Chapitre 3 Comment devenons-nous des acteurs sociaux ?
Objectifs du chapitre :
- Savoir que la socialisation est un processus
- être capable d’illustrer la pluralité des instances de socialisation
- connaître le rôle spécifique de la famille, de l’école , des médias et du groupe de pairs dans le
processus de socialisation des enfants et des jeunes.
- Savoir illustrer le caractère différencié des processus de socialisation en fonction du milieu social
et du genre.
I Pour vivre dans une société un individu doit intérioriser des valeurs et des normes.
II la socialisation va permettre aux individus d’apprendre à vivre en société
A qu’est-ce que la socialisation ?
B la socialisation primaire se distingue de la socialisation secondaire
III par quels mécanismes l’enfant intériorise-t-il des valeurs et des normes ?
A L’injonction (ou inculcation)
B L’imitation
C L’interaction
IV Quelles sont les instances de socialisation
A Les instances de socialisation sont multiples
B La famille et l’école sont deux instances particulièrement prégnantes dans la socialisation primaire
1 la famille
a la famille est une instance forte de socialisation, puisqu’elle intervient dès la naissance.
b En famille, la socialisation est essentiellement explicite et verticale descendante.
c la famille est source, le plus souvent, d’ une reproduction sociale
2 L’école
a l’école a une place importante dans la socialisation des jeunes
b l’école est un lieu d’apprentissage de la langue française, des valeurs et des normes de la société
c l’école est principalement un lieu de socialisation verticale mais c’est aussi un lieu de socialisation horizontale
d l’école est un lieu de socialisation explicite
e mais l’école est également un lieu de socialisation implicite
C l’influence d’autres instances de socialisation
V Une socialisation différenciée
A Une socialisation différenciée selon le genre
1 une attitude différente envers les enfants selon leur genre
2 des répercussions dans le domaine scolaire et dans la vie d’adulte
B Une socialisation différenciée selon le milieu social
1 des pratiques et des attentes différentes selon les milieux
a l’exemple de l’alimentation
b l’exemple des études
2 des impacts dans les résultats scolaires et la vie d’adulte
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Chapitre 3 comment devenons-nous des acteurs sociaux ?
I Pour vivre dans une société un individu doit intérioriser des valeurs et des normes.
La vie en société n’est pas innée.
Le film de François TRUFFAUT L’enfant Sauvage (1970) en atteste. (lire le synopsis p 94).
Le film relate l’histoire d’un enfant sauvage retrouvé par des chasseurs dans une forêt à la
fin du XVIII. Au moment où ils le découvrent le comportement du garçon fait bien plus penser
à celui d’un animal qu’à celui d’un enfant de son âge. En effet n’ayant pas appris comment il
était censé se comporter toute son attitude relève de l’inné et non de l’acquis. Par ex il cherche
des glands et des racines pour se nourrir.
Recueilli par un docteur il va progressivement s’imprégner de valeurs et de normes et cela
va l’amener à s’éloigner de son comportement initial pour adopter un comportement
compatible avec une vie en société.
Rappel
Valeur= manière d’être ou d’agir qu’une société propose comme un idéal à ses membres.
Normes= ensemble des règles qui régissent les comportements des individus et qui sont
liées à des sanctions.
II la socialisation va permettre aux individus d’apprendre à vivre en société
A qu’est-ce que la socialisation ?
La socialisation est le processus par lequel l’individu intériorise l’ensemble des normes et
valeurs du groupe auquel il appartient.
Le terme processus signifie que la socialisation n’est pas un état mais un processus
d’apprentissage qui se déroule tout au long de la vie. Elle commence à la naissance et se
poursuit jusqu’à la fin de la vie.
B la socialisation primaire se distingue de la socialisation
secondaire (doc 2 p 82)
La socialisation primaire a lieu durant l’enfance alors que la socialisation secondaire a lieu
au cours de la vie d’adulte.
III par quels mécanismes l’enfant intériorise-t-il des valeurs et des normes ?
Il existe trois mécanismes de socialisation de l’enfant qui permettent l’apprentissage et
l’intériorisation des normes et des valeurs : l’injonction, l’imitation et l’interaction.
A L’injonction (ou inculcation ) (doc 3 p 83)
les adultes donnent des ordres.
C’est une transmission méthodique et volontaire, l’individu est passif. Elle s’appuie
généralement sur un système de marques de désaccord (on parle de sanction négative) et
de récompenses (on parle alors de sanction positive). ex : Range ta chambre, dis bonjour à
la dame
B L’imitation
L’enfant reproduit, donc imite, les gestes, les paroles, les comportements de son entourage.
Il n’y a pas nécessairement de transmission réellement volontaire. ex : un jeune enfant
adopte les mêmes attitudes que son grand frère.
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C L’interaction
l’enfant apprend au contact des autres, grâce à ses erreurs et il adapte progressivement son
comportement en raison des interactions avec les autres
Ex : Cours de récréation. Il comprend par la réaction des autres quand ils reçoivent sur la t^te
un ballon qu’il vient de lancer qu’il doit éviter de le faire à nouveau.
Remarque : dans le 1er mécanisme l’enfant n’a pas le choix alors que les 2 derniers modes de
socialisation laissent une part active à l’enfant. L’enfant choisit davantage les comportements
qu’il imite. Cette latitude explique que si au sein d’un même milieu social l’enfant va avoir dans
l’ensemble des pratiques, attitudes et comportements conformes à son milieu social, à sa
famille ; il peut aussi avoir des pratiques différentes. Ceci participe aussi de l’explication de
trajectoire particulière de certains individus.
IV Quelles sont les instances de socialisation ?
A les instances de socialisation sont multiples
On peut évoquer la famille, l’école, les pairs (personnes ayant le même statut), le milieu
professionnel, le monde associatif, le monde politique, les instances religieuses et les
médias…Toutes n’interviennent pas ni dans les mêmes moments de la vie de l’individus, ni
avec la même force/nature.
B la famille et l’école sont deux instances particulièrement
prégnantes dans la socialisation primaire
1 la famille
a la famille est une instance forte de socialisation,
puisqu’elle intervient dès la naissance. (Document 2 P 84)
La famille transmet le langage, les règles de vie, les valeurs. Elle est primordiale dans la
structuration ultérieure de la personnalité.
Cette prépondérance de la famille s’explique par 3 facteurs essentiels :
En 1er lieu, elle intervient dès le plus jeune âge, lorsque l’enfant est le plus malléable.
En 2eme lieu, elle agit dans un climat affectif intense, ce qui rend l’enfant extrêmement
réceptif aux apprentissages (doc 3 p 85)
En 3ème lieu, elle est particulièrement présente car les contacts sont quotidiens entre
parents et enfants.
b En famille, la socialisation est essentiellement
explicite et verticale descendante .
En 1er lieu, la socialisation par la famille est généralement explicite .
En effet la socialisation est un objectif de la famille. Son but est l’intégration de l’enfant dans
un groupe social, l’acquisition d’une position sociale future.
Les parents vont transmettre des codes (ex normes de politesse), vont œuvrer pour encadrer
les relations des enfants (ex choix des écoles, des activités extra scolaires) ou développer
chez eux certains atouts qu’ils jugent importants (ex la recherche du dépassement de soi à
travers une activité sportive).
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Toutefois une socialisation implicite se déroule aussi de la famille par ex quand l’enfant
choisit d’imiter un comportement qu’il a observé chez ses parents.
En 2nd lieu, la socialisation par la famille est généralement verticale descendante :
En effet le plus souvent elle va de parents à enfants, d’adulte de la parentèle à enfant.
Néanmoins Il arrive qu’il y ait une socialisation verticale ascendante dans certains cas Par ex
des enfants qui apprennent les règles pour utiliser des nouvelles technologies
c la famille est source, le plus souvent, d’ une
reproduction sociale
La famille transmet valeurs et normes du groupe social de la famille d’une génération à
l’autre. La socialisation effectuée par la famille est source de reproduction
sociale puisqu’elle concourt au maintien des normes et des valeurs du groupe social. La
socialisation familiale favorise le maintien du statut social.
Dans les familles favorisées il s’agit d’une reproduction choisie. En effet les parents ont
tout fait (ex choix des écoles ; stratégie d’orientation) pour que leurs enfants puissent, eux
aussi, une fois devenus adultes, accéder à une position sociale valorisée.
En revanche, dans les familles modestes, il s’agit d’une reproduction sociale subie. Les
parents n’ont pas tout fait pour que leurs enfants aient le même sort qu’eux. Mais par ex
comme les parents n’étaient pas en mesure d’aider leurs enfants dans leur apprentissage
scolaire ces derniers n’ont pas pu faire aisément de bonnes études. Or dépourvues d’études
valorisées il leur est difficile de ne pas faire partie à leur tour des catégories populaires
(agriculteurs, ouvriers, employés) lorsqu’ils deviennent adultes.
Toutefois l’enfant n’est pas uniquement passif : il peut « trier » les valeurs et les normes. Il
peut par ex, en opposition à sa famille adopter des valeurs et des normes différentes de celles
que ses parents se sont efforcés de lui transmettre.
2 L’école
a l’école a une place importante dans la socialisation des jeunes
L’école a une place importante dans la socialisation des jeunes. En effet ils la fréquentent
durant une longue période, allant de leurs 2/3 ans jusqu’ leur entrée dans le monde
professionnel.
b l’école est un lieu d’apprentissage de la langue française, des
valeurs et des normes de la société
Certains enfants n’ont pas la possibilité d’apprendre la langue française, parce que leurs
parents ne la parlent pas. L’école permet donc à ces enfants d’apprendre la langue de la
société où ils vivent.
Par ailleurs l ’école diffuse des valeurs essentielles pour apprendre à vivre ensemble dans
une société comme par ex l’égalité. Les jeunes intériorisent donc par ex que les hommes et
les femmes doivent être égaux dans une société et qu’il ne faut pas que des individus soient
victimes de discrimination en raison de leur sexe. Cela pourra les amener plus tard, lorsqu’ils
travailleront, à ne pas effectuer de discrimination salariale en fonction du genre.
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De plus l’école prône aussi une meilleure égalité des chances. Elle conduit donc les jeunes
à intérioriser que pour qu’il y ait une justice sociale dans la société il faut que cette dernière
veille à ce qu’il y ait plus d’égalité des chances. Ainsi l’école, en permettant à tous les jeunes,
quel que soit leur milieu ou leur sexe, de pourvoir, en théorie se préparer aux mêmes diplômes
leur permet d’avoir les mêmes chances d’accéder aux positions valorisées dans une société.
En outre, l’école apprend aux jeunes à observer des normes comme par exemple le fait
d’être à heure en cours. Le jeune pourra ainsi par la suite plus facilement être ponctuel dans
son travail, parce qu’il aura été conditionné pour le faire à l’école.
c l’école est principalement un lieu de socialisation verticale mais
c’est aussi un lieu de socialisation horizontale
En 1er lieu, l’école est essentiellement un lieu de socialisation verticale. En effet on a une
transmission d’éducateur à élève. Cette transmission est intense en raison de la durée de
scolarisation, obligatoire jusqu’à 16 ans, et qui commence dès 2/3 ans.
En 2nd lieu, l’école est également un lieu de socialisation horizontale. En effet les pairs (les
camarades de classe) concourent eux aussi à la socialisation des jeunes.
Lire le document 4 P 87
d l’école est un lieu de socialisation explicite
L’école est un lieu de socialisation explicite puisque l’école a des objectifs prédéfinis. En
effet l’école doit transmettre des savoirs, des savoirs faire et des savoirs être . En outre,
l’école doit former des citoyens, capables de vivre ensemble. Elle doit véhiculer les valeurs
de la République et de la laïcité.
e mais l’école est également un lieu de socialisation implicite
A l’école, la socialisation est aussi implicite. En effet l’école transmet implicitement une
vision du monde qui repose par ex sur le travail personnel, la méritocratie, la division du
temps entre travail et repos.
C l’influence d’ autres instances de socialisation
D’autres instances de socialisation que la famille et l’école interviennent dans le processus de
socialisation.
Par ex , les pairs transmettent eux aussi des valeurs et des normes. Par ex un adulte peut
intérioriser des normes en imitant des collègues de travail
Autre ex, les médias interviennent dans la socialisation. Par ex voir que dans les films les
femmes travaillent généralement peut amener une petite fille à intérioriser qu’il faudra qu’elle
travaille plus tard.
V Une socialisation différenciée
A Une socialisation différenciée selon le genre
1une attitude différente envers les enfants selon leur genre
A travers des jouets, des vêtements et des activités qui changent selon le genre les adultes
poussent les enfants à intérioriser des rôles sociaux (comportements attendus de la part des
autres) qui ne sont pas les mêmes selon que l’on est un garçon ou une fille.
Simone de BEAUVOIR a ainsi écrit dans son ouvrage Le Deuxième Sexe (1949) « on ne naît
pas femme : on le devient »
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En 1er lieu intéressons-nous aux jouets .
Par ex offrir un poupon à une petite fille l’amène à intérioriser que plus tard ce sera
principalement elle devra s’occuper des enfants. Cela aura des retombées sur sa vie d’adulte :
elle aura tendance à plus s’impliquer sur le plan quantitatif dans l’éducation de ses enfants que
son conjoint.
Les garçons en revanche se voient davantage offrir des jouets tournés vers l’extérieur,
comme des engins de construction. Ils intériorisent que leur vie d’adulte se fera en dehors de
la maison.
En 2ème lieu penchons-nous sur les vêtements.
Par ex offrir un déguisement de cuisinière à une petite fille la conduit à intérioriser que les
activités à la maison seront plus tard essentielles pour elle. Offrir un déguisement de Zoro à
un petit garçon l’amène à intérioriser que l’action est essentielle pour un garçon.
En 3ème lieu, réfléchissons aux activités.
Par ex inscrire un garçon aux échecs lui apprend que se mesurer aux autres est crucial.
Inscrire une fille à un cours de danse classique est censé l’amener à intérioriser qu’une fille
doit être gracieuse. C’est aussi une activité qui favorise le respect de règles (dans un ballet il
faut absolument respecter ce qui a été prévu dans la chorégraphie), attitude que l’on retrouvera
plus tard plutôt chez les femmes que chez les hommes parce que les petites filles l’auront
intériorisé durant leur enfance.
2 des répercussions dans le domaine scolaire et dans la vie d’adulte
Sur le plan quantitatif, les filles réussissent mieux en moyenne que les garçons à l’école.
En effet la socialisation différentielle des filles les a amenées à être plus attentives aux
consignes, plus travailleuses, plus rigoureuses.
Selon le Ministère de l’Education Nationale, le taux de réussite des filles au bac est supérieur,
quel que soit le bac, à celui des garçons. Et dans l’ensemble, sur 100 filles ayant passé le bac
en 2018, 91 l’ont réussi contre seulement 86 garçons.
Elles font ainsi en moyenne des études plus longues que les garçons.
Sur le plan qualitatif, les filles ne font pas les mêmes études supérieures que les garçons.
En effet leur socialisation différentielle les a conduites, dans le supérieur, à être sur-
représentées dans des filières censées être « féminines » (ex études de lettres) et à être
sous-représentées dans des filières censées être « masculines » (ex études d’ingénieur, où
les femmes ne représentent que 26,9% des étudiants en 2016 (document 3 p 93). Elles
« s’autocensurent dans leurs ambitions » (texte du document 3 p 93), ce qui les conduit à
proportionnellement moins présenter de CPGE que les garçons à dossier équivalent.
Une fois adultes les hommes et les femmes n’exercent pas les mêmes métiers (par ex les
femmes sont surreprésentées dans le professions paramédicales) et n’ont pas le même
niveau de responsabilité (par ex elles sont sous-représentées chez les professeurs en
médecine). En effet la socialisation différentielle pousse le femmes à bien souvent ne pas
franchir à un mur de verre (comme si un mur invisible les empêchait d’aller vers des métiers
censés relever de l’univers masculin) et à un plafond de verre (comme si un plafond invisible
leur interdisait de dépasser un certain niveau de responsabilité).
B Une socialisation différenciée selon le milieu social
1 des pratiques et des attentes différentes selon les milieux
Selon le milieu social, les enfants ne sont pas amenés à respecter les mêmes normes.
a l’exemple de l’alimentation
L’alimentation est un exemple d’intériorisation de normes différentes selon les milieux. Elle
apparait donc comme un marqueur social.
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Selon le milieu social, les valeurs et les normes alimentaires transmises ne seront pas les
mêmes. Les usages à tables diffèrent aussi.
En effet, dans les milieux favorisés, les parents sont attachés au respect des normes
nutritionnelles et donnent à leurs enfants une alimentation considérée comme saine,
équilibrée : fruits et légumes et permettant de rentrer dans les normes corporelles en vigueur.
En revanche, dans les milieux les plus modestes, les parents et notamment les mères vont
chercher à faire plaisir à leurs enfants, à ne pas les priver. Ainsi par ex les enfants y boiront
plus fréquemment des sodas que dans les autres milieux. La peur du manque est toujours
présente, même inconsciente. Etre une bonne mère passe par le fait de montrer que l’on peut
nourrir suffisamment ses enfants
b l’exemple des études
Les parents favorisés disposent d’atouts pour favoriser la réussite scolaire (ex un
vocabulaire plus riche, une meilleure connaissance des thèmes étudiés et de ce qui est
valorisé à l’école) que les parents modestes n’ont pas. Les enfants des 1ers sont donc plus
« préparés » par leur parents pour réussir à l’école (ex les parents ont tendance à être plus
exigeants quand leurs enfants s’expriment pour qu’ils utilisent le mot permettant de traduire de
la manière la plus juste leur idée) que ceux des 2nds.
2 des impacts dans les résultats scolaires et la vie d’adulte (document 3 p
87)
Il résulte de la socialisation différentielle selon le milieu une réussite scolaire inégale selon
les milieux d’origine des enfants.
Les enfants de milieux favorisés réussissent mieux en moyenne que les autres à l’école. En
effet les inégalités matérielles et culturelles au sein des familles font que les enfants sont
inégalement préparés à ce qu’exige le travail scolaire. Il en résulte un risque d’échec scolaire
hétérogène selon le milieu. Ainsi en 2017 15% des enfants d’ouvriers ont déjà redoublé contre
seulement 3% des enfants de cadres (doc. 3).
La probabilité d’accéder aux études supérieures les plus sélectives n’est donc pas la même
selon les milieux d’origine. Ainsi les enfants de milieux favorisés sont surreprésentés en
classe préparatoire alors que les jeunes de milieux modestes y sous sous-représentés.
Par ailleurs les habitudes acquises durant l’enfance vont durablement marquer les pratiques
à l’âge adulte en raison d’un habitus de classe. Ainsi par ex les lecteurs sont
proportionnellement bien plus nombreux chez les cadres que chez les ouvriers, et chez les
catégories supérieurs bien plus chez les enseignants et professions intellectuelles supérieures
que chez les chefs d’entreprises ou patrons d’industrie et du commerce par exemple.