CORRECTION 9/04
Résumé :
Un narrateur personnage ( sans doute le poète car la poésie lyrique est souvent autobiographique)
se demande s'il doit parler de son sentiment amoureux à celle qu'il aime.
Il s'adresse à son coeur ( siège des sentiments notamment l'amour)
2) Le type de phrase le plus utilisé est le type interrogatif , ce qui souligne les doutes , les
hésitations du narrateur poète.( lignes 1-4-8-12-13)
3) La répétition d'un ou plusieurs vers crée une harmonie, un peu comme une musique , un peu
comme une chanson avec son refrain.
Poésie et musique sont intimement liées d'ailleurs au Moyen-Age, et même sous l'Antiquité, on
n'envisageait pas la poésie sans s'accompagner de la musique
Lyrique vient de lyre l'instrument qui accompagnait en musique les poètes.
Lyrique veut dire aujourd'hui qui exprime ses sentiments intimes
4) Dans les vers 5 et 6, il décide de garder secret ses sentiments " que je dissimule votre avis" sans
doute par peur de se faire rejeter. " pour votre bien" il peut aussi vouloir préserver l'honneur de la
dame , en effet au XV° siècle, on ne pouvait pas "séduire" une jeune fille , sans être fiancé au
préalable. "son honneur"
6) L'amour est liée à la souffrance " peine mortelle" douleur"
C'est un thème habituel, récurrent : comme on le disait en introduction, il n'y a pas d'amour
heureux et les un poète disait que "les chants les plus beaux sont ceux qui sont désespérés" Alfred
de Musset
Ici dans la poésie lyrique, le poète fait souvent part de sa souffrance soit parce que son amour ne
reçoit pas de réponse, soit parce qu'il y a eu séparation , soit par ce qu'il n'est pas partagé.
8) Le poète a changé d'avis, il pense qu'il y a une chance que ses sentiments soient partagés. "une
bonne nouvelle" "je trouverai grâce en elle" est l'autre expression qui montre cette éventualité.
9) Les mots désignant la femme aimée sont : "la belle, pleine de douceur" Ce sont des termes
mélioratifs qui représentent la femme idéale, la féminité parfaite "belle et douce"
10) Ce sont ces qualités qui décident le poète à exprimer son amour, il la croit donc bienveillante,
elle ne va pas se moquer de lui, être cruelle et le rejeter.
11) Comme le poème finit par une question, le lecteur comprend que le poète n'a toujours pas pris
une décision , il continue à s'interroger, à douter ; j'y vais ou pas ?" ces questions sont encore
d'actualité aujourd'hui non ?
12) Le sentiment amoureux est un thème traversé par d'autres thèmes qui sont la souffrance et le
doute.
Le doute est différent du genre fantastique , on ne s'interroge pas sur ce qui est réel ou pas mais
plutôt sur un sentiment partagé ou pas.
COPIEZ LA DEFINITION DU RONDEAU EN ROUGE ET APPRENEZ LA COMME TOUS LES PASSAGES EN
ROUGE DU CAHIER
Rondeau : poème de treize vers en trois strophes, fondé sur deux rimes et sur la répétition des
deux premiers vers.
LA VERSIFICATION 4°
La versification est l'étude des règles pour écrire un poème.
Un poème en vers se reconnaît d’abord à la répartition des mots sur la page.
I- Qu’est-ce qu’un vers ?
La majuscule et le retour à la ligne marquent généralement le début du vers
Celui-ci n’occupe pas obligatoirement toute la ligne : il peut rester un blanc après la fin du dernier
mot du vers.
La longueur du vers dépend du rythme que le poète veut donner à son poème.
Un vers court donnera un rythme rapide , un vers long un rythme plus lent.
Si le poème est fait de vers de longueur inégale, le rythme sera saccadé.
Certains vers portent des noms car ils sont très fréquemment employés :
Le vers de huit syllabes se nomme un octosyllabe
Le vers de dix syllabes se nomme un décasyllabe
Le vers de douze syllabes se nomme un alexandrin
L'unité du vers est le PIED en fait c'est la SYLLABE
Exemple : Que/ me / con / seil / lez /-vous / mon / coeur ? ( octosyllabe)
1 2 3 4 5 6 7 8
II- La présentation du poème.
Un poème est souvent disposé en strophes.
Une strophe est un groupe de vers.
Le tercet (3vers) et le quatrain (4 vers) sont les plus fréquents; mais certains poèmes comportent
des strophes plus courtes ou plus longues.
Les strophes quelle que soit leur longueur sont séparées par des blancs.
L’isolement ( hors strophe) d’un vers lui donne une importance particulière.
Un poème constitué de deux quatrains et de deux tercets se nomme un sonnet
Un poème constitué de trois strophes d’octosyllabes est une ode
Un poème constitué de 13 vers en trois strophes sur deux rimes et la répétition d'un ou plusieurs
vers est un rondeau.
III- Les rimes.
Traditionnellement, les rimes devaient s’agencer suivant certaines règles de versification.
DISPOSITION dans les quatrains
- plates : aabb
- croisées : abab
- embrassées : abba
Que me conseillez-vous mon coeur ? ( a)
Irai-je au-devant de la belle, ( b)
Lui dire ma peine mortelle ( b)
Que vous subissez, pour elle, dans la douleur ? ( a) ( Ici on a donc abba ce sont des rimes
embrassées)
Maintenant imaginons que les vers se terminent ainsi dans le quatrain :
coeur ( a)
douleur (a)
belle ( b)
mortelle ( b) ( Ici on a donc aabb ce sont des rimes plates)
Maintenant imaginons que les vers se terminent ainsi dans le quatrain :
coeur (a)
belle (b)
douleur (a)
mortelle (b) ( Ici on a abab ce sont des rimes croisées)
VALEUR des rimes
- pauvres : un son commun
Exemple : rayon - horizon ( il ne s'agit ni de lettres ni de syllabes mais de sons , ici le son "on")
- suffisantes : 2 sons communs
Exemple : coeur - douleur
- riches : 3 sons ou plus
Exemple : arrivée - privée
GENRE des rimes
- féminines : se terminant par un «e» qui ne se prononce pas
Exemple : belle -mortelle ( rien à voir avec le genre des mots, seule la lettre finale compte)
- masculines : se terminant par tout autre son que le «e»
Exemple : coeur - douleur
Les rimes féminines et masculines doivent alterner, dans un poème CLASSIQUE.
Le «e» muet
Le «e» n’est jamais compté quand il ne se prononce pas habituellement ou à la fin d’un vers, il ne
compte pas devant une voyelle.
Exemple : Lui/ di/re/ ma/ pei/ne /mor/telle ( ce "e" est muet il y a donc 2 syllabes ( mor/telle)
dans ce mot et non trois mor/ tel/le) )
Exemple : I/ rai/ -je au/ -de/vant/ de/ la/ belle, ( quand le "e" est suivi d'une voyelle on fait la
liaison donc il ne compte pas,
( c'est comme si on disait jeau)
Quand il est suivi d’une consonne, il compte et on doit le prononcer.
Exemple : Lui/ di/re/ ma/ pei/ne /mor/telle ( on ne prononcera pas "dir" mais "di/ re" )
Exemple : Que /vous /su/bis/sez/ pour /el/le /dans/ la/ dou/leur ?
se prononce se prononce
Quand il y a une double consonne comme dans "subissez" et "elle" on coupe au milieu.