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Lycée Louis-Le-Grand, Paris Mardi 02/04/2024

MP2I – Mathématiques
A. Troesch

Devoir Surveillé no 7 (4h)

La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté, la précision et la concision des raison-
nements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
L’usage de tout document et de tout matériel électronique est interdit. Notamment, les téléphones portables doivent
être éteints et rangés.

px3 ` 2q 1 ´ sin x1
` ` ˘˘
Exercice – Déterminer l’asymptote en `8 de f : x ÞÑ , ainsi que la position de la courbe par
x2 ` x ´ 1
rapport à l’asymptote au voisinage de `8.

Problème – Polynômes cyclotomiques et théorème de Dirichlet

Le but de ce problème est de définir les polynômes cyclotomiques, et d’en étudier certaines propriétés débouchant
notamment sur deux cas particuliers du théorème de progression arithmétique de Dirichlet. Ce théorème affirme que
pour tout pa, nq P N˚ tel que a ^ n “ 1, il existe une infinité de nombres premiers p tels que p ” arns. Nous démontrons
dans ce problème les deux cas a “ 1 et a “ ´1. Ces deux cas sont étudiés respectivement dans les parties II et IV.
La partie III est une partie préparatoire à la partie IV. La partie V montre une propriété importante des polynômes
cyclotomiques : ils sont irréductibles dans ZrXs. Cette partie est quasiment indépendante des parties II à IV. Elle est
donc abordable sans avoir traité ces parties, et plutôt plus facile (au moins partiellement) que la partie IV.

Notations, définitions et rappels


‚ L’ensemble des nombres premiers est noté P.
‚ Soit n P N˚ . On désigne par Ppnq l’ensemble des entiers de v1, nw premiers avec n :

Ppnq “ tk P v1, nw , k ^ n “ 1u.

‚ Soit n P N˚ . L’indicatrice d’Euler ϕpnq est le cardinal de Ppnq.


2 i kπ
‚ Pour tout pn, kq P N˚ ˆ N, on note ωn,k “ e n P Un .
‚ Soit n P N˚ . Le polynôme cyclotomique Φn P CrXs est défini par :
ź
Φn “ pX ´ ωn,k q.
kPPpnq
ÿ
‚ La notation ad désigne la somme des ad , lorsque d parcourt l’ensemble des diviseurs positifs de n. De même
d|n
pour le produit.
αk
‚ Soit n P N˚ , dont la décomposition en facteurs premiers est pα1 . . . pk , les pi étant deux à deux distincts, et
1

les αk étant supérieurs ou égaux à 1. On définit


#
0 si Di P v1, kw , αi ą 1
µpnq “
k
p´1q sinon.

La fonction µ : N˚ Ñ t´1, 0, 1u ainsi définie est appelée fonction de Möbius.


‚ Le symbole de Kronecker δa,b prend la valeur 1 si a “ b et la valeur 0 sinon.
‚ On rappelle que lorsque p P P, pZ{pZ, `, ˆq est un corps. Ce corps sera noté Fp .
‚ On rappelle que si P P Fp rXs, et si r P Fp vérifie P prq “ ¨ ¨ ¨ “ P pk´1q prq “ 0 et P pkq prq ‰ 0, alors r est
racine de multiplicité k de P . Cela reste vrai sur tout corps de caractéristique p. On prendra garde au fait que
contrairement à ce qui se passe en caractéristique nulle, la réciproque est fausse en général.
‚ On note RacpP q l’ensemble des racines d’un polynôme P . On précisera éventuellement RacK pP q s’il peut y
avoir une ambiguïté sur le corps dans lequel on considère les racines de P .

1
Question préliminaires
Soit A, B P ZrXs deux polynômes à coefficients entiers, tels que B soit unitaire. Montrer que le quotient et le reste de
la division de A par B sont à coefficients entiers.

Partie I – Propriétés élémentaires des polynômes cyclotomiques


Soit n P N˚
1. Donner le degré et le coefficient dominant de Φn .
2. Déterminer Φn lorsque n “ 1, 2, 3, 4.
3. Déterminer Φn lorsque n P P.
ź
4. (a) Montrer que pour tout diviseur d de n, pX ´ ωn,k q “ Φ nd
kPv1,nw
k^n“d
ź
(b) En déduire que X n ´ 1 “ Φd .
d|n

5. En raisonnant par récurrence, montrer que Φn P ZrXs.


6. Montrer que pour tout n ě 2, Φn p0q “ 1.
ÿ
7. (a) Montrer que µpdq “ δ1,n .
d|n

(b) Montrer que ź n


Φn “ pX d ´ 1qµpdq
d|n

(observez que cela a un sens dans CpXq).


Indication : on pourra partir du produit et utiliser la question 4.
8. Soit p P P. Montrer que #
Φn pX p q si p | n
Φnp pXq “ Φn pX p q
Φn pXq sinon.

Partie II – Il existe une infinité de nombres premiers congrus à 1 modulo n


Dans cette partie on démontre le premier cas particulier évoqué dans l’introduction du théorème de progression arith-
métique de Dirichlet : pour n ě 2, il existe une infinité de nombres premiers congrus à 1 modulo n.
Soit p P P. On considère, pour n ě 2, Φn le polynôme de Fp rXs obtenu en projetant tous les coefficients de Φn dans
Fp “ Z{pZ. Ce polynôme est bien défini du fait que Φn est à coefficients entiers. Ainsi, si
ϕpnq
ÿ
Φn “ ai X i ,
i“0

le polynôme Φn est défini par


ϕpnq
ÿ
Φn “ ai X i ,
i“0

où ai est la classe de ai modulo p.


Soit n ě 2, et a P Fp une racine de Φn (s’il en existe une). On commence par étudier l’ordre de a dans le groupe F˚p ,
qu’on notera ordpaq, c’est-à-dire le plus petit entier strictement positif tel que aordpaq “ 1.
1. Montrer que a P F˚p , et que ordpaq | p ´ 1.
2. Montrer qu’il existe d | ordpaq tel que Φd paq “ 0, et qu’on a alors nécessairement d “ ordpaq.
3. On suppose dans cette question que p ^ n “ 1 Montrer que a est racine simple de X n ´ 1 et en déduire que
ordpaq “ n.
4. On suppose dans cette question que p | n.
(a) Montrer, à l’aide de la partie I, que a est racine de Φ np .
(b) En déduire que n “ pvp pnq ordpaq.
5. Montrer que si p n’est pas le plus grand facteur premier de n, alors p ” 1 rns.

2
6. Dans cette question, p n’est plus fixé. On suppose qu’il existe un nombre fini d’entiers premiers p tels que
p ” 1 rns, et on les note p1 , . . . , pk . Soit N un multiple de n.
(a) Montrer que Φn pN p1 . . . pk q ” 1 rN p1 . . . pk s
(b) En considérant un diviseur premier de Φn pN p1 . . . pk q, montrer qu’il existe une infinité de nombres premiers
p tels que p ” 1 rns.

Partie III – Factorisation de Φn dans une clôture algébrique


On admet l’existence d’un corps K tel que :
‚ Fp est un sous-corps de K
‚ tout polynôme P P KrXs est scindé (donc en particulier aussi tout polynôme P P Fp rXs).
On dit que K est une clôture algébrique de Fp .
1. Montrer que RacK pX p ´ Xq “ Fp .
2. On suppose que p ^ n “ 1. En adaptant certains résultats de la partie II, montrer que
ź
Φn pXq “ pX ´ ωq,
ωPK|ordpωq“n

ordpωq étant l’ordre de ω en tant qu’élément du groupe K˚ .


3. (a) Montrer que pour tout pA, Bq P Fp rXs2, pA ` Bqp “ Ap ` B p .
(b) Montrer que pour tout polynôme P P Fp rXs, P pX p q “ P pXqp .
4. Soit n “ pα m, où m ^ p “ 1 et α ě 1. Montrer que
ź α´1
Φn pXq “ pX ´ ωqpp´1qp .
ωPK|ordpωq“m

Partie IV – Il existe une infinité de nombres premiers congrus à ´1 modulo n.

1. (a) Montrer que pour tout k P N, et tout pa0 , . . . , ak q P Zk`1 , il existe Q P Zk rXs tel que
k ˆ ˙ ˆ ˙
ÿ
ℓ 1 1
a0 ` aℓ X ` ℓ “Q X` ,
ℓ“1
X X

et que si ak ‰ 0, alors degpQq “ k.


`1˘
(b) Soit k P N. Montrer que pour tout polynôme P P ZrXs de degré 2k tel que X 2k P X “ P pXq, il existe un
polynôme Q P ZrXs de degré k tel que
ˆ ˙
k 1
X Q X` “ P pXq.
X

2. (a) Montrer que pour tout n ě 3, ϕpnq est pair (on rappelle que ϕ est l’indicatrice d’Euler).
ϕpnq
(b) Montrer que pour tout n P N˚ , il existe un polynôme Ψn P ZrXs de degré 2 tel que
ˆ ˙
1 Φn pXq
Ψn X ` “ ϕpnq
.
X X 2

3. Soit n ě 3. On note Ψn l’image dans Fp rXs du polynôme Ψn , obtenu en projetant les coefficients dans Fp . On
suppose que n ^ p “ 1. Le corps K désigne toujours une clôture algébrique de Fp .
(a) Soit ω P K˚ , et ξ “ ω ` ω1 . Montrer que ξ p “ ξ si et seulement si ω p “ ω ou ω p “ ω ´1 .
(b) Soit ξ P RacK pΨn q. Montrer que ξ P Fp si et seulement si p ” ˘1 rns.
4. Soit n ě 3, et n ‰ 4 (le cas n “ 4 a été traité en exercice). On suppose qu’il n’existe qu’un nombre fini p1 , . . . , pk
d’entiers premiers tels que p ” ´1 rns. On note ΘpXq “ a1 Ψn paXq, où a “ Ψn p0q, et on se donne p0 un nombre
premier tel que p0 ” 1 rnp1 . . . pk s (existant d’après la partie II).
(a) Montrer que Θn est bien défini, et Θn P ZrXs.
(b) Montrer que toutes les racines (dans C) de Θn sont réelles et simples (on pourra les expliciter)

3
(c) En déduire l’existence d’un intervalle ra, bs Ă R, avec a ă b, et sur lequel la fonction polynômiale x ÞÑ Θn pxq
est strictement négative.
(d) Montrer l’existence d’un entier m P Z, et d’un entier ℓ P N tels que
ˆ ˙
m
Θn ¨ np1 . . . pk ă 0.
pℓ0
ϕpnqℓ ´ ¯
(e) Justifier que p0 2 Θn pmℓ ¨ np1 . . . pk P Z, et que
0
ˆ ˙
ϕpnqℓ
m
p0 2 Θ n ¨ np 1 . . . p k ” 1 rnp1 . . . pk s.
pℓ0
(f) Montrer qu’il existe une infinité de nombres premiers congrus à ´1 modulo n.
ϕpnqℓ ´ ¯
m
Indication : on pourra étudier la congruence modulo n de diviseurs premiers de p0 2 Θn pℓ0
¨ np1 . . . pk
et se ramener à des racines dans Fp . On se souviendra aussi du signe de cette expression.

Partie V – Irréductibilité sur Z des polynômes cyclotomiques


On dit qu’un polynôme P de ZrXs est irréductible (sur Z) si :
(i) P est irréductible dans QrXs,
(ii) Les coefficients de P sont premiers entre eux dans leur ensemble.
`8
ÿ
1. Soit P “ ak X k P ZrXs. On appelle contenu de P , et on note cpP q, le pgcd des coefficients de P .
k“0
(a) Soit P et Q dans ZrXs tels que cpP q “ cpQq “ 1. Montrer que cpP Qq “ 1
Indication : étant donné p P P tel que p | cpP Qq, considérer le plus petit indice k0 tel que p ne divise pas
ak0 et montrer que p divise cpQq.
(b) En déduire que si P et Q sont deux polynômes de ZrXs, cpP Qq “ cpP qcpQq.
(c) Soit n P N˚ et Φn “ P1 . . . Pk la décomposition en facteurs irréductibles unitaires de X n ´ 1 dans QrXs.
Montrer que les polynômes Pi sont irréductibles dans ZrXs.
2iπ
2. Soit ω “ ωn,1 “ e n P Un .
(a) Soit i P v0, n ´ 1w. En considérant la dérivée du polynôme X n ´ 1, montrer que
ź
pω i ´ ω j q “ nω pn´1qi .
jPv0,n´1wztiu

n´1
ź ź
(b) En déduire que pω i ´ ω j q “ ˘nn
i“0 jPv0,n´1wztiu
3. Soit I “ tP P QrXs, P pωq “ 0u.
(a) Montrer que I est un idéal de l’anneau QrXs, non réduit à t0u.
(b) En déduire l’existence d’un unique polynôme P0 P QrXs, unitaire, tel que P0 pωq “ 0, et de degré minimal
pour cette propriété.
(c) Justifier que P0 P ZrXs.
4. Soit p P P. On suppose que ω p n’est pas racine de P0 . On note
A “ Zrωs “ tP pωq, P P ZrXsu.
(a) Montrer que A est un sous-anneau de C.
(b) Montrer qu’il existe un polynôme S P ArXs tel que
ź
P0 pXqSpXq “ pX ´ ω j q
jPv1,nwzp

(c) Montrer qu’il existe un polynôme T P ArXs tel que


P0 pω p qT pωq “ ˘nn .

(d) En comparant P0 pωqp et P0 pω p q, en déduire que p | n.


5. Montrer que pour tout k P Ppnq, ω k est racine de P0 , et en déduire que Φn est irréductible dans ZrXs.

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