª
.
Alors S est une tribu sur F comme intersection de deux tribus sur
F . De plus S ⊂ τ(F ).
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τ(F ) ⊂ S ⊂ τ(F ).
D’où, S =¡τ(F¡). ¢¢
Par conséquent on a pour tout B¡∈ τ(¡F ),
−1 −1 −1
f (B) ∈ τ f F . Ce qui montre f τ(F ) ⊂ τ f −1 F .
¡ ¢ ¢¢
Finalement, on a
τ f −1 (F ) = f −1 τ(F ) .
¡ ¢ ¡ ¢
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Corollaire 5.3
Soit A une famille de parties de E et soit B ⊂ E . Alors
τ(B ∩ A ) = B ∩ τ(A ).
Où B ∩ A = {B ∩ A, A ∈ A }.
Preuve: Soit f : B → E , x 7→ f (x) = x l’injection canonique de B
dans E . On a pour tout C ¡⊂ E , f −1¢(C ) = B ∩ C . D’après le
théorème précédent on ¡a τ f −¢1 (A ) = f −1 τ(A ) . Mais
¡ ¢
τ(B ∩ A ) = B ∩ τ(A ).
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Définition 5.4
(Tribu produit). Soient E1 , E2 deux ensembles non vides. Soit B1
une tribu sur E1 et B2 une tribu sur E2 . On considère le produit
cartésien E1 × E2 et dans P (E1 × E2 ) on considère la famille
B 1 × B 2 = {A × B , A ∈ B 1 , B ∈ B 2 } .
B1 ⊗ B2 = τ B1 × B2 .
¡ ¢
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Tribu borélienne
Soit E un ensemble quelconque. On rappelle qu’une topologie Θ
sur E est une collection de parties de E (Θ ⊂ P (E )), telle que
;, E ∈ Θ et qui est stable pour la réunion quelconque et
l’intersection finie. Le couple (E , Θ) s’appelle un espace
topologique. (voir cours de topologie).
Définition 6.1
Soit (E , Θ) un espace topologique, où Θ est la famille des ouverts de
E . La tribu τ(Θ) sur E engendrée par la famille Θ des ouverts de E
est dite tribu de Borel sur E , ou tribu borélienne sur E . On la note
BE (Θ) ou BE . Tout élément de BE est appelé ensemble borélien.
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Remarque 6.2
La tribu borélienne BE coincide avec la tribu engendrée par la
famille des fermés de E . Car si F est la famille des fermés de E ,
alors F ⊂ BE . D’où τ(F ) ⊂ BE . Inversement Θ ⊂ τ(F ) implique
BE = τ(Θ) ⊂ τ(F ).
Définition 6.3
(Tribu induite, topologie induite). Soit F un sous ensemble de E .
Alors BF = F ∩ BE .
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[
On a l’inclusion ]a, b[⊂ O.
(a,b)∈D
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Proposition 10
La tribu borélienne BR est ªaussi engendrée par les intervalles
I = ]a, b[, aª, b ∈ Q ou encore par les demi-droites fermées
©
ouverts
© Q
JQ = ] − ∞, a], a ∈ Q .
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[
On a alors ]a, b[= ]an , bn [. De plus on peut écrire
n∈N
+∞ 1¤
avec an ∈ Q et rnk = bn − k1 ∈ Q.
[¤
]an , bn [= an , bn −
k =1 k
Comme ]an , rnk ] =] − ∞, rnk ]\] − ∞, an ] donc ]an , rnk ] ∈ τ(JQ ). On a
donc
[ [ +∞
[¤ ¤
]a, b[= ]an , bn [= an , rnk .
n∈N n∈N k =1
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Les ouverts de R sont les ensembles ]a, b[, [−∞, b[, ]b, +∞], a, b ∈ R
et toute réunion d’ensembles de ce type.
Proposition 11
Soit (xn )n∈N une suite d’éléments de R. Alors (un )n∈N converge vers
` dans R si :
1) ∀ a < `, ∃ N ∈ N, ∀ n > N , un > a.
2) ∀ b > `, ∃ N ∈ N, ∀ n > N , un < b.
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Proposition 12
Toute suite (un )n∈N ⊂ R croissante (resp. décroissante) est
convergente dans R et admet pour limite sa borne supérieure (resp.
inférieure).
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Tribu borélienne de R
Proposition 13
Preuve:
a) Soit la famille F = A ∈ P (R), A ∩ R ∈ BR . On a F est une
© ª
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Corollaire 8.1
B est un borélien de R+ = [0, +∞] si et seulement si B ∈ BR+ ou
B = A ∪ {+∞}, avec A ∈ BR+ .
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Classes monotones
Définition 9.1
Soit 6= ;. Une famille D ⊂ P (E ) est dite λ-système ou classe
montone si
1) E ∈ D,
2) Si A ∈ D, B ∈ D et A ⊂ B alors B \ A ∈ D,
3) Pour toute
[ suite (An )n∈N ⊂ D croissante, (An ⊆ An+1 , ∀ n ∈ N)
on a An ∈ D.
n∈N
Définition 9.2
Une famille C ⊂ P (E ) est appelée π-système, si elle est stable pour
l’intersection finie. A ∈ C , B ∈ C ⇒ A ∩ B ∈ C .
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Remarque 9.3
Une tribu sur E est à la fois un λ-système et π-système.
Proposition 14
Une famille F ⊂ P (E ) qui est à la fois π-système et λ-système est
une tribu sur E .
Preuve: Voir TD.
Proposition 15
Si C ⊂ P (E ) est un π-système alors τ(C ) = M (C ). Où M (C ) est
la classe monotone ou λ-système engendrée par C .
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Théorème 9.4
Une classe monotone contenant un π-système contient la tribu
engendrée par ce π-système.
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
Définition 0.1
Soit (E , E ) un espace mesurable. On appelle mesure positive sur
+
(E , E ) toute application µ : E −→ R telle que
1) µ(;) = 0
2) µ est σ-additive: Pour toute suite (An )n∈N d’éléments deux à
deux disjoints de E , (Ai ∩ Aj = ;, i 6= j ) on a
µ ¶
µ µ(An ).
[ X
An =
n∈N n∈N
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
Définition 0.2
Soit un espace mesuré (E , E , µ).
1) La mesure µ est dite finie si µ(E ) < +∞.
2) La mesure positive µ est appelée probabilité si µ(E ) = 1.
3) La mesure µ est σ-finie si E = En , En ∈ E et µ(En ) < +∞,
[
n∈N
∀ n ∈ N.
Exemple 0.3
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
µ ¶
δa δa (An ) = 1.
[ X
An =
n∈N n∈N
µ ¶
An , donc ∀ n a 6∈ An et donc δa An = 0 et δa (An ) = 0,
[ [
Si a 6∈
n∈N n∈N
∀ n ∈ N. Par suite
µ ¶
δa δa (An ) = 0.
[ X
An =
n∈N n∈N
Par conséquent, δa est une mesure positive sur (E , P (E )). δa est
dite la mesure de Dirac concentrée en a.
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
Vérifier que µd est une mesure positive. Elle est appelée mesure de
dénombrement ou mesure de comptage.
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
Proposition 1
Soit (E , E ) un espace mesurable et soit µ : E −→ [0, +∞] une
mesure positive. Alors
1) La mesure µ est additive, i.e., pour toute suite finie (Ai )1≤i ≤n
d’éléments deux à deux disjoints de E on a
n n
µ Ai = µ(Ai ).
¡[ ¢ X
i =1 i =1
2) La mesure µ est croissante au sens où si A, B ∈ E avec A ⊆ B,
alors µ(A) ≤ µ(B). De plus si µ(A) < +∞ alors
µ(B \ A) = µ(B) − µ(A).
3) La mesure µ est σ-sous additive, i.e., pour toute suite
(An )n∈N ⊂ E , on a µ µ(An ).
¡[ ¢ X
An ≤
n∈N n∈N
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
Preuve:
1) Se découle de la σ-additivité de µ en posant pour k = 1, · · · , n
+∞
[ n
[
Bk = Ak et Bk = ; ∀ k ≥ n + 1. On a Bk = Ak et
à ! k =1 k =1
+∞ +∞ n n
µ µ(Bk ) = µ(Bk ) = µ(Ak ).
[ X X X
Bk =
k =1 k =1 k =1 k =1
2) Si A, B ∈ E , tels que A ⊆ B, on a B = A ∪ (B \ A), d’où par
l’additivité de µ, µ(B) = µ(A) + µ(B \ A). Par suite
µ(A) ≤ µ(B) (car µ(B \ A) ≥ 0).
Si µ(A) < +∞ alors µ(B \ A) = µ(B) − µ(A).
L’expression µ(B \ A) = µ(B) − µ(A) n’a un sens que si
µ(A) < +∞. (Car si µ(A) = +∞, alors µ(B) = +∞ et
µ(B \ A) = +∞ − ∞ est une forme indéterminée)
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
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Preuve:
1) Soit (An )n∈N une suite de E telle que ∀ n ∈ N, An ⊂ An+1 . On
pose B0 = A0 et
B1 = A1 \ A0 , · · · , Bn = An \ kn−=10 Ak = An − An−1 , n ≥ 1. On a
¡S ¢
On a lim µ(An ) = sup µ(An ) car la suite (µ(An ))n∈N est croissante
n→+∞ n∈N
+
dans R .
2) Soit (An )n∈N une suite de E telle que ∀ n ∈ N, An+1 ⊂ An et
µ(A0 ) < +∞. On pose pour tout n ∈ N, Bn = A0 \ An = A0 ∩ Acn .
La suite (Bn )n∈N est croissante dans E donc (µ(Bn ))n∈N est
+
croissante dans R et
µ ¶c
A0 ∩Acn = A0 ∩ Acn = A0 ∩
[ [¡ ¢ [ \ \
Bn = An = A0 \ An .
n∈N n∈N n∈N n∈N n∈N
µ ¶ µ ¶ µ ¶
µ B n = µ A0 \ An = µ(A0 ) − µ
[ \ \
An .
n∈N n∈N n∈N
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
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Définition 1.1
Soit (E , B, µ) un espace mesuré et A ⊆ E . On dit que A est
µ-négligeable (ou seulement négligeable) s’il existe B ∈ B , A ⊆ B et
µ(B) = 0.
Un ensemble A ∈© B et µ-négligeable si µ(A) = 0. ª
On note Nµ := A ⊆ E , ∃ B ∈ B, A ⊆ B et µ(B) = 0 la famille des
ensembles µ-négligeables.
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Proposition 3
Preuve: Exercice
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Définition 1.2
Soit (E , B, µ) un espace mesuré. Une propriété P est dite vraie
µ-presque partout (µ-p.p.) si et seulement si non(P) est vrai sur
un ensemble µ-négligeable (i.e., ∃ A ∈ B , tel que x , non P(x) ⊆ A
© ª
et µ(A) = 0.
Définition 1.3
Soit (E , B, µ) un espace mesuré. On dit que la mesure µ est
complète (ou que (E , B, µ) est complet) si
∀ A, B ∈ P (E ), (A ⊆ B , B ∈ B, et µ(B) = 0) ⇒ A ∈ B.
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µ ¶
µ µ(An ).
[ X
An =
n∈N n∈N
Une mesure µ[ sur A est dite σ-finie, s’il existe (En )n∈N ⊂ A
telle que E = En et µ(En ) < +∞, ∀ n ∈ N.
n∈N
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
Preuve: Admis.
Théorème 2.2
Soit dans R la semi-algèbre
© ª[© ª
Ig = [a, b[, −∞ < a ≤ b ≤ +∞ ] − ∞, b[, −∞ < b ≤ +∞ .
Es-Sarhir FSA
Intégration (SMA5)
Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
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Mesures complètes Mesure de Lebesgue-Stieltjes et Mesure de Lebesgue
Alors on a
F (b) − F (a) = F (bn ) − F (a1 )
= F (bn ) − F (a1 ) + F (bn−1 ) − F (an ) + · · · + F (b1 ) − F (a2 )
= F (bn ) − F (an ) + F (bn−1 ) − F (an−1 ) + · · · + F (b1 ) − F (a1 )
Xn
= (F (bk ) − F (ak )).
k =1
Sn Sp
Soit maintenant A ∈ A tel que A = i =1 Ai = j =1 Bj tels que
Ai , Bj ∈ Ig . On a
n p
n X p X
n p
µF (Ai ) = µF (Ai ∩ Bj ) = µF (Ai ∩ Bj ) = µF (Bj )
X X X X
i =1 i =1 j =1 j =1 i =1 j =1
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Pour ε > 0, il existe donc b00 < b0 tel que F (b00 ) ≥ F (b0 ) − 2ε et pour
tout n il existe an0 < an tel que F (an0 ) ≥ F (an ) − 2nε+1 .
On a [a0 , b00 ] ⊂ [a0 , b0 [= +∞
S+∞ 0
n=1 [an , bn [⊂ n=1 ]anS , bn [. Comme [a0 , b00 ]
S
a10 < a20 < · · · < ap 0 et aj0 +1 < bj pour j = 1, · · · p. On a [a0 , b00 [⊂ [a0 , b00 ]
et ]aj0 , bj [⊂ [aj0 , bj [ donc
p
[a0 , b00 [⊂ [aj0 , bj [.
[
j =1
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Mais on a
p
ε
(F (bj ) − F (aj0 ))
X
F (b0 ) − F (a0 ) − ≤
2 j =1
p
X ε
≤ F (bj ) − F (aj ) +
j =1 2j +1
+∞
X +∞
X ε
≤ F (bj ) − F (aj ) +
j =1 j =1 2j +1
+∞
X ε
≤ F (bj ) − F (aj ) +
j =1 2
donc
+∞
F (bj ) − F (aj ) + ε
X
F (b0 ) − F (a0 ) ≤
j =1
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Alors
+∞ +∞
µF ( µF (Aj ) + ε
[ X
Aj ) ≤
j =1 j =1
+∞ +∞
ceci pour ε > 0 quelconque donc µF ( µF (Aj ).
[ X
Aj ) ≤
j =1 j =1
Dans le cas où a0 = −∞, pour tout M < +∞, on a un recouvrement
+∞
F (bj ) − F (aj ) + ε et pour
X
de [−M , b0 ] donc F (b0 ) − F (−M) ≤
j =1
+∞
F (bj ) − F (aj ) + ε et on obtient
X
b0 = +∞, on a F (M) − F (a0 ) ≤
j =1
l’inégalité cherchée quand M → +∞ et ε → 0. D’où µF est
σ-additive. Il en résulte que µF est une mesure sur l’algèbre A .
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Théorème 2.3
Soit F : R −→ R une application croissante continue à gauche. Alors
il existe une mesure µF unique sur (R, BR ) appelée mesure de
Lebesgue-Stieltjes associée à F , telle que
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Proposition 4
La mesure de Lebesgue λ est diffuse, c’est à dire ∀ x ∈ R, λ {x } = 0.
¡ ¢
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Corollaire 2.4
i) Pour a,¢b ∈ R¡ on a¢
λ [a, b] = λ ]a, b[ = λ [a, b[ = λ ]a, b] = b − a.
¡ ¡ ¢ ¡ ¢
Remarque 2.5
Un ensemble peut être de mesure nulle sans être dénombrable.
C’est le cas de l’ensemble de Cantor.
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Ensemble de Cantor
On construit la suite suivante d’ensembles :
Un [ 2 + Un
U0 = [0, 1], ∀ n ∈ N, Un+1 = .
3 3
Donc·
1 [ 2 1 [ 2 1 [ 2 7 [ 8
¸ · ¸ · ¸ · ¸ · ¸ · ¸
U1 = 0 , ,1 , U2 = 0, , , , 1 . On
3 3 9 9 3 3 9 9
pose \
C= Un .
n≥1
L’ensemble C est appelé ensemble triadique de Cantor, C est
mesurable et de mesure nulle λ(C ) = 0. Alors que C est infini non
dénombrable. On montre que
½ +∞ an
¾
∃ (an )n∈N∗ ∈ {0, 2}N , x =
∗ X
C = x ∈ [0, 1], n
.
n=1 3
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et τ(R ) = τ (A (R )) = BRn .
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Théorème 2.6
Il existe une unique mesure λn sur (Rn , BRn ) telle que pour tout
n
pavé Ik où ak et bk sont les extrémités de Ik , ak ≤ bk ,
Q
k =1
k = 1, · · · , n on a à !
n n
λn
Y Y
Ik = (bk − ak ).
k =1 k =1
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
Définition 0.1
Soit (E , B ) et (F , F ) deux espaces mesurables. Une fonctions
f : E −→ F est dite mesurable ou B -F mesurable si
¡ ¢
∀ A ∈ F , f −1 (A) ∈ B .
Lorsque E et F sont des espaces topologiques munis de leurs tribus
boréliennes, on dit aussi que f est borélienne.
Proposition 1
La composition de deux applications mesurables est mesurable.
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
Proposition 2
Soit f : (E , B ) −→ (F , τ(S ). Pour que f soit mesurable, il suffit que
f −1 (A) ∈ B, ∀ A∈S .
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
Lemme 0.3
Soient f1 : (E , B ) −→ (F1 , F1 ) et f2 : (E , B ) −→ (F2 , F2 ) deux
applications mesurables. Alors l’application produit
f : (E , B ) −→ (F1 ⊗ F2 , F1 ⊗ F2 ) définie par f (x) = (f1 (x), f2 (x)) est
aussi mesurable.
Preuve: On applique Proposition 2 en prenant
S = {B1 × B2 , B1 ∈ F1 , B2 ∈ F2 } .
résultat.
Remarque: La réciproque est vraie: Si f ¢est mesurable alors¡ f1 et f2¢
−1 −1
B1 × F2 et f2−1 (B2 ) = f −1 F1 × B2
¡
le sont aussi. (car f1 (B1 ) = f
pour tout B1 ∈ F1 et B2 ∈ F2 .
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
Corollaire 0.4
Si f , g : (E , B ) −→ (R, BR ) sont mesurables. Alors les fonctions
f + λg , λ ∈ R, f · g , inf(f , g ), sup(f , g ), f + = sup(f , 0) et
f − = sup(−f , 0) sont mesurables
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
{ h1 ≥ a } = { f ≥ a } ∩ { g ≥ a } ∈ B
| {z } | {z }
∈B ∈B
{h2 ≥ a} = {f ≥ a} ∪ {g ≥ a} ∈ B.
| {z } | {z }
∈B ∈B
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
Proposition 4
Soit (E , B ) un espace mesurable et f , g : E −→ R des fonctions
mesurables. Alors on a
{f < g } ∈ B, {f ≤ g } ∈ B, {f = g } ∈ B.
Preuve: On écrit
[© ª
{f < g } = x ∈ E , f (x) < r < g (x)
r ∈Q
[ © ª\© ª
= ( x ∈ E , f (x) < r x ∈ E , r < g (x) )
r ∈Q
{r < g }) ∈ B.
[ \
= ({f < r }
r ∈Q
{f ≤ g } = {g < f }c ∈ B, {f = g } = {f ≤ g } ∩ {f ≥ g } ∈ B.
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
Proposition 5
Si (fn )n∈N est une suite de fonctions mesurables de E dans R, alors
sup fn , inf fn , limsupfn et liminf fn sont aussi mesurables. En
n∈N n∈N
particulier, si la suite (fn )n∈N converge simplement, sa limite
lim fn est mesurable. En général l’ensemble
n
n→+∞ o
x ∈ E , lim fn (x) existe est mesurable.
n→+∞
µ ¶ µ ¶
Il en découle que liminf fn = sup inf fk et limsupfn = inf sup fk
n≥0 k ≥n n≥0 k ≥n
sont mesurables. n o
Pour montrer que l’ensemble x ∈ E , lim fn (x) existe est
n→+∞
mesurable on écrit
n o © ª
x ∈ E , lim fn (x) existe = x ∈ E , liminf fn (x) = limsupfn (x)
n→+∞
= liminf fn = limsupfn ∈ B
© ª
(d’après Proposition 4)
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
Remarque 1.2
On vérifie que si f et g sont des fonctions étagées mesurables, alors
f + λg , λ ∈ R, |f | et f · g sont mesurables.
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
Si
n m
αi 1Ai , βj 1Bj
X X
f= g=
i =1 j =1
alors
n X
m n X
m
αi βj 1Ai ∩Bj , f + λg = (αi + λβj )1Ai ∩Bj ,
X X
f ·g =
i =1 j =1 i =1 j =1
n X
m
(αi ∨ βj )1Ai ∩Bj ,
X
sup(f , g ) = f ∨ g =
i =1 j =1
n X
m
(αi ∧ βj )1Ai ∩Bj .
X
inf(f , g ) = f ∧ g =
i =1 j =1
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
Théorème d’approximation
Théorème 1.3
Soit (E , B ) un espace mesurable. Toute fonction mesurable f
+
définie sur (E , B ) à valeurs dans R est limite simple d’une suite
croissante de fonctions étagées mesurables à valeurs dans R+ .
Preuve: Pour tout n ∈ N∗ , on partage l’intervalle [0, n] en n2n
intervalles de même longueur 21n . Pour tout i ∈ {0, 1, · · · , n2n − 1}
posons
i i +1
½ ¾
© ª
En , i = x ∈ E , ≤ f (x) < n , En = x ∈ E , f (x) ≥ n .
2n 2
n
i n2X −1
Soit fn la fonction étagée définie par fn = 1 + n1En . Alors
n En , i
i =0 2
(fn )n∈N∗ est une suite de fonction étagées croissante et
lim fn (x) = f (x).
n→+∞
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Fonctions mesurables à valeurs dans R
Corollaire 1.4
Toute fonction mesurable f : (E , B ) −→ (R, BR ) est limite simple
d’une suite de fonctions étagées mesurables.
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Remarque 1.2
On
Z convient queZ0 × (+∞) = 0 et ∀ a > 0, a × (+∞) = +∞. Donc
+
ϕ dµ ∈ R et 0 dµ = 0.
E E
Proposition 1
L’intégrale des fonctions numériques étagées mesurables est bien
définie.
Preuve: Soit deux écritures de ϕ ∈ E + . C’est à dire
n m
ϕ= ai , bj ∈ R+ , Ai , Bj ∈ B
X X
ai 1Ai = bj 1Bj , 1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ m,
i =1 j =1
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
n n m n X
m n X
m
ϕ=
X X X X X
ai 1Ai × 1 = ai 1Ai · 1Bj = ai 1Ai · 1Bj = ai 1Ai ∩Bj .
i =1 i =1 j =1 i =1 j =1 i =1 j =1
m X
n
De même ϕ =
X ¡ ¢
bj 1Ai ∩Bj . Puisque la suite Ai ∩ Bj 1≤i ≤n, 1≤j ≤m
j =1 i =1
est une partition de E , donc par définition de l’intégrale
Z n X
m m X
n
ϕ dµ = ai µ(Ai ∩ Bj ) = bj µ(Ai ∩ Bj ).
X X
E i =1 j =1 j =1 i =1
Sm Sn
Remarquons que Ai = j =1 Ai ∩ Bj et Bj = i =1 Ai ∩ Bj . Cela
implique
n X
m n m X
n m
ai µ(Ai ∩Bj ) = ai µ(Ai ) et bj µ(Ai ∩Bj ) = bj µ(Bj ).
X X X X
i =1 j =1 i =1 j =1 i =1 j =1
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Par conséquent
Z n m
ϕ dµ = ai µ(Ai ) = bj µ(Bj ).
X X
E i =1 j =1
Z
Par suite ϕ dµ ne dépend pas de la representation de ϕ.
E
Proposition 2
Soient f et g deux fonction étagées mesurables positives, alors on a
Z Z Z
1) Pour tout α, β ≥ 0, (αf + βg ) dµ = α f dµ + β g dµ.
Z ZE E E
2) Si f ≤ g , f dµ ≤ g dµ.
E E
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
n m
bj 1Bj avec (Ai )ni=1 , (Bj )m
X X
Preuve: 1) On a f = ai 1Ai , g = j =1
i =1 j =1
sont deux partitions mesurables de E . Soit Cij = Ai ∩ Bj , alors
(Cij )1≤i ≤n, 1≤j ≤m est une partition de E . Comme
m
[ n
[
Ai = Cij , Bj = Cij
j =1 i =1
m n
alors µ(Ai ) = µ(Cij ), µ(Bj ) = µ(Cij ) et
X X
j =1 i =1
n X
X m m X
X n
f= ai 1Cij g= bj 1Cij .
i =1 j =1 j =1 i =1
D’où
n X
m
αf + βg = (αai + βbj )1Cij .
X
i =1 j =1
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Par suite
Z m
αf + βg dµ = (αai + βbj ) µ Cij
¡ ¢ X ¡ ¢
E j =1
m m
αai µ Cij + βbj µ Cij
X ¡ ¢ X ¡ ¢
=
j =1 j =1
Z Z
=α f dµ + β g dµ.
E E
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Z Z Z
On notera indifféremment f dµ = f (x) d µ(x) = f (x) µ(dx).
E E E
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Lemme 2.2 Z Z
+
1) Soient f , g ∈ M . Alors f ≤ g =⇒ f dµ ≤ g dµ.
E E
2) Soit f ∈ M et soit A, B ∈ B . Alors
+
Z Z
A ⊂ B =⇒ f dµ ≤ f dµ.
A B
⇒ sup ϕ dµ ≤
sup ϕ dµ ⇒ f dµ ≤ g dµ.
{ϕ∈E + , 0≤ϕ≤f } {ϕ∈E + , 0≤ϕ≤g } E
E E E
Z Z
2) A ⊂ B ⇒ f · 1A ≤ f · 1B 1) ⇒ f · 1A dµ ≤ f · 1B dµ.
E E
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
m
αi 1Ai avec
X
Pour cela choisissons une fonction étagée positive h =
i =1
h ≤ f . Pour a ∈ [0, 1) posons
© ª
En := x ∈ E , ah(x) ≤ fn (x) .
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Alors Z m Z
αi µ(Ai ) = a
X
lim fn dµ ≥ a h dµ.
n→+∞ E E
i =1
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Remarque 2.4
Soit f ∈ M+ . Alors d’après le théorème d’approximation il existe
une suite croissante (fn )n∈N ⊂ E + qui converge simplement vers f .
Alors d’après TCM (théorème de la convergence monotone) on a
Z Z
lim fn dµ = f dµ.
n→+∞ E E
Corollaire 2.5
Pour toutes f , g ∈ M+ et ∀ c ∈ R+
Z Z
1) cf dµ = c f dµ,
ZE E Z Z
¡ ¢
2) f + g dµ = f dµ + g dµ.
E E E
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Lemme de Fatou
Théorème 2.7
Soit (fn )n∈N une suite de fonctions mesurables positives sur
(E , B, µ). Alors Z Z
limfn dµ ≤ lim fn dµ.
E E
¡ ¢
Preuve: On a limfn = lim inf fk . Puisque la suite inf fk n∈N
est
n→+∞ k ≥n k ≥n
une suite croissante de fonctions mesurables, alors d’après le
théorème de la convergence monotone on a
Z Z Z
limfn dµ = lim inf fk dµ = lim inf fk dµ
E E n→+∞ k ≥n n→+∞ E k ≥n
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Par conséquent Z Z
limfn dµ ≤ lim fn dµ.
E E
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Proposition 3
Soient f , g ∈ M+ , alors on a
Z
1) f dµ < +∞ =⇒ f < +∞, µ-p.p.,
ZE
2) f dµ = 0 ⇐⇒ f = 0, µ-p.p. (µ{f > 0} = 0).
E Z Z Z
3) Si A, B ∈ B , A ∩ B = ;, f dµ = f dµ + f dµ.
A∪B A B
Z Z
4) f ≤ g , µ-p.p. =⇒ f dµ ≤ g dµ.
ZE ZE
5) f = g , µ-p.p. =⇒ f dµ = g dµ.
E E
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Preuve:
Z 1) Se découle de l’inégalité de Markov (cf. TD2 Ex:4).
2) f dµ = 0 ⇐⇒ f = 0, µ-p.p.
E
Si f = 0,µ-p.p. alors µ{f > 0} = 0. Soit ϕ ∈ E + telle que 0 ≤ ϕ ≤ f
{ϕ > 0} ⊂ {f > 0} =⇒ ϕ = 0, µ-p.p. Mais pour une fonction étagée ϕ
Z m
telle que ϕ = 0, µ-p.p. on a ϕ dµ = 0. En effet, si ϕ =
X
ai 1Ai
E i =1
alors ϕ = 0, µ-p.p. ⇒ pour i tel que ai 6= 0 on a µ(Ai ) = 0. D’où
Z
+
∀ ϕ ∈ E avec ϕ ≤ f , ϕ dµ = 0.
E
Z Z
Par suite f dµ = 0. Inversement, si f dµ = 0, on écrit
E E
1
½ ¾
[
A = {f > 0} = f≥ .
n∈N∗ n
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
1
½ ¾
Soit An = f ≥ . Alors pour tout n ∈ N∗ An ⊂ An+1 et par la
n
continuité croissante de µ on a
µ ¶
µ(A) = µ An = lim µ(An ).
[
n→+∞
n∈N∗
1
Z Z
f dµ ≥ ϕn0 dµ = µ(An0 ) > 0 (Absurde E)
E E n0
D’où µ(A) = 0.
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Par suite
Z Z Z Z
f dµ ≤ g · 1D c + g · 1D dµ = g dµ
E E E E
| {z }
=0
f = g , µ-p.p. On a f < g ⊂ f 6= g et
© ª © ª
5) Supposons
© ª ©
que
ª
g < f ⊂ f 6= g . Donc
µ f < g = µ f > g = 0.
¡© ª¢ ¡© ª¢
Z Z Z Z
Donc d’après 4) on a f dµ ≤ g dµ et g dµ ≤ f dµ. Par
E E E E
conséquent Z Z
f dµ = g dµ.
E E
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Intégrale des fonctions étagées positives Intégrale des fonctions mesurables positives
Corollaire 2.8
Soit (fn )n∈N une suite croissante de fonctions mesurables positives
telle que lim fn = f µ-p.p. Alors
n→+∞
Z Z
lim fn dµ = f dµ.
n→+∞ E E
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Intégrale dépendant d’un paramètre
Définition 0.1
Soit f : (E , B, µ) −→ R une fonction mesurable. ZOn dit que f est
intégrable par rapport à µ (ou µ-intégrable ) si |f | dµ < +∞.
E
Dans ce cas on pose
Z Z Z
+
f dµ = f dµ − f − dµ,
E E E
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Intégrale dépendant d’un paramètre
Remarque 0.2
Z Z Z Z
+ −
On a f dµ ≤ |f | dµ < +∞ et f dµ ≤ |f | dµ < +∞. Ce
E E Z E E
qui montre que la définition de f dµ a bien un sens.
E
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Intégrale dépendant d’un paramètre
Z Z
c) Si f , g ∈ L1 (E , B, µ) et f ≤ g alors f dµ ≤ g dµ.
E Z E Z
d) Si f , g ∈ L1 (E , B, µ) et f = g µ-p.p, alors f dµ = g dµ.
E E
Preuve:
a) On écrit
¯Z ¯ ¯Z ¯ ¯Z Z ¯
¯ f dµ¯ = ¯ f + − f − dµ¯ = ¯ f + dµ − f − dµ¯
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
E E
¯ ZE ¯ ¯EZ ¯
+ −
¯ ¯ ¯ ¯
≤ ¯ f dµ¯ + ¯ f dµ¯¯
¯ ¯ ¯
ZE Z E Z
+ −
= f dµ + f dµ = |f | dµ.
E E E
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Intégrale dépendant d’un paramètre
Si a ≥ 0 on a
Z Z Z Z
¡ ¢+ ¡ ¢−
af dµ = af dµ − af dµ = a f dµ.
E E E E
D’où
Z Z Z Z Z
af dµ = −|a|f dµ = − |a|f dµ = −|a| f dµ = a f dµ.
E E E E E
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Intégrale dépendant d’un paramètre
− g − dµ
Z Z E Z
¡ ¢
⇒ f + g dµ = f dµ + g dµ.
E E E
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Intégrale dépendant d’un paramètre
Z Z Z
¡ ¢
c) Il suffit d’écrire g dµ = f dµ + g − f dµ.
E E E
d) f = g µ-p.p ⇒ f + = g + µ-p.p et f − = g − µ-p.p et on applique
© ª
Remarque 0.3
En combinant les points c) et d) dans la proposition précédente on
1
Zdéduit queZ si f , g ∈ L (E , B, µ) et f ≤ g µ-p.p alors
f dµ ≤ g dµ.
E E
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Intégration (SMA5)
Intégrale dépendant d’un paramètre
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D’où Z Z
¡ ¢ ¡ ¢
lim 2g − |fn − f | dµ ≤ lim 2g − |fn − f | dµ.
E E
Par linéarité de l’intégrale on a
Z Z Z
¡ ¢
2g − |fn − f | dµ = 2g dµ − |fn − f | dµ,
E E E
alors
Z µZ Z ¶
¡ ¢
lim 2g − |fn − f | dµ ≤ lim 2g dµ − |fn − f | dµ .
E E E
Puisque
µZ Z ¶ Z Z
lim 2g dµ − |fn − f | dµ = 2g dµ − lim |fn − f | dµ
E E E E
et ¡ ¢
lim 2g − |fn − f | = 2g − lim|fn − f | = 2g (car fn → f ).
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D’où Z Z µZ ¶
2g dµ ≤ 2g dµ − limsup |fn − f | dµ .
E E n E
µZ ¶ Z
⇒ limsup |fn − f | dµ ≤ 0 (car 2g dµ < +∞).
n E E
Or µZ ¶ µZ ¶
0 ≤ liminf |fn − f | dµ ≤ limsup |fn − f | dµ ,
n E n E
alors on obtient
µZ ¶ µZ ¶
liminf |fn − f | dµ = limsup |fn − f | dµ = 0.
n E n E
Par conséquent Z
lim |fn − f | dµ = 0.
n→+∞ E
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¯Z Z ¯ Z
¯ ¯
L’inégalité ¯¯ fn dµ − f dµ¯¯ ≤ |fn − f | dµ implique
E E E
Z Z
lim fn dµ = f dµ.
n→+∞ E E
pour n ∈ N
fen = fn · 1C et fe = f · 1C .
Alors fen et fe vérifient les hypothèses de l’étape 1 et on a
Z Z Z
lim |fen − fe| dµ = 0 et lim fen dµ = fe dµ.
n→+∞ E n→+∞ E E
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Théorème 0.5
Soit (E , B, µ) un espace mesuré avec µ(E ) < +∞. Si la suite de
fonctions mesurables (fn )n∈N converge µ-p.p vers une fonction
mesurable f et s’il existe une constante 0 < M positive telle que
|fn | ≤ M µ-p.p ∀ n ∈ N. Alors on a
Z Z Z
lim fn dµ = f dµ et lim |fn − f | dµ = 0.
n→+∞ E E n→+∞ E
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et par suite
lim F (tn ) = F (t0 ).
n→+∞
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Dérivabilité:
Théorème 1.2
Soit I un intervalle de R et f : I × R −→ R une fonction telle que:
1) ∀ t ∈ I l’application x 7−→ f (t , x) est µ-intégrable sur E .
2) Pour µ-presque tout x ∈ E l’application t 7−→ f (t , x) est
∂f
dérivable sur I ( existe sur I µ-p.p.)
∂t
3) Il existe g : E −→ R+ µ-intégrable telle que
¯ ∂f
¯ ¯
∀ t ∈ I , ¯ (t , ·)¯¯ ≤ g (·), µ-p.p
¯
¯
∂t
Z
Alors l’application t 7−→ F (t) = f (t , x) µ(dx) est dérivable sur I et
E
on a
∂f
Z
0
∀t ∈ I, F (t) = (t , x) µ(dx).
E ∂t
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∂f f (tn , x) − f (t , x)
(t , x) = lim , tn 6= t , ∀ n.
∂t t n →t tn − t
f (tn , x) − f (t , x)
La fonction hn (t , x) = est mesurable et on a
tn − t
∂f
lim hn (x) = (t , x) µ-p.p. x ∈ E .
n→+∞ ∂t
D’après le théorème des accroissements finis et l’hypothèse 2) on a
∃ θ ∈]0, 1[ tel que
∂f ¡
θt + (1 − θ)tn , x (tn − t).
¢
f (tn , x) − f (t , x) =
∂t
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f (tn , x) − f (t , x) ∂f ¡
θt + (1 − θ)tn , x .
¢
⇒ =
tn − t ∂t
Par hypothèse 3) on obtient pour tout n ∈ N
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et Z b Z b
S(f , σ) = α d λ, s(f , σ) = β d λ.
a a
Soient maintenant une suite de subdivisions σ1 , σ2 , · · · , σk , · · · de
[a, b] telles que σk +1 soit plus fine que σk (σk ⊂ σk +1 ) et
lim |σk | = 0, (|σk | c’est le pas de la subdivision σk c’est la
k →+∞
longueur du plus grand intervalle de σk ).
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β1 ≤ β2 ≤ · · · ≤ f ≤ · · · ≤ α2 ≤ α1 .
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βn ≤ β ≤ f ≤ α ≤ αn .
Donc quand n → +∞ on a
Z Z Z b
β dλ = α dλ = f (x) dx .
[a,b] [a,b] a
Z
α − β d λ = 0.
¡ ¢
⇒
[a,b]
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f = α = β λ-p.p.
On a le théorème suivant:
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Théorème 1.3
Si f : [a, b] −→ R bornée sur un intervalle borné [a, b]. Alors
1 Si f est intégrable au sens de Riemann alors elle est Lebesgue
intégrable et
Z b Z
f (x) dx = f (x) d λ(x).
a [a,b]
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Remarque 1.4
La fonction définie par
x ∈ [a, b] ∩ (R \ Q)
½
1,
f (x) =
0, x ∈ [a, b] ∩ Q
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Théorème 1.5
Soit I =]a, b[⊂ R, a, b ∈ R, a < b. Si f : I −→ R admet une intégrale
de Riemann généralisée absolument convergente sur I (i.e,
Z b
|f (x)| dx existe), alors f est intégrable au sens de Lebesgue sur
a
I par rapport à la mesure de Lebesgue λ et l’intégrale au sens de
Lebesgue coincide avec l’intégrale au sens de Riemann
Z b Z
f (x) dx = f (x) d λ(x).
a [a,b]
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