CHAPITRE 2 : LES RISQUES DE PENSIONS
La branche des patients comprend sept types de prestations :
- La pension de vieillesse
- La pension anticipée
- La pension d’invalidité
- La pension de survivant (s)
- L’allocation de vieillesse
- L’allocation de survivant (s)
- L’allocation d’invalidité
Section 1 : La pension de vieillesse et l’allocation de vieillesse
Paragraphe 1 : La pension de vieillesse
L’assuré qui atteint l’âge de soixante (60) ans a droit à une pension de vieillesse s’il remplit les
conditions suivantes :
- Avoir accomplir au moins cent quatre-vingts (180) mois d’assurance tel que défini à
l’article 79 paragraphe 1er du Code ;
- Cesser toute activité salariée.
La pension de vieillesse ainsi que la pension anticipée prennent effet le premier jour du mois
civil suivant la date à laquelle les conditions requises ont été remplies, à la condition que la
demande de pension ait été adressée à la Caisse dans le délai de douze (12) mois qui suit ladite
date. Si la demande de pension est introduite après l’expiration de ce délai, la pension prend
effet le premier jour du mois civil suivant la date de réception de la demande.
Toutefois la commission de recours gracieux peut, sur recommandation du Directeur général
de la Caisse, décider que les arrérages soient versés pour la période précédant le mois à compter
duquel la pension prend effet, mais dans la limite de six (6) mois.
Paragraphe 2 : L’allocation de vieillesse
L’assuré qui accomplit au moins douze (12) mois d’assurance et qui ayant atteint l’âge de
soixante (60) ans cessé toute activité salariée alors qu’il ne remplit pas la condition de cent
quatre-vingts (180) mois d’assurance requise pour avoir droit à une pension de vieillesse, reçoit
une allocation de vieillesse sous forme d’un versement unique.
Section : La pension d’invalidité et allocation d’invalidité
Paragraphe 1 : La pension d’invalidité
L’assuré qui devient invalide avant d’avoir atteint l’âge de soixante (60) ans a droit à une
pension d’invalidité s’il a accompli à la Caisse au moins cent vingt (120) mois d’assurance dont
six (06) mois au cours de douze (12) derniers mois civils précédent le début de l’incapacité
conduisant à l’invalidité.
Cependant, lorsque l’invalidité est due à un accident d’origine non professionnelle, l’assuré a
droit à une pension d’invalidité à condition qu’il ait occupé un emploi assujetti à l’assurance à
la date de l’accident et qu’il ait été immatriculé à la Caisse avant cette date.
La Code définit l’invalide comme l’assuré qui, par suite de maladie ou d’accident d’origine non
professionnelle a subi une diminution permanente de ses capacités physiques ou mentales,
dument certifié par le conseil médical de la Caisse, le rendant incapable de gagner plus d’un
tiers de la rémunération qu’un travailleur ayant la même qualification ou la même formation
peut se procurer par son travail.
La pension d’invalidité est toujours concédée à titre temporaire. La Caisse est admise à prescrire
de nouveaux examens de l’assuré en vue de terminer son degré d’incapacité. La pension
d’invalidité est placée par une pension de vieillesse de même montant lorsque le bénéficiaire
atteint l’âge légal d’admission à la pension de vieillesse.
Il faut souligner que ces dispositions ne s’appliquent pas aux invalides pour cause d’accident
d’origine professionnelle.
Paragraphe 2 : L’allocation d’invalidité
L’assuré reconnu invalide et qui a accompli moins de cent vingt (120) mois d’assurance peut
prétendre à une allocation d’invalidité sous forme d’un versement unique. Le montant de
l’allocation d’invalidité est égal à trois (03) fois le montant annuel à la pension d’invalidité à
laquelle il aurait eu droit s’il avait rempli la condition d’assurance.
Si le bénéficiaire d’une allocation d’invalidité reprend une activité salariée, il peut prétendre à
une pension ou allocation de vieillesse aux termes de sa carrière. Le montant de cette pension
ou allocation de vieillesse est calculé en tenant compte de la durée d’assurance du bénéficiaire
avant et après la reprise de l’activité salarié.
Section 3 : La pension de survivant (s) et l’allocation de survivant
Paragraphe 1 : La pension de survivant (s)
Lorsque le titulaire d’une pension de vieillesse ou d’invalidité ou d’une pension anticipée
décède, ou en cas de décès d’un assuré qui, à la date de son décès, remplissait les conditions
requises pour bénéficier d’une pension de vieillesse ou d’invalidité ou qui justifiait de cent
quatre-vingts (180) mois d’assurances, les survivants ont droit à une pension de survivants.
La loi considère comme survivants les enfants en charge du défunt tels qu’ils sont définis au
titre des prestations familiales, et le conjoint survivant (veuf ou veuve) à condition que le
mariage ait été inscrit à l’état civil un an au moins avant les décès, sauf si un enfant nait de
l’union conjugale ou que la veuve ne se trouve en état de grossesse à la date du décès du
conjoint.
Le droit à pension du conjoint survivant s’éteint en cas de remariage ou de concubinage notoire
dûment établi par une enquête sociale, sauf décision contraire de la juridiction compétente,
après saisine et décision de la commission de recours gracieux.
Le droit à pension de survivant n’est pas dû s’il est de notoriété public et dûment établi par une
conquête sociale que la vie conjugale a cessé de fait depuis cinq (05) avant le décès du conjoint,
sauf décision contraire de la juridiction compétente, après saisine et décision de la commission
de recours gracieux.
Paragraphe 2 : L’allocation de survivant (s)
L’allocation de survivant (s) est accordée si l’assuré ne pouvait prétendre à une pension
d’invalidité et comptait moins de cent quatre-vingts (180) mois d’assurance à la date de son
décès, le conjoint survivants ou à défaut, les orphelins, bénéficient d’une allocation de survivant
versés en une seule fois.
En cas de pluralité de bénéficiaires, le montant total des allocations de survivants ne peut
excéder le montant de l’allocation à laquelle l’assuré aurait eu droit ; sinon, les allocations de
survivants sont réduites proportionnellement. En outre, le bénéfice des allocations familiales
est maintenu en faveur des enfants survivants.
Section 4 : La pension de veuvage
La pension de veuvage est allouée au conjoint survivant. La jouissance de la pension de veuvage
(veuf ou veuve) est soumise aux conditions suivantes :
- Pour les conjoints âgés d’au moins quarante (40) ans, la pension de viagère et sa
jouissance est immédiate ;
- Pour les conjoints âgés de moins de quarante (40) ans, il est servi une pension de veuve
ou veuf da quatre (04) années en paiement unique.
Toutefois, les conjoints âgés de moins de quarante (40) ans peuvent opter pour la pension
viagère ; dans ce cas, ils devront attendre l’âge de quarante (40) ans révolu pour en jouir. La
jouissance de ce droit d’option est limitée à un seul veuvage.
Section 5 : La pension anticipée
L’assuré ayant cinquante-cinq (55) ans accomplis, atteint d’une usure prématurée de ses
facultés physiques ou mentales le rendant inapte à exercer une activité salariée et qui remplit
les conditions visées au paragraphe précédent, peut demander une pension anticipée. Les
modalités de la constatation et du contrôle de l’usure prématurée sont fixées par arrêté du
ministre de tutelle.
L’assuré ayant cinquante-cinq ans accomplis, qui n’est pas atteint d’une usure prématurée de
ses facultés physiques ou mentales mais remplissant la condition d’assurance ouvrant droit à
une pension de vieillesse peut demander le bénéfice de ses droits à pension par anticipation.