TOMATE
De son nom scientifique Lycopersicum esculentum, la Tomate considérée à la fois comme
étant un légume et un fruit; Elle est très consommée de part le monde entier. De ce fait, la
culture de la tomate est très sollicitée dans le monde en général et en particulier au
Cameroun par de nombreux agriculteurs.
Dans cet article, nous vous proposons une fiche technique qui vous montrera comment
réussir la culture de la tomate.
I- MISE EN PLACE DE LA PÉPINIÈRE
Confectionner une pépinière à l’ombre sous forme de planches en utilisant une terre légère et
bien ameublie est un début de réussite.
Ajouter ensuite à cette terre, du compost ou de la fiente de poule bien séchée et 1/3 de sciure
de bois blanche pour améliorer la porosité du sol. Par exemple, pour une planche de 5m2 (5m
x 1m), il faudra apporter 15 Kg de fiente de poule ou fumier, et une brouette de sciure de bois
blanc.
Tracer des lignes parallèles à une profondeur de 1 cm environ, séparées entre elles de 20 cm.
Semer en évitant que les graines se touchent à l’intérieur de la ligne (2 à 3 cm entre les
graines et recouvrir d’une fine couche de terre d’environ 0,5 cm et tasser légèrement).
Arroser régulièrement une fois par jour.
NB :
Il est à noter qu’il faut environ 200m2 de surface et environ 300g de semence pour un
hectare de plantation.
La levée a lieu environ 1 semaine après les semis.
Le séjour en pépinière est de 18 à 21 jours soit 03 semaines. Après cette période, les
plants sont prêts à être repiqués.
II- REPIQUAGE DE LA TOMATE EN PLEIN CHAMP
Le terrain est choisi même avant la mise en place de la pépinière. Sachant d’avance à quel
moment les plants seront prêts à être repiqués, ce qu’il y a d’important à faire c’est de
s’arranger pour que la parcelle soit prête à accueillir ces plants environ une semaine avant. Et
pour y arriver il y a des opérations à effectuer:
Nettoyer le terrain,
Faire des trous de 15x15x15 cm si c’est la culture de saison pluvieuse, et de 20x20x40
cm si c’est la culture de contre saison.
Respecter un écartement de 80 cm entre les lignes, et de 50 cm entre les plants sur la
même ligne.
Apporter dans chaque trou 70 à 100 g de fiente de poule ou de fumier bien décomposé
(l’équivalent d’une poignée de main) et 2 cuillerées à café de sulfate de potasse et
bien tourner avec la terre.
Après 03 semaines passés en pépinière, les plants ont environ 15 à 20cm; 4 à 5
feuilles, et peuvent être repiqués.
Le repiquage se fait par temps frais, de préférence les après midis à partir de 16
heures.
Introduire dans chaque trou, un plant bien portant, préalablement habillé (dépouillé de
ses vieilles racines).
Arroser ensuite régulièrement.
Note : En respectant des écartements de 50 cm sur la ligne et 80 cm entre deux lignes, on
obtient une densité moyenne de 25 000 plants à l’hectare en culture pure.
III- CONDUITE ET ENTRETIEN
Ces deux opérations consistent à arroser, sarcler et biner, épandre les fertilisants et protéger
les cultures contre les maladies et les ennemis.
a) Arrosage:
En culture maraîchère de façon générale, et en production de la tomate de façon particulière,
des arrosages réguliers doivent être effectués, surtout en saison sèche, ceci pour maintenir le
sol frais et non humide pendant toute la durée de la culture. Par contre éviter les sols très
humides qui favorisent l’apparition du phytophtora pouvant provoquer la pourriture des
racines et du collet.
Il est bon de savoir que la tomate ne supporte pas l’excès d’eau qui risque de provoquer la
mort par asphyxie.
Il faut procéder à un arrosage journalier ou tous les deux jours, au moment du grossissement
des fruits car à ce moment les fruits ont besoin de beaucoup d’eau pour assurer leur
développement.
b) Le sarclo-binage:
La tomate résiste très mal à la concurrence des mauvaises herbes. C’est pourquoi il faut
sarcler et biner fréquemment le champ et de procéder au moins à 03 buttage. Ces deux
opérations sont capitales à l’obtention de bons rendements.
c) La Fertilisation
Au fur et à mesure que les plants grandissent, leurs besoins s’augmentent en éléments
nutritifs.
Puisque ces éléments nutritifs doivent être disponibles à des moments bien précis, un apport
fractionné est très recommandé pour la survie des plantes à la phase végétative et de
fructification.
d) Traitement phytosanitaire
MALADIES SYMPTOMES PROPHYLAXIE
Anthracnose Attaque les feuilles et entraine leur Neem + Nordox et taille
dessèchement et réduit la surface sanitaire
foliaire pour la photosynthèse
Black-pot(nécrose- apical) Desséchement des fruits par la base La lutte est préventive, et
en laissant un fond noir consiste à bien alimenter les
plantes en eau régulièrement
Flétrissement Mort subite Arrachage du plant et
extirpation de la parcelle
Mouches Mineuses Formation de points blancs sur les Piège à mouche + Neem
feuilles
Chenille, Criquets et Présence sur les feuilles Neem
insectes
Le mildiou Apparition des tâches grise sur tige, -Nordox
jeunes fruits et tiges -taille sanitaire des plants
VI- RÉCOLTE ET CONSERVATION DE LA TOMATE
Les premiers fruits sont récoltés à environ 90 jours après la plantation, soit 3 mois après le
repiquage, et ces récoltes peuvent durer 1,5 mois. Les fruits mûrs doivent être récoltés en
éliminant leur pédoncule et par temps sec pour garantir une bonne conservation qui ne se fait
que quelques jours à l’état frais. Le rendement est près de 60t /Ha.
Cameroun : Quels produits phytosanitaires pour la culture de la tomate
14 février 2017
Publié par: Centre De Documentation pour le Développement Rural culture, engrais, fongicides,
phytosanitaires, tomate
Je voudrais m’investir dans la culture de la tomate. Les terres volcaniques sont-elles adaptées à
cette culture? Quels engrais, fongicides et insecticides me proposez-vous pour la bonne conduite
du champ.
Murielle – Limbé, Cameroun
Chère Murielle,
En culture de tomate, l’engrais utilisé est l’engrais maraîcher: (NPK): 12-14-19 + 5(MgO), vous
pouvez aussi utiliser le 20-10-10.
Sur le marché, il existe plusieurs fongicides et insecticides utilisés en culture de tomate. Le tableau
ci-après présente quelques-uns d’entre eux tirés de la liste des pesticides homologués au Cameroun
au 27 /11/2015.
Concernant le type de terre, la culture de la tomate se pratique bien sur les terres volcaniques qui
sont d’ailleurs très fertiles.
TOMATE : Transport et ouvriers
Lorsqu’un panier est plein, un autre ouvrier le transporte pour le déposer à un endroit aménagé
pour le calibrage des tomates et l’emballage des cageots. Après avoir rempli les paniers de tomates,
les attacheurs les recouvre des feuilles mortes de bananiers et les attachent avec la liane. Le fagot de
liane coûte 500 Frs, tandis que les prix des cageots vides varient entre 200 et 250 FCfa l’unité. les
jardiniers ont recours à la moto pour les transporter du champ pour la maison. Une moto peut
transporter jusqu’à six paniers nous renseigne-t-on. C’est d’ailleurs le moyen le plus prisé. « Les
paniers ne sont pas endommagés avec ce moyen de transport »,Pour le transport des six paniers, il
faut débourser 2 000 FCfa. Lorsqu’ils sont transportés par un Pick-up, 60 paniers coûtent 12 000 F.
Au cas où le véhicule transporte la marchandise directement pour la ville de Douala, le jardinier paye
600 F par panier. Sur place à Douala, la vente est faite par une tierce personne. Elle est payée 100
FCfa par panier vendu et 500 F. de ration alimentaire. D’après Alain, la culture de la tomate nécessite
trois employés payés à 50 000 FCfa chacun. Et aussi des ouvriers. Ils sont constitués de ceux qui
s’occupent de la cueillette, ceux qui calibrent les fruits et ceux qui attachent les paniers. Le
payement varie en fonction des tâches. Les cueilleurs sont payés 2 000 F la journée, les calibreurs 4
000 F et les attacheurs 2 500 FCfa. Ils peuvent aussi être payés par panier chargé. L’exercice coûte
alors 50 FCfa le panier. La cueillette peut se faire en trois jours. Pour un jardin bien entretenu, on
peut avoir six à sept tours de cueillette. Il faut alors compter 1500 à 2000 paniers de tomates pour
toute la récolte sur une surface d’1 hectare (ha). Mais cependant, il faut traiter le champ à nouveau
et laisser passer une semaine pour les prochaines cueillettes, apprend-on. Pour un investissement de
1 400 000 FCfa sur une superficie d’1 ha, le jardinier peut gagner jusqu’à 6 millions de FCfa pour une
récolte réussie, nous confie un jardinier. Sur place, il est livré à 2 500 F. Ce prix est souvent revu soit
à la hausse, soit au rabais. A Douala, le cageot de tomate est souvent taxé à 6 500 F.