Bilan 2015: Usine Ivry-Paris XIII
Bilan 2015: Usine Ivry-Paris XIII
Adresse de l’installation :
Usine d’incinération d’ordures ménagères
43, rue Bruneseau
75 013 PARIS
Tél. : [Link].00
Exploitant :
IVRY PARIS XIII
Siège social : Tour T1
1, Place Samuel de Champlain
92400 COURBEVOIE
Analyses en continu Analyses sur prélèvements ponctuels trimestriels par un laboratoire agréé (métaux, HF) ou
Le 7 juin 2016 sur prélèvements mensuels (dioxines) 2/128
USINE D’INCINERATION D’IVRY-PARIS XIII DIP - Bilan Annuel 2015
Production Production
V thermique électrique Gaz
a épurés
p
Eau e
u
r
Gaz
5068 Nm3
Air
CHAUDIERE Réacteurs
Électrofiltres
catalytiques Laveurs
1 (SCR) Données exprimées en g par
tonne FOUR Gaz tonne incinérée
Polluants Rejets
Poussières 14
Déchets NOx 282
ménagers
SOx 105
CO 46
HCl 4
COT 4,6
Station de Cendres sous Cendres sous Station de traitement des
Mâchefer Mâchefer Ferrailles HF 0,21
traitement chaudières électrofiltres eaux (TE)
non valorisable valorisable
des eaux NH3 0,95
5 kg 17 kg
0 kg Effluents Métaux 0,52
17 kg
176 kg Boues Effluents Mercure 0,013
Neutral
Cd+ Tl 0,014
0,11 m3 TE TE Dioxines-furanes 0,00000011
1,4 kg 0,23 m3
Ferreux Non ferreux
* Chiffres provisoires car tous les lots de mâchefers n’ont pas été traités
Eaux du parc
Valorisation matière mâchefer
Valorisation énergétique Station de traitement des
Eaux industrielles eaux (TER)
Envoi en installation de stockage de déchets (dangereux ou non)
Le 7 juin 2016
souillées 4/128
USINE D’INCINERATION D’IVRY-PARIS XIII DIP - Bilan Annuel 2015
Vérificateur : M. NECTOUX
Approbateur : M. MAURY
Accessibilité : Libre
Mme BOUX
DRIEE : M. BOURGEOIS
Mme BOIVIN
SOMMAIRE
INTRODUCTION ________________________________________________________ 8
1. Références des décisions individuelles dont l’installation a fait l’objet au cours de
l’année 2015 ________________________________________________________ 11
2. Présentation de l’installation __________________________________________ 12
2.1. APPORT DE DECHETS ET INTRODUCTION DANS LES FOURS _____________________ 13
2.2. COMBUSTION ET VALORISATION ENERGETIQUE _____________________________ 13
2.3. BESOINS EN RESSOURCES _____________________________________________ 14
2.3.1. BESOIN EN EAUX ____________________________________________ 14
2.3.2. BESOIN EN COMBUSTIBLES DU SITE ______________________________ 15
2.3.3. REACTIFS – PRODUITS CHIMIQUES _______________________________ 15
2.4. TRAITEMENT DES FUMEES _____________________________________________ 16
2.5. TRAITEMENT DES RESIDUS SOLIDES ______________________________________ 19
2.6. TRAITEMENTS DES EAUX RESIDUAIRES ____________________________________ 19
3. Déchets reçus ______________________________________________________ 20
3.1. NATURE DES DECHETS ACCEPTES _______________________________________ 20
3.2. PROVENANCE DES DECHETS REÇUS EN 2015 _______________________________ 20
3.3. QUANTITES DE DECHETS TRAITES SUR L’ANNEE 2015 ________________________ 21
4. Bilan matière et énergie ______________________________________________ 24
4.1. CONSOMMATIONS ___________________________________________________ 24
4.1.1. CONSOMMATIONS D’EAU ______________________________________ 24
4.1.2. CONSOMMATIONS DE BOIS _____________________________________ 24
4.2. BILAN ET VALORISATION MATIERE _______________________________________ 26
4.2.1. BILAN MATIERE _____________________________________________ 26
4.2.2. QUANTITES EVACUEES / VALORISEES ET PROPORTION DU TONNAGE INCINERE
_________________________________________________________ 27
4.2.3. ÉVOLUTION DES POURCENTAGES PAR RAPPORT AU TONNAGE INCINERE ___ 27
4.2.4. VALORISATION DES SOUS-PRODUITS _____________________________ 30
4.2.5. ÉLIMINATION DES DECHETS ISSUS DE L’INCINERATION ________________ 32
4.3. VALORISATION ENERGETIQUE __________________________________________ 33
5. Rejets de l’installation ________________________________________________ 36
5.1. REJETS ATMOSPHERIQUES ____________________________________________ 36
5.1.1. CONCENTRATIONS EN POLLUANTS (HORS DIOXINES ET FURANES) ________ 37
5.1.2. CONTROLES DES EMISSIONS DE DIOXINES ET DE FURANES _____________ 43
5.1.3. PRELEVEMENTS EN SEMI-CONTINU _______________________________ 44
INTRODUCTION
Généralités
Le décret n°93-1410 du 29 décembre 1993, codifié aux articles R125-1 à R125-8 du code
de l’environnement et fixant les modalités d’exercice du droit à l’information en matière de
déchets prévues à l’article 3.1 de la loi du 15 juillet 1975, prévoit que les exploitants
d’installations de traitement des déchets établissent chaque année un dossier concernant
leur installation, qui peut être librement consulté à la mairie de la commune d’implantation.
Le dossier est également disponible sur le site internet « [Link]/ip13/ ».
Le dossier est établi par IVRY PARIS XIII4, exploitant l’unité de valorisation énergétique
d’Ivry-Paris XIII depuis le 1er février 2011 pour le compte du Syctom, l’agence
métropolitaine des déchets ménagers, qui en est le propriétaire.
IVRY PARIS XIII est une entité issue du groupe SUEZ filière : Recyclage et valorisation
des déchets France spécialisée dans la gestion et la valorisation des déchets en France.
Résultats
Ce document présente le bilan du site pour l’année 2015. La première partie est dédiée à
la description du fonctionnement de l’installation. Les chapitres suivants font la synthèse
des résultats d’exploitation (flux entrants, flux sortants, consommation et production) et des
résultats de la surveillance des rejets pouvant occasionner un impact sur l’environnement
(rejets atmosphériques, rejets liquides et solides). Enfin, un retour sur les incidents
survenus en 2015 est présenté.
Pour illustrer les propos de ce document, sont fournis en annexe :
> la liste des textes réglementaires applicables à l’installation,
> les résultats des contrôles réalisés par l’exploitant dans le cadre de l’auto-
surveillance,
> les résultats des contrôles réalisés par des organismes extérieurs agréés.
Étude d’impact
Une étude d’impact a été réalisée en novembre 2004 (réf : TECH 7179 S0001 A). Cette
étude prend en compte les installations complémentaires mises en place courant 2005, en
réponse aux exigences de l'arrêté ministériel du 20 septembre 2002 applicable le
28 décembre 2005.
4Dans la suite du document, pour éviter toute confusion, la société IVRY PARIS XIII sera mentionnée en lettres capitales.
En revanche, lorsqu’il sera fait référence au site d’Ivry-Paris XIII, celui-ci sera mentionné en lettres minuscules.
Une synthèse des arrêtés applicables au site d’Ivry-Paris XIII est fournie à l’annexe 3.
2. Présentation de l’installation
L'usine de valorisation énergétique d’Ivry-Paris XIII a été mise en service en 1969. Elle
appartient au Syctom qui en a confié l'exploitation à la société IVRY PARIS XIII.
L’usine d’Ivry-Paris XIII comporte deux groupes fours-chaudières identiques d’une capacité
de 50 tonnes par heure et un groupe turbo-alternateur.
Le fonctionnement de l'usine est géré depuis la salle de contrôle où sont placés les postes
de commande et les pupitres de pilotage à distance des ponts roulants pour charger les
fours en déchets.
Les véhicules déversent leur contenu dans la fosse, par l'intermédiaire de travées de
déversement et empruntent la rampe de sortie pour quitter l'usine après avoir été pesés à
vide.
L'alimentation des fours est assurée à partir de la fosse de réception par les deux ponts
roulants munis de grappins qui déversent les déchets dans les trémies de chargement des
fours.
La vapeur d’eau produite est détendue dans un groupe turbo-alternateur (GTA) d’une
puissance de 64 MW à soutirage et à condensation, ce qui permet de produire de
l'électricité, et de la vapeur dans des proportions variables. Une partie de l’électricité est
autoconsommée par le site et le surplus est vendu à EDF. La vapeur est quant à elle
vendue à CPCU (Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain),.
En retour, la CPCU renvoie de la vapeur condensée sous forme d’eau (« condensat » ou
« retour CPCU »). Cette eau est alors réintroduite dans le circuit de production d’eau
nécessaire aux chaudières.
Dans le cas où le réseau de chauffage est indisponible ou saturé, la vapeur est utilisée
pour alimenter le GTA et produire de l’électricité.
Le réseau d’eau potable alimente les besoins domestiques et les besoins de process
spécifiques (activités laboratoire, pHmètrie…), ou de secours (réseau incendie, laveurs,
bâches d’eau brute et filtrée…),
L’eau de circulation est pompée et rejetée directement sans jamais entrer en contact avec
les fluides du process.
L’eau de process, dite « eau brute », est prélevée en Seine. Elle est utilisée, après un
traitement éventuel plus ou moins poussé (filtration, décarbonatation et déminéralisation)
pour, notamment :
> alimenter en eau les chaudières. La principale source d’approvisionnement
en eau des chaudières est constituée des retours d’eau du réseau de CPCU.
L’eau brute est utilisée, en appoint, après avoir subi une déminéralisation,
pour obtenir la quantité nécessaire d’eau d’alimentation des chaudières,
> compenser les pertes des circuits vapeurs (purges, fuites, vidanges, évents
de démarrage, silencieux, soupapes, etc.),
> nettoyer, en partie, les chaudières lors des arrêts techniques,
> alimenter les installations de lavage des fumées,
> alimenter le circuit de lutte contre l’incendie.
[Link]. Bois
L’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter complémentaire du 26 décembre 2005, en
accord avec l’arrêté ministériel de 20 septembre 2002, interdit la combustion de déchets
ménagers à une température inférieure à 850°C.
Les groupes four-chaudière de l’usine d’Ivry-sur-Seine ne pouvant être équipés, pour des
raisons techniques, de brûleurs au gaz ou au fuel, un combustible de substitution a dû être
choisi pour respecter cette prescription : le bois. Ainsi, à chaque démarrage et arrêt des
lignes d’incinération, la phase de descente ou de montée en température en dessous des
850°C est assurée par la combustion de bois.
Les produits chimiques sont principalement utilisés dans le process comme réactifs,
notamment dans :
> les installations de traitement des fumées avant rejet à l’atmosphère
> les stations de pré-traitement des effluents liquides,
> le poste de production d’eau déminéralisée.
Ces produits sont essentiels au bon fonctionnement des installations et aux respects des
prescriptions réglementaires environnementales, parmi eux, les principaux sont : la fleur de
chaux, le coke de lignite, l’eau ammoniacale, la soude, l’acide sulfurique, l’acide
chlorhydrique, le chlorure ferrique.
Des produits sont également utilisés pour la maintenance : principalement des huiles,
graisses, dégraissants, dégrippants, colles et peintures.
L'épuration est réalisée pour chaque four par deux lignes de traitement
en parallèle.
5 SCR : Réduction Catalytique Sélective, la déNOx [Link] à injecter en amont d’un catalyseur (« nid d’abeille » ou «
plaque » constitué de plusieurs lits) et à une température supérieure à 220°C, une solution réductrice pour traiter les oxydes
d’azote. Les dioxines/furanes peuvent également être traitées dans le même catalyseur.
6 Ventilateur de tirage, crée une dépression et assure l’évacuation des fumées
Les mâchefers déferraillés sont ensuite chargés dans des camions. Ils sont alors évacués
par voie routière ou fluviale vers une installation de traitement où ils subissent une
maturation, puis un traitement permettant de séparer les métaux et la grave. Les métaux
sont valorisés dans les filières de reprise des matériaux du Syctom et la grave est
valorisée en technique routière.
Le traitement des mâchefers d’Ivry a été assuré par la société CIDEME sur l’Installation de
Maturation et d’Elaboration (IME) d’Isles-les-Meldeuses en Seine-et-Marne du 1er janvier
au 31 mai 2015.
Depuis le 1er juin 2015, le traitement des mâchefers d’Ivry est assuré par la
société Routière de l’Est Parisien (Rep), site appartenant à Veolia, sur l’IME située à
Claye-Souilly en Seine-et-Marne.
Les REFIOM, résidus d’épuration des fumées d’incinération des ordures ménagères
constitués de cendres et gâteaux de filtration de la station de traitement des eaux du
lavage des fumées, et les gâteaux de filtration de la station de traitement des eaux
résiduaires sont évacués vers l’installation de traitement des déchets dangereux exploitée
par SITA FD à Villeparisis en Seine-et-Marne.
Les eaux usées ainsi que les eaux pluviales sont elles aussi, rejetées dans le réseau
d’assainissement (rue Victor Hugo et quai Marcel Boyer à Ivry-sur-Seine et rue Bruneseau
à Paris). Les collecteurs d’eaux pluviales sont équipés de débourbeurs et de déshuileurs.
7
Mâchefers : Résidus solides de l'incinération des ordures ménagères récupérés en bas de grille de combustion et
constitués dans leur très grande majorité des matériaux incombustibles des déchets (verre, métal...).
3. Déchets reçus
La carte représentant les bassins versants des installations du Syctom figure en annexe 4.
A IVRY-PARIS XIII
EN 2015
(exprimés en tonnes)
Syctom
Ordures ménagères (OM, déchets verts, balayures et refus de tri) 516 794
Transferts de Romainville 133 041
Refus de tri SITA 10 581
Transbordements d'Isséane 19 903
Transbordements de Saint-Ouen 13 001
Refus de déchetterie 1 112
TIERS
TRAITEMENTS
Transbordements vers Isséane 19 406
ET
Transbordements vers Saint-Ouen 11 008
EVACUATIONS
Evacuations en ISDND 4 514
Les tonnages traités au mois de juin et d’août sont très inférieurs par rapport au reste de
l’année du fait de la moindre disponibilité des installations, liée à la nécessité d’arrêter une
des deux lignes afin d’assurer la maintenance annuelle. De plus, les quantités de déchets
collectées sont réduites durant la période estivale.
Entre 2009 et 2011, la quantité de déchets traités est plus faible car des travaux ont été
effectués, ce qui a entrainé une baisse de la disponibilité de l’usine. Ces travaux ont pour
but de prolonger la durée de vie de l’usine en attendant la construction et la mise en
service de la nouvelle unité de traitement.
Une légère baisse de disponibilité est à noter en 2015, qui s’explique par une usure
logique des équipements et au fait de devoir faire des réparations pour maintenir la
continuité de fonctionnement.
4.1. CONSOMMATIONS
En 2014, suite à des travaux sur son circuit des retours de condensats, la CPCU
(Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain) a été dans l’impossibilité de fournir de l’eau
de début juillet à fin octobre. Pour pallier à ce manque, a été mis à disposition de l’usine un
camion de production d’eau déminéralisée par osmose inverse fonctionnant à l’eau de
ville.
L’augmentation de la consommation d’eau de ville entre 2013 et 2014 s’explique donc par
l’utilisation de ce « camion osmoseur ».
En 2015, la consommation d’eau de ville a diminué par rapport à 2013.
Lors des phases de démarrage et d’arrêt, le site Ivry-Paris XIII utilise du bois. L’usage de
ce combustible est lié au fait que la réglementation interdit la combustion de déchets
ménagers à une température inférieure à 850°C (cf. § [Link]).
La consommation de bois a diminué depuis 2011. Cette diminution s’explique par des
temps de démarrage plus court et une meilleure maîtrise de la combustion au bois par
l’exploitant.
ORDURES
MENAGERES
RECUES
Gaz de ville
694 576 tonnes
10 469 MWh
RESIDUS DE
COMBUSTION
Valorisation Ferrailles
11 406 tonnes
Valorisation Mâchefers
115 853 tonnes INCINERATION
Élimination Mâchefers Déchets ménagers : FUMEES
TRAITEMENT EPUREES
0 tonnes 659 809 tonnes
DES FUMEES
Élimination Cendres sous Bois :
chaudières
8 593 tonnes
3 259 tonnes
RESIDUS DU TRAITEMENT
DES FUMEES
908 tonnes
Eaux traitées
153 040 m3
À la sortie de l’usine de valorisation énergétique IVRY PARIS XIII, les quantités de sous-
produits évacuées sont les suivantes :
% 2015 par
Quantité évacuée (t) % par rapport au tonnage
rapport à
incinéré
2014
Mâchefers non
0 0 0% 0% 0%
valorisables
Cendres sous
3 568 3 259 -9% 0,51% 0,49%
chaudières
Sur l’installation de maturation des mâchefers, les métaux restant dans les mâchefers (769
tonnes de métaux ferreux et 402 tonnes de métaux non ferreux -chiffres à fin mai 2015)
sont extraits. La masse totale de métaux valorisée est ainsi de 12 577 tonnes au 15 mai
2016.
Cendres
Evolution de la production de cendres par rapport au tonnage incinéré entre volantes
2006 et 2015 Cendres sous
chaudières
2,50 1,00
0,90
1,50 0,60
0,52
0,51 0,49
0,50
0,47
1,00 0,40
0,28
0,30
0,23
0,23
0,50 0,20 0,20
0,14
0,12
0,10
0,00 0,00
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
La production des mâchefers représente 17,6% du tonnage incinéré en 2015. Elle est
stable par rapport aux années précédentes.
0,20 0,10
0,19
0,18 0,18 0,18 0,09
0,17
0,16 0,16 0,08
0,15 0,14 0,14
0,14 0,07
0,13 0,14
% gâteaux TE
0,12 0,06
% gâteaux TER
0,06
0,04 0,02
0,02
0,02 0,01
0,00 0,00
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Depuis 2011, les eaux de lavage des chaudières pendant les arrêts ne transitent plus par
la station TE, mais vers la station TER via un nouveau procédé de pré-traitement et de
recyclage des eaux de lavage mis en place pour répondre aux exigences de la
réglementation RSDE (recherche des substances dangereuses pour l’environnement - cf.
§ [Link]). Les boues issues des lavages des chaudières ne sont quant à elles plus
traitées, elles sont évacuées en big-bags vers une installation de traitement des déchets
agréée.
Ce changement de procédé explique la diminution depuis 2011 des quantités de boues
issues de la station TE et l’augmentation des quantités de boues issues de la station TER.
[Link]. Mâchefers
a) Règlementation
L’évacuation du mâchefer vers l’IME peut se faire par voie fluviale ou par voie routière.
Durant le premier semestre de l’année 2015, les mâchefers ont été acheminés via un
brouettage par camion depuis l’UVE jusqu’au port National situé Quai d’Ivry dans Paris
13ème géré par la société CIDEME, pour être chargés dans des péniches. Celles-ci ont
effectué des rotations entre Ivry-sur-Seine et Isles-les-Meldeuses en naviguant sur la
Seine et la Marne. Depuis le 1er juin 2015, suite à un changement de prestataire
l’évacuation du mâchefer vers la REP se fait par camions.
Acheminés sur le site de traitement, les mâchefers y sont enregistrés et stockés par lot
mensuel pour subir une maturation d’environ trois mois. Cette période de maturation
permet d’abaisser la teneur en eau des mâchefers et également de les stabiliser
chimiquement. Les mâchefers sont ensuite criblés puis concassés. Les métaux ferreux et
non ferreux qu’ils contiennent en sont extraits pour être envoyés dans des filières de
recyclage.
Par ailleurs, les mâchefers subissent des tests sur la teneur en éléments polluants et sur
leur comportement à la lixiviation afin de vérifier qu’ils peuvent être recyclés en technique
routière.
Les éléments imbrûlés sont séparés et envoyés vers une installation de stockage de
déchets non dangereux.
[Link]. Ferrailles
L’ensemble des ferrailles est récupéré par une société spécialisée pour être intégralement
valorisée en sidérurgie.
Mâchefers
Quantités de mâchefers et de ferrailles valorisés Ferrailles
Mâchefers non valorisés
160000 25000
140000
20000
120000
Tonnes de mâchefers
Tonnes de ferrailles
100000
15000
80000
10000
60000
40000
5000
20000
0 0
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Ainsi, environ 19,5 % du tonnage incinéré à l’usine d’Ivry-Paris XIII a fait l’objet d’une
valorisation matière en 2015 : les mâchefers en technique routière, les métaux ferreux en
sidérurgie et les métaux non-ferreux en métallurgie.
Les résultats des analyses des déchets issus de l’incinération sont présentés en annexe 5.
Pour l’année 2015, certains résultats d’analyses de cendres sont indisponibles. Une erreur
dans la demande d’analyse au laboratoire a conduit à réaliser des analyses de
composition des cendres au lieu des analyses de lixiviation prévues par la réglementation.
De ce fait, une analyse supplémentaire en décembre a été réalisée pour les cendres sous
électrofiltres et sous chaudières.
Les cendres volantes sont les cendres captées lors du passage des gaz de combustion
dans les électrofiltres et les cendres sous chaudières sont celles récupérées par gravité
dans les trémies situées à la base des chaudières. Cendres volantes et cendres sous
chaudières suivent la même filière de traitement ; elles sont éliminées dans une Installation
de Stockage des Déchets Dangereux (ISDD) après avoir subi un processus de
stabilisation.
Les gâteaux issus de traitement des effluents liquides du site (eaux de lavage des fumées
pour la TE et eaux résiduaires pour la TER) sont éliminés dans une ISDD.
INCINERATION
Déchets ménagers :
659 809 tonnes
Bois
8 593 tonnes
VALORISATION
ENERGETIQUE
Les fours incinèrent les ordures ménagères. Chaque four est surmonté d’une chaudière
qui récupère l’énergie libérée par la combustion des déchets.
Ainsi chaque four ayant incinéré en moyenne 45,17 tonnes de déchets par heure de
marche (659 809 tonnes de déchets incinérés en 2015 avec deux fours) a permis à
chaque chaudière de produire en moyenne 113,2 tonnes de vapeur par heure de marche
(1 658 754 tonnes de vapeur par an avec deux chaudières).
En 2015, l’achat d’électricité est en augmentation par rapport à 2012 (2012 est considérée
comme année de référence car non impactée par des indisponibilités significatives du
GTA, contrairement à 2013 et 2014) en raison de l’arrêt fortuit qui a rendu indisponible le
groupe turbo-alternateur (GTA) pendant un an, entre septembre 2014 et septembre 2015.
La valorisation électrique de 2015 n’a ainsi été possible que sur les quatre derniers mois
de l’année.
L’article 10 de l’Arrêté du 3 août 2010, prévoit que « l'exploitant évalue chaque année la
performance énergétique de l'installation et les résultats de cette évaluation sont reportés
dans le rapport annuel d'activité ».
La performance énergétique d'une installation d'incinération est la différence entre
l’énergie produite et l’énergie consommée divisé par l’énergie thermique apportée par les
déchets incinérés. Elle est calculée selon les indications de l’annexe VI de l’Arrêté du 3
août 2010.
5. Rejets de l’installation
Quatre campagnes de mesures sont de plus effectuées chaque année par des organismes
accrédités extérieurs, portant sur l’ensemble des polluants évoqués précédemment ainsi
que sur les émissions de métaux, d'acide fluorhydrique et de dioxines et furanes.
Rappelons que la réglementation n’en impose que deux par an.
Sur les quatre campagnes de l'année 2015, deux ont été confiées par le Syctom à la
société LECES (accréditation COFRAC n°1-1975), une autre a été confiée par la société
IVRY PARIS XIII à la société BUREAU VERITAS (accréditation COFRAC n°1-1264) et la
dernière était un contrôle inopiné de la DRIEE réalisé par le laboratoire CME
environnement (accréditation COFRAC n° 1-1539).
Les moyennes des résultats de ces campagnes apparaissent dans les colonnes intitulées
"Contrôles périodiques" du tableau « Concentrations moyennes annuelles en polluants »
qui figure au § 5.1.1 les résultats concernant les dioxines et furanes se trouvent au § 5.1.2.
Les concentrations moyennes annuelles des mesures en continu des polluants sur les
deux fours figurent dans la première colonne du tableau qui suit, intitulée "Analyses en
continu". Les résultats des campagnes de mesures effectuées par des organismes
extérieurs sur les rejets atmosphériques figurent dans la 2éme colonne intitulée « contrôles
périodiques ».
Le détail des résultats des mesures effectuées lors des contrôles périodiques trimestriels,
par des organismes extérieurs et les concentrations moyennes mensuelles et journalières
des mesures en continu se trouvent en annexe 7.
Les valeurs limites d’émission de polluants figurant dans le tableau sont respectées si :
• aucune des moyennes journalières mesurées ne dépasse les limites d’émission
pour le monoxyde de carbone (CO), pour les poussières totales, le carbone
organique total (COT), l’acide chlorhydrique (HCl), le dioxyde de soufre (SO2),
l’ammoniac (NH3) et les oxydes d’azote (NOx),
• aucune des moyennes sur une demi-heure mesurées pour les poussières
totales, le COT, l’HCl, le SO2 et les NOx ne dépasse les valeurs limites,
• aucune des moyennes mesurées sur la période d’échantillonnage prévue pour
le cadmium et ses composés ainsi que le thallium et ses composés, le mercure
et ses composés, le total des autres métaux (antimoine(Sb), arsenic (As),
plomb (Pb), chrome (Cr), cobalt (Co), cuivre (Cu), manganèse (Mn), nickel (Ni),
vanadium (V)) ne dépasse les valeurs limites,
• 95 % de toutes les moyennes mesurées sur dix minutes pour le CO sont
inférieures à 150 mg/ Nm3,
• les moyennes sur une demi-heure et les moyennes sur dix minutes sont
déterminées pendant la période de fonctionnement effectif (à l’exception des
phases de démarrage et d’arrêt, lorsqu’aucun déchet n’est incinéré) à partir des
valeurs mesurées après soustraction de l’intervalle de confiance à 95 % sur
chacune de ces mesures. Cet intervalle de confiance ne dépasse pas les
pourcentages suivants des valeurs limites d’émission :
o CO 10 %
o SO2 20 %
o NOx 20 %
o Poussières totales 30 %
o COT 30 %
o HCl 40 %
o NH3 40 %
Les moyennes journalières sont calculées à partir de ces moyennes validées.
Les valeurs limites d’émission (VLE) figurant dans le tableau ci-dessus sont celles fixées
par l’arrêté d’exploitation complémentaire du 16 juin 2004 qui précise les valeurs limites
que ne doivent pas dépasser les rejets de l’installation.
Ammoniac
0,2 0,07 30 -
(NH3)
Le tableau suivant présente le cumul annuel des dépassements pour chaque polluant.
Les temps de dépassement cumulés, tous polluants confondus pour chaque four pour
l’année, sont de :
> 3 heures et 30 minutes pour le four 1 (soit 5,8 % du temps de dépassement
autorisé par la réglementation qui est de 60 heures),
> 13 heures pour le four 2 (soit 21,7 % du temps de dépassement autorisé par la
réglementation qui est de 60 heures),
soit moins de 0,05 % de la durée totale de fonctionnement de 6 899 heures pour le four 1
et de 0,2 % de la durée totale de fonctionnement de 7 526 heures pour le four 2.
Le tableau suivant présente les dépassements des moyennes journalières pour l’année
2015 :
Four 1 0 0 0 0 0 0 0
Four 2 0 0 0 1 1 1 0
Contexte
L’arrêté du 20 septembre 2002 impose un étalonnage des systèmes de mesures installés
en cheminée pour vérifier la qualité des rejets atmosphériques, conformément à la norme
NF EN 14 181; cette norme définit les procédures métrologiques nécessaires pour
s’assurer qu’un système de mesurage automatique des émissions dans l’air soit capable
de satisfaire les exigences d’incertitudes sur les valeurs mesurées fixées par la
réglementation.
Cette norme définit trois procédures d’assurance qualité dénommées QAL1 (Quality
Assurance Level), QAL2, QAL3, et une vérification : l’AST.
QAL1 : Evaluation réalisée par le constructeur avant l’achat de l’instrument de son aptitude
à satisfaire les exigences d’incertitudes
QAL2 : Etalonnage de l’équipement sur site par comparaison à une méthode de référence
et détermination du domaine de validité et de la variabilité
La fréquence de ces contrôles est un QAL2 une fois tous les trois ans et un AST par an
entre chaque QAL2.
Four 1 : AST (Test Annuel de surveillance, réalisé par Bureau Veritas du 4 au 7 mai
2015) :
En dehors des NOx, tous les autres paramètres (CO, COT, les poussières, HCl, HF, NH3,
SO2, O2, H2O et H2O) testés ont passé le test de variabilité avec succès. Conformément
à la réglementation, un QAL 2 doit être réalisé dans les six mois qui suivent le contrôle.
Celui-ci a donc été réalisé dans le cadre du QAL 2 programmé en janvier 2016 (du 12 au
14 janvier 2016).
Four 2 : AST (Test Annuel de surveillance, réalisé par Bureau Veritas le 5 mai 2015) :
En dehors du CO, tous les paramètres (COT, poussières, HCl, HF, NH3, SO2, O2, H2O et
NOx) testés ont passé le test de variabilité avec succès. Conformément à la
réglementation, un QAL 2 doit être réalisé dans les six mois qui suivent le contrôle. Celui-ci
a donc été réalisé dans le cadre du QAL 2 programmé en janvier 2016 (du 19 au 21 janvier
2016).
Objectif du QAL3
Le QAL3 a pour objet de détecter la dérive en justesse des systèmes automatiques de
mesure (AMS) en effectuant des contrôles réguliers des lectures au zéro et en
concentration.
En 2015 a été réalisée la campagne initiale dont l’objectif est de déterminer la dérive
intrinsèque de l’analyseur afin de déterminer la périodicité du QAL3 en routine. L’ensemble
des équipements installés par Environnement SA (à l’exception des AMS poussières) a
ainsi été soumis à ce protocole.
Conclusion du QAL3
Le rapport conclut qu’il n’a pas été constaté de dérive sur l’ensemble des points réalisés
pendant la durée de la campagne et qu’une fréquence mensuelle est suffisante pour le
suivi des appareils de mesures. Le QAL3 a donc été mis en place sur cette base à partir
du mois de janvier 2016.
Pour qu’une moyenne journalière soit valide, il faut que, pour une même journée, pas plus
de cinq moyennes semi-horaires n’aient dû être écartées pour cause de mauvais
fonctionnement des analyseurs. La limite est fixée à 10 moyennes journalières invalides
par an.
Four 1 0 0 0 0 0 0 0
Four 2 0 0 0 0 0 0 0
Les résultats des mesures réalisées lors des contrôles périodiques sont présentés en
annexe 7.
Aucun dépassement n’a été observé au cours des contrôles trimestriels.
Les mesures de dioxines et furanes ont été effectuées conformément aux articles 17, 18 et
28 de l’arrêté ministériel du 20 septembre 2002 qui définissent respectivement les valeurs
limites d’émission dans l’air, les conditions de respect des valeurs limites de rejet dans l’air
et la surveillance des rejets atmosphériques.
Les dioxines et furanes sont deux familles voisines de composés organiques halogénés
(présence d’atomes de chlore) ; les polychlorodibenzodioxines (PCDD), appelés dioxines,
et les polychlorodibenzofuranes (PCDF) ou furanes. Il existe 210 isomères, appelés aussi
congénères, de PCDD et PCDF. 17 congénères sont considérés par l’Organisation
Mondiale de la Santé comme pouvant présenter un risque pour la santé, et sont donc
mesurés. À chaque congénère est attribué un coefficient de toxicité, qui a été estimé en
comparant la toxicité du composé considéré à celle de la 2, 3, 7 et 8 TCDD (appelée aussi
dioxine de Seveso) considérée comme le congénère le plus toxique. La mesure iTEQ d’un
mélange de congénères est obtenue en sommant les teneurs des dix-sept composés
multipliées par leurs coefficients de toxicité respectifs.
Le détail des résultats des mesures effectuées trimestriellement lors des contrôles
périodiques figure dans le tableau suivant :
Valeur limite
Four 1 Four 2 depuis le 28
décembre 2005
1ère campagne 0,006 0,0026
(*) ng = nanogramme, soit un millième de millionième de gramme (**) iTEQ = équivalence de toxicité
Les concentrations en dioxines et furanes mesurées lors des contrôles périodiques, par les
organismes extérieurs (laboratoires agréés), sont toutes en deçà du seuil réglementaire de
0,1 ng iTEQ OTAN/Nm3 à 11 % d’O2 sur gaz sec fixé par l’arrêté du 20 septembre 2002.
Les valeurs mensuelles 2015, obtenues à partir des prélèvements en semi-continu, sont
inférieures à la valeur de 0,1 ng iTEQ OTAN/Nm3 à 11 % d’O2 sur gaz sec.
0,12
0,10
0,08
0,06
0,04
0,02
0,00
Nota : les mesures ponctuelles des laboratoires sont les seules mesures normalisées qui
permettent de vérifier le respect du seuil réglementaire de 0,1 ng iTEQ/Nm3.
Le tableau récapitulatif des flux annuels de polluants émis par l’installation en 2015
(exprimés en tonnes par an) se trouve en annexe 7.
Les flux de polluants émis sont calculés à partir des mesures en continu des débits des
fumées et des concentrations mesurées par les analyseurs au cours de l’année (pour
poussières, COT, HCl, SO2, NOX, CO, et le NH3) et à partir des quatre contrôles
périodiques trimestriels pour les autres polluants.
5.2.1. GENERALITES
Le volume total des effluents liquides rejetés dans le réseau d'assainissement s'élève à
338 335 m3 en 2015, alors qu’il était de 372 582 m3 en 2014, répartis comme suit :
> eaux industrielles : 327 481 m3,
> eau de ville : 10 854 m3,
Pour s’assurer de la conformité des rejets à la réglementation, IVRY PARIS XIII planifie et
réalise un programme qui regroupe plus de mille analyses sur plus de 20 paramètres, à
fréquences journalière, mensuelle, trimestrielle et semestrielle.
Pour répondre aux exigences de l’arrêté préfectoral du 16 juin 2004, l’exploitant effectue
des prélèvements quotidiens en aval des stations TE, TER et Neutralisation.
Pour les stations TER et Neutralisation, les paramètres mesurés sont les MES et la DCO.
Pour répondre aux conditions 53-2 et 62-1 de l’arrêté, des analyseurs en continu du COT
sont installés en sortie des 3 stations permettent d’obtenir des moyennes journalières. En
cas de panne des appareils, la société SOCOR réalise, à partir des prélèvements moyens
24h quotidiens, l’analyse du COT.
Le débit, le pH ainsi que la température sont mesurés en continu sur les effluents en sortie
de chaque station.
Les résultats détaillés des contrôles journaliers appellent les commentaires suivants :
> COT (valeur seuil 40 mg/l en moyenne journalière) : 7 dépassements dus à des
effluents chargés au moment du lavage du four chaudière.
> pH (valeur comprise entre 5,5 et 8,5) : 12 heures et 8 minutes réparties sur 10 jours
soit 0,17% du volume annuel rejeté à la station TER. Ces dépassements, survenus
entre le mois de mars et le mois de juillet sont liés à des problèmes de
dysfonctionnements d’automates, à un problème de fuite acide à l’extérieur du
laveur et à un problème d’injection de réactifs dû à un problème de clapet qui a été
remplacé.
> Température (valeur seuil 30°C) : 9 heures de dépassements réparties sur 7 jours
soit, 0,19% du volume annuel rejeté à la station TER, liés à un problème de
débordement de l’extracteur mâchefer, dû à un dysfonctionnement de la mesure de
niveau d’eau, entrainant un débordement d’effluent chaud à la station.
> COT (valeur seuil 40 mg/l en moyenne journalière) : 49 dépassements dus à des
charges organiques parfois importantes en amont de la station. Ces charges
organiques proviennent des amines utilisées par CPCU pour conditionner la vapeur
et présentes dans les condensats qui sont utilisés pour la production d’eau
déminéralisée.
> pH (valeur comprise entre 5,5 et 8,5) : 3 heures et 4 minutes de dépassements
réparties sur 40 jours soit 0,52% du volume annuel rejeté à la station NEUTRAL.
Ces dépassements ont pu être liés à une homogénéisation insuffisante avant rejet,
à des dysfonctionnements du clapet d’injection d’acide et à un dysfonctionnement
des pots d’amorçage qui se remplissent d’effluents non traités avant la
régénération. Malgré une modification de l’automatisme de la station, une
intervention sur les électrovannes et une modification de la séquence de
remplissage des pots d’amorçage, les problèmes de dépassements de pH
persistent. Une analyse des causes est en cours pour identifier de nouvelles
actions à mettre en place.
Les campagnes des contrôles mensuels répondent aux exigences de l’arrêté préfectoral
du 16 juin 2004.
Les résultats reposent sur des analyses effectuées selon une fréquence mensuelle (sauf
pour les dioxines et furanes, pour lesquels la fréquence est semestrielle) par le laboratoire
SOCOR, sur la base de prélèvements effectués sur 24 heures par des préleveurs
automatiques asservis au débit, pour les trois stations de traitement des eaux (TE, TER et
neutralisation).
L'intégralité des résultats obtenus au titre de ces campagnes de mesures sur les rejets
liquides figure en annexe 8.
Les résultats détaillés des contrôles mensuels appellent les commentaires suivants :
La campagne des contrôles semestriels des rejets d’eaux usées et pluviales répond aux
exigences de l’arrêté préfectoral du 16 juin 2004.
Les résultats reposent sur des analyses réalisées par le laboratoire SOCOR à partir de
prélèvements ponctuels. Les prélèvements sont effectués au niveau des égouts rue Victor
Hugo et rue Bruneseau, en amont du collecteur départemental. Les résultats figurent en
annexe 8.
Les analyses réalisées sur les prélèvements effectués en mars et en octobre côté rue
Bruneseau et en octobre côté rue Victor Hugo ne montrent aucun dépassement. Il est à
noter un dépassement au mois de mars en pH non significatif (8,6 pour une VLE à
8,5) côté rue Victor Hugo.
Les analyses du 1er semestre n’ont pas été réalisées compte tenu de la difficulté de
programmer un prélèvement lors d’une période de pluie; le débit nécessaire pour effectuer
un prélèvement n’étant pas toujours suffisant. Les analyses réalisées au 2nd semestre
2015 sur le prélèvement effectué au mois de décembre sur le réseau de collecte des eaux
Bruneseau mettent en évidence des dépassements en MES et en hydrocarbures totaux.
Ces dépassements sont probablement dus à un encrassement des
débourbeurs/déshuileurs, malgré leur fréquence de curage (3 par an).
Le tableau suivant récapitule, pour chaque point de rejets du site, les paramètres devant
faire l’objet d’un suivi trimestriel en 2015 :
6. Plan de surveillance
environnementale
6.1.1. INTRODUCTION
Les mesures faites par la société LECES sont réalisées en des points témoins et en des
lieux (sites) où l’impact de l’installation est supposé être le plus important. Ces points ont
été déterminés, conformément au guide INERIS « Méthode de surveillance des retombées
des dioxines et furanes autour d’une UVE » de décembre 2001.
Les résultats de ce programme de surveillance sont présentés sur les cartes des § 6.1.3 et
6.1.4. Les évolutions au cours des dernières années représentées sous forme graphique
se trouvent à l’annexe 9.
Les points d’implantation des jauges ont été choisis conformément à la méthodologie
élaborée par l’INERIS :
> 9 points de prélèvement répartis selon les deux axes de vent majoritaires (Sud-
Ouest et Nord-Est). Parmi ces 9 points, le point J31 situé sur le toit de la
médiathèque installé lors de la campagne de 2011,
> 2 points témoins situés hors des zones d’influence de l’usine (points J5 et J26),
> le point J4, dans l’enceinte de l’UIOM est suivi depuis son installation en 2011.
Chaque point est équipé d’une jauge pour les dioxines et furanes, et d’une jauge pour les
métaux.
Les prélèvements ont eu lieu pendant une période de deux mois du 2 septembre au 4
novembre 2015.
360°
340° 7% 20°
6%
320° 40°
5%
4%
300° 60°
3%
2%
280° 80° >=8 m/s
1%
< 8 m/s
0%
< 4,5 m/s
< 1,5 m/s
260° 100°
240° 120°
220° 140°
200° 160°
180°
.
Les fours sont arrêtés afin d’assurer l’entretien et la maintenance des équipements.
Les dépôts mesurés lors de la campagne sont matérialisés sur la figure ci-dessous (dépôts
exprimés en pg iTEQ OTAN/m2/jour) :
Le graphique récapitulant les résultats obtenus sur ces mêmes points au cours des
dernières années et permettant d’en apprécier les évolutions au cours du temps est
présenté en annexe 9.
Il n’existe pas de valeurs réglementaires relatives aux dépôts au sol de dioxines et furanes.
Cependant, des valeurs typiques peuvent servir de références telles que celles présentées
en annexe 9 et proposées par l’INERIS qui synthétise différentes études.
Les dépôts de dioxines et furanes mesurés se situent au niveau des valeurs repères du
bruit de fond urbain telles que mentionnées par l’INERIS et sont a fortiori très inférieurs
aux valeurs observées en zone proche d’une source.
Les dépôts varient respectivement de 1,15 pg I-TEQ/m²/jour pour le point J20 (TEMOIN) à
6,38 pg I-TEQ/m²/jour pour le point J29 (MONTREUIL). La moyenne des mesures (en
prenant en compte les points témoins) est de 2,95 pg I-TEQ/m²/jour.
Par rapport aux années précédentes (2012 à 2014), les dépôts mesurés en 2015 sont plus
élevés. Toutefois, cette augmentation s’observe aussi au niveau des points témoins. Ce
constat laisserait à penser que le niveau de fond urbain était élevé pendant la période de
la campagne. Par ailleurs, ce ne sont pas les points situés à proximité des émetteurs qui
présentent les concentrations les plus élevées. Il n’est donc pas possible de relier cette
augmentation au fonctionnement de l’installation.
Les graphiques récapitulant les résultats obtenus sur ces mêmes points au cours des
dernières années et permettant d’en apprécier les évolutions au cours du temps sont
présentées en annexe 9.
En moyenne sur les 12 points de mesure, le zinc qui est le plus important contributeur,
suivi du manganèse, du cuivre, du plomb et du nickel. Les autres métaux représentent
chacun une part négligeable sur le total des métaux.
Les concentrations en métaux sont très variables d’une jauge à l’autre et d’une année à
l’autre, ce qui suggère l’existence de sources diverses et parfois ponctuelles suivant les
zones de prélèvement
Au final, les dépôts en métaux sont très variables, ils sont même dans certains cas
ponctuellement élevés, mais les résultats ne permettent pas de mettre en évidence
l’influence des émissions de l’usine d’Ivry-sur-Seine en 2014, ce qui est conforme avec les
résultats des années précédentes.
En plus des mesures réalisées dans le cadre de la campagne réglementaire présentées ci-
dessus, un point de mesure complémentaire a été rajouté à la demande des riverains sur
la même période d’échantillonnage. Il s’agit d’un point situé sur le toit de l’école Dulcie
September à Ivry-sur-Seine.
Les concentrations en polluants mesurées dans les retombées de cette jauge sont les
suivantes :
> dépôts en dioxines et furannes : 1,19 pg I-TEQ/m²/jour ;
> dépôts en métaux lourds : 134 µg/m²/jour.
Cette partie concerne les résultats relatifs aux prélèvements de bryophytes terrestres et
lichens réalisés en 2015 aux alentours de l’UVE d’Ivry-sur-Seine. Les micropolluants
recherchés dans les échantillons collectés sur chaque station autour de l’usine sont les
mêmes que pour les jauges, à savoir :
Les échantillons prélevés ont été analysés par le laboratoire Micropolluants Technologie
(accréditation COFRAC n°1-1151). Les prélèvements et les analyses ont été réalisés
conformément aux normes en vigueur.
Pour ce qui concerne le suivi des dioxines/furanes dans les mousses et les lichens et le
suivi des métaux dans les lichens aucun seuil réglementaire n’existe pour l’analyse des
résultats. Ceux-ci sont alors comparés à un seuil de retombées défini par le bureau
d’études Biomonitor sur la base d’une analyse statistique de plusieurs centaines de
données.
> Une valeur ubiquitaire rendant compte de la teneur moyenne attendue dans ce type
de matrice en l’absence de retombées,
> Un seuil de retombées rendant compte d’une situation au-delà de laquelle
l’hypothèse d’une fluctuation naturelle n’est plus suffisante pour expliquer les
teneurs observées traduisant de ce fait l’hypothèse de l’existence de retombées
atmosphériques.
Pour ce qui concerne les métaux dans les bryophytes, aucun seuil réglementaire n’existe
mais les concentrations observées pour un métal considéré peuvent être confrontées à un
système d’interprétation national fondé sur les valeurs de référence issues du réseau «
Mousses/Métaux » de l’ADEME. Les valeurs de comparaison sont considérées pour
chaque métal à l’exception du Thallium (métal non suivi par le réseau « Mousses/métaux
») et comme précédemment il existe une valeur ubiquitaire et une valeur seuil de
retombées.
[Link]. Localisation
Le nombre de stations établi depuis 2007 est de 7. Ces stations ont été choisies à l’origine
en fonction de l’étude de dispersion qui a permis de déterminer les zones de retombées.
La station J26m étant la station témoin.
Données de vents :
En 2015, pendant la période d’exposition, l’influence des vents est mesurable dans 86%
des cas.
Concernant la provenance des vents, l’analyse de la rose des vents présente une situation
similaire aux années précédentes avec un axe nord/nord-est et sud-ouest, on distingue
notamment :
> des vents dominants en provenance du sud (occurrence de 33,1 %)
Carte des dépôts en PCDD/F en pg OMS-TEQ/g de matière sèche dans les bryophytes terrestres
Carte des dépôts en métaux (concentrations totales max.) en mg/kg de matière sèche dans les
bryophytes
Le graphique reprenant l’évolution des teneurs en métaux dans les bryophytes au cours
des dernières années figure à l’annexe 9.
L’étude comparative des profils a montré la difficulté d’établir le lien entre les émissions de
dioxines et furannes et métalliques et les retombées mesurées dans l’environnement.
.
[Link]. Localisation
Le nombre de stations établi depuis 2009 est de 5. Ces stations ont été choisies à l’origine
en fonction de l’étude de dispersion qui a permis de déterminer les zones de retombées.
La station 5 étant la station témoin.
En 2015, par manque de lichens à prélever sur la station 1 ter, cette dernière a été
déplacée à 300 m au Nord-ouest de la station Halte des Peupliers (station 1 quater sur la
carte ci-dessous).
Données de vents :
En 2015, pendant la période d’exposition, l’influence des vents est mesurable dans 86,6 %
des cas.
Rose des vents en fonction de leur provenance (%) par groupes de vitesses enregistrées du 21
octobre 2014 au 21 octobre 2015 (Source : Météo France, station de Paris-Montsouris)
Carte des dépôts en PCDD/F en pg I-TEQ/g de matière sèche dans les lichens
Le graphique reprenant l’évolution des teneurs en dioxines et furannes mesurées dans les
lichens prélevés depuis 2009 figure à l’annexe 9.
Pour l’ensemble des stations, toutes les teneurs sont inférieures ou du même ordre de
grandeur que la valeur ubiquitaire ce qui révèle l’absence de dépôts significatifs sur la
zone d’étude.
Carte des dépôts en métaux en mg/kg de matière sèche dans les lichens observés lors de la
campagne 2015
Des histogrammes présentant les concentrations totales en métaux dans les lichens
mesurées entre 2009 et 2015 (en mg/kg de MS) figurent à l’annexe 9.
L’analyse des métaux n’a pas mis en évidence de phénomène significatif de retombées
atmosphériques pour 8 des 13 métaux suivis. Les cinq éléments présentant des
dépassements du seuil caractérisant les valeurs fortes sont observées pour le cobalt et le
vanadium sur la station 3 bis, pour le chrome et le cuivre sur les stations 1 quater, 2 bis et
3 bis et pour l’antimoine sur les stations 1 quater et 3 bis. Ces anomalies mettent en
exergue une pollution ponctuelle très localisée sans lien avec l’installation suivie si l’on
considère la typologie des stations, leur exposition aux vents en provenance de l’usine et
l’ensemble des résultats obtenus sur les autres stations.
Concernant l’étude comparative des profils, l’analyse montre, comme les années
précédentes, la difficulté d’établir le lien entre les émissions métalliques et les retombées
mesurées dans l’environnement.
7. Transports
Camions réceptions OM
Camions évacuations OM +
(apports directs des Total camions
Sous-produits
bennes et transferts)
1 629 (transferts d’OM)
4 582 (mâchefers)
138 477 611 (Ferrailles) 145 975
566 (Cendres)
110 (Gâteaux)
Le tableau ci-dessus prend en compte les véhicules utilisés pour transporter les mâchefers
de l’usine jusqu’au quai de Seine à Ivry-sur-Seine, où ils sont chargés sur des péniches
Jusqu’au 31 mai 2015, ce sont 198 péniches qui ont assuré le transport
des mâchefers vers l’IME.
8. Modifications et optimisations
apportées à l’installation en
cours d’année
• Mise en place de plusieurs débitmètres au niveau des circuits eau Seine et eau
brute, afin de mesurer les consommations internes dans le cadre de l’arrêté
complémentaire n°2013-2053 du 2 juillet 2013 portant réglementation complémentaire
d’installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) « sécheresse »
• Mise à niveau d’équipements obsolètes (système numérique de contrôle
commande, sécheurs d’air, régulation des pompes alimentaires, automates
déportés,…)
• Révision majeure du groupe turbo alternateur (initialement prévue en 2016) et
travaux de remise en état du rotor suite au sinistre d’août 2014,
• Mise en place d’un ensemble d’équipements complémentaires assurant une
meilleure sécurité du groupe turbo alternateur (sécurités vibratoires, régulation de la
température d’huile, isolement des sous-tirages des purges)
• Remplacement des tubes du condenseur principal et vérification des contraintes
apportées sur le groupe turbo alternateur
• Réalisation de la campagne initiale QAL 3
• Remplacement du logiciel d’acquisition des données des rejets atmosphériques
et liquides (obsolescence)
• Remplacement des préleveurs en continu des stations de rejets liquides (arrivés
en fin de vie).
9. Incidents
17 déchets ont été détectés en 2015. La grande majorité de ces déchets résulte d'une
activité de soins (patients rentrés à leur domicile après des examens médicaux ou des
soins). Les déchets de ce type sont contaminés avec des radioéléments à vie courte : iode
131, indium 111 et technétium 99. Deux déchets à longue durée de vie ont été isolés. Il
s’agit d’une roche d'uranium émettant une radiation naturelle et de minerai de radium. Ces
radioéléments seront éliminés par l’ANDRA.
Les déchets « contaminés avec des radioéléments à vie courte » sont isolés et
conditionnés par la société SGS, dans le cadre d’un marché passé entre cette société et le
Syctom. Ils ont été stockés sur le site dans une zone aménagée à cet effet. Après
vérification de la décroissance radioactive du radioélément, le déchet est incinéré.
Le 17 juillet 2015, la perte du traitement des fumées a créé une surpression dans la
chambre de combustion suivie de l’ouverture de la trappe anti-explosion.
Les autres incidents ont pour origine un dysfonctionnement au niveau des automatismes
des ponts, du circuit d’air comprimé, une défaillance de la grille du four provoquant un arrêt
de l’alimentation, un incident sur le réseau de transport d’électricité, des problèmes
électriques sur des équipements (ventilateur de tirage, laveur), une réduction d’injection
d’air et la perte d’une des deux lignes de traitement des fumées.
Ces différents incidents ont provoqué l’arrêt du traitement des fumées et à chaque fois un
arrêt four. Mais, l’impact sur l’environnement de ces incidents est limité compte tenu du fait
que leur durée est limitée dans le temps et que le débit des fumées est plus faible durant
cette période.
ANNEXE 10 : INCIDENTS
ANNEXE 11 : LEXIQUE
AUTORISATION D'EXPLOITER
Arrêté n°92-233 du 21 janvier 1992 imposant la réalisation d'une étude approfondie sur la
gestion des déchets produits par l'installation.
Arrêté ministériel du 3 août 2010 modifiant l’arrêté ministériel du 20 septembre 2002 relatif
au traitement des déchets non dangereux par incinération.
Arrêté préfectoral n°2013/439 du 8 février 2013 portant création d’une commission de suivi
de site dans le cadre du fonctionnement du centre multifilière de traitement des déchets
ménagers à Ivry Paris XIII.
Arrêté 2013-1061 du 26 mars 2013 complétant l’arrêté préfectoral n°2013-439 du 8 février
2013 portant création d’une commission de suivi de site dans le cadre du fonctionnement
du centre multifilière de traitement des déchets ménagers à Ivry – Paris XIII - Bureau,
règlement intérieur et composition.
Le tableau ci-dessous reprend les résultats des analyses intrinsèques réalisées en 2015.
Seuil de
janv-15 fev-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15 l'arrêté min.
du 18/11/11
COT (Carbone Organique Total) 9800 13300 12900 8100 10500 8800 14800 13800 12300 12500 16700 13000 30000
PCB (Polychlorobiphényles, 7
< 0,07 < 0,07 < 0,07 < 0,07 < 0,07 < 0,07 < 0,07 < 0,07 < 0,07 < 0,07 < 0,07 < 0,07 1
congénères)
HAP (Hydrocarbures
< 0,810 < 0,810 < 0,810 < 0,810 < 0,810 < 0,800 <1,02 <0,840 <0,820 < 0,810 <0,820 <0,800 50
Aromatiques Polycycliques)
Dioxines et Furannes 0,7 0,69 0,9 1,2 1,2 1,3 1,2 0,9 1,3 2,0 1,0 1,7 10
COT, BTEX, Hydrocarbures totaux et HAP exprimés en mg/kg sur matières sèches
Le suivi des mâchefers est sous la responsabilité de l’IME qui les communique à la DRIEE
dont elle dépend. Les résultats de suivi des mâchefers sont donc disponibles dans les DIP
publiés par CIDEME et par Véolia pour l’année 2015.
SOUS ECONOMISEUR
Lixiviats
Fraction Soluble % 20 20 21
C.O.T. mg/kg 15 15 23
Plomb mg/kg 31 31 118
Fluorures mg/kg 17 17 26
Baryum mg/kg 1,86 1,86 1,22
Cuivre mg/kg 0,09 0,09 0,08
SOUS ELECTROFILTRES
Date Prélèvement 1er trimestre 2e trimestre 08/07/15 19/10/15 22/12/15 MOYENNE MOYENNE
Lixiviats
Fraction Soluble % 30 27 15 24 27
C.O.T. mg/kg 15 15 15 15 15
Chrome VI mg/kg 14 13 23 17 13
Zinc mg/kg 25 26 30 27 29
Fluorures mg/kg 30 31 33 31 30
SOUS CHAUDIERES
Date Prélèvement 1er trimestre 2e trimestre 20/07/15 19/10/15 22/12/15 MOYENNE MOYENNE
Lixiviats
Fraction Soluble % 18 13 21 17 15
C.O.T. mg/kg 15 15 15 15 15
Plomb mg/kg 8 6 88 34 14
Chrome VI mg/kg 31 17 2 16 25
Zinc mg/kg 32 31 35 33 33
Fluorures mg/kg 23 13 39 25 26
Lixiviats
Lixiviats
DOCUMENTS ASSOCIES
Circulaire du 30 mars 2011, TGAP NOR : BCRD 1108974C, paragraphes 53 à 59.
Arrêté du 18 mars 2009 fixant la performance énergétique de niveau élevé.
Pe = [(2.6 x Ee.p + 1.1 x Eth.p) – (2,6 x Ee.a + 1,1 x Eth.a + Ec.a)] / 2.3 x T
Pe = 0,761
CONCLUSION
La performance énergétique de l’installation pour l’année 2015 est d’un niveau élevé,
supérieure à 0,608.
8
Art 4 de l’arrêté du 18 mars 2009 : Est considérée, comme installation présentant une performance énergétique de niveau
élevé toute installation d'incinération de déchets non dangereux dont le résultat de l'évaluation réalisée en application du
présent arrêté est supérieur ou égal à :
moyenne jour
seuil réglementaire arrêté préfectoral moyenne jour
20
16
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
14
12
10
23 novembre au 8 décembre
3
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
moyenne jour
seuil réglementaire arrêté préfectoral moyenne jour
20
mise à jour mensuelle
18
16
14
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
12
10
arrêt programmé four du 2 août au 2 septembre
arrêt programmé four du 5 au 17 février
8
3
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
0,60 si l'installation a été autorisée et que des déchets y ont été incinérés avant le 1er janvier 2009 ;
0,65 pour les installations autorisées après le 31 décembre 2008.
20
mise à jour mensuelle
18
16
14
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
12
10
23 novembre au 8 décembre
arrêt programmé four du
6
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
* : acide chlorhydrique
20
mise à jour mensuelle
18
16
14
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
12
10
arrêt programmé four du 2 août au 2 septembre
arrêt programmé four du 5 au 17 février
8
3
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
* : acide chlorhydrique
100
mise à jour mensuelle
90
80
70
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
60
50
arrêt fortuit four du 28 au 2 mai
23 novembre au 8 décembre
arrêt programmé four du
30
20
10
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
* : dioxyde de soufre
80
70
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
60
50
arrêt programmé four du 2 août au 2 septembre
arrêt programmé four du 5 au 17 février
40
3
30
20
10
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
160
mise à jour mensuelle
140
120
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
80
60
23 novembre au 8 décembre
arrêt programmé four du
40
20
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
moyenne jour
160
mise à jour mensuelle
140
120
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
100
arrêt programmé four du 2 août au 2 septembre
80
arrêt programmé four du 5 au 17 février
3
60
40
20
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
3
Le 13 octobre, dépassement de la moyenne journalière (82,12 mg/Nm )
100
mise à jour mensuelle
90
80
70
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
60
50
40
3
23 novembre au 8 décembre
arrêt programmé four du
30
20
10
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
* : monoxyde de carbone
80
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
70
60
arrêt programmé four du 2 août au 2 septembre
50
arrêt programmé four du 5 au 17 février
40
3
30
20
10
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
* : monoxyde de carbone
20
mise à jour mensuelle
18
16
14
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
12
10
arrêt programmé four du 31 mai au 2 juillet
8
arrêt fortuit four du 13 au 16 avril
3
23 novembre au 8 décembre
arrêt programmé four du
6
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
20
mise à jour mensuelle
18
16
14
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
12
arrêt programmé four du 2 août au 2 septembre
10
arrêt programmé four du 5 au 17 février
8
3
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
32
mise à jour mensuelle
30
28
26
24
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
22
20
18
16
arrêt programmé four du 31 mai au 2 juillet
14
12
23 novembre au 8 décembre
arrêt programmé four du
arrêt fortuit four du 13 au 16 avril
10
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
* : ammoniac
32
mise à jour mensuelle
30
28
26
24
mg/Nm à 11% d'O2 sur gaz sec
22
20
18
arrêt programmé four du 2 août au 2 septembre
16
14
arrêt programmé four du 5 au 17 février
3
12
10
0
janv-15 févr-15 mars-15 avr-15 mai-15 juin-15 juil-15 août-15 sept-15 oct-15 nov-15 déc-15
* : ammoniac
ANNEE 2015
ANNEE 2015
229,976 12,5 964,8 2,7 0,9 0,9 20,8 55,6 8,6 0,2 22,0 11,6 3 343 889 188
Tableau récapitulatif des flux accidentels émis à l’atmosphère en 2015 sur les
2 lignes
Carbone organique total (COT) * 2,99 0,045 3,03 33,44 4,60 50,7
Total des autres métaux lourds : ** 0,346 - 0,346 1,67 0,52 2,53
Résultats des campagnes de mesure effectuées trimestriellement par des organismes extérieurs
Débit des fumées sec 3 273 000 237 900 248 915 248 000 251 954
Nm /h
Cd+Tl mg/Nm3 (*) 0,0015 0,0016 0,0027 0,0056 0,0029 0,05 (***)
(**)
9 métaux mg/Nm3 (*) 0,2619 0,045 0,0498 0,100 0,11 0,5 (***)
N2O 3 (*) 1,07 N/A N/A 0,00001 0,54 Pas de VLE
mg/Nm
Dioxines et furanes ng/Nm3 (*) 0,006 0,00138 0,006 0,011 0,006 0,1 (****)
Résultats des campagnes de mesure effectuées trimestriellement par des organismes extérieurs
3 271 000 287 234 228 703 237 325 256 065
Débit des fumées sec Nm /h
Vitesse à l'émission m/s 14,00 12,6 12,06 12,5 12,78 12
O2 % sec 11,10 10,6 10,68 11,1 10,86
NOx en NO2 mg/Nm3 (*) 45,70 47,45 48,34 58,3 49,95 160 80
HF mg/Nm3 (*) 0,0194 N/A 0,10 0,023 0,05 4 1
COVt éq. C mg/Nm3 (*) 0,909 0,278 0,79 mesure invalide 0,66 20 10
NH3 mg/Nm3 (*) 0,0146 0,0704 0,17 0,12 0,09 20 10
METAUX Moyenne Moyenne Moyenne Moyenne
Mercure mg/Nm3 (*) 0,0024 0,0077 0,0001 0,0015 0,0029 0,05 (***)
Nickel mg/Nm3 (*) 0,00778 0,00152 0,0001 0,0026 0,003
Zinc mg/Nm3 (*) N/A 0,0858 0,09 0,205 0,13 Pas de VLE
FOUR Unité 1 2 1 et 2
Débit des fumées sec Nm3/h 251 954 256 065 254 010
Vitesse à l'émission m/s 12,56 12,78 12,67
O2 % sec 11,03 10,86 10,94
CO2 % sec 8,72 8,78 8,75
H2O % 20,77 23,31 22,04
Tableau de synthèse des moyennes des campagnes de mesures lors des phases
transitoires d’arrêts et démarrages :
Synthèse des moyennes des concentrations en polluants lors des analyses des démarrages
au bois de 2011 à 2015
Bois Bois Bois Bois Bois
Polluant mesuré Unité 2015
2011 2012 2013 2014
O2 17,0 16,7 16,3 15,3 16,02
CO2 % 3,5 3,9 4,4 5,4 4,70
H2O 10,8 16,6 15,9 15,97
CO 593,3 813,1 597,9 520,5 511
mg/Nm3
Poussières 5,5 3,8 2,0 3,4 5,3
Acides et bases
HCl 0,24 0,90 0,20 0,37 0,50
HF 0,09 0,11 0,03 0,21 0,04
mg/Nm3
SO2 0,17 1,46 0,28 0,42 0,35
NOx 26,19 25,9 43,4 8,13 17,01
Dioxines et furanes
Dioxines ng I- 0,0614 0,0143 0,0363 0,0206 0,1929
PCB TEQ/Nm3 0,0074 0,0053 0,0033 0,0024 0,0275
HAP
ng I-
HAP 80,9 76,90 104,7 72,7 22,94
TEQ/Nm3
Composés organiques volatils
COVT 31,79 29,07 37,42 1,80 21,55
Phénols 0,21 0,18 0,16 0,09 0,020
mg/Nm3
Benzènes 0,72 1,14 1,18 0,75 1,77
Formaldéhyde 0,20 0,02 0,10 0,036 0,049
Métaux
Hg 18,21 0,97 1,16 0,78 0,39
Cd+Tl 8,56 5,58 1,15 2,08 2,87
µg/Nm3
Zinc 203,96 177,95 185,37 < 273,1 164,97
Pb+As+Sb+Cr+Co+Cu+Mn+Ni+V 81,90 274,49 29,01 125,70 120,02
Métaux totaux mg/Nm3 0,32 0,65 0,22 0,404 0,583
Synthèse des moyennes des concentrations en polluants lors des analyses des arrêts au bois de
2011 à 2015
CONTROLES JOURNALIERS
SORTIE STATIONS
EN 2015
Date de prélèvement 07/01/2015 05/02/2015 03/03/2015 08/04/2015 05/05/2015 10/06/2015 02/07/2015 04/08/2015 02/09/2015 09/10/2015 03/11/2015 03/12/2015 Seuil
Référence échantillon LQ Unité SOC1501-556-1 SOC1502-682-1 SOC1503-498-1 SOC1504-941-1 SOC1505-834-1 SOC1506-1474-1 SOC1507-410-1 SOC1508-407-1 SOC1509-286-1 SOC1510-1169-1 SOC1511-720 SOC1512-553-1 arrêté
exploitation
pH 2 - 7,05 7,10 7,10 6,60 7,10 7,25 7,70 7,20 7,65 6,85 7,20 7,15 5,5< <8,5
Matières en suspension 2 mg/l 8,0 29,0 7,0 48,0 12,0 13,0 4,0 10,0 9,0 3,4 9,0 15,0 30
DCO 25 mg/O2/l 110 162 268 227 124 160 40 179 136 103 63 322 125
D.B.O.5 3 mg/O2/l 1,5 21,0 1,5 3,4 1,5 1,5 1,5 1,5 3 1,5 1,5 1,5 -
COT 3 mg/l 3,0 4,0 3,2 4,2 5,6 1,5 5,4 3,4 4,5 1,5 1,5 10,3 40
Fluorures 0,1 mg/l 7,54 11,00 9,72 13,64 9,55 6,46 2,81 3,89 8,99 4,54 0,05 6,44 15
Cyanures 0,01 mg/l 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,010 0,010 0,005 0,005 0,005 0,005 0,1
Hydrocarbures totaux 0,05 mg/l 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 5
Chrome VI 0,005 mg/l 0,003 0,003 0,003 0,003 0,003 0,003 0,003 0,003 0,003 0,003 0,003 0,003 0,1
A.O.X 0,3 mg/l 0,36 0,48 0,05 0,08 0,02 0,01 0,01 0,02 0,15 0,02 0,03 0,03 5
Azote total 1 mg/l 27 32 24 27 20 11 40 22 14 17 91 25 -
Indice phénol 0,01 mg/l 0,005 0,030 0,005 0,005 0,010 0,005 0,005 0,010 0,020 0,005 0,020 0,005 -
Sulfates 0,5 mg/l 548 824 780 818 544 392 193 1045 806 687 591,2 487 -
Arsenic 0,001 mg/l 0,003 0,001 0,010 0,007 0,003 0,003 0,003 0,003 0,003 0,005 0,004 0,006 0,1
Phosphore total 0,05 mg/l 0,050 0,025 0,025 0,025 0,025 0,025 0,070 0,025 0,025 0,025 0,025 0,025 -
Etain 0,005 mg/l 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 -
Manganèse 0,001 mg/l 0,005 0,042 0,012 0,006 0,011 0,028 0,010 0,014 0,007 0,002 0,005 0,004 -
Aluminium + fer - mg/l 0,27 0,25 0,16 0,26 0,39 0,15 0,18 0,24 0,39 0,16 0,20 0,21 -
Plomb 0,005 mg/l 0,0025 0,0090 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,2
Cadmium 0,001 mg/l 0,0005 0,0020 0,0010 0,0010 0,0005 0,0005 0,0005 0,0010 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,05
Mercure 0,0005 mg/l 0,0003 0,0012 0,0007 0,0003 0,0003 0,0003 0,0003 0,0003 0,0003 0,0003 0,00025 0,0023 0,03
Nickel 0,005 mg/l 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,5
Chrome 0,005 mg/l 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0070 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,5
Zinc 0,005 mg/l 0,013 0,050 0,025 0,019 0,020 0,009 0,025 0,022 0,014 0,008 0,007 0,009 1,5
Cuivre 0,005 mg/l 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,5
Thallium 0,001 mg/l 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,05
Dioxines & Furannes 0,7 pg/l - - - 3,9 - - - - 3,6 - - - 300
Valeur dépassant le seuil de l'arrêté préfectoral = gras grisé
Valeur en italique = LQ/2 ; LQ = Limite de Quantification
Date de prélèvement 07/01/2015 05/02/2015 03/03/2015 08/04/2015 05/05/2015 10/06/2015 03/07/2016 04/08/2015 21/09/2015 08/10/2016 03/11/2015 03/12/2015 Seuil
Référence échantillon LQ Unité SOC1501-558-1 SOC1502-684-1 SOC1503-500-1 SOC1504-943-1 SOC1505-836-1 SOC1506-1476-1 SOC1507-412-1 SOC1508-409-1 SOC1509-2360-1SOC1510-1171-1 SOC1511-722 SOC1512-502-1 arrêté
exploitation
pH - - 7,35 6,60 7,05 7,25 7,4 7,95 7,5 7,85 7,35 7,1 7,5 7,3 5,5< <8,5
Matières en suspension 2 mg/l 17 34 22 220 10 94 8 81 5 3 5 5 600
DCO 25 mg/O2/l 48,0 49,0 12,5 12,5 66,0 12,5 12,5 26,2 222,7 74,4 12,5 12,5 2000
D.B.O.5 3 mg/O2/l 1,5 1,5 1,5 46,0 1,5 1,5 1,5 1,5 3,2 42,0 1,5 6 800
COT 3 mg/l 17 19 14 102 27 4 10 11 96 28 9 6 40
Fluorures 0,1 mg/l 0,900 1,100 0,770 0,600 1,140 0,180 0,870 0,950 0,050 0,730 0,050 0,19 15
Cyanures 0,01 mg/l 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,01 0,005 0,1
Hydrocarbures totaux 0,05 mg/l 0,025 0,025 0,025 0,025 0,025 0,025 0,025 0,270 0,025 0,025 0,025 0,025 5
Chrome VI 0,005 mg/l 0,0025 0,0025 0,0025 0,0060 0,0025 0,0050 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,1
A.O.X 0,06 mg/l 0,030 0,030 0,027 0,150 0,037 0,005 0,068 0,005 0,075 0,029 0,064 0,010 5
Azote total 1 mg/l 51,2 45,8 43,0 54,8 49,8 2,7 18,6 32,1 21,6 43,6 28,7 11,0 150
Indice phénol 0,01 mg/l 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 0,020 0,005 0,005 0,005 -
Sulfates 0,5 mg/l 3790 3971 3941 3409 3756 295 4468 4224 2882 5847 4191 3389 -
Arsenic 0,001 mg/l 0,0015 0,0005 0,0026 0,0024 0,0041 0,0005 0,0025 0,0024 0,0005 0,0028 0,0019 0,0005 0,1
Phosphore total 0,05 mg/l 0,080 0,200 0,080 0,080 0,170 20,640 0,060 0,210 0,025 0,070 0,080 0,025 50
Etain 0,005 mg/l 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 -
Manganèse 0,001 mg/l 0,010 0,025 0,025 0,020 0,005 0,008 0,005 0,013 0,135 0,014 0,009 0,005 -
Aluminium + fer - mg/l 0,673 2,030 2,889 1,355 1,204 0,660 0,624 0,913 0,698 0,609 0,484 0,373 -
Plomb 0,005 mg/l 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,0025 0,2
Cadmium 0,001 mg/l 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,05
Mercure 0,0005 mg/l 0,00025 0,00025 0,00025 0,00099 0,0011 0,00025 0,00025 0,00025 0,00025 0,00025 0,00025 0,00025 0,03
Nickel 0,005 mg/l 0,0060 0,0050 0,0025 0,0060 0,0070 0,0060 0,0100 0,0270 0,0100 0,0240 0,0025 0,022 0,5
Chrome 0,005 mg/l 0,0025 0,0050 0,0050 0,0070 0,0090 0,0070 0,0130 0,0310 0,0025 0,0330 0,011 0,031 0,5
Zinc 0,005 mg/l 0,024 0,020 0,030 0,020 0,022 0,008 0,008 0,013 0,077 0,018 0,022 0,017 1,5
Cuivre 0,005 mg/l 0,0080 0,0080 0,0120 0,0180 0,0120 0,0025 0,0025 0,0080 0,0970 0,0120 0,0025 0,0025 0,5
Thallium 0,001 mg/l 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,0005 0,05
Dioxines & Furannes 0,7 pg/l - - - 3,6 - - - - 4,0 - - - 300
Valeur dépassant le seuil de l'arrêté préfectoral = gras grisé
Valeur en italique = LQ/2 ; LQ = Limite de Quantification
USINE D'IVRY Autocontrôle : Analyses sortie stations TE, TER et Neutralisation Flux annuels 2015
Les valeurs dépassant les seuils de l’arrêté préfectoral sont indiquées en rouge.
[1] le flux massique moyen annuel est calculé avec les résultats de la campagne de mesures à
partir de la moyenne arithmétique des flux massiques annuels disponibles calculés selon la règle
suivante : produit de la concentration moyenne et du débit annuel
[1] le flux massique moyen annuel est calculé avec les résultats de la campagne de mesures à partir de la moyenne
arithmétique des flux massiques annuels disponibles calculés selon la règle suivante : produit de la concentration
moyenne et du débit annuel
10
7
PCDD/F - pg/m2/jour
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Résultats de mesure du dépôt en métaux lourds obtenus au cours des dernières années
(jauges) :
- évolution des dépôts en métaux lourds (Cr, Mn, Ni, Cu, As, Cd, Tl et Pb) depuis 2005 :
250
200
Métaux totaux en µg/m²/jour
150
100
50
0
J25 J28 J7/J7' J6 J31 J4 J27 J30 J29 J2 J26 J5
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
250
Métaux totaux en µg/m²/jour
200
150
100
50
0
J25 J28 J7' J6 J31 J4 J27 J30 J29 J2 J26 J5
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
400
Métaux totaux en µg/m²/jour
350
300
250
200
150
100
50
0
J25 J28 J7' J6 J31 J4 J27 J30 J29 J2 J26 J5
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Évolution de la somme des métaux dans les bryophytes entre 2007 et 2015
Évolution des concentrations totales en métaux dans les lichens mesurés entre 2009 et 2015 (en
mg/kg de MS) :
INERIS
BRGM
Dépôts repères (pg I-
Zone Zone Dépôts repères (pg I-
TEQ/m²/jour)
TEQ/m²/jour)
Moyenne
Proximité émetteur
15,2
r < 100 m
Zone d’impact sous les
vents 3,6 « Proximité industrielle » ou «
>16
100 < r < 500 m Proximité d’une source »
Zone d’impact sous les
vents 2,6
500 < r < 1000 m
« Urbaine » ou
Urbain
3,0 « Environnement impacté par 5-16
Bruit de fond
des activités anthropiques »
« Rurale »
Rural
1,9 ou « Bruit de fond urbain et 0-5
Bruit de fond
industriel »
Valeurs repères pour les métaux proposées par l’INERIS (guide de 2015)
INERIS
Dépôts repères (µg/m²/jour)
Moyenne
Métal As Cd Cr Cu Mn Hg Ni Pb Zn
Proximité
émetteur 2,75 2,80 29,5 23 291 0,20 25,9 217 92
r < 100 m
Zone d’impact
sous les vents 1,41 0,30 2,80 40 32 0,32 3,2 11 125
100 < r < 500 m
Zone d’impact
sous les vents
0,96 0,30 2,10 31 35 0,38 5,0 5 77
500 < r < 1000
m
Urbain
1,33 0,50 4,60 21 55 0,12 4,0 20 119
Bruit de fond
Rural
0,91 0,40 2,50 11 43 0,13 3,2 7 153
Bruit de fond
Date
Origine du Date de
Société Période Durée de masse d'incinération
Date déclenche radioélément mise en Commentaires
Commune radioactive décroissance kg possible
ment fosse
théorique
29/03/2015 Paris M édical Iode 131 8 jours 3 mois 0,1 kg 29/06/2015 01/07/2015
17/04/2015 Isséane M édical Iode 131 8 jours 3 mois 0,1 kg 17/07/2015 18/11/2015
25/04/2015 Isséane M édical Iode 131 8 jours 3 mois 0,5 kg 26/07/2015 18/11/2015
30/04/2015 Paris M édical Indium 111 67 heures 1 mois 0,5 kg 30/05/2015 01/07/2015
Kremlin
04/05/2015 M édical Iode 131 8 jours 3 mois 0,5 kg 04/08/2015 18/11/2015
Bicetre
Déchet Déchet
26/05/2015 Isséane Industrie Radium 226 1600 ans 3 kg
longue vie longue vie
23/07/2015 St Ouen M édical Iode 131 8 jours 3 mois 0,5 kg 23/10/2015 18/11/2015
LIGNE Durée
Durée Fiche
Date Heure Heure départ
1 début début
Date fin
fin aux
arrêt Incident Cause incident
d'urgence (FIE)
exutoires
Fuite au niveau du
Arrêt
Novembre 07/11/15 [Link] 08/11/15 [Link] 00:00 [Link] oui circuit hydraulique du
d'urgence
four
Défaut d'alimentation
Arrêt en déchets suite à un
Novembre 09/11/15 [Link] 10/11/15 [Link] 00:00 [Link] oui
d'urgence blocage au niveau de la
grille de combustion
0:00 [Link]
Arrêt de l'alimentation
en déchets suite à un
défaut d'automatisme
Arrêt
Juin 05/06/15 [Link] 05/06/15 [Link] 00:00 [Link] oui sur un pont alors que
d'urgence
l'autre pont était
immobilisé pour
maintenance.
Arrêt de l'alimentation
Incident en déchets suite à un
Juin 23/06/15 [Link] 23/06/15 [Link] 00:00 [Link] oui
d'exploitation bourrage au niveau de
l'alimenteur du four.
Arrêt du traitement des
fumées suite à une
pression basse en
Incident sortie des électrofiltres.
Juillet 17/07/15 [Link] 17/07/15 [Link] 00:05 [Link] oui
d'exploitation Ouverture de la trappe
anti-explosion suite à
une surpression du
four.
Arrêt du traitement des
Incident fumées par pression
Juillet 22/07/15 [Link] 22/07/15 [Link] 00:00 [Link] oui
d'exploitation très basse à la sortie
des électrofiltres.
Arrêt du traitement des
fumées suite un défaut
de transmission de la
Incident
Juillet 23/07/15 [Link] 23/07/15 [Link] 00:00 [Link] oui marche du ventilateur
d'exploitation
de tirage
(microcoupure) vers le
contrôle commande.
Arrêt du traitement des
Incident
Juillet 28/07/15 [Link] 28/07/15 [Link] 00:00 [Link] oui fumées suite à un
d'exploitation
basculement électrique.
Arrêt de l'alimentation
en déchet suite à un
défaut d'automatisme
Arrêt
Septembre 24/09/15 [Link] 24/09/15 [Link] 00:00 [Link] oui sur un pont alors que
d'urgence
l'autre pont était
immobilisé pour
maintenance.
Arrêt du traitement des
Incident fumées suite à une
Octobre 25/10/15 [Link] 25/10/15 [Link] 00:00 [Link] oui
d'exploitation surpression dans le
four.
Arrêt du traitement des
Incident fumées, suite à une
Décembre 09/12/15 [Link] 09/12/15 [Link] 00 :00 [Link] oui
d'exploitation coupure générale
d'électricité.
0:05 [Link]
FOURS 1 et 2
0:05 [Link]
AST : Test Annuel de Surveillance des appareils mesurant en continu les rejets atmosphériques
iTEQ : Equivalence de toxicité. Afin de pouvoir caractériser la charge toxique liée aux dioxines, un
indicateur a été développé au niveau international, l’équivalent toxique (TEQ) qui existe sous
deux systèmes d’unité: l’iTEQOTAN et l’iTEQOMS. Les résultats de dioxines et furanes présentés
Parmi les 210 congénères de dioxines / furanes, seuls 17 sont considérés comme toxiques (7
dioxines et 10 furanes). Chacun de ces 17 congénères présente une toxicité différente. A chaque
congénère retenu est attribué un coefficient de toxicité, qui a été estimé en comparant sa toxicité
à celle de la 2, 3, 7 et 8 TCDD (appelée aussi dioxine de Seveso). L’équivalent toxique d’un
mélange de congénères est la somme des concentrations des 17 congénères toxiques,
pondérées par leurs coefficients de toxicité respectifs.
mg/Nm3 à 11 % d’O2 sur gaz sec : milligramme par normal mètre cube de gaz (1 m3 de gaz dans
les conditions normales de température et de pression, soit 273 kelvins ou 0 degré Celsius et
1,013 105 pascals ou 1,013 bar). Les concentrations sont ramenées à 11 % d’O2 par Nm3 de gaz
sec.
mS/cm : Millisiemens par centimètre, unité utilisée pour exprimer la conductivité électrique.
OM : Ordures Ménagères
PCB : PolyChloroBiphénols
PCI : Pouvoir Calorifique Inférieur, chaleur dégagée par une combustion qui exclut la chaleur de
condensation de l’eau supposée restée à l’état de vapeur.
PCDD : Dioxines
PCDF : Furanes