0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
568 vues262 pages

Endomorphismes cycliques et matrices compagnons

Transféré par

Aroia
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
568 vues262 pages

Endomorphismes cycliques et matrices compagnons

Transféré par

Aroia
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Endomorphisme cyclique

NOTATIONS

— Pour p et q entiers de N, avec p 6 q, [[p, q]] désigne l’ensemble des entiers compris au sens large entre p et q.
— E désigne un espace vectoriel de dimension finie n, n > 2, sur le corps K, avec K = R ou K = C.
— I désigne l’identité et 0 désigne l’application nulle.
— Dans tout le problème f désigne un endomorphisme de E ; on pose f 0 = I et par f k+1 = f k ◦ f ;
— Si R ∈ K[X], R(X) = a0 + a1 X + · · · + ap X p , on note R(f ) l’endomorphisme a0 I + a1 f + · · · + ap f p .
— On note alors K[f ] l’algèbre des polynômes de f , c’est-à-dire K[f ] = {R(f ) | R ∈ K[X]}.
— On note χf (X) = det (XI − f ) le polynôme caractéristique de f et on rappelle que χf (f ) = 0.
— Pour une matrice M ∈ Mn (K), on pourra également introduire le polynôme caractéristique de M défini par
χM (X) = det (XIn − M ) où In est la matrice unité de Mn (K).

— On dit que f est cyclique si, et seulement si, il existe x0 dans E tel que x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 ) soit une base
de E.
— On appelle commutant de f l’ensemble C (f ) = {g ∈ L (E) | f ◦ g = g ◦ f }.
On admettra que C (f ) est une algèbre de dimension au moins n sur K.
— GLn (K) est l’ensemble des matriccs inversibles d’ordre n sur K.

Partie I: Matrice compagne d’un endomorphisme cyclique.


1. Montrer que f est cyclique
 si et seulement si, il existe une
 base B de E dans laquelle f a pour matrice
0 ... ... ... 0 −a0
1 0 . . . . . . 0 −a1 
 
 .. .. 
0 1
 . . −a2 

n
C=  .. . . .. .. . ..  avec (a0 , a1 , . . . , an−1 ) ∈ K .
. . . . .. . 
 .. ..
 
.

. 1 0 −an−2 
0 ... ... 0 1 −an−1
On dira que C est la matrice compagne de f .
2. (a) Soit Q(X) = X n + an−1 X n−1 + · · · + a0 . Déterminer en fonction de Q le polynôme PC caractéristique de
C. On dira aussi que C est la matrice compagne de PC .
(b) Si f est un endomorphisme cyclique, a-t-on unicité de la matrice compagne de f ?
3. Soit λ une valeur propre de C
(a) déterminer la dimension du sous-espace propre associé.
(b) Déterminer une base de ce sous-espace propre.

Partie II: Endomorphismes nilpotents


4. On suppose dans cette question f n−1 6= 0 et f n = 0.
(a) Montrer que f est cyclique et déterminer sa matrice compagne.
(b) Quelle est la dimension du noyau de f ?
5. On suppose maintenant f nilpotent ; c’est-à-dire qu’il existe un entier p supérieur ou égal à 2 tel que f p−1 6= 0
et f p = 0.
On pose pour k ∈ [[0, p]], Nk = Kerf k et nk = dim Nk . On suppose également que n1 = 1.
(a) Montrer que ∀k ∈ [[0, p − 1]] , Nk ⊂ Nk+1 et f (Nk+1 ) ⊂ Nk .
Nk+1 → Nk
(b) En considérant l’application ϕ : , montrer que : ∀k ∈ [[0, p − 1]] , nk+1 6 nk + 1.
x 7→ f (x)
(c) Montrer par récurrence que : nk = nk+1 ⇒ ∀j > k, Nj = Nk .
En déduire que p = n et déterminer nk pour k ∈ [[0, n]].

Partie III: Une caractérisation des endomorphismes cycliques

elamdaoui@[Link] 1/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Endomorphisme cyclique

.
6. Montrer que si f est cyclique, (I, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre dans L (E).
On suppose, dans cette partie, que (I, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre et on se propose de montrer que f
est cyclique.
7. Dans cette question K = C. On factorise le polynôme caractéristique χf de f sous la forme :
p
Y
χf (X) = (X − λk )mk
k=1
où les λk sont les p valeurs propres distinctes de f , et les mk dans N∗ leur ordre respectif de multiplicité.
Pour k ∈ [[1, p]], on pose Ek = Ker((f − λk I)mk ).

(a) Montrer que les sous-espaces vectoriels Ek sont stables par f et que E = E1 ⊕ · · · ⊕ Ep .
E k → Ek
(b) Pour k ∈ [[1, p]], on note ϕk l’endomorphisme ϕk :
x 7→ f (x) − λk x
i. Déterminer ϕm
k .
k

ii. Quelle est la dimension de Ek ?


iii. Montrer que ϕkmk −1 n’est pas l’endomorphisme nul.
(c) En déduire l’existence d’une base B de E dans  laquelle f a une matrice (diagonale
 par blocs), ces blocs
λk 0 . . . . . . . . . 0
 .. .. 
1 λ
 k . .
 .. .. 
0

1 λk . .

appartenant à Mmk (C), et étant de la forme :  . .. 
. . .. . .. . .. ...
. .

 .. .. ..
 
. . λk

. 0
0 ... ... 0 1 λk
(d) En utilisant la matrice compagne de χf montrer que f est cyclique.

8. On suppose, dans cette question uniquement, que K = R.


(a) Soient A et B deux matrices de Mn (R) semblables dans Mn (C) : A = QBQ−1 avec Q ∈ GLn (C).
On écrit Q = Q1 + iQ2 avec Q1 et Q2 dans Mn (R).
i. Montrer que {λ ∈ R | Q1 + λQ2 ∈ GLn (R)} est non vide.
ii. En déduire que A et B sont semblables dans Mn (R).
(b) Montrer que f est cyclique et conclure.

Partie IV: Une autre caractérisation des endomorphismes cycliques



9. On suppose f cyclique et on choisit x0 dans E tel que x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 ) soit une base de E.
n−1
X
(a) Soit g ∈ C (f ). En écrivant g(x0 ) = αk f k (x0 ), montrer que g ∈ K[f ].
k=0
(b) Montrer que g ∈ C (f ) si, et seulement si, il existe un unique polynôme R ∈ Kn−1 [X] tel que g = R(f ).
10. On suppose que C (f ) = K[f ]. Montrer que f est cyclique. Conclure.

Partie V: Cycles
Dans cette partie K = C. On dit que f est un (p-cycle) si, et seulement si, il existe x0 ∈ bE tel que la famille

x0 , f (x0 ), . . . , f p−1 (x0 ) soit génératrice de E et f p (x0 ) = x0 .
11. Dans cette partie, f désigne un p-cycle.
(a) Montrer que f p = I.
 
(b) Soit E = k ∈ N∗ tel que x0 , f (x0 ), . . . , f k−1 (x0 ) est libre .
Montrer que E admet un maximum noté m.

elamdaoui@[Link] 2/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Endomorphisme cyclique


(c) Montrer que : ∀k > m, f k (x0 ) ∈ Vect x0 , f (x0 ), . . . , f m−1 (x0 ) .
En déduire que f est cyclique.
Déterminer le nombre de valeurs propres distinctes de f .
12. Dans cette question, f désigne un n-cycle.
(a) Déterminer C, matrice compagne de f .
ωk
 
 ω 2k 
2iπ
(b) On pose ω = e et, pour k ∈ Z, Uk =  . . Pour k ∈ [[1, n]], calculer CUk .
n
 
 .. 
ω nk
13. Soit M ∈ Mn (C) définie par M = (mk,ℓ )16k,ℓ6n , avec mk,ℓ = ω kℓ .
Calculer M M ; en déduire que M ∈ GLn (C) et calculer M −1 .
 
a0 an−1 ... ... a1

 a1 a0 ... 
... a2
 ..  ..
14. Matrice circulante: Soit (a0 , a1 , . . . , an−1 ) ∈ Cn et A =  ... . . .
 
 .. 
.

... a0 an−1 


an−1 an−2 . . . a1 a0
Montrer que A est diagonalisable. Déterminer les valeurs propres et une base de vecteurs propres de A.

elamdaoui@[Link] 3/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Endomorphisme cyclique

En cours

elamdaoui@[Link] 4/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Décomposition de Frobenius

Notations et définitions

— Dans tout le problème, K désigne R ou C, N désigne l’ensemble des entiers naturels et n est un entier naturel.
— On note Kn [X] le sous-espace vectoriel de K[X] des polynômes de degré inférieur ou égal à n à coefficients dans
K et, pour n > 1, Mn (K) la K-algèbre des matrices carrées de taille n à coefficients dans K. La matrice unité
est notée In et on désigne par GLn (K) le groupe des matrices inversibles de Mn (K).
— Pour toute matrice A de Mn (K), on note t A la transposée de la matrice A, rg(A) son rang, tr(A) sa trace,
χA = det(XIn − A) son polynôme caractéristique, πA son polynôme minimal et sp(A) l’ensemble de ses valeurs
propres dans K.
— Dans tout le problème, E désigne un espace vectoriel sur le corps K de dimension finie n supérieure ou égale à
2, et L(E) est l’algèbre des endomorphismes de E. On note f un endomorphisme de E.
— On note f 0 = IdE et ∀k ∈ N, f k+1 = f k ◦ f .
— Si Q ∈ K[X] avec Q(X) = a0 + a1 X + · · · + am X m , Q(f ) désigne l’endomorphisme a0 IdE + a1 f + · · · + am f m .
On note K[f ] la sous-algèbre commutative de L(E) constituée des endomorphismes Q(f ) quand Q décrit K[X].
— De même, on utilise les notations suivantes, similaires à celles des matrices, pour un endomorphisme f de E :
rg(f ), tr(f ), χf , πf et sp(f ).
— Enfin, on dit que f est cyclique si et seulement s’il existe un vecteur x0 dans E tel que (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 ))
soit une base de E.

Partie I: Matrices compagnons et endomorphismes cycliques


1. Soit M ∈ Mn (K).
(a) Montrer que M et t M ont même spectre.
(b) Montrer que t M est diagonalisable si et seulement si M est diagonalisable.
2. Matrices compagnons: Soit (a0 , a1 , . . . , an−1 ) ∈ Kn et Q(X) = X n + an−1 X n−1 + · · · + a0 . On considère la
matrice  
0 ... ... ... 0 −a0
1 0 ... ... 0 −a1 
 
 .. .. 
0 1
 . . −a2 

CQ =   .. . . .. .. . .. 
. . . . .. . 

. ..
 
.
. .

1 0 −an−2 
0 ... ... 0 1 −an−1
(a) Déterminer en fonction de Q le polynôme caractéristique de CQ .
(b) Soit λ une valeur propre de t CQ . Déterminer la dimension et une base du sous-espace propre associé.
3. Endomorphismes cycliques
(a) Montrer que f est cyclique si et seulement s’il existe une base B de E dans laquelle la matrice de f est de
la forme CQ , où Q est un polynôme unitaire de degré n.
(b) Soit f un endomorphisme cyclique. Montrer que f est diagonalisable si et seulement si χf est scindé sur K
et a toutes ses racines simples.
(c) Montrer que si f est cyclique, alors (Id, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre dans L(E) et le polynôme minimal de f
est de degré n.
4. Application à une démonstration du théorème de Cayley-Hamilton
(a) Soit x un vecteur non nul de E. Montrer qu’il existe un entier p strictement positif tel que la famille
(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x)) soit libre et qu’il existe (α0 , α1 , . . . , αp−1 ) ∈ Kp tel que :

α0 x + α1 f (x) + · · · + αp−1 f p−1 (x) + f p (x) = 0

(b) Justifier que Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x)) est stable par f .
(c) Montrer que X p + αp−1 X p−1 + · · · + α0 divise le polynôme χf .

elamdaoui@[Link] 1/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Décomposition de Frobenius

(d) Démontrer que χf (f ) est l’endomorphisme nul.

Partie II: Étude des endomorphismes cycliques


5. On suppose que f est un endomorphisme nilpotent de E. On note r le plus petit entier naturel tel que f r = 0.
Montrer que f est cyclique si et seulement si r = n. Préciser alors la matrice compagnon.

Dans la suite de cette partie, on suppose K = C et que (Id, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre et on se
propose de montrer que f est cyclique.

On factorise le polynôme caractéristique de f sous la forme


p
Y
χf (X) = (X − λk )mk
k=1

où les λk sont les p valeurs propres deux à deux distinctes de f et les mk de N∗ leurs ordres de multiplicité
respectifs. Pour k ∈ [[1, p]], on pose Fk = Ker((f − λk IdE )mk ).
6. Montrer que les sous-espaces vectoriels Fk sont stables et que E = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp .
7. Pour k ∈ [[1, p]], on note ϕk l’endomorphisme induit par f − λk Id sur le sous-espace vectoriel Fk ,
(
F k → Fk
ϕk :
x 7→ f (x) − λk x

Justifier que ϕk est un endomorphisme nilpotent de Fk .


8. On note νk le plus petit entier naturel tel que ϕνkk = 0.
(a) Pourquoi a-t-on νk 6 dim(Fk ) ?
(b) Montrer, avec l’hypothèse proposée, que pour tout k ∈ [[1, p]], on a νk = mk .
(c) Expliciter la dimension de Fk pour k ∈ [[1, p]], puis en déduire l’existence d’une base B = (u1 , . . . , un ) de E
dans laquelle f a une matrice diagonale par blocs, ces blocs appartenant à Mmk (C) et étant de la forme
 
λk 0 . . . . . . . . . 0
 .. .. 
1 λ
 k . . 
 .. .. 
0

1 λk . .

. .. 
. .. .. .. ..
. . . . . .

 .. .. ..
 
. . . λk 0 

0 ... ... 0 1 λk

9. On pose x0 = u1 + um1 +1 + · · · + um1 +···+mp−1 +1 .


(a) Déterminer les polynômes Q ∈ C[X] tels que Q(f )(x0 ) = 0.
(b) Justifier que f est cyclique.

Partie III: Endomorphismes commutants


On appelle commutant de f l’ensemble C(f ) = {g ∈ L(E)/ f ◦ g = g ◦ f }.
10. Montrer que C(f ) est une sous-algèbre de L(E).
11. On suppose que f est cyclique et on choisit un vecteur x0 dans E tel que (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 )) est une base
de E. Soit g ∈ C(f ), un endomorphisme qui commute avec f .
(a) Justifier l’existence de λ0 , λ1 , . . . , λn−1 de K tels que
n−1
X
g(x0 ) = λk f k (x0 )
k=0

(b) Montrer alors que g ∈ K[f ].

elamdaoui@[Link] 2/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Décomposition de Frobenius

(c) Établir que g ∈ C(f ) si et seulement s’il existe un polynôme R ∈ Kn−1 [X] tel que g = R(f ).

Partie IV: Décomposition de Frobenius


On se propose de démontrer le théorème de décomposition de Frobenius : toute matrice est semblable à une matrice
diagonale par blocs, ces blocs étant des matrices compagnons.
12. Montrer que si la réunion d’un nombre fini de sous-espaces vectoriels F1 , . . . , Fr de E est un sous-espace vectoriel,
alors l’un des sous-espaces Fi contient tous les autres.
13. On note d le degré de πf . Justifier l’existence d’un vecteur x1 de E tel que (x1 , f (x1 ), . . . , f d−1 (x1 )) est libre.
Indication: Pour tout x non nul de E, on pourra remarquer que Ix = {P ∈ K[X]/ P (f )(x) = 0} est un idéal de
K[X] engendré par un polynôme unitaire πf,x diviseur de πf et considérer les sous-espaces vectoriels Ker(πf,x (f )).
14. On pose e1 = x1 , e2 = f (x1 ), . . ., ed = f d−1 (x1 ) et E1 = Vect(e1 , e2 , . . . , ed ).
Montrer que E1 est stable par f et que E1 = {P (f )(x1 )/ P ∈ K[X]}.
15. On note ψ1 l’endomorphisme induit par f sur le sous-espace vectoriel E1 ,
(
E1 → E1
ψ1 :
x 7→ f (x)

Justifier que ψ1 est cyclique.


16. On complète, si nécessaire, (e1 , e2 , . . . , ed ) en une base (e1 , e2 , . . . , en ) de E. Soit Φ la d-ième forme coordonnée
qui à tout vecteur x de E associe sa coordonnée suivant ed . On note F = {x ∈ E/ ∀i ∈ N, Φ(f i (x)) = 0}.
(a) Montrer que F est stable par f et que E1 et F sont en somme directe.
Soit Ψ l’application linéaire de E dans Kd définie, pour tout x ∈ E, par

Ψ(x) = (Φ(f i (x)))06i6d−1 = (Φ(x), Φ(f (x)), . . . , Φ(f d−1 (x)))

(b) Montrer que Ψ induit un isomorphisme entre E1 et Kd .


(c) Montrer que E = E1 ⊕ F .
(d) En déduire qu’il existe r sous-espaces vectoriels de E, notés E1 , . . . , Er , tous stables par f , tels que :
— E = E1 ⊕ · · · ⊕ E r ;
— pour tout 1 6 i 6 r, l’endomorphisme ψi induit par f sur le sous-espace vectoriel Ei est cyclique ;
— si on note Pi le polynôme minimal de ψi , alors Pi+1 divise Pi pour tout entier i tel que 1 6 i 6 r − 1.
17. (a) Montrer que la dimension de C(f ) est supérieure ou égale à n.
(b) On suppose que f est un endomorphisme tel que l’algèbre C(f ) est égale à K[f ]. Montrer que f est cyclique.

Partie V: Endomorphismes orthocycliques pour les 5/2


Dans cette partie, on suppose que K = R et que E est un espace euclidien. Le produit scalaire de deux vecteurs x, y
de E est noté (x|y) et on désigne par O(E) le groupe des isométries vectorielles de E.

On dit qu’un endomorphisme est orthocyclique s’il existe une base orthonormale de E dans laquelle la matrice de
f est de la forme CQ (matrice compagnon).
18. Soit f ∈ O(E).
(a) Soit f ′ ∈ O(E) ayant le même polynôme caractéristique que f . Montrer qu’il existe des bases orthonormales
B et B ′ de E pour lesquelles la matrice de f dans B est égale à la matrice de f ′ dans B ′ .
(b) En déduire que f est orthocyclique si et seulement si χf = X n − 1 ou χf = X n + 1.
19. Soit f un endomorphisme nilpotent de E.
(a) Montrer qu’il existe une base orthonormale de E dans laquelle la matrice de f est triangulaire inférieure.
(b) En déduire que f est orthocyclique si et seulement si

f est de rang n-1 et ∀x, y ∈ (Kerf )⊥ , (f (x)|f (y)) = (x|y)

elamdaoui@[Link] 3/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

Partie I: Matrices compagnons et endomorphismes cycliques


 
t
1. (a) On a χM = det(XIn − M ) = det (XIn − M ) = det(XIn − t M ) = χt M donc
t
∀λ ∈ K, λ ∈ sp(M ) ⇔ χM (λ) = 0 ⇔ χt M (λ) = 0 ⇔ λ ∈ sp

M

Ainsi sp(M ) = sp t M et donc M et t M ont même spectre




(b) ⇐ : On suppose que M est diagonalisable. ce qui nous fournit P ∈ GLn (K) et D ∈ Mn (K) diagonale
telles que M = P DP −1
t −1 t
donc t M = P −1 t Dt P = t P

D P
t
d’où M est diagonalisable
⇒ : On suppose que t M est diagonalisable.
Pour montrer que M est diagonalisable, on utilise l’implication précédente en remarquant que M =
t t
M .


On a bien montré que t M est diagonalisable si et seulement si M est diagonalisable


2. (a) Voir le cours
 
0 1 0 ... 0
 .. .. 

 0 0 1 . . 

t
(b) On a (CQ ) = 
 .. .. .. . On a χt CQ = χCQ = Q ainsi Q(λ) = 0.

 . . . 0 
0 ... 0 1
 
 
−a0 −a1 ... −an−1
x1
 
 x2 
Soit X =  .  ∈ Mn,1 (K),
 
 .. 
xn
 


 x2 = λx1 

 x2 = λx1
 
x = λx2 x = λ2 x 1

 

 3  3

 

. .
(CQ )X = λX ⇐⇒ .. ⇐⇒ ..
t

 

xn = λxn−1 x = λn−1 x1
 
 n

 


 
n−1
−a x −. . . − an−1 xn = λxn (−a − a λ − . . . − a
n−1 λ )x1 = λn x1
 
0 1 0 1

∀i ∈ [[2, n]] , xi = λi−1 x1



t
Ainsi (CQ )X = λX ⇐⇒
Q(λ)x1 = 0
Notez bien que le "ainsi" concerne toute l’équivalence !
1
 
 λ 
t t
Comme λ est racine de Q, alors dim Eλ CQ = vect(Xλ ) où Xλ = 
 
CQ = 1, Eλ ..
 

 . 
λn−1
3. (a) ⇒ : On suppose que f est cyclique.
Ceci nous fournit x0 ∈ E tel que B = x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 ) soit une base de E

n−1
X
Il existe alors (λ0 , λ1 , . . . , λn−1 ) ∈ Kn tel que f n (x0 ) = λi f i (x0 )
i=0
n−1
X
On pose alors Q = X n + (−λi )X i ∈ K[X] de sorte que Q est unitaire de degré n et Mat (f ) = CQ
B
i=0
⇐ : On suppose qu’il existe une base B = (e0 , e1 , . . . en−1 ) de E dans laquelle la matrice de f est de la
forme CQ , où Q est un polynôme unitaire de degré n
Ainsi ∀i ∈ [[0, n − 2]] , f (ei ) = ei+1 , donc (e0 , f (e0 ), f 2 (e0 ), . . . , f n−1 (e0 )) est une base de E et donc f
est cyclique

elamdaoui@[Link] 4/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

(b) ⇐ : On suppose que χf est scindé sur K et a toutes ses racines simples.
Ainsi Card (Sp (f )) = deg(χf ) = dim E, donc f est diagonalisable puisqu’il admet n valeurs propres
distinctes
⇐ : On suppose que f est diagonalisable. Comme f est cyclique,
ceci nous fournit B une base de E et Q ∈ K[X] unitaire de degré n tel que Mat (f ) = CQ d’après 5.
B
Ainsi CQ est diagonalisable et il en est de même pour t CQ d’après 2
M X
Ainsi Kn = Eλ t CQ d’où n = dim Eλ t CQ
 

λ∈sp(f ) λ∈sp(t CQ )

or on a ∀λ ∈ sp CQ , dim Eλ CQ = 1 donc Card sp t CQ = n. Or d’après : sp t CQ =


t t
   

sp (CQ ) = sp (f ), donc f admet n valeurs propres distinctes dans K, donc χf est scindé sur K et a
toutes ses racines simples
Ainsi f est diagonalisable si et seulement si χf est scindé sur K et a toutes ses racines simples
(c) On suppose que f est cyclique.
n
X
Soit (λ0 , . . . , λn−1 ) ∈ Kn tel que λi f i = 0L(E) . Montrons ∀i ∈ [[0, n − 1]] , λi = 0
i=0
Comme f est cyclique, ceci nous fournit x ∈ E tel que B = (x, f (x), . . . , f n−1 (x)) soit une base de E, donc
Xn
λi f i (x) = 0L(E) (x) = 0E , ainsi ∀i ∈ [[0, n − 1]] , λi = 0 car B est libre.
i=0
Alors (Id, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre dans L(E)

On note d le degré de πf . D’après le cours on a d = dim (K[f ]). Or (Id, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre dans K[f ]
donc d > n, de plus d’après Cayley-Hamilton, on a χf est annulateur de f , d’où πf | χf or ce sont des
polynômes non nuls ainsi on a d = deg (πf ) 6 deg (χf ) = n, ainsi n = d d’où le polynôme minimal de f est
de degré n
n o
4. (a) On note Nx = m ∈ N∗ | f i (x) libre .

06i6m−1
On sait que 1 ∈ Nx car x 6= 0E et que ∀m > n + 1, m 6∈ Nx car dim E = n. Ainsi Nx est une partie de N∗
non vide majorée par n , donc, par la propriété fondamentale, Nx admet un plus grand élément p ∈ N∗ .
Ainsi la famille f i (x) 06i6p−1 est libre et la famille f i (x) 06i6p est liée
 

On a bien l’existence de p ∈ N∗ et de (α0 , α1 , . . . , αp−1 ) ∈ Kp tels que la famille


(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x)) est libre et α0 x + α1 f (x) + · · · + αp−1 f p−1 (x) + f p (x) = 0

(b) On a f Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x)) = Vect(f (x), f 2 (x), f 3 (x), . . . , f p (x)) car f linéaire


or f p (x) = −α0 x − α1 f (x) + · · · − αp−1 f p−1 (x) ∈ Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x))
d’où f Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x)) ⊂ Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x))


Ainsi Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x)) est stable par f


(c) On note alors f˜ l’endomorphisme induit par f sur Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x))
D’après ce qui précède B = x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x) est une base de Vect(x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x))

 
On remarque que Mat f˜ = CQ en notant Q = α0 + α1 X + · · · + αp−1 X p−1 + X p
B
d’où χf˜ = Q or χf˜|χf car f˜ induit par f . On a montré que X p + αp−1 X p−1 + · · · + α0 divise le polynôme
χf
(d) En reprenant les notations précédentes, on a Q(f )(x) = 0 et il existe P ∈ K[X] tel que P Q = χf
Ainsi χf (f ) = P (f ) ◦ Q(f ) donc χ(f )(x) = P (f ) [Q(f )(x)] = P (f )(0) = 0 car P (f ) linéaire
On a ainsi montré que : ∀x ∈ E, χ(f )(x) = 0
or χ(f ) ∈ L (E) d’où χf (f ) est l’endomorphisme nul

Partie II: Etude des endomorphismes cycliques

elamdaoui@[Link] 5/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

5. ⇒ : On suppose f cyclique alors deg (πf ) = n d’après 7


De plus d’après le cours, χf = X n car f nilpotente
or πf |χf selon Cayley-Hamilton et πf est unitaire par définition
donc πf = X n
ainsi f n = 0 et ∀i ∈ [[0, n − 1]], f i 6= 0
d’où r = n
⇐ : On suppose que r = n donc f n = 0 et f n−1 6= 0
Ceci nous fournit x ∈ E tel que f n−1 (x) 6= 0
n−1
X
Soit λ0 , . . . , λn−1 ∈ K tels que λi f i (x) = 0.
i=0
On suppose, par l’absurde, que la propriété est
 fausse, on note alors j le minimum de { i ∈ [[0, n − 1]] | λi 6= 0 }.
n−1 n−1 n−1
!
X X X
Ainsi 0 = f n−1−j λi f i (x) = f n−1−j  λi f i (x) = λj f n−1 (x) + λi f n−1+i−j (x) .
i=0 i=j i=j
Or ∀i > p, f i (x) = 0 donc λj f n−1 (x) = 0 et λj 6= 0, d’où f n−1 (x) = 0 ce qui est absurde.
Ainsi (x, f (x), . . . , f n−1 (x)) est une famille libre composée de n vecteurs de E et dim E = n, donc
(x, f (x), . . . , f n−1 (x)) est une base de E, soit f est cyclique.
On a montré que f est cyclique si et seulement si r = n
On remarque que la matrice compagnon associée est unique car les coefficients de cette matrices sont donnés par
ceux du polynôme caractéristique.
On sait que si f est cyclique et nilpotente, alors χf = X n
 
0 ... ... ... 0 0
1 0 . . . . . . 0 0
 
 .. .. 
0 1
 . . 0

ainsi la matrice compagnon de f dans ce cas est  . .  ∈ Mn (R)
. . . . . . . . ... ... 

 .. 
 .. ..
 
. .

1 0 0
0 ... ... 0 1 0
6. Pour k ∈ [[1, p]], (f − λk IdE )mk et f commutent, donc Fk = Ker((f − λk IdE )mk ) est stable par f
Yp
On a χf (X) = (X − λk )mk et les polynômes (X − λk )mk sont deux à deux premiers entre eux
k=1
Alors selon le lemme de décomposition des noyaux, on a

Ker (χ(f )) = Ker((f − λ1 IdE )m1 ) ⊕ · · · ⊕ Ker((f − λp IdE )mp ) = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp

de plus selon Cayley-Hamilton, χf (f ) = 0 et donc Ker (χ(f )) = E, d’où E = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp


7. Soit x ∈ Fk . On a (f − λk Id)mk (x) = 0. Pour tout y ∈ Fk , on a (f − λk Id)(y) = ϕk (y) ∈ Fk , ainsi pour tout
p ∈ N, (f − λk Id)p (x) = ϕpk (x) par récurrence immédiate sur p, donc ϕm
k (x) = 0, comme c’est vrai pour tout
k

x ∈ Fk , on conclut que ϕk est un endomorphisme nilpotent de Fk


8. (a) L’indice de nilpotence de ϕk , endomorphisme de Fk est majoré par dim Fk
 
Yp p
Y
(b) On note P = (X − λi )νi , alors pour k ∈ [[1, p]] on écrit P (f ) =  (X − λi )νi (f ) ◦ (f − λk Id)νk .
 
i=1 i=1
i6=k
Soit x ∈ Fk , on a
   
p
Y p
Y
P (f )(x) =  (X − λi )νi (f ) (ϕνkk (x)) =  (X − λi )νi (f ) (0) = 0
   
i=1 i=1
i6=k i6=k

L’endomorphisme P (f ) coïncide avec l’endomorphisme nul sur chaque Fk et E = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp , donc


P (f ) = 0. On note d le degré de P comme P est unitaire alors (Id, f, f 2 , . . . , f d ) est liée , donc d > n car

elamdaoui@[Link] 6/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

p
X p
X
(Id, f, f 2 , . . . , f n−1 ) est libre . Or d = νi d’où n 6 νi . Mais νk 6 mk pour tout k ∈ [[1, p]], donc
i=0 i=0
p
X p
X
n6 νk 6 mk = n , ainsi les inégalités sont des égalités et pour tout k ∈ [[1, p]], on a νk = mk
k=0 i=0
p
X p
X
(c) Comme E = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp et ∀k ∈ [[1, p]], νk 6 dim Fk , alors n = νk 6 dim(Fk ) = n, puis ∀k ∈ [[1, p]],
k=1 k=1
νk = mk = dim (Fk )

ϕk est un endomorphisme nilpotent de Fk d’indice νk = mk = dim (Fk ), ϕk est nilpotent et cyclique. Ceci
nous fournit une base Bk de Fk telle que
 
0 0 ... ... ... 0
 .. .. 
1 0
 . .
 .. .. 
0 1

0 . .

Mat (ϕk ) =  . . ∈ Mm,k (C)
. .. .. .. ..
. .. 
Bk
. . . .

 .. .. ..
 
. . .

0 0
0 ... ... 0 1 0

En notant fk l’endomorphisme induit par f sur Fk ,


 
λk 0 . . . . . . . . . 0
 .. .. 
1 λ
 k . . 
 .. .
.

0

1 λk . .

on a alors Mat (fk ) =  . ..  ∈ Mm,k (C)
Bk . .. .. .. ..
. . . . . .

 .. .. ..
 
. . . λk 0 

0 ... ... 0 1 λk
En concaténant les bases Bk pour k allant de 1 à p , on obtient une base B adaptée à la décomposition en
somme directe E = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp , ainsi B = (u1 , . . . , un ) est une base de E dans laquelle f a une matrice
diagonale par blocs de formes voulues
9. (a) Pour k ∈ [[1, p]], on a um1 +···+mk−1 +1 ∈ Fk
ainsi ∀i ∈ N, f i (um1 +···+mk−1 +1 ) ∈ Fk car Fk stable par f
puis pour tout P ∈ C[X], on a P (f )(um1 +···+mk−1 +1 ) ∈ Fk car Fk est stable par combinaison linéaire.
Xp
Et ainsi P (f )(x0 ) = P (f )(um1 +···+mk−1 +1 ) est la décomposition de P (f )(x0 ) sur F1 ⊕ · · · ⊕ Fp
k=1
Soit Q ∈ C[X]. On a donc Q(f )(x0 ) = 0 ⇐⇒ ∀k ∈ [[1, p]] , Q(f )(ek ) = 0

On note ek = um1 +···+mk−1 +1 et on a Bk = (ek , ϕk (ek ), . . . , ϕkmk −1 (ek )) est une base de Fk
On a vu que la matrice de ϕk dans cette base est CX mk
donc πϕk = X mk car ϕk est cyclique et nilpotent et dim(Fk ) = mk selon 12
∀k ∈ [[1, p]] , (f − λk Id)mk (um1 +···+mk−1 +1 ) = 0
puis
∀k ∈ [[1, p]] , ∀i ∈ [[1, mk ]] , um1 +···+mk−1 +i ∈ Fk
Par ailleurs on montre facilement que

∀P ∈ C[X], P (ϕk ) = 0 ⇐⇒ P (ϕk )(ek ) = 0

car P (ϕk ) commute avec tout ϕik et que ϕik (ek ) 06i<m est une base de Fk .

k
Par ailleurs on a Q(ϕk ) = 0 ⇐⇒ X mk |Q (nilpotent et cyclique)
donc Q(f )(ek ) = 0 ⇐⇒ Q(ϕk + λk IdFk )(ek ) = 0 ⇐⇒ X mk |Q(X + λk )

elamdaoui@[Link] 7/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

ainsi Q(f )(ek ) = 0 ⇐⇒ (X − λk )mk |Q(X)


donc comme les (X − λk )mk sont deux à deux premiers entre eux,
Y p
on a finalement Q(f )(x0 ) = 0 ⇐⇒ (X − λk )mk |Q
k=1
n−1
X n−1
X
i
n
(b) Soit (λi )06i6n−1 ∈ K tel que λi f (x0 ) = 0. On note Q = λi X i de sorte que Q(f )(x0 ) = 0,
i=0 i=0
p p
!
Y Y
ainsi (X − λk )mk |Q d’après la question précédente or deg(Q) 6 n − 1 < n = deg (X − λk )mk ,
k=1 k=1
donc Q est le polynôme nul et ainsi ∀i ∈ [[0, n − 1]] , λi = 0 , donc f i (x0 ) 06i6n−1 est une famille libre de


n vecteurs de E et n = dim E, d’où f i (x0 ) 06i6n−1 est une base de E ce qui justifie que f est cyclique


Partie III: Endomorphismes commutants


10. L’application g 7−→ f ◦ g − g ◦ f est un endomorphisme de L(E) dont le noyau est C(f )
Ainsi C(f ) est un sous-espace vectoriel de L(E)

De plus, soit g et h ∈ C(f ). On a (g ◦ h) ◦ f = g ◦ f ◦ h = f ◦ (g ◦ h)


ainsi C(f ) est stable par ◦ et il est clair que Id ∈ C(f )
Ainsi C(f ) est une sous-algèbre de L(E)
11. (a) On a g(x0 ) ∈ E et (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 )) est une base de E.
n−1
X
d’où l’existence de λ0 , λ1 , . . . , λn−1 de K tels que g(x0 ) = λk f k (x0 )
k=0
n−1
X
(b) Il suffit d’établir que les applications linéaires g et λk f k coïncident sur la base (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 )).
k=0
On montre par récurrence immédiate que ∀i ∈ N, g ∈ C f i


Soit i ∈ [[0, n − 1]]. En utilisant 21 et le fait que l’algèbre K[f ] est commutative

n−1 n−1
!
X X
g f i (x0 ) = f i (g(x0 )) = f i λk f k (x0 ) λk f k f i (x0 )
 
=
k=0 k=0
n−1
X
donc g = λk f k et g ∈ K[f ]
k=0
(c) On vient d’établir le sens direct (avec un polynôme de degré 6 n − 1)
La réciproque vient du fait que K[f ] est une algèbre commutative et que Kn−1 [X] ⊂ K[X] et f ∈ K[f ].
On conclut que

g ∈ C(f ) si et seulement s’il existe un polynôme R ∈ Kn−1 [X] tel que g = R(f )
Partie IV: Décomposition de Frobenius
12. On suppose que G = F1 ∪ · · · ∪ Fr est un sous espace de E.
Par l’absurde, On suppose qu’aucun des sous-espaces Fi ne contient tous les autres.
Ainsi r > 2 et G 6= {0}.

Quitte à réduire le nombre, on peut supposer qu’aucun Fi n’est inclus dans la réunion des autres. Cela nous
fournit x1 ∈ F1 qui n’est dans aucun des Fi pour i > 2.
Sinon, F1 6= G et on peut aussi trouver y ∈ G \ F1 .
Pour tout scalaire λ, on a y + λx1 6∈ F1 (car sinon y ∈ F1 ) et ainsi y + λx1 ∈ F2 ∪ · · · ∪ Fr .
La droite affine y + Kx1 est donc incluse dans F2 ∪ · · · ∪ Fr et contient une infinité d’éléments
car K est infini et t ∈ K 7→ y + tx1 est injective car x1 6= 0
Ceci nous fournit j ∈ [[2, r]] et λ 6= λ′ dans K tel que y + λx1 ∈ Fj et y + λ′ x1 ∈ Fj
donc x1 ∈ Fj (par combinaison linéaire) ce qui est absurde

elamdaoui@[Link] 8/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

13. Soit x ∈ E. On considère l’application ϕx : P ∈ K[X] 7−→ P (f )(x) ∈ E.


Comme Ix = {P ∈ K[X]/ P (f )(x) = 0} est le noyau de l’application linéaire ϕx ,
Ix est un idéal de K[X] tel que πf ∈ Ix , cet idéal est non réduit à {0}
ce qui nous fournit πf,x ∈ K[X] unitaire (donc non nul) tel que Ix = (πf,x ) = { πf,x P | P ∈ K[X] }
On remarque que : ∀x ∈ E, πf,x |πf

N
Y
Si on écrit πf = Piαi décomposition en facteurs irréductibles, où N ∈ N∗ , les Pi sont irréductibles unitaires
k=1
et distincts deux à deux et enfin les αi ∈ N∗ .
N
Y
Alors le nombre de diviseurs unitaires de πf est (αi + 1)
k=1
N
Y
Ainsi l’ensemble { πf,x | x ∈ E } est fini de cardinal noté r où 1 6 r 6 (αi + 1)
k=1
On peut donc choisir u1 , . . . ur ∈ E, tel que { πf,x | x ∈ E } = { πf,ui | i ∈ [[1, r]] }
r
[
Ainsi E = Ker(πf,ui (f )) car ∀x ∈ E, x ∈ Ker(πf,x (f ))
i=1
Ce qui nous fournit i0 ∈ [[1, r]] tel que Ker(πf,ui0 (f )) = E
On note x1 = ui0 et on a Ker(πf,x1 (f )) = E
On remarque que πf,x1 (f ) = 0L(E) donc πf |πf,x1
or πf,x1 |πf et ce sont des polynômes unitaires
donc πf,x1 = πf Finalement
∀P ∈ K[X], P (f )(x1 ) = 0 ⇐⇒ πf |P

14. E1 est stable par f . De plus, on a E1 = {P (f )(x1 )/ P ∈ Kd−1 [X]} ⊂ {P (f )(x1 )/ P ∈ K[X]}
Soit P ∈ K[X]. Comme πf 6= 0,

P = Qπf + R
le théorème de la division euclidienne nous fournit Q et R ∈ K[X] tels que
deg(R) < d = deg(πf )
On a alors P (f )(x1 ) = [Q(f ) ◦ πf (f )] (x1 ) + R(f )(x1 ) = R(f )(x1 ) ∈ {T (f )(x1 )/ T ∈ Kd−1 [X]}
On conclut que E1 = {P (f )(x1 )/ P ∈ K[X]}
15. D’après ce qui précède B = (e1 , e2 , . . . , ed ) est une base de E1 . De plus on a Mat (ψ1 ) = Cπf matrice compagnon
B
du πf polynôme unitaire de degré d = dim(E1 ), alors ψ1 est cyclique
\
16. (a) Pour i ∈ N, on note Fi = Ker Φ ◦ f i ainsi F = Fi est bien un sous-espace de E


i∈N
De plus, on a pour i > 1, f (Fi ) ⊂ Fi−1 donc
!
\ \ \
f (F ) ⊂ f Fi ⊂ f (Fi ) ⊂ Fi−1 = F
i∈N∗ i∈N∗ i∈N∗

d’où F est stable par f


Soit u ∈ E1 ∩ F .
d
X
Comme u ∈ E1 , cela nous fournit λ1 , . . . , λd ∈ K tels que u = λk e k
k=1
d−1
X
or Φ(x) = λd et Φ(f 0 (x)) = 0 car u ∈ F , donc λd = 0 d’où u = λk e k
k=1
d−1
X d−2
X
puis f (u) = λk ek+1 et donc λd−1 = 0 et f (u) = λk ek+1
k=1 k=1
En réitérant le procédé, on trouve λd−2 = . . . = λ1 = 0
donc u = 0
L’autre inclusion étant évidente, on a E1 ∩ F = {0} d’où E1 et F sont en somme directe

elamdaoui@[Link] 9/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

(b) On note Ψ1 l’application linéaire induite par Ψ entre E1 et Kd .


Soit x ∈ Ker(Ψ1 ). On a x ∈ E1 et Φ(x) = Φ(f (x)) = · · · = Φ(f d−1 (x)) = 0.
En faisant comme à la question précédente, on obtient x = 0
L’autre inclusion étant évidente, on a Ker(Ψ1 ) = {0}
Ainsi Ψ1 est une application linéaire injective entre E1 et Kd or dim(E1 ) = d = dim(Kd )
En utilisant le théorème du rang, on obtient que Ψ1 est surjective puis bijective
Ainsi Ψ induit un isomorphisme entre E1 et Kd
(c) De la question précédente, on montre que Ψ est surjective de E vers Kd et que Ker(Ψ) E1 = {0}.
T

Ainsi dim (E1 ) = d = rg (Ψ) et dim(E) = dim (Ker(Ψ)) + rg(Ψ) = dim (Ker(Ψ)) + dim (E1 )
donc E = E1 ⊕ Ker(Ψ)
d−1
\
On a KerΨ = Fi , donc F ⊂ KerΨ
i=0

Soit x ∈ Ker(Ψ). Montrons que x ∈ F


Soit i ∈ N. Il suffit d’établir que Φ(f i (x)) = 0
Le théorème de la division euclidienne nous fournit Q et R ∈ K[X] tel que deg(R) < d et X i = Qπf + R.
d−1
X
On peut écrire R = ak X k . On a comme en 26 et car Φ est linéaire
k=0
d−1
X
Φ(f i (x)) = Φ (0) + Φ (R(f )(x)) = 0 + ak Φ f k (x) = 0


k=0

ainsi F ⊃ KerΨ d’où F = KerΨ


on conclut que E = E1 ⊕ F
(d) Avant de commencer la construction par récurrence, on remarque que dans ce qui précède le polynôme
minimal de f est celui de ψ1 et donc que ∀x ∈ F, πψ1 (f )(x) = 0

Initialisation : On prend E1 , F et ψ1 comme ci dessus.


On a E1 stable par F et ψ1 cyclique.
On pose P1 = πf = πψ1 , G1 = F de sorte que E1 ⊕ G1 = E
On a ∀x ∈ G1 , P1 (f )(x) = 0
Hérédité : Soit k ∈ N∗ .
On suppose avoir l’existence de k sous-espaces vectoriels de E, notés E1 , . . . , Ek et Gk tous stables par
f , tels que
— E = E1 ⊕ · · · ⊕ Ek ⊕ G k ;
— pour tout 1 6 i 6 k, l’endomorphisme ψk induit par f sur le sous-espace vectoriel Ei est cyclique ;
— si on note Pi le polynôme minimal de ψi , alors Pi+1 divise Pi pour tout entier i tel que 1 6 i 6 k − 1
— ∀x ∈ Gk , Pk (f )(x) = 0
Si dim Gk = 0, on s’arrête et on pose r = k
Sinon, on applique 24 à 30 à l’endomorphisme induit par f sur Gk
On obtient alors Ek+1 , Gk+1 sous espaces stables par f et le polynôme Pk+1 tels que
— E = E1 ⊕ · · · ⊕ Ek+1 ⊕ Gk+1 ;
— l’endomorphisme ψk+1 induit par f sur le sous-espace vectoriel Ek+1 est cyclique ;
— si on note Pk+1 le polynôme minimal de ψk+1 , alors Pk+1 divise Pk
— ∀x ∈ Gk+1 , Pk+1 (f )(x) = 0
On a ainsi la construction voulue au rang k.
Conclusion : Cette construction algorithmique s’arrête car à chaque étape dim(Ek ) 6 1 et donc r 6
dim(E). car (dim Gk )k est une suite à valeurs dans N strictement décroissante.
On obtient ainsi le résultat voulu.

elamdaoui@[Link] 10/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

On en déduit qu’il existe r sous-espaces vectoriels de E, notés E1 , . . . , Er , tous stables par f , tels que :
— E = E1 ⊕ · · · ⊕ Er ;
— pour tout 1 6 i 6 r, l’endomorphisme ψi induit par f sur le sous-espace vectoriel Ei est cyclique ;
— si on note Pi le polynôme minimal de ψi , alors Pi+1 divise Pi pour tout entier i tel que 1 6 i 6 r − 1.
17. (a) On reprends les notations de la questions précédente pour la décomposition de Frobenius de f .
On note Λ l’application telle que pour (g1 , . . . , gr )L((, E)1 ) × · · · × L((, E)r ), on a Λ(g1 , . . . , gr ) défini sur
r
X
E par Λ(g1 , . . . , gr )(x) = g1 (x1 ) + · · · gr (xr ) où x = xk et les xk ∈ Ek
k=1
Ainsi définie, Λ est linéaire de L((, E)1 ) × · · · × L((, E)r ) à valeurs dans L (E)
De plus on montre facilement que Λ est injective et que Λ (C(ψ1 ) × · · · × C(ψr )) ⊂ C(f )
Ainsi dim (C(f )) > dim (C(ψ1 ) × · · · × C(ψr )) = dim (C(ψ1 )) + · · · + dim (C(ψr ))
or pour i ∈ [[1, r]], en notant ni = dim Ei on a C(ψi ) = Vect(ψi0 , ψi1 , . . . , ψini −1 ) d’après 23 du III.A
Comme ψi est cyclique alors (ψi0 , ψi1 , . . . , ψini −1 ) est libre d’après 7
donc dim (C(ψi )) = ni = dim (Ei ) d’où

dim (C(ψ1 )) + · · · + dim (C(ψr )) = dim (E1 ) + · · · + dim (Er ) = dim (E1 ⊕ · · · ⊕ Er ) = dim(E) = n

Ainsi la dimension de C(f ) est supérieure ou égale à n


(b) On note d = deg (πf ). D’après le cours, on a dim (K[f ]) = d
or K[f ] = C(f ) et dim C(f ) > n donc d > n.
Or on a πf |χf comme conséquence de Cayley-Hamilton ainsi d 6 n
donc d = n
Or en reprenant les notations précédentes, on a dim(E1 ) = d = n
Donc E1 = E et ψ1 = f or ψ1 est cyclique
ainsi f est cyclique

Partie V: IV. Endomorphismes orthocycliques


 
cos(θ) − sin(θ)
18. (a) Pour θ ∈ R, la matrice R(θ) = est semblable à la matrice R(−θ) (géométriquement en
sin(θ) cos(θ)
échangeant les deux vecteurs de la base orthonormée ce qui change l’orientation du plan).

Si θ ≡ 0 [2π], alors R(θ) = I2 .


Si θ ≡ π [2π], alors R(θ) = −I2 .
Si θ 6≡ 0 [π], alors il existe θ′ ∈ ]0, π[ tel que R(θ′ ) soit semblable à R(θ′ ).

D’après le cours sur la réduction des automorphismes orthogonaux, il existe une base orthonormale B,
p, q et r ∈ N et θ1 , . . . , θr ∈ ]0, π[ tels que la matrice de f dans B soit diagonale par blocs de la forme :
diag (Ip , −Iq , R (θ1 ) , . . . , R (θr )).
On remarque que p + q + 2r = n = dim(E)
et χR(θ) = X 2 − Tr (() R(θ)) + det (R(θ)) = X 2 − 2 cos(θ) + 1 = X − eiθ X − e−iθ
 

Yr
on a ainsi χf = χIp × χ(−Iq ) × χR(θ1 ) × · · · × χR(θr ) = (X − 1)p (X + 1)q X − eiθi X − e−iθi
 
i=1
Quitte à réordonner les vecteurs de la base, on peut supposer que 0 < θ1 6 θ2 6 · · · 6 θr < π
ainsi p est la multiplicité de 1, q est la multiplicité de −1 dans χf et les θ1 , . . . , θr sont donnés dans l’ordre
par les racines non réelles de χf
Ainsi comme χf = χf ′ , on pourra trouver B′ base orthonormée telle que Mat (f ′ ) ait la même forme
B′

diagonale par blocs.


ainsi il existe des bases orthonormales B et B ′ de E telles que Mat (f ) = Mat (f ′ )
B ′ B

elamdaoui@[Link] 11/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

(b) =⇒ : On suppose que f est orthocyclique.


Ceci nous fournit Q = X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0 ∈ R[X] et B une base orthonormée de E tels
que  
0 ... ... ... 0 −a0
1 0 . . . . . . 0 −a1 
 
 .. .. 
0 1
 . . −a2 

Mat (f ) = CQ = 
 .. . . .. .. .  = (C1 | · · · |Cn )
.. 
B . . . . .. . 
 .. ..
 
. .

1 0 −an−2 
0 ... ... 0 1 −an−1
où C1 , . . . , Cn désigne les colonnes de la matrice.
Comme f ∈ O(E), B est orthonormée, alors Mat (f ) ∈ O(n)
B
d’où (C1 , . . . , Cn ) est une base orthonormée de Rn muni du produit scalaire usuel noté h·, ·i
donc pour 1 6 i 6 n − 1, on a Ci ⊥ Cn et donc 0 = hCi , Cn i = −ai et 1 = hCn , Cn i = a20
 
0 . . . . . . . . . 0 −a0
1 0 . . . . . . 0 0 
 
 .. .. 
0 1
 . . 0 

ainsi a0 ∈ {−1, 1} et Mat (f ) = CQ =   .. . . .. .. . .. 
B . . . . .. . 

 .. ..
 
. .

1 0 0 
0 ... ... 0 1 0
Ainsi d’après 3, on a χf ∈ {X n − 1, X n + 1}
⇐= : On suppose que χf = X n − 1 ou χf = X n + 1.
Y
Premier cas : χf = X n − 1 et n pair On a donc χf = (X − z) scindé à racines simples dans C[X].
z∈Un
2kπ
On pose m ∈ N∗ tel que 2m = n et θk = pour k ∈ Z.
n
m m−1
Y   
Y   2kπ
On a donc χf = X − e2ikπ/n = (X − 1)(X + 1) X 2 − cos X +1
n
k=−m+1 k=1
D’après la question précédente, on peut trouver une base orthonormée : B = (e0 , e1 , e′1 , . . . em−1 , e′m−1 , em )
telle que MatB f = diag (1, R (θ1 ) , . . . , R (θm−1 ) , −1).
Dans la question 34, la base aurait été (e0 , em , e1 , e′1 , . . . em−1 , e′m−1 )

On note P0 = E1 (f ) = Vect(e0 ) ; Pm = E−1 (f ) = Vect(em ) et Pk = Vect (ek , e′k ).


M⊥
Ces sous espaces sont tous stables par f et E = Pk (⋆)
06k6m
i
Ainsi pour uj ∈ Pj et uℓ ∈ Pℓ , on a (uj |f (uℓ )) = 0 où j 6= ℓ dans [[0, m]] et i ∈ N
Soit k ∈ [[1, m − 1]].
f induit sur le plan Pk orienté par sa base orthonormée Bk = (ek , e′k ) une rotation d’angle θk .
Ainsi pour j ∈ N, f j induit sur Pk orienté par Bk , une rotation d’angle jθk .
donc f j (ek )|ek = cos (jθk ) = cos (jθ−k ) car ek est un vecteur unitaire du plan et cos est paire


Pour k = 0, on a f j (e0 )|e0 = 1j e0 |e0 = ke0 k2 = 1 = cos (jθ0 )


 

Pour k = m, on a f j (em )|em = (−1)j em |em = (−1)j kem k2 = cos (jπ) = cos (jθm )
 

Ainsi ∀k ∈ [[0, m]], f j (ek )|ek = cos (jθk )



(⋆⋆)
v
u
u m−1
X√ 2
u 12 + 2 + (−1)2
√ m−1
! u
1 X t k=1
On pose x0 = √ e0 + em + 2 ek de sorte que kx0 k = = 1.
n n
k=1
Comme f ∈ O(E), on a ∀j ∈ N, kf j (x0 )k = 1

elamdaoui@[Link] 12/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

Soit j ∈ [[1, n − 1]]. D’après (⋆) et (⋆⋆), on a :

m−1 m
!
1 X 1 X
(x0 |f j (x0 )) = j j j
  
e0 | f (e0 ) + em | f (em ) + 2 ek | f (ek ) = cos (jθk )
n n
k=1 k=−m+1

m m n−1
   !
X X jki2π X k
Or cos (jθk ) = Re exp = Re eji2π/n
n
k=−m+1 k=−m+1 k=0
Comme 0 < 1 6 j 6 n − 1 < n, alors eji2π/n 6= 1 et on reconnaî t une somme géométrique.
n−1 n
X
ji2π/n
k 1 − eji2π/n
D’où : e = =0
k=0
1 − eji2π/n
ainsi (x0 |f j (x0 )) = 0
Pour 0 6 j < ℓ 6 n − 1, on a alors 1 6 ℓ − j 6 n − 1
et donc comme f ∈ O(E), on a (f j (x0 )|f ℓ (x0 ))) = (x0 |f ℓ−j (x0 )) = 0
ainsi (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 )) est une base orthonormée de E ce qui permet de conclure.

Deuxième cas : χf = X n − 1 et n impair


Alors les calculs sont analogues !
au cas précédent ce qui change est que −1 n’est pas valeur propre de
X
f mais on a encore Re z j = 0 pour tout j ∈ [[1, n − 1]]
z∈Un

Troisième cas : χf = X + 1 : On remarque que ∀z ∈ C, z n + 1 = 0 ⇐⇒ z n − 1 6= 0 et z 2n − 1 = 0


n

X X X
Ainsi pour k ∈ [[1, n − 1]], on a zk = zk − zk = 0 − 0 = 0
z∈C z∈U2n z∈Un
z n +1=0
Ce qui permet de conclure de manière analogue aux cas précédents.
On en déduit que : f est orthocyclique si et seulement si χf = X n − 1 ou χf = X n + 1
19. (a) Comme f est nilpotent, le cours nous fournit une base Bs = (es1 , . . . , esn ) telle que Mat (f ) soit triangulaire
Bs
supérieure.

On applique le procédé de Gram-Schmidt à Bs pour obtenir une base orthonormale Bo = (ε1 , ε2 , . . . , εn ) et


en notant la matrice de passage P de Bs à Bo est triangulaire supérieure ainsi que P −1 .

Comme le sous-espace des matrices triangulaires supérieures est stable par produit ;
alors la matrice Mat (f ) = P −1 Mat (f ) P est triangulaire supérieure.
Bo Bs
Alors en notant Bi = (εn , . . . , ε2 , ε1 ), on a Bi base orthonormale de E et Mat (f ) triangulaire inférieure
Bi
ainsi il existe une base orthonormale de E dans laquelle la matrice de f est triangulaire inférieure
(b) ⇐= : On suppose que f est de rang n − 1 et que ∀x, y ∈ (Kerf )⊥ , (f (x)|f (y)) = (x|y).
La question précédente nous fournit une base orthonormée B = (e1 , . . . , en ) tel que A = MatB f soit
triangulaire inférieure.
On note A = (C1 | . . . |Cn ) en colonnes.
Comme f est nilpotente, alors χf = X n d’après le cours
donc la matrice est triangulaire strictement inférieure (diagonale nulle)
ainsi en ∈ Kerf \ {0} et comme dim (Kerf ) = n − rg(f ) = 1,
on a Kerf = Vect(en ) et Ker(f )⊥ = {en }⊥ = Vect(e1 , . . . , en−1 ) car B est orthonormée
Ainsi pour tout i, j ∈ [[1, n − 1]], par calcul dans une base orthonormée on a :
hCi , Cj i = (f (ei )|f (ej )) = (ei |ej ) = δi,j (symbole de Kronecker)
donc si 1 6 i < j 6 n − 1, on a hCi , Cj i = 0 et hCi , Ci i = hCj , Cj i = 1

elamdaoui@[Link] 13/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Frobenius

 
  0
0  . 
.  .. 
 ..   
 . 
 .. 
 
.
 ..  et Cn−1 =  .  avec an−1 ∈ {−1, 1} car an−1 = hCn−1 , Cn−1 i = 1
2
On a donc Cn =    
.  . 
.  . 
.  
 0 
0
an−1
 
0
 . 
 .. 
 
 . 
 .. 
On trouve ensuite Cn−2 =   avec an−1 ∈ {−1, 1} car hCn−2 , Cn−1 i = 0 et hCn−2 , Cn−2 i = 1
 0 
 
 
an−2 
0
 
0 ... ... ... 0 0
a
 1 0 ... ... 0 0 
 .. .. 
 0 a2
 . . 0

En procédant de même, on obtient A =   .. . . .. .. ..  où les ai ∈ {−1, 1}
.. 
. . . . . .
 .. ..
 
. . an−2

0 0
0 ... ... 0 an−1 0
n−2
Y n−1
Y
La base B′ = (e1 , a1 e2 , a1 a2 e3 , . . . , ai en−1 , ai en ) est orthonormée et Mat (f ) = CX n .
B

i=0 i=0
Ainsi f est orthocyclique.
=⇒ : On suppose que f est orthocyclique.
Comme f est cyclique et nilpotent , on a πf = χf = X n d’après 12
Commme f est orthocyclique,
cela nous fournit une base orthonormée B = (e1 , . . . , en ) telle que MatB f = CQ .
Comme X n = χf = χCQ = Q, on a MatB f = CX n .
donc rg(f ) = rg(CX n ) = n − 1, Vect(en ) = Kerf et Vect(e1 , . . . , en−1 ) = (Kerf )⊥
et on vérifie facilement que ∀x, y ∈ (Kerf )⊥ , (f (x)|f (y)) = (x|y) par calcul dans la base orthonormée
B

elamdaoui@[Link] 14/14 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Décomposition de Dunford. Applications

E désigne un C-espace vectoriel de dimension q et L(E) l’algèbre des endomorphismes de E.

Partie I: Décomposition de Dunford


L’objectif de cette partie est de montrer que pour tout f ∈ L(E), il existe un couple (d, n) ∈ (L(E))2 tel que :

 d◦n=n◦d
f =d+n et d diagonalisable
n nilpotent

Pour cela on considère f ∈ L (E) tel que son polynôme caractéristique


k
αj
Y
χf = det (XidE − f ) = (X − λj )
j=1

les λj sont les valeurs propres propres propres distinctes de f de multiplicité respectives αj .
α
On note Qj = (X − λj ) j et Fj = Ker (Qj (f )), pour 1 6 j 6 k
k
M
1. Montrer que E = Fj
j=1
k
X χf
2. (a) Montrer qu’il existe des polynômes R1 , · · · , Rk tels que : Rj =1
j=1
Qj
  k
χL X
(b) On note pj = Rj (f ), pour 1 6 j 6 k. Montrer que pj = idE
Qj j=1

3. Soit r, s deux entiers distincts de [[1, k]]


(a) Montrer que Fr ⊂ Ker (ps ) et que ∀x ∈ Fr , on a pr (x) = x
k
M
(b) En déduire que pour tout j ∈ [[1, k]], l’application pj est la projection sur Fj parallèlement à Fi
i=1
i6=j

k
X
4. Montrer que l’endomorphisme d = λj pj est diagonalisable.
j=1
5. On note n = f − d. Montrer que l’endomorphisme n est nilpotent.
6. Soit d′ ∈ L(E) diagonalisable tel que d′ ◦ f = f ◦ d′
(a) Montrer que pour tout j ∈ [[1, k]], le sous-espace Fj est stable par d′
(b) En déduire que d et d′ sont codiagonalisables.

 d◦n=n◦d
7. Montrer que la décomposition f = d + n telle que: d diagonalisable est unique.
n nilpotent

Elle est appelée la décomposition de Dunford de f.
8. En déduire que pour toute matrice A ∈ Mq (C), il existe un couple (D, N ) unique tel que:

A=D+N



DN = N D


 D diagonalisable

N nilpotente

 DN = N D
La décomposition A = D + N avec D diagonalisable est appelée la décomposition de Dunford de A
N nilpotente

Partie II: Endomorphismes semi-simples

elamdaoui@[Link] 1/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Décomposition de Dunford. Applications

On dit qu’un endomorphisme f ∈ L (E) est semi-simple si pour tout sous-espace F de E stable par f il existe un
supplémentaire de F dans stable par f .

L’objectif de cette partie est de montrer que tout endomorphisme de E semi-simple est diagonalisable. Pour cela
on considère f ∈ L(E) un endomorphisme semi-simple et f = d + n sa décomposition de Dunford.
9. Soit x ∈ E\Ker(n). Montrer que l’ensemble k ∈ N∗ , nk (x) = 0 est non vide et majoré


10. En déduire que si x ∈ E\Ker(n), alors il existe m ∈ N∗ tel que nm (x) 6= 0 et nm (x) ∈ Ker(n)
11. En déduire qu’il existe un sous-espace F de E stable par f tel que E = F + Ker(n)
12. Montrer que F est stable par n.
13. En déduire que F = {0}
14. Conclure que f est diagonalisable.

Partie III: Trace et nilpotence


Dans cette partie on se propose de montrer que pour toute matrice A de Mq (C), on a l’équivalence

A est nilpotente, si, et seulement si, Tr Ak = 0 pour tout k ∈ N∗




15. Montrer que si A ∈ Mq (C) est nilpotente alors Tr Ak = 0 pour tout k ∈ N∗




16. Inversement, soit A ∈ Mq (C) telle que : Tr Ak = 0 pour tout k ∈ N∗ .




Soit A = D + N la décomposition de Dunford de A


(a) Vérifier que Ap N ℓ est nilpotente pour tout p ∈ N et ℓ ∈ N ∗
(b) En déduire que Tr Dk = 0 pour tout k ∈ N∗


(c) Montrer que D = 0


(d) En déduire que A est nilpotente.

Partie IV: Commutation et conjugaison


Pour toute matrice B et toute matrice inversible P de Mn (C), on note commB et conjP les endomorphismes de Mn (C)
définis par : (
commB (X) = BX − XB
∀X ∈ Mn (C) ,
conjP (X) = P XP −1
Le but de cette partie est de démontrer que A est diagonalisable si et seulement si commA est diagonalisable.
17. Soit P une matrice inversible de Mn (C). Calculer conjP −1 ◦ commA ◦ conjP .
Pour tous i, j ∈ [[1, n]], on note Ei,j la matrice de Mn (C) dont tous les coefficients sont nuls, sauf celui situé à
l’intersection de la i-ème ligne et de la j-ème colonne qui vaut 1.
18. Si A est une matrice diagonale, montrer que pour tous i, j ∈ [[1, n]], commA admet Ei,j comme vecteur propre.
Déterminer l’ensemble des valeurs propres de commA .
19. En déduire que si A est diagonalisable, commA l’est aussi.
20. Montrer que si A est nilpotente, commA l’est également, c’est-à-dire qu’il existe un entier k > 0 pour lequel
(commA )k est l’endomorphisme nul de Mn (C).
21. Montrer que si A est nilpotente, et si commA est l’endomorphisme nul, alors A est la matrice nulle.
D’après la partie I, l’endomorphisme commA admet une décomposition de Dunford de la forme commA = d + n,
où les endomorphismes diagonalisable d et nilpotent n commutent: dn = nd.
22. Déterminer la décomposition de Dunford de commA à l’aide de celle de A et conclure.

Partie V: Rayon spectral

elamdaoui@[Link] 2/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Décomposition de Dunford. Applications

Soit A ∈ Mn (C). On appelle rayon spectral de A, le réel positif ρ(A)= max |λ|. On se propose de montrer que:
λ∈Sp(A)

Am −−−−−→ 0 ⇐⇒ ρ(A) < 1


m→+∞

Soit P ∈ GLn (C) telle que A′ = P −1 AP soit une matrice définie par bloc de la forme suivante:

λ1 I α 1 + N 1 0 ··· 0
 
 .. .. .. 

 0 . . . 
A = ..

 .. .. 
 . . . 0 
0 ··· 0 λr I α r + Nr

Avec Ni sont triangulaires supérieures strictes


23. On suppose que ρ(A)<1.
m
(a) Montrer que: Am −−−−−→ 0 ⇐⇒ ∀i ∈ [[1, r]] , (λi Iαi + Ni ) −−−−−→ 0
m→+∞ m→+∞
αX
i −1

(b) Vérifier que: ∀i ∈ [[1, r]], ∀k ∈ N, k > αi , (λi Iαi +Ni )k = Ckj λik−j Nij .
j=0
m
(c) En déduire que: ∀i ∈ [[1, r]], (λi Iαi +Ni ) −−−−−→ 0, puis conclure.
m→+∞

24. Montrer que si Am → 0 alors ρ(A)<1.


m→+∞

Partie VI: Réduction de Jordan


 
0 1 0 ··· 0
. .. .. .. .. 
 .. . . . .
 

. .. .. 
 ..
On appelle réduite de Jordan élémentaire, toute matrice carrée Jp d’ordre p ∈ N de la forme Jp =  . . 0

.
..

.
. . 1

0 ··· ··· ··· 0
∗ r−1 r−1
25. Soit h ∈ L(E) nilpotent d’indice r ∈ N . On pose β1 =(h (a),...,h(a),a) où a ∈ E tel que h (a)6=0.

(a) Vérifier que F = Vect(β1 ) est stable par h et que αβ (hF )=Jr .
r−1
(b) Soit ϕ une forme linéaire de E telle que ϕ(hr−1 (a))6=0. Montrer que G = ∩ Ker(ϕ ◦ hk ) est un supplé-
k=0
mentaire de F dans E, stable par h.

(c) Montrer par récurrence, qu’il existe une base B de E telle que Mat (h) = diag Jr1 , · · · , Jrq .
B

λi Iα1 +Jα1 0 ··· 0


 
 .. .. 
 0 . . 
26. En déduire l’existence d’une base de E dans laquelle la matrice de f est de la forme  ..
.
 .. 
 . . 0 
0 ··· 0 λp Iαp +Jαp

elamdaoui@[Link] 3/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Décomposition de Dunford. Applications

En cours

elamdaoui@[Link] 4/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Produit de Kronecker

K désigne le corps R ou C et A, B ∈ E = Mn (K).


Soit ΦA,B l’endomorphisme de E défini par:

E −→ E
ΦA,B :
M 7−→ AM − M B

On rappelle que:
— t A désigne la transposée de A
— SpK (A) désigne le spectre de A dans K
— SpK (ΦA,B ) désigne le spectre de ΦA,B dans K
— (Ei,j )16i,j6n la base canonique de Mn (K)
— Pour tout i, j, k, ℓ ∈ [[1, n]], on a Ei,j × Ek,ℓ = δj,k Ei,ℓ avec δ est le symbole de Kronecker

Partie I: Diagonalisation de ΦA,B

1. Montrer que B est diagonalisable si, et seulement, si t B l’est


2. Montrer que l’application ΦA,B est linéaire.
3. (a) Montrer que si X est un vecteur propre de A et Y un vecteur propre de t B alors X t Y est un vecteur propre
de ΦA,B
(b) En déduire l’inclusion {λ − µ, (λ, µ) ∈ Sp (A) × Sp (B)} ⊂ Sp (f )
4. Soit α ∈ Sp (ΦA,B ) et M un vecteur propre de ΦA,B associé à la valeur propre α
k
(a) Montrer que pour tout entier naturel k, Ak M = M (αIn + B)
(b) En déduire que pour tout polynôme P ∈ K[X], on a P (A) M = M P (B + αIn )
(c) En déduire que χA (B + αIn ) n’est pas inversible
(d) En factorisant χA dans C[X], déduire que Sp (ΦA,B ) ⊂ {λ − µ, (λ, µ) ∈ Sp (A) × Sp (B)}
5. Applications:
(a) Montrer que ΦA,B est nilpotent si, et seulement, s’il existe λ ∈ C tel que A−λIn et B −λIn sont nilpotentes.
(b) Donner une condition nécessaire et suffisante sur A et B pour que ΦA,B soit nul
6. Montrer que si A et B sont diagonalisables dans Mn (K) et on désigne par (X1 , · · · , Xn ) et (Y1 , · · · , Yn ) des
bases respectives de vecteurs propres de A et t sB
(a) Montrer que la famille (Xi t sYj )16i,j6n est une base de Mn (K)
(b) Montrer que ΦA,B est diagonalisable.
7. On suppose que ΦA,B est diagonalisable en temps qu’endomorphisme de Mn (R)
(a) Soit λ ∈ SpC (A) et µ ∈ SpC (B), justifier que λ − µ ∈ SpC (ΦA,B )
(b) En déduire que χA et χB sont scindés sur R
(c) Soit M (resp X) un vecteur propre de ΦA,B ( resp B ) associé à une valeur propre α ( resp µ). Calculer
A (M X) en fonction de M X
(d) Montrer que pour X ∈ Mn,1 (R)\{0}, l’application linéaire Mn (R) −→ Mn,1 (R), M 7−→ M X est surjective
(e) En déduire que A est diagonalisable
8. (a) Soit T : E −→ E, M 7−→ t M .
Montrer que T est un automorphisme d’espaces vectoriels de E
(b) Déduire que Φ−t B,−t A et ΦA,B sont semblables.
(c) Conclure que ΦA,B est diagonalisable si, et seulement, si A et B le sont.

Partie II: Étude via les translations


Dans la suite on note les endomorphismes de E suivants:

gA : M 7−→ AM et dB : M 7−→ M B

elamdaoui@[Link] 1/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Produit de Kronecker

9. (a) Vérifier que pour tout P ∈ K[X]: P (gA ) = gP (A) et P (dB ) = dP (B)
(b) En déduire que gA ( resp dB ) est diagonalisable si, et seulement, si A ( resp B ) l’est
10. Soit u et v deux endomorphismes diagonalisables d’un espace vectoriel F de dimension finie tels que u et v
commutent.
(a) Justifier que les sous-espaces propres de u sont stables par v
(b) Montrer que l’endomorphisme induit vλ par v sur chaque sous-espace propre Φλ de u est diagonalisable
(c) En déduire que u et v sont diagonalisables dans une même base
11. Retrouver ainsi le résultat de 6)
12. (a) Soit p ∈ N∗ . Calculer ΦpA,B
(b) Retrouver que si A et B sont nilpotentes alors ΦA,B l’est

Partie III: Rang de la composée des translations


13. Soit F un R-espace vectoriel de dimension n > 1 et u, v ∈ L (F ).
On note Au,v = {uav, a ∈ L (F )}
(a) Vérifier que Au,v est un sous-espace vectoriel de L (F )
(b) Montrer que
b ∈ Au,v ⇐⇒ Ker(v) ⊂ Ker(b) et Im(b) ⊂ Im(u)

(c) Soit G un supplémentaire de Ker(v) dans F . Montrer que les espaces vectoriels Au,v et L(G, Im(u)) sont
isomorphes. En déduire dim (Au,v ) = rg (u) × rg (v)
14. Etude d’une application:
Dans la suite, on considère ϕA,B l’endomorphisme de E défini par ϕA,B = gA dt B ainsi

ϕA,B : M 7−→ AM t B

(a) Vérifier que ϕA,B ◦ ϕC,D = ϕAC,BD


(b) En déduire rg (ϕA,B ) = rg (A) rg (B)
(c) A quelle condition ϕA,B est-il inversible, donner son inverse
(d) A quelle condition ϕA,B est-il nul ?

Partie IV: Produit de Kronecker


On ordonne la base canonique de E par ligne:

B = (E11 , · · · , E1n , E21 , · · · , E2n , · · · , En1 , · · · , Enn )

15. Montrer que Mat (ϕA,B ) = A ⊗ B où


B
 
a11 B ··· a1n B
 .. .. 
A⊗B = . . 
an1 B ··· ann B

16. Vérifier que, si on ordonne la base canonique de E par colonne:

B ′ = (E11 , · · · , En1 , E12 , · · · , En2 , · · · , En1 , · · · , Enn )

On obtient
Mat (ϕA,B ) = B ⊗ A
′B

17. Établir pour A, B, C et D ∈ E:


(A ⊗ B) (C ⊗ D) = (AC) ⊗ (BD)

18. Calculer les déterminants des matrices In ⊗ B, A ⊗ In et A ⊗ B

elamdaoui@[Link] 2/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Produit de Kronecker

19. Montrer que si A et B sont diagonalisables alors A ⊗ B l’est aussi.


20. Diagonaliser la matrice:
−1 0 −1 0
 
 1 2 1 2
M = 
−1 0 −1 0
1 2 1 2
n
Y
21. Montrer que si A et B sont trigonalisables alors A ⊗ B est trigonalisable et si on pose χA = (X − λi ) et
i=1
n
Y
χB = (X − µi ), calculer χA⊗B en fonction des λi et µj
i=1

22. Vérifier que Mat (ΦA,B ) = A ⊗ In − In ⊗ t B


B
23. Déduire la trace de ΦA,B

elamdaoui@[Link] 3/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Produit de Kronecker

Partie I: Diagonalisation de fA,B


1. Supposons que B est diagonalisable, alors il existe une matrice D diagonale et P ∈ GLn (R) telles que B =
T T −1
P DP −1 . Par transposition B T = P −1 DT P T et on termine par les égalités DT = D et P −1 = P T ,
T
du coup B est diagonalisable.
T
Inversement si B T est diagonalisable, alors B = B T est diagonalisable
2. Soit M, N ∈ Mn (K) et α ∈ K, on a:

fA,B (αM + N ) = A (αM + N ) − (αM + N ) B


= αAM + AN − αM B − N B
= α (AM − M B) + AN − N B
= αfA,B (M ) + fA,B (N )

Donc fA,B est linéaire


3. (a) Soit X est un vecteur propre de A assoncié à α et Y un vecteur propre de B T associé à β, alors

fA,B XY T AXY T − XY T B

=
T
= (AX)Y T − X B T Y
= αXY T − βXY T = (α − β) XY T
   
x1 y1
 ..   .. 
Par définition X =  .  6= 0 et Y =  .  6= 0, alors il existe i0 , j0 ∈ [[1, n]] tels que xi0 6= 0 et yj0 6= 0.
xn yn
Ainsi la matrice XY T = (xi yj )16i,j6n est non nulle car son coefficient de position (i0 , j0 ) est xi0 yj0 6= 0
(b) Soit λ ∈ Sp (A) et µ ∈ Sp (B) = Sp B T , alors il existe un vecteur propre X de A associé à λ et un vecteur


propre Y de B T associé à µ. D’après la question précédente XY T est un vecteur propre de f associé à


λ − µ. Ainsi λ − µ ∈ Sp (fA,B ), puis l’inclusion {λ − µ, (λ, µ) ∈ Sp (A) × Sp (B)} ⊂ Sp (fA,B )
4. (a) Raisonnons par récurrence sur k ∈ N.
— Le résultat est évidemnt vrai pour k = 0 ;
Noter bien que M 0 = (αIn + B)0 = In
— Soit k ∈ N. Supposons Ak M = M (αIn + B)k et montrons que Ak+1 M = M (αIn + B)k+1 . On a d’abord
fA,B (M ) = αM , donc AM − M B = αM et on trouve AM = M (αIn + B). Donc Ak+1 M = AAk M =
AM (αIn + B)k = M (αIn + B)k+1 .
d
X d
X
(b) Soit un polynôme P , à coefficients dans K, on écrit P (X) = ak X k , et donc P (A)M = a k Ak M =
k=0 k=0
d
X d
X
ak M (αIn + B)k = M ak (αIn + B)k = M P (αIn + B).
k=0 k=0
(c) i. D’aprés le théorème de Cayley-Hamilton, χA (A) = 0 donc M χA (αIn +B) = 0 notons S = XA (αIn +B)).
Si S était inversible, alors M S = 0 =⇒ M SS −1 = M = 0 ce qui est impossible puisque M est un
vecteur propre, donc la matrice χA (αIn + B) n’est pas inversible .
m
Y
ii. Un produit de matrices χA (αIn + B) = ((α − λ)In + B) λ n’est pas inversible alors l’une
λ∈Sp(A)
au moins des matrices intervenant dans ce produit n’est pas inversible, donc ∃a ∈ SpK (A) tel que
(α − a)In + B n’est pas inversible
5. Posons b = a − α ∈ Sp (B). Ainsi on a pu écrire α = a − b pour un certain couple (a, b) ∈ Sp (A) × Sp (B), donc
l’inclusion Sp (fA,B ) ⊂ {λ − µ, (λ, µ) ∈ Sp (A) × Sp (B)}
6. Applications:
(a) ⇒) Supposons que fA,B est nilpotent , alors Sp (fA,B ) = {0}, donc il existe λ ∈ C tel que Sp (A) =
Sp (B) = {λ}, donc Sp (A − λIn ) = Sp (B − λIn ) = {0} et les deux matrices sont nilpotentes

elamdaoui@[Link] 4/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Produit de Kronecker

⇐) S’il existe λ ∈ C tel que les deux matrices Sp (A − λIn ) = Sp (B − λIn ) = {0} sont nilpotentes, alors
Sp (A) = Sp (B) = {λ} et par suite Sp (fA,B ) = {0}, ainsi fA,B est nilpotent
(b) ⇒) S’il existe λ ∈ K tel que A = B = λIn , alors fA,B = 0
⇐) Supposons que fA,B = 0, alors pour toute matrice M ∈ Mn (K), on a AM = M B. Écrivons A =
X X
ai,j Ei,j et B = bi,j Ei,j dans la base canonique de Mn (K), pour i, j ∈ [[1, n]], on a
16i,j6n 16i,j6n

X n
X
AEi,j = ak,ℓ Ek,ℓ Ei,j = ak,i Ek,j
16k,ℓ6n k=1

et
X n
X
Ei,j B = bk,ℓ Ei,j Ek,ℓ = bj,ℓ Ei,ℓ
16k,ℓ6n ℓ=1

L’égalité AEi,j = Ei,j B montre que ai,i = bj,j et pour k 6= i et ℓ 6= j, on a ak,i = bj,ℓ = 0, ceci est vrai
pour out i, j ∈ [[1, n]], alors en posant λ = a1,1 = b1,1 , on a bien A = B = λIn
Xp
7. Supposons que Yi t Zi = 0, on multiplie cette égalité à droite par un Z j où 1 6 j 6 p fixe, mais quelconque
i=1
p
X
d’où ai Yi = 0 où ai = t Zi Zj, or (Y1 , . . . , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) donc les ai sont tous nuls en
i=1
2
particulier aj = t Zj Z j = k Zk k2 = 0 et donc ∀j ∈ [[1, p]] , Zj = 0.
La réciproque est bien évidente.
n
2
X X
8. (a) Soit (αi,j )i,j∈[[1,n]] ∈ Kn tels que αi,j Xi t Yj = 0 et pour i ∈ [[1, n]] posons Zi = αi,j Yj . On a alors
16i,j6n j=1
p
X
Xi t Zi = 0 et la famille (X1 , . . . , Xn ) est une base de Mn,1 (K) donc les Zi sont tous nuls. La famille
i=1
(Y1 , · · · , Yn ) est une base de Mn,1 (K) donc les αi,j sont tous nuls. La famille Xi t Yj 16i,j6n est libre de


cardinal n2 qui est la dimension de Mn (K), donc c’est bien une base de Mn (K)
(b) La base (Xi t Yj )16i,j6n est formée par des vecteurs propres de fA,B , donc fA,B est diagonalisable
9. (a) Soit λ ∈ SpC (A) et µ ∈ SpC (B), alors λ ∈ SpC (A), car la matrice A est réelle, donc λ − µ ∈ Sp (fA,B )
(b) Soit λ ∈ SpC (A) et µ ∈ SpC (B). Les valeurs propres de fA,B sont réelles, en particulier λ − µ et λ − µ sont
réelles et par différence 2iIm(λ) = λ − λ ∈ R. Ainsi λ est réel et SpC (A) ⊂ R, donc χA est scindé. De même
χB est aussi scindé
(c) Par hypothèse fA,B (M ) = αM et BX = µX, donc

A(M X) = fA,B (M )X + M BX
= αM X + µM X
= (α + µ) M X

(d) Soit X ∈ Mn,1 (C) \ {0}, l’application E −→ Mn,1 (R), M 7−→ M X est clairement linéaire. Soit Y ∈
 
x1
 .. 
Mn,1 (R), comme X =  .  est non nulle , alors il existe i0 ∈ [[1, n]] tel que xi0 6= 0. Soit M la matrice
xn
1
dont la i0 -ème colonne vaut Y et dont toutes les autres colonnes sont nulles , on a bien M X = Y
x i0
(e) Soit X un vecteur propre de B et (M1 , · · · , Mn2 ) une base de diagonalisation de fA,B et posons Yi = Mi X
pour tout i ∈ 1, n2 . D’après la surjection précédente (Y1 , · · · , Yn2 ) est une famille génératrice de Mn,1 (R)
 

dont on peut extraire une base β. D’après la question 9c une telle base est constituée de vecteurs propres
de A. Donc A est diagonalisable
10. (a) T : E −→ E, M 7−→ M T est linéaire vérifiant T 2 = idE , donc T est un automorphisme de E

elamdaoui@[Link] 5/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Produit de Kronecker

(b) Soit M ∈ E, on a:
T ◦ fA,B ◦ T −1 (M ) = T ◦ fA,B (t M )
= T (At M − t M B)
= M t A − t BM
= f−t B,−t A (M )
Donc f−B T ,−AT et fA,B sont semblables
(c) ⇐) D’après la question 8
⇒) A est diagonalisable, d’après la question 9.
Les deux applications f−B T ,−AT et fA,B sont semblables donc f−B T ,−AT est diagonalisable, et toujours
d’après la question 9, t B est diagonalisable, donc B l’est aussi
Partie II: Étude via les translations
11. Dans la suite on note les endomorphismes de E suivants:
gA : M 7−→ AM et dB : M 7−→ M B
(a) On vérifie par récurrence simple sur k ∈ N que gA
k
= gAk et dkB = dB k , puis par linéarité pour tout P ∈ K[X]:
P (gA ) = gP (A) et P (dB ) = dP (B)
(b) D’après la question précédente un polynôme est annulateur de A si, et seulement, s’il est annulateur de gA .
gA est diagonalisable si, et seulement, s’il existe un polynôme P scindé à racines simples annulateur de gA
si, et seulement, s’il existe un polynôme P scindé à racines simples annulateur de A si, et seulement, si A
est diagonalisable.
De même pour B
12. (a) u et v commutent, alors les sous-espaces propres de l’un sont stables par l’autre
(b) L’endomorphisme induit d’un endomorphisme diagonalisable est diagonalisable
(c) Posons Sp (u) = {λ1 , · · · , λp }, mi l’ordre de multiplicité de λi , Fi = Ker (u − λi IdF ), Bi base de Fi et
p p
B = ∪ Bi base adaptée à la décomposition F = ⊕ Fi . Alors
i=1 i=1
 
λ1 I m 1 (0)
 
 λ2 I m 2 
MatB (u) = 
 
.. 

 . 

(0) λp I m p

Or pour tout i ∈ [[1, p]], l’endomorphisme vλi est diagonalisable, donc il existe une base Ci de Fi pour
p
laquelle Di = MatCi (vλi ) est diagonale. Soit finalement C = ∪ Ci , alors MatC (u) = MatB (u) et
i=1
 
D1 (0)
 
 D2 
MatC (v) = 
 
.. 

 . 

(0) Dp
ce qui montre que C est une base de diagonalisation de u et v.
13. Si A et B sont diagonalisables, alors gA et dB le sont aussi, avec gA et dB commutent, il vient qu’ils sont
simultanément diagonalisables, donc fA,B = gA − dB est diagonalisable
14. (a) Pour p > 1, les deux endomorphismes gA et dB commutent, donc, d’après la formule de binôme de Newton
p p
fA,B = (gA − dB )
p
X
k p−k
= (−1)p−k Cpk gA dB
k=0
Xp
= (−1)p−k Cpk gAk dB p−k
k=0

elamdaoui@[Link] 6/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Produit de Kronecker

p
X
2n
(b) Si A et B sont nilpotentes alors An = B n = 0 et, par suite, fA,B = (−1)p−k Cpk gAk dB 2n−k . Or pour tout
k=0
k ∈ [[0, 2n]], l’un des entiers k et 2n − k est supérieur ou égal à n, donc tous les termes figurant dans le
second membre de l’égalité précédente sont nuls

Partie III: Rang de la composée des translations


15. (a) Au,v est une partie non vide de L (F ) , stable par combinaison
(b) Soit b ∈ Au,v , alors il existe a ∈ L (F ) tel que b = uav et, par suite,

Kerv ⊂ Kerb et Imb ⊂ Imu

Xr Xr Xr
(c) Soit x ∈ F , on décompose v(x) = λi ei d’où a(v(x)) = λi ui et u (a(v(x))) = λi u(ui ) =
! i=1 i=1 i=1
Xr r
X Xr Xr
λi b(vi ) = b λi vi = b(y) avec y = λi vi . Par ailleurs, v(y) = λi ei = v(x), donc x − y ∈
i=1 i=1 i=1 i=1
Ker(v) ⊂ Ker(b), soit b(x) = b(y) = (uav) (x)
Au,v −→ L(G, Im(u))

(d) Considérons l’application Φ : . Φ est clairement linéaire et si b ∈ Ker(Φ) alors
b 7−→ b|G
Ker(b) contient G et Ker(v), d’où b = 0 puisque G ⊕ Ker(v) = F . Ainsi Φ est injective. De plus, si
ψ ∈ L(G, Im(u)), soit b l’application linéaire sur F définie par b|G = ψ et b|Ker(v) = 0L(Ker(v),Im(u) . On a
Ker(v) ⊂ Ker(b), Im(b) ⊂ Im(u) et b|G = ψ par construction, d’où b ∈ Au,v et Φ(b) = ψ, ce qui prouve que
Φ est surjective et finalement c’est un isomorphisme. On en déduit que dim (Au,v ) = rg (u) × rg (v)
16. Etude d’une application:

(a) Calcul
(b) Question précédente
(c) ϕA,B est inversible si, et seulement, si rg(ϕA,B ) = n2 si, et seulement, si rg(A) = rg(B) = n si, et seulement,
si A et B sont inversibles. Auquel cas
ϕA,B −1 = ϕA−1 ,B −1

(d) ϕA,B = 0 si, et seulement, si rg(A)rg(B) = 0, soit si et seulement si A = 0 ou B = 0

Partie IV: Produit de Kronecker


2
17. Soit i, j ∈ [[1, n]] , alors Ei,j représente le n.i + j-ème vecteur de la base B. En écrivant A = (ai,j )16i,j6n et
b = (bi,j )16i,j6n , alors
X
ϕA,B (Ei,j ) = ak,ℓ bq,p Ek,ℓ Ei,j Ep,q
16k,ℓ,p,q6n
X
= ak,i bq,j Ek,q
16k,q6n

elamdaoui@[Link] 7/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Produit de Kronecker

Donc la ni + j-ème colonne de Mat (ϕA,B ) vaut


B
 
a1i b1j  
 . 
 ..  
  a1i Bj 
a b   
 1i nj   


 a2i b1j  
  
 .    
 .  a B 
 .   2i j  
 
 a2i bnj   
 .  =  .. 
  


 ..   .  
.. 
 
 .  
 ..   . 

.. 
 
 .  
 .   . 

 .  
   
 ani b1j   
  
 ..  ani Bj 
 
 . 
ani bnj

Le second membre vaut la ni + j-ème colonne de A ⊗ B, donc les deux matrices Mat (ϕA,B ) et A ⊗ B coincident,
B
puisque elles sont de même type et elles ont les mêmes colonnes
18. De même que la question précédente
19. La relation (A ⊗ B) (C ⊗ D) = (AC) ⊗ (BD) résulte de la relation ϕA,B ◦ ϕC,D = ϕAC,BD
n
20. — In ⊗ B est diagonale par blocs avec n blocs diagonaux égaux à B, donc det (In ⊗ B) = det (B)
n
— A ⊗ In et In ⊗ A sont semblables dont ont même déterminant. D’où det (A ⊗ In ) = det (In ⊗ A) = det (A)
n n
— Enfin, A ⊗ B = (A ⊗ In ) . (In ⊗ B) d’où det(A ⊗ B) = det (A) det (B)
21. Si A = diag (a1 , · · · , an ) et B = diag (b1 , · · · , bn ) alors A ⊗ B = diag (a1 b1 , · · · , a1 bn , · · · , an b1 , · · · , an bn ).
Si A = P A1 P −1 et B = QB1 Q−1 avec A1 et B1 sont diagonales, alors

A⊗B = (P A1 P −1 ) ⊗ (QB1 Q−1 )


(P ⊗ Q)(A1 ⊗ B1 ) P −1 ⊗ Q−1

=
−1
= (P ⊗ Q)(A1 ⊗ B1 )(P ⊗ Q)
   
1 1 −1 0
22. On a bien M = A ⊗ B avec A = et B = .
1 1 1 2
   
0 0 1 1
La matrice A est réelle symétrique, donc elle est diagonalisable et P1 −1 AP1 = avec P1 = .
0 2 −1 1
La matrice B est diagonalisable, car χB = X 2 − X − 2 = (X − 2)(X + 1) est scindé à racines simples, et
   
−1 −1 0 1 0
P2 BP2 = avec P2 = . Donc M est diagonalisable et P −1 M P = diag (0, 0, −2, 4) avec
0 2 −1 1
1 0 1 0
 
−1 1 −1 1
P = P1 ⊗ P2 = −1 0

1 0
1 −1 −1 1
23. Si A et B sont triangulaires supérieures alors A ⊗ B est triangulaire supérieure par blocs et les blocs diagonaux
sont les multiples de B donc sont aussi triangulaires supérieurs.
Si A = P A1 P −1 et B = QB1 Q−1 avec A1 et B1 sont triangulaires supérieures, alors A ⊗ B = (P ⊗ Q)(A1 ⊗
−1
B1 )(P ⊗ Q) , donc A ⊗ B est trigonalisable
Y dont la diagonale vaut (a1 b1 , · · · , a1 bn , · · · , an b1 , · · · , an bn ).
Donc χA⊗B (X) = χA1 ⊗B1 (X) = (X − λi µj )
(i,j)∈[[1,n]]2

elamdaoui@[Link] 8/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Produit de Kronecker

24. Soit M ∈ E, on a

fA,B (M ) = AM − M B
t t 
= AM In − In M B
= ϕA,In (M ) − ϕIn ,t B (M )

= ϕA,In − ϕIn ,t B (M )

Donc fA,B = ϕA,In − ϕIn ,t B , en conséquence les deux endomorphismes ont même matrice dans la base B, alors
Mat (fA,B ) = A ⊗ In − In ⊗ B T
B
25. Tr (fA,B ) = n(Tr (A) − Tr (B))

elamdaoui@[Link] 9/9 [Link]


N ORMES ET SUITES
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

N ORMES B OULES , SPHÈRES ET BORNITUDE S UITES EXTRAITES


Norme Boules et sphères Suites extraites
On appelle norme toute application k.k : E −→ R+ telle que : ∀x, y ∈ E et (E, k.k) un espace normé, a ∈ E et r ∈ R∗+ . On dit que (vn ) est une suite extraite de (un ) s’il existe une application stricte-
α∈K ment croissante ϕ : N → N telle que ∀n ∈ N, vn = uϕ(n) .
• Boule ouverte: B(a, r) = {x ∈ E | kx − ak < r}
• Séparation: k x k = 0 =⇒ x = 0E • Boule fermée: Bf (a, r) = {x ∈ E | kx − ak 6 r} Propriété
• sphère: S(a, r) = {x ∈ E | kx − ak = r} • Les suites extraites d’une suite convergente sont convergentes vers la
• Homogénéité: k α · x k = |α| · k x k même limite
Si a = O et r = 1, on parle des boules et sphère unités. • La suite (un ) converge si, et seulement si, les suites (u2n ) et (u2n+1 )
• Inégalité triangulaire : k x + y k 6 k x k + k y k
Boules et convexité convergent vers la même limite
Auquel cas E est dit un espace vectoriel normé.
Les boules de E sont convexes de E. Valeur d’adhérence
Si de plus E est une K-algèbre,
Partie bornée Soit (un )n ∈ E N et α ∈ E. On dit que α est valeur d’adhérence de la suite
• la norme est dite sous-multiplicative si: ∀x, y ∈ E, kxyk 6 kxkkyk. (un )n si elle est limite d’une suite extraite de (un )n .
• la norme est dite d’algèbre si elle est sous-multiplicative et k 1E k = 1 Une partie A non vide de E est dite bornée si ∃k ∈ R+ tel que
Propriété
Seconde inégalité triangulaire ∀x ∈ A, kxk 6 k
• Toute suite convergente admet une et une seule valeur d’adhérence.
∀x, y ∈ E, |kxk − kyk| 6 kx − yk Autrement-dit A ⊂ Bf (O, k) • Toute suite ayant au moins deux valeurs d’adhérence est divergente.
• Toute suite n’ayant pas de valeur d’adhérence est divergente.
Distance Fonction bornée
Soit k.k une norme sur E Théorème de Bolzano-Weierstrass
Une fonction f : X −→ E où X est un ensemble quelconque non vide est dite Si E est un K-espace vectoriel de dimension finie, toute suite bornée
• On appelle distance associée à la norme k.k sur E l’application: bornée si la partie f (X) = {f (x) | x ∈ X} est bornée. Ou encore ∃k ∈ R+ tel d’éléments de E admet au moins une valeur d’adhérence.
que ∀x ∈ X, kf (x)kE 6 k.
d : E × E −→ R+ , (x, y) 7−→ kx − yk
Suite bornée E SPACES DE B ANACH
• Soit x ∈ E et A une partie non vide de E. On appelle distance de x à A Une suite (un )n∈N d’éléments de E est bornée si
le nombre Suites de Cauchy
d(x, A) = inf {d(x, y) , y ∈ A} ∃M > 0, ∀n ∈ N, kun k 6 M
Une suite (un )n∈N ∈ E N est dite de Cauchy si :
Et on a ∀x, y ∈ E, |d(x, A) − d(y, A)| 6 d(x, y)
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > m > n0 ⇒ kun − um k 6 ε
S UITES CONVERGENTES
Normes équivalentes Propriété caractéristique
(E, k.k) désigne un espace normé.
Soit N1 et N2 deux normes sur E. On dit que N1 est équivalente à N2 si : Une suite (un )n∈N ∈ E N est de Cauchy si et seulement s’il existe une suite
Suite convergente (εn )n∈N de réels positifs telle que
∃α, β ∈ R⋆+ tels que q ∀x ∈ E, αN2 (x) 6 N1 (x) 6 βN2 (x) On dit qu’une suite (un )n∈N d’éléments de E tend vers ℓ ∈ E si (
On note N1 ∼ N2 . Une telle relation ∼ est d’équivalence ∀n, p ∈ N, k un+p − un k 6 εn
kun − ℓk −−−−−→ 0, c’est-à-dire ∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, n > n0 =⇒ kun − ℓk 6 ε εn −−−−−→ 0
n→+∞
n→+∞
Propriété fondamentale
Soit N1 et N2 deux normes sur E. Alors les assertions suivantes sont équiva- ℓ est unique, appelé la limite de la suite (un )n∈N , et on note ℓ = lim un ou Propriété
lentes un −−−−−→ ℓ.
n→+∞ • Toute suite convergente est une suite de Cauchy.
1. N1 ∼ N2 Une suite non convergente est dite divergente. • Toute suite de Cauchy est bornée.
• Toute suite de Cauchy qui admet une valeur d’adhérence est conver-
Domination
   
N1 (x) N2 (x) gente.
2. /x ∈ E \ {0} et /x ∈ E \ {0} sont majorés. Soit (un ) une suite de E et ℓ ∈ E. Alors la suite (un ) converge vers ℓ si, et
N2 (x) N1 (x) • Une suite de Cauchy possède au plus une valeur d’adhérence.
seulement, s’il existe une suite réelle et positive (αn )n convergeant vers 0 et
3. Toute suite d’éléments de E convergente pour une norme converge pour telle que Espace de Banach
l’autre vers la même limite. ∀n ∈ N; kun − ℓk 6 αn On appelle espace de Banach ( complet ) tout espace vectoriel normé dans
Méthode pratique Convergence et bornitude lequel toute suite de Cauchy est convergente.
Pour montrer que les deux normes N1 et N2 ne sont pas équivalentes, on Toute suite convergente est bornée
cherche une suite (xn ) d’éléments de E \ {0} telle que Propriété
Opérations algébriques Tout espace vectoriel normé de dimension finie est un espace de Banach
N2 (xn ) N2 (xn ) • Si un −−−−−→ ℓ ∈ E, alors kun k −−−−−→ kℓk;
lim = +∞ ou lim =0 n→+∞ n→+∞
n→+∞ N1 (xn ) n→+∞ N1 (xn )
• Si αn ∈ K −−−−−→ α et un −−−−−→ ℓ ∈ E alors αn .un −−−−−→ α.ℓ;
n→+∞ n→+∞ n→+∞
Théorème de Riesz 1 1
Dans un espace vectoriel normé de dimension finie, toutes les normes sont Si de plus α ∈ K , alors

.un −−−−−→ .ℓ;
équivalentes.
αn n→+∞ α
C ONTACT I NFORMATION
• Si un −−−−−→ ℓ et vn −−−−−→ ℓ′ alors λun + µvn −−−−−→ λℓ + µℓ′ ;
n→+∞ n→+∞ n→+∞
Web [Link]
• Si de plus, E est une algèbre normée, un vn −−−−−→ ℓℓ′ .
n→+∞ Email elamdaoui@[Link]
TOPOLOGIE , LIMITES ET CONTINUITÉ
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

O UVERTS A DHÉRENCE D ’ UN PARTIE C ONTINUITÉ


Définition Définition Continuité
Soit O ⊂ E . On dit que O est un ouvert de E si Soit A une partie de E et a ∈ E. Soit f : A ⊂ E −→ F et a ∈ A.

∀x ∈ O, ∃ε > 0, B(a, ε) ⊂ O • On dit a est dit adhérent à A si :∀r > 0, B(a, r) ∩ A 6= ∅. • On dit que f est continue en a si x→a
lim f (x) = f (a)
• On note A l’ensemble des points adhérents à A. x∈A

Propriété • On dit que f est continue sur A si elle est continue en tout point de A.
• On dit que A est dense dans E si A = E.
1. ∅ et E sont des ouverts de E.
C (A, F ) désigne l’ensemble des fonctions continues de A à valeurs dans F
2. Union quelconque d’ouverts est un ouvert. Caractérisation séquentielle
3. Intersection finie d’ouverts est un ouvert. • a ∈ A ⇐⇒ ∃(an )n ∈ AN , tq an −−−−−→ a. Caractérisation séquentielle
n→+∞
Soit f : A ⊂ E −→ F et a ∈ A.
Propriété • A = E ⇐⇒ ∃(an )n ∈ A , tq an −−−−−→ a
N
n→+∞ f est continue en a si, et seulement si, ∀(xn ) ∈ AN ,
Une boule ouverte est un ouvert.
Propriété xn −−−−−→ a ⇒ f (xn ) −−−−−→ f (a)
Ouverts relatifs à une partie Soit A et B deux parties de E. n→+∞ n→+∞

On appelle ouvert dans A ou relativement à A tout ensemble de la forme A∩O Opérations algébriques
˚

où O est un ouvert de E. 1. ∁A = ∁A ∁Å = ∁A, donc A est un fermé ; • C (A, F ) est un K-espace vectoriel
2. A ⊂ A et A ⊂ B ⇒ A ⊂ B ; • Si F est une algèbre normée, alors C (A, F ) est une K-algèbre
• Si α : A ⊂ E −→ K et f : A ⊂ E −→ F sont continues alors α.f est
I NTÉRIEURS 3. A est un fermé et A = A
continue.
4. A fermé ⇔ A = A;
1
Définition 5. A est le plus petit fermé contenant A . • Si α : A ⊂ E −→ K est continue et elle ne s’annule pas, alors :A⊂
α
Soit A une partie de E et a ∈ E. E −→ K est continue
On dit que a est intérieur à A si: ∃r > 0, tel que B(a, r) ⊂ A
Frontière
Soit A une partie de E. La frontière de A est l’ensemble: Composition
On note Å l’ensemble des points intérieurs à A. La composée de deux fonctions continues est continue
Propriété Fr (A) = A \ Å = A ∩ ∁Å
Propriété
Soit A, B deux parties de E. Soit f : A ⊂ E −→ F
1. Å ⊂ A et A ⊂ B =⇒ Å ⊂ B̊; L IMITE D ’ UNE FONCTION EN UN POINT • Si F est un espace produit alors f est continue si, et seulement si, ses
˚ fonctions composantes le sont.
2. Å est ouvert et Å = Å; (E, k . kE ), (F, k . kF ) et (G, k . kG ) sont des K-espaces vectoriels normés • Si F est de dimension finie alors f est continue si, et seulement si, ses
3. A ouvert ⇔ A = Å.
limite d’une fonction en un point fonctions coordonnées dans une base de F le sont.
4. Å est le plus grand ouvert contenu dans A .
Soit f : A ⊂ E −→ F une application, a ∈ A et ℓ ∈ F . Continuité et densité
Propriété On dit que f admet pour limite ℓ en a selon A, lorsque ∀ε > 0, ∃α > 0 tel que Soit f, g : E −→ F deux fonctions continues. Si A est dense dans E et f et g
˚ {
z }| kx − akE < α et x ∈ A, alors kf (x) − ℓkF < ε. On note x→a
lim f (x) = ℓ coïncident sur A, alors f et g sont égales.
Soit a ∈ E et r > 0, alors Bf (a, r) = B(a, r) x∈A
Continuité et topologie
Caractérisation séquentielle Soit f : A ⊂ E −→ F . Les trois affirmations suivantes sont équivalentes :
F ERMÉS lim
x→a
x∈A
f (x) = ℓ si, et seulement si, toute suite (x n ) n∈N ∈ A N
qui converge vers a, 1. f est continue sur A;
la suite (f (xn ))n converge vers ℓ 2. l’image réciproque de tout ouvert de F est ouvert de A;
Définition 3. l’image réciproque de tout fermé de F est fermé de A.
On appelle fermé tout ensemble F dont le complémentaire ∁F Opérations sur les limites
E est ouvert.
Soient f, g ∈ F A , α ∈ KE et a adhérent à A telles que: Continuité uniforme
Propriété f −−−→
x→a
ℓ, g −−−→
x→a
ℓ ′
et α −−−→ λ. Alors
x→a
On dit que f : A ⊂ E −→ F est uniformément continue si
1. ∅ et E sont des fermés. x∈A x∈A x∈A
∀ε > 0, ∃η > 0, ∀x, y ∈ A, k x − y k < η ⇒ k f (x) − f (y) k < ε
2. Intersection quelconque de fermés est fermé 1. f + g −−−→ ℓ + ℓ′
x→a Caractérisation séquentielle
2. Si F est une algèbre normée f.g −−−→ ℓ.ℓ′ f : A ⊂ E −→ F est uniformément continue sur A ssi ∀(xn ), (yn ) ∈ AN
3. Union finie de fermés est un fermé. x→a
3. αf −−−→ λ.ℓ xn − yn −−−−−→ 0 ⇒ f (xn ) − f (yn ) −−−−−→ 0
Propriété x→a n→+∞ n→+∞
1 1
Une boule fermée est un fermé. 4. Si λ =
6 0, alors ∃W ∈ VA (a) sur lequel α ne s’annule pas et −−−→ ∈
α x∈A λ
x→a

Caractérisation sequentielle K∗
Une partie F d’un espace vectoriel normé E est fermée , si et seulement, si Composition
toute suite (un )n∈N d’éléments de F qui converge dans E admet une limite Soient f : A ⊂ E −→ F et g : B ⊂ F −→ G telles que f (A) ⊂ B et a adhérent
qui appartient à F. à A. Si f −−−→ b et g −−−→ ℓ, alors g ◦ f −−−→ ℓ
x→a x→b x→a
C ONTACT I NFORMATION
Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
A PPLICATIONS MULTILINÉAIRES , COMPACITÉ ET CONNEXITÉ PAR ARCS
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

A PPLICATIONS LINÉAIRES C OMPACITÉ C ONNEXITÉ PAR ARCS


(E, k . kE ) et (F, k . kF ) des K-evns (E, k . kE ) et (F, k . kF ) des K-evns
Connexité par arcs
Théorème fondamental Partie compacte On appelle chemin de a à b dans A toute application continue γ : [0, 1] → A
Soit u ∈ L(E, F ). Les affirmations suivantes sont équivalentes : Une partie A de E est dite compacte dans E si toute suite d’éléments de A telle que γ(0) = a et γ(1) = b.
1. u est continue; admet une valeur d’adhérence dans A On dit que A est connexe par arcs si pour tous x, y ∈ A il existe un chemin de
x à y dans A.
2. u est continue en 0E ;
Compacité, fermeture et bornitude
Tout compact est nécessairement fermé et borné. Convexité et connexité par arcs
3. ∃k ∈ R∗+ tel que ∀x ∈ E, ku(x)kF 6 kkxkE ; Si A convexe alors A est connexe par arcs.
n o Fermé dans un compact
4. l’ensemble ku(x)k Tout fermé d’un compact est compact E.
kxk | x ∈ E \ {0} est majoré; Partie étoilée
Produit cartésien des compacts A une partie d’un espace vectoriel normé E est dite étoilée si ∃a ∈ A tel que
5. u est lipschitzienne; ∀b ∈ A, [a, b] ⊂ A.
Le produit cartésien de compacts est compact
6. u est bornée sur la boule Bf (0, 1) Propriété
Propriété Toute partie étoilée est connexe par arcs
7. u est bornée sur la sphère S(0, 1) Les compacts d’un espace vectoriel normé de dimension finie sont ses fermés
Propriété fondamentale en dimension finie bornés. Connexité par arcs et continuité
Si E est de dimension finie, alors toute u ∈ L (E, F ) est continue Propriété Soit f : A ⊂ E → F continue. Si A est connexe par arcs alors f (A) est connexe
Soit f ∈ C(E, F ) et A un compact de E, alors par arcs.
Propriété
Soit N1 et N2 deux normes de E un espace vectoriel normé. Les affirmations • f (A) est un compact de F . Les connexes par arcs de R
suivantes sont équivalentes : • f (A) est borné et il existe a, b ∈ A tels que Les connexes par arcs de R sont les intervalles.

1. N1 et N2 sont équivalentes ; kf (a)k = inf kf (x)k et kf (b)k = sup kf (x)k Théorème des valeurs intermédiaires
 x∈A x∈A Soient A connexe par arcs, f ∈ C(A, R) et (a, b) ∈ A2 . Alors pour tout m entre
(E, N1 ) −→ (E, N2 ) f (a) et f (b) il existe c ∈ A tel que f (c) = m.
2. IdE : . est bicontinue ; On dit que f atteint ses bornes de sa norme.
x 7−→ x
• F = R, alors f est bornée sur A et elle atteint ses bornes: il existe a, b ∈ A Propriété
3. les ouverts de E pour la norme N1 sont les ouverts de E pour la norme tels que: Soit A une partie d’espace vectoriel normé E. La relation R définie sur A par:
N2 . f (a) = inf f (x) et f (b) = sup f (x) pour tout (x, y) ∈ A2
x∈A x∈A
(
γ(0) = x
A PPLICATIONS MULTILINÉAIRS Définition xRy ⇐⇒ ∃γ ∈ C ([0, 1], A) ,
γ(1) = y
On dit que l’application f : A ⊂ E −→ F est uniformément continue si:
Propriété est une relation d’équivalence.
Si u : E × F → G est bilinéaire. u est continue si et seulement si ∀ε > 0, ∃η > 0 : ∀x, y ∈ A, k x − y k < η =⇒ k f (x) − f (y) k < ε
La classe de a pour cette relation est appelée la composante connexe par arcs
∃k ∈ R, ∀x ∈ E, ∀y ∈ F, kB(x, y)k 6 kkxkkyk Propriété de a dans A est connexe par arcs et notée C(a).
Toute application lipschitzienne f : A ⊂ E −→ F est uniformément continue.
Groupe orthogonal
Lorsque E et F sont de dimensions finies, alors toute application bil-
Caractérisation séquentielle de la continuité uniforme Pour n ∈ N, avec n > 2. On note On (R) le groupe orthogonal
inéaire sur E × F est continue
f : A ⊂ E −→ F est uniformément continue sur A ssi
On (R) = A ∈ Mn (R) , t AA = In

Propriété
Soient E1 , . . . , En , F des K-espaces vectoriels normés. Si E1 , . . . , En sont de ∀(xn ), (yn ) ∈ AN , xn − yn −−−−−→ 0 ⇒ f (xn ) − f (yn ) −−−−−→ 0
dimensions finies alors toute application multilinéaire M : E1 ×· · ·×En −→ F
n→+∞ n→+∞
• On (R) est compact et non connexe par arcs
est continue. Au quel cas ∃k ∈ R∗+ tel que ,∀(x1 , . . . , xn ) ∈ E1 × · · · × En : Méthode pratique • Les composantes connexes par arcs de On (R) sont On+ (R) et On− (R). Où
Pour montrer que f n’est pas uniformément continue sur A on cherche deux
kM (x1 , . . . , xn )k 6 kkx1 k · · · kxn k suites (xn ), (yn ) ∈ AN tels que xn − yn −−−−−→ 0 et f (xn ) − f (yn ) 6−→ 0. On+ (R) = On (R) ∩ det−1 ({1})
n→+∞ n→+∞
Inégalité de Hadamard et
−1
Soit M une matrice carrée dont les vecteurs colonnes sont C1 , · · · , Cn . On note Propriété On− (R) = On (R) ∩ det ({−1})
kCi k2 la norme euclidienne de Ci . On a l’inégalité suivante : Toute application uniformément continue est évidemment continue

det(M ) 6 kC1 k2 · · · kCn k2 Théorème de Heine


Toute fonction continue sur un compact est uniformément continue.

C ONTACT I NFORMATION
Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Fonctions continues et lipschitziennes. Densité

Partie I: Normes sur un espace de fonctions continues


On pose I = [0, 1] et C0 le R-espace vectoriel C ([0, 1] , R) muni de normes de convergence uniforme.
Soit u ∈ C0 on pose A = u−1 ({0}). Pour tout f ∈ C0 , on pose Nu (f ) = sup |f (t)u(t)|
t∈[0,1]

1. Montrer que Nu est une norme sur C0 si, et seulement, si Å = ∅.


Dans la suite de cette partie, on suppose que A est d’intérieur vide et que A ⊂ ]0, 1[
2. L’application identique: (C0 , k.k∞ ) −→ (C0 , Nu ), f 7−→ f est-elle continue ?
3. Si A = ∅, montrer que les normes Nu et k.k∞ sont équivalentes sur C0 .
1
4. On suppose que A 6= ∅ et soit t0 ∈ A. On pose n0 la partie entière de . Pour chaque n > n0 , on définit
     1 − t0  
1 1 1 1
la fonction fn : nulle sur 0, t0 − et sur t0 + , 1 , affine sur t0 − , t0 et sur t0 , t0 + , et telle que
n n n n
f (t0 ) = 1
(a) Représenter graphiquement cette fonction, vérifier que fn ∈ C0 et préciser la valeur de kfn k∞
(b) Étudier la suite (Nu (fn ))n>n0 et dire si les normes Nu et k.k∞ sont ou non équivalentes sur C0

Partie II: Normes sur un espace de fonctions lipschitziennes


5. On désigne par L le sous-espace vectoriel de C0 constitué des applications lipschitziennes de [0, 1] dans R
(a) Si f ∈ L, montrer que l’ensemble

{k ∈ R, ∀x, y ∈ [0, 1] , |f (x) − f (y)| 6 k |x − y|}

a un plus petit élément que l’on notera K (f )


|f (x) − f (y)|
(b) Montrer que K (f ) = sup
(x,y)∈[0,1]2 |x − y|
x6=y

2
(c) Soit f : [0, 1] −→ R, x 7−→ 2x − x2 . Vérifier que f ∈ L et calculer K(f ), existe-t-il (x, y) ∈ [0, 1] tel que
x > y et que |f (x) − f (y)| = K(f )|x − y|
6. (a) L’application f 7−→ K(f ) définit-elle une norme sur L ?
(b) Pour tout f ∈ L, on pose: N (f ) = K(f ) + kf k∞ . Montrer que l’on définit une norme sur L
7. Soit (fn )n>1 la suite de fonctions définie par pour tout x ∈ [0, 1]:

1
x si 0 6 x 6

fn (x) = 1 n
1

 si < x 6 1
n n
(a) Représenter graphiquement cette fonction, vérifier que fn ∈ L et préciser la valeur de N (fn )
(b) Dans l’espace L, les normes N et k.k∞ sont-elles équivalentes ?

elamdaoui@[Link] 1/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Fonctions continues et lipschitziennes. Densité

Partie III: Sous-espaces remarquables


Pour tout réel k > 0, on note Lk l’espace des applications k-lipschitziennes sur [0, 1] et à valeurs dans R et Dk =
Lk ∩ C 1 ([0, 1] , R)
8. (a) Montrer que f ∈ Dk si, et seulement, si f ∈ C 1 ([0, 1] , R) et kf ′ k∞ 6 k. A-t-on Dk = Lk ?
(b) L’ensemble Lk est-il fermé dans C0 muni de la norme k.k∞ ?
(c) L’ensemble Lk est-il fermé dans L muni de la norme N ?
9. (a) Pour toute application f ∈ Lk , soit l’application f˜ : R −→ R définie par:

f (x) si x ∈ [0, 1]


˜
f (x) = f (0) si x < 0

f (1) si x > 1

Montrer que f˜ est k-lipschitzienne sur R


1
n x+ n ˜
Z
(b) Pour tout x ∈ R et tout n ∈ N , on pose: fn (x) =

f (t) dt.
2 x− n1
Montrer que l’on définit ainsi une application fn : R −→ R de classe C 1 qui est k-lipschitzienne
10. (a) Soit gn la restriction de fn à [0, 1], montrer que la suite (gn ) est convergente dans (C0 , k.k∞ ) et déterminer
sa limite
(b) Quelle est l’adhérence de Dk dans (Lk , k.k∞ )

elamdaoui@[Link] 2/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Fonctions continues et lipschitziennes. Densité

Partie I: Normes sur un espace de fonctions continues


1. La positivité, l’homogéniété et l’inégalité triangulaire sont évidentes. Si Nu (f ) = 0 alors u(t)f (t) = 0 pour tout
t ∈ [0, 1], donc f (t) = 0 pour tout t ∈ B = I \ A, et puisque f est continue, on en déduit f (t) = 0 pour tout
t ∈ B. L’application Nu est une norme sur C0 si, et seulement si, B = [0, 1], soit si, et seulement si, Å = ∅.
2. Soit M =k u k∞ . On a pour tout t ∈ I: |u(t)f (t)| = |u(t)| |f (t)| 6 M k f k∞ , d’où: Nu (f ) k uf k∞ 6 M k f k∞ ,
et l’application identique (C0 , k.k∞ ) −→ (C0 , Nu ), f 7−→ f est continue.
3. La fonction t 7−→ |u(t)|, continue sur le compact I, est bornée et atteint ses bornes: en particulier, il existe t1 ∈ I
tel que: ∀t ∈ I, |u(t)| > |u(t1 )| = m. Si A = ∅, la fonction u ne s’annule pas sur I, d’où m > 0. On a pour tout
t ∈ I:
Nu (f ) > |u(t)f (t)| = |u(t)| |f (t)| > m |f (t)|
1
D’où: k f k∞ 6 Nu (f ), ce qui, avec la question précédente, prouve que les normes Nu et k.k∞ sont équivalentes
m
sur C0 .
1
4. On suppose que A 6= ∅ et soit t0 ∈ A. On pose n0 la partie entière de .
  1 − t0   
1 1 1
Pour chaque n > n0 , on définit la fonction fn : nulle sur 0, t0 − et sur t0 + , 1 , affine sur t0 − , t0 et
  n n n
1
sur t0 , t0 + , et telle que f (t0 ) = 1
n
(a) La fonction fn est affine par morceaux et continue sur I. En particu-
lier, on a fn ∈ C0 . De plus, k f k∞ = 1. 1
(b) La fonction u est continue au point t0 . Pour ε > 0, il existe donc α > 0
1
tel que |t − t0 | 6 α donne: |u(t)| < ε. Prenons n1 > et n > n1 d’où
  α
1 1 1
6 α. Alors, si t ∈ t0 + , t0 + , on a: |u(t)f (t)| < ε. Pour les
n n n
autres valeurs de t ∈ I, on a: |u(t)f (t)| = 0, et par suite Nu (fn ) < ε.
On a ainsi montré que Nu (fn ) −−−−−→ 0, alors que k fn k∞ = 1. Les
n→+∞ O t0 − 1 t 0 t0 + 1 1
normes Nu et k.k∞ ne sont pas donc équivalentes sur C0 . n n

Partie II: Normes sur un espace de fonctions lipschitziennes


 
|f (x) − f (y)|
5. (a) Si f ∈ L, alors l’ensemble R = | x, y ∈ I, x 6= y est majoré et non vide par définition de
|x − y|
L.
|f (x) − f (y)|
(b) Le réel K(f ) = sup vérifie: ∀x ∈ I, ∀y ∈ I, |f (x) − f (y)| 6 K(f ) |x − y|. Pour tout
(x,y)∈[0,1]2 |x − y|
x6=y

k > K(f ) on a encore: ∀x, y ∈ I, |f (x) − f (y)| 6 k |x − y|, mais ceci n’est plus vrai si k < K(f ), sans quoi
K(f ) ne serait pas le plus petit majorant de R. Ceci revient à affirmer que K(f ) est le plus petit élément
de l”ensemble {k ∈ R, ∀x, y ∈ [0, 1] , |f (x) − f (y)| 6 k |x − y|}
(c) Soit f : [0, 1] −→ R, x 7−→ 2x − x2 . Alors f ′ (x) = 2 − 2x, et K(f ) = 2. Si 0 6 y < x 6 1, alors x − y > 0
et 0 < x + y < 2. De plus: f (x) − f (y) = (x − y)(2 − x − y). Il en résulte: 0 < f (x) − f (y) < 2(x − y). Il
n’existe donc pas x ∈ I et y ∈ I tel que x > y et que |f (x) − f (y)| = 2 |x − y|.
6. (a) K(f ) = 0 si, et seulement si, f est constante, donc K n’est pas une norme
(b) La positivité, l’homogénéité et l’inégalité triangulaire sont évidentes. Et aussi k f k∞ 6 N (f ). Si N (f ) = 0,
alors k f k∞ = 0, d’où f = 0. Donc, N est une norme sur L
7. Soit (fn )n>1 la suite de fonctions définie par pour tout x ∈ [0, 1]:

1
x si 0 6 x 6

fn (x) = 1 n
1

 si < x 6 1
n n

elamdaoui@[Link] 3/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Fonctions continues et lipschitziennes. Densité

1
(a) Soit x, y ∈ [0, 1]. Si x, y 6 , alors |f (x) − f (y)| = |x − y|. Si x, y >
n 1
1 1
n , alors |f (x) − f (y)| = 0. Si x 6 n 6 y, alors
n

1
|f (y) − f (x)| = − x 6 |y − x|
n 1 1
O
n
1
Ceci montre que |f (x) − f (y)| 6 |x − y| avec égalité si x, y 6 .
n
1
Autrement fn ∈ L et K(fn ) = 1. En outre k fn k∞ = , donc
n
1
N (fn ) = 1 +
n
N (fn )
(b) On a = n + 1 −−−−−→ +∞, donc les normes N et k.k∞ ne sont pas équivalentes.
k fn k∞ n→+∞

Partie III: Sous-espaces remarquables


f (x) − f (y)
8. (a) • Si f ∈ Dk , alors pour tout x ∈ I et tout y ∈ I tels que x 6= y, on a 6 k. Si a ∈ I, il en
x−y
f (t) − f (a)
résulte: |f ′ (a)| = lim 6 k.
t→a
t6==a
t−a
• Réciproquement, si f ∈ C 1 (I, R) et si k f ′ k∞ 6 k, alors le théorème des accroissements finis nous
f (x) − f (y)
assure que 6 k pour tout x ∈ I et tout y ∈ I tels que x 6= y et f ∈ Lk
x−y
• On n’a pas Dk = Lk car il existe des fonctions lipschitziennes non dérivables, comme par exemple les
fonctions fn de la question 7a Donc k f ′ k∞ 6 k, et bien sûr f ∈ C 1 (I, R).
Montrer que f ∈ Dk si, et seulement, si f ∈ C 1 ([0, 1] , R) et kf ′ k∞ 6 k. A-t-on Dk = Lk ?
(b) Soit (fn ) une suite de fonctions k-lipschitziennes qui converge dans C0 muni de la norme k . k∞ vers
f ∈ C. Cela signifie que (fn ) converge uniformément, donc simplement vers f sur I. Pour chaque x ∈ I et
chaque y ∈ I, on a lim fn (x) = f (x) et lim fn (y) = f (y), d’où lim |fn (x) − fn (y)| = |f (x) − f (y)|.
n→+∞ n→+∞ n→+∞
Le passage à la limite des inégalités larges implique que f est k-lipschitzienne, et que Lk est fermé dans C
muni de la norme k . k∞
(c) Soit (fn ) une suite de fonctions k-lipschitziennes qui converge dans L muni de la norme N vers f ∈ L. Cela
signifie exactement que lim N (fn − f ) = 0. Or
n→+∞

|K(fn ) − K(f )| 6 K (fn − f ) 6 N (fn − f )

ce qui implique K(fn ) −−−−−→ K(f ). Mais K (fn ) 6 K, d’où K (f ) 6 K, et f ∈ Lk qui est donc fermé
n→+∞
dans (L, N )
9. (a) Soit x, y ∈ R tel que x 6 y. On distingue quatre cas
1er cas: Si x, y ∈ I, alors trivialement

f˜(x) − f˜(y) = |f (x) − f (y)| 6 k |x − y|

/ I, alors y > 1, et f˜(y) = f (1), d’où 0 6 1 − x < y − x, et par suite:


2ème cas: Si x ∈ I et y ∈

f˜(x) − f˜(y) = |f (x) − f (1)| 6 k |x − 1| 6 k |x − y|

/ I et y ∈ I, alors x < 0, et f˜(x) = f (0), d’où 0 6 y < y − x, et par suite:


3ème cas: Si x ∈

f˜(y) − f˜(x) = |f (y) − f (0)| 6 k |y| 6 k |y − x|

4ème cas: Si x, y 6∈ I. On distingue deux sous-cas


— Si y < 0 ou x > 1, il est évident que f˜(x) = f˜(y), soit f˜(x) − f˜(y) = 0 6 k |x − y|

elamdaoui@[Link] 4/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Fonctions continues et lipschitziennes. Densité

— Si x < 0 et 1 < y, alors

f˜(y) − f˜(x) = |f (1) − f (0)| 6 k 6 k |y − x|

(b) L’application f˜ est continue sur R, puisqu’elle est lipschitzienne sur R, et elle admet une primitive sur R,
qui est de C 1 sur R. Soit F l’une de ses primitives. Il vient:
1
x+ n     
n n 1 1
Z
fn (x) = f˜(t)dt = F x+ −F x−
2 1
x− n 2 n n
    
n 1 1
Qui est bien de C 1 . De plus fn′ (x) = f˜ x + − f˜ x − , d’où:
2 n n
   
′ n ˜ 1 ˜ 1
|fn (x)| = f x+ −f x−
2 n n
   
n 1 1
6 k x+ − x− =k
2 n n

Il en résulte que fn est k-lipschitzienne sur R tout entier Pour tout x ∈ R et tout n ∈ N∗ , on pose:
1
x+ n
n
Z
fn (x) = f˜(t)dt
2 1
x− n

Montrer que l’on définit ainsi une application fn : R −→ R de classe C 1 qui est k-lipschitzienne
1
n x+ n  ˜
Z 
˜
10. (a) Pour tout x ∈ R, on a fn (x) − f (x) = f (t) − f˜(x) dt. D’où
2 x− n1
1 1
x+ n x+ n
n n
Z Z
fn (x) − f˜(x) 6 f˜(t) − f˜(x) dt 6 k |t − x| dt
2 1
x− n 2 1
x− n

1 k k
Puisque |t − x| 6 , on en déduit fn (x) − f˜(x) 6 . En particulier |gn (x) − f (x)| 6 pour tout x ∈ I,
n n n
k
soit : k gn − f k∞ 6 . Ainsi on a prouvé (gn ) converge vers f dans C pour la norme k . k∞ Soit gn la
n
restriction de fn à [0, 1], montrer que la suite (gn ) est convergente dans (C0 , k.k∞ ) et déterminer sa limite
(b) A la question précédente, on a montré que toute fonction f ∈ Lk est limite uniforme d’une suite de fonctions
(gn ) éléments de Dk : ceci signifie que l’adhérence de Dk dans (C, k . k∞ ) est précisément Lk , autrement-dit
que Dk est dense dans (Lk , k.k∞ )

elamdaoui@[Link] 5/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Distance d’un point à une partie

Soit E un espace vectoriel normé et A une partie non vide de E. L’ensemble {kx − ak/a ∈ A} admet une borne
inférieure dans R. On notera d (x, A) cette borne inférieure et on écrira plus simplement

d (x, A) = inf kx − ak
a∈A

Lorsqu’il existe α ∈ A, d (x, A) = kx − αk on dit que la distance de x à A est atteinte en α

Partie I: Propriétès de la distance


1. Soit B une partie de E. Montrer que si A ⊂ B alors d (x, B) 6 d (x, A)

2. Montrer que d x, A = d (x, A)
3. Montrer que d (x, A) = 0 ⇐⇒ x ∈ A
4. Calculer d (x, A) si A est dense dans E
5. (a) Montrer que ∀(x, y) ∈ E 2 , |d (x, A) − d (y, A)| 6 k x − y k
(b) En déduire que f :E → R, x 7−→ d (x, A) , est 1-lipschitzienne
(c) Que dire de la continuité de f
 
1
6. Pour n ∈ N on pose , Un = x ∈ E/d (x, A) <

n
(a) Montrer que Un est un ouvert de E.
T
(b) Montrer que A = Un
n∈N∗
(c) En déduire que tout fermé de E peut s’écrire comme intersection d’une suite décroissante d’ouverts de E.
1
7. (a) Montrer que ∀n ∈ N∗ , ∃xn ∈ A, d (x, A) 6 k xn − x k < d (x, A) +
n
(b) En déduire : ∃(xn ) ∈ AN , d (x, A) = lim kxn − xk
n→∞
8. On suppose que E est de dimension finie et A fermée de E.
(a) Montrer que la suite (xn ) est bornée
(b) En déduire qu’il existe ϕ : N → N strictement croissante telle que (xϕ(n) ) converge vers a ∈ A .
(c) Justifier que d (x, A) = lim kxϕ(n) − xk, en déduire que d (x, A) = kx − ak
n→∞

Partie II: Cas d’un convexe fermé dans un euclidien



Dans cette partie ,(E, < ., . >) est un espace euclidien et kxk = < x, x > la norme euclidienne associée au produit
scalaire < ., . >. Soit A est une partie convexe et fermée de E.
9. (a) Montrer l’identité du parallélogramme:
2 2 2 2
∀(u, v) ∈ E 2 , ku + vk + ku − vk = 2(kuk + kvk )

(b) En déduire que si x, b et c sont trois points de E, alors


2
b+c 2 2 2
4 x− + kb − ck = 2(kx − bk + kx − ck ). (⋆)
2

10. Montrer à l’aide de (⋆) que si d (x, A) est atteinte en b et c tel que b 6= c alors :

b+c
x− < kx − bk
2

11. En déduire que d (x, A) est atteinte en un et un unique point a ∈ A.

elamdaoui@[Link] 1/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Distance d’un point à une partie

Partie I: Propriétès de la distance


1. Soit a ∈ A, on a a ∈ B, donc d (x, B) 6 k x − a k. ceci vrai pour tout a ∈ A, donc

d (x, B) 6 inf {k x − a k | a ∈ A} = d (x, A)



2. Comme A ⊂ A, alors d x, A 6 d (x, A).
Réciproquement soit y ∈ A, alors il existe (an ) une suite d’éléments de A de limite y. Or pour tout n ∈ N on a
l’inégalité
d (x, A) 6 k x − an k
On fait tendre n vers +∞ et on tient compte de la contuinité de la norme, on obtient

d (x, A) 6 k x − y k

Ceci vrai pour tout y ∈ A, donc


 
d (x, A) 6 inf k x − y k | y ∈ A = d x, A

Ainsi d x, A = d (x, A)
3. Soit x ∈ E.

⇐) Si x ∈ A, alors d x, A = 0, puis d (x, A) = 0
⇒) Si d (x, A) = 0, alors, par la caractírisation de la borne inférieure, pour tout ε > 0 il existe a ∈ A tel que
k x − a k < ε, donc B (x, ε) ∩ A 6= ∅. Ainsi x ∈ A
4. Si A est dense dans E, alors A = E, donc pour tout x ∈ E, on a d (x, A) = 0
5. (a) Soit a ∈ A, on a :
d(x, A) 6 k x − a k 6 k x − y k + k y − a k
On en déduit :
d(x, A) − k x − y k 6 k y − a k
pour tout a de A et, par conséquent, d(x, A) − k x − y k 6 d(y, A).
On a ainsi d(x, A) − d(y, A) 6 k x − y k, et, par symétrie, d(y, A) − d(x, A) 6 k x − y k. Cela entraîne :

|d(x, A) − d(y, A)| 6 k x − y k

Donc ∀(x, y) ∈ E 2 , |d (x, A) − d (y, A)| 6 k x − y k


(b) On a: ∀(x, y) ∈ E 2 , |f (x) − f (y)| = |d (x, A) − d (y, A)| 6 k x − y k.
Donc f est 1-lipschitzienne
(c) f est continue car elle est lipschitzienne
 
1
6. Pour n ∈ N on pose , Un = x ∈ E/d (x, A) <

n
   
1 1
(a) Notons que Un = x ∈ E/d (x, A) < =f −1
−∞, qui l’image réciproque d’un ouvert par une
n n
fonction continue. Donc Un est un ouvert de E.
1 T
(b) Si x ∈ A, alors d (x, A) = 0 < pour tout n ∈ N∗ , donc x ∈ Un .
T n n∈N∗
Inversement si x ∈ Un , alors ∀n ∈ N∗ :
n∈N∗

1
d (x, A) < −−−−−→ 0
n n→+∞

Donc d (x, A) = 0. Soit x ∈ A.


(c) Soit A un fermé de E, la suite d’ouverts (Un )n∈N∗ construite ainsi est décroissance dont l’intersection égale
à A = A.

elamdaoui@[Link] 2/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Distance d’un point à une partie

1
7. (a) Soit n ∈ N∗ , alors pour ε = , d’après la caractérisation de la borne inférieure, il existe xn ∈ A tel que
n
1
k xn − x k < d (x, A) +
n
(b) La suite (xn )n>1 construite dans la question précédente et les encadrements ∀n ∈ N∗ , d (x, A) 6
1
k xn − x k < d (x, A) + donne d (x, A) = lim kxn − xk
n n→∞
8. On suppose que E est de dim finie et A fermée de E.
(a) La suite (k xn − x k) est convergente, donc elle est bornée et, par suite, il existe M ∈ R+ tel que: ∀n ∈
N, k xn − x k 6 M , ainsi pour tout n ∈ N:

k xn k 6 k xn − x k + k x k 6 M + k x k

Donc la suite (xn ) est bornée


(b) D’après le théorème de Bolzano-Weierstrass, il existe ϕ : N → N strictement croissante telle que (xϕ(n) )
converge vers a ∈ A .
(c) Par la continuité de la fonction norme d (x, A) = lim kxϕ(n) − xk, puis par unicité de la limite on déduit
n→∞
que d (x, A) = kx − ak

Partie II: Cas d’un convexe fermé dans un euclidien


Dans cette partie ,(E, < ., . >) est un espace euclidien et kxk =< x, x >1/2 la norme euclidienne associée au produit
scalaire < ., . >.
Soit A est une partie convexe et fermée de E.
9. (a) Soit u, v ∈ E, la norme k.k est euclidienne, on a l’identité remarquable (égalité d’Al-Kashi):

ku + vk2 = < u + v, u + v >


= kuk2 + 2 < u, v > +kvk2 bilinéarité et symétrie du produit scalaire

en remplaçant v par −v dans cette égalité, on obtient

ku − vk2 = kuk2 − 2(u|v) + kvk2

On somme les deux identités remarquables précédentes et on obtient


2 2 2 2
ku + vk + ku − vk = 2(kuk + kvk )

(b) On applique l’identité du parallélogramme aux vecteurs u = x − b et v = x − c, on obtient


 
b+c
u+v =2 x+ et u − v = c − b
2

D’où
2
b+c 2 2 2
4 x− + kb − ck = 2(kx − bk + kx − ck ).
2
10. Si d (x, A) = k x − b k = k x − c k, alors, d’après l’identité du parallélogramme est atteinte en b et c tel que b 6= c
alors
2
b+c 2 2 2 2
4 x− + kb − ck = 2(kx − bk + kx − ck ) = 4 k x − b k
2
Puisque b 6= c, alors k b − c k > 0 puis
b+c
x− < kx − bk
2
11. L’espace E est de dimension finie et A est fermée, donc, d’après la question 8, la distance d (x, A) est atteinte
en un point a ∈ A et la convexité de A montre l’unicité de ce point

elamdaoui@[Link] 3/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Formes linéaires continues, distance à un hyperplan

Partie I
Soit H un hyperplan d’un espace vectoriel normé E et h une forme linéaire non nulle sur E de noyau H
1. Dans cette question, E est supposé de dimension finie, on désigne par x0 un vecteur de E
(a) On note d (x0 , H) la distance de x0 à l’hyperplan H. Montrer qu’il existe une suite (un )n d’éléments de H
telle que : lim kx0 − un k = d (x0 , H)
n→+∞
(b) Montrer que la suite (un ) est bornée
(c) En déduire qu’il existe y ∈ H tel que : d (x0 , H) = kx0 − yk
On dit que la distance de x0 à H est atteinte en y
Dans la suite de cette partie E est R−espace vectoriel normé de dimension quelconque .
2. Montrer que si h est une forme linéaire continue sur E alors le noyau Ker (h) est fermé dans E
3. On veut établir la réciproque. Par absurde on suppose que Ker (h) est fermé et h n’est pas continue.
(a) Justifier l’existence d’une suite (tn )n ∈ E N telle que :
(
lim tn = 0
n→+∞
h (tn ) = 1 pour tout n ∈ N

(b) En considérant la suite (tn − t0 )n>0 , aboutir à une contradiction puis conclure .
4. (a) Montrer que si F est un sous-espace vectoriel E, alors F est un sous-espace vectoriel de E .
(b) En déduire que tout H hyperplan de E est fermé ou dense dans E,c’est-à-dire H = H ou H = E

Partie II
On suppose dans cette partie que H est un hyperplan fermé, d’un R−espace vectoriel normé E de dimension
quelconque . H est le noyau d’une forme linéaire h, continue non nulle sur E. x0 désigne un vecteur fixé de E.
 
|h(x)|
5. (a) Justifier que l’ensemble , | x ∈ E \ {0} est majoré
kxk
|h (x)|
(b) Justifier l’existence de ||| h ||| = sup , puis montrer que ∀x ∈ E, |h(x)| 6 ||| h ||| k x k
x6=0 kxk

|h (x0 )|
6. (a) Montrer que, pour tout y de H on a :kx0 − yk >
||| h |||
|h (x0 )|
(b) En déduire que d (x0 , H) > .
||| h |||
(c) En déduire que d (x0 , H) = 0 si et seulement si x0 ∈ H
7. On considère dans cette question que x0 ∈
/H .
(a) Montrer qu’il existe une suite (wn )n d’éléments de E\ {0} vérifiant :

|h (wn )|
||| h ||| = lim
n→+∞ kwn k

(b) Montrer que, pour tout entier n, il existe un réel λn et un vecteur yn de H tel que :

w n = λn x 0 + yn

|h (wn )| |h (x0 )|
(c) Prouver que, pour tout entier n : 6
kwn k d (x0 , H)
|h (x0 )|
8. En déduire que, pour tout vecteur x0 de E , on a :d (x0 , H) =
||| h |||

Partie III

elamdaoui@[Link] 1/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Formes linéaires continues, distance à un hyperplan

Dans cette partie, E est l’ensemble des suites réelles de limite nulle, on munit cet ensemble de la norme infinie,
c’est-à-dire que si u = (un )n ∈ E alors kuk∞ = sup |un | .
n∈N
X un
9. Établir que si u = (un )n est une suite bornée alors la série est convergente.
2n+1
n>0
Soit h l’application définie sur E dans R par:
+∞
X un
h (u) =
n=0
2n+1

10. Montrer que h est une forme linéaire continue non nulle sur E et que k h k 6 1
11. Soit (vp )p>0 une suite d’éléments de E, on notera vp (n) le terme de rang n de la suite vp .
On définit vp par :
(
1 si 0 6 n 6 p
vp (n) =
0 si n > p + 1
|h (vp )|
Calculer lim ,en déduire k h k
p→+∞ kvp k∞
12. Montrer qu’il n’existe pas d’élément u non nul de E telle que :

|h (u)|
||| h ||| =
kuk∞

13. On note H le noyau de h , vérifier que H est un hyperplan fermé de E .


14. Montrer que la distance d’un vecteur x de E à H n’est pas atteinte .

elamdaoui@[Link] 2/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Formes linéaires continues, distance à un hyperplan

Partie I
1. (a) On rappelle que d (x0 , H) = inf kx0 − yk.
y∈H
Soit n ∈ N, d’après la caractérisation de la borne inférieure, il existe un ∈ H tel que :
1
d (x0 , H) 6 kx0 − un k < d (x0 , H) +
2n
Par suite, par le théorème d’encadrement, lim kx0 − un k = d (x0 , H)
n→+∞
(b) On a kun k 6 kun − x0 k + kx0 k . La suite (kun − x0 k)n est convergente , donc bornée
Par suite (kun k)n est aussi bornée.

(c) H étant de dimension finie, d’après Bolzano-weirstrass, on peut extraire une suite uϕ(n) n
convergente.
Notons y sa limite, alors par continuité de la norme

lim uϕ(n) − x0 = ky − x0 k
n→+∞

D’autre part : d (x0 , H) = lim uϕ(n) − x0 , car uϕ(n) − x0 est extraite de la suite convergente
n→+∞
((kun − x0 k)n ) .
On en déduit que d (x0 , H) = ky − x0 k .
2. h : E −→ R est continue et {0} est fermé dans R, donc Ker (h) = h−1 ({0}) est fermé dans E
3. (a) h est linéaire non continue, donc elle n’est pas continue en 0, donc

∃ε > 0 tel que ∀δ > 0 ,∃x tel que kxk < δ et |h (x)| > ε
1
En particulier, pour tout n ∈ N, il existe xn ∈ E tel que kxn k < et |h (xn )| > ε
2n
xn kxn k kxn k 1
Posons tn = , on a h (tn ) = 1 et ktn k = 6 6 n donc lim tn = 0
h (xn ) |h (xn )| ε 2 ε n→+∞

(b) On a h (tn − t0 ) = h (tn ) − h (t0 ) = 0 donc tn − t0 ∈ H mais lim (tn − t0 ) = −t0 ∈ / H. Ce qui contredit
n→+∞
que H est fermé
4. Soit F un sous-espace de E,
— F 6= ∅ ( Car F l’est )
2
— Soit (x, y) ∈ F et λ ∈ R , alors il existe (xn )n ∈ F N et (yn )n ∈ F N telles que :

lim xn = x et lim yn = y
n→+∞ n→+∞

On a alors (λxn + yn )n ∈ F N et lim λxn + yn = λx + y donc λx + y ∈ F


n→+∞

5. Soit H un hyperplan de E on a H ⊂ H . Supposons que H 6= H , soit a ∈ H\H


H est un hyperplan et a ∈ / H donc E = H ⊕ Ra
Soit x ∈ E , il existe (x1 , λ) ∈ H × R tel que : x = x1 + λa
On a x1 ∈ H ⊂ H et H est un sev de E , donc x ∈ H . Par suite H = E

Partie II
6. (a) L’application h est linéaire continue, donc elle est bornée sur la sphère unité, ainsi il existe K ∈ R+ tel que

∀x ∈ S(O, 1), |h(x)| 6 K


x
Soit x ∈ E \ {0}, on a ∈ S(O, 1), donc
kxk
 
|h (x)| x
= h 6K
kxk kxk
 
|h(x)|
Donc , | x ∈ E \ {0} est majoré
kxk

elamdaoui@[Link] 3/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Formes linéaires continues, distance à un hyperplan

 
|h(x)|
(b) L’ensemble , | x ∈ E \ {0} est une partie de R non vide et majorée, donc elle admet une borne
kxk
|h (x)|
supérieure, ce qui justifie l’existence de k h k = sup .
x6=0 kxk
|h(x)|
Soit x ∈ E \ {0}, alors 6 k h k, donc |h(x)| 6 k h k k x k.
kxk
Une telle inégalité est vérifiée si x = 0. Ainsi

∀x ∈ E, |h(x)| 6 k h k k x k

7. (a) On a y ∈ H donc h (y) = 0 , par suite :

|h (x0 )| = |h (x0 ) − h (y)| = |h (x0 − y)| 6 k h k kx − y0 k


|h (x0 )|
Donc kx0 − yk >
khk
|h (x0 )|
(b) D’après la question précedente on a d (x0 , H) = inf kx0 − yk >
y∈H khk
(c) Si x0 ∈ H , alors d (x0 , H) = 0.
Réciproquement. Si d (x0 , H) = 0 alors, d’après la question précédente, on a:

|h (x0 )|
0 = d (x0 , H) > >0
khk

Donc h (x0 ) = 0, soit x0 ∈ Ker (h) = H .


8. On considère dans cette question x0 ∈
/H .
(a) D’après la caractérisation de la borne supérieure , on a :

|h (xε )|
∀ε > 0 , ∃xε ∈ E\ {0} tel que : k h k − ε 6 6 khk
kxε k

En particulier, pour tout n ∈ N , il existe wn ∈ E\ {0} tel que :

1 |h (wn )|
khk − 6 6 khk
2n kwn k

|h (wn )|
Donc k h k = lim
kwn k
n→+∞

(b) H est un hyperplan et x0 ∈


/ H , donc E = H ⊕ Rx0
Donc pour tout n ∈ N , ∃λn ∈ R et yn de H tel que : wn = λn x0 + yn
(c) Soit n ∈ N, on a yn ∈ H = Ker(h), donc h (wn ) = λn h (x0 ) et par suite |h (wn )| = |λn | |h (x0 )|
|h (wn )| |h (x0 )|
— Si λn = 0, alors |h(wn )| = 0 et l’inégalité 6 est triviale
kwn k d (x0 , H)
yn
— Sinon, on a kwn k = |λn | x0 + > |λn | d (x0 , H)
λn
kwn k
Donc : |λn | 6 ( d (x0 , H) > 0 car x0 ∈ / H)
d (x0 , H)
Par suite :

|h (wn )| |h (x0 )|
6
kwn k d (x0 , H)
9. Par passage à la limite dans l’inégalité précédente , on a :

|h (x0 )| |h (x0 )|
khk 6 donc d (x0 , H) 6
d (x0 , H) khk
|h (x0 )|
Ainsi: d (x0 , H) =
khk

elamdaoui@[Link] 4/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Formes linéaires continues, distance à un hyperplan

Partie III
un kuk∞ X kuk

10. La suite (un )n est convergente donc bornée. Pour tout n ∈ N, on a n+1
6 n+1 et converge , donc
2 2 2n+1
n>0
X un
est absolument convergente par suite elle est convergente .
2n+1
n>0

11. L’application h est linéaire car pour u = (un )n , v = (vn )n deux éléments de E et λ ∈ R, on a
+∞ +∞ +∞
X un + λvn X un X vn
h (u + λv) = = + λ = h(u) + λh(v)
n=0
2n+1 n=0
2 n+1
n=0
2n+1

De plus pour tout u ∈ E ,


+∞ +∞ +∞
!
X un X |un | X 1
|h (u)| = n+1
6 n+1
6 n+1
kuk∞ = kuk∞
n=0
2 n=0
2 n=0
2

On a pour tout u ∈ E , |h (u)| 6 kuk∞ , donc u est continue et on a k h k 6 1


+∞ p
X vp (n) X 1 1 |h (vp )|
12. Soit p ∈ N, on a h (vp ) = = = 1 − p et kvp k∞ = 1 , donc lim = 1. On a pour
2n+1 2 n+1 2 p→+∞ k vp k
n=0 n=0 ∞
|h (vp )|
tout p ∈ N , 6 k h k par passage à la limite lorsque n tend vers +∞, on obtient 1 6 k h k. Ainsi k h k = 1
kvp k∞
|h (u)|
13. Supposons qu’il existe u ∈ E\ {0} telle que : = khk = 1
kuk∞
Alors |h (u)| = kuk∞ , ce qui donne que :

+∞ +∞ +∞
!
X un X |un | X 1
|h (u)| = n+1
6 n+1
6 n+1
kuk∞ = kuk∞
n=0
2 n=0
2 n=0
2
+∞ +∞
! +∞
|un | 1 (kuk ∞ − |un |)
X X X
Donc 6 kuk∞ ce qui donne que =0
n=0
2n+1 n=0
2 n+1
n=0|
2n+1
{z }
>0
Donc |un | = kuk∞ pour tout n ∈ N. Autrement-dit la suite |u| est constante. Mais par définition de E, on a
lim un = 0 par suite kuk∞ = lim |un | = 0 absurde car u 6= 0
n→+∞ n→+∞
14. h est continue , donc H est fermé
15. Soit x ∈
/ H , supposons qu’il existe u ∈ H tel que : d (x, H) = d (x, u) = kx − uk
On a
|h (x)|
kx − uk∞ = d (x, H) = = |h (x)| = |h (x − u)| ( h (u) = 0 car u ∈ H)
khk
En posant a = x − u , on a |h (a)| = kak∞ ce qui n’est pas possible d’après la question précedente .

elamdaoui@[Link] 5/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Théorème de Riesz

Soient (E, k . k) un espace vectoriel normé non nul (non nécessairement de dimension finie) et d la distance associée
à k.k

Partie I: Distance à un sous-espace vectoriel de dim finie


H un sous espace vectoriel, de dimension finie de E et x ∈ E.
On rappelle que d (x, H) = inf d (x, h)
h∈H
1. Montrer que ∃(xn ) une suite d’éléments de H telle que d (x, H) = lim kxn − xk
n→∞
2. Montrer que la suite (xn ) est bornée
3. En déduire qu’il existe ϕ : N → N strictement croissante telle que (xϕ(n) ) converge vers a ∈ H .
4. Justifier que d (x, H) = lim kx − xϕ(n) k, en déduire que d (x, H) = kx − ak
n→∞

Partie II: Théorème de Riesz


On suppose dans cette partie que E est de dimension infinie et notons B sa boule unité fermée
5. On se propose de construire, par récurrence forte, une suite (en )n∈N de vecteurs unitaires de E tels que :

∀(p, q) ∈ N2 , p 6= q, kep − eq k > 1


x
(a) Soit x ∈ E tel que x 6= 0. Posons e0 = et notons H0 = Vect (e0 ).
kxk
i. Soit y ∈
/ H0 . Justifier que ∃y0 ∈ H0 tel que d(y, H0 ) = ky − y0 k.
y − y0
Posons e1 = .
ky − y0 k
ii. Montrer que d (e1 , H0 ) = 1, puis que :ke1 − e0 k > 1
(b) Soit n > 1. Supposons qu’on a construit une famille (e0 , · · · , en ) d’éléments de B telle que
2
∀(p, q) ∈ [[0, n]] , p 6= q, kep − eq k > 1

Soit Hn = Vect (e0 , · · · , en ).


i. Justifier l’existence d’un vecteur x ∈ E \ Hn et l’existence d’un vecteur xn+1 ∈ Hn tel que

d (x, Hn ) = k x − xn+1 k

x − xn+1
ii. Soit en+1 = . Justifier que en+1 ∈ B puis montrer que d (en+1 , Hn ) = 1
k x − xn+1 k
iii. Montrer que: ∀p ∈ [[0, n]] , k ep − en+1 k > 1
(c) Conclure
6. Montrer par l’absurde que la suite (en )n∈N n’admet pas de valeurs d’adhérence dans B
7. Montrer le théorème de Riesz:
Théorème
Un espace vectoriel normé est de dimension finie si et seulement si sa boule unité fermée est compacte.

elamdaoui@[Link] 1/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Théorème de Riesz

Partie I: Distance à un sous-espace vectoriel de dim finie


1
1. Soit n ∈ N, le nombre d (x, H) + n n’est pas minorant de l’ensemble {d (x, h) , h ∈ H}, donc il existe xn ∈ H
2
1
tel que k xn − x k < d (x, H) + n . Ainsi on obtient l’encadrement
2
1
d (x, H) 6 k xn − x k < d (x, H) +
2n
La suite (xn ) est d’éléments de H et par le théorème des gendarmes k xn − x k −−−−−→ d (x, H)
n→+∞
2. La suite (k xn − x k) est convergente, donc elle est bornée et, par suite, il existe M ∈ R+ tel que: ∀n ∈
N, k xn − x k 6 M , ainsi pour tout n ∈ N:

k xn k 6 k xn − x k + k x k 6 M + k x k

Donc la suite (xn ) est bornée


3. La suite (xn ) est d’éléments de H et est bornée. Puisque H est de dimension finie alors, d’après le théorème de
Bolzano Weierstrass, (xn ) admet une valeurs d’adhérence a ∈ H. Autrement-dit il existe ϕ : N → N strictement
croissante telle que xϕ(n) −−−−−→ a.
n→+∞

4. La suite xϕ(n) − x est extraite de la suite convergente (k xn − x k) vers d (x, H), donc elle converge vers
d (x, H).
Puisque xϕ(n) −−−−−→ a, alors xϕ(n) − x −−−−−→ a − x et par continuité de la norme alors xϕ(n) − x −−−−−→
n→+∞ n→+∞ n→+∞
k a − x k. On déduit par unicité de la limite que d (x, H) = kx − ak

Partie II: Théorème de Riesz


5. (a) i. H0 = Vect (e0 ) est un sous-espace vectoriel de E de dimension finie, donc il existe y0 ∈ H1 tel que
d (y, y0 ) = d (y, H0 )
ii. On a immédiatement k e1 k = 1 et donc d (e1 , H0 ) 6 1 car 0 ∈ H0
De plus, pour tout x ∈ H0 , on a:

y − y0
k e1 − x k = −x
k y − y0 k
k y − (y0 + k y − y0 k .x) k
=
k y − y0 k
1
Avec y0 + k y − y0 k .x ∈ H0 , alors k e1 − x k > .d (y, H0 ) = 1. On Conclut donc d (e1 , H0 ) = 1.
k y − y0 k
Finalement e0 ∈ H1 , donc ke1 − e0 k > d (e1 , H0 ) = 1
(b) i. On a Hn E puisque Hn est de dimension finie et E ne l’est pas, donc il existe x ∈ E \ Hn . Pour un
tel vecteur il existe xn+1 ∈ Hn tel que

k x − xn+1 k = d (x, Hn ) > 0

x − xn+1
ii. Posons en+1 = . On a immédiatement k en+1 k = 1 et donc d (en+1 , Hn ) 6 1 car 0 ∈ Hn
k x − xn+1 k
De plus, pour tout h ∈ Hn , on a:

x − xn+1
k en+1 − h k = −h
k x − xn+1 k
k x − (xn+1 + k x − xn+1 k .h) k
=
k x − xn+1 k
1
Avec xn+1 + k x − xn+1 k .h ∈ Hn , alors k en+1 − h k > .d (x, Hn ) = 1. On conclut donc
k x − xn+1 k
d (en+1 , Hn ) = 1.
iii. On a bien d (en+1 , H) = 1, donc ∀i ∈ [[0, n]] , ken+1 − ei k > 1 car ei ∈ H

elamdaoui@[Link] 2/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Théorème de Riesz

(c)

6. Si la suite (en )n∈N admet une valeur d’adhérence dans B, alors il existe une suite extraite eϕ(n) n∈N
de (en )n∈N
convergente dans B. Mais
∀(i, j) ∈ N2 , i 6= j, keϕ(i) − eϕ(j) k > 1

Donc la suite eϕ(n) n∈N n’est pas de Cauchy et, par suite, elle diverge
7. ⇒) Dans un espace vectoriel normé de dimension finie la boule unité est formée bornée, donc elle est compacte
⇐) Par contraposée, si l’espace est de dimension infinie, alors, d’après la question 5b, on peut construire une
suite de la boule unité fermée qui n’admet pas de valeurs d’adérence. Donc B n’est compacte

elamdaoui@[Link] 3/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Topologie d’une classe de similitude

Dans tout le problème


— n désigne un entier supérieur ou égal 2 ;
— K désigne R ou C ;
— Mn (K) la K-algèbre des matrices carrées d’ordre n à coefficients dans K ;
— Nn (K) désigne l’ensemble des matrices nilpotentes de Mn (K) ;
— Pour une matrice M ∈ Mn (K), on appelle classe de similitude de M l’ensemble S(M ) formé de toutes les

matrices de Mn (K) qui sont semblables à M . Ainsi S(M ) = P M P −1 | P ∈ GLn (K)
— πA désignera le polynôme minimal de A et χA = det (XIn − A) son polynôme caratéristique.

Partie I: Préliminaires

Mn (K) −→
Kn [X]
1. Justifier que l’application χ : est continue
M 7−→
χM
1 + k1 0
  
Mn (K) −→ Kn [X]
2. En considérant la suite de terme général Mk = , monter que l’application π :
0 1 M 7−→ πM
n’est pas continue
3. Montrer que les matrices d’une même classe de similitude ont les mêmes polynômes minimal et caractéristique
4. Montrer que S(M ) = {M } si, et seulement, s’il existe λ ∈ K tel que M = λIn .

Partie II: Classe de similitude n’est jamais ouvert


On se donne une matrice M ∈ Mn (K)
5. Quelle est la structure de de H = {A ∈ Mn (K) | Tr(A) = Tr(M)} ?
6. Montrer que la classe de similitude S(M ) de M est incluse dans H
7. Montrer que H est d’intérieur vide et en déduire que S(M ) est aussi d’intérieur vide
8. Conclure qu’une classe de similitude S(M ) n’est jamais ouvert dans Mn (K)

Partie III: Classe de similitude bornée


On se propose de montrer que la classe de similitude S(M ) est bornée si, et seulement, si M est une matrice scalaire
9. Justifier que la classe de similitude S(λIn ) d’une matrice scalaire est bornée
10. Inversement on se donne une matrice M telle que S(M ) soit bornée. On suppose par absurde que que M n’est
pas scalaire et soit u ∈ L(Kn ) l’endomorphisme canoniquement associé à M
(a) Montrer qu’il existe un vecteur x ∈ Kn tel que la famille (x, u(x)) est libre
 
0
α
 
0
 
 .  où α ∈ K

(b) Montrer que M est semblable à une matrice dont la première colonne est 
.
.
0
(c) Montrer que S(M ) n’est pas bornée. Conclure
11. Montrer qu’il n’existe pas de norme k . k sur Mn (K) qui soit invariante par similitude: c’est-à-dire

∀M ∈ Mn (K) , ∀P ∈ GLn (K) , P M P −1 = kM k

Caractériser les matrices M dont la classe de similitude est compact

Partie IV: Classe de similitude fermée


On se propose de montrer dans Mn (C) que la classe de similitude S(M ) est fermée si et seulement si M est diagona-
lisable.
12. On se donne une matrice M diagonalisable

elamdaoui@[Link] 1/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Topologie d’une classe de similitude

(a) Soit A ∈ Mn (K). Montrer que M et A sont semblables si et seulement si elles ont le même polynôme
caractéristique et le même polynôme minimal
(b) En déduire que S(M ) est fermée
13. On prend ici K = C et on suppose que la classe S(M ) est fermée dans Mn (C)
(a) Justifier l’existence d’une matrice triangulaire supérieure T = (ai,j )16i,j6n appartenant à S(M )
(b) Soit D = diag (1, 2, · · · , n) la matrice diagonale ayant 1, 2, · · · , n sur sa diagonale. Pour tout k ∈ N, calculer
l’élément Dk T D−k i,j d’indice (i, j) de la matrice Dk T D−k en fonction de i, j et ai,j
 

(c) Montrer que la suite Dk T D−k k∈N converge lorsque k ten vers l’infini vers diag (a1,1 , a2,2 , · · · , an,n )


(d) En déduire soigneusement que M est diagonalisable


 
0 −1
14. Exemple: Soit M = ∈ M2 (R)
1 0
(a) Justifier que M est non diagonalisable dans M2 (R)
(b) Montrer que la classe de similitude S(M ) est fermée dans M2 (R). Conclure

Partie V: Matrice nulle adhérent à une classe de similitude


On se propose de montrer dans Mn (K) qu’une matrice M est nilpotente si et seulement si la matrice nulle 0 est dans
l’adhérence de la classe de similitude S(M ) de M
15. Soit M ∈ Nn (K)
(a) Justifier que M est semblable à une matrice triangulaire supérieure stricte:

0 ∗ ··· ∗
 
 .. .. .. .. 
. . . .
T =
.

 .. .. 
. ∗
0 ··· ··· 0

(b) En s’inspirant de ce qui précède, construire une suite Dk T D−k



k∈N
convergeant vers la matrice nulle.
En déduire que la matrice nulle On est adhérent à S(M )
16. Inversement, on suppose que la matrice nulle On est adhérent à S(M ).
Montrer que χM (X) = X n et conclure que M ∈ Nn (K)

elamdaoui@[Link] 2/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Topologie d’une classe de similitude

En cours

elamdaoui@[Link] 3/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Normes subordonnées

Soit E et F deux K-espaces vectoriels normés non nuls, avec K = R ou C


— On note Lc (E, F ) l’ensemble formé des applications linéaires continues de E vers F .
— Lc (E) l’ensemble formé des endomorphismes continus de E
Une K-algèbre (A, +, ×, ·) est dite normée s’il existe une norme N sur le K-espace vectoriel (A, +, ·) qui vérifie en outre
la propriété:

∀(u, v) ∈ A2 , N (u × v) 6 N (u) × N (v)

On dit alors que N est une norme d’algèbre.

Partie I: Normes subordonnées


 
k u (x) kF
Soit u ∈ Lc (E, F ), on pose ||| u ||| = sup , x ∈ E \ {0E }
k x kE
1. Montrer que ||| u ||| est bien définie
2. Montrer que ||| . ||| est une norme sur Lc (E, F ), appelée la norme subordonnée.
3. Montrer que
(a) ||| u ||| = sup k u (x) kF = sup k u (x) kF ;
k x kE 61 k x kE =1

(b) ∀x ∈ E, k u (x) kF 6 ||| u ||| × k x kE ;


(c) ||| u ||| = inf k ∈ R+ tel que ∀x ∈ E, k u (x) kF 6 k k x kE .


4. (a) Montrer que (Lc (E), ||| . |||) est une algèbre normée ;
(b) Calculer ||| IdE |||.

Partie II: Exemples de calcul



R[X] −→ R
5. On munit R[X] de la norme kP k = max |P (t)|. Soit u : . Montrer que u est continue et
t∈[0,1] P 7−→ P (0)
calculer ||| u |||.

 E −→ R
Z 1
6. Soient E = C ([0, 1], R) et ϕ ∈ E non nulle . On munit E de la norme usuelle k.k2 . Soit Tϕ : .
 f 7−→ f (t) ϕ(t) dt
0
Montrer que Tϕ est continue et calculer ||| Tϕ |||.
7. Soient E = C 0 ([0, 1], R) et F = C 1 ([0, 1], R) . On définit N1 et N2 par

∀f ∈ E, N1 (f ) = kf k∞ et ∀f ∈ F , N2 (f ) = kf k∞ + kf ′ k∞

(a) On définit T : E → F par : 


 [0, 1] −→ R
Z x
∀f ∈ E, T (f ) :
 x 7−→ f dt
0

Montrer que T est une application linéaire continue de (E, N1 ) dans (F, N2 )
(b) Calculer ||| T |||

Partie III: Normes matricielles


 
x1
Soient n, p ∈ N∗ . Pour X ∈ Mm,1 (K) avec m ∈ {n, p} et X =  ... , on pose
 

xm
v
m um
2
X uX
kXk1 = |xi |, kXk2 = t |xi | et k X k∞ = max |xi |
i∈[[1,m]]
i=1 i=1

Soit A = (aij ) 16i6n ∈ Mn,p (K).


16j6p

elamdaoui@[Link] 1/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Normes subordonnées

8. On munit Mp,1 (K) et Mn,1 (K) des normes infinies k . k∞


 
Xp p
X
(a) Montrer que kAXk∞ 6  max |aij | kXk∞ puis que ||| A |||∞ 6 max |aij | .
16i6n 16i6n
j=1 j=1

e−iθ1
 
p p
et soit X0 =  ... .
X X
(b) Soit k ∈ [[1, n]] tel que max |aij | = |akj |. Posons ∀j ∈ [[1, n]] , akj = |akj |eiθj
 
16i6n
j=1 j=1
e−iθp
p
X
Calculer kX0 k∞ et montrer que k AX0 k∞ > max |aij |
16i6n
j=1
p
X
(c) En déduire que ||| A |||∞ = max |aij |.
16i6n
j=1

9. On munit Mp,1 (K) et Mn,1 (K) des normes k.k1


n
! n
X X
(a) Montrer que kAXk1 6 max |aij | kXk1 et déduire ||| A |||1 6 max |aij |.
16j6p 16j6p
i=1 i=1
n
X n
X
(b) Soit k ∈ [[1, p]] tel que max |aij | = |aik |, on pose X0 = (δik )i∈[[1,n]] .
16j6p
i=1 i=1
n
X
Calculer kX0 k1 et montrer que kAX0 k1 = max |aij |
16j6p
i=1
n
X
(c) En déduire ||| A |||1 = max |aij |.
16j6p
i=1
10. Pour A = (aij ) 16i6n , on pose
16j6p
v
p
u n X
uX
2
kAk2 = t |aij |
i=1 j=1

Montrer que ||| A |||2 6 kAk2 . A-t-on l’égalité

elamdaoui@[Link] 2/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Normes subordonnées

Partie I: Normes subordonnées


Soit u ∈ Lc (E, F )
1. u est une application linéaire continue, donc il existe k ∈ R+ tel que:

∀x ∈ E, k u(x) kF 6 k k x kE

k u(x) kF n
k u(x) kF
o
En particulier: ∀x ∈ E \ {0}, 6 k. Ceci montre que l’ensemble k x kE , x ∈ E \ {0E } est majoré
k x kE
de R et puisqu’il est non vide , d’après l’axiome de la borne supérieure, il admet une borne supérieure. D’où
l’existence de |||u|||.
2. Soit u, v ∈ Lc (E, F ) et α ∈ K:
— Séparation: Si ||| u ||| = 0 alors ∀x ∈ E \ {0}, u(x) = 0. Or u est linéaire, donc u(0) = 0, soit u = 0
kαu(x)k ku(x)k
— Homogénéité: ||| αu ||| = sup = |α| sup = |α| ||| u ||| .
kxk6=0 kxk kxk6=0 k x k

— Inégalité triangulaire: Soit x ∈ E \ {0}, on a

k (u + v)(x) k = k u(x) + v(x) k 6 k u(x) k + k v(x) k

donc
k(u + v)(x)k ku(x)k kv(x)k
6 + 6 ||| u ||| + ||| v |||
kxk kxk kxk
d’où ||| u + v ||| 6 ||| u ||| + ||| v |||.
On déduit que ||| . ||| est une norme sur Lc (E, F ).
3. Soit u ∈ Lc (E, F ).
(a) — Montrons que ||| u ||| 6 sup ku(x)k:
kxk=1
 
1 1 ku(x)k
Soit x ∈ E \ {0}, on a kxk x = 1 donc u x 6 sup ku(x)k . Or u est linéaire donc 6
kxk kxk=1 kxk
sup ku(x)k donc ||| u ||| 6 sup ku(x)k.
kxk=1 kxk=1

— L’inégalité sup ku(x)k 6 sup ku(x)k est triviale, car la sphère unité est incluse dans la boule unité
kxk=1 kxk61
fermée
— Montrons que sup ku(x)k 6 ||| u |||:
kxk61
Soit x ∈ E de norme inférieur ou égale à 1
— Si x = 0, alors 0 = k u(x) k 6 ||| u |||
k u(x) k
— Si x 6= 0, on a 6 ||| u |||, donc
kxk

k u(x) k 6 ||| u ||| . k x k 6 ||| u |||

Donc sup ku(x)k 6 ||| u |||.


kxk61

(b) Soit x ∈ E
— Si x = 0, on a 0 = k u(x) k 6 ||| u ||| . k x k
k u(x) k
— Si x 6= 0, on a 6 ||| u |||, donc k u(x) k 6 ||| u ||| . k x k
kxk
Donc ∀x ∈ E, k u(x) k 6 ||| u ||| . k x k
(c) — Montrons que ||| f ||| 6 inf{k ∈ R+ /∀x ∈ E, kf (x)k 6 kkxk}:
On pose K = {k ∈ R+ /∀x ∈ E, kf (x)k 6 kkxk} et soit k ∈ K donc ∀x ∈ E \ {0}, kf (x)k 6 kkxk donc
kf (x)k
∀x ∈ E \ {0}, kfkxk
(x)k
6 k d’où sup 6 k.
x6=0 kxk
kf (x)k kf (x)k
On déduit que ∀k ∈ K, sup 6 k d’où sup 6 inf K.
x6=0 kxk x6=0 kxk

elamdaoui@[Link] 3/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Normes subordonnées

— Montrons que inf{k ∈ R+ /∀x ∈ E, kf (x)k 6 kkxk}


 6||| f |||:
1 1 kf (x)k
Soit x ∈ E \ {0} tel que kxk x = 1 donc f kxk x 6 ||| f |||. Or f est linéaire donc kxk 6 ||| f |||
d’où kf (x)k 6 ||| f ||| kxk.
On déduit que ∀x ∈ E, kf (x)k 6 ||| f ||| kxk donc ||| f ||| ∈ {k ∈ R/∀x ∈ E, kf (x)k 6 kkxk} d’où
inf{k ∈ R/∀x ∈ E, kf (x)k 6 kkxk} 6 ||| f |||.
4. (a) Soit u, v ∈ Lc (E), alors pour tout x ∈ E, on a:

k u ◦ v(x) k = k u (v(x)) k 6 ||| u ||| k v(x) k 6 ||| u ||| . ||| v ||| . k x k

Donc ||| u ◦ v ||| 6 ||| u ||| . ||| v |||, donc ||| . ||| est une norme d’algèbre
(b) En outre ||| IdE ||| = 1.

Partie II: Exemples de calcul


5. — u est une forme linéaire. Et pour tout P ∈ R[X], on a:

|u (P )| = |P (0)| 6 kP k

Donc u est lipschitzienne en 0, ce qui montre que u est continue sur R[X] pour la norme considérée
|u(P )|
— D’une part ||| u ||| 6 1. D’autre part, pour P = 1, on a = 1 > ||| u |||.
kP k
Donc ||| u ||| = 1
6. Tϕ est bien définie et clairement linéaire. Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,

|Tϕ (f )| 6 kϕk2 .kf k2

donc Tϕ est continue et ||| Tϕ ||| 6 kϕk2 .


Pour f = ϕ, on a: |Tϕ (ϕ)| = kϕk22 , donc ||| Tϕ ||| > kϕk2 , puis ||| Tϕ ||| = kϕk2
7. Soient E = C 0 ([0, 1], R) et F = C 1 ([0, 1], R) . On définit N1 et N2 par
N1 (f ) = kf k∞ et N2 (f ) = kf k∞ + kf ′ k∞
(a) L’application T est bien définie et est clairement linéaire. Pour tout x ∈ [0, 1] , |T (f )(x)| 6 xN1 (f ) 6
N1 (f ) donc kT (f )k∞ 6 N1 (f ), puis

N2 (T (f )) = kT (f )k∞ + kT (f )′ k∞ = kT (f )k∞ + kf k∞ 6 2N1 (f )

Ainsi T est continue


(b) D’après la question précédente ||| T ||| 6 2. Or

N2 (T (exp)) = 2N1 (exp)

Donc ||| T ||| > 2, puis ||| T ||| = 2

Partie III: Normes matricielles


8. Soit X ∈ Mn,1 (K):
(a) On a  
n
X n
X n
X
kAXk∞ = max aij xj 6 max |aij ||xj | 6  max |aij | kXk∞
16i6n 16i6n 16i6n
j=1 j=1 j=1

donc
n
X
|||A|||∞ 6 max |aij |
16i6n
j=1

(b) On a kX0 k∞ = 1, donc


n
X n
X n
X n
X
|||A|||∞ > kAX0 k > akj xj = |akj |eiθj e−iθj = |akj | = max |aij |
16i6n
j=1 j=1 j=1 j=1

elamdaoui@[Link] 4/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Normes subordonnées

n
X n
X
(c) D’une part |||A|||∞ >k AX0 k∞ > max |aij |, donc max |aij | 6 ||| A |||∞ et d’autre part, d’après la
16i6n 16i6n
j=1 j=1
n
X
question 8a, |||A|||∞ 6 max |aij |, donc
16i6n
j=1

n
X
|||A|||∞ = max |aij |
16i6n
j=1

9. (a) On a

n X
X n
kAXk1 = aij xj
i=1 j=1
n X
X n n X
X n
6 |aij ||xj | = |aij ||xj |
i=1 j=1 j=1 i=1
n n
! n
!
X X X
6 max |aij | |xj | = max |aij | kXk1
16j6n 16j6n
j=1 i=1 i=1

n
X
donc ||| A |||1 6 max |aij |
16j6n
i=1
n X
X n n
X n
X
(b) On a kX0 k1 = 1 et kAX0 k = aij xj = |aik | = max |aij |
16j6n
i=1 j=1 i=1 i=1
n
X
(c) |||A|||1 = max |aij |.
16j6n
i=1
n
X n
X
(d) D’une part ||| A |||1 > k AX0 k1 > max |aij |, donc max |aij | 6 ||| A |||1 et d’autre part, d’après la
16j6n 16j6n
i=1 i=1
n
X
question 9a, ||| A |||1 6 max |aij |, donc
16j6n
i=1

n
X
|||A|||1 = max |aij |
16j6n
i=1

10. Soient A ∈ Mn,p (K) et X ∈ Mp,1 (K). On a


2
p
n X
X
kAXk22 = aij xj
i=1 j=1
 2
n
X Xp
6  |aij ||xj |
i=1 j=1

X p
n X p
X p
n X
X
2 2
6 |aij | |xk | = |aij |2 kXk22 = kAk22 kXk22
i=1 j=1 k=1 i=1 j=1

On déduit que kAXk2 6 kAk2 kXk2 d’où |||A|||2 6 kAk2 .

elamdaoui@[Link] 5/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les classiques de la topologie dans Mn (K)

Dans ce document
— K = R ou C et p un entier supérieur ou égal à deux ;
— Pour A ∈ Mp (K) et λ ∈ K on pose χA (λ) = det (λIp − A)

Problème 1: GLp (K) est un ouvert dense dans Mp (K)

1. Montrer que l’application det est continue sur Mp (K)


2. En déduire que GLp (K) est un ouvert de Mp (K).
3. Soit A ∈ Mp (K).
(a) Montrer que ∃α > 0, ∀λ ∈]0, α[, χA (λ) 6= 0.
α
(b) Pour n ∈ N∗ , on pose An = A − Ip . Vérifier que ∀n ∈ N∗ , An ∈ GLp (K)
2n
4. En déduire GLp (K) est dense dans Mp (K).
5. Application: Soit A, B ∈ Mp (K)
(a) On suppose que A ∈ GLp (K), montrer que ∀λ ∈ K, χAB (λ) = χBA (λ).
(b) Montrer que l’égalité précédente est encore vraie si A n’est plus inversible.

Problème 2: Propriétés topologiques de l’ensemble des matrices nilpotentes

On note Nn (K) l’ensemble des matrices nilpotentes de Mn (K)


1. Montrer la continuité de l’application f : Mn (K) → Mn (K) , M 7→ M n
2. En déduire que Nn (K) est un fermé de Mn (K).
3. Nn (K) est -il borné ?
4. Soit A ∈ Nn (K)

(a) Montrer que A n’est pas inversible.


(b) Soit ε > 0. Montrer que B(A, ε) * Nn (K)

\
(c) Déduire N n (K).

5. Montrer que Nn (K) est étoilé en On , puis qu’il est connexe par arcs dans Mn (K).

Problème 3: Matrices stochastiques

Une matrice M = (mi,j )16i,j6p ∈ Mp (R) est dite stochastique lorsqu’elle est à coefficients positifs et que de plus
X p
mi,j = 1, pour tout j ∈ [|1, p|].
i=1

1. Montrer que l’ensemble Cp (R) des matrices stochastiques de Mp (R) est un compact convexe de Mp (R).
!
Pp
2. On munit E = Mp (R) de la norme :kAk = sup |aij | si A = (aij )16i,j6p .
16i6p j=1
On note f l’application de E dans R définie par f (A) = Tr (A)
(a) Montrer que f est linéaire continue
(b) Montrer que f est bornée sur Cp (R) et atteint ses bornes puis déterminer ces bornes.
(c) Montrer que f (Cp (R)) est un segment de R qu’on déterminera.

elamdaoui@[Link] 1/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les classiques de la topologie dans Mn (K)

Problème 4: Connexité par arcs de GLn (K) et de Mn (K) \ GLn (K)

1. (a) Montrer que l’ensemble E des matrices non inversibles dans Mn (K) est étoilée en 0Mn (K)
(b) En déduire que E est connexe par arcs
2. Soit A ∈ GLn (C)
 
m11 ··· ··· m1n
 .. .. 
 0 . . 
(a) Justifier qu’il existe P ∈ GLn (C) et une matrice T = 
 . ..  triangulaire supérieure dont

 .. .. ..
. . . 
0 ··· 0 mnn
les éléments diagonaux sont non nuls telles que A = P T P −1
(b) On écrit mkk = ρk eiθk pour tout k ∈ [[1, n]], avec ρk > 0 et on considère l’application ϕ : [0, 1] −→ Mn (C)
par  
ρt1 eitθ1 tm12 ··· ··· tm1n
 .. .. 
 0
 . . 

ϕ(t) =  .. ..
 .. .. 
. . 
 . . 
 
 tmn−1,n 
0 ··· 0 ρtn eitθn
Justifier que ϕ est continue sur [0, 1]
(c) Montrer que ∀t ∈ [0, 1], ϕ(t) ∈ GLn (C) et calculer ϕ(1) et ϕ(0)
−1
(d) Considérer ψ = P ϕP et montrer que GLn (C) est connexe par arcs
3. Que dire de GLn (R) ?

Problème 5: Composantes connexes dans GLn (R)

1. On note SLn (R) = {M ∈ GLn | det(M ) = 1} le groupe spécial linéaire. On admet que SLn (R) est engendré par
les transvections Ti,j (λ) = In + λEi,j , 1 6 i, j 6 n, i 6= j et λ ∈ R.
(a) Montrer que SLn (R) est connexe par arcs.
Indication: On pourra relier toute matrice M à In .
(b) SLn (R) est-il étoilé en In ?
2. On note GL+ +
n (R) = {M ∈ GLn (R) | det(M) > 0}. Soit M, M ∈ GLn (R) et pour α ∈ R, on pose D (α) =

diag (1, 1, · · · , 1, α).


(a) Justifier l’existence de N , N ′ ∈ SLn (R) et α, α′ > 0, telles que M = D(α)N et M ′ = D(α′ )N ′ .
(b) En utilisant que SLn (R) est connexe par arcs, relier les deux matrices M et M ′ par un chemin continu et
inclus dans GL+n (R). Conclure
3. On pose GL− −
n (R) = {M ∈ GLn (R) | det(M) < 0} et soit σ ∈ GLn (R).

Mn (R) −→ Mn (R)
(a) Montrer que l’application γ : est continue
M 7−→ σM
+

(b) Montrer que GL− n (R) = γ GLn (R)
(c) En déduire que GL−
n (R) est connexe par arcs

Problème 6: Groupe orthogonal d’ordre n > 2



On rappelle On (R) = A ∈ Mn (R) | t AA = In
1. (a) Montrer que l’application A 7−→ t AA est continue sur Mn (R) ;
(b) Montrer que On (R) est compact.
2. Montrer que On (R) n’est pas connexe par arcs.

elamdaoui@[Link] 2/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les classiques de la topologie dans Mn (K)

3. Montrer que SOn (R) = {A ∈ On (R) | det A = 1} est compact.

Problème 7: Densité des matrices diagonalisables dans Mn (C)

Soit A une matrice de Mn (C)


1. Justifier que A est semblable à une matrice triangulaire supérieure.
 
λ1 ? ··· ?
.. 
 0 ... ...

. 
 telle que A = P T P −1 où P ∈ GLn (C)
On pose T =  .
 .. . .. . ..

?
0 ··· 0 λn
(
1 si ∀i, j ∈ [[1, n]] , λi = λj
2. On pose α = et on définit la suite de matrices (Tk )k>1 par Tk = T + ∆k , où
inf {|λi − λj | , | λi 6= λj }
α α α 
∆k = diag , ,··· ,
k 2k nk
(a) Montrer que Tk admet n valeurs propres distinctes deux à deux.
(b) Montrer que Ak = P Tk P −1 est diagonalisable
(c) Déterminer la limite de la suite (Ak )k>1
3. Montrer que l’ensemble des matrices diagonalisables est dense dans Mn (C)
4. Le résultat reste-t-il vrai dans Mn (R) ?

Problème 8: Matrice de rang 6 r

Soit A = (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (K) On appelle matrice extraite de A toute matrice B obtenue de A en supprimant un
certain nombre de lignes ou de colonnes. Soit r un entier naturel, avec r 6 n.
On admet les deux résultats suivant : Pour tout A ∈ Mn (K)
(i) Si le rang de A est égal à r alors il existe une matrice extraite carrée d’ordre r de la matrice A qui est inversible.
(ii) S’il existe une matrice extraite de la matrice A, qui soit d’ordre r et inversible, alors le rang de A est supérieur
ou égal à r .
1. On notera Rr = {A ∈ Mn (K) | rg (A) = r}et Rr− = {A ∈ Mn (K) | rg (A) 6 r} . On définit la fonction f de
Mn (K) à valeurs dans R par:
X
f (A) = |det(B)|
B extraite de A
Ordre de B>r

La somme étant prise sur toutes les matrices carrées B extraites de A et d’ordre supérieure strictement à r
(a) Justifier que f est continue sur Mn (K)
(b) Montrer qu’une matrice A ∈ Rr− si et seulement si f (A) = 0
(c) En déduire que Rr− est un fermé de Mn (K)
2. Application: Soit (Mp )p∈N une suite de Mn (K) convergeant vers une matrice M du rang r
(a) Justifier que {A ∈ Mn (K) , rg(A) > r} est ouvert de Mn (K)
(b) Montrer que pour p assez grand, on a dim Ker(Mp ) 6 dim Ker(M )
3. Prouver que l’adhérence de Rr est inclus dans Rr−
4. Inversement, si A ∈ Rr−
 
Iα 0
(a) Justifier que A s’écrit: A = P Q où P, Q ∈ GLn (K) et 0 6 α 6 r.
0 0
(b) Construire une suite de matrices (Ak )k∈N∗ de rang r convergeant vers A.
5. Conclure que Rr = Rr−
6. Montrer que GLn (K) est dense dans Mn (K)

elamdaoui@[Link] 3/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la topologie dans Mn (K)

Problème 1: GLp (K) est un ouvert dense dans Mp (K)



Mp (K) K −→
1. L’application ∗
Eij : est linéaire et Mp (K) est de dimension finie, donc elle continue. K
(akℓ )16k,ℓ6n
aij 7−→
X Yn

étant une K-algèbre normée et par la formule de Leibniz det = ε(σ) Eiσ(i) , l’application det est continue
σ∈Sn i=1
est continue sur Mp (K)
2. On a

A ∈ GLp (K) ⇐⇒ det(A) 6= 0


⇐⇒ det(A) ∈ K∗
⇐⇒ A ∈ det−1 (K∗ )

Alors GLp (K) = det−1 (K∗ ), avec K∗ ouvert dans K et det est continue, donc GLp (K) est ouvert dans de Mp (K).
3. Soit A ∈ Mp (K).
(a) Rappelons que Sp (A) \ {0} est un ensemble fini de cardinal inférieur ou égal p.
— Si Sp (A) \ {0} = ∅, alors on prend α quelconque dans R∗+ . Alors pour tout λ ∈ ]0, α[, on a λ ∈
/ Sp (A),
donc χA (λ) 6= 0
— Sinon soit α = min{|z| , z ∈ Sp (A) \ {0}}. Alors pour tout λ ∈ ]0, α[, on a χA (λ) 6= 0, car sinon λ sera
une racine non nulle de χA et par suite λ = |λ| > α. Absurde
Bref ∃α > 0, ∀λ ∈]0, α[, χA (λ) 6= 0.
α α α
(b) Soit n ∈ N∗ , on a ∈ ]0, α[, donc det(An ) = det(A − Ip ) = (−1)p χA 6= 0. Donc An ∈ GLp (K)
2n 2n 2n
λ
4. Soit A ∈ Mp (K). D’après la question 3a il existe α ∈ R∗+ tel que ∀λ ∈ ]0, α[, χA (λ) 6= 0. Posons An = A − Ip ,
2n
α
alors la suite (An )n>1 est d’éléments de GLp (K) vérifiant k An − A k = k Ip k −−−−−→ 0, donc An −−−−−→ A
2n n→+∞ n→+∞
5. Application: Soit A, B ∈ Mp (K)
(a) Si A ∈ GLp (K), alors AB et BA = A−1 (AB) A sont semblables, donc elles ont le même polynôme carac-
téristique et, par suite ∀λ ∈ K, χAB (λ) = χBA (λ).
(b) Soit λ ∈ K. Les deux applications
 
Mp (K) −→ K Mp (K) −→ K
ψ1 : et ψ2 :
A 7−→ det (λIp − AB) A 7−→ det (λIp − BA)

sont continues et elles coïncident sur GLp (K) qui est dense dans Mp (K), donc elles sont égales.

Problème 2: Propriétés topologiques de l’ensemble des matrices nilpotentes

1. Soit  n
 n 
 Mn (K) −→ Mn (K)
Mn (K) −→ Mn (K) n
ϕ1 : et ϕ2 : Y
A 7−→ (A, · · · , A)  (A1 , · · · , An )
 7−→ Ai
i=1

ϕ1 est continue en dimension finie, donc elle est continue et ϕ2 est n-linéaire en dimension finie, donc elle est
continue. Ainsi f = ϕ2 ◦ ϕ1 est continue par composition.
2. Soit M ∈ Mn (K), on a

M ∈ Nn (K) ⇐⇒ M n = 0 ⇐⇒ f (M ) = 0 ⇐⇒ f (M ) ∈ {0} ⇐⇒ M ∈ f −1 ({0})

Alors Nn (K) = f −1 ({0}), avec {0} fermé dans Mn (K) et f est continue, donc Nn (K) est fermé dans de Mn (K)

elamdaoui@[Link] 4/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la topologie dans Mn (K)

 
0 ···
0 p
 
 0 ···
0 0 
3. Pour p ∈ N, on pose Ap = pE1,n =  .. . . . Alors pour tout p ∈ N, on a Ap ∈ Nn (K) et k Ap k =
(0) .. ..

 . 
0 ··· 0 0
p k E1,n k −−−−−→ +∞, donc Nn (K) n’est pas borné.
p→+∞

4. Soit A ∈ Nn (K)

(a) A est nilpotente, donc SpK (A) = {0}, donc A n’est pas inversible.
(b) Soit ε > 0. Par absurde si B(A, ε) * Nn (K). Mais GLn (K) est dense dans Mn (K), alors B (A, ε)∩GLn (K) 6=
∅, donc la boule B (A, ε) contient une matrice inversible et, par suite, l’ensemble Nn (K) contient une matrice
inversible. Absurde

\
(c) Si N n (K) 6= ∅, alors il existe A ∈ Nn (K) et ε > 0 tel que B (A, ε) ⊂ Nn (K). Absurde, vu le résultat de la
question précédente
n
5. On a On ∈ Nn (K). Soit N ∈ Nn (K), montrons [On , N ] ⊂ Nn (K). Soit t ∈ [0, 1], on a (tN ) = tn N n = On ,
donc tN ∈ Nn (K). Donc Nn (K) est étoilée en On .En fin Toue partie étoilée est connexe par arcs.

Problème 3: Matrices stochastiques

1. — Montrons que Cp (R) est fermé.


Pour i, j ∈ [[1, p]], on pose (
Mp (R) −→ R
ψi,j :
(mk,ℓ )16k,ℓ6p 7−→ mi,j

et pour j ∈ [[1, p]] on pose 



 Mp (R) −→ R
p
Sj : X
 (mk,ℓ )16k,ℓ6p
 7−→ mi,j
I=0

Les applications considérées sont linéaires et dim Mp (R) < +∞, donc elles sont continues.
Soit M = (mi,j )16i,j6p ∈ Mp (R), on a:
(
∀i, j ∈ [[1, p]] , ψi,j (M ) > 0
M ∈ Cp (R) ⇐⇒
∀j ∈ [[1, p]] , Sj (M ) = 1
(
−1
∀i, j ∈ [[1, p]] , M ∈ ψi,j ([0, +∞[)
⇐⇒
∀j ∈ [[1, p]] , M ∈ Sj−1 ({1})

Donc    
\ p
\
−1
Cp (R) =  ψi,j ([0, +∞[) ∩  Sj−1 ({1})
16i,j6p j=1

−1
Pour tous i, j [[1, p]], les ensembles ψi,j ([0, +∞[) et Sj−1 ({1}) sont des fermés, car ils sont des images
réciproques des fermés par des applications continues, en conséquence Cp (R) est fermé comme intersection
de fermés
— Montrons que Cp (R) est borné. Soit M = (mi,j )16i,j6p ∈ Cp (R), on a

p
! p
!
X X
kM k1 = max |mi,j | = max mi,j =1
16j6p 16j6p
i=1 i=1

Donc Cp (R) est borné. L’espace Mp (R) est de dimension finie, donc Cp (R) est compact de Mp (R).

elamdaoui@[Link] 5/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la topologie dans Mn (K)

— Montrons que Cp (R) est convexe. Soit A = (ai,j )16i,j6p et B = (bi,j )16i,j6p deux matrices de Cp (R). Pour
tout t ∈ [[0, 1]], on a tA + (1 − t) B = (tai,j + (1 − t)bi,j )16i,j6p et

∀i, j ∈ [[1, p]] , tai,j + (1 − t)bi,j > 0

Et pour tout j ∈ [[1, p]],


p
X p
X p
X
tai,j + (1 − t)bi,j = t ai,j + (1 − t) bi,j = t + (1 − t) = 1
i=1 i=1 i=1

Donc tA + (1 − t) B ∈ Cp (R). D’où [A, B] ⊂ Cp (R)



Mp (R) −→ R
2. (a) f : est linéaire et dim Mp (R) < +∞, donc f est continue
A 7−→ Tr (A)
(b) — f est continue à valeurs dans R et Cp (R) est compact, donc f est bornée sur Cp (R) et atteint ses bornes.
— Soit M = (mi,j )16i,j6p ∈ Cp (R), on a:
p
X
0 6 mi,i 6 mk,i = 1
k=1

Donc
 0 6 f (M ) 6  Ip ∈ Cp (R) et f (Ip ) = p, donc p = max f (Cp (R)). En outre pour J =
p. Or
0 0 0 ··· 1
 .. 
 1
 0 0 . 0 

 .. .. .. .. 
.  ∈ Mp (R), on a J ∈ Cp (R) et f (J) = 0, donc 0 = min f (Cp (R)).
 . . . 
 0
 . 
 . .. .. 
 . . . 0 
0 ... 0 1 0
(c) Montrons que f (Cp (R)) = [0, p]
— f étant continue et f (Cp (R)) est connexe par arcs, donc f (Cp (R)) est un intervalle
— f (Cp (R)) ⊂ [0, p]
— Comme 0, p ∈ f (Cp (R)), donc [0, p] ⊂ f (Cp (R))

Problème 4: Connexité par arcs de GLn (K) et de Mn (K) \ GLn (K)

1. (a) On a On ∈ Mn (K) \ GLn (K). Soit N ∈ Mn (K) \ GLn (K), montrons [On , N ] ⊂ Mn (K) \ GLn (K). Soit
t ∈ [0, 1], on a det (tN ) = 0, donc tN ∈ Mn (K) \ GLn (K). Donc Mn (K) \ GLn (K) est étoilée en On .
(b) Toue partie étoilée est connexe par arcs.
2. Soit A ∈ GLn (C)
 
m11 ··· ··· m1n
 .. .. 
 0 . . 
(a) Toute matrice complexe est trigonalisable, alors il existe P ∈ GLn (C) et une matrice T =  .. .. 

 .. ..
 . . . . 
0 ··· 0 mnn
n
Y
triangulaire supérieure telles que A = P T P −1 . De plus mk,k = det(T ) = det(A) 6= 0, donc ∀k ∈ [[1, n]],
k=1
mk,k 6= 0
(b) Pour tout k ∈ [[1, p]], l’application:

[0, 1] −→ C
ϕk,k :
t 7−→ ρtk eitθk
est continue. De plus pour tout i 6= j ∈ [[1, n]], l’application affine

[0, 1] −→ C
ϕi,j :
t 7−→ tmi,j
est continue. Donc ϕ est continue sur [0, 1], car ses fonctions composantes sont continues sur [0, 1]

elamdaoui@[Link] 6/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la topologie dans Mn (K)

n
X
n
Y
!t it θk
(c) Soit t ∈ [0, 1], on a det ϕ(t) = ρk e k=1 6= 0, donc ϕ(t) ∈ GLn (C), avec ϕ(1) = T et ϕ(0) = In
k=1

Mn (C) −→ Mn (C)
(d) L’application S : est continue, car elle est linéaire et dim Mn (C) < +∞.
M 7−→ P M P −1
Alors ψ = S ◦ ϕ : [0, 1] −→ Mn (C) est continue par composition. En fin pour tout t ∈ [0, 1], on a
det(ψ(t)) = det(ϕ(t)) 6= 0, donc ψ(t) ∈ GLn (C), donc ψ : [0, 1] −→ GLn (C) est continue, avec ψ(0) = In
et ψ(1) = A. Soit maintenant A, B ∈ GLn (C), on sait qu’il existe un chemin dans GLn (C) joignant A et
In et un autre joignant B et In , donc il existe un chemin dans GLn (C) joignant A et B. Ainsi GLn (C) est
connexe par arcs
3. Comme det (GLn (R)) = R∗ , det est continue et R n’est pas connexe par arcs, alors GLn (R) n’est pas connexe
par arcs.

Problème 5: Composantes connexes dans GLn (R)

−1
1. (a) Remarquons d’abord que Ti,j (λ) = Ti,j (−λ). Soit M ∈ SLn (R), alors il existe des transvections
p 
p
Y [0, 1] −→ Mn (R)
(Tik ,jk (λk ))k=1 telles que M = Tik ,jk (λk ). Pour k ∈ [[1, p]], on pose ψk : .
t 7−→ Tik ,jk (tλk )
k=1
De telles fonctions ψk sont continues
 car leurs fonctions coordonnées sont continues et comme Mn (R) est
 [0, 1] −→ Mn (R)
 p
une R-algèbre normée, alors ψ : Y est continue sur [0, 1] et ∀t ∈ [0, 1], on a

 t −
7 → Tik ,jk (tλk )
k=1
det(ψ(t)) = 1 c’est-à-dire ψ(t) ∈ SLn (R). En outre ψ(0) = In et ψ(1) = M . Donc il existe un chemin dans
SLn (R) joignant In et M . Soit maintenant M, N ∈ SLn (R), on sait qu’il existe un chemin dans SLn (R)
joignant M et In et un autre joignant N et In , donc il existe un chemin dans SLn (R) joignant M et N .
Ainsi SLn (R) est connexe par arcs
 
−1 0 1 1
(b) Pour n = 2, on pose M = ∈ SL2 (R), mais O2 = In + M ∈ / SL2 (R), donc SL2 (R) n’est pas
0 −1 2 2
étoilé en I2
 
2. (a) Soit α = det(M ) et α′ = det(M ′ ), puis on pose N = D α1 M et N ′ = D α1′ M ′ , alors α, α′ > 0 et
det(N ) = det(N ′ ) = 1. Les nombres α et α′ et les matrices N et N ′ vérifient les conditions demandées

[0, 1] −→ Mn (R)
(b) Soit γ2 : [0, 1] −→ SLn (R) un chemin joignant γ2 (0) = N et γ2 (1) = N ′ et soit γ1 : .
t 7−→ D ((1 − t)α + α′ t)
L’application γ1 est continue car ses fonctions coordonnées est continue sur [0, 1] et par le produit
γ = γ1 .γ2 : [0, 1] −→ Mn (R) est continue et elle vérifie ∀t ∈ [0, 1], det(γ(t)) = (1 − t)α + α′ t > 0 et
γ(0) = M et γ(1) = M ′ , c’est-à-dire γ est un chemin dans GL+ ′ +
n (R) joignant M et M . Donc GLn (R) est
connexe par arcs.
3. On pose GL− −
n (R) = {M ∈ GLn (R) | det(M) < 0} et soit σ ∈ GLn (R).

Mn (R) −→ Mn (R)
(a) L’application γ : est linéaire et dim Mn (R) < +∞, donc elle est continue
M 7−→ σM

(b) Soit M ∈ GL+ − +
n (R), alors det(σM ) = det(σ)det(M ) < 0, donc γ(M ) ∈ GLn (R), puis γ GLn (R) ⊂
| {z }| {z }
<0 >0
GL− −
n (R). Inversement soit N ∈ GLn (R), on pose M = σ
−1
N , on a bien M ∈ GL+ (R), car det(M ) =
+
 n
det(σ ) det(N ) = det(σ )det(N ) > 0 et γ (M ) = σM = N , donc N ∈ γ GLn (R) et par suite GL−
−1 −1
n (R) ⊂
| {z }| {z }
 <0 <0
γ GL+ n (R)
+
 + +

(c) Comme GL− −
n (R) = γ GLn (R) , γ est continue et GLn (R) es connexe par arcs, alors GLn (R) = γ GLn (R)
est connexe par arcs

elamdaoui@[Link] 7/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la topologie dans Mn (K)

Problème 6: Groupe orthogonal d’ordre n > 2

1. (a) Posons
( ( 
2 2
Mn (R) −→ (Mn (R) Mn (R) −→ Mn (R) Mn (R) −→ Mn (R)
g: , h: puis f :
M 7−→ (M, t M ) (M, N ) 7−→ MN M 7−→ M tM

g est continue sur Mn (R) car linéaire sur un espace de dimension finie. h est continue sur (Mn (R))2 car
bilinéaire sur un espace de dimension finie. On en déduit que f = h ◦ g est continue sur Mn (R).
(b) — On (R) = f −1 (In ) est fermé en tant qu’image réciproque d’un fermé par une application continue.
2
— Montrons que On (R) est borné. ∀A ∈ On (R), ∀(i, j) ∈ [[1, n]] , |ai,j | 6 1 et donc ∀A ∈ On (R), kAk∞ 6 1.
Puisque On (R) est un fermé borné de l’espace de dimension finie Mn (R), On (R) est un compact de Mn (R).
2. Si On (R) est connexe par arcs, alors det(On (R)) = {−1, 1} est connexe par arcs dans puisqu’il est l’mage d’un
connexe par arcs par une fonction continue. Absurde
3. SOn (R) = {A ∈ On (R) | det A = 1} = On (R) ∩ det−1 ({1}) est fermé et inclus dans le compact On (R), donc
il s’agit d’un compact

Problème 7: Densité des matrices diagonalisables dans Mn (C)

1. Toute matrice complexe est trigonalisable


n α o
2. (a) Soit k > 1, notons que le spectre de Tk est λi + , i ∈ [[1, n]] . Soit i 6= j ∈ [[1, n]].
ik
1 1
— Si λi = λj , alors λi + 6= λj +
ik jk
1 1 α 1 1 α
— Si λi 6= λj , alors λi + = λj + entraîne |λi − λj | = − < 6α
ik jk k i j k
ce qui contredit la définition de α et donc les valeurs propres Tk sont deux à deux distinctes
(b) Pour tout k ∈ N∗ , la matrice Ak est semblable à Tk , donc elle est diagonalisable de n valeures propres
distinctes deux à deux.
(c) Tk = T + ∆k −−−−−→ T et par continuité de l’application M 7−→ P M P −1 , alors Ak −−−−−→ A
k→+∞ k→+∞
3. Pour A ∈ Mn (C), la suite construite (Ak )k>1 est une suite de matrices admettant n valeurs propres distinctes
qui tend vers A. D’où la densité demandée
4. Le résultat précédent est faux sur Mn (R). Dans le cas n = 2, l’application ϕ : M2 (R) −→ R qui associe à une
 
a b
matrice M = le discriminant de son polynôme caractéristique:
c d
2
ϕ(M ) = (a − d) + 4bc

ϕ est continue car pour toute M ∈ M2 (R), l’expression de ϕ(M ) est un polynôme en les coefficients de M .
Donc si on choisit une matrice A dont le discriminant de son polynôme caractéristique est strictement négatif
et on suppose qu’il existe une suite de matrices réelles diagonalisables (Ak )k>0 telle que Ak −−−−−→ A, alors
k→+∞
ϕ (Ak ) −−−−−→ ϕ(A). Mais pour tout k ∈ N, le polynôme χAk est scindè, donc ϕ(Ak ) > 0 et par passage à la
k→+∞
limite ϕ(A) > 0. Absurde

Problème 8: Matrice de rang 6 r

1. (a) Pour toute matrice carrée B extraite det(B) est un polynôme en les coefficients de A. En outre |.| : K −→ R+
est continue, donc par composition puis par somme des fonctions continues l’application f est continue
(b) Soit A ∈ Mn (K). Alors f (A) = 0 si, et seulement, si le déterminant de toute matrice extraite de A d’ordre
> r est nul si, et seulement, si toute matrice extraite de A d’ordre > r est non inversible si, et seulement,
si A ∈ Rr−

elamdaoui@[Link] 8/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la topologie dans Mn (K)

(c) A ∈ Rr− si et seulement si A ∈ f −1 ({0}), donc Rr− = f −1 ({0}) est l’image réciproque d’un fermé par une
application continue, donc c’est un fermé de Mn (K)
2. Application: Soit (Mp )p∈N une suite de Mn (K) convergeant vers une matrice M du rang r
r R−
(a) On a R+ = {A ∈ Mn (K) , rg(A) > r} = {A ∈ Mn (K) , rg(A) > r − 1} = ∁Mr−1
n (K)
est le complémentaire
d’un fermé de Mn (K)
r r r
(b) Comme M ∈ R+ et R+ est ouvert, alors il existe ε > 0 tel que B (M, ε) ⊂ R+ . Par hypothèse Mp −−−−−→ M ,
p→+∞
alors il existe p0 tel que pour tout p > p0 : Mp ∈ B (M, ε), soit rg(Mp ) > rg(M ) ou encore, par le théorème
du rang, dim Ker(Mp ) 6 dim Ker(M )
3. Rr− contient Rr et est fermé, donc Rr ⊂ Rr− = Rr−
 
I 0
4. (a) Soit α = rg(A), alors A s’écrit: A = P α Q où P, Q ∈ GLn (K) et 0 6 α 6 r.
0 0
 
Iα 0 0
(b) Soit k ∈ N∗ , on pose Ak = P  0 k1 Ir−α 0 Q. Pour tout k ∈ N∗ la matrice Ak est du rang r et par
0 0 0
continuité de l’application linéaire M 7−→ P M Q, alors Ak −−−−−→ A
k→+∞

5. D’après la question 4b, on a Rr− ⊂ Rr et d’après la question 3, on a Rr ⊂ Rr− . Donc l’égalité demandée
6. Il suffit de voir que GLn (K) = Rn et que Mn (K) = Rn− . D’après la question précédente Rn = Rn− , alors
GLn (K) = Mn (K)

elamdaoui@[Link] 9/9 [Link]


E SPACES PRÉHILBERTIENS RÉELS 1/2
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

P RODUIT SCALAIRE P ROJECTEURS ORTHOGONAUX S YMÉTRIE ORTHOGONALE


E désigne un R-espace vectoriel Soit F un sous-espace vectoriel d’un préhilbertien E tel que F et F ⊥ sont sup- Soit F un sous-espace vectoriel d’un préhilbertien E tel que F et F ⊥ sont sup-
plémentaires dans E plémentaires dans E
Définition
On appelle produit scalaire sur E toute application ϕ : E × E → R Définition Définition
vérifiant On appelle projection orthogonale sur F la projection vectorielle pF sur On appelle symétrie orthogonale par rapport à F la symétrie vectorielle
1. ϕ est bilinéaire F parallèlement à F ⊥ . sF par rapport à F parallèlement à F ⊥ .
2. ϕ est symétrique i.e. ∀x, y ∈ E, ϕ(x, y) = ϕ(y, x) Si F est un hyperplan de E, on dit que sF est la réflexion par rapport à
Propriété F.
3. ϕ est positive i.e. ∀x ∈ E, ϕ(x, x) > 0 pF est un endomorphisme de E vérifiant p2 = p, Imp = F et Kerp = F ⊥ .
4. ϕ est définie i.e. ∀x ∈ E, ϕ(x, x) = 0 ⇒ x = 0. De plus id − p projection orthogonale sur F ⊥ Propriété
Soient a, b ∈ E tels que kak = kbk et a 6= b.
E est dit espace préhilbertien Propriété Il existe une réflexion et une seule qui échange a et b.
Soit p un projecteur de E. Alors
Norme euclidienne ⊥ ⊥ H = Vect(a − b)⊥
Soit E un espace préhilbertien.p Kerp ⊥ Imp ⇐⇒ Kerp = (Imp) ⇐⇒ Imp = (Kerp)
L’application k . k : x ∈ E 7−→ < x|x > est une norme sur E dite norme Tout projecteur vérifiant l’une des trois assertions est projecteur orthog- Propriété
euclidienne onal sF est un endomorphisme de E vérifiant s2 = id, Ker(s − id) = F et
Ker(s + id) = F ⊥ . De plus −sF = sF ⊥ et sF = 2pF − id
Identités et inégalités classiques Propriété caractéristique
Soit E un préhilbertien. Pour tout x, y ∈ E Soit p ∈ L(E) un projecteur. On a équivalence entre : Expression du symétrique
Si B = (e1 , · · · , ep ) est une base orthonormée de F alors
• Inégalité de Cauchy-Schwarz: ∀x, y ∈ E, |< x|y >| 6 [Link]. 1. p est un projecteur orthogonal
Il y a égalité si, et seulement si, (x, y) est liée. 2. ∀x, y ∈ E, < p(x)|y >=< x|p(y) >. p
X
• Inégalité de Minkowski: ∀x, y ∈ E, kx + yk 6 kxk + kyk. 3. ∀x ∈ E, kp(x)k 6 kxk ∀x ∈ E, sF (x) = 2 < ej , x > e j − x
Il y a égalité ssi x et y sont positivement liés j=1

La matrice d’un projecteur orthogonal dans une base orthonormée


est symétrique.
Exemple
Soit D = Vect (a) et H = D⊥ avec a 6= 0. Alors
O RTHOGONALITÉ Expression du projeté
Si B = (e1 , · · · , ep ) est une base orthonormée de F alors < x|a >
Définition ∀x ∈ E, sD (x) = 2 2
a−x
kak
La famille (xi )i∈I de vecteurs de E est dite p
et
X
• orthogonale si ∀i, j ∈ I, i 6= j ⇒< xi , xj >= 0. ∀x ∈ E, pF (x) = < ej , x > e j
j=1
< x|a >
• orthonormale si ∀i, j ∈ I, < xi , xj >= δij . ∀x ∈ E, sH (x) = x − 2 2
a
kak
Propriété Exemple
⊥ Propriété caractéristique
• Une famille orthogonale sans vecteur nul est libre. Soit D = Vect (a) et H = Vect(a) avec a 6= 0. Alors
Soit s une symétrie de E. On a équivalence entre:
• Toute famille orthonormale est libre.
< a|x > < a|x > 1. s est une symétrie orthogonale
• Tout espace euclidien, non nul, admet une base orthonormale; ∀x ∈ E, pD (x) = 2
a et pH (x) = x − 2
a
kak kak 2. ∀x, y ∈ E, (s(x)|y) = (x|s(y)).
• Toute famille orthonormale d’un euclidien se complète en une base
orthonormale. Minimisation de distance 3. ∀x ∈ E, k s(x) k = kxk
Calcul avec une BON Pour tout y ∈ F , kx − yk > kx − pF (x)k avec égalité ssi, y = pF (x).
E euclidien et B = (e1 , . . . , en ) une BON sur E et soit u ∈ L(E). Autrement-dit d (x, F ) = kx − pF (x)k
La matrice d’une symétrie orthogonale dans une base orthonormée
n n
X X
Algorithme de Gram-Schmidt est symétrique.
Soit x = xk ek , y = yk ek , alors:
k=1 k=1 Soit (e1 , . . . , en ) une famille libre de E . Il existe une et une seule famille Les symétries ⊥ conservent le produit scalaire
v orthonormée (ε1 , . . . , εn ) de E telle que : ∀k ∈ [[1, n]] ∀x, y ∈ E, (s(x)|s(y)) = (x|y)
u n
En particulier, les symétries orthogonales conservent la norme
uX
• ∀k ∈ [[1, n]] , xk =< ek , x > et kxk = t x2k . • Vect(ε1 , . . . , εk ) = Vect(e1 , . . . , ek ).
k=1 • < εk , ek >> 0. ∀x ∈ E, ks(x)k = kxk
v
n u n
X uX 2 Cette famille est donnée par :
• < x, y >= xk yk et kx − yk = t (xk − yk )
k=1 k=1 e1 ek − Pk−1 (ek )
• Mat(u) = (hei , u(ej )i)16i,j6n ε1 = et ∀k ∈ [[2, n]] , εk =
B
ke1 k kek − Pk−1 (ek )k

Existence de supplémentaire orthogonal Avec Pi désigne le projecteur ⊥ sur Vect(ε1 , . . . , εi ) C ONTACT I NFORMATION
Si F un sous-espace vectoriel de dimension finie d’un préhilbertien E Web [Link]
alors les espaces F et F ⊥ sont supplémentaires dans E. Email elamdaoui@[Link]
E SPACES PRÉHILBERTIENS RÉELS 2/2
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

FAMILLE TOTALE E XTRÉMUM SUR LA SPHÈRE A PPLICATIONS AUX EXTREMA


E un espace préhilbertien réel et (en )n∈N une suite de E
Extrémum sur la sphère Applications aux extrema
Inégalité de Bessel Soit u ∈ S(E). Posons λmin = min (Sp (u)) et λmax = max (Sp (u)). Alors Soit U ⊂ E un ouvert non vide, a ∈ U et f : U −→ R une fonction de
Si (en )n∈N est orthonormale. Alors ∀x ∈ E la famille (< en | x >)n∈N est 2 2
classe C 2 . 
2

de carré sommable et • ∀x ∈ E : λmin k x k 6< u(x), x >6 λmax k x k ∂ f
X Hf (a) = (a) est la matrice Hessienne de f en a. On
hen | xi2 6 kxk2 • min {< u(x), x > , k x k = 1} = λmin ∂xi ∂xj 16i,j6n
n∈N • max {< u(x), x > , k x k = 1} = λmax suppose que f admet un point critique en a, alors:

Famille totale 1. Si Sp (Hf (a)) ⊂ R∗+ , alors f admet un minimum local en a;


La famille (en )n∈N est dite totale si l’espace vectoriel qu’elle engendre est E NDOMORPHISMES ORTHOGONAUX 2. Si Sp (Hf (a)) ⊂ R∗− , alors f admet un maximum local en a;
dense dans E. Autrement-dit Vect((en )n∈N ) = E 3. Si Hf (a) admet deux valeurs propres de signes opposés, alors a est
E désigne un euclidien de dimension n > 1 un point col ou selle.
Base hilbertienne Endomorphisme orthogonal
(en )n∈N est dite base hilbertienne si elle est à la fois orthonormale et totale Soit u ∈ L(E). On dit que u est orthogonal si
R ÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES ⊥
Propriété ∀x ∈ E, ku(x)k = kxk E désigne un plan euclidien orienté,
Soit (en )n∈N base hilbertienne de E et Pn le projecteur orthogonal de E
sur Vect (e0 , · · · , en ), alors ∀x ∈ E, Pn (x) −−−−−→ x O(E), l’ensemble des automorphismes orthogonaux, est un groupe, Réduction des endomorphismes ⊥
n→+∞
appelé le groupe orthogonal de E. Soit u ∈ O(E) avec n > 2. Il existe une BON B de E telle que
Égalité de Parseval
Propriété 0 ··· ··· 0
 
Ip
Soit (en )n∈N une base hilbertienne de E. Alors pour tout x ∈ E la famille .. ..
X Si u ∈ O(E), alors Sp (u) ⊂ {−1, 1}. 
0 −Iq . .

(< ei | x >)i∈N est de carré sommable et hen | xi2 = kxk2 .

 .. .. .. ..
 
Propriété caractéristique Mat (u) =  . . .

n∈N
B R1 . 
Soit u ∈ L(E). Les assertions suivantes sont équivalentes: . .. ..
 
 .. . .

0
E NDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES 1. ∀x ∈ E, ku(x)k = kxk; 0 ··· ··· 0 Rr
2. ∀x, y ∈ E, < u(x), u(y) >=< x, y >;
E un espace préhilbertien
 
3. u transforme toute BON de E une BON de E; cos θk − sin θk
où pour tout k ∈ [[1, r]], on note : Rk = avec θk ∈
4. u transforme une BON de E une BON de E. sin θk cos θk
Endomorphisme symétrique
]0, 2π[ \ {π} et p, q, r sont des entiers naturels tels p + q + 2r = n (si l’un de
Soit u ∈ L(E). On dit que u est symétrique si: Matrices orthogonales ces entiers est nul, les blocs de matrices correspondants n’existent pas).
Une matrice réelle A ∈ Mn (R) est dite orthogonale si AT A = In .
∀x, y ∈ E, < u(x), y >=< x, u(y) > Isométries positives en dim 3
On (R), l’ensemble de matrices orthogonales, est un groupe, appelé
Soit f ∈ O+ (E), alors il existe une BON directe B = (u, v, w) dans laque-
S (E) désigne l’ensemble des endomorphismes symétriques de E groupe orthogonal d’ordre n.
lle la matrice de f est de la forme
Stabilité- Image et noyau Propriétés caractéristiques  
1 0 0
Soit u ∈ S(E) et F un sev de E stable par u. Alors F ⊥ est stable par u Soit A ∈ Mn (R) de colonnes C1 , · · · , Cn et de lignes L1 , · · · , Ln . On a 0 cos θ − sin θ
équivalence entre :
Cas euclidien 0 sin θ cos θ
Soit E un espace euclidien et u ∈ S (E), alors Im (u) = (Keru)
⊥ 1. la matrice A est orthogonale
2. la famille (C1 , · · · , Cn ) est orthonormale f est dite la rotation d’axe dirigé et orienté par u et d’angle θ.
Propriété caractéristique 3. la famille (L1 , · · · , Ln ) est orthonormale. Comment déterminer les éléments de f
Soit E un espace euclidien, B une base orthonormale de E et u ∈ L(E). 4. A est la matrice de passage d’une BON à une BON • Pour déterminer une telle base on prend u normé qui engendre
Alors u ∈ S(E) ⇐⇒ Mat (u) ∈ Sn (R)
B
Propriété Ker(f − id), v unitaire et orthogonal à u et w = u ∧ v;
Endomorphismes involutifs, idempotents • A ∈ On (R), alors det A = ±1. • Pour déterminer cos θ, on utilise la trace de f ;
Soit E un espace euclidien et u ∈ L(E). • On+ (R) = {M ∈ On (R), det M = 1} est un sous-groupe de On (R)
• On− (R) = {M ∈ On (R), det M = −1} n’est pas un groupe • le signe de sin θ est celui de Det(u, x, f (x)) où x est un vecteur non
1. u est un projecteur ⊥ ssi u ∈ S(E) et u2 = u; colinéaire à u
2. u est une symétrie ⊥ ssi u ∈ S(E) et u2 = idE . Lien avec les matrices
Soit u ∈ L(E) et B une BON de E. Alors
Théorème spectral
Tout endomorphisme symétrique d’un espace euclidien E est diagonal- • u ∈ O(E) ⇐⇒ MatB (u) ∈ On (R)
isable dans une base orthonormale. • On (R) est isomorphe à O(E);
• On+ (R) ⋍ O+ (E) = {u ∈ O(E); det u = 1};
C ONTACT I NFORMATION
Soit A ∈ Sn (R), alors il existe P ∈ On (R) tel que P T AP soit diago-
nale. • On− (R) ⋍ O− (E) = {u ∈ O(E); det u = −1}. Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Inégalité de Hadamard

Notations et rappels
— Soit n un entier supérieur à 1. On désigne par diag(α1 , · · · , αn ) la matrice diagonale de Mn (R) dont les coefficients
diagonaux sont les réels α1 , · · · , αn dans cet ordre.
— Si M ∈ Mn (R), on note t M sa transposée.
— On munit l’espace vectoriel E = Rn du produit scalaire canonique noté h | i et de la norme euclidienne k k
associée.
— On note S(E) le sous-espace des endomorphismes symétriques de E, c’est-à-dire l’ensemble des endomorphismes
s de E vérifiant :
∀(x, y) ∈ E 2 , hs(x)|yi = hx|s(y)i.

— Un endomorphisme symétrique s de E est dit symétrique positif (respectivement symétrique défini positif) si :

∀x ∈ E, hs(x)|xi > 0 (respectivement ∀x ∈ E \ {0}, hs(x)|xi > 0).

— Une matrice S de Sn (R) est dite symétrique positive (respectivement symétrique définie positive) si :
t t
∀X ∈ Mn,1 (R), XSX > 0 (respectivement ∀X ∈ Mn,1 (R) \ {0}, XSX > 0).

— On note Sn+ (R) (respectivement Sn++ (R)) l’ensemble des matrices symétriques positives (respectivement symé-
triques définies positives) de Mn (R).
— On rappelle qu’un endomorphisme s de E est symétrique (respectivement symétrique positif, symétrique dé-
fini positif) si, et seulement si, sa matrice dans toute base orthonormée de E est symétrique (respectivement
symétrique positive, symétrique définie positive).
— On admet que, pour tous réels positifs a1 , · · · , an ,
n
!1/n n
Y 1X
ai 6 ai (inégalité arithmético-géométrique).
i=1
n i=1

Objectif du problème
On se donne une matrice S de Sn+ (R) (ou Sn++ (R)) et on étudie le maximum (ou minimum) de la forme linéaire
A 7→ Tr(AS) sur des ensembles de matrices.

Partie I: Questions préliminaires


1. (a) Enoncer (sans démonstration) le théorème de réduction des endomorphismes symétriques de l’espace eucli-
dien E et sa version relative aux matrices symétriques réelles.
(b) Toute matrice symétrique à coefficients complexes est-elle nécessairement diagonalisable ? On pourra par
exemple considérer la matrice de M2 (C) :
 
i 1
S= .
1 −i

2. Soit s ∈ S(E), de valeurs propres (réelles) λ1 , · · · , λn rangées dans l’ordre croissant :

λ1 6 λ2 6 · · · 6 λn .

Soit β = (ε1 , · · · , εn ) une base orthonormée de E telle que, pour tout i ∈ {1, · · · , n}, εi est un vecteur propre
associé à la valeur propre λi . Pour tout vecteur x de E, on pose :

Rs (x) = hs(x)|xi.

(a) Exprimer Rs (x) à l’aide des λi et des coordonnées de x dans la base β.


(b) En déduire l’inclusion : Rs (S(0, 1)) ⊂ [λ1 , λn ] où S(0, 1) désigne la sphère unité de E.
3. (a) On suppose dans cette question que s est symétrique positif (respectivement symétrique défini positif).
Démontrer que les valeurs propres de s sont toutes positives (respectivement strictement positives).

elamdaoui@[Link] 1/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Inégalité de Hadamard

(b) Soit S = (si,j ) ∈ Sn+ (R), de valeurs propres λ1 , · · · , λn rangées dans l’ordre croissant :

λ1 6 λ 2 6 · · · 6 λn .

On note s l’endomorphisme de E représenté par S dans la base canonique B = (e1 , · · · , en ). Exprimer le


terme général si,j de S comme un produit scalaire et démontrer que :

∀i ∈ {1, · · · , n} λ1 6 si,i 6 λn .

Partie II: Un maximum sur On (R)

On note In la matrice unité de Mn (R) et On (R) le groupe des matrices orthogonales de Mn (R).
4. Démontrer que l’application M 7→ t M M − In est continue de Mn (R) dans Mn (R).
5. Justifier que, si A = (ai,j ) est une matrice orthogonale, alors :

∀(i, j) ∈ {1, · · · , n}2 |ai,j | 6 1.

6. En déduire que le groupe orthogonal On (R) est une partie compacte de Mn (R).
7. Soit S ∈ Sn+ (R), de valeurs propres (positives) λ1 , · · · , λn . On pose ∆ = diag(λ1 , · · · , λn ).
Si A est une matrice orthogonale, on note T (A) le nombre réel T (A) = Tr(AS).
(a) Soit A ∈ On (R). Démontrer qu’il existe une matrice orthogonale B telle que :

T (A) = Tr(B∆).

(b) Démontrer que l’application T de On (R) dans R admet un maximum sur On (R)
que l’on notera t.
(c) Démontrer que, pour toute matrice orthogonale A de On (R), T (A) 6 Tr(S), puis déterminer le réel t.

Partie III: Inégalité d’Hadamard

Soit S = (si,j ) ∈ Sn+ (R), de valeurs propres (réelles positives) λ1 , · · · , λn rangées dans l’ordre croissant :

0 6 λ 1 6 λ2 6 · · · 6 λ n .

8. Démontrer l’inégalité valable pour tout S ∈ Sn+ (R) :


 n
1
det(S) 6 Tr(S) (∗)
n

9. Soit α = (α1 , · · · , αn ) ∈ Rn , D = diag(α1 , · · · , αn ) et Sα = t DSD. Démontrer que Sα ∈ Sn+ (R) et calculer


Tr(Sα ).
10. Dans cette question, on suppose que les coefficients diagonaux si,i de S sont strictement positifs et, pour 1 6
1
i 6 n, on pose αi = √ . En utilisant l’inégalité (∗), démontrer que :
si,i
n
Y
det(S) 6 si,i .
i=1

n
Y
11. Pour tout réel ε > 0, on pose Sε = S + εIn . Démontrer que det(Sε ) 6 (si,i + ε), puis conclure que :
i=1

n
Y n
Y
λi 6 si,i (inégalité d’Hadamard).
i=1 i=1

elamdaoui@[Link] 2/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Inégalité de Hadamard

Partie IV: Détermination d’un minimum

Soit S ∈ Sn++ (R), de valeurs propres 0 < λ1 6 · · · 6 λn , et ∆ = diag(λ1 , . . . , λn ). Soit Ω ∈ On (R) telle que
S = Ω∆t Ω. On désigne par U l’ensemble des matrices de Sn++ (R) de déterminant égal à 1.
12. Démontrer que, pour tout A ∈ U, la matrice B = t ΩAΩ est une matrice de U vérifiant :

Tr(AS) = Tr(B∆).

13. Démontrer que {Tr(AS) \ A ∈ U} = {Tr(B∆) \ B ∈ U}, puis que ces ensembles admettent une borne inférieure
que l’on notera m.
14. Démontrer que, si B = (bi,j )16i,j6n ∈ U :

n
!1/n
Y
Tr(B∆) > n λi bi,i
i=1

15. En déduire que, pour B = (bi,j )16i,j6n ∈ U, Tr(B∆) > n(det(S))1/n .


1
16. Pour tout entier k tel que 1 6 k 6 n, on pose µk = (det(S))1/n et D = diag(µ1 , · · · , µn ).
λk
Déterminer le réel m.

elamdaoui@[Link] 3/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Inégalité de Hadamard

Partie I: Questions préliminaires


1. (a) Soit s ∈ S(E). Selon le théorème spectral, il existe une base orthonormée de E constituée de vecteurs
propres de s : s est orthodiagonalisable.
Traduction matricielle : si S ∈ Sn (R), il existe une matrice P orthogonale et une matrice D diagonale telles
que S = P DP −1 = P Dt P .
(b) χS (X) = X 2 − Tr(S)X + det(S) = X 2 , donc Sp(S) = {0} et, à nouveau, si S était diagonalisable, elle serait
semblable à la matrice nulle, donc elle serait nulle, ce qui est faux. Ainsi S est symétrique à coefficients
complexes sans être diagonalisable.
X n n
X n
X
2. (a) Notons x = xi εi . Alors s(x) = λi xi εi . Or la base β est orthonormée, donc Rs (x) = λi x2i .
i=1 i=1 i=1
n
2
X
(b) Supposons que x ∈ S(0, 1). Alors 1 = kxk = x2i .
i=1
n
X n
X n
X n
X
Ainsi, Rs (x) = λi x2i 6 λn x2i = λn et Rs (x) = λi x2i > λ1 x2i = λ1 .
i=1 i=1 i=1 i=1
On a bien montré que, pour tout x ∈ S(0, 1), Rs (x) ∈ [λ1 , λn ]
3. (a) Supposons que s est symétrique défini positif.
Soit λ une valeur propre de s. Il existe un vecteur propre x : x est non nul et s(x) = λx.
2
Ainsi 0 < hs(x)|xi = λ kxk et kxk > 0, donc λ > 0.
2
Si maintenant s est seulement symétrique positif, on a 0 6 λ kxk donc λ > 0.
(b) si,j est la i-ème coordonnée dans la base B du vecteur s(ej ), or B est orthonormée, car on utilise le produit
scalaire canonique de Rn , donc si,j = hei |s(ej )i.
En particulier, si,i = hei |s(ei )i, or ei est un vecteur unitaire, donc d’après la question (2b), si,i = Rs (ei ) ∈
[λ1 , λn ].

Partie II: Un maximum sur On (R)


4. Les coefficients de t M M − In sont des fonctions polynomiales des coefficients de M , donc d’après le cours,
l’application M 7→ t M M − In est continue.
n
X
5. A étant orthogonale, donc ses colonnes forment une base orthonormée de Rn , donc pour tout j ∈ [[1, n]], a2i,j =
i=1
1, ce qui implique : pour tout i ∈ [[1, n]], |ai,j | 6 1.
6. Si, pour tout M = (mi,j ) ∈ Mn (R), on pose k M k∞ = max |mi,j |, on définit d’après le cours une norme
(i,j)∈{1,...,n}2
sur Mn (R), pour laquelle On (R) est bornée d’après la question précédente. En dimension finie, toutes les normes
sont équivalentes, donc On (R) est encore bornée quelque soit la norme utilisée sur Mn (R).
De plus, si l’on note f l’application M 7→ t M M − In de la question 4, alors On (R) = f −1 ({0n,n }), or le singleton
{0n,n } est un fermé et f est continue, donc On (R) est un fermé borné de Mn (R), or Mn (R) est de dimension
finie, donc On (R) est une partie compacte de Mn (R).
7. (a) D’après la question 1.a, il existe une matrice P orthogonale telle que S = P ∆P −1 = P ∆t P .
Ainsi, T (A) = Tr([AP ∆]P −1 ) = Tr(P −1 [AP ∆]) = Tr(B∆) en posant B = P −1 AP .
A et P sont toutes deux orthogonales et On (R) est un groupe multiplicatif, donc B est orthogonale.
(b) On vérifie que, pour tout (C, D) ∈ Mn (R)2 et pour tout α ∈ R,
Tr((αC + D)S) = αTr(CS) + Tr(DS), donc l’application C 7→ Tr(CS) est linéaire de Mn (R) dans R, or
Mn (R) est de dimension finie, donc c’est une application continue. Sa restriction T sur On (R) est donc
aussi continue. Mais On (R) est compact, donc T admet un maximum sur On (R).
(c) Avec les notations de la question 7.a, T (A) = Tr(B∆), donc en convenant de noter Mi,j
n
X n X
X n
le (i, j)-ème coefficient d’une matrice M , T (A) = (B∆)i,i = Bi,j ∆j,i , mais ∆ est diagonale, donc
i=1 i=1 j=1
n
X
T (A) = λi Bi,i .
i=1

elamdaoui@[Link] 4/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Inégalité de Hadamard

n
X
D’après la question 5, et les λi étant positifs, T (A) 6 λi = Tr(S).
i=1
Ainsi t 6 Tr(S), mais de plus Tr(S) = T (In ) et In est une matrice orthogonale, donc t = Tr(S).

Partie III: Inégalité d’Hadamard


8. L’inégalité demandée est une conséquence de l’inégalité aritmético-géométrique, car on sait
Yn n
X
que det(S) = λi et Tr(S) = λi .
i=1 i=1
9. On identifiera Mn,1 (R) avec Rn .
t
Soit X ∈ Rn . t XSα X = (DX)S(DX) > 0 car DX ∈ Rn et car S est symétrique positive. Ceci montre que
Sα ∈ Sn+ (R).
Xn Xn X n
X
Tr(Sα ) = (t DSD)i,i = [t D]i,j Sj,k Dk,i , mais D est diagonale, donc Tr(Sα ) = αi2 si,i .
i=1 i=1 (j,k)∈{1,...,n}2 i=1

10. On peut appliquer l’inégalité (∗) à la matrice Sα car elle est bien dans Sn+ (R),
n
!2 n
2
Y 1 1X 1
or det(Sα ) = det(D) det(S) = αi,i det(S) et Tr(Sα ) = si,i = 1,
i=1
n n i=1 si,i
n
!2 n
Y 1 Y
donc det(S) 6 = si,i .
α
i=1 i,i i=1
2
11. Pour tout X ∈ Rn , t XSε X = t XSX + ε kXk > 0, donc Sε ∈ Sn+ (R). De plus d’après la question 3.b, pour tout
i ∈ {1, . . . , n}, 0 6 λ1 6 si,i , donc si,i + ε > 0, ce qui permet d’appliquer l’inégalité de la question précédente à
Yn
Sε : pour tout ε > 0, det(Sε ) 6 (si,i + ε).
i=1
De plus il existe P ∈ On (R) telle que S = P ∆P −1 , où ∆ = diag(λ1 , . . . , λn ), donc Sε = P (∆ + εIn )P −1 , ce qui
Yn Yn Yn
prouve que det(Sε ) = (λi + ε). Ainsi, pour tout ε > 0, (λi + ε) 6 (si,i + ε) et on conclut en faisant
i=1 i=1 i=1
tendre ε vers 0.

Partie IV: Détermination d’un minimum


t
12. Soit X ∈ Rn \ {0}. t XBX = (ΩX)A(ΩX) > 0, car A ∈ Sn++ (R) et ΩX ∈ Rn \ {0} (Ω est orthogonale, donc
elle est inversible). Ainsi B ∈ Sn++ (R).
De plus Ω est orthogonale, donc d’après le cours, |det(Ω)| = 1. Or, det(A) = 1,
donc det(B) = det(Ω)2 det(A) = 1 : on a prouvé que B ∈ U.
Tr(AS) = Tr([AΩ∆]t Ω) = Tr(t Ω[AΩ∆]) = Tr(B∆).
13. D’après la question précédente, {Tr(AS) \ A ∈ U} ⊂ {Tr(B∆) \ B ∈ U}.
Réciproquement, soit B ∈ U. On pose A = ΩB t Ω. En adaptant la démonstration de la question précédente, on
montre que A ∈ U et que Tr(AS) = Tr(B∆), donc {Tr(AS) \ A ∈ U} = {Tr(B∆) \ B ∈ U}.
Xn
Prenons x ∈ {Tr(B∆) \ B ∈ U}. Il existe B ∈ U telle que x = Tr(B∆) = λi Bi,i . Mais B ∈ Sn++ (R), donc
i=1
d’après 3.b, pour tout i ∈ {1, . . . , n}, Bi,i > 0. Ainsi x > 0. Ceci prouve que {Tr(B∆) \ B ∈ U} est une partie
non vide de R minorée par 0. Elle possède donc une borne inférieure.
14. Par application de l’inégalité arithmético-géométrique,
n n
!1/n
1 1X Y
on obtient Tr(B∆) = λi bi,i > λi bi,i , ce qui fournit l’inégalité demandée.
n n i=1 i=1
n n
!1/n
Y Y
15. Soit B = (bi,j ) ∈ U. D’après la question 11, bi,i > det(B) = 1, donc bi,i > 1.
i=1 i=1
n
!1/n
Y
Ainsi, d’après la question précédente, Tr(B∆) > n λi = n(det(S))1/n .
i=1

elamdaoui@[Link] 5/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Inégalité de Hadamard

16. Ainsi n(det(S))1/n est un minorant de {Tr(B∆) \ B ∈ U}, or la borne inférieure est le plus grand des minorants,
donc m > n(det(S))1/n .
 
x1 n
Pour tout X =  ...  ∈ Rn \ {0}, t XDX =
X
µi x2i > 0, donc D ∈ Sn++ (R).
 
i=1
xn
n n
Y det(S) X
De plus det(D) = µi = = 1, donc D ∈ U . Or Tr(D∆) = µi λi = n(det(S))1/n , donc m =
i=1
λ 1 · · · λ n i=1
n(det(S))1/n .

elamdaoui@[Link] 6/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Crochet de Lie

Dans tout le problème


— K désigne le corps des réels ou celui des complexes (K = R ou C) et n un entier naturel supérieur ou égal à 2.
— Si p ∈ N∗ , on note Mn,p (K) l’espace vectoriel des matrices à coefficients dans K, à n lignes et p colonnes ; si
p = n, Mn,p (K) est noté simplement Mn (K), c’est l’algèbre des matrices carrées d’ordre n à coefficients dans
K ; la matrice identité de Mn (K) se note In
— Pour toute matrice A de Mn,p (K), t A désigne la matrice transposée de A ; si A ∈ Mn (K), SpK (A) représente
l’ensemble des valeurs propres de A appartenant à K, Tr (A) sa trace et rg(A) son rang.
— Soient A et B deux éléments de Mn (R) ; on considère l’application, notée ΦA,B , suivante

Mn (K) −→ Mn (K)
ΦA,B :
M 7−→ AM + M B

— Si A = B, ΦA,B sera notée simplement ΦA

Partie I
1. Soit C ∈ Mn (K) ; montrer que Sp (C) = Sp C T


2. Montrer que l’application ΦA,B est linéaire.


3. Soit V ∈ Mn,1 (K) (resp W ∈ Mn,1 (K)) un vecteur propre de A (resp. t B) associé à la valeur propre a (resp b).
(a) Expliciter les coefficients de la matrice V t W en fonction des coefficients v1 , · · · , vn de V et w1 , · · · , wn de
W , et en déduire que la matrice V t W n’est pas nulle.
(b) Montrer que la matrice V t W est un vecteur propre de ΦA,B ; à quelle valeur propre est-il associé ?
4. Soit λ une valeur propre de ΦA,B et M ∈ Mn (K) un vecteur propre associé.
k
(a) Montrer que pour tout entier naturel k, Ak M = M (λIn − B)
(b) En déduire que pour tout polynôme P , à coefficients dans K, P (A) M = M P (λIn − B).
(c) On suppose que le polynôme caractéristique χA de A est scindé sur K et s’écrit

βµ
Y
χA = (X − µ)
µ∈SpK (A)

i. Montrer que M χA (λIn − B) = 0 et en déduire que la matrice χA (λIn − B) n’est pas inversible.
ii. En déduire qu’il existe a ∈ Sp (K) A tel que la matrice (λ − a) In − B ne soit pas inversible.
5. Conclure que si le polynôme χA est scindé sur K alors SpK (ΦA,B ) = SpK (A) + SpK (B)
6. Soient (Y1 , · · · , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) et Z1 , · · · , Zp des vecteurs arbitraires de Mn,1 (K). Montrer que
p
X
l’égalité Yi t Zi = 0 a lieu si et seulement si les vecteurs Z1 , · · · , Zp sont tous nuls.
i=1
7. On suppose ici que les matrices A et B sont diagonalisables dans Mn (K) et on désigne par (U1 , · · · , Un ) et
(W1 , · · · , Wn ) des bases respectives de vecteurs propres de A et t B. En considérant la famille Ui t Wj 16i,j6n ,


montrer que l’endomorphisme ΦA,B est diagonalisable.


8. On suppose que les deux matrices A et B sont réelles et symétriques d’ordre n.
(a) Montrer que l’application < ., . >: (M, N ) 7−→ Tr t M N est un produit scalaire sur Mn (R)


(b) Montrer que si C et D sont deux matrices d’ordre n, alors Tr (DC) = Tr (CD)
(c) Montrer alors que ΦA,B est un endomorphisme symétrique de l’espace euclidien (Mn (R) , < ., . >)

elamdaoui@[Link] 1/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Crochet de Lie

Partie II
Dans cette partie, on prend K = R et on munit Mn (R) du produit scalaire défini à la fin de la partie précédente.
On considère une matrice S ∈ Mn (R), symétrique et définie positive. C’est-à-dire S est symétrique et
t
— Positive : Pour tout X ∈ Mn,1 (R), XSX > 0 ;
— Définie : Pour tout X ∈ Mn,1 (R) \ {0}, on a t XSX = 0 ⇒ X = 0
9. Montrer que les valeurs propres de S sont strictement positives.
10. En déduire ΦS est symétrique et pour tout X ∈ Mn (R), on a < ΦS (X), X > > 0 et < ΦS (X), X >= 0 ⇒ X = 0.
On dit alors que l’endomorphisme symétrique ΦS est définie positif
11. Soit X ∈ Mn (R) ; montrer que X est symétrique si et seulement si ΦS (X) l’est aussi.
 
a b
12. Soit A = une matrice symétrique réelle d’ordre 2.
b c
(a) On suppose que A est définie positive ; montrer alors que a > 0 et ac − b2 > 0.
(b) Soit U ∈ M2,1 (R) un vecteur de composantes x et y ; exprimer t U AU en fonction de a, b, c, x et y et
montrer que si a > 0 et ac − b2 > 0 alors A est définie positive.
 
λ 0
(c) On suppose ici que A est définie positive. On considère une matrice Xλ = avec λ > 0. Calculer la
0 1
matrice ΦA (Xλ ) et montrer qu’on peut trouver des valeurs de b et λ pour lesquelles cette matrice ne soit
pas définie positive.
13. Justifier qu’il existe une matrice orthogonale P et une matrice diagonale D telles que

S = P DP −1

Dans la suite, on note λ1 , · · · , λn les éléments diagonaux de la matrice D : D = diag (λ1 , · · · , λn ).


14. Dans cette question, on considère une matrice X ∈ Mn (R) et on pose M = ΦS (X) ; on pose aussi Y = P −1 XP
et N = P −1 M P . On note ni,j les coefficients de la matrice N et yi,j ceux de Y .
(a) Vérifier que ΦD (Y ) = N et exprimer les coefficients yi,j à l’aide des λk et des coefficients de la matrice N .
On suppose désormais que la matrice M est symétrique et définie positive.
(b) Montrer que la matrice N est symétrique et définie positive.
(c) Soit U un vecteur de Mn,1 (R), de composantes u1 , · · · , un . .
X ni,j
i. Montrer que t U Y U = ui uj
λi + λj
16i,j6n

ii. Soit α > 0 ; montrer que l’application t 7−→ tα−1 est intégrable sur l’intervalle ]0, 1].
1 1
iii. On note U (s) le vecteur de Mn,1 (R), de composantes u1 sλ1 − 2 , · · · , un sλn − 2 , s ∈]0, 1].
Justifier que l’application s 7−→ t U (s)N U (s) est continue et intégrable sur l’intervalle ]0, 1].
iv. Exprimer l’intégrale de la fonction précédente en fonction de t U Y U et en déduire que si U est non nul,
alors t U Y U > 0.
(d) Conclure que la matrice X est symétrique définie positive.

Partie III
Dans cette partie, on prend K = C et on étudie la dimension du noyau de l’endomorphisme ΦA,B dans le cas où
B = −A. On munit Mn (C) de l’une de ses normes.
15. On suppose que A = ∆ où ∆ est la matrice diag (µ1 , · · · , µn ) avec les µi deux à deux distincts.
(a) On prend n = 2 ; déterminer Ker (ΦA,−A ) ; quelle est sa dimension ?
(b) On revient au cas général.
Déterminer Ker (ΦA,−A ) ; quelle est sa dimension ?
16. Soit A une matrice de Mn (C) ayant n valeurs propres deux à deux distinctes.

elamdaoui@[Link] 2/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Crochet de Lie

(a) Montrer que A est diagonalisable dans Mn (C) .


(b) En utilisant les résultats de la question précédente, montrer que la dimension de Ker (ΦA,−A ) est égale à n.
17. (a) Montrer que l’application A 7−→ ΦA,−A est continue sur Mn (C).
(b) Soit q ∈ [[1, n]] et soit I et J deux parties de [[1, n]] de même cardinal q.

Montrer que l’application A = (ai,j )16i,j6n 7−→ det (ai,j )(i,j)∈I×J est continue sur Mn (C).
18. Soit A une matrice de Mn (C)
(a) Justifier que A est semblable à une matrice triangulaire supérieure.
λ1 ? ··· ?
 
.. 
 0 ... ...

. 
 telle que A = P T P −1 où P ∈ GLn (C) .
On pose T =  .
 .. .. .. 
. . ?
0 ··· 0 λn
(
1 si ∀i, j ∈ [[1, n]] , λi = λj
On pose α = et on définit la suite de matrices (Tk )k>1 par Tk = T + ∆k , où
inf {|λi − λj | , | λi 6= λj }
α α α 
∆k = diag , ,··· ,
k 2k nk
(b) Montrer que Tk admet n valeurs propres distinctes deux à deux.
(c) Montrer que Ak = P Tk P −1 est diagonalisable et déterminer la limite de la suite (Ak )k>1
(d) Montrer que l’ensemble des matrices de Mn (C) ayant n valeurs propres deux à deux distinctes est dense
dans Mn (C).
19. Soit r un entier naturel, avec r 6 n. On admet les deux résultats suivant : A ∈ Mn (C) ;
• Si le rang de A est égal à r alors il existe une sous-matrice de la matrice A qui est inversible d’ordre r.
• S’il existe une sous-matrice de la matrice A, qui soit d’ordre r et inversible, alors le rang de A est supérieur
ou égal à r .

(a) Montrer que l’ensemble Or = { C ∈ Mn (C) | rg(C) > r } est un ouvert de Mn (C).
(b) Soit (Ap )p∈N une suite de matrices éléments de Mm (C) avec m > 2, toutes de rang s > 0, convergeant vers
une matrice A. Montrer que le rang de A est inférieur ou égal à s.

20. Soit A une matrice de Mn (C). Montrer que dim Ker (ΦA,−A ) > n.

elamdaoui@[Link] 3/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Crochet de Lie

Partie I
1. Soit λ ∈ K ; on a λ ∈ SpK (C) ⇐⇒ det(C − λIn ) = 0 ⇐⇒ det(t C − λIn ) = 0 ⇐⇒ λ ∈ SpK t

C .
NB : det(M ) = det(t M ) ∀M ∈ Mn (K) .
2. Soit M, N ∈ Mn (K) et α ∈ K, on a :

ΦA,B (αM + N ) = A (αM + N ) − (αM + N ) B


= αAM + AN − αM B − N B
= α (AM − M B) + AN − N B
= αΦA,B (M ) + ΦA,B (N )

Donc ΦA,B est linéaire


3. (a) En notant les coefficients de la matrice V t W par (V t W )i,j on a (V t W )i,j = vi wj . D’autre part V 6= 0 car
2
vecteur propre, donc ∃i ∈ [[1, n]] tel que vi 6= 0, de même ∃j [[1, n]] tel que wj =
6 0, d’où ∃i, j ∈ [[1, n]] tels
t t
que (V W )i,j = vi wj 6= 0 et donc la matrice V W est non nulle.
(b) On a AV = aV et t BW = bW donc

ΦA,B (V t W ) = AV t W + V t W B = (a + b)V t W

Or V t W 6= 0 donc V t W est un vecteur propre de ΦA,B associé à la valeur propre a + b.


4. (a) Raisonnons par récurrence sur k ∈ N.
— Le résultat est évidemnt vrai pour k = 0 ;
Noter bien que M 0 = (αIn + B)0 = In
— Soit k ∈ N. Supposons Ak M = M (αIn + B)k et montrons que Ak+1 M = M (αIn + B)k+1 . On a d’abord
ΦA,B (M ) = αM , donc AM − M B = αM et on trouve AM = M (αIn + B). Donc Ak+1 M = AAk M =
AM (αIn + B)k = M (αIn + B)k+1 .
d
X
(b) Soit un polynôme P , à coefficients dans K, on écrit P (X) = ak X k , et donc
k=0

d
X d
X d
X
P (A)M = ak Ak M = ak Y (λIn − B)k = M ak (λIn − B)k = M P (λIn − B)
k=0 k=0 k=0

(c) i. D’aprés le théorème de Cayley-Hamilton, χA (A) = 0 donc M χA (λIn −B) = 0 notons S = χA (λIn −B)).
Si S était inversible M S = 0 =⇒ M SS −1 = M = 0 ce qui est impossible puisque M est un vecteur
propre, donc la matrice χA (λIn − B) n’est pas inversible .
ii. Il est clair que si un produit de matrices n’est pas inversible alors
Y l’une au moins des matrices intervenant
dans ce produit n’est pas inversible. Or χA (λIn − B) = ((λ − µ)In − B)βµ n’est pas inversible
µ∈SpK (A)
donc ∃a ∈ SpK (A) tel que (λ − a)In − B n’est pas inversible.
5. Supposons que le polynôme χA est scindé sur K.
— Soit λ ∈ SpK (ΦA,B ). Puisque χA est scindé, alors il existe a ∈ SpK (A) tel que la matrice (λ − a)In − B
ne soit pas inversible et donc λ − a ∈ SpK (B), et par suite il existe b ∈ SpK (B) tel que λ − a = b d’où
λ = a + b, soit λ ∈ SpK (A) + SpK (B) et on conclut que SpK (ΦA,B ) ⊂ SpK (A) + SpK (B) .
— Inversement, d’après la question (??) on voit que SpK (A) + SpK (B) ⊂ SpK (ΦA,B ) D’où l’égalité.
6. On propose deux démonstrations :
— Première démonstration :
p
X
⇒) Supposons que Yi t Zi = 0. Soit j ∈ [[1, p]], on multiplie cette égalité à droite par un Z j , d’où
i=1
p
X
ai Yi = 0 où ai = t Zi Zj. Or (Y1 , . . . , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) donc les ai sont tous nuls en
i=1
2
particulier aj = t Zj Z j = k Zk k2 = 0 et donc Zj = 0.

elamdaoui@[Link] 4/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Crochet de Lie

⇐) La réciproques est bien évidente.


 
zi,1
— Deuxième démonstration : Posons Zi =  ...  ∈ Mn,1 (K). La matrice Yi t Zi = [zi,1 Yi , · · · , zi,n Yi ] ∈
 

zi,n
Mn (K) est la matrice de vecteurs colonnes zi,1 Yi , · · · , zi,n Yi
p
" p p
# p
X X X X
t
⇒) Supposons que Yi Zi = 0, alors zi,1 Yi , · · · , zi,n Yi = 0, puis ∀k ∈ [[1, n]], zi,k Yi = 0. Or
i=1 i=1 i=1 i=1
(Y1 , . . . , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) donc ∀k ∈ [[1, n]] , ∀i ∈ [[1, p]], zi,k = 0. Soit ∀i ∈ [[1, p]], Zi = 0
⇐) La réciproques est bien évidente.
7. La famille (Ui t Wj )16i,j6n est formée par des vecteurs propres de ΦA,B , pour montrer que l’endomorphisme ΦA,B
est diagonalisable il suffit de montrer que (Ui t Wj )16i,j6n est une base de Mn (K) or elle est de cardinal n2 égale
à la dimension de Mn (K) il suffit donc de montrer qu’elle est libre. Soit (ai,j )16i,j6n une famille de scalaires,
alors
X n
X Xn
ai,j Ui t Wj = 0 =⇒ Ui t Zi = 0 où Zi = ai,j Wj
16i,j6n i=1 j=1
n
X
d’aprés la question précédente Zi = ai,j Wj = 0 pour tout i ∈ [[1, n]]. Or (Wj )16j6n ) est aussi libre donc
j=1
ai,j = 0 pour tous i, j ∈ [[1, n]].
2
8. (a) < ., . > est bien définie de Mn (R) à valeurs dans R
t
— Symétrie : < M, N >=Tr(t M N ) =Tr( (t M N ) =Tr(t N M ) =< N, M >.
— Bilinéarité : Soit M, N, P ∈ Mn3 (R) et λ ∈ R on a :

< M + λN, P >= T r(t M P + λt N P ) = T r(t M P ) + λT r(t N P ) =< M, P > +λ < N, P >

Et par symétrie < ., . > est binlinéaire


n X
X n
— Positivité : Pour M = (mi,j )16i,j6n , on a < M, M >= T r(t M M ) = m2i,j d’où < M, M >> 0.
i=1 j=1
X
— Définie : L’égalité < M, M >= 0 donne m2i,j = 0, donc les mi,j sont tous nuls ce qui implique
16i,j6n
que M = 0
Ainsi les propriétes du produit scalaire sont toutes verifiées.
(b) En notant C = (cij )16i,j6n et D = (dij )16i,j6n , on a :
  !
n
X n
X n
X n
X
Tr (CD) =  cij dji  = dji cij = Tr (DC)
i=1 j=1 j=1 i=1

(c) Pour montrer alors que ΦA,B est un endomorphisme symétrique de l’espace euclidien (Mn (R), <, >) il faut
2
montrer que ∀X, Y ∈ Mn (R) , < ΦA,B (X), Y >=< X, ΦA,B (Y ) >.
Soit (X, Y ) ∈ Mn2 (R), alors

< ΦA,B (X), Y > =< AX, Y > + < XB, Y >
=< X, AY > + < X, Y B >
t
X t AY t
 
Car < AX, Y >= Tr = Tr XAY =< X, AY > de même on montre que < XB, Y >=<
X, Y B >. Puis

< ΦA,B (X), Y > =< X, AY > + < X, Y B >=< X, ΦA,B (Y ) >

Partie II

elamdaoui@[Link] 5/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Crochet de Lie

9. Soit λ valeur propre de S et X un vecteur propre associé, donc SX = λX d’où t XSX = λkXk22 . Or t XSX > 0
et X 6= 0 car vecteur propre donc kXk22 > 0 d’où λ > 0.
10. Les valeurs propres ΦS sont de la forme λ + µ où λ, µ des valeurs propres de S donc strictement positives, ainsi
les valeurs propres ΦS sont strictement positives. Notons λmin la plus petite valeur propre de ΦS , alors pour
2 2
tout X ∈ Mn (R), on a < ΦS (X), X >> λmin k X k > 0 avec égalité si, et seulement si, λmin k X k = 0 si, et
seulement si, X = 0
11. ⇒) Supposons que X est symétrique, alors
t t
ΦS (X) = (SX + XS) = t X t X + t S t X = SX + XS = ΦS (X)

Donc ΦS (X) est sysmétrique


⇐) Supposons ΦS (X) symétrique donc t XS +S t X = SX +XS d’où ΦS (t X −X) = (t X −X)S +S(t X −X) = 0,
donc t X −X ∈ KerΦS . Or Sp (ΦS ) ⊂ R∗+ , donc ΦS inversible et, par suite, t X −X = 0 et donc X symétrique.
 
1
12. (a) Pour X = , on a a = t XAX > 0, en plus A est définie positive , donc ses valeurs propres sont
0
strictement positives et donc son déterminant, qui vaut le produit de ses valeurs propres, est strictement
positif, soit det(A) = ac − b2 > 0.
(b) On a " #
2
b ac − b2
t
U AU = ax2 + 2bxy + cy 2 = a x+ y + y2
a a2
alors
— t U AU > 0
2
ac − b2

b
— U AU = 0 entraîne la somme x + y + y 2
t
de deux nombres positifs est nulle et par suite
a a2
2
ac − b2

b b
les deux termes x + y et y 2 sont nuls, soit y = 0 et x = − y = 0. Ainsi A est définie
a a2 a
positive .
   
a b λ 0
(c) A = est supposée définie positive, Xλ = avec λ > 0, on a :
b c 0 1

ΦA (Xλ ) = AXλ + Xλ A
     
a b λ 0 λ 0 a b
= +
b c 0 1 0 1 b c
   
λa b λa λb
= +
λb c b c
 
2λa (λ + 1) b
=
(λ + 1) b 2c
2
et det ΦA (Xλ ) = 4λac − λ2 + 1 b2 . Comme λ > 0, on a, par la question (??), ΦA (Xλ ) n’est pas dé-
2 4λ
finie positive si, et seulement si, 4λac − λ2 + 1 b2 6 0 si, et seulement, si 2
2 ac 6 b et puisque
(1 + λ)
4λ 4λ 2
2 −−−−−→ 0, on choisit λ et b tels que 2 ac 6 b < ac
(1 + λ) λ→+∞ (1 + λ)
13. S est symétrique et réelle, d’après le théorème spectral, elle est orthodiagonalisable .
14. (a) ΦD (Y ) = DY + Y D = P −1 SP P −1 XP + P −1 XP P −1 SP = P −1 ΦS (X)P = P −1 M P = N .
D’autre part, on a DY = (λi yi,j )16i,j6n et Y D = (yi,j λj )16i,j6n , donc DY + Y D = ((λi + λj ) yi,j )16i,j6n .
ni,j
Or DY + Y D = ΦD (Y ) = N = (ni,j )16i,j6n , alors l’égalité : yi,j = .
λi + λj
(b) P −1 = t P car P matrice orthogonale donc N = t P M P d’où t N = t P t M P = t P M P car M symétrique.
t
En plus soit X un vecteur de Mn,1 (R) on a t XN X = (P X)M (P X) > 0 car M positive avec égalité si, et
seulement si, P X = 0 car M est définie. L’assertion P X = 0 donne X = 0, car P est inversible

elamdaoui@[Link] 6/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Crochet de Lie

X X ni,j
(c) i. Le calcul matriciel montre que t U Y U = ui yi,j uj = ui uj .
λi + λj
16i,j6n 16i,j6n
α−1
ii. Soit α > 0, l’application t 7−→ t est continue et positive sur ]0, 1]. Pour 0 < x 6 1 on a
Z 1
1 − xα 1
tα−1 dt = −−−−→
x α x→0 + α
Z 1
1 1
ce qui montre que l’application t 7→ tα−1 est intégrable sur l’intervalle ]0, 1] et α
dt =
0 t α
X
iii. Le calcul matriciel donne t U (s)N U (s) = sλi +λj −1 ni,j ui uj est intégrable en tant que somme
16i,j6n
finie de fonctions intégrables les λi + λj joueront le rôle de α dans la question précédente.
Z 1 X ni,j
iv. (t U (s)N U (s)) = ui uj = t U Y U or N symétrique définie
0 λi + λj
16i,j6n
positive donc t U (s)N U (s) > 0 car U (s) 6= 0
Z 1
en particulier (t U (s)N U (s))ds = t U Y U > 0.
0
t
(d) On a X = P Y t P , soit U un vecteur de Mn,1 (R) donc t U XU = (t P U )Y (t P U ) > 0 avec égalité si, et
seulement, si t P U = 0 car la matrice Y est définie positive la matrice X est définie positive. D’autre part
M = ΦS (X) est symétrique donc X aussi d’après la question (??).

Partie III
 
a b
15. (a) Soit X = ,
c d

X ∈ Ker (ΦA,−A ) ⇐⇒ AX = XA
   
µ 1 a µ1 b µ1 a µ2 b
⇐⇒ =
µ 2 c µ2 d µ1 c µ2 d
⇐⇒ (µ1 − µ2 )c = (µ1 − µ2 )b = 0

 
a 0
⇐⇒ b = c = 0 ⇐⇒ X =
0 d
⇐⇒ X ∈ Vect (E11 , E22 )

donc Ker (ΦA,−A ) = Vect (E11 , E22 ), avec (E11 , E12 , E21 , E22 ) est la base canonique de M2 (C), et, par
suite, dim Ker (ΦA,−A ) = 2.
(b) Soit X = (xi,j )16i,j6n , le calcul matriciel donne AX = (µi xi,j )16i,j6n , XA = (µj xi,j )16i,j6n , en particulier

X ∈ Ker (ΦA,−A ) ⇐⇒ AX − XA = 0
⇐⇒ ∀i, j ∈ [[1, n]] , (µi − µj )xi,j = 0
⇐⇒ ∀i 6= j ∈ [[1, n]] , xi,j = 0
⇐⇒ X ∈ Dn (C)

Donc Ker (ΦA,−A ) est formé de matrices diagonales et sa dimension est égale à n.
16. (a) A admet n vecteurs propres associées à des valeurs propres distinctes deux à deux, donc ces vecteurs propres
constituent une famille libre, puis une base de Mn,1 (C)
(b) Soit P une matrice inversible et D une matrice diagonale telle que A = P −1 DP , on a

X ∈ Ker (ΦA,−A ) ⇐⇒ AX = XA ⇐⇒ P −1 DP X = XP −1 DP
⇐⇒ DP XP −1 = P XP −1 D
⇐⇒ P XP −1 ∈ Ker (ΦD,−D )
⇐⇒ X ∈ P −1 Ker (ΦD,−D ) P

elamdaoui@[Link] 7/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Crochet de Lie

d’où Ker (ΦA,−A ) = P −1 Ker (ΦD,−D ) P est isomorphe à KerΦD,−D à l’aide de l’ismorphisme M 7→ P M P −1
donc sont de même dimension or D diagonale dont les éléments de la diagonale sont deux à deux distincts,
donc dim Ker (ΦD,−D ) = n d’où dim (KerΦA,−A ) = n aussi .

Mn (C) −→ L (Mn (C))
17. (a) Notons Φ : et montrons que Φ est linéaire.
A 7−→ ΦA,−A
Soit A, B ∈ Mn (C) et λ ∈ C, montrons que Φ (λA + B) = λΦ(A) + Φ(B). Soit X ∈ Mn (C), on a :

Φ (λA + B) (X) = ΦλA+B,−λA−B (X)


= (λA + B) X − X (λA + B)
= λAX + BX − λXA − XB
= λ (AX − XA) + BX − XB
= λΦ (A) (X) + Φ (B) (X)
= [λΦ (A) + Φ (B)] (X)

Ainsi Φ est linéaire, avec Mn (C) est de dimension finie, donc elle est continue sur Mn (C)

(b) L’application A = (ai,j )16i,j6n 7−→ det (ai,j )(i,j)∈I×J est continue sur Mn (C) car elle est polynomiale en
les coefficients de A
18. (a) Toute matrice complexe est trigonalisable
n α o
(b) Soit k > 1, notons que le spectre de Tk est λi + , i ∈ [[1, n]] . Soit i 6= j ∈ [[1, n]].
ik
1 1
— Si λi = λj , alors λi + 6= λj +
ik jk
1 1 α 1 1 α
— Si λi 6= λj , alors λi + = λj + entraîne |λi − λj | = − < 6α
ik jk k i j k
ce qui contredit la définition de α et donc les valeurs propres Tk sont deux à deux distinctes
(c) Pour tout k ∈ N∗ , la matrice Ak est semblable à Tk , donc elle est diagonalisable de n valeures propres
distinctes deux à deux. En outre Tk = T + ∆k −−−−−→ T et par continuité de l’application M 7−→ P M P −1 ,
k→+∞
alors Ak −−−−−→ A
k→+∞
(d) Pour A ∈ Mn (C), la suite construite (Ak )k>1 est une suite de matrices admettant n valeurs propres
distinctes qui tend vers A. D’où la densité demandée
19. (a) Pour montrer que l’ensemble Or = {C ∈ Mn (C), rg(C) > r} est un ouvert de Mn (C) il suffit de montrer
que son complémentaire Fr = {C ∈ Mn (C), rg(C) 6 r} est un fermé de Mn (C).
On définit la fonction f de Mn (C) à valeurs dans R par :
X
f (A) = |det(B)|
B extraite de A
Ordre de B>r

La somme étant prise sur toutes les matrices B extraites de A et d’ordre supérieure strictement à r.
L’application f est continue sur Mn (C), d’après la question (??), et on a A ∈ Fr si et seulement si
f (A) = 0, ou encore Fr = f −1 ({0}) qui est l’image réciproque d’un fermé par une application continue
(b) Si (Ap )p une suite de matrices éléments de Mm (C) avec m > 2, toutes de rang s > 0 convergeant vers une
matrice A avec les notations de la question précédente, ∀p ∈ N∗ Ap ∈ Fs , qui est fermé donc A = lim Ap ∈
Fs . D’où le rang de A est inférieur ou égal à s .
20. Soit un matrice A de Mn (C), et (Ap )p∈N∗ une suite de matrice ayant n valeurs propres deux à deux distinctes,
convergente vers A. D’autre part l’application M 7→ ΦM,−M est continue donc ΦAp ,−Ap converge vers ΦA,−A .
Notons rg(ΦAp ,−Ap ) = s donc s = n2 − dim Ker(ΦAp ,−Ap ) (d’aprés la formule du rang), et d’après la question
(??) on a dim Ker(ΦAp ,−Ap ) = n donc rg(ΦAp ,−Ap ) = s = n2 − n et enfin d’aprés la question (??) on a
rg(ΦA,−A ) 6 n2 − n, en utilisant encore une fois la formule du rang, mais cette fois pour ΦA,−A on obtient que
la dimension du noyau de l’endomorphisme ΦA,−A est supérieur ou égal à n .

elamdaoui@[Link] 8/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Connexité par arcs de SOn (R)

On rappelle que On (R) = A ∈ Mn (R) , t AA = In et SOn (R) = {A ∈ On (R) , det(A) = 1}




1. Montrer que On (R) est un sous-groupe du groupe linéaire GLn (R) et que SOn (R) est un sous-groupe du groupe
On (R)
  
a −b
2. Montrer que SO2 (R) = ∈ M2 (R) , a2 + b2 = 1
b a
3. On définit l’application 
 R −→ M2 (R)
 
Φ: cos θ − sin θ
 θ 7−→
sin θ cos θ
(a) Montrer que Φ est continue
(b) Montrer que Φ (R) = SO2 (R).
(c) Justofier que SO2 (R) est connexe par arcs de M2 (R)
4. Dans cette question on montrera que Le groupe SOn (R) est connexe par arcs pour n > 3
(a) Si U ∈ SOn (R), on rappelle qu’il existe une matrice P ∈ On (R), des entiers naturels p, q et r vérifiant
p + q + 2r = n, et , si r 6= 0, des réels θ1 , · · · , θr , éléments de ]0, 2π[ \ {0}, tels que la matrice P −1 U P soit
diagonale par blocs de la forme
 
Ip 0 ··· ··· 0
 .. .. 
 0 −I
 q . . 
P −1 U P = 
 .. .. .. .. 
. . Φ (θ1 ) . . 

.
.. ..

.
. . . 0 

0 ··· ··· 0 Φ (θr )

Montrer alors que U ∈ SOn (R) si, et seulement, si q est pair


(b) Soit U ∈ SOn (R) \ {In }
i. Montrer qu’il existe P ∈ On (R), des entiers naturels p et s vérifiant p + 2s = n, et , si r 6== 0, des
réels θ1 , · · · , θs , éléments de ]0, 2π[, tels que la matrice P −1 U P soit diagonale par blocs de la forme

Ip 0 ··· 0
 
 .. .. 
0 Φ (θ1 ) . . 
P −1 U P = 
.

 .. .. .. 
. . 0 
0 ··· 0 Φ (θs )

ii. Les notations étant celles de la question (4(b)i), on définit l’application Γ : [0, 1] −→ Mn (R) par :

Ip 0 ··· 0
 
 .. .. 
0 Φ (tθ1 ) . .  −1
∀t ∈ [0, 1] , Γ(t) = P 
.
P
 .. .. .. 
. . 0 
0 ··· 0 Φ (tθs )

Montrer que Γ est continue sur [0, 1], à valeurs dans SOn (R) puis que Γ(0) = In et Γ(1) = U
(c) En utilisant ce qui précède, montrer soigneusement que SOn (R) est une partie connexe par arcs de Mn (R).
Pour connecter deux matrices U1 et U2 dans SOn (R), on pourra d’abord commencer par connecter chacune
d’elles à la matrice In ,

Extrait: CNC-MP-2015

elamdaoui@[Link] 1/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Connexité par arcs de SOn (R)

1. On montre que On (R) est un sous-groupe de GLn (R)


— On (R) ⊂ GLn (R), In ∈ On (R) .
— Soient A, B ∈ On (R).
T
AB est inversible et (AB) = B −1 A−1 = B T AT = (AB) donc AB ∈ On (R).
−1

— Soit A ∈ On (R).
−1 T
= (AT ) = (A−1 ) donc A−1 ∈ On (R).
−1
A−1 est inversible et A−1
Donc On (R) est un sous-groupe de (GLn (R), ×).
SOn (R) est le noyau de morphisme de groupes det, donc c’est un sous-groupe de On (R)
 
a −b
2. Soit M = ∈ M2 (R) tel que a2 + b2 = 1, on a bien
b a

M T M = I2 et det(M ) = a2 + b2 = 1

Donc M ∈ SO2 (R).


 
a c
Inversement soit M = ∈ SO2 (R), les relations t M M = I2 et M t M = I2 entraînent le système
b d
(
a 2 + b2 = 1
et le calcul du déterminant de M donne ad − bc = 1, ainsi on obtient
c 2 + d2 = 1
2 2
(a − d) + (b + c) = a2 + d2 + c2 + b2 + 2 (bc − ad) = 0

Donc d = a et c = −b
3. (a) Φ est continue car ses fonctions composantes sin et cos sont continues
(b) Soit θ ∈ R, d’après la question 2., la matrice Φ(θ) appartient à SO2 (R). Ainsi la première inclusion
Φ (R) ⊂ SO2 (R).
 
2 2 a −b
Inversement soit M ∈ SO2 (R), d’après la question 2., il existe a, b ∈ R tels que a +b = 1 et M = .
b a
Mais l’égalité a2 + b
2
= 1 assure l’existence d’un réel θ ∈ R tel que a = cos θ et b = sin θ et par suite
cos θ − sin θ
M= = Φ (θ). On en déduit la deuxième inclusion SO2 (R) ⊂ Φ (R)
sin θ cos θ
(c) SO2 (R) = Φ (R) est l’image de R, qui est connexe par arcs, par une application continue, donc c’est un
connexe par arcs
4. Le groupe SOn (R) est connexe par arcs pour n > 3
(a) U ∈ SOn (R) si, et seulement, si det(U ) = 1. Or
r
Y
det (Φ (θi )) = (−1)q

det(U ) = det P −1 U P = det (−Iq )
i=1

Cette dernière valeur vaut 1 si, et seulement, si q est pair


(b) Soit U ∈ SOn (R) \ {In }
i. On écrit  
Ip 0 ··· ··· 0
 .. .. 
0
 −Iq . . 

. .. .. .. 
P TU P = 
 .. . Φ (θ1 ) . .


.
.. ..

.
. . . 0


0 ··· ··· 0 Φ (θr )
On ne peut pas avoir à la fois r = 0 et q = 0 car U =
6 In . Ainsi si q = 0 c’est fini, sinon q est pair et la
matrice −Iq peut s’exprimer par blocs

−I2 (0)
 
 −I2 
−Iq =   ∈ Mq (R)
 
..
 . 
(0) −I2

elamdaoui@[Link] 2/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Connexité par arcs de SOn (R)

 
−1 0
Puisque −I2 = = Φ (π), on prend alors φ1 = · · · = φ q2 = π et on change d’indice pour
0 −1
obtenir l’expression demandée
ii. Il est clair que Γ à valeurs dans SOn (R) et que Γ(0) = In et Γ(1) = U . L’application

Ip 0 ··· 0
 
 .. .. 
0 Φ (tθ1 ) . . 
t ∈ [0, 1] 7−→ 
.
 ∈ SOn (R)
 .. .. .. 
. . 0 
0 ··· 0 Φ (tθs )

est continue car ses composantes son continues à savoir les identités de R et les fonctions t ∈ [0, 1] 7−→
cos (tθi ) et t ∈ [0, 1] 7−→ sin (tθi ). En outre

A ∈ SOn (R) 7−→ P At P

est continue, car c’est la restriction d’une application linéaire en dimension finie. Ainsi par composition
Γ est continue sur [0, 1]
(c) Soient U1 , U2 ∈ SOn (R).
— Si l’une des matrices U1 ou U2 égale In , c’est fini
— Sinon, soit Γ1 ( resp Γ2 ) le chemin défini auparavant joignant In et U1 ( resp In et U2 ). On considère
l’application Γ définie sur [0, 1] par

si t ∈ [0, 12 ]

Γ1 (1 − 2t)
Γ(t) =
Γ2 (2t − 1) si t ∈ [ 12 , 1]

Γ est continue sur [0, 1] à valeurs dans SOn (R) et elle vérifie Γ(0) = U1 et Γ(1) = U2

elamdaoui@[Link] 3/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Théorèmes de Stone Weierstrass

Définitions et notations
— K désigne le corps R ou C
— C ([0, 1] , K) désigne le K-espace des fonctions continues sur [0, 1] ;
— Pour tout élément f de C ([0, 1] , K), la norme uniforme notée k . k∞ où k f k∞ = sup |f (t)|.
t∈[0,1]

— On note P le sous-espace vectoriel de C ([0, 1] , K) constitué des fonctions polynômiales.


— C2π (R, K) désigne le K-espace des fonctions continues sur R, 2π-périodiques.
— Pour tout élément f de C2π (R, K), la norme uniforme notée k . k∞ où k f k∞ = sup |f (t)|.
t∈[−π,π]

— Lorsque K = R l’espace C2π (R, R) se note C2π (R)


— Pour n ∈ Z, on définit en : t 7−→ eint
 
R −→ R R −→ R
— Pour n ∈ N, on pose cn : et sn :
t 7−→ cos(nt) t 7−→ sin(nt)
— La famille (en )n∈Z engendre un sous-espace vectoriel T de C2π (R, K) dont les éléments sont appelés polynômes
trigonométriques
— Pour n ∈ N, on note Tn = Vect (ek , −n 6 k 6 n) = Vect (ck , sk , 0 6 k 6 n)

Partie I: Les théorèmes de Stone Weierstrass


 2n Z π
t
1. Soit ϕn la fonction définie sur R par : ϕn (t) = an cos , le réel an étant tel que ϕn (t) dt = 1.
2 −π
(a) Montrer que ϕn est un élément de Tn .
h πi
(b) Prouver que, pour tout élément u de 0, , cos2 u > 1 − sin u. En déduire que, pour tout entier n,
Z π/2 2
2n+1 1 n+1
(cos u) du > , puis que an 6 .
0 n+1 4
(c) Soit δ un réel tel que 0 < δ < π ; montrer : lim sup ϕn (t) = 0.
n→+∞ δ6t6π

2. Soit g un élément de C2π (R, K). Pour tout entier n > 0, on note Qn la fonction définie sur R par la relation :
Z π
Qn (u) = ϕn (t)g(u − t) dt.
−π

(a) Établir la relation : Z π


Qn (u) = ϕn (u − t)g(t) dt.
−π

En déduire que Qn appartient à Tn .


(b) Soit toujours δ un réel tel que 0 < δ < π ; montrer l’inégalité :

|g(u) − Qn (u)| 6 sup |g(u) − g(u − t)| + 4π k g k∞ sup ϕn (t).


|t|6δ δ6t6π

(c) En déduire que lim k g − Qn k∞ = 0. Conclure


n→+∞
(d) On suppose g est paire. Montrer que Qn est une fonction paire et en déduire qu’il existe un élément Pn de
P, de degré au plus égal à n, tel que Qn (u) = Pn (cos u).
3. Soit f ∈ C ([0, 1] , K). Prouver qu’il existe une suite (Pn ) d’éléments de P telle que lim k f − Pn k∞ = 0.
n→+∞
Indication : On prolongera f en une fonction paire, notée fe, et on introduira g(u) = fe(cos u).
4. Théorème des moments : Soit f ∈ C ([0, 1] , K) telle que
Z 1
∀n ∈ N, xn f (x)dx = 0
0

Montrer que f est nulle

elamdaoui@[Link] 1/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Théorèmes de Stone Weierstrass

Partie II: Base hilbertienne de C2π (R)


Z π
1
On munit C2π (R) de produit scalaire est défini par : < f, g >= f (t)g(t) dt.
π −π
La norme associée à ce produit scalaire est notée k . k2 .
5. Montrer que T est dense dans C2π (R) pour k.k2
6. Montrer que
(
δm,n si (m, n) 6= (0, 0)
(a) Pour tous m, n ∈ N, < cn , cm >=
2 si m = n = 0

(b) Pour tous m, n ∈ N , < sn , sm >= δm,n
(c) Pour tous (m, n) ∈ N × N∗ , < cm , sn >= 0
n o
c0 ∗
7. Déduire que la famille √ 2
, c n , s n , n ∈ N est une base hilbertienne
8. Soit f ∈ C2π (R), on définit les coefficients de Fourier de f par
Z
1 π
∀n ∈ N, an =< f, cn >= f (t) cos(nt) dt;
π −π
Z
1 π
∀n ∈ N∗ , bn =< f, sn >= f (t) sin(nt) dt
π −π

(a) Montrer que


+∞
a0 X
∀x ∈ R, f (x) = + (an cos(nx) + bn sin(nx))
2 n=1

(b) Montrer, en utilisant l’égalité de Parseval, que


Z +∞
1 π
a2 X 2 
f (x) dx = 0 +
2
an + b2n
π −π 2 n=1

9. Exemple : Soit f la fonction 2π-périodique définie sur [−π, π] par f (x) = x2 .


+∞
X
π2 (−1)n
(a) Montrer que ∀x ∈ [−π, π] , x2 = +4 cos(nx)
3 n=0
n2
+∞
X 1
(b) Déduire la somme 2
n=0
n
+∞
X 1
(c) En utilisant l’égalité de Parseval, déduire 4
n=0
n

elamdaoui@[Link] 2/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Théorèmes de Stone Weierstrass

Non disponible

elamdaoui@[Link] 3/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Polynômes de Legendre

Notations
— Dans tout le problème, E désigne le R-espace vectoriel R[X] des polynômes à coefficients réels.
— Pour tout n ∈ N, on note En le sous-espace de E formé par les polynômes de degré au plus égal à n.
— Selon l’usage, on convient d’identifier un polynôme et la fonction polynomiale associée.

— L’espace En est muni de sa base canonique Bn = 1, X, X 2 , . . ., X n .
n!
— Les coefficients binomiaux sont notés Cnk = (06k6n).
k!(n − k)!

Partie I: Étude d’un endomorphisme


Étant donné un polynôme P de E, on définit un polynôme φ(P ) par :

φ(P ) = X 2 − 1 P ′′ + 2XP ′ .
1. Justifier qu’on a ainsi défini un endomorphisme φ de E.
2. Montrer que, pour tout entier naturel n, le sous-espace vectoriel En est stable par φ.

On notera désormais ϕn l’endomorphisme de En induit par φ sur En :


∀P ∈ En , ϕn (P ) = φ(P )

3. Dans cette question, on suppose que n est égal à 3.


(a) Écrire la matrice M3 de ϕ3 dans la base canonique de E3 .
(b) Justifier que ϕ3 est diagonalisable.
(c) Déterminer une base de E3 diagonalisant ϕ3 , formée de polynômes unitaires.
4. On revient au cas général d’un entier naturel n quelconque.
(a) Montrer que la matrice Mn de ϕn dans la base canonique est triangulaire supérieure et préciser ses coeffi-
cients diagonaux.
(b) En déduire que ϕn est diagonalisable et préciser les dimensions de ses sous-espaces propres.

Partie II: Polynômes de Legendre


Pour tout entier naturel n, on définit le polynôme Ln par
n
1 X k 2
Ln (X) = n Cn (X − 1)n−k (X + 1)k .
2
k=0
5. Calculer sous forme simplifiée les polynômes L0 , L1 , L2 et L3 .
6. Calculer Ln (1) pour tout n ∈ N.
7. Déterminer le degré de Ln en fonction de n et donner son coefficient dominant sous la forme d’une somme.
8. En utilisant un changement d’indice, montrer que Ln a la même parité que n.
9. Vérifier, à l’aide de la formule de Leibniz, que :
1 dn  2 n 
∀n ∈ N, Ln (X) = X −1 .
2n n! dX n
10. En déduire explicitement le coefficient dominant de Ln , puis la relation
n
X 2
∀n ∈ N, Cnk = C2n n
.
k=0
11. Montrer alors que  n
1 + |x|
∀n ∈ N, ∀x ∈ R, |Ln (x)| 6 n
C2n .
2
n
12. On définit, pour tout entier naturel n, le polynôme Un (X) = X 2 − 1 .
(a) Vérifier que :

X 2 − 1 Un′ (X) = 2nXUn (X).
(b) En dérivant n + 1 fois cette relation, montrer que
∀n ∈ N, φ(Ln ) = n(n + 1)Ln .

elamdaoui@[Link] 1/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Polynômes de Legendre

Partie III: Définition d’un produit scalaire


On pose Z 1
∀(P, Q) ∈ E 2 , hP | Qi = P (x)Q(x) dx.
−1
13. Justifier que l’on a ainsi défini un produit scalaire sur E.

Dans toute la suite du problème, l’espace E et ses sous-espaces En (n ∈ N) seront


systématiquement munis de ce produit scalaire.

14. (a) Montrer que


Z 1
2
∀(P, Q) ∈ E , hφ(P ) | Qi = (1 − x2 )P ′ (x)Q′ (x) dx.
−1
(b) Que peut-on déduire pour les endomorphismes ϕn (n ∈ N) ?
(c) En déduire, à l’aide d’un résultat de la partie II, que les polynômes Lp (p ∈ N) sont deux à deux orthogonaux.
15. Soit n un entier naturel.
(a) Établir par récurrence sur k que
Z 1
(−1)k dk dn−k  
∀k ∈ [[0, n]] , hQ | Ln i = [Q(x)] n−k (x2 − 1)n dx.
2n n! −1 dx k dx
(b) En déduire que, pour tout n ∈ N , Ln est orthogonal à En−1 .

(c) Retrouver ainsi que les polynômes Lp (p ∈ N) sont deux à deux orthogonaux.
2
16. (a) À l’aide de (15a), exprimer, pour tout entier naturel n, k Ln k en fonction de
Z 1
In = (x2 − 1)n dx.
−1
(b) À l’aide d’une intégration par parties, montrer que
2n + 2
∀n ∈ N, In+1 = − In .
2n + 3
(c) En déduire, pour tout n ∈ N, une expression de In faisant intervenir des factorielles.
(d) En déduire que r
2
∀n ∈ N, k Ln k = .
2n + 1
17. Donner, pour tout entier naturel n, une base orthonormée de En .

Partie IV: Une relation de récurrence


Soit n un entier naturel non nul.
18. Calculer le coefficient de X n+1 dans (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X).
19. En déduire l’existence et l’unicité de n + 1 réels αk tels que
n
X
(n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) = αk Lk (X).
k=0
hXLn | Lk i
20. Montrer que ∀k ∈ [[0, n]] , αk = −(2n + 1) 2 .
k Lk k
21. Pour tout k ∈ [[0, n − 2]], vérifier que hXLn | Lk i = hLn | XLk i puis montrer que αk = 0.
22. Par des considérations de parité, montrer que αn = 0.
23. En utilisant la valeur des polynômes Lk au point 1, déterminer alors αn−1 .
24. En déduire que ∀n ∈ N∗ , (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) + nLn−1 (X) = 0.

elamdaoui@[Link] 2/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Polynômes de Legendre

Partie V: Fonction génératrice


X
On fixe un réel t et on considère la série entière Ln (t)xn , de la variable réelle x.
n>0

X  1 + |t| n
n n
25. Déterminer le rayon de convergence de la série entière C2n x .
2
n>0
X
26. En déduire que le rayon de convergence Rt de la série entière Ln (t)xn est strictement positif.
n>0
On donnera une minoration de Rt , mais on ne cherchera pas à le calculer.
+∞
X
On note St la somme de cette série entière : ∀x ∈ ]−Rt , Rt [ , St (x) = Ln (t)xn
n=0

27. En utilisant le résultat de la question (24), montrer que St est solution sur ]−Rt , Rt [ de l’équation différentielle
suivante, d’inconnue y fonction de x :
(Et ) (1 − 2tx + x2 )y ′ (x) + (x − t)y(x) = 0
28. Pour |t| < 1, en déduire l’expression de St (x) en fonction de x.

Partie VI: Projection orthogonale, calcul de distance


29. Calculer, pour tout entier naturel k, l’intégrale Z 1
Jk = xk dx.
−1
30. Étant donnés deux entiers naturels n et r, tels que 06r6n, on note pr la projection orthogonale de En sur son
sous-espace vectoriel Er .
Donner une expression générale de pr (P ) utilisant le produit scalaire, pour tout polynôme P de En .
31. On suppose désormais n = 3 et P = X 3 .
(a) Déterminer p0 (P ), p1 (P ) et p2 (P ).
(b) Calculer les distances d(P, Ek ) de P aux sous-espaces vectoriels Ek pour tout entier k tel que 06k62.
32. On note G l’ensemble des polynômes de degré 3 et de coefficient dominant égal à 1.
Montrer l’existence de Z 1
2
m = min (Q(x)) dx
Q∈G −1
et préciser sa valeur, ainsi que les polynômes réalisant ce minimum.

elamdaoui@[Link] 3/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Legendre

Partie I: Étude d’un endomorphisme

1. P étant un polynôme, P ′ , P ′′ le sont et donc φ(P ) est un polynôme. Ainsi φ est bien défini
La dérivation étant linéaire, on montrerait que φ l’est aussi, φ est un endomorphisme de E.
2. Si deg P 6 n, on a deg P ′ 6 n − 1 et deg(XP ′ ) 6 n, de même deg(X 2 − 1)P ′′ 6 2 + n − 2 = n.
Donc deg φ(P ) 6 n. Donc pour tout P ∈ En , φ(P ) ∈ En .
3. Dans cette question, on suppose que n est égal à 3.

(a) 1, X, X 2 , X 3 est la base canonique de E3 . On a ϕ3 (1) = φ(1) = 0, ϕ3 (X) = 2X, ϕ3 (X 2 ) = 2(X 2 − 1) +
4X 2 = 6X 2 − 2 et ϕ3 (X 3 ) = 6X(X 2 − 1) + 6X 3 = 12X 3 − 6X . Donc la matrice de ϕ3 dans la base
canonique de E3 est
 
0 0 −2 0
0 2 0 −6
M3 = 0 0 6

0
0 0 0 12

(b) M3 est triangulaire, ses valeurs propres sont ses coefficients diagonaux. Il y a quatre valeurs propres distinctes
(0, 2, 6 et 12) et M3 est carrée d’ordre 4 donc M3 est diagonalisable. Par conséquent ϕ3 est diagonalisable
et les quatre sous-espaces propres sont des droites.
(c) On a vu au a) que 1 est vecteur propre associé à λ = 0 et que X est vecteur propre associé à λ = 2.
 
x
y 
On résout (M3 − 6I4 )  
 z  = 0 ce qui conduit à t = 0, y = 0 et −6x = 2z (c’est bien une droite). Avec
t
1
z = 1 on obtient − 3 + X 2 est vecteur propre associé à λ = 6.
1 3
De même on trouve que X 3 − 35 X est vecteur propre associé à λ = 12. Ainsi (1, X, X 2 − , X 3 − X)
3 5
une base de E3 diagonalisant ϕ3 , formée de polynômes de coefficients dominants égaux à 1.
4. On revient au cas général d’un entier naturel n quelconque.
(a) φ(1) = 0 et φ(X) = 2X. Pour k > 2, φ(X k ) = k(k − 1)X k−2 (X 2 − 1) + 2kX k = k(k + 1)X k − k(k − 1)X k−2 .
 
0 0 −2 . . . ... 0
 .. 
0 2 0 . 
 
. .. .. 
. . 
. 0 6 . 
Donc Mn =  .  est triangulaire supérieure et ses coefficients dia-
. .. .. .. 
. . . . −n(n − 1)
 
 .. .. 
. . n(n − 1) 0 
0 ... ... ... 0 n(n + 1)
gonaux sont 0, 2, ..., k(k + 1), . . . , (n − 1)n et n(n + 1).
(b) Les k(k + 1) pour k = 0 à n sont deux-à-deux distincts donc ϕn admet n + 1 valeurs propres distinctes or
dim En = n + 1 donc ϕn est diagonalisable et les sous-espaces propres sont des droites.

Partie II: Polynômes de Legendre


3 2 1 5 3
5. Après calculs, on trouve : L0 = 1, L1 = X, L2 = X − et L3 = X 3 − X.
2 2 2 2
1
6. Ln (1) = (0 + Cn0 1(1 + 1)n ) d’où pour tout n ∈ N, Ln (1) = 1.
2n
7. Ln étant une somme de polynômes de degré exactement n, il est de degré au plus n.
X n
1
2
Le coefficient de X est 2n
n
Cnk donc est non nul. Le degré de Ln est n et son coefficient dominant est
k=0
n
1 X k 2
Cn .
2n
k=0

elamdaoui@[Link] 4/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Legendre

n n
1 X k 2 n−k n−k k k n 1
X 2
8. Ln (−X) = C n (−1) (X + 1) (−1) (X − 1) = (−1) Cnk (X + 1)n−k (X − 1)k .
2n 2n
k=0 k=0
Puis en utilisant ℓ = n − k et Cnk = Cnn−k on a :
n
1 X ℓ 2
Ln (−X) = (−1)n n Cn (X + 1)ℓ (X − 1)n−ℓ = (−1)n Ln (X).
2
ℓ=0
Ln a la même parité que n.
9. Posons u(X) = (X − 1)n , v(X) = (X + 1)n (pour que u(X)v(X) = (X 2 − 1)n ).
n!
Pour k ∈ [[0, n]], u(k) (X) = n(n − 1) · · · (n − k + 1)(X − 1)n−k = (X − 1)n−k et idem pour v donc
(n − k)!
n!
v (n−k) (X) = (X + 1)k . Donc par la formule de Leibniz :
k!
n X n
d n! n!
[u(X)v(X)] = Cnk (X − 1)n−k (X + 1)k
dX n (n − k)! k!
k=0
n X 2 n
d  
D’où n
(X 2 − 1)n = n! Cnk (X − 1)n−k (X + 1)k puis :
dX
k=0
1 dn  2 n 
∀n ∈ N, Ln (X) = n n
X −1 .
2 n! dX
n
d (2n)!
10. (X 2 − 1)n = X 2n + Q(X) où deg Q < 2n d’où (X 2 − 1)n = X n + Q(n) (X)
dX n (2n − n)!
1 (2n)! 1 n
Le coefficient dominant de Ln est donc n = n C2n , d’où avec 7) :
2 n! n! 2
n
X 2
∀n ∈ N, Cnk = C2n n
.
k=0
n−k k
11. (x − 1) n−k
(x + 1) k
|x + 1| 6 (1 + |x|)n−k (1 + |x|)k = (1 + |x|)n .
= |x − 1|
Xn
1 2
D’où (par l’inégalité triangulaire) |Ln (x)| 6 n (1 + |x|)n Cnk puis :
2
k=0 n
1 + |x| n
∀n ∈ N, ∀x ∈ R, |Ln (x)| 6 C2n .
2
n n−1
12. (a) Un (X) = X 2 − 1 donc Un′ (X) = 2X X 2 − 1 (au moins pour n > 1...) puis :

X 2 − 1 Un′ (X) = 2nXUn (X).
(b) En dérivant n + 1 fois XUn (X) par la formule de Leibniz, on obtient :
(n+1)
(XUn ) = XUn(n+1) + Cn+1
1
Un(n)
 ′
= X Un(n) + (n + 1)Un(n)
= 2n n! (XL′n + (n + 1)Ln )

De même en dérivant n + 1 fois X 2 − 1 Un′ (X), on obtient :
(n+1)  (n+1) ′ (n) ′′ (n−1)
(X 2 − 1)Un′ = X 2 − 1 (Un′ ) 1
+ Cn+1 X 2 − 1 (Un′ ) + Cn+1
2
X 2 − 1 (Un′ )
 h i ′′   ′
(n)
= X 2 − 1 (Un ) + 2(n + 1)X Un(n) + n(n + 1)Un(n)
  
= 2nn ! X 2 − 1 L′′n + 2(n + 1)XL′n + n(n + 1)Ln

Donc
(X 2 − 1)L′′n + 2(n + 1)XL′n + n(n + 1)Ln = 2nXL′n + 2n(n + 1)Ln
et :
∀n ∈ N, φ(Ln ) = (X 2 − 1)L′′n + 2XL′n = n(n + 1)Ln .

Partie III: Définition d’un produit scalaire


13. On reconnaît le produit scalaire usuel sur C 0 ([−1, 1], R) qui contient le sous-espace des fonctions polynomiales.

elamdaoui@[Link] 5/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Legendre

Si le sujet n’identifiait pas les polynômes formels et les fonctions polynomiales, j’aurais ajouté :
Si (P |P ) = 0 alors la fonction Pe est nulle sur [−1, 1] donc le polynôme P a une infinité de racines, P est bien le
polynôme nul.
On a ainsi défini un produit scalaire sur E (donc sur les En aussi).
d
14. (a) On remarque que φ(P )(x) = ((x2 − 1)P ′ (x)) et on intègre par parties :
dx
Z 1
< φ (P ) | Q > = [(1 − x2 )P ′′ (x) + 2xP ′ (x)] · Q(x) dx
−1
Z 1
 2
1
= ′
(1 − x )P (x)Q (x) ′
−1
− (x2 − 1)P ′ (x)Q′ (x) dx
−1
Z 1
2
∀(P, Q) ∈ E , (φ(P )|Q) = (1 − x2 )P ′ (x)Q′ (x) dx.
−1
(b) On a donc (φ(P )|Q) = (P |φ(Q)), les endomorphismes ϕn sont donc symétriques
(c) Soit p, q deux naturels distincts. Les polynômes Lp et Lq sont deux vecteurs propres de ϕn (où n = max(p, q))
associés à des valeurs propres distinctes.
Or les sous-espaces propres d’un endomorphisme autoadjoint sont en somme directe orthogonale donc Lp
et Lq sont orthogonaux.
Remarque : On aurait pu reproduire la démonstration du cours à savoir :
De φ(Lp ) = p(p + 1)Lp on a (φ(Lp )|Lq ) = p(p + 1)(Lp |Lq ).
D’autre part p(p + 1)(Lp |Lq ) = (φ(Lp )|Lq ) = (Lp |φ(Lq )) = q(q + 1)(Lp |Lq )
puis de p(p + 1) 6= q(q + 1), on a (Lp |Lq ) = 0.
Les polynômes Lp (p ∈ N) sont deux à deux orthogonaux.
15. Soit n un entier naturel.
(a) Le résultat est vrai pour k = 0 cf. 9). Soit k ∈ [[0, n − 1]]. On suppose que
Z
(−1)k 1 dk dn−k  2 
(Q|Ln ) = n [Q(x)] (x − 1)n dx.
2 n! −1 dxk dxn−k
On a alors en intégrant par parties :
  Z
(−1)k dk dn−k−1  2  1 (−1)k 1 dk+1 dn−(k+1)  2 
n k
[Q(x)] n−k−1
(x − 1) n
− n k+1
[Q(x)] n−(k+1)
(x − 1)n dx
2 n! dx dx −1 2 n! −1 dx dx
Or 1 et −1 sont des racines d’ordre n de Un . Donc les dérivées successives de Un jusqu’à l’ordre n − 1 sont
nulles en 1 et en −1. Or n − (k + 1) est un entier compris entre 0 et n − 1 donc le crochet est nul et on a la
relation à l’ordre k + 1.
On a prouvé par récurrence que : Z
(−1)k 1 dk dn−k  2 
∀k ∈ [[0, n]], (Q|Ln ) = n k
[Q(x)] n−k
(x − 1)n dx.
2 n! −1 dx dx
nZ 1 n
(−1) d
(b) En particulier pour k = n : (Q|Ln ) = n [Q(x)] (x2 − 1)n dx.
2 n! −1 dxn
Or si Q ∈ En−1 alors Q(n) = 0 donc (Q|Ln ) = 0.
Pour tout n ∈ N∗ , Ln est orthogonal à En−1 .
(c) Si p 6= q. On peut supposer par exemple que p < q.
Alors Lp (qui est de degré p) appartient à Eq−1 donc Lq est orthogonal à Lp .
Z
2 (−1)n 1 dn
16. (a) k Ln k = (Ln |Ln ) = n [Ln (x)] (x2 − 1)n dx.
2 n! −1 dxn
(n)
Or Ln est une constante (deg Ln = n) et d’après le coefficient dominant de Ln trouvé en 10) on a
(n) 1 n
Ln = n! · n C2n
2 Z 1
2 (−1)n 1 n (−1)n n
D’où en posant In = (x2 − 1)n dx : k Ln k = n n! · n C2n In = 2n C2n In
−1 2 n! 2 2

elamdaoui@[Link] 6/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Legendre

Z 1 Z 1
 1
(b) In+1 = (x2 − 1)n+1 dx = (x2 − 1)n+1 · x −1 − 2(n + 1) x(x2 − 1)n · x dx
−1 −1
2 2
Le crochet est nul et x = x −1+1 donc In+1 = −2(n+1)In+1 +2(n+1)In d’où
(c) Classiquement (produit des nombres pairs/impairs)... on trouve avec I0 = 2 :
(n!)2
Pour tout n ∈ N, In = (−1)n 22n+1 .
(2n + 1)!
r
2 (−1)n 1 n (−1)n n 2 2
(d) k Ln k = n n! · n C2n In = 2n C2n In = donc k Ln k = .
2 n! 2 2 2n + 1 2n + 1
r r r r !
1 3 5 2n + 1
17. L0 , L1 , L2 , ..., Ln est une base orthonormée de En .
2 2 2 2

Partie IV: Une relation de récurrence


Soit n un entier naturel non nul.
18. D’après les coefficients dominants, le coefficient cherché est
 
1 n+1 1 n n 1 (2n + 2)(2n + 1)
(n + 1) n+1 C2n+2 − (2n + 1) n C2n = C2n (n + 1) − 2(2n + 1) = 0.
2 2 2n+1 (n + 1)2
Le coefficient de X n+1 dans (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) est nul.
19. (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) est donc de degré au plus n et (L0 , ..., Ln ) est une base de En d’où l’existence
et l’unicité de n + 1 réels αk tels que
Xn
(n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) = αk Lk (X).
k=0
20. Soit k ∈ [[0, n]]. En faisant le produit scalaire de la relation précedente par Lk on obtient :
(XLn |Lk )
0 − (2n + 1)(XLn (X)|Lk ) = 0 + αk ||Lk ||2 d’où αk = −(2n + 1) .
||Lk ||2
Z 1
21. hXLn | Lk i = xLn (x)Lk (x) dx = hLn | XLk i.
−1
Puis si k ∈ [[0, n − 2]], XLk est de degré < n donc est orthogonal à Ln d’où hXLn | Lk i = hLn | XLk i = 0 donc
αk = 0.
Z 1
22. hXLn | Ln i = xLn (x)Ln (x) dx. C’est l’intégrale d’une fonction impaire sur [−1, 1] donc hXLn | Ln i = 0 puis
−1
αn = 0.
23. Il reste (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) = αn−1 Ln−1 (X).
Or d’après 6) : Ln (1) = 1, de (n + 1)Ln+1 (1) − (2n + 1)Ln (1) = αn−1 Ln−1 (1),
on a : αn−1 = −n.
24. Donc pour n ∈ N∗ , (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) + nLn−1 (X) = 0.

Partie V: Fonction génératrice


 n
1 + |t| n n un+1 1 + |t| (2n + 2)(2n + 1)
25. Soit ρ > 0. On pose un = C2n ρ . On a un > 0 et = ρ →n 2ρ(1 + |t|).
2 un 2 (n + 1)2
1 P 1 P
Donc si ρ < la série un converge et si ρ > la série un diverge.
2(1 + |t|) 2(1 + |t|)

X 1 + |t|  n
n n 1
Le rayon de convergence de la série entière C2n x est R = > 0.
2 2(1 + |t|)
n∈N
 n
1 + |t| n
26. On a d’après la question 11, |Ln (t)x | 6 n
C2n |x|n . Pour |x| < R, la convergence de la série
 n 2
P 1 + |t| n P
C2n |x|n donne que Ln (t)xn est absolument convergente donc convergente.
2
X 1
Le rayon de convergence Rt de Ln (t)xn est supérieur à R = donc strictement positif.
2(1 + |t|)
n∈N

elamdaoui@[Link] 7/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Legendre

+∞
X +∞
X +∞
X
27. St (x) = Ln (t)xn , xSt (x) = Ln (t)xn+1 = St (x) = Ln−1 (t)xn .
n=0 n=0 n=1
+∞
X +∞
X +∞
X
St′ (x) = Ln (t)nxn−1 = Ln+1 (t)(n + 1)xn ; xSt′ (x) = Ln (t)nxn ; et
n=1 n=0 n=0
+∞
X +∞
X
x2 St′ (x) = Ln (t)nxn+1 = Ln−1 (t)(n − 1)xn . D’où
n=0 n=1
+∞
X
(1 − 2tx + x2 )St′ (x) + (x − t)St (x) = L1 (t) − tL0 (t) + [(n + 1)Ln+1 (t) − (2n + 1)tLn (t) + nLn−1 (t)] xn
n=1
Or d’après 23 (n + 1)Ln+1 (t) − (2n + 1)tLn (t) + nLn−1 (t) = 0 et L1 (t) − tL0 (t) = t − t · 1 = 0
donc St est solution sur ]−Rt Rt [ de (Et ) (1 − 2tx + x2 )y ′ (x) + (x − t)y(x) = 0
(x − t) 1 D′ (x)
28. D(x) = 1 − 2tx + x2 = (x − t)2 + 1 − t2 > 0 car |t| < 1, et F (x) = − = − admet donc
(1 − 2tx + x2 ) 2 D(x)
1
comme primitive par exemple x 7→ − ln(D(x)) + 0.
2
1
Les solutions de (Et ) sont de la forme y : x 7→ λ · √ où λ est une constante. Plus précisément
1 − 2tx + x2
λ = y(0). Or St (0) = L0 (t) = 1.
1
Pour x ∈] − Rt , Rt [, St (x) = √ .
1 − 2tx + x2

Partie VI: Projection orthogonale, calcul de distance


Z 1
1 2
29. Pour tout k ∈ N, Jk = xk dx = [1 − (−1)k+1 ]. J2n = , J2n+1 = 0.
−1 k+1 2n + 1
Xr Xr
(Lk |P ) 2k + 1
30. (L0 , L1 , ..., Lr ) étant une base orthogonale de Er , on sait que : pr (P ) = 2 L k = (Lk |P )Lk .
k Lk k 2
k=0 k=0
31. On suppose désormais n = 3 et P = X 3 .
Z 1
(a) (L0 |P ) = x3 dx = J3 = 0 donc p0 (P ) = 0
−1
Z 1
2 3 2 3
(L1 |P ) = x4 dx = J4 = donc p1 (P ) = · L1 = X
−1 5 2 5 5
Z 1 
3 2 1 3 1 3 2 3
(L2 |P ) = x − x3 dx = J5 − J3 = 0 donc p2 (P ) = · L1 = X
−1 2 2 2 2 2 5 5
q
2 2
(b) On sait que d(P, Ek ) = k P − pk (P ) k = k P k − k pk (P ) k (Pythagore).
r
2 2 2
Or k P k = J6 = et p0 (P ) = 0 donc d(P, E0 ) =
7 7
r
2 9 9 2 6 2 6 8 2 2
k p1 (P ) k = J2 = = et − = d(P, E1 ) = d(P, E2 ) =
25 25 3 25 7 25 175 5 7
32. Soit Q ∈ G. On peut écrire Q sous la forme Q = X 3 − T (X) où T est un polynôme de E2 .
Et réciproquement si T ∈ E2 alors X 3 − T (X) ∈ G.
Z 1
2 2
On a ainsi (Q(x)) dx = k P − T k .
−1
Or on sait que T 7→ k P − T k admet un minimum sur E2 atteint uniquement en T = p2 (P ).
D’où l’existence du minimum m et il est atteint pour Q = P − p2 (P ) uniquement.
De plus
8
m=
175

elamdaoui@[Link] 8/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Polynômes de Hermite

Le problème traite de quelques propriétés des polynômes de HERMITE qui constituent une famille orthogonale
pour un certain produit scalaire qui sera étudié dans ce problème.
On notera R[X] (resp. Rn [X]) l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels (resp. l’espace vectoriel des polynômes
de degré inférieur ou égal à n), y compris le polynôme nul. Pour tout entier naturel k le polynôme X k se confond avec
la fonction polynomiale réelle x 7→ xk , en particulier X 0 est la fonction constante égale à 1.
On notera [x] la partie entière d’un réel x.

Partie I: Trois résultats utiles par la suite


1. (a) Pour tout entier naturel n, justifier la convergence de l’intégrale
+∞
1
Z
x2
In = √ xn e− 2 dx

−∞

(b) Etablir, pour tout entier n > 2, l’égalité : In = (n − 1)In−2 .


(2n)!
(c) Soit n un entier naturel. Donner la valeur de I2n+1 et montrer que I2n = .
2n n!
(d) Pour toute fonction polynomiale P , justifier la convergence de l’intégrale
+∞
1
Z
x2
√ P (x)e− 2 dx

−∞

2. On rappelle que si une suite de terme général vn est telle que les deux sous-suites de termes généraux v2n et
v2n+1 convergent vers le même réel ℓ alors la suite (vn )n∈N est elle-même convergente de limite ℓ.
Cn
Soit C un réel positif. Pour tout entier naturel n on pose un = h n i .
!
2
C 2n
(a) Déterminer lim . En déduire la limite de la suite (un )n∈N .
n→+∞ n!
(b) Montrer que la série de terme général u2k + u2k+1 (où k ∈ N) converge et donner sa somme.
+∞
(c) En déduire la convergence de la série de terme général un et la valeur de la somme un .
P
n=0

3. Soit a un réel strictement positif et soit g une fonction réelle indéfiniment dérivable sur [−a, a] pour laquelle
existe un réel positif K tel que, pour tout entier n :
K n n!
max |g (n) (t)| 6 h n i
t∈[−a,a] !
2
(a) Montrer que pour tout λ ∈ [−a, a] :

(λ − t)n (n+1)
lim g (t)dt = 0
n→+∞ n!
0

(b) En déduire l’égalité suivante, valable pour tout λ ∈ [−a, a] :


+∞ (n)
X g (0) n
g(λ) = λ
n=0
n!

Quelle simplification obtient-on si g coïncide sur [−a, a] avec une fonction polynomiale de degré d ?

Partie II: Les polynômes de Hermite


+∞
1
Z
x2
1. Montrer que l’application (P, Q) →
7 < P, Q >= √ e− 2 P (x)Q(x) dx est un produit scalaire sur R[X]. On

−∞
notera k.k la norme associée.
Ainsi, si n est un entier naturel, la restriction de ce produit scalaire aux polynômes de degré au plus n fait de
(Rn [X], < ., . > .) un espace euclidien.

elamdaoui@[Link] 1/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Polynômes de Hermite

2. À l’aide de la base (1, X, X 2 , X 3 ), construire une base orthogonale de (R3 [X], < ., . >) formée de polynômes
dont le coefficient de plus haut degré est 1.
Pour tout entier naturel n, on considère l’application Hn de R dans R définie pour tout réel x par :

x2
 x2
(n)
Hn (x) = (−1)n e 2 e− 2

où, selon l’usage, f (n) (x) désigne la valeur en x de la dérivée nième de f (en particulier f (0) (x) = f (x)).
3. (a) Pour tout réel x calculer H0 (x), H1 (x), H2 (x), H3 (x).
(b) Soit n ∈ N∗ . Etablir les relations

(1) Hn+1 = XHn − nHn−1 , (2) Hn′ = nHn−1


 x2
(n+1)  x2
(n)
Pour établir (1), on pourra remarquer que e− 2 = −xe− 2 .
(c) Montrer que, pour tout n ∈ N, Hn est une fonction polynomiale dont on précisera, en fonction de n, le
degré, la parité et le coefficient de plus haut degré.

Partie III: (Hn )n∈N comme famille de polynômes orthogonaux

1. (a) Montrer que si P est un polynôme et n un entier naturel non nul alors :
 x2 (n−1)
lim P (x) e− 2 = 0.
x→+∞

 x2 (n−1)
De même, on montrerait et on admet que lim P (x) e− 2 = 0.
x→−∞
(b) Pour tout n ∈ N, calculer
+∞
1
Z
x2
< Hn , H0 >= √ Hn (x)e− 2 dx

−∞

Pour n non nul, on utilisera la définition de Hn .


2
(c) Soit (n, m) ∈ (N∗ ) . En remarquant que
+∞
(−1)n  x2 (n)
Z
< Hn , Hm >= √ Hm (x) e− 2 dx

−∞

et à l’aide d’une intégration par parties que l’on effectuera avec soin, montrer que

< Hn , Hm >= m < Hn−1 , Hm−1 >

(d) En déduire que (Hn )n∈N est une famille orthogonale de R[X].
Pour n ∈ N, que vaut < Hn , Hn > ?
2. (a) Soit k ∈ N et R une fonction polynomiale de degré au plus k. Que vaut < Hk+1 , R > ?
(b) Soit n un entier naturel, k un entier de [[0, n]] et P un polynôme de degré au plus k. Etablir l’égalité

kX k+1 − P k2 = kHk+1 k2 + kQ − P k2

où Q = X k+1 − Hk+1 . On pourra calculer < Hk+1 , Q − P >.


Quelle est, dans l’espace euclidien (Rn+1 [X], < ., . >), la projection orthogonale de X k+1 sur le sous-espace
vectoriel Rk [X] ?
(c) On note (Gk )k∈[[0,n+1]] la famille orthonormale de (Rn+1 [X], < ., . >) obtenue par le procédé de SCHMIDT
à partir de la base (X k )k∈[[0,n+1]] . Pour tout k ∈ [[0, n + 1]], déterminer Gk en fonction de H0 , H1 , . . . , Hn+1 .

elamdaoui@[Link] 2/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Polynômes de Hermite

Partie IV: Un développement en série de Hermite


1. Soit P un polynôme de degré au plus n >. Justifier l’égalité suivante :
n
X Hk
P = < P, Hk >
k!
k=0

2. Pour tout couple (b, c) de réels vérifiant b 6 c, on admet qu’il existe un réel K (dépendant de b et c) tel que
pour tout entier n et tout x ∈ [b, c] :
Hn (x) Kn
6 hni
n! !
2
(a) Soit x un réel donné. À l’aide du 2) de la partie I établir, pour tout réel λ, la convergence de la série de
Hn (x) n
terme général λ .
n!
(b) Soit gx (x est toujours un réel fixé) la fonction définie pour tout réel λ par
(λ−x)2
gx (λ) = e− 2

(n) dn g x
Pour tout réel λ et tout entier naturel n, calculer gx (λ) (c’est-à-dire (λ)) en fonction de Hn .
dλn
(c) Montrer que gx vérifie les hypothèses du 3) de la partie I et en déduire que pour tout (x, λ) ∈ R2 :
+∞
λ2
X Hn (x) n
eλx− 2 = λ
n=0
n!

3. On note exp la fonction exponentielle x 7→ ex .


(a) Pour tout entier naturel n, justifier rapidement la convergence de l’intégrale
+∞
1
Z
x2
√ ex Hn (x)e− 2 dx

−∞

dont, par analogie, on note < exp, Hn > sa valeur.


(b) Calculer < exp, Hn > puis, pour tout réel x
On pourra utiliser la définition de Hn et intégrer par parties (avec soin) afin d’obtenir < exp, Hn >=<
exp, Hn−1 >
(c) Conclure à l’égalité
+∞
X Hn (x)
exp x = < exp, Hn >
n=0
n!

elamdaoui@[Link] 3/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Hermite

Partie I: Trois résultats utiles par la suite


x2
1. (a) x 7−→ xn e− 2 est continue sur R, donc l’intégrale In n’est impropre qu’en +∞ et −∞.
cause de la parité, d’ailleurs dépendant de n, on peut n’étudier la convergence qu’en +∞
 
n+2 − x2
2
n − x2
2 1
x e −−−−−→ 0, donc x e =o
x→+∞ x2
D’après les théorèmes de comparaison sur les intègrales des fonctions positives et le critère de Riemann
(2 > 1), In est convergente.
x2
(b) Soit n > 2, les applications x 7−→ e− 2 et x 7−→ −xn−1 sont de classe C 1 sur R dont le produit admet des
limites nulles en +∞ et −∞, alors par une intégration par parties
+∞
1
Z
x2
In = √ xn e− 2 dx

−∞
+∞
1
Z
x2
 
= √ (−xn−1 ) −xe− 2 dx

−∞
+∞
1
Z  x2 ′
= √ (−xn−1 ) e− 2 dx

−∞
+∞
1 h n−1 − x2 i+∞ 1
Z  x2 
= √ −x e 2 −√ (−(n − 1)xn−2 ) e− 2 dx
2π −∞ 2π
−∞
= (n − 1)In−2

(c) • L’intégrale I2n+1 est convergente et c’est l’intégrale d’une fonction impaire, donc elle est nulle.

• Par récurrence sur n ∈ N

• Pour n = 0, c’est vrai

(2n)!
• Soit n > 0. Supposons que I2n = . On a I2n+2 = (2n+1)I2n et par hypothèse de récurrence
2n n!
(2n)! (2n + 2)(2n + 1) (2n)! (2n + 2)!
I2n+2 = (2n + 1) = = n+1
2n n! 2(n + 1) 2n n! 2 (n + 1)!
n
X
(d) Soit P = ak X k . Puisque les intégrales impropres convergentes sur R forment un espace vectoriel,
k=0

n n +∞
1
Z
x2
X X
ak Ik = ak √ xk e− 2 dx
k=0 k=0

−∞
+∞ n
1
Z
x2
X
= √ ak xk e− 2 dx

−∞ k=0
+∞
1
Z
x2
= √ P (x)e− 2 dx

−∞

X (C 2 )n C 2n
2. (a) On sait que la série exponentielle est convergente, donc son terme général u2n = −−−−−→ 0
n! n! n→+∞
n>0

(b) Pour tout k ∈ N, on a u2k + u2k+1 = (1 + C) C 2k , puisque la série exponentielle converge :


+∞
X 2
u2k + u2k+1 = (1 + C)eC
k=0

elamdaoui@[Link] 4/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Hermite

(c) (un )n∈N est une famille de réels positifs

• La famille ([[2k, 2k + 1]])k∈N est une partition de N

• La famille (un )n∈[[2k,2k+1]] est sommable de somme u2k + u2k+1

2
X
• u2k + u2k+1 est convergente de somme (C + 1) eC
k>0

Donc, par le critère de sommabilité, la famille (un )n∈N est sommable et


+∞ +∞
X X X 2
un = un = u2k + u2k+1 = (1 + C) eC
n=0 n∈N k=0

3. (a) Pour λ ∈ [−a, a], on a


Zλ Zλ n
(λ − t)n (n+1) |λ − t|
g (t)dt 6 g (n+1) (t) dt
n! n!
0 0
Zλ n
|λ − t| K n+1 (n + 1)!
6  n+1  dt
n! 2 !
0

• Si λ > 0, alors
Zλ Zλ n
(λ − t)n (n+1) K n+1 (n + 1)! (λ − t)
g (t)dt 6  n+1  dt
n! 2 ! n!
0 0
K n+1 (n + 1)! λn+1
6  n+1 
2 ! (n + 1)!
(λK)n+1
6  n+1 
2 !

• Si λ < 0, alors de même



(λ − t)n (n+1) (−λK)n+1
g (t)dt 6  n+1 
n! 2 !
0

et dans les deux cas


Zλ n+1
(λ − t)n (n+1) (|λ| K)
g (t)dt 6  n+1 
n! 2 !
0
n+1
(|λ| K)
Or  n+1  −−−−−→ 0, le théorème d’encadrement montre que
2 ! n→+∞


(λ − t)n (n+1)
lim g (t)dt = 0
n→+∞ n!
0

(b) D’après la formule de Taylor avec reste intégral à l’ordre n, appliquée à g qui est de C n+1 sur le segment
de bornes 0 et λ :
n Zλ
X g (k) (0) k (λ − t)n (n+1)
g (λ) = λ + g (t)dt
k! n!
k=0 0
d’où
n Zλ
X g (k) (0) k (λ − t)n (n+1)
λ = g (λ) − g (t)dt
k! n!
k=0 0

elamdaoui@[Link] 5/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Hermite

X g (n) (0)
et en passant à la limite sur n, on a la convergence de λn et
n!
n>0

+∞ (n)
X g (0) n
g(λ) = λ
n=0
n!

Si P est un polynôme de degré d, P (k) = 0 dès que k > d, et la formule devient la formule de Taylor pour
les polynômes.
d
X g (n) (0) n
g(λ) = λ
n=0
n!

Partie II: Les polynômes de Hermite


1. < ., . > est bien définie

• < ., . > est symétrique car P (x)Q(x) = Q(x)P (x)

• < ., . > est linéaire à gauche, si λ ∈ R et P, Q, R ∈ R[X],


+∞
1
Z
x2
< λP + Q, R > = √ e− 2 (λP (x) + Q(x)) R(x) dx

−∞
+∞ +∞
1
Z Z
λ x2 x2
= √ e− 2 P (x)R(x) dx + √ e− 2 Q(x)R(x) dx
2π 2π
−∞ −∞
= λ < P, R > + < Q, R >

• < ., . > est positif, car


+∞
1
Z
x2
< P, P >= √ e− 2 P 2 (x) dx

−∞

est l’intégrale d’une fonction positive


x2
• < ., . > est défini, car x 7−→ e− 2 P 2 (x) est continue et positive sur R, d’intégrale nulle, est donc identi-
quement nulle sur R

Donc < ., . > est une forme bilinéaire symétrique définie positive, est un produit scalaire.
2. Avec la méthode d’orthonormalisation de Gram-Schmidt,

• Le premier vecteur P0 = 1

< X, 1 > I1
• P1 = X − 2 1=X− 1=X
k1k I0

< X 2, 1 > < X 2, X >


• P2 = X 2 − 2 1− 2 X = X2 − 1
k1k kX k

< X 3, 1 > < X 3, X > < X 3, X 2 − 1 >


• P3 = X 3 − 2 1− 2 X− 2 (X 2 − 1) = X 3 − 3X
k1k kX k k X2 − 1 k
3. (a) H0 = 1, H1 = X, H2 = X 2 − 1 et H3 = X 3 − 3X
x2
(b) • D’après la formule de Leibniz à l’ordre n, utilisée avec x 7−→ −x− et x 7−→ e− 2 qui sont de classe

elamdaoui@[Link] 6/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Hermite

C n sur R
x2
 x2
(n+1)
Hn+1 = (−1)n+1 e 2 e− 2

x2
 x2
(n)
= (−1)n+1 e 2 −xe− 2

n  x2 (n−k)
x2
X
= (−1) n+1
e 2 Cnk (−x)(k) e− 2
k=0
x2
  x2 (n)  x2 (n−1) 
= (−1) n+1
e 2 −xCn0 e− 2 − Cn1 e− 2

= xHn − nHn−1

• En utilisant, à l’avant dernière ligne des calculs suivants,



x2
 x2
(n) ′
Hn′ = (−1)n e 2 e− 2

x2
 x2
(n) x2
 x2
(n+1)
= (−1)n xe 2 e− 2 + (−1)n e 2 e− 2

= −xHn − Hn+1
= −xHn − (xHn − nHn−1 )
= nHn−1

(c) On montre, par récurrence double, que Hn est de degré n, de même parité que n et de coefficient dominant
1

• Lapropriété est vraie pour n = 0, H0 = 1 et n = 1, H1 = X

• Soit n > 1. Supposons la vraie pour n?1 et n, alors

• De Hn+1 = XHn − nHn−1 , deg (XHn ) = n + 1, deg (−nHn−1 ) = n − 1 et de la formule du


degré de la somme deg (P + Q) 6 max (deg(P ), deg(Q)) ou‘ il y aègalité lorsque les degré de P
et Q sont différents, deg(Hn+1 ) = n + 1

• Le coefficient de X n+1 dans XHn − nHn−1 est 1

• On a :

Hn+1 (−X) = (−X)Hn (−X) − nHn−1 (−X)


= −X(−1)n Hn (X) − n(−1)n−1 Hn−1 (X)
= (−1)n+1 (XHn (X) − nHn−1 (X))
= (−1)n+1 Hn+1 (X)

Récurrence achevée

Partie III: (Hn )n∈N comme famille de polynômes orthogonaux


 x2 (n−1) x2
1. (a) On a lim P (x) e− 2 = lim (−1)n−1 P (x)Hn (x)e− 2 = 0
x→+∞ x→+∞
(b) Soit n ∈ N

• Si n = 0, H0 = 1 et < H0 , H0 >=< 1, 1 >= I0 = 1

elamdaoui@[Link] 7/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Hermite

• Si n > 0,
+∞
1
Z
x2
< Hn , H0 > = √ Hn (x)e− 2 dx

−∞
+∞
1
Z  x2 (n−1)
= √ (−1)n e− 2 dx

−∞

1
  x2 (n) +∞
= √ (−1)n e− 2 =0
2π −∞

2
(c) Soit (n, m) ∈ (N∗ )
+∞
1
Z
x2
< Hn , H m > = √ Hm (x)Hn (x)e 2 dx

−∞
+∞
(−1)n  x2 (n)
Z
= √ Hm (x) e− 2 dx

−∞

 x2 (n−1)
Les applications x 7−→ e− 2 et x 7−→ Hm sont de classe C 1 sur R dont le produit admet des limites
nulles en +∞ et −∞, alors par une intégration par parties
+∞ +∞
Z  x2 (n)   2 (n−1) +∞ Z  x2 (n−1)
− x2
Hm (x) e− 2 dx = Hm e − ′
Hm (x) e− 2 dx
−∞
−∞ −∞
+∞
Z  x2 (n−1)
= −m Hm−1 (x) e− 2 dx
−∞

1
En multipliant par √ :

+∞
m
Z  x2 (n−1)
< Hn , Hm > = √ Hm−1 (x)(−1)n−1 e− 2 dx

−∞
+∞
m
Z  x2 (n−1)
= √ Hm−1 (x)Hn−1 (x) e 2 dx

−∞
= m < Hn−1 , Hm−1 >

(d) Soit n ∈ N, par récurrence sur m ∈ [[0, n]], on a :


(
0 si m 6= n
< Hn , Hm >= m! < Hn−m , H0 >=
n! si m = n

On conclut que (Hn )n∈N est une famille orthogonale de R[X]


2. (a) (Hn )n∈[[0,k]] est une famille orthogonale de Rk [X] qui ne contient pas le vecteur nul (< Hn , Hn >= n! 6= 0),
c’est donc une famille libre de k + 1 vecteurs de Rk [X], donc c’est une base de Rk [X].

elamdaoui@[Link] 8/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Hermite

k
X
On peut décomposer R ∈ Rk [X] dans cette base, R = rn Hn et
n=0

k
X
< R, Hk+1 > = < rn Hn , Hk+1 >
n=0
k
X
= rn < Hn , Hk+1 >
n=0
k
X
= rn 0 = 0
n=0

donc < Hk+1 , R >= 0


(b) Le coefficient de X k+1 dans Q = X k+1 − Hk+1 est nul, puisque Hk+1 est unitaire, donc Q ∈ Rk [X] et Q − P
aussi, on a donc Hk+1 Q − P . On peut utiliser la formule de Pythogore,
2 2 2 2
X k+1 − P = k Hk+1 Q − P k = k Hk+1 k + k Q − P k

Dans l’espace euclidien Rk+1 [X], le projection orthogonale de X k+1 sur Rk [X] est l’unique vecteur P qui
2 2 2
réalise le minimum de X k+1 − P = k Hk+1 k + k Q − P k , c’est donc Q, X k+1 − Hk+1 est la projection
orthogonale de X k+1 sur Rk [X]
(c) Lorsque l’on orthonormalise X k k∈[[0,n]] , on construit le (k + 1)-ème Gk+1 en normalisant le vecteur


k
X
X k+1 − < X k+1 , Gℓ > Gℓ
ℓ=0

k
X
mais < X k+1 , Gℓ > Gℓ est la projection orthogonale de X k+1 sur Rk [X], on vient de voir que c’est
ℓ=0
Q = X k+1 − Hk+1 , on a donc
k
X
k+1
< X k+1 , Gℓ > Gℓ = X k+1 − X k+1 − Hk+1 = Hk+1

X −
ℓ=0

p 1
Gk+1 est donc obtenu en normalisant Hk+1 , de norme (k + 1)! : ∀k ∈ [[0, n]] , G k = √ Hk
n!

Partie IV: Un développement en série de Hermite


1. (Gk )k∈[[0,n]] est une base orthonormale :
n n n
X X Hk Hk X Hk
P = < P, Gk > Gk = < P, > = < P, Hk >
k Hk k k Hk k k!
k=0 k=0 k=0

n
Hn (x) n (K |λ|)
2. (a) Soit [b, c] un intervalle, pour x ∈ [b, c], on a λ 6  n  , il résulte des théorèmes de comparaison
n! 2 !
X (K |λ|)n X Hn (x)
sur les séries à termes positifs et de la convergence de la série  n  , que la série λn est
2 ! n!
k>0 k>0
convergente, car absolument convergente, et ce pour tout x ∈ R, puisque l’intervalle [b, c] est quelconque.
(n) (λ−x)2
(b) Montrons par récurrence sur n que gx (λ) = (−1)n Hn (λ − x) e− 2

• C’est vrai pour n = 0 :


 (0)
(λ−x)2 (λ−x)2 (λ−x)2

gx (λ) = e 2 = e− 2 = H0 (λ − x)e− 2

elamdaoui@[Link] 9/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Hermite

• Soit n > 0. Supposons la propriété pour n, alors par hypothèse de récurrence


 (n+1) (λ−x)2
(λ−x)2
n ∂(Hn (λ − x) e− 2 )
gx(n+1) (λ) = e − 2 = (−1)
∂λ
(λ−x)2
= (−1)n (Hn′ (λ − x) − (λ − x)Hn (λ − x)) e− 2

(λ−x)2
= (−1)n (nHn−1 (λ − x) − (λ − x)Hn (λ − x)) e− 2
 
(λ−x)2
n −
= (−1) −Hn+1 (λ − x) e 2

(λ−x)2
= (−1)n+1 Hn+1 (λ − x) e− 2

Récurrence achevée

(c) Soit a ∈ R, alors il existe K ∈ R tel que

(λ−x)2
max gxn) (t) = max (−1)n Hn (λ − x) e− 2
t∈[−a,a] t∈[−a,a]
(λ−x)2
6 max |(−1)n Hn (λ − x)| max e− 2
t∈[−a,a] t∈[−a,a]
n
K n!
6 hni
!
2
Où K est une constante, dépendant de b = −a − x et c = a − x.
On peut maintenant utiliser les r ?esultats de la première partie :
+∞
X λn
gx (λ) = gx(n) (0)
n=0
n!
+∞
X x2 λn
= (−1)n Hn (−x)e− 2

n=0
n!
+∞
!
X λn x2
= (−1)n Hn (−x) e− 2

n=0
n!
+∞
!
X λn x2
= Hn (x) e− 2

n=0
n!

(λ−x)2 x2 2 λ2
+λx− λ2
On rappelle que Hn et n ont même parité. D’autre part gx (λ) = e− 2 = e− 2 , donc eλx− 2 =
x2
gx (λ)e 2 . On tient compte de légalité précédente, on obtient
+∞
λ2
X λn
eλx− 2 = Hn (x)
n=0
n!

x2
3. (a) x 7−→ ex Hn (x)e− 2 est continue sur R, donc l’intégrale est impropre en +∞ et −∞
 
x2 x2 1
x2 ex Hn (x)e− 2 ∼ xn+2 ex− 2 = ◦
∞ x2

Cela montre que l’intégrale converge en ±∞, d’après le théorème de comparaison sur les intégrales des
fonctions positives et le critère de Riemann (2 > 1).

elamdaoui@[Link] 10/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Hermite

(b) Soit n > 1, on a :


+∞
1
Z
x2
< exp, Hn > = √ ex Hn (x)e− 2 dx

−∞
+∞
1
Z
x2
 x2 (n) x2
= √ ex (−1)n e 2 e− 2 e− 2 dx

−∞
+∞
(−1)n  x2 (n)
Z
= √ ex e− 2 dx

−∞

 x2 (n−1)
Les deux fonctions exp et x 7−→ e− 2 sont de classe C 1 sur R dont leur produit admet des limites
nulles en ±∞, donc par intégration par parties :
+∞ +∞ ′
Z  x2 (n) Z 
2 (n−1)
− x2
ex e− 2 dx = e x
e dx
−∞ −∞
+∞
  2 (n−1) +∞ Z  x2 (n−1)
x − x2
= e e − ex e− 2 dx
−∞
−∞
+∞
Z  x2 (n−1)
= − ex e− 2 dx
−∞

d’où
+∞ +∞
(−1)n  x2 (n) (−1)n−1  x2 (n−1)
Z Z
√ ex e− 2 dx = √ ex e− 2 dx
2π 2π
−∞ −∞

c’est-à-dire < exp, Hn >=< exp, Hn−1 > et par suite la suite (< exp, Hn >)n∈N est stationnaire, on calcule
donc < exp, Hn−1 >
+∞
1
Z
x2
< exp, Hn > = √ ex e− 2 dx

−∞
+∞
1
Z
1 (x−1)2
= √ e 2 e− 2 dx

−∞

= e

1
+∞ Hn (x)
(c) Dans la formule de la question précédente, pour λ = 1, ex− 2 = , donc
P
n=0 n!
+∞ +∞
X √ Hn (x) X Hn (x)
ex = e = < exp, Hn >
n=0
n! n=0
n!

elamdaoui@[Link] 11/11 [Link]


D ÉRIVATION ET INTÉGRATION DES FONCTIONS VECTORIELLES
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

C ONTEXTE O PÉRATIONS M ÉTHODES DE CALCUL


E, F , G sont normés et de dimensions finies sur K et parfois ils sont euclidiens. I, J
Somme et multiplication par un scalaire Intégration par parties
désignent des intervalles de R.
Soient n ∈ N, λ ∈ K et f, g ∈ Dn (I, E) . Alors λf + g ∈ Dn (I, R) et Soit f : I −→ E et g : I −→ F deux fonctions de C 1 sur I et B : E × F −→ G.
Soit f : I −→ E, B = (e1 , · · · , ep ) une base de E et (fi )16i6p les applications coor- Z b Z b
données de f dans la base B: (λf + g)(n) = λf (n) + g (n) ∀a, b ∈ I, B(f ′ (t), g(t))dt = [B(f (t), g(t))]ba − B(f (t), g ′ (t))dt.
p a a

∀t ∈ I, f (t) =
X
fi (t) ei
Propriété
Soit f ∈ Dn (I, E) et L ∈ L (E, F ). Alors L ◦ f ∈ Dn (I, F ) et Changement de variable
i=1
Soient ϕ de classe C 1 sur I à valeurs dans J, f ∈ C(J, E) et a, b ∈ I. Alors:
(n)
= L ◦ f (n)
Z ϕ(b) Z b
(L ◦ f )
f (t)dt = ϕ′ (t)f (ϕ(t)) dt
D ÉRIVATION Formule de Leibniz ϕ(a) a

Soit B : E × F −→ G une application bilinéaire, n ∈ N, f ∈ Dn (I, E) et


g ∈ Dn (I, F ). Alors B(f, g) ∈ Dn (I, G) et
Dérivation I NÉGALITÉ DES ACCROISSEMENT FINIS
Soit f : I → E et a ∈ I. n
X
B(f, g)(n) = Cni B(f (i) , g (n−i) ) des accroissements finis
• On dit que f admet une dérivée en a si i=0 Soit f : [a, b] → R une fonction continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[. Alors
f (x) − f (a) f (b) − f (a)
lim existe ∈ E
Dérivation et composition il existe c ∈]a, b[ tel que f (c) =

b−a
x→a x−a Soit f ∈ Dn (I, E), ϕ ∈ Dn (J, I). Alors (f ◦ ϕ) ∈ Dn (J, E)
En particulier si f (a) = f (b) on retrouve le théorème de Rolle
df Tous les résultats précédents restent vrais si on remplace Dn par C n
Cette limite est noté f (a) on note aussi

(a). Inégalité des accroissements finis
dx
Soit f ∈ C 1 (I, E) telle que kf ′ k soit bornée sur I i.e. il existe M ∈ R+ tel que
• Lorsque f est dérivable en tout point de I on dit que f est dérivable sur I NTÉGRATION SUR UN SEGMENT ∀t ∈ I, kf ′ (t)k 6 M , alors ∀a, b ∈ I, kf (b) − f (a)k 6 M |b − a|
I et la fonction de I vers E qui à x associe f ′ (x) est appelée dérivée de f
sur I, on la note f ′ de prolongement par dérivabilité
Définition
Soit f une application de [a, b] dans E et p ∈ N∗ tels que
Dérivées successives Soit f ∈ Cpm (I, E).
Soit f ∈ F(I, E). On définit les dérivées successives de f , si elles existent, au Pour tout a, b ∈ I, on appelle intégrale de f de a à b le vecteur • f est continue sur [a, b];
moyen d’une récurrence Z b p
! • f est de classe C p sur [a, b[
Z b
• Pour tout k ∈ [[1, p]], f (k) a une limite ℓk en b
X
f (t) dt := fi (t) dt ei
• f (0) = f a a
i=1
• Soit k ∈ N. Supposons avoir défini f (k) sur I, si f (k) est dérivable sur I, Alors f est de classe C p sur [a, b] et ∀k ∈ [[1, p]], f (k) (b) = ℓk
(k) ′
on pose f (k+1) b

= f
Z
S’il n’y a pas de confusion l’intégrale se note f
La fonction f (k) , si elle existe, est appelée la dérivée k ème de la fonction f . a
F ORMULES DE TAYLOR
Propriété
• L’ensemble des fonctions n-fois dérivable sur I se note D (I, E) n
Formules de Taylor et Inégalité de Taylor-Lagrange
Soient f, g ∈ Cpm (I, E), a, b, c ∈ I et λ ∈ K, alors:
Soit f ∈ C n+1 (I, E) et a, b ∈ I
• f est dite de C n sur I si f est n-fois dérivable sur I et f (n) est continue Z b Z b Z b
sur I 1. Linéarité: (λf + g) = λ f+ g n
X (b − a)k
Z b
(b − t)n (n+1)
a a
Z c aZ b 1. f (b) = f (k) (a) + f (t) dt
• f est dite de C ∞ sur I ou f est lisse sur I si f est k-fois dérivable sur I
Z b k! a n!
2. Relation de Chasles: f= f+ f k=0
pour tout k ∈ N a a c Xn k
(b − a) (k) |b − a|
n+1
2. f (b) − f (a) 6 sup kf (n+1) k
!
Z b Z b
• C n (I, E) l’ensemble des fonctions de classe C n sur I k! (n + 1)! [a,b]
3. Si L ∈ L(E, F ), alors L f = L◦f k=0
a a
• C ∞ (I, E) l’ensemble des fonctions de classe C ∞ sur I Formule de Taylor-Young
Somme de Riemann Soit f : I → E une fonction de C n sur I et a ∈ I, alors f admet un DLn (a):
Fonctions coordonnées n−1   b
b−a b−a
Z
Soit f : I −→ E de fonctions coordonnées f1 , · · · , fp dans une base de E. On
X
Soit f ∈ Cpm ([a, b], E), alors f a+k −−−−−→ f n
X (x − a)k (k) n
a équivalence entre: n n n→+∞ a f (x) = f (a) + o ((x − a) )
k=0
k!
k=0
1. f ∈ Dn (I, E) Inégalité triangulaire
Soit f ∈ Cpm (I, E), a, b ∈ I tels que a 6 b alors:
2. ∀i ∈ [[1, p]] , fi ∈ D (I, E)
n

Z Z
p
(n) f 6 kf k
X
Auquel cas f (n)
= fi .ei [a,b] [a,b]
i=1
Mêmes résultats si on remplace Dn par C n ou par C ∞
C ONTACT-I NFORMATION
Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les polynômes de Bernoulli

On notera indifféremment P pour désigner un polynôme ou la fonction polynomiale associée

Partie I: Polynômes et nombres de Bernoulli


1. Soit P ∈ R[X]. Montrer qu’il existe un unique polynôme Q ∈ R[X] tel que:
Z 1
Q′ = P et Q(t) dt = 0
0

2. On peut donc définir une unique suite de polynômes (Bp )p déterminée par B0 = 1 et telle que pour p > 1
Z 1
Bp′ = pBp−1 et Bp (t)dt = 0.
0

Les Bp s’appellent les polynômes de Bernoulli.


On pose βp = Bp (0). La suite de réels (βn )n∈N est appelée la suite des nombres de Bernoulli.
(a) Calculer B1 , B2 et B3 , ainsi que les nombres β1 , β2 et β3 .
(b) Soit n ∈ N. Quel est le degré de Bn ?
(c) Montrer que, pour tout n > 2, on a Bn (0) = Bn (1)
Xn
(d) Montrer, par récurrence sur n ∈ N, que : Bn = Cnk βn−k X k
k=0
n
3. (a) Soit n ∈ N. On pose Cn (X) = (−1) Bn (1 − X). Montrer que Cn = Bn
 
∗ 1
(b) En déduire que, pour tout n ∈ N , β2n+1 = 0 = B2n+1
2
 
1
4. (a) Montrer par récurrence sur n ∈ N que le polynôme B2n+1 ne s’annule pas sur 0,
2
(b) En déduire que les polynômes B2n − β2n sont de signes constants sur [0, 1]
2n−2
−1 X
k
5. Soit n ∈ N, tel que n > 2. Montrer que: β2n = C2n+2 βk
(n + 1) (2n + 1)
k=0
    
x x+1
6. (a) Montrer que, pour tout x ∈ R et n ∈ N, on a: Bn (x) = 2n−1 Bn + Bn
2 2
 
1
(b) En déduire une relation entre B2n et β2n .
2
(c) Montrer que max |B2n (t)| = |β2n |
t∈[0,1]

7. Montrer, par récurrence, que ∀n > 1: Bn (X + 1) − Bn (X) = nX n−1


n
X 1
8. Soit n, p ∈ N∗ . Montrer que kp = (Bp+1 (n + 1) − βp+1 )
p+1
k=1
9. Soit n ∈ N∗ et p > 3. Montrer la formule de Faulhaber
n p−2
X p X
p k p−1 = np + np−1 + Cpk βp−k nk
2
k=1 k=1

elamdaoui@[Link] 1/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les polynômes de Bernoulli

Partie II: Fonction Zéta de Riemann et nombres de Bernoulli


n
X sin ((2n + 1)πt)
10. Soit n ∈ N∗ . Montrer que, pour tout t ∈ ]0, 1[: 1 + 2 cos (2kπt) =
sin (πt)
k=1
Bn (t) − βn
11. Soit n ∈ N∗ . On définit ϕn : t 7−→ sur ]0, 1[.
sin (πt)
Montrer que ϕn est prolongeable en une fonction de classe C 1 sur [0, 1]
Z 1
1
12. Soit f ∈ C ([0, 1] , R). Montrer que f (t) sin(xt) dt −−−−−→ 0
0 x→+∞
Z 1
13. Pour k, n ∈ N∗ , on définit In,k = Bn (t) cos (2kπt) dt
0
(a) Trouver une relation entre In+2,k et In,k
(b) En déduire, selon la parité de n, l’expression de In,k en fonction de n et de k
Z 1
14. Soit n, N ∈ N∗ . On pose Jn,N = ϕ2n (t) sin ((2N + 1)πt) dt
0
(a) En utilisant la question 10, trouver une expression de Jn,N en fonction de n, N et β2n
+∞
X 1
(b) En déduire la valeur de ζ(2n) = en fonction de n et β2n
k 2n
k=1
(c) En dénduire les valeurs de ζ(2) et de ζ(4)
n+1 (2n)!
15. Montrer que ζ (2n) −−−−−→ 1 et en déduire β2n ∼ 2 (−1)
n→+∞ (2π)2n

Partie III: Formule d’Euler-MacLaurin


16. Soit n ∈ Z et f une fonction de classe C p sur [n, n + 1], p ∈ N, p > 2. Pour k ∈ [[0, p]], on pose
Z n+1
(−1)k+1
Tk = f (k) (t)Bk (t − n) dt où f (k) désigne la dérivée k-ième de f
k! n

(a) Exprimer T0 en fonction de T1 , puis, pour tout entier k > 1, Tk en fonction Tk+1
Z n+1 p
f (n + 1) + f (n) X (−1)k−1 βk  (k−1) 
(b) En déduire que: f (t) dt = + f (n + 1) − f (k−1) (n) − Tp
n 2 k!
k=2
17. Soit a, b ∈ Z, a < b, et f ∈ C 2p ([a, b] , C), p ∈ N∗ . Montrer la formule d’Euler-Maclaurin:
b Z b p
X f (a) + f (b) X β2k  (2k−1) 
f (k) = f (t) dt + + f (b) − f (2k−1) (a) − Rp
a 2 (2k)!
k=a k=1

Z b
1
avec Rp = f (2p) (t)B2p (t − E(t)) dt où E(x) désigne la partie entière de x
(2p)! a

Partie IV: Application


18. Soit z ∈ C tel que ez 6= 1. Montrer, pour tout n ∈ N∗ , l’égalité:
n Z 1
z ez + 1 X β2k z 2n+1 B2n (t) tz
. z =1+ z 2k − z e dt
2 e −1 (2k)! e −1 0 (2n)!
k=1

+∞
X β2k 2k z ez + 1
19. Soit z ∈ C∗ tel que |z| < 2π. Montrer z = . z −1
(2k)! 2 e −1
k=1

elamdaoui@[Link] 2/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les polynômes de Bernoulli

Partie I: Polynômes et nombres de Bernoulli


n
X
1. — Existence: Soit P = ak xk ∈ R[X]. Montrer qu’il existe un unique polynôme Q ∈ R[X]. On pose
k=0
n
X ak k+1
Q= x + C où C est une constance. On a bien Q′ P et
k+1
k=0

Z 1 n
X ak
Q(t) dt = +C
0 (k + 1)(k + 2)
k=0

n
X ak
On pose C = − et Q répond à la question
(k + 1)(k + 2)
k=0
— Unicité: Si Q1 et Q2 répondent à la question, alors il existe une constante C ∈ R telle que Q1 = Q2 + C.
Comme Z 1 Z 1
Q1 (t) dt = Q2 (t) dt = 0
0 0
On trouve C = 0 et Q1 = Q2 , d’où l’unicité
1 1 3 1
2. (a) B1 = X − , B2 = X 2 − X + et B3 = X 3 − X 2 + X.
2 6 2 2
1 1
β1 = − , β2 = et β3 = 0
2 6
(b) On montre par récurrence sur n que deg Bn = n ;
(c) Pour n > 2, on a
Z 1 Z 1
Bn (1) − Bn (0 = Bn′ (t) dt =n Bn−1 (t) dt = 0
0 0

(d) Par récurrence sur n ∈ N


0
X
— Pour n = 0, B0 = Cnk βn−k X k = β0 = 1 est vraie
k=0
n
X
— Soit n > 0, supposons que Bn = Cnk βn−k X k . Par définition Bn+1 est une primitive de (n + 1)Bn
k=0
de terme constant βn+1 :
Z x
Bn+1 (x) = βn+1 + (n + 1)Bn (t) dt
0
Z n
!
x X
= βn+1 + (n + 1) Cnk βn−k tk dt
0 k=0
Z n
!
x X (n + 1)!
= βn+1 + βn−k tk dt
0 k!(n − k)!
k=0
n
X (n + 1)!
= βn+1 + βn−k xk+1
(k + 1)!(n − k)!
k=0
n+1
X (n + 1)!
= βn+1 + βn+1−k xk
k!(n + 1 − k)!
k=1
n+1
X (n + 1)!
= βn+1−k xk
k!(n + 1 − k)!
k=0
n+1
X
k
= Cn+1 βn+1−k xk
k=0

Récurrence achevée
3. (a) Par récurrence sur n ∈ N

elamdaoui@[Link] 3/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les polynômes de Bernoulli

— C 0 = B0
— Soit n > 0, supposons que Cn = Bn . On a

Cn+1 = (−1)n+2 Bn+1

(1 − X) = (−1)n (n + 1)Bn (1 − X) = (n + 1)Cn = (n1)Bn = Bn+1

Par conséquent, il existe une constante C ∈ R telle que Cn+1 = Bn+1 + C. Mais par le changement de
variables u = 1 − t, donne
Z 1 Z 1 Z 1
Cn+1 (t) dt = Cn+1 (1 − u) du = (−1)n+1 Bn+1 (u) du = 0
0 0 0
Donc C = 0 et, par suite, Cn+1 = Bn+1
(b) D’après la question précédente, pour tout n ∈ N∗ , on a B2n+1 ( 12 ) = −B2n+1 ( 12 ) donc B2n+1 ( 21 ) est nul.
C’est vrai aussi pour n = 1 d’après l’expression de B1 .
Toujours pour n ∈ N∗ , on a aussi B2n+1 (1) = −B2n+1 (0) qui se combine avec B2n+1 (1) = B2n+1 (0)pour
donner B2n+1 (1) = B2n+1 (0) = 0.
4. (a) On raisonne par récurrence.  
1 1
— Pour n = 0, B1 = X − ne s’annule pas sur 0,
2 2
— Soit n > 1, supposons que B2n+1 s’annule en c avec 0 < c < 12 . En appliquant le théorème de Rolle
à B2n+1 entre 0 et c puis entre c et 12 , on prouve l’existence de racines d et d′ de B2n telles que
0 < d < c < d′ < 12 . On peut alors appliquer le théorème de Rolle à B2n entre d et d′ . Cela entraine
l’existence d’une racine u de B2n−1 entre d et d′ donc telle que 0 < u < 12 .
(b) Montrons maintenant que B2n − β2m garde un signe constant sur [0, 1] c’est à dire que 0 et 1 sont des
extréma globaux de B2n sur [0, 1].
D’après le théorème des valeurs intermédiaires, B2n (x) − B2n (0) est du signe de B2n−1 pour n > 2 et
0 < x < 21 . Par symétrie (question 3a), on peut écrire
1
∀x > , B2n (x) − B2n (0) = B2n (x) − B2n (1) + B2n (1) − B2n (0) = B2n (1 − x) − B2n (0)
2 | {z }
=0
donc le signe est le même que dans la première moitié de l’intervalle.
5. Soit n > 2, d’après la question précédente, B2n+2 (1) = (−1)2p+2 B2n+2 (0) = β2n+2 . En utilisant ensuite la
relation 1 avec x = 1, et la symétrie des coefficients binômiaux :
2n+2
X 2n+2
X
k k
B2n+2 (1) = C2n+2 β2n+2−k = C2n+2 βk
k=0 k=0

En sortant de la somme les termes correspondant aux indices k = 2P − 1, 2p, 2p + 1 et 2p + 2, on trouve que
2n−2
X
k 2n−1 2n 2n+1 2n+2
β2n+2 = C2n+2 βk + C2n+2 β2n−1 + C2n+2 β2n + C2n+2 β2n+1 + C2n+2 β2n+2
k=0
2n−2
X
k 2n
= C2n+2 βk + C2n+2 β2n + β2n+2
k=0

En effet, les nombres β2n−1 et β2n+1 sont nuls d’après la question précédente. Les nombres β2n+2 s’éliminent et
2n 2
puisque C2n+2 = C2n+2 = (n + 1) (2n + 1), on en tire l’égalité demandée
6. (a) Par récurrence sur n ∈ N
— Pour n = 0, rien à démontrer
    
n−1 X X +1
— Soit n > 0. Supposons Bn = 2 Bn + Bn .
    2  2
X X +1
Posons Q = 2n Bn+1 + Bn+1 et calculons Q′
2 2
    
1 ′ X 1 ′ X +1
Q′ = 2n Bn+1 + Bn+1
2 2 2 2
    
X X +1
= (n + 1)2n Bn + Bn
2 2

= (n + 1)Bn = Bn+1

elamdaoui@[Link] 4/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les polynômes de Bernoulli

Par conséquent, il existe une constante C ∈ R telle que Q = Bn+1 +C. Mais en effectuant les changement
t t+1
de variables u = et v = , on obtient
2 2
Z 1 Z 1   Z 1   
t t+1
Q(t) dt = 2n Bn+1 dt + Bn+1 dt
0 0 2 0 2
"Z 1 Z #
2 1
= 2n−1 Bn+1 (u) du + Bn+1 (v) dv
1
0 2
Z 1
= 2n−1 Bn+1 (u) du
0
= 0

Par conséquent C = 0 et Q = Bn+1


Ceci achève la récurrence   
x x+1
(b) On remplace x par 0 dans l’égalité B2n = 22n−1 B2n + B2n , on obtient
2 2
    
2n−1 1 1 1 − 22n−1
β2n = 2 β2n + B2n ⇒ B2n = β2n
2 2 22n−1

1
(c) Les extremums de B2n sont atteints soit en t = 0, soit en t =
2
7. Par récurrence sur n
1 1
— Pour n = 1, on a B1 (X + 1) − B1 (X) = X + 1 − − X + = 1 = 1X 0
2 2
— Soit n > 1, supposons que Bn (X + 1)−Bn (X) = nX n−1 . Soit x ∈ R. Intégrons la relation due à l’hypothèse
de récurrence entre 0 et x:
Z x Z x Z x
Bn (t + 1) dt − Bn (t) dt = n tn−1 dt
0 0 0

Avec le changement de variable u = t + 1 dans la première intégrale dans le premier membre, on obtient
Z x+1 Z x
Bn (t) dt − Bn (t) dt = xn
1 0

Soit, par la relation de Chasles,


Z x+1 Z x+1
1 1
xn = Bn (t) dt = ′
Bn+1 (t) dt = (Bn+1 (x + 1) − Bn+1 (x))
x n+1 x n+1
D’où Bn+1 (x + 1) − Bn+1 (x) = (n + 1)xn et puisque cette relation est vraie pour tout réel x, on en déduit
l’égalité entre polynômes.
8. Soit n, p ∈ N∗ et k ∈ [[0, n]], on a
1
kp = (Bp+1 (k + 1) − Bp+1 (k))
p+1
On somme ces égalités de k allant de 0 à n, on obtient
n n
X 1 X
kp = Bp+1 (k + 1) − Bp+1 (k)
p+1
k=1 k=0
1
= (Bp+1 (n + 1) − Bp+1 (0))
p+1
1
= (Bp+1 (n + 1) − βp+1 )
p+1

9. Soit n ∈ N∗ et p > 3. D’après la question précédente


n
X
p k p−1 = Bp (n + 1) − βp = Bp (n) + pnp−1 − βp
k=1

elamdaoui@[Link] 5/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les polynômes de Bernoulli

p
X
On fait appel à la question 2d, on a Bp (n) = Cpk βp−k nk et on sort de la somme les termes correspondant aux
k=0
indices k = 0, p et p − 1, on obtient
n
X p−2
X
p k p−1 = pnp−1 + Cpp β0 nP + Cpp−1 β1 np−1 + Cpk βp−k nk
k=1 k=1
p−2
p X
= pnp−1 + nP − np−1 + Cpk βp−k nk
2
k=1
p−2
p X
= np + np−1 + Cpk βp−k nk
2
k=1

Partie II: Fonction Zéta de Riemann et nombres de Bernoulli


ei2kπt + e−i2kπt
10. Soit n ∈ N∗ et t ∈ ]0, 1[, D’après la formule d’Euler cos (2kπt) = et si 2kπt 6≡ 0[2π], ei2πt 6= 1
2
donc
n
X n
X n
X
i2kπt
k
1+2 cos (2kπt) = e = ei2πt
k=1 k=−n k=−n

ei(2n+1)2πt − 1
= e−i2nπt
ei2πt − 1
i(2n+1)πt
e − e−i(2n+1)πt
=
eiπt − e−iπt
2i sin ((2n + 1)πt)
=
2i sin (πt)
sin ((2n + 1)πt)
=
sin (πt)

Bn (t) − βn
11. Soit n ∈ N∗ . L’application ϕn : t 7−→ est de classe C 1 sur ]0, 1[.
sin (πt)
1 1 ′′
L’application ϕn admet un développement limité à l’ordre 1 en 0: ϕn (t) = Bn′ (0) + B (0) + ◦(t) et elle
π 2π n
1 1 ′′
admet aussi un développement limité à l’ordre 1 en 1: ϕn (t) = − Bn′ (1) − B (1) + ◦(t − 1). Donc elle est
π 2π n
1
prolongeable en une fonction de classe C sur [0, 1]
12. Puisque f est de classe C 1 sur [0, 1], on peut effectuer une intégration par parties qui fournit pour x > 0 :
Z 1 Z 1
1 1
f (t) sin(xt) dt = − [cos(xt)f (t)]0 + f ′ (t) cos(xt) dt
0 x 0
 Z 1 
1 ′
6 |f (0)| + |f (1)| + |f (t)| dt .
λ 0
Z 1
Cette dernière expression tend vers 0 quand x tend vers +∞, et donc f (t) sin(xt) dt tend vers 0 quand x
0
tend vers +∞.

elamdaoui@[Link] 6/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les polynômes de Bernoulli

13. (a) Soit n, k ∈ N∗ . Deux nouvelles intégrations par parties fournissent


Z 1 Z 1  ′
sin (2kπt)
In+2,k = Bn+2 (t) cos (2kπt) dt = Bn+2 (t) dt
0 0 2kπ
  1 Z 1
sin (2kπt) 1
= Bn+2 (t) − B ′ (t) sin (2kπt) dt
2kπ 0 2kπ 0 n+2
| {z }
=0
Z 1 Z  ′
n+2 n+2 1 cos (2kπt)
= − Bn+1 (t) sin (2kπt) dt = Bn+1 (t) dt
2kπ 0 2kπ 0 2kπ
Z
n+2 1 n+2 1 ′
= [B n+1 (t) cos (2kπt)] − B (t) cos (2kπt) dt
4k 2 π 2 0
4k 2 π 2 0 n+1
Z
n+2 n+2 1
= (B n+1 (1) − B n+1 (0)) − (n + 1)Bn (t) cos (2kπt) dt
4k 2 π 2 | {z } 4k 2 π 2 0
=0
Z
(n + 2)(n + 1) 1
= − Bn (t) cos (2kπt) dt
4k 2 π 2 0
(n + 2)(n + 1)
= − In,k
4k 2 π 2
(b) On calcule I2,k et I1,k . On a
Z 1
I2,k = Bn+2 (t) cos (2kπt) dt
0
 Z 1 
1 1
= [B2 (t) sin (2kπt)]0 − B2′ (t) sin (2kπt) dt
2kπ 0
Z 1
2
= − B1 (t) sin (2kπt) dt
2kπ 0
Z 1  ′
2 cos (2kπt)
= B1 (t) dt
2kπ 0 2kπ
 Z 1 
2 1 ′
= 2 [B1 (t) cos (2kπt)]0 − B1 (t) cos (2kπt) dt
(2kπ) 0
 Z 1 
2
= 2 B1 (1) − B1 (0) − B0 (t) cos (2kπt) dt
(2kπ) 0
2
= 2
(2kπ)
et
Z 1
I1,k = B1 (t) cos (2kπt) dt
0
 Z 1 
1 1
= [B1 (t) sin (2kπt)]0 − B1′ (t) sin (2kπt) dt
2kπ 0
Z 1
2
= − B0 (t) sin (2kπt) dt = 0
2kπ 0
(2n)!
Alors pour tout n ∈ N, on a I2n,k = (−1)n−1 2n et I2n+1,k = 0
(2kπ)
14. Soit n, N ∈ N. On pose Z 1
Jn,N = ϕ2n (t) sin ((2N + 1)πt) dt
0
(a) Soit t ∈ ]0, 1[, on a
sin ((2N + 1) πt)
ϕ2n (t) sin ((2N + 1) πt) = (B2n (t) − β2n )
sin (πt)
n
!
X
= (B2n (t) − β2n ) 1 + 2 cos (2kπt)
k=1

elamdaoui@[Link] 7/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les polynômes de Bernoulli

Une telle relation reste valable pour t = 0 et t = 1, en conséquent


Z 1 n
!
X
Jn,N = (B2n (t) − β2n ) 1 + 2 cos (2kπt) dt
0 k=1
Z 1 Z 1 n
X Z 1 n
X
= B2n (t) dt + 2 B2n (t) cos (2kπt) dt − β2n + β2n 2 cos (2kπt) dt
|0 {z } 0 k=1
|
0 k=1
{z }
=0
=0
N
X
= −β2n + 2 I2n,k
k=1
N
X (2n)!
= −β2n + 2 (−1)n−1 2n
k=1
(2kπ)

(b) L’application ϕ2n est de classe C 1 sur [0, 1], d’après la question 12, Jn,N −−−−−→ 0 et on en déduit
N →+∞
N
X 1 (−1)n−1 (2π)2n β2n
2n
−−−−−→ ou encore
k N →+∞ 2(2n)!
k=1

+∞
X 1 (−1)n−1 (2π)2n β2n
ζ(2n) = =
k 2n 2(2n)!
k=1

(2π)2 β2 π2
(c) — ζ(2) = =
2(2)! 6
−1  −1
— La relation de la question 5 donne β4 = C 0 β0 + C61 β1 + C62 β2 = et, par suite, ζ(4) =
3×5 6 30
−(2π)4 β4 π4
=
2(4)! 90
1
15. — Pour n > 1, l’application t 7−→ 2n est continue, positive et décroissante sur [1, +∞[. Donc pour tout
t
k ∈ N∗ , on a  
Z k
1 1 1 1 1
0 6 2n 6 2n
dt = − 2n−1
k k−1 t 2n − 1 (k − 1)2n−1 k
Par le critère de comparaison des séries à termes positifs, on a
+∞ +∞  
X 1 1 X 1 1 1
06 6 − =
k 2n 2n − 1 (k − 1)2n−1 k 2n−1 2n − 1
k=2 k=2

1
Ou encore 0 6 ζ(2n) − 1 6 −−−−−→ 0 et ζ (2n) −−−−−→ 1
2n − 1 n→+∞ n→+∞
+∞
X 1 (−1)n−1 (2π)2n β2n
— On a ζ(2n) ∼ 1 etζ(2n) = 2n
= , donc
k 2(2n)!
k=1

n+1 (2n)!
β2n ∼ 2 (−1)
(2π)2n

Partie III: Formule d’Euler-MacLaurin


16. Soit n ∈ Z et f une fonction de classe C p sur [n, n + 1], p ∈ N, p > 2. Pour k ∈ [[0, p]], on pose
Z n+1
(−1)k+1
Tk = f (k) (t)Bk (t − n) dt
k! n

où f (k) désigne la dérivée k-ième de f

elamdaoui@[Link] 8/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les polynômes de Bernoulli

(a) — Par une intégration par parties


Z n+1
T0 = − f (t)B0 (t − n) dt
n
Z n+1
= − f (t)B1′ (t − n) dt
n
Z n+1
n+1
= − [f (t)B1 (t − n)]n + f ′ (t)B1 (t − n) dt
n
= B1 (0)f (n) − B1 (1)f (n + 1) + T1
f (n) + f (n + 1)
= − + T1
2

— Soit k > 1, on a βk+1 = Bk+1 (1) = Bk+1 (0) et par une intégration par parties on obtient
Z n+1
(−1)k+1
Tk = f (k) (t)Bk (t − n) dt
k! n
k+1 Z n+1
 ′
(−1) Bk+1 (t − n)
= f (k) (t) dt
k! n k+1
h in+1 Z n+1 
(−1)k+1
= f (k) (t)Bk+1 (t − n) − f (k+1) (t)Bk+1 (t − n) dt
(k + 1)! n n
k+1   (−1)k+2 Z n+1
(−1)
= f (k) (n + 1)Bk+1 (1) − f (k) (n)Bk+1 (0) + f (k+1) (t)Bk+1 (t − n) dt
(k + 1)! (k + 1)! n
k+1  
(−1)
= βk+1 f (k) (n + 1) − f (k) (n) + Tk+1
(k + 1)!

p−1
X f (n) + f (n + 1)
(b) Par une sommation par paquets on a −T0 = T1 −T0 + (Tk − Tk−1 )−Tp , avec T1 −T0 = et
2
k=2
Z n+1
(−1)k−1 
pour tout k ∈ [[2, p]] on a Tk −Tk−1 = βk f (k−1) (n + 1) − f (k−1) (n) . En outre −T0 = f (t) dt.
k! n
On combine ces égalités
Z n+1 p
X
f (t) dt = −T0 = T1 − T0 + (Tk − Tk−1 ) − Tp
n k=2
p
f (n) + f (n + 1) X (−1)k−1 βk  (k−1) 
= + f (n + 1) − f (k−1) (n) − Tp
2 k!
k=2

17. Soit n ∈ [[a, b − 1]] et soit k [[2, 2p]], on a β2k+1 = 0 pour tout k > 1
Z n+1 2p
f (n) + f (n + 1) X (−1)k−1 βk  (k−1) 
f (t) dt = + f (n + 1) − f (k−1) (n) − T2p
n 2 k!
k=2
p
f (n) + f (n + 1) X (−1)2k−1 β2k  (2k−1) 
= + f (n + 1) − f (2k−1) (n) − T2p
2 (2k)!
k=1
p
f (n) + f (n + 1) X β2k  (2k−1) 
= − f (n + 1) − f (2k−1) (n) − T2p
2 (2k)!
k=1

elamdaoui@[Link] 9/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les polynômes de Bernoulli

On somme de n allant de a à b − 1, alors


Z b b−1 Z n+1
X
f (t) dt = f (t) dt
a n=a n
b−1 b−1 p b−1
X f (n) + f (n + 1) X X β2k  (2k−1)  X
= − f (n + 1) − f (2k−1) (n) − T2p
n=a
2 n=a
(2k)! n=a
k=1
b−1 p b−1 b−1
X f (n) + f (n + 1) X β2k X  (2k−1) (2k−1)
 X
= − f (n + 1) − f (n) − T2p
n=a
2 (2k)! n=a n=a
k=1
b p b−1
X f (a) + f (b) X β2k  (2k−1)  X
= f (n) − − f (b) − f (2k−1) (a) − T2p
n=a
2 (2k)! n=a
k=1

Soit
b Z b p b−1
X f (a) + f (b) X β2k  (2k−1)  X
f (n) = f (t) dt + + f (b) − f (2k−1) (a) + T2p
n=a a 2 (2k)! n=a
k=1

Avec
b−1 b−1 Z n+1
X X 1
T2p = − f (2p) (t)B2p (t − n) dt
n=a n=a
(2p)! n
b−1 Z
n+1
X 1
= − f (2p) (t)B2p (t − E(t)) dt
n=a
(2p)! n
Z b
1
= − f (2p) (t)B2p (t − E(t)) dt
(2p)! a
= −Rp

D’où la formule d’Euler-Maclaurin:


b Z b p
X f (a) + f (b) X β2k  (2k−1) 
f (k) = f (t) dt + + f (b) − f (2k−1) (a) − Rp
a 2 (2k)!
k=a k=1
Z b
1
avec Rp = f (2p) (t)B2p (t − E(t)) dt
(2p)! a

Partie IV: Application


zetz
18. Soit n ∈ N∗ . L’application f : t ∈ [0, 1] 7−→ est de classe C ∞ sur [0, 1], alors on applique la formule
ez − 1
d’Euler-Maclaurin
Z 1 n Z 1
f (0) + f (1) X β2k  (2k−1) (2k−1)
 1
= f (t) dt + f (1) − f (0) − f (2n) (t)B2n (t − E(t)) dt
2 0 (2k)! (2n)! 0
k=1

Avec
f (0) + f (1) z ez + 1
— = ;
2 2 ez − 1
Z 1 Z 1  tz 1
zetz e
— f (t) dt = z −1
dt = z =1
0 0 e e −1 0
z 2k etz z 2k ez z 2k
— ∀k ∈ [[1, n]]: f (2k−1) (t) = z , alors f (2k−1) (1) − f (2k−1) (0) = z − z = z 2k
e −1 e −1 e −1
z 2k+1 etz
— f (2n) (t) = z et
e −1
Z 1 Z 1 2k+1 tz
1 1 z e
f (2n) (t)B2n (t − E(t)) dt = B2n (t) dt
(2n)! 0 (2n)! 0 ez − 1
Z
z 2k+1 1 B2n (t) tz
= e dt
ez − 1 0 (2n)!

elamdaoui@[Link] 10/11 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les polynômes de Bernoulli

n Z
z ez + 1 X β2k 2k z 2n+1 1 B2n (t) tz
On combine ces égalités . z =1+ z − z e dt
2 e −1 (2k)! e − 1 0 (2n)!
k=1
Z
z 2n+1 1 B2n (t) tz
19. On montre que z e dt −−−−−→ 0.
e − 1 0 (2n)! n→+∞
D’après la question 6c, on a max |B2n (t)| = |β2n | et max |etz | = eRe(z) , alors
t∈[0,1] t∈[0,1]

Z 1 2n+1  2n
z 2n+1 B2n (t) tz |z| |β2n | Re(z) 2 |z| eRe(z) |z|
e dt 6 z e ∼ −−−−−→ 0
ez − 1 0 (2n)! |e − 1| (2n)! |ez − 1| 2π n→+∞

+∞
X β2n
2n
X β2k 2k z ez + 1
Donc z converge et z = . z −1
(2n)! (2k)! 2 e −1
n>1 k=1

elamdaoui@[Link] 11/11 [Link]


L ES SÉRIES DANS UN ESPACE VECTORIEL NORMÉ DE DIMENSION FINIE
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

C ONVERGENCE ET CONVERGENCE ABSOLUE S ÉRIES À TERMES POSITIFS S OMMATION DES RELATIONS DE COMPARAISON
X X X X X
E un K-espcae vectoriel de dim finie et un une série de E Soit un et vn deux séries à termes positifs. Soit vn une série à termes positifs et un une série numérique.
n>0

Définition Critère de majoration Théorème


n
X
X X X 1. On suppose que vn est convergente
On dit que un converge ssi (Sn ) la suite des sommes partielles converge vn converge ⇐⇒ la suite (Sn ) est majorée où Sn = vk .
n>0 n>0 k=0 +∞ +∞
!
+∞ +∞
X X X
X X X • Si un = ◦ (vn ), alors un est AC et uk = o vk
dans E. la limite de (Sn ) est appelée somme de la série un , notée un . En cas de convergence vn = sup Sn
n n>1 k=n+1 k=n+1
n>0 n=0 n=0 !
+∞ +∞
Une série est dite divergente si elle n’est pas convergente
X X X
Principes de comparaison • Si un = O (vn ), alors un est AC et uk = O vk
Série télescopique 1. Si un = ◦(vn ) ou un = O(vn ) alors n>1 k=n+1 k=n+1
X X X X +∞
X +∞
X
La série télescopique (un+1 −un ) converge ssi la suite (un ) est convergente. • vn converge ⇒ un converge. • Si un ∼ vn , alors un est AC et uk ∼ vk
n>1 k=n+1 k=n+1
X X
• un diverge ⇒ vn diverge.
Condition nécessaire X
2. On suppose que vn est divergente
X
Si la série un converge, alors la suite (un ) tend vers 0
X X
2. Si un ∼ vn , alors un et vn sont de même nature
n>0 !
n n
Séries de Riemann • Si un = ◦ (vn ), alors
X
uk = o
X
vk
Série géométrique X 1
1
∞ Soit α ∈ R. la série de Riemann α
converge si, et seulement, si α > 1 k=0 k=0
Soit q ∈ C. Alors
X
q converge ssi |q| < 1. Au quel cas
n
q =
X
n n n n
!
n>1 X X
n>0 n=0
1 − q • Si un = O (vn ), alors uk = O vk
Règle de Riemann k=0 k=0
n n
Reste d’une série convergente
   
1 1 X X X X
X 1. Si ∃α > 1 tel que un = O ou un = ◦ , alors un converge • Si un ∼ vn , alors un est DIV et uk ∼ vk
Le reste d’ordre n d’une série convergente un est défini par Rn := nα nα
n>1 k=0 k=0
n>0 1 1 X
+∞ n
2. S’il existe α 6 1 tel que α = O (un ) ou α = ◦ (un ), alors un diverge
X ∞
X X n n
uk , et on a: ∀n ∈ N, un = uk + Rn et Rn −−−−−→ 0 λ
S ÉRIE DE N EUMANN ET SÉRIE EXPONENTIELLE
X
n→+∞ 3. S’il existe λ > 0 et α ∈ R tels que : un ∼ α . Alors un CV ssi α > 1
k=n+1 n=0 k=0 n
Soit A une K-algèbre normée unitaire de dimension finie.
Séries numériques coordonnées Série de Bertrand
p
X

α>1 Série de Neumann
Soit β = (e1 , · · · , ep ) une base de E et un = un,i ei le terme général de la Soit u ∈ A tel que k u k < 1

X 1 
i=1
Pour α et β deux réels, alors β
CV ⇐⇒ ou
n α ln (n)
α = 1 et β > 1
X X X 
n>2
série un . Alors: un converge ⇐⇒ ∀i ∈ [[1, p]], la série un,i converge
X
1. La série un est absolument convergente.

p
+∞ +∞
!
n>0
En cas de convergence:
X
un =
X X
un,i ei Critères de D’Alembert +∞
un+1 X
n=0 i=1 n=0 Si (un )n>0 ne s’annule pas à partir d’un certain rang et −−−−−→ ℓ ∈ R+ 2. 1A − u est inversible dans A et (1A − u)
−1
= un .
un n→+∞
n=0
Critère spécial des séries alternées X 1
X 1. Si 0 6 ℓ < 1, alors un converge 3. k(1A − u) −1
k6 .
Soit un une série réelle alternée telle que (|un |) décroît et est de limite nulle. X 1 − kuk
n>0 2. Si ℓ > 1, alors un diverge
Alors:
X
un converge et sgn (Rn ) = sgn (un+1 ) et |Rn | 6 |un+1 | . 3. Si ℓ = 1 on ne peut pas conclure.
L’application exponentielle
X un
n>0 Soit u ∈ A, alors la série est absolument convergente.
Comparaison série-intégrale n!
n>0
Convergence absolue Soit f : R+ → R+ une fonction décroissante continue sur R+ . Alors +∞ n
X u
On dit que la série
X
un converge absolument si la série
X
k un k est conver- Z n+1 exp : u 7→ s’appelle la fonction exponentielle sur A.
n!
gente. 1. La série de terme général un = f (t) dt − f (n) converge. n=0
n
Z +∞ Propriété
Convergence absolue ⇒ convergence 2. L’intégrale f (t)dt et la série
X
f (n) sont de même nature. Soit u, v ∈ A tels que u × v = v × u, alors exp(u + v) = exp(u) × exp(v)
0
X X
Si un converge absolument, alors la série un est convergente et
n>0 n>0 Z +∞ +∞
X Z +∞
• En cas de CV: ∀n ∈ N, f (t) dt 6 f (k) 6 f (t) dt
∞ ∞ n+1 n
X X k=n+1
un 6 kun k Inégalité triangulaire Z n+1 Xn Z n
n=0 n=0 • En cas de DIV: ∀n ∈ N∗ , f (t) dt 6 f (k) 6 f (0) + f (t) dt
0 k=0 0
C ONTACT-I NFORMATION
Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
L ES FAMILLES NUMÉRIQUES SOMMABLES
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

E NSEMBLES DÉNOMBRABLES FAMILLES NUMÉRIQUES SOMMABLES S UITES DOUBLES


Soit E un ensemble. Soit I un ensemble dénombrable et (xk )k∈I , (yk )k∈I deux familles numériques.
Théorème
Ensemble au plus dénombrable Famille numérique sommable Soit (am,n )(m,n)∈N2 une suite numérique double. Les assertions suivantes
On dit que: La famille (xk )k∈I est dite sommable si la famille (|xk |)k∈I est sommable. sont équivalentes :

• E est dénombrable s’il existe une bijection entre E et N. 1. La famille (am,n )(m,n)∈N2 est sommable.
Cas de I = N
• E est au plus dénombrable s’il est fini ou dénombrable Une suite numérique (xn )n∈N est sommable si, et seulement, si la série X
+∞
2. Pour tout n ∈ N, la série |am,n | converge et la série
X X X m>0
Propriété xn est absolument convergente. Auquel cas xn = xn +∞
!
Une sous-famille d’une famille sommable est sommable n>0 n∈N n=0
X X
|am,n | converge.
n>0 m=0
Opérations Retour aux séries
• Une partie de N est dénombrable si, et seulement si, elle est infinie. Si σ : N −→ I une bijection, alors, (xk )k∈I est sommable si, et seulement, si X
+∞ 3. Pour tout m ∈ N, la série |am,n | converge et la série
X X X
• Une partie d’un ensemble dénombrable est au plus dénombrable. xσ(n) est absolument convergente. Auquel cas xσ(n) = xk n>0
+∞
!
n>0 n=0 k∈I
X X
• Un produit fini d’ensembles dénombrables est dénombrable. |am,n | converge.
Opérations m>0 n=0
• Une union dénombrable de parties dénombrables est dénombrable Soit (xk )k∈I , (yk )k∈I deux familles sommables et λ ∈ K. Alors la famille X X
X X X 4. La série |ap,q | converge.
(xi + λyi )i∈I est sommable et (λxi + yi ) = λ xi + yi n>0 p+q=n
(p,q)∈N2

FAMILLES POSITIVES SOMMABLES k∈I k∈I k∈I


Auquel cas :
Soient I un ensemble dénombrable et (xi )i∈I , (yi )i∈I deux familles de réels posi- Sous-famille d’une famille sommable
tifs Soit (xk )k∈I une famille sommable et J une partie dénombrable de I. Alors +∞ X
+∞
(xk )k∈J est sommable
X X
am,n = am,n
Définition
(m,n)∈N2 n=0 m=0
On dit que la famille (xi )i∈I est sommable si +∞ X
+∞
S OMMATION PAR PAQUETS
X
X = am,n
∃M > 0, ∀J ⊂ I et J fini , xi 6 M m=0 n=0
i∈J Soit I un ensemble dénombrable et (In )n∈N une famille de parties de I tels que
+∞
X X
( ) [ = ap,q .
X ∀n 6= m, In ∩ Im = ∅ et In = I
Auquel cas, sup xi , J ⊂ I et J fini s’appelle la somme de la famille n∈N
n=0 p+q=n
(n,m)∈N2
i∈J Critère suffisant de sommabilité
Soit (xi )i∈I une famille numérique. Si :
X
(xi )i∈I et on la note xi .
i∈I
1. Pour tout n ∈ N la famille (xi )i∈In est sommable. P RODUIT DE C AUCHY
Critère de comparaison X X Propriété
Si: ∀i ∈ I, xi 6 yi . Alors 2. La série Tn est convergente avec Tn = |xi |. X X
n>0 i∈In Si un et vn deux séries numériques absolument convergentes alors
1. Si la famille (yi )i∈I est sommable, alors (xi )i∈I est sommable et: n>0 n>0
+∞
! !
X X X n
Alors: (xi )i∈I est sommable et xi = xi
X X X X
xi 6 yi leur produit de Cauchy up vn−p est absolument convergent et on
i∈I n=0 i∈In
i∈I i∈I n>0 p=0
a
Sommation par paquets +∞ n
! +∞
! +∞
!
2. La non sommabilité de la famille (xi )i∈J entraîne la non sommabilité
X X X X
Soit (xk )k∈I une famille numérique sommable. Alors : up vn−p = un × vn
de (yi )i∈I n=0 p=0 n=0 n=0
1. Pour tout n ∈ N, la famille (xi )i∈In est sommable.
Retour aux séries X X Propriété
Si σ : N −→ I est uneX bijection, alors, la famille (xi )i∈I est sommable si, et 2. La série Sn converge avec Sn = xi .
Soit A une K-algèbre normée de dimension finie et a, b ∈ A tels que ab = ba.
seulement si, la série xσ(n) est convergente. Auquel cas n>0 i∈In
Alors
+∞
n>0 exp (a + b) = exp(a) exp(b)
X X
3. Sn = xi .
+∞ n=0 i∈I
X X
xσ(n) = xi +∞
!
X X X
n=0 i∈I
Autrement dit : xi = xi
n=0 i∈In i∈I
C ONTACT-I NFORMATION
Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Développement eulérien de zéta

Notations

— On note P l’ensemble des nombres premiers.


Il est possible d’indexer la suite des nombres premiers pi , i = 1, 2, ... : p1 = 2, p2 = 3, p3 = 5; ...
— Dans tout le problème le lettre p est réservée aux nombres premiers.
— Étant donné un réel x, sa partie entière E(x) est l’entier n qui vérifie la double inégalité suivante : n 6 x < n + 1.
— s désigne un réel strictement positif
+∞
X 1
— ζ désigne la fonction de Riemann définie sur ]1, +∞[ par: ∀s ∈ ]1, +∞[ , ζ(s) = s
n=1
n

*** *** ***

1. Démontrer que l’ensemble des nombres premiers est infinie.



 1 −1 X 1
2. Soit n un entier supérieur ou égal à 2. Justifier la relation suivante 1 − s = .
n nks
k=0
3. Soit Mn = {m|m = (p1 )sα1 . (p2 )sα2 ...(pn )sαn , αi ∈ N}.
(a) Montrer que 

 Nn −→ Mn
n
ψ: Y
 (α1 , · · · , αn )
 7−→ psα
i
i

i=1

est une bijection. En déduire que Mn est dénombrable


  n  −1
1 X 1 Y 1
(b) Montrer, par récurrence sur n ∈ N , que

est sommable et = 1− s
m m∈Mn m i=1 pi
m∈Mn
n 
Y 1 −1
4. Soit fn la fonction définie sur la demi-droite ouverte ]0, +∞[ par la relation suivante fn (s) = 1− .
i=1
psi
Soit N le rang du plus grand nombre premier inférieur à n (N = sup{i|pi 6 n}.
n N 
X 1 Y 1 −1
(a) Démontrer la relation suivante : 6 1 − .
ks i=1
psi
k=1

(b) Établir, lorsque le réel s est strictement supérieur à 1 (s > 1), l’encadrement ci-dessous
n N  ∞
X 1 Y 1 −1 X 1
6 1 − 6
ks i=1
psi ks
k=1 k=1

(c) En déduire, pour s > 1, la limite de l’expression


n  −1
Y 1
ζ(s) = lim 1− s
n→+∞ pi
k=1

Y −1
1
On écrit alors ζ(s) = 1−
ps
p∈P
 
X 1
5. (a) Déduire des résultats ci-dessus la nature de la série ln 1 −
pn
n>1
X 1
(b) En déduire la nature de la série
pn
n>1
X ϕ(n)
(c) Étudier la série où ϕ désigne l’indicatrice d’Euler
n2
n>1

elamdaoui@[Link] 1/2 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Développement eulérien de zéta

En cours

elamdaoui@[Link] 2/2 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les classiques de la sommabilité

+∞
X 1
On pose pour tout réel x ∈ ]1, +∞[, ζ(x) =
p=1
px

+∞
X
Problème 1: Calcul de la somme (ζ(n) − 1)
n=2

Dans cette partie, z un nombre complexe tel que |z| < 2 et (un,p ) est une famille de nombres complexes définie pour
zn
n et p entiers naturels, n > 2, p > 2 par un,p = n .
p
+∞
X
L’objectif de cette partie est de calculer la somme (ζ(n) − 1)
n=2
+∞
X X zn
1. (a) Justifier que, pour tout p > 2, la série un,p est absolument convergente et calculer Sp =
n=2
pn
n>2
(b) En déduire que la famille (un,p )n>2,p>2 de nombres complexes est sommable.
+∞ +∞
X z2 X
2. (a) Démontrer que = (ζ(n) − 1) z n
p=2
p(p − z) n=2
+∞
X
(b) En déduire la valeur de la somme (ζ(n) − 1)
n=2

+∞
X (−1)n
Problème 2: Calcul de la somme ζ(n)
n=2
n

+∞
X (−1)n−1 n
On rappelle que ∀x ∈] − 1, 1], x = ln(1 + x).
n=1
n
+∞
X (−1)n
Dans ce problème on calcule la valeur de la somme ζ(n).
n=2
n
n
!
X 1
On définit la suite (xn )n∈N par x0 = 0 et ∀n ∈ N∗ , xn = − ln(n) .
k
k=1
1
1. (a) Montrer que xn−1 − xn ∼ 2
2n
(b) En déduire que (xn )n>0 converge vers un réel γ
X1   +∞   
1 X 1 1
2. Montrer que − ln 1 + converge et que − ln 1 + = γ.
n n n=1
n n
n>1

(−1)k
 
3. On considère la suite double .
knk n>2
k>2
X (−1)k
(a) Justifier que, pour tout n > 2, la série est absolument convergente ;
knk
k>2
+∞  
X 1 1
(b) Vérifier que Sn = = O
kn k n2
k=2
(−1)k
 
(c) En déduire que la famille est sommable. .
knk n>2
k>2
+∞
X (−1)k
4. Montrer que ζ(k) = γ.
k
k=2

elamdaoui@[Link] 1/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les classiques de la sommabilité

X 1 X 1 X 1
Problème 3: Calcul de trois sommes , et .
p2 q 2 p2 q 2 p2 q 2
(p,q)∈N⋆2 (p,q)∈N⋆2 (p,q)∈(N⋆ )2
p|q p∧q=1

Dans cette partie on se propose de calculer les trois sommes


X 1 X 1 X 1
A= 2 q2
, B = 2 q2
et C = .
p p p2 q 2
⋆2
(p,q)∈N ⋆2 (p,q)∈N (p,q)∈(N⋆ )2
p|q p∧q=1

 
1
On considère la suite double et les ensembles
p2 q 2 (p,q)∈N∗2

I = (p, q) ∈ N∗2 | p divise q




et
et In = {(p, np) | p ∈ N∗ }

∀n ∈ N∗ , Jn = (p, q) ∈ N∗2 | p ∧ q = n
 
1 X 1
1. Montrer que est sommable et calculer A =
p2 q 2 (p,q)∈N∗2 p 2 q2
(p,q)∈N⋆2
 
1
2. (a) Justifier que la famille est sommable ;
p2 q 2 (p,q)∈I
(b) Montrer que (In )n∈N∗ est une partition de I ;
X 1
(c) Par le théorème de la sommation par paquets calculer .
p2 q 2
(p,q)∈N⋆2
p|q

X 1 1 X 1
3. (a) Vérifier que: ∀n ∈ N∗ , = 4 ;
p2 q 2 n p2 q 2
(p,q)∈Jn (p,q)∈J1

(b) Montrer que (Jn )n∈N∗ est une partition de N∗2 ;


X 1
(c) Déduire la valeur de la somme C =
⋆2
p q2
2
(p,q)∈N
p∧q=1

 
1
Problème 4: Sommabilité de la famille
a + bm
n
(m,n)∈N2

Soit a et b deux réels strictement positifs. 


1
On propose d’étudier la sommabilité de la famille .
an + bm (m,n)∈N2
 
1
1. On suppose, dans cette question, que la famille est sommable
an + bm (m,n)∈N2
1 1
(a) Donner un équivalent de lorsque n tend vers +∞ , puis de n lorque m → +∞
+banm a + bm
(discuter selon les valeurs de a et b ).
(b) En déduire que a > 1 et b > 1 .
1 1
2. On suppose que a > 1 et b > 1. On pose α = √ et β = √
a b
1 1 n m
(a) Montrer majoration de n 6 α .β
a + bm 2
(b) Etudier la sommabilité de (αn β m ) puis conclure .

Problème 5: Étude d’une sommabilité


1
On considère la suite double (up,q )(p,q)∈N∗2 , définie par: up,q =
pα + qβ

elamdaoui@[Link] 2/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les classiques de la sommabilité

1. Montrer que si α 6 1 ou β 6 1, alors (up,q )(p,q)∈N∗2 n’est pas sommable.

On suppose dans ce qui suit que α > 1 et β > 1

X +∞
X
2. Soit p > 1 fixé. Montrer que la série up,q est convergente. On note Xp = up,q
q>1 q=1

 [0, +∞[ −→ R
3. On considère la fonction ϕp : 1 .
t 7−→
pα +t β

Z +∞
(a) Justifier la convergence de l’intégrale ϕp (t) dt, puis montrer que
1
Z +∞ Z +∞
ϕp (t) dt 6 Xp 6 ϕp (t) dt
1 0

(b) En déduire que:


+∞ +∞
1 1
Z Z
ϕ1 (t) dt 6 Xp 6 ϕ1 (t) dt
pγ p
−α
β pγ 0

Où γ est une constante que l’on déterminera.


C
4. Conclure que Xp ∼ γ , où C est une constante à préciser
p
5. Étudier la sommabilité de la famille

elamdaoui@[Link] 3/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la sommabilité

+∞
X
Problème 1: Calcul de la somme (ζ(n) − 1)
n=2

+∞
X zn z
1. (a) Soit p > 2, la série est géométrique de raison < 1, donc elle converge. Notons Sp sa somme,
pn p
n>2
2
+∞ z 2
X zn p |z|
alors Sp = = =
n=2
pn 1− z p (p − |z|)
p
2
|z| X
(b) Comme Sp ∼ 2
, alors la série Sp est convergente. D’après le critère suffisant de sommabilité, la famille
p
p>2
(un,p )n>2,p>2 est sommable
2. (a) La famille (un,p )n>2,p>2 est sommable, donc d’après le théorème de la sommation par paquets, on a
2
+∞ +∞ n
+∞ X +∞ X+∞ n +∞ z +∞
X
n
X z X z X p2
X z2
(ζ(n) − 1) z = = = z =
n=2 n=2 p=2
pn p=2 n=2
pn p=2
1− p p=2
p(p − z)

(b) Pour z = 1, on a |z| < 2 et la formule précédente devient


+∞ +∞ +∞  
X X 1 X 1 1
(ζ(n) − 1) = = − =1
n=2 p=2
p(p − 1) p=2 p−1 p

+∞
X (−1)n
Problème 2: Calcul de la somme ζ(n)
n=2
n

1. (a) On a
 
1 1
xn−1 − xn = − − ln 1 −
n n
 
1 1 1 1
= − + + 2 +◦
n n 2n n2
 
1 1
= + ◦
2n2 n2
1
Donc xn−1 − xn ∼
2n2
X
(b) Par le critère de Riemann, la série télescopique (xn − xn−1 ) converge, donc la suite (xn ). Soit γ sa limite
n>1
2. Soit n > 1, on a
n    n n  
X 1 1 X 1 X 1
− ln 1 + = − ln 1 +
k k k k
k=1 k=1 k=1
n n
X 1 X
= − (ln (k + 1) − ln (k))
k
k=1 k=1
n
X 1
= − ln (n + 1)
k
k=1
= xn + ln(n) − ln (n + 1)
 
1
= xn − ln 1 + −−−−−→ γ
n n→+∞
X1   +∞   
1 X 1 1
donc la série − ln 1 + converge et que − ln 1 + = γ.
n n n=1
n n
n>1

elamdaoui@[Link] 4/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la sommabilité

1 1 X 1 1
3. (a) Soit n > 2, pour tout k > 2 on a 0 6 k
6 k . La série géométrique k
de raison ∈ ]0, 1[ est
kn n n n
n>1
X 1 +∞
X 1
convergente, donc la série convergente. Notons S n = .
knk knk
k>2 k=2
+∞ 1  
X 1 n2 1 1 X
(b) On a 0 6 Sn 6 1= = 2
et par suite
, donc Sn = O Sn converge
nkn 1− n (n − 1)n
k=2 n>2

(−1)k
 
(c) D’après le critère suffisant de la sommabilité la suite double est sommable.
knk n>2
k>2
+∞   
X 1 1
4. D’après la question 2.) on a − ln 1 + = γ.
n=1
n n
D’autre part, on a
+∞
(−1)k
  X
1 1
− ln 1 + =
n n knk
k=2
k
 
(−1)
La suite double est sommable, alors par le théorème de la sommation par paquets
knk n>2
k>2

+∞
+∞ X +∞ X
+∞
X (−1)k X (−1)k
=
n=2 k=2
knk n=2
knk
k=2

Avec
+∞
X (−1)k (−1)k
k
= (ζ(k) − 1)
n=2
kn k
et
+∞
+∞ X +∞ 
(−1)k
 
X X 1 1
= − ln 1 + = γ − 1 + ln 2
n=2 k=2
knk n=2
n n
Alors
+∞
X (−1)k
(ζ(k) − 1) = γ − 1 + ln 2
k
k=2
X (−1)k
La série est convergente de somme 1 − ln 2. Ainsi
k
k>2

+∞ +∞ +∞
X (−1)n X (−1)n X (−1)n
ζ(n) = (ζ(n) − 1) + =γ
n=2
n n=2
n n=2
n

X 1 X 1 X 1
Problème 3: Calcul de trois sommes , et .
p2 q 2 p2 q 2 p2 q 2
(p,q)∈N⋆2 (p,q)∈N⋆2 (p,q)∈(N⋆ )2
p|q p∧q=1

1. Il s’agit d’une suite double de réels positifs


X 1 +∞ +∞
X 1 1 X 1 ζ(2)
— Soit p ∈ N∗ , la série est convergente de somme S p = = = 2
p2 q 2 q=1
p 2 q2 p 2
q=1
q 2 p
q>1

X ζ(2) +∞
X ζ(2)
— La série est convergente de somme = ζ 2 (2)
p2 p=1
p2
p>1
Donc la famille est sommable et par le théorème de sommation par paquets, on a
+∞ +∞
X 1 XX 1
A= 2 2
= 2 q2
= ζ 2 (2)
p q p=1 q=1
p
(p,q)∈N⋆2

elamdaoui@[Link] 5/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la sommabilité

 
1
2. (a) La famille est une sous-famille d’une famille sommable, donc elle est sommable ;
p2 q 2 (p,q)∈I
(b) — Soit n ∈ N∗ l’élément (1, n) ∈ In , donc In 6= ∅
— Soit m, n ∈ N∗ tels que m 6= n. Si (p, q) ∈ In ∩ Im , alors q = np = mp, donc m = n. Absurde
[
— Pour tout n ∈ N∗ , on a In ⊂ I, donc In ⊂ I. Inversement si (p, q) ∈ I, alors p | q, donc il existe
n∈N∗
[ [
n ∈ N∗ tel que q = pn, soit (p, q) ∈ In , ainsi I ⊂ In . D’où In = I
n∈N∗ n∈N∗
On conclut que (In )n∈N∗ est une partition de I
(c) Par le théorème de la sommation par paquets on a:
+∞
X 1 X X 1
=
p2 q 2 n=1 (p,q)∈In
p2 q 2
(p,q)∈N⋆2
p|q

+∞ X
X 1
=
n=1 p∈N∗
n 2 p4
= ζ(2)ζ(4)
  
J1 −→ Jn 1
3. (a) L’application σ : est une bijection. La famille est sommable car
(p, q) 7−→ (pn, qn) p q2
2
(p,q)∈J1
elle est sous-famille d’une famille sommbale. Soit n ∈ N∗ , alors
X 1 X 1 1 X 1
= =
p2 q 2 (np)2 (nq)2 n4 p2 q 2
(p,q)∈Jn (p,q)∈J1 (p,q)∈J1

(b) — Soit n ∈ N∗ l’élément (n, n) ∈ Jn , donc Jn 6= ∅


— Soit m, n ∈ N∗ tels que m 6= n. Si (p, q) ∈ Jn ∩ Jm , alors p ∧ q = m = n, donc m = n. Absurde
[
— Pour tout n ∈ N∗ , on a Jn ⊂ N∗2 , donc Jn ⊂ N∗2 . Inversement si (p, q) ∈ N∗2 , on pose n = p ∧ q,
n∈N∗
[ [
donc (p, q) ∈ Jn , ainsi N ∗2
⊂ Jn . D’où Jn = N∗2
n∈N∗ n∈N∗
On conclut que (Jn )n∈N∗ est une partition de N∗2 ;
(c) Par le théorème de la sommation par paquets on a:
+∞
X 1 X X 1
=
p q2
2
n=1 (p,q)∈Jn
p2 q 2
(p,q)∈N⋆2
+∞ X
X 1
=
n=1 (p,q)∈J1
n4 p2 q 2
= Cζ(4)
X 1 X 1 ζ 2 (2)
D’autre part = ζ 2 (2), donc = C =
p2 q 2 p2 q 2 ζ(4)
(p,q)∈N⋆2 (p,q)∈(N⋆ )2
p∧q=1

 
1
Problème 4: Sommabilité de la famille
a n + bm (m,n)∈N2

1. (a) On a
1


 si 0 < a < 1
 bm 1


1
∼ si a = 1
a + bm
n n→+∞  1 + bm
 1


si a > 1

an

elamdaoui@[Link] 6/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la sommabilité

De même
1


 si 0 < b < 1
 n1
a


1
∼ si b = 1
a n + bm m→+∞  an + 1
 1


si b > 1

bm
   
1 1
(b) Soit m ∈ N, la sous-famille de la famille sommable est sommable donc
an + bm n∈N an + bm (m,n)∈N2
X 1
la série est convergente. Donc il est nécessaire que son terme général tend vers 0, soit
a n + bm
n>0

1
−−−−−→ 0
an + bm n→+∞
Ceci n’est possible que si a > 1.
De la même façon on montre que b > 1
1 1
2. On suppose que a > 1 et b > 1. On pose α = √ et β = √
a b
2 √
(a) Un cadeau de tronc commun: ∀(u, v) ∈ (R+ ) , 2 uv 6 u + v .
(b) On utilise ínégalité précédente, en posant u = an et v = bm :
√ n√ m 1 1
an + bm > 2 a b =⇒ 6 αn .β m
a n + bm 2
(c) (αn β m )(m,n)∈N2 est une suite double de réels positifs.
X
— Soit m > 0, la série αn β m converge, c’est une série géométrique de raison α ∈]0, 1[, de somme
n>0
+∞ m
X β
Sm = αn β m =
n=0
1−α
X
— Sm est convergente car il s’ait d’une série géométrique de raison β ∈]0, 1[
m>0
Ainsi la famille (αn β m )(m,n)∈N2 est sommable. Or

1 1
∀(n, m) ∈ N2 , 6 αn .β m
a n + bm 2
 
1
Donc, par le critère de comparaison, est sommable
a + bm
n
(m,n)∈N2
On conclut l’équivalence
 
1
est sommable ⇐⇒ a > 1 et b > 1
a + bm
n
(m,n)∈N2

Problème 5: Étude d’une sommabilité


1 1 X
1. — Si α 6 1, alors pour q fixé, on a up,q = ∼ et par le critère de Riemann la série up,q diverge,
pα + q β pα
p>1
donc la non sommabilité de la famille (up,q )(p,q)∈N∗2
1 1 X
— Si β 6 1, alors pour p fixé, on a up,q = ∼ β et par le critère de Riemann la série up,q diverge,
pα +q β q
q>1
donc la non sommabilité de la famille (up,q )(p,q)∈N∗2
1 1 X
2. Par hypothèse β > 1, alors pour p fixé, on a up,q = ∼ β et par le critère de Riemann la série up,q
pα +q β q
q>1
converge. Notons Xp sa somme

elamdaoui@[Link] 7/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les classiques de la sommabilité

Z +∞
3. (a) L’application ϕ est continue, décroissante et positive sur [1, +∞[, donc l’intégrale ϕp (t) dt est de même
1
X X
nature que la série ϕp (q) = up,q qui est convergente.
q>1 q>1
Z q+1 Z q
Soit q ∈ N∗ , on utilise l’encadrement ϕp (t) dt 6 ϕp (q) 6 ϕp (t) dt. Après on somme de q = 1 à
q q−1
l’infini, on obtient : Z +∞ Z +∞
ϕp (t) dt 6 Xp 6 ϕp (t) dt
1 0

t
(b) On effectue le changement de variable s = α , on obtient

α
+∞ +∞ +∞ +∞
1 1
Z Z Z Z

ϕp (t) dt = dt = ds = ϕ1 (t) dt
p + tβ p(α− β )
α α
p +p sα β α
0 0 0 0

et
α
+∞ +∞ +∞ +∞
1 1
Z Z Z Z

ϕp (t) dt = dt = ds = ϕ1 (t) dt
p + tβ p(α− β )
α −α α
p +p sα β α −α
1 1 p β p β

α
On prend γ = α −
β
Z +∞ Z +∞
4. On a −α
ϕ1 (t) dt −−−−−→ ϕ1 (t) dt, donc d’après le théorème d’encadrement pγ Xp −−−−−→ C =
p β p→+∞ 0 p→+∞
Z +∞
C
ϕ1 (t) dt, d’où Xp ∼γ
0 p
5. D’après le théorème de sommation par paquets la suite double (up,q )(p,q)∈N∗2 est sommable, si et seulement, si
X X 1
la série Xp est convergente, si et seulement, si la série de Riemann converge, si et seulement, si γ > 1.

p>1 p>1

α
(up,q )(p,q)∈N∗2 ⇔ α > 1, β > 1 et α − >1
β

elamdaoui@[Link] 8/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Série de Newmann

Notations

On pose K = R ou C.
— p un entier supérieur ou égal à 2 ;
— Ip désigne l’élément unité de Mp (K) et Op sa matrice nulle ;
— A désigne une K-algèbre normé de dimension finie ;
— 1A désigne l’élément unité de A et 0A son élément nul
— U (A) est le groupe des unités de A
— k . k désigne une norme d’algèbre sur A

*** *** ***

1. Soit a ∈ A. Montrer que les deux applications x 7−→ ax et x 7−→ xa sont continues sur A
2. Soit a ∈ A, tel que k a k < 1
X
(a) Montrer que la série an est convegente
n>0
+∞
X
(b) Montrer que 1A − a est inversible dans A et (1A − a) an
−1
=
n=0
1
(c) Montrer que k (1A − a) k 6 .
−1
1 − kak
3. Soit A ∈ Mp (K) et λ ∈ K tels que |λ| > k A k où k . k est une norme d’algèbre sur Mp (K)
1
(a) Montrer que Ip − A est inversible
λ
(b) Déduire que SpK (A) ⊂ Bf (0, k A k)
1
4. Soit a ∈ U (A) et h ∈ A tels que k h k <
k a−1 k
(a) Montrer que ha−1 < 1
 
1
(b) Déduire que B a, −1 ⊂ U (A)
ka k
(c) Conclure
5. Soit a ∈ U (A) et (an )n>0 une suite convergente vers a. Montrer qu’il existe n0 tel que ∀n > n0 , an ∈ U (A).
6. Justifier que GLp (K) est un ouvert de Mp (K)
1
7. Soit f : U (A) −→ A, a 7−→ a−1 , u ∈ U (A), 0 < α < et h ∈ B (0, α)
k u−1 k
−1 1
(a) Montrer que 1 − u−1 h ∈ U(A) et que (1 − u−1 h) 6
1 − α k u−1 k
−1 −1
(b) Établir que (u − h) − u−1 = 1 − u−1 h u hu−1 , puis
−1 

2
−1 u−1 k h k
(u − h) − u−1 6
1 − α k u−1 k

(c) Montrer que f est continue sur U (A)


8. Déduire que f : GLp (K) −→ Mp (K), M 7−→ M −1 est continue

elamdaoui@[Link] 1/2 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Série de Newmann

Non disponible

elamdaoui@[Link] 2/2 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Produit de Cauchy et Zéta de Riemann

Partie I
X X X n−1
X
On rappelle que le produit de Cauchy de deux séries an et bn est la série cn , où cn = ak bn−k . Dans cette
n>1 n>1 n>2 k=1
X X (−1)n−1
partie, on veut déterminer la nature, selon la valeur de x, de la série cn (x), produit de Cauchy de
nx
n>2 n>1
par elle-même.
Cette étude va illustrer le fait que le produit de Cauchy de deux séries convergentes n’est pas nécessairement une série
convergente.
Dans toute cette partie, n désigne un entier supérieur ou égal à 2 et x un réel strictement positif.
1. Étude de la convergence
X (−1)n−1
(a) Pour tout x > 0, montrer que la série converge, on note F (x) sa somme .
nx
n>1
X
(b) Indiquer, sans aucun calcul, la nature et calculer la somme, en fonction de F (x) de la série produit cn (x)
n>2
lorsque x > 1.
4x (n − 1)
(c) Démontrer que, pour x > 0, |cn (x)| > .
n2x
1 X
En déduire, pour 0 < x 6 , la nature de la série cn (x).
2
n>2

2. Cas où x = 1
On suppose, dans cette question, que x = 1.
1
(a) Décomposer en éléments simples la fraction rationnelle .
X(n − X)
n
Hn−1 X 1
En déduire une expression de cn (x) en fonction de , où Hn = (somme partielle de la série
n k
k=1
harmonique).
 
Hn−1
(b) Déterminer la monotonie de la suite .
n n>2
X
(c) En déduire la nature de la série cn (x).
n>2

Partie II
3. Enoncer le théoréme de comparaison d’une série et une intégrale déterminer un équivalent du reste d’ordre n
X 1
de la série avec α > 1.

n>1
+∞
X 1
On pose pour, α > 1, ζ(α) = .
n=1

4. Montrer que pour, α > 1, F (α) = (1 − 21−α )ζ(α) .
21−α 1
5. Montrer que pour, α > 1, 1 + 6 ζ(α) 6 1 + .
α−1 α−1
6. Calculer lim+ ζ(α) et lim ζ(α) en déduire lim+ F (α) et lim F (α)
α→1 α→+∞ α→1 α→+∞
n
!
X 1
7. On définit la suite (xn )n par x0 = 0 et ∀n ∈ N∗ , xn = − ln(n) .
k
k=1
Pour tout n dans N∗ on pose an = xn − xn−1
1
(a) Montrer que an ∼ − 2
2n

elamdaoui@[Link] 1/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Produit de Cauchy et Zéta de Riemann

(b) En déduire que (xn )n converge vers un réel γ


1 1
8. Montrer que xn = γ + + ◦( )
2n n
1
9. Soit (yn )n la suite définie par y0 = 0 et ∀n ∈ N∗ , yn = xn − γ − , et on pose bn = yn − yn−1
2n
1
(a) Montrer que : bn ∼
6n3
−1
(b) Montrer que : yn ∼
12n2  
1 1 1
(c) En déduire : xn = γ + − +◦
2n 12n2 n2
X (−1)n−1
10. Montrer que pour tout x ∈] − 1, 1[, la série xn converge absolument.
n
n>1
+∞
X (−1)n−1 n
11. Montrer que pour tout x ∈] − 1, 1[, x = ln(1 + x).
n=1
n
X1   +∞   
1 X 1 1
12. Montrer que la serie − ln 1 + converge et que − ln 1 + = γ.
n n n=1
n n
n>1

(−1)k
 
13. Montrer que la suite double est sommable.
knk n>2
k>2
+∞
X (−1)n
14. En déduire ζ(n) = γ.
n=2
n

elamdaoui@[Link] 2/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Produit de Cauchy et Zéta de Riemann

Partie I
1. Étude de la convergence
(a) CSSA
X (−1)n−1 X (−1)n−1
(b) Lorsque x > 1, la série α
converge absolument ; donc la série produit de par elle-
n nα
n>1 n>1
+∞
!2
X (−1)n−1
même converge absolument et sa somme vaut : α
= (F (x))2 .
n=1
n
n−1
X 1 n
(c) Pour x > 0, cn (x) = (−1)n−2 α
. Comme k 7→ k(n − k) est maximum quand k = et que la
[k(n − k)] 2
k=1
somme comporte n − 1 termes,
n−1
X 1 1 (n − 1)4α
|cn (x)| = > (n − 1) =
[k(n − k)]α [(n/2)2 ]α n2x
k=1

1 (n − 1)4α
Pour 0 < x 6 , a une limite strictement positive (finie ou non), donc la suite (cn (x)) ne converge
2 n2x
X
pas vers 0. Donc la série cn (x) diverge grossièrement.
n>2
2. Cas où x = 1  
1 1 1 1
(a) = + . Donc
X(n − X) n X n−X
n−1
X 1
cn (1) = (−1)n−2
k(n − k)
k=1
n−1  
1X 1 1
= (−1)n−2 +
n k n−k
k=1
n−1 n−1
!
n−2 1 X 1 X 1
= (−1) +
n k n−k
k=1 k=1
n−1
1 X 1 Hn−1
= 2(−1)n−2 = 2(−1)n−2 .
n k n
k=1

(b) Monotonie
   
Hn−1 Hn 1 1 Hn 1 1 1
− = Hn − − = Hn − − 2
n n+1 n n n+1 n n+1 n
 
1 1 1 n−2
> 1+ − = 2 > 0.
2 n(n + 1) n2 2n (n + 1)
 
Hn−1
Donc la suite est décroissante.
n n>2
 
Hn−1
(c) "Classiquement", Hn ∼ ln n au voisinage de +∞. Donc la suite converge vers 0 en décroissant
n n>2
X
et la série alternée cn (1) converge.
n>2

Partie II
3. Le théorème de comparaison d’une série et une intégrale:

elamdaoui@[Link] 3/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Produit de Cauchy et Zéta de Riemann

Théorème
Soit f : [n0 , +∞[ → R une fonction, positive, continue et décroissante
Z +∞ X
Alors l’intégrale f (t)dt et la série f (n) sont de même nature
n0 n>n0

On cherche un équivalent du reste:


1
Soit n > 1 et α > 1, la fonction t 7−→ est décroissance sur [1, +∞[, alors pour t ∈ [k, k + 1], on a:

Z k+1 Z k+1 Z k+1
1 1 1 1 1 1
6 α 6 α =⇒ dt 6 dt 6 dt
(k + 1)α t k k (k + 1) α
k t α
k k α
Z k+1
1 1 1
=⇒ α
6 α
dt 6 α
(k + 1) k t k
Ou encore
k+1 k
1 1 1
Z Z
α
dt 6 α 6 dt
k t k k−1 tα
ceci implique
(k + 1)1−x k 1−x 1 k 1−x (k − 1)1−x
− 6 α 6 −
1−x 1−x k 1−x 1−x
On somme ces inégalités de n à N et on tient compte des sommes téléscopiques, on obteint
N
(N + 1)1−x (n + 1)1−x X 1 N 1−x n1−x
− 6 6 −
1−x 1−x kα 1−x 1−x
k=n+1

Puis on fait tendre N vers +∞, on obtient l’inégalité


+∞
(n + 1)1−x X 1 n1−x
6 α
6 (1)
x−1 k x−1
k=n+1

Puis
+∞
(n + 1)1−x x−1 X 1
6 61
n1−x n1−x kα
k=n+1

1−x
 1−x
(n + 1) n+1
On a = −−−−−→ 1, donc par le théorème d’encadrement, on obtient
n1−x n n→+∞

+∞
x−1 X 1
−−−−−→ 1
n1−x k α n→+∞
k=n+1

+∞
X 1 1 1
Soit α
∼ . x−1
k x−1 n
k=n+1
4. Pour x > 1, on a:
+∞ +∞
X (−1)n−1 − 1 X −2
F (x) − ζ(x) = =
n=1
nx (2k)x
k=1
+∞
X 1
= −21−x = −21−x ζ(x)
kx
k=1

On en déduit l’égalité : F (x) = (1 − 21−x )ζ(x).


5. On applique les inégalités (3) avec n = 1, on obtient
+∞
21−x X 1 1
6 6
x−1 kx x−1
k=2

elamdaoui@[Link] 4/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Produit de Cauchy et Zéta de Riemann

Puis, on ajoute 1 à chaque terme figurant dans les inégalités, alors


21−x 1
1+ 6 ζ(x) 6 1 +
x−1 x−1
6. • Limite de ζ en 1:
21−x
On a 1 + −−−−→ +∞, donc, par le théorème de majoration,
x − 1 x→1+
ζ(x) −−−−→
+
+∞
x→1

• Limite de ζ en +∞:
21−x 1
On a 1 + −−−−−→ 1 et 1 + −−−−−→ 1 , donc, par le théorème d’encadrement,
x − 1 x→+∞ x − 1 x→+∞
ζ(x) −−−−−→ 1
x→+∞

• Limite de F en 1+ :
D’après la question 4., on a: pour tout x > 1

F (x) = (1 − 21−x )ζ(x)


1 − 21−x
= .(x − 1)ζ(x)
x−1
1 − 21−x
Or −−−−→ ln 2 c’est le nombre dérivé de la fonction x 7−→ −21−x en 1.
x − 1 x→1+
D’autre part, d’après la question 5.
21−x 1
1+ 6 ζ(x) 6 1 + =⇒ x − 1 + 21−x 6 (x − 1) ζ(x) 6 x
x−1 x−1
Or x − 1 + 21−x −−−−→
+
1, alors (x − 1) ζ(x) −−−−→
+
1, donc
x→1 x→1

F (x) −−−−→ ln 2
x→1+

• Limite de F en +∞:
On a 1 − 21−x −−−−−→ 1 et ζ(x) −−−−−→ 1, donc
x→+∞ x→+∞

F (x) = (1 − 21−x )ζ(x) −−−−−→ 1


x→+∞

7. (a) Soit n > 2, on a


 
1 1
an = + ln 1 −
n n
  
1 1 1 1
= + − − 2 +◦
n n 2n n2
 
1 1
= − 2 +◦
2n n2
1
Donc an ∼ −
2n2
X
(b) Par le critère de Cauchy, la série téléscopique (xn − xn−1 ) converge, qui est de même nature que la suite
n>1
(xn ), donc la suite (xn ), Soit γ sa limite
1 X X 1
8. On reprend l’équivalent de la question 7a. xn−1 − xn ∼ . Les deux séries ATP (x n − x n−1 ) et
2n2 2n2
n>1 n>1
sont convergentes, donc leurs restes sont équivalentes, soit
+∞ +∞
X X 1
(xk−1 − xk ) ∼
2k 2
k=n+1 k=n+1

elamdaoui@[Link] 5/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Produit de Cauchy et Zéta de Riemann

+∞ +∞
X 1 1 X 1 1
D’après la question 3., on a 2
∼ , donc 2
∼ .
k n 2k 2n
k=n+1 k=n+1
D’autre part
+∞
X N
X
(xk−1 − xk ) = lim (xk−1 − xk )
N →+∞
k=n+1 k=n+1
= lim xn − xN
N →+∞
xn − γ =
 
1 1 1
Ainsi xn − γ ∼ qui se traduit par xn = γ + +◦
2n 2n n
9. (a) Soit n > 2, on a:
1 1
bn = yn − yn−1 = (xn − xn−1 ) − +
2n 2n − 2
     
1 1 1 1
= ln 1 − − + −1
n n 2n 1 − n1
     
1 1 1 1 1 1 1
= − 2 − 3 +◦ 3
+ + 2 +◦
2n 3n n 2n n n n2
 
1 1
= +◦
6n3 n3
1

6n3
(b) Remarquons d’abord que yn −−−−−→ 0.
n→+∞
1 X X 1
On a yn − yn−1 ∼ 3 . Les deux séries ATP (yn − yn−1 ) et sont convergentes, donc leurs restes
6n 6n3
n>1 n>1
sont équivalentes, soit
+∞ +∞
X X 1
(yk − yk−1 ) ∼
6k 3
k=n+1 k=n+1
+∞ +∞
X 1 1 X 1 1
D’après la question 3., on a 3
∼ 2 , donc 3
∼ .
k 2n 6k 12n2
k=n+1 k=n+1
D’autre part
+∞
X N
X
(yk − yk−1 ) = lim (yk − yk−1 )
N →+∞
k=n+1 k=n+1
= lim yN − yn
N →+∞
= −yn
1 −1
Ainsi −yn ∼ , puis yn ∼ .
12n2 12n2  
−1 −1 1
(c) L’équivalent yn ∼ se traduit par yn = +◦ , donc
12n2 12n2 n2
 
1 1 1
xn = γ + − 2
+◦
2n 12n n2

(−1)n−1 n n
10. Soit x ∈] − 1, 1[. Pour tout n > 1, on a x 6 |x| . Par le critère de comparaison avec une série
n
X (−1)n−1
géométrique, la série xn converge absolument.
n
n>1
11. La fonction f : x → ln(1 + x) est de classe C ∞ sur ] − 1, +∞[, et on a :
(n − 1)!
∀n ∈ N∗ , ∀x ∈] − 1, +∞[, f (n) (x) = (−1)n−1
(1 + x)n

elamdaoui@[Link] 6/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Produit de Cauchy et Zéta de Riemann

D’après la formule de Taylor avec reste intégral, pour tout x ∈ R, on a:


n Z x
X xk (x − t)n
ln(1 + x) = (−1)k−1 + (−1)n n+1
dt
k 0 (1 + t)
k=1

t−x 1+x
La fonction homographique ϕ : t 7−→ , dont la dérivée ϕ′ (t) = > 0, montre que pour tout t compris
1+t (1 + t)2
entre 0 et x, on a |ϕ(t)| 6 |x|, puis que
n n+1
X xk |x|
∀x ∈] − 1, 1[, ln(1 + x) − (−1)k−1 6 −−−−−→ 0
k! 1 − |x| n→+∞
k=1

+∞
X (−1)n−1 n
Donc pour tout x ∈] − 1, 1[, x = ln(1 + x).
n=1
n
12. Soit n > 1, on a
n    n n  
X 1 1 X 1 X 1
− ln 1 + = − ln 1 +
k k k k
k=1 k=1 k=1
n n
X 1 X
= − (ln (k + 1) − ln (k))
k
k=1 k=1
n
X 1
= − ln (n + 1)
k
k=1
 
1
= xn − ln 1 + −−−−−→ γ
n n→+∞
X1   +∞   
1 X 1 1
donc la série − ln 1 + converge et que − ln 1 + = γ.
n n n=1
n n
n>1
13. Il s’agit d’une suite double de nombres réels
1 1 X 1 1
• Soit n > 2, pour tout k > 2 on a 0 6 k
6 k . La série géométrique de raison ∈ ]0, 1[ est
kn n nk n
n>1
X 1 +∞
X 1
convergente, donc la série convergente. Notons Sn = .
knk knk
k>2 k=2
+∞ 1  
X 1 n2 1 1 X
• On a 0 6 Sn 6 k
= 1 = , donc S n = O 2
et par suite Sn converge
n 1− n n (n − 1) n
k=2 n>2

(−1)k
 
D’après le critère suffisant de la sommabilité la suite double est sommable.
knk n>2
k>2
+∞   
X 1
1
14. D’après la question 12.) on a − ln 1 + = γ.
n=1
n n
D’autre part, d’après la question 11.), on a
+∞
(−1)k
  X
1 1
− ln 1 + =
n n knk
k=2

k
 
(−1)
La suite double est sommable, alors par le théorème de la sommation par paquets
knk n>2
k>2

+∞
+∞ X +∞
+∞ X
X (−1)k X (−1)k
=
n=2 k=2
knk n=2
knk
k=2

Avec
+∞
X (−1)k (−1)k
= (ζ(k) − 1)
n=2
knk k

elamdaoui@[Link] 7/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Produit de Cauchy et Zéta de Riemann

et
+∞
+∞ X +∞ 
(−1)k
 
X X 1 1
= − ln 1 + = γ − 1 + ln 2
n=2 k=2
knk n=2
n n

Alors
+∞
X (−1)k
(ζ(k) − 1) = γ − 1 + ln 2
k
k=2
X (−1)k
La série est convergente de somme −1 + ln 2. Ainsi
k
k>2

+∞ +∞ +∞
X (−1)n X (−1)n X (−1)n
ζ(n) = (ζ(n) − 1) + =γ
n=2
n n=2
n n=2
n

elamdaoui@[Link] 8/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Formule de Stirling

Partie I: Formule de Wallis


Z π
2
On pose, pour tout entier naturel n, In = sinn tdt
0
1. Montrer que la suite (In ) est strictement décroissante et minorée
2. Montrer que ∀n > 2, on a nIn = (n − 1)In−2
3. En déduire I2n et I2n+1 à l’aide de factorielles
4. Prouver que In+1 ∼ In
+∞

24n n!4
5. En déduire la formule de Wallis π = lim
n→+∞ n(2n)!2

Partie II: Formule de Stirling


√ 
nn e−n n

6. On pose, pour tout n ∈ N∗ , Sn = ln .
n!
1
(a) Montrer que Sn+1 − Sn ∼
12n2
(b) En déduire que la suite (Sn ) converge vers un réel λ

(c) Montrer que nn e−n n ∼ eλ n!
+∞

7. (a) A l’aide de 5, montrer que λ = − ln 2π.
(b) En déduire la formule de Stirling:  n n √
n! ∼ 2πn
e
Partie III: Développement asymptotique de n!
X X
Soient un et vn deux séries à termes réels positifs, convergentes.
n>1 k>1
+∞
X +∞
X
Pour tout entier n, on note Rn = uk et Tn = vk
k=n+1 k=n+1
8. On suppose que un ∼ vn . Montrer que Rn ∼ Tn
1 1
9. En déduire que si un ∼ 2 , alors Rn ∼
n n
1
10. Appliquer ce qui précède à un = 12(Sn − Sn−1 ), et montrer que λ − Sn ∼
12n
11. En déduire finalement que

  
n −n 1 1
n! = n e 2πn 1 + +o
12n n

elamdaoui@[Link] 1/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Formule de Stirling

Partie I: Formule de Wallis


i πh
1. Pour tout t ∈ 0, , et tout n de N:
2
0 < sin t < 1 =⇒ 0 < sinn+1 t < sinn t
π
On en déduit par intégration de 0 à :
2
∀n ∈ N, 0 < In+1 < In

La suite (In ) est donc strictement décroissante et minorée par 0.


2. On procède à une intégration par parties, pour tout n > 2:
Z π2
In = sin t sinn−1 tdt
0
Z π
 π2 2
− cos t sinn−1 t cos2 t sinn−2 tdt

= 0
+ (n − 1)
0
Z π
2
= (n − 1) (1 − sin2 t) sinn−2 tdt = (n − 1) (In−2 − In )
0

On en déduit: ∀n > 0, nIn = (n − 1)In−2


3. — Calcul de I2n :
La relation précédente donne 2nI2n = (2n − 1)I2(n−1) . On en déduit
2n − 1 2n − 3 3 1
I2n = . · · · . .I0
2n 2(n − 1) 4 2
π (2n)! π
Or I0 = , donc I2n = 2n . Cette relation est valable pour n = 0
2 2 (n!)2 2
— Calcul de I2n+1 :
La relation 2 donne (2n + 1)I2n+1 = 2nI2n−1 . On en déduit
2n 2(n − 1) 2
I2n+1 = . · · · .I1
2n + 1 2n − 1) 3
22n (n!)2
Or I1 = 1, donc I2n+1 = . Cette relation est valable pour n = 0
(2n + 1)!
In+2 In+1 In+2 n+2
4. Pour tout n ∈ N, on a: 0 < In+2 < In+1 < In et donc 0 < < < 1. Or = tend vers 1
In In In n+1
quand n tend vers +∞.
In+1
On en déduit que −→ 1, c’est-à-dire In+1 ∼ In
In
I2n+1 24n (n!)4 2 24n (n!)4 1
5. Pour tout n de N, = ∼ .
I2n (2n + 1)(2n)!2 π n(2n)!2 π
4n 4
I2n+1 2 (n!)
Puisque −−−−−→ 1, on obtient −−−−−→ π
I2n n→+∞ n(2n)!2 n→+∞
Partie II: Formule de Stirling
 
1
6. (a) Pour tout n > 1, on a: Sn = n+ln(n) − n − ln(n!)
2
   
3 1
Sn+1 − Sn = n+ ln(n + 1) − n − 1 − ln ((n + 1)!) − n + ln(n) + n + ln(n!)
2 2
       
1 1 1 1 1 1 1
= n+ ln 1 + −1= n+ − + 3 +◦ −1
2 n 2 n 2n2 3n n3
 
1 1
= +◦
12n2 n2
1
On a donc Sn+1 − Sn ∼
12n2

elamdaoui@[Link] 2/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Formule de Stirling

X
(b) On sait que la série télescopique (Sn+1 − Sn ) converge si, et seulement, si la suite (Sn ) converge. Puisque
X
la série (Sn+1 − Sn ) est convergente (par comparaison avec une série de Riemann), il en est de même
de la suite (Sn ). On pose lim Sn = λ ∈ R.
   n −n √ 
1 1 n e n
(c) Pour tout n de Sn = ln nn+ 2 e−n = ln .
√ n! n!
nn e−n n √
D’après ce qui précède : −−−−−→ eλ et donc nn e−n n ∼ eλ n!
n! n→+∞
√ √
7. L’égalité précédente donne nn e−n ne−λ ∼ n! et donc aussi (2n)2n e−2n 2ne−λ ∼ (2n)!.
On en déduit
24n n!4 24n n4n e−4n n2 e−4λ e−2λ
∼ ∼
n(2n)!2 2n4n e−4n ne−2λ 2
24n n!4 e−2λ 1
Puisque 2

− −−−→ π, on trouve = π et donc λ = − ln(2π)
n(2n)! n→+∞ 2 2

Partie III: Développement asymptotique de n!


8. Soit ε > 0. Par hypothèse un − vn = ◦ (vn ). Il existe donc un entier n0 tel que, pour tout n > n0 , |un − vn | 6 εvn .
Ainsi, pour tout n > n0 :
+∞
X +∞
X +∞
X
|Rn − Tn | = (uk − vk ) 6 |uk − vk | 6 ε vk = εTn
k=n+1 k=n+1 k=n+1

Ce résultat signifie que Rn − Tn = ◦(Tn ), c’est-à-dire Rn ∼ Tn


1 1 1 1
9. Supposons un ∼ 2 . Alors un ∼ = − . Ainsi :
n n(n − 1) n−1 n
+∞   m  
X 1 1 X 1 1 1 1 1
Rn ∼ − = lim − = lim − =
k−1 k m→+∞ k−1 k m→+∞ n m n
k=n+1 k=n+1

1
Donc Rn ∼ .
n
1 1
10. On a bien un ∼ 2
. On en déduit Rn ∼ . Mais
n n
+∞
X m
X
Rn = 12 (Sk − Sk−1 ) = 12 lim (Sk − Sk−1 )
m→+∞
k=n+1 k=n+1
= 12 lim (Sm − Sn ) = 12 (λ − Sn )
m→+∞

1 1
Donc 12(λ − Sn ) ∼ , puis (λ − Sn ) ∼
 n  12n  
n! 1 1
11. On a λ − Sn = ln √ = +◦ . On en déduit
n
n e −n 2πn 12n n
    
n! 1 1 1 1
√ = exp +◦ =1+ +◦
nn e−n 2πn 12n n 12n n

Soit

  
1 1
n! = nn e−n 2πn 1 + +o
12n n

elamdaoui@[Link] 3/3 [Link]


S UITES DE FONCTIONS
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

C ONTEXTE C ONTINUITÉ R ÉGULARITÉ DE LA LIMITE


(fn )n∈N est une suite de fonctions définies sur A à valeurs dans F où A ⊂ E avec E
Continuité par convergence uniforme Interversion limite-dérivée
et F sont de K-espaces vectoriels normés de dimensions finies.I intervalle de R. 
Si:
◦ ∀n ∈ N (ou à pcr) fn est continue sur A;
Si: CVU

◦ fn −−−−−→ f. ◦ ∀n ∈ N, f est de classe C 1
(I, F );
M ODES DE CONVERGENCE A

 n
◦ (fn ) converge simplement sur I;
Alors: f est continue sur A. ◦ (fn′ ) converge uniformément sur tout segment inclus dans I.


Convergence simple
On dit que (fn )n converge simplement sur A si, et seulement si, pour tout Continuité par convergence uniforme locale Alors:
x ∈ A la suite (fn (x)) converge dans F . (
◦ ∀n ∈ N (ou à pcr) fn est continue sur A;
On appelle limite ou limite simple de la suite (fn ), la fonction f ∈ F A définie 1

Si: CVU • lim f n ∈ C (I, F );
◦ fn −−−→ f sur tout compact inclus dans A.

n→+∞
par: ∀x ∈ A, f (x) = lim fn (x).


  ′
n→+∞ ′
CVS • lim f n = lim f n;
On écrit fn −−−−−→ f Alors: f est continue sur A. 
 n→+∞ n→+∞
A

• (fn ) converge uniformément sur tout segment inclus dans I.

Si A est un intervalle de R, on remplace compact par segment
Convergence uniforme
Interversion limite-dérivées successives
On dit que la suite de fonction (fn )n converge uniformément vers f si : Soit p ∈ N∗ .
1. Il existe n0 tel que ∀n > n0 , fn − f est bornée I NTERVERSION LIMITE ET INTÉGRALE
Si:
2. kfn − f k∞ −−−−−→ 0
n→+∞ Théorème d’interversion limite et intégrale 
◦ ∀n ∈ N ( ou à pcr ) f ∈ C p
(I, F );
n
Soit (fn ) une suite de fonctions de [a, b] dans F


  
CVU CVU (k)
On note fn −−−−−→ f ou fn −−−→ f ◦ ∀k ∈ [[0, p − 1]], fn converge simplement sur I;
A
(
◦ ∀n ∈ N ( ou à pcr) fn est continue sur le segment [a, b];

◦ (f (p) ) converge uniformément sur tout segment inclus dans I.

Si: n
Propriété caractéristique ◦ (fn ) converge uniformément sur [a, b]
Alors:
CVS

lim fn est continue sur

• fn −−−−−→ f • [a, b]; 
CVU • lim f est de classe C p
sur I;

A

fn −−−−−→ f ⇐⇒  Z b ! 
 n→+∞ n
• k fn − f kA
 
∞ −−−−−→ 0

A
• La suite fn converge;
  
(k)
n→+∞ Alors: a
• ∀k ∈ [[0, p]], fn CVU sur tout segment inclus dans I;
( n 
+ , telle que lim εn = 0

∃(εn ) ∈ RN

b b
• On a les interversions

 Z Z 
⇐⇒ On a l’interversion lim

•
 fn (t) dt = lim fn (t) dt
∀x ∈ A, k fn (x) − f (x) k 6 εn à pcr n→+∞ a a n→+∞  (k)
La non convergence uniforme Convergence uniforme et primitivation ∀k ∈ [[0, p]] , lim fn = lim fn(k)
n→+∞ n→+∞
CVS Soit (fn ) une suite de fonctions continues définie de I à valeurs dans F . de
Si fn −−−−−→ f et ∃(xn ) ∈ A tq (fn (xn ) − f (xn )) 6→ 0, alors fn ne converge
N
A C(I, F ) telle que (fn ) converge uniformément sur tout segment inclus dans I Interversion limite-dérivées successives
pas uniformément vers f sur A vers f . Pour tout a ∈ I, on pose Si:
CVU =⇒ CVS

( ou à pcr )
Z x Z x ∞
 ◦ ∀n ∈ N f n ∈ C (I, F );
CVU CVS ϕ : x 7−→ f (t)dt et ∀n ∈ N, ϕn : x 7−→ fn (t)dt

Si fn −−−−−→ f , alors fn −−−−−→ f .

A A a a ◦ La suite(fn )CS sur I;
◦ ∀p > 1, fn(p) CVU sur tout segment inclus dans I.


Alors (ϕn ) converge uniformément sur tout segment inclus dans I vers ϕ
D OUBLE LIMITES Alors:

Théorème de double limites T HÉORÈME DE CONVERGENCE DOMINÉ 


lim fn est de classe C ∞ sur I;
•

n→+∞

Soit a ∈ A. Théorème de convergence dominée • ∀k > 0,
(k)
fnCVU sur tout segment inclus dans I;
Soit (fn )n∈N une suite de fonctions de I à valeurs dans K telle que :
 
◦ ∀n ∈ N, lim fn (x) existe et vaut bn ∈ F ; • On a les interversions

x→a
Si:
◦ fn −−CVU

−−−→ f  ◦ Pour tout n ∈ N, fn ∈ Cm (I, K);  (k)
A 
◦ f −−CVS ∀k ∈ N, lim fn = lim fn(k)

−−→ f ∈ Cm (I, K);

 n n→+∞ n→+∞
La suite (bn ) converge ; Si: I
•

◦ il existe ϕ ∈ C (I, R +
) intégrable telle que:
  m
f admet une limite en a;

Alors: •


∀n ∈ N, |fn | 6 ϕ [hypothèse de domination]

• lim f (x) = lim bn


x→a n→+∞ 
    • Les applications
Z  f n et f sont intégrables sur I;
Alors:
Z Z
Autrement-dit: lim lim fn (x) = lim lim fn (x) • La suite fn converge et lim fn = f
x→a n→+∞ n→+∞ x→a
I n→+∞ I I C ONTACT I NFORMATION
Si ∀n ∈ N, fn admet une limite bn en a ∈ A et la suite (bn ) diverge, alors
(fn ) ne converge pas uniformément Le théorème TCVD ne nécessite pas la convergence uniforme de la suite Web [Link]
de fonctions (fn ), mais la fonction limite doit être cpm sur I. Email elamdaoui@[Link]
Phone 06 62 30 38 81 Page: 10
S ÉRIES DE FONCTIONS
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

C ONTEXTE I NTERVERSION lim ET R ÉGULARITÉ DE LA LIMITE


P

(fn )n∈N est une suite de fonctions définies sur A à valeurs dans F où A ⊂ E avec 1
E et F sont de K-espaces vectoriels normés de dimensions finies. Le plus souvent,
Interversion limite-somme Dérivation terme à terme: Classe C
Soit a ∈ A un point adhérent. Si:
E = F = R et A = I un intervalle de R.
n
1
 
◦ ∀n ∈ f ∈ C (I, F );
X
N,
X
On note, pour tout entier naturel n : Sn = fk ◦
 fn converge uniformément sur A; 
 Xn
◦ La série fn converge simplement sur I;

Si: n>0

k=0
◦ ∀n ∈ N, fn (x) −−−→ ℓn ∈ F
 n>0
x→a  X
◦ fn′ converge uniformément sur tout segment inclus I.
M ODES DE CONVERGENCE



 X

 • La série ℓn converge; n>0

n>0 Alors:
Convergence simple




 +∞
X

Alors: • La somme fn admet une limite en a; +∞
X X
On dit que fn converge simplement sur A, si ∀x ∈ A la série

fn (x) X
fn ∈ C 1 (I, F ) ;

n>0 n>0

 n=0


 •

 +∞ +∞ +∞ 
n=0

+∞  X X X 
• lim fn (x) = ℓn = lim fn (x)
  !′ +∞
+∞
X 
converge et f : x 7−→ fn (x) est appelée sa somme.
 
x→a x→a X X

n=0 n=0 n=0 • f n = f n ;
n=0 


 n=0 X n=0

• La série fn converge uniformément sur tout segment inclus I



Convergence absolue


C ONTINUITÉ

X X n>0
On dit que fn converge absolument si la série de fonction k fn kF con-
verge simplement. Continuité par convergence uniforme sur tout compact Dérivation terme à terme: Classe C p
( Soit p > 1.
◦ ∀n ∈ N, fn ∈ C(A, F );
Convergence normale Si: X
fn converge uniformément sur tout compact inclus dans A. p

N
X ◦ ◦ ∀n ∈ N, f n ∈ C (I, F );
Soit (fn )n∈N ∈ (B(A, K)) . On dit que fn converge normalement si la série

 X
fn(k) CS sur I;

◦ ∀k ∈ [[0, p − 1]] ,

+∞
X
numérique kfn k∞ converge. X Si: n>0
Alors : la somme fn est continue sur A.  X
(p)
◦ f n converge uniformément sur tout segment inclus dans I.


n=0

caractéristique de la convergence normale 
n>0
converge normalement (cvn) sur ssi
P
f A
( n
Si A est un intervalle de R, on remplace compact par segment  +∞
• ∃ (an ) ∈ R+ N / ∀n ∈ N, ∀x ∈ A : kfn (x)k 6 an  X
p
• f ∈ C (I, F );

n
X 
an converge




 n=0
I NTERVERSION
P R  !(k) +∞
ET +∞


Alors: • ∀k ∈ [[0, p]] ,
X X
Proprieté caractéristique de la convergence uniforme  f n = f (k)
n ;
X X
fn converge uniformément sur A si, et seulement, si fn converge sim-

Intégration terme à terme sur un segment 

 Xn=0 n=0
(k)
n converge uniformément sur tout segment ⊂ I

• ∀k ∈ [[0, p]] , f
(
CVU

plement sur A et Rn −−−−−→ 0 ◦ ∀n ∈ N, fn ∈ C ([a, b], F ) ;



A Si: X n>0
◦ fn converge uniformément sur [a, b].
Condition nécessaire  ∞
Dérivation terme à terme: Classe C ∞
CVU
X 
Si fn converge uniformément vers f , alors fn −−−−−→ 0. ◦ ∀n ∈ N, f ∈ C ∞
(I, F );
X
• fn est continue;

  n
A

  X
fn converge simplement sur I;


n=0 ◦

Alors: Z b
! Z b +∞
! +∞ Z b
!
Si: n>0
Cas d’une série alternée  X
fn CV et on a:
X
fn (t) dt =
X
• fn (t)dt
 X
(p)

◦ ∀p 1, f n converge uniformément sur tout segment ⊂ I.

On suppose que F = R. >
 

n>0 a a n=0 n=0 a 

X X n>0
Si ∀x ∈ A, la série fn (x) est alternée vérifiant le CSSA, alors fn con-
n>0
Convergence dominée (Intervalle quelconque) +∞
X
◦ ∀n ∈ N, fn : I −→ K est contnue par morceaux et intégrable; Alors: la somme fn est de classe C ∞ sur I et on a :

CVU
verge uniformément sur A si, et seulement, si fn −−−−−→ 0 
 X
A
◦ La série fn converge simplement sur I de somme f ;

 n=0




n>0 !(p)
Comparaison des modes de convergence Si: +∞ +∞

 ◦ f est continue
Z par morceaux sur I; ∀p ∈ N,
X
fn =
X
fn(p) .

CU
X
La série |fn | converge.

◦ n=0 n=0



I
CN CS n>0

CA
La fonction f est intégrable sur I;

•

+∞ +∞ Z
Toutes les autres implications sont fausses. Alors:
Z Z X X
•
 f= fn = fn
I I n=0 n=0 I
C ONTACT I NFORMATION
En outre
Z Z +∞
X +∞ Z
X Web [Link]
|f | = | fn | 6 |fn |. Email elamdaoui@[Link]
I I I
n=0 n=0 Phone 06 62 30 38 81 Page: 11
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les fonctions Zéta et Zéta alternée de Riemann

Partie I: La fonction Zéta de Riemann


Soit n > 1, on définit (
R −→ R
fn : 1
x 7−→
nx
+∞
X 1
On note ζ la fonction Zéta de Riemann, définie par ζ(x) =
n=1
nx
1. Déterminer l’ensemble de définition de ζ.
X
2. (a) Montrer que fn converge uniformément sur tout segment de ]1, +∞[.
n>1

(b) Y-a-t-il convergence uniforme sur ]1, +∞[.


(c) Étudier la continuité de ζ sur ]1, +∞[
3. (a) Vérifier que les fonctions fn sont décroissantes
(b) Déduire la monotonie de ζ
X
4. (a) Montrer que fn converge uniformément sur [a, +∞[, pour tout a > 1.
n>1

(b) Étudier la limite de ζ en +∞


(c) En utilisant le théorème de la limite monotone, montrer que ζ(x) −−−−→
+
+∞
x→1
5. (a) Vérifier que les fonctions fn sont convexes
(b) Déduire la convexité de ζ ( Utiliser la définition de la convexité)
6. (a) Montrer que ζ est de classe C ∞ sur ]1, +∞[ et calculer ses dérivées k-ième
(b) Retrouver la monotonie et la convexité de ζ
(c) Tracer la courbe représentative de ζ

Partie II: Équivalents


7. En utilisant la comparaison avec une intégrale, montrer que:
+∞
n1−x X 1 (n − 1)1−x
∀n > 2, ∀x > 1, 6 6
x−1 kx x−1
k=n

8. En déduire un équivalent de ζ(x) en 1


9. En utilisant la question 7, montrer que ζ(x) − 1 ∼ 2−x .
+∞
10. Application:
X
(a) Donner la nature de la série (ζ(p) − 1)
p>2
 
1
(b) Montrer que la famille est sommable où N2 = {k ∈ N, | k > 2}
np (n,p)∈N22
+∞
X
(c) Déduire la valeur de (ζ(p) − 1)
p=2

Partie III: Développement asymptotique en 1


n+1
1 dt
X Z
On considère la série de fonctions vn , où vn est définie sur ]0, +∞[ par vn (x) = x − .
n n tx
n>1

1 1
11. Justifier que, pour n > 1 et x ∈ R∗+ , on a : 0 6 vn (x) 6 − .
nx (n + 1)x

elamdaoui@[Link] 1/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les fonctions Zéta et Zéta alternée de Riemann

X +∞
X
12. Justifier que, pour x ∈ R∗+ , la série vn (x) converge. On note alors γ = vn (1)
n>1 n=1
+∞
X
13. Exprimer, pour x > 1, la somme vn (x) à l’aide de ζ(x) et 1 − x.
n=1
X
14. Démontrer que la série vn converge uniformément sur [1, +∞[ (on pourra utiliser le reste de la série).
n>1
1
15. En déduire que l’on a, pour x au voisinage de 1+ : ζ(x) = + γ + o(1).
x−1

Partie IV: Zéta alternée de Riemann


(−1)n−1
Pour x ∈ R et n > 1, on pose hn : x 7→ .
nx
+∞
X (−1)n−1
On note µ la fonction zeta alternée de Riemann, définie par µ(x) =
n=1
nx
16. Déterminer l’ensemble de définition de la fonction µ
X
17. (a) Montrer que hn converge normalement sur [a, +∞[ pour tout a > 1
n>1
X
(b) La série hn converge-t-elle normalement sur ]1, a] pour tout a > 1 ?
n>1
X
(c) Montrer que hn converge uniformément sur [a, +∞[ pour tout a > 0
n>1
X
(d) La série hn converge-t-elle uniformément sur ]0, a] pour tout a > 0 ?
n>1
18. Justifier la continuité de µ sur R∗+
19. Déterminer la limite µ en +∞
20. Soit a est un réel strictement positif
X
(a) Justifier que hn est de classe C ∞ et démontrer que, pour tout k ∈ N, la série hn(k) converge uniformément
n>1
sur [a, +∞[.
(b) En déduire que µ est une fonction de C ∞ sur ]0, +∞[.
21. Soit x > 1. Montrer que: µ(x) = (1 − 21−x )ζ(x).
22. (a) Écrire en fonction de ln 2 et de µ′ (1) le développement limité à l’ordre 1 et au voisinage de 1 de la fonction
µ, puis déterminer le développement limité à l’ordre 2 et au voisinage de 1 de la fonction x 7→ 1 − 21−x .
(b) En déduire deux réels a et b, qui s’écrivent éventuellement à l’aide de ln 2 et µ′ (1), tels que l’on ait, pour x
a
au voisinage de 1+ : ζ(x) = + b + o(1).
x−1
+∞
X (−1)n−1 ln n
23. Déduire des résultats précédents une expression, à l’aide de ln 2 et γ, de la somme .
n=1
n

elamdaoui@[Link] 2/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les fonctions Zéta et Zéta alternée de Riemann

Partie I: La fonction Zéta de Riemann


1. Soit x ∈ R.
X 1
La série de Riemann converge si, et seulement si, x > 1, donc Dζ = ]1, +∞[
nx
n>1
2. (a) Soit [a, b] ⊂ ]1, +∞[ et x ∈ [a, b], on a:
1 1
|fn (x)| = x
6 a
n n
X 1 X
Puisque a > 1, alors la série de Riemann a
converge et, par suite, la série fn converge normalement
n
n>1 n>1
X
sur le segment [a, b], ainsi la convergence uniforme de la série fn sur [a, b]
n>1
1 X1 X
(b) Pour tout n > 1, on a fn (x) −−−−→ et la série harmonique diverge, donc la série fn ne converge
x→1+ n n
n>1 n>1
pas uniformément sur ]1, +∞[
X
(c) Pour tout n > 1, la suite fn est continue sur ]1, +∞[ et la série fn converge uniformément sur tout
n>1
segment de ]1, +∞[
− ln n
3. (a) Soit n > 1, la fonction fn est dérivable sur R et fn′ (x) = 60
nx
X
(b) Soit x, y ∈ ]1, +∞[ tels que x < y, alors pour tout n ∈ N∗ , on a fn (y) 6 fn (x). Les deux séries fn (x) et
n>1
X +∞
X +∞
X
fn (y) sont convergentes, alors fn (y) 6 fn (x), soit ζ(y) 6 ζ(x)
n>1 n=1 n=1
4. (a) Soit a > 1 et x ∈ [a, +∞[, on a:
1 1
|fn (x)| = x
6 a
n n
X 1 X
Puisque a > 1, alors la série de Riemann a
converge et, par suite, la série fn converge normalement
n
n>1 n>1
X
sur [a, +∞[, ainsi la convergence uniforme de la série fn sur [a, +∞[
n>1
X
(b) La série fn converge uniformément sur [a, +∞[ et pour tout n > 1,
n>1
(
1 si n = 1
fn (x) −−−−−→ ℓn =
x→+∞ 0 sinon
Par le théorème d’interversion limite somme, ζ admet une limite finie en +∞ et
+∞
X
lim ζ(x) = ℓn = 1
x→+∞
n=1

(c) La fonction s 7→ ζ(s) est une fonction décroissante, d’après le théorème de la limite monotone, elle admet
une limite dans R ∪ {+∞}. Supposons que cette limite L soit finie. Pour tout entier N et tout réel x > 1,
on a
N
X 1
6 ζ(x) 6 L.
n=1
nx
N
X 1 X1
Pour N fixé, on fait tendre x vers 1, ce qui nous fourni l’inégalité 6 L. La série est à termes
n=1
n n
n>1
positifs donc la suite de ces sommes partielles est croissante. L’inégalité précédente montre que cette suite
X1
est bornée donc elle converge, ce qui implique que la série est convergente, ce qui est faux. Ainsi
n
n>1
lim ζ(x) = +∞.
x→1+

elamdaoui@[Link] 3/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les fonctions Zéta et Zéta alternée de Riemann

5. (a) Soit n > 1, la fonctions fn est deux fois dérivable sur R et


ln2 (n)
∀x ∈ R, fn′′ (x) = 60
xx
Ainsi fn est convexe
(b) Soit x, y ∈ ]1, +∞[ et λ ∈ [0, 1]. Pour tout n ∈ N∗ , la fonction fn est convexe sur ]1, +∞[: elle érifie alors
l’inégalité de convexité, soit
fn (λx + (1 − λ)y) 6 λfn (x) + (1 − λ)fn (y)
Les deux membres de cette inégalité sont les termes de deux séries convergentes, donc
+∞
X +∞
X +∞
X
fn (λx + (1 − λ)y) 6 λ fn (x) + (1 − λ) fn (y)
n=1 n=1 n=1

Soit
ζ (λx + (1 − λ)y) 6 λζ (x) + (1 − λ)ζ (y)
D’où la convexité de ζ
6. (a) — Pour tout n > 1, la fonction fn est de classe C ∞ sur ]1, +∞[
X
— La série fn converge simplement sur ]1, +∞[ de somme ζ
n>1

(p) (−1)p lnp (n)


— Soit p > 1 et [a, b] ⊂ ]1, +∞[. Pour tout x ∈ [a, b], on a fn (x) = . En conséquence
nx
lnp (n) lnp (n)
fn(p) (x) = 6
nx na
lnp (n) lnp (n) X lnp (n)
Pour α ∈ ]1, a[, on a nα . = −
− −−−→ 0, donc, par le critère de Riemann, la série
na na−α n→+∞ na
n>1
X
converge. On en déduit la convergence normale de la série fn(p) sur [a, b], puis sa convergence uniforme
n>1
sur [a, b].
Par le théorème de dérivation sous le signe somme, la fonction ζ est de classe C ∞ sur ]1, +∞[ et pour tout
x ∈ ]1, +∞[ et p ∈ N, on a:
+∞
X (−1)p lnp (n)
ζ (p) (x) =
n=1
nx
(b) ζ est de classe C ∞ sur ]1, +∞[ et pour tout x ∈ ]1, +∞[, on a:
+∞ +∞
X − ln(n) X ln2 (n)
ζ ′ (x) = <0 et ζ ′′ (x) = >0
n=1
nx n=1
nx
On en déduit la décroissance et la convexité de ζ
(c)

1


1

elamdaoui@[Link] 4/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les fonctions Zéta et Zéta alternée de Riemann

Partie II: équivalents


1
7. Soit n > 2 et x > 1, la fonction t 7−→ est décroissance sur [1, +∞[, alors pour t ∈ [k, k + 1], on a:
tx
Z k+1 Z k+1 Z k+1
1 1 1 1 1 1
6 6 =⇒ dt 6 dt 6 dt
(k + 1)x tx kx k (k + 1) x
k t x
k k x
Z k+1
1 1 1
=⇒ 6 dt 6 x
(k + 1)x k t x k
Ou encore
k+1 k
1 1 1
Z Z
dt 6 x 6 dt
k tx k k−1 tx
ceci implique
(k + 1)1−x k 1−x 1 k 1−x (k − 1)1−x
− 6 x 6 −
1−x 1−x k 1−x 1−x
On somme ces inégalité de n à N et on tient compte des sommes téléscopiques, on obtient
N
(N + 1)1−x n1−x X 1 N 1−x (n − 1)1−x
− 6 6 −
1−x 1−x kx 1−x 1−x
k=n

Puis on fait tendre N vers +∞, on obtient l’inégalité


+∞
n1−x X 1 (n − 1)1−x
6 6
x−1 kx x−1
k=n

8. On applique les inégalités précédentes avec n = 2, on obtient


+∞
21−x X 1 1
6 x
6
x−1 k x−1
k=2

Puis, on ajoute 1 à chaque terme figurant dans les inégalités, alors

21−x 1
1+ 6 ζ(x) 6 1 + =⇒ x − 1 + 21−x 6 (x − 1) ζ(x) 6 x
x−1 x−1
1
Or x − 1 + 21−x −−−−→ 1, alors (x − 1) ζ(x) −−−−→ 1, soit ζ(x) ∼+
+
x→1 + x→1 1 x−1
9. On applique les inégalités précédentes avec n = 3, on obtient
+∞
31−x X 1 21−x
6 x
6
x−1 k x−1
k=3

Puis, on multiplie chaque terme figurant dans les inégalités par 2x , alors
2 x +∞

3 x
X 1 2
3 62 6
1−x kx x−1
k=3

2 x +∞

3 2 X 1
Or 3 −−−−−→ 0 et −−−−−→ 0, alors 2x −−−−−→ 0, soit ζ(x) − 1 − 2−x = ◦ (2−x ). Ainsi
1−x x→+∞ x − 1 x→+∞ k x x→+∞
k=3

ζ(x) − 1 ∼ 2−x
+∞

1 1
10. (a) Le terme général de cette série ζ(p) − 1 ∼ p , par la comparaison avec la série géométrique de raison , la
X 2 2
série (ζ(p) − 1) converge.
p>2

(b) Il s’agit d’une suite double de réels positifs

elamdaoui@[Link] 5/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les fonctions Zéta et Zéta alternée de Riemann

X 1 1
— Soit n > 2, la série p
converge car il s’agit d’une série géométrique de raison ∈ ]0, 1[ de somme
n n
p>2

1
+∞
X 1 n2 1
Sn = = =
n p 1 n(n − 1)
p=2 1−
n
X 1
— La série Sn converge car Sn ∼ , et
n2
n>2

+∞ +∞  
X X 1 1
Sn = − =1
n=2 n=2
n n+1
 
1
Donc la famille est sommable.
np (n,p)∈N22
 
1
(c) D’après la question précédente la famille est sommable, on fait appel au théorème de Fubini
np (n,p)∈N22
ou d’interversion
PP

+∞ +∞ X+∞ +∞ X+∞
X X 1 X 1
(ζ(p) − 1) = p
= p
p=2 p=2 n=2
n n=2 p=2
n
+∞
X 1
= =1
n=2
n(n − 1)

Partie III: Développement asymptotique en 1


1
11. Pour n > 1 et x ∈ R∗+ , l’application t 7→ x est décroissante sur [n, n + 1] (qui est un intervalle de longueur 1),
t
donc Z n+1
1 dt 1
6 6 x
(n + 1)x n t x n
1 1
On en déduit que : 0 6 vn (x) 6 x − .
n (n + 1)x
  n  
1 X 1 1 1
12. Pour x ∈ R+ , la suite

converge (vers 0) ; comme − = 1− , la série
nx n>1 kx (k + 1)x (n + 1)x
  k=1
X 1 1
− converge. De l’encadrement de la question préc’edente, on déduit la convergence de la
nx (n + 1)x
n>1
X
série vn (x).
n>1
13. Pour x > 1, on a:
n n Z n+1
X X 1 1 1
vk (x) = x
− x
dt −−−−−→ ζ(x) −
k 1 t n→+∞ x−1
k=1 k=1
Donc
+∞
X 1
vn (x) = ζ(x) −
n=1
x−1

X +∞
X
14. La série vn converge simplement sur [1, +∞[. On note Rn (x) = vk (x) le reste d’ordre n de la série. On
n>1 k=n+1
a:
+∞  
X 1 1 1 1 1
0 6 Rn (x) 6 − = − lim =
kx (k + 1)x (n + 1)x k→+∞ k x (n + 1)x
k=n+1
1 X
Ainsi, on déduit que sup |Rn (x)| 6 −
− −−−→ 0. Donc la série vn converge uniformément sur
x∈[1,+∞[ (n + 1)1 n→+∞ n>1

[1, +∞[.

elamdaoui@[Link] 6/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les fonctions Zéta et Zéta alternée de Riemann

 
1 1 1 1 1
15. Pour x ∈]1, +∞[, vn (x) = − − ; vn (1) = − ln(n + 1) + ln n.
nx 1 − x nx−1 (n + 1)x−1 n
vn est continue, sauf peut-être en 1.
1 1
En 1 : en posant h = x − 1, x = + o(1) par continuité de l’exponentielle x 7→ n−x en 1 et
n n
 
1 1 1 1  −h ln n −h ln(n+1)

− = e − e
1 − x nx−1 (n + 1)x−1 h
1 
= (1 − h ln n + o(h)) − (1 − h ln(n + 1) + o(h)
h
= ln(n + 1) − ln n + o(1)
1
Donc vn (x) = + ln(n + 1) − ln n + o(1) et, par suite, vn est continue en 1.
n X
On en déduit que la série vn est une série de fonctions continues sur [1, +∞[. La convergence uniforme
n>1
sur [1, +∞[ entraîne donc la continuité de sa somme sur [1, +∞[.
+∞ +∞
!
1 X X
On en déduit que ζ(x) − = vn (x) = vn (1) + o(1) = γ + o(1) au voisinage de 1+ . D’où
x−1 n=1 n=1
1
ζ(x) = + γ + o(1) au voisinage de 1+ .
x−1
Partie IV: Zéta alternée de Riemann
1
  X (−1)n−1
16. Soit x ∈ R ; si x > 0, alors la suite tend vers 0 en décroissant ; donc la série alternée
nx n>1 nx
n>1
(−1)n−1 X (−1)n−1
 
converge ; si x 6 0, la suite x
ne converge pas vers 0, donc la série diverge (grossiè-
n n>1 nx
n>1
rement).
(−1)n−1 1 X 1
17. (a) Soit a > 1 et x > a, alors pour tout n > 1, 6 a . Comme la série est indépendante de
n x n n2
n>1
X
x et convergente, la série hn converge normalement sur [a, +∞[.
n>1

]1,a] 1 X1 X
(b) On a k hn k∞ = et la série harmonique est divergente, donc hn ne converge pas normalement
n n
n>1 n>1
sur ]1, a].
X
(c) Soit a > 0 et x > a. La série hn (x) est alternée vérifiant le CSSA, alors
n>1

1
|Rn (x)| 6 |hn+1 (x)| 6
(n + 1)a
1
Donc k Rn k∞ 6 −−−−−→ 0. On en déduit qu’elle converge uniformément sur [a, +∞[.
(n + 1)a n→+∞
]0,a]
X
(d) Pour n ∈ N∗ , on a k hn k∞ = 1 6→ 0, d’après la condition nécessaire ,la série hn ne converge pas
n>1
uniformément sur ]0, a]
X
18. — hn est une série de fonctions continues sur ]0, +∞[
n>1
X (−1)n−1
— Soit [a, b] ⊂ ]0, +∞[, alors pour tout x ∈ [a, b], la série est alternée vérifiant le CSSA, alors
nx
n>1

(−1)n 1
|Rn (x)| 6 6
(n + 1)x (n + 1)a
1 X
Donc k Rn k∞ 6 a
−−−−−→ 0. Ou encore hn CU sur tout segment de R∗+ .
(n + 1) n→+∞
n>1

elamdaoui@[Link] 7/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les fonctions Zéta et Zéta alternée de Riemann

+∞
X
Donc la fonction µ = hn est continue sur R∗+
n=1
(−1)n−1 (−1)n−1
19. Comme, pour tout n > 2, −−− −−→ 0 et que, pour n = 1, = 1, le théorème de passage à la
nx x→+∞ nx
limite terme à terme permet d’affirmer que

+∞
X (−1)n−1
lim µ(x) = lim =1
x→+∞
n=1
x→+∞ nx
20. (a) — Pour tout n > 1, la fonction hn est de classe C ∞ sur ]0, +∞[
— Soit p > 0. Le résultat est déjà démontré pour p = 0, alors on suppose désormais que p > 1. Pour tout
(p) (−1)p+n−1 lnp (n)
x ∈ [a, +∞[, on a hn (x) = .
nx
lnp (t)
Pour x et p fixés, on considère la fonction ϕ définie sur [1, +∞[ par ϕ(t) = .
tx
ϕ est de C sur [1, +∞[ et

p − x ln (t) p−1
ϕ′ (t) = ln (t)
tx+1
p p
Donc ϕ′ est négative sur l’intervalle e x , +∞ et positive sur 1, e x . Donc ϕ est décroissante sur
  
 p p
e x , +∞ et croissante sur 1, e x .
 
 p 
ln (n) p
On en déduit que la suite est décroissante à partir du rang Na = E e a + 1 ; donc la
nx n>1
X
(p)
série alternée hn (x) converge et, pour n > Na , son reste d’ordre n, ρn (x), vérifie :
n>Na

lnp (n + 1) lnp (n + 1)
|ρn (x)| 6 (−1)n+p 6 .
(n + 1)x (n + 1)a
ln(n + 1) X
Donc sup |ρn (x)| 6 a
−−−−−→ 0. Donc la série h(p)
n CU sur [a, +∞[.
x>a (n + 1) n→+∞
n>1
(b) • Pour tout n > 1, la fonction hn est de C sur ]0, +∞[ ;

X
• Pour tout p ∈ N, la série h(p)
n converge uniformément sur tout segment inclus dans ]0, +∞[.
n>1
D’après le théorème de dérivation terme à terme, µ est de C ∞ sur ]0, +∞[ et
+∞
X lnp (n)
∀x > 0, µ(p) (x) = (−1)n+p−1
n=1
nx

21. Pour x > 1, on a:


+∞ +∞
X (−1)n−1 − 1 X −2
µ(x) − ζ(x) = =
n=1
nx (2k)x
k=1
+∞
X 1
= −21−x = −21−x ζ(x)
kx
k=1
1−x
On en déduit l’égalité : µ(x) = (1 − 2 )ζ(x).
22. (a) On pose h = x − 1. Comme µ est dérivable en 1, au voisinage de 1, on a :
µ(x) = µ(1) + hµ′ (1) + ◦(h)
= ln 2 + (x − 1)µ′ (1) + o(x − 1)
On a aussi :
1 − 21−x = 1 − e−h ln 2
ln2 2 2
= h ln 2 − h + o(h2 )
2
ln2 2
= (x − 1) ln 2 − (x − 1)2 + o((x − 1)2 )
2

elamdaoui@[Link] 8/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les fonctions Zéta et Zéta alternée de Riemann

(b)

µ(x) ln 2 + hµ′ (1) + o(h)


ζ(x) = =
1 − 21−x ln2 2 2
h ln 2 − h + o(h2 )
2
1 ln 2 + hµ′ (1) + o(h)
=
h ln 2 ln 2
1− h + o(h)
2  
1 ln 2
= (ln 2 + hµ′ (1) + o(h)) 1 + h + o(h)
h ln 2 2
  2  
1 ′ ln 2
= ln 2 + h µ (1) + + o(h)
h ln 2 2
 ′ 
1 µ (1) ln 2
= + + + o(1)
h ln 2 2

23. Par unicité du développement limité en 1+ (éventuellement en multipliant


 par (x − 1)), on déduit de la question

µ′ (1) ln 2 ln 2
15.) les égalités a = 1 et + = b = γ. D’où µ′ (1) = ln 2 γ − .
ln 2 2 2
+∞
(−1)n−1 ln n
 
X ln 2
D’après 20b.), = −µ′ (1) = ln 2 −γ .
n=1
n 2

elamdaoui@[Link] 9/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Théorème de Stone Weierstrass

Soit f une application continue de [0, 1] dans C. Pour tout entier n > 1, on définit le polynôme Bn de degré 6 n par :
n  
X k
Bn (x) = Cnk xk (1 − x) n−k
f .
n
k=0

On note par ailleurs M = sup |f (x)| et on fixe ε > 0


x∈[0,1]

1. Justifier l’existence d’un réel ηε > 0 tel que, pour couple (x, y) ∈ [0, 1]2 vérifiant

|x − y| 6 ηε =⇒ |f (x) − f (y)| 6 ε

2. Pour x, y ∈ R, donner une expression simple des quantités suivantes :


n
X n
X
kCnk xk y n−k et k(k − 1)Cnk xk y n−k .
k=0 k=0

3. Pour x ∈ [0, 1], on pose rk (x) = Cnk xk (1 − x)n−k . Montrer que


n
X n
X n
X
rk (x) = 1, krk (x) = nx, k(k − 1)rk (x) = n(n − 1)x2 .
k=0 k=0 k=0

En déduire l’égalité :
n
X
(k − nx)2 rk (x) = nx(1 − x).
k=0

4. Montrer que pour tout x ∈ [0, 1], on a :


n  
X k
|f (x) − Bn (x)| 6 f (x) − f rk (x).
n
k=0

5. Pour x ∈ [0, 1], on note J(x) = {0 6 k 6 n; |k − nx| 6 nηε } . Prouver que :


n  
X k
f (x) − f rk (x) 6 ε.
k=0
n
k∈J(x)

6. Prouver que :
n   n
X k X (k − nx)2
f (x) − f rk (x) 6 2M rk (x),
k=0
n k=0
n2 ηε2
k∈J(x)
/ k∈J(x)
/

puis que
n  
X k M
f (x) − f rk (x) 6 .
k=0
n 2nηε2
k∈J(x)
/

7. En déduire que la suite de polynômes Bn converge uniformément vers f sur [0, 1].
8. En déduire le théorème d’approximation de Weierstrass : si f est continue sur [a, b], il existe une suite de fonctions
polynomiales qui converge uniformément vers f sur [a, b].
9. Application: Soit a, b réels tels que a < b et f ∈ C ([a, b] , C) telle que
Z b
∀n ∈ N, xn f (x)dx = 0
a

Montrer que f est nulle

elamdaoui@[Link] 1/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Théorème de Stone Weierstrass

1. Théorème de Heine
2. D’après la formule du binôme :
n
X
Cnk xk y n−k = (x + y)n .
k=0
On dérive les deux membres de cette égalité par rapport à x, puis on multiplie par x :
n
X
kCnk xk y n−k = nx(x + y)n−1 .
k=0

De même, en dérivant deux fois :


n
X
k(k − 1)Cnk xk y n−k = n(n − 1)x2 (x + y)n−2 .
k=0

3. On spécialise les résultats précédents pour y = 1 − x. On obtient :


n
X
rk (x) = 1
k=0
n
X
krk (x) = nx,
k=0
n
X
k(k − 1)rk (x) = n(n − 1)x2 .
k=0
On a de plus :
(k − nx)2 = k(k − 1) + k(1 − 2nx) + n2 x2 .
En reportant les calculs précédents, on trouve donc :
n
X
(k − nx)2 rk (x) = nx(1 − x).
k=0

4. Remarquons que
n
X n
X
f (x) = f (x) rk (x) = f (x)rk (x).
k=0 k=0
On a donc :
n  
X k
|f (x) − Bn (x)| 6 f (x) − f rk (x).
n
k=0

5. Si |k − nx| 6 nηε , on a en particulier :


 
k k
− x 6 ηε =⇒ f (x) − f 6 ε.
n n
n
X
En utilisant que rk (x) = 1, on en déduit le résultat.
k=0
6. Remarquons que si |k − nx| > nηε , on a alors
(k − nx)2
16 .
n2 ηε2
On déduit :
 
X k 2M X
f (x) − f rk (x) 6 (k − nx)2 rk (x)
n n2 ηε2 c
k∈J(x)c k∈J
n
2M X
6 (k − nx)2 rk (x)
n2 ηε2
k=0
2M
6 nx(1 − x)
n2 ηε2
M
6 ,
2nηε2

elamdaoui@[Link] 2/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Théorème de Stone Weierstrass

1 1
où la dernière inégalité vient du fait que le maximum de x 7→ x(1 − x) sur [0, 1] est atteint en et vaut .
2 4
7. Fixons ε > 0. D’après la question 4, on a l’inégalité
n  
X k
|f (x) − Bn (x)| 6 f (x) − f rk (x).
n
k=0

ηε est donné par l’uniforme continuité. On fixe ensuite n0 suffisamment grand tel que :
M
∀n > n0 , 6 ε.
2nηε2

On a alors, pour n > n0 et x ∈ [0, 1]:


n  
X k
|f (x) − Bn (x)| 6 f (x) − f rk (x)
n
k=0
   
X k X k
6 f (x) − f rk (x) + f (x) − f rk (x)
n n
k∈J(x)c k∈J(x) | {z }
| {z } 6ε
M
6 2nη 2
ε
n
M X M X
6 +ε rk (x) 6 + ε rk (x)
2nηε2 2nηε2
k∈J(x) k=0
| {z }
=1
6 2ε

On en déduit donc que ∀n > n0 , on a k f − Bn k∞ 6 2ε.


Ceci prouve bien la convergence uniforme de la suite (Bn )n>0 vers f .
8. Posons g(x) = f (a + (b − a)x), pour x ∈ [0, 1]. La suite(Bn ) de polynômes de Bernstein associée à g converge
uniformément vers g sur [0, 1]. Posons Qn (x) = Bn x−a b−a , pour x ∈ [a, b]. (Qn ) est encore une suite de fonctions
polynomiales, et il est trivial de vérifier que (Qn ) converge uniformément vers f sur [a, b].
9. Par linéarité de l’intégrale, pour tout polynôme P ∈ C[X], on a:
Z b
P (x) f (x) dx = 0
a

La fonction f : x 7−→ f (x) est elle aussi continue sur [a, b]. Donc, d’après théorème de Weierstrass, il existe une
suite (Pn )n∈N convergeant uniformément sur [a, b] vers f .
Pour tout n ∈ N et tout x ∈ [a, b], en écrivant
 
2
|f (x)| − f (x)Pn (x) = f (x) f (x) − Pn (x)

2
et il en résulte que la suite (f Pn )n∈N converge uniformément vers |f | sur [a, b]. D’après le théorème d’intégration
des limites uniformes, il vient alors:
Z b Z b
2
|f (x)| dx = lim f (x)Pn (x) dx
a n→+∞ a

Donc Z b
2
|f (x)| dx = 0
a
2
La fonction |f | étant continue positive sur le segment [a, b] díntégrale nulle, donc |f | = 0, ainsi la nullité de f

elamdaoui@[Link] 3/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1

Notations :. — Dans tout le problème α est un réel strictement positif.


x
— Pour n ∈ N∗ , on considère l’application un définie sur R+ par: un (x) =
nα (1 + nx2 )

Partie I: Fonction Zêta de Riemann


+∞
X 1
On note ζ la fonction Zéta de Riemann, définie par ζ(x) =
n=1
nx
1. Soit a > 1
X 1
(a) Montrer que converge uniformément sur [a, +∞[
nx
n>1

(b) A-t-on une convergence uniforme sur ]1, a] ?


2. Étudier la limite de ζ en +∞
3. Montrer que ζ est de classe C ∞ sur ]1, +∞[ et calculer ses dérivées k-ième
4. Soit x ∈ ]1, +∞[
Z +∞
(a) En utilisant la comparaison série-intégrale, montrer que: 0 6 ζ(x) − 1 6 t−x dt 6 ζ(x)
1
(b) En déduire lim ζ(x)
x→1+
(c) Déterminer un équivalent de ζ(x) en 1
X
Partie II: Étude des modes de convergence de la série de fonctions un
n>1

X
5. Montrer que un converge simplement sur [0, +∞[.
n>1
On note fα sa somme
X 1
6. Montrer que un converge normalement sur [0, +∞[ si, et seulement si, α >
2
n>1
7. Soit a un réel tel que a > 0.
X
Prouver que la série un converge normalement sur [a, +∞[
n>1
1
8. On suppose dans cette question que α 6 .
2
+∞
X
Pour x ∈ [0, +∞[, on pose Rn (x) = uk (x)
k=n+1
2n  
X x 1 1
(a) Établir les inégalités: Rn (x) > √ puis Rn √ > √
2
2n(1 + kx ) n 3 2
k=n+1
X
(b) En déduire que la série un ne converge pas uniformément sur [0, a] où a est un réel strictement positif
n>1

π2
9. Calculer f1 (1) et f2 (1). ( On admettra que ζ(2) = )
6
10. Calculer la limite lim fα (x)
x→+∞
ζ(α + 1)
11. Montrer que fα (x) ∼
x→+∞ x

elamdaoui@[Link] 1/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1

Partie III: Régularité de fα


12. Montrer que fα est continue ]0, +∞[
1
13. Montrer que si α > alors fα est continue [0, +∞[
2
x
14. Soit x un réel strictement positif et ϕx l’application définie sur [1, +∞[ par: ϕx (t) = √
t(1 + tx2 )
(a) Montrer que pour tout n ∈ N∗ , on a
Z n n Z n
X x x
ϕx (t) dt 6 √ 6 + ϕx (t) dt
1
2
k(1 + kx ) 1 + x2 1
k=1

Z n √
(b) Calculer l’intégrale ϕx (t) dt ( On pourra effectuer le changement de variable u = x t)
1
(c) En déduire un équivalent simple de f 21 (x) lorsque x tend vers 0+
1
15. On suppose que α 6
2
(a) Montrer que f 21 6 fα
(b) En déduire que fα n’est pas continue en 0
16. Montrer que fα est de classe C 1 sur R∗+ et calculer fα′
17. Montrer que fα est décroissante sur [1, +∞[

Partie IV: Une autre expression sommatoire de fα


(−1)k−1
 
18. Soit x ∈ [1, +∞[. Montrer que la suite double est sommable.
nk+α x2k−1 k>1,n>2
19. En déduire que
+∞
x X ζ(α + k) − 1
∀x ∈ [1, +∞[ , fα (x) = + (−1)k−1
x2 + 1 x2k−1
k=1

ζ(α + k) − 1
20. On pose pour k ∈ N∗ et x > 1, vk (x) = (−1)k−1
x2k−1
(p)
(a) Montrer que vk est de classe C ∞ sur [1, +∞[ et calculer vk (x) pour p ∈ N∗ et x ∈ [1, +∞[
(b) Montrer que fα est de classe C ∞ sur ]1, +∞[
21. Soit x ∈ [1, +∞[
 
ζ(α + k) − 1
(a) Montrer que la suite est décroissante
x2k−1 k>1
(b) En déduire que
+∞
X ζ(α + k) − 1 1
∀n ∈ N∗ , (−1)k−1 2k−1
6
x (α + n) x2n+1
k=n+1

(c) Donner une valeur approchée de f2 (2) à 10−2 près

elamdaoui@[Link] 2/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1

Partie I: Fonction Zêta de Riemann


+∞
X 1
On note ζ la fonction Zéta de Riemann, définie par ζ(x) = x
n=1
n
1. Soit a > 1
(a) Soit x ∈ [a, +∞[, on a:
1 1
|fn (x)| = 6 a
nx n
X 1 X
Puisque a > 1, alors la série de Riemann a
converge et, par suite, la série fn converge normalement
n
n>1 n>1
X
sur [a, +∞[, ainsi la convergence uniforme de la série fn sur [a, +∞[
n>1
1 X1 X
(b) Pour tout n > 1, on a fn (x) −−−−→ et la série harmonique diverge, donc la série fn ne converge
x→1+ n n
n>1 n>1
pas uniformément sur ]1, a]
X
2. La série fn converge uniformément sur [a, +∞[ et pour tout n > 1,
n>1
(
1 si n = 1
fn (x) −−−−−→ ℓn =
x→+∞ 0 sinon
Par le théorème d’interversion limite somme, ζ admet une limite finie en +∞ et
+∞
X
lim ζ(x) = ℓn = 1
x→+∞
n=1

3. — Pour tout n > 1, la fonction fn est de classe C ∞ sur ]1, +∞[


X
— La série fn converge simplement sur ]1, +∞[ de somme ζ
n>1

(p) (−1)p lnp (n)


— Soit p > 1 et [a, b] ⊂ ]1, +∞[. Pour tout x ∈ [a, b], on a fn (x) = . En conséquence
nx
lnp (n) lnp (n)
fn(p) (x) = 6
nx na
p p X lnp (n)
ln (n) ln (n)
Pour α ∈ ]1, a[, on a nα . = −− −−−→ 0, donc, par le critère de Riemann, la série
na na−α n→+∞ na
n>1
X
converge. On en déduit la convergence normale de la série fn(p) sur [a, b], puis sa convergence uniforme
n>1
sur [a, b].
Par le théorème de dérivation sous le signe somme, la fonction ζ est de classe C ∞ sur ]1, +∞[ et pour tout
x ∈ ]1, +∞[ et p ∈ N, on a:
+∞
(p)
X (−1)p lnp (n)
ζ (x) =
n=1
nx
4. Soit x ∈ ]1, +∞[
1
(a) Soit n > 1, la fonction t 7−→ est décroissance sur [1, +∞[, alors pour t ∈ [n, n + 1], on a:
tx
Z n+1 Z n+1 Z n+1
1 1 1 1 1 1
x
6 x 6 x =⇒ x
dt 6 x
dt 6 dt
(n + 1) t n n (n + 1) n t n nx
Z n+1
1 1 1
=⇒ x
6 x
dt 6 x
(n + 1) n t n
On somme ces inégalité de n allant de 1 à +∞, on obtient
Z +∞
0 6 ζ(x) − 1 6 t−x dt 6 ζ(x)
1

elamdaoui@[Link] 3/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1

+∞
1 1 1
Z
(b) La valeur t−x dt = et l’inégalité précédente donnent 6 ζ(x) et puisque −−−−→ +∞,
1 x−1 x−1 x − 1 x→1+
alors ζ(x) −−−−→
+
+∞.
x→1
(c) L’encadrement précédent donne 1 6 (x − 1)ζ(x) 6 x, et par le théorème des gendarmes (x − 1)ζ(x) −−−−→
+
1
x→1
1
c’est-à-dire ζ(x) ∼
1+ x−1
X
Partie II: Étude des modes de convergence de la série de fonctions un
n>1

5. Soit x ∈ R+
x 1 1 X 1
— Si x ∈ R∗+ , on a un (x) = 2
∼ . Or la série à termes positifs converge, donc
nα (1 + nx ) xn α+1 nα+1
n>1
X
un (x) converge
n>1
X
— Si x = 0, la série nulle un (0) converge
n>1
X
Donc la série un converge simplement sur [0, +∞[.
n>1

6. un est continue sur [0, +∞[ et dérivable sur ]0, +∞[, avec
 ′ x 0 √1 +∞
x n
u′n (x) =
nα (1 + nx2 ) u′n (x) + 0 −
1 − nx2
= 2
1
nα (1 + nx2 ) un 2nα+ 2
1

Le signe de u′n (x) sur R∗+ est celui de 1 − nx2 . 0 0


1 X
On obtient son tableau de variations et k un k∞ = 1 . Ainsi k un k∞ converge si, et seulement, si
2nα+ 2 n>1
X 1 1 1
1 converge si, et seulement, si α + > 1 si, et seulement, si α >
nα+ 2 2 2
n>1
1
7. Soit a un réel tel que a > 0 et soit n0 ∈ N∗ tel que n0 > .
a2
Soit n > n0 , l’application un est décroissante sur [a, +∞[ et, par suite, pour tout x ∈ [a, +∞[: |un (x)| = un (x) 6
X X
un (a). La série un (a) est convergente, d’où un converge normalement sur [a, +∞[. En outre la suite
n>n0 n>n0
X
(un )n>1 est bornée, donc un converge normalement sur [a, +∞[
n>1
1
8. On suppose dans cette question que α 6 .
2
+∞
X
Pour x ∈ [0, +∞[, on pose Rn (x) = uk (x)
k=n+1
+∞ 2n
X x X x α √
(a) On a Rn (x) = α 2
> α 2
. Pour tout k ∈ [[n + 1, 2n]], on a k α 6 (2n) 6 2n
k (1 + kx ) k (1 + kx )
k=n+1 k=n+1

elamdaoui@[Link] 4/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1

2n
X x
et, par suite, Rn (x) > √ puis
k=n+1
2n(1 + kx2 )

2n √1
 
1 X n
Rn √ >

 
n k
k=n+1 2n 1 +
n
2n
X 1
>

 
2n
k=n+1 2n 1 +
n
2n
X 1 1
> √ = √
k=n+1
3 2n 3 2
 
1 1
Ainsi Rn √ > √
n 3 2
   
1 1 1 1 1 [0,a]
(b) Pour tout n > 2 , on a √ ∈ [0, a] et Rn √ = Rn √ > √ , donc k Rn k∞ 6→ 0, en
a n n n 3 2
X
conséquence la série un ne converge pas uniformément sur [0, a]
n>1
+∞ +∞  
X1 X 1 1
9. Par télescopage f1 (1) = = − = 1.
n=1
n (1 + n) n=1 n 1 + n
1 1 1 1
Par la décomposition en éléments simples, on a 2 = 2− + et, par suite,
X (X + 1) X X X +1
+∞ +∞ +∞  
X 1 X 1 X 1 1
f2 (1) = = + − = ζ(2) − 1
n=1
n2 (1 + n) n=1 n2 n=1 n + 1 n

X
10. — La série un converge uniformément sur [a, +∞[ pour a > 0 ;
n>1

— Pour tout n ∈ N∗ , on a un (x) −−−−−→ 0


x→+∞
D’après le théorème d’interversion limite et somme fα (x) −−−−−→ 0
x→+∞

x2 x2 1 X x2
11. — Puisque ∀x ∈ R+ et n ∈ N∗ on a: α = 6 , alors la série
n (1 + nx2 ) nα (1 + nx2 ) nα+1 nα (1 + nx2 )
n>1
converge normalement sur R+ et donc uniformément sur R+ ;
x2 1
— Pour tout n ∈ N∗ , on a α −−−−−→
n (1 + nx2 ) x→+∞ nα+1
+∞
X 1 ζ(α + 1)
D’après le théorème d’interversion limite et somme xfα (x) −−−−−→ α+1
, soit fα (x) ∼
x→+∞
n=1
n x→+∞ x

Partie III: Régularité de fα


x
12. — Pour tout n ∈ N∗ , l’application un : x −→ est continue sur R∗+ ;
nα (1 + nx2 )
X
— Soit [a, b] ⊂ R∗+ . D’après la question 7 la série de fonctions un converge normalement sur [a, +∞[, donc
n>1
elle l’est uniformément sur [a, +∞[ puis en particulier sur [a, b]
Donc fα est continue sur R∗+
1
13. Si α >
2
x
— Pour tout n ∈ N∗ , l’application un : x −→ α est continue sur R+ ;
n (1 + nx2 )

elamdaoui@[Link] 5/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1

X
— D’après la question 6 la série de fonctions un converge normalement sur R+ , donc elle l’est uniformément
n>1
sur R+
Donc fα est continue R+
14. Soit x un réel strictement positif et ϕx l’application définie sur [1, +∞[ par:
x
ϕx (t) = √
t(1 + tx2 )

(a) Soit n ∈ N∗ . L’application ϕ est continue, décroissante et positive sur [1, +∞[, on utilise les deux inégalités
Z k+1 Z k
∀k > 1, ϕx (t) dt 6 ϕx (k) et ∀k > 2, ϕx (k) 6 ϕx (t) dt
k k−1

On somme la première inégalité de k allant de 1 à n et la deuxième de k allant de 2 à n, on obtient


Z n+1 n n Z n
X x X x
ϕx (t) dt 6 √ et √ 6 ϕx (t) dt
1 k=1
k(1 + kx2 ) k=2
k(1 + kx2 ) 1

Z n n
x X
Par transitivité, la première inégalité donne et on ajoute le nombre ϕx (1)
ϕx (t) dt 6 √
1 k=1
k(1 + kx2 )
n Z n
X x x
aux deux membres de la deuxième inégalité, on aboutit à √ 6 + ϕx (t) dt .
k(1 + kx2 ) 1 + x2 1
k=1
Bref Z n n Z n
X x x
ϕx (t) dt 6 √ 6 + ϕx (t) dt
1 k(1 + kx2 ) 1 + x2 1
k=1

√ √ u2
(b) On effectue le changement de variable u = x t. Alors t = 1 ⇒ u = x, t = n ⇒ u = x n, t = 2 et
t
2u
dt = 2 du, par la formule de changement de variables, il vient
x
Z n Z x √n
x 2u
ϕx (t) dt = u . du
2 ) x2
1 x x (1 + u
Z x √n
1
= 2 du
x 1 + u2

x n
= 2 [arctan(u)]x
√  
= 2 arctan x n − arctan (x)

(c) Tout d’abord on fait tendre n vers l’infini, dans l’inégalité de 14a, on obtient l’encadrement
x
π − 2 arctan(x) 6 f 21 (x) 6 + π − 2 arctan(x)
1 + x2
x
Comme lim π − 2 arctan(x) = lim + π − 2 arctan(x) = π, alors f 21 (x) −−−−→ π
x→0+ x→0+ 1 + x2 x→0+
1
15. On suppose que α 6
2
√ x x
(a) Soit x ∈ R+ . Pour tout n ∈ N∗ , on a nα 6 n, ce qui donne l’inégalité
6√ , puis
nα (1 + nx2 ) n (1 + nx2 )
par sommation f 12 (x) 6 fα (x). Ceci est vrai pour tout x ∈ R+ , alors f 21 6 fα
(b) Si fα est continue en 0, alors on doit avoir fα (x) −−−−→
+
fα (0) = 0. Mais l’inégalité précédente donne
x→0
π = lim f 21 (x) 6 lim fα (x). Absurde
x→0+ x→0+
16. — Pour tout n ∈ N∗ , l’application un est de classe C 1 sur R∗+ et

1 − nx2
∀x ∈ R∗+ , u′n (x) = 2
nα (1 + nx2 )

elamdaoui@[Link] 6/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1

X
— La série un converge simplement sur R∗+
n>1

— Soit [a, b] ⊂ R∗+ et soit x ∈ [a, b], on a

nx2 − 1 nx2 + 1 nb2 + 1 nb2 + 1


2 6 2 6 2 6
nα (1 + nx2 ) nα (1 + nx2 ) nα (1 + na2 ) a4 nα+2

nb2 + 1 b2 1 X 1 X
Comme ∼ et la série de Riemann converge (α > 0), donc u′n converge
a4 nα+2 a4 nα+1 nα+1
n>1 n>1
normalement sur le segment [a, b], donc elle l’est uniformément
D’après le théorème de la dérivation terme à terme fα est de classe C 1 sur R∗+ et
+∞
X 1 − nx2
∀x ∈ R∗+ , fα′ (x) = 2
n=1 nα (1 + nx2 )

1 − nx2
17. Pour tout x ∈ [1, +∞[ et n ∈ N∗ , la fraction , dont le dénominateur positif et le numérateur négatif,
nα (1 + nx2 )
+∞
X 1 − nx2
est positive, donc fα′ (x) = 6 0, puis fα est décroissante sur [1, +∞[
n=1
nα (1 + nx2 )

Partie IV: Une autre expression sommatoire de fα


X 1 X x X 1
18. — Soit n > 2, la série = converge car la série géométrique , de raison
nk+α x2k−1 nα (nx2 )
k
(nx2 )
k
k>1 k>1 k>1
1 1
0< 2
6 , converge
nx 2
+∞
X x x 1 X
— Tn = k
= α 2
∼ α+1 et la série Tn converge
α 2 n (nx − 1) n x
k=1 n (nx ) n>2
(−1)k−1
 
Donc la suite double est sommable.
nk+α x2k−1 k>1,n>2
+∞
+∞ X +∞ X+∞
X (−1)k−1 X (−1)k−1
19. D’après le théorème de Fubini, on a = . Or
n=2
nk+α x2k−1 n=2
nk+α x2k−1
k=1 k=1

+∞ X
+∞ +∞ +∞ +∞
X (−1)k−1 X (−1)k−1 X 1 X (−1)k−1
= = (ζ(α + k) − 1)
n=2
nk+α x2k−1 x2k−1 n=2 nk+α x2k−1
k=1 k=1 k=1

D’autre part
−1
+∞ X+∞ +∞ +∞  k X+∞ +∞
X (−1)k−1 X −x X −1 −x nx2 =
X x x
= = = fα (x) − 2
n k+α x2k−1 n α nx 2 nα 1 n α (nx2 + 1) x +1
n=2 k=1 n=2 k=1 n=2 1+ n=2
nx2
D’où la formule demandée
+∞
x X ζ(α + k) − 1
∀x ∈ [1, +∞[ , fα (x) = 2
+ (−1)k−1
x +1 x2k−1
k=1

ζ(α + k) − 1
20. On pose pour k ∈ N∗ et x > 1, vk (x) = (−1)k−1
x2k−1
(a) vk est de classe C ∞ sur [1, +∞[, car il s’agit de la restriction d’une fraction rationnelle de pôle 0 sur [1, +∞[.
Pour p ∈ N∗ et x ∈ [1, +∞[, on a

(p) (2k − 2 + p)! ζ(α + k) − 1


vk (x) = (−1)k+p−1
(2k − 2)! x2k+p−1

elamdaoui@[Link] 7/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

X x
Étude de la série
nα (1 + nx2 )
n>1

(b) — Pour tout k ∈ N∗ , l’application vk est de classe C ∞ sur ]1, +∞[


X
— La série vk converge simplement sur ]1, +∞[
k>0

— Soit [a, b] ⊂ ]1, +∞[ et soit x ∈ [a, b], on a

(p) (2k − 2 + p)! ζ(α + k) − 1 (2k − 2 + p)! ζ(α + k) − 1 (2k)p


∀p ∈ N∗ , vk (x) = 6 ∼ (ζ(α + k) − 1)
(2k − 2)! x2k+p−1 (2k − 2)! a2k+p−1 a2k+p−1
X (2k)p
La série converge, d’après le critère de D’Alembert,
a2k+p−1
k>1
X
Donc, d’après le théorème de dérivation terme à terme, vk est de classe C ∞ sur ]1, +∞[. Puis fα est de
k>1
classe C ∞ sur ]1, +∞[ comme somme de deux fonctions de classe C ∞ sur ]1, +∞[
21. Soit x ∈ [1, +∞[
   
1 ζ(α + k) − 1
(a) Les deux suites (ζ(α + k) − 1)k>1 et de réels positifs sont décroissantes, donc
x2k−1 k>1 x2k−1 k>1
est décroissante  
ζ(α + k) − 1 1
(b) −−−−−→ 0, car ζ(α + k) −−−−−→ 1 et la suite est bornée, on déduit que la série
x2k−1 k→+∞ k→+∞ x2k−1 k>1
X ζ(α + k) − 1
(−1)k−1 est alternée vérifiant le critère spécial des séries alternées, alors
x2k−1
k>1

+∞
X ζ(α + k) − 1 1
∀n ∈ N∗ , (−1)k−1 2k−1
6
x (α + n) x2n+1
k=n+1

(c) D’après la question précédente


+∞
n
!
2 X ζ(2 + k) − 1 X ζ(2 + k) − 1 1
∀n ∈ N ,∗
f2 (2) − + (−1)k−1 = (−1)k−1 6
5 22k−1 22k−1 (2 + n) 22n+1
k=1 k=n+1

1 1 2 ζ(3) − 1 ζ(4) − 1 1 4ζ(3) − ζ(4)


Pour n = 2, on a 2n+1
= 6 10−2 et alors + − = + est
(2 + n) 2 128 5 2 8 40 8
une valeur approchée de f2 (2) à 10−2 près

elamdaoui@[Link] 8/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

X 1
Étude de la série
1 + enx
n>1

1
Pour tout n ∈ N, on définit la fonction fn : x 7−→
1 + enx
Partie I: Convergence, monotonie et convexité
X +∞
X
1. Étudier la convergence simple de la série fn puis déterminer le domaine de définition D de f = fn
n>0 n=0
2. Soit a > 0
X
(a) Montrer que fn converge uniformément sur [a, +∞[
n>0
X
(b) La convergence de fn est-elle uniforme sur ]0, a]
n>0
3. Prouver que f est continue sur D
4. Déterminer la limite de f en +∞
5. (a) Étudier la monotonie et la convexité de fn sur D
(b) En déduire la monotonie et la convexité de f sur D

Partie II: Étude au voisinage de 0+


.
+∞
1 1
Z
6. Montrer que pour x > 0 l’application ϕx : t 7−→ est intégrable sur R+ puis calculer dt
1 + etx 0 1 + etx
7. Montrer que
+∞ +∞
1
Z Z
ϕx (t) dt 6 f (x) 6 + ϕx (t) dt
0 2 0
µ
8. En déduire que f (x) ∼+ où µ à déterminer
0 x
9. Tracer l’allure de la courbe de f

Partie III: Une autre expression de f


10. Montrer que la suite (−1)k−1 e−nkx est sommable

(n,k)∈N∗2
+∞
1 X (−1)k−1
11. Montrer que f (x) = +
2 ekx − 1
k=1
n
1 X (−1)k−1
12. Déterminer une valeur de n pour que f (1) − ≃ à 10−3 près
2 ek − 1
k=1

Partie IV: Régularité de f


13. Pour n ∈ N∗ on pose In = {(p, q) ∈ N∗2 / pq = n}
(a) Montrer que (In )n∈N∗ est une partition de N∗2
+∞
1 X X
(b) Déduire que f (x) = + ωn e−nx où ωn = (−1)p−1
2 n=1
p|n

14. Pour n > 1 et x ∈ R∗+ ,


on pose gn (x) = ωn e −nx

X
(a) Montrer que pour tout p ∈ N, la série gn(p) converge normalement sur [a, +∞[ pour tout a > 0
n>1

(b) Montrer que f est de C sur D

elamdaoui@[Link] 1/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

X 1
Étude de la série
1 + enx
n>1

Partie I: Convergence, monotonie et convexité


1. Soit x ∈ R
1 X
— Si x 6 0, alors fn (x) > 6→ 0, donc la série fn (x) diverge grossièrement ;
2
n>0
1 X
— Si x > 0, alors fn (x) = ∼ e −nx
et la SATP e−nx est géométrique de raison e−x ∈ ]0, 1[, donc
1 + enx
n>0
X
elle converge, alors par le critère de comparaison des séries à termes positifs fn (x) converge
n>0
Donc le domaine de définition de f est ]0, +∞[
2. Soit a un réel strictement positif
(a) Soit x ∈ [a, +∞[, alors pour tout n ∈ N, la fonction fn est positive et décroissante sur R∗+ , donc fn (x) 6
X X
fn (a). Or la série fn (a) converge, donc la série fn converge normalement sur [a, +∞[, puis elle
n>0 n>0
converge uniformément sur [a, +∞[
]0,a] 1 X
(b) Comme k fn k∞ = 6→ 0, donc la série fn ne converge pas uniformément sur ]0, a]
2
n>0
3. — Pour tout n ∈ N, l’application fn est continue sur R∗+ ;
X
— Soit [a, b] ⊂ R∗+ , la série de fonctions fn converge uniformément sur [a, +∞[, donc elle l’est sur [a, b]
n>0
Donc f est continue sur R∗+
X
4. La série fn converge uniformément sur [a, +∞[ pour tout a ∈ R∗+ et pour tout n > 0,
n>0

1

si n = 0
fn (x) −−−−−→ ℓn = 2
x→+∞ 0 sinon

Par le théorème d’interversion limite somme, f admet une limite finie en +∞ et


+∞
X 1
lim f (x) = ℓn =
x→+∞
n=0
2

5. (a) Soit n > 0, la fonction fn est deux fois dérivable sur ]0, +∞[, avec
−nenx n2 enx (enx − 1)
fn′ (x) = 2 60 et fn′′ (x) = 3 >0
(1 + enx ) (1 + enx )
Donc fn est décroissante et convexe sur ]0, +∞[
(b) — Monotonie: Soit x, y ∈ ]0, +∞[ tels que x < y, alors pour tout n ∈ N, on a fn (y) 6 fn (x). Les deux
X X +∞
X +∞
X
séries fn (x) et fn (y) sont convergentes, alors fn (y) 6 fn (x), soit f (y) 6 f (x)
n>0 n>0 n=0 n=0
— Convexité: Soit x, y ∈ ]0, +∞[ et λ ∈ [0, 1]. Pour tout n ∈ N, la fonction fn est convexe sur ]0, +∞[:
elle vérifie alors l’inégalité de convexité, soit

fn (λx + (1 − λ)y) 6 λfn (x) + (1 − λ)fn (y)

Les deux membres de cette inégalité sont les termes de deux séries convergentes, donc
+∞
X +∞
X +∞
X
fn (λx + (1 − λ)y) 6 λ fn (x) + (1 − λ) fn (y)
n=0 n=0 n=0

Soit
f (λx + (1 − λ)y) 6 λf (x) + (1 − λ)f (y)
D’où f est convexe.

elamdaoui@[Link] 2/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

X 1
Étude de la série
1 + enx
n>1

Partie II: Étude au voisinage de 0+


6. Soit x > 0.
1
— L’application ϕx : t 7−→ est continue sur R+
1 + etx  
1 −xt 1
— En +∞: On a tx
∼ e =o 2
1+e +∞ t
Donc ϕx est intégrable sur R+ .
Z +∞ Z +∞
1 e−tx
dt = dt
0 1 + etx 0 1 + e−tx

1 +∞ (1 + e−tx )
Z
= − dt
x 0 1 + e−tx
1 +∞ ln 2
= − ln 1 + e−tx 0 =
x x
7. La fonction ϕx est continue et décroissance sur [0, +∞[, alors pour t ∈ [k, k + 1], on a:
Z k+1
ϕx (t) 6 ϕx (k) ⇒ ϕx (t) dt 6 ϕx (k)
k
On somme ces inégalités de k allant de 0 à +∞, on obtient
Z +∞
ϕx (t) dt 6 f (x)
0
De même pour t ∈ [k − 1, k], on a:
Z k
ϕx (k) 6 ϕx (t) ⇒ ϕx (k) 6 ϕx (t) dt
k−1

On somme ces inégalités de k allant de 1 à +∞, on obtient


+∞
X Z +∞
ϕx (k) 6 ϕx (t) dt
k=1 0

1
En ajoutant le terme manquant ϕx (0) = aux deux membres de l’inégalité précédente, on obtient
2
Z +∞
1
f (x) 6 + ϕx (t) dt
2 0
Ainsi l’encadrement demandé
+∞ Z +∞
1
Z
ϕx (t) dt 6 f (x) 6 + ϕx (t) dt
0 2 0
ln 2 1 ln 2 ln 2
8. D’après l’encadrement précédent on a: 6 f (x) 6 + , donc f (x) ∼ +
x 2 x x→0 x
1
9. f est décroissante et convexe sur R∗+ , avec f (x) −−−−−→ et f (x) −−−−→ +∞, alors l’allure de f est de la forme
x→+∞ 2 x→0+

Cf

1
2

elamdaoui@[Link] 3/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

X 1
Étude de la série
1 + enx
n>1

Partie III: Une autre expression de f


Soit x ∈ ]0, +∞[.
X
10. — Pour k ∈ N∗ , la série à termes positifs e−nkx est géométrique de raison e−kx ∈ ]0, 1[, donc elle converge
n>1
e−kx
de somme Tk = ∼ e−kx ;
1 − e−kx
X
— La SATP e−kx est géométrique de raison e−x ∈ ]0, 1[ est convergente, et par le critère de comparaison
k>1
X
des SATP Tk converge
k>1
D’où la sommabilité de la suite double (−1)k−1 e−nkx est sommable.

(k,n)∈N∗2
11. Par le théorème de Fubini
X +∞
+∞ X +∞ X
X +∞
(−1)k−1 e−nkx = (−1)k−1 e−nkx
n=1 k=1 k=1 n=1
∗ −nx
Avec ∀n ∈ N , e ∈ ]0, 1[ et
+∞ +∞
X X k e−nx 1
(−1)k−1 e−nkx = − −e−nx = −nx
=
1+e 1 + enx
k=1 k=1

En outre ∀k ∈ N∗ , e−kx ∈ ]0, 1[ et


+∞ +∞
X X n e−kx (−1)k−1
(−1)k−1 e−nkx = (−1)k−1 e−kx = (−1)k−1 =
n=1 n=1
1 − e−kx ekx − 1

Alors
+∞ X (−1)k−1 +∞
X 1
nx
=
n=1
1+e ekx − 1
k=1
+∞ +∞ +∞
X 1 1 X −nx
 1 X (−1)k−1
Donc f (x) = = + ln 1 + e = +
n=0
1 + enx 2 n=1 2 ekx − 1
k=1
n +∞
1 X (−1)k−1 X (−1)k−1 X (−1)k−1
12. On a f (1) − − = et est une série alternée vérifiant le critère spécial
2 ek − 1 ek − 1 ek − 1
k=1 k=n+1 k>1
+∞
X (−1)k−1 1 1
des séries alternées donc k
6 n+1 , donc il suffit de choisir n tel que n+1 6 10−3 . la
e −1 e −1 e −1
k=n+1
6
1 X (−1)k−1 1
valeur n = 6 répond à la question car 7
≃ 0, 0009, donc k
est une valeur approchée de f (1) −
e −1 e −1 2
k=1
à 10−3 près

Partie IV: Régularité de f


13. Pour n ∈ N∗ , on pose In = (p, q) ∈ N∗2 | pq = n .


(a) — Soit n ∈ N∗ l’élément (1, n) ∈ In , donc In 6= ∅


— Soit m, n ∈ N∗ tels que m 6= n. Si (p, q) ∈ In ∩ Im , alors pq = m = n, donc m = n. Absurde
[
— Pour tout n ∈ N∗ , on a In ⊂ N∗2 , donc In ⊂ N∗2 . Inversement si (p, q) ∈ N∗2 , on pose n = pqq,
n∈N∗
[ [
donc (p, q) ∈ In , ainsi N ∗2
⊂ In . D’où In = N∗2
n∈N∗ n∈N∗
On conclut que (In )n∈N∗ est une partition de N∗2 ;

elamdaoui@[Link] 4/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

X 1
Étude de la série
1 + enx
n>1

(b) La suite double (−1)q−1 e−pqx est sommable, par le théorème de la sommation par paquets on a:

(p,q)∈N∗2

1 X
f (x) − = (−1)q−1 e−pqx
2
(p,q)∈N⋆2
+∞
X X
= (−1)q−1 e−pqx
n=1 (p,q)∈In
+∞
X X
= (−1)q−1 e−nx
n=1 (p,q)∈In
+∞ X
X
= (−1)q−1 e−nx
n=1 q|n

+∞
1 X X
Donc pour tout x ∈ R∗+ : f (x) − = ωn e−nx où ωn = (−1)q−1
2 n=1
q|n

14. Remarquons que pour n > 1, on a |ωn | 6 n


(p)
(a) L’application gn est de classe C ∞ sur R∗+ et que ∀x ∈ R∗+ : gn (x) = (−n)p ωn e−nx .
Soit [a, b] ⊂∈ R∗+ , alors pour tout x ∈ [a, b], on a

gn(p) (x) = np |ωn | e−nx 6 np+1 e−na

X X
Par le critère de D’Alembert la série np+1 e−na converge, donc gn(p) converge normalement sur [a, +∞[
n>1 n>1

(b) On a
— ∀n ∈ N∗ , gn ∈ C ∞ (R∗+ , R) ;
X
— La série gn converge simplement sur R∗+ ;
n>0
X
— ∀p > 1, gn(p) converge uniformément sur tout [a, b] ⊂ R∗+ .
n>0
D’après le théorème de dérivation terme à terme l’application f est de classe C ∞ sur R∗+

elamdaoui@[Link] 5/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Comparaison des modes de convergences

X
Dans tout le problème, fn est une série de fonctions définies sur un intervalle I de R et à valeurs réelles.
n>1

Partie I
X X
Une série de fonctions fn converge absolument sur I (CA) lorsque, pour tout x ∈ I, la série |fn (x)| converge.
n>1 n>1
Dans les deux premières questions on supposera, pour simplifier les démonstrations, que toutes les fonctions (fn ) sont
bornées sur I.
X
1. (a) Rappeler la définition de la convergence normale (CN) de la série de fonctions fn sur I.
n>1
X X
(b) On suppose que la série de fonctions fn CN sur I, démontrer que fn CA sur I.
n>1 n>1
X X
2. On suppose que la série de fonctions fn CN sur I, démontrer que fn CU sur I.
n>1 n>1
x2 + n
  X
3. On pose pour x ∈ [0, 1] , fn (x) = (−1)n 2
. Démontrer que la série fn CS puis CU sur [0, 1] mais
n
n>1
elle ne CA en aucune valeur de [0, 1].
X X
4. Si la série de fonctions fn converge absolument sur I a-t-on nécessairement fn qui converge uniformément
n>1 n>1
sur I ? X
Indication On pourra considérer fn , avec fn : x ∈ ]−1, 1[ −→ xn .
n>1

Partie II
Soit (αn )n>1 une suite décroissante de réels postifs, I = [0, 1[ et pour tout x ∈ I, fn (x) = αn xn (1 − x).
X
5. Justifier que la suite (αn )n>1 est bornée et que la série de fonctions fn converge simplement sur I.
n>1
6. (a) Calculer pour n > 1, k fn k∞ = sup |fn (x)|
x∈I
X X αn
(b) Démontrer que la série fn CN sur I si et seulement si, la série converge.
n
n>1 n>1
+∞
X
7. (a) Soit x ∈ I. Calculer xk
k=n+1
X
(b) Si on suppose que la suite (αn )n>1 converge vers 0, démontrer que la série de fonctions fn converge
n>1
uniformément sur I .
X
(c) Réciproquement, démontrer que si la série de fonctions fn converge uniformément sur I alors la suite
n>1s
(αn )n>1 converge vers 0.
8. Dans chacun des cas suivants, donner, en détaillant, un exemple de suite décroissante de réels postifs (αn )n>1
telle que :
X
(a) La série de fonctions fn converge normalement sur I.
n>1
X
(b) La série de fonctions fn ne converge pas uniformément sur I.
n>1
X
(c) La série de fonctions fn converge uniformément sur I mais ne converge pas normalement sur I.
n>1
9. Résumer à l’aide d’un schéma toutes les implications possibles, pour une série de fonctions quelconque, entre les
convergences : normale, uniforme, absolue et simple.

elamdaoui@[Link] 1/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Comparaison des modes de convergences

Partie I
X X
1. (a) La série de fonctions fn converge normalement sur I si et seulement si la série numérique kfn k∞
n>1 n>1
converge sur R+ , où kfn k∞ = Sup{|fn (x)| /x ∈ I}, appelée norme de la convergence uniforme.
( pour que cette définition ait un sens, il faut que les fonctions soient bornées sur I, de manière à pouvoir
parler de la norme infinie)
X
(b) ∀x ∈ I, 0 6 |fn (x)| 6 kfn k∞ et par comparaison de séries à termes positifs, on en déduit que si fn
X X
converge normalement, alors pour tout x de I, la série |fn (x)| converge, i.e. la série fn converge
absolument
X+∞ +∞
X X
2. Pour x dans I notons Rn (x) = fk (x). Alors |Rn (x)| 6 kfk k∞ . La série fn convergeant norma-

+∞
!k=n+1 k=n+1
X
lement, la suite kfk k∞ converge vers 0 indépendamment de x, ce qui prouve que la suite des restes
k=n+1 n X
(Rn (x))n converge uniformément vers 0 sur I, i.e. la série fn converge uniformément sur I.
2
x 1
3. Pour x fixé dans I = [0, 1], |fn (x)| = + et donc la suite (|fn (x)|)n décroît et converge vers 0. Le CSSA est
Xn n
applicable, ce qui prouve que la série fn converge simplement sur I = [0, 1].
x2 1 1 1
Le CSSA nous dit que, pour tout x de I, |Rn (x)| 6 |fn+1 (x)| = + 6 + .
(n + 1)2 n (n + 1)2 n
1 1 X
lim + = 0 donc la suite (R n (x)) n∈N ∗ converge uniformément vers 0, c’est à dire la série fn converge
(n + 1)2 n
uniformément sur I = [0, 1].
x2 1 X x2 X1
Enfin, pour x fixé, |fn (x)| = 2 + . La série 2
converge (série de Riemann) mais la série diverge
n nX n X n
(série harmonique), et donc la série |fn (x)| diverge, i.e. la série fn ne converge pas absolument sur I.
X X
4. Considérons la fonction fn définie sur I = [0, 1[ par fn (x) = xn . Pour x dans I, la série |fn (x)| = xn
1 X
converge vers . Cette série fn converge absolument sur I = [0, 1[.
1−x
+∞ +∞
X X xn+1
Alors Rn (x) = fk (x) = = . Montrons que cette suite de fonctions (Rn (x)) ne converge pas
1−x
k=n+1 k=n+1
 n+1
1 1 1 n
uniformément vers 0. En effet Rn (1− ) = n 1 − = ne(n+1) ln(1− n ) ∼ qui tend vers +∞ avec n. Donc
n n X e
la suite (Rn ) ne converge pas uniformément vers 0, et ainsi la série fn est une série qui converge absolument
sur I = [0, 1[ mais qui ne converge pas uniformément sur I.

Partie II
5. La suite (αn ) décroît
Xet est positive, donc ∀n, 0 6 αn 6 α0 . La suite (αn )n est donc bornée. X
Soit x ∈ I. La série xn converge (série géométrique de raison x avec 0 6 x < 1) et donc la série α0 (1−x)xn
converge (linéarité).
∀n > 1, ∀x ∈X I, 0 6 αn xn (1 − x) 6 α0 (1 − x)xn . Ainsi, par comparaison de séries à termes positifs, on conclut
que la série fn converge simplement sur I.
6. (a) ∀x ∈ I, fn′ (x) = αn (nxn−1 − (n + 1)xn ) = αn xn−1 (n − x(n + 1)). En construisant le tableau de variations
n
de fn on établit que la fonction fn positive admet sur I un maximum (absolu) au point qui vaut
n n
n+1
n n n
fn ( ) = αn . Donc kfn k∞ = αn .
n+1 (n + 1)n+1 (n + 1)n+1
 n+1
αn n
(b) kfn k∞ = . .
n n+1
 n+1  n+1
n 1 1
Or = 1− = e(n+1) ln(1− n+1 ) , et (n + 1) ln(1 − n+1
1 1
) ∼ (n + 1)(− n+1 ) ∼ −1. Donc
n+1 n+1

elamdaoui@[Link] 2/3 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Comparaison des modes de convergences

 n+1
n
lim = e−1 .
n+1
αn
Ainsi, kfn k∞ ∼ ; de plus kfn k > 0 et donc, par comparaison de séries positives,
ne
X X αn
kfn k∞ converge ⇐⇒ converge.
n
+∞
X xn+1
7. (a) xk = .
1−x
k=n+1
(b) On sait que la suite (αn ) décroît. Donc pour k > n + 1, αk 6 αn+1 .
Alors ∀k > n + 1, αk xk (1 − x) 6 αn+1 (1 − x)xk , et donc par inégalités sur les séries convergentes,
+∞ +∞
X X xn+1
06 αk xk (1 − x) 6 αn+1 (1 − x) xk = αn+1 (1 − x) = αn+1 xn+1 6 αn+1 .
1−x
k=n+1 k=n+1
+∞
X
La suite des restes Rn (x) = αk xk (1 − x) est donc positive et majorée par une suite qui ne dépend
k=n+1
X
pas de x et qui converge vers 0 , ce qui prouve que la série fn converge uniformément.
(c) La suite (αn ) décroît et est minorée par 0, donc elle converge vers une limite positive ou nulle. Si cette
limite ℓ est non nulle, alors pour tout n, αn > ℓ > 0.
+∞
X ∞
X
Dans ces conditions pour tout x dans I, Rn (x) = αk xk (1 − x) > ℓ(1 − x) xk = ℓxn+1 .
k=n+1 k=n+1
1 1 n+1 ℓ
Mais alors, Rn (1 + n+1 )
> ℓ(1 − n+1 ) qui converge vers (voir question 6.a. )donc ne converge pas vers
e
0, c’est à dire que la suite des restes ne converge pas uniformément vers la fonction nulle, ce qui contredit
l’hypothèse.
X
Donc fn converge uniformément sur I, si et seulement si la suite (αn )n>1 converge vers 0.
1 X αn 1
8. (a) Avec αn = , la question 6.b. montre que la série fn converge normalement (car = 2 et la série
X 1 n n n
converge)
n2
(b) Il suffit de prendre αn = 1 : la suite est constante, donc elle décroît (au sens large), et elle ne converge pas
1 1
vers 0. Si on veut absolument une suite strictement décroissante, il suffit de prendre αn = +
2 n
X αn
(c) Il nous faut trouver une suite (αn )n positive décroissante, convergeant vers 0, mais telle que la série
n
diverge .
1
La suite définie par αn = pour n > 2 et α1 = α2 convient (elle est bien définie pour n > 1). Cette
ln(n)
X αn
suite est décroissante et converge vers 0. Il reste à montrer que la série diverge.
n
2 X
La fonction g : x → décroît sur [2, +∞[ et est positive. La série g(n) est donc de même nature
x ln(x)
n>2
Z ∞ Z M Z M
1
que l’intégrale g(x) dx. Or g(x) dx = dx = [ln(ln x)]M
2 = ln(ln M ) − ln(ln 2) qui a
2 1 1 x ln(x)
X αn X
pour limite +∞ quand M tend vers +∞. L’intégrale diverge, donc la série diverge, et donc fn
n
n>1
converge uniformément sur I mais ne converge pas normalement sur I.
9. CV Normale ⇒ CV Absolue ⇒ CV simple (R est complet) CU
CV Normale ⇒ CV Uniforme ⇒ CV simple.
Aucune des réciproques n’est vraie. Et de plus : CN CS
CV absolue ; CV uniforme, et de même : CV uniforme ; CV absolue
Toutes les autres implications sont fausses. CA

elamdaoui@[Link] 3/3 [Link]


S ÉRIES ENTIÈRES
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

S ÉRIES ENTIÈRES O PÉRATIONS SUR LES SÉRIES ENTIÈRES D ÉVELOPPEMENTS EN SÉRIES ENTIÈRES
Les fonctions, considérées dans ce paragraphe, sont définies sur un intervalle I
Lemme d’Abel Somme et produit
voisinage de 0 à valeurs dans C
Soit r ∈ R+⋆ tel que (an rn )n soit une suite bornée avec (an )n ∈ CN . Alors X X
Soient an z et
n
bn z n de rayons de convergences respectifs Ra et Rb et
∀z ∈ B(0C , r), la série
X
an z n converge absolument n>0 n>0
Fonction développable en série entière
n>0
X X On dit que f est développable en série entière en 0 ( ou à l’origine ) s’il existe
soient sn z et
n
pn z respectivement somme et produit de Cauchy des
n X
r > 0 et il existe une série entière an xn de rayon de convergence R > r tels
Rayon de convergence n>0 n>0
n n>0
que
X X
Le rayon de convergence de la série an z n est l’élément de R+ ∪ {+∞}: deux séries précédentes i.e. ∀n ∈ N, sn = an + bn et pn = an−k bk . Soit Rs
+∞
n>0 k=0 X
et Rp les rayons de convergence de ces deux dernières. Alors ∀x ∈] − r, r[, f (x) = an xn
R = sup{r ∈ R+ , (an rn )n est bornée } = inf{r ∈ R+ , (an rn )n non bornée} n=0
1. Rs > min(Ra , Rb ), Rp > min(Ra , Rb ) ; On dit aussi f est développable en série entière sur ] − r, r[.
= sup{r ∈ R+ , an rn −−−−−→ 0} = inf{r ∈ R+ , an rn 6−→ 0}
n→+∞
X X 2. Si Ra 6= Rb , alors Rs = min(Ra , Rb ) ;
= sup{r ∈ R+ , an rn converge } = inf{r ∈ R+ , an rn dinverge} Propriété caractéristique
n>0 n>0 3. On pose R = min(Ra , Rb ). Alors ∀z ∈ D(0, R), Si f est de classe C ∞ au voisinage de 0. Les deux assertions sont équivalentes
X X
= sup{r ∈ R+ , |an | rn converge} = inf{r ∈ R+ , |an | rn diverge} +∞ +∞ +∞ 1. f est développable en série entière;
X X X Z x
n>0 n>0 • sn z n = an z n + bn z n ; (x − t)n (n+1)
2. ∃r > 0, ∀x ∈] − r, r[, lim f (t) dt = 0.
      n=0 n=0 n=0 n→+∞ 0 n!
+∞ +∞ +∞
X X X ! !
Rc  a n z n  = Rc  an z n+p  = Rc  an+p z n  X X X
Auquel cas les primitives et les dérivées successives de f sont DSE en 0
• pn z n = an z n × bn z n .
n>0 n>0 n>0
n=0 n=0 n=0
Opérations algébriques
Critère de comparaison Série dérivée Soient f, g : I → C développables en séries entières sur ] − r, r[.
Alors ∀α, β ∈ C, αf + βg, f , f g, Re (f ) et Im (f ) sont DES sur ] − r, r[ .
X X
Soient an z et n
bn z de rayons respectifs Ra et Rb .
n X X
Soit an z n une série entière de rayon R. La série nan z n−1 est de rayon
n>0 n>0 n>0 n>1

D ÉVELOPPEMENTS EN SÉRIES ENTIÈRES


X
1. si ∀n ∈ N, |an | 6 |bn |, alors Ra > Rb ; de convergence R et dite série dérivée de an z n
n>0
2. si an = O(bn ) ou an = o(bn ), alors Ra > Rb ; Rayon de convergence R = +∞
Soit p ∈ N,
+∞ n
3. si an ∼ bn , alors Ra = Rb . X z
Pour tous z ∈ C et x ∈ R : exp(z) =
     
X X X an n!
Critère de D’Alembert Rc  a n z n  = Rc  np a n z n  = R c  z n
n=0
an+1 np
n>0 n>0 n>1
Si (an ) ne s’annule pas à partir d’un certain rang et lim = ℓ ∈ R. +∞ +∞
n→+∞ an X x2n X x2n+1
1 • cosh x = • sinh x =
(2n)! (2n + 1)!
X
Alors le rayon de convergence de la série entière an z est R = . Avec la
n

n>0
ℓ C AS DES SÉRIES RÉELLES n=0
+∞ 2n
n=0
+∞ 2n+1
n x x
X X
1 1 • cos x = (−1) • sin x = (−1)n
convention = +∞ et = 0. Primitive (2n)! (2n + 1)!
0 +∞ X n=0 n=0

Soit an xn une série entière réelle de rayon de convergence R et de somme Rayon de convergence R = 1
n>0 Pour tous x ∈] − 1, 1[ et α ∈ R:
C ONVERGENCES D ’ UNE SÉRIE ENTIÈRE +∞
X
f : x ∈ ]−R, R[ 7−→ an xn . Alors les primitives de f sur ] − R, R[ s’écrivent 1
+∞
X +∞ n
X x
Convergence d’une série entière n=0 1. = xn 4. ln(1 − x) = −
1 − x n=0 n=1
n
X +∞
Soit an z une série entière de rayon de convergence R > 0.
n X xn+1 +∞ +∞
x 7→ k + an où k ∈ C 1 X X x n
n>0 n + 1 2. = (−1)n xn 5. ln(1 + x) = (−1)n−1
n=0 1 + x n=0 n=1
n
1. La série entière converge absolument sur le disque de convergence +∞
Régularité et coefficients x 2n+1
D(0, R) = {z ∈ C/ |z| < R} ;
X
3. arctan x = (−1)n
2n + 1
X
2. La série entière converge normalement sur tout disque fermé Df (0, R1 ) Soit an xn une série entière réelle de rayon de convergence R et de somme n=0
avec 0 < R1 < R ; n>0
+∞
+∞ f . Alors f ∈ C ∞
(] − R, R[, K): X α . . . (α − n + 1) n
X 6. (1 + x) = 1 +
α
x .
3. f : z 7→ an z n est continue sur D(0, R). n!
+∞ n=1
n=0
(p)
X n!
∀x ∈] − R, R[, ∀p ∈ N, f (x) = an xn−p
3. vraie pour ±1; 4. Vraie pour x = −1 et 5. vraie pour 1
X X
4. Si an R CA, alors
n
an z CN sur Df (0, R).
n
n=p
(n − p)!
n>0 n>0
(n) +∞ (n)
f (0) f (0) n
C ONTACT I NFORMATION
X
En particulier an = et ∀x ∈] − R, R[, f (x) = x
n! n=0
n!
Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Autour des séries entières

Dans tout le problème :


X
• (an )n>0 est une suite de nombres réels telle que la série entière an xn de la variable réelle x ait pour rayon
n>0
de convergence 1.
X
• On désigne alors par an la série numérique de terme général an et par f la fonction définie sur l’intervalle
n>0
+∞
X
]−1, 1[ par : f (x) = an xn .
n=0
• On désigne par (P1 ) et (P2 ) les deux propriétés suivantes possibles de la suite :
X
(P1 ): La série an converge.
n>0

(P2 ): La fonction f admet une limite finie, notée lim− f (x), lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures.
x→1

Partie I: Généralités
1. En utilisant des développements en série entière " usuels ", donner dans chaque cas, un exemple de suite (an )
telle que:
(a) (an )n>0 vérifie (P1 ) et (P2 ) ;
(b) (an )n>0 ne vérifie pas (P1 ) et vérifie (P2 ) ;
(c) (an )n>0 ne vérifie ni (P1 ) ni (P2 ) ;
X
(d) La série an xn ne converge pas uniformément sur l’intervalle ]−1, 1[ (justifier).

X
2. On suppose que la série an est absolument convergente ; montrer alors que la fonction f admet une limite
n>0
+∞
X
finie lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures et que lim f (x) = an .
x→1−
n=0
X (−1)n
3. Déduire de la question précédente la somme de la série
n(n − 1)
n>2
Indication: On pourra utiliser une décomposition en éléments simples

Partie II: Théorème d’Abel


X
4. On suppose dans cette question que la série an converge.
n>0
On va montrer qu’alors la fonction f admet une limite finie lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures (théorème
d’Abel).
+∞
X +∞
X
On pose rn = ak et pour tout x ∈ [0, 1], Rn (x) = ak xk .
k=n+1 k=n+1
+∞
X
(a) Simplifier, pour tout x ∈ [0, 1], (rn+p−1 − rn+p ) xn+p .
p=1
+∞
X
(b) En déduire que, pour tout x ∈ [0, 1[, Rn (x) = rn xn+1 + xn+1 (x − 1) rn+p xp−1
p=1

(c) Soit un réel ε > 0, justifier qu’il existe un entier n0 tel que pour tout entier n > n0 et tout entier naturel p
ε
on ait |rn+p | 6 , puis que :
2
pour tout entier n > n0 et pour tout réel x ∈ [0, 1[, |Rn (x)| 6 ε.
(d) Conclure que la fonction f admet une limite lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures et que lim− f (x) =
x→1
+∞
X
an
n=0

elamdaoui@[Link] 1/10 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Autour des séries entières

X
5. Que peut-on dire de la série an si lim f (x) = +∞ ?
x→1−
n>0
6. Application: Retrouver le développement en série entière en 0 de la fonction arctan puis utiliser le théorème
π
d’Abel pour écrire comme somme d’une série numérique.
4
7. Produit de Cauchy: On rappelle que le produit de Cauchy de deux séries absolument convergentes est une
série absolument convergente.
(a) Le produit de Cauchy de deux séries convergentes est-elle une série convergente ?
(−1)n
Indication: On pourra examiner le cas un = vn = √ pour n > 1
4
n
X X n
X
(b) Soit un , vn deux séries de nombres réels, on pose pour n entier naturel, wn = uk vn−k et on
n>0 n>0 k=0
X X X
suppose que les trois séries un , vn et wn convergent.
n>0 n>0 n>0
+∞ +∞ +∞
! !
X X X
Montrer, à l’aide du théorème d’Abel, qu’alors wn = un vn .
n=0 n=0 n=0

Partie III: Réciproque du théorème d’Abel


8. Justifier que la réciproque du théorème d’Abel est fausse.
9. Dans cette question on suppose que pour tout entier n, an > 0.
Montrer que si (an )n>0 vérifie (P2 ), alors elle vérifie la propriété (P1 ).
Xn
Iindication: On pourra montrer que ak 6 lim− f (x)
x→1
k=0

Partie IV: Théorème tauberien faible


On suppose dans cette partie que lim nan = 0 et lim− f (x) = L ∈ R.
n→+∞ x→1

10. Montrer qu’il existe un réel K tel que :


K
∀n ∈ N∗ , |an | 6 .
n
n
X
11. Pour tout n ∈ N, on note un = L − ak .
k=0
Prouver que l’on peut écrire :
n
X +∞
X
ak xk − 1 + ak xk .

∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1[ , un = L − f (x) +
k=0 k=n+1

12. (a) Justifier l’existence, pour tout entier naturel n, de Mn = sup (|kak |).
k>n

(b) Prouver que la suite (Mn ) converge. Quelle est sa limite ?


13. Déduire de ce qui précède que :
n
X 1
|ak | 1 − xk +

∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1[ , |un | 6 |L − f (x)| + Mn
n (1 − x)
k=0

puis que
n
X 1
∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1[ , |un | 6 |L − f (x)| + (1 − x) k |ak | + Mn .
n (1 − x)
k=0

1
14. On prend xn = 1 − , n ∈ N∗ .
n
En utilisant tout ce qui précède, prouver alors que lim un = 0.
n→+∞

elamdaoui@[Link] 2/10 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Autour des séries entières

X
15. Conclure que an converge
n>0

Partie V: Une équation différentielle


Soit (E) l’équation différentielle :
x
4x2 y ′′ (x) + 4xy ′ (x) − y =
.
1−x
1 1
16. Développer en série entière autour de l’origine les fonctions x 7→ et x 7→ .
1−x 1+x
Donner les domaines de convergence des séries obtenues.
17. Trouver une solution développable en série entière autour de l’origine de (E).
Donner le rayon de convergence de la série entière obtenue.
+∞
X xn
18. Soit ϕ : x ∈ I 7→ ϕ (x) = .
n=1
4n2 − 1

(a) Déterminer les constantes α et β telles que

1 α β
∀n > 1, = + .
4n2 − 1 2n − 1 2n + 1
+∞ +∞
X xn X u2n+1
(b) Soient pour x ∈ I et u ∈ I, H (x) = et h (u) = .
n=0
2n + 1 n=0
2n + 1
r
1+u
Montrer que h (u) = ln .
1−u
(c) En déduire une expression simple de H (x).

On pourra poser u = x.
(d) En déduire une expression de ϕ (x) à l’aide de fonctions usuelles.
(e) Calculer la valeur de L = lim ϕ (x).
x→1−

1
19. Soit pour n ∈ N∗ , an = .
4n2 − 1
+∞
X 1
Calculer, à l’aide des résultats précédents, la valeur de S = .
n=0
4n2−1
20. On se propose dans cette question de retrouver la valeur de S directement.
n  
X 1 1 1
Soit Sn = . Prouver que S n = 1 − . Conclure.
4k 2 − 1 2 2n + 1
k=1

Partie VI: Séries harmonique transformées


Désormais, on admet et on pourra utiliser le théorème de Littlewood suivant:
Théorème : de Littlewood
 
1
Si la fonction f admet une limite finie lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures et que an = O alors
n
X
la série an converge.
n>0

Pour p entier naturel non nul, on considère une suite (εn )n>1 périodique de période p formée d’éléments de l’ensemble
{−1, 1} .
X X εn
21. Donner, en justifiant leur valeur, les rayons de convergence des séries entières εn xn−1 et xn .
n
n>1 n>1
+∞ +∞
X εn n X
On pose, pour x ∈ ]−1, 1[: f (x) = x et g (x) = εn xn−1 .
n=1
n n=1

elamdaoui@[Link] 3/10 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Autour des séries entières

X εn Z x
22. Établir que la série converge si et seulement si la fonction f : x 7−→ g(t) dt admet une limite finie
n 0
n>1
lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures.
23. Montrer que g est une fraction rationnelle à déterminer.
X1
24. Retrouver, uniquement par les deux questions précédentes, que la série harmonique diverge et que la série
n
n>1
X (−1)n
alternée converge en précisant sa somme.
n
n>1
p
X X εn
25. Déterminer une condition nécessaire et suffisante portant sur la somme εi pour que la série converge.
i=1
n
n>1
Que peut-on en conclure dans les cas où la période p est un entier impair ?
26. Dans le cas où la suite (εn )n>1 est périodique de période 6 avec ε1 = ε2 = ε3 = 1 et ε4 = ε5 = ε6 = −1,
+∞
X εn
déterminer
n=1
n
(il est demandé de détailler les calculs).

Partie VII: Divergence sur le bord


X
On suppose dans cette question que ∀n > 0 : an > 0 et la série an diverge.
n>0
bn
Soit (bn )n>0 une suite réelle telle que λn = −−−−−→ λ ∈ R.
an n→+∞
+∞
X
Pour x ∈ ]−1, 1[, on pose g(x) = bn x n
n=0
27. En utilisant le théorème de la limite monotone, montrer que lim− f (x) = +∞
x→1
28. Montrer que g est définie sur ]−1, 1[
29. Soit ε > 0 et x ∈ ]0, 1[. Montrer qu’il existe N ∈ N et M > 0 tels que
N
X
|g(x) − λf (x)| 6 εf (x) + M an xn
n=0

g(x)
30. Montrer que −−−−→ λ
f (x) x→1−
31. Application:
X xn
(a) Calculer le rayon de convergence de la série
n + sin n
n>1
+∞
X xn
(b) Donner un équivalent en 1 de la fonction g définie sur ]−1, 1[ par g(x) =
n=1
n + sin n

Partie VIII: Théorème de Liouville


X
Soit cn z n une série entière de rayon de convergence R > 0 et de somme h et soit r < R.
n>0
X
32. Montrer que, pour tout entier k, la série de fonctions θ 7→ cn rn ei(n−k)θ converge normalement sur [0, 2π].
n>0
33. En déduire que pour tout k ∈ N, on a
Z 2π
2πrk ck = h(reiθ )e−ikθ dθ.
0

34. Application : On suppose que R = +∞ et que h est bornée sur C. Montrer que h est constante.

elamdaoui@[Link] 4/10 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Autour des séries entières

Partie I: Généralités
+∞
X (−1)n−1 xn
1. (a) Il suffit de considérer ln(1 + x) =
n=1
n
+∞
1 X
(b) Il suffit de considérer = (−x)n
1 + x n=0
+∞
1 X
(c) Il suffit de considérer = xn
1 − x n=0
+∞
1 X ]−1,1[
(d) Il suffit de considérer = xn , car k xn k∞ = 1 6→ 0
1 − x n=0
X
2. La série entière an xn converge normalement sur [0, 1], donc sa somme est continue sur [0, 1] C’est du cours!
n>0
(on dispose ici de la convergence normale de la série sur [0,1] . . .)
3. Pour x ∈ ] − 1, 1[ , on peut écrire:
+∞ +∞ +∞
X (−x)n X (−x)n X (−x)n
= −
n=2
n(n − 1) n=2
n−1 n=2
n
= x ln(1 + x) + [ln(1 + x) − x]
+∞
X (−1)n
Comme la question précédente s’applique, on en déduit: = 2 ln 2 − 1 .
n=2
n(n − 1)

Partie II: Théorème d’Abel


4. (a) Comme rn+p−1 − rn+p = an+p , on a tout simplement:
+∞
X
(rn+p−1 − rn+p ) xn+p = Rn (x)
p=1

(b) On travaille sur les sommes partielles:


k
X k
X k
X
(rn+p−1 − rn+p ) xn+p = rn+p−1 xn+p − rn+p xn+p
p=1 p=1 p=1

après mise à l’écart du premier terme de la première somme et réindexation des autres, on obtient:
k
X k−1
X
(rn+p−1 − rn+p ) xn+p = rn xn+1 + xn+1 (x − 1) rn+p xp−1 − rn+k xn+k
p=1 p=1

le dernier terme tend vers 0 lorsque k tend vers l’infini car rn+k tend vers 0 puisque la série an converge,
P

et xn+k est borné ; il suffit donc de faire tendre k vers l’infini pour obtenir la relation voulue.
(c) Comme on l’a déjà signalé, rn tend vers 0 ; par conséquent, si l’on se donne ε > 0 , on dispose d’un entier
ε ε
n0 pour tout k > n0 on ait |rk | 6 ; alors on a bien |rn+p | 6 pour n > n0 et p entier naturel. Et
2 2
pour x ∈ [0, 1[ et n > n0 on obtient:
+∞
ε ε X
|Rn (x)| 6 + (1 − x) xp−1 = ε
2 2 p=1

(d) Continuité de la somme à gauche en 1, assurée par convergence uniforme de la série sur [0, 1].
5. Par contraposition, la série est divergente.

elamdaoui@[Link] 5/10 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Autour des séries entières

+∞ 2n+1
1 X
n x
6. Par primitivation du développement de on obtient arctan(x) = (−1) pour x ∈ ] − 1, 1[ ; et
1 + x2 n=0
2n + 1
+∞
π X (−1)n
l’on peut appliquer le théorème d’Abel pour obtenir: =
4 n=0
2n + 1
7. (a) La série proposée converge par critère spécial des séries alternées. Le terme général du produit de Cauchy
n−1
X (−1)n n
est ici: wn = 1/4 = (−1) an . (poser u0 = v0 = 0 )
k=1 k(n − k) √
n2 2 2(n − 1)
Or k(n − k) 6 étude des variations, ou mieux: (n − 2k) > 0 et par conséquent an >


4 n
; ce qui montre que la série de terme général wn diverge grossièrement.
(b) Puisque un et vn convergent, les séries entières un xn et vn xn ont un rayon de convergence
P P P P

au moins égal à 1. D’après le cours, c’est alors aussi le cas de wn xn . . . Si l’on note U (x) , V (x) , W (x) ,
P

les sommes respectives, on a: U (x) V (x) = W (x) pour tout x ∈ [0, 1[ . Mais d’après le théorème d’Abel
appliqué à chacune des trois séries, lorsque x tend vers 1 par valeurs inférieures, U (x) tend vers un ,
P

V (x) tend vers vn , W (x) tend vers wn . Par unicité de la limite, le produit des deux premières
P P

sommes est égale à la troisième.

Partie III: Réciproque du théorème d’Abel


8. C’est la question 1.b) !
Pn k
9. Puisque les coefficients sont positifs, k=0 ak x 6 f (x) pour tout x ∈ [0, 1[ ;
en outre, la fonction f est croissante sur [0, 1[ , d’où f (x) 6 limx→1− f (x) pour tout x ∈ [0, 1[.
Pn k
On a donc: k=0 ak x 6 limx→1− f (x) pour tout x ∈ [0, 1[. En faisant tendre x vers 1 dans cettePdernière
inégalité, on obtient une majoration de la suite des sommes partielles de la série à termes positifs an qui
converge donc.

Partie IV: Théorème de Tauber et Littlewood faible


10. Par hypothèse, la suite (nan ) converge, elle est donc bornée, d’où l’existence de K.
11. Par définition, pour tout n ∈ N et tout x ∈ [0, 1[, j’ai
n
X n +∞ n +∞
 X X X X
ak xk − 1 + a k xk = L − un + a k xk − 1 + ak xk

f (x) = ak +
k=0 k=0 k=n+1 k=0 k=n+1

d’où le résultat.
12. (a) Par définition de K, pour tout n, l’ensemble En = {|kak | , k > n} est une partie non vide de R, majorée
par K. Elle admet donc une borne supérieure.
(b) Par hypothèse, (kak ) converge vers 0 ; pour ε > 0 fixé on dispose donc de N tel que : ∀k > N, |kak | 6 ε,
d’où par définition de la borne supérieure, ∀n > N, 0 6 Mn 6 ε. On vient de vérifier la définition de la
limite Mn −−−−−→ 0
n→+∞
Mn Mn
13. Par définition de Mn , On a : ∀k > n, |ak | 6 6 , d’où, connaissant la somme d’une série géométrique
k n
+∞ +∞ +∞
X
k Mn X k Mn X k Mn 1
∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1[ , ak x 6 x 6 x = ·
n n n 1−x
k=n+1 k=n+1 k=0

d’où la première majoration. Ensuite, on utilise l’identité


k−1
X
∀k ∈ N, ∀x ∈ [0, 1[ , 1 − xk = (1 − x) xj 6 (1 − x) · k
j=0

d’où la seconde majoration.

elamdaoui@[Link] 6/10 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Autour des séries entières

1
14. D’après les résultats précédents, avec xn = 1 − , on’obtient,
n
  n
∗ 1 n+1 1 X
∀n ∈ N , |un | 6 L − f 1 − + · |kak | + Mn
n n n+1
k=0

Lorsque n tend vers l’infini, le premier terme du majorant ci-dessus tend vers 0 d’après (ii), le second l’est
Xn
également puisque nan = ◦(1) donc kak = ◦(n) et le troisième aussi d’après la question précédente. En
k=0
conclusion un −−−−−→ 0
n→+∞
X
15. Par définition de (un )n>0 , nous venons de montrer que la série an converge et a pour somme L, autrement-dit
n>0
que f peut se prolonger au segment [0, 1] avec f (1) = L, ce qui fait que f est alors continue à gauche en 1. Ainsi
+∞
X
f se prolonge par continuité en 1 en posant f (1) = an = L.
n=0

Partie V
16. Il s’agit de séries géométriques :
+∞ +∞
1 X 1 X n
∀x ∈ ]−1, 1[ = xn et = (−1) xn .
1 − x n=0 1 + x n=0

En outre si x ∈/ ]−1, 1[ ces deux séries divergent grossièrement, le “domaine” de convergence est donc ]−1, 1[.
+∞
X
17. Soit y : x 7→ an xn la fonction somme d’une série entière, de rayon de convergence R > 0. Soit r = min (1, R).
n=0
J’ai pour tout x de ]−r, r[
+∞ +∞ +∞ +∞
X X x X X
xy ′ (x) = nan xn , x2 y ′′ (x) = n (n − 1) an xn et = xn+1 = xn
n=0 n=0
1 − x n=0 n=1

d’où, par unicité du développement en série entière, y est solution de (E) sur ]−r, r[ si et seulement si

a0 = 0 et ∀n ∈ N∗ , 4n (n − 1) an + 4nan − an = 1

soit si et seulement si
1
a0 = 0 et ∀n ∈ N∗ , an = .
4n2 − 1
+∞
X xn
Ainsi ϕ : x 7→ est la seule solution développable en série entière possible de (E). Or cette série
n=1
4n2 − 1
X xn
entière a un rayon de convergence égal à 1 (pour x non nul fixé, la règle de d’Alembert montre que
4n2 − 1
n>1
converge absolument pour |x| < 1 et diverge grossièrement pour |x| > 1).
18. (a) Il vient
α β 2n (α + β) + α − β
∀n > 1, + = ,
2n − 1 2n + 1 4n2 − 1
1 1
donc α = et β = − conviennent.
2 2
(b) Il est immédiat que le rayon de convergence de la série entière définissant h vaut 1. Donc h est C ∞ sur
]−1, 1[ et il vient
+∞  
X 1 1 1 1
∀u ∈ ]−1, 1[ , h′ (u) = u2n = = + ,
n=0
1 − u2 2 1−u 1+u
r
1+u
d’où, en intégrant, vu que h (0) = 0, alors ∀u ∈ ]−1, 1[ , h (u) = ln .
1−u

elamdaoui@[Link] 7/10 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Autour des séries entières

√ u2n P+∞
(c) Soit x ∈ I et u = x. On peut écrire H (x) = = u1 h (u) d’où
n=0
2n + 1
 √ 
1 1+ x
∀x ∈ I, H (x) = √ ln √
2 x 1− x

(d) Toutes les séries entières utilisées ayant un rayon de convergence égal à 1, on a grâce à une réindexation
+∞ +∞ +∞ +∞
! !
1 X xn X xn 1 X xn+1 X xn
∀x ∈ I, ϕ (x) = − = 1+ −
2 n=1 2n − 1 n=1 2n + 1 2 n=0
2n + 1 n=0 2n + 1

soit
1
∀x ∈ I, ϕ (x) = (1 + (x − 1) H (x))
2
d’où grâce au résultat précédent
 √ 
1 x−1 1+ x
∀x ∈ I, ϕ (x) = + √ ln √
2 4 x 1− x

(e) Pour l’étude au voisinage de 1, on réécrit



1 x−1 √  1+ x √  √ 
ϕ (x) = + √ ln 1 + x + √ 1 − x ln 1 − x
2 4 x 4 x

où la seule forme indéterminée (lorsque x tend vers 1) est du type t ln t, qui tend vers 0 lorsque t = 1 − x
1
tend vers 0. D’où L = .
2
1
19. On a nan ∼ −→ 0, donc (an ) vérifie nan −−−−−→ 0. On peux donc appliquer le résultat de la partie 1
n→+∞ 4n n→+∞ n→+∞
X
à la fonction f : x 7→ −1 + ϕ(x) (ne pas oublier a0 !). Nous avons vu alors que la série an converge et a pour
n>0
1
somme −1 + L. Ainsi S = − .
2
20. Par réindexation
n n n−1 n
! !
∗ 1 X 1 X 1 1 X 1 X 1
∀n ∈ N , Sn = − = − ,
2 2k − 1 2k + 1 2 2k + 1 2k + 1
k=1 k=1 k=0 k=1

d’où après simplifications  


1 1
∀n ∈ N∗ , Sn = 1−
2 2n + 1
1 1
Par conséquent Sn −→ , et je retrouve (en ajoutant le terme a0 = −1 !) S = − .
n→+∞ 2 2
Partie VI: Séries harmoniques transformées
21. Les deux séries ont même rayon de convergence car l’une est la dérivée de l’autre en outre (εn ) est bornée et ne
X
tend pas vers 0, donc le réyon de convergence de εn xn−1 vaut 1
n>1
Z x
22. Effectivement, on peut écrire f (x) = g(t) dt pour x ∈ ] − 1, 1[ . . . et appliquer le théorème de Littlewood
0
précédemment admis pour la réciproque du théorème d’Abel.
23. Soit x ∈ ]−1, 1[, on a:
+∞
X +∞
X +∞
X p
X
p n+p−1 k−1 k−1
x g(x) = εn x = εk−p x = εk x = g(x) − εk xk−1
n=1 k=p+1 k=p+1 k=1

p
X
εk xk−1
k=1
Par conséquent, g(x) = .
1 − xp

elamdaoui@[Link] 8/10 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Autour des séries entières

x Z x
1 1−t
Z
24. dt diverge quand x tend vers 1 ; tandis que 2
dt tend vers ln 2 . . .
0 1−t 0 1−t
25. On est bien mis sur la voie par la question précédente: 1 étant racine simple du dénominateur de g(x), il faut et
il suffit que 1 soit racine du numérateur pour que l’intégrale soit convergente. (dans ce cas, g est prolongeable
Xp
par continuité en 1) Une CNS est donc: εi = 0 .
i=1
Cela ne peut pas se produire lorsque p est impair!
1 + x + x2 − x3 − x4 − x5 (1 + x + x2 )(1 − x3 ) 1+x x2
26. On a ici: g(x) = 6
= 3 3
= 3
+ ;
1−x (1 − x )(1 + x ) 1+x 1 + x3
+∞ Z 1 Z 1
X εn 1 x2
on en déduit que = 2
dx + 3
dx . La première intégrale (abélienne) vaut:
n=1
n 0 x −x+1 0 1+x
Z 1 Z 1/2 Z 1/2  
1 1 1 4 1 2π
1 2 3 dx = 2
du = 2 2
du = √ arctan √ = √ .
0 (x − 2 ) + 4 −1/2 u + 3/4 0 u + 3/4 3 3 3 3
2π 3
Pour la seconde, on a une primitive évidente . . . Le résultat final est donc: √ + .
3 3 ln 2
Partie VII: Divergence sur le bord
n
X
27. Puisque les coefficients sont positifs, ak xk 6 f (x) pour tout x ∈ [0, 1[ ;
k=0
en outre, la fonction f est croissante sur [0, 1[ , d’où f (x) 6 limx→1− f (x) pour tout x ∈ [0, 1[.
X n
On a donc: ak xk 6 lim− f (x) pour tout x ∈ [0, 1[. En faisant tendre x vers 1 dans cette dernière inégalité,
x→1
k=0
on obtient une majoration de la suite des sommes partielles de la série à termes positifs a qui converge donc.
P
 n 
 
bn X
28. La suite est convergente, donc elle est bornée ou encore bn = O(an ). Or Rc  an xn  > 1, donc
an
n>0
   
X X
Rc  bn x n  > Rc  an xn  > 1, ce qui montre que g est définie sur ]−1, 1[
n>0 n>0
 
bn bn
29. Soit ε > 0 et x ∈ ]0, 1[. La suite tend vers λ, alors il existe N ∈ N tel que ∀n > N , on a − λ 6 ε,
an  a n
bn bn
soit |bn − λan | 6 εan . D’autre part est bornée donc il existe C ∈ R+ tel que ∀n ∈ N, 6 C. Enfin on
an an
prend M = C + |λ| et il vient
+∞
X
|g(x) − λf (x)| = (bn − λan )xn
n=0
+∞
X
6 |bn − λan | xn
n=0
+∞
X N
X
6 |bn − λan | xn + |bn − λan | xn
n=N +1 n=0
+∞
X N
X
6 ε an xn + (|bn | + |λ| an ) xn
n=N +1 n=0
+∞
X N
X
6 ε an xn + M an xn
n=N +1 n=0
N
X
6 εf (x) + M an xn
n=0

N
X
N N
an xn
n=0
X X
30. Comme lim− f (x) = +∞ et lim− an xn = an , alors lim− = 0, donc il existe δ ∈ ]0, 1[ tel que
x→1 x→1
n=0 n=0
x→1 f (x)

elamdaoui@[Link] 9/10 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Autour des séries entières

N
X
M a n xn
n=0
∀x ∈ ]δ, 1[: 6 ε. Donc pour un tel que x ∈ ]δ, 1[, on a bien
f (x)

g(x)
− λ 6 2ε
f (x)

g(x)
Ceci montre que −−−−→ λ
f (x) x→1−
31. Application:
   
n
1 1 X1 X x
(a) On a ∼ et Rc  xn  = 1, donc Rc  =1
n + sin n n n n + sin n
n>1 n>1
+∞
X xn
(b) D’après ce qui précède g(x) ∼ = − ln(1 − x)
1−
n=1
n

Partie VIII: Théorème de Liouville


X
32. Puisque r < R, il résulte du lemme d’Abel que la série |cn |rn est convergente. Puisque |cn rn ei(n−k)θ | = |cn |rn
n>0
pour tout θ ∈ [0, 2π], on en déduit la convergence normale de la série demandée sur [0, 2π].
33. On a X
h(reiθ )e−ikθ = cn rn ei(n−k)θ .
n>0

Puisque la série converge normalement, donc uniformément sur [0, 2π], on peut inverser l’intégration et la som-
mation et on trouve Z 2π Z 2π
X
h(reiθ )e−ikθ dθ = cn r n ei(n−k)θ dθ.
0 n>0 0

La dernière intégrale est égale à 0 si k 6= n, et à 2π sinon. On en conclut que


Z 2π
h(reiθ )e−ikθ dθ = 2πck rk .
0

34. Pour k > 1, on a



1
Z
ck = h(reiθ )e−ikθ dθ.
2πrk 0

Soit M > 0 tel que |h(z)| 6 M pour tout z ∈ C. Alors on a



1 M
Z
|ck | 6 M dθ = .
2πrk 0 rk

Faisant tendre r vers +∞, on trouve ak = 0 pour k > 1, ce qui entraîne que h est constante.

elamdaoui@[Link] 10/10 [Link]


I NTÉGRALES PARAMÉTRÉES
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

D ÉRIVATION SOUS SIGNE - C LASSE C n


R
C ONVERGENCE DOMINÉE C ONTINUITÉ PAR DOMINATION LOCALE
Convergence dominée pour les suites Propriété Classe C n

Soit (fn )n∈N une suite de fonctions telle que: Soit n ∈ N∗ et f : J × I → K une fonction admettant des dérivées par-

A×I →K
Soit F : où A ⊂ E avec E un K-espace vectoriel ∂f ∂nf
(x, t) 7→ f (x, t) tielles , · · · , n tels que:
• ∀n ∈ N, fn : I −→ K est continue par morçeaux; normé de dimension finie, telle que: ∂x ∂x
CVS
• fn −−−−→ f et f : I −→ K continue par morçaux sur I; ∂if
I • ∀t ∈ I, x 7−→ f (x, t) est continue sur A; • ∀i ∈ [[0, n − 1]] et ∀x ∈ J, l’application t −
7 → (x, t) est continue
• il existe ϕ : I −→ R+ positive, continue par morçeaux et intégrable ∂x i

telle que • ∀x ∈ A, t 7−→ f (x, t) est continue par morçaux sur I; par morçaux et intégrable sur I;
∀n ∈ N, ∀x ∈ I |fn (x)| 6 ϕ(x) ∂nf
• Pour tout compact C contenu dans A, il existe ϕ : I −→ R+ positive, • n
qui est continue par rapport à la première variable et continue
∂x
continue par morçeaux et intégrable telle que par morçaux par rapport à la seconde
Z 
Alors les applications fn et f sont intégrables sur I, la suite fn
I n∈N
• Pour tout [a, b] ⊂ J, il existe ϕn : I −→ R+ positive, continue par
Z Z ∀(x, t) ∈ C × I, |f (x, t)| 6 ϕ(t) morçeaux et intégrable telle que :
converge et fn −−−−−→ f
I n→+∞ I ∂nf
Alors ∀x ∈ A, la fonction t 7−→ f (x, t) est intégrable sur I et ∀(x, t) ∈ [a, b] × I, n
(x, t) 6 ϕn (t)
Convergence dominée pour les séries ∂x
Z
Soit (fn )n∈N une suite de fonctions telle que:
Z
F : x ∈ A 7−→ f (x, t)dt est continue sur A Alors F : x 7−→ f (x, t)dt est de classe C n sur J et
I I
• ∀n ∈ N, fn : I −→ K est continue par morceaux et intégrable sur I;
∂kf
Z
F (k) (x) =
X
• La série fn cvs sur I de somme f continue par morçaux sur I; ∀k ∈ [[1, n]] , ∀x ∈ J, k
(x, t)dt
I ∂x
n>0
XZ ϕ ne dépend pas de x
• La série |fn | converge.
I Lorsque A intervalle de R, on remplace C par [a, b] ϕn ne dépend pas de x
n>0
+∞
Z X +∞ Z
Dans la troisième assertion, on peut remplacer C par A et obtenir
X
Alors f est intégrable sur I et on a: fn = fn
D ÉRIVATION SOUS SIGNE - C LASSE C ∞
R
I n=0 n=0 I une domination globale

Astuce Classe C ∞
D ÉRIVATION SOUS SIGNE - C LASSE C 1
R
Si la domination dans le cas des séries n’est pas accessible vous pouvez Soit f : J × I → K une fonction telle que:
utiliser le TCVD appliqué à la suite des sommes partielles.
R • Pour tout x ∈ J, t 7−→ f (x, t) est continue par morçaux et intégrable
Dérivation sous le signe sur I;
Soit f : J × I → K une fonction telle que: ∂ n
f
C ONTINUITÉ PAR DOMINATION GLOBALE • Pour tout n ∈ N , l’application f admet une dérivée partielle

∂xn
 • ∀x ∈ J, t 7−→ f (x, t) est continue par morçaux et intégrable sur I; continue par rapport à la première variable, continue par morceaux
A×I →K
Soit f : où A ⊂ E et E un K-espace vectoriel de dimension ∂f par rapport à la seconde
(x, t) 7→ f (x, t) • f admet sur J × I une dérivée partielle qui est continue par
finie et I intervalle quelconque de R. Souvent E = R et A intervalle de R ∂x • Pour tous [a, b] ⊂ J et n ∈ N∗ , il existe ϕn : I −→ R+ positive,
rapport à la première variable et continue par morçaux par rapport
continue par morçeaux et intégrable telle que :
Propriété à la seconde
Si: • Pour tout [a, b] contenu dans J, il existe ϕ : I −→ R+ positive, ∂nf
∀(x, t) ∈ [a, b] × I, (x, t) 6 ϕn (t)
continue par morçeaux et intégrable telle que ∂x n
• ∀t ∈ I, x 7−→ f (x, t) est continue sur A; Z
∂f Alors F : x 7−→ f (x, t)dt est de classe C ∞ sur J et
• ∀x ∈ A, t 7−→ f (x, t) est continue par morçaux sur I; ∀(x, t) ∈ [a, b] × I, (x, t) 6 ϕ(t) I
∂x Z n
∂ f
• Il existe ϕ : I −→ R+ positive, continue par morçeaux et intégrable Z ∗
∀n ∈ N , ∀x ∈ J, F (x) = (n)
n
(x, t)dt
telle que I ∂x
Alors F : x 7−→ f (x, t)dt est de classe C 1 sur J et
∀(x, t) ∈ A × I, |f (x, t)| 6 ϕ(t) I
ϕn ne dépend pas de x
Z
∂f
Alors ∀x ∈ A, la fonction t 7−→ f (x, t) est intégrable sur I et

∀x ∈ J, F (x) = (x, t)dt (Formule de Leibniz)
I ∂x
Z Gamma d’Euler
+∞
F : x ∈ A 7−→ f (x, t)dt est continue sur A
Z
I ϕ ne dépend pas de x x 7−→ tx−1 e−t dt est de classe C ∞ sur R∗+
0

ϕ ne dépend pas de x Cas d’un segment


Soit f : J × [a, b] −→ K une fonction de classe C n sur J × [a, b].
Z b
C ONTACT I NFORMATION
Alors F : x ∈ J 7−→ f (x, t)dt est de classe C n sur J
a Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Échanges de limites et d’intégrales

Toutes les fonctions de ce problème sont à valeurs réelles.

Partie I: Préliminaire
Les résultats de cette partie seront utilisés plusieurs fois dans le problème.
1. Fonction Gamma d’Euler
(a) Soit x ∈]0, +∞[, montrer que la fonction t 7→ e−t tx−1 est intégrable sur ]0, +∞[.
Z +∞
On pose, pour x ∈]0, +∞[, Γ(x) = e−t tx−1 dt
0
(b) Determiner, pour x ∈]0, +∞[, une relation entre Γ(x+1) et Γ(x) et en déduire Γ(n) pour tout entier naturel
non nul n.
2. Fonction zêta de Riemann
+∞
X 1
On rappelle que la fonction zéta est definie sur ]1, +∞[ par ζ(x) = x
.
n=1
n
π2 π4
On connait ζ(2) = , ζ(4) = , on sait que pour p entier pair, ζ(p) est de la forme qπ p où q est un rationnel ;
6 90
il a été démontré que certains ζ(p) pour p entiers impairs sont irrationnels mais on ne sait pas s’ils le sont tous.
On se propose de rechercher des valeurs approchées de ces réels ζ(p).
(a) On note, pour n entier naturel non nul et x réel x > 1,
+∞ n
X 1 X 1
Rn (x) = = ζ(x) −
kx kx
k=n+1 k=1

1
Prouver que, pour n entier naturel non nul et x réel x > 1, Rn (x) 6
(x − 1)nx−1
n
X 1
(b) On fixe l’entier p > 2 et un réel ε > 0. Indiquer une valeur de n pour laquelle on a − ζ(p) 6 ε
kp
k=1
(c) Donner, en utilisant la calculatrice, une valeur approchée de ζ(7) à 10−6 pres.

Partie II: Suites de fonctions


Dans les questions 3 à 5 suivantes, on n’utilisera pas pour les démonstrations le théorème de convergence dominée,
énoncé à la question 6.
3. Théorème de convergence uniforme pour les suites de fonctions
Démontrer le théorème suivant que l’on notera TH 1 :
Théorème : TH 1
si (fn )n>0 est une suite de fonctions continues sur le segment! [a, b] qui converge uniformément vers une
Z b Z b
fonction f sur [a, b] , alors, la suite de réels fn (x) dx converge vers le réel f (x) dx
a a
n>0

Z b
On commencera par donner un sens à l’integrale f (x) dx juste en énonçant un théorème.
a
4. Exemples et contre-exemples
(a) Déterminer une suite (fn ) de fonctions continues et affines par morceaux sur le segment [0, 1] qui converge
Z 1 
simplement mais non uniformément vers une fonction f sur [0, 1] et telle que la suite de réels fn (x) dx
Z 1 0

ne converge pas vers le réel f (x) dx Remarque : on peut se contenter d’une vision graphique et, dans ce
0
cas, il est inutile d’exprimer fn (x), mais on attend une justification des deux propriétés demandées
(b) Si (fn ) est une suite de fonctions continues sur le segment [0, 1], démontrer qu’il est possible que la suite de
Z 1  Z 1
réels fn (x) dx converge vers le réel f (x) dx sans que la convergence de la suite de fonctions (fn )
0 0
ne soit uniforme sur [0, 1].

elamdaoui@[Link] 1/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Échanges de limites et d’intégrales

5. Cas d’un intervalle quelconque


(a) Montrer à l’aide de la suite de fonctions (fn )n>1 définies sur I = [0, +∞[ par

xn e−x
fn (x) =
n!
que le TH 1 n’est pas vrai si on remplace l’intervalle [a, b] par un intervalle I non borné.
Remarque : on pourra utiliser la formule de Stirling sans la démontrer.
(b) Nous allons prouver que le TH 1 est vrai sur un intervalle borné I.
On considère (fn ) une suite de fonctions continues et intégrables sur I intervalle borné, qui converge
uniformément vers une fonction f continue sur I.
i. Justifier l’existence d’un entier naturel p tel que, pour tout réel x ∈ I, |f (x)| 6 1 + |fp (x)| et en déduire
que f est intégrable sur I.
Z  Z
ii. Montrer que la suite de réels fn (x) dx converge vers le réel f (x)dx. On notera ℓ(I) la longueur
I I
de l’intervalle I.
6. Théorème de convergence dominée pour les suites de fonctions
On rappelle le théorème suivant que l’on notera TH 2 :
Théorème : TH 2
si (fn ) est une suite de fonctions continues par morceaux sur un intervalle I qui converge simplement sur
I vers une fonction f continue par morceaux sur I et s’il existe une fonction ϕ continue par morceaux et
intégrable sur I telle que, pour tout entier
Z naturel net tout réel x ∈ I : |fnZ
(x)| 6 ϕ(x) alors, la fonction f
est intégrable sur I et la suite de réels fn (x) dx converge vers le réel f (x) dx
I I

(a) Rappeler pourquoi il est inutile de vérifier, lorsqu’on utilise ce TH 2, que les fonctions fn sont intégrables
sur I et justifier que f est intégrable sur I.
(b) Montrer à l’aide d’un exemple simple que ce théorème peut être pratique sur un segment I sur lequel la
suite de fonctions (fn ) ne converge pas uniformément vers la fonction f .
Z +∞ sin( x )
e n
(c) Calculer lim dx
n→+∞ 0 1 + x2

Partie III: Séries de fonctions

7. Théorème de convergence uniforme pour les séries de fonctions


Justifier, simplement, à l’aide du TH 1 le théorème suivant que l’on notera TH 3 :
Théorème : TH 3
X
Si fn est une série de fonctions continues sur le segment [a, b] qui converge uniformément sur [a, b], alors,
n>0
XZ b
la série de réels fn (x) dx converge et :
n>0 a

+∞ Z +∞
!
X b Z b X
fn (x) dx = fn (x) dx
n=0 a a n=0

8. Intégration terme à terme d’une série de fonctions


On rappelle le théorème suivant que l’on notera TH 4 :

elamdaoui@[Link] 2/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Échanges de limites et d’intégrales

Théorème : TH 4
X
Si fn est une série de fonctions continues par morceaux et intégrables sur un intervalle I qui converge
n>0
XZ
simplement vers une fonction f continue par morceaux sur I telle que la série |fn (x)| dx converge,
n>0 I
XZ
alors f est intégrable sur I, la série fn (x) dx converge et
n>0 I

+∞ Z +∞
Z !
X X
fn (x) dx = fn (x) dx
n=0 I I n=0

X
On suppose que an est une série de réels absolument convergente.
n>0
X an xn
(a) Montrer que la série de fonctions converge simplement vers une fonction f continue sur R.
n!
n>0
Z +∞
(b) Montrer que la fonction x 7→ f (x)e −x
est intégrable sur [0, +∞[ et exprimer f (x)e−x dx comme la
0
somme d’une série numérique.
9. Cas où les théorèmes TH 3 et TH 4 ne s’appliquent pas

X
(a) Montrer que, la série de fonctions (−1)n xn ne converge pas uniformément sur l’intervalle borné I = [0, 1[
n>0
(donc les hypothèses du théorème TH 3 ne sont pas toutes vérifiées).
X
(b) Montrer que, pour la série de fonctions (−1)n xn sur I = [0, 1[, les hypothèses du théorème TH 4 ne
n>0
sont pas toutes vérifiées.
XZ 1
(c) Montrer que, néanmoins, (−1)n xn dx converge et :
n>0 0

+∞ Z
X 1 Z +∞
1X
(−1)n xn dx = (−1)n xn dx
n=0 0 0 n=0

10. Théorème
X de convergence monotone
Soit fn une série de fonctions continues par morceaux et intégrables sur un intervalle I qui converge simplement
vers une fonction f continue par morceaux sur I.
On suppose que toutes les fonctions fn sont positives sur I et que la fonction f est intégrable sur I.
Xn
On pose, pour tout entier naturel n non nul et tout x ∈ I, Sn (x) = fk (x).
k=0
Montrer que la suite de fonctions (Sn ) vérifie les hypothèses du théorème de convergence dominée TH 2, et en
XZ
déduire que : la série fn (x) dx converge et
n>0 I

+∞ Z +∞
Z !
X X
fn (x) dx = fn (x) dx
n=0 I I n=0

11. Généralisation
+∞
tx−1
Z
(a) Exprimer de même pour x réel x > 1, l’intégrale dt en fonction de Γ(x) et ζ(x)
0 et − 1
Z +∞ Z +∞ 6
t t
(b) En déduire la valeur de t
dt et une valeur approchée de t
dt
0 e −1 0 e −1

elamdaoui@[Link] 3/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Échanges de limites et d’intégrales

Partie I: Prélimnaire
1. Fonction Gamma d’Euler
(a) Pour tout x > 0, la fonction f : t 7−→ tx−1 e−t est  continue sur ]0, +∞[. D’autre part, on sait que
x+1 −t 1
∀x > 0, lim t e = 0, donc tx−1 e−t = ◦ 2 et par comparaison avec une fonction de Rie-
t→+∞ +∞ t
mann intégrable sur [1, +∞[ on en déduit que f est intégrable sur [1, +∞[.
1
Au voisinage de 0 , f (t) ∼ 1−x avec 1 − x < 1 et donc par comparaison avec une intégrale de Riemann
t
intégrable sur ]0, 1] on en déduit que f est intégrable sur ]0, 1]. On peut donc conclure que: f est intégrable
sur ]0, +∞[
(b) x > 0 entraine x + 1 > 0 et par intégration par parties on obtient
Z +∞ +∞
Z +∞
x −t
−tx e−t 0 tx−1 e−t dt = xΓ(x).

Γ(x + 1) = t e dt = −x
0 0

elamdaoui@[Link] 4/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Intégrale de Gauss, Fonctions Gamma et Bêta d’Euler

Partie I: Calcul de l’intégrale de Gauss


Le but de cette partie est de calculer l’intégrale de Gauss
Z ∞:
2
I= e−t dt
0
On considère, pour tout x ∈ R+ , l’intégrale :
1 2 2
e−(t +1)x
Z
g(x) = dt
0 t2 + 1
1. Montrer que g est continue sur R+ .
2. Montrer que g est dérivable et exprimer g ′ .
Z x
2
3. On note : f (x) = e−u du.
0
Montrer que g ′ (x) = −2f ′ (x).f (x).
4. Intégrant l’expression précédente, calculer g(x) en fonction de f (x).
5. Montrer que: lim g(x) = 0.
x→+∞
r
π
6. Montrer que: lim f (x) = .
x→+∞ 4
En déduire la valeur de l’intégrale I.

Partie II: Propriétés de la fonction Γ


Z +∞
On définit la fonction Γ par x 7−→ tx−1 e−t dt
0
Z +∞
7. Déterminer l’ensemble des réels x tels que tx−1 e−t dt converge.
0
En déduire que l’ensemble de définition de la fonction Γ est R∗+
8. (a) Préciser le signe de Γ sur R∗+
(b) Prouver que lim Γ(x) = +∞
x→0+

9. (a) Établir la relation : ∀x ∈ R∗+ , Γ (x + 1) = xΓ(x)


(b) En déduire une expression simple de Γ (n) pour tout n ∈ N∗
 √
10. (a) En utilisant le changement de variable s 7−→ s2 . Montrer que Γ 21 = π
(2n)! √
(b) Pour n ∈ N, montrer que Γ n + 12 = 2n

π
2 n!
Z +∞
k
11. (a) Pour x > 0 et k ∈ N , prouver la convergence de l’intégrale

(ln t) tx−1 e−t dt
0
(b) En déduire que Γ est de classe C ∞ sur R∗+
12. (a) Montrer que Γ est strictement convexe sur R∗+
1
(b) Montrer que Γ(x) ∼
0 x
(c) Calculer Γ(1) et Γ(2), puis en déduire l’existence d’un unique réel strictement positif x0 tel que Γ′ (x0 ) = 0
(d) Étudier les variations de Γ et la nature de la branche infinie en +∞.
Donner une allure de son graphe.

elamdaoui@[Link] 1/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Intégrale de Gauss, Fonctions Gamma et Bêta d’Euler

Partie III: Fonction Γ et fonction β d’Euler


Z n  n
t
13. Soit n ∈ N ; justifier que pour tout x ∈

R∗+ , l’intégrale 1− tx−1 dt converge et notons Jn (x) sa valeur
0 n
t n
(
si t ∈ [0, n]

1− n
14. On pose un (t) :=
0 si t > n
(a) Montrer que ∀n ∈ N , ∀t ∈ R∗+ , un (t) 6 e−t

(b) En déduire que: Γ (x) = lim Jn (x)


n→+∞
Z 1
a−1 b−1
15. Pour a et b, réels strictement positifs, on pose β(a, b) = (1 − t) t dt
0
(a) Justifier l’existence de β(a, b).
(b) Prouver que pour tout x ∈ R∗+ , Γ (x) = lim nx β(n + 1, x)
n→+∞
16. (a) Simplifier β(a + 1, b) + β(a, b + 1)
b
(b) Prouver que β(a, b + 1) = β(a + 1, b)
a
(c) En déduire β(a + 1, b) en fonction de β(a, b)
nx n!
17. Prouver que Γ(x) = lim n
n→+∞ Y
(x + k)
k=0

elamdaoui@[Link] 2/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Intégrale de Gauss, Fonctions Gamma et Bêta d’Euler

Partie I: Calcul de l’intégrale de Gauss


2 2
e−(t +1)x
1. Posons h : (x, t) ∈ R+ × [0, 1] 7−→ h(x, t) = .
t2 + 1
• ∀t ∈ [0, 1],l’application x 7→ h(x, t) est C 0 sur R+
• ∀x ∈ R+ ,l’application t 7→ h(x, t) est C 0 sur [0, 1]
1
• ∀(x, t) ∈ R+ × [0, 1], |h(x, t)| 6 = ϕ(t) qui est continue sur [0, 1], donc intégrable
1 + t2
Z 1
On en déduit que l’application g : x 7→ h(x, t)dt est continue sur R+
0

∂h 2 2
2. On remarque que (x, t) = −2xe−(t +1)x . Cette fonction est bien définie pour (x, t) ∈ R+ × [0, 1]. Soit
∂x
[a, b] ⊂ R+
∂h
• ∀t ∈ [0, 1],l’application x 7→ (x, t) est C 0 sur [a, b]
∂x
∂h
• ∀x ∈ [a, b],l’application t 7→ (x, t) est C 0 sur [0, 1]
∂x
∂h
• ∀(x, t) ∈ [a, b] × [0, 1], (x, t) 6 2x 6 2b = ψ(t) qui est continue sur [0, 1], donc intégrable
∂x
Z 1
On en déduit que l’application g : x 7→ h(x, t)dt est de classe C 1 sur tout [a, b] ⊂ R+ , donc sur R+ . De plus
0
Z 1
2
+1)x2

∀x > 0, g (x) = −2xe−(t dt
0
Z x
2 2
3. Posons f (x) = e−u du. f est définie et de classe C 1 sur R+ , f ′ (x) = e−x .
0
D’autre part, avec le changement de variable u = xt, on a
Z 1 Z x
′ −x2 −t2 x2 −x2 2
g (x) = −2xe e dt = −2e e−u du
0 0

Finalement: g ′ (x) = −2f ′ (x)f (x)


′
4. On a donc g ′ (x) = − f 2 (x) donc par intégration, il existe une constante K telle que ∀x > 0, g(x) = −f 2 (x)+K.
Pour x = 0 on obtient en particulier ,
Z1
1 1 π
g(0) = K = dt = [arctan t]0 =
t2 + 1 4
0
Z x 2
2 π
Finalement g(x) = − e−u du +
0 4
2 2
e−(t +1)xn
5. Soit (xn ) une suite de réels telle que lim xn = +∞. Posons fn (t) =
n→∞ t2 + 1
• la suite de fonctions fn converge simplement sur [0, 1] vers la fonction nulle
1
• ∀n ∈ N, |fn (t)| 6 = ϕ(t) fonction intégrable sur [0, 1]
1 + t2
On en déduit grâce au théorème de convergence dominée que
Z1 2 2 Z1 2 2
e−(t +1)xn e−(t +1)xn
lim dt = ( lim )dt = 0
n→∞ t2 + 1 n→∞ t2 + 1
0 0

Puis, par la caractérisation séquentielle de la limite, on obtient bien


Z1 2 2
e−(t +1)x
lim dt = 0
x→∞ t2 + 1
0

elamdaoui@[Link] 3/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Intégrale de Gauss, Fonctions Gamma et Bêta d’Euler

Z x 2
π −u2
6. On en déduit, de la question précédente, que lim e du = ,
x→∞ 0 4
Z x r
2 π
donc lim e−u du = d’où
x→∞ 0 4 √
Z +∞
−u2 π
I= e du =
0 2

Partie II: Propriétés de la fonction Γ


Z +∞
On définit la fonction Γ par x 7−→ tx−1 e−t dt
0
7. Soit x ∈ R. On a t 7→ tx−1 e−t est continue sur ]0, +∞[ donc intégrable sur tout segment de ]0, +∞[. Le problème
se pose alors en 0 et +∞.
1
• Au voisinage de 0: On a tx−1 e−t ∼ tx−1 = t1−x donc intégrable si, et seulement, si 1 − x < 1 si, et
seulement, si 0 < x.
• Au voisinage de +∞: On a tx−1 e−t = o t12 donc intégrable en +∞.


On déduit que t 7→ tx−1 e−t est intégrable sur ]0, +∞[ si, et seulement, si x > 0.
8. (a) Γ est positive sur R∗+
(b) Pour x > 0, on a
1 1
1
Z Z
Γ(x) > tx−1 e−t dt > e−1 tx−1 dt =
0 0 ex
1
Or −−−−→ +∞, donc lim Γ(x) = +∞
ex x→0+ x→0+
9. (a) t 7−→ tx et t 7−→ e−t sont de classe C 1 sur ]0, +∞[ et le produit t 7−→ tx e−t admet des limites nulles en 0
et en +∞. Par intégration par parties
Z +∞
Γ(x + 1) = tx e−t dt
0
Z +∞
 x −t +∞
= −t e 0 + x tx−1 e−t dt
0
= xΓ(x)

(b) Par récurrence: ∀n ∈ N∗ , Γ (n) = (n − 1)!


10. (a) En utilisant le changement de variable s 7−→ s2 qui est une bijection de classe C 1 de ]0, +∞[ vers ]0, +∞[
  Z +∞ −t Z +∞
1 e 2 √
Γ = √ dt = 2 e−t dt = π
2 0 t 0

(2n)! √
(b) Par récurrence sur n ∈ N, on montre que Γ n + 21 = 2n

π
2 n!

• Pour n = 0, Γ 12 = π ;


(2n)! √
• Soit n > 0, on suppose que Γ n + 12 = 2n π. On a:

2 n!
   
3 1
Γ n+ = Γ n+ +1
2 2
   
1 1
= n+ Γ n+
2 2

 
2n + 1 (2n)!
= π
2 22n n!
(2n + 2)! √
= 2n+2
π
2 (n + 1)!
k
11. (a) Soit x > 0 et k ∈ N∗ . La fonction h : t 7−→ (ln t) tx−1 e−t est continue par morceaux sur ]0, +∞[

elamdaoui@[Link] 4/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Intégrale de Gauss, Fonctions Gamma et Bêta d’Euler

 
k 1
• En +∞: (ln t) tx+1 e−t −−−−→ 0, donc h(t) = ◦
t→+∞ t2
 
k 1
• En 0: Pour δ ∈ ]1 − x, 1[, t h(t) ∼ t δ δ+x−1
(ln t) −−−−→ 0, donc h(t) = ◦
+t→0 tδ
Z +∞
k
Ceci prouve la convergence de l’intégrale (ln t) tx−1 e−t dt
0
∂nϕ
(b) Soit n ∈ N∗ . On pose ϕ(x, t) = tx−1 e−t donc ∀x, t > 0, n (x, t) = (ln t)n tx−1 e−t .
∂x
∂nϕ
Soit 0 < a < b . L’application est continue sur [a, b]×]0, +∞[.
∂xn
n
∂ ϕ
On a ∀x ∈ [a, b], ∀t ∈]0, +∞[, 6 | ln t|n (ta−1 + tb−1 )e−t (Condition de domination) avec t 7→
∂xn
| ln t|n (ta−1 + tb−1 )e−t est intégrable sur ]0, +∞[ .
Donc l’application Γ est C n sur [a, b] pour tout n ∈ N∗ , donc Γ est C ∞ sur ]0, +∞[ et on a ∀n ∈ N∗ , ∀x >
Z +∞
(n)
0, Γ (x) = (ln t)n tx−1 e−t dt.
0
Z +∞
12. (a) Pour tout x ∈ R∗+ : ′′
Γ (x) = (ln t)2 tx−1 e−t dt > 0, d’où la convexité stricte de Γ
0
(b) On a ∀x > 0, Γ(x + 1) = xΓ(x) donc lim+ xΓ(x) = lim+ Γ(x + 1) = Γ(1) = 1.
x→0 x→0
On déduit qu’au voisinage de 0 : Γ(x) ∼ x1 .
0
(c) Γ(1) = Γ(2) = 1. Les conditions du théorème de Rolle sont vérifiées, d’où l’existence d’un réel strictement
positif x0 ∈ ]1, 2[ tel que Γ′ (x0 ) = 0. Or la fonction Γ′ est strictement croissante, donc l’unicité de x0
(d) Soit a > 1. On a
Z +∞
Γ(x) = tx−1 e−t dt
0
Z +∞
> tx−1 e−t dt
a
Z +∞
> ax−1 e−t dt
a
x−1 −a
> a e → +∞

On déduit que lim Γ(x) = +∞.


x→+∞
D’autre part

Γ(x) x−1
lim = lim Γ(x − 1) = +∞
x→+∞ x x→+∞ x
Par conséquence Γ admet une branche parabolique en +∞ de di-
rection l’axe des ordonnées.

Partie III: Fonction Γ et fonction β d’Euler


 n
t
13. Soit n ∈ N∗ et x ∈ R∗+ . L’application t 7−→ 1 − tx−1 est continue et positive sur ]0, n]. En 0, on a
 n n
t 1
1− tx−1 ∼ 1−x qui a une intégrale convergente car x > 0. Donc Jn (x) converge
n t
( n
1 − nt si t ∈ [0, n]
14. On pose un (t) :=
0 si t > n

(a) Pour t ∈ [0, n], on a un (t) = en ln(1− n ) . On utilise l’inégalité de Bernoulli pour s > −1: ln (1 + s) 6 s pour
t

obtenir un (t) 6 e−t . Lorsque t > n, on a un (t) = 0 6 e−t

elamdaoui@[Link] 5/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Intégrale de Gauss, Fonctions Gamma et Bêta d’Euler

(b) Posons ϕn : t 7−→ un (t)tx−1 . La suite (ϕn ), des fonctions continues par morceaux sur ]0, +∞[, converge
simplement vers l’application t 7−→ tx−1 e−t qui est continue par morceaux sur ]0, +∞[. D’après la question
précédente:
∀t ∈ ]0, +∞[ , |ϕn (t)| 6 tx−1 e−t
Où t 7−→ tx−1 e−t est intégrable sur ]0, +∞[, donc, d’après le TCVD, Γ (x) = lim Jn (x)
n→+∞
Z 1
a−1 b−1
15. Pour a et b, réels strictement positifs, on pose β(a, b) = (1 − t) t dt
0
a−1 b−1
(a) t 7−→ (1 − t) t est positive et continue sur ]0, 1[.
a−1 b−1
• En 0: (1 − t) t ∼ tb−1 qui est intégrable car b > 0
a−1 b−1 a−1
• En 1: (1 − t) t ∼ (1 − t) qui est intégrable car a > 0

D’où l’existence de cette intégrale.


(b) Avec le changement s = tn, on obtient
Z 1
x x
n β(n + 1, x) = n (1 − t)n tx−1 dt
0
n
s n x−1
Z 
= s 1− ds
0 n
= Jn (x) −−−−−→ Γ(x)
n→+∞

Ainsi Γ (x) = lim nx β(n + 1, x)


n→+∞
16. (a) On a:
Z 1  
a a−1 b
β(a + 1, b) + β(a, b + 1) = (1 − t) tb−1 + (1 − t) t dt
0
Z 1
a−1 b−1
= (1 − t) t dt = β(a, b)
0

b
(b) Par intégration par parties β(a, b + 1) = β(a + 1, b)
a
a
(c) On déduit β(a + 1, b) 1 + ab = β(a, b) donc β(a + 1, b) =

β(a, b)
a+b
n
17. On a β(n + 1, x) = β(n, x). Par récurrence, on obtient
n+x
n!
β(n + 1, x) = β(1, x)
(x + 1) · · · (x + n)
1
avec β(1, x) = d’où le résultat
x

elamdaoui@[Link] 6/6 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Fonction Digamma

Partie I: Préliminaire
1. (a) Soit x ∈ ]0, +∞[, démontrer que la fonction t 7−→ e−t tx−1 est intégrable sur ]0, +∞[
Z +∞
(b) On note, pour tout x ∈ ]0, +∞[, Γ(x) = e−t tx−1 dt ( Fonction Gamma d’Euler ).
0
Démontrer que pour tout x ∈ ]0, +∞[, Γ(x) > 0.
(c) Démontrer que la fonction Γ est dérivable sur ]0, +∞[ puis exprimer Γ′ (x) sous forme d’inégrale.
Z n
1 1
2. Pour tout entier n > 2, on pose un = dt − .
n−1 t n
X
(a) Utiliser un théorème du cours pour justifier simplement que la série un converge
n>2
n
X 1
(b) Pour tout entier n > 1, on pose Hn = − ln(n).
k
k=1
Démontrer que la suite (Hn )n>1 converge. On note dans la suite γ = lim Hn .
n→+∞
Γ′ (x)
Dans la suite de ce problème, on définit pour tout x ∈ ]0, +∞[, ψ(x) = appelée fonction
Γ(x)
Digamma.

Partie II: Expression de la fonction Digamma à l’aide d’une série


3. Pour x ∈ ]0, +∞[ et pour tout entier n > 1, on définit la fonction fn sur ]0, +∞[ telle que:
 n
t
pour tout t ∈ ]0, n], fn (t) = 1 − tx−1 et pour tout t ∈ ]n, +∞[, fn (t) = 0
n
(a) Démontrer que pour tout x < 1, ln (1 − x) 6 −x.
En déduire que pour tout entier n > 1, pour tout x ∈ ]0, +∞[ et tout t ∈ ]0, +∞[, 0 6 fn (t) 6 e−t tx−1
(b) En utilisant le théorème de convergence dominée, démontrer que pour tout x ∈ ]0, +∞[,
Z n n
t
Γ(x) = lim 1− tx−1 dt
n→+∞ 0 n
Z 1
n
4. On pose, pour n entier naturel et pour x ∈ ]0, +∞[, In (x) = (1 − u) ux−1 du
0
(a) Après avoir justifié l’existence de l’intégrale In (x), déterminer, pour x > 0 et pour n > 1, une relation entre
In (x) et In−1 (x + 1)
(b) En déduire, pour n entier naturel et pour x ∈ ]0, +∞[ une expression de In (x)
(c) Démontrer que, pour tout x ∈ ]0, +∞[,
n!nx
Γ(x) = lim n Formule de Gauss
n→+∞ Y
(x + k)
k=0

n n h
1 Y x xHn
Y x  −x i
5. En remarquant que pour n > 1 et x ∈ ]0, +∞[, 1 + = e 1 + e k , démontrer que pour
nx k k
k=1 k=1
tout x ∈ ]0, +∞[,
n h
1 γx
Y x  −x i
= xe lim 1+ ek Formule de Weierstrass
Γ(x) n→+∞ k
k=1
Xh  x xi
6. (a) En déduire que la série ln 1 + − converge simplement sur ]0, +∞[
k k
k>1
+∞ h 
X x xi
(b) On pose, pour tout x ∈ ]0, +∞[, g(x) = ln 1 + − . Démontrer que l’application g est de classe
k k
k=1
C 1 sur ]0, +∞[ et exprimer g ′ (x) comme somme d’une série de fonctions.

elamdaoui@[Link] 1/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Fonction Digamma

+∞  
−1 X 1 1
(c) En déduire que, pour tout x ∈ ]0, +∞[, ψ(x) = −γ+ −
x k k+x
k=1
Z +∞
7. (a) Que vaut ψ(1) ? En déduire la valeur de l’intégrale e−t ln(t) dt
0
(b) Calculer, pour tout x ∈ ]0, +∞[, ψ(x + 1) − ψ(x) puis démontrer que, pour tout entier n > 2,
n−1
X 1
ψ(n) = −γ +
k
k=1

2 1 1
(c) On pose, pour tout (x, y) ∈ ]0, +∞[ et k entier naturel, jk (y) = − .
k+y+1 k+y+x
X
Démontrer que la série jk converge uniformément sur ]0, +∞[. En déduire lim (ψ (x + n) − ψ (1 + n)).
n→+∞
k>0

8. Déterminer l’ensemble des applications f définies sur ]0, +∞[ et à valeurs réelles vérifiant les trois conditions:
• f (1) = −γ ;
1
• pour tout x ∈ ]0, +∞[, f (x + 1) = f (x) + ;
x
• pour tout x ∈ ]0, +∞[, lim (f (x + n) − f (1 + n)) = 0.
n→+∞

Partie III: Probabilité


Une urne contient n boules numérotées de 1 à n.
On effectue un premier tirage d’une boule dans l’urne et on adopte le protocole suivant : si on a tiré la boule numéro k,
on la remet alors dans l’urne avec k nouvelles boules toutes numérotées k. Par exemple, si on a tiré la boule numéro 3,
on remet quatre boules de numéro 3 dans l’urne (la boule tirée plus 3 nouvelles boules numéro 3). On effectue ensuite
un deuxième tirage d’une boule. On note X (respectivement Y ) la variable aléatoire égale au numéro de la boule
choisie au premier tirage (respectivement au deuxième tirage).
9. Déterminer la loi de la variable aléatoire X ainsi que son espérance E(X) ;
10. Déterminer la loi de la variable aléatoire Y et vérifier que pour tout entier naturel non nul k ∈ [[1, n]],
 
1 k
P (Y = k) = ψ (2n + 1) − ψ (n + 1) +
n k+n

11. Calculer l’espérance E (Y ). On pourra utiliser, sans démonstration, que


n
X k2 1−n
= + n (ψ (2n + 1) − ψ (n + 1))
n (n + k) 2
k=1

elamdaoui@[Link] 2/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Fonction Digamma

Partie I: Partie préliminaire


1. (a) Soit x > 0. La fonction hx : t 7→ e−t tx−1 est continue sur ]0, +∞[ par produit de fonctions continues, les
fonctions exponentielle et puissances étant bien continues sur ]0, +∞[.
1
— En 0: On a hx (t) ∼ + tx−1 = 1−x avec 1 − x < 1
t→0 t
 
1
— En +∞: On a t2 e−t tx−1 = tx+1 e−t −→ 0 par croissance comparée, d’où hx (t) = o .
t→+∞ t→+∞ t2

Ainsi, par comparaison de fonctions positives et critère de Riemann en 0 et en +∞, hx : t 7→ e−t tx−1 est
intégrable sur ]0, +∞[.
(b) Soit x > 0. La fonction hx définie dans la question précédente est continue et strictement positive sur
Z +∞
]0, +∞[. La positivité de l’intégrale nous donne hx (t)dt > 0 et la continuité de hx implique qu’on ne
Z +∞ 0

pourrait avoir hx (t)dt = 0 que si hx était identiquement nulle sur ]0, +∞[, ce qui n’est pas le cas.
0
Z +∞
Ainsi Γ(x) = hx (t)dt > 0, et ce pour tout x > 0.
0
 ∗
R+ × R∗+ −→ R
(c) On définit h : .
(x, t) 7−→ hx (t) = e−t tx−1
— Pour tout t > 0, x 7→ h(x, t) est de classe C 1 (et même C ∞ en fait) sur R∗+ . On a donc l’existence de
∂h ∂h
sur tout (R∗+ )2 et, pour tout t > 0, la continuité de x 7→ (x, t) sur R∗+ .
∂x ∂x
∂h
Notons d’ailleurs qu’on a, pour tout (x, t) ∈ (R∗+ )2 , (x, t) = ln(t)e−t tx−1 .
∂x
∂h
— Pour tout x > 0, t 7→ (x, t) est continue (donc continue par morceaux) sur R∗+ .
∂x
— Soit [a, b] un segment de R∗+ . On a donc 0 < a 6 b.
(
∗ ∂h | ln(t)|e−t ta−1 si t 6 1
∀(x, t) ∈ [a, b] × R+ , (x, t) 6
∂x ln(t)e−t tb−1 si t > 1
(
| ln(t)|e−t ta−1 si t 6 1
Notons donc ϕ la fonction définie sur R∗+ par ϕ(t) = −t b−1
. Cette fonction est
ln(t)e t si t > 1
continue par morceaux (et même continue en fait).
— En +∞: Pour t > 1, on a t2 ϕ(t) = t1+b ln(t)e−t , donc t2 ϕ(t) −→ 0 par croissance comparée, d’où
  t→+∞
1
ϕ(t) = o .
t→+∞ t2
a a
— En 0: Pour t ∈]0, 1], on a t1− 2 ϕ(t) = t 2 | ln(t)|e−t −→+ 0 (toujours par croissance comparée, car
  t→0
1 a
a > 0), donc ϕ(t) = o a , avec 1 − 2 < 1.
t→0+ t1− 2
Donc ϕ est intégrable sur ]0, +∞[.
On en déduit l’hypothèse de domination sur tous les segments de ]0, +∞[.
Cela prouve finalement que Γ est de classe C 1 sur ]0, +∞[, donc dérivable, avec :
Z +∞ Z +∞
∂h
∀x > 0, Γ′ (x) = (x, t)dt = ln(t)e−t tx−1 dt.
0 ∂x 0
Z n
1 1
2. Pour tout entier n > 2, on pose un = dt − .
n−1 t n

[1, +∞[ −→ R
(a) Notons f : . Comme la fonction f est continue (donc continue par morceaux),
t 7−→ 1t
décroissante
Z n et à valeurs positives, le théorème de comparaison série intégrale indique que la série
P P
f (t)dt − f (n) converge, c’est-à-dire que un converge.
n>2 n−1 n>2

elamdaoui@[Link] 3/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Fonction Digamma

 n 
P 1
(b) Pour tout entier n > 1, on pose Hn = k − ln(n).
k=1
n Z n n n n
X dt X 1 X X 1
Pour n > 2, on a uk = − par relation de Chasles, d’où: uk = ln(n) + 1 − = 1 − Hn .
1 t k k
k=2 ! k=2 k=2 k=1
Xn
Comme la suite uk converge par la question précédente, il s’ensuit que la suite (Hn )n>1 converge.
k=2 n>2

On note dans la suite γ = lim Hn .


n→+∞

Partie II: Expression de la fonction Digamma à l’aide d’une série


3. Pour x ∈]0, +∞[ et pour tout entier n > 1, on définit la fonction fn sur ]0, +∞[ par :
( n
1 − nt tx−1 si t ∈]0, n]
fn : t 7→
0 si t > n

(a) On peut établir l’inégalité souhaitée par simple étude de la fonction x 7→ ln(1 − x) + x sur ] − ∞, 1[, ou bien
par un argument de convexité : en effet la fonction ln est concave sur R∗+ , donc son graphe est au-dessous de
chacune de ses tangentes. Comme la tangente en x = 1 a pour équation y = x − 1, on en déduit : ∀x ∈ R∗+ ,
ln(x) 6 x − 1. Il vient ensuite, via deux changements de variable successifs : ∀x > −1, ln(1 + x) 6 x, puis
∀x < 1, ln(1 − x) 6 −x.

Ensuite, soit n > 1 (et, normalement, x > 0 est déjà fixé aussi dès l’énoncé de la question III.3.). La
fonction fn est positive par définition.

De plus, pour tout t ∈]0, n[, fn (t) = en ln(1− n ) tx−1 , avec ln 1 − nt 6 − nt par la question précédente,
t

vu qu’on a bien nt < 1 pour t ∈]0, n[. On en déduit, par croissance de l’exponentielle et produit par une
quantité positive : f (t) 6 en×(− n ) tx−1 = e−t tx−1 . Enfin f est nulle sur [n, +∞[, tandis que la fonction
t
n n
t 7→ e−t tx−1 est positive, d’où finalement l’encadrement :

∀t > 0, 0 6 fn (t) 6 e−t tx−1 .

(b) Comme demandé, on applique le théorème de convergence dominée :


— Pour tout n > 1, fn est continue par morceaux sur R∗+ .
— Soit t > 0. Il existe N ∈ N tel que N > t, par exemple N = ⌊t⌋ + 1. Alors, pour tout n > N , t ∈]0, n], et
n n   n
= en ln(1− n ) , et ln 1 − nt = − nt + o n1 , donc 1 − nt
t
donc fn (t) = 1 − nt tx−1 . Or, 1 − nt =
n( − n
t
+o( n
1
)) −t+o(1) −t −t x−1
e =e −→ e par continuité de l’exponentielle. Donc f (t) −→ e t n .
n→+∞ n→+∞
On a ainsi prouvé que (fn )n>1 converge simplement sur R∗+ vers la fonction t 7→ e−t tx−1 .
— De plus, pour tout n > 1 et pour tout t > 0, |fn (t)| 6 e−t tx−1 par la question précédente, et on a
prouvé dans la première question du problème que la fonction t 7→ e−t tx−1 est (continue bien sûr et)
intégrable sur R∗+ .
Z +∞ Z +∞
Donc, par le théorème de convergence dominée, fn (t)dt −→ e−t tx−1 dt.
0 n→+∞ 0
Comme fn est nulle sur [n, +∞[, cela donne finalement :
Z n n
t
1− tx−1 dt −→ Γ(x),
0 n n→+∞

et ce raisonnement a bien été mené pour tout x > 0.


Z 1
4. Pour tout entier naturel n et tout x > 0, on pose In (x) = (1 − u)n ux−1 du.
0
(a) Soient n ∈ N∗ et x > 0.
La fonction α : u 7→ (1 − u)n ux−1 est bien définie et continue sur ]0, 1].
1
De plus, α(u) ∼ + ux−1 = 1−x , avec 1 − x < 1, donc α est intégrable sur ]0, 1] par comparaison de
u→0 u

elamdaoui@[Link] 4/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Fonction Digamma

fonctions positives et critère de Riemann.


Cela assure la bonne définition de In (x).
ux
On définit maintenant sur ]0, 1] les fonctions α1 : u 7→ (1 − u)n et α2 : u 7→
. Ces fonctions sont de classe
x
1 +
C , et on a α1 (u)α2 (u) qui admet une limite finie pour u −→ 0 , en l’occurrence 0. On en déduit, par
intégration par parties :
Z 1
In (x) = α1 (u)α2′ (u)du
0
Z 1
= α1 (1)α2 (1) − lim+ α1 (u)α2 (u) − α1′ (u)α2 (u)du
u→0 0
Z 1
n
= 0−0+ (1 − u)n−1 ux du
x 0
n
= In−1 (x + 1)
x
(b) Soit x > 0.
Z 1 1 
ux 1
On a I0 (x) = ux−1 du = = .
0 x 0 x
Soit n > 1. On a, par une récurrence immédiate,
n n n−1 n! n!
In (x) = In−1 (x + 1) = × In−2 (x + 2) = I0 (x + n) =
x x x+1 x(x + 1) · · · (x + n − 1) x(x + 1) · · · (x + n)
t
(c) La fonction t 7→ réalise une bijection strictement croissante et de classe C 1 de ]0, n] sur ]0, 1]. Via le
n
t
changement de variable u = , on obtient donc :
n
Z n n Z 1 Z 1
t x−1 n x−1 x
1− t dt = (1 − u) (nu) ndu = n (1 − u)n ux−1 du = nx In (x).
0 n 0 0

Le résultat de la question 3.b. se réécrit ainsi : Γ(x) = lim nx In (x). Et le calcul de la question précédente
n→+∞
permet de conclure :
n! n!nx
Γ(x) = lim nx × = lim Q
n .
n→+∞ x(x + 1) · · · (x + n) n→+∞
(x + k)
k=0

Cette relation est appelée formule de Gauss


5. Soient n ∈ N∗ et x > 0.
L’indication donnée (fallait-il la prouver ?) est immédiate en remarquant qu’on a
Pn
n
!
1
xHn
x k −x ln(n)
Y x 1
e = e k=1 e = ek × x
n
k=1

Ensuite, d’après la formule de Gauss établie à la question précédente, on a :


n
Q n
Q
(x + k) (k + x) n
1 x x Y x
= lim k=0 = lim × k=1
n = lim 1+ .
Γ(x) n→+∞ n!nx n→+∞ nx Q n→+∞ n x k
k k=1
k=1

Grâce à l’indication fournie, on réécrit :


n h
1 Y x −x i
= lim xexHn 1+ e k .
Γ(x) n→+∞ k
k=1

Or Hn −→ γ donc, par continuité de l’exponentielle, exHn −→ exγ et, finalement, par produit de limites,
n→+∞ n→+∞
n h
1 Y x −x i
= xeγx lim 1+ e k .
Γ(x) n→+∞ k
k=1

Cette formule est appelée formule de Weierstrass.

elamdaoui@[Link] 5/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Fonction Digamma

6. (a) On note qu’on pourrait répondre directement à la question à l’aide d’un DL d’ordre 2.
Si l’on veut rester dans les clous du sujet, on commence par réécrire la formule précédente :
n h
Y x −x i 1
1+ e k −→ .
k n→+∞ Γ(x)xeγx
k=1

Par continuité de ln, on en déduit :


n h
!  
Y x −x i 1
ln 1+ e k −→ ln , c’est-à-dire
k n→+∞ Γ(x)xeγx
k=1
n h

X x xi 
ln 1 + − −→ − ln Γ(x)xeγx .
k k n→+∞
k=1
Xh  x xi
En particulier, on a prouvé que la série ln 1 + − converge. Ceci ayant été démontré pour
k k
k>1
X
tout x > 0, on a établi la convergence simple de la série de fonctions gk sur ]0, +∞[, où l’on pose
k>1
 x x
gk : x 7→ ln 1 + − .
k k
+∞
P
(b) On note g = gk sur ]0, +∞[.
k=1 P
Outre la convergence de gk vers g établie à la question précédente, on a :
k>1
— Les fonctions gk sont toutes de classe C 1 sur ]0, +∞[.
1 1 x
— Pour tout k > 1, pour tout x > 0, gk′ (x) = − =− .
k+x k k(k + x)
b
Soit [a, b] un segment de R∗+ . On a donc 0 < a 6 b. Alors pour tout k > 1 et tout x ∈ [a, b], |gk′ (x)| 6 2
k
X b X
et, comme 2
converge, on a établi la convergence normale, donc uniforme, de gk′ sur [a, b].
k
k>1 k>1
+∞ +∞
 
1 ′
P ′
P 1 1
On en déduit que g est de classe C , avec : ∀x > 0, g (x) = gk (x) = − .
k=1 k=1 k + x k
(c) Par la question 6.a., on a, pour tout x > 0,
 
g(x) = − ln Γ(x)xeγx = − ln Γ(x) − ln(x) − γx.
Dérivant cette relation sur R∗+ , on obtient :
Γ′ (x) 1
g ′ (x) = − − − γ,
Γ(x) x
Γ′ 1
c’est-à-dire, vu que ψ =, ψ(x) = −g ′ (x) − − γ.
+∞
Γ  +∞ x 

P 1 1 P 1 1
Comme −g (x) = − − = − + , on a finalement établi :
k=1 k + x k k=1 k+x k
+∞  
1 X 1 1
∀x > 0, ψ(x) = − − γ + − .
x k k+x
k=1

+∞
 
P 1 1
7. (a) Posant x = 1 dans la formule précédente, on trouve : ψ(1) = −1 − γ + − , d’où, par
k=1 k k+1
télescopage, ψ(1) = −1 − γ + 1 = −γ.
Z +∞
Γ′ (1)
De plus Γ(1) = e−t dt = lim [−e−t ]X 0 = lim 1 − e −X
= 1 donc, vu que ψ(1) = , on obtient
0 X→+∞ X→+∞ Γ(1)
Z +∞
Γ′ (1) = −γ. On constate que Γ′ (1) = e−t ln(t)dt, d’où finalement :
0
Z +∞
e−t ln(t)dt = −γ.
0

elamdaoui@[Link] 6/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Fonction Digamma

(b) D’après la formule de la question 6.c., on a, pour tout x > 0,


+∞   +∞  
1 1 X 1 1 X 1 1
ψ(x + 1) − ψ(x) = − + + − − −
x+1 x k k+x+1 k k+x
k=1 k=1

+∞  
1 1 X 1 1 1 1
= − + − − +
x x+1 k k+x+1 k k+x
k=1

par somme de séries convergentes. Et donc :


+∞   +∞  
1 1 X 1 1 X 1 1 1
ψ(x + 1) − ψ(x) = − + − = − = .
x x+1 k+x k+x+1 k+x k+x+1 x
k=1 k=0

Remarque :. On aurait aussi pu procéder ainsi :


  
Γ′ (x + 1) Γ′ (x) d Γ(x + 1)
ψ(x + 1) − ψ(x) = − = ln .
Γ(x + 1) Γ(x) dx Γ(x)

Or, il est bien connu que Γ(x + 1) = xΓ(x) (il suffit d’intégrer par parties), donc
d 1
ψ(x + 1) − ψ(x) = (ln(x)) = .
dx x
1
En particulier, pour tout k ∈ N∗ , ψ(k + 1) − ψ(k) = .
k
Il s’ensuit, pour tout entier n > 2,
n−1 n−1
X  X 1
ψ(n) = ψ(1) + ψ(k + 1) − ψ(k) = −γ + .
k
k=1 k=1

 R∗+ −→ R
(c) Soit x > 0 fixé. Pour tout k ∈ N, on définit jk : 1 1 .
 y 7−→ −
k+y+1 k+y+x
Cette notation est discutable : il aurait peut-être été préférable de noter jk,x , pour insister sur le fait que
l’on travaille à x > 0 fixé, et que la convergence uniforme étudiée ici ne porte que sur la variable y.
k+y+x−k−y−1 x−1
On peut réécrire jk (y) = = donc,
(k + y + 1)(k + y + x) (k + y + 1)(k + y + x)

|x − 1|
∀y > 0, |jk (y)| 6 .
(k + 1)(k + x)
P |x − 1| |x − 1| |x − 1|
Comme est une série convergente, vu que ∼ , on a la conver-
k>0 (k + 1)(k + x) (k + 1)(k + x) k→+∞ k2
P
gence normale, donc uniforme, de jk sur ]0, +∞[.
k>0
Ensuite, reprenant la formule de 6.c., on a, pour tout n ∈ N∗ ,
+∞   +∞  
1 1 X 1 1 X 1 1
ψ(x + n) − ψ(1 + n) = − + + − − − ,
x+n n k k+x+n k k+1+n
k=1 k=1

et selon le même principe de calcul qu’à la question précédente, on aboutit à :


+∞   +∞
X 1 1 X
ψ(x + n) − ψ(1 + n) = − = jk (n).
k+1+n k+x+n
k=0 k=0

Or, pour tout k ∈ N, jk (n) −→ 0 donc, par le théorème de la double limite (qui s’applique ici car la série
n→+∞
de fonctions étudiée converge uniformément sur un voisinage de +∞),
+∞
X

lim ψ(x + n) − ψ(1 + n) = lim jk (n) = 0.
n→+∞ n→+∞
k=0

elamdaoui@[Link] 7/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Fonction Digamma

8. Par analyse-synthèse :
— Analyse : Soit f solution. On va montrer que f vérifie la formule de ψ établie en 6.c., à savoir :
+∞  
1 X 1 1
∀x > 0, f (x) = − − γ + −
x k k+x
k=1

1
Puisque = f (t + 1) − f (t) pour tout t > 0, on a
t
+∞   +∞
X 1 1 X 
− = f (k + 1) − f (k) − f (k + x + 1) + f (k + x)
k k+x
k=1 k=1

n n
!
X  X 
= lim f (k + 1) − f (k) + f (k + x) − f (k + x + 1)
n→+∞
k=1 k=1

 
 
= lim f (n + 1) − f (1) +f (1 + x) − f (n + x + 1)
n→+∞ |{z}
=−γ

 1
= f (x + 1) + γ − lim f (x + 1 + n) − f (1 + n) = f (x) + + γ,
n→+∞ x
| {z }
=0

ce qui montre bien la relation voulue, et donc f = ψ.


— Synthèse : La seule solution éventuelle au problème est donc ψ. Mais on a prouvé en 7.a., 7.b. et 7.c. que
ψ satisfait les trois conditions voulues, donc finalement ψ est solution, et c’est la seule.

Partie III: Autour de la fonction Digamma


Soit n ∈ N∗ .
9. On suppose les boules indiscernables, ce qui implique qu’à tout moment de l’expérience, chaque boule de l’urne
a la même probabilité d’être tirée, peu importe son numéro (cette hypothèse n’était pas faite par l’énoncé – est-ce
un oubli ou un acte volontaire de la part du concepteur du sujet ? – mais elle est éminemment raisonnable).
Avec cette hypothèse, X suit la loi uniforme sur {1, . . . , n}. On a donc, pour tout k ∈ {1, . . . , n}, P (X = k) = n1 .
Il s’ensuit
n n
X 1X n(n + 1) n+1
E(X) = kP (X = k) = k= =
n 2n 2
k=1 k=1

10. Vu l’expérience, Y prend ses valeurs dans {1, . . . , n}.


Soit k ∈ {1, . . . , n}.
On utilise la formule des probabilités totales, avec le système complet d’événements
{(X = 1), (X = 2), . . . , (X = n)} :
n n
X 1X
P (Y = k) = P(X=j) (Y = k) × P (X = j) = P(X=j) (Y = k).
j=1
n j=1

On calcule cette somme en distinguant selon les valeurs de j (j = k ou j 6= k). En effet, pour j = k, le premier
tirage aura amené k boules numérotées k en plus dans l’urne, tandis que pour j 6= k, le premier tirage n’aura
pas amené de boule numérotée k supplémentaire dans l’urne. Ainsi :
   
1 X 1 k + 1 X 1
P (Y = k) = P(X=k) (Y = k) + P(X=j) (Y = k) =  + ,
n n k+n j+n
16j6n, j6=k 16j6n, j6=k
 
n
1 k X 1
= + .
n k + n j=1 j + n

elamdaoui@[Link] 8/9 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Fonction Digamma

2n
P n
P 2n
P n
P
1 1 1 1
Or, par 7.b., ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) = k − k = k = j+n , d’où finalement :
k=1 k=1 k=n+1 j=1
 
1 k
∀k ∈ {1, . . . , n}, P (Y = k) = + ψ(2n + 1) − ψ(n + 1)
n k+n

n n k
 
P P k
11. On a E(Y ) = kP (X = k) = + ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) , donc :
k=1 k=1 n k+n
n
X k2 n+1 
E(Y ) = + ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) .
n(n + k) 2
k=1

Utilisant l’indication fournie,


1−n  n+1 
E(Y ) = + n ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) + ψ(2n + 1) − ψ(n + 1)
2 2
1 − n 3n + 1 
= + ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) .
2 2
Et on est un peu perplexe devant ce résultat : était-ce ce à quoi l’énoncé voulait arriver ?
Remarque :. Il n’était pas demandé de démontrer l’indication fournie, mais elle n’avait rien d’extraordinaire :
n n   n n  
X k2 X k k n+1 X n+k−n n+1 X n
= − = − = − 1−
n(n + k) n n+k 2 n+k 2 n+k
k=1 k=1 k=1 k=1

n 2n
n+1 X 1 1−n X 1 1−n 
= −n+n = +n = + n ψ(2n + 1) − ψ(n + 1) .
2 n+k 2 k 2
k=1 k=n+1

elamdaoui@[Link] 9/9 [Link]


Problème de mathématiques: Enoncé

Rayon spectral et norme subordonnée

— Dans ce problème n ∈ N∗ .
— Pour toute matrice A de Mn (C), on note Sp (A) l’ensemble des valeurs propres complexes de A et on appelle
rayon spectral de A le réel ρ(A) défini par : ρ(A) = maxλ∈Sp(A) |λ|.
— On note k.k∞ la norme définie sur Mn,1 (C) par : ∀X = (xi )16i6n ∈ Mn,1 (C) , kXk∞ = max |xi |.
16i6n
— On qualifie de norme matricielle toute norme N définie sur Mn (C) vérifiant la propriété :
∀(A, B) ∈ (Mn (C))2 , N (AB)6N (A).N (B).

*** *** ***


Soit A = (ai,j )16i,j6n une matrice de Mn (C) et k . k une norme quelconque sur Mn,1 (C). On pose :
n
X
MA = max |ai,j |.
16i6n
j=1

1. (a) Montrer que pour tout X ∈ Mn,1 (C) : kAXk∞ 6MA kXk∞ .
(b) Montrer qu’il existe une constante réelle CA telle que : ∀X ∈ Mn,1 (C) , kAXk6CA kXk.
 
kAXk
(c) Montrer que l’ensemble | X ∈ Mn,1 (C) \ {0} possède une borne supérieure dans R. On notera
kXk
kAXk
dans la suite : ||| A ||| = sup .
X∈Mn,1 (C)\{0} kXk
(d) Montrer que : ||| A ||| 6CA .
n
X
2. Soit i0 un entier compris entre 1 et n tel que |ai0 ,j | = MA . En considérant le vecteur Y de Mn,1 (C) de
j=1
composantes yj définies par :
ai0 ,j
yj = si ai0 ,j 6=0 et yj = 1 si ai0 ,j = 0
|ai0 ,j |
Montrer que MA 6 ||| A |||∞ et en déduire ||| A |||∞ = MA .
3. Soit A, B ∈ Mn (C) et λ ∈ C
(a) Montrer que : ||| A ||| = 0 ⇔ A = 0n .
(b) Montrer que : ||| λA ||| = |λ| ||| A |||.
(c) Montrer que :||| A + B ||| 6 ||| A ||| + ||| B |||.
(d) Montrer que :∀X ∈ Mn,1 (C) , kAXk6 ||| A ||| .kXk.
(e) Déduire de ces résultats que ||| . ||| est une norme matricielle sur Mn (C). On lui donne le nom de norme
matricielle subordonnée à la norme k.k.
4. (a) En considérant une valeur propre λ de A telle que |λ| = ρ(A), montrer que :
ρ(A)6 ||| A ||| .

(b) Donner un exemple simple de matrice A non nulle vérifiant ρ(A) = ||| A |||.
(c) Montrer que si A est nilpotente non nulle, on a l’inégalité stricte :
ρ(A) < ||| A ||| .

5. Montrer que si lim Ak = 0n , alors ρ(A) < 1.


k→+∞

Dans toute la suite du problème, on admettra que, réciproquement, si ρ(A) < 1, alors lim Ak = 0n .
k→+∞
1
k
6. (a) Montrer que pour tout k entier naturel non nul : ρ(A)6 A k
.
(b) Montrer que pour tout α ∈ C, ρ(αA) = |α| ρ(A).
A
(c) Soit ε > 0 et Aε = . Vérifier que ρ(Aε ) < 1 et en déduire l’existence d’un entier naturel kε tel que
ρ(A) + ε
:  
k
∀k ∈ N, k>kε ⇒ Ak 6 (ρ(A) + ε) .
1
(d) En déduire lim Ak k
= ρ(A).
k→+∞

elamdaoui@[Link] 1/2 [Link]


Problème de mathématiques: Correction

Rayon spectral et norme subordonnée

   
x1 y1 n
 ..   ..  X
1. (a) Posons X =  .  et Y =  .  telles que Y = AX, alors ∀i ∈ [[1, n]] , yi = ai,j xj . Mais ∀j ∈
j=1
xn yn
 
Xn
[[1, n]] , , |xj | 6 kXk∞ , donc on tire |yi | 6  |ai,j | kXk∞ 6 MA kXk∞ donc kAXk∞ 6 MA kXk∞ .
j=1

(b) On peut utiliser la même méthode que la question précédente mais on peut voir que X 7−→ AX est un
endomorphisme d’un espace vectoriel normé de dimension finie, donc il est continue, ainsi l’existence de CA
est justifiée
 
kAXk kAXk n
(c) ∀X 6= 0 , 6 CA . L’ensemble , X ∈ C − {0} est une partie non vide et majorée de R
kXk kXk
donc admet une borne supérieure
(d) Cette borne supérieure est le plus petit majorant et CA est un majorant donc |||A||| 6 CA . Dans le cas de
la norme k.k∞ , on peut prendre CA = MA donc : |||A|||∞ 6 MA .
Pn Pn
2. ∀j , |yj | = 1 ⇒ N∞ (Y ) = 1 . Soit Z = AY . ∀i , |zi | = j=1 ai,j yj 6 j=1 |ai,j | 6 MA
u
Pn
Si ai0 j = 0 alors ai0 ,j yj = 0 = |ai0 ,j | , sinon ai0 ,j yj = |ai0 ,j | car ∀u ∈ C∗ , u |u| = |u| . Donc zi0 = j=1 |ai0 ,j | =
N∞ (AY )
MA . N∞ (Z) = MA ⇒ N∞ (Y ) = MA ⇒ |||A|||∞ > MA . En utilisant 1)d) on peut conclure : |||A|||∞ = MA
3. (a) |||A||| = 0 ⇔ ∀X 6= 0 , kAXk = 0 ⇔ ∀X 6= 0 , AX = 0 ⇔ ∀X , AX = 0 ⇔ A = 0n
kλAXk |λ| kAXk
(b) ∀X 6= 0 , = 6 |λ| |||A||| donc |||λA||| 6 |λ| |||A|||
kXk kXk
1 1
(c) Si λ 6= 0 : |||A||| = λA 6 kλAk ⇒ |λ| |||A||| 6 |||λA||| d’où |λ| |||A||| = |||λA|||
λ λ
Si λ = 0 on a égalité car les 2 membres sont nuls .
k(A + B)Xk kAXk kBXk
(d) ∀X 6= 0 , k(A + B)Xk = kAX + BXk 6 kAXk + kBXk ⇒ 6 + kXk 6 |||A||| + |||B|||
kXk kXk
donc |||A + B||| 6 |||A||| + |||B|||
kAXk
(e) ∀X 6= 0 , 6 |||A||| ⇒ kAXk 6 |||A|||kXk et si X = 0 les 2 membres sont nuls .
kXk
(f) On déduit de a),c),d) que |||.||| est une norme sur Mn (C) . De plus : ∀A, B ∈ Mn (C) , ∀X ∈ Cn , N (ABX) 6
|||A|||.kBXk 6 |||A|||.|||B|||.kXk d’où : |||AB||| 6 |||A|||.|||B|||
Conclusion : |||.||| est une norme matricielle sur Mn (C) (ce qui en prouve l’existence)
kAXk
4. (a) Soit λ ∈ Sp(A) et X un vecteur propre associé : X 6= 0 et AX = λX ⇒ = |λ| donc |λ| 6 |||A||| . En
kXk
particulier pour λ telle que |λ| = ρ(A). Donc ρ(A) 6 |||A|||
(b) Si A = In : ρ(A) = 1 et ∀X , AX = X donc |||A||| = 1 : on a égalité .
(c) Si A 6= 0n alors |||A||| =
6 0 d’après 3)a). Si de plus A est nilpotente , sa seule valeur propre est 0 donc
ρ(A) = 0 et: ρ(A) < |||A|||
5. Si Ak converge vers 0n alors |||Ak ||| −−−−−→ 0. Or [ρ(A)]k = ρ(Ak ) 6 |||Ak ||| donc [ρ(A)]k −−−−−→ 0. D’où :

k→+∞ k→+∞
ρ(A) < 1 . (Réciproque admise)
1
6. (a) De l’inégalité vue en 5) on déduit pour k ∈ N∗ : ρ(A) 6 |||Ak ||| k
(b) λ ∈ Sp(A) ⇔ αλ ∈ Sp(αA) donc ρ(αA) = |α| ρ(A)
1 ρ(A)
(c) On prend α = (α > 0) et on applique a) : ρ(Aε ) = αρ(A) = < 1 car ε > 0
ρ(A) + ε ρ(A) + ε
D’après le résultat admis de 5) , (Aε )k converge vers 0 donc ∃kε tel que ∀k > kε , |||Aε k ||| 6 1.
k
Akε = αk Ak ⇒ |||Akε ||| = αk |||Ak |||. Donc αk |||Ak ||| 6 1 ⇒ |||Ak ||| 6 (ρ(A) + ε) .
1 1
(d) ∀k > kε , ρ(A) 6 |||Ak ||| k 6 ρ(A) + ε. Par la définition de la limite limk→+∞ |||Ak ||| k = ρ(A)

elamdaoui@[Link] 2/2 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Les classiques de la réduction

n désigne un entier > 2, K = R ou C et E un K-espace vectoriel de dimension n

Problème 1: Le polynôme caractéristique de AB et BA

Soient A, B ∈ Mn (K). On désire établir l’égalité des polynômes caractéristiques: χAB = χBA
1. Établir l’égalité quand A ∈ GLn (K).
2. On considère les matrices carrées d’ordre 2n définies comme suit
     
BA −B 0 −B I 0
M= ,N = et P = n
0 0 0 AB A In

(a) Montrer que P est inversible et vérifier que M P = P N


(b) Déduire que χAB = χBA
3. Application: Soit A ∈ Mn (C). Montrer χAA ∈ R [X].

Problème 2: Théorème de Cayley-Hamilton

On fixe un élément a non nul de E.


1. Montrer l’existence d’un plus petit entier p > 1 tel que la famille (a, u(a), · · · , up (a)) soit liée
p−1
X
2. Justifier l’existence des scalaires αk tels que u (a) =
p
αk uk (a)
k=0
 
3. Montrer que B = a, u(a), · · · , up−1 (a) est une base de Fa = Vect a, u(a), · · · , up−1 (a) et que Fa est stable
par u
4. Exprimer la matrice C de l’endomorphisme uF à l’aide des scalaires αk , puis déduire son polynôme caractéristique
χ uF
5. Que vaut χuF (u)(a) ? Déduire que χu (u) = 0
6. Applications :

(a) K[u] = Vect IdE , u, · · · , un−1 et dim K[u] 6 n
(b) Si u est bijectif, montrer que u−1 est un polynôme en u

Problème 3: Matrice nipotente d’indice 3


 
3 1 −1
Soit A =  1 1 1  ∈ M3 (R) ; on note v l’endomorphisme de R3 canoniquement associé à A.
2 0 2
1. Calculer le polynôme caractéristique χA de la matrice A et en déduire que A possède une seule valeur propre λ
à préciser.
2. Déterminer Ker(v − 2idR3 ), le sous-espace propre de v associé à son unique valeur propre λ.
3. La matrice A est-elle diagonalisable dans M3 (R)? Est-elle trigonalisable dans M3 (R)?
4. On considère l’endomorphisme u = v − 2idR3 et on pose e1 = (1, 0, 0)
(a) Montrer que l’endomorphisme u est nilpotent.
(b) Déterminer le noyau de l’endomorphisme u2 puis vérifier que e1 ∈ / Ker u2

(c) Montrer que la famille B = u2 (e1 ) , u (e1 ) , e1 est une base de R3 et écrire la matrice T de v dans la base
B, puis exprimer la matrice A en fonction de T .
+∞
X 1 k
5. Calculer l’exponenticlle de la matrice A. On rappelle que exp(A) = A
k!
k=0

Extrait: CNC-Math2-MP-2019

elamdaoui@[Link] 1/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Les classiques de la réduction

Problème 4: Les matrices du rang 1

Soit A ∈ Mn (K) telle que rg(A) = 1


1. Montrer l’existence de deux vecteurs non nuls U et V de EspM atn1K telles que A = U t V
2. Montrer que A2 = Tr(A)A et déduire πA .
3. En déduire que A est diagonalisable si, et seulement si, Tr(A) 6= 0
4. Montrer que si Tr(A) 6= 0, alors A est semblable dans Mn (R) à la matrice diagonale diag (0, . . . , 0, Tr(A))
5. On suppose que Tr(A) = 0 et on désigne par f l’endomorphisme de Mn,1 (K) canoniquement associé à A.
(a) Montrer que U ∈ Ker(f ) et justifier l’existence d’une base de Ker(f ) de la forme (E1 , . . . , En−2 , U ).
1
(b) Soit W = t V . Montrer que (E1 , . . . , En−2 , U, W ) est une base de Mn,1 (K) et écrire la matrice de f
VV
dans cette base.
(c) En déduire que deux matrices de rang 1 et de trace nulle sont semblables dans Mn (K).

Extrait: CNC-Maths2-TSI-2007

Problème 5: Matrices réelles d’ordre 3 vérifiant A3 + A = 0

Soit A une matrice réelle d’ordre 3 telle que A 6= 0 et A3 + A = 0. On note E le R-espace vectoriel R3 , B = (e1 , e2 , e3 )
la base canonique de E et u l’endomorphisme de E dont la matrice relativement à la base B est A.
1. Vérifier que u3 + u = 0 et que u n’est pas l’endomorphisme nul.
2. (a) On suppose que u est injectif ; montrer que u2 = −idE et trouver une contradiction.
(b) Justifier alors que dim Keru ∈ {1, 2}.
3. Montrer que E est somme directe des sous-espaces vectoriels Keru et Ker(u2 + idE ). Quelles sont alors les valeurs
possibles de la dimension du sous-espace vectoriel Ker(u2 + idE ) ?
4. On pose F = Ker(u2 + idE )
(a) Vérifier que F est stable par u. On note v l’endomorphisme induit par u sur F .
(b) Vérifier que v 2 = −idF .
(c) Préciser le déterminant de v 2 en fonction de la dimension de F et en déduire que dim F = 2.
(d) Montrer que l’endomorphisme v n’a aucune valeur propre réelle.
5. On considère un vecteur e′1 non nul de Keru, un vecteur e′2 non nul de F et on pose e′3 = u(e′2 ).
(a) Montrer que la famille (e′2 , e′3 ) d’éléments de F est libre.
(b) Montrer que la famille B ′ = (e′1 , e′2 , e′3 ) est une base de E et écrire la matrice B de u dans cette base.
(c) Que peut-on alors dire des matrices A et B ?

Extrait: CNC-PSI-2006

Problème 6: Diagonalisation simultanée

Soit u et v deux endomorphismes diagonalisables de E qui commutent.


1. Justifier que les sous-espaces propres de u sont stables par v
2. Montrer que l’endomorphisme induit vλ par v sur chaque sous-espace propre Eλ (u) de u est diagonalisable
3. En déduire que u et v sont diagonalisables dans une même base
   
1 1 −1 2 1 −1
4. Application: On donne les matrices suivantes A =  1 1 −1 et B = −2 5 −1.
−1 −1 1 −4 2 2
Montrer que A et B sont diagonalisables au moyen d’une même matrice de passage et déterminer cette matrice
de passage

elamdaoui@[Link] 2/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Les classiques de la réduction

5. Généralisation: Soit , u1 , . . . , um une famille d’endomorphismes diagonalisables de E commutant deux à deux.


Montrer qu’il existe une base de E diagonalisant tous les ui .

Problème 7: Racines carrées d’une matrice diagonalisable

Soit A ∈ Mn (R), on appelle une racine carrée de A toue matrice R ∈ Mn (R) vérifiant R2 = A.
On suppose que la matrice A ∈ Mn (R) admet n valeurs propres réelles λ1 < λ2 < · · · < λn .
1. Justifier l’existence d’une matrice P ∈ Mn (R) inversible telle que A = P DP −1 où D = diag(λ1 , λ2 , . . . , λn ), puis
montrer que R est une racine carrée de A, si et seulement si la matrice S = P −1 RP est une racine carrée de D.
2. Soit S une racine carrée de D.
(a) Montrer que DS = SD. En déduire que la matrice S est diagonale.
(b) On note alors S = diag (s1 , . . . , sn ). Que vaut s2i lorsque i ∈ {1, . . . , n} ?
(c) Que peut-on dire de Rac(A) si A admet une valeur propre strictement négative ?
(d) Si on suppose toutes les valeurs propres de A positives ou nulles, déterminer les racines carrées de la matrice
D. On pourra poser εi ∈ {−1, +1} pour i ∈ {1, . . . , n}.
3. Ecrire toutes les racines carrées de A à l’aide de la matrice P . Combien de racines carrées A admet-elle ? (On
discutera selon le signe des valeurs propres de A).
 
11 −5 5
4. Application : Ecrire toutes les racines carrées de A = −5 3 −3 à l’aide de la matrice P que l’on
5 −3 3
déterminera.

Extrait: CCP-Math2-MP-2005

Problème 8: Racines carrées de la matrice nulle

On cherche à déterminer les racines carrées de la matrice nulle.


Soit R ∈ Mn (R), une matrice carrée de la matrice nulle. Soit f l’endomorphisme de Rn dont R est la matrice dans la
base canonique de Rn . On note r le rang de f .
n
1. Comparer Im(f ) et Ker(f ) puis montrer que r 6 .
2
2. On suppose f non nul, donc r > 1. Soit (e1 , . . . , er ) une base de Im(f ) que l’on complète avec (er+1 , . . . , en−r )
pour former une base de Ker(f ). Pour i ∈ {1, . . . , r}, on note ui le vecteur tel que f (ui ) = ei .
Montrer que la famille B = (e1 , . . . , en−r , u1 , . . . , ur ) est une base de Rn
3. Écrire la matrice de f dans la base B. On notera Mr cette matrice.
4. Déterminer les racines carrées dans Mn (R) de la matrice nulle.
5. Application: Déterminer dans M4 (R), les racines carrées de la matrice nulle.

Extrait: CCP-Math2-MP-2005

Problème 9: Racines carrées de In

Soit R une racine carrée de l’unité In .


1. Vérifier que R est une matrice inversible.
2. Montrer que R est semblable à une matrice diagonale que l’on décrira.
3. Déterminer les racines carrées de l’unité In . On pourra poser εi ∈ {+1, −1} pour i ∈ {1, . . . , n}.

Extrait: CCP-Math2-MP-2005

elamdaoui@[Link] 3/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Les classiques de la réduction

Problème 10: Le produit de Kronecker

Pour A = (ai,j ) ∈ Mn (C) et B = (bi,j ) ∈ Mn (C), on définit A ⊗ B ∈ Mn2 (C) par


 
a1,1 B ··· a1,n B

A⊗B = .. .. 
. . 
an,1 B ··· an,n B

1. Montrer que si A, A′ , B, B ′ ∈ Mn (C) alors (A ⊗ B)(A′ ⊗ B ′ ) = (AA′ ) ⊗ (BB ′ ).


2. En déduire que A ⊗ B est inversible si, et seulement si, A et B sont inversibles.
3. Déterminer le spectre de A ⊗ B.
4. En déduire le polynôme caractéristique, la trace et le déterminant de A ⊗ B.

Extrait: CCP-MP

Problème 11: Matrice stochastique

On dit qu’une matrice A = (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (R) est strictement stochastique lorsque

∀(i, j) ∈ [|1, n|]2 , ai,j > 0 (1)


n
X
∀i ∈ [|1, n|], ai,j = 1 (2)
j=1

Soit A = (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (R) est strictement stochastique


 
1
 .. 
1. Soit U =  .  ∈ Mn,1 (R) le vecteur colonne dont tous les coefficients valent 1. Calculer AU et en déduire que
1
1 est valeur propre de A.
 
x1
∈ Mn (C) telle que det(B) = 0 et un vecteur colonne X =  ...  ∈
 
2. (a) Soient une matrice B = (bi,j )16i,j6n
xn
Mn,1 (C), X 6= 0, tel que BX = 0. Soit k ∈ [|1, n|] tel que |xk | = max{|xi |, i ∈ [|1, n|]}. Justifier l’inégalité
n
X
|bk,k | 6 |bk,j |
j=1
j6=k

(b) Soit λ ∈ SpC (A). En appliquant 2a à la matrice B = A − λIn , montrer que |ak,k − λ| 6 1 − ak,k , où k est
l’entier défini en 2a. En déduire |λ| 6 1.
(c) On suppose que λ ∈ SpC (A) vérifie |λ| = 1 et on note λ = eiθ avec θ ∈ R. Déduire de l’inégalité |ak,k −eiθ | 6
1 − ak,k de 2b que cos(θ) = 1, puis en déduire λ.

Extrait: CCP-PSI-2012

Problème 12: Commutant

Ici K = C des nombres complexes.


Soit u ∈ L(E). On appelle commutant de u l’ensemble C(u) des endomorphismes qui commutent avec u ; on a :

C(u) = {v ∈ L(E), u ◦ v = v ◦ u} .

elamdaoui@[Link] 4/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Les classiques de la réduction

OnM
suppose l’endomorphisme u diagonalisable. Soit p ∈ N∗ et (λ1 , λ2 , . . ., λp ) ∈ Cp ses valeurs propres. On a :
E= Eλi (u). On pose ni = dim Eλi (u) pour 1 6 i 6 p.
16i6p
M
Soit B une base de E. On rappelle que la base B est dite adaptée à la somme directe E = Eλi (u) s’il
16i6p
existe pour chaque entier i compris entre  1 et p, une base (e1 , . . ., eni ) du sous-espace vectoriel Eλi (u) telle que
i i

B = e11 , . . ., e1n1 , e21 , . . ., e2n2 , . . ., ep1 , . . ., epnp .

1. Montrer que si v ∈ C(u) alors les sous-espaces Eλi (u) sont stables par v.
2. Pour tout entier i compris entre 1 et p, on note ui l’endomorphisme de Eλi (u) induit par u. Que peut-on dire
de ui ?
M
3. En déduire que v ∈ C(u) si et seulement si, sur une base B adaptée à la somme directe E = Eλi (u) :
16i6p
 
V1 0 ··· ··· 0
 .. .. 
0
 V2 . .
. .. .. .. .. 
 ..
M at(v, B) =  . . . avec Vi ∈ Mni (C) pour 1 6 i 6 p.

.
. 
. .. .. 
. . . 0
0 ··· ··· 0 Vp
X
4. Montrer que dim C(u) = n2i .
16i6p

5. Montrer que si u est diagonalisable, alors dim C(u) > n.


6. Montrer qu’il existe u ∈ L(E) diagonalisable tel que dim C(u) = n.
 
2 −1 1
7. Déterminons les matrices qui commutent avec A = −1 2 −1
1 −1 2

Extrait: MATHS 3 de E3A - 2002 - Filière MP

Problème 13: Crochet de Lie

Soit A est une matrice quelconque de Mn (R). On note φA l’application de Mn (R) dans Mn (R) définie par :

φA (M ) = AM − M A

On note βc = (e1 , . . . , en ) la base canonique de Rn .


1. On suppose dans cette question que A est diagonalisable.
On note β = (c1 , . . . , cn ) une base de vecteurs propres de u (défini au début du problème) et, pour tout entier i
tel que 1 6 i 6 n, λi la valeur propre associée au vecteur ci . On note alors P la matrice de passage de la base
 
λ1 0 . . . 0
. 
 0 . . . . . . .. 

βc à la base β et D =  . .
.
 .. .. ... 0 

0 . . . 0 λn
Enfin, pour tout couple (i, j) d’entiers tels que 1 6 i 6 n et 1 6 j 6 n, on pose : Bi,j = P Ei,j P −1
(a) Exprimer, pour tout couple (i, j), la matrice DEi,j − Ei,j D en fonction de la matrice Ei,j et des réels λi et
λj .
(b) Démontrer que, pour tout couple (i, j), Bi,j est un vecteur propre de φA .
(c) En déduire que φA est diagonalisable.

elamdaoui@[Link] 5/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Les classiques de la réduction

On suppose dans la suite que φA est diagonalisable en tant qu’endomorphisme de Mn (R) et on note
(Pi,j ) 16i6n une base de vecteurs propres de φA et, pour tout couple (i, j), λi,j la valeur propre associée
16j6n
à Pi,j .
2. Dans cette question, on considère A comme une matrice à coefficients complexes (A ∈ Mn (R) ⊂ Mn (C)) et φA
comme un endomorphisme de Mn (C) (défini par φA (M ) = AM − M A pour tout M ∈ Mn (C)).
(a) Justifier que toutes les valeurs propres de φA sont réelles.
(b) Soit z ∈ C. Justifier que si z est une valeur propre de A, alors z est aussi une valeur propre de AT .
(c) Soit z ∈ C. On suppose que z et z sont deux valeurs propres de la matrice A. On considère alors X ∈ Mn,1 (C)
(X 6= 0) et Y ∈ Mn,1 (C) (Y 6= 0) tels que AX = zX et AT Y = zY .

En calculant φA XY T , démontrer que z − z est une valeur propre de φA .
3. En déduire que la matrice A a au moins une valeur propre réelle.
On note λ une valeur propre réelle de A et X ∈ Mn,1 (R) (X 6= 0) une matrice colonne telle que AX = λX.
4. Démontrer que, pour tout couple (i, j), on a: APi,j X = (λ + λi,j ) Pi,j X.
5. Montrer que pour X ∈ Mn,1 (R) \ {0}, l’application linéaire Mn (R) −→ Mn,1 (R), M 7−→ M X est surjective
6. En déduire que A est diagonalisable.

Extrait: CCP-MP-2012

Problème 14: Translations

Soient A et B deux éléments de Mn (K) ; on considère l’application, notée ΦA,B , suivante



Mn (K) −→ Mn (K)
ΦA,B :
X 7−→ AX + XB

1. Soit V un vecteur propre de A associé à la valeur propre a et W un vecteur propre de t B associé à la valeur
propre b. Montrer que la matrice V t W est un vecteur propre de ΦA,B ; à quelle valeur propre est-il associé ?
2. Soit λ une valeur propre de ΦA,B et Y ∈ Mn (K) un vecteur propre associé.
k
(a) Montrer que pour tout entier naturel k, Ak Y = Y (λIn − B)
(b) En déduire que pour tout polynôme P , à coefficients dans K, P (A) Y = Y P (λIn − B).
(c) On suppose que le polynôme caractéristique χA de A est scindé sur K et s’écrit
Y mµ
χA = (X − µ)
µ∈SpK (A)

i. Montrer que Y χA (λIn − B) = 0 et en déduire que la matrice χA (λIn − B) n’est pas inversible.
ii. En déduire qu’il existe a ∈ SpK (A) tel que la matrice (λ − a) In − B ne soit pas inversible.
3. Conclure que si le polynôme χA est scindé sur K alors SpK (ΦA,B ) = SpK (A) + SpK (B)
4. Soient (Y1 , · · · , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) et Z1 , · · · , Zp des vecteurs arbitraires de Mn,1 (K). Montrer que
p
X
l’égalité Yi t Zi = 0 a lieu si et seulement si les vecteurs Z1 , · · · , Zp sont tous nuls.
i=1
5. On suppose ici que les matrices A et B sont diagonalisables dans Mn (K) et on désigne par (U1 , · · · , Un ) et

(W1 , · · · , Wn ) des bases respectives de vecteurs propres de A et t B. En considérant la famille Ui t Wj 16i,j6n ,
montrer que l’endomorphisme ΦA,B est diagonalisable.

Extrait: CNC-Math II-2006

elamdaoui@[Link] 6/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Les classiques de la réduction

Problème 15: Sous-espace caractéristique

On considère une matrice A de Mn (C) et on note f l’endomorphisme de Cn canoniquement associé. Le polynôme


caractéristique de A est noté P et les valeurs propres complexes distinctes de A sont notées λ1 , λ2 , · · · , λr . Pour tout
i ∈ [[1, r]], on note :
• mi est l’ordre de multiplicité de la valeur propre λi , c’est à dire l’ordre de multiplicité de la racine λi du polynôme
P.
• Pi le polynôme défini par Pi (X) = (X − λi )mi .
• Fi le sous espace vectoriel de Cn défini par Fi = Ker((f − λi IdCn )mi ).

*** *** ***

1. Montrer que les sous-espaces vectoriels Fi sont stables par f . On note fi l’endomorphisme de Fi obtenu par
restriction de f à Fi
M r
2. Montrer que Cn = Fi .
i=1
3. Exprimer le polynôme caractéristique de f à l’aide de ceux de fi
4. Justifier que Pi est un polynôme annulateur de fi et déduire le polynôme caractéristique de fi à l’aide de
dk = dim Fk
5. Montrer que Pi est le polynôme caractéristique de fi , puis comparer dim Fi et la multiplicité mi

Extrait: Naval-1989

Problème 16: Endomorphismes cyclique



Soit f un endomorphisme cyclique de E, c’est-à-dire il existe un vecteur x0 de E tel que : E = Vect f k (x0 ) | k ∈ N)
1. Une base adaptée de E
On désigne par m le plus grand nombre entier naturel tel que :
(x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f m−1 (x0 )) est libre et (x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f m (x0 )) est liée.
(a) Justifier l’existence d’un tel nombre entier naturel m, puis montrer par récurrence sur k que les vecteurs

f m+k (x0 ) appartiennent à Vect x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f m−1 (x0 ) .
(b) En déduire que la famille (x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f m−1 (x0 )) est une base de E, puis que m = n.
n−1
X
Dans toute la suite de ce problème, on convient de poser f n (x0 ) = pk f k (x0 ) et on désigne alors par P
k=0
n−1
X
le polynôme de K[X] défini par P (X) = X n − pk X k
k=0

2. Matrice et polynôme annulateur de f


(a) Écrire la matrice M de f dans la base (x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f n−1 (x0 )).
(b) Montrer que les n endomorphismes Id, f , f 2 , . . ., f n−1 sont indépendants, puis en déduire qu’il n’existe
aucun polynôme Q non nul de degré strictement inférieur à n tel que Q(f ) = 0.
n−1
X
(c) Déterminer l’image par l’endomorphisme P (f ) = f n − pk f k des vecteurs de la base (x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f n−1 (x0 )),
k=0
puis en déduire que P (f ) = 0.
3. Caractérisation des endomorphismes cycliques diagonalisables
(a) On considère une valeur propre λ de f et un vecteur propre associé x.
Calculer f k (x) pour k ∈ N et en déduire que P (λ) = 0.
(b) On considère une valeur propre λ de f . Déterminer le rang de l’endomorphisme f − λIdE à l’aide de sa
matrice, puis en déduire la dimension du sous-espace propre associé à λ.

elamdaoui@[Link] 7/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Enoncé

Les classiques de la réduction

(c) Établir que l’endomorphisme cyclique f est diagonalisable si et seulement s’il possède n valeurs propres
distinctes.
4. Étude du commutant de f lorsque f est cyclique
(a) Montrer que le commutant C(f ) = {g ∈ L(E) | g ◦ f = f ◦ g} est une sous-algèbre de L(E).
(b) Soient deux endomorphismes u et v appartenant à C(f ).
Montrer, si u(x0 ) = v(x0 ), que u = v.
n−1
X
(c) Soit g un endomorphisme pour lequel on pose g(x0 ) = ak f k (x0 ).
k=0
n−1
X
Montrer que si g appartient à C(f ) alors g = ak f k .
k=0
(d) En déduire que le commutant C(f ) est de dimension n et démontrer qu’il admet pour base (IdE , f, f 2 , . . ., f n−1 ).

Extrait: Epreuve commun-EPITA

Problème 17: Polynôme minimal en un vecteur

— E désigne un K−espace vectoriel de dimension finie n > 2 , ( K = R ou C ) et f ∈ LK (E)


— πf le polynôme minimal de f
— K [f ] = {P (f ) /P ∈ K [X]}
— Pour x ∈ E , on pose Ix = {P ∈ K [X] / P (f ) (x) = 0} et Ex = Ef (x) = { P (f ) (x) / ∈ K [X]}

*** *** ***

1. Soit x ∈ E. Montrer qu’il existe un unique polynôme unitaire πx ∈ K [X] tel que : Ix = (πx ) = πx K [X]
2. On pose k = deg (πf ) et r = deg (πx )
(a) Vérifier que r 6 k
(b) Montrer que Ex est un sous-espace vectoriel de E
(c) Montrer que dim Ex = r et en donner une base
(d) Montrer que K [f ] est une sous-algèbre de L (E) et en donner une base
3. Soient x1 et x2 de deux éléments de E
(a) On suppose que Ex1 ∩ Ex2 = {0} , montrer que πx1 +x2 = ppcm (πx1 , πx2 )
(b) On suppose que πx1 et πx2 sont premiers entre eux . Montrer que Ex1 +x2 = Ex1 ⊕ Ex2
4. Soient x1 , x2 , ..., xp des vecteurs de E
(a) On suppose que Ex1 , Ex2 , ...., Exp sont en somme directe . Montrer que :

πx1 +x2 +...+xp = ppcm πx1 , πx2 , .., πxp

(b) On suppose que πx1 , πx2 , ...., πxp sont deux à deux premiers entre eux . Montrer que :

Ex1 +x2 +...+xp = Ex1 ⊕ Ex2 ⊕ ... ⊕ Exp

5. Soit P un facteur irréductible de πf de multiplicité α


(a) Soit x ∈ Ker (P α (f )) . Montrer qu’il existe un entier αx 6 α tel que : πx = P αx
(b) En déduire qu’il existe x ∈ Ker (P α (f )) tel que πx = P α
On pourra raisonner par l’absurde en supposant que ∀x ∈ Ker (P α (f )) , αx < α
6. En déduire qu’il existe x ∈ E tel que : πx = πf

Extrait: Concours Commun 1996-ENTPE, ENSG, ENTM, ENSTIMD

elamdaoui@[Link] 8/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

Problème 1: Le polynôme caractéristique de AB et BA

1. Les deux matrices AB et BA sont semblables, car Ab = A (BA) A−1 , donc elles ont le même polynôme caracté-
ristique
     
BA −B 0 −B I 0
2. On note M = ,N= et P = n
0 0 0 AB A In
(a) On a det (P ) = 1, donc P est inversible. Par un produit matriciel par blocs
    
BA −B In 0 0 −B
MP = =
0 0 A In 0 0
et     
In 0 0 −B 0 −B
PN = =
A In 0 AB 0 0
(b) M et N sont semblables, donc elles ont le même déterminant. Et puisque

χM (X) = det (XI2n − M )


XIn − BA B
= = X n χBA (X)
0 XIn
et

χN (X) = det (XI2n − N )


XIn B
= = X n χAB (X)
0 XIn − AB

Donc X n χAB (X) = X n χBA (X), puis χAB = χBA



3. Application: On a χAA (X) = det XIn − AA , donc en conjuguant

χAA (X) = det XIn − AA = χAA (X)

Or pour A, B ∈ Mn (C) , χAB = χBA , on obtient donc χAA = χAA et par conséquent χAA ∈ R [X]

Problème 2: Théorème de Cayley Hamilton


n  o
1. On note Na = m ∈ N∗ | ui (a) 06i6m−1 liée .
On sait que n ∈ Na car toute famille de cardinal n + 1 est liée. Ainsi Na est une partie de N∗ non vide, donc elle
admet un plus petit élément p ∈ N∗ .
 
2. La famille ui (a) 06i6p−1 est libre et la famille ui (a) 06i6p est liée, donc il existe (α0 , α1 , . . . , αp−1 ) ∈ Kp tels
que up (a) = α0 a + α1 u(a) + · · · + αp−1 up−1 (a)
3. — La famille (a, u(a), · · · , up−1 (a)) est libre et génératrice de Fa , donc il s’agit bien d’une base de F

— On a u Vect(a, u(a), u2 (a), . . . , up−1 (a)) = Vect(u(a), u2 (a), u3 (a), . . . , up (a)) car u est linéaire.
Or up (a) = α0 a + α1 u(a) + · · · + αp−1 up−1 (a) ∈ F , d’où u (F ) ⊂ F . Ainsi Fa est stable par f
4. La matrice C de uF est
 
0 0 ··· 0 α0
 .. .. 

 1 0 . . α1 


C= .. .. 
matrice compagnon
 0 1 . 0 .



 .. . . ..


 . . . 0 αp−2 
0 ··· 0 1 αp−1
p−1
X
Alors χuF = X p − αi X i
i=0

elamdaoui@[Link] 9/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

p−1
X
5. On a χuF (u)(a) = up (a) − αi ui (a) = 0. Comme χuF divise χu , alors il existe P ∈ K[X] tel que P χuF = χu
i=0
Ainsi χu (u) = P (u) ◦ χuF (u) donc χu (u)(a) = P (u) [χuF (u)(a)] = P (u)(0) = 0 car P (u) linéaire
On a ainsi montré que : ∀a ∈ E \ {0}, χu (u)(a) = 0, mais χu (u) est un endomorphisme de E, donc il s’annule
aussi en 0, d’où pour tout a ∈ E, on a χu (u)(a) = 0, soit χu (u) = 0
6. Applications :

(a) — L’inclusion Vect IdE , u, · · · , un−1 ⊂ K[u] est évidente
— Inversement soit v ∈ K [u], il existe P ∈ K [X] tel que v = P (u). On effectue la division euclidienne de
P par χu , alors il existe Q, R ∈ K [X] tel que P = Qχu + R et deg(R) < deg χu . En évaluant en u, alors

v = P (u) = Q(u) ◦ χu (u) + R(u) = R(u) ∈ Vect IdE , u, · · · , un−1
1
(b) Si u est un isomorphisme. On écrit χu = XP (X)+a0 , avec a0 = (−1)n det(u) 6= 0, puis on pose Q = − P.
a0
1 1
On a u ◦ Q(u) = − .u ◦ P (u) = IdE − χu (u) = IdE . Donc u−1 = Q(u) ∈ K [u]
a0 a0

Problème 3: Matrice nilpotente d’indice 3


 
3 1 −1
Soit A =  1 1 1  ∈ M3 (R) ; on note v l’endomorphisme de R3 canoniquement associé à A.
2 0 2
1. Par définition du polynôme caractéristique, on a:
X −3 −1 1
χA (X) = det (XI3 − A) = −1 X −1 −1
−2 0 X −2
X −3 −1 0
= −1 X −1 X −2 C3 ← C3 + C2
−2 0 X −2
X −3 −1 0
= 1 X −1 0 L2 ← L2 − L3
−2 0 X −2
X −2 X −2 0
= 1 X −1 0 L1 ← L1 + L2
−2 0 X −2
X −2 0 0
= 1 X −2 0 C2 ← C2 − C1
−2 2 X −2
3
= (X − 2)

Donc Sp (A) = {2}, c’est-à-dire que A possède une seule valeur propre λ = 2
 
a
3
2. Soit x = (a, b, c) ∈ R et X = b , alors x ∈ Ker (v − 2idR3 ) si, et seulement, si (A − 2I3 )X = 0. Or

c

a + b − c = 0


(A − 2I3 )X = 0 ⇐⇒ a−b+c =0


a =0
(
a=0
⇐⇒
b=c

Donc Ker(v − 2idR3 ) = Vect ((0, 1, 1))

elamdaoui@[Link] 10/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

3. — La valeur propre 2 de A est d’ordre de multiplicité 3 et la dimension de son sous-espace propre est de
dimension 1, donc elle n’est pas diagonalisable.
— χA est scindé sur R, alors A est trigonalisable sur M3 (R)
4. On pose u = v − 2idR3
3
(a) On a : u3 = (v − 2idR3 ) = χv (v). Le théorème de Cayley-Hamilton affirme que χv (v) = 0 et, par suite,
u3 = 0. Donc u est nilpotent
 
0 0 0
2
(b) La matrice représentative de u2 est (A − 2I3 ) = 2 2 −2, donc pour x = (a, b, c) ∈ R3 , on a
2 2 −2

x ∈ Ker(u2 ) ⇐⇒ a + b − c = 0 ⇐⇒ c = a + b

Donc Ker(u2 ) = Vect ((1, 0, 1), (0, 1, 1)).


/ Ker(u2 ), car u2 (e1 ) = (0, 2, 2) 6= (0, 0, 0)
e1 = (1, 0, 0) ∈
 
0 1 1
(c) Posons Bc la base canonique de R3 , alors Mat (B) = 2 2 0 dont le déterminant −2 6= 0, donc B
Bc
2 2 0
   
0 1 0 2
1 0
est une base de R3 et Mat (u) = 0 0 1. Donc T = Mat (v) = 0
2 1 et A = P T P −1 avec
B B
0 0 0 0
0 2
 
0 1 1
P = 2 2 0
2 2 0
5. On pose N = A − 2I3 ; la matrice N est nilpotente et elle commute avec 2I3 , alors par les propriétés de
l’exponentielle  
N2
exp(A) = exp(2I3 + N ) = exp(2I3 ) exp(N ) = e2 I3 + N +
2
Avec les calculs précédents qui donnent les expressions de N et N2
 
2 1 −1
exp(A) = e2 2 1 0
3 1 0

Problème 4: Les matrices du rang 1

1. rgA 6= 0, donc au moins une colonne Ci0 6= 0. Or dim Vect(C1 , · · · , Cn ) = rgA = 1, donc toutes les colonnes
 
x1
 .. 
sont proportionnelles. Soit U = Ci0 =  . , on a: ai,j est le i-ème coefficient de Cj = λj X, donc ai,j = λj xi ,
xn
 
λ1
 .. 
d’où A = U V avec V =  .  non nul.
t

λn
t
2. A2 = U (t V U ) V = V T U.U t V = Tr (A) U t V = Tr (A) A.
Le polynôme X 2 − Tr (A) X est un polynôme annulateur de A, donc πA divise X 2 − Tr (A) X. La matrice A
n’est pas scalaire car rg(A) = 1, donc πA = X 2 − Tr (A) X = X (X − Tr (A))
3. A est diagonalisable si, et seulement si, πA est scindé à racines simples. Or πA = X (X − Tr (A)) est scindé à
racines simples si, et seulement, si Tr (A) 6= 0
4. Si Tr(A) 6= 0 les sous-espaces propres de A sont supplementaires dans Mn,1 (R), donc A est diagonalisable et
donc semblable à la matrice diag(0, · · · , 0, Tr(A)) car dim KerA = n − 1 et dim Ker(A − Tr (A) In ) = 1.
5. (a) On a AU = U t V U = t V U U = Tr(A)U = 0, donc U ∈ Kerf , qu’on complète par (E1 , · · · , En−2 ) pour avoir
(E1 , · · · , En−2 , U ) base de Ker(f ) .

elamdaoui@[Link] 11/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

(b) Card (B) où B = {E1 , · · · , En−2 , U, W } = n = dim Mn,1 (K), il suffit donc de montrer qu’elle est libre.
Supposons que λ1 E1 + · · · + λn−2 En−2 + λn−1 U + λn W = 0, on multiplie par A à gauche et on tient
compte que E1 , · · · , En−2 , U ∈ Kerf = KerA, donc 0 = λn AW = λn U , or U 6= 0, donc λn = 0, d’où
λ1 E1 + · · · + λn−2 En−2 + λn−1 U = 0, or la famille (E1 , · · · , En−2 , U ) est libre car base de Kerf , donc
λ1 = · · · = λn = 0.
on a f (E1 ) = · · · = f (En−1 ) = f (U ) = 0 car (E1 , · · · , En−2 , W ) base de Kerf , d’autre part f (W ) = AW =
U , donc  
0 ··· 0 0 0
 . .. .. .. 
 .. . . . 
 
Mat (f ) =  0 · · · 0 0 0 

=J
B  
 0 ··· 0 0 1 
0 ··· 0 0 0
qui est semblable à A = Mat (f ), où B0 la base canonique de Mn,1 (K)
B0
(c) D’aprés la question précédente toute matrice de rang 1 est de trace nulle est semblable à J, dont toutes ces
matrices sont semblables entre elles.

Problème 5: Matrices réelles d’ordre 3 vérifiant A3 + A = 0



1. On a A3 + A = Mat u3 + u et A = Mat (u), donc u3 + u = 0 et u 6= 0
B B
2. (a) u injectif donc bijectif car endomorphisme en dimension finie, donc A inversible, en multipliant l’égalité
A3 + A = 0 par A−1 , on en déduit que A2 = −I3 , d’où u2 = −idE . Donc det(u2 ) = det(−idE ), d’où
det(u)2 = −1, impossible car det u ∈ R.
(b) u n’est pas injective et u non nul, donc {0} Keru R3 , d’où dim Keru ∈ {1, 2}.
 
3. Le polynôme X 3 + X = X X 2 + 1 est annulateur de u et X ∧ X 2 + 1 = 1, donc, d’après le lemme des noyaux
L
E = Keru Ker(u2 + idE ). Comme dim E = 3 et dim Keru ∈ {1, 2}, alors dim Ker(u2 + idE ) ∈ {1, 2}.
4. (a) L’endomorphisme u2 + IdE est un polynôme en u, donc F = Ker(u2 + idE ) est stable par u
(b) Soit x ∈ F = Ker(u2 + idE ) on a v 2 (x) = u2 (x) = −x = −IdF (x), donc v 2 = −idF .

(c) Posons r = dim F , donc det v 2 = (−1)r , or det(v 2 ) = (det v)2 > 0, d’où r est pair avec r ∈ {1, 2}, donc
r = 2.
(d) Le polynôme X 2 + 1 est annulateur de v, donc SpC (v) ⊂ Rac(X 2 + 1) = ∅, donc v n’admet pas de valeur
propre réelle
5. (a) Card{e′2 , e′3 } = 2 = dim F , il suffit de montrer qu’elle est libre. Supposons que αe′2 + βe′3 = 0. Si α 6= 0,
β
u(e′2 ) = − e′2 , alors v admet une valeur propre. Absurde, donc on a forcément α = 0, puis βu(e′2 ) = 0. De
α
même si β 6= 0, alors u(e′2 ) = 0, ce qui montre que e′2 ∈ Keru ∩ F = {0}. Absurde, donc α = β = 0.
L
(b) B ′ = (e′1 , e′2 , e′3 ) base de E, car E = Keru F . De plus u(e′1 ) = 0, u(e′2 ) = e′3 , u(e′3 ) = u2 (e′2 ) = −e′2 , d’où
 
0 0 0
Mat (u) = 0 0 −1
B′
0 1 0

(c) A et B sont semblables car elles représentent le même endomorphisme dans deux bases différentes.

Problème 6: Diagonalisation simultanée

1. u et v commutent, alors les sous-espaces propres de l’un sont stables par l’autre
2. L’endomorphisme induit d’un endomorphisme diagonalisable est lui même diagonalisable.

elamdaoui@[Link] 12/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

p
3. Posons Sp (u) = {λ1 , · · · , λp }, mi l’ordre de multiplicité de λi , Ei = Ker (u − λi IdE ), Bi base de Ei et B = ∪ Bi
i=1
Lp
base adaptée à la décomposition E = Ei . Alors
i=1
 
λ1 I m1 (0)
 

 λ2 I m 2 

MatB (u) =  .. 

 . 

(0) λp I m p

Or pour tout i ∈ [[1, p]], l’endomorphisme vλi est diagonalisable, donc il existe une base Ci de Ei pour laquelle
p
Di = MatCi (vλi ) est diagonale. Soit finalement C = ∪ Ci , alors MatC (u) = MatB (u) et
i=1
 
D1 (0)
 

 D2 

MatC (v) =  .. 

 . 

(0) Dp

ce qui montre que C est une base de diagonalisation de u et v.


4. Soit u et v respectivement les endomorphismes de R3 canoniquement associés à A et B.
 
4 4 −4
— On a AB = BA =  4 4 −4, donc uv = vu
−4 −4 4
— χA = X 2 (X − 3) est scindé et dim E0 (A) = 3 − rg(A) = 2 = m(0), donc u est diagonalisable
— χB = (X − 1)(X − 4)2 est scindé et dim E4 (B) = 3 − rg(B − 4I3 ) = 2 = m(4), donc v est diagonalisable
D’après ce qui précède u et v sont codiagonalisables
— On a E0 (u) = Vect (c1 = (−1, 1, 0), c2 = (1, 0, 1)) et E3 (u) = Vect (c3 = (−1, −1, 1))
— v(c1 ) = 7c1 + 6c2 , v(c2 ) = −3c1 − 2c2 et v(c3 ) = 4c3 , donc
 
7 −3 0
 
Mat (v) =  6 −2 0  où C = (c1 , c2 , c3 )
C
0 0 4
 
−3 7
On note v0 la restriction de v sur E0 (u), alors Mat (v0 ) = de polynôme caractéristique χv0 =
(c1 ,c2 ) −2 6
X 2 − 5X + 4 = (X − 1)(X − 4). Les sous-espaces propres de v0 sont E1 (v0 ) = Vect(c1 + 2c2 = (1, 1, 2)) et
E4 (v0 ) = Vect(c1 + c2 = (0, 1, 1))
— Soit v1 = (1, 1, 2), v2 = (0, 1, 1) et v3 = (−1, −1, 1). On a bien (v1 , v2 , v3 ) est une base et
   
0 0 0 1 0 0
Mat (u) = 0 0 0 et Mat (v) = 0 4 0
(v1 ,v2 ,v3 ) (v1 ,v2 ,v3 )
0 0 3 0 0 4
 
1 0 −1
En notant P = 1 1 −1, alors P −1 AP = diag (0, 0, 3) et P −1 BP = diag (1, 4, 4)
2 1 1
5. On procède par récurrence sur m. Précisément, on prouve pour m > 1 la propriété suivante :
Pm : Pour tout K-espace vectoriel E de dimension finie, pour toute famille de m endomorphismes de
E, u1 , . . . , um , diagonalisables et commutant deux à deux, il existe une base diagonalisant tous les ui .
La propriété est vraie pour m = 1. Supposons qu’elle est vraie pour m − 1, et prouvons-la au rang m. Soit λ
une valeur propre de u1 , et Eλ le sous-espace propre associé. Alors Eλ = Ker(u − λIE ) est stable par chaque
ui , pour i > 2, puisque ui commute avec u1 . Notons vi,λ la restriction de ui à Eλ . Alors on a une famille

elamdaoui@[Link] 13/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

de m − 1 endomorphismes de Eλ , v2,λ , . . . , vm,λ qui commutent, et qui sont diagonalisables (rappelons que la
restriction d’un endomorphisme diagonalisable à un sous-espace stable reste diagonalisable). Par l’hypothèse de
récurrence, il existe une base Bλ de Eλ qui diagonalise chaque vi,λ , pour i > 2. Elle diagonalise aussi v1,λ puisque
v1,λ = λIEλ . Il suffit alors de réunir les bases Bλ , pour λ décrivant l’ensemble des valeurs propres de u1 , pour
obtenir une base de E qui diagonalise tous les ui .

Problème 7: Racines carrées d’une matrice

1. Les sous espaces propres Eλi (A) sont de dimension > 1 et en somme directe. Leur somme a donc une dimension
au moins égale à n. Comme elle est incluse dans Rn , sa dimension est en réalité égale à n et chaque Eλi (A) a
une dimension égale à 1. Notons (fi ) une base de Eλi (A). La famille (f1 , . . . , fn ) est une base de Rn . Si P est
la matrice de la base canonique de Rn aux fi alors P −1 AP est la matrice dans la base (fi ) de l’endomorphisme
canoniquement associé à A. Par choix des fi , cette matrice est diag(λ1 , . . . , λn ) et on a donc

A = P DP −1 avec D = diag(λ1 , . . . , λn )

Soit R ∈ Mn (R) et S = P −1 RP . On a R2 = A si et seulement si P −1 R2 P = D (il y a équivalence car on revient


en arrière en multipliant par P à gauche et P −1 à droite) c’est à dire S 2 = D. On peut donc écrire

Rac(A) = [Link](D).P −1

2. (a) On a SD = S 3 = DS. On fait le produit matriciel pour obtenir


n
X n
X
∀i, j, Si,j λj = Si,k Dk,j = Di,k Sk,j = λi Si,j
k=1 k=1

Les λk étant deux à deux distincts, on a donc ∀i 6= j, Si,j = 0 et S est diagonale.



(b) On a alors S 2 = diag s21 , . . . , s2n . Comme S 2 = D, on a donc

∀i, s2i = λi

(c) S’il existe un i tel que λi < 0, les relations précédentes sont impossible et donc

Rac(A) = ∅

(d) Si tous les λi sont positifs, on vient de voir que


p p
Rac(D) ⊂ {diag(ε1 λ1 , . . . , εn λn )/ ∀i, εi = ±1}
√ √
Réciproquement, si S = diag(ε1 λ1 , . . . , εn λn ) (où εi = ±1) alors S 2 = D. L’inclusion ci-dessus est une
égalité.
3. L’application M 7→ P −1 M P est une bijection de Rac(A) dans Rac(D).
— Si λ1 < 0, on a vu en (2d) que Rac(A) = ∅. Il n’y a donc pas de racine carrée pour A.
— Si λ1 > 0 alors une racine carrée de D est connue par le choix des εi et
p p
Rac(A) = {[Link](ε1 λ1 , . . . , εn λn ).P −1 / ∀i, εi = ±1}

Deux choix différents des εi donneront deux racines carrées distinctes de D sauf dans le cas où λ1 = 0. On
a donc
Card(Rac(A)) = 2n−1 si λ1 = 0
Card(Rac(A)) = 2n si λ1 > 0

elamdaoui@[Link] 14/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

4. Le vecteur (0, 1, 1) est propre associé à la valeur propre 0. (1, 1, −1) est vecteur propre associé à la valeur propre
1. Avec la trace, on voit que la dernière valeur propre est 16. Une résolution de système montre que (2, −1, 1)
est vecteur propre associé. On pose donc
 
0 1 2
P = 1 1 −1
1 −1 1
On a alors P −1 AP = diag(0, 1, 16). A admet quatre racines carrées qui sont

[Link] (0, 1, 4) .P −1 , [Link] (0, −1, 4) .P −1 , [Link] (0, 1, −4) .P −1 , [Link] (0, −1, −4) .P −1

ou encore
       
3 −1 1 7/3 −5/3 5/3 −7/3 5/3 −5/3 −3 1 −1
 −1 1 −1  ,  −5/3 1/3 −1/3  ,  5/3 −1/3 1/3  ,  1 −1 1 
1 −1 1 5/3 −1/3 1/3 −5/3 1/3 −1/3 −1 1 −1

On remarque bien sûr que les matrices sont deux à deux opposées.

Problème 8: Racines carrées de la matrice nulle

1. L’hypothèse R2 = 0 se traduit par f ◦ f = 0 et donc par Im(f ) ⊂ Ker(f ) Or, le théorème du rang indique que
n
r + dim(Ker(f )) = n. Comme dim(Ker(f )) > r, on a donc r 6
2
2. La famille B ayant n éléments, il suffit de montrer qu’elle est libre ou génératrice pour conclure que c’est une
base de Rn . Supposons donc que
n−r
X r
X
(∗) : αi ei + β i ui = 0
i=1 i=1
Avec les notations de l’énoncé, ceci s’écrit
r
X n−r
X r
X
αi f (ui ) + ei + β i ui = 0
i=1 i=r+1 i=1

En composant par f , on obtient (avec f 2 = 0 et f (ei ) = 0 si i ∈ {r + 1, . . . , n − r})


r
X r
X
βi ei = βi f (ui ) = 0
i=1 i=1

Comme (e1 , . . . , er ) est libre, les βi sont nuls. En reportant dans (∗) et comme (e1 , . . . , en−r ) est libre, les αi
sont aussi nuls. Ainsi, B est libre et c’est une base de Rn .
3. Par choix des vecteurs de B, on a (définition par blocs)
 
0 Ir
Mr = Mat(f ) =
B 0 0
 
4. Si R est une racine carrée de 0 alors soit R = 0 soit il existe une matrice inversible P et un entier r ∈ 1, E n2
telle que R = P Mr P −1 .
n
Réciproquement, la matrice nulle est une racine carrée de 0 et si r 6 , un produit par blocs montre que Mr2 = 0
2
et donc (P Mr P −1 )2 = P Mr2 P −1 = 0. Ainsi,

Rac(0n ) = {P Mr P −1 / P ∈ GLn (R), r ∈ [[1, E (n/2)]]} ∪ {0}

5. Dans le cas n = 4, les racines carrées de 0n sont 0n et les matrices semblables à l’une des deux matrices
   
0 0 0 1 0 0 1 0
0 0 0 0 0 0 0 1
  ou  
0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0

elamdaoui@[Link] 15/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

Problème 9: Racines carrées de l’unité

1. L’hypothèse R2 = In montre que R est une involution, elle est donc inversible.
2. Le polynôme X 2 − 1 est annulateur de R. Comme il est scindé à racines simples, R est diagonalisable. En outre,
les valeurs propres de R sont parmi les racines de X 2 − 1 et ne peuvent valoir que 1 ou −1. Ainsi, R est semblable
à une matrice diagonale où les coefficients diagonaux appartiennent à {−1, 1}.

3. Ce qui précède montre que Rac(In ) ⊂ [Link] (ε1 , . . . , εn ) .P −1 / P ∈ GLn (R) , ∀i, εi ∈ {−1, +1} .
Réciproquement D = diag (ε1 , . . . , εn ) vérifie D2 = In quand les εk valent 1 ou −1 et (P DP −1 )2 = P D2 P −1 =
In . L’inclusion précédente est donc une égalité.

Problème 10: Le produit de Kronecker

1. Les deux matrices sont carrées d’ordre n2 . Le bloc de position (i, j) dans (A ⊗ B)(A′ ⊗ B ′ ) vaut
n n
!
X X
′ ′
aik Bakj B = aik akj BB ′

k=1 k=1

n
!
X
En outre le bloc de position de (i, j) dans (AA′ ) ⊗ (BB ′ ) vaut aik a′kj BB ′ . D’où l’égalité demandée
k=1

2. Si A et B sont inversibles alors (A ⊗ B) A−1 ⊗ B −1 = In ⊗ In = In2 donc A ⊗ B est inversible.
Si A n’est pas inversible alors il existe A′ tel que AA′ = On et alors (A ⊗ B)(A′ ⊗ In ) = 0 avec A′ ⊗ In 6= 0 donc
A ⊗ B n’est pas inversible.
Un raisonnement semblable s’applique dans le cas où B n’est pas inversible.
3. Il existe P, Q matrices inversibles telles que
   
λ1 ⋆ µ1 ⋆
−1 
P AP =  ..  −1 
et Q BQ =  .. 
.  . 
0 λn 0 µn

avec λi et µi les valeurs propres de A et B. On observe que que


  
P −1 ⊗ Q−1 (A ⊗ B) (P ⊗ Q) = P −1 AP ⊗ Q−1 BQ

qui est triangulaire supérieure de coefficients diagonaux λi µj . Les valeurs propres de A ⊗ B sont les produits des
valeurs propres de A et B
−1
4. On note que P −1 ⊗ Q−1 = (P ⊗ Q) de sorte que A ⊗ B est semblable à la matrice triangulaire précédente et
donc
n Y
Y n
χA⊗B = (X − λi µj )
i=1 j=1
n
On en déduit det (A ⊗ B) = (det A det B) et la relation Tr(A ⊗ B) = Tr (A) Tr (B)

Problème 11: Matrice stochastique


n
X n
X
1. La i-ième coordonnée de AU est ai,j uj = ai,j = 1 d’après (2). On en déduit que
j=1 j=1

AU = U

c’est à dire que U est vecteur propre de A associé à la valeur propre 1 (U étant non nul).

elamdaoui@[Link] 16/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

n
X
2. (a) Comme BX = 0, sa k-ième coordonnée est nulle bk,j xj = 0 ce qui donne
j=1

n
X
bk,k xk = − bk,j xj
j=1
j6=k

L’inégalité triangulaire donne (avec la définition de k)


n
X n
X
|bk,k ||xk | 6 |bk,j ||xj | 6 |xk | |bk,j |
j=1 j=1
j6=k j6=k

Comme |xk | > 0 (X n’est pas nul), on en déduit l’inégalité demandée.


(b) B = A − λIn est bien non inversible (puisque λ est valeur propre) et la question précédente donne (les
coefficients non diagonaux de B étant ceux de A)
n
X
|ak,k − λ| 6 |ak,j |
j=1
j6=k

Avec la propriété (ST > 0) on a donc


n
X
|ak,k − λ| 6 ak,j − ak,k = 1 − ak,k
j=1
j6=k

Avec la seconde forme de l’inégalité triangulaire, on en déduit que |λ| − ak,k 6 1 − ak,k et donc que

|λ| 6 1

(c) Si |λ| = 1, on a égalité ci-dessus et on doit donc avoir égalité dans l’inégalité triangulaire c’est à dire
avoir 1 − ak,k = |λ| − ak,k = |λ − ak,k | = |eiθ − ak,k |. En élevant cette identité au caré, on obtient après
simplification −2ak,k = −2 cos(θ)ak,k . Comme ak,k 6= 0, on a cos(θ) = 1 et donc

λ=1

Problème 12: Commutant

1. Soit v ∈ C(u) et x ∈ Eλi (u). Ainsi u(x) = λi .x.


  
D’une part, v u(x) = v(λi .x) = λi .v(x), d’autre part, v u(x) = u v(x) .

Donc u v(x) = λi .v(x), ce qui montre que v(x) ∈ Eλi (u).
Donc tous les sous-espaces propres Eλi (u) sont stables par v.
2. On sait d’autre part que chaque Eλi (u) est stable par u, ce qui autorise à considérer l’endomorphisme ui induit
par u sur Eλi (u). ui n’est autre que l’homothétie de rapport λi de Eλi (u).
M p
3. Soit B une base adaptée à la somme directe E = Eλi (u).
i=1
— Si v ∈ C(u), comme chaque Eλi (u) est stable par v, on sait que B = MatB (v) est diagonale par blocs de la
forme

 
V1 0 ... 0
 .. .. 
0 V2 . .
B=
.
 avec Vi ∈ Mni (C)
 .. .. .. 
. . 0
0 ... 0 Vp

elamdaoui@[Link] 17/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

— Réciproquement, supposons que B = Mat(v) soit de la forme


 
V1 0 ... 0
 .. .. 
0 V2 . .
B=
.
 avec Vi ∈ Mni (C)
 .. .. .. 
. . 0
0 ... 0 Vp

B étant en particulier une base de vecteurs propres de u, alors A = Matu est diagonale et on peut la
 
D1 0 ... 0
 .. .. 
 0 D2 . . 
décomposer en blocs sous la forme A =   .
 avec Di = λi .Ini (puisque ui est une
 .. .. .. 
. . 0
0 ... 0 Dp
homothétie).
Comme ∀ i ∈ [[1; p]], Di Vi = (λi .Ini ) Vi = Vi (λi .Ini ) = Vi Di , alors A B = B A, donc u ◦ v = v ◦ u, d’où
v ∈ C(u).
4. Par l’isomorphisme v 7−→ Matv de L(E) dans Mn (C), on obtient que C(v) a la même dimension que le sous-
espace vectoriel de Mn (C) constitué des matrices ayant la forme de B.
Xp
Ces matrices dépendent de n2i coefficients arbitraires, donc peuvent s’écrire comme combinaison linéaire de
i=1
p
X p
X
n2i matrices Ej,k de la base canonique de Mn (C). Donc dim C(u) = n2i .
i=1 i=1
p
X
5. Comme ∀ i ∈ [[1; p]], n2i > ni , alors dim C(u) > ni = dim E = n (en effet u étant diagonalisable, n est égal à
i=1
la somme des dimensions des sous-espaces propres de u).
6. Soit B une base quelconque de E. L’endomorphisme u de E représenté dans la base B par la matrice M de la
partie 0 est tel que dim C(u) = dim C(M ) = n.
7. Soit u l’endomorphisme canoniquement associé à A. Pour M ∈ M3 (R) on pose v l’endomorphisme canoniquement
associé à M . Alors
v ∈ C(u) ⇐⇒ M ∈ (A)
On a χu = (1 − X)2 (4 − X), donc Sp (u) = {1, 4}
— Eu (4) = Vect(ε1 ), avec ε1 = (1, −1, 1)
— Eu (1) = Vect(ε2 , ε3 ), avec ε2 = (1, 1, 0) et ε3 = (0, 1, 1)
La famille B ′ = (ε1 , ε2 , ε3 ) est une base de R3 et

4 0 0
MatB′ (u) = 0 1 0
0 0 1
 
λ 0 0
Donc V commute avec u, si et seulement si, M = MatB′ (v) = 0
′  a b  où λ, a, b, c, d ∈ R.
0 c d
B′
Notons P = PB . Ainsi, les matrices commutant avec A sont
 
λ + 2a − b −λ + a + b λ − a + 2b
1
M = P M ′ P −1 = −λ + 2a + 2c − b − d λ+a+c+b+d −λ − a − c + 2b + 2d
3
λ + 2c − d −λ + c + d λ − c + 2d

Problème 13: Crochet de Lie

elamdaoui@[Link] 18/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

n
X
1. (a) On a D = λk Ek,k , donc
k=1

n
X n
X
DEi,j − Ei,j D = λk Ek,k Ei,j − λk Ei,j Ek,k = λi Ei, j − λj Ei,j = (λi − λj ) Ei,j
k=1 k=1

(b) Comme D = P −1 AP , alors DEi,j −Ei,j D = (λi − λj ) Ei,j s’écrit P −1 AP Ei,j −Ei,j P −1 AP = (λi − λj ) Ei,j
et en multipliant à gauche par P et à droite par P −1 , il vient ABi,j − Bi,j A = (λi − λj ) Bi,j . Pour tout
couple (i, j) le vecteur Bi,j est non nul, donc il est propre à φA associé à la valeur propre λi − λj
(c) La famille (Ei,j )16i,j6n est une base de Mn (R) et l’application M 7−→ P −1 M P est un automorphisme de
Mn (R), les n2 matrices Bi,j forment une base de Mn (R). Ainsi il existe une base de vecteurs propres de
φA , donc il est diagonalisable
2. (a) φA est diagonalisable en tant qu’endomorphisme réel, donc toutes ses valeurs propres sont réelles.
 
t
(b) Soit z ∈ C. On a det(A − zIn ) = det (A − zIn ) = det(t A − zIn ), donc det(A − zIn ) = 0 si et seulement
si det(t A − zIn ) = 0. Ainsi si z est une valeur propre de A, alors z est aussi une valeur propre de AT .
(c) On a :

φA XY T = AX t Y − X t Y A = zX t Y − zX t Y = (z − z) X t Y
t 2
Le vecteur X t Y =
6 0, car X t Y = 0 ⇒ XXY = 0 ⇒ k X k Y = 0 mais X 6= 0, donc le réel positif k X k =
6 0,
en conséquence Y = 0, ce qui absurde, d’où z − z est une valeur propre de φA .
3. Tout polynôme non constant à coefficients complexes admet au moins une racine dans C, donc χA admet au
moins une racine z dans C. De la question précédente on déduit que z − z = 2iIm(z) ∈ Sp (φA ) ⊂ R, donc
Im(z) = 0. On en déduit que la matrice A a au moins une valeur propre réelle.
4. Soit (i, j) un couple, alors

APi,j X = Pi,j AX + λi,j Pi,j X


= λPi,j X + λi,j Pi,j X
= (λ + λi,j )Pi,j X
| {z }
=µi,j

5. Soit X ∈ Mn,1 (C) \ {0}, l’application E −→ Mn,1 (R), M 7−→ M X est clairement linéaire. Soit Y ∈ Mn,1 (R),
 
x1
 .. 
comme X =  .  est non nulle , alors il existe i0 ∈ [[1, n]] tel que xi0 6= 0. Soit M la matrice dont la i0 -ème
xn
1
colonne vaut Y et dont toutes les autres colonnes sont nulles , on a bien M X = Y
x i0
6. Soit X un vecteur propre de A et (Pi,j )16i,j6n une base de diagonalisation de φA et posons Yi,j = Pi,i X pour
tout i, j ∈ [[1, n]]. D’après la surjection précédente (Pi,j X)16i,j6n est génératrice de Mn,1 (R) dont on peut y
extraire une base β. Une telle base est constituée de vecteurs propres de A. Donc A est diagonalisable

Problème 14: Translations

1. On a AV = aV,t BW = bW donc AV = av,t W B = bt W ΦA,B (V t W ) = AV t W + V t W B = (a + b)V t W , or


V t W 6= 0 donc V t W est un vecteur propre de ΦA,B associé à la valeur propre a + b.
2. (a) Raisonnons par récurrence sur k ∈ N.
Le résultat est évidemnt vrai pour k = 0. NB M 0 = In ∀M ∈ Mn (K).
Supposons maintenant Ak Y = Y (λIn − B)k et montrons que Ak+1 Y = Y (λIn − B)k+1 . On a d’abord
ΦA,B = λY , donc AY +Y B = λY et on trouve AY = Y (λIn −B). Donc Ak+1 Y = AAk Y = AY (λIn −B)k =
Y (λIn − B)k+1 .

elamdaoui@[Link] 19/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

d
X
(b) Soit un polynôme P , à coefficients dans K, et de degré d, donc P (X) = ak X k , et donc P (A)Y =
k=0
d
X d
X d
X
ak Ak Y = ak Y (λIn − B)k = Y ak (λIn − B)k = Y P (λIn − B) .
k=0 k=0 k=0
(c) i. D’aprés le théorème de Cayley-Hamilton, χA (A) = 0 donc Y χA (λIn −B) = 0 notons S = χA (λIn −B)).
Si S était inversible Y S = 0 =⇒ Y SS −1 = Y = 0 ce qui est impossible puisque Y est un vecteur propre,
donc la matrice χA (λIn − B) n’est pas inversible .
ii. Il est clair que si un produit de matrices n’est pas inversible alors l’une au moins des matrices intervenant
dans ce produit n’est pas Yinversible.
Or χA (λIn − B) = ((λ − µ)In − B)mµ n’est pas inversible donc ∃µ ∈ SpK (A) tel que ((λ −
µ∈SpK (A)
µ)In − B)mµ n’est pas inversible et donc ∃µ ∈ SpK (A) tel que (λ − µ)In − B n’est pas inversible .En
prenant a = µ on peut en déduire qu’il existe a ∈ SpK (A) tel que la matrice (λ − a)In − B ne soit pas
inversible .
3. Si le polynôme χA est scindé sur K alors :
λ ∈ SpK (ΦA,B ) =⇒ ∃a ∈ SpK (A) tel que la matrice (λ − a)In − B ne soit pas inversible c’est à dire det((λ −
a)In − B) = 0 et donc λ − a ∈ SpK (B) donc ∃b ∈ SpK (B) tel que λ − a = b d’où λ = a + b or a ∈ SpK (A) d’où
λ ∈ SpK (A) + SpK (B) et on conclut que SpK (ΦA,B ) ⊂ SpK (A) + SpK (B) .
Inversement, d’aprés la question 1 on voit que SpK (ΦA,B ) ⊃ SpK (A) + SpK (B) . D’où l’égalité.
Xp
4. Supposons que Yi t Zi = 0, on multiplie cette égalité à droite par un Z j où 1 6 j 6 n fixe, mais quelconque
i=1
p
X
d’où ai Yi = 0 où ai = t Zi Zj, or (Y1 , . . . , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) donc les ai sont tous nuls en
i=1
particulier aj = t Zj Z j = kZj k2 = 0 et donc Zj = 0 ∀1 6 j 6 n.
La réciproques est bien evidente.
5. La famille (Uit Wj )16i,j6n est formée par des vecteurs propres de ΦA,B , pour montrer que l’endomorphisme ΦA,B
est diagonalisable il suffit de montrer que c’est une base de Mn (K) or il est de cardinal n2 égal à la dimension
de Mn (K) il suffit donc de montrrer qu’elle est libre.
X Xn Xn
En effet ai,j Uit Wj = 0 =⇒ Ui t Zi = 0 où Zi = ai,j Wj d’aprés la question précédente Zi =
16i,j6n i=1 j=1
n
X
ai,j Wj = 0 ∀1 6 i 6 n or (Wj )16j6n ) est aussi libre donc
j=1
ai,j = 0 ∀1 6 i, j 6 n.

Problème 15: Sous-espaces caractéristiques

1. L’endomorphisme (f − λi IdCn )mI est un polynôme en f , donc f et (f − λi IdCn )mI commutent, donc le noyau de
l’un est stable par l’autre. En particulier Fi = Ker(f − λi IdCn )mi est stable par f .
2. Les polynômes (X − λi )mi , pour i ∈ [[1, r]], sont deux à deux premiers entre eux ; le théorème de décomposition
r
L
des noyaux permet donc de conclure que Ker (χf (f )) = Fi , avec χf (f ) = 0 par le théorème de Cayley-
i=1
r
L
Hamilton ; donc Cn = Fi
i=1
r
[
3. l’endomorphisme stabilise les sous-espaces Fi , donc la matrice de f , relativement à une base B = Bi adaptée
i=1

elamdaoui@[Link] 20/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

r
L
à la décomposition Cn = Fi , est diagonale par blocs,
i=1

 
A1 (0)
 
 A2 
Mat (f ) = 
 ..


B  . 
(0) Ar
r
Y
Avec Ai = Mat (fi ). Alors, χf = χfi
Bi
i=1
4. Soit x ∈ Fi = Ker((f − λi IdCn )mi ), alors (fi − λi IdFi )mi (x) = 0, donc (fi − λi IdFi )mi = 0, ceci montre que Pi est
annulateur de fi .
d
En conséquence SpC (fi ) ⊂ {λi }, avec SpC (fi ) 6= ∅, il vient que SpC (fi ) = {λi }, puis χfi = (X − λi ) i où
di = dim Fi
Yr Yr Yr
d m
5. D’après la question 3, on a bien χf = χ fi = (X − λi ) i et d’autre part χf = (X − λi ) i . Par unicité
i=1 i=1 i=1
de la décomposition, on a bien di = αi et donc Pi = χfi

Problème 16: Endomorphisme cyclique

1. Une base adaptée de E

(a) On peut remarquer que x0 6= 0 car sinon E = Vect(f k (0)) = Vect(0) = {0} , ce qui contredit l’hypothèse
dim(E) > 2 .
m
La famille (x0 ) est donc libre . Par contre pour m > n la famille f k (x0 ) k=0 est de cardinal > n + 1 en
dimension n . Elle est donc liée.
0 1 n
Dans la suite f k (x0 ) k=0 , f k (x0 ) k=0 · · · f k (x0 ) k=0 on passe donc au moins une fois d’une famille libre
à une famille liée.
m−1 m
L’ensemble des m tels que f k (x0 ) k=0 soit libre et f k (x0 ) k=0 soit lié , est un sous ensemble non vide de
N , majoré par n. Il admet un plus grand élément.
m−1
On montre alors par récurrence que pour k ∈ N , f m+k (x0 ) ∈ Vect f i (x0 ) i=0 :
m
X
m
— si k = 0 : On sait que f i (x0 ) i=0
est lié . Il existe une combinaison linéaire ai f i (x0 ) = 0 avec
i=0
m
(ai )i=0 6= (0)
m−1
Si am = 0 on a comme f i (x0 ) i=0
est libre ∀i ∈ 0m − 1, ai = 0 :ABSURDE
m−1
Xai i m−1
donc am 6= 0 et f m (x0 ) = f (x0 ) . Donc pour k = 0 f m+0 (x0 ) ∈ Vect f i (x0 ) i=0

i=0
am
m−1
— On suppose f m+k (x0 ) ∈ Vect f i (x0 ) i=0 , il existe donc des scalaires bi tels que f m+k (x0 ) =
m−1
X
bi f i (x0 ) (les bi dépendent aussi de k ) . On a alors
i=0

m−1
X m−1
X
f m+k+1 (x0 ) = bi f i+1 (x0 ) = bj−1 f j (x0 ) + bm−1 f m (x0 ) =
i=0 j=1
  m−1
X 
a0 am−1
bm−1 − f 0 (x0 ) + bj−1 − bm−1 f j (x0 )
am j=1
am

m−1
et donc f m+k+1 (x0 ) ∈ Vect f i (x0 ) i=0
m−1
— par récurrence : ∀k ∈ N , f m+k
(x0 ) ∈ Vect f i (x0 ) i=0

elamdaoui@[Link] 21/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

(b) Par définition de m la famille est libre .


 m−1
Elle est aussi génératrice car E = Vect f i (x0 ) i∈N = Vect f i (x0 ) i=0 d’après le a) en effet :
m−1  m−1 
— f i (x0 ) i=0 ⊂ f i (x0 ) i∈N donc Vect f i (x0 ) i=0 ⊂ Vect f i (x0 ) i∈N
p
X

— Si x ∈ Vect f i (x0 ) i∈N
, il existe un entier p et des scalaires qi tel que x = qi f i (x0 ) .On a donc
i=0
m−1 m−1
une combinaison linéaire d’éléments de Vect f i (x0 ) i=0
. Donc un élément de Vect f i (x0 ) i=0
:
 m−1
Vect f i (x0 ) i∈N ⊂ Vect f i (x0 ) i=0

La famille est libre et génératrice .C’est donc une base de E . elle est donc de cardinal n .Donc m = n
m−1
f i (x0 ) i=0
est une base de E et m = n

2. Matrice et polynôme annulateur de f


(a) pour i < n − 1 , l’image du i−ème vecteur de base est le (i + 1)−ème . La i−ème colonne de M est donc une
n−1
X
colonne de 0 sauf ligne i + 1 où il y a un 1 . L’image du dernier vecteur de base est f m (x0 ) = pi f i (x0 ).
i=0
On a donc :  
0 0 ··· 0 p0
 1 0 ··· 0 p1  
 1 si i = j + 1
 
 .. .. .. 

M = 0 1 . . .

 , mi,j = p si j = n
 ..   i−1
 .. ..  0 sinon
 . . . 0 pn−2 
0 ··· 0 1 pn−1
n−1
(b) On montre que f k k=0
est une famille libre de L (E) :
n−1
X
Soit ai f i = O (en notant O le neutre de L (E) ). Si on prend l’image de x0 par cette relation on trouve
i=0
n−1
X n−1
ai f i (x0 ) = 0 . Mais f i (x0 ) i=0
est une base de E : ∀i , ai = 0
i=0

n−1
fk k=0
est une famille libre de L (E)

n−1
X n−1
X
S’il existe un polynôme Q = qk X k non nul de degré < n tel que Q(f ) = 0. Alors qk f k = O, donc la
k=0 k=0
n−1
famille f k k=0
est liée
n−1
X
(c) On a par définition des notations P (f )(x0 ) = f (x0 ) − n
pi f i (x0 ) = 0.
i=0
Donc pour tous k ∈ [[0, n − 1]], on a
n−1 n−1
!
X X
k n+k i+k k n i
P (f )(f (x0 )) = f (x0 ) − pi f (x0 ) = f f (x0 ) − pi f (x0 ) = f k (0) = 0
i=0 i=0

L’endomorphisme P (f ) est nul sur une base, donc il est nul, donc P (f ) = 0
3. Caractérisation des endomorphismes cycliques diagonalisables
n−1
X n−1
X
(a) Par une récurrence classique on a f k (x) = λk x. Donc P (f )(x) = pi f i (x) = pi λi x = P (λ)x. Avec
i=0 i=0
x 6= 0 alors P (λ) = 0

elamdaoui@[Link] 22/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

(b) La matrice de f − λIdCn est M − λIn soit


 
−λ 0 ··· 0 p0
 1 −λ ··· 0 p1 
 
 .. .. .. 

M = 0 1 . . .


 . 
 . .. .. 
 . . . −λ pn−2 
0 ··· 0 1 pn−1 − λ

— λ est valeur propre donc le rang M − λIn est 6 n − 1 .


— La sous-diagonale de M − λIn montre que le rang est > n − 1
— Donc le rang de M − λIn est n − 1 et donc la dimension du noyau est 1 .
Le sous espace propre est de dimension 1
(c) ⇒) S’il existe n valeurs propres distinctes en dimension n, l’endomorphisme est toujours diagonalisable.
⇐) Soit f cyclique , diagonalisable , il existe donc une base de vecteurs propres . Supposons (par l’absurde)
qu’il existe dans cette base deux vecteurs distincts bi et bj associés à la même valeur propre λ.On a
alors bi ∈ Ker(f − λIdCn ) et bj ∈ Ker(f − λIdCn ) , donc le plan Vect(bi , bj ) ⊂ Ker(f − λIdCn ) .Ce qui
contredit le résultat de 3b. Donc il y a autant de valeurs propres distinctes que de vecteurs de base .f
admet n valeurs propres distinctes.
4. Étude du commutant de f lorsque f est cyclique
(a) — C(f ) est un sous ensemble de L (Cn )
— C(f ) contient IdCn
— C(f ) est stable par combinaison linéaire : si g ◦ f = f ◦ g et h ◦ f = f ◦ h alors pour tous scalaires λ, µ :

(λg + µh) ◦ f = λ(g ◦ f ) + µ (h ◦ f ) = λ(f ◦ g) + µ (f ◦ h)


= f ◦ (λg) + f ◦ (µh) = f ◦ (λg + µh)

— C(f ) est stable par produit interne (◦) :si g ◦ f = f ◦ g et h ◦ f = f ◦ h :

(g ◦ h) ◦ f = g ◦ (h ◦ f ) = g ◦ (f ◦ h) = (g ◦ f ) ◦ h = (f ◦ g) ◦ h = f ◦ (g ◦ h)

Donc C(f ) est une sous-algèbre de L(Cn )


(b) On suppose u ◦ f = f ◦ u , v ◦ f = f ◦ v et u(x0 ) = v(x0 ) .On montre par récurrence que u et v sont égaux
n−1
sur la base f k (x0 ) k=0 , donc que u = v.
— pour k = 0, rien à démontrer.

— Soit k ∈ [[0, n − 2]]. Supposons que u(f k (x0 )) = v f k (x0 ) , alors

u(f k+1 (x0 )) = (u ◦ f ) (f k (x0 )) = (f ◦ u) (f k (x0 )) = f u f k (x0 )
  
= f v f k (x0 ) = (f ◦ v) f k (x0 ) = (v ◦ f ) (f k (x0 )) = v f k+1 (x0 )

Récurrence achevée
Les deux endomorphisme u et v coïncident sur une base, donc ils sont égaux
n−1
(c) Remarquons que les (ai )i=0 existent car on décompose dans une base.
n−1
X
On prend alors u = g et v = ak f k . Comme tout polynôme en f commute avec f alors v ∈ C(f ) et si
k=0
n−1
X
u = g ∈ C(f ), on a u(x0 ) = v(x0 ) . On a donc d’après le a) u = v donc g = ak f k
k=0
n−1
(d) On vient de montrer que tout élément de C(f ) est dan Vect(f k )k=0 , et on a déjà utilisé que tout élément
k n−1
 n−1
de Vect(f )k=0 est dans C(f ) . Donc C(f ) = Vect f k=0 .k

D’après la question 4b cette famille est libre . C’est donc une base de C(f ). Bref C(f ) est un sous espace
vectoriel de dimension n

elamdaoui@[Link] 23/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

Problème 17: Polynôme minimal en un vecteur

1. On va montrer que Ix = {P ∈ K [X] / P (f ) (x) = 0} est un idéal de K [X] .

— On a Ix 6= ∅ ( Car contient le polynôme nul )


— Pour tout (P, Q) ∈ Ix2 , alors (P − Q) (f ) (x) = P (f ) (x) − Q (f ) (x) = 0 donc P − Q ∈ Ix .
— Pour tout P ∈ K [X] et Q ∈ Ix , on a
(P Q) (f ) (x) = P (f ) ◦ Q (f ) (x) = P (f ) (Q (f ) (x)) = P (f ) (0) = 0 donc P Q ∈ Ix
Ix est un idéal non nul de K [X] car il contient πf , donc il existe un unique polynôme unitaire πx ∈ K [X] tel
que :
Ix = (πx ) = πx K [X]

2. (a) On a πf (f ) = 0 donc πf (f ) (x) = 0 et, par suite, πf ∈ Ix = (πx ). Par définition de l’idéal πx divise πf ,
donc r = deg (πx ) 6 deg (πf ) = k
(b) — Pour P = 0 , on a P (f ) (x) = 0 donc 0 ∈ Ex
— Si y1 = P1 (f ) (x) et y2 = P2 (f ) (x) sont deux éléments de Ex et λ ∈ K alors λy1 + y2 =
(λP1 + P2 ) (f ) (x) ∈ Ex .
Donc Ex est un sous-espace vectoriel de E
(c) Soit y ∈ Ex alors il existe P ∈ K [X] tel que y = P (f ) (x)
2
A l’aide de la division euclidienne il existe (Q, R) ∈ (K [X]) tel que

P = Qπx + R avec deg (R) < deg (πx ) = r

Par suite y = P (f ) (x) = Q (f ) ◦ πx (f ) (x) + R (f ) (x) = R (f ) (x) ( car πx (f ) (x) = 0 )


r−1
X r−1
X 
Posons R = ak X , on a alors y = R (f ) (x) =
k
ak f k (x) ∈ V ect x, f (x) , ..., f r−1 (x)
k=0 k=0

Ainsi x, f (x) , ..., f r−1 (x) est génératrice de Ex . On va montrer qu’elle est libre
r−1
X
Soit (λ0 , λ1 , ..., λr−1 ) ∈ K tel que
r
λk f k (x) = 0
k=0
r−1
X r−1
X
Posons P = λk X k . On a P (f ) (x) = λk f k (x) = 0 donc P ∈ Ix par suite πx divise P
k=0 k=0
Or deg (P ) < deg (πx ) donc P = 0 . On en déduit que λ0 = λ1 = ... = λr−1 = 0 .

Ainsi B = x, f (x) , ..., f r−1 (x) est une base de Ex . Par suite dim Ex = r .
(d) idE ∈ K [f ] de plus si h, g ∈ K [f ] et λ ∈ K , h = P (f ) et g = Q (f ) alors

λh + g = (λP + Q) (f ) ∈ K [f ] et h ◦ g = (P Q) (f ) ∈ K [f ]

donc K [f ] est une sous-algèbre de L (E) .

k−1
X

La famille IdE , f, . . . , f k−1
est libre car s’il existe des scalaires a0 , · · · , ak−1 ∈ K tels que ai f i = 0,
i=0
k−1
X
alors le polynôme Q = ai X i est annulateur de f , donc il est divisible par πf . Or les polynômes non nuls
i=0
annulateurs de f sont de degré supérieur ou égal à k, donc Q = 0, puis a0 = · · · = ak−1 = 0.

Il est évident que Vect IdE , f, . . . , f k−1 ⊂ K[f ]. Inversement, soit P ∈ K[X], en effectuant la division
(
P = Qπf + R
euclidienne de P par πf il existe Q, R ∈ K[X] tels que , alors P (f ) = R(f ) car
deg(R) < deg(πf )
 
πf (f ) = 0 et R(f ) ∈ Vect IdE , f, . . . , f k−1 , donc K[f ] ⊂ Vect IdE , f, . . . , f k−1 . Ceci montre que
 
K[f ] = Vect IdE , f, . . . , f k−1 et que IdE , f, . . . , f k−1 est une base de K[f ] et dim K [f ] = k = deg (πf )
3. Soient x1 et x2 de deux éléments de E

elamdaoui@[Link] 24/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

(a) Posons P = ppcm (πx1 , πx2 ) , on a πx1 et πx2 divisent P donc P (f ) (x1 ) = P (f ) (x1 ) = 0
On a alors P (f ) (x1 + x2 ) = P (f ) (x1 ) + P (f ) (x2 ) = 0 donc πx1 +x2 divise P

D’autre part πx1 +x2 (f ) (x1 + x2 ) = 0 donc

πx +x (f ) (x1 ) = −πx1 +x2 (f ) (x2 ) ∈ Ex1 ∩ Ex2 = {0}


| 1 2{z } | {z }
∈Ex1 ∈Ex2

Donc πx1 +x2 (f ) (x1 ) = πx1 +x2 (f ) (x2 ) = 0 par suite πx1 et πx2 divisent πx1 +x2
On en déduit que P = ppcm (πx1 , πx2 ) divise πx1 +x2 . Enfin les deux polynômes ppcm (πx1 , πx2 ) et πx1 +x2
sont associés et unitaires, donc ils sont égaux
(b) Supposons que πx1 et πx2 sont premiers entre eux .
2
D’après le théorème de Bezout , il existe (P, Q) ∈ (K [X]) tel que (∗) : P πx1 + Qπx2 = 1
Donc idE = P (f ) ◦ πx1 (f ) + Q (f ) ◦ πx2 (f ) .
— Vérifions d’abord que Ex1 ⊂ Ex1 +x2 . Soit y ∈ Ex1 , il existe U1 ∈ K [X] tel que: y = U1 (f ) (x1 ). Mais
U1 = U1 P πx1 + U1 Qπx2 , soit U1 (f ) = U1 (f ) ◦ P (f ) ◦ πx1 (f ) + U1 (f ) ◦ Q(f ) ◦ πx2 (f )

y = U1 (f ) (x1 )
= U1 (f ) ◦ P (f ) ◦ πx1 (f )(x1 ) + U1 (f ) ◦ Q(f ) ◦ πx2 (f )(x1 )
| {z }
=0
= U1 (f ) ◦ Q(f ) ◦ πx2 (f )(x1 ) + U1 (f ) ◦ Q(f ) ◦ πx2 (f )(x2 )
| {z }
=0
= U1 (f ) ◦ Q(f ) ◦ πx2 (f )(x1 + x2 ) ∈ Ex1 +x2

De même on montre que Ex2 ⊂ Ex1 +x2


— Si y ∈ Ex1 ∩ Ex2 alors il existe S1 , S2 ∈ K [X] tel que y = S1 (f ) (x1 ) = S2 (f ) (x2 ) .
On a alors

y = P (f ) ◦ πx1 (f ) (y) + Q (f ) ◦ πx2 (f ) (y)


= P (f ) ◦ πx1 (f ) ◦ S1 (f )(x1 ) + Q (f ) ◦ πx2 (f ) ◦ S2 (f )(x2 )
= P (f ) ◦ S1 (f ) ◦ πx1 (f ) (x1 ) + Q (f ) ◦ S2 (f ) ◦ πx2 (f ) (x2 )
= 0

Donc Ex1 ∩ Ex2 = {0} .


— Soit y ∈ Ex1 +x2 , il existe P ∈ K [X] tel que y = P (f ) (x1 + x2 ) = P (f ) (x1 ) + P (f ) (x2 ) ∈ Ex1 + Ex2
L
On en déduit que Ex1 +x2 = Ex1 Ex 2
4. Généralisation : Soient x1 , x2 , ..., xp des vecteurs de E
(a) Supposons que Ex1 , Ex2 , ...., Exp sont en somme directe .

Posons P = ppcm πx1 , πx2 , .., πxp on a pour tout i ∈ {1, 2, ..., p} , P (f ) (xi ) = 0
Donc P (f ) (x1 + x2 + ... + xp ) = P (f ) (x1 ) + ... + P (f ) (xp ) = 0 par suite πx1 +x2 +...+xp divise P .
Xp
D’autre part , on a πx1 +x2 +...+xp (x1 + x2 + ... + xp ) = 0 donc πx1 +x2 +...+xp (f ) (xi ) = 0
i=1
| {z }
∈Exi
La somme Ex1 + Ex2 + .... + Exp étant directe , donc

πx1 +x2 +...+xp (f ) (x1 ) = ... = πx1 +x2 +...+xp (f ) (xp ) = 0

On en déduit que , pour tout i ∈ {1, 2, ..., p} , πxi divise πx1 +x2 +...+xp

Par conséquent P = ppcm πx1 , πx2 , .., πxp divise πx1 +x2 +...+xp .
(b) Par récurrence sur p .

elamdaoui@[Link] 25/26 [Link]


Problème de mathématiques: MP Correction

Les classiques de la réduction

— Pour p = 2 c’est déjà établi


— Soit p 6 3. Supposons la propriété vraie pour p − 1 .

On a Ex1 + Ex2 + ... + Exp−1 = Ex1 +x2 +...+xp−1 de plus πx1 +x2 +...+xp−1 = ppcm πx1 , πx2 , .., πxp−1
Comme πxp est premier avec πxi pour 1 6 i 6 p − 1 donc πxp est premier avec πx1 +x2 +...+xp−1 =

ppcm πx1 , πx2 , .., πxp−1

Par suite la somme Ex1 + Ex2 + ... + Exp−1 + Exp est directe .
Et comme Ex1 + Ex2 + ... + Exp−1 est une somme directe ( hypothèse de récurrence )
Donc
p
M
Ex1 +x2 +...+xp = Ex i
i=1

5. Soit P un facteur irréductible de πf de multiplicité α


(a) Soit x ∈ Ker (P α (f )) . On a P α (f ) (x) = 0 donc πx divise P α
Comme P est irréductible , alors les diviseurs de P α sont de la forme P k avec k 6 α .
En particulier il existe un entier αx 6 α tel que : πx = P αx
(b) Supposons que ∀x ∈ Ker (P α (f )) , αx < α . Soit β = max {αx /x ∈ Ker (P α (f ))}
On a β < α , pour tout x ∈ Ker (P α (f )) , on a P β (f ) (x) = P β−αx (f ) ◦ P αx (f ) (x) = 0

Donc P β (f ) (x) = 0 pour tout x ∈ Ker (P α (f )) . On en déduit que Ker (P α (f )) = Ker P β (f )
Posons πf = P α Q avec P et Q premiers entre eux . Soit R = P β Q
On a M M
E = Ker (P α (f )) Ker (Q (f )) = Ker P β (f ) Ker (Q (f ))

Pour x ∈ E , x = x1 + x2 avec x1 ∈ KerP β (f ) et x2 ∈ KerQ (f ) , donc

R (f ) (x) = R (f ) (x1 ) + R (f ) (x2 ) = Q (f ) ◦ P β (f ) (x1 ) + P β (f ) ◦ Q (f ) (x2 ) = 0

Par suite R (f ) (x) = 0 pour tout x ∈ E .


On en déduit que R (f ) = 0 et donc πf divise R ce qui est absurde .
6. Soit πf = P1α1 P2α2 ...Pm
αm
la décomposition en produit de facteurs irréductibles de πf .
D’après la question précédente , on a pour tout i ∈ {1, 2, ..., m} , il existe xi ∈ Ker (Piαi (f ))
tel que : Piαi (f ) = πxi
D’autre part πx1 , πx2 , ..., πxm sont deux à deux premiers entre eux , donc

πx1 +x2 +...+xp = ppcm πx1 , πx2 , .., πxp = πx1 × πx2 × .. × πxp = P1α1 P2α2 ...Pm
αm
= πf

elamdaoui@[Link] 26/26 [Link]


G ROUPES
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

G ROUPES M ORPHISMES DE GROUPES G ROUPES MONOGÈNE , CYCLIQUE


Soit (G, .), (G′ , ⋆) deux groupes de neutres respectifs e et e′ .
Groupe Groupe monogène, groupe cyclique
On appelle groupe tout ensemble G muni d’une loi de composition in- Morphismes de groupes 1. S’il existe a ∈ G tel que G = gr(a), le groupe est dit monogène.
terne ⋆ vérifiant : Une application f : G −→ G′ est dite morphisme de groupes si:
2. Un groupe cyclique est un groupe monogène fini.
• la loi ⋆ est associative: ∀x, y, z ∈ G : (x ⋆ y) ⋆ z = x ⋆ (y ⋆ z) ∀x, y ∈ G, f (x.y) = f (x) ⋆ f (y)
• G possède un élément neutre: ∃e ∈ G tel que: Propriété
Si de plus f est bijectif, on dit que f est un isomorphisme de groupes 1. Tout groupe monogène est abélien
∀x ∈ G, x⋆e=e⋆x=x
Opérations de morphismes 2. Un sous-groupe d’un groupe monogène est monogène
• Tout élément x de G admet un symétrique, c’est-à-dire ∀x ∈ G, • La composée de deux morphismes est un morphisme; 3. Un sous-groupe d’un groupe cyclique est cyclique
∃x′ ∈ G tel que x ⋆ x′ = x′ ⋆ x = e • L’application réciproque d’un isomorphisme est un isomorphisme
Si de plus ∀x, y ∈ G: x ⋆ y = y ⋆ x, on dit que la loi ⋆ est commutative, et Classification de groupes monogènes
que le groupe est abélien.
Propriétés de morphismes Soit G = gr(a) un groupe monogène, alors
Soit f : (G, .) → (G , ⋆) un morphisme de groupes.

Groupe produit Alors ∀x, y ∈ G et n ∈ Z: • Si G est infini, il est isomorphe à Z


1. f (e) = e 3. f xy
′ −1
 −1
= f (x) ⋆ f (y)
Soit (G1 , ⋆1 ), ..., (Gn , ⋆n ) des groupes.
 . 
2. f (x ) = f (x)
−1 −1
4. f (x n
) = f (x) n
• Si G est d’ordre n, il est isomorphe à Z ,+
En définissant dans G = G1 × · · · × Gn la loi ⋆ par: nZ
∀(x1 , · · · , xn ), (y1 , · · · , yn ) ∈ G: Images de sous-groupes Générateurs d’un groupe monogène
Soit f : (G, .) → (G , ⋆) un morphisme de groupes. Alors

(x1 , · · · , xn ) ⋆ (y1 , · · · , yn ) = (x1 ⋆1 y1 , · · · , xn ⋆n yn ) Soit G = gr(a) un groupe monogène
• Si H est un sous-groupe de G, alors f (H) est un sous-groupe de G′ .
1. Si G est infini, alors a et a−1 sont les seuls générateurs de gr(a)
Alors (G, ⋆) est un groupe d’élément neutre (eG1 , · · · , eGn ) et pour tout • Si H ′ est un sous-groupe de G′ , alors f −1 (H ′ ) est un sous-groupe
(x1 , · · · , xn ) ∈ G1 × · · · × Gn , on a de G. 2. Si G est cyclique d’ordre n, alors les générateurs de G sont exacte-
ment ar avec r ∈ [[0, n − 1]] et r ∧ n = 1
(x1 , · · · , xn )
−1
= (x−1
1 , · · · , x −1
n )
En particulier
Générateurs de Z/nZ et de Un
Un tel groupe est appelé le groupe produit. • Ker(f ) = f ({e }), le noyau de f , est un sous-groupe de G.
−1 ′
i 2π
• Im (f ) = f (G), l’image de f , est un sous-groupe de G′ . Soit k ∈ [[0, n − 1]] et ω = e n
Il est abélien si, et seulement, si les Gi le sont  . 
Injectivité et surjectivité • k engendre Z , + ⇐⇒ n ∧ k = 1
Sous-groupe nZ
Un morphisme de groupe f : (G, .) → (G′ , ⋆) est
Soit (G, .) un groupe. Une partie H ⊂ G est un sous-groupe de G • ω k engendre (Un , ×) ⇐⇒ n ∧ k = 1
 1. injectif si, et seulement, si Kerf = {eG }
 H 6= ∅;
2. surjective si, et seulement, si Imf = G′
⇐⇒ ∀x, y ∈ H : x.y ∈ H; (x + y ∈ H)

∀x ∈ H : x−1 ∈ H (−x ∈ H) T HÉORÈME DE L AGRANGE
O RDRES
(
H 6= ∅; Théorème de Lagrange
⇐⇒
∀x, y ∈ H : x.y −1 ∈ H. (x − y ∈ H) Soit G un groupe fini. Alors:
Caractérisation de l’ordre
Théorème Un élément a ∈ G est d’ordre fini s’il existe k ∈ Z∗ tel que ak = e. Au 1. Tout élément de G est d’ordre fini;
Un sous-groupe d’un groupe est un groupe. quel cas ◦(a) = min{k ∈ N∗ | ak = e} est appelé l’ordre de a et aussi 2. l’ordre de tout élément de G divise le cardinal G.
l’unique entier n de N∗ tel que l’on ait : ∀k ∈ Z, ak = e ⇐⇒ n | k En particulier: ∀a ∈ G, aCardG = eG
Les sous-groupes de (Z, +)
Soit H un sous groupe de Z, alors il existe un unique entier n ∈ N tel que Ordre des itérés Exemple: Groupe d’ordre premier
n
H = nZ Si a ∈ G est d’ordre fini n et r ∈ Z, alors ◦ (a ) =
r
Soit G un groupe fini d’ordre premier p. Alors G est cyclique.
n∧r
Sous-groupe engendré
• L’intersection d’une famille non vide de sous-groupes est un sous- Ordre et cardinal
Si a est d’ordre n, alors
groupe
• Le groupe gr(a) est de cardinal n et gr(a) := e, a, · · · , an−1

• Soit S ⊂ G. L’ensemble gr(S) intersection de tous les sous-groupes  . 
de G contenant S est le plus petit sous-groupe de (G, .), au sens de • gr(a) est isomorphe à Z ,+
nZ
l’inclusion, contenant S, dit le sous-groupe engendré par S

Exemple C ONTACT I NFORMATION


Pour a ∈ G, gr(a) = {a , k ∈ Z}.
k

En notation additive gr(a) = {ka , k ∈ Z} Web: [Link]


Email: elamdaoui@[Link]
A NNEAUX , CORPS ET ALGÈBRES
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

A NNEAUX ET CORPS M ORPHISME D ’ ANNEAUX I NDICATEUR D ’E ULER


Anneau Morphisme d’anneaux Indicateur d’Euler
Soit A un ensemble et + et × deux lois de composition interne sur A. On dit Soient A,A deux anneaux. Une application f : A → A est dite morphisme
′ ′   . 
Soit n ∈ N∗ , on note ϕ(n) = Card U Z .
que (A, +, ×) a une structure d’anneau lorsque : d’anneaux si: nZ
L’application ϕ est appelée l’indicateur d’Euler
• (A, +) est un groupe abélien d’élément neutre 0A ; dit le neutre de A • f (1A ) = 1A′ ;
• × est associative, distributive par rapport à + et elle admet un élément
Calcul de ϕ
• ∀(x, y) ∈ A2 : f (x + y) = f (x) + f (y) et f (xy) = f (x)f (y). 1. Si m ∧ n = 1, alors ϕ(mn) = ϕ(m)ϕ(n)
neutre 1A ; dit l’unité de A
2. Soit p un nombre premier et k ∈ N∗ , alors
Si de plus × est commutative, on dit que (A, +, ×) est un anneau commutatif. Si de plus f est bijective, on parle d’isomorphisme d’anneaux
ϕ(pk ) = pk − pk−1
Même définition que morphisme de corps.
r
Anneau intègre Kerf = f −1 ({0A′ }) et Im(f ) = f (A). 3. Si n =
Y
pki i est la décomposition en facteurs premiers de l’entier n.
Un anneau (A, +, ×) est dit intègre s’il est commutatif et f est injective ssi Kerf = {0A } i=1
Alors r  r  
∀a, b ∈ A, a × b = 0 ⇒ a = 0 ou b = 0 Lemme de Chinois
Y  Y 1
ϕ(n) = pki i − piki −1 =n 1−
. . . pi
Formules importantes Soit m, n ∈ N∗ tels que m ∧ n = 1, alors Z ≃ Z × Z i=1 i=1
mnZ mZ nZ
Soit a, b deux éléments d’un anneau A tels que ab = ba. Alors pour tout n ∈ N Théorème d’Euler
n Propriété Soit n un entier strictement positif et a un entier premier avec n, alors aϕ(n) ≡ 1
n
X
• Formule de binôme de Newton: (a + b) = Cnk ak bn−k Les images, directe et réciproque, d’un sous-anneau par un morphisme (mod n).
k=0 d’anneaux est un sous-anneau Si n est premier on retrouve le théorème de Fermat
n
X
• Formule de factorisation: an+1 − bn+1 = (a − b) ak bn−k
k=0
I DÉAUX D ’ UN ANNEAU COMMUTATIF A LGÈBRES
Groupes des unités
Soit (A, +, ×) un anneau. U (A) l’ensemble des éléments inversibles muni de Idéal Algèbre
× est un groupe appelé groupe des inversibles. On appelle idéal d’un anneau commutatif A tout sous-groupe additif I de A Soit un corps commutatif K et un ensemble A muni de deux lois de composi-
tion interne +, × et d’une loi de composition externe ".". On dit que (A, +, ×, .)
vérifiant la propriété d’absorption : ∀(a, b) ∈ A × I, ab ∈ I
Corps est une algèbre sur K si et seulement si :
(K, +, ×) est corps si, et seulement, si : Propriété 1. (A, +, .) est un K-espace vectoriel;
• (K, +, ×) est un anneau commutatif; Soit I un idéal de A. Alors I = A ⇐⇒ 1A ∈ I ⇐⇒ U(A) ∩ I 6= ∅ 2. (A, +, ×) est un anneau ;
• U (K) = K∗ = K \ {0} Les seuls idéaux d’un corps K sont K et {0}. 3. ∀x, y ∈ A, ∀α ∈ K, α.(x × y) = (α.x) × y = x × (α.y)

Tout corps est un anneau intègre Images d’un idéal Sous-algèbre


• L’image réciproque (directe ) d’un idéal par un morphisme d’anneaux Soit (A, +, ×, .) une K-algèbre et B ⊂ A. On dit B est une sous-algèbre de A si,
L’ensemble Z/nZ (surjectif) est un idéal et seulement, si
1. 1A ∈ B
 . 
• Z , +, × est un anneau commutatif. • Le noyau d’un morphisme d’anneaux est un idéal
 nZ
.  2. ∀x, y ∈ B, ∀α, β ∈ K αx + βy ∈ B
• U Z = {x, x ∈ [[0, n − 1]] et x ∧ n = 1} Idéal engendré par une partie 3. ∀x, y ∈ B, x × y ∈ B
 . nZ  Soit S une partie d’un anneau A. On appelle idéal engendré par S
• Z , +, × est un corps si et seulement si n est premier; Alors munie des lois restreintes, B est une K-algèbre.
nZ l’intersection de tous les idéaux de A contenant S: c’est donc le plus petit
idéal (au sens de l’inclusion) de A contenant S.
Sous-anneau Morphisme d’algèbres
Soit (A, +, ×) un anneau. Un sous-ensemble B de A est dit sous-anneau de A Idéal principal Soient (A, +, ×, .) et (A′ , +, ×, .) deux K-algèbres. On dit f : A → A′ est un
si, et seulement, si L’idéal qui engendré par un singleton {a} est dit principal: aA = {ab | b ∈ A} morphisme d’algèbres si et seulement si:
• 1A ∈ B Les idéaux de Z 1. f (1A ) = 1A′
• Pour x, y ∈ B, x − y ∈ B et x × y ∈ B Soit I un idéal de Z, alors il existe un unique n ∈ N tel que I = nZ. 2. ∀x, y ∈ A, ∀α, β ∈ K, f (αx + βy) = αf (x) + βf (y)
Auquel cas B muni des lois restreintes est un anneau En conséquence pour tous a, b ∈ Z, alors 3. ∀x, y ∈ A, f (x × y) = f (x) × f (y)
• aZ + bZ = pgcd(a, b)Z.
Sous-corps • aZ ∩ bZ = ppcm(a, b)Z. Un morphisme d’algèbres est à la fois une application linéaire et un mor-
Soient (K, +, ×) un corps. On dit qu’une partie L de K est un sous-corps de K phisme d’anneaux
si et seulement si : Les idéaux de K[X]
Tout idéal I de K[X] peut s’écrire de façon unique sous la forme : P K[X] avec
• 1K ∈ L P ∈ K[X] normalisé. En conséquence pour tous P, Q ∈ K[X]
• Pour x, y ∈ L, x − y ∈ L et x × y ∈ L • P K[X] + QK[X] = pgcd (P, Q) K [X];
• ∀x ∈ L \ {0}, x−1 ∈ L • P K[X] ∩ QK[X] = ppcm (P, Q) K [X].
Auquel cas L muni des lois restreintes est un corps
C ONTACT I NFORMATION
Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
R ÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES ET DES MATRICES CARRÉES
: Définition. : Résultat de cours. : Résultat pratique. : Astuce. : Démarche. : Exemple classique. : Attention. : Information

É LÉMENTS PROPRES P OLYNÔME MINIMAL T RIGONALISATION


Soit E un K-ev de dimension finie n > 1, u ∈ L (E) et A ∈ Mn (K).
Éléments propres Polynômes annulateurs et minimal
Soit E un K-espace vectoriel et u ∈ L (E). • Le noyau {P ∈ K[X] | P (u) = 0} du morphisme d’évaluation P 7−→ Définition
• Soit λ ∈ K. On dit que λ est valeur propre de u s’il existe x ∈ E \ {0} tel P (u) est un idéal de K[X]. On l’appelle l’idéal annulateur de u. • u est dite trigonalisable s’il existe une base B de E pour laquelle MB (u)
que u(x) = λx. • On appelle polynôme annulateur de u tout élément de l’idéal annula- est triangulaire supérieure.
• Soit x ∈ E. On dit que x est vecteur propre de u si x 6= 0 et s’il existe teur; • A est dite trigonalisable si elle est semblable à une matrice T triangulaire
λ ∈ K tel que u(x) = λx. • On appelle polynôme minimal de u ∈ L (E) l’unique polynôme unitaire supérieure.
• L’ensemble des valeurs propres d’un endomorphisme est appelé le spec- qui engendre l’idéal des polynômes annulateurs.
tre de u et noté SpK (u).
Propriétés caractéristiques
Les quatres affirmations sont équivalentes :
• Soit λ ∈ Sp(u). Eλ (u) = Ker (u − λ · IdE ) est un sous-espace vectoriel
Même définition pour les matrices
de E distinct de {0E } appelé le sous-espace propre de u associé à λ 1. u est trigonalisable.
Théorème de décomposition des noyaux
Caractérisation en dim finie Si P1 , . . . , Pk sont k polynômes deux à deux premiers entre eux, alors : 2. χu est scindé.
Si E est de dimension finie n > 1, alors
λ ∈ Sp(u) ⇔ (u − λ · IdE ) n’est pas injectif
" k
! # k 3. u annule un polynôme scindé
Y M
⇔ (u − λ · IdE ) n’est pas surjectif Ker Pi (u) = Ker (Pi (u)) 4. πu est scindé.
i=1 i=1
⇔ (u − λ · IdE ) n’est pas bijectif
Corollaire
⇔ rg (u − λ · IdE ) < n k k
Y M Si K = C, alors tout u ∈ L(E) est trigonalisable.
Si P = Pi un polynôme annulateur de u, alors E = Ker (Pi (u))
⇔ det (u − λ · IdE ) = 0 Toute A ∈ Mn (C) est trigonalisable.
i=1 i=1

Éléments propres d’une matrice Théorème de Cayley-Hamilton


Les éléments propres d’une matrice A sont ceux de l’endomorphisme canon- Soit χu le polynôme caractéristique de u , alors χu (u) = 0L(E) . E NDOMORPHISMES NILPOTENTS
iquement associé En conséquence πu |χu .
Soit u ∈ L (E) et A ∈ Mn (K), avec dim E = n.

Mn,1 (K) −→ Mn,1 (K) Définition
uA :
X 7−→ AX D IAGONALISATION Un endomorphisme u ∈ L (E) est dit nilpotent s’il existe p ∈ N tel que up = 0.
On écrit A à la place de uA Ce vocabulaire se transpose aux matrices
Définition
Soit u ∈ L (E), soit A ∈ Mn (K). Propriété caractéristique
• u est nilpotent ⇐⇒ u est trigonalisable avec Sp(u) = {0}
P OLYNÔME CARACTÉRISTIQUE • On dit que u ∈ L(E) est diagonalisable s’il existe une base B de E telle
que MB (u) est diagonale. • A est nilpotente ⇐⇒ elle est semblable à une matrice triangulaire
E est de dimension finie n > 1.
• On dit que A ∈ Mn (K) est diagonalisable si elle est semblable à une supérieure stricte
Définition matrice diagonale.
• On appelle polynôme caractéristique de A le polynôme χA =
det (XIn − A). Propriété D ÉCOMPOSITION SPÉCTRALE
Si A est diagonalisable et ∆ = P −1 AP , alors les valeurs propres sont les
• On appelle polynôme caractéristique de u le polynôme χu = éléments de la diagonale de ∆ et la multiplicité de chacune est son nombre Décomposition spéctrale
det (XIdE − u). d’occurence dans cette diagonale. Si u est diagonalisable où E est de dim finie, avec Sp(u) = {λi , i ∈ [[1, k]]}.
Les vecteurs colonnes de P sont des vecteurs propres de A Pour i ∈ [[1, k]], on pose pi la projection de E sur Eλi (u) ( de direction
Endomorphisme induit k
Si F est stable par u , alors χuF |χu . Propriétés caractéristiques
M
Eλj (u)). Alors
k
M Soit E un K-ev de dimension n et u ∈ L (E). Soit Sp (u) = {λ1 , · · · , λk }. Les j=1
Plus généralement si E = Fi tel que ∀i ∈ [[1, k]], Fi est stable par u, alors j6=i
affirmations suivantes sont équivalentes. k
i=1 X
k
Y 1. u est diagonalisable. u= λ i pi
χu = χ u Fi i=1
i=1
2. E possède une base de vecteurs propres;
k et
k
Spectre et polynôme caractéristique
M
3. E = Eλ i ; X
∀P ∈ K[X], P (u) = P (λi )pi
Sp (u) = {λ ∈ K , χu (λ) = 0} i=1
k i=1
X
Ordre de multiplicité 4. dim(Eλi ) = dim E;
i=1
La multiplicité d’une racine λ de χu est appelée l’ordre de multiplicité de λ, et
5. χu est scindé et ∀i ∈ [[1, k]], dim Eλi = mi .
ona: elle est noté m(λ).
6. πu est scindé à racines simples.
1 6 dim Eλ (u) 6 m (λ) 7. u annule un polynôme scindé à racines simples.
C ONTACT I NFORMATION
En particulier si χu est scindé à racines simples, alors u est diagonalisable.
Web [Link]
Email elamdaoui@[Link]
Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Noyaux et images itérés

Dans tout le problème, E un espace vectoriel réel de dimension n > 2. Si f est un endomorphisme de E, on définit
la suite (f k )k∈N d’endomorphismes de E par f 0 = idE et , pour tout k ∈ N, f k+1 = f ◦ f k .

Partie I: Noyaux et images itérés


On se propose, dans cette partie, de montrer, pour tout endomorphisme f de E, l’existence d’un entier p vérifiant:

16p6n
(1)
E = Ker f p ⊕ Imf p

1. Donner, en justifiant votre réponse, une valeur de p vérifiant (1) lorsque f est un automorphisme de E.
On étudie maintenant et jusqu’à la fin du problème, le cas où f est un endomorphisme non bijectif quelconque
de E.
2. Montrer que : ∀k ∈ N, (Kerf k ⊂ Kerf k+1 et Imf k+1 ⊂ Imf k ).
3. Montrer que,∀k ∈ N , l’égalité Ker f k = Ker f k+1 équivaut à l’égalité Imf k = Imf k+1 ,et qu’elle entraine
Imf j = Imf k pour tout j > k.
4. Pour k ∈ N , établir une relation entre les dimensions des sous espaces Imf k , Imf k+1 et Imf k ∩ Ker f.
5. On note ak = dim(Ker f k ). Montrer que la suite ( ak )k∈N est croissante et qu’il existe un entier k
tel que ak = ak+1 .
6. En déduire l’existence d’un entier naturel non nul p qui vérifie les deux conditions:
(i) ∀k ∈ {0, .., p − 1}, Ker f k 6= Ker f k+1
(ii) Ker f p = Ker f p+1 .
7. Montrer que ∀k > p Ker f k = Ker f k+1 .
8. Montrer que E = Ker f p ⊕ Imf p .
9. Vérifier que l’entier p déterminé à la question (6) est le plus petit entier naturel vérifiant (1).

Partie II: Application à l’étude d’endomorphismes nilpotents


Dans toute cette partie, p désigne l’entier déterminé en (6)
10. On suppose que p = n.

(a) Quelle est la dimension de Ker f k pour k ∈ {0, ..., n − 1}? en déduire que f n = 0 et f n−1 6= 0.
(b) Soit a ∈ E tel que f n−1 (a) 6= 0 et soit L = {g ∈ L(E) / gof = f og}.
Montrer que (a, f (a), ..., f n−1 (a)) est une base de E.
n−1
X
(c) Soit g ∈ L. Montrer qu’il existe λ0 , ..., λn−1 ∈ R tels que g(a) = λk f k (a).
k=0
n−1
X
(d) Montrer que g = λk f k
k=0
(e) Déterminer la dimension de L .

11. On suppose que p est compris strictement entre 1 et n, et que E = Ker f p . soit e un élément de E tel que
f p−1 (e) 6= 0.

(a) Établir que la famille (e, f (e), ..., f p−1 (e)) est libre. On notera G le sous espace de E qu’elle engendre
(b) Soit ϕ un élément de E ∗ = L (E, K) tel que ϕ(f p−1 (e)) 6= 0.
Quelle est la dimension du sous-espace vectoriel H de E ∗ engendré par (ϕof i )06i6n ?.
(c) Soit F = Ker Ψ. Montrer que F est stable par f et que E = F ⊕ G.
T
Ψ∈H

elamdaoui@[Link] 1/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Noyaux et images itérés

Partie I: Noyaux et images itérés


1. Lorsque f est un automorphisme, alors Kerf = {0} et Imf = E, alors on peut prendre p = 1.
2. Soient k un entier naturel et x un élément de E.

x ∈ Kerf k ⇒ f k (x) = 0 ⇒ f (f k (x)) = f (0) = 0 ⇒ f k+1 (x) = 0 ⇒ x ∈ Kerf k+1 .


On a montré que : ∀k ∈ N, Kerf k ⊂ Kerf k+1 . Ensuite,

x ∈ Ik+1 ⇒ ∃y ∈ E/ x = f k+1 (y) ⇒ ∃z(= f (y)) ∈ E/ x = f k (z) ⇒ x ∈ Imf k .


On a montré que : ∀k ∈ N, Ik+1 ⊂ Imf k .
3. Soit k ∈ N. Vu les inclusions précédentes, on a

Kerf k = Kerf k+1 ⇐⇒ dim kerf k = dim kerf k+1


⇐⇒ rgf k = rgf k+1
⇐⇒ Imf k = Imf k+1

Par récurrence sur j > k, on montre que Imf j = Imf k


— Pour j = k, rien à démontrer et pour j = k + 1 l’égalité est vérifiée
— Soit j > k + 1 et supposons que Imf j = Imf k et montrons que Imf j+1 = Imf k . L’inclusion Imf j+1 ⊂ Imf k
est triviale car la suite Imf i i∈N est décroissante. Inversement soit x ∈ Imf k = Imf k+1 , alors il existe


z0 ∈ E tel que x = f k+1 (z0 ) = f f k (z0 ) . Par hypothèse de récurrence f k (z0 ) ∈ Imf = Imf j , d’où il existe


x0 ∈ E tel que f k (z0 ) = f j (x0 ), puis x = f j+1 (x0 ) ∈ Imf j+1


4. Soit g la restriction de f sur Imf k . On a bien Img = g Imf k = Imf k+1 et Kerg = Kerf ∩ Imf k . On applique


le théorème du rang à g , alors

dim Imf k = dim Kerf ∩ Imf k + dim Imf k+1




5. La suite (ak )k>0 est d’entier naturel croissante et majorée par n, donc elle ne peut pas être strictement croissante
et, par suite, il existe un entier k tel que ak = ak+1 .
6. {k ∈ N , ak = ak+1 } est un sous-nsemble de N∗ car f n’est pas ijectif et non vide vide d’après la question
précédente, donc il admet un plus petit élément p ∈ N∗ . Alors
(i) ∀k ∈ {0, .., p − 1}, Ker f k 6= Ker f k+1
(ii) Ker f p = Ker f p+1 .
7. Puisque Kerf p = Kerf p+1 , d’après la question (3), ∀k > p Ker f k = Ker f k+1 .
8. Il sufiit de démontrer que Ker f p ∩ Imf p = {0}.
Soit x ∈ Ker f p ∩ Imf p , alors il existe y ∈ E tel que x = f p (y) et f p (y) = 0, soit f 2p (y) = 0, ou encore
y ∈ Kerf 2p = Kerf p , d’où x = f p (y) = 0
9. — p est un entier naturel vérifiant (1).
— Soit k ∈ N∗ tel que (1) est vérifiée et montrons que k > p. Pour se faire on montre que Kerf k+1 = Kerf k .
Soit x ∈ Kerf k+1 , alors f k+1 (x) = 0, puis f (2k) (x) = 0, soit f k (x) ∈ Imf k ∩ Kerf k = {0}, donc x ∈ Kerf k .
Ainsi l’égalité souhaitée puis par définition de p, k > p

Partie II: Application à l’étude d’endomorphismes nilpotents


10. On suppose que p = n.

(a) La suite dim Kerf k k∈[[0,n]] est strictement croissante d’éléments de [[0, n]], donc dim Ker f k = k pour


k ∈ [[0, n]] puis on en déduit que f n = 0 et f n−1 6= 0.

elamdaoui@[Link] 2/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Noyaux et images itérés

(b) Montrons que la famille (f k (a))06k6n−1 est libre.


n−1
X
Soit (λk )06k6n−1 ∈ Kp tel que λk f k (a) = 0. Supposons qu’au moins un des coefficients λk ne soit pas
k=0
nul. Soit i = min{k ∈ [[0, n − 1]] / λk 6= 0}.

n−1 n−1 n−1


! n−1
X X X X
k k n−1−i k
λk f (a) = 0 ⇒ λk f (a) = 0 ⇒ f λk f (a) =0⇒ λk f n−1−i+k (a) = 0
k=0 k=i k=i k=i
n−1
⇒ λi f (a) = 0 (car pour k > i + 1, p − 1 − i + k > p et donc f n−1−i+k = 0)
⇒ λi = 0 (car f n−1 (a) 6= 0)

ce qui contredit la définition de i.


Donc tous les coefficients λk sont nuls et on a montré que la famille (f k (a))06k6n−1 est libre. Une telle
famille est de cardinal n = dim E, donc c’est une base de E
n−1
(c) g(a) ∈ E, donc il existe λ0 , ..., λn−1 ∈ R tels que g(a) = λk f k (a).
P
k=0
n−1
(d) Les deux applications linéaires g et λk f k coïncident sur la base (f k (a))06k6n−1
P
k=0
(e) L = Vect(f k , 0 6 k 6 n − 1) et dim L = n

11. On suppose que p est compris strictement entre 1 et n, et que E = Ker f p . soit e un élément de E tel que
f p−1 (e) 6= 0.

(a) Même méthode que la question (10b). On notera G le sous espace de E qu’elle engendre
(b) Comme f p = 0, alors H = Vect ϕ, ϕ ◦ f, · · · , ϕ ◦ f p−1 .


Montrons que la famille ϕ, ϕ ◦ f, · · · , ϕ ◦ f p−1 est libre.



p−1
X
Soit (λk )06k6p−1 ∈ Kp tel que λk ϕ ◦ f k = 0. Supposons qu’au moins un des coefficients λk ne soit pas
k=0
nul. Soit i = min{k ∈ [[0, n − 1]] / λk 6= 0}.

p−1 p−1 p−1


n−1
!
X X X X
λk ϕ ◦ f k = 0 ⇒ λk ϕ ◦ f k = 0 ⇒ λk ϕ ◦ f k f p−1−i (e) = 0 ⇒ λk f p−1−i+k (e) = 0


k=0 k=i k=i k=i

⇒ λi f p−1 (e) = 0 (car pour k > i + 1, p − 1 − i + k > p et donc f p−1−i+k = 0)


⇒ λi = 0 (car f p−1 (e) 6= 0)

ce qui contredit la définition de i.


Donc tous les coefficients λk sont nuls et on a montré que la famille ϕ, ϕ ◦ f, · · · , ϕ ◦ f p−1 est libre. Ainsi


cette famille est une base de H et, par suite, H est de dimension p
(c) Pour k ∈ [[0, p − 1]], on pose ϕk = ϕ ◦ f k .
— On a F = KerΨ = Kerϕk car la première inclusion est évidente et l’inclusion réciproque
T T
Ψ∈H k∈[[0,p−1]]
provient du fait que tout élément de H est combinaison linéaire des formes ϕ0 , · · · , ϕp−1
— Soit x ∈ F , alors pour tout k ∈ [[0, p − 1]], on a ϕk (x) = 0 et, par suite, ϕk (f (x)) = ϕk+1 (x) = 0 avec
ϕp = 0, donc F est stable par f
p−1
X
— Montrons que F ∩ G = {0}. Soit x ∈ F ∩ G, alors il existe λ0 , · · · , λp−1 ∈ K tels que x = λk f k (e)
k=0
et pour tout k ∈ [[0, p − 1]], on a ϕk (x) = 0. Si x 6= 0, on considère i le plus petit indice tel que λi 6= 0,
alors d’une part ϕp−1−i (x) = 0 et d’autre part ϕp−1−i (x) = λi ϕp−1 (e) 6= 0, ce qui est absurde

elamdaoui@[Link] 3/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Noyaux et images itérés

— Montrons que dim F = n − p.


La famille (ϕ0 , · · · , ϕp−1 ) est libre dans E ∗ on la complète donc en (ϕ0 , · · · , ϕp−1 , ϕp , · · · , ϕn−1 ) une
base de E ∗ . L’application
E −→ Kn

Φ:
x 7−→ (ϕ0 (x), · · · , ϕn−1 (x))
est linéaire et injective, et puisque dim E = dim Kn , alors il s’agit d’un isomorphisme d’espaces vecto-
riels. Finalement l’application

E −→ Kp

Ψ:
x 7−→ (ϕ0 (x), · · · , ϕp−1 (x))

est linéaire surjective dont le noyau F et par le théorème du rang dim E = dim KerΨ + rg(Ψ), donc
dim F = n − p
On conclut donc que E = F ⊕ G

elamdaoui@[Link] 4/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Déterminants classiques

Partie I: Déterminant de Vandermonde


Soit n > 2 et α1 , . . . , αn n nombres complexes distincts. On se propose de calculer le déterminant suivant :

1 1 ... ... 1
α1 α2 ... ... αn
V (α1 , . . . , αn ) = α12 α22 ... ... αn2 .
.. .. ..
. . .
α1n−1 α2n−1 ... ... αnn−1

1. Calculer V (α1 , α2 ) et V (α1 , α2 , α3 ). On les donnera sous forme factorisée.


2. Démontrer que V (α1 , . . . , αn−1 , x) est une fonction polynomiale de x de degré inférieur à n − 1.
Vous pouvez développer par rapport à la dernière colonne
n−1
Y
3. En déduire que V (α1 , . . . , αn−1 , x) = V (α1 , . . . , αn−1 ) (x − αi ).
i=1
n
Y
4. En déduire l’expression générale V (α1 , . . . , αn ) = (αj − αi ).
16i<j6n

5. Justifier que la matrice αji−1 16i,j6n
est inversible si, et seulement, si les αi sont deux à deux distincts

Partie II: Matrice circulante


2kπ
Soient a1 , . . . , an des nombres complexes, ωk = ei n , et A et M les matrices suivantes :
 
a1 a2 a3 · · · an−1 an
a an−1 
 n a1 a2 a3 ··· 
. . .. .. .. .. 
. .. . . . 
. . 
A=  .. . . .. .. ..


. . . . . a3 
 
 .. .. .. .. 
 a3 . . . . a2 
a2 a3 ··· ··· an a1
 
1 1 ... ... 1
 1 ω1 ω2 ... ωn−1 
 

M = .. .. .. .. 
.
 . . . . 
 
 1 ω1n−2 ω2n−2 ... n−2
ωn−1 
1 ω1n−1 ω2n−1 ... n−1
ωn−1
n
X
On pose P = ak X k−1
k=1
6. Justifier que M est inversible
7. Justifier l’égalité A.M = [Link] (P (1), P (ω1 ), · · · , P (ωn−1 )) Montrer que les deux matrices de l’égalité ont les
mêmes colonnes
8. En déduire det(A)
a b c
9. Soit a, b, c ∈ C, calculer c a b
b c a

elamdaoui@[Link] 1/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Déterminants classiques

Partie III: Déterminant de Cauchy et déterminant de Hilbert


Soit An la matrice définie par  
1 1 1
 a 1 + b1 ...
 1 a 1 + b2 a 1 + bn 
 1 1 

 ... 
An =  a +b a 2 + b2 a 2 + bn 
 2 . 1 .. .. 
 .. . . 
 
 1 1 1 
...
a n + b1 a n + b2 a n + bn
Où a1 ,..., an , b1 ,...,bn sont 2n réels tels que toutes les sommes ai + bj soient non nulles.
10. Que vaut det (An ) si deux des bj sont égaux ou deux des aj sont égaux .
11. On suppose dorénavant que les bj sont deux à deux distincts et ai sont deux à deux distincts. Soit Rn la fraction
rationnelle définie par
n−1
Y
(X − ai )
i=1
Rn (X) = n
Y
(X + bi )
i=1
n
X λi
(a) Justifier que Rn s’ecrit d’une façon unique de la forme Rn = .
i=1
X + bi
Où λ1 ,..., λn sont des nombres complexes
(b) Déterminer λn et vérifier qu’il est non nul
(c) Notons C1 , · · · , Cn les colonnes de An , montrer que
 
n
1 X 1
det (An ) = det C1 , ..., Cn−1 , λj C j  = Rn (an ) det (An−1 )
λn j=1
λ n

(d) En déduire que


V(a1 , ..., an )V(b1 , ..., bn )
det (An ) = Y
(ai + bj )
16i,j6n
 
1
12. Soit Hn = la matrice de Hilbert d’ordre n.
i + j 16i,j6n
En utilisant ce qui précède, montrer que
n
!4
Y
k!
k=1
det (Hn ) = 2n
Y
n!2 × k!
k=1

elamdaoui@[Link] 2/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Déterminants classiques

Partie I: Déterminant de Vandermonde


1. Un calcul immédiat montrer que V (α1 , α2 ) = α2 − α1 . On a ensuite :

1 1 1
V (α1 , α2 , α3 ) = α1 α2 α3
α12 α22 α32
1 0 0
= α1 α2 − α1 α3 − α1
α12 α22 − α12 α32 − α12
α2 − α1 α3 − α1
=
(α2 − α1 )(α2 + α1 ) (α3 − α1 )(α3 + α1 )
1 1
= (α2 − α1 )(α3 − α1 )
α2 + α1 α3 + α1
= (α2 − α1 )(α3 − α1 )(α3 − α2 ).

2. On pose P (x) = V (α1 , . . . , αn−1 , x). Alors si on développe ce déterminant par rapport à la dernière colonne, on
trouve que P est un polynôme de degré au plus n − 1, et de coefficient devant xn−1 égal à V (α1 , . . . , αn−1 ).
3. On remarque que α1 , . . . , αn−1 sont n − 1 racines distinctes de P (puisque dans ce cas le déterminant comporte
deux colonnes identiques). On en déduit donc, d’après la question précédente, que
n−1
Y
V (α1 , . . . , αn−1 , x) = V (α1 , . . . , αn−1 ) (x − αi ).
i=1

4. On évalue la formule précédente en x = αn . En s’aidant des deux premières questions, on démontre par récurrence
que Y
V (α1 , . . . , αn ) = (αj − αi ).
16i<j6n

 Y
5. La matrice αji−1 16i,j6n
a pour déterminant V (α1 , . . . , αn ) = (αj − αi ). Donc elle est inversible si, et
16i<j6n
Y
seulement, si est inversible si, et seulement, si (αj − αi ) 6= 0, soit les αi sont deux à deux distincts
16i<j6n

Partie II: Matrice circulante


i−1

6. On a M = ωj−1 16i,j6n
et les ω0 , ω1 , · · · , ωn−1 sont deux à deux distincts, donc M est inversible

7. Les deux matrices AM et M diag (P (1), P (ω1 ), · · · , P (ωn−1 )) sont carrées d’ordre n. La k ième colonne de
 
1
 ωk−1 
M diag (P (1), P (ω1 ), · · · , P (ωn−1 )) vaut k ième colonne de M multipliée par P (ωk−1 ), soit P (ωk−1 )  . .
 
 .. 
n−1
ωk−1
D’autre part la k ième colonne de AM vaut AC (M ) et en tenant compte que ω n = 1, alors on obtient
k k−1

   Xn 
 i−1
a1 a2 a3 ··· an−1 an 1 ai ωk−1 
a 
 n a1 a2 a3 ··· an−1 
 ω   i=1   
.  k−1   X n  1
. .. .. .. .. ..   ..  
  i 
. . . . . 
.  .   ai ωk−1   ωk−1 
.  =

= P (ω )

 . 

. .. .. .. ..  .  
   i=1  k−1
.
. . . . . a3   ..   .. 

 . 

.. .. .. ..
   .  n−1
  n−2 ωk−1
 a3 . . . . a2  ωk−1   X
n 
n−1 i+n−2 
a2 a3 ··· ··· an a ωk−1 ai ωk−1
1
i=1

Donc les deux matrices ont les mêmes colonnes, d’où l’égalité

elamdaoui@[Link] 3/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Déterminants classiques

8. On a d’une part
det(AM ) = P (1)P (ω) . . . P (ω n−1 ) det(M )
et d’autre part
det(AM ) = det(A) det(M ).
Puisque le déterminant de M est non nul (c’est un déterminant de Vandermonde), on a :
det(A) = P (1)P (ω) . . . P (ω n−1 ).
a b c
9. c a b = (a + b + c)(a + jb + j 2 c)(a + j 2 b + jc) où j = e2iπ/3 .
b c a
Un calcul bien plus simple sera fourni dans la planche
Partie III: Déterminant de Cauchy
10. Si deux des bj ou des ai sont égaux, det(An ) est nul car deux de ses colonnes ou de ses lignes sont égales.
11. (a) Rn est une fraction rationnelle irréductible de degré strictement négatif et dont les pôles sont simples, donc,
d’après le théorème de la décomposition en éléments simples, il existe un unique n-upplet (λ1 , · · · , λn ) ∈ Cn
n
X λi
tel que Rn = .
i=1
X + bi
n
Y
(ai + bn )
(−bn − a1 )...(−bn − an−1 ) i=1
(b) On a λn = lim (z + bn )Rn (z) = = n−1 .
z→−bn (−bn + b1 )...(−bn + bn−1 ) Y
(bn − bi )
i=1
Pn
(c) Notons Bn la matrice de colonnes C1 , ..., Cn−1 , λj Cj . On a
j=1
 
n
X
det(Bn ) = det C1 , ..., Cn−1 , λj C j 
j=1
n
X
= λj det (C1 , ..., Cn−1 , Cj ) det est n-linéaire
j=1
= λn det (C1 , ..., Cn−1 , Cn ) det est alternée
=
λn det(An )
 
n
1 X
Donc det (An ) = det C1 , ..., Cn−1 , λj Cj .
λn j=1
 
Rn (a1 )
 Rn (a2 ) 
 
D’autre part la dernière colonne de Bn est de la forme  .  et puisque R(a1 ) = ... = R(an−1 ) = 0,
 .. 
Rn (an )
1
on obtient en développant suivant la dernière colonne det (An ) = Rn (an ) det (An−1 )
λn
V (a1 , ..., an )V (b1 , ..., bn )
(d) Montrons par récurrence sur n ∈ N∗ que det (An ) = Y
(ai + bj )
16i,j6n
1
— Pour n = 1, on a V (a1 ) = V (b1 ) = 1 et det(A1 ) =
a 1 + b1
1
— Soit n > 2. D’après la formule précédente, on a det (An ) = Rn (an ) det (An−1 ), avec
λn
n
Y n−1
Y
(ai + bn ) (an − ai )
i=1 i=1 HR V(a1 , ..., an−1 )V(b1 , ..., bn−1 )
λn = n−1
, Rn (an ) = n et det(An−1 ) = Y
Y Y
(bn − bi ) (an + bi ) (ai + bj )
i=1 16i,j6n−1
i=1

elamdaoui@[Link] 4/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Déterminants classiques

On remplace les paramètres par leurs expressions, on obtient


1
det(An ) = Rn (an ) det (An−1 )
λn
n−1
Y n−1
Y
(bn − bi ) (an − ai )
i=1 i=1 V (a1 , ..., an−1 )V (b1 , ..., bn−1 )
= n n Y
Y Y
(ai + bn ) (an + bi ) (ai + bj )
i=1 i=1 16i,j6n−1

=V (a1 ,...,an ) =V (b1 ,...,bn )


z }| { z }| {
n−1
Y n−1
Y
V (a1 , ..., an−1 ) (an − ai ) V (b1 , ..., bn−1 ) (bn − bi )
i=1 i=1
= n
Y Y Y
(ai + bj ) (an + bi ) (ai + bj )
16i,j6n−1 i=1 16i,j6n−1
| {z }
Y
= (ai + bj )
16i,j6n

V(a1 , ..., an )V(b1 , ..., bn )


= Y
(ai + bj )
16i,j6n

V(1, 2, ..., n)2


12. Dans le cas particulier où ∀i ∈ [[1, n]] , ai = bi = i, le déterminant àă calculer : det (Hn ) = Y . Mais,
(i + j)
16i,j6n
2n
Y
n

n

n
k!
Y Y Y Y (n + i)! k=1
(i + j) =  (i + j) = = !2 ,
i=1 j=1 i=1
i! n
Y
16i,j6n
k!
k=1

et d’autre part,
 
n−1 n n−1 n
Y Y Y Y 1 Y
V(1, 2, ..., n) = (j − i) =  (j − i) = (n − i)! = k!.
i=1 j=i+1 i=1
n!
16i<j6n k=1

Donc,
n
!4
Y
k!
k=1
∀n > 1, det (Hn ) = 2n
Y
n!2 × k!
k=1

elamdaoui@[Link] 5/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les matrices de rang 1

Dans tout le problème,


— R désigne le corps des réels
— n un entier naturel supérieur ou égal à 2.
— Si p ∈ N∗ , on note Mn,p (R) l’espace vectoriel des matrices à coefficients réels, à n lignes et p colonnes ; pour
toute matrice A de Mn,p (R), t A désigne la matrice transposée de A.
— Si p = n, Mn,p (R) est noté simplement Mn (R), c’est l’algèbre des matrices carrées d’ordre n à coefficients réels ;
— la matrice identité de Mn (R) est notée In .
— Si A ∈ Mn (R), on note C1 (A), . . . , Cn (A) les colonnes de A, ce sont des éléments de Mn,1 (R) ;
— Par définition, le rang de la matrice A est la dimension du sous-espace vectoriel de Mn,1 (R) engendré par les
vecteurs C1 (A), . . . , Cn (A). Le rang de A se note rgA ;
— On note aussi SpR (A) l’ensemble des valeurs propres de A appartenant à R
— Tr (A) sa trace.

Partie I
 
1 2
1. Calculer le rang de la matrice .
3 6
2. Soit A ∈ Mn (R) ; on désigne par fA l’endomorphisme de Mn,1 (R) canoniquement associé à A. Montrer que

rgA = dim (ImfA ).

3. Soient U et V deux éléments non nuls de Mn,1 (R) ; on note u1 , . . . , un les composantes de U et v1 , . . . , vn celles
de V . On pose A = U t V .
(a) Pour tout couple (i, j) d’éléments de {1, . . . , n}, exprimer le coefficient ai,j de la matrice A à l’aide des uk
et des vk .
(b) Que vaut la trace de A ?
(c) Exprimer les colonnes C1 (A), . . . , Cn (A), de A, à l’aide de v1 , . . . , vn et U .
(d) On suppose que U 6= 0 et V 6= 0 ; montrer que le rang de A est égal à 1.
4. On considère ici une matrice A ∈ Mn (R) de rang 1.
(a) Montrer qu’il existe i0 ∈ {1, . . . , n} tel que Ci0 (A) 6= 0.
(b) Justifier que pour tout j ∈ {1, . . . , n}, il existe un réel λj tel que Cj (A) = λj Ci0 (A).
(c) En déduire que A = X t Y où X = Ci0 (A) et Y est un élément non nuls de Mn,1 (R) à préciser.
(d) On suppose que A = X0 t Y0 ; Trouver tous les couples (X1 , Y1 ) d’éléments de Mn,1 (R) tels que A = X1 t Y1 .
5. Expliciter les éléments U et V de M4,1 (R) tels que A = U tV où A désigne la matrice carrée d’ordre 4 dont tous
les coefficients sont égaux à 1.

Partie II
Soit A = U tV une matrice de rang 1, où U et V sont deux éléments non nuls de Mn,1 (R). On pose α = t
V U et
W = (t V V )U .
6. Calculer A2 en fonction du réel α et de A.
7. Soit k ∈ N∗ ; calculer Ak en fonction du réel α et de A.
8. À quelle condition nécessaire et suffisante sur α la matrice A est-elle nilpotente ?
9. On suppose que A n’est pas nilpotente ; montrer qu’il existe λ, réel non nul, tel que la matrice λA soit celle d’une
projection c’est à dire (λA)2 = λA.
10. (a) Justifier que 0 est valeur propre de A et montrer que le sous-espace propre associé n’est rien d’autre que
{Y ∈ Mn,1 (R) , t V Y = 0}. Quelle est sa dimension ?

elamdaoui@[Link] 1/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Les matrices de rang 1

(b) On suppose que α 6= 0 ; calculer le produit AU et en déduire que α est une autre valeur propre de A.
Déterminer le sous-espace propre associé et donner sa dimension.
(c) Préciser selon les valeurs de α le nombre de valeurs propres de A.
11. Montrer que si α 6= 0, alors la matrice A est diagonalisable dans Mn (R).
Justifier alors, dans ce cas, que A est semblable dans Mn (R) à la matrice diagonale dont les coefficients diagonaux
sont 0, . . . , 0, α pris dans cet ordre.
12. On suppose que α = 0 et on désigne par f l’endomorphisme de Mn,1 (R) canoniquement associé à A.
(a) A est-elle diagonalisable dans Mn (R) ?
(b) Montrer que U ∈ Kerf et justifier l’existence d’une base de Kerf de la forme (E1 , . . . , En−2 , W ).
(c) Montrer que (E1 , . . . , En−2 , W, V ) est une base de Mn,1 (R) et écrire la matrice de f dans cette base.
(d) En déduire que deux matrices de rang 1 et de trace nulle sont semblables dans Mn (R).

elamdaoui@[Link] 2/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les matrices de rang 1

Partie I
 
3 2
1. A = . Les deux colonnes de A ne sont pas proportionnelles, donc rgA = 2.
1 6
2. Notons par B = (e1 , · · · , en ) la base canonique de Mn,1 (R), on sait que (fA (e1 ) = C1 , · · · , fA (en ) = Cn ) est une
famille géneratrice de Im (f )A , d’où dim Im (f )A = dim Vect(C1 , · · · , Cn ) = rgA.
   
u1 u1 v 1 · · · u1 v n
3. (a) A = U t V =  ...  v1 · · · vn =  ... .. , donc a = u v
   
.  i,j i j

un un v 1 ··· un v n
n
X n
X
(b) Tr (A) = aii = ui v i .
i=1 i=1
(c) Les colonnes de A sont C1 = v1 U, · · · , Cn = vn U .
(d) les colonnes de A ne sont pas toutes nulles donc, rgA > 1, d’autre part elles sont toutes proportionnelles à
U donc rgA = 1.
4. (a) rgA 6= 0, donc au moins une colonnes Ci0 6= 0.
(b) dim Vect(C1 , · · · , Cn ) = rgA = 1, donc toutes les colonnes sont proportionnelles.
 
x1
 .. 
(c) Posons X =  . , on a: ai,j est le i éme coéfficient de Cj = λj X, donc ai,j = λj xi , d’où A = X t Y avec
xn
 
λ1
 .. 
Y =  .  non nul.
λn
(d) A = X0t Y0 = X1t Y1 =⇒ X0t Y0 Y0 = X1t Y1 Y0 =⇒ αX0 = βX1 où α =t Y0 Y0 et β =t Y1 Y1 des réels non nuls,
donc X1 = λX0 et Y1 = λY0 .
 
1
 .. 

 . 

 
 1 
5. rgA = r =⇒ A est semblable à la matrice Jr =  , donc ∃P, Q inversible telles que
 0 
 
 .. 
 . 
0
X r r
X
A = P Jr Q, or Jr = Ei,i , avec rgEi,i = 1, donc A = P Ei,i Q avec rgP Ei,i Q = 1.
i=1 i=1

Partie II
6. A2 = U t V U t V = U αt V = αU t V = αA.
7. Ak = αk−1 A, par récurrence simple.
8. A nilpotente si, et seulement si, ∃p ∈ N∗ | Ap = 0, or Ap = αp−1 A (récurrence simple), la condition necessaire
et suffisante pour A soit nilpotente est donc α = 0.
9. A n’est pas nilpotente donc α 6= 0, d’où (λA)2 = λ2 A2 = λ2 αA. Pour que λA soit un projecteur il faut et il suffit
1
que (λA)2 = λA, donc λ = .
α
10. (a) rgA = 1 6= n, donc A = A − [Link] n’est pas inversible, d’où 0 est une valeur propre dont le sous-espace
propore est KerA, avec Y ∈ KerA ⇐⇒ AY = U t|{z} V Y = (t V Y )U = 0 ⇐⇒t V Y = 0. D’après la formule du
scalaire
rang on a dim KerA = n − 1.

elamdaoui@[Link] 3/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Les matrices de rang 1

(b) AU = U t|{z}
V U = (t V U )U = αU , donc α est une autre valeur propre de A, dont U est un vecteur propre
scalaire
associé. Le sous espace propre associé est Ker(A − αIn ) qui forme avec l’autre sous-espace propre à savoir
KerA une somme directe dans Mn,1 (R), or dim KerA = n − 1, dim Mn,1 (R) = n, donc Ker(A − αIn ) est de
dimension 1, engendré par U .
(c) Les seules valeurs propres de A sont 0,α. Il y’en a deux si α 6= 0 et une seule quand α = 0.
11. Si α 6= 0 les sous-espaces propres de A sont supplementaires dans Mn,1 (R), donc A est diagonalisable et donc
semblable à la matrice diag(0, · · · , 0, α) car dim KerA = n − 1 et dim Ker(A − αIn ) = 1.
12. (a) A n’est pas diagonalisable, car elle est non nulle et admet 0 comme unique valeur propre.
(b) on a d’aprés Partie II, 4,b) AU = αU = 0, donc U ∈ Kerf , donc W = λU ∈ Kerf , qu’on complète par
(E1 , · · · , En−2 ) pour avoir (E1 , · · · , En−2 , W ) base de Kerf .
(c) CardB où B = {E1 , · · · , En−2 , U, V } = n = dim Mn,1 (R), il suffit donc de montrer qu’elle est libre,
en effet supposons que λ1 E1 + · · · + λn−2 En−2 + λn−1 W + λn V = 0, on multiplie par A à gauche vu
t
E1 , · · · , En−2 , W ∈ Kerf = KerA, donc 0 = λn AV = λU VV
|{z} , or W 6= 0, donc λn = 0, d’où
scalaire non nul
λ1 E1 + · · · + λn−2 En−2 + λn−1 W = 0, or la famille (E1 , · · · , En−2 , W ) est libre car base de Kerf , donc
λ1 = · · · = λn = 0.
on a f (E1 ) = · · · = f (En−1 ) = f (W ) = 0 car (E1 , · · · , En−2 , W ) base de Kerf , d’autre part f (V ) = AV =t
 
0 ··· 0
 .. .. 
V V U = W , donc Mat (f ) =  . .

 = J qui est semblable à A = Mat (f ), où B0 la base canonique
B 0 · · · 1 B0

0 ··· 0
de Mn,1 (R)
(d) D’aprés la question précédente toute matrice de rang 1 est de trace nulle est semblable à J, dont toutes ces
matrices sont semblables entre elles.

elamdaoui@[Link] 4/4 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Matrice stockastique

Notations :. — On désigne par R l’ensemble des nombres réels et par C celui des nombres complexes.
— Étant donné un entier naturel n > 2, pour K = R ou C, on note Mn (K) (resp. Mn,1 (K)) le K-espace vectoriel
des matrices carrées à n lignes (resp. des matrices colonnes à n lignes), à coefficients dans K. La notation
A = (ai,j ) signifie que ai,j est le coefficient de la ligne i et de la colonne j de A. On note t A la transposée d’une
matrice A.
— Pour A ∈ Mn (K), on note det(A) le déterminant de A, Tr(A) la trace de A ; on note SpC (A) le spectre complexe
de A et si λ ∈ SpC (A), on note Eλ (A) le sous-espace propre des vecteurs X ∈ Mn,1 (C) qui vérifient AX = λX.
— Soit In la matrice diagonale de Mn (K) dont les coefficients diagonaux sont égaux à 1.
— On note [|1, n|] l’ensemble des entiers naturels k tels que 1 6 k 6 n.
— Pour tout nombre complexe z, on note |z| le module de z.
— On dit qu’une matrice A = (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (R) est strictement stochastique lorsque

∀(i, j) ∈ [|1, n|]2 , ai,j > 0 (1)


n
X
∀i ∈ [|1, n|], ai,j = 1 (2)
j=1

*** *** ***

Soit A = (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (R) est strictement stochastique


 
1
 .. 
1. Soit U =  .  ∈ Mn,1 (R) le vecteur colonne dont tous les coefficients valent 1. Calculer AU et en déduire que
1
1 est valeur propre de A.
2. Précision sur SpC (A).
 
x1
(a) Soient une matrice B = (bi,j )16i,j6n ∈ Mn (C) telle que det(B) = 0 et un vecteur colonne X =  ...  ∈
 

xn
Mn,1 (C), X 6= 0, tel que BX = 0. Soit k ∈ [|1, n|] tel que |xk | = max{|xi |, i ∈ [|1, n|]}. Justifier l’inégalité
n
X
|bk,k | 6 |bk,j |
j=1
j6=k

(b) Soit λ ∈ SpC (A). En appliquant 2a à la matrice B = A − λIn , montrer que |ak,k − λ| 6 1 − ak,k , où k est
l’entier défini en 2a. En déduire |λ| 6 1.
(c) On suppose que λ ∈ SpC (A) vérifie |λ| = 1 et on note λ = eiθ avec θ ∈ R. Déduire de l’inégalité |ak,k −eiθ | 6
1 − ak,k de 2b que cos(θ) = 1, puis en déduire λ.
3. Dimension de E1 (A).
(a) Montrer que 1 ∈ SpC (t A). En comparant le rang de A − In et celui de t A − In , montrer que les sous-espaces
E1 (A) et E1 (t A) ont même dimension.
 
v1
 .. 
(b) Soit V =  .  ∈ Mn,1 (C), V 6= 0, tel que t AV = V . Montrer que pour tout i ∈ [|1, n|], on a |vi | 6
vn
Xn n
X
aj,i |vj |. En calculant |vi |, montrer que toutes ces inégalités sont en fait des égalités.
j=1 i=1
 
|v1 |
On note |V | =  ... . Montrer que t A|V | = |V |, puis que pour tout i ∈ [|1, n|], on a |vi | > 0.
 

|vn |

elamdaoui@[Link] 1/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Matrice stockastique

   
x1 y1
 ..   .. 
(c) Soient X =  .  et Y =  .  des matrices non nulles de Mn,1 (C) qui appartiennent à E1 (t A). En
xn yn
x1
considérant la matrice X − Y , déterminer la dimension de E1 (t A). Justifier qu’il existe un vecteur
y1
 
ω1 n
 ..  X
unique Ω =  .  qui engendre E1 (t A), tel que pour tout i ∈ [|1, n|], on ait ωi > 0 et ωi = 1.
i=1
ωn
n
X
Montrer que, pour tout i ∈ [|1, n|], on a aj,i ωj = ωi .
j=1

(d) Bilan des propriétés spectrales de A et de t A.


Citer les propriétés des vecteurs propres et des sous-espaces propres de A et de t A qui ont été démontrées
dans les questions précédentes
 
ω1
 .. 
4. A l’aide la matrice Ω =  .  définie en 3c, on considère l’application N définie de Mn,1 (C) dans R par
ωn
 
x1 n
∀X =  ...  , N (X) =
X
ωi |xi |
 
i=1
xn

Montrer que N est une norme sur Mn,1 (C). Montrer que pour tout X ∈ Mn,1 (C) on a N (AX) 6 N (X).
Retrouver le résultat de 2b : pour tout λ ∈ SpC (A), |λ| 6 1.
5. Ordre de multiplicité de la valeur propre 1 de A.
 
ω1
 .. 
A l’aide la matrice colonne Ω =  . , on considère la forme linéaire Φ : Mn,1 (C) → C définie par
ωn
 
x1 n
∀X =  ...  , Φ(X) =
X
ωi xi
 
i=1
xn

On note Ker(Φ) le noyau de Φ.


(a) Montrer que pour tout X ∈ Mn,1 (C) on a Φ(AX) = Φ(X).
(b) Justifier que Mn,1 (C) = E1 (A) ⊕ Ker(Φ).
(c) Soit X ∈ Eλ (A) avec λ 6= 1. Montrer que X ∈ Ker(Φ).
(d) En utilisant les résultats précédents, déterminer l’ordre de multiplicité de la la valeur propre 1 de la matrice
A.

elamdaoui@[Link] 2/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Matrice stockastique

n
X n
X
1. La i-ième coordonnée de AU est ai,j uj = ai,j = 1 d’après (2). On en déduit que
j=1 j=1

AU = U

c’est à dire que U est vecteur propre de A associé à la valeur propre 1 (U étant non nul).
Xn
2. (a) Comme BX = 0, sa k-ième coordonnée est nulle bk,j xj = 0 ce qui donne
j=1

n
X
bk,k xk = − bk,j xj
j=1
j6=k

L’inégalité triangulaire donne (avec la définition de k)


n
X n
X
|bk,k ||xk | 6 |bk,j ||xj | 6 |xk | |bk,j |
j=1 j=1
j6=k j6=k

Comme |xk | > 0 (X n’est pas nul), on en déduit l’inégalité demandée.


(b) B = A − λIn est bien non inversible (puisque λ est valeur propre) et la question précédente donne (les
coefficients non diagonaux de B étant ceux de A)
n
X
|ak,k − λ| 6 |ak,j |
j=1
j6=k

Avec la propriété (ST > 0) on a donc


n
X
|ak,k − λ| 6 ak,j − ak,k = 1 − ak,k
j=1
j6=k

Avec la seconde forme de l’inégalité triangulaire, on en déduit que |λ| − ak,k 6 1 − ak,k et donc que

|λ| 6 1

(c) Si |λ| = 1, on a égalité ci-dessus et on doit donc avoir égalité dans l’inégalité triangulaire c’est à dire
avoir 1 − ak,k = |λ| − ak,k = |λ − ak,k | = |eiθ − ak,k |. En élevant cette identité au caré, on obtient après
simplification −2ak,k = −2 cos(θ)ak,k . Comme ak,k 6= 0, on a cos(θ) = 1 et donc

λ=1

3. (a) Le déterminant est invariant par transposition et donc A et AT ont mêmes valeurs propres (puisque même
polynôme caractéristique). En particulier, 1 ∈ SpC (AT ).
Le rang est aussi invariant par transposition (le rang d’une matrice est égal au rang de ses colonnes ou de
ses lignes). Les images de A − In et de AT − In ont donc même dimension. Par théorème du rang, on a alors

dim(E1 (A)) = n − rg(A − In ) = n − rg(AT − In ) = dim(E1 (AT ))


n
X
(b) La i-ième coordonnée de AT V est aj,i vj . Elle vaut aussi vi (car AT V = V ). Par inégalité triangulaire,
j=1
on en déduit que
n
X n
X n
X
|vi | = aj,i vj 6 |aj,i vj | = aj,i |vj |
j=1 j=1 j=1

En sommant ces inégalités, on a donc


n n X
n n n
!
X X X X
|vi | 6 aj,i |vj | = |vj | aj,i
i=1 i=1 j=1 j=1 i=1

elamdaoui@[Link] 3/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Matrice stockastique

Avec la propriété (2), cette ingéalité est une égalité. Toutes les inégalités intermédiaires sont donc aussi (par
exemple par l’absurde) des égalité. On a donc
n
X
∀i, |vi | = aj,i |vj |
j=1

Ceci signifie exactement que AT |V | = |V | (pour tout i, les deux vecteurs ont même i-ième coordonnée).
n
X
Si, par l’absurde, il existait un i tel que |vi | = 0 alors on aurait 0 = ai,j |vj | ce qui donnerait la nullité
j=1
pour tout j de ai,j |vj | (une somme de suantité positives n’est nulle que si toutes les quantités sont nulles)
et donc de tous les vj (propriété (1)). Ceci contredit V 6= 0. Ainsi

∀i, |vi | > 0

(c) Y étant un élément non nul de E1 (AT ), on a ∀i, yi 6= 0. On peut en particulier poser Z = X − xy11 Y . C’est un
élément de E1 (AT ) dont la première coordonnée est nulle. Avec la question précédente (en contraposant),
c’est donc le vecteur nul. X est donc multiple de Y et

dim(E1 (AT )) = 1

Soit V un vecteur non nul de E1 (AT ) et Ω = Pn 1 |vi | |V |. Ω est un élément de E1 (AT ) (question 3c) dont
i=1
les coordonnées sont > 0 à somme égale à 1.
Ω est le seul élément ayant ces propriétés car tout autre élément de E1 (AT ) est multiple de Ω (et la somme
des coordonnées est multiple dans le même rapport).
Enfin, AT Ω = Ω s’écrit
X n
∀i, aj,i ωj = ωi
j=1

(d) Les valeurs propres de A sont en module plus petites que 1 et la seule de module 1 est 1. De plus, E1 (A)
est de dimension 1 et une base en est (1, . . . , 1).
Les valeurs propres de AT sont en module plus petites que 1 et la seule de module 1 est 1. De plus, E1 (AT )
est de dimension 1 et les coordonnées d’un vecteur propres sont toutes > 0 ou toutes < 0.
4. N est positive, vérifie l’axiome de séparation (N (X) = 0 ⇒ X = 0 car les ωi sont > 0), est homogène (N (λX) =
|λ|N (X)) et vérifie l’inégalité triangulaire (N (X + Y ) 6 N (X) + N (Y ) est conséquence de l’ingéalité triangulaire
dans C). N est donc une norme.
Xn
Posons Y = AX ; on a yi = ai,j xj et donc (avec la dernière égalité de 3c)
j=1

n n n X
n n n
! n
X X X X X X
N (AX) = ωi ai,j xj 6 ωi ai,j |xj | = ai,j ωi |xj | = ωj |xj | = N (X)
i=1 j=1 i=1 j=1 j=1 i=1 j=1

Si λ est une valeur propre de A et X un vecteur propre associé, on a donc |λ|N (X) = N (λX) = N (AX) 6 N (X)
et donc (puisque N (X) > 0, X étant non nul) |λ| 6 1. On retrouve

SpC (A) ⊂ {z/ |z| 6 1}

5. (a) Le même calcul que ci-dessus (mais sans les modules et donc avec des égalités) donne immédiatement
Φ(AX) = Φ(X).
(b) Si X ∈ Ker(Φ) ∩ E1 (A) alors X ∈ Vect(U ) et Φ(X) = 0. Il existe donc λ ∈ C tel que X = λU et
P
0 = Φ(X) = Φ(λU ) = λ ωi = λ. Donc X = 0. E1 (A) et Ker(Φ) sont ainsi en somme directe.
Par ailleurs, dim(E1 (A)) = 1 et dim(Ker(Φ)) = n − 1 (le noyau d’une forme linéaire non nulle est un
hyperplan). La somme de ces dimensions est égale à la dimension de Mn,1 (C).
Des deux arguments précédents, on tire

Mn,1 (C) = E1 (A) ⊕ Ker(Φ)

elamdaoui@[Link] 4/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Matrice stockastique

(c) On suppose AX = λX et λ 6= 1. On a alors Φ(X) = Φ(AX) = Φ(λX) = λΦ(X). λ 6= 1 indique que


Φ(X) = 0 c’est à dire que X ∈ Ker(Φ).
(d) Soit f l’endomrophisme de Cn canoniquement associé à A. montre que Ker(Φ) est stable par f (si Φ(X) = 0
alors Φ(AX) = 0). E1 (A) est aussi stable par f . Dans une base adaptée à la décomposition de 5b, la matrice
de f est bloc-diagonale du type diag(1, B). Si 1 était valeur propre de B alors E1 (A) serait de dimension
> 2 (on aurait deux vecteurs propres de f indépendants, l’un étant dans E1 (A) et l’autre dans Ker(Φ)) ce
qui est exclus. 1 n’est donc pas racine de χB . Or χf = (1 − X)χB (déterminant diagonal par blocs) et 1 est
donc racine simple de χf . Finalement, la valeur propre 1 est de multiplicité 1.

elamdaoui@[Link] 5/5 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Commutant d’un endomorphisme

Préliminaires (définitions et rappels).

— Dans tout le problème E désigne un espace vectoriel de dimension finie sur le corps C des nombres complexes.
On note n sa dimension et on suppose n>2. On note L(E) son algèbre d’endomorphismes.
— Soit u ∈ L(E). Si B est une base de E, on note M at(u, B) la matrice de u sur la base B.
— Soit u ∈ L(E). Pour tout entier naturel p non nul. on note up = u . . ◦ u}. On pose u0 = Id.
| ◦ .{z
p f ois

— Soit P ∈ C[X] et u ∈ L(E) ; on notera P (u) l’application linéaire définie par :


X X
∀q ∈ N, P (u) = ak uk si P (X) = ak X k .
06k6q 06k6q

— Soit u ∈ L(E). On appelle commutant de u l’ensemble C(u) des endomorphismes qui commutent avec u ; on a :

C(u) = {v ∈ L(E), u ◦ v = v ◦ u} .

On rappelle que C(u) est un sous-espace vectoriel de L(E).


— On dit qu’un endomorphisme u ∈ L(E) est nilpotent si et seulement si il existe un entier naturel non nul p tel
que up = 0. Dans ce cas, le plus petit entier p vérifiant up = 0 est appelé indice de nilpotence de u.
— On note Mn (C) l’algèbre des matrices carrées à n lignes et n colonnes et à coefficients dans le corps des nombres
complexes C.

Partie I: Un exemple
Dans cette partie, on considère la matrice M de Mn (C) telle que : M est diagonale et ses coefficients diagonaux
sont les n entiers consécutifs 1, 2, . . .. n. Ainsi, on a :
 
1 0 ··· 0
 .. .. 
0 2 . .
M = diag(1, 2, · · · , n) = 
.

 .. .. .. 
. . 0
0 ··· 0 n

On note C(M ) le sous-espace vectoriel formé par les matrices de Mn (C) qui commutent avec M .
1. Démontrer que C(M ) est l’ensemble des matrices diagonales.
2. En déduire la dimension de C(M ).
Dans toute la suite du problème, u désigne un endomorphisme de E.

Partie II: Commutant d’un endomorphisme diagonalisable


Si λ ∈ C est une valeur propre de u, on note Eλ (u) le sous-espace propre associé :

Eλ (u) = Ker(u − λId).

Dans cette partie, on suppose l’endomorphisme u diagonalisable.


Soient p ∈ N∗ et (λ1 , λ2 , . . ., λp ) ∈ Cp ses valeurs propres. On a :
M
E= Eλi (u).
16i6p

On pose ni = dim Eλi (u) pour 1 6 i 6 p. M


Soit B une base de E. On rappelle que la base B est dite adaptée à la somme directe E = Eλi (u) s’il
16i6p
i i
existe pour chaque entier i compris entre  1 et p, une base (e1 , . . ., eni ) du sous-espace vectoriel Eλi (u) telle que
B = e11 , . . ., e1n1 , e21 , . . ., e2n2 , . . ., ep1 , . . ., epnp .

1. Montrer que si v ∈ C(u) alors les sous-espaces Eλi (u) sont stables par v.

elamdaoui@[Link] 1/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Commutant d’un endomorphisme

2. Pour tout entier i compris entre 1 et p, on note ui l’endomorphisme de Eλi (u) induit par u. Que peut-on dire
de ui ?
M
3. En déduire que v ∈ C(u) si et seulement si, sur une base B adaptée à la somme directe E = Eλi (u) :
16i6p

 
V1 0 0 . . 0
0 V2 0 0 . .
 
 
0 0 . 0 . .
M at(v, B) =  
. 0 . . . .
 
. . . . . 0
0 . . . 0 Vp

avec Vi ∈ Mni (C) pour 1 6 i 6 p.


X
4. Montrer que dim C(u) = n2i .
16i6p

5. Montrer que si u est diagonalisable, alors dim C(u)>n.


6. Montrer qu’il existe u ∈ L(E) diagonalisable tel que dim C(u) = n.

Partie III: Commutant d’un endomorphisme nilpotent d’indice 2.

On suppose dans cette partie que u est nilpotent d’indice 2 et que n>2. On note r le rang de u. On pose s = n − 2r.
n
1. Montrer que Imu ⊂ Keru. En déduire que r 6 .
2
2. Soit G un supplémentaire de Keru dans E muni de la base (e′1 , e′2 , . . ., e′r ), montrer que la famille (u(e′1 ), u(e′2 ), . . ., u(e′r ))
est une base de Imu.
3. En utilisant un sous-espace vectoriel H de E tel que Keru = Imu ⊕ H, montrer qu’il existe une base B ′ de E
telle que :
 
0 0 Ir l r
0 0 0  l s
MatB′ (u) =
0 0 0 l r
↔ ↔ ↔
r s r

Ir désigne la matrice identité d’ordre r.


4. Soit v ∈ L(E) ; la matrice de v dans la base B ′ est définie par blocs en posant :
 
A1 A2 A3 l r
A4 A5 A6  l s
MatB′ (v) =
A7 A8 A9 l r
↔ ↔ ↔
r s r

Montrer que v ∈ C(u) si et seulement si




 A4 = 0s,r


A = 0
7 r,r
0p,q désignant la matrice nulle à p lignes et q colonnes.


 A8 = 0r,s


A9 = A1
n2
5. En déduire la dimension de C(u) en fonction de n et de r. Montrer que : dim C(u)> .
2

elamdaoui@[Link] 2/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Commutant d’un endomorphisme

Partie IV: Commutant d’un endomorphisme u vérifiant la relation (1) :

(1) (u − Id) ◦ (u − 2Id)2 = 0.

Id désigne l’application identique de E. On rappelle que :

(u − 2Id)2 = (u − 2Id) ◦ (u − 2Id).

On pose E1 = Ker(u − Id) et E2 = Ker(u − 2Id)2 , n1 = dim E1 et n2 = dim E2 ; on suppose de plus n1 >1, n2 >1
et n>2.
1. Montrer en rappelant le théorème utilisé que :

E = E1 ⊕ E2 .

On note p1 le projecteur sur E1 parallèlement à E2 et p2 le projecteur sur E2 parallèlement à E1 .


2. Décomposer en éléments simples dans C(X) la fraction rationnelle
1
F (X) = .
(X − 1)(X − 2)2

En déduire deux polynômes U et V tels que :

1 = U (X)(X − 1) + V (X)(X − 2)2 , deg U < 2 et deg V < 1.

3. Montrer que p1 = V (u) ◦ (u − 2Id)2 et p2 = U (u) ◦ (u − Id).


4. On note d = p1 + 2p2 ; montrer que d est diagonalisable.
5. Soit w = u − d. Calculer w2 , en déduire que w = 0 ou w est nilpotent d’indice 2.
6. Détermination de dim C(u).
(a) Montrer que : v ∈ C(u) si et seulement si v ∈ C(d) et v ∈ C(w).
(b) Déterminer les restrictions de w à E1 et E2 respectivement. En déduire qu’il existe une base B de E telle
que  
0 0 l n1
MatB′ (w) = 0 N l n2
↔ ↔
n1 n2

où N est la matrice de l’endomorphisme induit par (u − 2Id) sur E2 sur une base de E2 .
(c) Montrer que le rang de la matrice N est égal à n2 − dim (Ker(u − 2Id)).
(d) Montrer que v ∈ C(u) si et seulement si
 
V1 0 l n1
MatB′ (v) = 0 V2 l n2
↔ ↔
n1 n2

et
V2 N = N V2 .

(e) Montrer que u est diagonalisable si et seulement si N = 0.


(f) On suppose u non diagonalisable. déterminer dim C(U ) en fonction de n1 , n2 et dim (Ker(u − 2Id)).

elamdaoui@[Link] 3/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Commutant d’un endomorphisme

Partie I: Un exemple
1. M a pour terme général mi,j = i δi,j . Soit A ∈ Mn (C) de terme général ai,j .
n
X n
X
A ∈ C(M ) ⇐⇒ A M = M A ⇐⇒ ∀ (i, k) ∈ [[1; n]]2 , ai,j mj,k = mi,j aj,k
j=1 j=1
n
X n
X
⇐⇒ ∀ (i, k) ∈ [[1; n]]2 , j ai,j δj,k = i δi,j aj,k
j=1 j=1

⇐⇒ ∀ (i, k) ∈ [[1; n]]2 , k ai,k = i ai,k


⇐⇒ ∀ (i, k) ∈ [[1; n]]2 , (i 6= k =⇒ ai,k = 0) ⇐⇒ A est diagonale

2. En notant (Ei,j )16i,j6n la base canonique de Mn (C), on a :


n
X
A ∈ C(M ) ⇐⇒ ∃ (α1 , . . . , αn ) ∈ Cn / A = αi Ei,i .
i=1

Une base de C(M ) est donc : (E1,1 , E2,2 , . . . , En,n ), donc dim C(M ) = n.

Partie II: Commutant d’un endomorphisme diagonalisable


1. Soit v ∈ C(u) et x ∈ Eλi (u). Ainsi u(x) = λi .x.
  
D’une part, v u(x) = v(λi .x) = λi .v(x), d’autre part, v u(x) = u v(x) .

Donc u v(x) = λi .v(x), ce qui montre que v(x) ∈ Eλi (u).
Donc tous les sous-espaces propres Eλi (u) sont stables par v.
2. On sait d’autre part que chaque Eλi (u) est stable par u, ce qui autorise à considérer l’endomorphisme ui induit
par u sur Eλi (u). ui n’est autre que l’homothétie de rapport λi de Eλi (u).
p
M
3. Soit B une base adaptée à la somme directe E = Eλi (u).
i=1

• Si v ∈ C(u), comme chaque Eλi (u) est stable par v, on sait que B = MatB (v) est diagonale par blocs de la forme

 
V1 0 ... 0
 .. .. 
0 V2 . .
B=
.
 avec Vi ∈ Mni (C)
 .. .. .. 
. . 0
0 ... 0 Vp

• Réciproquement, supposons que B = Mat(v) soit de la forme


 
V1 0 ... 0
 .. .. 
0 V2 . .
B=
.
 avec Vi ∈ Mni (C)
 .. .. .. 
. . 0
0 ... 0 Vp

B étant en particulier une base de vecteurs propres de u, alors A = Matu est diagonale et on peut la décomposer
 
D1 0 . . . 0
.. 
 0 D2 . . .

. 
en blocs sous la forme A =  .
  avec Di = λi .Ini (puisque ui est une homothétie).
 .. . .. . .. 0 

0 . . . 0 Dp
Comme ∀ i ∈ [[1; p]], Di Vi = (λi .Ini ) Vi = Vi (λi .Ini ) = Vi Di , alors A B = B A, donc u◦v = v ◦u, d’où v ∈ C(u).

elamdaoui@[Link] 4/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Commutant d’un endomorphisme

4. Par l’isomorphisme v 7−→ Matv de L(E) dans Mn (C), on obtient que C(v) a la même dimension que le sous-
espace vectoriel de Mn (C) constitué des matrices ayant la forme de B.
Xp
Ces matrices dépendent de (ni )2 coefficients arbitraires, donc peuvent s’écrire comme combinaison linéaire
i=1
p
X p
X
de (ni )2 matrices Ej,k de la base canonique de Mn (C). Donc dim C(u) = (ni )2 .
i=1 i=1
p
X
5. Comme ∀ i ∈ [[1; p]], (ni )2 > ni , alors dim C(u) > ni = dim E = n (en effet u étant diagonalisable, n est égal
i=1
à la somme des dimensions des sous-espaces propres de u).
6. Soit B une base quelconque de E. L’endomorphisme u de E représenté dans la base B par la matrice M de la
partie 0 est tel que dim C(u) = dim C(M ) = n.

Partie III: Commutant d’un endomorphisme nilpotent d’indice 2



1. Supposons que u ◦ u = 0. Soit y ∈ Imu. Alors ∃ x ∈ E / y = u(x). Donc u(y) = u u(x) = u2 (x) = 0, d’où
y ∈ Keru.
n
Ainsi Imu ⊂ Keru. De plus, rgu = dim(Imu) > dim(Keru) = n − rgu, donc 2 rgu 6 n, d’où r > .
2
2. On remarque d’abord que puisque G est un supplémentaire de Keru, alors dim G = n − dim(Keru) = rgu = r,
donc il est légitime de noter (e′1 , . . . , e′r ) une base de G
On sait que u induit un isomorphisme ũ de G sur Imu. Ainsi l’image de la base (e′1 , . . . , e′r ) de G est une base
de Imu.
x −→ u(x)
Redémontrons le théorème d’isomorphisme utilisé ci-dessus. Considérons ũ : qui est linéaire.
G Imu
. Kerũ = Keru ∩ G = {0}, donc ũ est injective.
. Imu = u(E) = u(G + Keru) = u(G) + u(Keru) = u(G) = ũ(G), donc ũ est surjective, donc bijective.
3. E = Keru ⊕ G = Imu ⊕ H ⊕ G. On a donc dim(Imu) = dim G = r et dim H = n − 2r = s.
Soit (e′r+1 , . . . , e′r+s ) une base de H. Considérons la famille B′ = u(e′1 ), . . . , u(e′r ), e′r+1 , . . . , e′r+s , e′1 , . . . , e′r ).
Il s’agit d’une base de E adaptée à la somme directe E = Imu ⊕ H ⊕ G.
 
0 0 Ir l r
 0 0 0  l s
Alors u(B′ ) = 0, . . . 0, 0, . . . , 0, u(e′1 ), . . . , u(e′r ) , donc M at(u, B′ ) =
0 0 0 l r
↔ ↔ ↔
r s r
     
0 0 Ir A1 A2 A3 A1 A2 A3 0 0 Ir
4. v ∈ C(u) ⇐⇒ 0 0 0  A4 A5 A6  = A4 A5 A6  0 0 0 
0 0 0 A7 A8 A9 A7
A8 A9 0 0 0

    
 A4 = 0s,r
0 0 A1 A7 A8 A9 

A = 0
7 r,r
v ∈ C(u) ⇐⇒ 0 0 A4  =  0 0 0  ⇐⇒ .
0 0 A7 0 0 0


 A8 = 0r,s


A9 = A1
 
A1 A2 A3
Ainsi v ∈ C(u) si et seulement si M at(v, B′ ) de la forme  0 A5 A6 .
0 0 A1
5. Le nombre de coefficient arbitraires de cette matrice est égal à r n+s (s+r) = n r+(n−2r) (n−r) = n2 +2 r2 −2 r n.
Ainsi dim C(u) = (n − r)2 + r2 .
n
En posant fn (x) = 2 x2 − 2 n x + n2 , alors fn′ (x) = 2 (2 x − n), donc fn admet un minimum pour x = égal à
2
n2 n2
. Ainsi dim C(u) > .
2 2

elamdaoui@[Link] 5/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Commutant d’un endomorphisme

Partie IV: Commutant d’un endomorphisme vérifiant la relation (1)


1. Les polynômes P1 = X − 1 et P2 = (X − 2)2 sont premiers entre eux.
De plus (P1 P2 )(u) = P1 (u) ◦ P2 (u) = (u − Id) ◦ (u − 2 Id)2 = 0.
  
Le théorème de décomposition des noyaux donne : Ker (P1 P2 )(u) = Ker P1 (u) ⊕ Ker P2 (u) , c’est à dire :
E = Ker(u − Id) ⊕ Ker(u − 2 Id)2 = E1 ⊕ E2 .
Remarquons tout de suite que E1 et E2 étant des noyaux de polynômes en u sont stables par u.
a b c
2. La décomposition en éléments simples dans C(X) de F (X) est de la forme : F (x) = + + .
X − 1 (X − 2)2 X − 2
1
. On multiplie par X − 1, puis on remplace X par 1, ce qui donne : = a + b × 0 + c × 0, donc a = 1.
(1 − 2)2
1
. On multiplie par (X − 2)2 , puis on remplace X par 2, ce qui donne : = a × 0 + b + c × 0, donc b = 1.
2−1
. Pour X := 0, on trouve que c = −1.
1 1 1 1 3−X
Donc F (X) = + − = + .
X − 1 (X − 2) 2 X −2 X − 1 (X − 2)2
Ainsi 1 = (X − 1) (X − 2)2 F (X) = (X − 2)2 + (X − 1) (3 − X), donc V (X) = 1 et U (X) = 3 − X.
2
3. On en déduit que : Id = U (u) ◦ (u − Id) + V (u) ◦ (u − 2 Id) .
   
Donc ∀ x ∈ E, x = U (u) ◦ (u − Id) (x) + V (u) ◦ (u − 2 Id)2 (x).
   
Posons x1 = V (u) ◦ (u − 2 Id)2 (x) et x2 = U (u) ◦ (u − Id) (x). Ainsi x = x1 + x2 .

Vérifions par exemple que x1 ∈ E1 = Ker P1 (u) = Ker(u − Id). On rappelle que des polynômes en u
commutent. 
   
On a : (u − Id)(x1 ) = (u − Id) ◦ V (u) ◦ (u − 2 Id)2 (x) = V (u) (u − Id) ◦ (u − 2 Id)2 (x) = V (u)(0) = 0.
On montre de même que x2 ∈ E2 .
On a donc décomposé x en x1 + x2 avec x1 ∈ E1 et x2 ∈ E2 . On en déduit que x1 = p1 (x) et x2 = p2 (x).
 
Ainsi ∀ x ∈ E, p1 (x) = V (u) ◦ (u − 2 Id)2 (x), donc p1 = V (u) ◦ (u − 2 Id)2 = (u − 2 Id)2 = u2 − 4 u + 4 Id.
De même p2 = U (u) ◦ (u − Id) = (3 Id −u) ◦ (u − Id) = −u2 + 4 u − 3 Id.

L’intérêt de ces égalités est que p1 et p2 s’expriment comme des polynômes en u.


4. Montrons que d = p1 + 2 p2 est diagonalisable.
 
I n1 0
Solution matricielle Dans une base B adaptée à la somme directe E = E1 ⊕ E2 ; Matd = ce qui
0 2 I n2
montre que d = p1 + 2 p2 est diagonalisable.

Autre solution p1 et p2 sont des projecteurs associés, donc p1 ◦ p2 = p2 ◦ p1 = 0.


On a : Id = p1 + p2 , d = p1 + 2 p2 et d2 = p21 + 2 p1 ◦ p2 + 2 p2 ◦ p1 + 4 p22 = p1 + 4 p2 .
d2 − d d2 3d
On tire p1 = 2 d − d2 et p2 = , donc Id = p1 + p2 = − + , d’où d2 − 3 d + 2 Id = 0.
2 2 2
Ainsi d annule le polynôme X 2 − 3 X + 2 = (X − 1) (X − 2) scindé à racines simples, donc d est diagonalisable.
5. w = u − d avec d = p1 + 2 p2 = (u2 − 4 u + 4 Id) + 2 (−u2 + 4 u − 3 Id) = −u2 + 4 u − 2 Id.
Donc w = u2 − 3 u + 2 Id = (u − Id) ◦ (u − 2 Id).
On en déduit que w2 = (u − Id) ◦ (u − Id) ◦ (u − 2 Id)2 = (u − Id) ◦ 0 = 0.
Ainsi, ou bien w = 0, ou bien w 6= 0 et w2 = 0, c’est à dire w est nilpotent d’indice 2.
6. Détermination de C(u).
(a) ∗ Si v ∈ C(u), alors v commute avec tout polynôme en u, donc en particulier avec d = −u2 + 4 u − 2 Id et
w = u2 − 3 u + 2 Id.
∗ Si v commute avec d et avec w, alors v commute avec u = d + w.
Ainsi : v ∈ C(u) ⇐⇒ v ∈ C(d) et v ∈ C(w).

elamdaoui@[Link] 6/7 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Commutant d’un endomorphisme

(b) w est un polynôme en u, donc E1 = Ker(u − Id) et E2 = Ker(u − 2 Id) sont stables par w.
De plus w = (u − 2 Id) ◦ (u − Id), d’où E1 = Ker(u − Id) ⊂ Kerw, donc la restriction de w à E1 est nulle.
En outre, ∀ x ∈ E2 = Ker(u2 −4 u+4 Id), w(x) = (u2 −3 u+2 Id)(x) = (u2 −4 u+4 Id)(x)+(u−2 Id)(x) =
(u − 2 Id)(x), donc w et u − 2 Id) coïncident sur E2 .
En se plaçant sur une base B = “B1 ∪ B2′′ adaptée à la somme directe E = E1 ⊕ E2 , alors w admet dans
 
0 0 l n1
cette base une représentation matricielle diagonale par blocs de la forme W = 0 N l n2 où l’on sait
↔ ↔
n1 n2
que N est la matrice dans la base B2 de l’endomorphisme w2 induit sur E2 par w, donc aussi par u − 2 Id.
 
I 0
Puisque u = d + w, il en résulte que Matu = n1 .
0 I n2 + N
Remarque : puisque w2 = 0, on a N 2 = 0.
(c) On a Kerw2 = E2 ∩ Ker(u − 2 Id) = Ker(u − 2 Id) car Ker(u − 2 Id) ⊂ Ker(u − 2 Id)2 = E2 .

Donc rgN = rgw2 = dim E2 − dim(Kerw2 ) = n2 − dim Ker(u − 2 Id) .
(d) ∗ Si v commute avec u, alors v stabilise E1 = Ker(u − Id) et E2 = Ker(u − 2 Id), alors Matv est diagonale
 
V1 0
par blocs de la forme . En traduisant que Matu et Matv commutent, on trouve que V2 N = N V2 .
0 V2
 
V1 0
∗ Réciproquement si Matu est de la forme avec V2 N = N V2 , on constate immédiatement que
0 V2
Matu et Matv commutent, donc u et v commutent, d’où v ∈ C(u).
(e) ∗ Si u est diagonalisable, alors u − 2 Id l’est aussi et on sait l’endomorphisme w2 induit sur E2 par u − 2 Id
est diagonalisable. Donc N = M at(w2 , B2 ) est diagonalisable. Or N est nilpotente, donc ses valeurs propres
sont toutes nulles (car si N X = λ.X et X 6= 0, alors 0 = N 2 .X = λ2 .X, donc λ = 0).
Ainsi N est semblable à la matrice diagonale nulle, donc N = 0.
∗ Si N = 0, alors w = 0, donc u = d est diagonalisable.
(f) On suppose u non diagonalisable, donc N 6= 0, donc N est nilpotente d’indice égal à 2.

Posons p = dim Ker(u − 2 Id) . Ainsi le rang de N est r2 = n2 − p.
Puisque N est nilpotente d’indice 2, d’après le II.5, le commutant de N a pour dimension (n2 − r2 )2 + r22 =
p2 + (n2 − p)2 .
De la caractérisation obtenue au (d), on déduit que dim C(u) = n21 + p2 + (n2 − p)2 .

elamdaoui@[Link] 7/7 [Link]

Vous aimerez peut-être aussi