0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues19 pages

Modélisation de la machine double étoile

modélisation d’un systèm

Transféré par

mani
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues19 pages

Modélisation de la machine double étoile

modélisation d’un systèm

Transféré par

mani
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile

I.1-INTRODUCTION :

Lamodél
i
sat
iond’
unsy
stèmequel
conqueesti
ndi
spens
abl
elor
squenousv
oul
ons
une commande particulière de ce systèmeetl

étudedur
égi
met
ransi
t
oir
e.
Lamachi
neasy
nchr
oneàdoubl
eét
oil
e(MASDE)n’
estpasuns
yst
èmesi
mpl
e,car
de nombreux phénomènes compliqués interviennent dans son fonctionnement,
commel
asat
urat
ion,l

eff
etdepeau….
etc.
[2]
Cependant
,nousn’
all
onspast
eni
rcompt
edecesphénomènes
,card’
unepar
t,l
eur
f
ormul
ati
on mat
hémat
ique est di
f
fici
l
e, d’
aut
re par
t,l
eur i
nci
dence sur l
e
comportement de la machine est considérée comme négligeable dans certaines
condi
ti
[Link] per
metd’
obt
eni
r des équations simples, qui traduisent
fidèlement le fonctionnement de la machine.
Le modèle de la machine asynchrone à double étoile est un système de neuf
équations différentielles dont les coefficients sont des fonctions périodiques du
temps. La résolution d’
unt
elsy
stèmeestdi
ff
ici
l
emêmeav
ecl

uti
l
isat
iondel

out
il
informatique.
L’
uti
l
isat
iond’
unet
ransf
ormat
iondi
t
edePAR K,quiestunchangementconv
enabl
e
desv
ari
abl
es,per
metdedét
our
nercet
te di
f
fi
cul
téetd’
obt
eni
runmodèl
efaci
l
ement
exploitable.
Dans ce chapitre, nous présentons la modélisation de la machine asynchrone à
double étoile basée sur la résolution des équations régissant leur fonctionnement en
régime dynamique.
L’
étudedel
amodél
i
sat
iondesmac
hinesél
ect
ri
quespr
ésent
eungr
and intérêt en
raison des impératifs techniques, conduisent à concevoir et exploiter le matériel au
voisinage de leurs limites technologiques.
Electromécanique -1- M’
sila 2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile
I.2-Description de la machine asynchrone double étoile (MASDE):
La machine asynchrone double étoile dont nous allons étudier la mise en équation
correspond à la structure de principe représentée par la figure (I-1) [3].

Bs1

Bs2

Ar

Br
r
As2

Cs1 As1
Cr

Cs2
Figure (I-1): Représentation des enroulements de la MASDE.

La MASDE est composé de deux enroulements au stator fixe: As1, Bs1, Cs1 et As2,
Bs2, Cs2 qui sont déphasés de 
=30° entre eux, et de trois phases rotoriques
mobiles: Ar, Br, Cr.
Dans des encoches régulièrement réparties sur la face interne de chaque
enroulement sont logés trois enroulements identiques à p paires de pôles. Leurs
ax
es sontdécal
és ent
re eux d’
un angl
e él
ect
ri
que égalà 2(/3. Ces enroulements
constituent le primaire de la machine.
Le rotor est une armature cylindrique séparée des deux enroulements du stator par un entrefer
de faible é
pai
sse
ur,e
tdontl
’enr
oul
eme
ntc
ompor
tet
roi
spha
sesi
dent
ique
sdé
cal
éede2(
/3.
Ces enroulements représentent le secondaire de la MASDE.
Electromécanique -2- M’
sil
a2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile
La structure de ce rotor est supposée dans notre cas être un rotor à cage (barre
conductrice en aluminium intégrée aux tôles ferromagnétiques).
I.2.1-Principe de fonctionnement de la MASDE:
Les courants triphasés de fréquence «fs» al
i
ment
antl
el’
enr
oul
ement1dust
atorde
la machine, donnent naissance à un champ tournant à la vitesse de synchronisme
«Ns» [3]
Tel que:
fs
N s  [tr/s]
p

p : est le nombre de paires de pôles.


Les mêmes cour
ant
str
iphasées mai
s décal
es d’ e  alimentant le
un angl
l
’enr
oul
ement2,du même stator donnent eux aussi naissance à un autre champ
tournant à la même vitesse de synchronisme «Ns».
Ces deux Champs tournants produisent par les deux enroulements statoriques vont
induire des courants dans les conducteurs du rotor, générant ainsi des forces
électromotrices qui feront tourner le rotor à une vitesse «Nr» inférieure à celle du
synchronisme (Nr<Ns),ai
nsil
esef
fet
sde l

induct
ion st
ator
iquessurl
escour
ant
s
i
ndui
ts r
otor
iques se mani
f
est
ent par l

élabor
ati
on d’
un coupl
e de f
orce
électromagnétiques sur le rotor tel
quel

écar
tdesv
it
essessoi
trédui
t
.
On définit alors, une vitesse «N’
» dite vitesse relative des deux champs tournants par
rapport au rotor:
N' Ns Nr
On dira alors que ces deux champs glissent par rapport au rotor et on définit
ce glissement par le rapport:
N' Ns Nr s r
g  
Ns Ns s
Les différents modes de fonctionnement dépendent de la valeur du
glissement.

Freinage 1 Moteur 0 Génératrice


g
Electromécanique -3- M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile
Dans notre étude, nous nous sommes intéressés au mode de
fonctionnement «Moteur».
I.2.2-Hypothèses simplificatrices:
La machine asynchrone double étoile (MASDE), avec la répartition de ses
enroulements et sa géométrie propre est très complexe pour se prêter à une
analyse tenant compte de sa configuration exacte. De ce fait, la mise en
équations nous impose certaines hypothèses simplificatrices, dans le but
d’
établ
i
runmodèl
esi
mpl
e,quisont:
[2]
,[
3],
[9]
 La machine est de constitution symétrique.
 On suppose que le circuit magnétique est parfaitement feuilleté au stator
et au rotor (seul les enroulements sont parcourus par des courants) et
que la densité de courant peut être considérée comme uniforme dans la
section des conducteurs élémentaires (absenced’
eff
etpel
l
icul
air
e).
 Les résistances des enroulements ne varient pas avec la température.
 On s
uppos
e que l
e ci
rcui
tmagnét
ique n’
estpas sat
uré,c
ondi
ti
on
nécessaire pour considérer les flux comme fonction linéaire des courants.
 On considère que la force magnétomotrice crée par chacune des phases
statoriques et rotoriques est à répartition sinusoïdale.
 L’
ent
ref
erestd’
épai
sseuruni
for
meetl

eff
etd’
encoc
hageestnégl
i
gé,l
es
inductances propres sont constantes et les inductances mutuelles sont
des f
onct
i
ons si
nusoï
dal
es de l

angl
e ent
rel
es ax
es r
otor
iques et
statoriques.
I.2.3-Modèle de la machine asynchrone triphasée double étoile:
I.2.3.1- Les équations électriques de la machine :
Avec les hypothèses citées ci-dessus, les équations des tensions des phases
desdeuxenr
oul
ement
sdust
atoretdur
otors’
écr
iventcommes
uit:
d
[Vs,abc1] = [Rs1] [is,abc1] + [s,abc1] (I-1)
dt
d
[Vs,abc2] = [Rs2] [is,abc2] + [s,abc2] (I-2)
dt
d
[0] = [Rr] [ir,abc] + [r,abc] (I-3)
dt

Electromécanique -4- M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile
Sachant que :


Vsa1 
Vsa 2 

Vs , abc 1

Vsb1 
Vs , abc 2 

Vsb 2 
 , 

Vsc1
  
 
Vsc 2 
De même :

isa1 
isa 2  
ira 

isb1
[is,abc1]  , 
isb 2 
[is,abc2]  , 
irb 
[ir,abc] 
  

 
i sc 1  
 
i sc 2  

i rc 

rs 1 0 0  rs 2 0 0  rr 0 0


[Rs1] 0 rs 1 0 
 , [Rs2] 0 rs 2 0 
 , 
[Rr]  0 rr 0
   

0 0 rs 1 
0 0 rs 2 
 
0 0 rr 

rs1 ,rs2 ,rr : Résistances des deux enroulements statoriques et du rotor.

Les flux sont donnés


φs , abc 1  L s 1 , s 1 L s1, s2 L s 1 , r  i s , abc 1 
φs , abc 2   L s 2 , s 1 L s2, r  
   L s2, s2  i s , abc 2 

 φr , abc 
 
L r , s 1 Lr, s2 Lr, r   i r , abc  

φsa1  
φsa2  
φra 

φsb1 
Avec: [s,abc1]  , [s,abc2] 
φsb2  , [r,abc] 
φrb 
   

φsc1 
  
φsc2  
φrc 
   
Tel que:
 1 1 
(Ls1 Lms)
  Lms  Lms 
2 2
 

Ls1s1= 
1
 Lms
2
(Ls1 Lms)  Lms 
1

2
1 1 

 Lms  Lms (Ls1 Lms)

2 2 

 1 1 
(Ls2 Lms)  Lms  Lms 
2 2
 

Ls2s2=  Lms
2
1
(Ls2 Lms)  Lms 
1

2
1 1 
 Lms  Lms (Ls2 Lms)

2 2 

Electromécanique -5- M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile

 1 1 
(Lr Lmr)  Lmr  Lmr 
2 2
 

Lrr =  Lmr

2
1 1 
(Lr Lmr)  Lmr
2 
1 1 
 Lmr  Lmr (Lr Lmr) 

2 2 

 2π 4π 
Lms cos( γ) Lms cos(γ ) Lms cos(γ ) 
3 3
 

Ls1s2= Lms cos (γ )


Lms cos( γ) Lms cos(γ )
2π
3 3 
 
 2π 4π
Lms cos( γ ) Lms cos (γ ) Lms cos(γ ) 

 3 3 

 2π 4π 
Lsr cos( θr) r
Lsr cos(θ ) Lsr cos(θr  ) 
 3 3
 

Ls1r = Lsr cos (θ

r 

) Lsr cos( θr) Lsr cos(θr
2π
)
3 3 
 2π 4π 
Lsr cos( θ r ) r
Lsr cos (θ ) Lsr cos(θr) 

 3 3 

 2π 4π 
Lsr cos( θr-γ ) Lsr cos(θ r γ  ) Lsr cos(θ r γ  ) 
 3 3
 

Ls2r = Lsr cos (θ


r γ

 ) Lsr cos( θ r γ) Lrs cos(θ r γ
2π
 )
3 3 
 
 2π 4π
Lsr cos( θ r γ ) Lsr cos (θ r γ ) Lsr cos(θ r γ ) 

 3 3 

Les matrices: [Ls2,s1]=[Ls1,s2]t, [Lr,s1]=[Ls1,r]t, [Lr,s2]=[Ls2,r]t
Ls1 , Ls2 , Lr : Inductances de fuites des deux enroulements statoriques et du rotor.
Lms , Lmr ,Lsr : Inductances mutuelles .
Lms= Lmr= Lsr =2/3 Lm.
I.2.3.2- Equation mécanique:
Lecoupl
eél
ect
romagnét
iqueestdonnéparl

expr
essi
on génér
ales
uiv
ant
e:

I t . .
Cem   L .
I
p d
(I-4)
2 
d  

Electromécanique -6- M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile
Avec:
L s 1 , s 1 L s1, s 2 L s1, r  
is, abc1
L 
 Ls2, r 
is , abc2
L s 2 , s 1 Ls2, s2 ; [I ]  
 Lr,r  
L r , s 1   
Lr, s2 ir , abc 
Les sous matrices: Ls1,s1 , Ls2,s2, Ls1,s1, Ls2,s1, Lr,r, contiennent des termes constants.
On à donc
après simplification:
p  d d
Cem =  ( [is,abc1] [Ls1,r] [ir,abc] +[is,abc2] [Ls1,r] [ir,abc] ) (I-5)
2  dθ dθ

L’
équat
ionmécani
quedel
amac
hines’
écr
it
:
d r
J C em C r  K f r (I-6)
dt
La résol
uti
onanal
yt
iquedesneuféquat
ionsdi
ff
érent
iel
l
esav
ecl

équat
ionducoupl
e
et de la vitesse est très compliquée car certains coefficients font intervenir des
fonctions sinusoïdales dues au mouvement de rotation du rotor. De ce fait, une
simplification adéquat
e s’
i
mpos
e,quiestl
atr
ans
for
mat
ion de c
e sy
stème parl
a
méthode de PARK.
I.3 Transformation de PARK :
Cette transformation consiste à transformer un système triphasé (a,b,c) en un
système diphasé équivalent (d,q),af
ind’
obt
eni
runmodèl
emathématique plus
simple que
q le modèle physique du système .[2],[3],[5]
Vsb1
d q
sb1
Vsb2 isq1
isb1 ra Vsa2
isa2 Vsq1
r
sb2 isb2 ira
r s2 sa2 isq2

Vsa1 Vsq2
 s1 isa1
irq
sa1
irb irc
rb d
isc1 rc ird isd2 isd1
Vsc1 Vsd2 Vsd1
Electromécanique -7- M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile

Les courants, tensions et les flux se transforment de la manière suivante :

[Vs,dq1] = [P(s1)] [Vs,abc1] [is,dq1] = [P(s1)] [is,ab1] [s,dq1] = [P(s1)][s,abc1]


[Vs,dq2] = [P(s2)] [Vs,abc2] [is,dq2] = [P(s2)] [is,abc2] [s,dq2] = [P(s2)] [(s,abc2]
[ir,dq] = [P((r)] [ir,abc] [(r,dq] = [P((r)] [(r,ab2]

Il existe différents types de transformation de PARK. Dans notre cas, on utilise la


transformé EMBED Equation.3 p () ci dessous, car elle permet la conservation
d’ éner gie,depl uscet tetrans for
mat i
onestc aract
éri
séeparl esmat r
icesor thogonales
suivantes:
Pou
rl’
enr
oul
eme
nt1dus
tat
or,
ona:
 2π 2 π
 cos( θs1 ) cos( θs1 - ) cos( θs1  )
3 3 
2  2π 2π
P( θs 2 )  sin( θs 1 ) - sin( θs1 - ) i1 
- sin( θ )
3  3 3 
 1 1 1 
 
 2 2 2 

Sa matrice inverse:

 1 
 cos( θs 1 ) - sin( θs 1 ) 
 2 
1 2  2π 2π 1 
P( θs 1 )  cos( θs 1 - ) - sin( θs 1 - )
3  3 3 2 
 2π 2π 1 
cos( θs 1 
 ) s1 
- sin( θ ) 
 3 3 2 

Pou
rl’
enr
oul
eme
nt2s
tat
ori
que
s:
 2π 2 π
 cos(θs 2) cos(θs 2 - ) cos(θs 2  ) 
3 3
2 
 2π 2 π
P(θs 2 )  sin(θs 2 ) - sin(θs 2 - ) i2  ) 
- sin(θ
3  3 3 
 1 1 1 
 
 2 2 2 

Sa matrice inverse:

 1 
 cos( θs 2 ) - sin( θs 2 ) 
 2 
2  2π 2π 1 
P( θs 2 ) 1   cos( θs 2 - ) - sin( θs 2 - )
3  3 3 2 
 2π 2π 1 
cos( θs 2  ) i2 
- sin( θ ) 
 3 3 2 

Electromécanique -8- M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile
Pour le rotor :
 2π 2π
 cos( θr ) cos( θr - ) cos( θr  )
3 3 
2  2π 2π 
P( θr )  
sin( θr ) - sin( θr  ) - sin( θr  )
3  3 3 
 1 1 1 
 
 2 2 2 

Sa matrice inverse:

 1 
 cos( θr ) - sin( θr ) 
 2
2  2π 2π 1 
P( θr ) 1   cos( θr - ) - sin( θr  )
3  3 3 2 
 2π 2π 1 
cos( θr 
 ) - sin( θr  ) 
 3 3 2 

I.3.1- Application de la transformation de PARK:


I.3.1.1_ Equations des tensions:
En transformant les équations de tensions statoriques et rotoriques en
leurs équations dans le repèr
e dqàl

aidedel
amat
ri
cedePARK, et
en choisissant le référentiel lié au champ tournant, nous obtenons le
sy
stèmed’
équat
ionss
uiv
ant:

dφsd 1
Vsd 1 [Link] 1  ωs
.φsq1
dt
dφsq 1
Vsq 1 [Link] 1  ωs
.φsd 1
dt

dφsd 2
Vsd 2 rs [Link] 2  ωs
.φsq 2 (I-7)
dt
dφsq 2
Vsq 2 rs [Link] 2  ωs
.φsd 2
dt

dφrd
Vrd [Link]  (ωs- ωr
).
φrq
dt
dφrq
Vrq [Link]  (ωs- ωr
).
φrd
dt

Electromécanique -9- M’
si
la2006

Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile

I.3.1.2-Equations des flux:


Les relations entre flux et courants sont données par :

sd1 Ls1.isd1 Lm.(isd1 isd2 ird)


sq 1 Ls [Link] 1 Lm .(isq 1 isq 2 irq)
sd 2 Ls [Link] 2 Lm .(isd 1 isd 2 ird)
sq 2 Ls [Link] 2 Lm .(isq 1 isq 2 irq) (I-8)

rd Lr . ird Lm .(i sd 1 isd 2 ird )

r q Lr .irqLm .(isq1 isq 2 irq)


I.3.1.3- Equation mécanique:
I.[Link]- Puissance instantanée:
Nous savons que la transformation de PARK utilisée conserve la puissance
instantanée C-a-d :

is , abc1 
t
Pe= [[Vs,abc1] , [Vs,abc2]] .   =[[Vs,dq1] , [Vs,dq2]]t 
is , dq1 
  (I-9)

is , abc2  
is , dq 2

Pe=Vsa1.isa1+Vsb1.isb1+Vsc1.isc1+ Vsa2.isa2+Vsb2.isb2+Vsc2.isc2
= Vsd1.isd1+ Vsd2.isd2+ Vsq1.isq1+ Vsq2.isq2 (I-10)
En remplaçant (I-7) dans (I-10) on aura :
dφsd1 dφsd 2
Pe=( rs1.isd1  ωs

sq1 ).i
sd1+( rs [Link] 2  ωs
.φsq 2 ).isd2
dt dt

dφsq1 dφsq2
+( rs1.isq1  ωs
.φsd 1 ).isq1+ ( rs 2.isq2  ωs

sd 2 ).isq2
dt dt
2 2 2 2
Pe={rs1.(isd1) +rs2.(isd2) +rs1.(isq1) +rs2.(isq1) }
dφsd 1 dφsd 2 dφsq1 dφsq 2
+{ isd1+ isd2+ isq1+ isq2} + {s( φsd 1 .isq1+φsd2 .isq2 - φsq1 .isd1
dt dt dt dt

- φsq 2 .isq2)} (I-11)

Electromécanique -10- M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile

 Le premier terme traduit les pertes joules.


 Le second terme correspond à de la puissance électromagnétique stockée
dansl
echamp(
oul
efl
ux)
.Ilnes’
agi
tpasdepui
ssanc
edi
ssi
péeparef
fet
Joul
epui
squel
eci
rcui
testpar
fai
tdoncpasdet
rans
for
mat
iond’
éner
gie.
 Le troisième terme entre accolades ne représente que la puissance
électrique transformée en puissance mécanique puisque notre
modélisation néglige les pertes fer.
I.[Link]-Couple instantané:
La puissance peut se mettre sous la forme :
ωs
Pe = Cem. =s.( φsd1 .isq1+ φsd2 .isq2 - φsq1 .isd1 -φsq2 .isq2) (I-12)
p

Donc:
Cem =p.(φsd1 .isq1+ φsd2 .isq2 - φsq1 .isd1 -φsq2 .isq2) (I-13)

P: désigne ici le nombre de paires de pôles de la machine.


Enr
empl
açantl

équat
ion(
I-8) dans (I-13), on obtient:
Cem = p. Lm.[ ird.( isq 1 isq 2 ) –irq.( isd 1 isd 2 ) ] (I-14)
Ou bien encore en faisant appel aux flux rotoriques rd , rq , on aura:
Lm
Cem p (rd.(isq1 isq 2) rq.(isd 1 isd 2))
Lm Lr (I-15)
Doncl

équat
ionmécani
quedel
aMASDEs’
écr
it
:
d  r
J C em C r K f r (I-16)
dt
Avec:
Lm
Cem p (rd.(isq1 isq 2) rq.(isd 1 isd 2))
Lm Lr
s
I.4-Mies
ousf
ormed’
équa
tionsd’
état
:
Nous choisissons dans tout ce qui suit, le vecteur [ φsd 1 , φsd 2 , φsq 1 , φsq 2 , φrd , φrq ]
t
commev
ect
eurd’
état
,pourcel
aondéf
ini
tl
efl
uxmagnét
isantm,

Electromécanique -11- M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile

Tel que:

m = 2md 2mq (I-17)

Avec:

md=Lm. (isd1+isd2+ird)
mq =Lm. (isq1+isq2+irq)
Lescour
ant
sst
ator
iquesetr
otor
iquess’
écr
ivental
orscommesui
t
:

sd1 md
isd1=
Ls1
 sd 2  md
isd2=
Ls 2
 sq1  mq
isq1=
Ls1
 sq 2  mq
isq2= (I-18)
Ls 2
 rd  md
ird=
Lr

 rq  mq
irq=
Lr
Sachant que 
mq et md s’
écr
iventenf
onct
i
ondesf
luxdel
amachi
necommesui
t:

sq1 sq 2 rq 


mq =    La
Ls1 Ls 2 Lr 
sd 1 sd 2 rd 
md =     La
Ls1 Ls 2 Lr 
 
 1 
La=  
1  1  1 1 
 
Lm Ls1 Ls 2 Lr 

En remplaçant (I-17) dans (I-7), on obtient:

Electromécanique -12- M’
si
la2006

Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile

d sd 1 rs 1
V sd 1  ( sd 1 md ) ωs.sq 1
dt Ls 1
d sq 1 rs 1
Vsq 1  ( sq 1 mq) ωs.sd 1
dt Ls 1
dsd 2 rs 2
Vsd 2  (sd 2 md) ωs
.sq 2 (I-19)
dt Ls 2
d sq 2 rs 2
Vsq 2  ( sq 2 mq) ωs.sd 2
dt Ls 2
d rd rr
V rd  ( rd md ) (ωs ωr
)rq
.
dt Lr
d rq rr
V rq  ( rq mq ) (ωs ωr
)rd
.
dt Lr
Nousmet
tonsl
esy
stèmed’
équations (I-18) s
ousf
ormed’
unsy
stème d’
équat
ions
d’
état
.

X AX BU

X : c
Avec :  Ve teurd’
éta
t
 Ve
U : c
teurd’
entr
ée
X= [ φsd 1 , φsd 2 , φsq1 , φsq 2 , φrd , φrq ] t

Après un calcul matriciel, nous aboutissons au système suivant:

 rs1 [Link] rs1. La rs1. La 


 
 Ls1 Ls1 2
ω s 0 0 
Ls1. Ls 2 Lr. Ls1
 rs [Link] rs 2 rs 2. La rs 2. La

   2 0 ωs 0 
 [Link] 2 Ls 2 Ls 2 Lr. Ls 2 
A=  - ωs 0
rs 1
  2
rs 1. La rs 1 . La
0
rs 1. La 
 Ls1 Ls1 Ls1. Ls 2 Lr. Ls1 
 rs 2. La rs 2 rs 2. La rs [Link] 
 0 - ω s   0 

2
Ls 2 . Ls 2 Ls 2 Ls 2 Lr . Ls 2 
 rr . La rr . La
0 0
rr
  2
rr . La
ωs - ωr
 Lr.Ls1 Lr. Ls 2 Lr Lr 
 rr . La rr . La rr rr . La 
 0 0 ω s -ω r   2 
 Lr. Ls1 Lr. Ls 2 Lr Lr 

Electromécanique -13- M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile


1 0 0 0 Vsd 1 
 0 
0
 1 0 
Vsd 2 


0 0 1 0 ; U 
B   Vsq 1 
0
 0 0 1  

0 0 0 0 Vsq 2 
 


0 0 0 0

I.5-Simulation numérique:
La figure (I.3) représente les performances de la conduite de la machine asynchrone
t
ri
phaséeàdoubl
est
atorl
orsd’
undémar
rageàv
ide.
La figure (I.4) représente les performances de la conduite de la machine asynchrone
t
ri
phaséeàdoubl
est
atorl
orsd’
undémar
rageav
ecappl
i
cat
i
ond’
uncoupl
ede
charge.
Figure (I-3) :Compor
tementdel
aMASDEl
orsd’
undémar
rageàv
ide.

Electromécanique -14 M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile
Figure (I-4) : Compor
tementdel aMASDEl or sdel ’appl
i
cat
iond’
uncoupl
ede
charge entre deux instants.

Electromécanique -15- M’
si
la2006
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile

I.6-INTERPRETATION DES RESULTATS


Les performances de la conduite de la machine asynchrone à double étoile montrent
que :
 Lor
sd’
undémar
rageàvi
de(
fi
gur
eI.
3),onc
onst
atel

impor
tancedescour
ant
s
st
ator
iquesquipeuv
entêt
reàl

ori
gi
nede la destruction de la machine par sur
échauffement en cas de répétitions excessives. pendant le régime transitoire,
le couple électromagnétique est fortement pulsatoire, ce qui explique le bruit
engendré par la partie mécanique de la machine.
 Après le régime transitoire qui dure environ 0.8seconde, la machine atteint
pratiquement la vitesse de synchronisme de 314 rd/s puisque la charge est
nulle (glissement négligeable).
 Le couple électromagnétique se stabilise à la valeur 0.31Nm qui compense
les pertes par frottement le flux rotorique atteint la valeur de 1.18Wb et le
courant statorique est sinusoïdal, sa valeur de crête est de 1.3A.
 Lor
sdel

appl
i
cat
iond’
uncoupl
erési
stantde14Nm (
égalaucoupl
enomi
nal
e
dumot
eur
)surl

arbr
edel
amac
hine(
fi
gure I.4), on constate que :
 Le couple électromagnétique compense rapidement la perturbation.
 Les flux rotoriques en quadrature et directe sont directement affectés ce qui
ex
pli
quel
efor
tcoupl
ageent
rel
ecoupl
eetl
avi
tessed’
unepar
tetl
esf
lux
rotoriquesd’
aut
repar
t.
 La vitesse chute à 298rd/s correspondant à la vitesse nominale de la machine.

Electromécanique -16- M’
si
la2006

Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone double étoile


I.7-CONCLUSION :
Dans ce chapitre, nous avons étudié la modélisation de la machine asynchrone à
double stator
Cette modélisation nous a per
mis d’
établ
i
run modèl
e mat
hémat
ique de c
ett
e
machi
nedontl
acompl
exi
téaét
érédui
temoy
ennantunc
ert
ainnombr
ed’
hypot
hèses
simplificatrices.
Le modèle de la machine asynchrone à double stator est un système de dix
équations différentielles dont les coefficients sont des fonctions périodiques du
temps.
La r
ésol
uti
on d’
un t
elsy
stème est di
f
fic
il
e même av
ec l

uti
l
isat
ion de l

out
il
informatique. Afin de simplifier le modèle de la machine asynchrone à double étoile,
nous avons utilisé la transformation di
t
e de [Link]
nsi
,le sy
stèmed’
étatde l
a
machine a été réduit de dix à sept équations que nous avons validé à travers une
simulation numérique.

Electromécanique -17- M’
si
la2006

Vous aimerez peut-être aussi