Endomorphismes cycliques et matrices compagnons
Endomorphismes cycliques et matrices compagnons
Endomorphisme cyclique
NOTATIONS
— Pour p et q entiers de N, avec p 6 q, [[p, q]] désigne l’ensemble des entiers compris au sens large entre p et q.
— E désigne un espace vectoriel de dimension finie n, n > 2, sur le corps K, avec K = R ou K = C.
— I désigne l’identité et 0 désigne l’application nulle.
— Dans tout le problème f désigne un endomorphisme de E ; on pose f 0 = I et par f k+1 = f k ◦ f ;
— Si R ∈ K[X], R(X) = a0 + a1 X + · · · + ap X p , on note R(f ) l’endomorphisme a0 I + a1 f + · · · + ap f p .
— On note alors K[f ] l’algèbre des polynômes de f , c’est-à-dire K[f ] = {R(f ) | R ∈ K[X]}.
— On note χf (X) = det (XI − f ) le polynôme caractéristique de f et on rappelle que χf (f ) = 0.
— Pour une matrice M ∈ Mn (K), on pourra également introduire le polynôme caractéristique de M défini par
χM (X) = det (XIn − M ) où In est la matrice unité de Mn (K).
— On dit que f est cyclique si, et seulement si, il existe x0 dans E tel que x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 ) soit une base
de E.
— On appelle commutant de f l’ensemble C (f ) = {g ∈ L (E) | f ◦ g = g ◦ f }.
On admettra que C (f ) est une algèbre de dimension au moins n sur K.
— GLn (K) est l’ensemble des matriccs inversibles d’ordre n sur K.
Endomorphisme cyclique
.
6. Montrer que si f est cyclique, (I, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre dans L (E).
On suppose, dans cette partie, que (I, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre et on se propose de montrer que f
est cyclique.
7. Dans cette question K = C. On factorise le polynôme caractéristique χf de f sous la forme :
p
Y
χf (X) = (X − λk )mk
k=1
où les λk sont les p valeurs propres distinctes de f , et les mk dans N∗ leur ordre respectif de multiplicité.
Pour k ∈ [[1, p]], on pose Ek = Ker((f − λk I)mk ).
(a) Montrer que les sous-espaces vectoriels Ek sont stables par f et que E = E1 ⊕ · · · ⊕ Ep .
E k → Ek
(b) Pour k ∈ [[1, p]], on note ϕk l’endomorphisme ϕk :
x 7→ f (x) − λk x
i. Déterminer ϕm
k .
k
Partie V: Cycles
Dans cette partie K = C. On dit que f est un (p-cycle) si, et seulement si, il existe x0 ∈ bE tel que la famille
x0 , f (x0 ), . . . , f p−1 (x0 ) soit génératrice de E et f p (x0 ) = x0 .
11. Dans cette partie, f désigne un p-cycle.
(a) Montrer que f p = I.
(b) Soit E = k ∈ N∗ tel que x0 , f (x0 ), . . . , f k−1 (x0 ) est libre .
Montrer que E admet un maximum noté m.
Endomorphisme cyclique
(c) Montrer que : ∀k > m, f k (x0 ) ∈ Vect x0 , f (x0 ), . . . , f m−1 (x0 ) .
En déduire que f est cyclique.
Déterminer le nombre de valeurs propres distinctes de f .
12. Dans cette question, f désigne un n-cycle.
(a) Déterminer C, matrice compagne de f .
ωk
ω 2k
2iπ
(b) On pose ω = e et, pour k ∈ Z, Uk = . . Pour k ∈ [[1, n]], calculer CUk .
n
..
ω nk
13. Soit M ∈ Mn (C) définie par M = (mk,ℓ )16k,ℓ6n , avec mk,ℓ = ω kℓ .
Calculer M M ; en déduire que M ∈ GLn (C) et calculer M −1 .
a0 an−1 ... ... a1
a1 a0 ...
... a2
.. ..
14. Matrice circulante: Soit (a0 , a1 , . . . , an−1 ) ∈ Cn et A = ... . . .
..
.
... a0 an−1
an−1 an−2 . . . a1 a0
Montrer que A est diagonalisable. Déterminer les valeurs propres et une base de vecteurs propres de A.
Endomorphisme cyclique
En cours
Décomposition de Frobenius
Notations et définitions
— Dans tout le problème, K désigne R ou C, N désigne l’ensemble des entiers naturels et n est un entier naturel.
— On note Kn [X] le sous-espace vectoriel de K[X] des polynômes de degré inférieur ou égal à n à coefficients dans
K et, pour n > 1, Mn (K) la K-algèbre des matrices carrées de taille n à coefficients dans K. La matrice unité
est notée In et on désigne par GLn (K) le groupe des matrices inversibles de Mn (K).
— Pour toute matrice A de Mn (K), on note t A la transposée de la matrice A, rg(A) son rang, tr(A) sa trace,
χA = det(XIn − A) son polynôme caractéristique, πA son polynôme minimal et sp(A) l’ensemble de ses valeurs
propres dans K.
— Dans tout le problème, E désigne un espace vectoriel sur le corps K de dimension finie n supérieure ou égale à
2, et L(E) est l’algèbre des endomorphismes de E. On note f un endomorphisme de E.
— On note f 0 = IdE et ∀k ∈ N, f k+1 = f k ◦ f .
— Si Q ∈ K[X] avec Q(X) = a0 + a1 X + · · · + am X m , Q(f ) désigne l’endomorphisme a0 IdE + a1 f + · · · + am f m .
On note K[f ] la sous-algèbre commutative de L(E) constituée des endomorphismes Q(f ) quand Q décrit K[X].
— De même, on utilise les notations suivantes, similaires à celles des matrices, pour un endomorphisme f de E :
rg(f ), tr(f ), χf , πf et sp(f ).
— Enfin, on dit que f est cyclique si et seulement s’il existe un vecteur x0 dans E tel que (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 ))
soit une base de E.
(b) Justifier que Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x)) est stable par f .
(c) Montrer que X p + αp−1 X p−1 + · · · + α0 divise le polynôme χf .
Décomposition de Frobenius
Dans la suite de cette partie, on suppose K = C et que (Id, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre et on se
propose de montrer que f est cyclique.
où les λk sont les p valeurs propres deux à deux distinctes de f et les mk de N∗ leurs ordres de multiplicité
respectifs. Pour k ∈ [[1, p]], on pose Fk = Ker((f − λk IdE )mk ).
6. Montrer que les sous-espaces vectoriels Fk sont stables et que E = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp .
7. Pour k ∈ [[1, p]], on note ϕk l’endomorphisme induit par f − λk Id sur le sous-espace vectoriel Fk ,
(
F k → Fk
ϕk :
x 7→ f (x) − λk x
0 ... ... 0 1 λk
Décomposition de Frobenius
(c) Établir que g ∈ C(f ) si et seulement s’il existe un polynôme R ∈ Kn−1 [X] tel que g = R(f ).
On dit qu’un endomorphisme est orthocyclique s’il existe une base orthonormale de E dans laquelle la matrice de
f est de la forme CQ (matrice compagnon).
18. Soit f ∈ O(E).
(a) Soit f ′ ∈ O(E) ayant le même polynôme caractéristique que f . Montrer qu’il existe des bases orthonormales
B et B ′ de E pour lesquelles la matrice de f dans B est égale à la matrice de f ′ dans B ′ .
(b) En déduire que f est orthocyclique si et seulement si χf = X n − 1 ou χf = X n + 1.
19. Soit f un endomorphisme nilpotent de E.
(a) Montrer qu’il existe une base orthonormale de E dans laquelle la matrice de f est triangulaire inférieure.
(b) En déduire que f est orthocyclique si et seulement si
Décomposition de Frobenius
(b) ⇐ : On suppose que M est diagonalisable. ce qui nous fournit P ∈ GLn (K) et D ∈ Mn (K) diagonale
telles que M = P DP −1
t −1 t
donc t M = P −1 t Dt P = t P
D P
t
d’où M est diagonalisable
⇒ : On suppose que t M est diagonalisable.
Pour montrer que M est diagonalisable, on utilise l’implication précédente en remarquant que M =
t t
M .
Décomposition de Frobenius
(b) ⇐ : On suppose que χf est scindé sur K et a toutes ses racines simples.
Ainsi Card (Sp (f )) = deg(χf ) = dim E, donc f est diagonalisable puisqu’il admet n valeurs propres
distinctes
⇐ : On suppose que f est diagonalisable. Comme f est cyclique,
ceci nous fournit B une base de E et Q ∈ K[X] unitaire de degré n tel que Mat (f ) = CQ d’après 5.
B
Ainsi CQ est diagonalisable et il en est de même pour t CQ d’après 2
M X
Ainsi Kn = Eλ t CQ d’où n = dim Eλ t CQ
λ∈sp(f ) λ∈sp(t CQ )
sp (CQ ) = sp (f ), donc f admet n valeurs propres distinctes dans K, donc χf est scindé sur K et a
toutes ses racines simples
Ainsi f est diagonalisable si et seulement si χf est scindé sur K et a toutes ses racines simples
(c) On suppose que f est cyclique.
n
X
Soit (λ0 , . . . , λn−1 ) ∈ Kn tel que λi f i = 0L(E) . Montrons ∀i ∈ [[0, n − 1]] , λi = 0
i=0
Comme f est cyclique, ceci nous fournit x ∈ E tel que B = (x, f (x), . . . , f n−1 (x)) soit une base de E, donc
Xn
λi f i (x) = 0L(E) (x) = 0E , ainsi ∀i ∈ [[0, n − 1]] , λi = 0 car B est libre.
i=0
Alors (Id, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre dans L(E)
On note d le degré de πf . D’après le cours on a d = dim (K[f ]). Or (Id, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre dans K[f ]
donc d > n, de plus d’après Cayley-Hamilton, on a χf est annulateur de f , d’où πf | χf or ce sont des
polynômes non nuls ainsi on a d = deg (πf ) 6 deg (χf ) = n, ainsi n = d d’où le polynôme minimal de f est
de degré n
n o
4. (a) On note Nx = m ∈ N∗ | f i (x) libre .
06i6m−1
On sait que 1 ∈ Nx car x 6= 0E et que ∀m > n + 1, m 6∈ Nx car dim E = n. Ainsi Nx est une partie de N∗
non vide majorée par n , donc, par la propriété fondamentale, Nx admet un plus grand élément p ∈ N∗ .
Ainsi la famille f i (x) 06i6p−1 est libre et la famille f i (x) 06i6p est liée
(b) On a f Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x)) = Vect(f (x), f 2 (x), f 3 (x), . . . , f p (x)) car f linéaire
or f p (x) = −α0 x − α1 f (x) + · · · − αp−1 f p−1 (x) ∈ Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x))
d’où f Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x)) ⊂ Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x))
Décomposition de Frobenius
Décomposition de Frobenius
p
X p
X
(Id, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre . Or d = νi d’où n 6 νi . Mais νk 6 mk pour tout k ∈ [[1, p]], donc
i=0 i=0
p
X p
X
n6 νk 6 mk = n , ainsi les inégalités sont des égalités et pour tout k ∈ [[1, p]], on a νk = mk
k=0 i=0
p
X p
X
(c) Comme E = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp et ∀k ∈ [[1, p]], νk 6 dim Fk , alors n = νk 6 dim(Fk ) = n, puis ∀k ∈ [[1, p]],
k=1 k=1
νk = mk = dim (Fk )
ϕk est un endomorphisme nilpotent de Fk d’indice νk = mk = dim (Fk ), ϕk est nilpotent et cyclique. Ceci
nous fournit une base Bk de Fk telle que
0 0 ... ... ... 0
.. ..
1 0
. .
.. ..
0 1
0 . .
Mat (ϕk ) = . . ∈ Mm,k (C)
. .. .. .. ..
. ..
Bk
. . . .
.. .. ..
. . .
0 0
0 ... ... 0 1 0
0 ... ... 0 1 λk
En concaténant les bases Bk pour k allant de 1 à p , on obtient une base B adaptée à la décomposition en
somme directe E = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp , ainsi B = (u1 , . . . , un ) est une base de E dans laquelle f a une matrice
diagonale par blocs de formes voulues
9. (a) Pour k ∈ [[1, p]], on a um1 +···+mk−1 +1 ∈ Fk
ainsi ∀i ∈ N, f i (um1 +···+mk−1 +1 ) ∈ Fk car Fk stable par f
puis pour tout P ∈ C[X], on a P (f )(um1 +···+mk−1 +1 ) ∈ Fk car Fk est stable par combinaison linéaire.
Xp
Et ainsi P (f )(x0 ) = P (f )(um1 +···+mk−1 +1 ) est la décomposition de P (f )(x0 ) sur F1 ⊕ · · · ⊕ Fp
k=1
Soit Q ∈ C[X]. On a donc Q(f )(x0 ) = 0 ⇐⇒ ∀k ∈ [[1, p]] , Q(f )(ek ) = 0
On note ek = um1 +···+mk−1 +1 et on a Bk = (ek , ϕk (ek ), . . . , ϕkmk −1 (ek )) est une base de Fk
On a vu que la matrice de ϕk dans cette base est CX mk
donc πϕk = X mk car ϕk est cyclique et nilpotent et dim(Fk ) = mk selon 12
∀k ∈ [[1, p]] , (f − λk Id)mk (um1 +···+mk−1 +1 ) = 0
puis
∀k ∈ [[1, p]] , ∀i ∈ [[1, mk ]] , um1 +···+mk−1 +i ∈ Fk
Par ailleurs on montre facilement que
car P (ϕk ) commute avec tout ϕik et que ϕik (ek ) 06i<m est une base de Fk .
k
Par ailleurs on a Q(ϕk ) = 0 ⇐⇒ X mk |Q (nilpotent et cyclique)
donc Q(f )(ek ) = 0 ⇐⇒ Q(ϕk + λk IdFk )(ek ) = 0 ⇐⇒ X mk |Q(X + λk )
Décomposition de Frobenius
n vecteurs de E et n = dim E, d’où f i (x0 ) 06i6n−1 est une base de E ce qui justifie que f est cyclique
Soit i ∈ [[0, n − 1]]. En utilisant 21 et le fait que l’algèbre K[f ] est commutative
n−1 n−1
!
X X
g f i (x0 ) = f i (g(x0 )) = f i λk f k (x0 ) λk f k f i (x0 )
=
k=0 k=0
n−1
X
donc g = λk f k et g ∈ K[f ]
k=0
(c) On vient d’établir le sens direct (avec un polynôme de degré 6 n − 1)
La réciproque vient du fait que K[f ] est une algèbre commutative et que Kn−1 [X] ⊂ K[X] et f ∈ K[f ].
On conclut que
g ∈ C(f ) si et seulement s’il existe un polynôme R ∈ Kn−1 [X] tel que g = R(f )
Partie IV: Décomposition de Frobenius
12. On suppose que G = F1 ∪ · · · ∪ Fr est un sous espace de E.
Par l’absurde, On suppose qu’aucun des sous-espaces Fi ne contient tous les autres.
Ainsi r > 2 et G 6= {0}.
Quitte à réduire le nombre, on peut supposer qu’aucun Fi n’est inclus dans la réunion des autres. Cela nous
fournit x1 ∈ F1 qui n’est dans aucun des Fi pour i > 2.
Sinon, F1 6= G et on peut aussi trouver y ∈ G \ F1 .
Pour tout scalaire λ, on a y + λx1 6∈ F1 (car sinon y ∈ F1 ) et ainsi y + λx1 ∈ F2 ∪ · · · ∪ Fr .
La droite affine y + Kx1 est donc incluse dans F2 ∪ · · · ∪ Fr et contient une infinité d’éléments
car K est infini et t ∈ K 7→ y + tx1 est injective car x1 6= 0
Ceci nous fournit j ∈ [[2, r]] et λ 6= λ′ dans K tel que y + λx1 ∈ Fj et y + λ′ x1 ∈ Fj
donc x1 ∈ Fj (par combinaison linéaire) ce qui est absurde
Décomposition de Frobenius
N
Y
Si on écrit πf = Piαi décomposition en facteurs irréductibles, où N ∈ N∗ , les Pi sont irréductibles unitaires
k=1
et distincts deux à deux et enfin les αi ∈ N∗ .
N
Y
Alors le nombre de diviseurs unitaires de πf est (αi + 1)
k=1
N
Y
Ainsi l’ensemble { πf,x | x ∈ E } est fini de cardinal noté r où 1 6 r 6 (αi + 1)
k=1
On peut donc choisir u1 , . . . ur ∈ E, tel que { πf,x | x ∈ E } = { πf,ui | i ∈ [[1, r]] }
r
[
Ainsi E = Ker(πf,ui (f )) car ∀x ∈ E, x ∈ Ker(πf,x (f ))
i=1
Ce qui nous fournit i0 ∈ [[1, r]] tel que Ker(πf,ui0 (f )) = E
On note x1 = ui0 et on a Ker(πf,x1 (f )) = E
On remarque que πf,x1 (f ) = 0L(E) donc πf |πf,x1
or πf,x1 |πf et ce sont des polynômes unitaires
donc πf,x1 = πf Finalement
∀P ∈ K[X], P (f )(x1 ) = 0 ⇐⇒ πf |P
14. E1 est stable par f . De plus, on a E1 = {P (f )(x1 )/ P ∈ Kd−1 [X]} ⊂ {P (f )(x1 )/ P ∈ K[X]}
Soit P ∈ K[X]. Comme πf 6= 0,
P = Qπf + R
le théorème de la division euclidienne nous fournit Q et R ∈ K[X] tels que
deg(R) < d = deg(πf )
On a alors P (f )(x1 ) = [Q(f ) ◦ πf (f )] (x1 ) + R(f )(x1 ) = R(f )(x1 ) ∈ {T (f )(x1 )/ T ∈ Kd−1 [X]}
On conclut que E1 = {P (f )(x1 )/ P ∈ K[X]}
15. D’après ce qui précède B = (e1 , e2 , . . . , ed ) est une base de E1 . De plus on a Mat (ψ1 ) = Cπf matrice compagnon
B
du πf polynôme unitaire de degré d = dim(E1 ), alors ψ1 est cyclique
\
16. (a) Pour i ∈ N, on note Fi = Ker Φ ◦ f i ainsi F = Fi est bien un sous-espace de E
i∈N
De plus, on a pour i > 1, f (Fi ) ⊂ Fi−1 donc
!
\ \ \
f (F ) ⊂ f Fi ⊂ f (Fi ) ⊂ Fi−1 = F
i∈N∗ i∈N∗ i∈N∗
Décomposition de Frobenius
Ainsi dim (E1 ) = d = rg (Ψ) et dim(E) = dim (Ker(Ψ)) + rg(Ψ) = dim (Ker(Ψ)) + dim (E1 )
donc E = E1 ⊕ Ker(Ψ)
d−1
\
On a KerΨ = Fi , donc F ⊂ KerΨ
i=0
k=0
Décomposition de Frobenius
On en déduit qu’il existe r sous-espaces vectoriels de E, notés E1 , . . . , Er , tous stables par f , tels que :
— E = E1 ⊕ · · · ⊕ Er ;
— pour tout 1 6 i 6 r, l’endomorphisme ψi induit par f sur le sous-espace vectoriel Ei est cyclique ;
— si on note Pi le polynôme minimal de ψi , alors Pi+1 divise Pi pour tout entier i tel que 1 6 i 6 r − 1.
17. (a) On reprends les notations de la questions précédente pour la décomposition de Frobenius de f .
On note Λ l’application telle que pour (g1 , . . . , gr )L((, E)1 ) × · · · × L((, E)r ), on a Λ(g1 , . . . , gr ) défini sur
r
X
E par Λ(g1 , . . . , gr )(x) = g1 (x1 ) + · · · gr (xr ) où x = xk et les xk ∈ Ek
k=1
Ainsi définie, Λ est linéaire de L((, E)1 ) × · · · × L((, E)r ) à valeurs dans L (E)
De plus on montre facilement que Λ est injective et que Λ (C(ψ1 ) × · · · × C(ψr )) ⊂ C(f )
Ainsi dim (C(f )) > dim (C(ψ1 ) × · · · × C(ψr )) = dim (C(ψ1 )) + · · · + dim (C(ψr ))
or pour i ∈ [[1, r]], en notant ni = dim Ei on a C(ψi ) = Vect(ψi0 , ψi1 , . . . , ψini −1 ) d’après 23 du III.A
Comme ψi est cyclique alors (ψi0 , ψi1 , . . . , ψini −1 ) est libre d’après 7
donc dim (C(ψi )) = ni = dim (Ei ) d’où
dim (C(ψ1 )) + · · · + dim (C(ψr )) = dim (E1 ) + · · · + dim (Er ) = dim (E1 ⊕ · · · ⊕ Er ) = dim(E) = n
D’après le cours sur la réduction des automorphismes orthogonaux, il existe une base orthonormale B,
p, q et r ∈ N et θ1 , . . . , θr ∈ ]0, π[ tels que la matrice de f dans B soit diagonale par blocs de la forme :
diag (Ip , −Iq , R (θ1 ) , . . . , R (θr )).
On remarque que p + q + 2r = n = dim(E)
et χR(θ) = X 2 − Tr (() R(θ)) + det (R(θ)) = X 2 − 2 cos(θ) + 1 = X − eiθ X − e−iθ
Yr
on a ainsi χf = χIp × χ(−Iq ) × χR(θ1 ) × · · · × χR(θr ) = (X − 1)p (X + 1)q X − eiθi X − e−iθi
i=1
Quitte à réordonner les vecteurs de la base, on peut supposer que 0 < θ1 6 θ2 6 · · · 6 θr < π
ainsi p est la multiplicité de 1, q est la multiplicité de −1 dans χf et les θ1 , . . . , θr sont donnés dans l’ordre
par les racines non réelles de χf
Ainsi comme χf = χf ′ , on pourra trouver B′ base orthonormée telle que Mat (f ′ ) ait la même forme
B′
Décomposition de Frobenius
Pour k = m, on a f j (em )|em = (−1)j em |em = (−1)j kem k2 = cos (jπ) = cos (jθm )
Décomposition de Frobenius
m−1 m
!
1 X 1 X
(x0 |f j (x0 )) = j j j
e0 | f (e0 ) + em | f (em ) + 2 ek | f (ek ) = cos (jθk )
n n
k=1 k=−m+1
m m n−1
!
X X jki2π X k
Or cos (jθk ) = Re exp = Re eji2π/n
n
k=−m+1 k=−m+1 k=0
Comme 0 < 1 6 j 6 n − 1 < n, alors eji2π/n 6= 1 et on reconnaî t une somme géométrique.
n−1 n
X
ji2π/n
k 1 − eji2π/n
D’où : e = =0
k=0
1 − eji2π/n
ainsi (x0 |f j (x0 )) = 0
Pour 0 6 j < ℓ 6 n − 1, on a alors 1 6 ℓ − j 6 n − 1
et donc comme f ∈ O(E), on a (f j (x0 )|f ℓ (x0 ))) = (x0 |f ℓ−j (x0 )) = 0
ainsi (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 )) est une base orthonormée de E ce qui permet de conclure.
Comme le sous-espace des matrices triangulaires supérieures est stable par produit ;
alors la matrice Mat (f ) = P −1 Mat (f ) P est triangulaire supérieure.
Bo Bs
Alors en notant Bi = (εn , . . . , ε2 , ε1 ), on a Bi base orthonormale de E et Mat (f ) triangulaire inférieure
Bi
ainsi il existe une base orthonormale de E dans laquelle la matrice de f est triangulaire inférieure
(b) ⇐= : On suppose que f est de rang n − 1 et que ∀x, y ∈ (Kerf )⊥ , (f (x)|f (y)) = (x|y).
La question précédente nous fournit une base orthonormée B = (e1 , . . . , en ) tel que A = MatB f soit
triangulaire inférieure.
On note A = (C1 | . . . |Cn ) en colonnes.
Comme f est nilpotente, alors χf = X n d’après le cours
donc la matrice est triangulaire strictement inférieure (diagonale nulle)
ainsi en ∈ Kerf \ {0} et comme dim (Kerf ) = n − rg(f ) = 1,
on a Kerf = Vect(en ) et Ker(f )⊥ = {en }⊥ = Vect(e1 , . . . , en−1 ) car B est orthonormée
Ainsi pour tout i, j ∈ [[1, n − 1]], par calcul dans une base orthonormée on a :
hCi , Cj i = (f (ei )|f (ej )) = (ei |ej ) = δi,j (symbole de Kronecker)
donc si 1 6 i < j 6 n − 1, on a hCi , Cj i = 0 et hCi , Ci i = hCj , Cj i = 1
Décomposition de Frobenius
0
0 .
. ..
..
.
..
.
.. et Cn−1 = . avec an−1 ∈ {−1, 1} car an−1 = hCn−1 , Cn−1 i = 1
2
On a donc Cn =
. .
. .
.
0
0
an−1
0
.
..
.
..
On trouve ensuite Cn−2 = avec an−1 ∈ {−1, 1} car hCn−2 , Cn−1 i = 0 et hCn−2 , Cn−2 i = 1
0
an−2
0
0 ... ... ... 0 0
a
1 0 ... ... 0 0
.. ..
0 a2
. . 0
En procédant de même, on obtient A = .. . . .. .. .. où les ai ∈ {−1, 1}
..
. . . . . .
.. ..
. . an−2
0 0
0 ... ... 0 an−1 0
n−2
Y n−1
Y
La base B′ = (e1 , a1 e2 , a1 a2 e3 , . . . , ai en−1 , ai en ) est orthonormée et Mat (f ) = CX n .
B
′
i=0 i=0
Ainsi f est orthocyclique.
=⇒ : On suppose que f est orthocyclique.
Comme f est cyclique et nilpotent , on a πf = χf = X n d’après 12
Commme f est orthocyclique,
cela nous fournit une base orthonormée B = (e1 , . . . , en ) telle que MatB f = CQ .
Comme X n = χf = χCQ = Q, on a MatB f = CX n .
donc rg(f ) = rg(CX n ) = n − 1, Vect(en ) = Kerf et Vect(e1 , . . . , en−1 ) = (Kerf )⊥
et on vérifie facilement que ∀x, y ∈ (Kerf )⊥ , (f (x)|f (y)) = (x|y) par calcul dans la base orthonormée
B
les λj sont les valeurs propres propres propres distinctes de f de multiplicité respectives αj .
α
On note Qj = (X − λj ) j et Fj = Ker (Qj (f )), pour 1 6 j 6 k
k
M
1. Montrer que E = Fj
j=1
k
X χf
2. (a) Montrer qu’il existe des polynômes R1 , · · · , Rk tels que : Rj =1
j=1
Qj
k
χL X
(b) On note pj = Rj (f ), pour 1 6 j 6 k. Montrer que pj = idE
Qj j=1
k
X
4. Montrer que l’endomorphisme d = λj pj est diagonalisable.
j=1
5. On note n = f − d. Montrer que l’endomorphisme n est nilpotent.
6. Soit d′ ∈ L(E) diagonalisable tel que d′ ◦ f = f ◦ d′
(a) Montrer que pour tout j ∈ [[1, k]], le sous-espace Fj est stable par d′
(b) En déduire que d et d′ sont codiagonalisables.
d◦n=n◦d
7. Montrer que la décomposition f = d + n telle que: d diagonalisable est unique.
n nilpotent
Elle est appelée la décomposition de Dunford de f.
8. En déduire que pour toute matrice A ∈ Mq (C), il existe un couple (D, N ) unique tel que:
A=D+N
DN = N D
D diagonalisable
N nilpotente
DN = N D
La décomposition A = D + N avec D diagonalisable est appelée la décomposition de Dunford de A
N nilpotente
On dit qu’un endomorphisme f ∈ L (E) est semi-simple si pour tout sous-espace F de E stable par f il existe un
supplémentaire de F dans stable par f .
L’objectif de cette partie est de montrer que tout endomorphisme de E semi-simple est diagonalisable. Pour cela
on considère f ∈ L(E) un endomorphisme semi-simple et f = d + n sa décomposition de Dunford.
9. Soit x ∈ E\Ker(n). Montrer que l’ensemble k ∈ N∗ , nk (x) = 0 est non vide et majoré
10. En déduire que si x ∈ E\Ker(n), alors il existe m ∈ N∗ tel que nm (x) 6= 0 et nm (x) ∈ Ker(n)
11. En déduire qu’il existe un sous-espace F de E stable par f tel que E = F + Ker(n)
12. Montrer que F est stable par n.
13. En déduire que F = {0}
14. Conclure que f est diagonalisable.
Soit A ∈ Mn (C). On appelle rayon spectral de A, le réel positif ρ(A)= max |λ|. On se propose de montrer que:
λ∈Sp(A)
Soit P ∈ GLn (C) telle que A′ = P −1 AP soit une matrice définie par bloc de la forme suivante:
λ1 I α 1 + N 1 0 ··· 0
.. .. ..
′
0 . . .
A = ..
.. ..
. . . 0
0 ··· 0 λr I α r + Nr
(b) Vérifier que: ∀i ∈ [[1, r]], ∀k ∈ N, k > αi , (λi Iαi +Ni )k = Ckj λik−j Nij .
j=0
m
(c) En déduire que: ∀i ∈ [[1, r]], (λi Iαi +Ni ) −−−−−→ 0, puis conclure.
m→+∞
(a) Vérifier que F = Vect(β1 ) est stable par h et que αβ (hF )=Jr .
r−1
(b) Soit ϕ une forme linéaire de E telle que ϕ(hr−1 (a))6=0. Montrer que G = ∩ Ker(ϕ ◦ hk ) est un supplé-
k=0
mentaire de F dans E, stable par h.
(c) Montrer par récurrence, qu’il existe une base B de E telle que Mat (h) = diag Jr1 , · · · , Jrq .
B
En cours
Produit de Kronecker
On rappelle que:
— t A désigne la transposée de A
— SpK (A) désigne le spectre de A dans K
— SpK (ΦA,B ) désigne le spectre de ΦA,B dans K
— (Ei,j )16i,j6n la base canonique de Mn (K)
— Pour tout i, j, k, ℓ ∈ [[1, n]], on a Ei,j × Ek,ℓ = δj,k Ei,ℓ avec δ est le symbole de Kronecker
gA : M 7−→ AM et dB : M 7−→ M B
Produit de Kronecker
9. (a) Vérifier que pour tout P ∈ K[X]: P (gA ) = gP (A) et P (dB ) = dP (B)
(b) En déduire que gA ( resp dB ) est diagonalisable si, et seulement, si A ( resp B ) l’est
10. Soit u et v deux endomorphismes diagonalisables d’un espace vectoriel F de dimension finie tels que u et v
commutent.
(a) Justifier que les sous-espaces propres de u sont stables par v
(b) Montrer que l’endomorphisme induit vλ par v sur chaque sous-espace propre Φλ de u est diagonalisable
(c) En déduire que u et v sont diagonalisables dans une même base
11. Retrouver ainsi le résultat de 6)
12. (a) Soit p ∈ N∗ . Calculer ΦpA,B
(b) Retrouver que si A et B sont nilpotentes alors ΦA,B l’est
(c) Soit G un supplémentaire de Ker(v) dans F . Montrer que les espaces vectoriels Au,v et L(G, Im(u)) sont
isomorphes. En déduire dim (Au,v ) = rg (u) × rg (v)
14. Etude d’une application:
Dans la suite, on considère ϕA,B l’endomorphisme de E défini par ϕA,B = gA dt B ainsi
ϕA,B : M 7−→ AM t B
On obtient
Mat (ϕA,B ) = B ⊗ A
′B
Produit de Kronecker
Produit de Kronecker
fA,B XY T AXY T − XY T B
=
T
= (AX)Y T − X B T Y
= αXY T − βXY T = (α − β) XY T
x1 y1
.. ..
Par définition X = . 6= 0 et Y = . 6= 0, alors il existe i0 , j0 ∈ [[1, n]] tels que xi0 6= 0 et yj0 6= 0.
xn yn
Ainsi la matrice XY T = (xi yj )16i,j6n est non nulle car son coefficient de position (i0 , j0 ) est xi0 yj0 6= 0
(b) Soit λ ∈ Sp (A) et µ ∈ Sp (B) = Sp B T , alors il existe un vecteur propre X de A associé à λ et un vecteur
Produit de Kronecker
⇐) S’il existe λ ∈ C tel que les deux matrices Sp (A − λIn ) = Sp (B − λIn ) = {0} sont nilpotentes, alors
Sp (A) = Sp (B) = {λ} et par suite Sp (fA,B ) = {0}, ainsi fA,B est nilpotent
(b) ⇒) S’il existe λ ∈ K tel que A = B = λIn , alors fA,B = 0
⇐) Supposons que fA,B = 0, alors pour toute matrice M ∈ Mn (K), on a AM = M B. Écrivons A =
X X
ai,j Ei,j et B = bi,j Ei,j dans la base canonique de Mn (K), pour i, j ∈ [[1, n]], on a
16i,j6n 16i,j6n
X n
X
AEi,j = ak,ℓ Ek,ℓ Ei,j = ak,i Ek,j
16k,ℓ6n k=1
et
X n
X
Ei,j B = bk,ℓ Ei,j Ek,ℓ = bj,ℓ Ei,ℓ
16k,ℓ6n ℓ=1
L’égalité AEi,j = Ei,j B montre que ai,i = bj,j et pour k 6= i et ℓ 6= j, on a ak,i = bj,ℓ = 0, ceci est vrai
pour out i, j ∈ [[1, n]], alors en posant λ = a1,1 = b1,1 , on a bien A = B = λIn
Xp
7. Supposons que Yi t Zi = 0, on multiplie cette égalité à droite par un Z j où 1 6 j 6 p fixe, mais quelconque
i=1
p
X
d’où ai Yi = 0 où ai = t Zi Zj, or (Y1 , . . . , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) donc les ai sont tous nuls en
i=1
2
particulier aj = t Zj Z j = k Zk k2 = 0 et donc ∀j ∈ [[1, p]] , Zj = 0.
La réciproque est bien évidente.
n
2
X X
8. (a) Soit (αi,j )i,j∈[[1,n]] ∈ Kn tels que αi,j Xi t Yj = 0 et pour i ∈ [[1, n]] posons Zi = αi,j Yj . On a alors
16i,j6n j=1
p
X
Xi t Zi = 0 et la famille (X1 , . . . , Xn ) est une base de Mn,1 (K) donc les Zi sont tous nuls. La famille
i=1
(Y1 , · · · , Yn ) est une base de Mn,1 (K) donc les αi,j sont tous nuls. La famille Xi t Yj 16i,j6n est libre de
cardinal n2 qui est la dimension de Mn (K), donc c’est bien une base de Mn (K)
(b) La base (Xi t Yj )16i,j6n est formée par des vecteurs propres de fA,B , donc fA,B est diagonalisable
9. (a) Soit λ ∈ SpC (A) et µ ∈ SpC (B), alors λ ∈ SpC (A), car la matrice A est réelle, donc λ − µ ∈ Sp (fA,B )
(b) Soit λ ∈ SpC (A) et µ ∈ SpC (B). Les valeurs propres de fA,B sont réelles, en particulier λ − µ et λ − µ sont
réelles et par différence 2iIm(λ) = λ − λ ∈ R. Ainsi λ est réel et SpC (A) ⊂ R, donc χA est scindé. De même
χB est aussi scindé
(c) Par hypothèse fA,B (M ) = αM et BX = µX, donc
A(M X) = fA,B (M )X + M BX
= αM X + µM X
= (α + µ) M X
(d) Soit X ∈ Mn,1 (C) \ {0}, l’application E −→ Mn,1 (R), M 7−→ M X est clairement linéaire. Soit Y ∈
x1
..
Mn,1 (R), comme X = . est non nulle , alors il existe i0 ∈ [[1, n]] tel que xi0 6= 0. Soit M la matrice
xn
1
dont la i0 -ème colonne vaut Y et dont toutes les autres colonnes sont nulles , on a bien M X = Y
x i0
(e) Soit X un vecteur propre de B et (M1 , · · · , Mn2 ) une base de diagonalisation de fA,B et posons Yi = Mi X
pour tout i ∈ 1, n2 . D’après la surjection précédente (Y1 , · · · , Yn2 ) est une famille génératrice de Mn,1 (R)
dont on peut extraire une base β. D’après la question 9c une telle base est constituée de vecteurs propres
de A. Donc A est diagonalisable
10. (a) T : E −→ E, M 7−→ M T est linéaire vérifiant T 2 = idE , donc T est un automorphisme de E
Produit de Kronecker
(b) Soit M ∈ E, on a:
T ◦ fA,B ◦ T −1 (M ) = T ◦ fA,B (t M )
= T (At M − t M B)
= M t A − t BM
= f−t B,−t A (M )
Donc f−B T ,−AT et fA,B sont semblables
(c) ⇐) D’après la question 8
⇒) A est diagonalisable, d’après la question 9.
Les deux applications f−B T ,−AT et fA,B sont semblables donc f−B T ,−AT est diagonalisable, et toujours
d’après la question 9, t B est diagonalisable, donc B l’est aussi
Partie II: Étude via les translations
11. Dans la suite on note les endomorphismes de E suivants:
gA : M 7−→ AM et dB : M 7−→ M B
(a) On vérifie par récurrence simple sur k ∈ N que gA
k
= gAk et dkB = dB k , puis par linéarité pour tout P ∈ K[X]:
P (gA ) = gP (A) et P (dB ) = dP (B)
(b) D’après la question précédente un polynôme est annulateur de A si, et seulement, s’il est annulateur de gA .
gA est diagonalisable si, et seulement, s’il existe un polynôme P scindé à racines simples annulateur de gA
si, et seulement, s’il existe un polynôme P scindé à racines simples annulateur de A si, et seulement, si A
est diagonalisable.
De même pour B
12. (a) u et v commutent, alors les sous-espaces propres de l’un sont stables par l’autre
(b) L’endomorphisme induit d’un endomorphisme diagonalisable est diagonalisable
(c) Posons Sp (u) = {λ1 , · · · , λp }, mi l’ordre de multiplicité de λi , Fi = Ker (u − λi IdF ), Bi base de Fi et
p p
B = ∪ Bi base adaptée à la décomposition F = ⊕ Fi . Alors
i=1 i=1
λ1 I m 1 (0)
λ2 I m 2
MatB (u) =
..
.
(0) λp I m p
Or pour tout i ∈ [[1, p]], l’endomorphisme vλi est diagonalisable, donc il existe une base Ci de Fi pour
p
laquelle Di = MatCi (vλi ) est diagonale. Soit finalement C = ∪ Ci , alors MatC (u) = MatB (u) et
i=1
D1 (0)
D2
MatC (v) =
..
.
(0) Dp
ce qui montre que C est une base de diagonalisation de u et v.
13. Si A et B sont diagonalisables, alors gA et dB le sont aussi, avec gA et dB commutent, il vient qu’ils sont
simultanément diagonalisables, donc fA,B = gA − dB est diagonalisable
14. (a) Pour p > 1, les deux endomorphismes gA et dB commutent, donc, d’après la formule de binôme de Newton
p p
fA,B = (gA − dB )
p
X
k p−k
= (−1)p−k Cpk gA dB
k=0
Xp
= (−1)p−k Cpk gAk dB p−k
k=0
Produit de Kronecker
p
X
2n
(b) Si A et B sont nilpotentes alors An = B n = 0 et, par suite, fA,B = (−1)p−k Cpk gAk dB 2n−k . Or pour tout
k=0
k ∈ [[0, 2n]], l’un des entiers k et 2n − k est supérieur ou égal à n, donc tous les termes figurant dans le
second membre de l’égalité précédente sont nuls
Xr Xr Xr
(c) Soit x ∈ F , on décompose v(x) = λi ei d’où a(v(x)) = λi ui et u (a(v(x))) = λi u(ui ) =
! i=1 i=1 i=1
Xr r
X Xr Xr
λi b(vi ) = b λi vi = b(y) avec y = λi vi . Par ailleurs, v(y) = λi ei = v(x), donc x − y ∈
i=1 i=1 i=1 i=1
Ker(v) ⊂ Ker(b), soit b(x) = b(y) = (uav) (x)
Au,v −→ L(G, Im(u))
(d) Considérons l’application Φ : . Φ est clairement linéaire et si b ∈ Ker(Φ) alors
b 7−→ b|G
Ker(b) contient G et Ker(v), d’où b = 0 puisque G ⊕ Ker(v) = F . Ainsi Φ est injective. De plus, si
ψ ∈ L(G, Im(u)), soit b l’application linéaire sur F définie par b|G = ψ et b|Ker(v) = 0L(Ker(v),Im(u) . On a
Ker(v) ⊂ Ker(b), Im(b) ⊂ Im(u) et b|G = ψ par construction, d’où b ∈ Au,v et Φ(b) = ψ, ce qui prouve que
Φ est surjective et finalement c’est un isomorphisme. On en déduit que dim (Au,v ) = rg (u) × rg (v)
16. Etude d’une application:
(a) Calcul
(b) Question précédente
(c) ϕA,B est inversible si, et seulement, si rg(ϕA,B ) = n2 si, et seulement, si rg(A) = rg(B) = n si, et seulement,
si A et B sont inversibles. Auquel cas
ϕA,B −1 = ϕA−1 ,B −1
Produit de Kronecker
Le second membre vaut la ni + j-ème colonne de A ⊗ B, donc les deux matrices Mat (ϕA,B ) et A ⊗ B coincident,
B
puisque elles sont de même type et elles ont les mêmes colonnes
18. De même que la question précédente
19. La relation (A ⊗ B) (C ⊗ D) = (AC) ⊗ (BD) résulte de la relation ϕA,B ◦ ϕC,D = ϕAC,BD
n
20. — In ⊗ B est diagonale par blocs avec n blocs diagonaux égaux à B, donc det (In ⊗ B) = det (B)
n
— A ⊗ In et In ⊗ A sont semblables dont ont même déterminant. D’où det (A ⊗ In ) = det (In ⊗ A) = det (A)
n n
— Enfin, A ⊗ B = (A ⊗ In ) . (In ⊗ B) d’où det(A ⊗ B) = det (A) det (B)
21. Si A = diag (a1 , · · · , an ) et B = diag (b1 , · · · , bn ) alors A ⊗ B = diag (a1 b1 , · · · , a1 bn , · · · , an b1 , · · · , an bn ).
Si A = P A1 P −1 et B = QB1 Q−1 avec A1 et B1 sont diagonales, alors
Produit de Kronecker
24. Soit M ∈ E, on a
fA,B (M ) = AM − M B
t t
= AM In − In M B
= ϕA,In (M ) − ϕIn ,t B (M )
= ϕA,In − ϕIn ,t B (M )
Donc fA,B = ϕA,In − ϕIn ,t B , en conséquence les deux endomorphismes ont même matrice dans la base B, alors
Mat (fA,B ) = A ⊗ In − In ⊗ B T
B
25. Tr (fA,B ) = n(Tr (A) − Tr (B))
∀x ∈ O, ∃ε > 0, B(a, ε) ⊂ O • On dit a est dit adhérent à A si :∀r > 0, B(a, r) ∩ A 6= ∅. • On dit que f est continue en a si x→a
lim f (x) = f (a)
• On note A l’ensemble des points adhérents à A. x∈A
Propriété • On dit que f est continue sur A si elle est continue en tout point de A.
• On dit que A est dense dans E si A = E.
1. ∅ et E sont des ouverts de E.
C (A, F ) désigne l’ensemble des fonctions continues de A à valeurs dans F
2. Union quelconque d’ouverts est un ouvert. Caractérisation séquentielle
3. Intersection finie d’ouverts est un ouvert. • a ∈ A ⇐⇒ ∃(an )n ∈ AN , tq an −−−−−→ a. Caractérisation séquentielle
n→+∞
Soit f : A ⊂ E −→ F et a ∈ A.
Propriété • A = E ⇐⇒ ∃(an )n ∈ A , tq an −−−−−→ a
N
n→+∞ f est continue en a si, et seulement si, ∀(xn ) ∈ AN ,
Une boule ouverte est un ouvert.
Propriété xn −−−−−→ a ⇒ f (xn ) −−−−−→ f (a)
Ouverts relatifs à une partie Soit A et B deux parties de E. n→+∞ n→+∞
On appelle ouvert dans A ou relativement à A tout ensemble de la forme A∩O Opérations algébriques
˚
⌢
où O est un ouvert de E. 1. ∁A = ∁A ∁Å = ∁A, donc A est un fermé ; • C (A, F ) est un K-espace vectoriel
2. A ⊂ A et A ⊂ B ⇒ A ⊂ B ; • Si F est une algèbre normée, alors C (A, F ) est une K-algèbre
• Si α : A ⊂ E −→ K et f : A ⊂ E −→ F sont continues alors α.f est
I NTÉRIEURS 3. A est un fermé et A = A
continue.
4. A fermé ⇔ A = A;
1
Définition 5. A est le plus petit fermé contenant A . • Si α : A ⊂ E −→ K est continue et elle ne s’annule pas, alors :A⊂
α
Soit A une partie de E et a ∈ E. E −→ K est continue
On dit que a est intérieur à A si: ∃r > 0, tel que B(a, r) ⊂ A
Frontière
Soit A une partie de E. La frontière de A est l’ensemble: Composition
On note Å l’ensemble des points intérieurs à A. La composée de deux fonctions continues est continue
Propriété Fr (A) = A \ Å = A ∩ ∁Å
Propriété
Soit A, B deux parties de E. Soit f : A ⊂ E −→ F
1. Å ⊂ A et A ⊂ B =⇒ Å ⊂ B̊; L IMITE D ’ UNE FONCTION EN UN POINT • Si F est un espace produit alors f est continue si, et seulement si, ses
˚ fonctions composantes le sont.
2. Å est ouvert et Å = Å; (E, k . kE ), (F, k . kF ) et (G, k . kG ) sont des K-espaces vectoriels normés • Si F est de dimension finie alors f est continue si, et seulement si, ses
3. A ouvert ⇔ A = Å.
limite d’une fonction en un point fonctions coordonnées dans une base de F le sont.
4. Å est le plus grand ouvert contenu dans A .
Soit f : A ⊂ E −→ F une application, a ∈ A et ℓ ∈ F . Continuité et densité
Propriété On dit que f admet pour limite ℓ en a selon A, lorsque ∀ε > 0, ∃α > 0 tel que Soit f, g : E −→ F deux fonctions continues. Si A est dense dans E et f et g
˚ {
z }| kx − akE < α et x ∈ A, alors kf (x) − ℓkF < ε. On note x→a
lim f (x) = ℓ coïncident sur A, alors f et g sont égales.
Soit a ∈ E et r > 0, alors Bf (a, r) = B(a, r) x∈A
Continuité et topologie
Caractérisation séquentielle Soit f : A ⊂ E −→ F . Les trois affirmations suivantes sont équivalentes :
F ERMÉS lim
x→a
x∈A
f (x) = ℓ si, et seulement si, toute suite (x n ) n∈N ∈ A N
qui converge vers a, 1. f est continue sur A;
la suite (f (xn ))n converge vers ℓ 2. l’image réciproque de tout ouvert de F est ouvert de A;
Définition 3. l’image réciproque de tout fermé de F est fermé de A.
On appelle fermé tout ensemble F dont le complémentaire ∁F Opérations sur les limites
E est ouvert.
Soient f, g ∈ F A , α ∈ KE et a adhérent à A telles que: Continuité uniforme
Propriété f −−−→
x→a
ℓ, g −−−→
x→a
ℓ ′
et α −−−→ λ. Alors
x→a
On dit que f : A ⊂ E −→ F est uniformément continue si
1. ∅ et E sont des fermés. x∈A x∈A x∈A
∀ε > 0, ∃η > 0, ∀x, y ∈ A, k x − y k < η ⇒ k f (x) − f (y) k < ε
2. Intersection quelconque de fermés est fermé 1. f + g −−−→ ℓ + ℓ′
x→a Caractérisation séquentielle
2. Si F est une algèbre normée f.g −−−→ ℓ.ℓ′ f : A ⊂ E −→ F est uniformément continue sur A ssi ∀(xn ), (yn ) ∈ AN
3. Union finie de fermés est un fermé. x→a
3. αf −−−→ λ.ℓ xn − yn −−−−−→ 0 ⇒ f (xn ) − f (yn ) −−−−−→ 0
Propriété x→a n→+∞ n→+∞
1 1
Une boule fermée est un fermé. 4. Si λ =
6 0, alors ∃W ∈ VA (a) sur lequel α ne s’annule pas et −−−→ ∈
α x∈A λ
x→a
Caractérisation sequentielle K∗
Une partie F d’un espace vectoriel normé E est fermée , si et seulement, si Composition
toute suite (un )n∈N d’éléments de F qui converge dans E admet une limite Soient f : A ⊂ E −→ F et g : B ⊂ F −→ G telles que f (A) ⊂ B et a adhérent
qui appartient à F. à A. Si f −−−→ b et g −−−→ ℓ, alors g ◦ f −−−→ ℓ
x→a x→b x→a
C ONTACT I NFORMATION
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A PPLICATIONS MULTILINÉAIRES , COMPACITÉ ET CONNEXITÉ PAR ARCS
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information
1. N1 et N2 sont équivalentes ; kf (a)k = inf kf (x)k et kf (b)k = sup kf (x)k Théorème des valeurs intermédiaires
x∈A x∈A Soient A connexe par arcs, f ∈ C(A, R) et (a, b) ∈ A2 . Alors pour tout m entre
(E, N1 ) −→ (E, N2 ) f (a) et f (b) il existe c ∈ A tel que f (c) = m.
2. IdE : . est bicontinue ; On dit que f atteint ses bornes de sa norme.
x 7−→ x
• F = R, alors f est bornée sur A et elle atteint ses bornes: il existe a, b ∈ A Propriété
3. les ouverts de E pour la norme N1 sont les ouverts de E pour la norme tels que: Soit A une partie d’espace vectoriel normé E. La relation R définie sur A par:
N2 . f (a) = inf f (x) et f (b) = sup f (x) pour tout (x, y) ∈ A2
x∈A x∈A
(
γ(0) = x
A PPLICATIONS MULTILINÉAIRS Définition xRy ⇐⇒ ∃γ ∈ C ([0, 1], A) ,
γ(1) = y
On dit que l’application f : A ⊂ E −→ F est uniformément continue si:
Propriété est une relation d’équivalence.
Si u : E × F → G est bilinéaire. u est continue si et seulement si ∀ε > 0, ∃η > 0 : ∀x, y ∈ A, k x − y k < η =⇒ k f (x) − f (y) k < ε
La classe de a pour cette relation est appelée la composante connexe par arcs
∃k ∈ R, ∀x ∈ E, ∀y ∈ F, kB(x, y)k 6 kkxkkyk Propriété de a dans A est connexe par arcs et notée C(a).
Toute application lipschitzienne f : A ⊂ E −→ F est uniformément continue.
Groupe orthogonal
Lorsque E et F sont de dimensions finies, alors toute application bil-
Caractérisation séquentielle de la continuité uniforme Pour n ∈ N, avec n > 2. On note On (R) le groupe orthogonal
inéaire sur E × F est continue
f : A ⊂ E −→ F est uniformément continue sur A ssi
On (R) = A ∈ Mn (R) , t AA = In
Propriété
Soient E1 , . . . , En , F des K-espaces vectoriels normés. Si E1 , . . . , En sont de ∀(xn ), (yn ) ∈ AN , xn − yn −−−−−→ 0 ⇒ f (xn ) − f (yn ) −−−−−→ 0
dimensions finies alors toute application multilinéaire M : E1 ×· · ·×En −→ F
n→+∞ n→+∞
• On (R) est compact et non connexe par arcs
est continue. Au quel cas ∃k ∈ R∗+ tel que ,∀(x1 , . . . , xn ) ∈ E1 × · · · × En : Méthode pratique • Les composantes connexes par arcs de On (R) sont On+ (R) et On− (R). Où
Pour montrer que f n’est pas uniformément continue sur A on cherche deux
kM (x1 , . . . , xn )k 6 kkx1 k · · · kxn k suites (xn ), (yn ) ∈ AN tels que xn − yn −−−−−→ 0 et f (xn ) − f (yn ) 6−→ 0. On+ (R) = On (R) ∩ det−1 ({1})
n→+∞ n→+∞
Inégalité de Hadamard et
−1
Soit M une matrice carrée dont les vecteurs colonnes sont C1 , · · · , Cn . On note Propriété On− (R) = On (R) ∩ det ({−1})
kCi k2 la norme euclidienne de Ci . On a l’inégalité suivante : Toute application uniformément continue est évidemment continue
C ONTACT I NFORMATION
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Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé
2
(c) Soit f : [0, 1] −→ R, x 7−→ 2x − x2 . Vérifier que f ∈ L et calculer K(f ), existe-t-il (x, y) ∈ [0, 1] tel que
x > y et que |f (x) − f (y)| = K(f )|x − y|
6. (a) L’application f 7−→ K(f ) définit-elle une norme sur L ?
(b) Pour tout f ∈ L, on pose: N (f ) = K(f ) + kf k∞ . Montrer que l’on définit une norme sur L
7. Soit (fn )n>1 la suite de fonctions définie par pour tout x ∈ [0, 1]:
1
x si 0 6 x 6
fn (x) = 1 n
1
si < x 6 1
n n
(a) Représenter graphiquement cette fonction, vérifier que fn ∈ L et préciser la valeur de N (fn )
(b) Dans l’espace L, les normes N et k.k∞ sont-elles équivalentes ?
k > K(f ) on a encore: ∀x, y ∈ I, |f (x) − f (y)| 6 k |x − y|, mais ceci n’est plus vrai si k < K(f ), sans quoi
K(f ) ne serait pas le plus petit majorant de R. Ceci revient à affirmer que K(f ) est le plus petit élément
de l”ensemble {k ∈ R, ∀x, y ∈ [0, 1] , |f (x) − f (y)| 6 k |x − y|}
(c) Soit f : [0, 1] −→ R, x 7−→ 2x − x2 . Alors f ′ (x) = 2 − 2x, et K(f ) = 2. Si 0 6 y < x 6 1, alors x − y > 0
et 0 < x + y < 2. De plus: f (x) − f (y) = (x − y)(2 − x − y). Il en résulte: 0 < f (x) − f (y) < 2(x − y). Il
n’existe donc pas x ∈ I et y ∈ I tel que x > y et que |f (x) − f (y)| = 2 |x − y|.
6. (a) K(f ) = 0 si, et seulement si, f est constante, donc K n’est pas une norme
(b) La positivité, l’homogénéité et l’inégalité triangulaire sont évidentes. Et aussi k f k∞ 6 N (f ). Si N (f ) = 0,
alors k f k∞ = 0, d’où f = 0. Donc, N est une norme sur L
7. Soit (fn )n>1 la suite de fonctions définie par pour tout x ∈ [0, 1]:
1
x si 0 6 x 6
fn (x) = 1 n
1
si < x 6 1
n n
1
(a) Soit x, y ∈ [0, 1]. Si x, y 6 , alors |f (x) − f (y)| = |x − y|. Si x, y >
n 1
1 1
n , alors |f (x) − f (y)| = 0. Si x 6 n 6 y, alors
n
1
|f (y) − f (x)| = − x 6 |y − x|
n 1 1
O
n
1
Ceci montre que |f (x) − f (y)| 6 |x − y| avec égalité si x, y 6 .
n
1
Autrement fn ∈ L et K(fn ) = 1. En outre k fn k∞ = , donc
n
1
N (fn ) = 1 +
n
N (fn )
(b) On a = n + 1 −−−−−→ +∞, donc les normes N et k.k∞ ne sont pas équivalentes.
k fn k∞ n→+∞
ce qui implique K(fn ) −−−−−→ K(f ). Mais K (fn ) 6 K, d’où K (f ) 6 K, et f ∈ Lk qui est donc fermé
n→+∞
dans (L, N )
9. (a) Soit x, y ∈ R tel que x 6 y. On distingue quatre cas
1er cas: Si x, y ∈ I, alors trivialement
(b) L’application f˜ est continue sur R, puisqu’elle est lipschitzienne sur R, et elle admet une primitive sur R,
qui est de C 1 sur R. Soit F l’une de ses primitives. Il vient:
1
x+ n
n n 1 1
Z
fn (x) = f˜(t)dt = F x+ −F x−
2 1
x− n 2 n n
n 1 1
Qui est bien de C 1 . De plus fn′ (x) = f˜ x + − f˜ x − , d’où:
2 n n
′ n ˜ 1 ˜ 1
|fn (x)| = f x+ −f x−
2 n n
n 1 1
6 k x+ − x− =k
2 n n
Il en résulte que fn est k-lipschitzienne sur R tout entier Pour tout x ∈ R et tout n ∈ N∗ , on pose:
1
x+ n
n
Z
fn (x) = f˜(t)dt
2 1
x− n
Montrer que l’on définit ainsi une application fn : R −→ R de classe C 1 qui est k-lipschitzienne
1
n x+ n ˜
Z
˜
10. (a) Pour tout x ∈ R, on a fn (x) − f (x) = f (t) − f˜(x) dt. D’où
2 x− n1
1 1
x+ n x+ n
n n
Z Z
fn (x) − f˜(x) 6 f˜(t) − f˜(x) dt 6 k |t − x| dt
2 1
x− n 2 1
x− n
1 k k
Puisque |t − x| 6 , on en déduit fn (x) − f˜(x) 6 . En particulier |gn (x) − f (x)| 6 pour tout x ∈ I,
n n n
k
soit : k gn − f k∞ 6 . Ainsi on a prouvé (gn ) converge vers f dans C pour la norme k . k∞ Soit gn la
n
restriction de fn à [0, 1], montrer que la suite (gn ) est convergente dans (C0 , k.k∞ ) et déterminer sa limite
(b) A la question précédente, on a montré que toute fonction f ∈ Lk est limite uniforme d’une suite de fonctions
(gn ) éléments de Dk : ceci signifie que l’adhérence de Dk dans (C, k . k∞ ) est précisément Lk , autrement-dit
que Dk est dense dans (Lk , k.k∞ )
Soit E un espace vectoriel normé et A une partie non vide de E. L’ensemble {kx − ak/a ∈ A} admet une borne
inférieure dans R. On notera d (x, A) cette borne inférieure et on écrira plus simplement
d (x, A) = inf kx − ak
a∈A
10. Montrer à l’aide de (⋆) que si d (x, A) est atteinte en b et c tel que b 6= c alors :
b+c
x− < kx − bk
2
d (x, A) 6 k x − y k
1
d (x, A) < −−−−−→ 0
n n→+∞
1
7. (a) Soit n ∈ N∗ , alors pour ε = , d’après la caractérisation de la borne inférieure, il existe xn ∈ A tel que
n
1
k xn − x k < d (x, A) +
n
(b) La suite (xn )n>1 construite dans la question précédente et les encadrements ∀n ∈ N∗ , d (x, A) 6
1
k xn − x k < d (x, A) + donne d (x, A) = lim kxn − xk
n n→∞
8. On suppose que E est de dim finie et A fermée de E.
(a) La suite (k xn − x k) est convergente, donc elle est bornée et, par suite, il existe M ∈ R+ tel que: ∀n ∈
N, k xn − x k 6 M , ainsi pour tout n ∈ N:
k xn k 6 k xn − x k + k x k 6 M + k x k
D’où
2
b+c 2 2 2
4 x− + kb − ck = 2(kx − bk + kx − ck ).
2
10. Si d (x, A) = k x − b k = k x − c k, alors, d’après l’identité du parallélogramme est atteinte en b et c tel que b 6= c
alors
2
b+c 2 2 2 2
4 x− + kb − ck = 2(kx − bk + kx − ck ) = 4 k x − b k
2
Puisque b 6= c, alors k b − c k > 0 puis
b+c
x− < kx − bk
2
11. L’espace E est de dimension finie et A est fermée, donc, d’après la question 8, la distance d (x, A) est atteinte
en un point a ∈ A et la convexité de A montre l’unicité de ce point
Partie I
Soit H un hyperplan d’un espace vectoriel normé E et h une forme linéaire non nulle sur E de noyau H
1. Dans cette question, E est supposé de dimension finie, on désigne par x0 un vecteur de E
(a) On note d (x0 , H) la distance de x0 à l’hyperplan H. Montrer qu’il existe une suite (un )n d’éléments de H
telle que : lim kx0 − un k = d (x0 , H)
n→+∞
(b) Montrer que la suite (un ) est bornée
(c) En déduire qu’il existe y ∈ H tel que : d (x0 , H) = kx0 − yk
On dit que la distance de x0 à H est atteinte en y
Dans la suite de cette partie E est R−espace vectoriel normé de dimension quelconque .
2. Montrer que si h est une forme linéaire continue sur E alors le noyau Ker (h) est fermé dans E
3. On veut établir la réciproque. Par absurde on suppose que Ker (h) est fermé et h n’est pas continue.
(a) Justifier l’existence d’une suite (tn )n ∈ E N telle que :
(
lim tn = 0
n→+∞
h (tn ) = 1 pour tout n ∈ N
(b) En considérant la suite (tn − t0 )n>0 , aboutir à une contradiction puis conclure .
4. (a) Montrer que si F est un sous-espace vectoriel E, alors F est un sous-espace vectoriel de E .
(b) En déduire que tout H hyperplan de E est fermé ou dense dans E,c’est-à-dire H = H ou H = E
Partie II
On suppose dans cette partie que H est un hyperplan fermé, d’un R−espace vectoriel normé E de dimension
quelconque . H est le noyau d’une forme linéaire h, continue non nulle sur E. x0 désigne un vecteur fixé de E.
|h(x)|
5. (a) Justifier que l’ensemble , | x ∈ E \ {0} est majoré
kxk
|h (x)|
(b) Justifier l’existence de ||| h ||| = sup , puis montrer que ∀x ∈ E, |h(x)| 6 ||| h ||| k x k
x6=0 kxk
|h (x0 )|
6. (a) Montrer que, pour tout y de H on a :kx0 − yk >
||| h |||
|h (x0 )|
(b) En déduire que d (x0 , H) > .
||| h |||
(c) En déduire que d (x0 , H) = 0 si et seulement si x0 ∈ H
7. On considère dans cette question que x0 ∈
/H .
(a) Montrer qu’il existe une suite (wn )n d’éléments de E\ {0} vérifiant :
|h (wn )|
||| h ||| = lim
n→+∞ kwn k
(b) Montrer que, pour tout entier n, il existe un réel λn et un vecteur yn de H tel que :
w n = λn x 0 + yn
|h (wn )| |h (x0 )|
(c) Prouver que, pour tout entier n : 6
kwn k d (x0 , H)
|h (x0 )|
8. En déduire que, pour tout vecteur x0 de E , on a :d (x0 , H) =
||| h |||
Partie III
Dans cette partie, E est l’ensemble des suites réelles de limite nulle, on munit cet ensemble de la norme infinie,
c’est-à-dire que si u = (un )n ∈ E alors kuk∞ = sup |un | .
n∈N
X un
9. Établir que si u = (un )n est une suite bornée alors la série est convergente.
2n+1
n>0
Soit h l’application définie sur E dans R par:
+∞
X un
h (u) =
n=0
2n+1
10. Montrer que h est une forme linéaire continue non nulle sur E et que k h k 6 1
11. Soit (vp )p>0 une suite d’éléments de E, on notera vp (n) le terme de rang n de la suite vp .
On définit vp par :
(
1 si 0 6 n 6 p
vp (n) =
0 si n > p + 1
|h (vp )|
Calculer lim ,en déduire k h k
p→+∞ kvp k∞
12. Montrer qu’il n’existe pas d’élément u non nul de E telle que :
|h (u)|
||| h ||| =
kuk∞
Partie I
1. (a) On rappelle que d (x0 , H) = inf kx0 − yk.
y∈H
Soit n ∈ N, d’après la caractérisation de la borne inférieure, il existe un ∈ H tel que :
1
d (x0 , H) 6 kx0 − un k < d (x0 , H) +
2n
Par suite, par le théorème d’encadrement, lim kx0 − un k = d (x0 , H)
n→+∞
(b) On a kun k 6 kun − x0 k + kx0 k . La suite (kun − x0 k)n est convergente , donc bornée
Par suite (kun k)n est aussi bornée.
(c) H étant de dimension finie, d’après Bolzano-weirstrass, on peut extraire une suite uϕ(n) n
convergente.
Notons y sa limite, alors par continuité de la norme
lim uϕ(n) − x0 = ky − x0 k
n→+∞
D’autre part : d (x0 , H) = lim uϕ(n) − x0 , car uϕ(n) − x0 est extraite de la suite convergente
n→+∞
((kun − x0 k)n ) .
On en déduit que d (x0 , H) = ky − x0 k .
2. h : E −→ R est continue et {0} est fermé dans R, donc Ker (h) = h−1 ({0}) est fermé dans E
3. (a) h est linéaire non continue, donc elle n’est pas continue en 0, donc
∃ε > 0 tel que ∀δ > 0 ,∃x tel que kxk < δ et |h (x)| > ε
1
En particulier, pour tout n ∈ N, il existe xn ∈ E tel que kxn k < et |h (xn )| > ε
2n
xn kxn k kxn k 1
Posons tn = , on a h (tn ) = 1 et ktn k = 6 6 n donc lim tn = 0
h (xn ) |h (xn )| ε 2 ε n→+∞
(b) On a h (tn − t0 ) = h (tn ) − h (t0 ) = 0 donc tn − t0 ∈ H mais lim (tn − t0 ) = −t0 ∈ / H. Ce qui contredit
n→+∞
que H est fermé
4. Soit F un sous-espace de E,
— F 6= ∅ ( Car F l’est )
2
— Soit (x, y) ∈ F et λ ∈ R , alors il existe (xn )n ∈ F N et (yn )n ∈ F N telles que :
lim xn = x et lim yn = y
n→+∞ n→+∞
Partie II
6. (a) L’application h est linéaire continue, donc elle est bornée sur la sphère unité, ainsi il existe K ∈ R+ tel que
|h(x)|
(b) L’ensemble , | x ∈ E \ {0} est une partie de R non vide et majorée, donc elle admet une borne
kxk
|h (x)|
supérieure, ce qui justifie l’existence de k h k = sup .
x6=0 kxk
|h(x)|
Soit x ∈ E \ {0}, alors 6 k h k, donc |h(x)| 6 k h k k x k.
kxk
Une telle inégalité est vérifiée si x = 0. Ainsi
∀x ∈ E, |h(x)| 6 k h k k x k
|h (x0 )|
0 = d (x0 , H) > >0
khk
|h (xε )|
∀ε > 0 , ∃xε ∈ E\ {0} tel que : k h k − ε 6 6 khk
kxε k
1 |h (wn )|
khk − 6 6 khk
2n kwn k
|h (wn )|
Donc k h k = lim
kwn k
n→+∞
|h (wn )| |h (x0 )|
6
kwn k d (x0 , H)
9. Par passage à la limite dans l’inégalité précédente , on a :
|h (x0 )| |h (x0 )|
khk 6 donc d (x0 , H) 6
d (x0 , H) khk
|h (x0 )|
Ainsi: d (x0 , H) =
khk
Partie III
un kuk∞ X kuk
∞
10. La suite (un )n est convergente donc bornée. Pour tout n ∈ N, on a n+1
6 n+1 et converge , donc
2 2 2n+1
n>0
X un
est absolument convergente par suite elle est convergente .
2n+1
n>0
11. L’application h est linéaire car pour u = (un )n , v = (vn )n deux éléments de E et λ ∈ R, on a
+∞ +∞ +∞
X un + λvn X un X vn
h (u + λv) = = + λ = h(u) + λh(v)
n=0
2n+1 n=0
2 n+1
n=0
2n+1
+∞ +∞ +∞
!
X un X |un | X 1
|h (u)| = n+1
6 n+1
6 n+1
kuk∞ = kuk∞
n=0
2 n=0
2 n=0
2
+∞ +∞
! +∞
|un | 1 (kuk ∞ − |un |)
X X X
Donc 6 kuk∞ ce qui donne que =0
n=0
2n+1 n=0
2 n+1
n=0|
2n+1
{z }
>0
Donc |un | = kuk∞ pour tout n ∈ N. Autrement-dit la suite |u| est constante. Mais par définition de E, on a
lim un = 0 par suite kuk∞ = lim |un | = 0 absurde car u 6= 0
n→+∞ n→+∞
14. h est continue , donc H est fermé
15. Soit x ∈
/ H , supposons qu’il existe u ∈ H tel que : d (x, H) = d (x, u) = kx − uk
On a
|h (x)|
kx − uk∞ = d (x, H) = = |h (x)| = |h (x − u)| ( h (u) = 0 car u ∈ H)
khk
En posant a = x − u , on a |h (a)| = kak∞ ce qui n’est pas possible d’après la question précedente .
Théorème de Riesz
Soient (E, k . k) un espace vectoriel normé non nul (non nécessairement de dimension finie) et d la distance associée
à k.k
d (x, Hn ) = k x − xn+1 k
x − xn+1
ii. Soit en+1 = . Justifier que en+1 ∈ B puis montrer que d (en+1 , Hn ) = 1
k x − xn+1 k
iii. Montrer que: ∀p ∈ [[0, n]] , k ep − en+1 k > 1
(c) Conclure
6. Montrer par l’absurde que la suite (en )n∈N n’admet pas de valeurs d’adhérence dans B
7. Montrer le théorème de Riesz:
Théorème
Un espace vectoriel normé est de dimension finie si et seulement si sa boule unité fermée est compacte.
Théorème de Riesz
k xn k 6 k xn − x k + k x k 6 M + k x k
y − y0
k e1 − x k = −x
k y − y0 k
k y − (y0 + k y − y0 k .x) k
=
k y − y0 k
1
Avec y0 + k y − y0 k .x ∈ H0 , alors k e1 − x k > .d (y, H0 ) = 1. On Conclut donc d (e1 , H0 ) = 1.
k y − y0 k
Finalement e0 ∈ H1 , donc ke1 − e0 k > d (e1 , H0 ) = 1
(b) i. On a Hn E puisque Hn est de dimension finie et E ne l’est pas, donc il existe x ∈ E \ Hn . Pour un
tel vecteur il existe xn+1 ∈ Hn tel que
x − xn+1
ii. Posons en+1 = . On a immédiatement k en+1 k = 1 et donc d (en+1 , Hn ) 6 1 car 0 ∈ Hn
k x − xn+1 k
De plus, pour tout h ∈ Hn , on a:
x − xn+1
k en+1 − h k = −h
k x − xn+1 k
k x − (xn+1 + k x − xn+1 k .h) k
=
k x − xn+1 k
1
Avec xn+1 + k x − xn+1 k .h ∈ Hn , alors k en+1 − h k > .d (x, Hn ) = 1. On conclut donc
k x − xn+1 k
d (en+1 , Hn ) = 1.
iii. On a bien d (en+1 , H) = 1, donc ∀i ∈ [[0, n]] , ken+1 − ei k > 1 car ei ∈ H
Théorème de Riesz
(c)
6. Si la suite (en )n∈N admet une valeur d’adhérence dans B, alors il existe une suite extraite eϕ(n) n∈N
de (en )n∈N
convergente dans B. Mais
∀(i, j) ∈ N2 , i 6= j, keϕ(i) − eϕ(j) k > 1
Donc la suite eϕ(n) n∈N n’est pas de Cauchy et, par suite, elle diverge
7. ⇒) Dans un espace vectoriel normé de dimension finie la boule unité est formée bornée, donc elle est compacte
⇐) Par contraposée, si l’espace est de dimension infinie, alors, d’après la question 5b, on peut construire une
suite de la boule unité fermée qui n’admet pas de valeurs d’adérence. Donc B n’est compacte
Partie I: Préliminaires
Mn (K) −→
Kn [X]
1. Justifier que l’application χ : est continue
M 7−→
χM
1 + k1 0
Mn (K) −→ Kn [X]
2. En considérant la suite de terme général Mk = , monter que l’application π :
0 1 M 7−→ πM
n’est pas continue
3. Montrer que les matrices d’une même classe de similitude ont les mêmes polynômes minimal et caractéristique
4. Montrer que S(M ) = {M } si, et seulement, s’il existe λ ∈ K tel que M = λIn .
(a) Soit A ∈ Mn (K). Montrer que M et A sont semblables si et seulement si elles ont le même polynôme
caractéristique et le même polynôme minimal
(b) En déduire que S(M ) est fermée
13. On prend ici K = C et on suppose que la classe S(M ) est fermée dans Mn (C)
(a) Justifier l’existence d’une matrice triangulaire supérieure T = (ai,j )16i,j6n appartenant à S(M )
(b) Soit D = diag (1, 2, · · · , n) la matrice diagonale ayant 1, 2, · · · , n sur sa diagonale. Pour tout k ∈ N, calculer
l’élément Dk T D−k i,j d’indice (i, j) de la matrice Dk T D−k en fonction de i, j et ai,j
(c) Montrer que la suite Dk T D−k k∈N converge lorsque k ten vers l’infini vers diag (a1,1 , a2,2 , · · · , an,n )
0 ∗ ··· ∗
.. .. .. ..
. . . .
T =
.
.. ..
. ∗
0 ··· ··· 0
En cours
Normes subordonnées
4. (a) Montrer que (Lc (E), ||| . |||) est une algèbre normée ;
(b) Calculer ||| IdE |||.
∀f ∈ E, N1 (f ) = kf k∞ et ∀f ∈ F , N2 (f ) = kf k∞ + kf ′ k∞
Montrer que T est une application linéaire continue de (E, N1 ) dans (F, N2 )
(b) Calculer ||| T |||
xm
v
m um
2
X uX
kXk1 = |xi |, kXk2 = t |xi | et k X k∞ = max |xi |
i∈[[1,m]]
i=1 i=1
Normes subordonnées
e−iθ1
p p
et soit X0 = ... .
X X
(b) Soit k ∈ [[1, n]] tel que max |aij | = |akj |. Posons ∀j ∈ [[1, n]] , akj = |akj |eiθj
16i6n
j=1 j=1
e−iθp
p
X
Calculer kX0 k∞ et montrer que k AX0 k∞ > max |aij |
16i6n
j=1
p
X
(c) En déduire que ||| A |||∞ = max |aij |.
16i6n
j=1
Normes subordonnées
∀x ∈ E, k u(x) kF 6 k k x kE
k u(x) kF n
k u(x) kF
o
En particulier: ∀x ∈ E \ {0}, 6 k. Ceci montre que l’ensemble k x kE , x ∈ E \ {0E } est majoré
k x kE
de R et puisqu’il est non vide , d’après l’axiome de la borne supérieure, il admet une borne supérieure. D’où
l’existence de |||u|||.
2. Soit u, v ∈ Lc (E, F ) et α ∈ K:
— Séparation: Si ||| u ||| = 0 alors ∀x ∈ E \ {0}, u(x) = 0. Or u est linéaire, donc u(0) = 0, soit u = 0
kαu(x)k ku(x)k
— Homogénéité: ||| αu ||| = sup = |α| sup = |α| ||| u ||| .
kxk6=0 kxk kxk6=0 k x k
donc
k(u + v)(x)k ku(x)k kv(x)k
6 + 6 ||| u ||| + ||| v |||
kxk kxk kxk
d’où ||| u + v ||| 6 ||| u ||| + ||| v |||.
On déduit que ||| . ||| est une norme sur Lc (E, F ).
3. Soit u ∈ Lc (E, F ).
(a) — Montrons que ||| u ||| 6 sup ku(x)k:
kxk=1
1 1 ku(x)k
Soit x ∈ E \ {0}, on a kxk x = 1 donc u x 6 sup ku(x)k . Or u est linéaire donc 6
kxk kxk=1 kxk
sup ku(x)k donc ||| u ||| 6 sup ku(x)k.
kxk=1 kxk=1
— L’inégalité sup ku(x)k 6 sup ku(x)k est triviale, car la sphère unité est incluse dans la boule unité
kxk=1 kxk61
fermée
— Montrons que sup ku(x)k 6 ||| u |||:
kxk61
Soit x ∈ E de norme inférieur ou égale à 1
— Si x = 0, alors 0 = k u(x) k 6 ||| u |||
k u(x) k
— Si x 6= 0, on a 6 ||| u |||, donc
kxk
(b) Soit x ∈ E
— Si x = 0, on a 0 = k u(x) k 6 ||| u ||| . k x k
k u(x) k
— Si x 6= 0, on a 6 ||| u |||, donc k u(x) k 6 ||| u ||| . k x k
kxk
Donc ∀x ∈ E, k u(x) k 6 ||| u ||| . k x k
(c) — Montrons que ||| f ||| 6 inf{k ∈ R+ /∀x ∈ E, kf (x)k 6 kkxk}:
On pose K = {k ∈ R+ /∀x ∈ E, kf (x)k 6 kkxk} et soit k ∈ K donc ∀x ∈ E \ {0}, kf (x)k 6 kkxk donc
kf (x)k
∀x ∈ E \ {0}, kfkxk
(x)k
6 k d’où sup 6 k.
x6=0 kxk
kf (x)k kf (x)k
On déduit que ∀k ∈ K, sup 6 k d’où sup 6 inf K.
x6=0 kxk x6=0 kxk
Normes subordonnées
Donc ||| u ◦ v ||| 6 ||| u ||| . ||| v |||, donc ||| . ||| est une norme d’algèbre
(b) En outre ||| IdE ||| = 1.
|u (P )| = |P (0)| 6 kP k
Donc u est lipschitzienne en 0, ce qui montre que u est continue sur R[X] pour la norme considérée
|u(P )|
— D’une part ||| u ||| 6 1. D’autre part, pour P = 1, on a = 1 > ||| u |||.
kP k
Donc ||| u ||| = 1
6. Tϕ est bien définie et clairement linéaire. Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
donc
n
X
|||A|||∞ 6 max |aij |
16i6n
j=1
Normes subordonnées
n
X n
X
(c) D’une part |||A|||∞ >k AX0 k∞ > max |aij |, donc max |aij | 6 ||| A |||∞ et d’autre part, d’après la
16i6n 16i6n
j=1 j=1
n
X
question 8a, |||A|||∞ 6 max |aij |, donc
16i6n
j=1
n
X
|||A|||∞ = max |aij |
16i6n
j=1
9. (a) On a
n X
X n
kAXk1 = aij xj
i=1 j=1
n X
X n n X
X n
6 |aij ||xj | = |aij ||xj |
i=1 j=1 j=1 i=1
n n
! n
!
X X X
6 max |aij | |xj | = max |aij | kXk1
16j6n 16j6n
j=1 i=1 i=1
n
X
donc ||| A |||1 6 max |aij |
16j6n
i=1
n X
X n n
X n
X
(b) On a kX0 k1 = 1 et kAX0 k = aij xj = |aik | = max |aij |
16j6n
i=1 j=1 i=1 i=1
n
X
(c) |||A|||1 = max |aij |.
16j6n
i=1
n
X n
X
(d) D’une part ||| A |||1 > k AX0 k1 > max |aij |, donc max |aij | 6 ||| A |||1 et d’autre part, d’après la
16j6n 16j6n
i=1 i=1
n
X
question 9a, ||| A |||1 6 max |aij |, donc
16j6n
i=1
n
X
|||A|||1 = max |aij |
16j6n
i=1
X p
n X p
X p
n X
X
2 2
6 |aij | |xk | = |aij |2 kXk22 = kAk22 kXk22
i=1 j=1 k=1 i=1 j=1
Dans ce document
— K = R ou C et p un entier supérieur ou égal à deux ;
— Pour A ∈ Mp (K) et λ ∈ K on pose χA (λ) = det (λIp − A)
5. Montrer que Nn (K) est étoilé en On , puis qu’il est connexe par arcs dans Mn (K).
Une matrice M = (mi,j )16i,j6p ∈ Mp (R) est dite stochastique lorsqu’elle est à coefficients positifs et que de plus
X p
mi,j = 1, pour tout j ∈ [|1, p|].
i=1
1. Montrer que l’ensemble Cp (R) des matrices stochastiques de Mp (R) est un compact convexe de Mp (R).
!
Pp
2. On munit E = Mp (R) de la norme :kAk = sup |aij | si A = (aij )16i,j6p .
16i6p j=1
On note f l’application de E dans R définie par f (A) = Tr (A)
(a) Montrer que f est linéaire continue
(b) Montrer que f est bornée sur Cp (R) et atteint ses bornes puis déterminer ces bornes.
(c) Montrer que f (Cp (R)) est un segment de R qu’on déterminera.
1. (a) Montrer que l’ensemble E des matrices non inversibles dans Mn (K) est étoilée en 0Mn (K)
(b) En déduire que E est connexe par arcs
2. Soit A ∈ GLn (C)
m11 ··· ··· m1n
.. ..
0 . .
(a) Justifier qu’il existe P ∈ GLn (C) et une matrice T =
. .. triangulaire supérieure dont
.. .. ..
. . .
0 ··· 0 mnn
les éléments diagonaux sont non nuls telles que A = P T P −1
(b) On écrit mkk = ρk eiθk pour tout k ∈ [[1, n]], avec ρk > 0 et on considère l’application ϕ : [0, 1] −→ Mn (C)
par
ρt1 eitθ1 tm12 ··· ··· tm1n
.. ..
0
. .
ϕ(t) = .. ..
.. ..
. .
. .
tmn−1,n
0 ··· 0 ρtn eitθn
Justifier que ϕ est continue sur [0, 1]
(c) Montrer que ∀t ∈ [0, 1], ϕ(t) ∈ GLn (C) et calculer ϕ(1) et ϕ(0)
−1
(d) Considérer ψ = P ϕP et montrer que GLn (C) est connexe par arcs
3. Que dire de GLn (R) ?
1. On note SLn (R) = {M ∈ GLn | det(M ) = 1} le groupe spécial linéaire. On admet que SLn (R) est engendré par
les transvections Ti,j (λ) = In + λEi,j , 1 6 i, j 6 n, i 6= j et λ ∈ R.
(a) Montrer que SLn (R) est connexe par arcs.
Indication: On pourra relier toute matrice M à In .
(b) SLn (R) est-il étoilé en In ?
2. On note GL+ +
n (R) = {M ∈ GLn (R) | det(M) > 0}. Soit M, M ∈ GLn (R) et pour α ∈ R, on pose D (α) =
′
Soit A = (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (K) On appelle matrice extraite de A toute matrice B obtenue de A en supprimant un
certain nombre de lignes ou de colonnes. Soit r un entier naturel, avec r 6 n.
On admet les deux résultats suivant : Pour tout A ∈ Mn (K)
(i) Si le rang de A est égal à r alors il existe une matrice extraite carrée d’ordre r de la matrice A qui est inversible.
(ii) S’il existe une matrice extraite de la matrice A, qui soit d’ordre r et inversible, alors le rang de A est supérieur
ou égal à r .
1. On notera Rr = {A ∈ Mn (K) | rg (A) = r}et Rr− = {A ∈ Mn (K) | rg (A) 6 r} . On définit la fonction f de
Mn (K) à valeurs dans R par:
X
f (A) = |det(B)|
B extraite de A
Ordre de B>r
La somme étant prise sur toutes les matrices carrées B extraites de A et d’ordre supérieure strictement à r
(a) Justifier que f est continue sur Mn (K)
(b) Montrer qu’une matrice A ∈ Rr− si et seulement si f (A) = 0
(c) En déduire que Rr− est un fermé de Mn (K)
2. Application: Soit (Mp )p∈N une suite de Mn (K) convergeant vers une matrice M du rang r
(a) Justifier que {A ∈ Mn (K) , rg(A) > r} est ouvert de Mn (K)
(b) Montrer que pour p assez grand, on a dim Ker(Mp ) 6 dim Ker(M )
3. Prouver que l’adhérence de Rr est inclus dans Rr−
4. Inversement, si A ∈ Rr−
Iα 0
(a) Justifier que A s’écrit: A = P Q où P, Q ∈ GLn (K) et 0 6 α 6 r.
0 0
(b) Construire une suite de matrices (Ak )k∈N∗ de rang r convergeant vers A.
5. Conclure que Rr = Rr−
6. Montrer que GLn (K) est dense dans Mn (K)
Alors GLp (K) = det−1 (K∗ ), avec K∗ ouvert dans K et det est continue, donc GLp (K) est ouvert dans de Mp (K).
3. Soit A ∈ Mp (K).
(a) Rappelons que Sp (A) \ {0} est un ensemble fini de cardinal inférieur ou égal p.
— Si Sp (A) \ {0} = ∅, alors on prend α quelconque dans R∗+ . Alors pour tout λ ∈ ]0, α[, on a λ ∈
/ Sp (A),
donc χA (λ) 6= 0
— Sinon soit α = min{|z| , z ∈ Sp (A) \ {0}}. Alors pour tout λ ∈ ]0, α[, on a χA (λ) 6= 0, car sinon λ sera
une racine non nulle de χA et par suite λ = |λ| > α. Absurde
Bref ∃α > 0, ∀λ ∈]0, α[, χA (λ) 6= 0.
α α α
(b) Soit n ∈ N∗ , on a ∈ ]0, α[, donc det(An ) = det(A − Ip ) = (−1)p χA 6= 0. Donc An ∈ GLp (K)
2n 2n 2n
λ
4. Soit A ∈ Mp (K). D’après la question 3a il existe α ∈ R∗+ tel que ∀λ ∈ ]0, α[, χA (λ) 6= 0. Posons An = A − Ip ,
2n
α
alors la suite (An )n>1 est d’éléments de GLp (K) vérifiant k An − A k = k Ip k −−−−−→ 0, donc An −−−−−→ A
2n n→+∞ n→+∞
5. Application: Soit A, B ∈ Mp (K)
(a) Si A ∈ GLp (K), alors AB et BA = A−1 (AB) A sont semblables, donc elles ont le même polynôme carac-
téristique et, par suite ∀λ ∈ K, χAB (λ) = χBA (λ).
(b) Soit λ ∈ K. Les deux applications
Mp (K) −→ K Mp (K) −→ K
ψ1 : et ψ2 :
A 7−→ det (λIp − AB) A 7−→ det (λIp − BA)
sont continues et elles coïncident sur GLp (K) qui est dense dans Mp (K), donc elles sont égales.
1. Soit n
n
Mn (K) −→ Mn (K)
Mn (K) −→ Mn (K) n
ϕ1 : et ϕ2 : Y
A 7−→ (A, · · · , A) (A1 , · · · , An )
7−→ Ai
i=1
ϕ1 est continue en dimension finie, donc elle est continue et ϕ2 est n-linéaire en dimension finie, donc elle est
continue. Ainsi f = ϕ2 ◦ ϕ1 est continue par composition.
2. Soit M ∈ Mn (K), on a
Alors Nn (K) = f −1 ({0}), avec {0} fermé dans Mn (K) et f est continue, donc Nn (K) est fermé dans de Mn (K)
0 ···
0 p
0 ···
0 0
3. Pour p ∈ N, on pose Ap = pE1,n = .. . . . Alors pour tout p ∈ N, on a Ap ∈ Nn (K) et k Ap k =
(0) .. ..
.
0 ··· 0 0
p k E1,n k −−−−−→ +∞, donc Nn (K) n’est pas borné.
p→+∞
4. Soit A ∈ Nn (K)
(a) A est nilpotente, donc SpK (A) = {0}, donc A n’est pas inversible.
(b) Soit ε > 0. Par absurde si B(A, ε) * Nn (K). Mais GLn (K) est dense dans Mn (K), alors B (A, ε)∩GLn (K) 6=
∅, donc la boule B (A, ε) contient une matrice inversible et, par suite, l’ensemble Nn (K) contient une matrice
inversible. Absurde
◦
\
(c) Si N n (K) 6= ∅, alors il existe A ∈ Nn (K) et ε > 0 tel que B (A, ε) ⊂ Nn (K). Absurde, vu le résultat de la
question précédente
n
5. On a On ∈ Nn (K). Soit N ∈ Nn (K), montrons [On , N ] ⊂ Nn (K). Soit t ∈ [0, 1], on a (tN ) = tn N n = On ,
donc tN ∈ Nn (K). Donc Nn (K) est étoilée en On .En fin Toue partie étoilée est connexe par arcs.
Les applications considérées sont linéaires et dim Mp (R) < +∞, donc elles sont continues.
Soit M = (mi,j )16i,j6p ∈ Mp (R), on a:
(
∀i, j ∈ [[1, p]] , ψi,j (M ) > 0
M ∈ Cp (R) ⇐⇒
∀j ∈ [[1, p]] , Sj (M ) = 1
(
−1
∀i, j ∈ [[1, p]] , M ∈ ψi,j ([0, +∞[)
⇐⇒
∀j ∈ [[1, p]] , M ∈ Sj−1 ({1})
Donc
\ p
\
−1
Cp (R) = ψi,j ([0, +∞[) ∩ Sj−1 ({1})
16i,j6p j=1
−1
Pour tous i, j [[1, p]], les ensembles ψi,j ([0, +∞[) et Sj−1 ({1}) sont des fermés, car ils sont des images
réciproques des fermés par des applications continues, en conséquence Cp (R) est fermé comme intersection
de fermés
— Montrons que Cp (R) est borné. Soit M = (mi,j )16i,j6p ∈ Cp (R), on a
p
! p
!
X X
kM k1 = max |mi,j | = max mi,j =1
16j6p 16j6p
i=1 i=1
Donc Cp (R) est borné. L’espace Mp (R) est de dimension finie, donc Cp (R) est compact de Mp (R).
— Montrons que Cp (R) est convexe. Soit A = (ai,j )16i,j6p et B = (bi,j )16i,j6p deux matrices de Cp (R). Pour
tout t ∈ [[0, 1]], on a tA + (1 − t) B = (tai,j + (1 − t)bi,j )16i,j6p et
Donc
0 6 f (M ) 6 Ip ∈ Cp (R) et f (Ip ) = p, donc p = max f (Cp (R)). En outre pour J =
p. Or
0 0 0 ··· 1
..
1
0 0 . 0
.. .. .. ..
. ∈ Mp (R), on a J ∈ Cp (R) et f (J) = 0, donc 0 = min f (Cp (R)).
. . .
0
.
. .. ..
. . . 0
0 ... 0 1 0
(c) Montrons que f (Cp (R)) = [0, p]
— f étant continue et f (Cp (R)) est connexe par arcs, donc f (Cp (R)) est un intervalle
— f (Cp (R)) ⊂ [0, p]
— Comme 0, p ∈ f (Cp (R)), donc [0, p] ⊂ f (Cp (R))
1. (a) On a On ∈ Mn (K) \ GLn (K). Soit N ∈ Mn (K) \ GLn (K), montrons [On , N ] ⊂ Mn (K) \ GLn (K). Soit
t ∈ [0, 1], on a det (tN ) = 0, donc tN ∈ Mn (K) \ GLn (K). Donc Mn (K) \ GLn (K) est étoilée en On .
(b) Toue partie étoilée est connexe par arcs.
2. Soit A ∈ GLn (C)
m11 ··· ··· m1n
.. ..
0 . .
(a) Toute matrice complexe est trigonalisable, alors il existe P ∈ GLn (C) et une matrice T = .. ..
.. ..
. . . .
0 ··· 0 mnn
n
Y
triangulaire supérieure telles que A = P T P −1 . De plus mk,k = det(T ) = det(A) 6= 0, donc ∀k ∈ [[1, n]],
k=1
mk,k 6= 0
(b) Pour tout k ∈ [[1, p]], l’application:
[0, 1] −→ C
ϕk,k :
t 7−→ ρtk eitθk
est continue. De plus pour tout i 6= j ∈ [[1, n]], l’application affine
[0, 1] −→ C
ϕi,j :
t 7−→ tmi,j
est continue. Donc ϕ est continue sur [0, 1], car ses fonctions composantes sont continues sur [0, 1]
n
X
n
Y
!t it θk
(c) Soit t ∈ [0, 1], on a det ϕ(t) = ρk e k=1 6= 0, donc ϕ(t) ∈ GLn (C), avec ϕ(1) = T et ϕ(0) = In
k=1
Mn (C) −→ Mn (C)
(d) L’application S : est continue, car elle est linéaire et dim Mn (C) < +∞.
M 7−→ P M P −1
Alors ψ = S ◦ ϕ : [0, 1] −→ Mn (C) est continue par composition. En fin pour tout t ∈ [0, 1], on a
det(ψ(t)) = det(ϕ(t)) 6= 0, donc ψ(t) ∈ GLn (C), donc ψ : [0, 1] −→ GLn (C) est continue, avec ψ(0) = In
et ψ(1) = A. Soit maintenant A, B ∈ GLn (C), on sait qu’il existe un chemin dans GLn (C) joignant A et
In et un autre joignant B et In , donc il existe un chemin dans GLn (C) joignant A et B. Ainsi GLn (C) est
connexe par arcs
3. Comme det (GLn (R)) = R∗ , det est continue et R n’est pas connexe par arcs, alors GLn (R) n’est pas connexe
par arcs.
−1
1. (a) Remarquons d’abord que Ti,j (λ) = Ti,j (−λ). Soit M ∈ SLn (R), alors il existe des transvections
p
p
Y [0, 1] −→ Mn (R)
(Tik ,jk (λk ))k=1 telles que M = Tik ,jk (λk ). Pour k ∈ [[1, p]], on pose ψk : .
t 7−→ Tik ,jk (tλk )
k=1
De telles fonctions ψk sont continues
car leurs fonctions coordonnées sont continues et comme Mn (R) est
[0, 1] −→ Mn (R)
p
une R-algèbre normée, alors ψ : Y est continue sur [0, 1] et ∀t ∈ [0, 1], on a
t −
7 → Tik ,jk (tλk )
k=1
det(ψ(t)) = 1 c’est-à-dire ψ(t) ∈ SLn (R). En outre ψ(0) = In et ψ(1) = M . Donc il existe un chemin dans
SLn (R) joignant In et M . Soit maintenant M, N ∈ SLn (R), on sait qu’il existe un chemin dans SLn (R)
joignant M et In et un autre joignant N et In , donc il existe un chemin dans SLn (R) joignant M et N .
Ainsi SLn (R) est connexe par arcs
−1 0 1 1
(b) Pour n = 2, on pose M = ∈ SL2 (R), mais O2 = In + M ∈ / SL2 (R), donc SL2 (R) n’est pas
0 −1 2 2
étoilé en I2
2. (a) Soit α = det(M ) et α′ = det(M ′ ), puis on pose N = D α1 M et N ′ = D α1′ M ′ , alors α, α′ > 0 et
det(N ) = det(N ′ ) = 1. Les nombres α et α′ et les matrices N et N ′ vérifient les conditions demandées
[0, 1] −→ Mn (R)
(b) Soit γ2 : [0, 1] −→ SLn (R) un chemin joignant γ2 (0) = N et γ2 (1) = N ′ et soit γ1 : .
t 7−→ D ((1 − t)α + α′ t)
L’application γ1 est continue car ses fonctions coordonnées est continue sur [0, 1] et par le produit
γ = γ1 .γ2 : [0, 1] −→ Mn (R) est continue et elle vérifie ∀t ∈ [0, 1], det(γ(t)) = (1 − t)α + α′ t > 0 et
γ(0) = M et γ(1) = M ′ , c’est-à-dire γ est un chemin dans GL+ ′ +
n (R) joignant M et M . Donc GLn (R) est
connexe par arcs.
3. On pose GL− −
n (R) = {M ∈ GLn (R) | det(M) < 0} et soit σ ∈ GLn (R).
Mn (R) −→ Mn (R)
(a) L’application γ : est linéaire et dim Mn (R) < +∞, donc elle est continue
M 7−→ σM
(b) Soit M ∈ GL+ − +
n (R), alors det(σM ) = det(σ)det(M ) < 0, donc γ(M ) ∈ GLn (R), puis γ GLn (R) ⊂
| {z }| {z }
<0 >0
GL− −
n (R). Inversement soit N ∈ GLn (R), on pose M = σ
−1
N , on a bien M ∈ GL+ (R), car det(M ) =
+
n
det(σ ) det(N ) = det(σ )det(N ) > 0 et γ (M ) = σM = N , donc N ∈ γ GLn (R) et par suite GL−
−1 −1
n (R) ⊂
| {z }| {z }
<0 <0
γ GL+ n (R)
+
+ +
(c) Comme GL− −
n (R) = γ GLn (R) , γ est continue et GLn (R) es connexe par arcs, alors GLn (R) = γ GLn (R)
est connexe par arcs
1. (a) Posons
( (
2 2
Mn (R) −→ (Mn (R) Mn (R) −→ Mn (R) Mn (R) −→ Mn (R)
g: , h: puis f :
M 7−→ (M, t M ) (M, N ) 7−→ MN M 7−→ M tM
g est continue sur Mn (R) car linéaire sur un espace de dimension finie. h est continue sur (Mn (R))2 car
bilinéaire sur un espace de dimension finie. On en déduit que f = h ◦ g est continue sur Mn (R).
(b) — On (R) = f −1 (In ) est fermé en tant qu’image réciproque d’un fermé par une application continue.
2
— Montrons que On (R) est borné. ∀A ∈ On (R), ∀(i, j) ∈ [[1, n]] , |ai,j | 6 1 et donc ∀A ∈ On (R), kAk∞ 6 1.
Puisque On (R) est un fermé borné de l’espace de dimension finie Mn (R), On (R) est un compact de Mn (R).
2. Si On (R) est connexe par arcs, alors det(On (R)) = {−1, 1} est connexe par arcs dans puisqu’il est l’mage d’un
connexe par arcs par une fonction continue. Absurde
3. SOn (R) = {A ∈ On (R) | det A = 1} = On (R) ∩ det−1 ({1}) est fermé et inclus dans le compact On (R), donc
il s’agit d’un compact
ϕ est continue car pour toute M ∈ M2 (R), l’expression de ϕ(M ) est un polynôme en les coefficients de M .
Donc si on choisit une matrice A dont le discriminant de son polynôme caractéristique est strictement négatif
et on suppose qu’il existe une suite de matrices réelles diagonalisables (Ak )k>0 telle que Ak −−−−−→ A, alors
k→+∞
ϕ (Ak ) −−−−−→ ϕ(A). Mais pour tout k ∈ N, le polynôme χAk est scindè, donc ϕ(Ak ) > 0 et par passage à la
k→+∞
limite ϕ(A) > 0. Absurde
1. (a) Pour toute matrice carrée B extraite det(B) est un polynôme en les coefficients de A. En outre |.| : K −→ R+
est continue, donc par composition puis par somme des fonctions continues l’application f est continue
(b) Soit A ∈ Mn (K). Alors f (A) = 0 si, et seulement, si le déterminant de toute matrice extraite de A d’ordre
> r est nul si, et seulement, si toute matrice extraite de A d’ordre > r est non inversible si, et seulement,
si A ∈ Rr−
(c) A ∈ Rr− si et seulement si A ∈ f −1 ({0}), donc Rr− = f −1 ({0}) est l’image réciproque d’un fermé par une
application continue, donc c’est un fermé de Mn (K)
2. Application: Soit (Mp )p∈N une suite de Mn (K) convergeant vers une matrice M du rang r
r R−
(a) On a R+ = {A ∈ Mn (K) , rg(A) > r} = {A ∈ Mn (K) , rg(A) > r − 1} = ∁Mr−1
n (K)
est le complémentaire
d’un fermé de Mn (K)
r r r
(b) Comme M ∈ R+ et R+ est ouvert, alors il existe ε > 0 tel que B (M, ε) ⊂ R+ . Par hypothèse Mp −−−−−→ M ,
p→+∞
alors il existe p0 tel que pour tout p > p0 : Mp ∈ B (M, ε), soit rg(Mp ) > rg(M ) ou encore, par le théorème
du rang, dim Ker(Mp ) 6 dim Ker(M )
3. Rr− contient Rr et est fermé, donc Rr ⊂ Rr− = Rr−
I 0
4. (a) Soit α = rg(A), alors A s’écrit: A = P α Q où P, Q ∈ GLn (K) et 0 6 α 6 r.
0 0
Iα 0 0
(b) Soit k ∈ N∗ , on pose Ak = P 0 k1 Ir−α 0 Q. Pour tout k ∈ N∗ la matrice Ak est du rang r et par
0 0 0
continuité de l’application linéaire M 7−→ P M Q, alors Ak −−−−−→ A
k→+∞
5. D’après la question 4b, on a Rr− ⊂ Rr et d’après la question 3, on a Rr ⊂ Rr− . Donc l’égalité demandée
6. Il suffit de voir que GLn (K) = Rn et que Mn (K) = Rn− . D’après la question précédente Rn = Rn− , alors
GLn (K) = Mn (K)
Existence de supplémentaire orthogonal Avec Pi désigne le projecteur ⊥ sur Vect(ε1 , . . . , εi ) C ONTACT I NFORMATION
Si F un sous-espace vectoriel de dimension finie d’un préhilbertien E Web [Link]
alors les espaces F et F ⊥ sont supplémentaires dans E. Email elamdaoui@[Link]
E SPACES PRÉHILBERTIENS RÉELS 2/2
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information
Inégalité de Hadamard
Notations et rappels
— Soit n un entier supérieur à 1. On désigne par diag(α1 , · · · , αn ) la matrice diagonale de Mn (R) dont les coefficients
diagonaux sont les réels α1 , · · · , αn dans cet ordre.
— Si M ∈ Mn (R), on note t M sa transposée.
— On munit l’espace vectoriel E = Rn du produit scalaire canonique noté h | i et de la norme euclidienne k k
associée.
— On note S(E) le sous-espace des endomorphismes symétriques de E, c’est-à-dire l’ensemble des endomorphismes
s de E vérifiant :
∀(x, y) ∈ E 2 , hs(x)|yi = hx|s(y)i.
— Un endomorphisme symétrique s de E est dit symétrique positif (respectivement symétrique défini positif) si :
— Une matrice S de Sn (R) est dite symétrique positive (respectivement symétrique définie positive) si :
t t
∀X ∈ Mn,1 (R), XSX > 0 (respectivement ∀X ∈ Mn,1 (R) \ {0}, XSX > 0).
— On note Sn+ (R) (respectivement Sn++ (R)) l’ensemble des matrices symétriques positives (respectivement symé-
triques définies positives) de Mn (R).
— On rappelle qu’un endomorphisme s de E est symétrique (respectivement symétrique positif, symétrique dé-
fini positif) si, et seulement si, sa matrice dans toute base orthonormée de E est symétrique (respectivement
symétrique positive, symétrique définie positive).
— On admet que, pour tous réels positifs a1 , · · · , an ,
n
!1/n n
Y 1X
ai 6 ai (inégalité arithmético-géométrique).
i=1
n i=1
Objectif du problème
On se donne une matrice S de Sn+ (R) (ou Sn++ (R)) et on étudie le maximum (ou minimum) de la forme linéaire
A 7→ Tr(AS) sur des ensembles de matrices.
λ1 6 λ2 6 · · · 6 λn .
Soit β = (ε1 , · · · , εn ) une base orthonormée de E telle que, pour tout i ∈ {1, · · · , n}, εi est un vecteur propre
associé à la valeur propre λi . Pour tout vecteur x de E, on pose :
Rs (x) = hs(x)|xi.
Inégalité de Hadamard
(b) Soit S = (si,j ) ∈ Sn+ (R), de valeurs propres λ1 , · · · , λn rangées dans l’ordre croissant :
λ1 6 λ 2 6 · · · 6 λn .
∀i ∈ {1, · · · , n} λ1 6 si,i 6 λn .
On note In la matrice unité de Mn (R) et On (R) le groupe des matrices orthogonales de Mn (R).
4. Démontrer que l’application M 7→ t M M − In est continue de Mn (R) dans Mn (R).
5. Justifier que, si A = (ai,j ) est une matrice orthogonale, alors :
6. En déduire que le groupe orthogonal On (R) est une partie compacte de Mn (R).
7. Soit S ∈ Sn+ (R), de valeurs propres (positives) λ1 , · · · , λn . On pose ∆ = diag(λ1 , · · · , λn ).
Si A est une matrice orthogonale, on note T (A) le nombre réel T (A) = Tr(AS).
(a) Soit A ∈ On (R). Démontrer qu’il existe une matrice orthogonale B telle que :
T (A) = Tr(B∆).
(b) Démontrer que l’application T de On (R) dans R admet un maximum sur On (R)
que l’on notera t.
(c) Démontrer que, pour toute matrice orthogonale A de On (R), T (A) 6 Tr(S), puis déterminer le réel t.
Soit S = (si,j ) ∈ Sn+ (R), de valeurs propres (réelles positives) λ1 , · · · , λn rangées dans l’ordre croissant :
0 6 λ 1 6 λ2 6 · · · 6 λ n .
n
Y
11. Pour tout réel ε > 0, on pose Sε = S + εIn . Démontrer que det(Sε ) 6 (si,i + ε), puis conclure que :
i=1
n
Y n
Y
λi 6 si,i (inégalité d’Hadamard).
i=1 i=1
Inégalité de Hadamard
Soit S ∈ Sn++ (R), de valeurs propres 0 < λ1 6 · · · 6 λn , et ∆ = diag(λ1 , . . . , λn ). Soit Ω ∈ On (R) telle que
S = Ω∆t Ω. On désigne par U l’ensemble des matrices de Sn++ (R) de déterminant égal à 1.
12. Démontrer que, pour tout A ∈ U, la matrice B = t ΩAΩ est une matrice de U vérifiant :
Tr(AS) = Tr(B∆).
13. Démontrer que {Tr(AS) \ A ∈ U} = {Tr(B∆) \ B ∈ U}, puis que ces ensembles admettent une borne inférieure
que l’on notera m.
14. Démontrer que, si B = (bi,j )16i,j6n ∈ U :
n
!1/n
Y
Tr(B∆) > n λi bi,i
i=1
Inégalité de Hadamard
Inégalité de Hadamard
n
X
D’après la question 5, et les λi étant positifs, T (A) 6 λi = Tr(S).
i=1
Ainsi t 6 Tr(S), mais de plus Tr(S) = T (In ) et In est une matrice orthogonale, donc t = Tr(S).
10. On peut appliquer l’inégalité (∗) à la matrice Sα car elle est bien dans Sn+ (R),
n
!2 n
2
Y 1 1X 1
or det(Sα ) = det(D) det(S) = αi,i det(S) et Tr(Sα ) = si,i = 1,
i=1
n n i=1 si,i
n
!2 n
Y 1 Y
donc det(S) 6 = si,i .
α
i=1 i,i i=1
2
11. Pour tout X ∈ Rn , t XSε X = t XSX + ε kXk > 0, donc Sε ∈ Sn+ (R). De plus d’après la question 3.b, pour tout
i ∈ {1, . . . , n}, 0 6 λ1 6 si,i , donc si,i + ε > 0, ce qui permet d’appliquer l’inégalité de la question précédente à
Yn
Sε : pour tout ε > 0, det(Sε ) 6 (si,i + ε).
i=1
De plus il existe P ∈ On (R) telle que S = P ∆P −1 , où ∆ = diag(λ1 , . . . , λn ), donc Sε = P (∆ + εIn )P −1 , ce qui
Yn Yn Yn
prouve que det(Sε ) = (λi + ε). Ainsi, pour tout ε > 0, (λi + ε) 6 (si,i + ε) et on conclut en faisant
i=1 i=1 i=1
tendre ε vers 0.
Inégalité de Hadamard
16. Ainsi n(det(S))1/n est un minorant de {Tr(B∆) \ B ∈ U}, or la borne inférieure est le plus grand des minorants,
donc m > n(det(S))1/n .
x1 n
Pour tout X = ... ∈ Rn \ {0}, t XDX =
X
µi x2i > 0, donc D ∈ Sn++ (R).
i=1
xn
n n
Y det(S) X
De plus det(D) = µi = = 1, donc D ∈ U . Or Tr(D∆) = µi λi = n(det(S))1/n , donc m =
i=1
λ 1 · · · λ n i=1
n(det(S))1/n .
Crochet de Lie
Partie I
1. Soit C ∈ Mn (K) ; montrer que Sp (C) = Sp C T
βµ
Y
χA = (X − µ)
µ∈SpK (A)
i. Montrer que M χA (λIn − B) = 0 et en déduire que la matrice χA (λIn − B) n’est pas inversible.
ii. En déduire qu’il existe a ∈ Sp (K) A tel que la matrice (λ − a) In − B ne soit pas inversible.
5. Conclure que si le polynôme χA est scindé sur K alors SpK (ΦA,B ) = SpK (A) + SpK (B)
6. Soient (Y1 , · · · , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) et Z1 , · · · , Zp des vecteurs arbitraires de Mn,1 (K). Montrer que
p
X
l’égalité Yi t Zi = 0 a lieu si et seulement si les vecteurs Z1 , · · · , Zp sont tous nuls.
i=1
7. On suppose ici que les matrices A et B sont diagonalisables dans Mn (K) et on désigne par (U1 , · · · , Un ) et
(W1 , · · · , Wn ) des bases respectives de vecteurs propres de A et t B. En considérant la famille Ui t Wj 16i,j6n ,
(b) Montrer que si C et D sont deux matrices d’ordre n, alors Tr (DC) = Tr (CD)
(c) Montrer alors que ΦA,B est un endomorphisme symétrique de l’espace euclidien (Mn (R) , < ., . >)
Crochet de Lie
Partie II
Dans cette partie, on prend K = R et on munit Mn (R) du produit scalaire défini à la fin de la partie précédente.
On considère une matrice S ∈ Mn (R), symétrique et définie positive. C’est-à-dire S est symétrique et
t
— Positive : Pour tout X ∈ Mn,1 (R), XSX > 0 ;
— Définie : Pour tout X ∈ Mn,1 (R) \ {0}, on a t XSX = 0 ⇒ X = 0
9. Montrer que les valeurs propres de S sont strictement positives.
10. En déduire ΦS est symétrique et pour tout X ∈ Mn (R), on a < ΦS (X), X > > 0 et < ΦS (X), X >= 0 ⇒ X = 0.
On dit alors que l’endomorphisme symétrique ΦS est définie positif
11. Soit X ∈ Mn (R) ; montrer que X est symétrique si et seulement si ΦS (X) l’est aussi.
a b
12. Soit A = une matrice symétrique réelle d’ordre 2.
b c
(a) On suppose que A est définie positive ; montrer alors que a > 0 et ac − b2 > 0.
(b) Soit U ∈ M2,1 (R) un vecteur de composantes x et y ; exprimer t U AU en fonction de a, b, c, x et y et
montrer que si a > 0 et ac − b2 > 0 alors A est définie positive.
λ 0
(c) On suppose ici que A est définie positive. On considère une matrice Xλ = avec λ > 0. Calculer la
0 1
matrice ΦA (Xλ ) et montrer qu’on peut trouver des valeurs de b et λ pour lesquelles cette matrice ne soit
pas définie positive.
13. Justifier qu’il existe une matrice orthogonale P et une matrice diagonale D telles que
S = P DP −1
ii. Soit α > 0 ; montrer que l’application t 7−→ tα−1 est intégrable sur l’intervalle ]0, 1].
1 1
iii. On note U (s) le vecteur de Mn,1 (R), de composantes u1 sλ1 − 2 , · · · , un sλn − 2 , s ∈]0, 1].
Justifier que l’application s 7−→ t U (s)N U (s) est continue et intégrable sur l’intervalle ]0, 1].
iv. Exprimer l’intégrale de la fonction précédente en fonction de t U Y U et en déduire que si U est non nul,
alors t U Y U > 0.
(d) Conclure que la matrice X est symétrique définie positive.
Partie III
Dans cette partie, on prend K = C et on étudie la dimension du noyau de l’endomorphisme ΦA,B dans le cas où
B = −A. On munit Mn (C) de l’une de ses normes.
15. On suppose que A = ∆ où ∆ est la matrice diag (µ1 , · · · , µn ) avec les µi deux à deux distincts.
(a) On prend n = 2 ; déterminer Ker (ΦA,−A ) ; quelle est sa dimension ?
(b) On revient au cas général.
Déterminer Ker (ΦA,−A ) ; quelle est sa dimension ?
16. Soit A une matrice de Mn (C) ayant n valeurs propres deux à deux distinctes.
Crochet de Lie
(a) Montrer que l’ensemble Or = { C ∈ Mn (C) | rg(C) > r } est un ouvert de Mn (C).
(b) Soit (Ap )p∈N une suite de matrices éléments de Mm (C) avec m > 2, toutes de rang s > 0, convergeant vers
une matrice A. Montrer que le rang de A est inférieur ou égal à s.
20. Soit A une matrice de Mn (C). Montrer que dim Ker (ΦA,−A ) > n.
Crochet de Lie
Partie I
1. Soit λ ∈ K ; on a λ ∈ SpK (C) ⇐⇒ det(C − λIn ) = 0 ⇐⇒ det(t C − λIn ) = 0 ⇐⇒ λ ∈ SpK t
C .
NB : det(M ) = det(t M ) ∀M ∈ Mn (K) .
2. Soit M, N ∈ Mn (K) et α ∈ K, on a :
ΦA,B (V t W ) = AV t W + V t W B = (a + b)V t W
d
X d
X d
X
P (A)M = ak Ak M = ak Y (λIn − B)k = M ak (λIn − B)k = M P (λIn − B)
k=0 k=0 k=0
(c) i. D’aprés le théorème de Cayley-Hamilton, χA (A) = 0 donc M χA (λIn −B) = 0 notons S = χA (λIn −B)).
Si S était inversible M S = 0 =⇒ M SS −1 = M = 0 ce qui est impossible puisque M est un vecteur
propre, donc la matrice χA (λIn − B) n’est pas inversible .
ii. Il est clair que si un produit de matrices n’est pas inversible alors
Y l’une au moins des matrices intervenant
dans ce produit n’est pas inversible. Or χA (λIn − B) = ((λ − µ)In − B)βµ n’est pas inversible
µ∈SpK (A)
donc ∃a ∈ SpK (A) tel que (λ − a)In − B n’est pas inversible.
5. Supposons que le polynôme χA est scindé sur K.
— Soit λ ∈ SpK (ΦA,B ). Puisque χA est scindé, alors il existe a ∈ SpK (A) tel que la matrice (λ − a)In − B
ne soit pas inversible et donc λ − a ∈ SpK (B), et par suite il existe b ∈ SpK (B) tel que λ − a = b d’où
λ = a + b, soit λ ∈ SpK (A) + SpK (B) et on conclut que SpK (ΦA,B ) ⊂ SpK (A) + SpK (B) .
— Inversement, d’après la question (??) on voit que SpK (A) + SpK (B) ⊂ SpK (ΦA,B ) D’où l’égalité.
6. On propose deux démonstrations :
— Première démonstration :
p
X
⇒) Supposons que Yi t Zi = 0. Soit j ∈ [[1, p]], on multiplie cette égalité à droite par un Z j , d’où
i=1
p
X
ai Yi = 0 où ai = t Zi Zj. Or (Y1 , . . . , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) donc les ai sont tous nuls en
i=1
2
particulier aj = t Zj Z j = k Zk k2 = 0 et donc Zj = 0.
Crochet de Lie
zi,n
Mn (K) est la matrice de vecteurs colonnes zi,1 Yi , · · · , zi,n Yi
p
" p p
# p
X X X X
t
⇒) Supposons que Yi Zi = 0, alors zi,1 Yi , · · · , zi,n Yi = 0, puis ∀k ∈ [[1, n]], zi,k Yi = 0. Or
i=1 i=1 i=1 i=1
(Y1 , . . . , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) donc ∀k ∈ [[1, n]] , ∀i ∈ [[1, p]], zi,k = 0. Soit ∀i ∈ [[1, p]], Zi = 0
⇐) La réciproques est bien évidente.
7. La famille (Ui t Wj )16i,j6n est formée par des vecteurs propres de ΦA,B , pour montrer que l’endomorphisme ΦA,B
est diagonalisable il suffit de montrer que (Ui t Wj )16i,j6n est une base de Mn (K) or elle est de cardinal n2 égale
à la dimension de Mn (K) il suffit donc de montrer qu’elle est libre. Soit (ai,j )16i,j6n une famille de scalaires,
alors
X n
X Xn
ai,j Ui t Wj = 0 =⇒ Ui t Zi = 0 où Zi = ai,j Wj
16i,j6n i=1 j=1
n
X
d’aprés la question précédente Zi = ai,j Wj = 0 pour tout i ∈ [[1, n]]. Or (Wj )16j6n ) est aussi libre donc
j=1
ai,j = 0 pour tous i, j ∈ [[1, n]].
2
8. (a) < ., . > est bien définie de Mn (R) à valeurs dans R
t
— Symétrie : < M, N >=Tr(t M N ) =Tr( (t M N ) =Tr(t N M ) =< N, M >.
— Bilinéarité : Soit M, N, P ∈ Mn3 (R) et λ ∈ R on a :
< M + λN, P >= T r(t M P + λt N P ) = T r(t M P ) + λT r(t N P ) =< M, P > +λ < N, P >
(c) Pour montrer alors que ΦA,B est un endomorphisme symétrique de l’espace euclidien (Mn (R), <, >) il faut
2
montrer que ∀X, Y ∈ Mn (R) , < ΦA,B (X), Y >=< X, ΦA,B (Y ) >.
Soit (X, Y ) ∈ Mn2 (R), alors
< ΦA,B (X), Y > =< AX, Y > + < XB, Y >
=< X, AY > + < X, Y B >
t
X t AY t
Car < AX, Y >= Tr = Tr XAY =< X, AY > de même on montre que < XB, Y >=<
X, Y B >. Puis
< ΦA,B (X), Y > =< X, AY > + < X, Y B >=< X, ΦA,B (Y ) >
Partie II
Crochet de Lie
9. Soit λ valeur propre de S et X un vecteur propre associé, donc SX = λX d’où t XSX = λkXk22 . Or t XSX > 0
et X 6= 0 car vecteur propre donc kXk22 > 0 d’où λ > 0.
10. Les valeurs propres ΦS sont de la forme λ + µ où λ, µ des valeurs propres de S donc strictement positives, ainsi
les valeurs propres ΦS sont strictement positives. Notons λmin la plus petite valeur propre de ΦS , alors pour
2 2
tout X ∈ Mn (R), on a < ΦS (X), X >> λmin k X k > 0 avec égalité si, et seulement si, λmin k X k = 0 si, et
seulement si, X = 0
11. ⇒) Supposons que X est symétrique, alors
t t
ΦS (X) = (SX + XS) = t X t X + t S t X = SX + XS = ΦS (X)
ΦA (Xλ ) = AXλ + Xλ A
a b λ 0 λ 0 a b
= +
b c 0 1 0 1 b c
λa b λa λb
= +
λb c b c
2λa (λ + 1) b
=
(λ + 1) b 2c
2
et det ΦA (Xλ ) = 4λac − λ2 + 1 b2 . Comme λ > 0, on a, par la question (??), ΦA (Xλ ) n’est pas dé-
2 4λ
finie positive si, et seulement si, 4λac − λ2 + 1 b2 6 0 si, et seulement, si 2
2 ac 6 b et puisque
(1 + λ)
4λ 4λ 2
2 −−−−−→ 0, on choisit λ et b tels que 2 ac 6 b < ac
(1 + λ) λ→+∞ (1 + λ)
13. S est symétrique et réelle, d’après le théorème spectral, elle est orthodiagonalisable .
14. (a) ΦD (Y ) = DY + Y D = P −1 SP P −1 XP + P −1 XP P −1 SP = P −1 ΦS (X)P = P −1 M P = N .
D’autre part, on a DY = (λi yi,j )16i,j6n et Y D = (yi,j λj )16i,j6n , donc DY + Y D = ((λi + λj ) yi,j )16i,j6n .
ni,j
Or DY + Y D = ΦD (Y ) = N = (ni,j )16i,j6n , alors l’égalité : yi,j = .
λi + λj
(b) P −1 = t P car P matrice orthogonale donc N = t P M P d’où t N = t P t M P = t P M P car M symétrique.
t
En plus soit X un vecteur de Mn,1 (R) on a t XN X = (P X)M (P X) > 0 car M positive avec égalité si, et
seulement si, P X = 0 car M est définie. L’assertion P X = 0 donne X = 0, car P est inversible
Crochet de Lie
X X ni,j
(c) i. Le calcul matriciel montre que t U Y U = ui yi,j uj = ui uj .
λi + λj
16i,j6n 16i,j6n
α−1
ii. Soit α > 0, l’application t 7−→ t est continue et positive sur ]0, 1]. Pour 0 < x 6 1 on a
Z 1
1 − xα 1
tα−1 dt = −−−−→
x α x→0 + α
Z 1
1 1
ce qui montre que l’application t 7→ tα−1 est intégrable sur l’intervalle ]0, 1] et α
dt =
0 t α
X
iii. Le calcul matriciel donne t U (s)N U (s) = sλi +λj −1 ni,j ui uj est intégrable en tant que somme
16i,j6n
finie de fonctions intégrables les λi + λj joueront le rôle de α dans la question précédente.
Z 1 X ni,j
iv. (t U (s)N U (s)) = ui uj = t U Y U or N symétrique définie
0 λi + λj
16i,j6n
positive donc t U (s)N U (s) > 0 car U (s) 6= 0
Z 1
en particulier (t U (s)N U (s))ds = t U Y U > 0.
0
t
(d) On a X = P Y t P , soit U un vecteur de Mn,1 (R) donc t U XU = (t P U )Y (t P U ) > 0 avec égalité si, et
seulement, si t P U = 0 car la matrice Y est définie positive la matrice X est définie positive. D’autre part
M = ΦS (X) est symétrique donc X aussi d’après la question (??).
Partie III
a b
15. (a) Soit X = ,
c d
X ∈ Ker (ΦA,−A ) ⇐⇒ AX = XA
µ 1 a µ1 b µ1 a µ2 b
⇐⇒ =
µ 2 c µ2 d µ1 c µ2 d
⇐⇒ (µ1 − µ2 )c = (µ1 − µ2 )b = 0
a 0
⇐⇒ b = c = 0 ⇐⇒ X =
0 d
⇐⇒ X ∈ Vect (E11 , E22 )
donc Ker (ΦA,−A ) = Vect (E11 , E22 ), avec (E11 , E12 , E21 , E22 ) est la base canonique de M2 (C), et, par
suite, dim Ker (ΦA,−A ) = 2.
(b) Soit X = (xi,j )16i,j6n , le calcul matriciel donne AX = (µi xi,j )16i,j6n , XA = (µj xi,j )16i,j6n , en particulier
X ∈ Ker (ΦA,−A ) ⇐⇒ AX − XA = 0
⇐⇒ ∀i, j ∈ [[1, n]] , (µi − µj )xi,j = 0
⇐⇒ ∀i 6= j ∈ [[1, n]] , xi,j = 0
⇐⇒ X ∈ Dn (C)
Donc Ker (ΦA,−A ) est formé de matrices diagonales et sa dimension est égale à n.
16. (a) A admet n vecteurs propres associées à des valeurs propres distinctes deux à deux, donc ces vecteurs propres
constituent une famille libre, puis une base de Mn,1 (C)
(b) Soit P une matrice inversible et D une matrice diagonale telle que A = P −1 DP , on a
X ∈ Ker (ΦA,−A ) ⇐⇒ AX = XA ⇐⇒ P −1 DP X = XP −1 DP
⇐⇒ DP XP −1 = P XP −1 D
⇐⇒ P XP −1 ∈ Ker (ΦD,−D )
⇐⇒ X ∈ P −1 Ker (ΦD,−D ) P
Crochet de Lie
d’où Ker (ΦA,−A ) = P −1 Ker (ΦD,−D ) P est isomorphe à KerΦD,−D à l’aide de l’ismorphisme M 7→ P M P −1
donc sont de même dimension or D diagonale dont les éléments de la diagonale sont deux à deux distincts,
donc dim Ker (ΦD,−D ) = n d’où dim (KerΦA,−A ) = n aussi .
Mn (C) −→ L (Mn (C))
17. (a) Notons Φ : et montrons que Φ est linéaire.
A 7−→ ΦA,−A
Soit A, B ∈ Mn (C) et λ ∈ C, montrons que Φ (λA + B) = λΦ(A) + Φ(B). Soit X ∈ Mn (C), on a :
Ainsi Φ est linéaire, avec Mn (C) est de dimension finie, donc elle est continue sur Mn (C)
(b) L’application A = (ai,j )16i,j6n 7−→ det (ai,j )(i,j)∈I×J est continue sur Mn (C) car elle est polynomiale en
les coefficients de A
18. (a) Toute matrice complexe est trigonalisable
n α o
(b) Soit k > 1, notons que le spectre de Tk est λi + , i ∈ [[1, n]] . Soit i 6= j ∈ [[1, n]].
ik
1 1
— Si λi = λj , alors λi + 6= λj +
ik jk
1 1 α 1 1 α
— Si λi 6= λj , alors λi + = λj + entraîne |λi − λj | = − < 6α
ik jk k i j k
ce qui contredit la définition de α et donc les valeurs propres Tk sont deux à deux distinctes
(c) Pour tout k ∈ N∗ , la matrice Ak est semblable à Tk , donc elle est diagonalisable de n valeures propres
distinctes deux à deux. En outre Tk = T + ∆k −−−−−→ T et par continuité de l’application M 7−→ P M P −1 ,
k→+∞
alors Ak −−−−−→ A
k→+∞
(d) Pour A ∈ Mn (C), la suite construite (Ak )k>1 est une suite de matrices admettant n valeurs propres
distinctes qui tend vers A. D’où la densité demandée
19. (a) Pour montrer que l’ensemble Or = {C ∈ Mn (C), rg(C) > r} est un ouvert de Mn (C) il suffit de montrer
que son complémentaire Fr = {C ∈ Mn (C), rg(C) 6 r} est un fermé de Mn (C).
On définit la fonction f de Mn (C) à valeurs dans R par :
X
f (A) = |det(B)|
B extraite de A
Ordre de B>r
La somme étant prise sur toutes les matrices B extraites de A et d’ordre supérieure strictement à r.
L’application f est continue sur Mn (C), d’après la question (??), et on a A ∈ Fr si et seulement si
f (A) = 0, ou encore Fr = f −1 ({0}) qui est l’image réciproque d’un fermé par une application continue
(b) Si (Ap )p une suite de matrices éléments de Mm (C) avec m > 2, toutes de rang s > 0 convergeant vers une
matrice A avec les notations de la question précédente, ∀p ∈ N∗ Ap ∈ Fs , qui est fermé donc A = lim Ap ∈
Fs . D’où le rang de A est inférieur ou égal à s .
20. Soit un matrice A de Mn (C), et (Ap )p∈N∗ une suite de matrice ayant n valeurs propres deux à deux distinctes,
convergente vers A. D’autre part l’application M 7→ ΦM,−M est continue donc ΦAp ,−Ap converge vers ΦA,−A .
Notons rg(ΦAp ,−Ap ) = s donc s = n2 − dim Ker(ΦAp ,−Ap ) (d’aprés la formule du rang), et d’après la question
(??) on a dim Ker(ΦAp ,−Ap ) = n donc rg(ΦAp ,−Ap ) = s = n2 − n et enfin d’aprés la question (??) on a
rg(ΦA,−A ) 6 n2 − n, en utilisant encore une fois la formule du rang, mais cette fois pour ΦA,−A on obtient que
la dimension du noyau de l’endomorphisme ΦA,−A est supérieur ou égal à n .
1. Montrer que On (R) est un sous-groupe du groupe linéaire GLn (R) et que SOn (R) est un sous-groupe du groupe
On (R)
a −b
2. Montrer que SO2 (R) = ∈ M2 (R) , a2 + b2 = 1
b a
3. On définit l’application
R −→ M2 (R)
Φ: cos θ − sin θ
θ 7−→
sin θ cos θ
(a) Montrer que Φ est continue
(b) Montrer que Φ (R) = SO2 (R).
(c) Justofier que SO2 (R) est connexe par arcs de M2 (R)
4. Dans cette question on montrera que Le groupe SOn (R) est connexe par arcs pour n > 3
(a) Si U ∈ SOn (R), on rappelle qu’il existe une matrice P ∈ On (R), des entiers naturels p, q et r vérifiant
p + q + 2r = n, et , si r 6= 0, des réels θ1 , · · · , θr , éléments de ]0, 2π[ \ {0}, tels que la matrice P −1 U P soit
diagonale par blocs de la forme
Ip 0 ··· ··· 0
.. ..
0 −I
q . .
P −1 U P =
.. .. .. ..
. . Φ (θ1 ) . .
.
.. ..
.
. . . 0
0 ··· ··· 0 Φ (θr )
Ip 0 ··· 0
.. ..
0 Φ (θ1 ) . .
P −1 U P =
.
.. .. ..
. . 0
0 ··· 0 Φ (θs )
ii. Les notations étant celles de la question (4(b)i), on définit l’application Γ : [0, 1] −→ Mn (R) par :
Ip 0 ··· 0
.. ..
0 Φ (tθ1 ) . . −1
∀t ∈ [0, 1] , Γ(t) = P
.
P
.. .. ..
. . 0
0 ··· 0 Φ (tθs )
Montrer que Γ est continue sur [0, 1], à valeurs dans SOn (R) puis que Γ(0) = In et Γ(1) = U
(c) En utilisant ce qui précède, montrer soigneusement que SOn (R) est une partie connexe par arcs de Mn (R).
Pour connecter deux matrices U1 et U2 dans SOn (R), on pourra d’abord commencer par connecter chacune
d’elles à la matrice In ,
Extrait: CNC-MP-2015
— Soit A ∈ On (R).
−1 T
= (AT ) = (A−1 ) donc A−1 ∈ On (R).
−1
A−1 est inversible et A−1
Donc On (R) est un sous-groupe de (GLn (R), ×).
SOn (R) est le noyau de morphisme de groupes det, donc c’est un sous-groupe de On (R)
a −b
2. Soit M = ∈ M2 (R) tel que a2 + b2 = 1, on a bien
b a
M T M = I2 et det(M ) = a2 + b2 = 1
Donc d = a et c = −b
3. (a) Φ est continue car ses fonctions composantes sin et cos sont continues
(b) Soit θ ∈ R, d’après la question 2., la matrice Φ(θ) appartient à SO2 (R). Ainsi la première inclusion
Φ (R) ⊂ SO2 (R).
2 2 a −b
Inversement soit M ∈ SO2 (R), d’après la question 2., il existe a, b ∈ R tels que a +b = 1 et M = .
b a
Mais l’égalité a2 + b
2
= 1 assure l’existence d’un réel θ ∈ R tel que a = cos θ et b = sin θ et par suite
cos θ − sin θ
M= = Φ (θ). On en déduit la deuxième inclusion SO2 (R) ⊂ Φ (R)
sin θ cos θ
(c) SO2 (R) = Φ (R) est l’image de R, qui est connexe par arcs, par une application continue, donc c’est un
connexe par arcs
4. Le groupe SOn (R) est connexe par arcs pour n > 3
(a) U ∈ SOn (R) si, et seulement, si det(U ) = 1. Or
r
Y
det (Φ (θi )) = (−1)q
det(U ) = det P −1 U P = det (−Iq )
i=1
−I2 (0)
−I2
−Iq = ∈ Mq (R)
..
.
(0) −I2
−1 0
Puisque −I2 = = Φ (π), on prend alors φ1 = · · · = φ q2 = π et on change d’indice pour
0 −1
obtenir l’expression demandée
ii. Il est clair que Γ à valeurs dans SOn (R) et que Γ(0) = In et Γ(1) = U . L’application
Ip 0 ··· 0
.. ..
0 Φ (tθ1 ) . .
t ∈ [0, 1] 7−→
.
∈ SOn (R)
.. .. ..
. . 0
0 ··· 0 Φ (tθs )
est continue car ses composantes son continues à savoir les identités de R et les fonctions t ∈ [0, 1] 7−→
cos (tθi ) et t ∈ [0, 1] 7−→ sin (tθi ). En outre
est continue, car c’est la restriction d’une application linéaire en dimension finie. Ainsi par composition
Γ est continue sur [0, 1]
(c) Soient U1 , U2 ∈ SOn (R).
— Si l’une des matrices U1 ou U2 égale In , c’est fini
— Sinon, soit Γ1 ( resp Γ2 ) le chemin défini auparavant joignant In et U1 ( resp In et U2 ). On considère
l’application Γ définie sur [0, 1] par
si t ∈ [0, 12 ]
Γ1 (1 − 2t)
Γ(t) =
Γ2 (2t − 1) si t ∈ [ 12 , 1]
Γ est continue sur [0, 1] à valeurs dans SOn (R) et elle vérifie Γ(0) = U1 et Γ(1) = U2
Définitions et notations
— K désigne le corps R ou C
— C ([0, 1] , K) désigne le K-espace des fonctions continues sur [0, 1] ;
— Pour tout élément f de C ([0, 1] , K), la norme uniforme notée k . k∞ où k f k∞ = sup |f (t)|.
t∈[0,1]
2. Soit g un élément de C2π (R, K). Pour tout entier n > 0, on note Qn la fonction définie sur R par la relation :
Z π
Qn (u) = ϕn (t)g(u − t) dt.
−π
Non disponible
Polynômes de Legendre
Notations
— Dans tout le problème, E désigne le R-espace vectoriel R[X] des polynômes à coefficients réels.
— Pour tout n ∈ N, on note En le sous-espace de E formé par les polynômes de degré au plus égal à n.
— Selon l’usage, on convient d’identifier un polynôme et la fonction polynomiale associée.
— L’espace En est muni de sa base canonique Bn = 1, X, X 2 , . . ., X n .
n!
— Les coefficients binomiaux sont notés Cnk = (06k6n).
k!(n − k)!
Polynômes de Legendre
(c) Retrouver ainsi que les polynômes Lp (p ∈ N) sont deux à deux orthogonaux.
2
16. (a) À l’aide de (15a), exprimer, pour tout entier naturel n, k Ln k en fonction de
Z 1
In = (x2 − 1)n dx.
−1
(b) À l’aide d’une intégration par parties, montrer que
2n + 2
∀n ∈ N, In+1 = − In .
2n + 3
(c) En déduire, pour tout n ∈ N, une expression de In faisant intervenir des factorielles.
(d) En déduire que r
2
∀n ∈ N, k Ln k = .
2n + 1
17. Donner, pour tout entier naturel n, une base orthonormée de En .
Polynômes de Legendre
X 1 + |t| n
n n
25. Déterminer le rayon de convergence de la série entière C2n x .
2
n>0
X
26. En déduire que le rayon de convergence Rt de la série entière Ln (t)xn est strictement positif.
n>0
On donnera une minoration de Rt , mais on ne cherchera pas à le calculer.
+∞
X
On note St la somme de cette série entière : ∀x ∈ ]−Rt , Rt [ , St (x) = Ln (t)xn
n=0
27. En utilisant le résultat de la question (24), montrer que St est solution sur ]−Rt , Rt [ de l’équation différentielle
suivante, d’inconnue y fonction de x :
(Et ) (1 − 2tx + x2 )y ′ (x) + (x − t)y(x) = 0
28. Pour |t| < 1, en déduire l’expression de St (x) en fonction de x.
Polynômes de Legendre
1. P étant un polynôme, P ′ , P ′′ le sont et donc φ(P ) est un polynôme. Ainsi φ est bien défini
La dérivation étant linéaire, on montrerait que φ l’est aussi, φ est un endomorphisme de E.
2. Si deg P 6 n, on a deg P ′ 6 n − 1 et deg(XP ′ ) 6 n, de même deg(X 2 − 1)P ′′ 6 2 + n − 2 = n.
Donc deg φ(P ) 6 n. Donc pour tout P ∈ En , φ(P ) ∈ En .
3. Dans cette question, on suppose que n est égal à 3.
(a) 1, X, X 2 , X 3 est la base canonique de E3 . On a ϕ3 (1) = φ(1) = 0, ϕ3 (X) = 2X, ϕ3 (X 2 ) = 2(X 2 − 1) +
4X 2 = 6X 2 − 2 et ϕ3 (X 3 ) = 6X(X 2 − 1) + 6X 3 = 12X 3 − 6X . Donc la matrice de ϕ3 dans la base
canonique de E3 est
0 0 −2 0
0 2 0 −6
M3 = 0 0 6
0
0 0 0 12
(b) M3 est triangulaire, ses valeurs propres sont ses coefficients diagonaux. Il y a quatre valeurs propres distinctes
(0, 2, 6 et 12) et M3 est carrée d’ordre 4 donc M3 est diagonalisable. Par conséquent ϕ3 est diagonalisable
et les quatre sous-espaces propres sont des droites.
(c) On a vu au a) que 1 est vecteur propre associé à λ = 0 et que X est vecteur propre associé à λ = 2.
x
y
On résout (M3 − 6I4 )
z = 0 ce qui conduit à t = 0, y = 0 et −6x = 2z (c’est bien une droite). Avec
t
1
z = 1 on obtient − 3 + X 2 est vecteur propre associé à λ = 6.
1 3
De même on trouve que X 3 − 35 X est vecteur propre associé à λ = 12. Ainsi (1, X, X 2 − , X 3 − X)
3 5
une base de E3 diagonalisant ϕ3 , formée de polynômes de coefficients dominants égaux à 1.
4. On revient au cas général d’un entier naturel n quelconque.
(a) φ(1) = 0 et φ(X) = 2X. Pour k > 2, φ(X k ) = k(k − 1)X k−2 (X 2 − 1) + 2kX k = k(k + 1)X k − k(k − 1)X k−2 .
0 0 −2 . . . ... 0
..
0 2 0 .
. .. ..
. .
. 0 6 .
Donc Mn = . est triangulaire supérieure et ses coefficients dia-
. .. .. ..
. . . . −n(n − 1)
.. ..
. . n(n − 1) 0
0 ... ... ... 0 n(n + 1)
gonaux sont 0, 2, ..., k(k + 1), . . . , (n − 1)n et n(n + 1).
(b) Les k(k + 1) pour k = 0 à n sont deux-à-deux distincts donc ϕn admet n + 1 valeurs propres distinctes or
dim En = n + 1 donc ϕn est diagonalisable et les sous-espaces propres sont des droites.
Polynômes de Legendre
n n
1 X k 2 n−k n−k k k n 1
X 2
8. Ln (−X) = C n (−1) (X + 1) (−1) (X − 1) = (−1) Cnk (X + 1)n−k (X − 1)k .
2n 2n
k=0 k=0
Puis en utilisant ℓ = n − k et Cnk = Cnn−k on a :
n
1 X ℓ 2
Ln (−X) = (−1)n n Cn (X + 1)ℓ (X − 1)n−ℓ = (−1)n Ln (X).
2
ℓ=0
Ln a la même parité que n.
9. Posons u(X) = (X − 1)n , v(X) = (X + 1)n (pour que u(X)v(X) = (X 2 − 1)n ).
n!
Pour k ∈ [[0, n]], u(k) (X) = n(n − 1) · · · (n − k + 1)(X − 1)n−k = (X − 1)n−k et idem pour v donc
(n − k)!
n!
v (n−k) (X) = (X + 1)k . Donc par la formule de Leibniz :
k!
n X n
d n! n!
[u(X)v(X)] = Cnk (X − 1)n−k (X + 1)k
dX n (n − k)! k!
k=0
n X 2 n
d
D’où n
(X 2 − 1)n = n! Cnk (X − 1)n−k (X + 1)k puis :
dX
k=0
1 dn 2 n
∀n ∈ N, Ln (X) = n n
X −1 .
2 n! dX
n
d (2n)!
10. (X 2 − 1)n = X 2n + Q(X) où deg Q < 2n d’où (X 2 − 1)n = X n + Q(n) (X)
dX n (2n − n)!
1 (2n)! 1 n
Le coefficient dominant de Ln est donc n = n C2n , d’où avec 7) :
2 n! n! 2
n
X 2
∀n ∈ N, Cnk = C2n n
.
k=0
n−k k
11. (x − 1) n−k
(x + 1) k
|x + 1| 6 (1 + |x|)n−k (1 + |x|)k = (1 + |x|)n .
= |x − 1|
Xn
1 2
D’où (par l’inégalité triangulaire) |Ln (x)| 6 n (1 + |x|)n Cnk puis :
2
k=0 n
1 + |x| n
∀n ∈ N, ∀x ∈ R, |Ln (x)| 6 C2n .
2
n n−1
12. (a) Un (X) = X 2 − 1 donc Un′ (X) = 2X X 2 − 1 (au moins pour n > 1...) puis :
X 2 − 1 Un′ (X) = 2nXUn (X).
(b) En dérivant n + 1 fois XUn (X) par la formule de Leibniz, on obtient :
(n+1)
(XUn ) = XUn(n+1) + Cn+1
1
Un(n)
′
= X Un(n) + (n + 1)Un(n)
= 2n n! (XL′n + (n + 1)Ln )
De même en dérivant n + 1 fois X 2 − 1 Un′ (X), on obtient :
(n+1) (n+1) ′ (n) ′′ (n−1)
(X 2 − 1)Un′ = X 2 − 1 (Un′ ) 1
+ Cn+1 X 2 − 1 (Un′ ) + Cn+1
2
X 2 − 1 (Un′ )
h i ′′ ′
(n)
= X 2 − 1 (Un ) + 2(n + 1)X Un(n) + n(n + 1)Un(n)
= 2nn ! X 2 − 1 L′′n + 2(n + 1)XL′n + n(n + 1)Ln
Donc
(X 2 − 1)L′′n + 2(n + 1)XL′n + n(n + 1)Ln = 2nXL′n + 2n(n + 1)Ln
et :
∀n ∈ N, φ(Ln ) = (X 2 − 1)L′′n + 2XL′n = n(n + 1)Ln .
Polynômes de Legendre
Si le sujet n’identifiait pas les polynômes formels et les fonctions polynomiales, j’aurais ajouté :
Si (P |P ) = 0 alors la fonction Pe est nulle sur [−1, 1] donc le polynôme P a une infinité de racines, P est bien le
polynôme nul.
On a ainsi défini un produit scalaire sur E (donc sur les En aussi).
d
14. (a) On remarque que φ(P )(x) = ((x2 − 1)P ′ (x)) et on intègre par parties :
dx
Z 1
< φ (P ) | Q > = [(1 − x2 )P ′′ (x) + 2xP ′ (x)] · Q(x) dx
−1
Z 1
2
1
= ′
(1 − x )P (x)Q (x) ′
−1
− (x2 − 1)P ′ (x)Q′ (x) dx
−1
Z 1
2
∀(P, Q) ∈ E , (φ(P )|Q) = (1 − x2 )P ′ (x)Q′ (x) dx.
−1
(b) On a donc (φ(P )|Q) = (P |φ(Q)), les endomorphismes ϕn sont donc symétriques
(c) Soit p, q deux naturels distincts. Les polynômes Lp et Lq sont deux vecteurs propres de ϕn (où n = max(p, q))
associés à des valeurs propres distinctes.
Or les sous-espaces propres d’un endomorphisme autoadjoint sont en somme directe orthogonale donc Lp
et Lq sont orthogonaux.
Remarque : On aurait pu reproduire la démonstration du cours à savoir :
De φ(Lp ) = p(p + 1)Lp on a (φ(Lp )|Lq ) = p(p + 1)(Lp |Lq ).
D’autre part p(p + 1)(Lp |Lq ) = (φ(Lp )|Lq ) = (Lp |φ(Lq )) = q(q + 1)(Lp |Lq )
puis de p(p + 1) 6= q(q + 1), on a (Lp |Lq ) = 0.
Les polynômes Lp (p ∈ N) sont deux à deux orthogonaux.
15. Soit n un entier naturel.
(a) Le résultat est vrai pour k = 0 cf. 9). Soit k ∈ [[0, n − 1]]. On suppose que
Z
(−1)k 1 dk dn−k 2
(Q|Ln ) = n [Q(x)] (x − 1)n dx.
2 n! −1 dxk dxn−k
On a alors en intégrant par parties :
Z
(−1)k dk dn−k−1 2 1 (−1)k 1 dk+1 dn−(k+1) 2
n k
[Q(x)] n−k−1
(x − 1) n
− n k+1
[Q(x)] n−(k+1)
(x − 1)n dx
2 n! dx dx −1 2 n! −1 dx dx
Or 1 et −1 sont des racines d’ordre n de Un . Donc les dérivées successives de Un jusqu’à l’ordre n − 1 sont
nulles en 1 et en −1. Or n − (k + 1) est un entier compris entre 0 et n − 1 donc le crochet est nul et on a la
relation à l’ordre k + 1.
On a prouvé par récurrence que : Z
(−1)k 1 dk dn−k 2
∀k ∈ [[0, n]], (Q|Ln ) = n k
[Q(x)] n−k
(x − 1)n dx.
2 n! −1 dx dx
nZ 1 n
(−1) d
(b) En particulier pour k = n : (Q|Ln ) = n [Q(x)] (x2 − 1)n dx.
2 n! −1 dxn
Or si Q ∈ En−1 alors Q(n) = 0 donc (Q|Ln ) = 0.
Pour tout n ∈ N∗ , Ln est orthogonal à En−1 .
(c) Si p 6= q. On peut supposer par exemple que p < q.
Alors Lp (qui est de degré p) appartient à Eq−1 donc Lq est orthogonal à Lp .
Z
2 (−1)n 1 dn
16. (a) k Ln k = (Ln |Ln ) = n [Ln (x)] (x2 − 1)n dx.
2 n! −1 dxn
(n)
Or Ln est une constante (deg Ln = n) et d’après le coefficient dominant de Ln trouvé en 10) on a
(n) 1 n
Ln = n! · n C2n
2 Z 1
2 (−1)n 1 n (−1)n n
D’où en posant In = (x2 − 1)n dx : k Ln k = n n! · n C2n In = 2n C2n In
−1 2 n! 2 2
Polynômes de Legendre
Z 1 Z 1
1
(b) In+1 = (x2 − 1)n+1 dx = (x2 − 1)n+1 · x −1 − 2(n + 1) x(x2 − 1)n · x dx
−1 −1
2 2
Le crochet est nul et x = x −1+1 donc In+1 = −2(n+1)In+1 +2(n+1)In d’où
(c) Classiquement (produit des nombres pairs/impairs)... on trouve avec I0 = 2 :
(n!)2
Pour tout n ∈ N, In = (−1)n 22n+1 .
(2n + 1)!
r
2 (−1)n 1 n (−1)n n 2 2
(d) k Ln k = n n! · n C2n In = 2n C2n In = donc k Ln k = .
2 n! 2 2 2n + 1 2n + 1
r r r r !
1 3 5 2n + 1
17. L0 , L1 , L2 , ..., Ln est une base orthonormée de En .
2 2 2 2
Polynômes de Legendre
+∞
X +∞
X +∞
X
27. St (x) = Ln (t)xn , xSt (x) = Ln (t)xn+1 = St (x) = Ln−1 (t)xn .
n=0 n=0 n=1
+∞
X +∞
X +∞
X
St′ (x) = Ln (t)nxn−1 = Ln+1 (t)(n + 1)xn ; xSt′ (x) = Ln (t)nxn ; et
n=1 n=0 n=0
+∞
X +∞
X
x2 St′ (x) = Ln (t)nxn+1 = Ln−1 (t)(n − 1)xn . D’où
n=0 n=1
+∞
X
(1 − 2tx + x2 )St′ (x) + (x − t)St (x) = L1 (t) − tL0 (t) + [(n + 1)Ln+1 (t) − (2n + 1)tLn (t) + nLn−1 (t)] xn
n=1
Or d’après 23 (n + 1)Ln+1 (t) − (2n + 1)tLn (t) + nLn−1 (t) = 0 et L1 (t) − tL0 (t) = t − t · 1 = 0
donc St est solution sur ]−Rt Rt [ de (Et ) (1 − 2tx + x2 )y ′ (x) + (x − t)y(x) = 0
(x − t) 1 D′ (x)
28. D(x) = 1 − 2tx + x2 = (x − t)2 + 1 − t2 > 0 car |t| < 1, et F (x) = − = − admet donc
(1 − 2tx + x2 ) 2 D(x)
1
comme primitive par exemple x 7→ − ln(D(x)) + 0.
2
1
Les solutions de (Et ) sont de la forme y : x 7→ λ · √ où λ est une constante. Plus précisément
1 − 2tx + x2
λ = y(0). Or St (0) = L0 (t) = 1.
1
Pour x ∈] − Rt , Rt [, St (x) = √ .
1 − 2tx + x2
Polynômes de Hermite
Le problème traite de quelques propriétés des polynômes de HERMITE qui constituent une famille orthogonale
pour un certain produit scalaire qui sera étudié dans ce problème.
On notera R[X] (resp. Rn [X]) l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels (resp. l’espace vectoriel des polynômes
de degré inférieur ou égal à n), y compris le polynôme nul. Pour tout entier naturel k le polynôme X k se confond avec
la fonction polynomiale réelle x 7→ xk , en particulier X 0 est la fonction constante égale à 1.
On notera [x] la partie entière d’un réel x.
2. On rappelle que si une suite de terme général vn est telle que les deux sous-suites de termes généraux v2n et
v2n+1 convergent vers le même réel ℓ alors la suite (vn )n∈N est elle-même convergente de limite ℓ.
Cn
Soit C un réel positif. Pour tout entier naturel n on pose un = h n i .
!
2
C 2n
(a) Déterminer lim . En déduire la limite de la suite (un )n∈N .
n→+∞ n!
(b) Montrer que la série de terme général u2k + u2k+1 (où k ∈ N) converge et donner sa somme.
+∞
(c) En déduire la convergence de la série de terme général un et la valeur de la somme un .
P
n=0
3. Soit a un réel strictement positif et soit g une fonction réelle indéfiniment dérivable sur [−a, a] pour laquelle
existe un réel positif K tel que, pour tout entier n :
K n n!
max |g (n) (t)| 6 h n i
t∈[−a,a] !
2
(a) Montrer que pour tout λ ∈ [−a, a] :
Zλ
(λ − t)n (n+1)
lim g (t)dt = 0
n→+∞ n!
0
Quelle simplification obtient-on si g coïncide sur [−a, a] avec une fonction polynomiale de degré d ?
Polynômes de Hermite
2. À l’aide de la base (1, X, X 2 , X 3 ), construire une base orthogonale de (R3 [X], < ., . >) formée de polynômes
dont le coefficient de plus haut degré est 1.
Pour tout entier naturel n, on considère l’application Hn de R dans R définie pour tout réel x par :
x2
x2
(n)
Hn (x) = (−1)n e 2 e− 2
où, selon l’usage, f (n) (x) désigne la valeur en x de la dérivée nième de f (en particulier f (0) (x) = f (x)).
3. (a) Pour tout réel x calculer H0 (x), H1 (x), H2 (x), H3 (x).
(b) Soit n ∈ N∗ . Etablir les relations
1. (a) Montrer que si P est un polynôme et n un entier naturel non nul alors :
x2 (n−1)
lim P (x) e− 2 = 0.
x→+∞
x2 (n−1)
De même, on montrerait et on admet que lim P (x) e− 2 = 0.
x→−∞
(b) Pour tout n ∈ N, calculer
+∞
1
Z
x2
< Hn , H0 >= √ Hn (x)e− 2 dx
2π
−∞
et à l’aide d’une intégration par parties que l’on effectuera avec soin, montrer que
(d) En déduire que (Hn )n∈N est une famille orthogonale de R[X].
Pour n ∈ N, que vaut < Hn , Hn > ?
2. (a) Soit k ∈ N et R une fonction polynomiale de degré au plus k. Que vaut < Hk+1 , R > ?
(b) Soit n un entier naturel, k un entier de [[0, n]] et P un polynôme de degré au plus k. Etablir l’égalité
kX k+1 − P k2 = kHk+1 k2 + kQ − P k2
Polynômes de Hermite
2. Pour tout couple (b, c) de réels vérifiant b 6 c, on admet qu’il existe un réel K (dépendant de b et c) tel que
pour tout entier n et tout x ∈ [b, c] :
Hn (x) Kn
6 hni
n! !
2
(a) Soit x un réel donné. À l’aide du 2) de la partie I établir, pour tout réel λ, la convergence de la série de
Hn (x) n
terme général λ .
n!
(b) Soit gx (x est toujours un réel fixé) la fonction définie pour tout réel λ par
(λ−x)2
gx (λ) = e− 2
(n) dn g x
Pour tout réel λ et tout entier naturel n, calculer gx (λ) (c’est-à-dire (λ)) en fonction de Hn .
dλn
(c) Montrer que gx vérifie les hypothèses du 3) de la partie I et en déduire que pour tout (x, λ) ∈ R2 :
+∞
λ2
X Hn (x) n
eλx− 2 = λ
n=0
n!
Polynômes de Hermite
(c) • L’intégrale I2n+1 est convergente et c’est l’intégrale d’une fonction impaire, donc elle est nulle.
(2n)!
• Soit n > 0. Supposons que I2n = . On a I2n+2 = (2n+1)I2n et par hypothèse de récurrence
2n n!
(2n)! (2n + 2)(2n + 1) (2n)! (2n + 2)!
I2n+2 = (2n + 1) = = n+1
2n n! 2(n + 1) 2n n! 2 (n + 1)!
n
X
(d) Soit P = ak X k . Puisque les intégrales impropres convergentes sur R forment un espace vectoriel,
k=0
n n +∞
1
Z
x2
X X
ak Ik = ak √ xk e− 2 dx
k=0 k=0
2π
−∞
+∞ n
1
Z
x2
X
= √ ak xk e− 2 dx
2π
−∞ k=0
+∞
1
Z
x2
= √ P (x)e− 2 dx
2π
−∞
X (C 2 )n C 2n
2. (a) On sait que la série exponentielle est convergente, donc son terme général u2n = −−−−−→ 0
n! n! n→+∞
n>0
Polynômes de Hermite
2
X
• u2k + u2k+1 est convergente de somme (C + 1) eC
k>0
• Si λ > 0, alors
Zλ Zλ n
(λ − t)n (n+1) K n+1 (n + 1)! (λ − t)
g (t)dt 6 n+1 dt
n! 2 ! n!
0 0
K n+1 (n + 1)! λn+1
6 n+1
2 ! (n + 1)!
(λK)n+1
6 n+1
2 !
Zλ
(λ − t)n (n+1)
lim g (t)dt = 0
n→+∞ n!
0
(b) D’après la formule de Taylor avec reste intégral à l’ordre n, appliquée à g qui est de C n+1 sur le segment
de bornes 0 et λ :
n Zλ
X g (k) (0) k (λ − t)n (n+1)
g (λ) = λ + g (t)dt
k! n!
k=0 0
d’où
n Zλ
X g (k) (0) k (λ − t)n (n+1)
λ = g (λ) − g (t)dt
k! n!
k=0 0
Polynômes de Hermite
X g (n) (0)
et en passant à la limite sur n, on a la convergence de λn et
n!
n>0
+∞ (n)
X g (0) n
g(λ) = λ
n=0
n!
Si P est un polynôme de degré d, P (k) = 0 dès que k > d, et la formule devient la formule de Taylor pour
les polynômes.
d
X g (n) (0) n
g(λ) = λ
n=0
n!
Donc < ., . > est une forme bilinéaire symétrique définie positive, est un produit scalaire.
2. Avec la méthode d’orthonormalisation de Gram-Schmidt,
• Le premier vecteur P0 = 1
< X, 1 > I1
• P1 = X − 2 1=X− 1=X
k1k I0
Polynômes de Hermite
C n sur R
x2
x2
(n+1)
Hn+1 = (−1)n+1 e 2 e− 2
x2
x2
(n)
= (−1)n+1 e 2 −xe− 2
n x2 (n−k)
x2
X
= (−1) n+1
e 2 Cnk (−x)(k) e− 2
k=0
x2
x2 (n) x2 (n−1)
= (−1) n+1
e 2 −xCn0 e− 2 − Cn1 e− 2
= xHn − nHn−1
x2
x2
(n) x2
x2
(n+1)
= (−1)n xe 2 e− 2 + (−1)n e 2 e− 2
= −xHn − Hn+1
= −xHn − (xHn − nHn−1 )
= nHn−1
(c) On montre, par récurrence double, que Hn est de degré n, de même parité que n et de coefficient dominant
1
• On a :
Récurrence achevée
Polynômes de Hermite
• Si n > 0,
+∞
1
Z
x2
< Hn , H0 > = √ Hn (x)e− 2 dx
2π
−∞
+∞
1
Z x2 (n−1)
= √ (−1)n e− 2 dx
2π
−∞
1
x2 (n) +∞
= √ (−1)n e− 2 =0
2π −∞
2
(c) Soit (n, m) ∈ (N∗ )
+∞
1
Z
x2
< Hn , H m > = √ Hm (x)Hn (x)e 2 dx
2π
−∞
+∞
(−1)n x2 (n)
Z
= √ Hm (x) e− 2 dx
2π
−∞
x2 (n−1)
Les applications x 7−→ e− 2 et x 7−→ Hm sont de classe C 1 sur R dont le produit admet des limites
nulles en +∞ et −∞, alors par une intégration par parties
+∞ +∞
Z x2 (n) 2 (n−1) +∞ Z x2 (n−1)
− x2
Hm (x) e− 2 dx = Hm e − ′
Hm (x) e− 2 dx
−∞
−∞ −∞
+∞
Z x2 (n−1)
= −m Hm−1 (x) e− 2 dx
−∞
1
En multipliant par √ :
2π
+∞
m
Z x2 (n−1)
< Hn , Hm > = √ Hm−1 (x)(−1)n−1 e− 2 dx
2π
−∞
+∞
m
Z x2 (n−1)
= √ Hm−1 (x)Hn−1 (x) e 2 dx
2π
−∞
= m < Hn−1 , Hm−1 >
Polynômes de Hermite
k
X
On peut décomposer R ∈ Rk [X] dans cette base, R = rn Hn et
n=0
k
X
< R, Hk+1 > = < rn Hn , Hk+1 >
n=0
k
X
= rn < Hn , Hk+1 >
n=0
k
X
= rn 0 = 0
n=0
Dans l’espace euclidien Rk+1 [X], le projection orthogonale de X k+1 sur Rk [X] est l’unique vecteur P qui
2 2 2
réalise le minimum de X k+1 − P = k Hk+1 k + k Q − P k , c’est donc Q, X k+1 − Hk+1 est la projection
orthogonale de X k+1 sur Rk [X]
(c) Lorsque l’on orthonormalise X k k∈[[0,n]] , on construit le (k + 1)-ème Gk+1 en normalisant le vecteur
k
X
X k+1 − < X k+1 , Gℓ > Gℓ
ℓ=0
k
X
mais < X k+1 , Gℓ > Gℓ est la projection orthogonale de X k+1 sur Rk [X], on vient de voir que c’est
ℓ=0
Q = X k+1 − Hk+1 , on a donc
k
X
k+1
< X k+1 , Gℓ > Gℓ = X k+1 − X k+1 − Hk+1 = Hk+1
X −
ℓ=0
p 1
Gk+1 est donc obtenu en normalisant Hk+1 , de norme (k + 1)! : ∀k ∈ [[0, n]] , G k = √ Hk
n!
n
Hn (x) n (K |λ|)
2. (a) Soit [b, c] un intervalle, pour x ∈ [b, c], on a λ 6 n , il résulte des théorèmes de comparaison
n! 2 !
X (K |λ|)n X Hn (x)
sur les séries à termes positifs et de la convergence de la série n , que la série λn est
2 ! n!
k>0 k>0
convergente, car absolument convergente, et ce pour tout x ∈ R, puisque l’intervalle [b, c] est quelconque.
(n) (λ−x)2
(b) Montrons par récurrence sur n que gx (λ) = (−1)n Hn (λ − x) e− 2
Polynômes de Hermite
(λ−x)2
= (−1)n (nHn−1 (λ − x) − (λ − x)Hn (λ − x)) e− 2
(λ−x)2
n −
= (−1) −Hn+1 (λ − x) e 2
(λ−x)2
= (−1)n+1 Hn+1 (λ − x) e− 2
Récurrence achevée
(λ−x)2
max gxn) (t) = max (−1)n Hn (λ − x) e− 2
t∈[−a,a] t∈[−a,a]
(λ−x)2
6 max |(−1)n Hn (λ − x)| max e− 2
t∈[−a,a] t∈[−a,a]
n
K n!
6 hni
!
2
Où K est une constante, dépendant de b = −a − x et c = a − x.
On peut maintenant utiliser les r ?esultats de la première partie :
+∞
X λn
gx (λ) = gx(n) (0)
n=0
n!
+∞
X x2 λn
= (−1)n Hn (−x)e− 2
n=0
n!
+∞
!
X λn x2
= (−1)n Hn (−x) e− 2
n=0
n!
+∞
!
X λn x2
= Hn (x) e− 2
n=0
n!
(λ−x)2 x2 2 λ2
+λx− λ2
On rappelle que Hn et n ont même parité. D’autre part gx (λ) = e− 2 = e− 2 , donc eλx− 2 =
x2
gx (λ)e 2 . On tient compte de légalité précédente, on obtient
+∞
λ2
X λn
eλx− 2 = Hn (x)
n=0
n!
x2
3. (a) x 7−→ ex Hn (x)e− 2 est continue sur R, donc l’intégrale est impropre en +∞ et −∞
x2 x2 1
x2 ex Hn (x)e− 2 ∼ xn+2 ex− 2 = ◦
∞ x2
Cela montre que l’intégrale converge en ±∞, d’après le théorème de comparaison sur les intégrales des
fonctions positives et le critère de Riemann (2 > 1).
Polynômes de Hermite
x2 (n−1)
Les deux fonctions exp et x 7−→ e− 2 sont de classe C 1 sur R dont leur produit admet des limites
nulles en ±∞, donc par intégration par parties :
+∞ +∞ ′
Z x2 (n) Z
2 (n−1)
− x2
ex e− 2 dx = e x
e dx
−∞ −∞
+∞
2 (n−1) +∞ Z x2 (n−1)
x − x2
= e e − ex e− 2 dx
−∞
−∞
+∞
Z x2 (n−1)
= − ex e− 2 dx
−∞
d’où
+∞ +∞
(−1)n x2 (n) (−1)n−1 x2 (n−1)
Z Z
√ ex e− 2 dx = √ ex e− 2 dx
2π 2π
−∞ −∞
c’est-à-dire < exp, Hn >=< exp, Hn−1 > et par suite la suite (< exp, Hn >)n∈N est stationnaire, on calcule
donc < exp, Hn−1 >
+∞
1
Z
x2
< exp, Hn > = √ ex e− 2 dx
2π
−∞
+∞
1
Z
1 (x−1)2
= √ e 2 e− 2 dx
2π
−∞
√
= e
1
+∞ Hn (x)
(c) Dans la formule de la question précédente, pour λ = 1, ex− 2 = , donc
P
n=0 n!
+∞ +∞
X √ Hn (x) X Hn (x)
ex = e = < exp, Hn >
n=0
n! n=0
n!
∀t ∈ I, f (t) =
X
fi (t) ei
Propriété
Soit f ∈ Dn (I, E) et L ∈ L (E, F ). Alors L ◦ f ∈ Dn (I, F ) et Changement de variable
i=1
Soient ϕ de classe C 1 sur I à valeurs dans J, f ∈ C(J, E) et a, b ∈ I. Alors:
(n)
= L ◦ f (n)
Z ϕ(b) Z b
(L ◦ f )
f (t)dt = ϕ′ (t)f (ϕ(t)) dt
D ÉRIVATION Formule de Leibniz ϕ(a) a
Z Z
p
(n) f 6 kf k
X
Auquel cas f (n)
= fi .ei [a,b] [a,b]
i=1
Mêmes résultats si on remplace Dn par C n ou par C ∞
C ONTACT-I NFORMATION
Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé
2. On peut donc définir une unique suite de polynômes (Bp )p déterminée par B0 = 1 et telle que pour p > 1
Z 1
Bp′ = pBp−1 et Bp (t)dt = 0.
0
(a) Exprimer T0 en fonction de T1 , puis, pour tout entier k > 1, Tk en fonction Tk+1
Z n+1 p
f (n + 1) + f (n) X (−1)k−1 βk (k−1)
(b) En déduire que: f (t) dt = + f (n + 1) − f (k−1) (n) − Tp
n 2 k!
k=2
17. Soit a, b ∈ Z, a < b, et f ∈ C 2p ([a, b] , C), p ∈ N∗ . Montrer la formule d’Euler-Maclaurin:
b Z b p
X f (a) + f (b) X β2k (2k−1)
f (k) = f (t) dt + + f (b) − f (2k−1) (a) − Rp
a 2 (2k)!
k=a k=1
Z b
1
avec Rp = f (2p) (t)B2p (t − E(t)) dt où E(x) désigne la partie entière de x
(2p)! a
+∞
X β2k 2k z ez + 1
19. Soit z ∈ C∗ tel que |z| < 2π. Montrer z = . z −1
(2k)! 2 e −1
k=1
Z 1 n
X ak
Q(t) dt = +C
0 (k + 1)(k + 2)
k=0
n
X ak
On pose C = − et Q répond à la question
(k + 1)(k + 2)
k=0
— Unicité: Si Q1 et Q2 répondent à la question, alors il existe une constante C ∈ R telle que Q1 = Q2 + C.
Comme Z 1 Z 1
Q1 (t) dt = Q2 (t) dt = 0
0 0
On trouve C = 0 et Q1 = Q2 , d’où l’unicité
1 1 3 1
2. (a) B1 = X − , B2 = X 2 − X + et B3 = X 3 − X 2 + X.
2 6 2 2
1 1
β1 = − , β2 = et β3 = 0
2 6
(b) On montre par récurrence sur n que deg Bn = n ;
(c) Pour n > 2, on a
Z 1 Z 1
Bn (1) − Bn (0 = Bn′ (t) dt =n Bn−1 (t) dt = 0
0 0
Récurrence achevée
3. (a) Par récurrence sur n ∈ N
— C 0 = B0
— Soit n > 0, supposons que Cn = Bn . On a
′
Cn+1 = (−1)n+2 Bn+1
′
(1 − X) = (−1)n (n + 1)Bn (1 − X) = (n + 1)Cn = (n1)Bn = Bn+1
′
Par conséquent, il existe une constante C ∈ R telle que Cn+1 = Bn+1 + C. Mais par le changement de
variables u = 1 − t, donne
Z 1 Z 1 Z 1
Cn+1 (t) dt = Cn+1 (1 − u) du = (−1)n+1 Bn+1 (u) du = 0
0 0 0
Donc C = 0 et, par suite, Cn+1 = Bn+1
(b) D’après la question précédente, pour tout n ∈ N∗ , on a B2n+1 ( 12 ) = −B2n+1 ( 12 ) donc B2n+1 ( 21 ) est nul.
C’est vrai aussi pour n = 1 d’après l’expression de B1 .
Toujours pour n ∈ N∗ , on a aussi B2n+1 (1) = −B2n+1 (0) qui se combine avec B2n+1 (1) = B2n+1 (0)pour
donner B2n+1 (1) = B2n+1 (0) = 0.
4. (a) On raisonne par récurrence.
1 1
— Pour n = 0, B1 = X − ne s’annule pas sur 0,
2 2
— Soit n > 1, supposons que B2n+1 s’annule en c avec 0 < c < 12 . En appliquant le théorème de Rolle
à B2n+1 entre 0 et c puis entre c et 12 , on prouve l’existence de racines d et d′ de B2n telles que
0 < d < c < d′ < 12 . On peut alors appliquer le théorème de Rolle à B2n entre d et d′ . Cela entraine
l’existence d’une racine u de B2n−1 entre d et d′ donc telle que 0 < u < 12 .
(b) Montrons maintenant que B2n − β2m garde un signe constant sur [0, 1] c’est à dire que 0 et 1 sont des
extréma globaux de B2n sur [0, 1].
D’après le théorème des valeurs intermédiaires, B2n (x) − B2n (0) est du signe de B2n−1 pour n > 2 et
0 < x < 21 . Par symétrie (question 3a), on peut écrire
1
∀x > , B2n (x) − B2n (0) = B2n (x) − B2n (1) + B2n (1) − B2n (0) = B2n (1 − x) − B2n (0)
2 | {z }
=0
donc le signe est le même que dans la première moitié de l’intervalle.
5. Soit n > 2, d’après la question précédente, B2n+2 (1) = (−1)2p+2 B2n+2 (0) = β2n+2 . En utilisant ensuite la
relation 1 avec x = 1, et la symétrie des coefficients binômiaux :
2n+2
X 2n+2
X
k k
B2n+2 (1) = C2n+2 β2n+2−k = C2n+2 βk
k=0 k=0
En sortant de la somme les termes correspondant aux indices k = 2P − 1, 2p, 2p + 1 et 2p + 2, on trouve que
2n−2
X
k 2n−1 2n 2n+1 2n+2
β2n+2 = C2n+2 βk + C2n+2 β2n−1 + C2n+2 β2n + C2n+2 β2n+1 + C2n+2 β2n+2
k=0
2n−2
X
k 2n
= C2n+2 βk + C2n+2 β2n + β2n+2
k=0
En effet, les nombres β2n−1 et β2n+1 sont nuls d’après la question précédente. Les nombres β2n+2 s’éliminent et
2n 2
puisque C2n+2 = C2n+2 = (n + 1) (2n + 1), on en tire l’égalité demandée
6. (a) Par récurrence sur n ∈ N
— Pour n = 0, rien à démontrer
n−1 X X +1
— Soit n > 0. Supposons Bn = 2 Bn + Bn .
2 2
X X +1
Posons Q = 2n Bn+1 + Bn+1 et calculons Q′
2 2
1 ′ X 1 ′ X +1
Q′ = 2n Bn+1 + Bn+1
2 2 2 2
X X +1
= (n + 1)2n Bn + Bn
2 2
′
= (n + 1)Bn = Bn+1
Par conséquent, il existe une constante C ∈ R telle que Q = Bn+1 +C. Mais en effectuant les changement
t t+1
de variables u = et v = , on obtient
2 2
Z 1 Z 1 Z 1
t t+1
Q(t) dt = 2n Bn+1 dt + Bn+1 dt
0 0 2 0 2
"Z 1 Z #
2 1
= 2n−1 Bn+1 (u) du + Bn+1 (v) dv
1
0 2
Z 1
= 2n−1 Bn+1 (u) du
0
= 0
1
(c) Les extremums de B2n sont atteints soit en t = 0, soit en t =
2
7. Par récurrence sur n
1 1
— Pour n = 1, on a B1 (X + 1) − B1 (X) = X + 1 − − X + = 1 = 1X 0
2 2
— Soit n > 1, supposons que Bn (X + 1)−Bn (X) = nX n−1 . Soit x ∈ R. Intégrons la relation due à l’hypothèse
de récurrence entre 0 et x:
Z x Z x Z x
Bn (t + 1) dt − Bn (t) dt = n tn−1 dt
0 0 0
Avec le changement de variable u = t + 1 dans la première intégrale dans le premier membre, on obtient
Z x+1 Z x
Bn (t) dt − Bn (t) dt = xn
1 0
p
X
On fait appel à la question 2d, on a Bp (n) = Cpk βp−k nk et on sort de la somme les termes correspondant aux
k=0
indices k = 0, p et p − 1, on obtient
n
X p−2
X
p k p−1 = pnp−1 + Cpp β0 nP + Cpp−1 β1 np−1 + Cpk βp−k nk
k=1 k=1
p−2
p X
= pnp−1 + nP − np−1 + Cpk βp−k nk
2
k=1
p−2
p X
= np + np−1 + Cpk βp−k nk
2
k=1
ei(2n+1)2πt − 1
= e−i2nπt
ei2πt − 1
i(2n+1)πt
e − e−i(2n+1)πt
=
eiπt − e−iπt
2i sin ((2n + 1)πt)
=
2i sin (πt)
sin ((2n + 1)πt)
=
sin (πt)
Bn (t) − βn
11. Soit n ∈ N∗ . L’application ϕn : t 7−→ est de classe C 1 sur ]0, 1[.
sin (πt)
1 1 ′′
L’application ϕn admet un développement limité à l’ordre 1 en 0: ϕn (t) = Bn′ (0) + B (0) + ◦(t) et elle
π 2π n
1 1 ′′
admet aussi un développement limité à l’ordre 1 en 1: ϕn (t) = − Bn′ (1) − B (1) + ◦(t − 1). Donc elle est
π 2π n
1
prolongeable en une fonction de classe C sur [0, 1]
12. Puisque f est de classe C 1 sur [0, 1], on peut effectuer une intégration par parties qui fournit pour x > 0 :
Z 1 Z 1
1 1
f (t) sin(xt) dt = − [cos(xt)f (t)]0 + f ′ (t) cos(xt) dt
0 x 0
Z 1
1 ′
6 |f (0)| + |f (1)| + |f (t)| dt .
λ 0
Z 1
Cette dernière expression tend vers 0 quand x tend vers +∞, et donc f (t) sin(xt) dt tend vers 0 quand x
0
tend vers +∞.
(b) L’application ϕ2n est de classe C 1 sur [0, 1], d’après la question 12, Jn,N −−−−−→ 0 et on en déduit
N →+∞
N
X 1 (−1)n−1 (2π)2n β2n
2n
−−−−−→ ou encore
k N →+∞ 2(2n)!
k=1
+∞
X 1 (−1)n−1 (2π)2n β2n
ζ(2n) = =
k 2n 2(2n)!
k=1
(2π)2 β2 π2
(c) — ζ(2) = =
2(2)! 6
−1 −1
— La relation de la question 5 donne β4 = C 0 β0 + C61 β1 + C62 β2 = et, par suite, ζ(4) =
3×5 6 30
−(2π)4 β4 π4
=
2(4)! 90
1
15. — Pour n > 1, l’application t 7−→ 2n est continue, positive et décroissante sur [1, +∞[. Donc pour tout
t
k ∈ N∗ , on a
Z k
1 1 1 1 1
0 6 2n 6 2n
dt = − 2n−1
k k−1 t 2n − 1 (k − 1)2n−1 k
Par le critère de comparaison des séries à termes positifs, on a
+∞ +∞
X 1 1 X 1 1 1
06 6 − =
k 2n 2n − 1 (k − 1)2n−1 k 2n−1 2n − 1
k=2 k=2
1
Ou encore 0 6 ζ(2n) − 1 6 −−−−−→ 0 et ζ (2n) −−−−−→ 1
2n − 1 n→+∞ n→+∞
+∞
X 1 (−1)n−1 (2π)2n β2n
— On a ζ(2n) ∼ 1 etζ(2n) = 2n
= , donc
k 2(2n)!
k=1
n+1 (2n)!
β2n ∼ 2 (−1)
(2π)2n
— Soit k > 1, on a βk+1 = Bk+1 (1) = Bk+1 (0) et par une intégration par parties on obtient
Z n+1
(−1)k+1
Tk = f (k) (t)Bk (t − n) dt
k! n
k+1 Z n+1
′
(−1) Bk+1 (t − n)
= f (k) (t) dt
k! n k+1
h in+1 Z n+1
(−1)k+1
= f (k) (t)Bk+1 (t − n) − f (k+1) (t)Bk+1 (t − n) dt
(k + 1)! n n
k+1 (−1)k+2 Z n+1
(−1)
= f (k) (n + 1)Bk+1 (1) − f (k) (n)Bk+1 (0) + f (k+1) (t)Bk+1 (t − n) dt
(k + 1)! (k + 1)! n
k+1
(−1)
= βk+1 f (k) (n + 1) − f (k) (n) + Tk+1
(k + 1)!
p−1
X f (n) + f (n + 1)
(b) Par une sommation par paquets on a −T0 = T1 −T0 + (Tk − Tk−1 )−Tp , avec T1 −T0 = et
2
k=2
Z n+1
(−1)k−1
pour tout k ∈ [[2, p]] on a Tk −Tk−1 = βk f (k−1) (n + 1) − f (k−1) (n) . En outre −T0 = f (t) dt.
k! n
On combine ces égalités
Z n+1 p
X
f (t) dt = −T0 = T1 − T0 + (Tk − Tk−1 ) − Tp
n k=2
p
f (n) + f (n + 1) X (−1)k−1 βk (k−1)
= + f (n + 1) − f (k−1) (n) − Tp
2 k!
k=2
17. Soit n ∈ [[a, b − 1]] et soit k [[2, 2p]], on a β2k+1 = 0 pour tout k > 1
Z n+1 2p
f (n) + f (n + 1) X (−1)k−1 βk (k−1)
f (t) dt = + f (n + 1) − f (k−1) (n) − T2p
n 2 k!
k=2
p
f (n) + f (n + 1) X (−1)2k−1 β2k (2k−1)
= + f (n + 1) − f (2k−1) (n) − T2p
2 (2k)!
k=1
p
f (n) + f (n + 1) X β2k (2k−1)
= − f (n + 1) − f (2k−1) (n) − T2p
2 (2k)!
k=1
Soit
b Z b p b−1
X f (a) + f (b) X β2k (2k−1) X
f (n) = f (t) dt + + f (b) − f (2k−1) (a) + T2p
n=a a 2 (2k)! n=a
k=1
Avec
b−1 b−1 Z n+1
X X 1
T2p = − f (2p) (t)B2p (t − n) dt
n=a n=a
(2p)! n
b−1 Z
n+1
X 1
= − f (2p) (t)B2p (t − E(t)) dt
n=a
(2p)! n
Z b
1
= − f (2p) (t)B2p (t − E(t)) dt
(2p)! a
= −Rp
Avec
f (0) + f (1) z ez + 1
— = ;
2 2 ez − 1
Z 1 Z 1 tz 1
zetz e
— f (t) dt = z −1
dt = z =1
0 0 e e −1 0
z 2k etz z 2k ez z 2k
— ∀k ∈ [[1, n]]: f (2k−1) (t) = z , alors f (2k−1) (1) − f (2k−1) (0) = z − z = z 2k
e −1 e −1 e −1
z 2k+1 etz
— f (2n) (t) = z et
e −1
Z 1 Z 1 2k+1 tz
1 1 z e
f (2n) (t)B2n (t − E(t)) dt = B2n (t) dt
(2n)! 0 (2n)! 0 ez − 1
Z
z 2k+1 1 B2n (t) tz
= e dt
ez − 1 0 (2n)!
n Z
z ez + 1 X β2k 2k z 2n+1 1 B2n (t) tz
On combine ces égalités . z =1+ z − z e dt
2 e −1 (2k)! e − 1 0 (2n)!
k=1
Z
z 2n+1 1 B2n (t) tz
19. On montre que z e dt −−−−−→ 0.
e − 1 0 (2n)! n→+∞
D’après la question 6c, on a max |B2n (t)| = |β2n | et max |etz | = eRe(z) , alors
t∈[0,1] t∈[0,1]
Z 1 2n+1 2n
z 2n+1 B2n (t) tz |z| |β2n | Re(z) 2 |z| eRe(z) |z|
e dt 6 z e ∼ −−−−−→ 0
ez − 1 0 (2n)! |e − 1| (2n)! |ez − 1| 2π n→+∞
+∞
X β2n
2n
X β2k 2k z ez + 1
Donc z converge et z = . z −1
(2n)! (2k)! 2 e −1
n>1 k=1
C ONVERGENCE ET CONVERGENCE ABSOLUE S ÉRIES À TERMES POSITIFS S OMMATION DES RELATIONS DE COMPARAISON
X X X X X
E un K-espcae vectoriel de dim finie et un une série de E Soit un et vn deux séries à termes positifs. Soit vn une série à termes positifs et un une série numérique.
n>0
• E est dénombrable s’il existe une bijection entre E et N. 1. La famille (am,n )(m,n)∈N2 est sommable.
Cas de I = N
• E est au plus dénombrable s’il est fini ou dénombrable Une suite numérique (xn )n∈N est sommable si, et seulement, si la série X
+∞
2. Pour tout n ∈ N, la série |am,n | converge et la série
X X X m>0
Propriété xn est absolument convergente. Auquel cas xn = xn +∞
!
Une sous-famille d’une famille sommable est sommable n>0 n∈N n=0
X X
|am,n | converge.
n>0 m=0
Opérations Retour aux séries
• Une partie de N est dénombrable si, et seulement si, elle est infinie. Si σ : N −→ I une bijection, alors, (xk )k∈I est sommable si, et seulement, si X
+∞ 3. Pour tout m ∈ N, la série |am,n | converge et la série
X X X
• Une partie d’un ensemble dénombrable est au plus dénombrable. xσ(n) est absolument convergente. Auquel cas xσ(n) = xk n>0
+∞
!
n>0 n=0 k∈I
X X
• Un produit fini d’ensembles dénombrables est dénombrable. |am,n | converge.
Opérations m>0 n=0
• Une union dénombrable de parties dénombrables est dénombrable Soit (xk )k∈I , (yk )k∈I deux familles sommables et λ ∈ K. Alors la famille X X
X X X 4. La série |ap,q | converge.
(xi + λyi )i∈I est sommable et (λxi + yi ) = λ xi + yi n>0 p+q=n
(p,q)∈N2
Notations
i=1
(b) Établir, lorsque le réel s est strictement supérieur à 1 (s > 1), l’encadrement ci-dessous
n N ∞
X 1 Y 1 −1 X 1
6 1 − 6
ks i=1
psi ks
k=1 k=1
Y −1
1
On écrit alors ζ(s) = 1−
ps
p∈P
X 1
5. (a) Déduire des résultats ci-dessus la nature de la série ln 1 −
pn
n>1
X 1
(b) En déduire la nature de la série
pn
n>1
X ϕ(n)
(c) Étudier la série où ϕ désigne l’indicatrice d’Euler
n2
n>1
En cours
+∞
X 1
On pose pour tout réel x ∈ ]1, +∞[, ζ(x) =
p=1
px
+∞
X
Problème 1: Calcul de la somme (ζ(n) − 1)
n=2
Dans cette partie, z un nombre complexe tel que |z| < 2 et (un,p ) est une famille de nombres complexes définie pour
zn
n et p entiers naturels, n > 2, p > 2 par un,p = n .
p
+∞
X
L’objectif de cette partie est de calculer la somme (ζ(n) − 1)
n=2
+∞
X X zn
1. (a) Justifier que, pour tout p > 2, la série un,p est absolument convergente et calculer Sp =
n=2
pn
n>2
(b) En déduire que la famille (un,p )n>2,p>2 de nombres complexes est sommable.
+∞ +∞
X z2 X
2. (a) Démontrer que = (ζ(n) − 1) z n
p=2
p(p − z) n=2
+∞
X
(b) En déduire la valeur de la somme (ζ(n) − 1)
n=2
+∞
X (−1)n
Problème 2: Calcul de la somme ζ(n)
n=2
n
+∞
X (−1)n−1 n
On rappelle que ∀x ∈] − 1, 1], x = ln(1 + x).
n=1
n
+∞
X (−1)n
Dans ce problème on calcule la valeur de la somme ζ(n).
n=2
n
n
!
X 1
On définit la suite (xn )n∈N par x0 = 0 et ∀n ∈ N∗ , xn = − ln(n) .
k
k=1
1
1. (a) Montrer que xn−1 − xn ∼ 2
2n
(b) En déduire que (xn )n>0 converge vers un réel γ
X1 +∞
1 X 1 1
2. Montrer que − ln 1 + converge et que − ln 1 + = γ.
n n n=1
n n
n>1
(−1)k
3. On considère la suite double .
knk n>2
k>2
X (−1)k
(a) Justifier que, pour tout n > 2, la série est absolument convergente ;
knk
k>2
+∞
X 1 1
(b) Vérifier que Sn = = O
kn k n2
k=2
(−1)k
(c) En déduire que la famille est sommable. .
knk n>2
k>2
+∞
X (−1)k
4. Montrer que ζ(k) = γ.
k
k=2
X 1 X 1 X 1
Problème 3: Calcul de trois sommes , et .
p2 q 2 p2 q 2 p2 q 2
(p,q)∈N⋆2 (p,q)∈N⋆2 (p,q)∈(N⋆ )2
p|q p∧q=1
1
On considère la suite double et les ensembles
p2 q 2 (p,q)∈N∗2
et
et In = {(p, np) | p ∈ N∗ }
∀n ∈ N∗ , Jn = (p, q) ∈ N∗2 | p ∧ q = n
1 X 1
1. Montrer que est sommable et calculer A =
p2 q 2 (p,q)∈N∗2 p 2 q2
(p,q)∈N⋆2
1
2. (a) Justifier que la famille est sommable ;
p2 q 2 (p,q)∈I
(b) Montrer que (In )n∈N∗ est une partition de I ;
X 1
(c) Par le théorème de la sommation par paquets calculer .
p2 q 2
(p,q)∈N⋆2
p|q
X 1 1 X 1
3. (a) Vérifier que: ∀n ∈ N∗ , = 4 ;
p2 q 2 n p2 q 2
(p,q)∈Jn (p,q)∈J1
1
Problème 4: Sommabilité de la famille
a + bm
n
(m,n)∈N2
X +∞
X
2. Soit p > 1 fixé. Montrer que la série up,q est convergente. On note Xp = up,q
q>1 q=1
[0, +∞[ −→ R
3. On considère la fonction ϕp : 1 .
t 7−→
pα +t β
Z +∞
(a) Justifier la convergence de l’intégrale ϕp (t) dt, puis montrer que
1
Z +∞ Z +∞
ϕp (t) dt 6 Xp 6 ϕp (t) dt
1 0
+∞
X
Problème 1: Calcul de la somme (ζ(n) − 1)
n=2
+∞
X zn z
1. (a) Soit p > 2, la série est géométrique de raison < 1, donc elle converge. Notons Sp sa somme,
pn p
n>2
2
+∞ z 2
X zn p |z|
alors Sp = = =
n=2
pn 1− z p (p − |z|)
p
2
|z| X
(b) Comme Sp ∼ 2
, alors la série Sp est convergente. D’après le critère suffisant de sommabilité, la famille
p
p>2
(un,p )n>2,p>2 est sommable
2. (a) La famille (un,p )n>2,p>2 est sommable, donc d’après le théorème de la sommation par paquets, on a
2
+∞ +∞ n
+∞ X +∞ X+∞ n +∞ z +∞
X
n
X z X z X p2
X z2
(ζ(n) − 1) z = = = z =
n=2 n=2 p=2
pn p=2 n=2
pn p=2
1− p p=2
p(p − z)
+∞
X (−1)n
Problème 2: Calcul de la somme ζ(n)
n=2
n
1. (a) On a
1 1
xn−1 − xn = − − ln 1 −
n n
1 1 1 1
= − + + 2 +◦
n n 2n n2
1 1
= + ◦
2n2 n2
1
Donc xn−1 − xn ∼
2n2
X
(b) Par le critère de Riemann, la série télescopique (xn − xn−1 ) converge, donc la suite (xn ). Soit γ sa limite
n>1
2. Soit n > 1, on a
n n n
X 1 1 X 1 X 1
− ln 1 + = − ln 1 +
k k k k
k=1 k=1 k=1
n n
X 1 X
= − (ln (k + 1) − ln (k))
k
k=1 k=1
n
X 1
= − ln (n + 1)
k
k=1
= xn + ln(n) − ln (n + 1)
1
= xn − ln 1 + −−−−−→ γ
n n→+∞
X1 +∞
1 X 1 1
donc la série − ln 1 + converge et que − ln 1 + = γ.
n n n=1
n n
n>1
1 1 X 1 1
3. (a) Soit n > 2, pour tout k > 2 on a 0 6 k
6 k . La série géométrique k
de raison ∈ ]0, 1[ est
kn n n n
n>1
X 1 +∞
X 1
convergente, donc la série convergente. Notons S n = .
knk knk
k>2 k=2
+∞ 1
X 1 n2 1 1 X
(b) On a 0 6 Sn 6 1= = 2
et par suite
, donc Sn = O Sn converge
nkn 1− n (n − 1)n
k=2 n>2
(−1)k
(c) D’après le critère suffisant de la sommabilité la suite double est sommable.
knk n>2
k>2
+∞
X 1 1
4. D’après la question 2.) on a − ln 1 + = γ.
n=1
n n
D’autre part, on a
+∞
(−1)k
X
1 1
− ln 1 + =
n n knk
k=2
k
(−1)
La suite double est sommable, alors par le théorème de la sommation par paquets
knk n>2
k>2
+∞
+∞ X +∞ X
+∞
X (−1)k X (−1)k
=
n=2 k=2
knk n=2
knk
k=2
Avec
+∞
X (−1)k (−1)k
k
= (ζ(k) − 1)
n=2
kn k
et
+∞
+∞ X +∞
(−1)k
X X 1 1
= − ln 1 + = γ − 1 + ln 2
n=2 k=2
knk n=2
n n
Alors
+∞
X (−1)k
(ζ(k) − 1) = γ − 1 + ln 2
k
k=2
X (−1)k
La série est convergente de somme 1 − ln 2. Ainsi
k
k>2
+∞ +∞ +∞
X (−1)n X (−1)n X (−1)n
ζ(n) = (ζ(n) − 1) + =γ
n=2
n n=2
n n=2
n
X 1 X 1 X 1
Problème 3: Calcul de trois sommes , et .
p2 q 2 p2 q 2 p2 q 2
(p,q)∈N⋆2 (p,q)∈N⋆2 (p,q)∈(N⋆ )2
p|q p∧q=1
X ζ(2) +∞
X ζ(2)
— La série est convergente de somme = ζ 2 (2)
p2 p=1
p2
p>1
Donc la famille est sommable et par le théorème de sommation par paquets, on a
+∞ +∞
X 1 XX 1
A= 2 2
= 2 q2
= ζ 2 (2)
p q p=1 q=1
p
(p,q)∈N⋆2
1
2. (a) La famille est une sous-famille d’une famille sommable, donc elle est sommable ;
p2 q 2 (p,q)∈I
(b) — Soit n ∈ N∗ l’élément (1, n) ∈ In , donc In 6= ∅
— Soit m, n ∈ N∗ tels que m 6= n. Si (p, q) ∈ In ∩ Im , alors q = np = mp, donc m = n. Absurde
[
— Pour tout n ∈ N∗ , on a In ⊂ I, donc In ⊂ I. Inversement si (p, q) ∈ I, alors p | q, donc il existe
n∈N∗
[ [
n ∈ N∗ tel que q = pn, soit (p, q) ∈ In , ainsi I ⊂ In . D’où In = I
n∈N∗ n∈N∗
On conclut que (In )n∈N∗ est une partition de I
(c) Par le théorème de la sommation par paquets on a:
+∞
X 1 X X 1
=
p2 q 2 n=1 (p,q)∈In
p2 q 2
(p,q)∈N⋆2
p|q
+∞ X
X 1
=
n=1 p∈N∗
n 2 p4
= ζ(2)ζ(4)
J1 −→ Jn 1
3. (a) L’application σ : est une bijection. La famille est sommable car
(p, q) 7−→ (pn, qn) p q2
2
(p,q)∈J1
elle est sous-famille d’une famille sommbale. Soit n ∈ N∗ , alors
X 1 X 1 1 X 1
= =
p2 q 2 (np)2 (nq)2 n4 p2 q 2
(p,q)∈Jn (p,q)∈J1 (p,q)∈J1
1
Problème 4: Sommabilité de la famille
a n + bm (m,n)∈N2
1. (a) On a
1
si 0 < a < 1
bm 1
1
∼ si a = 1
a + bm
n n→+∞ 1 + bm
1
si a > 1
an
De même
1
si 0 < b < 1
n1
a
1
∼ si b = 1
a n + bm m→+∞ an + 1
1
si b > 1
bm
1 1
(b) Soit m ∈ N, la sous-famille de la famille sommable est sommable donc
an + bm n∈N an + bm (m,n)∈N2
X 1
la série est convergente. Donc il est nécessaire que son terme général tend vers 0, soit
a n + bm
n>0
1
−−−−−→ 0
an + bm n→+∞
Ceci n’est possible que si a > 1.
De la même façon on montre que b > 1
1 1
2. On suppose que a > 1 et b > 1. On pose α = √ et β = √
a b
2 √
(a) Un cadeau de tronc commun: ∀(u, v) ∈ (R+ ) , 2 uv 6 u + v .
(b) On utilise ínégalité précédente, en posant u = an et v = bm :
√ n√ m 1 1
an + bm > 2 a b =⇒ 6 αn .β m
a n + bm 2
(c) (αn β m )(m,n)∈N2 est une suite double de réels positifs.
X
— Soit m > 0, la série αn β m converge, c’est une série géométrique de raison α ∈]0, 1[, de somme
n>0
+∞ m
X β
Sm = αn β m =
n=0
1−α
X
— Sm est convergente car il s’ait d’une série géométrique de raison β ∈]0, 1[
m>0
Ainsi la famille (αn β m )(m,n)∈N2 est sommable. Or
1 1
∀(n, m) ∈ N2 , 6 αn .β m
a n + bm 2
1
Donc, par le critère de comparaison, est sommable
a + bm
n
(m,n)∈N2
On conclut l’équivalence
1
est sommable ⇐⇒ a > 1 et b > 1
a + bm
n
(m,n)∈N2
Z +∞
3. (a) L’application ϕ est continue, décroissante et positive sur [1, +∞[, donc l’intégrale ϕp (t) dt est de même
1
X X
nature que la série ϕp (q) = up,q qui est convergente.
q>1 q>1
Z q+1 Z q
Soit q ∈ N∗ , on utilise l’encadrement ϕp (t) dt 6 ϕp (q) 6 ϕp (t) dt. Après on somme de q = 1 à
q q−1
l’infini, on obtient : Z +∞ Z +∞
ϕp (t) dt 6 Xp 6 ϕp (t) dt
1 0
t
(b) On effectue le changement de variable s = α , on obtient
pβ
α
+∞ +∞ +∞ +∞
1 1
Z Z Z Z
pβ
ϕp (t) dt = dt = ds = ϕ1 (t) dt
p + tβ p(α− β )
α α
p +p sα β α
0 0 0 0
et
α
+∞ +∞ +∞ +∞
1 1
Z Z Z Z
pβ
ϕp (t) dt = dt = ds = ϕ1 (t) dt
p + tβ p(α− β )
α −α α
p +p sα β α −α
1 1 p β p β
α
On prend γ = α −
β
Z +∞ Z +∞
4. On a −α
ϕ1 (t) dt −−−−−→ ϕ1 (t) dt, donc d’après le théorème d’encadrement pγ Xp −−−−−→ C =
p β p→+∞ 0 p→+∞
Z +∞
C
ϕ1 (t) dt, d’où Xp ∼γ
0 p
5. D’après le théorème de sommation par paquets la suite double (up,q )(p,q)∈N∗2 est sommable, si et seulement, si
X X 1
la série Xp est convergente, si et seulement, si la série de Riemann converge, si et seulement, si γ > 1.
pγ
p>1 p>1
α
(up,q )(p,q)∈N∗2 ⇔ α > 1, β > 1 et α − >1
β
Série de Newmann
Notations
On pose K = R ou C.
— p un entier supérieur ou égal à 2 ;
— Ip désigne l’élément unité de Mp (K) et Op sa matrice nulle ;
— A désigne une K-algèbre normé de dimension finie ;
— 1A désigne l’élément unité de A et 0A son élément nul
— U (A) est le groupe des unités de A
— k . k désigne une norme d’algèbre sur A
1. Soit a ∈ A. Montrer que les deux applications x 7−→ ax et x 7−→ xa sont continues sur A
2. Soit a ∈ A, tel que k a k < 1
X
(a) Montrer que la série an est convegente
n>0
+∞
X
(b) Montrer que 1A − a est inversible dans A et (1A − a) an
−1
=
n=0
1
(c) Montrer que k (1A − a) k 6 .
−1
1 − kak
3. Soit A ∈ Mp (K) et λ ∈ K tels que |λ| > k A k où k . k est une norme d’algèbre sur Mp (K)
1
(a) Montrer que Ip − A est inversible
λ
(b) Déduire que SpK (A) ⊂ Bf (0, k A k)
1
4. Soit a ∈ U (A) et h ∈ A tels que k h k <
k a−1 k
(a) Montrer que ha−1 < 1
1
(b) Déduire que B a, −1 ⊂ U (A)
ka k
(c) Conclure
5. Soit a ∈ U (A) et (an )n>0 une suite convergente vers a. Montrer qu’il existe n0 tel que ∀n > n0 , an ∈ U (A).
6. Justifier que GLp (K) est un ouvert de Mp (K)
1
7. Soit f : U (A) −→ A, a 7−→ a−1 , u ∈ U (A), 0 < α < et h ∈ B (0, α)
k u−1 k
−1 1
(a) Montrer que 1 − u−1 h ∈ U(A) et que (1 − u−1 h) 6
1 − α k u−1 k
−1 −1
(b) Établir que (u − h) − u−1 = 1 − u−1 h u hu−1 , puis
−1
2
−1 u−1 k h k
(u − h) − u−1 6
1 − α k u−1 k
Série de Newmann
Non disponible
Partie I
X X X n−1
X
On rappelle que le produit de Cauchy de deux séries an et bn est la série cn , où cn = ak bn−k . Dans cette
n>1 n>1 n>2 k=1
X X (−1)n−1
partie, on veut déterminer la nature, selon la valeur de x, de la série cn (x), produit de Cauchy de
nx
n>2 n>1
par elle-même.
Cette étude va illustrer le fait que le produit de Cauchy de deux séries convergentes n’est pas nécessairement une série
convergente.
Dans toute cette partie, n désigne un entier supérieur ou égal à 2 et x un réel strictement positif.
1. Étude de la convergence
X (−1)n−1
(a) Pour tout x > 0, montrer que la série converge, on note F (x) sa somme .
nx
n>1
X
(b) Indiquer, sans aucun calcul, la nature et calculer la somme, en fonction de F (x) de la série produit cn (x)
n>2
lorsque x > 1.
4x (n − 1)
(c) Démontrer que, pour x > 0, |cn (x)| > .
n2x
1 X
En déduire, pour 0 < x 6 , la nature de la série cn (x).
2
n>2
2. Cas où x = 1
On suppose, dans cette question, que x = 1.
1
(a) Décomposer en éléments simples la fraction rationnelle .
X(n − X)
n
Hn−1 X 1
En déduire une expression de cn (x) en fonction de , où Hn = (somme partielle de la série
n k
k=1
harmonique).
Hn−1
(b) Déterminer la monotonie de la suite .
n n>2
X
(c) En déduire la nature de la série cn (x).
n>2
Partie II
3. Enoncer le théoréme de comparaison d’une série et une intégrale déterminer un équivalent du reste d’ordre n
X 1
de la série avec α > 1.
nα
n>1
+∞
X 1
On pose pour, α > 1, ζ(α) = .
n=1
nα
4. Montrer que pour, α > 1, F (α) = (1 − 21−α )ζ(α) .
21−α 1
5. Montrer que pour, α > 1, 1 + 6 ζ(α) 6 1 + .
α−1 α−1
6. Calculer lim+ ζ(α) et lim ζ(α) en déduire lim+ F (α) et lim F (α)
α→1 α→+∞ α→1 α→+∞
n
!
X 1
7. On définit la suite (xn )n par x0 = 0 et ∀n ∈ N∗ , xn = − ln(n) .
k
k=1
Pour tout n dans N∗ on pose an = xn − xn−1
1
(a) Montrer que an ∼ − 2
2n
(−1)k
13. Montrer que la suite double est sommable.
knk n>2
k>2
+∞
X (−1)n
14. En déduire ζ(n) = γ.
n=2
n
Partie I
1. Étude de la convergence
(a) CSSA
X (−1)n−1 X (−1)n−1
(b) Lorsque x > 1, la série α
converge absolument ; donc la série produit de par elle-
n nα
n>1 n>1
+∞
!2
X (−1)n−1
même converge absolument et sa somme vaut : α
= (F (x))2 .
n=1
n
n−1
X 1 n
(c) Pour x > 0, cn (x) = (−1)n−2 α
. Comme k 7→ k(n − k) est maximum quand k = et que la
[k(n − k)] 2
k=1
somme comporte n − 1 termes,
n−1
X 1 1 (n − 1)4α
|cn (x)| = > (n − 1) =
[k(n − k)]α [(n/2)2 ]α n2x
k=1
1 (n − 1)4α
Pour 0 < x 6 , a une limite strictement positive (finie ou non), donc la suite (cn (x)) ne converge
2 n2x
X
pas vers 0. Donc la série cn (x) diverge grossièrement.
n>2
2. Cas où x = 1
1 1 1 1
(a) = + . Donc
X(n − X) n X n−X
n−1
X 1
cn (1) = (−1)n−2
k(n − k)
k=1
n−1
1X 1 1
= (−1)n−2 +
n k n−k
k=1
n−1 n−1
!
n−2 1 X 1 X 1
= (−1) +
n k n−k
k=1 k=1
n−1
1 X 1 Hn−1
= 2(−1)n−2 = 2(−1)n−2 .
n k n
k=1
(b) Monotonie
Hn−1 Hn 1 1 Hn 1 1 1
− = Hn − − = Hn − − 2
n n+1 n n n+1 n n+1 n
1 1 1 n−2
> 1+ − = 2 > 0.
2 n(n + 1) n2 2n (n + 1)
Hn−1
Donc la suite est décroissante.
n n>2
Hn−1
(c) "Classiquement", Hn ∼ ln n au voisinage de +∞. Donc la suite converge vers 0 en décroissant
n n>2
X
et la série alternée cn (1) converge.
n>2
Partie II
3. Le théorème de comparaison d’une série et une intégrale:
Théorème
Soit f : [n0 , +∞[ → R une fonction, positive, continue et décroissante
Z +∞ X
Alors l’intégrale f (t)dt et la série f (n) sont de même nature
n0 n>n0
Puis
+∞
(n + 1)1−x x−1 X 1
6 61
n1−x n1−x kα
k=n+1
1−x
1−x
(n + 1) n+1
On a = −−−−−→ 1, donc par le théorème d’encadrement, on obtient
n1−x n n→+∞
+∞
x−1 X 1
−−−−−→ 1
n1−x k α n→+∞
k=n+1
+∞
X 1 1 1
Soit α
∼ . x−1
k x−1 n
k=n+1
4. Pour x > 1, on a:
+∞ +∞
X (−1)n−1 − 1 X −2
F (x) − ζ(x) = =
n=1
nx (2k)x
k=1
+∞
X 1
= −21−x = −21−x ζ(x)
kx
k=1
• Limite de ζ en +∞:
21−x 1
On a 1 + −−−−−→ 1 et 1 + −−−−−→ 1 , donc, par le théorème d’encadrement,
x − 1 x→+∞ x − 1 x→+∞
ζ(x) −−−−−→ 1
x→+∞
• Limite de F en 1+ :
D’après la question 4., on a: pour tout x > 1
F (x) −−−−→ ln 2
x→1+
• Limite de F en +∞:
On a 1 − 21−x −−−−−→ 1 et ζ(x) −−−−−→ 1, donc
x→+∞ x→+∞
+∞ +∞
X 1 1 X 1 1
D’après la question 3., on a 2
∼ , donc 2
∼ .
k n 2k 2n
k=n+1 k=n+1
D’autre part
+∞
X N
X
(xk−1 − xk ) = lim (xk−1 − xk )
N →+∞
k=n+1 k=n+1
= lim xn − xN
N →+∞
xn − γ =
1 1 1
Ainsi xn − γ ∼ qui se traduit par xn = γ + +◦
2n 2n n
9. (a) Soit n > 2, on a:
1 1
bn = yn − yn−1 = (xn − xn−1 ) − +
2n 2n − 2
1 1 1 1
= ln 1 − − + −1
n n 2n 1 − n1
1 1 1 1 1 1 1
= − 2 − 3 +◦ 3
+ + 2 +◦
2n 3n n 2n n n n2
1 1
= +◦
6n3 n3
1
∼
6n3
(b) Remarquons d’abord que yn −−−−−→ 0.
n→+∞
1 X X 1
On a yn − yn−1 ∼ 3 . Les deux séries ATP (yn − yn−1 ) et sont convergentes, donc leurs restes
6n 6n3
n>1 n>1
sont équivalentes, soit
+∞ +∞
X X 1
(yk − yk−1 ) ∼
6k 3
k=n+1 k=n+1
+∞ +∞
X 1 1 X 1 1
D’après la question 3., on a 3
∼ 2 , donc 3
∼ .
k 2n 6k 12n2
k=n+1 k=n+1
D’autre part
+∞
X N
X
(yk − yk−1 ) = lim (yk − yk−1 )
N →+∞
k=n+1 k=n+1
= lim yN − yn
N →+∞
= −yn
1 −1
Ainsi −yn ∼ , puis yn ∼ .
12n2 12n2
−1 −1 1
(c) L’équivalent yn ∼ se traduit par yn = +◦ , donc
12n2 12n2 n2
1 1 1
xn = γ + − 2
+◦
2n 12n n2
(−1)n−1 n n
10. Soit x ∈] − 1, 1[. Pour tout n > 1, on a x 6 |x| . Par le critère de comparaison avec une série
n
X (−1)n−1
géométrique, la série xn converge absolument.
n
n>1
11. La fonction f : x → ln(1 + x) est de classe C ∞ sur ] − 1, +∞[, et on a :
(n − 1)!
∀n ∈ N∗ , ∀x ∈] − 1, +∞[, f (n) (x) = (−1)n−1
(1 + x)n
t−x 1+x
La fonction homographique ϕ : t 7−→ , dont la dérivée ϕ′ (t) = > 0, montre que pour tout t compris
1+t (1 + t)2
entre 0 et x, on a |ϕ(t)| 6 |x|, puis que
n n+1
X xk |x|
∀x ∈] − 1, 1[, ln(1 + x) − (−1)k−1 6 −−−−−→ 0
k! 1 − |x| n→+∞
k=1
+∞
X (−1)n−1 n
Donc pour tout x ∈] − 1, 1[, x = ln(1 + x).
n=1
n
12. Soit n > 1, on a
n n n
X 1 1 X 1 X 1
− ln 1 + = − ln 1 +
k k k k
k=1 k=1 k=1
n n
X 1 X
= − (ln (k + 1) − ln (k))
k
k=1 k=1
n
X 1
= − ln (n + 1)
k
k=1
1
= xn − ln 1 + −−−−−→ γ
n n→+∞
X1 +∞
1 X 1 1
donc la série − ln 1 + converge et que − ln 1 + = γ.
n n n=1
n n
n>1
13. Il s’agit d’une suite double de nombres réels
1 1 X 1 1
• Soit n > 2, pour tout k > 2 on a 0 6 k
6 k . La série géométrique de raison ∈ ]0, 1[ est
kn n nk n
n>1
X 1 +∞
X 1
convergente, donc la série convergente. Notons Sn = .
knk knk
k>2 k=2
+∞ 1
X 1 n2 1 1 X
• On a 0 6 Sn 6 k
= 1 = , donc S n = O 2
et par suite Sn converge
n 1− n n (n − 1) n
k=2 n>2
(−1)k
D’après le critère suffisant de la sommabilité la suite double est sommable.
knk n>2
k>2
+∞
X 1
1
14. D’après la question 12.) on a − ln 1 + = γ.
n=1
n n
D’autre part, d’après la question 11.), on a
+∞
(−1)k
X
1 1
− ln 1 + =
n n knk
k=2
k
(−1)
La suite double est sommable, alors par le théorème de la sommation par paquets
knk n>2
k>2
+∞
+∞ X +∞
+∞ X
X (−1)k X (−1)k
=
n=2 k=2
knk n=2
knk
k=2
Avec
+∞
X (−1)k (−1)k
= (ζ(k) − 1)
n=2
knk k
et
+∞
+∞ X +∞
(−1)k
X X 1 1
= − ln 1 + = γ − 1 + ln 2
n=2 k=2
knk n=2
n n
Alors
+∞
X (−1)k
(ζ(k) − 1) = γ − 1 + ln 2
k
k=2
X (−1)k
La série est convergente de somme −1 + ln 2. Ainsi
k
k>2
+∞ +∞ +∞
X (−1)n X (−1)n X (−1)n
ζ(n) = (ζ(n) − 1) + =γ
n=2
n n=2
n n=2
n
Formule de Stirling
24n n!4
5. En déduire la formule de Wallis π = lim
n→+∞ n(2n)!2
Formule de Stirling
Formule de Stirling
X
(b) On sait que la série télescopique (Sn+1 − Sn ) converge si, et seulement, si la suite (Sn ) converge. Puisque
X
la série (Sn+1 − Sn ) est convergente (par comparaison avec une série de Riemann), il en est de même
de la suite (Sn ). On pose lim Sn = λ ∈ R.
n −n √
1 1 n e n
(c) Pour tout n de Sn = ln nn+ 2 e−n = ln .
√ n! n!
nn e−n n √
D’après ce qui précède : −−−−−→ eλ et donc nn e−n n ∼ eλ n!
n! n→+∞
√ √
7. L’égalité précédente donne nn e−n ne−λ ∼ n! et donc aussi (2n)2n e−2n 2ne−λ ∼ (2n)!.
On en déduit
24n n!4 24n n4n e−4n n2 e−4λ e−2λ
∼ ∼
n(2n)!2 2n4n e−4n ne−2λ 2
24n n!4 e−2λ 1
Puisque 2
−
− −−−→ π, on trouve = π et donc λ = − ln(2π)
n(2n)! n→+∞ 2 2
1
Donc Rn ∼ .
n
1 1
10. On a bien un ∼ 2
. On en déduit Rn ∼ . Mais
n n
+∞
X m
X
Rn = 12 (Sk − Sk−1 ) = 12 lim (Sk − Sk−1 )
m→+∞
k=n+1 k=n+1
= 12 lim (Sm − Sn ) = 12 (λ − Sn )
m→+∞
1 1
Donc 12(λ − Sn ) ∼ , puis (λ − Sn ) ∼
n 12n
n! 1 1
11. On a λ − Sn = ln √ = +◦ . On en déduit
n
n e −n 2πn 12n n
n! 1 1 1 1
√ = exp +◦ =1+ +◦
nn e−n 2πn 12n n 12n n
Soit
√
1 1
n! = nn e−n 2πn 1 + +o
12n n
(fn )n∈N est une suite de fonctions définies sur A à valeurs dans F où A ⊂ E avec 1
E et F sont de K-espaces vectoriels normés de dimensions finies. Le plus souvent,
Interversion limite-somme Dérivation terme à terme: Classe C
Soit a ∈ A un point adhérent. Si:
E = F = R et A = I un intervalle de R.
n
1
◦ ∀n ∈ f ∈ C (I, F );
X
N,
X
On note, pour tout entier naturel n : Sn = fk ◦
fn converge uniformément sur A;
Xn
◦ La série fn converge simplement sur I;
Si: n>0
k=0
◦ ∀n ∈ N, fn (x) −−−→ ℓn ∈ F
n>0
x→a X
◦ fn′ converge uniformément sur tout segment inclus I.
M ODES DE CONVERGENCE
X
• La série ℓn converge; n>0
n>0 Alors:
Convergence simple
+∞
X
Alors: • La somme fn admet une limite en a; +∞
X X
On dit que fn converge simplement sur A, si ∀x ∈ A la série
fn (x) X
fn ∈ C 1 (I, F ) ;
n>0 n>0
n=0
•
+∞ +∞ +∞
n=0
+∞ X X X
• lim fn (x) = ℓn = lim fn (x)
!′ +∞
+∞
X
converge et f : x 7−→ fn (x) est appelée sa somme.
x→a x→a X X
′
n=0 n=0 n=0 • f n = f n ;
n=0
n=0 X n=0
CA
La fonction f est intégrable sur I;
•
+∞ +∞ Z
Toutes les autres implications sont fausses. Alors:
Z Z X X
•
f= fn = fn
I I n=0 n=0 I
C ONTACT I NFORMATION
En outre
Z Z +∞
X +∞ Z
X Web [Link]
|f | = | fn | 6 |fn |. Email elamdaoui@[Link]
I I I
n=0 n=0 Phone 06 62 30 38 81 Page: 11
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé
1 1
11. Justifier que, pour n > 1 et x ∈ R∗+ , on a : 0 6 vn (x) 6 − .
nx (n + 1)x
X +∞
X
12. Justifier que, pour x ∈ R∗+ , la série vn (x) converge. On note alors γ = vn (1)
n>1 n=1
+∞
X
13. Exprimer, pour x > 1, la somme vn (x) à l’aide de ζ(x) et 1 − x.
n=1
X
14. Démontrer que la série vn converge uniformément sur [1, +∞[ (on pourra utiliser le reste de la série).
n>1
1
15. En déduire que l’on a, pour x au voisinage de 1+ : ζ(x) = + γ + o(1).
x−1
(c) La fonction s 7→ ζ(s) est une fonction décroissante, d’après le théorème de la limite monotone, elle admet
une limite dans R ∪ {+∞}. Supposons que cette limite L soit finie. Pour tout entier N et tout réel x > 1,
on a
N
X 1
6 ζ(x) 6 L.
n=1
nx
N
X 1 X1
Pour N fixé, on fait tendre x vers 1, ce qui nous fourni l’inégalité 6 L. La série est à termes
n=1
n n
n>1
positifs donc la suite de ces sommes partielles est croissante. L’inégalité précédente montre que cette suite
X1
est bornée donc elle converge, ce qui implique que la série est convergente, ce qui est faux. Ainsi
n
n>1
lim ζ(x) = +∞.
x→1+
Soit
ζ (λx + (1 − λ)y) 6 λζ (x) + (1 − λ)ζ (y)
D’où la convexité de ζ
6. (a) — Pour tout n > 1, la fonction fn est de classe C ∞ sur ]1, +∞[
X
— La série fn converge simplement sur ]1, +∞[ de somme ζ
n>1
1
•
•
1
21−x 1
1+ 6 ζ(x) 6 1 + =⇒ x − 1 + 21−x 6 (x − 1) ζ(x) 6 x
x−1 x−1
1
Or x − 1 + 21−x −−−−→ 1, alors (x − 1) ζ(x) −−−−→ 1, soit ζ(x) ∼+
+
x→1 + x→1 1 x−1
9. On applique les inégalités précédentes avec n = 3, on obtient
+∞
31−x X 1 21−x
6 x
6
x−1 k x−1
k=3
Puis, on multiplie chaque terme figurant dans les inégalités par 2x , alors
2 x +∞
3 x
X 1 2
3 62 6
1−x kx x−1
k=3
2 x +∞
3 2 X 1
Or 3 −−−−−→ 0 et −−−−−→ 0, alors 2x −−−−−→ 0, soit ζ(x) − 1 − 2−x = ◦ (2−x ). Ainsi
1−x x→+∞ x − 1 x→+∞ k x x→+∞
k=3
ζ(x) − 1 ∼ 2−x
+∞
1 1
10. (a) Le terme général de cette série ζ(p) − 1 ∼ p , par la comparaison avec la série géométrique de raison , la
X 2 2
série (ζ(p) − 1) converge.
p>2
X 1 1
— Soit n > 2, la série p
converge car il s’agit d’une série géométrique de raison ∈ ]0, 1[ de somme
n n
p>2
1
+∞
X 1 n2 1
Sn = = =
n p 1 n(n − 1)
p=2 1−
n
X 1
— La série Sn converge car Sn ∼ , et
n2
n>2
+∞ +∞
X X 1 1
Sn = − =1
n=2 n=2
n n+1
1
Donc la famille est sommable.
np (n,p)∈N22
1
(c) D’après la question précédente la famille est sommable, on fait appel au théorème de Fubini
np (n,p)∈N22
ou d’interversion
PP
+∞ +∞ X+∞ +∞ X+∞
X X 1 X 1
(ζ(p) − 1) = p
= p
p=2 p=2 n=2
n n=2 p=2
n
+∞
X 1
= =1
n=2
n(n − 1)
X +∞
X
14. La série vn converge simplement sur [1, +∞[. On note Rn (x) = vk (x) le reste d’ordre n de la série. On
n>1 k=n+1
a:
+∞
X 1 1 1 1 1
0 6 Rn (x) 6 − = − lim =
kx (k + 1)x (n + 1)x k→+∞ k x (n + 1)x
k=n+1
1 X
Ainsi, on déduit que sup |Rn (x)| 6 −
− −−−→ 0. Donc la série vn converge uniformément sur
x∈[1,+∞[ (n + 1)1 n→+∞ n>1
[1, +∞[.
1 1 1 1 1
15. Pour x ∈]1, +∞[, vn (x) = − − ; vn (1) = − ln(n + 1) + ln n.
nx 1 − x nx−1 (n + 1)x−1 n
vn est continue, sauf peut-être en 1.
1 1
En 1 : en posant h = x − 1, x = + o(1) par continuité de l’exponentielle x 7→ n−x en 1 et
n n
1 1 1 1 −h ln n −h ln(n+1)
− = e − e
1 − x nx−1 (n + 1)x−1 h
1
= (1 − h ln n + o(h)) − (1 − h ln(n + 1) + o(h)
h
= ln(n + 1) − ln n + o(1)
1
Donc vn (x) = + ln(n + 1) − ln n + o(1) et, par suite, vn est continue en 1.
n X
On en déduit que la série vn est une série de fonctions continues sur [1, +∞[. La convergence uniforme
n>1
sur [1, +∞[ entraîne donc la continuité de sa somme sur [1, +∞[.
+∞ +∞
!
1 X X
On en déduit que ζ(x) − = vn (x) = vn (1) + o(1) = γ + o(1) au voisinage de 1+ . D’où
x−1 n=1 n=1
1
ζ(x) = + γ + o(1) au voisinage de 1+ .
x−1
Partie IV: Zéta alternée de Riemann
1
X (−1)n−1
16. Soit x ∈ R ; si x > 0, alors la suite tend vers 0 en décroissant ; donc la série alternée
nx n>1 nx
n>1
(−1)n−1 X (−1)n−1
converge ; si x 6 0, la suite x
ne converge pas vers 0, donc la série diverge (grossiè-
n n>1 nx
n>1
rement).
(−1)n−1 1 X 1
17. (a) Soit a > 1 et x > a, alors pour tout n > 1, 6 a . Comme la série est indépendante de
n x n n2
n>1
X
x et convergente, la série hn converge normalement sur [a, +∞[.
n>1
]1,a] 1 X1 X
(b) On a k hn k∞ = et la série harmonique est divergente, donc hn ne converge pas normalement
n n
n>1 n>1
sur ]1, a].
X
(c) Soit a > 0 et x > a. La série hn (x) est alternée vérifiant le CSSA, alors
n>1
1
|Rn (x)| 6 |hn+1 (x)| 6
(n + 1)a
1
Donc k Rn k∞ 6 −−−−−→ 0. On en déduit qu’elle converge uniformément sur [a, +∞[.
(n + 1)a n→+∞
]0,a]
X
(d) Pour n ∈ N∗ , on a k hn k∞ = 1 6→ 0, d’après la condition nécessaire ,la série hn ne converge pas
n>1
uniformément sur ]0, a]
X
18. — hn est une série de fonctions continues sur ]0, +∞[
n>1
X (−1)n−1
— Soit [a, b] ⊂ ]0, +∞[, alors pour tout x ∈ [a, b], la série est alternée vérifiant le CSSA, alors
nx
n>1
(−1)n 1
|Rn (x)| 6 6
(n + 1)x (n + 1)a
1 X
Donc k Rn k∞ 6 a
−−−−−→ 0. Ou encore hn CU sur tout segment de R∗+ .
(n + 1) n→+∞
n>1
+∞
X
Donc la fonction µ = hn est continue sur R∗+
n=1
(−1)n−1 (−1)n−1
19. Comme, pour tout n > 2, −−− −−→ 0 et que, pour n = 1, = 1, le théorème de passage à la
nx x→+∞ nx
limite terme à terme permet d’affirmer que
+∞
X (−1)n−1
lim µ(x) = lim =1
x→+∞
n=1
x→+∞ nx
20. (a) — Pour tout n > 1, la fonction hn est de classe C ∞ sur ]0, +∞[
— Soit p > 0. Le résultat est déjà démontré pour p = 0, alors on suppose désormais que p > 1. Pour tout
(p) (−1)p+n−1 lnp (n)
x ∈ [a, +∞[, on a hn (x) = .
nx
lnp (t)
Pour x et p fixés, on considère la fonction ϕ définie sur [1, +∞[ par ϕ(t) = .
tx
ϕ est de C sur [1, +∞[ et
∞
p − x ln (t) p−1
ϕ′ (t) = ln (t)
tx+1
p p
Donc ϕ′ est négative sur l’intervalle e x , +∞ et positive sur 1, e x . Donc ϕ est décroissante sur
p p
e x , +∞ et croissante sur 1, e x .
p
ln (n) p
On en déduit que la suite est décroissante à partir du rang Na = E e a + 1 ; donc la
nx n>1
X
(p)
série alternée hn (x) converge et, pour n > Na , son reste d’ordre n, ρn (x), vérifie :
n>Na
lnp (n + 1) lnp (n + 1)
|ρn (x)| 6 (−1)n+p 6 .
(n + 1)x (n + 1)a
ln(n + 1) X
Donc sup |ρn (x)| 6 a
−−−−−→ 0. Donc la série h(p)
n CU sur [a, +∞[.
x>a (n + 1) n→+∞
n>1
(b) • Pour tout n > 1, la fonction hn est de C sur ]0, +∞[ ;
∞
X
• Pour tout p ∈ N, la série h(p)
n converge uniformément sur tout segment inclus dans ]0, +∞[.
n>1
D’après le théorème de dérivation terme à terme, µ est de C ∞ sur ]0, +∞[ et
+∞
X lnp (n)
∀x > 0, µ(p) (x) = (−1)n+p−1
n=1
nx
(b)
Soit f une application continue de [0, 1] dans C. Pour tout entier n > 1, on définit le polynôme Bn de degré 6 n par :
n
X k
Bn (x) = Cnk xk (1 − x) n−k
f .
n
k=0
1. Justifier l’existence d’un réel ηε > 0 tel que, pour couple (x, y) ∈ [0, 1]2 vérifiant
|x − y| 6 ηε =⇒ |f (x) − f (y)| 6 ε
En déduire l’égalité :
n
X
(k − nx)2 rk (x) = nx(1 − x).
k=0
6. Prouver que :
n n
X k X (k − nx)2
f (x) − f rk (x) 6 2M rk (x),
k=0
n k=0
n2 ηε2
k∈J(x)
/ k∈J(x)
/
puis que
n
X k M
f (x) − f rk (x) 6 .
k=0
n 2nηε2
k∈J(x)
/
7. En déduire que la suite de polynômes Bn converge uniformément vers f sur [0, 1].
8. En déduire le théorème d’approximation de Weierstrass : si f est continue sur [a, b], il existe une suite de fonctions
polynomiales qui converge uniformément vers f sur [a, b].
9. Application: Soit a, b réels tels que a < b et f ∈ C ([a, b] , C) telle que
Z b
∀n ∈ N, xn f (x)dx = 0
a
1. Théorème de Heine
2. D’après la formule du binôme :
n
X
Cnk xk y n−k = (x + y)n .
k=0
On dérive les deux membres de cette égalité par rapport à x, puis on multiplie par x :
n
X
kCnk xk y n−k = nx(x + y)n−1 .
k=0
4. Remarquons que
n
X n
X
f (x) = f (x) rk (x) = f (x)rk (x).
k=0 k=0
On a donc :
n
X k
|f (x) − Bn (x)| 6 f (x) − f rk (x).
n
k=0
1 1
où la dernière inégalité vient du fait que le maximum de x 7→ x(1 − x) sur [0, 1] est atteint en et vaut .
2 4
7. Fixons ε > 0. D’après la question 4, on a l’inégalité
n
X k
|f (x) − Bn (x)| 6 f (x) − f rk (x).
n
k=0
ηε est donné par l’uniforme continuité. On fixe ensuite n0 suffisamment grand tel que :
M
∀n > n0 , 6 ε.
2nηε2
La fonction f : x 7−→ f (x) est elle aussi continue sur [a, b]. Donc, d’après théorème de Weierstrass, il existe une
suite (Pn )n∈N convergeant uniformément sur [a, b] vers f .
Pour tout n ∈ N et tout x ∈ [a, b], en écrivant
2
|f (x)| − f (x)Pn (x) = f (x) f (x) − Pn (x)
2
et il en résulte que la suite (f Pn )n∈N converge uniformément vers |f | sur [a, b]. D’après le théorème d’intégration
des limites uniformes, il vient alors:
Z b Z b
2
|f (x)| dx = lim f (x)Pn (x) dx
a n→+∞ a
Donc Z b
2
|f (x)| dx = 0
a
2
La fonction |f | étant continue positive sur le segment [a, b] díntégrale nulle, donc |f | = 0, ainsi la nullité de f
X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1
X
5. Montrer que un converge simplement sur [0, +∞[.
n>1
On note fα sa somme
X 1
6. Montrer que un converge normalement sur [0, +∞[ si, et seulement si, α >
2
n>1
7. Soit a un réel tel que a > 0.
X
Prouver que la série un converge normalement sur [a, +∞[
n>1
1
8. On suppose dans cette question que α 6 .
2
+∞
X
Pour x ∈ [0, +∞[, on pose Rn (x) = uk (x)
k=n+1
2n
X x 1 1
(a) Établir les inégalités: Rn (x) > √ puis Rn √ > √
2
2n(1 + kx ) n 3 2
k=n+1
X
(b) En déduire que la série un ne converge pas uniformément sur [0, a] où a est un réel strictement positif
n>1
π2
9. Calculer f1 (1) et f2 (1). ( On admettra que ζ(2) = )
6
10. Calculer la limite lim fα (x)
x→+∞
ζ(α + 1)
11. Montrer que fα (x) ∼
x→+∞ x
X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1
Z n √
(b) Calculer l’intégrale ϕx (t) dt ( On pourra effectuer le changement de variable u = x t)
1
(c) En déduire un équivalent simple de f 21 (x) lorsque x tend vers 0+
1
15. On suppose que α 6
2
(a) Montrer que f 21 6 fα
(b) En déduire que fα n’est pas continue en 0
16. Montrer que fα est de classe C 1 sur R∗+ et calculer fα′
17. Montrer que fα est décroissante sur [1, +∞[
ζ(α + k) − 1
20. On pose pour k ∈ N∗ et x > 1, vk (x) = (−1)k−1
x2k−1
(p)
(a) Montrer que vk est de classe C ∞ sur [1, +∞[ et calculer vk (x) pour p ∈ N∗ et x ∈ [1, +∞[
(b) Montrer que fα est de classe C ∞ sur ]1, +∞[
21. Soit x ∈ [1, +∞[
ζ(α + k) − 1
(a) Montrer que la suite est décroissante
x2k−1 k>1
(b) En déduire que
+∞
X ζ(α + k) − 1 1
∀n ∈ N∗ , (−1)k−1 2k−1
6
x (α + n) x2n+1
k=n+1
X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1
X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1
+∞
1 1 1
Z
(b) La valeur t−x dt = et l’inégalité précédente donnent 6 ζ(x) et puisque −−−−→ +∞,
1 x−1 x−1 x − 1 x→1+
alors ζ(x) −−−−→
+
+∞.
x→1
(c) L’encadrement précédent donne 1 6 (x − 1)ζ(x) 6 x, et par le théorème des gendarmes (x − 1)ζ(x) −−−−→
+
1
x→1
1
c’est-à-dire ζ(x) ∼
1+ x−1
X
Partie II: Étude des modes de convergence de la série de fonctions un
n>1
5. Soit x ∈ R+
x 1 1 X 1
— Si x ∈ R∗+ , on a un (x) = 2
∼ . Or la série à termes positifs converge, donc
nα (1 + nx ) xn α+1 nα+1
n>1
X
un (x) converge
n>1
X
— Si x = 0, la série nulle un (0) converge
n>1
X
Donc la série un converge simplement sur [0, +∞[.
n>1
6. un est continue sur [0, +∞[ et dérivable sur ]0, +∞[, avec
′ x 0 √1 +∞
x n
u′n (x) =
nα (1 + nx2 ) u′n (x) + 0 −
1 − nx2
= 2
1
nα (1 + nx2 ) un 2nα+ 2
1
X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1
2n
X x
et, par suite, Rn (x) > √ puis
k=n+1
2n(1 + kx2 )
2n √1
1 X n
Rn √ >
√
n k
k=n+1 2n 1 +
n
2n
X 1
>
√
2n
k=n+1 2n 1 +
n
2n
X 1 1
> √ = √
k=n+1
3 2n 3 2
1 1
Ainsi Rn √ > √
n 3 2
1 1 1 1 1 [0,a]
(b) Pour tout n > 2 , on a √ ∈ [0, a] et Rn √ = Rn √ > √ , donc k Rn k∞ 6→ 0, en
a n n n 3 2
X
conséquence la série un ne converge pas uniformément sur [0, a]
n>1
+∞ +∞
X1 X 1 1
9. Par télescopage f1 (1) = = − = 1.
n=1
n (1 + n) n=1 n 1 + n
1 1 1 1
Par la décomposition en éléments simples, on a 2 = 2− + et, par suite,
X (X + 1) X X X +1
+∞ +∞ +∞
X 1 X 1 X 1 1
f2 (1) = = + − = ζ(2) − 1
n=1
n2 (1 + n) n=1 n2 n=1 n + 1 n
X
10. — La série un converge uniformément sur [a, +∞[ pour a > 0 ;
n>1
x2 x2 1 X x2
11. — Puisque ∀x ∈ R+ et n ∈ N∗ on a: α = 6 , alors la série
n (1 + nx2 ) nα (1 + nx2 ) nα+1 nα (1 + nx2 )
n>1
converge normalement sur R+ et donc uniformément sur R+ ;
x2 1
— Pour tout n ∈ N∗ , on a α −−−−−→
n (1 + nx2 ) x→+∞ nα+1
+∞
X 1 ζ(α + 1)
D’après le théorème d’interversion limite et somme xfα (x) −−−−−→ α+1
, soit fα (x) ∼
x→+∞
n=1
n x→+∞ x
X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1
X
— D’après la question 6 la série de fonctions un converge normalement sur R+ , donc elle l’est uniformément
n>1
sur R+
Donc fα est continue R+
14. Soit x un réel strictement positif et ϕx l’application définie sur [1, +∞[ par:
x
ϕx (t) = √
t(1 + tx2 )
(a) Soit n ∈ N∗ . L’application ϕ est continue, décroissante et positive sur [1, +∞[, on utilise les deux inégalités
Z k+1 Z k
∀k > 1, ϕx (t) dt 6 ϕx (k) et ∀k > 2, ϕx (k) 6 ϕx (t) dt
k k−1
Z n n
x X
Par transitivité, la première inégalité donne et on ajoute le nombre ϕx (1)
ϕx (t) dt 6 √
1 k=1
k(1 + kx2 )
n Z n
X x x
aux deux membres de la deuxième inégalité, on aboutit à √ 6 + ϕx (t) dt .
k(1 + kx2 ) 1 + x2 1
k=1
Bref Z n n Z n
X x x
ϕx (t) dt 6 √ 6 + ϕx (t) dt
1 k(1 + kx2 ) 1 + x2 1
k=1
√ √ u2
(b) On effectue le changement de variable u = x t. Alors t = 1 ⇒ u = x, t = n ⇒ u = x n, t = 2 et
t
2u
dt = 2 du, par la formule de changement de variables, il vient
x
Z n Z x √n
x 2u
ϕx (t) dt = u . du
2 ) x2
1 x x (1 + u
Z x √n
1
= 2 du
x 1 + u2
√
x n
= 2 [arctan(u)]x
√
= 2 arctan x n − arctan (x)
(c) Tout d’abord on fait tendre n vers l’infini, dans l’inégalité de 14a, on obtient l’encadrement
x
π − 2 arctan(x) 6 f 21 (x) 6 + π − 2 arctan(x)
1 + x2
x
Comme lim π − 2 arctan(x) = lim + π − 2 arctan(x) = π, alors f 21 (x) −−−−→ π
x→0+ x→0+ 1 + x2 x→0+
1
15. On suppose que α 6
2
√ x x
(a) Soit x ∈ R+ . Pour tout n ∈ N∗ , on a nα 6 n, ce qui donne l’inégalité
6√ , puis
nα (1 + nx2 ) n (1 + nx2 )
par sommation f 12 (x) 6 fα (x). Ceci est vrai pour tout x ∈ R+ , alors f 21 6 fα
(b) Si fα est continue en 0, alors on doit avoir fα (x) −−−−→
+
fα (0) = 0. Mais l’inégalité précédente donne
x→0
π = lim f 21 (x) 6 lim fα (x). Absurde
x→0+ x→0+
16. — Pour tout n ∈ N∗ , l’application un est de classe C 1 sur R∗+ et
1 − nx2
∀x ∈ R∗+ , u′n (x) = 2
nα (1 + nx2 )
X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1
X
— La série un converge simplement sur R∗+
n>1
nb2 + 1 b2 1 X 1 X
Comme ∼ et la série de Riemann converge (α > 0), donc u′n converge
a4 nα+2 a4 nα+1 nα+1
n>1 n>1
normalement sur le segment [a, b], donc elle l’est uniformément
D’après le théorème de la dérivation terme à terme fα est de classe C 1 sur R∗+ et
+∞
X 1 − nx2
∀x ∈ R∗+ , fα′ (x) = 2
n=1 nα (1 + nx2 )
1 − nx2
17. Pour tout x ∈ [1, +∞[ et n ∈ N∗ , la fraction , dont le dénominateur positif et le numérateur négatif,
nα (1 + nx2 )
+∞
X 1 − nx2
est positive, donc fα′ (x) = 6 0, puis fα est décroissante sur [1, +∞[
n=1
nα (1 + nx2 )
+∞ X
+∞ +∞ +∞ +∞
X (−1)k−1 X (−1)k−1 X 1 X (−1)k−1
= = (ζ(α + k) − 1)
n=2
nk+α x2k−1 x2k−1 n=2 nk+α x2k−1
k=1 k=1 k=1
D’autre part
−1
+∞ X+∞ +∞ +∞ k X+∞ +∞
X (−1)k−1 X −x X −1 −x nx2 =
X x x
= = = fα (x) − 2
n k+α x2k−1 n α nx 2 nα 1 n α (nx2 + 1) x +1
n=2 k=1 n=2 k=1 n=2 1+ n=2
nx2
D’où la formule demandée
+∞
x X ζ(α + k) − 1
∀x ∈ [1, +∞[ , fα (x) = 2
+ (−1)k−1
x +1 x2k−1
k=1
ζ(α + k) − 1
20. On pose pour k ∈ N∗ et x > 1, vk (x) = (−1)k−1
x2k−1
(a) vk est de classe C ∞ sur [1, +∞[, car il s’agit de la restriction d’une fraction rationnelle de pôle 0 sur [1, +∞[.
Pour p ∈ N∗ et x ∈ [1, +∞[, on a
X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1
+∞
X ζ(α + k) − 1 1
∀n ∈ N∗ , (−1)k−1 2k−1
6
x (α + n) x2n+1
k=n+1
X 1
Étude de la série
1 + enx
n>1
1
Pour tout n ∈ N, on définit la fonction fn : x 7−→
1 + enx
Partie I: Convergence, monotonie et convexité
X +∞
X
1. Étudier la convergence simple de la série fn puis déterminer le domaine de définition D de f = fn
n>0 n=0
2. Soit a > 0
X
(a) Montrer que fn converge uniformément sur [a, +∞[
n>0
X
(b) La convergence de fn est-elle uniforme sur ]0, a]
n>0
3. Prouver que f est continue sur D
4. Déterminer la limite de f en +∞
5. (a) Étudier la monotonie et la convexité de fn sur D
(b) En déduire la monotonie et la convexité de f sur D
X
(a) Montrer que pour tout p ∈ N, la série gn(p) converge normalement sur [a, +∞[ pour tout a > 0
n>1
∞
(b) Montrer que f est de C sur D
X 1
Étude de la série
1 + enx
n>1
1
si n = 0
fn (x) −−−−−→ ℓn = 2
x→+∞ 0 sinon
5. (a) Soit n > 0, la fonction fn est deux fois dérivable sur ]0, +∞[, avec
−nenx n2 enx (enx − 1)
fn′ (x) = 2 60 et fn′′ (x) = 3 >0
(1 + enx ) (1 + enx )
Donc fn est décroissante et convexe sur ]0, +∞[
(b) — Monotonie: Soit x, y ∈ ]0, +∞[ tels que x < y, alors pour tout n ∈ N, on a fn (y) 6 fn (x). Les deux
X X +∞
X +∞
X
séries fn (x) et fn (y) sont convergentes, alors fn (y) 6 fn (x), soit f (y) 6 f (x)
n>0 n>0 n=0 n=0
— Convexité: Soit x, y ∈ ]0, +∞[ et λ ∈ [0, 1]. Pour tout n ∈ N, la fonction fn est convexe sur ]0, +∞[:
elle vérifie alors l’inégalité de convexité, soit
Les deux membres de cette inégalité sont les termes de deux séries convergentes, donc
+∞
X +∞
X +∞
X
fn (λx + (1 − λ)y) 6 λ fn (x) + (1 − λ) fn (y)
n=0 n=0 n=0
Soit
f (λx + (1 − λ)y) 6 λf (x) + (1 − λ)f (y)
D’où f est convexe.
X 1
Étude de la série
1 + enx
n>1
1
En ajoutant le terme manquant ϕx (0) = aux deux membres de l’inégalité précédente, on obtient
2
Z +∞
1
f (x) 6 + ϕx (t) dt
2 0
Ainsi l’encadrement demandé
+∞ Z +∞
1
Z
ϕx (t) dt 6 f (x) 6 + ϕx (t) dt
0 2 0
ln 2 1 ln 2 ln 2
8. D’après l’encadrement précédent on a: 6 f (x) 6 + , donc f (x) ∼ +
x 2 x x→0 x
1
9. f est décroissante et convexe sur R∗+ , avec f (x) −−−−−→ et f (x) −−−−→ +∞, alors l’allure de f est de la forme
x→+∞ 2 x→0+
Cf
1
2
•
X 1
Étude de la série
1 + enx
n>1
Alors
+∞ X (−1)k−1 +∞
X 1
nx
=
n=1
1+e ekx − 1
k=1
+∞ +∞ +∞
X 1 1 X −nx
1 X (−1)k−1
Donc f (x) = = + ln 1 + e = +
n=0
1 + enx 2 n=1 2 ekx − 1
k=1
n +∞
1 X (−1)k−1 X (−1)k−1 X (−1)k−1
12. On a f (1) − − = et est une série alternée vérifiant le critère spécial
2 ek − 1 ek − 1 ek − 1
k=1 k=n+1 k>1
+∞
X (−1)k−1 1 1
des séries alternées donc k
6 n+1 , donc il suffit de choisir n tel que n+1 6 10−3 . la
e −1 e −1 e −1
k=n+1
6
1 X (−1)k−1 1
valeur n = 6 répond à la question car 7
≃ 0, 0009, donc k
est une valeur approchée de f (1) −
e −1 e −1 2
k=1
à 10−3 près
X 1
Étude de la série
1 + enx
n>1
(b) La suite double (−1)q−1 e−pqx est sommable, par le théorème de la sommation par paquets on a:
(p,q)∈N∗2
1 X
f (x) − = (−1)q−1 e−pqx
2
(p,q)∈N⋆2
+∞
X X
= (−1)q−1 e−pqx
n=1 (p,q)∈In
+∞
X X
= (−1)q−1 e−nx
n=1 (p,q)∈In
+∞ X
X
= (−1)q−1 e−nx
n=1 q|n
+∞
1 X X
Donc pour tout x ∈ R∗+ : f (x) − = ωn e−nx où ωn = (−1)q−1
2 n=1
q|n
X X
Par le critère de D’Alembert la série np+1 e−na converge, donc gn(p) converge normalement sur [a, +∞[
n>1 n>1
(b) On a
— ∀n ∈ N∗ , gn ∈ C ∞ (R∗+ , R) ;
X
— La série gn converge simplement sur R∗+ ;
n>0
X
— ∀p > 1, gn(p) converge uniformément sur tout [a, b] ⊂ R∗+ .
n>0
D’après le théorème de dérivation terme à terme l’application f est de classe C ∞ sur R∗+
X
Dans tout le problème, fn est une série de fonctions définies sur un intervalle I de R et à valeurs réelles.
n>1
Partie I
X X
Une série de fonctions fn converge absolument sur I (CA) lorsque, pour tout x ∈ I, la série |fn (x)| converge.
n>1 n>1
Dans les deux premières questions on supposera, pour simplifier les démonstrations, que toutes les fonctions (fn ) sont
bornées sur I.
X
1. (a) Rappeler la définition de la convergence normale (CN) de la série de fonctions fn sur I.
n>1
X X
(b) On suppose que la série de fonctions fn CN sur I, démontrer que fn CA sur I.
n>1 n>1
X X
2. On suppose que la série de fonctions fn CN sur I, démontrer que fn CU sur I.
n>1 n>1
x2 + n
X
3. On pose pour x ∈ [0, 1] , fn (x) = (−1)n 2
. Démontrer que la série fn CS puis CU sur [0, 1] mais
n
n>1
elle ne CA en aucune valeur de [0, 1].
X X
4. Si la série de fonctions fn converge absolument sur I a-t-on nécessairement fn qui converge uniformément
n>1 n>1
sur I ? X
Indication On pourra considérer fn , avec fn : x ∈ ]−1, 1[ −→ xn .
n>1
Partie II
Soit (αn )n>1 une suite décroissante de réels postifs, I = [0, 1[ et pour tout x ∈ I, fn (x) = αn xn (1 − x).
X
5. Justifier que la suite (αn )n>1 est bornée et que la série de fonctions fn converge simplement sur I.
n>1
6. (a) Calculer pour n > 1, k fn k∞ = sup |fn (x)|
x∈I
X X αn
(b) Démontrer que la série fn CN sur I si et seulement si, la série converge.
n
n>1 n>1
+∞
X
7. (a) Soit x ∈ I. Calculer xk
k=n+1
X
(b) Si on suppose que la suite (αn )n>1 converge vers 0, démontrer que la série de fonctions fn converge
n>1
uniformément sur I .
X
(c) Réciproquement, démontrer que si la série de fonctions fn converge uniformément sur I alors la suite
n>1s
(αn )n>1 converge vers 0.
8. Dans chacun des cas suivants, donner, en détaillant, un exemple de suite décroissante de réels postifs (αn )n>1
telle que :
X
(a) La série de fonctions fn converge normalement sur I.
n>1
X
(b) La série de fonctions fn ne converge pas uniformément sur I.
n>1
X
(c) La série de fonctions fn converge uniformément sur I mais ne converge pas normalement sur I.
n>1
9. Résumer à l’aide d’un schéma toutes les implications possibles, pour une série de fonctions quelconque, entre les
convergences : normale, uniforme, absolue et simple.
Partie I
X X
1. (a) La série de fonctions fn converge normalement sur I si et seulement si la série numérique kfn k∞
n>1 n>1
converge sur R+ , où kfn k∞ = Sup{|fn (x)| /x ∈ I}, appelée norme de la convergence uniforme.
( pour que cette définition ait un sens, il faut que les fonctions soient bornées sur I, de manière à pouvoir
parler de la norme infinie)
X
(b) ∀x ∈ I, 0 6 |fn (x)| 6 kfn k∞ et par comparaison de séries à termes positifs, on en déduit que si fn
X X
converge normalement, alors pour tout x de I, la série |fn (x)| converge, i.e. la série fn converge
absolument
X+∞ +∞
X X
2. Pour x dans I notons Rn (x) = fk (x). Alors |Rn (x)| 6 kfk k∞ . La série fn convergeant norma-
+∞
!k=n+1 k=n+1
X
lement, la suite kfk k∞ converge vers 0 indépendamment de x, ce qui prouve que la suite des restes
k=n+1 n X
(Rn (x))n converge uniformément vers 0 sur I, i.e. la série fn converge uniformément sur I.
2
x 1
3. Pour x fixé dans I = [0, 1], |fn (x)| = + et donc la suite (|fn (x)|)n décroît et converge vers 0. Le CSSA est
Xn n
applicable, ce qui prouve que la série fn converge simplement sur I = [0, 1].
x2 1 1 1
Le CSSA nous dit que, pour tout x de I, |Rn (x)| 6 |fn+1 (x)| = + 6 + .
(n + 1)2 n (n + 1)2 n
1 1 X
lim + = 0 donc la suite (R n (x)) n∈N ∗ converge uniformément vers 0, c’est à dire la série fn converge
(n + 1)2 n
uniformément sur I = [0, 1].
x2 1 X x2 X1
Enfin, pour x fixé, |fn (x)| = 2 + . La série 2
converge (série de Riemann) mais la série diverge
n nX n X n
(série harmonique), et donc la série |fn (x)| diverge, i.e. la série fn ne converge pas absolument sur I.
X X
4. Considérons la fonction fn définie sur I = [0, 1[ par fn (x) = xn . Pour x dans I, la série |fn (x)| = xn
1 X
converge vers . Cette série fn converge absolument sur I = [0, 1[.
1−x
+∞ +∞
X X xn+1
Alors Rn (x) = fk (x) = = . Montrons que cette suite de fonctions (Rn (x)) ne converge pas
1−x
k=n+1 k=n+1
n+1
1 1 1 n
uniformément vers 0. En effet Rn (1− ) = n 1 − = ne(n+1) ln(1− n ) ∼ qui tend vers +∞ avec n. Donc
n n X e
la suite (Rn ) ne converge pas uniformément vers 0, et ainsi la série fn est une série qui converge absolument
sur I = [0, 1[ mais qui ne converge pas uniformément sur I.
Partie II
5. La suite (αn ) décroît
Xet est positive, donc ∀n, 0 6 αn 6 α0 . La suite (αn )n est donc bornée. X
Soit x ∈ I. La série xn converge (série géométrique de raison x avec 0 6 x < 1) et donc la série α0 (1−x)xn
converge (linéarité).
∀n > 1, ∀x ∈X I, 0 6 αn xn (1 − x) 6 α0 (1 − x)xn . Ainsi, par comparaison de séries à termes positifs, on conclut
que la série fn converge simplement sur I.
6. (a) ∀x ∈ I, fn′ (x) = αn (nxn−1 − (n + 1)xn ) = αn xn−1 (n − x(n + 1)). En construisant le tableau de variations
n
de fn on établit que la fonction fn positive admet sur I un maximum (absolu) au point qui vaut
n n
n+1
n n n
fn ( ) = αn . Donc kfn k∞ = αn .
n+1 (n + 1)n+1 (n + 1)n+1
n+1
αn n
(b) kfn k∞ = . .
n n+1
n+1 n+1
n 1 1
Or = 1− = e(n+1) ln(1− n+1 ) , et (n + 1) ln(1 − n+1
1 1
) ∼ (n + 1)(− n+1 ) ∼ −1. Donc
n+1 n+1
n+1
n
lim = e−1 .
n+1
αn
Ainsi, kfn k∞ ∼ ; de plus kfn k > 0 et donc, par comparaison de séries positives,
ne
X X αn
kfn k∞ converge ⇐⇒ converge.
n
+∞
X xn+1
7. (a) xk = .
1−x
k=n+1
(b) On sait que la suite (αn ) décroît. Donc pour k > n + 1, αk 6 αn+1 .
Alors ∀k > n + 1, αk xk (1 − x) 6 αn+1 (1 − x)xk , et donc par inégalités sur les séries convergentes,
+∞ +∞
X X xn+1
06 αk xk (1 − x) 6 αn+1 (1 − x) xk = αn+1 (1 − x) = αn+1 xn+1 6 αn+1 .
1−x
k=n+1 k=n+1
+∞
X
La suite des restes Rn (x) = αk xk (1 − x) est donc positive et majorée par une suite qui ne dépend
k=n+1
X
pas de x et qui converge vers 0 , ce qui prouve que la série fn converge uniformément.
(c) La suite (αn ) décroît et est minorée par 0, donc elle converge vers une limite positive ou nulle. Si cette
limite ℓ est non nulle, alors pour tout n, αn > ℓ > 0.
+∞
X ∞
X
Dans ces conditions pour tout x dans I, Rn (x) = αk xk (1 − x) > ℓ(1 − x) xk = ℓxn+1 .
k=n+1 k=n+1
1 1 n+1 ℓ
Mais alors, Rn (1 + n+1 )
> ℓ(1 − n+1 ) qui converge vers (voir question 6.a. )donc ne converge pas vers
e
0, c’est à dire que la suite des restes ne converge pas uniformément vers la fonction nulle, ce qui contredit
l’hypothèse.
X
Donc fn converge uniformément sur I, si et seulement si la suite (αn )n>1 converge vers 0.
1 X αn 1
8. (a) Avec αn = , la question 6.b. montre que la série fn converge normalement (car = 2 et la série
X 1 n n n
converge)
n2
(b) Il suffit de prendre αn = 1 : la suite est constante, donc elle décroît (au sens large), et elle ne converge pas
1 1
vers 0. Si on veut absolument une suite strictement décroissante, il suffit de prendre αn = +
2 n
X αn
(c) Il nous faut trouver une suite (αn )n positive décroissante, convergeant vers 0, mais telle que la série
n
diverge .
1
La suite définie par αn = pour n > 2 et α1 = α2 convient (elle est bien définie pour n > 1). Cette
ln(n)
X αn
suite est décroissante et converge vers 0. Il reste à montrer que la série diverge.
n
2 X
La fonction g : x → décroît sur [2, +∞[ et est positive. La série g(n) est donc de même nature
x ln(x)
n>2
Z ∞ Z M Z M
1
que l’intégrale g(x) dx. Or g(x) dx = dx = [ln(ln x)]M
2 = ln(ln M ) − ln(ln 2) qui a
2 1 1 x ln(x)
X αn X
pour limite +∞ quand M tend vers +∞. L’intégrale diverge, donc la série diverge, et donc fn
n
n>1
converge uniformément sur I mais ne converge pas normalement sur I.
9. CV Normale ⇒ CV Absolue ⇒ CV simple (R est complet) CU
CV Normale ⇒ CV Uniforme ⇒ CV simple.
Aucune des réciproques n’est vraie. Et de plus : CN CS
CV absolue ; CV uniforme, et de même : CV uniforme ; CV absolue
Toutes les autres implications sont fausses. CA
S ÉRIES ENTIÈRES O PÉRATIONS SUR LES SÉRIES ENTIÈRES D ÉVELOPPEMENTS EN SÉRIES ENTIÈRES
Les fonctions, considérées dans ce paragraphe, sont définies sur un intervalle I
Lemme d’Abel Somme et produit
voisinage de 0 à valeurs dans C
Soit r ∈ R+⋆ tel que (an rn )n soit une suite bornée avec (an )n ∈ CN . Alors X X
Soient an z et
n
bn z n de rayons de convergences respectifs Ra et Rb et
∀z ∈ B(0C , r), la série
X
an z n converge absolument n>0 n>0
Fonction développable en série entière
n>0
X X On dit que f est développable en série entière en 0 ( ou à l’origine ) s’il existe
soient sn z et
n
pn z respectivement somme et produit de Cauchy des
n X
r > 0 et il existe une série entière an xn de rayon de convergence R > r tels
Rayon de convergence n>0 n>0
n n>0
que
X X
Le rayon de convergence de la série an z n est l’élément de R+ ∪ {+∞}: deux séries précédentes i.e. ∀n ∈ N, sn = an + bn et pn = an−k bk . Soit Rs
+∞
n>0 k=0 X
et Rp les rayons de convergence de ces deux dernières. Alors ∀x ∈] − r, r[, f (x) = an xn
R = sup{r ∈ R+ , (an rn )n est bornée } = inf{r ∈ R+ , (an rn )n non bornée} n=0
1. Rs > min(Ra , Rb ), Rp > min(Ra , Rb ) ; On dit aussi f est développable en série entière sur ] − r, r[.
= sup{r ∈ R+ , an rn −−−−−→ 0} = inf{r ∈ R+ , an rn 6−→ 0}
n→+∞
X X 2. Si Ra 6= Rb , alors Rs = min(Ra , Rb ) ;
= sup{r ∈ R+ , an rn converge } = inf{r ∈ R+ , an rn dinverge} Propriété caractéristique
n>0 n>0 3. On pose R = min(Ra , Rb ). Alors ∀z ∈ D(0, R), Si f est de classe C ∞ au voisinage de 0. Les deux assertions sont équivalentes
X X
= sup{r ∈ R+ , |an | rn converge} = inf{r ∈ R+ , |an | rn diverge} +∞ +∞ +∞ 1. f est développable en série entière;
X X X Z x
n>0 n>0 • sn z n = an z n + bn z n ; (x − t)n (n+1)
2. ∃r > 0, ∀x ∈] − r, r[, lim f (t) dt = 0.
n=0 n=0 n=0 n→+∞ 0 n!
+∞ +∞ +∞
X X X ! !
Rc a n z n = Rc an z n+p = Rc an+p z n X X X
Auquel cas les primitives et les dérivées successives de f sont DSE en 0
• pn z n = an z n × bn z n .
n>0 n>0 n>0
n=0 n=0 n=0
Opérations algébriques
Critère de comparaison Série dérivée Soient f, g : I → C développables en séries entières sur ] − r, r[.
Alors ∀α, β ∈ C, αf + βg, f , f g, Re (f ) et Im (f ) sont DES sur ] − r, r[ .
X X
Soient an z et n
bn z de rayons respectifs Ra et Rb .
n X X
Soit an z n une série entière de rayon R. La série nan z n−1 est de rayon
n>0 n>0 n>0 n>1
n>0
ℓ C AS DES SÉRIES RÉELLES n=0
+∞ 2n
n=0
+∞ 2n+1
n x x
X X
1 1 • cos x = (−1) • sin x = (−1)n
convention = +∞ et = 0. Primitive (2n)! (2n + 1)!
0 +∞ X n=0 n=0
Soit an xn une série entière réelle de rayon de convergence R et de somme Rayon de convergence R = 1
n>0 Pour tous x ∈] − 1, 1[ et α ∈ R:
C ONVERGENCES D ’ UNE SÉRIE ENTIÈRE +∞
X
f : x ∈ ]−R, R[ 7−→ an xn . Alors les primitives de f sur ] − R, R[ s’écrivent 1
+∞
X +∞ n
X x
Convergence d’une série entière n=0 1. = xn 4. ln(1 − x) = −
1 − x n=0 n=1
n
X +∞
Soit an z une série entière de rayon de convergence R > 0.
n X xn+1 +∞ +∞
x 7→ k + an où k ∈ C 1 X X x n
n>0 n + 1 2. = (−1)n xn 5. ln(1 + x) = (−1)n−1
n=0 1 + x n=0 n=1
n
1. La série entière converge absolument sur le disque de convergence +∞
Régularité et coefficients x 2n+1
D(0, R) = {z ∈ C/ |z| < R} ;
X
3. arctan x = (−1)n
2n + 1
X
2. La série entière converge normalement sur tout disque fermé Df (0, R1 ) Soit an xn une série entière réelle de rayon de convergence R et de somme n=0
avec 0 < R1 < R ; n>0
+∞
+∞ f . Alors f ∈ C ∞
(] − R, R[, K): X α . . . (α − n + 1) n
X 6. (1 + x) = 1 +
α
x .
3. f : z 7→ an z n est continue sur D(0, R). n!
+∞ n=1
n=0
(p)
X n!
∀x ∈] − R, R[, ∀p ∈ N, f (x) = an xn−p
3. vraie pour ±1; 4. Vraie pour x = −1 et 5. vraie pour 1
X X
4. Si an R CA, alors
n
an z CN sur Df (0, R).
n
n=p
(n − p)!
n>0 n>0
(n) +∞ (n)
f (0) f (0) n
C ONTACT I NFORMATION
X
En particulier an = et ∀x ∈] − R, R[, f (x) = x
n! n=0
n!
Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé
(P2 ): La fonction f admet une limite finie, notée lim− f (x), lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures.
x→1
Partie I: Généralités
1. En utilisant des développements en série entière " usuels ", donner dans chaque cas, un exemple de suite (an )
telle que:
(a) (an )n>0 vérifie (P1 ) et (P2 ) ;
(b) (an )n>0 ne vérifie pas (P1 ) et vérifie (P2 ) ;
(c) (an )n>0 ne vérifie ni (P1 ) ni (P2 ) ;
X
(d) La série an xn ne converge pas uniformément sur l’intervalle ]−1, 1[ (justifier).
X
2. On suppose que la série an est absolument convergente ; montrer alors que la fonction f admet une limite
n>0
+∞
X
finie lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures et que lim f (x) = an .
x→1−
n=0
X (−1)n
3. Déduire de la question précédente la somme de la série
n(n − 1)
n>2
Indication: On pourra utiliser une décomposition en éléments simples
(c) Soit un réel ε > 0, justifier qu’il existe un entier n0 tel que pour tout entier n > n0 et tout entier naturel p
ε
on ait |rn+p | 6 , puis que :
2
pour tout entier n > n0 et pour tout réel x ∈ [0, 1[, |Rn (x)| 6 ε.
(d) Conclure que la fonction f admet une limite lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures et que lim− f (x) =
x→1
+∞
X
an
n=0
X
5. Que peut-on dire de la série an si lim f (x) = +∞ ?
x→1−
n>0
6. Application: Retrouver le développement en série entière en 0 de la fonction arctan puis utiliser le théorème
π
d’Abel pour écrire comme somme d’une série numérique.
4
7. Produit de Cauchy: On rappelle que le produit de Cauchy de deux séries absolument convergentes est une
série absolument convergente.
(a) Le produit de Cauchy de deux séries convergentes est-elle une série convergente ?
(−1)n
Indication: On pourra examiner le cas un = vn = √ pour n > 1
4
n
X X n
X
(b) Soit un , vn deux séries de nombres réels, on pose pour n entier naturel, wn = uk vn−k et on
n>0 n>0 k=0
X X X
suppose que les trois séries un , vn et wn convergent.
n>0 n>0 n>0
+∞ +∞ +∞
! !
X X X
Montrer, à l’aide du théorème d’Abel, qu’alors wn = un vn .
n=0 n=0 n=0
12. (a) Justifier l’existence, pour tout entier naturel n, de Mn = sup (|kak |).
k>n
puis que
n
X 1
∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1[ , |un | 6 |L − f (x)| + (1 − x) k |ak | + Mn .
n (1 − x)
k=0
1
14. On prend xn = 1 − , n ∈ N∗ .
n
En utilisant tout ce qui précède, prouver alors que lim un = 0.
n→+∞
X
15. Conclure que an converge
n>0
1 α β
∀n > 1, = + .
4n2 − 1 2n − 1 2n + 1
+∞ +∞
X xn X u2n+1
(b) Soient pour x ∈ I et u ∈ I, H (x) = et h (u) = .
n=0
2n + 1 n=0
2n + 1
r
1+u
Montrer que h (u) = ln .
1−u
(c) En déduire une expression simple de H (x).
√
On pourra poser u = x.
(d) En déduire une expression de ϕ (x) à l’aide de fonctions usuelles.
(e) Calculer la valeur de L = lim ϕ (x).
x→1−
1
19. Soit pour n ∈ N∗ , an = .
4n2 − 1
+∞
X 1
Calculer, à l’aide des résultats précédents, la valeur de S = .
n=0
4n2−1
20. On se propose dans cette question de retrouver la valeur de S directement.
n
X 1 1 1
Soit Sn = . Prouver que S n = 1 − . Conclure.
4k 2 − 1 2 2n + 1
k=1
Pour p entier naturel non nul, on considère une suite (εn )n>1 périodique de période p formée d’éléments de l’ensemble
{−1, 1} .
X X εn
21. Donner, en justifiant leur valeur, les rayons de convergence des séries entières εn xn−1 et xn .
n
n>1 n>1
+∞ +∞
X εn n X
On pose, pour x ∈ ]−1, 1[: f (x) = x et g (x) = εn xn−1 .
n=1
n n=1
X εn Z x
22. Établir que la série converge si et seulement si la fonction f : x 7−→ g(t) dt admet une limite finie
n 0
n>1
lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures.
23. Montrer que g est une fraction rationnelle à déterminer.
X1
24. Retrouver, uniquement par les deux questions précédentes, que la série harmonique diverge et que la série
n
n>1
X (−1)n
alternée converge en précisant sa somme.
n
n>1
p
X X εn
25. Déterminer une condition nécessaire et suffisante portant sur la somme εi pour que la série converge.
i=1
n
n>1
Que peut-on en conclure dans les cas où la période p est un entier impair ?
26. Dans le cas où la suite (εn )n>1 est périodique de période 6 avec ε1 = ε2 = ε3 = 1 et ε4 = ε5 = ε6 = −1,
+∞
X εn
déterminer
n=1
n
(il est demandé de détailler les calculs).
g(x)
30. Montrer que −−−−→ λ
f (x) x→1−
31. Application:
X xn
(a) Calculer le rayon de convergence de la série
n + sin n
n>1
+∞
X xn
(b) Donner un équivalent en 1 de la fonction g définie sur ]−1, 1[ par g(x) =
n=1
n + sin n
34. Application : On suppose que R = +∞ et que h est bornée sur C. Montrer que h est constante.
Partie I: Généralités
+∞
X (−1)n−1 xn
1. (a) Il suffit de considérer ln(1 + x) =
n=1
n
+∞
1 X
(b) Il suffit de considérer = (−x)n
1 + x n=0
+∞
1 X
(c) Il suffit de considérer = xn
1 − x n=0
+∞
1 X ]−1,1[
(d) Il suffit de considérer = xn , car k xn k∞ = 1 6→ 0
1 − x n=0
X
2. La série entière an xn converge normalement sur [0, 1], donc sa somme est continue sur [0, 1] C’est du cours!
n>0
(on dispose ici de la convergence normale de la série sur [0,1] . . .)
3. Pour x ∈ ] − 1, 1[ , on peut écrire:
+∞ +∞ +∞
X (−x)n X (−x)n X (−x)n
= −
n=2
n(n − 1) n=2
n−1 n=2
n
= x ln(1 + x) + [ln(1 + x) − x]
+∞
X (−1)n
Comme la question précédente s’applique, on en déduit: = 2 ln 2 − 1 .
n=2
n(n − 1)
après mise à l’écart du premier terme de la première somme et réindexation des autres, on obtient:
k
X k−1
X
(rn+p−1 − rn+p ) xn+p = rn xn+1 + xn+1 (x − 1) rn+p xp−1 − rn+k xn+k
p=1 p=1
le dernier terme tend vers 0 lorsque k tend vers l’infini car rn+k tend vers 0 puisque la série an converge,
P
et xn+k est borné ; il suffit donc de faire tendre k vers l’infini pour obtenir la relation voulue.
(c) Comme on l’a déjà signalé, rn tend vers 0 ; par conséquent, si l’on se donne ε > 0 , on dispose d’un entier
ε ε
n0 pour tout k > n0 on ait |rk | 6 ; alors on a bien |rn+p | 6 pour n > n0 et p entier naturel. Et
2 2
pour x ∈ [0, 1[ et n > n0 on obtient:
+∞
ε ε X
|Rn (x)| 6 + (1 − x) xp−1 = ε
2 2 p=1
(d) Continuité de la somme à gauche en 1, assurée par convergence uniforme de la série sur [0, 1].
5. Par contraposition, la série est divergente.
+∞ 2n+1
1 X
n x
6. Par primitivation du développement de on obtient arctan(x) = (−1) pour x ∈ ] − 1, 1[ ; et
1 + x2 n=0
2n + 1
+∞
π X (−1)n
l’on peut appliquer le théorème d’Abel pour obtenir: =
4 n=0
2n + 1
7. (a) La série proposée converge par critère spécial des séries alternées. Le terme général du produit de Cauchy
n−1
X (−1)n n
est ici: wn = 1/4 = (−1) an . (poser u0 = v0 = 0 )
k=1 k(n − k) √
n2 2 2(n − 1)
Or k(n − k) 6 étude des variations, ou mieux: (n − 2k) > 0 et par conséquent an >
√
4 n
; ce qui montre que la série de terme général wn diverge grossièrement.
(b) Puisque un et vn convergent, les séries entières un xn et vn xn ont un rayon de convergence
P P P P
au moins égal à 1. D’après le cours, c’est alors aussi le cas de wn xn . . . Si l’on note U (x) , V (x) , W (x) ,
P
les sommes respectives, on a: U (x) V (x) = W (x) pour tout x ∈ [0, 1[ . Mais d’après le théorème d’Abel
appliqué à chacune des trois séries, lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures, U (x) tend vers un ,
P
V (x) tend vers vn , W (x) tend vers wn . Par unicité de la limite, le produit des deux premières
P P
d’où le résultat.
12. (a) Par définition de K, pour tout n, l’ensemble En = {|kak | , k > n} est une partie non vide de R, majorée
par K. Elle admet donc une borne supérieure.
(b) Par hypothèse, (kak ) converge vers 0 ; pour ε > 0 fixé on dispose donc de N tel que : ∀k > N, |kak | 6 ε,
d’où par définition de la borne supérieure, ∀n > N, 0 6 Mn 6 ε. On vient de vérifier la définition de la
limite Mn −−−−−→ 0
n→+∞
Mn Mn
13. Par définition de Mn , On a : ∀k > n, |ak | 6 6 , d’où, connaissant la somme d’une série géométrique
k n
+∞ +∞ +∞
X
k Mn X k Mn X k Mn 1
∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1[ , ak x 6 x 6 x = ·
n n n 1−x
k=n+1 k=n+1 k=0
1
14. D’après les résultats précédents, avec xn = 1 − , on’obtient,
n
n
∗ 1 n+1 1 X
∀n ∈ N , |un | 6 L − f 1 − + · |kak | + Mn
n n n+1
k=0
Lorsque n tend vers l’infini, le premier terme du majorant ci-dessus tend vers 0 d’après (ii), le second l’est
Xn
également puisque nan = ◦(1) donc kak = ◦(n) et le troisième aussi d’après la question précédente. En
k=0
conclusion un −−−−−→ 0
n→+∞
X
15. Par définition de (un )n>0 , nous venons de montrer que la série an converge et a pour somme L, autrement-dit
n>0
que f peut se prolonger au segment [0, 1] avec f (1) = L, ce qui fait que f est alors continue à gauche en 1. Ainsi
+∞
X
f se prolonge par continuité en 1 en posant f (1) = an = L.
n=0
Partie V
16. Il s’agit de séries géométriques :
+∞ +∞
1 X 1 X n
∀x ∈ ]−1, 1[ = xn et = (−1) xn .
1 − x n=0 1 + x n=0
En outre si x ∈/ ]−1, 1[ ces deux séries divergent grossièrement, le “domaine” de convergence est donc ]−1, 1[.
+∞
X
17. Soit y : x 7→ an xn la fonction somme d’une série entière, de rayon de convergence R > 0. Soit r = min (1, R).
n=0
J’ai pour tout x de ]−r, r[
+∞ +∞ +∞ +∞
X X x X X
xy ′ (x) = nan xn , x2 y ′′ (x) = n (n − 1) an xn et = xn+1 = xn
n=0 n=0
1 − x n=0 n=1
d’où, par unicité du développement en série entière, y est solution de (E) sur ]−r, r[ si et seulement si
a0 = 0 et ∀n ∈ N∗ , 4n (n − 1) an + 4nan − an = 1
soit si et seulement si
1
a0 = 0 et ∀n ∈ N∗ , an = .
4n2 − 1
+∞
X xn
Ainsi ϕ : x 7→ est la seule solution développable en série entière possible de (E). Or cette série
n=1
4n2 − 1
X xn
entière a un rayon de convergence égal à 1 (pour x non nul fixé, la règle de d’Alembert montre que
4n2 − 1
n>1
converge absolument pour |x| < 1 et diverge grossièrement pour |x| > 1).
18. (a) Il vient
α β 2n (α + β) + α − β
∀n > 1, + = ,
2n − 1 2n + 1 4n2 − 1
1 1
donc α = et β = − conviennent.
2 2
(b) Il est immédiat que le rayon de convergence de la série entière définissant h vaut 1. Donc h est C ∞ sur
]−1, 1[ et il vient
+∞
X 1 1 1 1
∀u ∈ ]−1, 1[ , h′ (u) = u2n = = + ,
n=0
1 − u2 2 1−u 1+u
r
1+u
d’où, en intégrant, vu que h (0) = 0, alors ∀u ∈ ]−1, 1[ , h (u) = ln .
1−u
√ u2n P+∞
(c) Soit x ∈ I et u = x. On peut écrire H (x) = = u1 h (u) d’où
n=0
2n + 1
√
1 1+ x
∀x ∈ I, H (x) = √ ln √
2 x 1− x
(d) Toutes les séries entières utilisées ayant un rayon de convergence égal à 1, on a grâce à une réindexation
+∞ +∞ +∞ +∞
! !
1 X xn X xn 1 X xn+1 X xn
∀x ∈ I, ϕ (x) = − = 1+ −
2 n=1 2n − 1 n=1 2n + 1 2 n=0
2n + 1 n=0 2n + 1
soit
1
∀x ∈ I, ϕ (x) = (1 + (x − 1) H (x))
2
d’où grâce au résultat précédent
√
1 x−1 1+ x
∀x ∈ I, ϕ (x) = + √ ln √
2 4 x 1− x
p
X
εk xk−1
k=1
Par conséquent, g(x) = .
1 − xp
x Z x
1 1−t
Z
24. dt diverge quand x tend vers 1 ; tandis que 2
dt tend vers ln 2 . . .
0 1−t 0 1−t
25. On est bien mis sur la voie par la question précédente: 1 étant racine simple du dénominateur de g(x), il faut et
il suffit que 1 soit racine du numérateur pour que l’intégrale soit convergente. (dans ce cas, g est prolongeable
Xp
par continuité en 1) Une CNS est donc: εi = 0 .
i=1
Cela ne peut pas se produire lorsque p est impair!
1 + x + x2 − x3 − x4 − x5 (1 + x + x2 )(1 − x3 ) 1+x x2
26. On a ici: g(x) = 6
= 3 3
= 3
+ ;
1−x (1 − x )(1 + x ) 1+x 1 + x3
+∞ Z 1 Z 1
X εn 1 x2
on en déduit que = 2
dx + 3
dx . La première intégrale (abélienne) vaut:
n=1
n 0 x −x+1 0 1+x
Z 1 Z 1/2 Z 1/2
1 1 1 4 1 2π
1 2 3 dx = 2
du = 2 2
du = √ arctan √ = √ .
0 (x − 2 ) + 4 −1/2 u + 3/4 0 u + 3/4 3 3 3 3
2π 3
Pour la seconde, on a une primitive évidente . . . Le résultat final est donc: √ + .
3 3 ln 2
Partie VII: Divergence sur le bord
n
X
27. Puisque les coefficients sont positifs, ak xk 6 f (x) pour tout x ∈ [0, 1[ ;
k=0
en outre, la fonction f est croissante sur [0, 1[ , d’où f (x) 6 limx→1− f (x) pour tout x ∈ [0, 1[.
X n
On a donc: ak xk 6 lim− f (x) pour tout x ∈ [0, 1[. En faisant tendre x vers 1 dans cette dernière inégalité,
x→1
k=0
on obtient une majoration de la suite des sommes partielles de la série à termes positifs a qui converge donc.
P
n
bn X
28. La suite est convergente, donc elle est bornée ou encore bn = O(an ). Or Rc an xn > 1, donc
an
n>0
X X
Rc bn x n > Rc an xn > 1, ce qui montre que g est définie sur ]−1, 1[
n>0 n>0
bn bn
29. Soit ε > 0 et x ∈ ]0, 1[. La suite tend vers λ, alors il existe N ∈ N tel que ∀n > N , on a − λ 6 ε,
an a n
bn bn
soit |bn − λan | 6 εan . D’autre part est bornée donc il existe C ∈ R+ tel que ∀n ∈ N, 6 C. Enfin on
an an
prend M = C + |λ| et il vient
+∞
X
|g(x) − λf (x)| = (bn − λan )xn
n=0
+∞
X
6 |bn − λan | xn
n=0
+∞
X N
X
6 |bn − λan | xn + |bn − λan | xn
n=N +1 n=0
+∞
X N
X
6 ε an xn + (|bn | + |λ| an ) xn
n=N +1 n=0
+∞
X N
X
6 ε an xn + M an xn
n=N +1 n=0
N
X
6 εf (x) + M an xn
n=0
N
X
N N
an xn
n=0
X X
30. Comme lim− f (x) = +∞ et lim− an xn = an , alors lim− = 0, donc il existe δ ∈ ]0, 1[ tel que
x→1 x→1
n=0 n=0
x→1 f (x)
N
X
M a n xn
n=0
∀x ∈ ]δ, 1[: 6 ε. Donc pour un tel que x ∈ ]δ, 1[, on a bien
f (x)
g(x)
− λ 6 2ε
f (x)
g(x)
Ceci montre que −−−−→ λ
f (x) x→1−
31. Application:
n
1 1 X1 X x
(a) On a ∼ et Rc xn = 1, donc Rc =1
n + sin n n n n + sin n
n>1 n>1
+∞
X xn
(b) D’après ce qui précède g(x) ∼ = − ln(1 − x)
1−
n=1
n
Puisque la série converge normalement, donc uniformément sur [0, 2π], on peut inverser l’intégration et la som-
mation et on trouve Z 2π Z 2π
X
h(reiθ )e−ikθ dθ = cn r n ei(n−k)θ dθ.
0 n>0 0
Faisant tendre r vers +∞, on trouve ak = 0 pour k > 1, ce qui entraîne que h est constante.
Soit (fn )n∈N une suite de fonctions telle que: Soit n ∈ N∗ et f : J × I → K une fonction admettant des dérivées par-
A×I →K
Soit F : où A ⊂ E avec E un K-espace vectoriel ∂f ∂nf
(x, t) 7→ f (x, t) tielles , · · · , n tels que:
• ∀n ∈ N, fn : I −→ K est continue par morçeaux; normé de dimension finie, telle que: ∂x ∂x
CVS
• fn −−−−→ f et f : I −→ K continue par morçaux sur I; ∂if
I • ∀t ∈ I, x 7−→ f (x, t) est continue sur A; • ∀i ∈ [[0, n − 1]] et ∀x ∈ J, l’application t −
7 → (x, t) est continue
• il existe ϕ : I −→ R+ positive, continue par morçeaux et intégrable ∂x i
telle que • ∀x ∈ A, t 7−→ f (x, t) est continue par morçaux sur I; par morçaux et intégrable sur I;
∀n ∈ N, ∀x ∈ I |fn (x)| 6 ϕ(x) ∂nf
• Pour tout compact C contenu dans A, il existe ϕ : I −→ R+ positive, • n
qui est continue par rapport à la première variable et continue
∂x
continue par morçeaux et intégrable telle que par morçaux par rapport à la seconde
Z
Alors les applications fn et f sont intégrables sur I, la suite fn
I n∈N
• Pour tout [a, b] ⊂ J, il existe ϕn : I −→ R+ positive, continue par
Z Z ∀(x, t) ∈ C × I, |f (x, t)| 6 ϕ(t) morçeaux et intégrable telle que :
converge et fn −−−−−→ f
I n→+∞ I ∂nf
Alors ∀x ∈ A, la fonction t 7−→ f (x, t) est intégrable sur I et ∀(x, t) ∈ [a, b] × I, n
(x, t) 6 ϕn (t)
Convergence dominée pour les séries ∂x
Z
Soit (fn )n∈N une suite de fonctions telle que:
Z
F : x ∈ A 7−→ f (x, t)dt est continue sur A Alors F : x 7−→ f (x, t)dt est de classe C n sur J et
I I
• ∀n ∈ N, fn : I −→ K est continue par morceaux et intégrable sur I;
∂kf
Z
F (k) (x) =
X
• La série fn cvs sur I de somme f continue par morçaux sur I; ∀k ∈ [[1, n]] , ∀x ∈ J, k
(x, t)dt
I ∂x
n>0
XZ ϕ ne dépend pas de x
• La série |fn | converge.
I Lorsque A intervalle de R, on remplace C par [a, b] ϕn ne dépend pas de x
n>0
+∞
Z X +∞ Z
Dans la troisième assertion, on peut remplacer C par A et obtenir
X
Alors f est intégrable sur I et on a: fn = fn
D ÉRIVATION SOUS SIGNE - C LASSE C ∞
R
I n=0 n=0 I une domination globale
Astuce Classe C ∞
D ÉRIVATION SOUS SIGNE - C LASSE C 1
R
Si la domination dans le cas des séries n’est pas accessible vous pouvez Soit f : J × I → K une fonction telle que:
utiliser le TCVD appliqué à la suite des sommes partielles.
R • Pour tout x ∈ J, t 7−→ f (x, t) est continue par morçaux et intégrable
Dérivation sous le signe sur I;
Soit f : J × I → K une fonction telle que: ∂ n
f
C ONTINUITÉ PAR DOMINATION GLOBALE • Pour tout n ∈ N , l’application f admet une dérivée partielle
∗
∂xn
• ∀x ∈ J, t 7−→ f (x, t) est continue par morçaux et intégrable sur I; continue par rapport à la première variable, continue par morceaux
A×I →K
Soit f : où A ⊂ E et E un K-espace vectoriel de dimension ∂f par rapport à la seconde
(x, t) 7→ f (x, t) • f admet sur J × I une dérivée partielle qui est continue par
finie et I intervalle quelconque de R. Souvent E = R et A intervalle de R ∂x • Pour tous [a, b] ⊂ J et n ∈ N∗ , il existe ϕn : I −→ R+ positive,
rapport à la première variable et continue par morçaux par rapport
continue par morçeaux et intégrable telle que :
Propriété à la seconde
Si: • Pour tout [a, b] contenu dans J, il existe ϕ : I −→ R+ positive, ∂nf
∀(x, t) ∈ [a, b] × I, (x, t) 6 ϕn (t)
continue par morçeaux et intégrable telle que ∂x n
• ∀t ∈ I, x 7−→ f (x, t) est continue sur A; Z
∂f Alors F : x 7−→ f (x, t)dt est de classe C ∞ sur J et
• ∀x ∈ A, t 7−→ f (x, t) est continue par morçaux sur I; ∀(x, t) ∈ [a, b] × I, (x, t) 6 ϕ(t) I
∂x Z n
∂ f
• Il existe ϕ : I −→ R+ positive, continue par morçeaux et intégrable Z ∗
∀n ∈ N , ∀x ∈ J, F (x) = (n)
n
(x, t)dt
telle que I ∂x
Alors F : x 7−→ f (x, t)dt est de classe C 1 sur J et
∀(x, t) ∈ A × I, |f (x, t)| 6 ϕ(t) I
ϕn ne dépend pas de x
Z
∂f
Alors ∀x ∈ A, la fonction t 7−→ f (x, t) est intégrable sur I et
′
∀x ∈ J, F (x) = (x, t)dt (Formule de Leibniz)
I ∂x
Z Gamma d’Euler
+∞
F : x ∈ A 7−→ f (x, t)dt est continue sur A
Z
I ϕ ne dépend pas de x x 7−→ tx−1 e−t dt est de classe C ∞ sur R∗+
0
Partie I: Préliminaire
Les résultats de cette partie seront utilisés plusieurs fois dans le problème.
1. Fonction Gamma d’Euler
(a) Soit x ∈]0, +∞[, montrer que la fonction t 7→ e−t tx−1 est intégrable sur ]0, +∞[.
Z +∞
On pose, pour x ∈]0, +∞[, Γ(x) = e−t tx−1 dt
0
(b) Determiner, pour x ∈]0, +∞[, une relation entre Γ(x+1) et Γ(x) et en déduire Γ(n) pour tout entier naturel
non nul n.
2. Fonction zêta de Riemann
+∞
X 1
On rappelle que la fonction zéta est definie sur ]1, +∞[ par ζ(x) = x
.
n=1
n
π2 π4
On connait ζ(2) = , ζ(4) = , on sait que pour p entier pair, ζ(p) est de la forme qπ p où q est un rationnel ;
6 90
il a été démontré que certains ζ(p) pour p entiers impairs sont irrationnels mais on ne sait pas s’ils le sont tous.
On se propose de rechercher des valeurs approchées de ces réels ζ(p).
(a) On note, pour n entier naturel non nul et x réel x > 1,
+∞ n
X 1 X 1
Rn (x) = = ζ(x) −
kx kx
k=n+1 k=1
1
Prouver que, pour n entier naturel non nul et x réel x > 1, Rn (x) 6
(x − 1)nx−1
n
X 1
(b) On fixe l’entier p > 2 et un réel ε > 0. Indiquer une valeur de n pour laquelle on a − ζ(p) 6 ε
kp
k=1
(c) Donner, en utilisant la calculatrice, une valeur approchée de ζ(7) à 10−6 pres.
Z b
On commencera par donner un sens à l’integrale f (x) dx juste en énonçant un théorème.
a
4. Exemples et contre-exemples
(a) Déterminer une suite (fn ) de fonctions continues et affines par morceaux sur le segment [0, 1] qui converge
Z 1
simplement mais non uniformément vers une fonction f sur [0, 1] et telle que la suite de réels fn (x) dx
Z 1 0
ne converge pas vers le réel f (x) dx Remarque : on peut se contenter d’une vision graphique et, dans ce
0
cas, il est inutile d’exprimer fn (x), mais on attend une justification des deux propriétés demandées
(b) Si (fn ) est une suite de fonctions continues sur le segment [0, 1], démontrer qu’il est possible que la suite de
Z 1 Z 1
réels fn (x) dx converge vers le réel f (x) dx sans que la convergence de la suite de fonctions (fn )
0 0
ne soit uniforme sur [0, 1].
xn e−x
fn (x) =
n!
que le TH 1 n’est pas vrai si on remplace l’intervalle [a, b] par un intervalle I non borné.
Remarque : on pourra utiliser la formule de Stirling sans la démontrer.
(b) Nous allons prouver que le TH 1 est vrai sur un intervalle borné I.
On considère (fn ) une suite de fonctions continues et intégrables sur I intervalle borné, qui converge
uniformément vers une fonction f continue sur I.
i. Justifier l’existence d’un entier naturel p tel que, pour tout réel x ∈ I, |f (x)| 6 1 + |fp (x)| et en déduire
que f est intégrable sur I.
Z Z
ii. Montrer que la suite de réels fn (x) dx converge vers le réel f (x)dx. On notera ℓ(I) la longueur
I I
de l’intervalle I.
6. Théorème de convergence dominée pour les suites de fonctions
On rappelle le théorème suivant que l’on notera TH 2 :
Théorème : TH 2
si (fn ) est une suite de fonctions continues par morceaux sur un intervalle I qui converge simplement sur
I vers une fonction f continue par morceaux sur I et s’il existe une fonction ϕ continue par morceaux et
intégrable sur I telle que, pour tout entier
Z naturel net tout réel x ∈ I : |fnZ
(x)| 6 ϕ(x) alors, la fonction f
est intégrable sur I et la suite de réels fn (x) dx converge vers le réel f (x) dx
I I
(a) Rappeler pourquoi il est inutile de vérifier, lorsqu’on utilise ce TH 2, que les fonctions fn sont intégrables
sur I et justifier que f est intégrable sur I.
(b) Montrer à l’aide d’un exemple simple que ce théorème peut être pratique sur un segment I sur lequel la
suite de fonctions (fn ) ne converge pas uniformément vers la fonction f .
Z +∞ sin( x )
e n
(c) Calculer lim dx
n→+∞ 0 1 + x2
+∞ Z +∞
!
X b Z b X
fn (x) dx = fn (x) dx
n=0 a a n=0
Théorème : TH 4
X
Si fn est une série de fonctions continues par morceaux et intégrables sur un intervalle I qui converge
n>0
XZ
simplement vers une fonction f continue par morceaux sur I telle que la série |fn (x)| dx converge,
n>0 I
XZ
alors f est intégrable sur I, la série fn (x) dx converge et
n>0 I
+∞ Z +∞
Z !
X X
fn (x) dx = fn (x) dx
n=0 I I n=0
X
On suppose que an est une série de réels absolument convergente.
n>0
X an xn
(a) Montrer que la série de fonctions converge simplement vers une fonction f continue sur R.
n!
n>0
Z +∞
(b) Montrer que la fonction x 7→ f (x)e −x
est intégrable sur [0, +∞[ et exprimer f (x)e−x dx comme la
0
somme d’une série numérique.
9. Cas où les théorèmes TH 3 et TH 4 ne s’appliquent pas
X
(a) Montrer que, la série de fonctions (−1)n xn ne converge pas uniformément sur l’intervalle borné I = [0, 1[
n>0
(donc les hypothèses du théorème TH 3 ne sont pas toutes vérifiées).
X
(b) Montrer que, pour la série de fonctions (−1)n xn sur I = [0, 1[, les hypothèses du théorème TH 4 ne
n>0
sont pas toutes vérifiées.
XZ 1
(c) Montrer que, néanmoins, (−1)n xn dx converge et :
n>0 0
+∞ Z
X 1 Z +∞
1X
(−1)n xn dx = (−1)n xn dx
n=0 0 0 n=0
10. Théorème
X de convergence monotone
Soit fn une série de fonctions continues par morceaux et intégrables sur un intervalle I qui converge simplement
vers une fonction f continue par morceaux sur I.
On suppose que toutes les fonctions fn sont positives sur I et que la fonction f est intégrable sur I.
Xn
On pose, pour tout entier naturel n non nul et tout x ∈ I, Sn (x) = fk (x).
k=0
Montrer que la suite de fonctions (Sn ) vérifie les hypothèses du théorème de convergence dominée TH 2, et en
XZ
déduire que : la série fn (x) dx converge et
n>0 I
+∞ Z +∞
Z !
X X
fn (x) dx = fn (x) dx
n=0 I I n=0
11. Généralisation
+∞
tx−1
Z
(a) Exprimer de même pour x réel x > 1, l’intégrale dt en fonction de Γ(x) et ζ(x)
0 et − 1
Z +∞ Z +∞ 6
t t
(b) En déduire la valeur de t
dt et une valeur approchée de t
dt
0 e −1 0 e −1
Partie I: Prélimnaire
1. Fonction Gamma d’Euler
(a) Pour tout x > 0, la fonction f : t 7−→ tx−1 e−t est continue sur ]0, +∞[. D’autre part, on sait que
x+1 −t 1
∀x > 0, lim t e = 0, donc tx−1 e−t = ◦ 2 et par comparaison avec une fonction de Rie-
t→+∞ +∞ t
mann intégrable sur [1, +∞[ on en déduit que f est intégrable sur [1, +∞[.
1
Au voisinage de 0 , f (t) ∼ 1−x avec 1 − x < 1 et donc par comparaison avec une intégrale de Riemann
t
intégrable sur ]0, 1] on en déduit que f est intégrable sur ]0, 1]. On peut donc conclure que: f est intégrable
sur ]0, +∞[
(b) x > 0 entraine x + 1 > 0 et par intégration par parties on obtient
Z +∞ +∞
Z +∞
x −t
−tx e−t 0 tx−1 e−t dt = xΓ(x).
Γ(x + 1) = t e dt = −x
0 0
∂h 2 2
2. On remarque que (x, t) = −2xe−(t +1)x . Cette fonction est bien définie pour (x, t) ∈ R+ × [0, 1]. Soit
∂x
[a, b] ⊂ R+
∂h
• ∀t ∈ [0, 1],l’application x 7→ (x, t) est C 0 sur [a, b]
∂x
∂h
• ∀x ∈ [a, b],l’application t 7→ (x, t) est C 0 sur [0, 1]
∂x
∂h
• ∀(x, t) ∈ [a, b] × [0, 1], (x, t) 6 2x 6 2b = ψ(t) qui est continue sur [0, 1], donc intégrable
∂x
Z 1
On en déduit que l’application g : x 7→ h(x, t)dt est de classe C 1 sur tout [a, b] ⊂ R+ , donc sur R+ . De plus
0
Z 1
2
+1)x2
′
∀x > 0, g (x) = −2xe−(t dt
0
Z x
2 2
3. Posons f (x) = e−u du. f est définie et de classe C 1 sur R+ , f ′ (x) = e−x .
0
D’autre part, avec le changement de variable u = xt, on a
Z 1 Z x
′ −x2 −t2 x2 −x2 2
g (x) = −2xe e dt = −2e e−u du
0 0
Z x 2
π −u2
6. On en déduit, de la question précédente, que lim e du = ,
x→∞ 0 4
Z x r
2 π
donc lim e−u du = d’où
x→∞ 0 4 √
Z +∞
−u2 π
I= e du =
0 2
On déduit que t 7→ tx−1 e−t est intégrable sur ]0, +∞[ si, et seulement, si x > 0.
8. (a) Γ est positive sur R∗+
(b) Pour x > 0, on a
1 1
1
Z Z
Γ(x) > tx−1 e−t dt > e−1 tx−1 dt =
0 0 ex
1
Or −−−−→ +∞, donc lim Γ(x) = +∞
ex x→0+ x→0+
9. (a) t 7−→ tx et t 7−→ e−t sont de classe C 1 sur ]0, +∞[ et le produit t 7−→ tx e−t admet des limites nulles en 0
et en +∞. Par intégration par parties
Z +∞
Γ(x + 1) = tx e−t dt
0
Z +∞
x −t +∞
= −t e 0 + x tx−1 e−t dt
0
= xΓ(x)
(2n)! √
(b) Par récurrence sur n ∈ N, on montre que Γ n + 21 = 2n
π
2 n!
√
• Pour n = 0, Γ 12 = π ;
(2n)! √
• Soit n > 0, on suppose que Γ n + 12 = 2n π. On a:
2 n!
3 1
Γ n+ = Γ n+ +1
2 2
1 1
= n+ Γ n+
2 2
√
2n + 1 (2n)!
= π
2 22n n!
(2n + 2)! √
= 2n+2
π
2 (n + 1)!
k
11. (a) Soit x > 0 et k ∈ N∗ . La fonction h : t 7−→ (ln t) tx−1 e−t est continue par morceaux sur ]0, +∞[
k 1
• En +∞: (ln t) tx+1 e−t −−−−→ 0, donc h(t) = ◦
t→+∞ t2
k 1
• En 0: Pour δ ∈ ]1 − x, 1[, t h(t) ∼ t δ δ+x−1
(ln t) −−−−→ 0, donc h(t) = ◦
+t→0 tδ
Z +∞
k
Ceci prouve la convergence de l’intégrale (ln t) tx−1 e−t dt
0
∂nϕ
(b) Soit n ∈ N∗ . On pose ϕ(x, t) = tx−1 e−t donc ∀x, t > 0, n (x, t) = (ln t)n tx−1 e−t .
∂x
∂nϕ
Soit 0 < a < b . L’application est continue sur [a, b]×]0, +∞[.
∂xn
n
∂ ϕ
On a ∀x ∈ [a, b], ∀t ∈]0, +∞[, 6 | ln t|n (ta−1 + tb−1 )e−t (Condition de domination) avec t 7→
∂xn
| ln t|n (ta−1 + tb−1 )e−t est intégrable sur ]0, +∞[ .
Donc l’application Γ est C n sur [a, b] pour tout n ∈ N∗ , donc Γ est C ∞ sur ]0, +∞[ et on a ∀n ∈ N∗ , ∀x >
Z +∞
(n)
0, Γ (x) = (ln t)n tx−1 e−t dt.
0
Z +∞
12. (a) Pour tout x ∈ R∗+ : ′′
Γ (x) = (ln t)2 tx−1 e−t dt > 0, d’où la convexité stricte de Γ
0
(b) On a ∀x > 0, Γ(x + 1) = xΓ(x) donc lim+ xΓ(x) = lim+ Γ(x + 1) = Γ(1) = 1.
x→0 x→0
On déduit qu’au voisinage de 0 : Γ(x) ∼ x1 .
0
(c) Γ(1) = Γ(2) = 1. Les conditions du théorème de Rolle sont vérifiées, d’où l’existence d’un réel strictement
positif x0 ∈ ]1, 2[ tel que Γ′ (x0 ) = 0. Or la fonction Γ′ est strictement croissante, donc l’unicité de x0
(d) Soit a > 1. On a
Z +∞
Γ(x) = tx−1 e−t dt
0
Z +∞
> tx−1 e−t dt
a
Z +∞
> ax−1 e−t dt
a
x−1 −a
> a e → +∞
Γ(x) x−1
lim = lim Γ(x − 1) = +∞
x→+∞ x x→+∞ x
Par conséquence Γ admet une branche parabolique en +∞ de di-
rection l’axe des ordonnées.
(a) Pour t ∈ [0, n], on a un (t) = en ln(1− n ) . On utilise l’inégalité de Bernoulli pour s > −1: ln (1 + s) 6 s pour
t
(b) Posons ϕn : t 7−→ un (t)tx−1 . La suite (ϕn ), des fonctions continues par morceaux sur ]0, +∞[, converge
simplement vers l’application t 7−→ tx−1 e−t qui est continue par morceaux sur ]0, +∞[. D’après la question
précédente:
∀t ∈ ]0, +∞[ , |ϕn (t)| 6 tx−1 e−t
Où t 7−→ tx−1 e−t est intégrable sur ]0, +∞[, donc, d’après le TCVD, Γ (x) = lim Jn (x)
n→+∞
Z 1
a−1 b−1
15. Pour a et b, réels strictement positifs, on pose β(a, b) = (1 − t) t dt
0
a−1 b−1
(a) t 7−→ (1 − t) t est positive et continue sur ]0, 1[.
a−1 b−1
• En 0: (1 − t) t ∼ tb−1 qui est intégrable car b > 0
a−1 b−1 a−1
• En 1: (1 − t) t ∼ (1 − t) qui est intégrable car a > 0
b
(b) Par intégration par parties β(a, b + 1) = β(a + 1, b)
a
a
(c) On déduit β(a + 1, b) 1 + ab = β(a, b) donc β(a + 1, b) =
β(a, b)
a+b
n
17. On a β(n + 1, x) = β(n, x). Par récurrence, on obtient
n+x
n!
β(n + 1, x) = β(1, x)
(x + 1) · · · (x + n)
1
avec β(1, x) = d’où le résultat
x
Fonction Digamma
Partie I: Préliminaire
1. (a) Soit x ∈ ]0, +∞[, démontrer que la fonction t 7−→ e−t tx−1 est intégrable sur ]0, +∞[
Z +∞
(b) On note, pour tout x ∈ ]0, +∞[, Γ(x) = e−t tx−1 dt ( Fonction Gamma d’Euler ).
0
Démontrer que pour tout x ∈ ]0, +∞[, Γ(x) > 0.
(c) Démontrer que la fonction Γ est dérivable sur ]0, +∞[ puis exprimer Γ′ (x) sous forme d’inégrale.
Z n
1 1
2. Pour tout entier n > 2, on pose un = dt − .
n−1 t n
X
(a) Utiliser un théorème du cours pour justifier simplement que la série un converge
n>2
n
X 1
(b) Pour tout entier n > 1, on pose Hn = − ln(n).
k
k=1
Démontrer que la suite (Hn )n>1 converge. On note dans la suite γ = lim Hn .
n→+∞
Γ′ (x)
Dans la suite de ce problème, on définit pour tout x ∈ ]0, +∞[, ψ(x) = appelée fonction
Γ(x)
Digamma.
n n h
1 Y x xHn
Y x −x i
5. En remarquant que pour n > 1 et x ∈ ]0, +∞[, 1 + = e 1 + e k , démontrer que pour
nx k k
k=1 k=1
tout x ∈ ]0, +∞[,
n h
1 γx
Y x −x i
= xe lim 1+ ek Formule de Weierstrass
Γ(x) n→+∞ k
k=1
Xh x xi
6. (a) En déduire que la série ln 1 + − converge simplement sur ]0, +∞[
k k
k>1
+∞ h
X x xi
(b) On pose, pour tout x ∈ ]0, +∞[, g(x) = ln 1 + − . Démontrer que l’application g est de classe
k k
k=1
C 1 sur ]0, +∞[ et exprimer g ′ (x) comme somme d’une série de fonctions.
Fonction Digamma
+∞
−1 X 1 1
(c) En déduire que, pour tout x ∈ ]0, +∞[, ψ(x) = −γ+ −
x k k+x
k=1
Z +∞
7. (a) Que vaut ψ(1) ? En déduire la valeur de l’intégrale e−t ln(t) dt
0
(b) Calculer, pour tout x ∈ ]0, +∞[, ψ(x + 1) − ψ(x) puis démontrer que, pour tout entier n > 2,
n−1
X 1
ψ(n) = −γ +
k
k=1
2 1 1
(c) On pose, pour tout (x, y) ∈ ]0, +∞[ et k entier naturel, jk (y) = − .
k+y+1 k+y+x
X
Démontrer que la série jk converge uniformément sur ]0, +∞[. En déduire lim (ψ (x + n) − ψ (1 + n)).
n→+∞
k>0
8. Déterminer l’ensemble des applications f définies sur ]0, +∞[ et à valeurs réelles vérifiant les trois conditions:
• f (1) = −γ ;
1
• pour tout x ∈ ]0, +∞[, f (x + 1) = f (x) + ;
x
• pour tout x ∈ ]0, +∞[, lim (f (x + n) − f (1 + n)) = 0.
n→+∞
Fonction Digamma
Ainsi, par comparaison de fonctions positives et critère de Riemann en 0 et en +∞, hx : t 7→ e−t tx−1 est
intégrable sur ]0, +∞[.
(b) Soit x > 0. La fonction hx définie dans la question précédente est continue et strictement positive sur
Z +∞
]0, +∞[. La positivité de l’intégrale nous donne hx (t)dt > 0 et la continuité de hx implique qu’on ne
Z +∞ 0
pourrait avoir hx (t)dt = 0 que si hx était identiquement nulle sur ]0, +∞[, ce qui n’est pas le cas.
0
Z +∞
Ainsi Γ(x) = hx (t)dt > 0, et ce pour tout x > 0.
0
∗
R+ × R∗+ −→ R
(c) On définit h : .
(x, t) 7−→ hx (t) = e−t tx−1
— Pour tout t > 0, x 7→ h(x, t) est de classe C 1 (et même C ∞ en fait) sur R∗+ . On a donc l’existence de
∂h ∂h
sur tout (R∗+ )2 et, pour tout t > 0, la continuité de x 7→ (x, t) sur R∗+ .
∂x ∂x
∂h
Notons d’ailleurs qu’on a, pour tout (x, t) ∈ (R∗+ )2 , (x, t) = ln(t)e−t tx−1 .
∂x
∂h
— Pour tout x > 0, t 7→ (x, t) est continue (donc continue par morceaux) sur R∗+ .
∂x
— Soit [a, b] un segment de R∗+ . On a donc 0 < a 6 b.
(
∗ ∂h | ln(t)|e−t ta−1 si t 6 1
∀(x, t) ∈ [a, b] × R+ , (x, t) 6
∂x ln(t)e−t tb−1 si t > 1
(
| ln(t)|e−t ta−1 si t 6 1
Notons donc ϕ la fonction définie sur R∗+ par ϕ(t) = −t b−1
. Cette fonction est
ln(t)e t si t > 1
continue par morceaux (et même continue en fait).
— En +∞: Pour t > 1, on a t2 ϕ(t) = t1+b ln(t)e−t , donc t2 ϕ(t) −→ 0 par croissance comparée, d’où
t→+∞
1
ϕ(t) = o .
t→+∞ t2
a a
— En 0: Pour t ∈]0, 1], on a t1− 2 ϕ(t) = t 2 | ln(t)|e−t −→+ 0 (toujours par croissance comparée, car
t→0
1 a
a > 0), donc ϕ(t) = o a , avec 1 − 2 < 1.
t→0+ t1− 2
Donc ϕ est intégrable sur ]0, +∞[.
On en déduit l’hypothèse de domination sur tous les segments de ]0, +∞[.
Cela prouve finalement que Γ est de classe C 1 sur ]0, +∞[, donc dérivable, avec :
Z +∞ Z +∞
∂h
∀x > 0, Γ′ (x) = (x, t)dt = ln(t)e−t tx−1 dt.
0 ∂x 0
Z n
1 1
2. Pour tout entier n > 2, on pose un = dt − .
n−1 t n
[1, +∞[ −→ R
(a) Notons f : . Comme la fonction f est continue (donc continue par morceaux),
t 7−→ 1t
décroissante
Z n et à valeurs positives, le théorème de comparaison série intégrale indique que la série
P P
f (t)dt − f (n) converge, c’est-à-dire que un converge.
n>2 n−1 n>2
Fonction Digamma
n
P 1
(b) Pour tout entier n > 1, on pose Hn = k − ln(n).
k=1
n Z n n n n
X dt X 1 X X 1
Pour n > 2, on a uk = − par relation de Chasles, d’où: uk = ln(n) + 1 − = 1 − Hn .
1 t k k
k=2 ! k=2 k=2 k=1
Xn
Comme la suite uk converge par la question précédente, il s’ensuit que la suite (Hn )n>1 converge.
k=2 n>2
(a) On peut établir l’inégalité souhaitée par simple étude de la fonction x 7→ ln(1 − x) + x sur ] − ∞, 1[, ou bien
par un argument de convexité : en effet la fonction ln est concave sur R∗+ , donc son graphe est au-dessous de
chacune de ses tangentes. Comme la tangente en x = 1 a pour équation y = x − 1, on en déduit : ∀x ∈ R∗+ ,
ln(x) 6 x − 1. Il vient ensuite, via deux changements de variable successifs : ∀x > −1, ln(1 + x) 6 x, puis
∀x < 1, ln(1 − x) 6 −x.
Ensuite, soit n > 1 (et, normalement, x > 0 est déjà fixé aussi dès l’énoncé de la question III.3.). La
fonction fn est positive par définition.
De plus, pour tout t ∈]0, n[, fn (t) = en ln(1− n ) tx−1 , avec ln 1 − nt 6 − nt par la question précédente,
t
vu qu’on a bien nt < 1 pour t ∈]0, n[. On en déduit, par croissance de l’exponentielle et produit par une
quantité positive : f (t) 6 en×(− n ) tx−1 = e−t tx−1 . Enfin f est nulle sur [n, +∞[, tandis que la fonction
t
n n
t 7→ e−t tx−1 est positive, d’où finalement l’encadrement :
Fonction Digamma
Le résultat de la question 3.b. se réécrit ainsi : Γ(x) = lim nx In (x). Et le calcul de la question précédente
n→+∞
permet de conclure :
n! n!nx
Γ(x) = lim nx × = lim Q
n .
n→+∞ x(x + 1) · · · (x + n) n→+∞
(x + k)
k=0
Or Hn −→ γ donc, par continuité de l’exponentielle, exHn −→ exγ et, finalement, par produit de limites,
n→+∞ n→+∞
n h
1 Y x −x i
= xeγx lim 1+ e k .
Γ(x) n→+∞ k
k=1
Fonction Digamma
6. (a) On note qu’on pourrait répondre directement à la question à l’aide d’un DL d’ordre 2.
Si l’on veut rester dans les clous du sujet, on commence par réécrire la formule précédente :
n h
Y x −x i 1
1+ e k −→ .
k n→+∞ Γ(x)xeγx
k=1
+∞
P 1 1
7. (a) Posant x = 1 dans la formule précédente, on trouve : ψ(1) = −1 − γ + − , d’où, par
k=1 k k+1
télescopage, ψ(1) = −1 − γ + 1 = −γ.
Z +∞
Γ′ (1)
De plus Γ(1) = e−t dt = lim [−e−t ]X 0 = lim 1 − e −X
= 1 donc, vu que ψ(1) = , on obtient
0 X→+∞ X→+∞ Γ(1)
Z +∞
Γ′ (1) = −γ. On constate que Γ′ (1) = e−t ln(t)dt, d’où finalement :
0
Z +∞
e−t ln(t)dt = −γ.
0
Fonction Digamma
+∞
1 1 X 1 1 1 1
= − + − − +
x x+1 k k+x+1 k k+x
k=1
Or, il est bien connu que Γ(x + 1) = xΓ(x) (il suffit d’intégrer par parties), donc
d 1
ψ(x + 1) − ψ(x) = (ln(x)) = .
dx x
1
En particulier, pour tout k ∈ N∗ , ψ(k + 1) − ψ(k) = .
k
Il s’ensuit, pour tout entier n > 2,
n−1 n−1
X X 1
ψ(n) = ψ(1) + ψ(k + 1) − ψ(k) = −γ + .
k
k=1 k=1
R∗+ −→ R
(c) Soit x > 0 fixé. Pour tout k ∈ N, on définit jk : 1 1 .
y 7−→ −
k+y+1 k+y+x
Cette notation est discutable : il aurait peut-être été préférable de noter jk,x , pour insister sur le fait que
l’on travaille à x > 0 fixé, et que la convergence uniforme étudiée ici ne porte que sur la variable y.
k+y+x−k−y−1 x−1
On peut réécrire jk (y) = = donc,
(k + y + 1)(k + y + x) (k + y + 1)(k + y + x)
|x − 1|
∀y > 0, |jk (y)| 6 .
(k + 1)(k + x)
P |x − 1| |x − 1| |x − 1|
Comme est une série convergente, vu que ∼ , on a la conver-
k>0 (k + 1)(k + x) (k + 1)(k + x) k→+∞ k2
P
gence normale, donc uniforme, de jk sur ]0, +∞[.
k>0
Ensuite, reprenant la formule de 6.c., on a, pour tout n ∈ N∗ ,
+∞ +∞
1 1 X 1 1 X 1 1
ψ(x + n) − ψ(1 + n) = − + + − − − ,
x+n n k k+x+n k k+1+n
k=1 k=1
Or, pour tout k ∈ N, jk (n) −→ 0 donc, par le théorème de la double limite (qui s’applique ici car la série
n→+∞
de fonctions étudiée converge uniformément sur un voisinage de +∞),
+∞
X
lim ψ(x + n) − ψ(1 + n) = lim jk (n) = 0.
n→+∞ n→+∞
k=0
Fonction Digamma
8. Par analyse-synthèse :
— Analyse : Soit f solution. On va montrer que f vérifie la formule de ψ établie en 6.c., à savoir :
+∞
1 X 1 1
∀x > 0, f (x) = − − γ + −
x k k+x
k=1
1
Puisque = f (t + 1) − f (t) pour tout t > 0, on a
t
+∞ +∞
X 1 1 X
− = f (k + 1) − f (k) − f (k + x + 1) + f (k + x)
k k+x
k=1 k=1
n n
!
X X
= lim f (k + 1) − f (k) + f (k + x) − f (k + x + 1)
n→+∞
k=1 k=1
= lim f (n + 1) − f (1) +f (1 + x) − f (n + x + 1)
n→+∞ |{z}
=−γ
1
= f (x + 1) + γ − lim f (x + 1 + n) − f (1 + n) = f (x) + + γ,
n→+∞ x
| {z }
=0
On calcule cette somme en distinguant selon les valeurs de j (j = k ou j 6= k). En effet, pour j = k, le premier
tirage aura amené k boules numérotées k en plus dans l’urne, tandis que pour j 6= k, le premier tirage n’aura
pas amené de boule numérotée k supplémentaire dans l’urne. Ainsi :
1 X 1 k + 1 X 1
P (Y = k) = P(X=k) (Y = k) + P(X=j) (Y = k) = + ,
n n k+n j+n
16j6n, j6=k 16j6n, j6=k
n
1 k X 1
= + .
n k + n j=1 j + n
Fonction Digamma
2n
P n
P 2n
P n
P
1 1 1 1
Or, par 7.b., ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) = k − k = k = j+n , d’où finalement :
k=1 k=1 k=n+1 j=1
1 k
∀k ∈ {1, . . . , n}, P (Y = k) = + ψ(2n + 1) − ψ(n + 1)
n k+n
n n k
P P k
11. On a E(Y ) = kP (X = k) = + ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) , donc :
k=1 k=1 n k+n
n
X k2 n+1
E(Y ) = + ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) .
n(n + k) 2
k=1
n 2n
n+1 X 1 1−n X 1 1−n
= −n+n = +n = + n ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) .
2 n+k 2 k 2
k=1 k=n+1
— Dans ce problème n ∈ N∗ .
— Pour toute matrice A de Mn (C), on note Sp (A) l’ensemble des valeurs propres complexes de A et on appelle
rayon spectral de A le réel ρ(A) défini par : ρ(A) = maxλ∈Sp(A) |λ|.
— On note k.k∞ la norme définie sur Mn,1 (C) par : ∀X = (xi )16i6n ∈ Mn,1 (C) , kXk∞ = max |xi |.
16i6n
— On qualifie de norme matricielle toute norme N définie sur Mn (C) vérifiant la propriété :
∀(A, B) ∈ (Mn (C))2 , N (AB)6N (A).N (B).
1. (a) Montrer que pour tout X ∈ Mn,1 (C) : kAXk∞ 6MA kXk∞ .
(b) Montrer qu’il existe une constante réelle CA telle que : ∀X ∈ Mn,1 (C) , kAXk6CA kXk.
kAXk
(c) Montrer que l’ensemble | X ∈ Mn,1 (C) \ {0} possède une borne supérieure dans R. On notera
kXk
kAXk
dans la suite : ||| A ||| = sup .
X∈Mn,1 (C)\{0} kXk
(d) Montrer que : ||| A ||| 6CA .
n
X
2. Soit i0 un entier compris entre 1 et n tel que |ai0 ,j | = MA . En considérant le vecteur Y de Mn,1 (C) de
j=1
composantes yj définies par :
ai0 ,j
yj = si ai0 ,j 6=0 et yj = 1 si ai0 ,j = 0
|ai0 ,j |
Montrer que MA 6 ||| A |||∞ et en déduire ||| A |||∞ = MA .
3. Soit A, B ∈ Mn (C) et λ ∈ C
(a) Montrer que : ||| A ||| = 0 ⇔ A = 0n .
(b) Montrer que : ||| λA ||| = |λ| ||| A |||.
(c) Montrer que :||| A + B ||| 6 ||| A ||| + ||| B |||.
(d) Montrer que :∀X ∈ Mn,1 (C) , kAXk6 ||| A ||| .kXk.
(e) Déduire de ces résultats que ||| . ||| est une norme matricielle sur Mn (C). On lui donne le nom de norme
matricielle subordonnée à la norme k.k.
4. (a) En considérant une valeur propre λ de A telle que |λ| = ρ(A), montrer que :
ρ(A)6 ||| A ||| .
(b) Donner un exemple simple de matrice A non nulle vérifiant ρ(A) = ||| A |||.
(c) Montrer que si A est nilpotente non nulle, on a l’inégalité stricte :
ρ(A) < ||| A ||| .
Dans toute la suite du problème, on admettra que, réciproquement, si ρ(A) < 1, alors lim Ak = 0n .
k→+∞
1
k
6. (a) Montrer que pour tout k entier naturel non nul : ρ(A)6 A k
.
(b) Montrer que pour tout α ∈ C, ρ(αA) = |α| ρ(A).
A
(c) Soit ε > 0 et Aε = . Vérifier que ρ(Aε ) < 1 et en déduire l’existence d’un entier naturel kε tel que
ρ(A) + ε
:
k
∀k ∈ N, k>kε ⇒ Ak 6 (ρ(A) + ε) .
1
(d) En déduire lim Ak k
= ρ(A).
k→+∞
x1 y1 n
.. .. X
1. (a) Posons X = . et Y = . telles que Y = AX, alors ∀i ∈ [[1, n]] , yi = ai,j xj . Mais ∀j ∈
j=1
xn yn
Xn
[[1, n]] , , |xj | 6 kXk∞ , donc on tire |yi | 6 |ai,j | kXk∞ 6 MA kXk∞ donc kAXk∞ 6 MA kXk∞ .
j=1
(b) On peut utiliser la même méthode que la question précédente mais on peut voir que X 7−→ AX est un
endomorphisme d’un espace vectoriel normé de dimension finie, donc il est continue, ainsi l’existence de CA
est justifiée
kAXk kAXk n
(c) ∀X 6= 0 , 6 CA . L’ensemble , X ∈ C − {0} est une partie non vide et majorée de R
kXk kXk
donc admet une borne supérieure
(d) Cette borne supérieure est le plus petit majorant et CA est un majorant donc |||A||| 6 CA . Dans le cas de
la norme k.k∞ , on peut prendre CA = MA donc : |||A|||∞ 6 MA .
Pn Pn
2. ∀j , |yj | = 1 ⇒ N∞ (Y ) = 1 . Soit Z = AY . ∀i , |zi | = j=1 ai,j yj 6 j=1 |ai,j | 6 MA
u
Pn
Si ai0 j = 0 alors ai0 ,j yj = 0 = |ai0 ,j | , sinon ai0 ,j yj = |ai0 ,j | car ∀u ∈ C∗ , u |u| = |u| . Donc zi0 = j=1 |ai0 ,j | =
N∞ (AY )
MA . N∞ (Z) = MA ⇒ N∞ (Y ) = MA ⇒ |||A|||∞ > MA . En utilisant 1)d) on peut conclure : |||A|||∞ = MA
3. (a) |||A||| = 0 ⇔ ∀X 6= 0 , kAXk = 0 ⇔ ∀X 6= 0 , AX = 0 ⇔ ∀X , AX = 0 ⇔ A = 0n
kλAXk |λ| kAXk
(b) ∀X 6= 0 , = 6 |λ| |||A||| donc |||λA||| 6 |λ| |||A|||
kXk kXk
1 1
(c) Si λ 6= 0 : |||A||| = λA 6 kλAk ⇒ |λ| |||A||| 6 |||λA||| d’où |λ| |||A||| = |||λA|||
λ λ
Si λ = 0 on a égalité car les 2 membres sont nuls .
k(A + B)Xk kAXk kBXk
(d) ∀X 6= 0 , k(A + B)Xk = kAX + BXk 6 kAXk + kBXk ⇒ 6 + kXk 6 |||A||| + |||B|||
kXk kXk
donc |||A + B||| 6 |||A||| + |||B|||
kAXk
(e) ∀X 6= 0 , 6 |||A||| ⇒ kAXk 6 |||A|||kXk et si X = 0 les 2 membres sont nuls .
kXk
(f) On déduit de a),c),d) que |||.||| est une norme sur Mn (C) . De plus : ∀A, B ∈ Mn (C) , ∀X ∈ Cn , N (ABX) 6
|||A|||.kBXk 6 |||A|||.|||B|||.kXk d’où : |||AB||| 6 |||A|||.|||B|||
Conclusion : |||.||| est une norme matricielle sur Mn (C) (ce qui en prouve l’existence)
kAXk
4. (a) Soit λ ∈ Sp(A) et X un vecteur propre associé : X 6= 0 et AX = λX ⇒ = |λ| donc |λ| 6 |||A||| . En
kXk
particulier pour λ telle que |λ| = ρ(A). Donc ρ(A) 6 |||A|||
(b) Si A = In : ρ(A) = 1 et ∀X , AX = X donc |||A||| = 1 : on a égalité .
(c) Si A 6= 0n alors |||A||| =
6 0 d’après 3)a). Si de plus A est nilpotente , sa seule valeur propre est 0 donc
ρ(A) = 0 et: ρ(A) < |||A|||
5. Si Ak converge vers 0n alors |||Ak ||| −−−−−→ 0. Or [ρ(A)]k = ρ(Ak ) 6 |||Ak ||| donc [ρ(A)]k −−−−−→ 0. D’où :
k→+∞ k→+∞
ρ(A) < 1 . (Réciproque admise)
1
6. (a) De l’inégalité vue en 5) on déduit pour k ∈ N∗ : ρ(A) 6 |||Ak ||| k
(b) λ ∈ Sp(A) ⇔ αλ ∈ Sp(αA) donc ρ(αA) = |α| ρ(A)
1 ρ(A)
(c) On prend α = (α > 0) et on applique a) : ρ(Aε ) = αρ(A) = < 1 car ε > 0
ρ(A) + ε ρ(A) + ε
D’après le résultat admis de 5) , (Aε )k converge vers 0 donc ∃kε tel que ∀k > kε , |||Aε k ||| 6 1.
k
Akε = αk Ak ⇒ |||Akε ||| = αk |||Ak |||. Donc αk |||Ak ||| 6 1 ⇒ |||Ak ||| 6 (ρ(A) + ε) .
1 1
(d) ∀k > kε , ρ(A) 6 |||Ak ||| k 6 ρ(A) + ε. Par la définition de la limite limk→+∞ |||Ak ||| k = ρ(A)
Soient A, B ∈ Mn (K). On désire établir l’égalité des polynômes caractéristiques: χAB = χBA
1. Établir l’égalité quand A ∈ GLn (K).
2. On considère les matrices carrées d’ordre 2n définies comme suit
BA −B 0 −B I 0
M= ,N = et P = n
0 0 0 AB A In
Extrait: CNC-Math2-MP-2019
Extrait: CNC-Maths2-TSI-2007
Soit A une matrice réelle d’ordre 3 telle que A 6= 0 et A3 + A = 0. On note E le R-espace vectoriel R3 , B = (e1 , e2 , e3 )
la base canonique de E et u l’endomorphisme de E dont la matrice relativement à la base B est A.
1. Vérifier que u3 + u = 0 et que u n’est pas l’endomorphisme nul.
2. (a) On suppose que u est injectif ; montrer que u2 = −idE et trouver une contradiction.
(b) Justifier alors que dim Keru ∈ {1, 2}.
3. Montrer que E est somme directe des sous-espaces vectoriels Keru et Ker(u2 + idE ). Quelles sont alors les valeurs
possibles de la dimension du sous-espace vectoriel Ker(u2 + idE ) ?
4. On pose F = Ker(u2 + idE )
(a) Vérifier que F est stable par u. On note v l’endomorphisme induit par u sur F .
(b) Vérifier que v 2 = −idF .
(c) Préciser le déterminant de v 2 en fonction de la dimension de F et en déduire que dim F = 2.
(d) Montrer que l’endomorphisme v n’a aucune valeur propre réelle.
5. On considère un vecteur e′1 non nul de Keru, un vecteur e′2 non nul de F et on pose e′3 = u(e′2 ).
(a) Montrer que la famille (e′2 , e′3 ) d’éléments de F est libre.
(b) Montrer que la famille B ′ = (e′1 , e′2 , e′3 ) est une base de E et écrire la matrice B de u dans cette base.
(c) Que peut-on alors dire des matrices A et B ?
Extrait: CNC-PSI-2006
Soit A ∈ Mn (R), on appelle une racine carrée de A toue matrice R ∈ Mn (R) vérifiant R2 = A.
On suppose que la matrice A ∈ Mn (R) admet n valeurs propres réelles λ1 < λ2 < · · · < λn .
1. Justifier l’existence d’une matrice P ∈ Mn (R) inversible telle que A = P DP −1 où D = diag(λ1 , λ2 , . . . , λn ), puis
montrer que R est une racine carrée de A, si et seulement si la matrice S = P −1 RP est une racine carrée de D.
2. Soit S une racine carrée de D.
(a) Montrer que DS = SD. En déduire que la matrice S est diagonale.
(b) On note alors S = diag (s1 , . . . , sn ). Que vaut s2i lorsque i ∈ {1, . . . , n} ?
(c) Que peut-on dire de Rac(A) si A admet une valeur propre strictement négative ?
(d) Si on suppose toutes les valeurs propres de A positives ou nulles, déterminer les racines carrées de la matrice
D. On pourra poser εi ∈ {−1, +1} pour i ∈ {1, . . . , n}.
3. Ecrire toutes les racines carrées de A à l’aide de la matrice P . Combien de racines carrées A admet-elle ? (On
discutera selon le signe des valeurs propres de A).
11 −5 5
4. Application : Ecrire toutes les racines carrées de A = −5 3 −3 à l’aide de la matrice P que l’on
5 −3 3
déterminera.
Extrait: CCP-Math2-MP-2005
Extrait: CCP-Math2-MP-2005
Extrait: CCP-Math2-MP-2005
Extrait: CCP-MP
On dit qu’une matrice A = (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (R) est strictement stochastique lorsque
(b) Soit λ ∈ SpC (A). En appliquant 2a à la matrice B = A − λIn , montrer que |ak,k − λ| 6 1 − ak,k , où k est
l’entier défini en 2a. En déduire |λ| 6 1.
(c) On suppose que λ ∈ SpC (A) vérifie |λ| = 1 et on note λ = eiθ avec θ ∈ R. Déduire de l’inégalité |ak,k −eiθ | 6
1 − ak,k de 2b que cos(θ) = 1, puis en déduire λ.
Extrait: CCP-PSI-2012
C(u) = {v ∈ L(E), u ◦ v = v ◦ u} .
OnM
suppose l’endomorphisme u diagonalisable. Soit p ∈ N∗ et (λ1 , λ2 , . . ., λp ) ∈ Cp ses valeurs propres. On a :
E= Eλi (u). On pose ni = dim Eλi (u) pour 1 6 i 6 p.
16i6p
M
Soit B une base de E. On rappelle que la base B est dite adaptée à la somme directe E = Eλi (u) s’il
16i6p
existe pour chaque entier i compris entre 1 et p, une base (e1 , . . ., eni ) du sous-espace vectoriel Eλi (u) telle que
i i
1. Montrer que si v ∈ C(u) alors les sous-espaces Eλi (u) sont stables par v.
2. Pour tout entier i compris entre 1 et p, on note ui l’endomorphisme de Eλi (u) induit par u. Que peut-on dire
de ui ?
M
3. En déduire que v ∈ C(u) si et seulement si, sur une base B adaptée à la somme directe E = Eλi (u) :
16i6p
V1 0 ··· ··· 0
.. ..
0
V2 . .
. .. .. .. ..
..
M at(v, B) = . . . avec Vi ∈ Mni (C) pour 1 6 i 6 p.
.
.
. .. ..
. . . 0
0 ··· ··· 0 Vp
X
4. Montrer que dim C(u) = n2i .
16i6p
Soit A est une matrice quelconque de Mn (R). On note φA l’application de Mn (R) dans Mn (R) définie par :
φA (M ) = AM − M A
0 . . . 0 λn
Enfin, pour tout couple (i, j) d’entiers tels que 1 6 i 6 n et 1 6 j 6 n, on pose : Bi,j = P Ei,j P −1
(a) Exprimer, pour tout couple (i, j), la matrice DEi,j − Ei,j D en fonction de la matrice Ei,j et des réels λi et
λj .
(b) Démontrer que, pour tout couple (i, j), Bi,j est un vecteur propre de φA .
(c) En déduire que φA est diagonalisable.
On suppose dans la suite que φA est diagonalisable en tant qu’endomorphisme de Mn (R) et on note
(Pi,j ) 16i6n une base de vecteurs propres de φA et, pour tout couple (i, j), λi,j la valeur propre associée
16j6n
à Pi,j .
2. Dans cette question, on considère A comme une matrice à coefficients complexes (A ∈ Mn (R) ⊂ Mn (C)) et φA
comme un endomorphisme de Mn (C) (défini par φA (M ) = AM − M A pour tout M ∈ Mn (C)).
(a) Justifier que toutes les valeurs propres de φA sont réelles.
(b) Soit z ∈ C. Justifier que si z est une valeur propre de A, alors z est aussi une valeur propre de AT .
(c) Soit z ∈ C. On suppose que z et z sont deux valeurs propres de la matrice A. On considère alors X ∈ Mn,1 (C)
(X 6= 0) et Y ∈ Mn,1 (C) (Y 6= 0) tels que AX = zX et AT Y = zY .
En calculant φA XY T , démontrer que z − z est une valeur propre de φA .
3. En déduire que la matrice A a au moins une valeur propre réelle.
On note λ une valeur propre réelle de A et X ∈ Mn,1 (R) (X 6= 0) une matrice colonne telle que AX = λX.
4. Démontrer que, pour tout couple (i, j), on a: APi,j X = (λ + λi,j ) Pi,j X.
5. Montrer que pour X ∈ Mn,1 (R) \ {0}, l’application linéaire Mn (R) −→ Mn,1 (R), M 7−→ M X est surjective
6. En déduire que A est diagonalisable.
Extrait: CCP-MP-2012
1. Soit V un vecteur propre de A associé à la valeur propre a et W un vecteur propre de t B associé à la valeur
propre b. Montrer que la matrice V t W est un vecteur propre de ΦA,B ; à quelle valeur propre est-il associé ?
2. Soit λ une valeur propre de ΦA,B et Y ∈ Mn (K) un vecteur propre associé.
k
(a) Montrer que pour tout entier naturel k, Ak Y = Y (λIn − B)
(b) En déduire que pour tout polynôme P , à coefficients dans K, P (A) Y = Y P (λIn − B).
(c) On suppose que le polynôme caractéristique χA de A est scindé sur K et s’écrit
Y mµ
χA = (X − µ)
µ∈SpK (A)
i. Montrer que Y χA (λIn − B) = 0 et en déduire que la matrice χA (λIn − B) n’est pas inversible.
ii. En déduire qu’il existe a ∈ SpK (A) tel que la matrice (λ − a) In − B ne soit pas inversible.
3. Conclure que si le polynôme χA est scindé sur K alors SpK (ΦA,B ) = SpK (A) + SpK (B)
4. Soient (Y1 , · · · , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) et Z1 , · · · , Zp des vecteurs arbitraires de Mn,1 (K). Montrer que
p
X
l’égalité Yi t Zi = 0 a lieu si et seulement si les vecteurs Z1 , · · · , Zp sont tous nuls.
i=1
5. On suppose ici que les matrices A et B sont diagonalisables dans Mn (K) et on désigne par (U1 , · · · , Un ) et
(W1 , · · · , Wn ) des bases respectives de vecteurs propres de A et t B. En considérant la famille Ui t Wj 16i,j6n ,
montrer que l’endomorphisme ΦA,B est diagonalisable.
1. Montrer que les sous-espaces vectoriels Fi sont stables par f . On note fi l’endomorphisme de Fi obtenu par
restriction de f à Fi
M r
2. Montrer que Cn = Fi .
i=1
3. Exprimer le polynôme caractéristique de f à l’aide de ceux de fi
4. Justifier que Pi est un polynôme annulateur de fi et déduire le polynôme caractéristique de fi à l’aide de
dk = dim Fk
5. Montrer que Pi est le polynôme caractéristique de fi , puis comparer dim Fi et la multiplicité mi
Extrait: Naval-1989
(c) Établir que l’endomorphisme cyclique f est diagonalisable si et seulement s’il possède n valeurs propres
distinctes.
4. Étude du commutant de f lorsque f est cyclique
(a) Montrer que le commutant C(f ) = {g ∈ L(E) | g ◦ f = f ◦ g} est une sous-algèbre de L(E).
(b) Soient deux endomorphismes u et v appartenant à C(f ).
Montrer, si u(x0 ) = v(x0 ), que u = v.
n−1
X
(c) Soit g un endomorphisme pour lequel on pose g(x0 ) = ak f k (x0 ).
k=0
n−1
X
Montrer que si g appartient à C(f ) alors g = ak f k .
k=0
(d) En déduire que le commutant C(f ) est de dimension n et démontrer qu’il admet pour base (IdE , f, f 2 , . . ., f n−1 ).
1. Soit x ∈ E. Montrer qu’il existe un unique polynôme unitaire πx ∈ K [X] tel que : Ix = (πx ) = πx K [X]
2. On pose k = deg (πf ) et r = deg (πx )
(a) Vérifier que r 6 k
(b) Montrer que Ex est un sous-espace vectoriel de E
(c) Montrer que dim Ex = r et en donner une base
(d) Montrer que K [f ] est une sous-algèbre de L (E) et en donner une base
3. Soient x1 et x2 de deux éléments de E
(a) On suppose que Ex1 ∩ Ex2 = {0} , montrer que πx1 +x2 = ppcm (πx1 , πx2 )
(b) On suppose que πx1 et πx2 sont premiers entre eux . Montrer que Ex1 +x2 = Ex1 ⊕ Ex2
4. Soient x1 , x2 , ..., xp des vecteurs de E
(a) On suppose que Ex1 , Ex2 , ...., Exp sont en somme directe . Montrer que :
πx1 +x2 +...+xp = ppcm πx1 , πx2 , .., πxp
(b) On suppose que πx1 , πx2 , ...., πxp sont deux à deux premiers entre eux . Montrer que :
1. Les deux matrices AB et BA sont semblables, car Ab = A (BA) A−1 , donc elles ont le même polynôme caracté-
ristique
BA −B 0 −B I 0
2. On note M = ,N= et P = n
0 0 0 AB A In
(a) On a det (P ) = 1, donc P est inversible. Par un produit matriciel par blocs
BA −B In 0 0 −B
MP = =
0 0 A In 0 0
et
In 0 0 −B 0 −B
PN = =
A In 0 AB 0 0
(b) M et N sont semblables, donc elles ont le même déterminant. Et puisque
Or pour A, B ∈ Mn (C) , χAB = χBA , on obtient donc χAA = χAA et par conséquent χAA ∈ R [X]
p−1
X
5. On a χuF (u)(a) = up (a) − αi ui (a) = 0. Comme χuF divise χu , alors il existe P ∈ K[X] tel que P χuF = χu
i=0
Ainsi χu (u) = P (u) ◦ χuF (u) donc χu (u)(a) = P (u) [χuF (u)(a)] = P (u)(0) = 0 car P (u) linéaire
On a ainsi montré que : ∀a ∈ E \ {0}, χu (u)(a) = 0, mais χu (u) est un endomorphisme de E, donc il s’annule
aussi en 0, d’où pour tout a ∈ E, on a χu (u)(a) = 0, soit χu (u) = 0
6. Applications :
(a) — L’inclusion Vect IdE , u, · · · , un−1 ⊂ K[u] est évidente
— Inversement soit v ∈ K [u], il existe P ∈ K [X] tel que v = P (u). On effectue la division euclidienne de
P par χu , alors il existe Q, R ∈ K [X] tel que P = Qχu + R et deg(R) < deg χu . En évaluant en u, alors
v = P (u) = Q(u) ◦ χu (u) + R(u) = R(u) ∈ Vect IdE , u, · · · , un−1
1
(b) Si u est un isomorphisme. On écrit χu = XP (X)+a0 , avec a0 = (−1)n det(u) 6= 0, puis on pose Q = − P.
a0
1 1
On a u ◦ Q(u) = − .u ◦ P (u) = IdE − χu (u) = IdE . Donc u−1 = Q(u) ∈ K [u]
a0 a0
Donc Sp (A) = {2}, c’est-à-dire que A possède une seule valeur propre λ = 2
a
3
2. Soit x = (a, b, c) ∈ R et X = b , alors x ∈ Ker (v − 2idR3 ) si, et seulement, si (A − 2I3 )X = 0. Or
c
a + b − c = 0
(A − 2I3 )X = 0 ⇐⇒ a−b+c =0
a =0
(
a=0
⇐⇒
b=c
3. — La valeur propre 2 de A est d’ordre de multiplicité 3 et la dimension de son sous-espace propre est de
dimension 1, donc elle n’est pas diagonalisable.
— χA est scindé sur R, alors A est trigonalisable sur M3 (R)
4. On pose u = v − 2idR3
3
(a) On a : u3 = (v − 2idR3 ) = χv (v). Le théorème de Cayley-Hamilton affirme que χv (v) = 0 et, par suite,
u3 = 0. Donc u est nilpotent
0 0 0
2
(b) La matrice représentative de u2 est (A − 2I3 ) = 2 2 −2, donc pour x = (a, b, c) ∈ R3 , on a
2 2 −2
x ∈ Ker(u2 ) ⇐⇒ a + b − c = 0 ⇐⇒ c = a + b
1. rgA 6= 0, donc au moins une colonne Ci0 6= 0. Or dim Vect(C1 , · · · , Cn ) = rgA = 1, donc toutes les colonnes
x1
..
sont proportionnelles. Soit U = Ci0 = . , on a: ai,j est le i-ème coefficient de Cj = λj X, donc ai,j = λj xi ,
xn
λ1
..
d’où A = U V avec V = . non nul.
t
λn
t
2. A2 = U (t V U ) V = V T U.U t V = Tr (A) U t V = Tr (A) A.
Le polynôme X 2 − Tr (A) X est un polynôme annulateur de A, donc πA divise X 2 − Tr (A) X. La matrice A
n’est pas scalaire car rg(A) = 1, donc πA = X 2 − Tr (A) X = X (X − Tr (A))
3. A est diagonalisable si, et seulement si, πA est scindé à racines simples. Or πA = X (X − Tr (A)) est scindé à
racines simples si, et seulement, si Tr (A) 6= 0
4. Si Tr(A) 6= 0 les sous-espaces propres de A sont supplementaires dans Mn,1 (R), donc A est diagonalisable et
donc semblable à la matrice diag(0, · · · , 0, Tr(A)) car dim KerA = n − 1 et dim Ker(A − Tr (A) In ) = 1.
5. (a) On a AU = U t V U = t V U U = Tr(A)U = 0, donc U ∈ Kerf , qu’on complète par (E1 , · · · , En−2 ) pour avoir
(E1 , · · · , En−2 , U ) base de Ker(f ) .
(b) Card (B) où B = {E1 , · · · , En−2 , U, W } = n = dim Mn,1 (K), il suffit donc de montrer qu’elle est libre.
Supposons que λ1 E1 + · · · + λn−2 En−2 + λn−1 U + λn W = 0, on multiplie par A à gauche et on tient
compte que E1 , · · · , En−2 , U ∈ Kerf = KerA, donc 0 = λn AW = λn U , or U 6= 0, donc λn = 0, d’où
λ1 E1 + · · · + λn−2 En−2 + λn−1 U = 0, or la famille (E1 , · · · , En−2 , U ) est libre car base de Kerf , donc
λ1 = · · · = λn = 0.
on a f (E1 ) = · · · = f (En−1 ) = f (U ) = 0 car (E1 , · · · , En−2 , W ) base de Kerf , d’autre part f (W ) = AW =
U , donc
0 ··· 0 0 0
. .. .. ..
.. . . .
Mat (f ) = 0 · · · 0 0 0
=J
B
0 ··· 0 0 1
0 ··· 0 0 0
qui est semblable à A = Mat (f ), où B0 la base canonique de Mn,1 (K)
B0
(c) D’aprés la question précédente toute matrice de rang 1 est de trace nulle est semblable à J, dont toutes ces
matrices sont semblables entre elles.
(c) A et B sont semblables car elles représentent le même endomorphisme dans deux bases différentes.
1. u et v commutent, alors les sous-espaces propres de l’un sont stables par l’autre
2. L’endomorphisme induit d’un endomorphisme diagonalisable est lui même diagonalisable.
p
3. Posons Sp (u) = {λ1 , · · · , λp }, mi l’ordre de multiplicité de λi , Ei = Ker (u − λi IdE ), Bi base de Ei et B = ∪ Bi
i=1
Lp
base adaptée à la décomposition E = Ei . Alors
i=1
λ1 I m1 (0)
λ2 I m 2
MatB (u) = ..
.
(0) λp I m p
Or pour tout i ∈ [[1, p]], l’endomorphisme vλi est diagonalisable, donc il existe une base Ci de Ei pour laquelle
p
Di = MatCi (vλi ) est diagonale. Soit finalement C = ∪ Ci , alors MatC (u) = MatB (u) et
i=1
D1 (0)
D2
MatC (v) = ..
.
(0) Dp
de m − 1 endomorphismes de Eλ , v2,λ , . . . , vm,λ qui commutent, et qui sont diagonalisables (rappelons que la
restriction d’un endomorphisme diagonalisable à un sous-espace stable reste diagonalisable). Par l’hypothèse de
récurrence, il existe une base Bλ de Eλ qui diagonalise chaque vi,λ , pour i > 2. Elle diagonalise aussi v1,λ puisque
v1,λ = λIEλ . Il suffit alors de réunir les bases Bλ , pour λ décrivant l’ensemble des valeurs propres de u1 , pour
obtenir une base de E qui diagonalise tous les ui .
1. Les sous espaces propres Eλi (A) sont de dimension > 1 et en somme directe. Leur somme a donc une dimension
au moins égale à n. Comme elle est incluse dans Rn , sa dimension est en réalité égale à n et chaque Eλi (A) a
une dimension égale à 1. Notons (fi ) une base de Eλi (A). La famille (f1 , . . . , fn ) est une base de Rn . Si P est
la matrice de la base canonique de Rn aux fi alors P −1 AP est la matrice dans la base (fi ) de l’endomorphisme
canoniquement associé à A. Par choix des fi , cette matrice est diag(λ1 , . . . , λn ) et on a donc
A = P DP −1 avec D = diag(λ1 , . . . , λn )
Rac(A) = [Link](D).P −1
∀i, s2i = λi
(c) S’il existe un i tel que λi < 0, les relations précédentes sont impossible et donc
Rac(A) = ∅
Deux choix différents des εi donneront deux racines carrées distinctes de D sauf dans le cas où λ1 = 0. On
a donc
Card(Rac(A)) = 2n−1 si λ1 = 0
Card(Rac(A)) = 2n si λ1 > 0
4. Le vecteur (0, 1, 1) est propre associé à la valeur propre 0. (1, 1, −1) est vecteur propre associé à la valeur propre
1. Avec la trace, on voit que la dernière valeur propre est 16. Une résolution de système montre que (2, −1, 1)
est vecteur propre associé. On pose donc
0 1 2
P = 1 1 −1
1 −1 1
On a alors P −1 AP = diag(0, 1, 16). A admet quatre racines carrées qui sont
[Link] (0, 1, 4) .P −1 , [Link] (0, −1, 4) .P −1 , [Link] (0, 1, −4) .P −1 , [Link] (0, −1, −4) .P −1
ou encore
3 −1 1 7/3 −5/3 5/3 −7/3 5/3 −5/3 −3 1 −1
−1 1 −1 , −5/3 1/3 −1/3 , 5/3 −1/3 1/3 , 1 −1 1
1 −1 1 5/3 −1/3 1/3 −5/3 1/3 −1/3 −1 1 −1
On remarque bien sûr que les matrices sont deux à deux opposées.
1. L’hypothèse R2 = 0 se traduit par f ◦ f = 0 et donc par Im(f ) ⊂ Ker(f ) Or, le théorème du rang indique que
n
r + dim(Ker(f )) = n. Comme dim(Ker(f )) > r, on a donc r 6
2
2. La famille B ayant n éléments, il suffit de montrer qu’elle est libre ou génératrice pour conclure que c’est une
base de Rn . Supposons donc que
n−r
X r
X
(∗) : αi ei + β i ui = 0
i=1 i=1
Avec les notations de l’énoncé, ceci s’écrit
r
X n−r
X r
X
αi f (ui ) + ei + β i ui = 0
i=1 i=r+1 i=1
Comme (e1 , . . . , er ) est libre, les βi sont nuls. En reportant dans (∗) et comme (e1 , . . . , en−r ) est libre, les αi
sont aussi nuls. Ainsi, B est libre et c’est une base de Rn .
3. Par choix des vecteurs de B, on a (définition par blocs)
0 Ir
Mr = Mat(f ) =
B 0 0
4. Si R est une racine carrée de 0 alors soit R = 0 soit il existe une matrice inversible P et un entier r ∈ 1, E n2
telle que R = P Mr P −1 .
n
Réciproquement, la matrice nulle est une racine carrée de 0 et si r 6 , un produit par blocs montre que Mr2 = 0
2
et donc (P Mr P −1 )2 = P Mr2 P −1 = 0. Ainsi,
5. Dans le cas n = 4, les racines carrées de 0n sont 0n et les matrices semblables à l’une des deux matrices
0 0 0 1 0 0 1 0
0 0 0 0 0 0 0 1
ou
0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0
1. L’hypothèse R2 = In montre que R est une involution, elle est donc inversible.
2. Le polynôme X 2 − 1 est annulateur de R. Comme il est scindé à racines simples, R est diagonalisable. En outre,
les valeurs propres de R sont parmi les racines de X 2 − 1 et ne peuvent valoir que 1 ou −1. Ainsi, R est semblable
à une matrice diagonale où les coefficients diagonaux appartiennent à {−1, 1}.
3. Ce qui précède montre que Rac(In ) ⊂ [Link] (ε1 , . . . , εn ) .P −1 / P ∈ GLn (R) , ∀i, εi ∈ {−1, +1} .
Réciproquement D = diag (ε1 , . . . , εn ) vérifie D2 = In quand les εk valent 1 ou −1 et (P DP −1 )2 = P D2 P −1 =
In . L’inclusion précédente est donc une égalité.
1. Les deux matrices sont carrées d’ordre n2 . Le bloc de position (i, j) dans (A ⊗ B)(A′ ⊗ B ′ ) vaut
n n
!
X X
′ ′
aik Bakj B = aik akj BB ′
′
k=1 k=1
n
!
X
En outre le bloc de position de (i, j) dans (AA′ ) ⊗ (BB ′ ) vaut aik a′kj BB ′ . D’où l’égalité demandée
k=1
2. Si A et B sont inversibles alors (A ⊗ B) A−1 ⊗ B −1 = In ⊗ In = In2 donc A ⊗ B est inversible.
Si A n’est pas inversible alors il existe A′ tel que AA′ = On et alors (A ⊗ B)(A′ ⊗ In ) = 0 avec A′ ⊗ In 6= 0 donc
A ⊗ B n’est pas inversible.
Un raisonnement semblable s’applique dans le cas où B n’est pas inversible.
3. Il existe P, Q matrices inversibles telles que
λ1 ⋆ µ1 ⋆
−1
P AP = .. −1
et Q BQ = ..
. .
0 λn 0 µn
qui est triangulaire supérieure de coefficients diagonaux λi µj . Les valeurs propres de A ⊗ B sont les produits des
valeurs propres de A et B
−1
4. On note que P −1 ⊗ Q−1 = (P ⊗ Q) de sorte que A ⊗ B est semblable à la matrice triangulaire précédente et
donc
n Y
Y n
χA⊗B = (X − λi µj )
i=1 j=1
n
On en déduit det (A ⊗ B) = (det A det B) et la relation Tr(A ⊗ B) = Tr (A) Tr (B)
AU = U
c’est à dire que U est vecteur propre de A associé à la valeur propre 1 (U étant non nul).
n
X
2. (a) Comme BX = 0, sa k-ième coordonnée est nulle bk,j xj = 0 ce qui donne
j=1
n
X
bk,k xk = − bk,j xj
j=1
j6=k
Avec la seconde forme de l’inégalité triangulaire, on en déduit que |λ| − ak,k 6 1 − ak,k et donc que
|λ| 6 1
(c) Si |λ| = 1, on a égalité ci-dessus et on doit donc avoir égalité dans l’inégalité triangulaire c’est à dire
avoir 1 − ak,k = |λ| − ak,k = |λ − ak,k | = |eiθ − ak,k |. En élevant cette identité au caré, on obtient après
simplification −2ak,k = −2 cos(θ)ak,k . Comme ak,k 6= 0, on a cos(θ) = 1 et donc
λ=1
V1 0 ... 0
.. ..
0 V2 . .
B=
.
avec Vi ∈ Mni (C)
.. .. ..
. . 0
0 ... 0 Vp
B étant en particulier une base de vecteurs propres de u, alors A = Matu est diagonale et on peut la
D1 0 ... 0
.. ..
0 D2 . .
décomposer en blocs sous la forme A = .
avec Di = λi .Ini (puisque ui est une
.. .. ..
. . 0
0 ... 0 Dp
homothétie).
Comme ∀ i ∈ [[1; p]], Di Vi = (λi .Ini ) Vi = Vi (λi .Ini ) = Vi Di , alors A B = B A, donc u ◦ v = v ◦ u, d’où
v ∈ C(u).
4. Par l’isomorphisme v 7−→ Matv de L(E) dans Mn (C), on obtient que C(v) a la même dimension que le sous-
espace vectoriel de Mn (C) constitué des matrices ayant la forme de B.
Xp
Ces matrices dépendent de n2i coefficients arbitraires, donc peuvent s’écrire comme combinaison linéaire de
i=1
p
X p
X
n2i matrices Ej,k de la base canonique de Mn (C). Donc dim C(u) = n2i .
i=1 i=1
p
X
5. Comme ∀ i ∈ [[1; p]], n2i > ni , alors dim C(u) > ni = dim E = n (en effet u étant diagonalisable, n est égal à
i=1
la somme des dimensions des sous-espaces propres de u).
6. Soit B une base quelconque de E. L’endomorphisme u de E représenté dans la base B par la matrice M de la
partie 0 est tel que dim C(u) = dim C(M ) = n.
7. Soit u l’endomorphisme canoniquement associé à A. Pour M ∈ M3 (R) on pose v l’endomorphisme canoniquement
associé à M . Alors
v ∈ C(u) ⇐⇒ M ∈ (A)
On a χu = (1 − X)2 (4 − X), donc Sp (u) = {1, 4}
— Eu (4) = Vect(ε1 ), avec ε1 = (1, −1, 1)
— Eu (1) = Vect(ε2 , ε3 ), avec ε2 = (1, 1, 0) et ε3 = (0, 1, 1)
La famille B ′ = (ε1 , ε2 , ε3 ) est une base de R3 et
4 0 0
MatB′ (u) = 0 1 0
0 0 1
λ 0 0
Donc V commute avec u, si et seulement si, M = MatB′ (v) = 0
′ a b où λ, a, b, c, d ∈ R.
0 c d
B′
Notons P = PB . Ainsi, les matrices commutant avec A sont
λ + 2a − b −λ + a + b λ − a + 2b
1
M = P M ′ P −1 = −λ + 2a + 2c − b − d λ+a+c+b+d −λ − a − c + 2b + 2d
3
λ + 2c − d −λ + c + d λ − c + 2d
n
X
1. (a) On a D = λk Ek,k , donc
k=1
n
X n
X
DEi,j − Ei,j D = λk Ek,k Ei,j − λk Ei,j Ek,k = λi Ei, j − λj Ei,j = (λi − λj ) Ei,j
k=1 k=1
(b) Comme D = P −1 AP , alors DEi,j −Ei,j D = (λi − λj ) Ei,j s’écrit P −1 AP Ei,j −Ei,j P −1 AP = (λi − λj ) Ei,j
et en multipliant à gauche par P et à droite par P −1 , il vient ABi,j − Bi,j A = (λi − λj ) Bi,j . Pour tout
couple (i, j) le vecteur Bi,j est non nul, donc il est propre à φA associé à la valeur propre λi − λj
(c) La famille (Ei,j )16i,j6n est une base de Mn (R) et l’application M 7−→ P −1 M P est un automorphisme de
Mn (R), les n2 matrices Bi,j forment une base de Mn (R). Ainsi il existe une base de vecteurs propres de
φA , donc il est diagonalisable
2. (a) φA est diagonalisable en tant qu’endomorphisme réel, donc toutes ses valeurs propres sont réelles.
t
(b) Soit z ∈ C. On a det(A − zIn ) = det (A − zIn ) = det(t A − zIn ), donc det(A − zIn ) = 0 si et seulement
si det(t A − zIn ) = 0. Ainsi si z est une valeur propre de A, alors z est aussi une valeur propre de AT .
(c) On a :
φA XY T = AX t Y − X t Y A = zX t Y − zX t Y = (z − z) X t Y
t 2
Le vecteur X t Y =
6 0, car X t Y = 0 ⇒ XXY = 0 ⇒ k X k Y = 0 mais X 6= 0, donc le réel positif k X k =
6 0,
en conséquence Y = 0, ce qui absurde, d’où z − z est une valeur propre de φA .
3. Tout polynôme non constant à coefficients complexes admet au moins une racine dans C, donc χA admet au
moins une racine z dans C. De la question précédente on déduit que z − z = 2iIm(z) ∈ Sp (φA ) ⊂ R, donc
Im(z) = 0. On en déduit que la matrice A a au moins une valeur propre réelle.
4. Soit (i, j) un couple, alors
5. Soit X ∈ Mn,1 (C) \ {0}, l’application E −→ Mn,1 (R), M 7−→ M X est clairement linéaire. Soit Y ∈ Mn,1 (R),
x1
..
comme X = . est non nulle , alors il existe i0 ∈ [[1, n]] tel que xi0 6= 0. Soit M la matrice dont la i0 -ème
xn
1
colonne vaut Y et dont toutes les autres colonnes sont nulles , on a bien M X = Y
x i0
6. Soit X un vecteur propre de A et (Pi,j )16i,j6n une base de diagonalisation de φA et posons Yi,j = Pi,i X pour
tout i, j ∈ [[1, n]]. D’après la surjection précédente (Pi,j X)16i,j6n est génératrice de Mn,1 (R) dont on peut y
extraire une base β. Une telle base est constituée de vecteurs propres de A. Donc A est diagonalisable
d
X
(b) Soit un polynôme P , à coefficients dans K, et de degré d, donc P (X) = ak X k , et donc P (A)Y =
k=0
d
X d
X d
X
ak Ak Y = ak Y (λIn − B)k = Y ak (λIn − B)k = Y P (λIn − B) .
k=0 k=0 k=0
(c) i. D’aprés le théorème de Cayley-Hamilton, χA (A) = 0 donc Y χA (λIn −B) = 0 notons S = χA (λIn −B)).
Si S était inversible Y S = 0 =⇒ Y SS −1 = Y = 0 ce qui est impossible puisque Y est un vecteur propre,
donc la matrice χA (λIn − B) n’est pas inversible .
ii. Il est clair que si un produit de matrices n’est pas inversible alors l’une au moins des matrices intervenant
dans ce produit n’est pas Yinversible.
Or χA (λIn − B) = ((λ − µ)In − B)mµ n’est pas inversible donc ∃µ ∈ SpK (A) tel que ((λ −
µ∈SpK (A)
µ)In − B)mµ n’est pas inversible et donc ∃µ ∈ SpK (A) tel que (λ − µ)In − B n’est pas inversible .En
prenant a = µ on peut en déduire qu’il existe a ∈ SpK (A) tel que la matrice (λ − a)In − B ne soit pas
inversible .
3. Si le polynôme χA est scindé sur K alors :
λ ∈ SpK (ΦA,B ) =⇒ ∃a ∈ SpK (A) tel que la matrice (λ − a)In − B ne soit pas inversible c’est à dire det((λ −
a)In − B) = 0 et donc λ − a ∈ SpK (B) donc ∃b ∈ SpK (B) tel que λ − a = b d’où λ = a + b or a ∈ SpK (A) d’où
λ ∈ SpK (A) + SpK (B) et on conclut que SpK (ΦA,B ) ⊂ SpK (A) + SpK (B) .
Inversement, d’aprés la question 1 on voit que SpK (ΦA,B ) ⊃ SpK (A) + SpK (B) . D’où l’égalité.
Xp
4. Supposons que Yi t Zi = 0, on multiplie cette égalité à droite par un Z j où 1 6 j 6 n fixe, mais quelconque
i=1
p
X
d’où ai Yi = 0 où ai = t Zi Zj, or (Y1 , . . . , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) donc les ai sont tous nuls en
i=1
particulier aj = t Zj Z j = kZj k2 = 0 et donc Zj = 0 ∀1 6 j 6 n.
La réciproques est bien evidente.
5. La famille (Uit Wj )16i,j6n est formée par des vecteurs propres de ΦA,B , pour montrer que l’endomorphisme ΦA,B
est diagonalisable il suffit de montrer que c’est une base de Mn (K) or il est de cardinal n2 égal à la dimension
de Mn (K) il suffit donc de montrrer qu’elle est libre.
X Xn Xn
En effet ai,j Uit Wj = 0 =⇒ Ui t Zi = 0 où Zi = ai,j Wj d’aprés la question précédente Zi =
16i,j6n i=1 j=1
n
X
ai,j Wj = 0 ∀1 6 i 6 n or (Wj )16j6n ) est aussi libre donc
j=1
ai,j = 0 ∀1 6 i, j 6 n.
1. L’endomorphisme (f − λi IdCn )mI est un polynôme en f , donc f et (f − λi IdCn )mI commutent, donc le noyau de
l’un est stable par l’autre. En particulier Fi = Ker(f − λi IdCn )mi est stable par f .
2. Les polynômes (X − λi )mi , pour i ∈ [[1, r]], sont deux à deux premiers entre eux ; le théorème de décomposition
r
L
des noyaux permet donc de conclure que Ker (χf (f )) = Fi , avec χf (f ) = 0 par le théorème de Cayley-
i=1
r
L
Hamilton ; donc Cn = Fi
i=1
r
[
3. l’endomorphisme stabilise les sous-espaces Fi , donc la matrice de f , relativement à une base B = Bi adaptée
i=1
r
L
à la décomposition Cn = Fi , est diagonale par blocs,
i=1
A1 (0)
A2
Mat (f ) =
..
B .
(0) Ar
r
Y
Avec Ai = Mat (fi ). Alors, χf = χfi
Bi
i=1
4. Soit x ∈ Fi = Ker((f − λi IdCn )mi ), alors (fi − λi IdFi )mi (x) = 0, donc (fi − λi IdFi )mi = 0, ceci montre que Pi est
annulateur de fi .
d
En conséquence SpC (fi ) ⊂ {λi }, avec SpC (fi ) 6= ∅, il vient que SpC (fi ) = {λi }, puis χfi = (X − λi ) i où
di = dim Fi
Yr Yr Yr
d m
5. D’après la question 3, on a bien χf = χ fi = (X − λi ) i et d’autre part χf = (X − λi ) i . Par unicité
i=1 i=1 i=1
de la décomposition, on a bien di = αi et donc Pi = χfi
(a) On peut remarquer que x0 6= 0 car sinon E = Vect(f k (0)) = Vect(0) = {0} , ce qui contredit l’hypothèse
dim(E) > 2 .
m
La famille (x0 ) est donc libre . Par contre pour m > n la famille f k (x0 ) k=0 est de cardinal > n + 1 en
dimension n . Elle est donc liée.
0 1 n
Dans la suite f k (x0 ) k=0 , f k (x0 ) k=0 · · · f k (x0 ) k=0 on passe donc au moins une fois d’une famille libre
à une famille liée.
m−1 m
L’ensemble des m tels que f k (x0 ) k=0 soit libre et f k (x0 ) k=0 soit lié , est un sous ensemble non vide de
N , majoré par n. Il admet un plus grand élément.
m−1
On montre alors par récurrence que pour k ∈ N , f m+k (x0 ) ∈ Vect f i (x0 ) i=0 :
m
X
m
— si k = 0 : On sait que f i (x0 ) i=0
est lié . Il existe une combinaison linéaire ai f i (x0 ) = 0 avec
i=0
m
(ai )i=0 6= (0)
m−1
Si am = 0 on a comme f i (x0 ) i=0
est libre ∀i ∈ 0m − 1, ai = 0 :ABSURDE
m−1
Xai i m−1
donc am 6= 0 et f m (x0 ) = f (x0 ) . Donc pour k = 0 f m+0 (x0 ) ∈ Vect f i (x0 ) i=0
−
i=0
am
m−1
— On suppose f m+k (x0 ) ∈ Vect f i (x0 ) i=0 , il existe donc des scalaires bi tels que f m+k (x0 ) =
m−1
X
bi f i (x0 ) (les bi dépendent aussi de k ) . On a alors
i=0
m−1
X m−1
X
f m+k+1 (x0 ) = bi f i+1 (x0 ) = bj−1 f j (x0 ) + bm−1 f m (x0 ) =
i=0 j=1
m−1
X
a0 am−1
bm−1 − f 0 (x0 ) + bj−1 − bm−1 f j (x0 )
am j=1
am
m−1
et donc f m+k+1 (x0 ) ∈ Vect f i (x0 ) i=0
m−1
— par récurrence : ∀k ∈ N , f m+k
(x0 ) ∈ Vect f i (x0 ) i=0
La famille est libre et génératrice .C’est donc une base de E . elle est donc de cardinal n .Donc m = n
m−1
f i (x0 ) i=0
est une base de E et m = n
n−1
fk k=0
est une famille libre de L (E)
n−1
X n−1
X
S’il existe un polynôme Q = qk X k non nul de degré < n tel que Q(f ) = 0. Alors qk f k = O, donc la
k=0 k=0
n−1
famille f k k=0
est liée
n−1
X
(c) On a par définition des notations P (f )(x0 ) = f (x0 ) − n
pi f i (x0 ) = 0.
i=0
Donc pour tous k ∈ [[0, n − 1]], on a
n−1 n−1
!
X X
k n+k i+k k n i
P (f )(f (x0 )) = f (x0 ) − pi f (x0 ) = f f (x0 ) − pi f (x0 ) = f k (0) = 0
i=0 i=0
L’endomorphisme P (f ) est nul sur une base, donc il est nul, donc P (f ) = 0
3. Caractérisation des endomorphismes cycliques diagonalisables
n−1
X n−1
X
(a) Par une récurrence classique on a f k (x) = λk x. Donc P (f )(x) = pi f i (x) = pi λi x = P (λ)x. Avec
i=0 i=0
x 6= 0 alors P (λ) = 0
(g ◦ h) ◦ f = g ◦ (h ◦ f ) = g ◦ (f ◦ h) = (g ◦ f ) ◦ h = (f ◦ g) ◦ h = f ◦ (g ◦ h)
Récurrence achevée
Les deux endomorphisme u et v coïncident sur une base, donc ils sont égaux
n−1
(c) Remarquons que les (ai )i=0 existent car on décompose dans une base.
n−1
X
On prend alors u = g et v = ak f k . Comme tout polynôme en f commute avec f alors v ∈ C(f ) et si
k=0
n−1
X
u = g ∈ C(f ), on a u(x0 ) = v(x0 ) . On a donc d’après le a) u = v donc g = ak f k
k=0
n−1
(d) On vient de montrer que tout élément de C(f ) est dan Vect(f k )k=0 , et on a déjà utilisé que tout élément
k n−1
n−1
de Vect(f )k=0 est dans C(f ) . Donc C(f ) = Vect f k=0 .k
D’après la question 4b cette famille est libre . C’est donc une base de C(f ). Bref C(f ) est un sous espace
vectoriel de dimension n
2. (a) On a πf (f ) = 0 donc πf (f ) (x) = 0 et, par suite, πf ∈ Ix = (πx ). Par définition de l’idéal πx divise πf ,
donc r = deg (πx ) 6 deg (πf ) = k
(b) — Pour P = 0 , on a P (f ) (x) = 0 donc 0 ∈ Ex
— Si y1 = P1 (f ) (x) et y2 = P2 (f ) (x) sont deux éléments de Ex et λ ∈ K alors λy1 + y2 =
(λP1 + P2 ) (f ) (x) ∈ Ex .
Donc Ex est un sous-espace vectoriel de E
(c) Soit y ∈ Ex alors il existe P ∈ K [X] tel que y = P (f ) (x)
2
A l’aide de la division euclidienne il existe (Q, R) ∈ (K [X]) tel que
λh + g = (λP + Q) (f ) ∈ K [f ] et h ◦ g = (P Q) (f ) ∈ K [f ]
k−1
X
La famille IdE , f, . . . , f k−1
est libre car s’il existe des scalaires a0 , · · · , ak−1 ∈ K tels que ai f i = 0,
i=0
k−1
X
alors le polynôme Q = ai X i est annulateur de f , donc il est divisible par πf . Or les polynômes non nuls
i=0
annulateurs de f sont de degré supérieur ou égal à k, donc Q = 0, puis a0 = · · · = ak−1 = 0.
Il est évident que Vect IdE , f, . . . , f k−1 ⊂ K[f ]. Inversement, soit P ∈ K[X], en effectuant la division
(
P = Qπf + R
euclidienne de P par πf il existe Q, R ∈ K[X] tels que , alors P (f ) = R(f ) car
deg(R) < deg(πf )
πf (f ) = 0 et R(f ) ∈ Vect IdE , f, . . . , f k−1 , donc K[f ] ⊂ Vect IdE , f, . . . , f k−1 . Ceci montre que
K[f ] = Vect IdE , f, . . . , f k−1 et que IdE , f, . . . , f k−1 est une base de K[f ] et dim K [f ] = k = deg (πf )
3. Soient x1 et x2 de deux éléments de E
(a) Posons P = ppcm (πx1 , πx2 ) , on a πx1 et πx2 divisent P donc P (f ) (x1 ) = P (f ) (x1 ) = 0
On a alors P (f ) (x1 + x2 ) = P (f ) (x1 ) + P (f ) (x2 ) = 0 donc πx1 +x2 divise P
Donc πx1 +x2 (f ) (x1 ) = πx1 +x2 (f ) (x2 ) = 0 par suite πx1 et πx2 divisent πx1 +x2
On en déduit que P = ppcm (πx1 , πx2 ) divise πx1 +x2 . Enfin les deux polynômes ppcm (πx1 , πx2 ) et πx1 +x2
sont associés et unitaires, donc ils sont égaux
(b) Supposons que πx1 et πx2 sont premiers entre eux .
2
D’après le théorème de Bezout , il existe (P, Q) ∈ (K [X]) tel que (∗) : P πx1 + Qπx2 = 1
Donc idE = P (f ) ◦ πx1 (f ) + Q (f ) ◦ πx2 (f ) .
— Vérifions d’abord que Ex1 ⊂ Ex1 +x2 . Soit y ∈ Ex1 , il existe U1 ∈ K [X] tel que: y = U1 (f ) (x1 ). Mais
U1 = U1 P πx1 + U1 Qπx2 , soit U1 (f ) = U1 (f ) ◦ P (f ) ◦ πx1 (f ) + U1 (f ) ◦ Q(f ) ◦ πx2 (f )
y = U1 (f ) (x1 )
= U1 (f ) ◦ P (f ) ◦ πx1 (f )(x1 ) + U1 (f ) ◦ Q(f ) ◦ πx2 (f )(x1 )
| {z }
=0
= U1 (f ) ◦ Q(f ) ◦ πx2 (f )(x1 ) + U1 (f ) ◦ Q(f ) ◦ πx2 (f )(x2 )
| {z }
=0
= U1 (f ) ◦ Q(f ) ◦ πx2 (f )(x1 + x2 ) ∈ Ex1 +x2
On en déduit que , pour tout i ∈ {1, 2, ..., p} , πxi divise πx1 +x2 +...+xp
Par conséquent P = ppcm πx1 , πx2 , .., πxp divise πx1 +x2 +...+xp .
(b) Par récurrence sur p .
Dans tout le problème, E un espace vectoriel réel de dimension n > 2. Si f est un endomorphisme de E, on définit
la suite (f k )k∈N d’endomorphismes de E par f 0 = idE et , pour tout k ∈ N, f k+1 = f ◦ f k .
1. Donner, en justifiant votre réponse, une valeur de p vérifiant (1) lorsque f est un automorphisme de E.
On étudie maintenant et jusqu’à la fin du problème, le cas où f est un endomorphisme non bijectif quelconque
de E.
2. Montrer que : ∀k ∈ N, (Kerf k ⊂ Kerf k+1 et Imf k+1 ⊂ Imf k ).
3. Montrer que,∀k ∈ N , l’égalité Ker f k = Ker f k+1 équivaut à l’égalité Imf k = Imf k+1 ,et qu’elle entraine
Imf j = Imf k pour tout j > k.
4. Pour k ∈ N , établir une relation entre les dimensions des sous espaces Imf k , Imf k+1 et Imf k ∩ Ker f.
5. On note ak = dim(Ker f k ). Montrer que la suite ( ak )k∈N est croissante et qu’il existe un entier k
tel que ak = ak+1 .
6. En déduire l’existence d’un entier naturel non nul p qui vérifie les deux conditions:
(i) ∀k ∈ {0, .., p − 1}, Ker f k 6= Ker f k+1
(ii) Ker f p = Ker f p+1 .
7. Montrer que ∀k > p Ker f k = Ker f k+1 .
8. Montrer que E = Ker f p ⊕ Imf p .
9. Vérifier que l’entier p déterminé à la question (6) est le plus petit entier naturel vérifiant (1).
(a) Quelle est la dimension de Ker f k pour k ∈ {0, ..., n − 1}? en déduire que f n = 0 et f n−1 6= 0.
(b) Soit a ∈ E tel que f n−1 (a) 6= 0 et soit L = {g ∈ L(E) / gof = f og}.
Montrer que (a, f (a), ..., f n−1 (a)) est une base de E.
n−1
X
(c) Soit g ∈ L. Montrer qu’il existe λ0 , ..., λn−1 ∈ R tels que g(a) = λk f k (a).
k=0
n−1
X
(d) Montrer que g = λk f k
k=0
(e) Déterminer la dimension de L .
11. On suppose que p est compris strictement entre 1 et n, et que E = Ker f p . soit e un élément de E tel que
f p−1 (e) 6= 0.
(a) Établir que la famille (e, f (e), ..., f p−1 (e)) est libre. On notera G le sous espace de E qu’elle engendre
(b) Soit ϕ un élément de E ∗ = L (E, K) tel que ϕ(f p−1 (e)) 6= 0.
Quelle est la dimension du sous-espace vectoriel H de E ∗ engendré par (ϕof i )06i6n ?.
(c) Soit F = Ker Ψ. Montrer que F est stable par f et que E = F ⊕ G.
T
Ψ∈H
z0 ∈ E tel que x = f k+1 (z0 ) = f f k (z0 ) . Par hypothèse de récurrence f k (z0 ) ∈ Imf = Imf j , d’où il existe
5. La suite (ak )k>0 est d’entier naturel croissante et majorée par n, donc elle ne peut pas être strictement croissante
et, par suite, il existe un entier k tel que ak = ak+1 .
6. {k ∈ N , ak = ak+1 } est un sous-nsemble de N∗ car f n’est pas ijectif et non vide vide d’après la question
précédente, donc il admet un plus petit élément p ∈ N∗ . Alors
(i) ∀k ∈ {0, .., p − 1}, Ker f k 6= Ker f k+1
(ii) Ker f p = Ker f p+1 .
7. Puisque Kerf p = Kerf p+1 , d’après la question (3), ∀k > p Ker f k = Ker f k+1 .
8. Il sufiit de démontrer que Ker f p ∩ Imf p = {0}.
Soit x ∈ Ker f p ∩ Imf p , alors il existe y ∈ E tel que x = f p (y) et f p (y) = 0, soit f 2p (y) = 0, ou encore
y ∈ Kerf 2p = Kerf p , d’où x = f p (y) = 0
9. — p est un entier naturel vérifiant (1).
— Soit k ∈ N∗ tel que (1) est vérifiée et montrons que k > p. Pour se faire on montre que Kerf k+1 = Kerf k .
Soit x ∈ Kerf k+1 , alors f k+1 (x) = 0, puis f (2k) (x) = 0, soit f k (x) ∈ Imf k ∩ Kerf k = {0}, donc x ∈ Kerf k .
Ainsi l’égalité souhaitée puis par définition de p, k > p
(a) La suite dim Kerf k k∈[[0,n]] est strictement croissante d’éléments de [[0, n]], donc dim Ker f k = k pour
11. On suppose que p est compris strictement entre 1 et n, et que E = Ker f p . soit e un élément de E tel que
f p−1 (e) 6= 0.
(a) Même méthode que la question (10b). On notera G le sous espace de E qu’elle engendre
(b) Comme f p = 0, alors H = Vect ϕ, ϕ ◦ f, · · · , ϕ ◦ f p−1 .
cette famille est une base de H et, par suite, H est de dimension p
(c) Pour k ∈ [[0, p − 1]], on pose ϕk = ϕ ◦ f k .
— On a F = KerΨ = Kerϕk car la première inclusion est évidente et l’inclusion réciproque
T T
Ψ∈H k∈[[0,p−1]]
provient du fait que tout élément de H est combinaison linéaire des formes ϕ0 , · · · , ϕp−1
— Soit x ∈ F , alors pour tout k ∈ [[0, p − 1]], on a ϕk (x) = 0 et, par suite, ϕk (f (x)) = ϕk+1 (x) = 0 avec
ϕp = 0, donc F est stable par f
p−1
X
— Montrons que F ∩ G = {0}. Soit x ∈ F ∩ G, alors il existe λ0 , · · · , λp−1 ∈ K tels que x = λk f k (e)
k=0
et pour tout k ∈ [[0, p − 1]], on a ϕk (x) = 0. Si x 6= 0, on considère i le plus petit indice tel que λi 6= 0,
alors d’une part ϕp−1−i (x) = 0 et d’autre part ϕp−1−i (x) = λi ϕp−1 (e) 6= 0, ce qui est absurde
E −→ Kp
Ψ:
x 7−→ (ϕ0 (x), · · · , ϕp−1 (x))
est linéaire surjective dont le noyau F et par le théorème du rang dim E = dim KerΨ + rg(Ψ), donc
dim F = n − p
On conclut donc que E = F ⊕ G
Déterminants classiques
1 1 ... ... 1
α1 α2 ... ... αn
V (α1 , . . . , αn ) = α12 α22 ... ... αn2 .
.. .. ..
. . .
α1n−1 α2n−1 ... ... αnn−1
Déterminants classiques
Déterminants classiques
1 1 1
V (α1 , α2 , α3 ) = α1 α2 α3
α12 α22 α32
1 0 0
= α1 α2 − α1 α3 − α1
α12 α22 − α12 α32 − α12
α2 − α1 α3 − α1
=
(α2 − α1 )(α2 + α1 ) (α3 − α1 )(α3 + α1 )
1 1
= (α2 − α1 )(α3 − α1 )
α2 + α1 α3 + α1
= (α2 − α1 )(α3 − α1 )(α3 − α2 ).
2. On pose P (x) = V (α1 , . . . , αn−1 , x). Alors si on développe ce déterminant par rapport à la dernière colonne, on
trouve que P est un polynôme de degré au plus n − 1, et de coefficient devant xn−1 égal à V (α1 , . . . , αn−1 ).
3. On remarque que α1 , . . . , αn−1 sont n − 1 racines distinctes de P (puisque dans ce cas le déterminant comporte
deux colonnes identiques). On en déduit donc, d’après la question précédente, que
n−1
Y
V (α1 , . . . , αn−1 , x) = V (α1 , . . . , αn−1 ) (x − αi ).
i=1
4. On évalue la formule précédente en x = αn . En s’aidant des deux premières questions, on démontre par récurrence
que Y
V (α1 , . . . , αn ) = (αj − αi ).
16i<j6n
Y
5. La matrice αji−1 16i,j6n
a pour déterminant V (α1 , . . . , αn ) = (αj − αi ). Donc elle est inversible si, et
16i<j6n
Y
seulement, si est inversible si, et seulement, si (αj − αi ) 6= 0, soit les αi sont deux à deux distincts
16i<j6n
7. Les deux matrices AM et M diag (P (1), P (ω1 ), · · · , P (ωn−1 )) sont carrées d’ordre n. La k ième colonne de
1
ωk−1
M diag (P (1), P (ω1 ), · · · , P (ωn−1 )) vaut k ième colonne de M multipliée par P (ωk−1 ), soit P (ωk−1 ) . .
..
n−1
ωk−1
D’autre part la k ième colonne de AM vaut AC (M ) et en tenant compte que ω n = 1, alors on obtient
k k−1
Xn
i−1
a1 a2 a3 ··· an−1 an 1 ai ωk−1
a
n a1 a2 a3 ··· an−1
ω i=1
. k−1 X n 1
. .. .. .. .. .. ..
i
. . . . .
. . ai ωk−1 ωk−1
. =
= P (ω )
.
. .. .. .. .. .
i=1 k−1
.
. . . . . a3 .. ..
.
.. .. .. ..
. n−1
n−2 ωk−1
a3 . . . . a2 ωk−1 X
n
n−1 i+n−2
a2 a3 ··· ··· an a ωk−1 ai ωk−1
1
i=1
Donc les deux matrices ont les mêmes colonnes, d’où l’égalité
Déterminants classiques
8. On a d’une part
det(AM ) = P (1)P (ω) . . . P (ω n−1 ) det(M )
et d’autre part
det(AM ) = det(A) det(M ).
Puisque le déterminant de M est non nul (c’est un déterminant de Vandermonde), on a :
det(A) = P (1)P (ω) . . . P (ω n−1 ).
a b c
9. c a b = (a + b + c)(a + jb + j 2 c)(a + j 2 b + jc) où j = e2iπ/3 .
b c a
Un calcul bien plus simple sera fourni dans la planche
Partie III: Déterminant de Cauchy
10. Si deux des bj ou des ai sont égaux, det(An ) est nul car deux de ses colonnes ou de ses lignes sont égales.
11. (a) Rn est une fraction rationnelle irréductible de degré strictement négatif et dont les pôles sont simples, donc,
d’après le théorème de la décomposition en éléments simples, il existe un unique n-upplet (λ1 , · · · , λn ) ∈ Cn
n
X λi
tel que Rn = .
i=1
X + bi
n
Y
(ai + bn )
(−bn − a1 )...(−bn − an−1 ) i=1
(b) On a λn = lim (z + bn )Rn (z) = = n−1 .
z→−bn (−bn + b1 )...(−bn + bn−1 ) Y
(bn − bi )
i=1
Pn
(c) Notons Bn la matrice de colonnes C1 , ..., Cn−1 , λj Cj . On a
j=1
n
X
det(Bn ) = det C1 , ..., Cn−1 , λj C j
j=1
n
X
= λj det (C1 , ..., Cn−1 , Cj ) det est n-linéaire
j=1
= λn det (C1 , ..., Cn−1 , Cn ) det est alternée
=
λn det(An )
n
1 X
Donc det (An ) = det C1 , ..., Cn−1 , λj Cj .
λn j=1
Rn (a1 )
Rn (a2 )
D’autre part la dernière colonne de Bn est de la forme . et puisque R(a1 ) = ... = R(an−1 ) = 0,
..
Rn (an )
1
on obtient en développant suivant la dernière colonne det (An ) = Rn (an ) det (An−1 )
λn
V (a1 , ..., an )V (b1 , ..., bn )
(d) Montrons par récurrence sur n ∈ N∗ que det (An ) = Y
(ai + bj )
16i,j6n
1
— Pour n = 1, on a V (a1 ) = V (b1 ) = 1 et det(A1 ) =
a 1 + b1
1
— Soit n > 2. D’après la formule précédente, on a det (An ) = Rn (an ) det (An−1 ), avec
λn
n
Y n−1
Y
(ai + bn ) (an − ai )
i=1 i=1 HR V(a1 , ..., an−1 )V(b1 , ..., bn−1 )
λn = n−1
, Rn (an ) = n et det(An−1 ) = Y
Y Y
(bn − bi ) (an + bi ) (ai + bj )
i=1 16i,j6n−1
i=1
Déterminants classiques
et d’autre part,
n−1 n n−1 n
Y Y Y Y 1 Y
V(1, 2, ..., n) = (j − i) = (j − i) = (n − i)! = k!.
i=1 j=i+1 i=1
n!
16i<j6n k=1
Donc,
n
!4
Y
k!
k=1
∀n > 1, det (Hn ) = 2n
Y
n!2 × k!
k=1
Partie I
1 2
1. Calculer le rang de la matrice .
3 6
2. Soit A ∈ Mn (R) ; on désigne par fA l’endomorphisme de Mn,1 (R) canoniquement associé à A. Montrer que
3. Soient U et V deux éléments non nuls de Mn,1 (R) ; on note u1 , . . . , un les composantes de U et v1 , . . . , vn celles
de V . On pose A = U t V .
(a) Pour tout couple (i, j) d’éléments de {1, . . . , n}, exprimer le coefficient ai,j de la matrice A à l’aide des uk
et des vk .
(b) Que vaut la trace de A ?
(c) Exprimer les colonnes C1 (A), . . . , Cn (A), de A, à l’aide de v1 , . . . , vn et U .
(d) On suppose que U 6= 0 et V 6= 0 ; montrer que le rang de A est égal à 1.
4. On considère ici une matrice A ∈ Mn (R) de rang 1.
(a) Montrer qu’il existe i0 ∈ {1, . . . , n} tel que Ci0 (A) 6= 0.
(b) Justifier que pour tout j ∈ {1, . . . , n}, il existe un réel λj tel que Cj (A) = λj Ci0 (A).
(c) En déduire que A = X t Y où X = Ci0 (A) et Y est un élément non nuls de Mn,1 (R) à préciser.
(d) On suppose que A = X0 t Y0 ; Trouver tous les couples (X1 , Y1 ) d’éléments de Mn,1 (R) tels que A = X1 t Y1 .
5. Expliciter les éléments U et V de M4,1 (R) tels que A = U tV où A désigne la matrice carrée d’ordre 4 dont tous
les coefficients sont égaux à 1.
Partie II
Soit A = U tV une matrice de rang 1, où U et V sont deux éléments non nuls de Mn,1 (R). On pose α = t
V U et
W = (t V V )U .
6. Calculer A2 en fonction du réel α et de A.
7. Soit k ∈ N∗ ; calculer Ak en fonction du réel α et de A.
8. À quelle condition nécessaire et suffisante sur α la matrice A est-elle nilpotente ?
9. On suppose que A n’est pas nilpotente ; montrer qu’il existe λ, réel non nul, tel que la matrice λA soit celle d’une
projection c’est à dire (λA)2 = λA.
10. (a) Justifier que 0 est valeur propre de A et montrer que le sous-espace propre associé n’est rien d’autre que
{Y ∈ Mn,1 (R) , t V Y = 0}. Quelle est sa dimension ?
(b) On suppose que α 6= 0 ; calculer le produit AU et en déduire que α est une autre valeur propre de A.
Déterminer le sous-espace propre associé et donner sa dimension.
(c) Préciser selon les valeurs de α le nombre de valeurs propres de A.
11. Montrer que si α 6= 0, alors la matrice A est diagonalisable dans Mn (R).
Justifier alors, dans ce cas, que A est semblable dans Mn (R) à la matrice diagonale dont les coefficients diagonaux
sont 0, . . . , 0, α pris dans cet ordre.
12. On suppose que α = 0 et on désigne par f l’endomorphisme de Mn,1 (R) canoniquement associé à A.
(a) A est-elle diagonalisable dans Mn (R) ?
(b) Montrer que U ∈ Kerf et justifier l’existence d’une base de Kerf de la forme (E1 , . . . , En−2 , W ).
(c) Montrer que (E1 , . . . , En−2 , W, V ) est une base de Mn,1 (R) et écrire la matrice de f dans cette base.
(d) En déduire que deux matrices de rang 1 et de trace nulle sont semblables dans Mn (R).
Partie I
3 2
1. A = . Les deux colonnes de A ne sont pas proportionnelles, donc rgA = 2.
1 6
2. Notons par B = (e1 , · · · , en ) la base canonique de Mn,1 (R), on sait que (fA (e1 ) = C1 , · · · , fA (en ) = Cn ) est une
famille géneratrice de Im (f )A , d’où dim Im (f )A = dim Vect(C1 , · · · , Cn ) = rgA.
u1 u1 v 1 · · · u1 v n
3. (a) A = U t V = ... v1 · · · vn = ... .. , donc a = u v
. i,j i j
un un v 1 ··· un v n
n
X n
X
(b) Tr (A) = aii = ui v i .
i=1 i=1
(c) Les colonnes de A sont C1 = v1 U, · · · , Cn = vn U .
(d) les colonnes de A ne sont pas toutes nulles donc, rgA > 1, d’autre part elles sont toutes proportionnelles à
U donc rgA = 1.
4. (a) rgA 6= 0, donc au moins une colonnes Ci0 6= 0.
(b) dim Vect(C1 , · · · , Cn ) = rgA = 1, donc toutes les colonnes sont proportionnelles.
x1
..
(c) Posons X = . , on a: ai,j est le i éme coéfficient de Cj = λj X, donc ai,j = λj xi , d’où A = X t Y avec
xn
λ1
..
Y = . non nul.
λn
(d) A = X0t Y0 = X1t Y1 =⇒ X0t Y0 Y0 = X1t Y1 Y0 =⇒ αX0 = βX1 où α =t Y0 Y0 et β =t Y1 Y1 des réels non nuls,
donc X1 = λX0 et Y1 = λY0 .
1
..
.
1
5. rgA = r =⇒ A est semblable à la matrice Jr = , donc ∃P, Q inversible telles que
0
..
.
0
X r r
X
A = P Jr Q, or Jr = Ei,i , avec rgEi,i = 1, donc A = P Ei,i Q avec rgP Ei,i Q = 1.
i=1 i=1
Partie II
6. A2 = U t V U t V = U αt V = αU t V = αA.
7. Ak = αk−1 A, par récurrence simple.
8. A nilpotente si, et seulement si, ∃p ∈ N∗ | Ap = 0, or Ap = αp−1 A (récurrence simple), la condition necessaire
et suffisante pour A soit nilpotente est donc α = 0.
9. A n’est pas nilpotente donc α 6= 0, d’où (λA)2 = λ2 A2 = λ2 αA. Pour que λA soit un projecteur il faut et il suffit
1
que (λA)2 = λA, donc λ = .
α
10. (a) rgA = 1 6= n, donc A = A − [Link] n’est pas inversible, d’où 0 est une valeur propre dont le sous-espace
propore est KerA, avec Y ∈ KerA ⇐⇒ AY = U t|{z} V Y = (t V Y )U = 0 ⇐⇒t V Y = 0. D’après la formule du
scalaire
rang on a dim KerA = n − 1.
(b) AU = U t|{z}
V U = (t V U )U = αU , donc α est une autre valeur propre de A, dont U est un vecteur propre
scalaire
associé. Le sous espace propre associé est Ker(A − αIn ) qui forme avec l’autre sous-espace propre à savoir
KerA une somme directe dans Mn,1 (R), or dim KerA = n − 1, dim Mn,1 (R) = n, donc Ker(A − αIn ) est de
dimension 1, engendré par U .
(c) Les seules valeurs propres de A sont 0,α. Il y’en a deux si α 6= 0 et une seule quand α = 0.
11. Si α 6= 0 les sous-espaces propres de A sont supplementaires dans Mn,1 (R), donc A est diagonalisable et donc
semblable à la matrice diag(0, · · · , 0, α) car dim KerA = n − 1 et dim Ker(A − αIn ) = 1.
12. (a) A n’est pas diagonalisable, car elle est non nulle et admet 0 comme unique valeur propre.
(b) on a d’aprés Partie II, 4,b) AU = αU = 0, donc U ∈ Kerf , donc W = λU ∈ Kerf , qu’on complète par
(E1 , · · · , En−2 ) pour avoir (E1 , · · · , En−2 , W ) base de Kerf .
(c) CardB où B = {E1 , · · · , En−2 , U, V } = n = dim Mn,1 (R), il suffit donc de montrer qu’elle est libre,
en effet supposons que λ1 E1 + · · · + λn−2 En−2 + λn−1 W + λn V = 0, on multiplie par A à gauche vu
t
E1 , · · · , En−2 , W ∈ Kerf = KerA, donc 0 = λn AV = λU VV
|{z} , or W 6= 0, donc λn = 0, d’où
scalaire non nul
λ1 E1 + · · · + λn−2 En−2 + λn−1 W = 0, or la famille (E1 , · · · , En−2 , W ) est libre car base de Kerf , donc
λ1 = · · · = λn = 0.
on a f (E1 ) = · · · = f (En−1 ) = f (W ) = 0 car (E1 , · · · , En−2 , W ) base de Kerf , d’autre part f (V ) = AV =t
0 ··· 0
.. ..
V V U = W , donc Mat (f ) = . .
= J qui est semblable à A = Mat (f ), où B0 la base canonique
B 0 · · · 1 B0
0 ··· 0
de Mn,1 (R)
(d) D’aprés la question précédente toute matrice de rang 1 est de trace nulle est semblable à J, dont toutes ces
matrices sont semblables entre elles.
Matrice stockastique
Notations :. — On désigne par R l’ensemble des nombres réels et par C celui des nombres complexes.
— Étant donné un entier naturel n > 2, pour K = R ou C, on note Mn (K) (resp. Mn,1 (K)) le K-espace vectoriel
des matrices carrées à n lignes (resp. des matrices colonnes à n lignes), à coefficients dans K. La notation
A = (ai,j ) signifie que ai,j est le coefficient de la ligne i et de la colonne j de A. On note t A la transposée d’une
matrice A.
— Pour A ∈ Mn (K), on note det(A) le déterminant de A, Tr(A) la trace de A ; on note SpC (A) le spectre complexe
de A et si λ ∈ SpC (A), on note Eλ (A) le sous-espace propre des vecteurs X ∈ Mn,1 (C) qui vérifient AX = λX.
— Soit In la matrice diagonale de Mn (K) dont les coefficients diagonaux sont égaux à 1.
— On note [|1, n|] l’ensemble des entiers naturels k tels que 1 6 k 6 n.
— Pour tout nombre complexe z, on note |z| le module de z.
— On dit qu’une matrice A = (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (R) est strictement stochastique lorsque
xn
Mn,1 (C), X 6= 0, tel que BX = 0. Soit k ∈ [|1, n|] tel que |xk | = max{|xi |, i ∈ [|1, n|]}. Justifier l’inégalité
n
X
|bk,k | 6 |bk,j |
j=1
j6=k
(b) Soit λ ∈ SpC (A). En appliquant 2a à la matrice B = A − λIn , montrer que |ak,k − λ| 6 1 − ak,k , où k est
l’entier défini en 2a. En déduire |λ| 6 1.
(c) On suppose que λ ∈ SpC (A) vérifie |λ| = 1 et on note λ = eiθ avec θ ∈ R. Déduire de l’inégalité |ak,k −eiθ | 6
1 − ak,k de 2b que cos(θ) = 1, puis en déduire λ.
3. Dimension de E1 (A).
(a) Montrer que 1 ∈ SpC (t A). En comparant le rang de A − In et celui de t A − In , montrer que les sous-espaces
E1 (A) et E1 (t A) ont même dimension.
v1
..
(b) Soit V = . ∈ Mn,1 (C), V 6= 0, tel que t AV = V . Montrer que pour tout i ∈ [|1, n|], on a |vi | 6
vn
Xn n
X
aj,i |vj |. En calculant |vi |, montrer que toutes ces inégalités sont en fait des égalités.
j=1 i=1
|v1 |
On note |V | = ... . Montrer que t A|V | = |V |, puis que pour tout i ∈ [|1, n|], on a |vi | > 0.
|vn |
Matrice stockastique
x1 y1
.. ..
(c) Soient X = . et Y = . des matrices non nulles de Mn,1 (C) qui appartiennent à E1 (t A). En
xn yn
x1
considérant la matrice X − Y , déterminer la dimension de E1 (t A). Justifier qu’il existe un vecteur
y1
ω1 n
.. X
unique Ω = . qui engendre E1 (t A), tel que pour tout i ∈ [|1, n|], on ait ωi > 0 et ωi = 1.
i=1
ωn
n
X
Montrer que, pour tout i ∈ [|1, n|], on a aj,i ωj = ωi .
j=1
Montrer que N est une norme sur Mn,1 (C). Montrer que pour tout X ∈ Mn,1 (C) on a N (AX) 6 N (X).
Retrouver le résultat de 2b : pour tout λ ∈ SpC (A), |λ| 6 1.
5. Ordre de multiplicité de la valeur propre 1 de A.
ω1
..
A l’aide la matrice colonne Ω = . , on considère la forme linéaire Φ : Mn,1 (C) → C définie par
ωn
x1 n
∀X = ... , Φ(X) =
X
ωi xi
i=1
xn
Matrice stockastique
n
X n
X
1. La i-ième coordonnée de AU est ai,j uj = ai,j = 1 d’après (2). On en déduit que
j=1 j=1
AU = U
c’est à dire que U est vecteur propre de A associé à la valeur propre 1 (U étant non nul).
Xn
2. (a) Comme BX = 0, sa k-ième coordonnée est nulle bk,j xj = 0 ce qui donne
j=1
n
X
bk,k xk = − bk,j xj
j=1
j6=k
Avec la seconde forme de l’inégalité triangulaire, on en déduit que |λ| − ak,k 6 1 − ak,k et donc que
|λ| 6 1
(c) Si |λ| = 1, on a égalité ci-dessus et on doit donc avoir égalité dans l’inégalité triangulaire c’est à dire
avoir 1 − ak,k = |λ| − ak,k = |λ − ak,k | = |eiθ − ak,k |. En élevant cette identité au caré, on obtient après
simplification −2ak,k = −2 cos(θ)ak,k . Comme ak,k 6= 0, on a cos(θ) = 1 et donc
λ=1
3. (a) Le déterminant est invariant par transposition et donc A et AT ont mêmes valeurs propres (puisque même
polynôme caractéristique). En particulier, 1 ∈ SpC (AT ).
Le rang est aussi invariant par transposition (le rang d’une matrice est égal au rang de ses colonnes ou de
ses lignes). Les images de A − In et de AT − In ont donc même dimension. Par théorème du rang, on a alors
Matrice stockastique
Avec la propriété (2), cette ingéalité est une égalité. Toutes les inégalités intermédiaires sont donc aussi (par
exemple par l’absurde) des égalité. On a donc
n
X
∀i, |vi | = aj,i |vj |
j=1
Ceci signifie exactement que AT |V | = |V | (pour tout i, les deux vecteurs ont même i-ième coordonnée).
n
X
Si, par l’absurde, il existait un i tel que |vi | = 0 alors on aurait 0 = ai,j |vj | ce qui donnerait la nullité
j=1
pour tout j de ai,j |vj | (une somme de suantité positives n’est nulle que si toutes les quantités sont nulles)
et donc de tous les vj (propriété (1)). Ceci contredit V 6= 0. Ainsi
(c) Y étant un élément non nul de E1 (AT ), on a ∀i, yi 6= 0. On peut en particulier poser Z = X − xy11 Y . C’est un
élément de E1 (AT ) dont la première coordonnée est nulle. Avec la question précédente (en contraposant),
c’est donc le vecteur nul. X est donc multiple de Y et
dim(E1 (AT )) = 1
Soit V un vecteur non nul de E1 (AT ) et Ω = Pn 1 |vi | |V |. Ω est un élément de E1 (AT ) (question 3c) dont
i=1
les coordonnées sont > 0 à somme égale à 1.
Ω est le seul élément ayant ces propriétés car tout autre élément de E1 (AT ) est multiple de Ω (et la somme
des coordonnées est multiple dans le même rapport).
Enfin, AT Ω = Ω s’écrit
X n
∀i, aj,i ωj = ωi
j=1
(d) Les valeurs propres de A sont en module plus petites que 1 et la seule de module 1 est 1. De plus, E1 (A)
est de dimension 1 et une base en est (1, . . . , 1).
Les valeurs propres de AT sont en module plus petites que 1 et la seule de module 1 est 1. De plus, E1 (AT )
est de dimension 1 et les coordonnées d’un vecteur propres sont toutes > 0 ou toutes < 0.
4. N est positive, vérifie l’axiome de séparation (N (X) = 0 ⇒ X = 0 car les ωi sont > 0), est homogène (N (λX) =
|λ|N (X)) et vérifie l’inégalité triangulaire (N (X + Y ) 6 N (X) + N (Y ) est conséquence de l’ingéalité triangulaire
dans C). N est donc une norme.
Xn
Posons Y = AX ; on a yi = ai,j xj et donc (avec la dernière égalité de 3c)
j=1
n n n X
n n n
! n
X X X X X X
N (AX) = ωi ai,j xj 6 ωi ai,j |xj | = ai,j ωi |xj | = ωj |xj | = N (X)
i=1 j=1 i=1 j=1 j=1 i=1 j=1
Si λ est une valeur propre de A et X un vecteur propre associé, on a donc |λ|N (X) = N (λX) = N (AX) 6 N (X)
et donc (puisque N (X) > 0, X étant non nul) |λ| 6 1. On retrouve
5. (a) Le même calcul que ci-dessus (mais sans les modules et donc avec des égalités) donne immédiatement
Φ(AX) = Φ(X).
(b) Si X ∈ Ker(Φ) ∩ E1 (A) alors X ∈ Vect(U ) et Φ(X) = 0. Il existe donc λ ∈ C tel que X = λU et
P
0 = Φ(X) = Φ(λU ) = λ ωi = λ. Donc X = 0. E1 (A) et Ker(Φ) sont ainsi en somme directe.
Par ailleurs, dim(E1 (A)) = 1 et dim(Ker(Φ)) = n − 1 (le noyau d’une forme linéaire non nulle est un
hyperplan). La somme de ces dimensions est égale à la dimension de Mn,1 (C).
Des deux arguments précédents, on tire
Matrice stockastique
— Dans tout le problème E désigne un espace vectoriel de dimension finie sur le corps C des nombres complexes.
On note n sa dimension et on suppose n>2. On note L(E) son algèbre d’endomorphismes.
— Soit u ∈ L(E). Si B est une base de E, on note M at(u, B) la matrice de u sur la base B.
— Soit u ∈ L(E). Pour tout entier naturel p non nul. on note up = u . . ◦ u}. On pose u0 = Id.
| ◦ .{z
p f ois
— Soit u ∈ L(E). On appelle commutant de u l’ensemble C(u) des endomorphismes qui commutent avec u ; on a :
C(u) = {v ∈ L(E), u ◦ v = v ◦ u} .
Partie I: Un exemple
Dans cette partie, on considère la matrice M de Mn (C) telle que : M est diagonale et ses coefficients diagonaux
sont les n entiers consécutifs 1, 2, . . .. n. Ainsi, on a :
1 0 ··· 0
.. ..
0 2 . .
M = diag(1, 2, · · · , n) =
.
.. .. ..
. . 0
0 ··· 0 n
On note C(M ) le sous-espace vectoriel formé par les matrices de Mn (C) qui commutent avec M .
1. Démontrer que C(M ) est l’ensemble des matrices diagonales.
2. En déduire la dimension de C(M ).
Dans toute la suite du problème, u désigne un endomorphisme de E.
1. Montrer que si v ∈ C(u) alors les sous-espaces Eλi (u) sont stables par v.
2. Pour tout entier i compris entre 1 et p, on note ui l’endomorphisme de Eλi (u) induit par u. Que peut-on dire
de ui ?
M
3. En déduire que v ∈ C(u) si et seulement si, sur une base B adaptée à la somme directe E = Eλi (u) :
16i6p
V1 0 0 . . 0
0 V2 0 0 . .
0 0 . 0 . .
M at(v, B) =
. 0 . . . .
. . . . . 0
0 . . . 0 Vp
On suppose dans cette partie que u est nilpotent d’indice 2 et que n>2. On note r le rang de u. On pose s = n − 2r.
n
1. Montrer que Imu ⊂ Keru. En déduire que r 6 .
2
2. Soit G un supplémentaire de Keru dans E muni de la base (e′1 , e′2 , . . ., e′r ), montrer que la famille (u(e′1 ), u(e′2 ), . . ., u(e′r ))
est une base de Imu.
3. En utilisant un sous-espace vectoriel H de E tel que Keru = Imu ⊕ H, montrer qu’il existe une base B ′ de E
telle que :
0 0 Ir l r
0 0 0 l s
MatB′ (u) =
0 0 0 l r
↔ ↔ ↔
r s r
On pose E1 = Ker(u − Id) et E2 = Ker(u − 2Id)2 , n1 = dim E1 et n2 = dim E2 ; on suppose de plus n1 >1, n2 >1
et n>2.
1. Montrer en rappelant le théorème utilisé que :
E = E1 ⊕ E2 .
où N est la matrice de l’endomorphisme induit par (u − 2Id) sur E2 sur une base de E2 .
(c) Montrer que le rang de la matrice N est égal à n2 − dim (Ker(u − 2Id)).
(d) Montrer que v ∈ C(u) si et seulement si
V1 0 l n1
MatB′ (v) = 0 V2 l n2
↔ ↔
n1 n2
et
V2 N = N V2 .
Partie I: Un exemple
1. M a pour terme général mi,j = i δi,j . Soit A ∈ Mn (C) de terme général ai,j .
n
X n
X
A ∈ C(M ) ⇐⇒ A M = M A ⇐⇒ ∀ (i, k) ∈ [[1; n]]2 , ai,j mj,k = mi,j aj,k
j=1 j=1
n
X n
X
⇐⇒ ∀ (i, k) ∈ [[1; n]]2 , j ai,j δj,k = i δi,j aj,k
j=1 j=1
Une base de C(M ) est donc : (E1,1 , E2,2 , . . . , En,n ), donc dim C(M ) = n.
• Si v ∈ C(u), comme chaque Eλi (u) est stable par v, on sait que B = MatB (v) est diagonale par blocs de la forme
V1 0 ... 0
.. ..
0 V2 . .
B=
.
avec Vi ∈ Mni (C)
.. .. ..
. . 0
0 ... 0 Vp
B étant en particulier une base de vecteurs propres de u, alors A = Matu est diagonale et on peut la décomposer
D1 0 . . . 0
..
0 D2 . . .
.
en blocs sous la forme A = .
avec Di = λi .Ini (puisque ui est une homothétie).
.. . .. . .. 0
0 . . . 0 Dp
Comme ∀ i ∈ [[1; p]], Di Vi = (λi .Ini ) Vi = Vi (λi .Ini ) = Vi Di , alors A B = B A, donc u◦v = v ◦u, d’où v ∈ C(u).
4. Par l’isomorphisme v 7−→ Matv de L(E) dans Mn (C), on obtient que C(v) a la même dimension que le sous-
espace vectoriel de Mn (C) constitué des matrices ayant la forme de B.
Xp
Ces matrices dépendent de (ni )2 coefficients arbitraires, donc peuvent s’écrire comme combinaison linéaire
i=1
p
X p
X
de (ni )2 matrices Ej,k de la base canonique de Mn (C). Donc dim C(u) = (ni )2 .
i=1 i=1
p
X
5. Comme ∀ i ∈ [[1; p]], (ni )2 > ni , alors dim C(u) > ni = dim E = n (en effet u étant diagonalisable, n est égal
i=1
à la somme des dimensions des sous-espaces propres de u).
6. Soit B une base quelconque de E. L’endomorphisme u de E représenté dans la base B par la matrice M de la
partie 0 est tel que dim C(u) = dim C(M ) = n.
(b) w est un polynôme en u, donc E1 = Ker(u − Id) et E2 = Ker(u − 2 Id) sont stables par w.
De plus w = (u − 2 Id) ◦ (u − Id), d’où E1 = Ker(u − Id) ⊂ Kerw, donc la restriction de w à E1 est nulle.
En outre, ∀ x ∈ E2 = Ker(u2 −4 u+4 Id), w(x) = (u2 −3 u+2 Id)(x) = (u2 −4 u+4 Id)(x)+(u−2 Id)(x) =
(u − 2 Id)(x), donc w et u − 2 Id) coïncident sur E2 .
En se plaçant sur une base B = “B1 ∪ B2′′ adaptée à la somme directe E = E1 ⊕ E2 , alors w admet dans
0 0 l n1
cette base une représentation matricielle diagonale par blocs de la forme W = 0 N l n2 où l’on sait
↔ ↔
n1 n2
que N est la matrice dans la base B2 de l’endomorphisme w2 induit sur E2 par w, donc aussi par u − 2 Id.
I 0
Puisque u = d + w, il en résulte que Matu = n1 .
0 I n2 + N
Remarque : puisque w2 = 0, on a N 2 = 0.
(c) On a Kerw2 = E2 ∩ Ker(u − 2 Id) = Ker(u − 2 Id) car Ker(u − 2 Id) ⊂ Ker(u − 2 Id)2 = E2 .
Donc rgN = rgw2 = dim E2 − dim(Kerw2 ) = n2 − dim Ker(u − 2 Id) .
(d) ∗ Si v commute avec u, alors v stabilise E1 = Ker(u − Id) et E2 = Ker(u − 2 Id), alors Matv est diagonale
V1 0
par blocs de la forme . En traduisant que Matu et Matv commutent, on trouve que V2 N = N V2 .
0 V2
V1 0
∗ Réciproquement si Matu est de la forme avec V2 N = N V2 , on constate immédiatement que
0 V2
Matu et Matv commutent, donc u et v commutent, d’où v ∈ C(u).
(e) ∗ Si u est diagonalisable, alors u − 2 Id l’est aussi et on sait l’endomorphisme w2 induit sur E2 par u − 2 Id
est diagonalisable. Donc N = M at(w2 , B2 ) est diagonalisable. Or N est nilpotente, donc ses valeurs propres
sont toutes nulles (car si N X = λ.X et X 6= 0, alors 0 = N 2 .X = λ2 .X, donc λ = 0).
Ainsi N est semblable à la matrice diagonale nulle, donc N = 0.
∗ Si N = 0, alors w = 0, donc u = d est diagonalisable.
(f) On suppose u non diagonalisable, donc N 6= 0, donc N est nilpotente d’indice égal à 2.
Posons p = dim Ker(u − 2 Id) . Ainsi le rang de N est r2 = n2 − p.
Puisque N est nilpotente d’indice 2, d’après le II.5, le commutant de N a pour dimension (n2 − r2 )2 + r22 =
p2 + (n2 − p)2 .
De la caractérisation obtenue au (d), on déduit que dim C(u) = n21 + p2 + (n2 − p)2 .