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Thèmes poétiques de Rimbaud

Citations Rimbaud

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Citations Rimbaud Cahiers de Douai Quelques suggestions :

1)Le voyage , la marche , la fugue et la poésie , la relation à la nature , les sensations au sein
de la nature :

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,


Picoté par les blés, fouler l’herbe menue.
(« Sensation »)

Je m’en allais les poings dans mes poches crevées


( Ma Bohème)

Mon unique culotte avait un large trou.


– Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes.
(« Ma Bohème »)

2)L’éveil de la sensualité , le fantasme , la rêverie amoureuse ( avec lyrisme ou avec regard


amusé )

– Moi, je suis, débraillé comme un étudiant


Sous les marronniers verts les alertes fillettes […]
– Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres.
Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas…
– Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres…
(« A la musique »)

L’hiver, nous irons dans un petit wagon rose


Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.
(« Rêvé pour l’hiver »)

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans.


Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.
(« Roman »)

3) La satire de la bourgeoisie :

Sur la place taillée en mesquines pelouses,


Square où tout est correct, les arbres et les fleurs,
Tous les bourgeois poussifs qu’étranglent les chaleurs
Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses.
(« A la musique » )

4) Misère sociale , révolte :

A genoux, cinq petits – misère !


Regardent le boulanger faire
Le lourd pain blond…
(« Les Effarés »)
5) Satire , révolte politique et religieuse :
C’est la Crapule,
Sire. Ça bave aux murs, ça monte, ça pullule.
(« Le Forgeron », v. 110-111)

Oh ! Le Peuple n’est plus une putain.


(« Le Forgeron »)

Au milieu , l’Empereur , dans son apothéose


Bleue et jaune, s’en va , raide , sur son dada
Flamboyant…
( L’Eclatante victoire de Sarrebrück)

– Peuh ! Tartufe était nu du haut jusques en bas !


(« Le Châtiment de Tartufe »)

– Il est un dieu qui rit aux nappes damassées […]


Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l’angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
(« Le Mal »)

6) Critique de la guerre :
Tandis qu’une folie épouvantable, broie
Et fait de cent milliers d’hommes un tas fumant ;
– Pauvres morts ! dans l’été, dans l’herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… –
(« Le Mal »)

Tranquille . Il a deux trous rouges au coté droit.


( Le dormeur du val)

7) La réécriture parodique ; le goût de la provocation ; le renversement des valeurs


esthétiques ( laid / beau ) ; le mélange des registres de langue ; les rimes audacieuses ; une
langue poétique plus libre ...

Belle hideusement d’un ulcère à l’anus.


(« Vénus anadyomène »)

Messire Belzébuth tire par la cravate


Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel
( « Le bal des pendus « )

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,


Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur !
(« Ma Bohème »)

Depuis huit jours, j’avais déchiré mes bottines


Aux cailloux des chemins. J’entrais à Charleroi.
— Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines
De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.
(« Au Cabaret vert »

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