VACCINATION
VACCINATION
1
Maladies ciblées et vaccins
2
La chaîne du froid vaccinale
3
Sécurité des injections
4
Microplanification
pour atteindre toutes les
communautés
5
T
Centre
de santé
CS
de district Organisation d’une séance
T
de vaccination
6
Liste de contrôle Diagramme Programme
vaccinale de suivi national PEV
Suivi et surveillance
Boîte de sécurité
T
pour aiguilles et
seringues usagées Boîte de seringues de
reconstitution Siège pour parent/
personne s’occupant de
Boîte de
7
l’enfant et enfant
seringues AB Kit MAPI
Feuille de
pointage
Porte-vaccins Récipient d’eau
et coussinet en mousse
Déchets Savon
Travailler en partenariat
avec les communautés
Cuvette
Catalogage à la source : Bibliothèque de l’OMS
Vaccination pratique : guide à l’usage des personnels de santé – mise à jour 2015
Contenu : Module 1 : Maladies ciblées et vaccins – Module 2 : La chaîne du froid vaccinale – Module 3 :
Sécurité des injections – Module 4 : Microplanification pour atteindre toutes les communautés – Module 5 :
Organisation d’une séance de vaccination – Module 6 : Suivi et surveillance – Module 7 : Travailler en partenariat
avec les communautés
Tous droits réservés. Les publications de l’Organisation mondiale de la Santé sont disponibles sur le site Web de
l’OMS (www.who.int) ou peuvent être achetées auprès des Éditions de l’OMS, Organisation mondiale de la
Santé, 20 avenue Appia, 1211 Genève 27 (Suisse) téléphone : +41 22 791 3264 ; télécopie : +41 22 791 4857 ;
courriel : [email protected]. Les demandes relatives à la permission de reproduire ou de traduire des
publications de l’OMS – que ce soit pour la vente ou une diffusion non commerciale – doivent être envoyées aux
Éditions de l’OMS via le site Web de l’OMS à l’adresse
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Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent
de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays,
territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits
discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives
dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif.
La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont
agréés ou recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé, de préférence à d’autres de nature analogue.
Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé.
L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations
contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse
ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun
cas, l’Organisation mondiale de la Santé ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son
utilisation.
Table des matières
Vaccination pratique i
Table des matières
ii Vaccination pratique
Abréviations et sigles
Abréviations et sigles
AB autobloquant (seringue et dispositif d’injection prérempli)
BCG bacille de Calmette et Guérin (vaccin antituberculeux)
CS centre de santé
CTC chaîne à température contrôlée
DOTS directly observed treatment schedule (programme de traitement
antituberculeux directement observé)
DT vaccin à anatoxines diphtérique et tétanique
dT vaccin à anatoxines diphtérique et tétanique avec une
concentration plus faible en anatoxine diphtérique
DTC vaccin combiné contenant anatoxines diphtérique et tétanique, et
anticoquelucheux
DTC+HepB vaccin combiné contenant les vaccins DTC et contre l’hépatite B
DTC+HepB+Hib vaccin combiné contenant les vaccins DTC, contre l’hépatite B et
contre Haemophilus influenzae type b
30 DTR 30-day electronic temperature logger (enregistreur électronique de
température de 30 jours)
FNUAP Fonds des Nations Unies pour la population
GAPPD Global Action Plan for Pneumonia and Diarrhoea (Plan d’action
mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la
diarrhée)
HepB hépatite B
Hib Haemophilus influenzae type b
ID intradermique
ILR ice-lined refrigerator (réfrigérateur à garniture réfrigérante)
IM intramusculaire
JNV journées nationales de vaccination (pour l’éradication de la polio)
MAPI manifestation postvaccinale indésirable
MCV measles-containing vaccine (vaccin à valence rougeole)
Men méningite (p. ex. dans MenA)
OMS Organisation mondiale de la Santé
ONG organisation non gouvernementale
PAB protected at birth (protégé à la naissance)
PATH Program for Appropriate Technology in Health
PCV pastille de contrôle des vaccins
PEV Programme élargi de vaccination
PPAV poliomyélite paralytique associée au vaccin
PVH papillomavirus humain
PVS poliovirus sauvage
R vaccin contre la seule rougeole
RO vaccin combiné contenant les vaccins contre la rougeole et les
oreillons
iv Vaccination pratique
Remerciements
Remerciements
Cette édition revue et corrigée de Vaccination pratique est le résultat d’un travail d’équipe
entre l’OMS et d’autres partenaires de l’Alliance du vaccin, Gavi, en particulier : UNICEF,
Centers for Disease Control (CDC), Program for Appropriate Technology in Health (PATH)
et John Snow, Inc. (JSI), ainsi que de nombreuses personnes qui œuvrent à améliorer les
services de vaccination de par le monde. Nous sommes particulièrement reconnaissants à
JSI pour son soutien à l’élaboration du Module 7 et à PATH pour le soutien apporté au
Module 2.
Mme Jhilmil Bahl s’est chargée de la coordination de cette publication au siège de l’OMS,
en collaboration avec plusieurs employés de l’équipe de vaccination du siège et des offices
régionaux.
Nous tenons à remercier le Dr Amulya Reddy, qui a collaboré à ce projet en tant que
consultante, pour le soutien technique et la perspective d’ensemble qu’elle a apportés à ce
projet. Nos remerciements vont également à Mme Marg Estcourt pour ses observations,
notamment sur le Module 5.
Les auteurs tiennent enfin à remercier sincèrement tous ceux qui ont contribué à l’élaboration
de cette publication.
Vaccination pratique v
Préface
Préface
Comme la précédente édition de Vaccination pratique a été traduite et utilisée dans le monde
entier, nous étions conscients de la lourde responsabilité qui nous incombait en nous lançant
dans cette nouvelle version. Cette version comporte sept modules au lieu de huit : nous avons
en effet décidé que nos lecteurs trouveraient plus utile de combiner la description des maladies
à cibler et celles de vaccins correspondants. Nous avons en outre ajouté plusieurs vaccins qui
sont devenus plus accessibles et qui sont maintenant plus fréquemment utilisés. Enfin nous
avons augmenté la section consacrée à l’intégration des vaccinations à d’autres interventions
de santé publique : de formidables opportunités se sont en effet faites jour dans ce domaine
au cours des années qui ont suivi l’édition précédente.
Nous nous sommes également trouvés confrontés à des questions fondamentales. En premier
lieu, il s’est agi de décider si Vaccination pratique devait constituer un manuel de formation
rédigé dans un style pédagogique, ou rester un guide pratique et une source d’informations.
Nous avons décidé qu’il devait rester un livre à consulter pour y trouver des informations
plutôt qu’un manuel pédagogique. Il n’en demeure pas moins une ressource précieuse pour les
ateliers de vaccination.
Il s’est ensuite agi de définir le public cible. De toute évidence, Vaccination pratique est conçu
pour le personnel en charge de la fourniture des services de santé ; il doit donc être aussi
pratique que possible. Nous étions cependant conscients du fait que cet ouvrage est aussi
utilisé à presque tous les niveaux, ce qui nous a amenés à définir notre public cible comme
le « niveau des centres de santé et régional », c’est-à-dire les personnes en contact direct avec
les patients ou le niveau au-dessus. Les fonctions de ces deux niveaux se chevauchent en fait
souvent et il n’a pas forcément été nécessaire de présenter le matériel différemment.
Il a enfin fallu décider ce que l’on pouvait omettre. Nous n’avons pas tenté d’inclure tous les
vaccins actuellement disponibles, mais uniquement ceux qui sont communément utilisés ;
nous n’avons pas non plus fourni d’informations techniques sur les stratégies de vaccination
supplémentaire, qui sont couvertes ailleurs.
Cette édition revue et corrigée avait pour but de répondre au besoin d’améliorer les services
de vaccination pour atteindre durablement plus de nourrissons, en se fondant sur l’expérience
de l’éradication de la polio. Nous avons donc adapté des informations concernant la
planification, le suivi et l’utilisation des données dans le cas de la polio, informations qui
peuvent s’appliquer à tous les niveaux pour améliorer les services de vaccination. Ajoutons que
la révision de ces modules est le résultat d’un travail d’équipe. Un grand nombre d’experts,
d’organisations et d’institutions ont bien voulu y contribuer et nous les remercions tous pour
le temps qu’ils ont consacré à patiemment parcourir les versions successives de l’ouvrage.
Cet ouvrage est dédié aux centaines de milliers d’agents de santé qui sont responsables de
par le monde de la vaccination d’innombrables enfants contre les maladies à prévention
vaccinale. Le message que ceux qui ont contribué à l’ouvrage leur adressent d’une seule voix
est le suivant : « Vous faites déjà un travail remarquable ; ce petit livre est destiné à vous aider
à utiliser encore mieux votre temps et vos ressources pour améliorer encore vos services. »
vi Vaccination pratique
1 : Maladies ciblées et vaccins
1 Maladies ciblées
et vaccins
À propos de ce module…
Ce module présente les maladies ciblées par les programmes de vaccination et les vaccins qui servent à
les prévenir. Les maladies sont classées selon l’ordre alphabétique anglais. Lorsque des vaccins combinés
sont recommandés, les précisions les concernant sont fournies dans des tableaux récapitulatifs intégrés
aux sections correspondantes.
Les pays déterminent chacun leur programme de vaccination et choisissent comment conditionner les
vaccins. Il est donc conseillé aux agents de santé qui fournissent des services de vaccination de toujours
consulter leurs calendriers nationaux et les instructions de manipulation locales.
Les tableaux récapitulatifs sur les vaccins que l’on trouve dans le présent module fournissent des
recommandations quant aux programmes de vaccination, fondées sur les résumés des prises de
position de l’OMS, disponibles en ligne à l’adresse suivante : http://www.who.int/immunization/
policy/immunization_tables/fr/.
Les programmes de vaccination sont l’occasion de promouvoir des services intégrés et d’améliorer
globalement la santé des bénéficiaires. Dans ce module, nous en donnerons trois exemples :
la vaccination anti-PVH (contre le papillomavirus humain), qui est l’occasion de synergies avec les
activités de lutte contre le cancer du col de l’utérus et les services de santé pour adolescents,
la supplémentation en vitamine A dans le cadre du Programme élargi de vaccination (PEV) et les
mesures de prévention de la pneumonie et de la diarrhée complémentaires à la vaccination, qui
s’inscrivent dans le cadre du Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et
la diarrhée de 2013.
Module 1 : Maladies ciblées et vaccins
4.3 Quels sont les symptômes et signes du cancer du col de l’utérus ?.................................... (1)19
4.4 Quel est le traitement en cas de cancer du col de l’utérus ?................................................. (1)19
4.5 Comment peut-on prévenir et lutter contre le cancer du col de l’utérus ?....................... (1)20
4.6 Qu’est-ce que le vaccin anti-PVH ?............................................................................................... (1)20
4.7 Le vaccin anti-PVH est-il sûr et quelles sont les manifestations
postvaccinales indésirables potentielles ?................................................................................ (1)21
4.8 Quand administrer le vaccin anti-PVH ?..................................................................................... (1)21
5. L’encéphalite japonaise..................................................................................(1)23
5.1 Qu’est-ce que l’encéphalite japonaise ? .................................................................................... (1)23
5.2 Comment l’encéphalite japonaise se propage-t-elle ?........................................................... (1)23
5.3 Quels sont les symptômes et signes de l’encéphalite japonaise ?...................................... (1)23
5.4 Quelles sont les complications de l’encéphalite japonaise ?................................................ (1)23
5.5 Quel est le traitement en cas d’encéphalite japonaise ?........................................................ (1)24
5.6 Comment peut-on prévenir l’encéphalite japonaise ?........................................................... (1)24
5.7 Qu’est-ce que le vaccin contre l’encéphalite japonaise ?....................................................... (1)24
5.8 Le vaccin contre l’encéphalite japonaise est-il sûr et quelles sont les
manifestations postvaccinales indésirables potentielles ?................................................... (1)25
5.9 Quand administrer le vaccin contre l’encéphalite japonaise ?............................................. (1)25
6. La rougeole.....................................................................................................(1)28
6.1 Qu’est-ce que la rougeole ?........................................................................................................... (1)28
6.2 Comment la rougeole se propage-t-elle ?................................................................................. (1)28
6.3 Quels sont les symptômes et signes de la rougeole ?............................................................ (1)28
6.4 Quelles sont les complications de la rougeole ?...................................................................... (1)28
6.5 Quel est le traitement en cas de rougeole ?.............................................................................. (1)29
6.6 Comment peut-on prévenir la rougeole ? ................................................................................ (1)29
6.7 Comment lutter contre la rougeole à l’échelle mondiale ?................................................... (1)29
6.8 Quels sont les vaccins à valence rougeole ?.............................................................................. (1)29
6.9 Le vaccin contre la rougeole est-il sûr et quelles sont les manifestations
postvaccinales indésirables potentielles ?................................................................................ (1)30
6.10 Quand administrer les vaccins à valence rougeole ?.............................................................. (1)30
7. La méningococcie...........................................................................................(1)32
7.1 Qu’est-ce que la méningococcie ?............................................................................................... (1)32
7.2 Comment la méningococcie se propage-t-elle ?..................................................................... (1)32
7.3 Quels sont les symptômes et signes de la méningococcie ?................................................ (1)32
7.4 Quelles sont les complications de la méningococcie ?.......................................................... (1)32
7.5 Quel est le traitement en cas de méningococcie ?.................................................................. (1)33
7.6 Comment peut-on prévenir la méningite à méningocoque ?.............................................. (1)33
7.7 Comment lutter contre la méningococcie ?.............................................................................. (1)33
7.8 Qu’est-ce que le vaccin antiméningococcique ?...................................................................... (1)33
7.9 Le vaccin antiméningococcique est-il sûr et quelles sont les manifestations
postvaccinales indésirables potentielles ?................................................................................ (1)34
7.10 Quand administrer les vaccins antiméningococciques ?....................................................... (1)34
8. Les oreillons....................................................................................................(1)37
8.1 Qu’est-ce que les oreillons ?.......................................................................................................... (1)37
8.2 Comment les oreillons se propagent-ils ?.................................................................................. (1)37
8.3 Quels sont les symptômes et signes des oreillons ?................................................................ (1)37
8.4 Quelles sont les complications des oreillons ?......................................................................... (1)37
8.5 Quel est le traitement en cas d’oreillons ?................................................................................. (1)38
8.6 Comment peut-on prévenir les oreillons ?................................................................................ (1)38
8.7 Comment lutter contre les oreillons à l’échelle internationale ?.......................................... (1)38
8.8 Quels sont les vaccins anti-ourliens ?......................................................................................... (1)38
8.9 Le vaccin anti-ourlien est-il sûr et quelles sont les manifestations
postvaccinales indésirables potentielles ?................................................................................ (1)39
8.10 Quand administrer les vaccins anti-ourliens ?.......................................................................... (1)39
9. La coqueluche ................................................................................................(1)41
9.1 Qu’est-ce que la coqueluche ? ..................................................................................................... (1)41
9.2 Comment la coqueluche se propage-t-elle ?............................................................................ (1)41
9.3 Quels sont les symptômes et signes de la coqueluche ?....................................................... (1)41
9.4 Quelles sont les complications de la coqueluche ?................................................................. (1)41
9.5 Quel est le traitement en cas de coqueluche ?......................................................................... (1)42
9.6 Comment peut-on prévenir la coqueluche ?............................................................................ (1)42
9.7 Quels sont les vaccins contenant un anticoquelucheux ?..................................................... (1)42
9.8 Le vaccin anticoquelucheux est-il sûr et quelles sont les manifestations
postvaccinales indésirables potentielles ?................................................................................ (1)43
9.9 Quand administrer les vaccins contenant un anticoquelucheux ?...................................... (1)43
10. La pneumococcie..........................................................................................(1)45
10.1 Qu’est-ce que la pneumococcie ?................................................................................................ (1)45
10.2 Comment la pneumococcie se propage-t-elle ?...................................................................... (1)45
10.3 Quels sont les symptômes et signes de la pneumococcie ?................................................. (1)45
10.4 Quelles sont les complications de la pneumococcie ?........................................................... (1)46
10.5 Quel est le traitement en cas de pneumococcie ?................................................................... (1)46
10.6 Comment peut-on prévenir la pneumococcie ?...................................................................... (1)46
10.7 Comment lutter contre la pneumococcie à l’échelle internationale ?................................ (1)46
10.8 Qu’est-ce que le vaccin antipneumococcique conjugué ?.................................................... (1)46
10.9 Le vaccin antipneumococcique conjugué est-il sûr et quelles sont les
manifestations postvaccinales indésirables potentielles ?................................................... (1)48
10.10 Quand administrer le vaccin antipneumococcique conjugué ?........................................... (1)48
11. La polio ........................................................................................................(1)50
11.1 Qu’est-ce que la polio ?................................................................................................................... (1)50
11.2 Comment la polio se propage-t-elle ?........................................................................................ (1)50
11.3 Quels sont les symptômes et signes de la polio ?.................................................................... (1)50
11.4 Quel est le traitement en cas de polio ?..................................................................................... (1)50
11.5 Comment peut-on prévenir la polio ?........................................................................................ (1)51
11.6 Qu’est-ce que le vaccin antipoliomyélitique ?.......................................................................... (1)51
1 La diphtérie
1.1 Qu’est-ce que la diphtérie ?
La diphtérie est causée par la bactérie Corynebacterium diphtheriae. Cette bactérie produit une
toxine qui peut endommager ou détruire les tissus et les organes du corps humain. Un des
types de diphtérie affecte la gorge et parfois les amygdales. Un autre type, plus fréquent dans
les zones tropicales, provoque des ulcères cutanés.
La diphtérie touche les gens de tous les âges, mais le plus souvent ce sont les enfants non
vaccinés qui en sont victimes. Dans les climats tempérés, la diphtérie tend à se produire
pendant la saison froide.
Pour la diphtérie qui affecte la gorge et les amygdales, les premiers symptômes sont le mal de
gorge, la perte d’appétit et une légère température. En deux ou trois jours, une membrane
blanchâtre tirant sur le bleu, ou grise, se forme dans la gorge et sur les amygdales. Cette
membrane adhère au voile du palais et peut saigner. En cas de saignement, la membrane peut
virer au gris verdâtre ou au noir. À ce stade, le patient peut soit se remettre, soit devenir très
faible et mourir en six à dix jours. Les patients atteints de diphtérie grave n’ont pas de forte
fièvre mais leur cou peut enfler et leurs voies respiratoires s’obstruer.
La complication la plus grave de la diphtérie est l’obstruction des voies respiratoires qui
provoque la mort. Pendant la phase initiale de la maladie, ou même plusieurs semaines plus
tard, les patients peuvent faire de l’arythmie cardiaque, ce qui peut provoquer une insuffisance
cardiaque. Certains patients atteints de diphtérie souffrent de myocardite ou d’endocardite, ce
qui peut entraîner des maladies cardiaques chroniques ou une insuffisance cardiaque.
d’autres personnes à la maladie. Les patients cessent d’être contagieux deux jours environ
après le début d’un traitement antibiotique.
Afin de confirmer le diagnostic, les agents de santé doivent prélever des échantillons
de cultures de la gorge des cas suspects. Le traitement doit cependant commencer
immédiatement, sans attendre le résultat de l’analyse des cultures.
La manière la plus efficace de prévenir la diphtérie dans une communauté est de faire
en sorte que le taux de vaccination y reste élevé. Dans la plupart des pays, le vaccin est
administré avec celui contre le tétanos et la coqueluche (c’est le vaccin DTC). Certain pays
utilisent maintenant un vaccin pentavalent qui combine le DTC avec les vaccins contre
l’hépatite B (HepB) et contre Haemophilus influenzae type b (Hib). Le vaccin pentavalent
(DTC+HepB+Hib) permet de réduire le nombre d’injections requises pour immuniser les
nourrissons. On trouvera dans les Sections 1.7 à 1.9 et dans le Tableau 1.1 ci-dessous une
description des vaccins antidiphtériques.
Parmi les vaccins antidiphtériques, on compte les suivants : le vaccin combiné avec tétanos
toxoïde (DT/dT), le vaccin combiné avec tétanos et coqueluche (DTC) et le vaccin combiné
avec tétanos, coqueluche, hépatite B et Haemophilus influenzae type b (pentavalent). On
les trouve en conditionnement monodose ou multidose. Les vaccins pentavalents avec
composante Hib lyophilisée doivent être reconstitués : voir Module 5 (Organisation d’une
séance de vaccination), Section 4.2, pour de plus amples détails. Ces vaccins doivent être
conservés entre +2 °C et +8 °C et ne doivent pas être congelés. Les vaccins pentavalents sont
sensibles à la congélation. Si l’on pense qu’un vaccin a été congelé, il faut effectuer le « Test
d’agitation » pour vérifier que le flacon peut être utilisé en toute sécurité : voir Module 2
(La chaîne du froid vaccinale), Section 7. Pour l’utilisation des flacons multidoses ouverts, se
conformer aux politiques nationales concernant les flacons multidoses : voir Module 2 (La
chaîne du froid vaccinale), Section 5, pour la politique de l’OMS.
Les vaccins contenant un antidiphtérique sont administrés en doses de 0,5 ml par injection
intramusculaire dans la partie antérolatérale (externe) de la cuisse chez les nourrissons et dans
le muscle deltoïde (haut du bras) chez les enfants moins jeunes et les adultes.
rappel et guérissent généralement sans traitement. Chez les adultes qui reçoivent des rappels,
on enregistre des réactions localisées au point d’injection (rougeurs et œdèmes, dans 38 % des
cas, et douleurs, dans 20 % des cas).
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale des vaccins
antidiphtériques combinés ici (en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/
tools/vaccinfosheets/en/
Il faut inclure le vaccin contenant un antidiphtérique dans les programmes de vaccination des
nourrissons. On recommande généralement une primo-vaccination de trois doses dès l’âge de
six semaines, avec un intervalle de quatre à six semaines entre les doses.
Les enfants de un à sept ans qui n’ont pas été vaccinés doivent recevoir trois doses de DTC,
avec un intervalle de deux mois entre la première et la deuxième dose et un intervalle de six à
12 mois entre la deuxième et la troisième.
Pour tous les enfants de plus de sept ans et tous les adultes, y compris les femmes enceintes, il
faut utiliser le dT, puisqu’il a une concentration moins élevée en toxoïde diphtérique. Pour les
personnes non vaccinées de plus de sept ans, on recommande deux doses de dT séparées par
un intervalle d’un ou deux mois, suivies d’une troisième dose après six à 12 mois.
Lorsque ce vaccin est combiné avec un antitétanique, il faut prévoir un programme infantile
de cinq doses : trois chez les nourrissons, une autre (DT) pendant la petite enfance (entre
un et six ans) et une autre (dT) pendant l’adolescence (entre 12 et 15 ans). Une dose
supplémentaire à l’âge adulte fournit probablement une protection à vie.
Manifestations indésirables Graves : on n’a pas enregistré de réactions indésirables graves dues au seul toxoïde
diphtérique
Bénignes : réactions au point d’injection, fièvre
Dosage 0,5 ml
Conservation Entre +2 °C et +8 °C
Ne pas congeler
Haemophilus influenzae est une bactérie que l’on trouve communément dans le nez et la gorge
des enfants. Il y a six types d’Haemophilus influenzae encapsulés. Parmi ces derniers, le type b
est celui qui pose le plus gros problème de santé publique. Haemophilus influenzae type b, ou
Hib, est responsable de 90 % de toutes les infections graves par Haemophilus influenzae.
Hib provoque de graves pneumonies, la méningite et d’autres maladies invasives, cela presque
exclusivement chez les enfants de moins de cinq ans.
Hib se propage de personne à personne par les gouttelettes provenant de la toux ou des
éternuements. Les enfants peuvent être porteurs de Hib dans leur nez ou leur gorge sans avoir
de symptômes ou de signes de la maladie (ce sont des porteurs sains), mais peuvent alors
infecter d’autres personnes.
2.3 Quels sont les symptômes et les signes des pathologies à Hib ?
Les pathologies graves les plus fréquemment causées par Hib sont la pneumonie et
la méningite. Même si Hib n’est pas la seule cause de ces maladies, cette bactérie doit
figurer parmi les premiers suspects lorsqu’un enfant présente les symptômes et les signes
correspondants. Les enfants atteints de pneumonie peuvent avoir de la fièvre, des frissons, de
la toux, une respiration rapide ou une rétraction de la cage thoracique. Les enfants atteints de
méningite peuvent avoir de la fièvre, des maux de tête, de la photophobie, une raideur de la
nuque et parfois un état confusionnel et une altération de la conscience.
Hib peut provoquer d’autres maladies en infectant différentes parties du corps. Deux formes
moins fréquentes, mais graves, de pathologies à Hib sont l’épiglottite, une inflammation
de l’épiglotte à l’entrée du larynx, qui provoque une respiration bruyante (stridor) et des
problèmes respiratoires, et la septicémie, une infection hématologique, qui provoque la fièvre,
des tremblements ou des frissons et une propagation des bactéries.
Les enfants qui survivent à la méningite à Hib peuvent avoir des handicaps neurologiques
permanents, y compris des lésions cérébrales, des pertes de l’ouïe et l’arriération mentale, dans
nombre de cas : jusqu’à 40 %.
Les pathologies à Hib peuvent être traitées avec des antibiotiques, comme l’ampicilline, le
cotrimoxazole, les céphalosporines et le chloramphénicol. Mais on trouve actuellement dans
de nombreuses parties du monde un Hib résistant aux antibiotiques courants.
Les vaccins contenant Hib sont disponibles sous forme monovalente ou en combinaison. La
combinaison du vaccin Hib avec DTC et HepB, ou vaccin pentavalent (DTC+HepB+Hib),
permet de limiter le nombre d’injections qu’un nourrisson doit recevoir pour compléter le
programme de vaccination recommandé.
Les vaccins contenant Hib sont proposés en formule liquide ou en poudre lyophilisée, en
conditionnement monodose ou multidose. Le vaccin pentavalent est disponible en flacons
de deux ou dix doses. Le vaccin pentavalent avec une composante Hib lyophilisée doit être
reconstitué : voir Module 5 (Organisation d’une séance de vaccination), Section 4.2, pour plus
de détails. Le solvant pour le vaccin pentavalent est la composante DTC+HepB. Les vaccins
contenant Hib doivent être conservés entre +2 °C et +8 °C et ne doivent pas être congelés.
La congélation n’endommage pas le vaccin Hib lyophilisé indépendant, mais endommage les
vaccins liquides Hib et pentavalents. Si l’on pense qu’un vaccin a été congelé, il faut effectuer
le Test d’agitation pour vérifier que le flacon peut être utilisé en toute sécurité : voir Module 2
(La chaîne du froid vaccinale), Section 7. Pour l’utilisation des flacons multidoses ouverts, se
conformer aux politiques nationales concernant les flacons multidoses : voir Module 2 (La
chaîne du froid vaccinale), Section 5, pour la politique de l’OMS.
Les vaccins contenant Hib sont administrés en doses de 0,5 ml dans la partie antérolatérale
(externe) de la cuisse chez les nourrissons. Ils peuvent être administrés dans le muscle deltoïde
(haut du bras) chez les enfants moins jeunes (de 12 à 24 mois).
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale des vaccins Hib et
des vaccins combinés ici (en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/
vaccinfosheets/en/
Comme les pathologies graves à Hib se produisent surtout avant l’âge de 24 mois et que les
bébés sont le plus à risque entre quatre et 18 mois, les vaccins contenant Hib doivent être
incorporés à tous les programmes de vaccination de nourrissons. On peut ici suivre un des
trois calendriers suivants : trois doses primaires sans rappel (3p+0), deux doses primaires plus
un rappel (2p+1) ou trois doses primaires plus un rappel (3p+1). La série doit commencer à
partir de l’âge de six semaines, ou dès que possible après cet âge. L’intervalle entre les doses
doit être d’au moins quatre semaines dans le cas de trois doses primaires et d’au moins huit
semaines dans le cas de deux doses primaires. En cas de dose de rappel, il faut attendre au
moins six mois après la fin de la série primaire pour l’administrer. Si des enfants commencent
leur vaccination tard, mais ont moins de 12 mois, il est recommandé qu’ils terminent le
programme. Lorsqu’une première dose est administrée à plus de 12 mois, une seule dose est
recommandée. Le vaccin Hib n’est pas requis pour les enfants en bonne santé après l’âge de
cinq ans.
Tableau 1.2 Sommaire des vaccins contenant Hib : Hib, pentavalent (DTC+HepB+Hib)
Nombre de doses 3
Calendrier • Administré en tant que pentavalent ou par injection séparée en même temps que DTC
dès l’âge de 6 semaines
• 3p+0 : 3 doses primaires administrées à des intervalles minimums de 4 semaines
• 2p+1 : 2 doses primaires administrées à des intervalles minimums de 8 semaines et
rappel au moins 6 mois après 2e dose primaire
• 3p+1 : 3 doses primaires administrées à des intervalles minimums de 4 semaines et
rappel au moins 6 mois après 3e dose primaire
• Les enfants de plus de 12 mois qui n’ont pas reçu de série primaire peuvent recevoir
une dose unique
Précautions spéciales Pour pentavalent : ne pas utiliser le vaccin pentavalent pour administrer la dose néonatale
du vaccin contre l’hépatite B
Dosage 0,5 ml
Conservation • Entre +2 °C et +8 °C
• Ne pas congeler
3 L’hépatite B
3.1 Qu’est-ce que l’hépatite B ?
L’hépatite B est une infection du foie causée par un virus. Parmi les adultes qui attrapent
l’hépatite B, 90 % se remettent entièrement. Par contre, 90 % des nourrissons infectés lors
de l’accouchement ou avant l’âge d’un an contractent la forme chronique de la maladie.
Environ 780 000 personnes meurent chaque année des conséquences de l’hépatite B, comme
la cirrhose et le cancer du foie.
Le virus de l’hépatite B se propage par contact avec du sang ou d’autres liquides biologiques
contaminés dans les situations suivantes : a) de la mère à l’enfant lors de l’accouchement,
b) lors de l’interaction entre enfants qui ont des coupures, des égratignures, des morsures
et/ou des éraflures, c) de personne à personne lors de rapports sexuels et d) par les
injections et/ou les transfusions à risque ou les blessures par piqûre avec du sang contaminé.
Globalement, l’hépatite B est de 50 à 100 fois plus contagieuse que le VIH.
L’hépatite B aiguë ne cause pas souvent des symptômes et des signes, mais lorsque c’est le
cas, les patients peuvent souffrir d’épuisement, de nausées, de vomissements, de douleurs
abdominales et de jaunisse (peau et yeux jaunis). Chez les patients atteints d’hépatite B
chronique, les signes d’insuffisance hépatique (abdomen gonflé, saignements anormaux et
changement d’état mental) augmentent avec la progression de la maladie.
Une faible proportion des infections aiguës sont graves (hépatite fulminante) ou fatales.
Chez les personnes atteintes d’hépatite chronique, les complications graves peuvent en outre
comprendre la cirrhose et le cancer du foie.
Il n’y a pas de traitement spécifique pour l’hépatite B aiguë. On peut dans certains cas traiter
l’hépatite B chronique avec de l’interféron et des antiviraux.
Les personnes qui se remettent entièrement de l’hépatite B aiguë ont une immunité à vie
contre la maladie.
Les vaccins contenant l’hépatite B (HepB) sont disponible sous forme monovalente (vaccin
anti-hépatite B seul) ou combinée (DTC+HepB pentavalent ou quadrivalent). Le vaccin
HepB monovalent est un liquide disponible en flacons monodoses ou multidoses, ou
dans des dispositifs d’injection autobloquants préremplis. Le vaccin pentavalent avec une
composante Hib lyophilisée doit être reconstitué : voir Module 5 (Organisation d’une séance
de vaccination), Section 4.2, pour plus de détails. Les vaccins contenant HepB doivent être
conservés entre +2 °C et +8 °C. Ils sont sensibles à la congélation. Si l’on pense qu’un vaccin
a été congelé, il faut effectuer le Test d’agitation pour vérifier que le flacon peut être utilisé
en toute sécurité : voir Module 2 (La chaîne du froid vaccinale), Section 7. Pour l’utilisation
des flacons multidoses ouverts, se conformer aux politiques nationales concernant les flacons
multidoses : voir Module 2 (La chaîne du froid vaccinale), Section 5, pour la politique de
l’OMS.
Les vaccins contenant HepB sont administrés en doses de 0,5 ml par injection intramusculaire
dans la partie antérolatérale (externe) de la cuisse chez les nourrissons, et dans le muscle
deltoïde (haut du bras) chez les enfants moins jeunes et les adultes.
Si les flacons de vaccin HepB sont conservés pendant longtemps, le vaccin risque de se
dissocier du liquide. Le vaccin ressemble alors à du sable fin au fond du flacon. Agiter le
flacon avant d’utiliser le vaccin pour bien le mélanger.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale du vaccin HepB ici
(en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/vaccinfosheets/en/
Tous les nourrissons doivent recevoir le vaccin HepB à la naissance, de préférence dans les
premières 24 heures. Pour cette dose de naissance, n’utiliser que le vaccin HepB seul. On peut
l’administrer en même temps que le vaccin BCG. Les vaccins combinés avec HepP, comme le
vaccin pentavalent, sont recommandés pour les doses subséquentes. Deux doses additionnelles
peuvent être administrées sous la forme du vaccin pentavalent 1 et 3, ou trois doses
additionnelles sous la forme du vaccin pentavalent 1, 2 et 3. Prévoir un intervalle minimum
de quatre semaines entre les doses.
Le vaccin HepB peut aussi être administré aux groupes d’âge moins jeunes qui sont à risque
d’infection, y compris les patients qui ont besoin de transfusions fréquentes, les dialysés,
les consommateurs de drogues injectables, les membres de la famille de patients souffrant
d’hépatite chronique, ainsi que leurs partenaires sexuels, et le personnel de santé.
Calendrier : • Série primaire de 3 doses : HepB seul dès que possible après la naissance (< 24h),
pentavalent 1, pentavalent 3
Dose de naissance d’HepB
suivie de pentavalent • Série primaire de 4 doses : HepB seul dès que possible après la naissance (< 24h),
pentavalent 1, pentavalent 2, pentavalent 3
• Un intervalle minimum de 4 semaines entre les doses est requis pour les 2 séries
• Pour le calendrier pentavalent, voir Tableau 1.2 : 1e dose à 6 semaines (minimum), 2e et
3e doses 4 à 8 semaines après la dose précédente
Rappel Aucun
Précautions spéciales Pour la dose de naissance, n’utiliser que le vaccin HepB seul (ne pas utiliser le vaccin
pentavalent pour la dose de naissance)
Dosage 0,5 ml
Conservation • Entre +2 °C et +8 °C
• Ne pas congeler
Le cancer du col de l’utérus est la principale cause du décès par cancer chez les femmes adultes
des pays en développement et le deuxième des cancers les plus fréquents chez les femmes à
l’échelle mondiale. Environ 85 % des décès dus au cancer du col de l’utérus se produisent
dans les pays en développement.
Le PVH se propage facilement par contact cutané direct. Presque toutes les personnes sexuelle-
ment actives sont infectées à un moment donné, généralement au début de leur vie sexuelle.
Parmi les symptômes et signes du cancer du col de l’utérus, on compte les saignements
vaginaux anormaux (après les rapports sexuels et/ou en dehors des règles), les douleurs
pelviennes, les douleurs à la jambe et les maux de dos, les sécrétions vaginales, l’épuisement
et la perte de poids. L’anémie, l’insuffisance rénale et les fistules peuvent aussi se produire au
stade avancé du cancer du col de l’utérus.
Il faut adopter une approche globale, telle qu’elle est décrite à la Section 4.5, pour prévenir le
cancer du col de l’utérus.
Lorsque le cancer du col de l’utérus est détecté tôt grâce à des méthodes de dépistage telles
que le frottis, les tests d’ADN et/ou une inspection visuelle après application d’acide acétique,
il peut être opéré et guéri grâce à un traitement localisé (p. ex. cryothérapie). Le traitement
du cancer à un stade avancé est complexe et consiste généralement en une combinaison de
chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie.
Les vaccins anti-PVH actuellement disponibles peuvent prévenir l’infection par les deux types
de PVH (16 et 18) qui causent 70 % des cancers du col de l’utérus. Cela est particulièrement
important dans les pays qui ne disposent pas des ressources nécessaires pour financer des
programmes de dépistage efficaces. On recommande au moins un dépistage par frottis, test
d’ADN ou inspection visuelle après application d’acide acétique pour les femmes de 30 à
49 ans, même si elles ont été vaccinées, puisqu’elles peuvent contracter un cancer du col de
l’utérus dû à un autre type de PVH. L’utilisation des préservatifs peut lui aussi réduire le
risque d’infection par le PVH. Pour les femmes séropositives, le dépistage doit commencer dès
que le diagnostic de VIH est confirmé, indépendamment de leur âge.
L’introduction des vaccins anti-PVH doit s’inscrire dans une stratégie coordonnée pour
prévenir le cancer du col de l’utérus.
La vaccination anti-PVH des sujets mâles ne doit pas être considérée comme prioritaire,
surtout dans les contextes où l’on manque de ressources. Les données disponibles montrent
que la priorité absolue doit être accordée à la réduction des cas de cancer du col de l’utérus
grâce à une vaccination rapide et massive des filles.
On trouvera dans les Sections 4.6 à 4.8 et dans le Tableau 1.4 une description des vaccins
disponibles contre le PVH.
disponible en flacons de deux doses. Il n’y a pas besoin de reconstituer ces vaccins. Ils doivent
être conservés entre +2 °C et +8 °C. Pour l’utilisation des flacons multidoses ouverts, se
conformer aux politiques nationales : voir Module 2 (La chaîne du froid vaccinale), Section 5,
pour la politique de l’OMS concernant les flacons multidoses.
Ces vaccins sont tous deux administrés en deux ou trois doses séparées de 0,5 ml par injection
intramusculaire.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale des vaccins anti-PVH
ici (en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/vaccinfosheets/en/
Les filles de neuf à 13 ans, non encore sexuellement actives, constituent la population à
cibler pour la prévention du cancer du col de l’utérus. Pour les filles de moins de 15 ans, on
recommande un calendrier de deux doses, avec un intervalle de six mois. Même les jeunes
filles qui ont plus de 15 ans au moment de la seconde dose sont suffisamment protégées
par deux doses. Il n’y a pas d’intervalle maximum recommandé entre les doses. On suggère
cependant un intervalle qui n’excède pas les 12 à 15 mois afin de compléter rapidement le
programme de vaccination, avant le début de l’activité sexuelle. Si l’intervalle entre deux
doses est inférieur à cinq mois, il faut administrer une troisième dose au moins six mois après
la première. Pour les femmes de plus de 15 ans dont le système est immunodéficient (et ne
réagira donc pas normalement) et/ou qui sont séropositives, on recommande un calendrier de
trois doses (à 0, 1 ou 2 mois, et 6 mois).
Les vaccins anti-PVH peuvent être administrés dans des centres de santé, dans le cadre d’une
stratégie plus globale, ou par un service de proximité à base scolaire et/ou communautaire. Si
une jeune fille tombe enceinte avant d’avoir reçu tous les vaccins anti-PVH, il est conseillé de
remettre la ou les dose(s) restante(s) à plus tard puisque le vaccin n’est pas autorisé pendant
la grossesse. À ce jour, aucun problème de santé n’a cependant été observé chez la mère ou
l’enfant après une vaccination pratiquée pendant la grossesse.
Tableau 1.4 Sommaire concernant les vaccins anti-PVH pour les filles de 9 à 13 ans
Type de vaccin Capside de protéine recombinante, vaccin liquide
Calendrier : • 0 et 6 mois
bivalent • Il n’y a pas d’intervalle maximum entre les doses : si la fille a moins de 15 ans au moment de
(PVH types 16 et 18 ; GSK la 1e dose, deux doses suffisent
Cervarix®)
• Si l’intervalle entre doses est de moins de 5 mois, administrer une 3e dose au moins 6 mois
quadrivalent après la 1e
(PVH types 6, 11, 16 et 18 ; Merck
NB : Pour les femmes de ≥ 15 ans, ou qui ont un système immunodéficient et/ou sont
Gardasil®)
séropositives, on recommande un programme de 3 doses (à 0, 1 ou 2, et 6 mois)
Dosage 0,5 ml
Conservation Entre +2 °C et +8 °C
Ne pas congeler
5 L’encéphalite japonaise
5.1 Qu’est-ce que l’encéphalite japonaise ?
L’encéphalite japonaise est une inflammation du cerveau causée par un virus. On la trouve
dans presque tous les pays d’Asie, dans certaines îles du Pacifique et dans une zone restreinte
du nord de l’Australie. Traditionnellement considérée comme une maladie infantile,
l’encéphalite japonaise peut toucher tous les âges, particulièrement lorsque le virus est
introduit dans des régions dont la population n’a pas encore d’immunité.
Ce sont les moustiques qui propagent le virus de l’encéphalite japonaise. Ce virus infecte
normalement les oiseaux et les animaux domestiques, spécialement les échassiers et les
cochons, qui lui servent de réservoir. Lorsqu’un moustique pique un animal infecté et pique
ensuite un être humain, ce dernier peut contracter la maladie.
Dans les zones climatiques tempérées, l’encéphalite japonaise est plus fréquente pendant la
saison chaude. Dans les régions subtropicales et tropicales, cette maladie est plus virulente
pendant la saison des pluies ou juste après ; mais lorsque l’irrigation encourage la propagation
des moustiques, la transmission peut se produire toute l’année. Ce sont les habitants des
zones rurales, rizicoles en particulier, qui sont les plus vulnérables ; l’encéphalite japonaise est
cependant en pleine évolution.
La majorité des infections ne causent que des symptômes bénins, ou pas de symptômes
du tout. En moyenne, seule une personne sur 250 qui ont contracté le virus présente des
symptômes. Ces symptômes, qui apparaissent généralement entre quatre et 14 jours après
l’infection, sont grippaux, avec l’apparition soudaine de fièvre, de frissons, de maux de tête,
de fatigue, de nausées et de vomissements. Chez les enfants, des maux d’estomac ou de ventre
peuvent être les principaux symptômes pendant les phases initiales de la maladie. Des signes
de confusion ou le coma apparaissent après trois ou quatre jours. Les enfants ont souvent des
convulsions.
Dans environ 20-30 % des cas, l’encéphalite japonaise est fatale ; ce sont les jeunes enfants (de
moins de dix ans) qui risquent le plus d’être gravement malades ou de mourir de l’encéphalite
japonaise. Parmi les victimes qui survivent à la maladie, 30 à 50 % souffriront de lésions
cérébrales ou de paralysie.
Il n’existe pas de traitement spécifique. Comme l’encéphalite japonaise est causée par un
virus, les antibiotiques ne sont pas efficaces. Il faut appliquer des traitements de soutien qui
atténuent les symptômes.
La vaccination est de loin la mesure la plus importante pour lutter contre l’encéphalite
japonaise. On ne connaît en effet pas de mesure environnementale efficace pour empêcher
la propagation de l’encéphalite japonaise. Les améliorations socioéconomiques et les
modifications des pratiques agricoles peuvent réduire la transmission virale par endroits,
mais la vaccination à grande échelle des populations touchées avec des vaccins efficaces et
abordables semble être la mesure la plus logique, du moins à court terme. Le vaccin contre
l’encéphalite japonaise est décrit dans les Sections 5.7 à 5.9 et dans le Tableau 1.5.
Les moustiquaires peuvent aider à prévenir l’encéphalite japonaise chez les jeunes enfants
puisque les moustiques porteurs d’encéphalite japonaise tendent à piquer leurs victimes au
crépuscule.
Il existe maintenant quatre types de vaccins qui protègent contre l’encéphalite japonaise :
• vaccin inactivé préparé sur cellules Vero : le vaccin de la marque JEEV® a été préqualifié
par l’OMS
• vaccin vivant atténué : les flacons monodoses ou multidoses du vaccin sont préqualifiés par
l’OMS
• vaccin vivant recombiné : ce type de vaccin, également préparé sur cellules Vero, et
préqualifié par l’OMS, combine des éléments d’un virus atténué de l’encéphalite japonaise
et un virus vaccinal atténué de la fièvre jaune (parmi les marques correspondantes, on
compte IMOJEV®, JE-CV® et ChimeriVax-JE®)
• vaccin inactivé préparé sur tissu cérébral murin (du cerveau de la souris) : il s’agit d’un
vaccin plus ancien, qui est progressivement remplacé par les plus récents ci-dessus ; l’OMS
n’a pas préqualifié de vaccin inactivé préparé sur tissu cérébral murin.
On trouvera dans les tableaux 1.5 à 1.7 un sommaire des vaccins contre l’encéphalite
japonaise.
L’OMS recommande les trois premiers types de vaccin, plus récents, plutôt que les vaccins
inactivés préparés sur tissu cérébral murin, moins récents.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale des vaccins contre
l’encéphalite japonaise ici (en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/
vaccinfosheets/en/
Le vaccin contre l’encéphalite japonaise doit être intégré aux programmes PEV dans toutes
les régions où l’encéphalite japonaise constitue un problème de santé publique. La stratégie
de vaccination la plus efficace dans les contextes où l’encéphalite japonaise est endémique
consiste dans un premier temps en des campagnes uniques de rattrapage (comme les semaines
de santé de l’enfant ou les campagnes multi-antigènes au sein d’une population cible
primaire locale précise) ; il faut ensuite inclure le vaccin contre l’encéphalite japonaise dans le
programme de vaccination de routine.
Tableau 1.5 Sommaire concernant le vaccin contre l’encéphalite japonaise inactivé préparé sur cellules Vero
NB : Ce tableau concerne principalement JEEV®, préqualifié par l’OMS. Si l’on opte pour d’autres marques de vaccin inactivé préparé sur cellules Vero, se
conformer aux instructions du fabricant.
Type de vaccin Inactivé préparé sur cellules Vero
Nombre de doses 2 doses à des intervalles de 4 semaines, la série primaire commençant à l’âge de ≥ 6 mois dans les contextes où
la maladie est endémique
Calendrier Voir ci-dessus
Rappel La position de l’OMS est que la nécessité d’un rappel dans les contextes d’endémicité n’a pas été clairement
établie
Contre-indications Allergie connue au vaccin ou à ses composantes
Manifestations indésirables Réactions au point d’injection : douleurs, rougeurs, œdèmes (dans 4 % des cas), urticaire (6 %), maux de tête et
vertiges (moins de 1 %), fièvre (12 %)
Précautions spéciales Remettre la vaccination en cas d’état fébrile aigu grave
Dosage 0,25 ml pour les enfants de < 3 ans, 0,5 ml pour ≥ 3 ans
Point d’injection Partie antérolatérale (externe) de la cuisse chez enfants
Muscle deltoïde du haut du bras chez les adultes
Type d’injection Intramusculaire
Conservation Entre +2 °C et +8 °C
Tableau 1.6 Sommaire concernant le vaccin contre l’encéphalite japonaise vivant atténué
Type de vaccin Virus vivant atténué
Nombre de doses 1
Calendrier Dose unique administrée à l’âge de > 8 mois
Rappel La position de l’OMS est que la nécessité d’un rappel dans les contextes d’endémicité n’a pas été clairement
établie
Contre-indications • Allergie connue au vaccin ou à une de ses composantes
• Grossesse
• Tout état entraînant une baisse de l’immunité ou une immunodéficience, y compris en raison d’une infection
(comme le VIH), d’un médicament et/ou de problèmes congénitaux (de naissance)
• Maladies aiguës, maladies chroniques graves et maladies chroniques avec symptômes aigus et/ou fièvre
• Encéphalopathie (affection du cerveau), épilepsie non maîtrisée (crises) et autres maladie du système
nerveux
Manifestations indésirables Forte fièvre (5-7 % des personnes vaccinées), réactions au point d’injection (rougeurs, œdèmes : dans moins de
1 % des cas avec certains vaccins), légère fièvre, irritabilité, nausées et vertiges (rares)
Précautions spéciales • Vérifier les antécédents médicaux : attention en cas de convulsions ou de maladies chroniques, soit chez
l’individu soit dans sa famille, en cas d’allergies ou pour les femmes qui allaitent
• Remettre la vaccination d’au moins 3 mois si la personne a reçu des immunoglobulines
• Compter un intervalle d’au moins 1 mois, tant avant qu’après un autre vaccin
• Les femmes en âge de procréer doivent éviter de tomber enceintes pendant au moins 3 mois après la
vaccination
• Le vaccin contre l’encéphalite japonaise vivant atténué ne doit pas être administré pendant les saisons
d’épidémie d’encéphalite japonaise
Dosage 0,5 ml
Point d’injection Haut du bras
Type d’injection Sous-cutanée
Conservation Entre +2 °C et +8 °C
Tableau 1.7 Sommaire concernant le vaccin contre l’encéphalite japonaise vivant recombiné
Type de vaccin Vaccin à virus vivant recombiné
Nombre de doses 1
Rappel La position de l’OMS est que la nécessité d’un rappel dans les contextes d’endémicité n’a pas été
clairement établie
Manifestations indésirables Comparables à celles d’autres vaccins ; taux de réactions locales moindre chez les adultes, par rapport
aux vaccins contre l’encéphalite japonaise préparés sur tissu cérébral murin ; de fortes fièvres et des
maladies virales aiguës n’ont été signalées que 2 fois
Conservation Entre +2 °C et +8 °C
Tableau 1.8 Sommaire concernant le vaccin contre l’encéphalite japonaise préparé sur tissu cérébral murin
Type de vaccin Vaccin vivant atténué
Rappel Après 1 an
Manifestations indésirables • Graves : choc anaphylactique chez 1-2 % des personnes vaccinées ; réactions d’hypersensibilité
(allergie), parfois jusqu’à 9 jours après la vaccination, chez 17 % ; complications affectant le système
nerveux chez 1-2,3 %
• Bénignes : fièvre, œdèmes au point d’injection chez environ 20 % des personnes vaccinées ; maux
de tête, myalgie (douleurs musculaires), faible fièvre, nausées, vomissements, douleurs abdominales,
éruption, frissons, vertiges chez 5-30 %
Dosage 0,5 ml
Conservation Entre +2 °C et +8 °C
6 La rougeole
6.1 Qu’est-ce que la rougeole ?
La rougeole est une maladie très contagieuse provoquée par un virus. Malgré l’existence
d’un vaccin sûr et efficace, elle reste une cause majeure de décès chez les enfants en bas âge à
l’échelle mondiale. Or plus de 95 % des morts dues à la rougeole se produisent dans des pays
à faible revenu et dotés d’infrastructures médicales insuffisantes.
Parce que la maladie est si contagieuse, elle a tendance à se produire sous forme d’épidémie
avec des taux de létalité élevés dans des contextes comme celui des camps de réfugiés. Les cas
graves de rougeole sont particulièrement fréquents chez les enfants malnutris, notamment
en cas de déficience en vitamine A, de conditions surpeuplées et chez ceux dont les systèmes
immunitaires sont affaiblis par le VIH/sida ou d’autres maladies.
La rougeole se propage par contact avec les sécrétions nasales et laryngées de personnes
infectées et lorsque ces malades toussent ou éternuent.
Les personnes qui ont la rougeole sont contagieuses pendant plusieurs jours avant d’avoir des
symptômes et plusieurs jours après. La maladie se propage facilement dans les endroits où il y
a beaucoup de nourrissons ou d’enfants, comme les centres de santé et les écoles.
Le premier signe de la rougeole est une température élevée, qui se déclare environ dix à
12 jours après l’exposition au virus de la rougeole et qui dure plusieurs jours. Pendant cette
période, le patient peut avoir le nez qui coule (rhinorrhée), une toux, des yeux rougis et
larmoyants, ainsi que de petites taches blanches à l’intérieur des joues (ce sont les signes de
Koplik). Environ sept à 18 jours après l’exposition au virus, une éruption légèrement surélevée
apparaît, généralement au visage ou sur le haut du cou. En trois jours environ, l’éruption se
propage au corps puis aux pieds et aux mains. Elle dure entre cinq et six jours puis disparaît.
Les enfants non immunisés de moins de cinq ans, les nourrissons en particulier, ont de plus
fortes chances de contracter la rougeole et de souffrir de complications de cette maladie,
ou même d’en mourir. Les nourrissons qui l’attrapent peuvent souffrir de déshydratation
due à une diarrhée grave. Les enfants atteints de la rougeole peuvent également souffrir de
malnutrition, d’otite moyenne, de pneumonie et d’encéphalite (inflammation du cerveau).
En Afrique et dans d’autres parties du monde où la maladie est endémique, la rougeole est
une cause majeure de cécité chez les enfants.
La pneumonie est la cause la plus commune de létalité due à la rougeole. La pneumonie peut
être provoquée soit directement par le virus de la rougeole soit par une infection bactérienne
secondaire.
Tous les enfants des pays en développement chez qui on a diagnostiqué la rougeole doivent
recevoir deux doses de vitamine A à un intervalle de 24 heures afin de prévenir les lésions
oculaires et la cécité. La vitamine A réduit de 50 % le nombre de décès dus à la rougeole.
On peut prévenir la rougeole grâce à la vaccination avec un vaccin à valence rougeole (en anglais
measles-containing vaccine ou MCV). Pour prévenir une épidémie, une couverture intense avec
un programme de deux doses s’impose. Les MCV sont décrits dans les Sections 6.8 à 6.10 et
dans le Tableau 1.9. Les enfants qui se sont remis de la rougeole sont protégés à vie.
Parmi les vaccins à valence rougeole, ou MCV, on compte les vaccins contre la seule rougeole
(R) ou des vaccins combinant la rougeole avec la rubéole (RR), les oreillons (RO, ROR)
et la varicelle (RORV). Les MCV peuvent être utilisés de manière interchangeable dans les
programmes de vaccination. Nous ne parlerons pas de RO ni de RORV dans le présent
module ; des directives nationales correspondantes doivent être disponibles lorsque l’un de ces
deux types de vaccin est couramment utilisé dans les programmes de vaccination.
Les vaccins R, RR et ROR sont disponibles en tant que poudres lyophilisées, avec des solvants
proposés dans des flacons séparés. Ils doivent être reconstitués avant usage, exclusivement avec
le solvant fourni : voir Module 5 (Organisation d’une séance de vaccination), Section 4.2, pour
plus de détails. Les vaccins à valence rougeole doivent être conservés entre +2 °C et +8 °C, à
l’abri de la lumière du soleil puisqu’ils sont sensibles à la chaleur et à la lumière. Pour l’utilisation
des flacons multidoses ouverts, se conformer aux politiques nationales sur les multidoses : voir
Module 2 (La chaîne du froid vaccinale), Section 5, pour la politique de l’OMS.
Dans les pays où les carences en vitamine A sont communes, on donne souvent des
suppléments de vitamine A en même temps que le vaccin : voir Section 18 du présent
module.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale du vaccin ROR ici
(en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/vaccinfosheets/en/
Tous les enfants doivent recevoir deux doses de MCV. Une couverture vaccinale très élevée
(90-95 %) avec les deux doses est requise pour empêcher les flambées de rougeole. Il faut
administrer la première dose (MCV1) à l’âge de neuf ou 12 mois. Comme de nombreux
cas de rougeole concernent des enfants non vaccinés de plus de 12 mois, l’administration de
routine du MCV1 ne doit pas se limiter aux nourrissons de neuf à 12 mois. Il faut proposer
le MCV1 à tous les enfants non vaccinés de plus de 12 mois, en profitant pour cela de chaque
occasion où l’enfant est en contact avec des services santé.
DTC). En outre, le dépistage des enfants non vaccinés contre la rougeole au moment de
l’entrée à l’école contribue à ce que tous les enfants bénéficient des deux doses.
En cas de flambée de rougeole ou dans les régions où les taux de séropositivité et de rougeole
sont tous deux élevés, la première dose de MCV1 peut être proposée dès l’âge de six mois. Les
enfants concernés doivent dans ce cas recevoir deux doses supplémentaires du vaccin contre la
rougeole, selon le programme national de vaccination.
Tableau 1.9 Sommaire concernant les vaccins à valence rougeole (MCV = R, RR ou ROR)
Type de vaccin Viral vivant atténué
Calendrier • MCV1 : à l’âge de 9 ou 12 mois ; âge minimum 6 mois (pour nourrissons à haut risque, voir texte)
• MCV2 : au moins 1 mois après MCV1
Dosage 0,5 ml
Point d’injection Partie antérolatérale de la cuisse ou haut du bras, selon l’âge de l’enfant
Conservation • Entre +2 °C et +8 °C
• Garder tous les MCV à l’abri de la lumière du soleil
7 La méningococcie
7.1 Qu’est-ce que la méningococcie ?
La méningite à méningocoque est une infection des méninges (les membranes qui recouvrent
le cerveau et la moelle épinière), causée par la bactérie Neisseria meningitidis (aussi connue
sous le nom de méningocoque). Chaque bactérie Neisseria meningitidis est dotée d’une capsule
et, selon le type de la capsule, elle est classée dans un sérogroupe. Ce sont les sérogroupes
A, B, C, X, W135 et Y de Neisseria meningitidis qui sont à l’origine de la plupart des cas de
méningite à méningocoque. Cette maladie existe dans le monde entier, mais dans la ceinture
de la méningite d’Afrique subsaharienne, les épidémies se produisent tous les deux ou trois
ans. Depuis les années quatre-vingts, les intervalles entre grandes épidémies de méningite à
méningocoque se sont raccourcis et sont devenus plus irréguliers.
La bactérie méningocoque peut en outre causer la septicémie (infection sanguine), qui est
moins commune mais plus grave et souvent fatale.
Les pétéchies (petites taches dues à l’infiltration de sang sous la peau) sont un signe clé de
septicémie à méningocoques, qui peut précéder de peu un état de choc et la mort.
Comme le méningocoque est une bactérie, les antibiotiques tels que la ceftriaxone, le
chloramphénicol et la pénicilline G sont efficaces. Il faut traiter tous les cas de la maladie
comme des urgences médicales et envoyer les patients à l’hôpital pour réduire le risque de
progression rapide vers la mort.
Plusieurs vaccins sont disponibles qui protègent contre les sérogroupes A, C, W135 et Y du
méningocoque. Aucun vaccin ne protège actuellement contre le sérogroupe X. Les différents
pays doivent choisir un vaccin en fonction des sérogroupes de méningocoques qui y sont le
plus fréquemment identifiés. On trouvera des descriptions des vaccins antiméningococciques
dans les Sections 7.8 à 7.10 et dans les Tableaux 1.10, 1.11 et 1.12.
La lutte contre les épidémies se fonde sur une bonne surveillance, permettant de détecter et
de traiter rapidement les malades, ainsi que sur la vaccination. Une campagne de vaccination
de masse qui atteint au moins 80 % de la population totale avec des vaccins contre les
sérogroupes A et C peut prévenir les épidémies dans les régions où ce sont ces sérogroupes qui
sont à l’origine des flambées de la maladie.
Les vaccins antiméningococciques doivent être conservés entre +2 °C et +8 °C. Les vaccins
polyosidiques sont généralement administrés par voie sous-cutanée en doses de 0,5 ml. Les
vaccins conjugués sont administrés par voie intramusculaire en doses de 0,5 ml.
Les vaccins conjugués ont d’excellents profils de sécurité. Aucun cas de manifestation grave
ne leur a été attribué. Parmi les manifestations bénignes, on compte les réactions au point
d’injection et, chez les enfants, la fièvre et l’irritabilité.
Les vaccins conjugués et les vaccins polyosidiques sont sûrs et efficaces pour les femmes
enceintes.
Pour le vaccin conjugué MenA (5 µg), une dose unique est recommandée à l’âge de neuf à
18 mois, en fonction des calendriers de vaccination locaux. Ce vaccin doit être administré par
injection intramusculaire profonde, de préférence dans la partie antérolatérale (externe) de la
cuisse. Il n’y a pas de raison de prévoir d’interférence en cas d’administration concomitante
d’autres vaccins. La nécessité d’administrer une dose de rappel n’a pas été établie. Si dans un
contexte spécifique, il y a une raison impérieuse de vacciner les nourrissons de moins de neuf
mois, il faut alors prévoir un calendrier de deux doses, commençant à l’âge de trois mois, avec
un intervalle d’au moins huit semaines entre les doses.
Les vaccins conjugués quadrivalents (A, C, W135, Y-D et A, C, W135, Y-CRM) doivent
être administrés sous forme de dose unique par voie intramusculaire aux sujets de plus
de deux ans ; A, C, W135, Y-D est aussi autorisé pour les enfants de neuf à 23 mois ;
il doit être administré en deux doses, avec un intervalle de trois mois, en commençant
à l’âge de neuf mois. Si la série primaire est interrompue, reprendre la vaccination sans
répéter la dose antérieure.
Nombre de doses 1
Précautions spéciales Les enfants de moins de 2 ans ne sont pas protégés par le vaccin
Dosage 0,5 ml
Conservation Entre +2 °C et +8 °C
Dosage 0,5 ml
Conservation • Entre +2 °C et +8 °C
• Ne pas congeler MenC
8 Les oreillons
8.1 Qu’est-ce que les oreillons ?
Les oreillons sont une infection causée par un virus qui est présent dans le monde entier. On
appelle aussi cette maladie parotidite ourlienne parce qu’elle concerne surtout les glandes
salivaires. Lorsque le virus des oreillons infecte les testicules, la maladie s’appelle orchite
ourlienne.
Les oreillons touchent le plus souvent les enfants de cinq à neuf ans. Le virus des oreillons
peut cependant aussi infecter les adultes, avec un risque accru de complications.
Le virus des oreillons se transmet par des gouttelettes en suspension provenant d’une personne
infectée qui éternue ou tousse, et par contact direct avec une personne infectée. Une personne
qui a les oreillons est contagieuse entre six jours environ avant l’infection des glandes salivaires
et neuf jours environ après.
Environ 33 % des personnes qui ont contracté le virus des oreillons n’ont ni symptômes ni
signes. Si des symptômes ou signes apparaissent, c’est généralement dès 14 à 21 jours après
l’infection. Parmi les symptômes, on compte les douleurs lorsque l’on mastique ou que l’on
avale ; la fièvre et la faiblesse peuvent aussi être des symptômes des oreillons. Des glandes
salivaires gonflées, juste en dessous des oreilles ou juste devant ces dernières, sont le signe le
plus visible, qui peut se produire soit des deux côtés du cou, soit d’un seul côté.
Les complications des oreillons sont rares, mais peuvent être graves. Chez les hommes et les
adolescents mâles, l’orchite ourlienne peut causer la stérilité. Parmi d’autres complications
rares des oreillons, qui peuvent se produire à tout âge, citons l’encéphalite (infection du
cerveau), la méningite (infection des membranes qui recouvrent le cerveau et la moelle
épinière) et les pertes auditives.
Il n’existe pas de traitement spécifique pour les oreillons. Comme la maladie est causée par
un virus, les antibiotiques ne sont pas efficaces. Il faut administrer des traitements de soutien
pour atténuer les symptômes.
On peut prévenir les oreillons grâce à la vaccination avec un vaccin anti-ourlien. Dans les
pays qui appliquent le vaccin anti-ourlien, on recommande le ROR, le vaccin combiné
contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. On trouvera dans les Sections 8.8 à 8.10 et dans
le Tableau 1.13 une description du vaccin anti-ourlien. Les vaccins contre la rougeole et la
rubéole sont décrits dans les Sections 6 et 13 du présent module, respectivement.
On pense que les personnes qui se remettent des oreillons bénéficient d’une immunité à vie
contre le virus.
On recommande la vaccination anti-ourlienne de routine dans les pays qui ont des
programmes de vaccination bien établis, maintenant la couverture vaccinale de la rougeole
et de la rubéole au-dessus des 80 %. La rougeole et le syndrome de rubéole congénital sont
considérés comme prioritaires à cause de leur taux de létalité et de leur charge de morbidité
plus élevés. Comme la rubéole, les oreillons peuvent susciter une charge de morbidité plus
élevée parmi les groupes moins jeunes si la vaccination infantile n’a plus lieu. Deux doses
de vaccin anti-ourlien sont requises pour maintenir le niveau élevé de couverture vaccinale
requis pour lutter efficacement contre les oreillons. Il revient aux différents pays de décider
d’incorporer ou non le vaccin anti-ourlien à leur programme en fonction de la charge de
morbidité des oreillons et de leurs priorités de santé publique.
Les vaccins anti-ourliens, comme le ROR, sont fournis sous forme de poudre lyophilisée.
Ils doivent être reconstitués avant usage : voir Module 5 (Organisation d’une séance de
vaccination), Section 4.2, pour de plus amples détails. Ils doivent être conservés entre +2 °C
et +8 °C. Ils sont sensibles à la chaleur mais supportent la congélation. Pour la manipulation
des flacons multidoses ouverts, se conformer aux politiques nationales en matière de flacons
multidoses : voir Module 2 (La chaîne du froid vaccinale), Section 5, pour la politique de
l’OMS.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale du vaccin ROR ici
(en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/vaccinfosheets/en/
Deux doses de vaccins anti-ourliens sont requises pour une protection à long terme. La
première dose doit être administrée à l’âge de 12 à 18 mois. La seconde doit être donnée au
moins un mois avant la scolarisation ; l’âge correspondant peut aller de la deuxième année à
six ans environ. Il est recommandé aux différents pays de choisir un calendrier qui maximise
la couverture du programme. Un intervalle minimum d’un mois est requis entre les doses.
Manifestations indésirables • Graves : méningite à liquide clair (avec certaines souches), orchite (inflammation des
testicules), surdité de perception, myosite (inflammation des muscles) aiguë
• Bénignes : réactions au point d’injection, tuméfaction des glandes parotidiennes
Dosage 0,5 ml
Point d’injection Partie antérolatérale (externe) de la cuisse ou haut du bras, selon l’âge de l’enfant
Conservation • Entre +2 °C et +8 °C
• En cas d’utilisation d’un vaccin combiné, protéger les vaccins à valence rougeole de la
lumière du soleil
9 La coqueluche
9.1 Qu’est-ce que la coqueluche ?
La coqueluche est une maladie des voies respiratoires causée par la bactérie Bordetella pertussis,
qui se trouve dans la bouche, le nez et la gorge. Parce qu’elle est extrêmement contagieuse et
touche tout particulièrement les enfants non vaccinés, la coqueluche reste un problème de
santé publique à l’échelle internationale, y compris dans les pays où la couverture vaccinale est
bonne.
La coqueluche se transmet très facilement d’une personne à l’autre dans les gouttelettes
provenant de la toux ou des éternuements. Les patients non traités peuvent être contagieux et
transmettre la coqueluche jusqu’à trois semaines après le début de la toux caractéristique de
cette maladie. Dans de nombreux pays, la maladie se reproduit tous les trois à cinq ans, selon
des cycles épidémiques réguliers.
Environ dix jours après l’infection apparaissent des symptômes semblables à ceux d’un
refroidissement : rhinite, yeux larmoyants, éternuements, fièvre et petite toux. La toux empire
pour se transformer en quintes répétées. À la fin de ces quintes de toux, le patient inspire
généralement de manière bruyante, en produisant un son aigu. Les enfants peuvent bleuir
par manque d’oxygène lors de quintes prolongées. Des vomissements et l’épuisement suivent
souvent ces quintes de toux, qui sont particulièrement fréquentes la nuit.
Les enfants peuvent aussi avoir des complications comme les convulsions et les attaques, dues
à la fièvre et au manque d’apport d’oxygène au cerveau pendant les quintes de toux.
Le vaccin anticoquelucheux est le plus souvent administré sous forme combinée, DTC ou
pentavalent. Les vaccins contenant un anticoquelucheux sont disponibles en conditionnement
monodose ou multidose. Le vaccin pentavalent avec composante Hib lyophilisée doit être
reconstitué : voir Module 5 (Organisation d’une séance de vaccination), Section 4.2, pour
de plus amples détails. Les vaccins contenant un anticoquelucheux doivent être conservés
entre +2 °C et +8 °C et ne doivent pas être congelés. Ils sont sensibles à la congélation : si
l’on soupçonne qu’un vaccin a été congelé, on trouvera dans le Module 2 (La chaîne du
froid vaccinale), Section 7, des instructions sur le Test d’agitation servant à vérifier que le
flacon peut être utilisé en toute sécurité. Pour l’utilisation des flacons multidoses ouverts, se
conformer aux politiques nationales concernant les flacons multidoses : voir Module 2
(La chaîne du froid vaccinale), Section 5, pour la politique de l’OMS.
Les vaccins contenant un anticoquelucheux sont administrés en doses de 0,5 ml par voie
intramusculaire, dans la partie antérolatérale (externe) de la cuisse chez les nourrissons et dans
le muscle deltoïde (haut du bras) chez les enfants moins jeunes et les adultes.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale du vaccin DTC ici
(en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/vaccinfosheets/en/
On recommande une série primaire de trois doses ; il faut la commencer à l’âge de six
semaines et les doses subséquentes doivent être administrées à des intervalles de quatre
à huit semaines. Idéalement les enfants devraient avoir reçu leurs trois doses de vaccin
anticoquelucheux avant l’âge de six mois. On recommande un rappel entre l’âge d’un an et de
six ans, de préférence entre un et deux ans. La dose de rappel doit être administrée au moins
six mois après la dernière dose primaire.
Les calendriers pour les vaccins combinés sont donnés dans les sections du présent module
qui concernent la diphtérie et Haemophilus influenzae type b.
Nombre de doses 3
Calendrier Série primaire de 3 doses de vaccin pentavalent ou DTC ou anticoquelucheux dès l’âge de
6 semaines (minimum), puis 2e et 3e dose à des intervalles de 4-8 semaines après la dose
précédente
Rappel • Enfants de 1 à 6 ans : 1 dose de rappel au moins 6 mois après la série primaire de
3 doses, de préférence au cours de la 2e année de vie
• Chaque pays doit décider séparément du calendrier pour les doses de rappel chez les
adolescents et les adultes
Dosage 0,5 ml
Point d’injection • Milieu de la partie antérolatérale (externe) de la cuisse chez les nourrissons
• Muscle deltoïde externe du haut du bras chez les enfants et les adultes
Conservation • Entre +2 °C et +8 °C
• Ne pas congeler
10 La pneumococcie
10.1 Qu’est-ce que la pneumococcie ?
La pneumococcie est causée par une bactérie appelée Streptococcus pneumoniae (aussi connue
sous le nom de pneumocoque), qui affecte différentes parties du corps. Le pneumocoque
est une cause fréquente de nombreuses maladies graves, dont la pneumonie, la méningite
(infection des membranes recouvrant le cerveau et la moelle épinière) et la septicémie
(infection sanguine), et de maladies plus bénignes, comme l’otite moyenne et la sinusite.
Pour les nourrissons, les facteurs de risque de la pneumococcie sont le fait de ne pas être
allaité au sein et l’exposition à la fumée à l’intérieur des bâtiments. L’infection au VIH, la
drépanocytose, l’asplénie (absence de rate fonctionnelle), l’insuffisance rénale chronique et
une infection préalable par le virus de la grippe constituent des facteurs de risque pour toutes
les catégories d’âge.
Parce que le pneumocoque peut toucher de nombreuses parties du corps, les symptômes
et signes varient en fonction du site de l’infection. La fièvre et les tremblements ou frissons
peuvent accompagner tous les types de pneumococcie. Les enfants atteints de pneumonie
peuvent tousser, avoir une respiration rapide ou une rétraction de la cage thoracique ; les
patients moins jeunes peuvent se plaindre d’essoufflements et de douleurs lorsqu’ils inspirent
ou qu’ils toussent. Les patients atteints de méningite peuvent souffrir de maux de tête,
sensibilité à la lumière, raideur de la nuque, convulsions et parfois confusion ou altération de
la conscience. Ceux qui ont une otite ou une sinusite peuvent avoir des douleurs et/ou des
écoulements de liquide de la partie correspondante du corps.
La pneumococcie peut être traitée avec des antibiotiques comme l’amoxicilline. Dans
certaines régions, certains des antibiotiques communément utilisés ne sont cependant plus
efficaces puisque le pneumocoque est en train de devenir résistant.
Chaque vaccin antipneumococcique protège contre les maladies causées par les sérotypes
pneumococciques qu’il contient ; il a peu de chances de protéger contre les sérotypes
pneumococciques qu’il ne contient pas. Il ne protège pas contre d’autres bactéries qui causent
le même type d’infection que le pneumocoque (pneumonie, méningite, etc.). Afin de bien
montrer qu’il ne s’agit pas là d’une déficience du vaccin, l’éducation pour la santé doit insister
sur le fait que ce vaccin ne peut protéger contre toutes les causes de la pneumonie.
Le Tableau 1.15 ci-dessous donne une liste des vaccins antipneumococciques conjugués
disponibles. Les nombres indiquent le nombre de sérotypes pneumococciques que contient le
vaccin (ainsi par exemple VPC10 protège contre dix sérotypes pneumococciques).
Les VPC disponibles dans ces présentations n’ont pas besoin d’être reconstitués. Ils doivent
être conservés entre +2 °C et +8 °C et ne doivent pas être congelés. Ils sont sensibles à la
congélation. Si l’on pense qu’un vaccin a été congelé, il faut effectuer le Test d’agitation pour
vérifier que le flacon peut être utilisé en toute sécurité : voir Module 2 (La chaîne du froid
vaccinale), Section 7. Pour l’utilisation des flacons multidoses ouverts, se conformer aux
politiques nationales concernant les flacons multidoses : voir Module 2 (La chaîne du froid
vaccinale), Section 5, pour la politique de l’OMS.
Aux nourrissons et aux enfants, on administre 0,5 ml de VPC par injection intramusculaire
dans la partie antérolatérale de la cuisse.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale des vaccins
antipneumococciques ici (en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/
vaccinfosheets/en/
Les VPC doivent être prioritaires dans les programmes de vaccination infantile,
particulièrement dans les pays à létalité élevée chez les enfants de moins de cinq ans (plus de
50 pour 1 000 naissances vivantes). Trois doses sont requises, qui peuvent être administrées
selon un calendrier de trois doses primaires (3p+0) ou, alternativement, de deux doses
primaires plus un rappel (2p+1). On peut débuter le calendrier 3p+0 dès l’âge de six semaines,
avec un intervalle minimum de quatre semaines entre les doses. Le calendrier 2p+1 est illustré
dans le Tableau 1.16. Pour choisir un de ces calendriers, il faut prendre en compte des facteurs
tels que l’épidémiologie de la maladie, la couverture vaccinale probable et l’urgence de la
vaccination.
Une fois qu’une série a débuté, il faut idéalement utiliser le même produit pour les trois
doses ; par exemple si l’on utilise VPC10 pour la première dose, il faut également s’en servir
pour les deuxième et troisième doses. Si cela n’est pas possible, compléter le programme avec
le VPC disponible.
Les enfants non encore vaccinés ou vaccinés de manière incomplète, y compris ceux qui se
remettent d’une infection à pneumocoque, doivent être vaccinés en fonction de leur âge. Les
enfants de 12 à 24 mois n’ont besoin que de deux doses, avec un intervalle d’au moins huit
semaines.
Type de vaccin Conjugué (polyosidique pneumococcique lié à une protéine porteuse ; ne contient pas de
bactéries vivantes)
Calendrier : 1e dose dès l’âge de 6 semaines ; intervalle de 4-8 semaines entre les doses
3p+0
Calendrier : • 2 doses primaires, idéalement avant l’âge de 6 mois, dès l’âge de 6 semaines, avec un
2p+1 intervalle de 8 semaines ou plus entre les doses
• Pour nourrissons ≥ 7 mois dont la vaccination a commencé tard : un intervalle
minimum de 4 semaines entre doses est possible
Rappel • Avec calendrier 2p+1 : une dose de rappel entre l’âge de 9 et 15 mois
• Les nourrissons VIH+ et nouveau-nés prématurés qui reçoivent les doses 3p avant l’âge
de 12 mois peuvent bénéficier d’une dose de rappel pendant leur 2e année de vie
Précautions spéciales Remettre la vaccination si l’enfant est modérément ou gravement malade (avec une
température ≥ 39 °C)
Dosage 0,5 ml
Point d’injection Partie antérolatérale (externe) de la cuisse chez les nourrissons et les enfants
Conservation • Entre +2 °C et +8 °C
• Ne pas congeler
11 La polio
11.1 Qu’est-ce que la polio ?
La poliomyélite, ou polio, est une maladie très contagieuse causée par les types 1, 2 ou 3 du
poliovirus, aussi désignés sous le nom de poliovirus sauvages (PVS) puisqu’il s’agit de types
survenant naturellement, qui circulent dans la nature où ils infectent les gens.
La polio touche principalement les enfants de moins de cinq ans. Une infection sur 200 cause
une paralysie irréversible lorsque le virus attaque les neurones de la moelle épinière qui
contrôlent les muscles.
Le poliovirus se propage par voie fécale-orale. Dans les régions où les conditions
d’assainissement sont mauvaises, il pénètre probablement le plus souvent dans le corps à
travers la bouche, lorsque les gens mangent de la nourriture ou boivent de l’eau contaminée
par des matières fécales. La majorité des personnes contaminées n’ont pas de symptômes, mais
peuvent toutefois transmettre la maladie.
Une fois qu’elles ont contracté le poliovirus, environ 25 % des personnes infectées ont ensuite
une maladie bénigne, généralement avec de la fièvre, des maux de tête et un mal de gorge.
Environ 1 % des personnes infectées sont atteintes de paralysie. Chez quelque 5-10 % des
personnes paralysées, la maladie est fatale.
Il n’y a pas de véritable traitement contre la polio. Le traitement se résume à des soins
symptomatiques de soutien. Un ventilateur peut aider les patients qui ont des problèmes
respiratoires. Les traitements orthopédiques, les séances régulières de kinésithérapie et le
recours aux appareils orthopédiques peuvent contribuer à limiter les effets handicapants à
long terme de la maladie.
Le VPO est un vaccin à poliovirus vivant atténué qui contient les types 1, 2 et 3,
individuellement ou en combinaison (types 1, 2 et 3 ou types 1 et 3). Il est disponible en
flacons multidoses. Il est très sensible à la chaleur et doit être congelé lorsqu’il est conservé
pendant longtemps. Une fois dégelé, il peut être conservé à une température comprise entre
+2 °C et +8 °C pendant six mois au maximum, ou peut être à nouveau congelé.
Le VPI est un vaccin inactivé contre le poliovirus, qui est disponible sous forme monovalente
ou en combinaison avec la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B et/ou Hib. Il est
stable en dehors de la chaîne du froid, mais doit être conservé à une température comprise
entre +2 °C et +8 °C. Il ne doit pas être congelé. Il est disponible en flacons de une, cinq ou
dix doses.
Le VPO est administré par voie orale et le VPI est injecté par voie intramusculaire en doses de
0,5 ml.
Le VPI est un des vaccins de routine les plus sûrs. On n’a pu lui attribuer aucune
manifestation indésirable grave. Parmi les manifestations bénignes au point d’injection, on
compte les rougeurs chez moins de 1 % des personnes vaccinées, les œdèmes dans 3 à 11 %
des cas et des douleurs dans 14 à 29 % des cas.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale des vaccins
antipoliomyélitiques ici (en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/
vaccinfosheets/en/
On trouvera dans le Tableau 1.17 les calendriers de vaccination antipoliomyélitique pour les
pays qui ne sont plus infectés. Les pays où l’infection est signalée sont priés de se référer aux
directives disponibles sur le site de l’OMS (en anglais) : http://www.who.int/immunization/
documents/positionpapers/en/
Type de vaccin VPO : viral vivant atténué (affaibli) ; VPI : viral inactivé
Calendrier : • 3 doses dès l’âge de 6 semaines, avec intervalle minimum de 4 semaines ; la dose de VPI
VPO plus VPI doit être administrée à partir de l’âge de 14 semaines (avec celle de VPO)
• NB : en cas de polio endémique ou de risque élevé d’importation, administrer une dose
de VPO à la naissance (dose zéro)
Calendrier : 1-2 doses de VPI dès l’âge de 2 mois, puis au moins 2 doses de VPO ; intervalle de 4-8
VPI-VPO séquentiels semaines entre toutes les doses
Calendrier : 3 doses dès l’âge de 2 mois, avec intervalle de 4-8 semaines entre doses
VPI seul
Rappel : Si l’on commence la série avant l’âge de 2 mois, prévoir un rappel ≥ 6 mois après la
dernière dose
calendrier VPI seul
Contre-indications Hypersensibilité connue (allergie) ou choc anaphylactique après une dose précédente
Conservation • VPO : garder congelé : très sensible à la chaleur ; peut être conservé à une température
comprise entre +2 °C et +8 °C pendant un maximum de 6 mois
• VPI : entre +2 °C et +8 °C ; ne pas congeler
12 La gastroentérite à rotavirus
12.1 Qu’est-ce que la gastroentérite à rotavirus ?
La gastroentérite à rotavirus est une maladie diarrhéique très contagieuse provoquée par des
souches de rotavirus qui infectent l’intestin grêle. La gastroentérite à rotavirus est la principale
cause de diarrhée grave chez les nourrissons et les petits enfants à l’échelle mondiale. On
la trouve partout, y compris dans les pays où les normes d’assainissement et l’accès à l’eau
potable sont bons.
Ce sont principalement des nourrissons âgés de trois à 12 mois qui meurent de gastroentérite
à rotavirus après avoir contracté une gastroentérite grave à la suite de leur première infection
alors qu’ils sont particulièrement vulnérables aux effets de la déshydratation.
Le rotavirus se propage par voie fécale-orale. Le virus peut se trouver en grandes quantités dans
les selles excrétées par un enfant infecté. L’excrétion peut se produire entre deux jours avant
l’apparition des symptômes et dix jours après. Le rotavirus est stable dans l’environnement et
peut se propager par l’intermédiaire de nourriture, d’eau et d’objets contaminés.
Une fois que les vomissements et/ou la diarrhée liquide commencent, les nourrissons peuvent
rapidement se déshydrater, ce qui peut provoquer des complications telles qu’un état de choc,
des insuffisances rénales et hépatiques, et la mort.
cas de déshydratation grave, on peut recourir à des perfusions intraveineuses en plus des SRO
pour remplacer urgemment les liquides et électrolytes perdus.
Ces 20 dernières années, les morts dues aux autres types de diarrhée ont fortement baissé à
l’échelle internationale grâce à une meilleure alimentation, de meilleures conditions d’hygiène
et d’assainissement et grâce aux SRO et au zinc. Les améliorations de l’assainissement et
l’accès à l’eau potable sont cependant moins efficaces pour lutter contre les infections à
rotavirus ; la vaccination a donc pris un rôle important dans la prévention des infections
graves à rotavirus, notamment. On trouvera dans les Sections 12.8 à 12.10 et dans le Tableau
1.18 des descriptions des vaccins à rotavirus.
Une première infection confère une certaine immunité, mais non une immunité totale. La
gravité de l’infection tend à diminuer avec chaque nouvelle infection.
Deux vaccins antirotavirus (RV) oraux sont disponibles : Rotarix® (RV1 ou RV monovalent),
qui contient une souche du virus, et RotaTeq® (RV5 ou RV pentavalent), qui en contient cinq.
Rotarix® est disponible sous forme de poudre lyophilisée monodose et sous forme liquide.
RV1 lyophilisé doit être reconstitué à l’aide d’un solvant conditionné dans un applicateur
oral prérempli. Rotarix® liquide est prêt à l’emploi dans un applicateur oral ou un tube
souple. Tous ces vaccins doivent être conservés entre +2 °C et +8 °C et ne doivent pas être
congelés. Ils doivent être utilisés immédiatement après reconstitution ou ouverture. Un vaccin
lyophilisé reconstitué qui n’est pas immédiatement utilisé peut être conservé entre
+2 °C et +8 °C ou à une température ambiante de moins de 25 °C et doit être utilisé dans les
24 heures (voir Tableau 1.18).
RotaTeq® est un liquide prêt à l’emploi qui doit être conservé à une température comprise
entre +2 °C et +8 °C et ne doit pas être congelé. Une fois sorti du réfrigérateur, il doit être
utilisé dès que possible.
Les vaccins antirotavirus ne sont pas généralement recommandés pour les nourrissons ayant
eu des problèmes d’invagination. Des études montrent cependant une augmentation du
risque d’invagination beaucoup plus faible (entre cinq et dix fois moindre) après une première
dose de Rotarix® ou RotaTeq® qu’avec le vaccin antérieur appelé RotaShield®, qui a été retiré
du marché. Les avantages des vaccins antirotavirus actuellement disponibles sont nettement
supérieurs aux risques potentiels.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale des vaccins
antirotavirus ici (en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/
vaccinfosheets/en/
On administre Rotarix® selon un calendrier de deux doses avec le pentavalent 1 et 2 (les deux
premières doses du vaccin DTC+HepB+Hib). On administre RotaTeq® selon un calendrier
de trois doses avec le pentavalent 1, 2 et 3. Pour les deux vaccins, il faut prévoir un intervalle
minimum de quatre semaines entre les doses.
Puisque la maladie à rotavirus touche surtout les très jeunes enfants, la vaccination après
l’âge de 24 mois n’est pas recommandée. On ne connaît pas encore la durée de la protection
conférée par RV, mais les rappels ne sont pas non plus recommandés.
Calendrier : • 1e dose avec pentavalent 1, 2e dose avec pentavalent 2, avec un intervalle minimum de
Rotarix® 4 semaines
• Pas recommandé après l’âge de 24 mois
Calendrier : • 1e dose avec pentavalent 1, 2e dose avec pentavalent 2, 3e dose avec pentavalent 3,
RotaTeq® avec un intervalle minimum de 4 semaines
• Pas recommandé après l’âge de 24 mois
Précautions spéciales • La vaccination doit être remise en cas de gastroentérite aiguë et/ou de fièvre avec
maladie modérée ou grave
• La vaccination n’est pas généralement recommandée en cas d’antécédents
d’invagination ou de malformations intestinales qui pourraient prédisposer à
l’invagination
Conservation • Entre +2 °C et +8 °C
• Ne pas congeler
La rubéole est une infection provoquée par un virus, qui est généralement bénigne chez les
enfants et les adultes. Le syndrome de rubéole congénitale (SRC) regroupe un ensemble de
malformations congénitales qui se produisent lorsque le virus infecte un fœtus. Une femme
qui contracte le virus de la rubéole au début de sa grossesse a 90 % de chances de transmettre
le virus à son enfant, ce qui peut provoquer la mort du fœtus ou le SRC. La malformation
congénitale la plus fréquence dans ce cas est la surdité, mais le SRC peut aussi affecter les
yeux, le cœur et le cerveau.
La rubéole se propage par les gouttelettes en suspension qui sont produites lorsque des
personnes contaminées toussent ou éternuent. Le virus se répand dans l’ensemble du corps, et,
chez les femmes enceintes, il se transmet au fœtus, environ cinq à sept jours après l’infection.
Environ sept à 14 jours après l’exposition au virus, on peut voir apparaître une faible fièvre,
une conjonctivite (plus fréquente chez les adultes) et les ganglions lymphatiques du cou
peuvent enfler ; cinq à dix jours plus tard, une éruption cutanée peut apparaître. Cette
éruption débute généralement au visage et se propage ensuite en direction des pieds. Il s’agit
d’une éruption maculopapillaire érythémateuse, ce qui signifie qu’elle est rouge et surélevée,
mais généralement moins marquée que celle de la rougeole. Cette éruption tend à durer
entre un et trois jours. Selon certaines études, 20 à 50 % des rubéoles ne sont cependant
pas accompagnées d’une éruption. Jusqu’à 70 % des femmes adultes peuvent avoir des
articulations douloureuses et raides.
Les enfants atteints du SRC ont généralement des malformations congénitales, comme par
exemple la cataracte ou une déficience auditive, dès leur jeune âge, mais certains d’entre eux
n’ont de symptômes qu’après deux, trois ou même quatre ans. Des retards mentaux peuvent
aussi se produire.
Les adultes sont davantage sujets aux complications de la rubéole que les enfants.
L’encéphalite se produit dans environ un cas sur 6 000, le plus fréquemment chez les femmes
adultes. Des saignements se produisent dans environ un cas sur 3 000, généralement chez les
enfants. On a enregistré de rares cas du syndrome de Guillain-Barré.
Il n’existe pas de médicament antiviral spécifique pour la rubéole et le SRC. Des mesures de
soutien pour soulager les symptômes sont préconisées.
On peut prévenir la rubéole et le SRC grâce à des vaccins antirubéoleux efficaces et sûrs.
Pour l’immunisation des nourrissons, on administre généralement le vaccin antirubéoleux en
combinaison avec le vaccin contre la rougeole et les oreillons (RR ou ROR). Dans certains
pays, surtout dans le monde industrialisé, la rubéole a été pratiquement éradiquée grâce à des
programmes de vaccination infantile. Il est important de maintenir la couverture vaccinale
des nourrissons au-dessus des 80 % pour ne pas déplacer sur les groupes d’âge supérieurs la
transmission de la rubéole. Pour prévenir le SRC, ce sont les femmes en âge de procréer qui
sont le premier groupe cible de la vaccination antirubéoleuse. On trouvera une description
du vaccin antirubéoleux dans les Sections 13.8 à 13.10 et dans le Tableau 1.19, et une
description des vaccins contre la rougeole et anti-ourliens dans les Sections 6 et 8 du présent
module, respectivement.
RR et ROR sont fournis sous forme de poudres lyophilisées. Ils doivent être reconstitués
avant l’usage : voir Module 5 (Organisation d’une séance de vaccination), Section 4.2, pour de
plus amples détails. Les vaccins antirubéoleux doivent être conservés entre +2 °C et +8 °C. Ils
sont sensibles à la chaleur mais supportent la congélation. Pour la manipulation des flacons
multidoses ouverts, se conformer aux politiques nationales concernant les flacons multidoses :
voir Module 2 (La chaîne du froid vaccinale), Section 5, pour la politique de l’OMS.
Les vaccins antirubéoleux sont administrés en doses de 0,5 ml par injection sous-cutanée.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale du vaccin combiné
ROR ici (en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/vaccinfosheets/en/
Le vaccin antirubéoleux doit être administré à l’âge de neuf à 12 mois. Il peut être intégré
aux programmes de vaccination infantile avec le calendrier de deux doses pour les vaccins
à valence rougeole. Les différents pays doivent établir, en fonction de leurs besoins, des
calendriers nationaux pour les enfants moins jeunes, les adolescents et les adultes.
Nombre total de doses 1 (mais en cas d’administration combinée avec rougeole/oreillons, 2 doses sont requises
pour des raisons programmatiques)
Manifestations indésirables • Chez certaines femmes adultes : arthrite (inflammation articulaire) grave et arthralgie
(douleurs articulaires) bénigne
• Bénignes : réactions au point d’injection
Dosage 0,5 ml
Point d’injection Partie antérolatérale (externe) de la cuisse ou haut du bras, selon l’âge de l’enfant
Conservation • Entre +2 °C et +8 °C
• Si l’on utilise des vaccins combinés, protéger tous les vaccins à valence rougeole de la
lumière du soleil
14 La grippe saisonnière
14.1 Qu’est-ce que la grippe saisonnière ?
La grippe saisonnière est une maladie respiratoire provoquée par les virus grippaux A et B.
Dans les climats tempérés, elle se produit principalement sous forme d’épidémies hivernales.
Dans les climats tropicaux, elle peut se produire toute l’année avec des taux élevés d’attaque
et de létalité. À l’échelle internationale, la grippe saisonnière peut toucher chaque année
5 à 10 % des adultes et 20 à 30 % des enfants. Les enfants de moins de cinq ans, les femmes
enceintes, les personnes âgées (plus de 65 ans) et celles qui ont le VIH/sida, de l’asthme ou
d’autres affections cardiaques ou pulmonaires chroniques sont les plus à risque.
Les symptômes de la grippe se déclarent généralement après une période d’incubation d’un
à quatre jours ; ils comprennent la fièvre, la toux, le mal de gorge, la rhinite, les maux de tête
et les douleurs musculaires et articulaires. Parmi les signes d’une grippe grave chez les enfants,
on compte les problèmes respiratoires, une respiration trop rapide, le manque d’appétit,
l’irritabilité, la déshydratation et la léthargie.
Il existe plusieurs antiviraux pour traiter la grippe, mais ils sont le plus fréquemment utilisés
dans les pays à revenu élevé.
La plupart des vaccins contre la grippe saisonnière sont trivalents, contenant deux souches de
virus grippal A et une souche de virus grippal B, qui sont tous choisis en fonction des souches
dont on sait qu’elles sont en circulation. Ces vaccins sont disponibles sous forme trivalente
atténuée inactivée et vivante. Un vaccin vivant atténué quadrivalent a été autorisé aux
États-Unis en 2012.
Les vaccins antigrippaux inactivés sont généralement disponibles en flacons multidoses avec
agent conservateur (thiomersal). Les flacons monodoses et seringues préremplies sans agent
conservateur sont peu courants et plus chers. Ces vaccins n’ont pas besoin d’être reconstitués,
doivent être conservés entre +2 °C et +8 °C et ne doivent pas être congelés.
Les vaccins antigrippaux inactivés sont administrés par voie intramusculaire en doses de 0,5 ml.
Les vaccins vivants atténués sont administrés sous forme de spray nasal et sont généralement
utilisés pour les personnes saines de deux à 49 ans.
Le reste de la présente section est consacré aux vaccins antigrippaux inactivés puisqu’ils sont
recommandés aux femmes enceintes (à tous les stades), aux enfants de six à 59 mois et aux
personnes de 50 ans et plus.
Les vaccins antigrippaux inactivés ne sont pas indiqués en cas de réaction allergique connue
après une dose antérieure, ou à une composante du vaccin, y compris la protéine de l’œuf.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale du vaccin antigrippal
ici (en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/vaccinfosheets/en/
La vaccination annuelle des groupes à haut risque doit être incorporée aux programmes de
vaccination prévus pas les politiques nationales. L’OMS recommande d’accorder la priorité
absolue aux femmes enceintes. Les femmes enceintes peuvent être vaccinées pendant toute
leur grossesse. Idéalement, le vaccin antigrippal devrait être disponible toute l’année et peut
être administré en même temps que le vaccin antitétanique. La vaccination des femmes
enceintes est aussi bonne pour leur bébé puisque le vaccin n’est pas administré aux nourrissons
avant l’âge de six mois.
Une dose unique est recommandée aux personnes âgées de plus de neuf ans, y compris les
femmes enceintes. Les enfants de six à 59 mois sont à haut risque de maladie grave et doivent
recevoir deux doses à des intervalles d’au moins quatre semaines. Les enfants de six à 35 mois
doivent recevoir des doses pédiatriques. Quant aux personnes âgées (de plus de 65 ans), la
vaccination est pour elles l’intervention de santé publique la plus efficace pour réduire leur
risque de mourir de la grippe.
Une vaccination (ou revaccination, si les souches vaccinales sont identiques) annuelle est
recommandée. Pour les enfants de six à 59 mois déjà vaccinés, une dose unique est suffisante.
Type de vaccin Viral inactivé : trivalent ou quadrivalent pour 2 souches de grippe A et 1-2 souches de
grippe B
Nombre total de doses • 1 pour ceux ≥ 9 ans, y compris femmes enceintes et autres adultes
• 2 pour les enfants de 6 à 59 mois (les enfants de 6 à 35 mois doivent recevoir une dose
pédiatrique)
Calendrier • Annuel
• Pour les enfants de 6 à 59 mois, 2 doses avec un intervalle minimum de 4 semaines ;
1 seule dose suffit pour les enfants de 6 à 59 mois déjà vaccinés
Contre-indications Hypersensibilité (allergie) connue ou choc anaphylactique après une dose précédente
ou en réaction à une composante du vaccin, comme la protéine de l’œuf
Précautions spéciales On peut remettre la vaccination en cas de maladie modérée à grave (avec une
température ≥ 39 °C)
Dosage 0,5 ml
Point d’injection Milieu de la partie antérolatérale (externe) de la cuisse chez les nourrissons et les enfants,
haut du bras (deltoïde) chez les adultes
Conservation • Entre +2 °C et +8 °C
• Ne pas congeler
15 Le tétanos
15.1 Qu’est-ce que le tétanos ?
Le tétanos est dû à la bactérie Clostridium tetani, qui est présente partout dans la terre. C’est
en effet lorsque quelqu’un à une plaie ou une coupure et que la bactérie y pénètre qu’elle
l’infecte. Une toxine produite par cette bactérie provoque alors de graves spasmes musculaires
qui sont douloureux et peuvent entraîner la mort.
Le tétanos néonatal (ou tétanos des nouveau-nés) et le tétanos maternel (des mères)
constituent un problème grave dans les régions où les accouchements à domicile sans
procédures de stérilisation sont communs.
Le tétanos ne se transmet pas de personne à personne. Chez les personnes de tout âge, la
bactérie peut pénétrer dans une plaie ou une coupure : cette bactérie peut être cachée sous des
ongles sales, sur un couteau, un outil, des échardes, des instruments obstétricaux mal nettoyés,
ou provenir de la morsure profonde d’un animal (blessure par perforation). Elle se propage
bien dans les blessures profondes, les brûlures et les blessures par écrasement.
Chez les nouveau-nés, l’infection peut résulter d’un accouchement qui a lieu sur des paillasses
sales ou à même le sol, ou provenir d’un objet sale, que ce soit un instrument utilisé pour
couper le cordon ombilical, des matériaux utilisés pour panser le cordon ou les mains de
l’accoucheur.
Les nourrissons et les enfants peuvent eux aussi contracter le tétanos lorsque des instruments
mal nettoyés sont utilisés pour la circoncision, la scarification et les piercings, et lorsque de la
crasse, du charbon de bois ou d’autres substances sales pénètrent dans une blessure.
La période d’incubation (le temps qu’il faut aux symptômes pour apparaître depuis le
moment de l’infection) est généralement de trois à 21 jours, mais peut aller jusqu’à plusieurs
mois, selon la blessure. Une période d’incubation plus courte entraîne un risque de létalité
plus grand.
Chez les enfants et les adultes, une raideur musculaire de la mâchoire (trismus ou blocage de
la mâchoire) est souvent le premier signe du tétanos. Suivent ensuite la raideur de la nuque,
de l’abdomen et/ou du dos, des problèmes de déglutition, des spasmes, des sueurs et de la
fièvre. Les nouveau-nés atteints du tétanos sont normaux à la naissance mais arrêtent de se
nourrir entre l’âge de trois et 28 jours. Ils se raidissent ensuite et souffrent de graves spasmes
musculaires.
Lorsque la musculature respiratoire est touchée, cela peut provoquer une insuffisance
respiratoire et la mort. Ce sont les nouveau-nés et les personnes âgées qui sont les plus à
risque. La pneumonie est une autre complication commune du tétanos. Les spasmes et
convulsions peuvent provoquer des fractures de la colonne vertébrale ou d’autres os. On a
décrit des handicaps neurologiques à long terme chez les nouveau-nés qui ont survécu au
tétanos.
Quel que soit l’âge du patient, le tétanos est une urgence médicale et l’hospitalisation est
recommandée. Des immunoglobulines antitétaniques, des antibiotiques, des soins des
blessures et des mesures de soutien sont en effet requises.
On peut prévenir le tétanos néonatal en vaccinant les femmes en âge de procréer avec une
anatoxine tétanique, soit avant, soit pendant la grossesse. Mais des méthodes d’accouchement
hygiéniques sont requises même lorsque la mère a été vaccinée, tout comme des soins
hygiéniques du cordon ombilical du nouveau-né.
Les personnes qui se remettent du tétanos n’ont pas d’immunité naturelle et peuvent être
infectées une nouvelle fois. L’OMS recommande de compléter un calendrier de six doses.
L’OMS, l’UNICEF (le Fonds des Nations Unies pour l’enfance) et le FNUAP (Fonds des
Nations Unies pour la population) se sont donné 2015 comme date cible pour l’élimination
du tétanos néonatal à l’échelle mondiale, ce qui se traduit dans chaque district par moins d’un
cas pour 1 000 naissances vivantes par année. Parce que la bactérie du tétanos survit dans
l’environnement, l’éradication de la maladie est impossible et il faut maintenir des taux élevés
de vaccination même après son élimination.
Les stratégies mises en œuvre pour atteindre l’objectif de l’élimination du tétanos maternel et
néonatal (TMN) sont l’amélioration de la couverture vaccinale des femmes enceintes avec des
vaccins à valence antitétanique, la vaccination de toutes les femmes en âge de procréer dans les
régions à haut risque, la promotion des accouchements dans de bonnes conditions d’hygiène
et celle des soins hygiéniques du cordon ombilical, ainsi qu’une meilleure surveillance et une
meilleure déclaration des cas de tétanos néonatal.
Une fois le TMN éliminé, il s’agira pour les différents pays de maintenait une couverture
élevée de vaccination des femmes enceintes avec des vaccins à anatoxine tétanique grâce
à la vaccination de routine, de profiter de toutes les opportunités, comme les journées de
santé maternelle et infantile et l’intensification périodique de la vaccination de routine, pour
atteindre un niveau élevé de protection, d’encourager l’administration de doses de rappel du
vaccin antitétanique à anatoxine tétanique à l’école, de promouvoir les pratiques hygiéniques
lors de l’accouchement et des soins du cordon ombilical, et de maintenir la surveillance des
cas de tétanos.
Le vaccin antitétanique est disponible sous la forme TT, qui ne protège que contre le
tétanos et le tétanos néonatal. Il est également disponible en combinaisons pentavalentes,
DTC et dT/DT. Le vaccin TT est fourni sous forme liquide dans des flacons monodoses
ou multidoses ainsi qu’en seringues préremplies autobloquantes. Le vaccin pentavalent avec
composante Hib lyophilisée doit être reconstitué : voir Module 5 (Organisation d’une séance
de vaccination), Section 4.2, pour de plus amples détails. Les vaccins à anatoxine tétanique
doivent être conservés entre +2 °C et +8 °C et ne doivent pas être congelés. Ils sont sensibles
à la congélation. Si l’on pense qu’un vaccin a été congelé, il faut effectuer le Test d’agitation
pour vérifier que le flacon peut être utilisé en toute sécurité : voir Module 2 (La chaîne du
froid vaccinale), Section 7. Pour l’utilisation des flacons multidoses ouverts, se conformer aux
politiques nationales concernant les flacons multidoses : voir Module 2 (La chaîne du froid
vaccinale), Section 5, pour la politique de l’OMS.
Les vaccins à anatoxine tétanique sont administrés en doses de 0,5 ml par voie
intramusculaire, dans la partie antérolatérale (externe) de la cuisse chez les nourrissons et dans
le muscle deltoïde du haut du bras chez les enfants moins jeunes et les adultes.
entre 50 et 85 % des personnes qui reçoivent des doses de rappel de TT. Une fièvre peut se
manifester chez 10 % des personnes vaccinées.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale des vaccins combinés
ici (en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/vaccinfosheets/en/
Pour obtenir l’immunité à long terme de tous contre le tétanos, on recommande cinq doses
de vaccin antitétanique à anatoxine tétanique pendant l’enfance : trois doses lors de la série
primaire, administrée aux nourrissons sous forme de vaccin pentavalent, une dose de rappel,
sous forme de vaccin dT, entre l’âge de quatre et sept ans, et une seconde dose de rappel, sous
forme de vaccin dT, entre 12 et 15 ans. Pour les femmes, on recommande une dose
supplémentaire de dT lors de la grossesse, qui assurera leur protection tant qu’elles seront en
âge de procréer et probablement à vie.
Tableau 1.22 Calendrier de vaccination antitétanique pour la vaccination de routine des femmes
enceintes qui n’ont pas été vaccinées pendant leur enfance
Dose de Calendrier Durée prévue de protection*
TT ou Td
1 Au 1e contact ou dès que possible pendant la grossesse Aucune
2 Au moins 4 semaines après TT1 1-3 ans
3 Au moins 6 mois après TT2 ou pendant une grossesse subséquente Au moins 5 ans
4 Au moins 1 an après TT3 ou pendant une grossesse subséquente Au moins 10 ans
5 Au moins 1 an après TT4 ou pendant une grossesse subséquente Toutes les années de reproduction
et peut-être plus longtemps
* Des études récentes suggèrent que la durée de protection pourrait être plus longue que ne l’indique ce tableau. Cette question est en cours d’examen.
Tableau 1.23 Directives pour la vaccination antitétanique des femmes qui ont été vaccinées quand elles
étaient bébés, enfants ou adolescentes
Âge de la Vaccinations précédentes Vaccinations recommandées
dernière (sur la base de documents)
Au moment du contact actuel/ Plus tard (avec intervalle d’au
vaccination
de la grossesse actuelle moins 1 an)
Petite enfance 3 DTC 2 doses de TT/Td (intervalle minimum 1 dose of TT/Td
de 4 semaines entre doses)
Enfance 4 DTC 1 dose de TT/Td 1 dose de TT/Td
Âge scolaire 3 DTC + 1 DT/Td 1 dose de TT/Td 1 dose de TT/Td
Âge scolaire 4 DTC + 1 DT/Td 1 dose de TT/Td Rien
16 La tuberculose
16.1 Qu’est-ce que la tuberculose ?
La tuberculose est due à la bactérie Mycobacterium tuberculosis, qui attaque généralement les
poumons, mais peut aussi toucher d’autres parties du corps, y compris les os, les articulations
et le cerveau.
Les personnes infectées par la bactérie de la tuberculose n’ont pas toutes la maladie : elles ne
sont pas forcément malades et peuvent rester asymptomatiques. On peut être infecté à vie
sans jamais contracter la maladie proprement dite. Les personnes infectées qui ne sont pas
malades ne peuvent du reste pas la transmettre à d’autres.
Les personnes de tous âges peuvent attraper la tuberculose, mais le risque est plus élevé pour
les enfants de mois de trois ans et les personnes âgées. Les personnes infectées dont le système
immunitaire est affaibli (par exemple les personnes atteinte du VIH/sida) ont un risque accru
de contracter la maladie.
Parmi les symptômes de la tuberculose, on compte une faiblesse généralisée, la perte de poids,
la fièvre et les suées nocturnes. Parmi les symptômes de la tuberculose pulmonaire, il y a une
toux persistante, l’hémoptysie (sang accompagnant la toux) et des douleurs thoraciques. Mais
chez les jeunes enfants, il n’y a parfois pas d’autre signe de tuberculose pulmonaire que les
retards de croissance. Les autres symptômes et signes dépendent de la partie du corps touchée.
La tuberculose osseuse et articulaire, par exemple, peut être accompagnée de gonflements, de
douleurs et d’effets handicapants dans les hanches, les genoux ou la colonne vertébrale.
La tuberculose peut se présenter sous de multiples formes et peut être très difficile à
diagnostiquer. Non traitée, la tuberculose pulmonaire peut entraîner une grande faiblesse et la
mort. Ce processus peut être plus rapide chez les personnes atteintes du VIH/sida.
La vaccination avant l’âge de 12 mois avec le vaccin BCG (voir Section 16.7) peut protéger
contre la méningite tuberculeuse et d’autres formes graves de la tuberculose qui touchent les
enfants de moins de cinq ans. On trouvera dans les Sections 16.7 à 16.9 et dans le Tableau
1.24 une description du vaccin BCG.
Le vaccin BCG protège les nourrissons contre la tuberculose. Les lettres B, C, G signifient
bacille de Calmette et Guérin. Le terme « bacille » désigne une forme de bactérie. Calmette et
Guérin sont les noms des personnes qui ont mis au point le vaccin.
Le vaccin BCG est disponible sous forme de poudre lyophilisée. Il doit être reconstitué
avant l’emploi avec un solvant : voir Module 5 (Organisation d’une séance de vaccination),
Section 4.2, pour de plus amples détails. Le vaccin BCG doit être conservé entre +2 °C et
+8 °C après reconstitution. Pour l’utilisation des flacons multidoses ouverts, se conformer aux
politiques nationales concernant les flacons multidoses : voir Module 2 (La chaîne du froid
vaccinale), Section 5, pour la politique de l’OMS.
Presque tous les enfants ont une manifestation bénigne au point d’injection. Lorsque l’on
injecte le vaccin BCG, un petit monticule apparaît généralement au point d’injection et
disparaît en 30 minutes. Après deux semaines environ, une papule apparaît (de la taille du
bout d’un crayon non taillé, approximativement). Elle disparaît généralement au bout de
deux semaines, mais une petite cicatrice d’environ 5 mm de diamètre subsiste : cette cicatrice
prouve que le vaccin a été efficace.
On trouvera des fiches d’information de l’OMS sur la sécurité vaccinale du vaccin BCG ici
(en anglais) : http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/vaccinfosheets/en/.
Le BCG est recommandé pour les nourrissons qui vivent dans des pays dont la charge
de morbidité due à la tuberculose est élevée et pour les enfants très vulnérables qui vivent
dans des pays à charge de morbidité faible. Il doit être administré à tous les nourrissons à
la naissance ou dès que possible après la naissance, sauf s’ils sont atteints du VIH ou sont
immunodéprimés.
Dans les régions où la tuberculose est fortement endémique mais où les services sont limités,
le BCG doit être administré à tous les nourrissons à la naissance, indépendamment de
leur exposition au VIH. Les nourrissons dont on sait que la mère est séropositive doivent
être suivis de près pour détecter chez eux des complications dues au BCG. Si les services
nécessaires sont disponibles, le BCG doit être remis jusqu’à ce que l’on puisse confirmer
que les nourrissons exposés au VIH (autrement dit ceux dont la mère est séropositive) sont
séronégatifs.
Le vaccin BCG n’est pas recommandé après l’âge de 12 mois parce qu’il fournit alors une
protection moins fiable.
Nombre de doses 1
Rappel Aucun
Manifestations indésirables • Graves : maladies ou infections généralisées comme ostéomyélite (infection osseuse),
abcès, adénite régionale (inflammation des ganglions lymphatiques)
• Bénignes : réactions au point d’injection
Précautions spéciales L’administration intradermique correcte est essentielle : une seringue et une aiguille
spéciales sont utilisées pour le BCG (voir Module 5, Section 4.8)
Dosage 0,05 ml
• Entre +2 °C et +8 °C
Conservation
• Ne pas congeler
17 La fièvre jaune
17.1 Qu’est-ce que la fièvre jaune ?
La fièvre jaune est une maladie virale transmise par les moustiques, qui touche les humains
et d’autres primates, et qui est actuellement endémique (ce qui signifie qu’elle est fréquente)
dans 44 pays de la zone tropicale d’Afrique et d’Amérique du Sud.
Ce sont des espèces particulières des moustiques Haemagogus et Aedes qui propagent la fièvre
jaune. Dans les zones de forêts et les régions humides d’Afrique, les gens sont infectés par des
piqûres de moustiques qui ont sucé le sang de primates non humains infectés. Lors de grandes
épidémies dans des zones urbaines surpeuplées, les moustiques peuvent transmettre la maladie
de personne à personne.
Dans certains cas, l’infection par le virus de la fièvre jaune ne cause ni symptômes ni signes.
Sinon, les signes apparaissent généralement entre trois et six jours après la piqûre par le
moustique infecté ; citons notamment les suivants : fièvre, douleurs musculaires, frissons,
perte d’appétit, nausées et vomissements, conjonctivite, congestion faciale et rythme
cardiaque relativement faible (bradycardie) accompagnant la fièvre. Environ 15 % des
infections résultent en des symptômes plus graves, comme la jaunisse (jaunissement de la
conjonctive et de la peau), les saignements et les insuffisances hépatiques et rénales, qui
peuvent être fatales. La fièvre jaune grave peut être confondue avec la malaria, la leptospirose,
l’hépatite virale, d’autres types de fièvres hémorragiques et les empoisonnements.
Environ 20 à 50 % des personnes qui font une insuffisance hépatique ou rénale meurent,
généralement entre sept et dix jours après le début de la maladie. Les personnes qui survivent
peuvent continuer de souffrir de faiblesse et d’épuisement prolongés, mais le foie et les reins se
remettent en règle générale complètement.
peuvent être soignés à domicile. L’aspirine et les médicaments similaires sont à éviter puisqu’ils
peuvent provoquer des saignements, en particulier au niveau de l’estomac et des intestins.
La vaccination permet de prévenir la fièvre jaune ; elle est donc recommandée pour protéger
ceux qui vivent dans des régions où la maladie est endémique ou épidémique, ainsi que les
voyageurs qui s’y rendent, et qui pourraient contribuer, à leur retour, à propager la maladie
dans le reste du monde. La vaccination antiamarile (contre la fièvre jaune) à grande échelle
s’est avérée très efficace dans les zones d’endémie, mais d’importantes flambées se sont
produites lorsque la couverture vaccinale a décliné après l’interruption des campagnes de
vaccination.
Les mesures de lutte contre les populations de moustiques dans les zones urbaines font aussi
partie des stratégies de prévention.
On utilise actuellement des vaccins à virus vivant atténué pour prévenir la fièvre jaune. Ils
sont disponibles sous forme lyophilisée et doivent être reconstitués avant l’emploi avec le
solvant fourni par le fabricant : voir Module 5 (Organisation d’une séance de vaccination),
Section 4.2, pour de plus amples détails. Le vaccin antiamaril doit être conservé entre +2 °C
et +8 °C ; la congélation accidentelle ne l’endommage pas. Pour l’utilisation des flacons
multidoses ouverts, se conformer aux politiques nationales concernant les flacons multidoses :
voir Module 2 (La chaîne du froid vaccinale), Section 5, pour la politique de l’OMS.
Ce vaccin est administré en une dose unique de 0,5 ml, soit par voie sous-cutanée dans le
haut du bras, soit par voie intramusculaire dans la partie antérolatérale de la cuisse.
Des manifestations bénignes, comme les douleurs au point d’injection, les maux de tête, les
douleurs musculaires, une faible fièvre, des démangeaisons, l’urticaire et d’autres éruptions,
sont signalées chez jusqu’à 25 % des personnes vaccinées.
Une seule dose du vaccin antiamaril suffit pour conférer une protection à vie ; la vaccination
contre la fièvre jaune devrait donc être intégrée aux programmes de vaccination de routine
dans les pays où la maladie est endémique, les enfants de neuf à 12 mois recevant alors le
vaccin en même temps que celui à valence rougeole. Des campagnes de vaccination préventive
de masse sont recommandées dans les pays où la maladie est endémique et la couverture de
la vaccination antiamarile est faible. Le vaccin doit être fourni à toutes les personnes âgées de
neuf mois et plus dans les régions où des cas de fièvre jaune ont été signalés. Les voyageurs
âgés de neuf mois et plus se rendant dans des régions à haut risque ou en revenant doivent
recevoir le vaccin antiamaril, sauf contre-indication.
Le vaccin antiamaril est contre-indiqué pour les enfants de moins de six mois et n’est pas
recommandé pour les enfants de six à huit mois, sauf en cas d’épidémie. Il est contre-indiqué
pour toutes les personnes allergiques aux antigènes de l’œuf et pour les personnes infectées par
le VIH dont le taux de lymphocytes T CD4 se situe en dessous de 200 par mm3.
Nombre de doses 1
Calendrier • Dans les régions à endémie : personnes âgées de 9 à 12 mois, avec MCV1
• Dans les régions où des cas ont été déclarés : toutes les personnes âgées de ≥ 9 mois
• Voyageurs se rendant dans des régions à haut risque : toutes les personnes âgées de
≥ 9 mois
Rappel Aucun
Contre-indications • Âge < 6 mois ; âge 6-8 mois sauf en cas d’épidémie
• Allergie connue aux antigènes de l’œuf ou à une dose précédente
• Infection au VIH avec taux de lymphocytes T CD4 < 200 par mm3
Manifestations indésirables • Graves : choc anaphylactique, maladie postvaccinale neurologique (du système
nerveux) et viscérotrope (des organes internes) associée au vaccin antiamaril,
encéphalite chez les nourrissons âgés de < 6 mois
• Bénignes : maux de tête, douleurs musculaires, fièvre
Précautions spéciales Effectuer une évaluation du rapport risque/bénéfice avant de vacciner des femmes
enceintes ou des personnes âgées de > 60 ans
Dosage 0,05 ml
Point d’injection Partie externe du haut du bras ou de l’épaule gauche (pour vaccin sous-cutané), ou
partie antérolatérale (externe) de la cuisse chez les nourrissons et les enfants (pour vaccin
intramusculaire)
Conservation Entre +2 °C et +8 °C
Tout contact de vaccination est l’occasion d’identifier les nourrissons et les jeunes enfants
éligibles pour recevoir de la vitamine A, particulièrement lorsque la vaccination a été reportée
ou que l’enfant est âgé de six mois ou plus.
La vitamine A est une substance qui est requise par le corps humain. Elle renforce la résistance
aux infections, augmente les chances des enfants de survivre aux infections, encourage la
croissance et protège la cornée (la partie transparente de l’œil). Un manque de vitamine A,
ou carence en vitamine A, peut entraîner des problèmes de vue dans la pénombre (cécité
crépusculaire ou héméralopie).
Le corps humain n’est pas capable de produire la vitamine A. Toute la vitamine A dont il
a besoin doit donc provenir de la nourriture absorbée. La vitamine A est présente dans les
aliments suivants :
• lait maternel
La vitamine A peut être ajoutée aux aliments comme le sucre, l’huile végétale et la farine de
blé au cours de leur transformation. Ce processus s’appelle enrichissement des aliments.
La carence en vitamine A peut se produire lorsque l’on ne consomme pas assez d’aliments
contenant de la vitamine A ou lorsque le corps utilise trop rapidement cette vitamine, ce qui
peut se produire lorsque l’on est malade, chez les femmes enceintes ou qui allaitent, ou encore
chez les enfants, lors de leur phase de croissance la plus rapide, de l’âge de six mois à cinq ans.
Les enfants souffrant d’une carence en vitamine A courent un risque accru de contracter des
infections, comme la rougeole, ainsi que des diarrhées et des fièvres ; ces infections risquent
plus d’être graves, et peuvent s’avérer fatales.
Lorsque l’on a une alimentation qui ne contient pas assez de vitamine A, on peut prendre
régulièrement une dose concentrée de cette vitamine sous forme de capsule pour augmenter
son taux de vitamine A. C’est la supplémentation. Pour les enfants, on pratique une incision
dans la capsule pour verser les gouttes de liquide directement dans leur bouche.
L’intervalle optimal entre doses de vitamine A est de quatre à six mois. L’intervalle minimum
sûr entre doses est d’un mois. On peut réduire l’intervalle entre doses pour traiter les cas de
carence clinique en vitamine A et de rougeole. Se conformer aux directives nationales pour le
calendrier de traitement de la rougeole.
Comme la pneumonie et la diarrhée ont toutes deux de multiples causes, il n’existe pas
d’intervention unique qui permettrait de les prévenir ou de les combattre ; bien que des
interventions peu coûteuses et efficaces soient déjà bien établies, elles ne font pas toujours
l’objet d’une promotion ou d’une mise en œuvre conjointe, qui en multiplierait pourtant
l’impact. La couverture des interventions de base reste faible, les services sont trop souvent
fragmentaires et on n’atteint pas encore les enfants les plus vulnérables. Or nombre des
facteurs de risque et des causes sous-jacentes de ces deux maladies, ainsi que les stratégies de
prévention et les plateformes d’exécution disponibles, sont pratiquement identiques ; c’est
donc désormais une évidence que l’on peut et que l’on doit s’attaquer à la pneumonie et à la
diarrhée d’une manière intégrée et coordonnée.
Mettre fin aux décès évitables d’enfants par pneumonie et diarrhée d’ici 2025 : le Plan d’action
mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée (en anglais Global Action
Plan for Pneumonia and Diarrhoea ou GAPPD) est disponible ici : http://www.who.int/
maternal_child_adolescent/documents/global_action_plan_pneumonia_diarrhoea/fr/. Il
a été lancé en 2013 par l’OMS et l’UNICEF, avec des contributions d’un large groupe de
partenaires et parties prenantes. Le GAPPD propose un cadre intégré d’interventions clés de
protection, prévention et traitement dont on sait qu’elles sont efficaces contre la pneumonie
et la diarrhée ; il fournit en outre une série d’activités complémentaires pour améliorer et
accélérer la mise en œuvre de ces interventions, qui, si elles sont concertées, peuvent sauver
d’innombrables enfants de la mort évitable qu’entraînent ces deux maladies.
Comme le montre la Figure 1.1, le GAPPD se fonde sur un cadre d’action « Protéger,
prévenir, traiter » pour maîtriser la pneumonie et la diarrhée : protéger les enfants en
établissant et en encourageant les bonne pratiques en matière de santé ; pratiquer la
prévention pour empêcher les enfants de contracter la pneumonie ou la diarrhée, cela grâce à
une couverture vaccinale universelle, à la prévention du VIH et à des environnements sains ;
et traiter les enfants qui souffrent de pneumonie et de diarrhée d’une manière appropriée.
• supplémentation en vitamine A.
• prévention du VIH
Diarrhée
Pneumonie
1 La chaîne du froid
Le système utilisé pour stocker des vaccins et les préserver en bon état est désigné sous le nom
de chaîne du froid, ou encore parfois chaîne d’approvisionnement en vaccins ou chaîne de
fourniture vaccinale. Cette chaîne est constituée d’une série de maillons ayant pour tâche de
maintenir les vaccins dans les plages de température recommandées par l’OMS, depuis leur
lieu de fabrication jusqu’au lieu où ils sont administrés. La Figure 2.1 est une illustration
d’une chaîne du froid complète. La rangée fléchée inférieure indique le cheminement des
vaccins jusqu’aux structures de santé, alors que la rangée fléchée supérieure indique les points
de collecte, d’enregistrement, de vérification et d’analyse des données, et montre comment
les information recueillies sont transmises en amont de la chaîne. En suivant ces étapes dans
l’ordre, on obtient une traçabilité précise de la performance de la chaîne du froid et on dispose
des informations nécessaires à la mise à jour des prévisions vaccinales.
Demande
d’approvisionnement
Statistiques et
évaluations annuelles
Aéroport
Analyse
Rapport/vérification Entrepôt
mensuel(le) central
Rapport
quotidien Entrepôt régional/
de district
Centre de santé
Vaccinateur/
mère et enfant
Source : PATH/OMS
Pour maintenir une chaîne du froid vaccinale fiable au niveau périphérique, les consignes
suivantes doivent être suivies :
• Stocker les vaccins et les solvants dans les limites des plages de température recommandées,
quel que soit le site d’utilisation.
• Emballer et transporter les vaccins jusqu’aux sites de proximité et à partir de ces mêmes
sites en se conformant aux procédures recommandées.
• Maintenir les vaccins et les solvants dans les conditions applicables à la chaîne du froid
pendant les séances de vaccination.
Les modalités de stockage et d’emballage des vaccins au niveau des structures de santé sont
explicitées dans la Section 5 du présent module.
Les vaccins sont des produits biologiques fragiles. Alors que certains sont sensibles à la
congélation, d’autres le sont à la chaleur ou encore à la lumière. Les vaccins perdent une part
de leur activité ou efficacité, c’est-à-dire leur aptitude à protéger comme il se doit le sujet
vacciné, lorsqu’ils sont exposés à des températures inappropriées. Cette baisse d’efficacité des
vaccins est irréversible. Pour maintenir la qualité des vaccins, il est essentiel de les protéger
contre les températures extrêmes ; pour ce faire, il est important de faire appel à une chaîne du
froid satisfaisant les critères de température prescrits. La Figure 2.2 est un tableau indiquant
les températures de stockage des vaccins recommandées pour chaque niveau de la chaîne du
froid. Il est essentiel que toutes les personnes manipulant des vaccins et des solvants soient au
courant des sensibilités aux températures et des températures de stockage préconisées pour
tous les vaccins figurant dans le calendrier national.
+8 °C
Liquide Lyophil Liquide Lyophil Liquide Lyophil Liquide Lyophil
Tous Tous
VPO VPO
+2 °C
−15 °C
Acceptable Acceptable
Tous Tous
Lyophil Lyophil
VPO VPO
−25 °C
NB :
Les solvants ne doivent jamais être congelés.
Si les solvants sont conditionnés avec le vaccin, le produit doit être entreposé entre +2 °C et +8 °C.
Les vaccins combinés lyophilisés-liquides regroupés ne doivent jamais être congelés et doivent être entreposés entre +2 °C et +8 °C.
On notera que les informations relatives à la stabilité thermique fournies au sujet des vaccins
lyophilisés ne concernent que les flacons non entamés ; une fois reconstitués, la plupart des
vaccins lyophilisés perdent rapidement de leur efficacité. Il est important de conserver au frais
les flacons multidoses entamés de vaccins, lyophilisés ou liquides, sans agent de conservation,
entre +2 °C et +8 °C, pendant la séance de vaccination, ou pendant six heures après
l’ouverture du flacon, la première éventualité étant retenue.
La Figure 2.4 répertorie les vaccins sensibles à la congélation, qui devraient être protégés des
températures sous la barre de zéro.
Sensibilité à la lumière
Certains vaccins, sensibles à la lumière, perdent de leur efficacité lorsque exposés à la lumière.
Il est donc essentiel de les protéger contre les rayons solaires ou contre toute source de lumière
artificielle intense ; en un mot il faut les y exposer le moins possible. Parmi les vaccins aussi
sensibles à la lumière qu’à la chaleur, nous citerons les vaccins contre la tuberculose (BCG),
contre la rougeole, contre la rubéole, contre la rougeole et la rubéole et contre la rougeole, les
oreillons et la rubéole. La plupart du temps ces vaccins sont fournis dans des flacons en verre
foncé pour les protéger contre les dommages causés par la lumière ; il est cependant important
de les conserver dans leur suremballage aussi longtemps que possible pour les protéger au
cours du stockage et du transport.
• Utiliser un dispositif de surveillance des températures pour s’assurer que les températures
ne dépassent pas la plage prescrite de +2 °C à +8 °C.
• vérifier et d’enregistrer les températures des vaccins deux fois par jour, généralement le
matin et en fin de séance ou de journée
Il importe que tous les agents de santé d’un établissement sanitaire soient capables de
surveiller la chaîne du froid et qu’ils sachent que faire au cas où les températures viendraient
à s’écarter de la plage prévue, conformément à la description donnée dans la Section 4.2 du
présent module.
Une performance optimale ne peut être garantie que si le matériel de la chaîne du froid utilisé
dans le cadre des programmes de vaccination, à tous les niveaux, adhère aux spécifications
techniques recommandées, en conformité avec les normes de préqualification de l’OMS ou
aux prescriptions des autorités de réglementation nationales. Ce module porte principalement
sur le matériel de la chaîne du froid dont ont besoin les structures de santé au niveau
périphérique.
2.1 Réfrigérateurs
Les réfrigérateurs d’un centre de santé peuvent fonctionner à l’électricité, à l’énergie solaire ou
au gaz (ou au kérosène). Le choix du réfrigérateur dépend de la source d’alimentation la plus
fiable dont disposent les établissements de santé ainsi que de la capacité combinée de stockage
de vaccins et d’accumulateurs d’eau requise. Le Tableau 2.1 donne une brève description des
différentes catégories de réfrigérateurs les plus courantes.
Catégorie de Description
réfrigérateurs
à vaccins
Électriques Les réfrigérateurs à garniture réfrigérante sont la meilleure solution lorsque l’on dispose d’une alimentation
(aussi connus sous le secteur fiable pendant au moins 8 heures par jour. Même en cas de pannes électriques périodiques, la garniture
nom de réfrigérateurs à intérieure de l’unité bénéficie d’une certaine durée de protection entre +2 ˚C et +8 ˚C. En fait, quelques
compression) modèles capables de fonctionner efficacement à partir de seulement 4 heures d’électricité par jour (voir Figure
2.19) sont disponibles. Avec le réfrigérateur à garniture réfrigérante, les vaccins risquent d’être exposés à des
températures de congélation s’ils ne sont pas chargés correctement.
Énergie solaire Les réfrigérateurs solaires sont plus coûteux et plus difficiles à installer que leurs homologues électriques ;
(aussi connus sous le en revanche, à part le nettoyage et l’entretien préventif, leurs coûts d’exploitation sont inexistants. Les deux
nom de réfrigérateurs principaux types utilisés sont : a) les unités à batteries solaires reliées à un banc de batteries, que chargent les
photovoltaïques) panneaux solaires, et b) les unités à énergie solaire qu’alimentent directement les panneaux solaires.
À gaz en bonbonnes Ces réfrigérateurs sont utilisés dans des structures de santé lorsque l’intensité du soleil ne suffit pas à fournir
(ou kérosène) suffisamment d’énergie solaire. Les réfrigérateurs alimentés au gaz sont préférables aux modèles fonctionnant
(aussi connus sous le au kérosène, parce qu’ils nécessitent moins d’entretien et aussi parce qu’il est plus facile d’en contrôler les
nom de réfrigérateurs à températures. À noter que dans le cas des réfrigérateurs au gaz et au kérosène, les vaccins courent le risque
absorption) d’être exposés à des températures de congélation, et qu’il est particulièrement difficile de maintenir la
température des vaccins dans la plage des +2 ˚C à +8 ˚C dans le cas des réfrigérateurs au kérosène.
Depuis 2009, tous les réfrigérateurs à garniture réfrigérante et ceux fonctionnant sur batterie
solaire ou sur énergie solaire directe qui sont préqualifiés par l’OMS sont dotés de thermostats
qu’il est impossible à l’utilisateur de régler. À condition que les pannes d’alimentation
ne dépassent pas certaines limites, la température interne de ces réfrigérateurs devrait se
maintenir entre +2 °C et +8 °C. En cas de problèmes répétés de contrôle de la température,
vous devez en notifier votre superviseur et appeler le technicien responsable des réfrigérateurs.
Les réfrigérateurs de type plus récent comportent tous un autocollant rond rouge et bleu : le
demi-cercle rouge du haut indique la température de service maximale admissible alors que le
demi-cercle bleu du bas indique la température de service minimale.
Dans le cas de réfrigérateurs domestiques plus anciens, ceux à garniture réfrigérante, ceux qui
fonctionnent à l’énergie solaire et tous les réfrigérateurs à gaz et au kérosène, procédez comme
suit :
• Une fois que vous vous êtes assuré que la plage des températures journalières reste stable
entre +2 °C et +8 °C, réglez correctement le thermostat et ne modifiez surtout pas le
réglage sélectionné, même en cas de coupure de courant.
• Ne réglez pas le thermostat s’il arrive parfois que la température dépasse d’un degré ou
d’un peu plus les +8 °C, suite à une coupure de courant, ou par temps très chaud.
• une réserve de vaccins et de solvants pour une ou deux semaines (soit généralement 25 à
50 % de plus que le stock mensuel)
Compartiment
congélateur
(certains modèles)
Compartiment
d’entreposage des
vaccins (la plupart
des modèles ont
des paniers qui
DOIVENT être utilisés)
Compartiment congélateur
Compartiment
congélateur
Compartiment
réfrigérateur
2.2 Glacières
Une glacière est un conteneur isolé qui peut être garni d’accumulateurs d’eau pour maintenir
les vaccins et les solvants dans la plage de températures retenue, au cours du transport ou d’un
stockage de courte durée (voir Figure 2.6). Selon le modèle, les glacières peuvent être utilisées
pour stocker des vaccins pour des périodes allant jusqu’à deux jours, ou même plus, sans
alimentation électrique, quand le réfrigérateur du centre de santé est en panne ou pour servir
de conteneur passif quand le réfrigérateur doit être dégivré. Une fois la glacière remplie, ne
l’ouvrez que lorsque vous devez y prendre un vaccin.
La « durée de réfrigération » d’une glacière est la longueur Figure 2.6 Glacière à vaccins
de temps maximale pendant laquelle une glacière fermée
est capable de maintenir les températures en deçà de
+10 °C, lorsqu’elle est garnie d’accumulateurs d’eau
congelée (briquettes congelées). De nos jours, les modèles
de glacière préqualifiés ont une durée de réfrigération
maximale de deux à sept jours lorsque testés sous une
température constante de +43 °C.
Lorsqu’une glacière est destinée à être utilisée dans un centre de santé, il est recommandé de la
choisir en tenant compte des facteurs suivants :
Les glacières peuvent aussi être utilisées pour collecter chaque mois des vaccins dans les
entrepôts de district et pour les transporter jusqu’à l’établissement de santé, ainsi que de
l’établissement jusqu’aux séances sur terrain quand un porte-vaccins n’est pas assez grand (voir
Section 2.3 du présent module). Normalement, le volume des glacières des centres de santé
devrait être suffisant pour transporter assez de vaccins pour au moins un mois.
2.3 Porte-vaccins
Plus petits que les glacières, ils sont plus faciles à transporter (voir Figure 2.7). De nos jours,
les porte-vaccins préqualifiés ont une durée de réfrigération – quand garnis d’accumulateurs
d’eau congelée – de 18 à 50 heures à +43 °C et une durée de refroidissement – quand garnis
d’accumulateurs d’eau froide – de 3 à 18 heures.
Les accumulateurs d’eau sont des conteneurs en plastique étanches qui peuvent être remplis
d’eau du robinet, servant à garnir l’intérieur d’une glacière ou d’un porte-vaccins (voir
Figure 2.8). Ils permettent de conserver des vaccins dans la plage de températures requise à
l’intérieur de glacières et de porte-vaccins. Pour protéger les vaccins, il est important d’utiliser
le bon nombre et la bonne taille d’accumulateurs d’eau et de suivre les consignes imprimées à
l’intérieur du couvercle du conteneur. Pour une performance optimale, l’OMS recommande
d’utiliser des accumulateurs d’eau préqualifiés.
Si les accumulateurs d’eau sont utilisés dans le cadre d’opérations de proximité, il faut
en prévoir une quantité supplémentaire lors de la séance d’information pour pouvoir
maintenir au frais, entre +2 °C et +8 °C, les vaccins lyophilisés reconstitués et les vaccins
multidoses entamés sans agent de conservation. Lorsque des vaccins liquides et des vaccins
reconstitués sans agent de conservation sont exposés à des températures supérieures à +8 °C
pendant des séances de vaccination, il y a risque accru de prolifération microbienne dans les
flacons de vaccin entamés. D’un point de vue pratique, ceci signifie que l’on doit toujours
avoir à disposition pendant les séances un ou plusieurs accumulateurs d’eau congelée ou
conditionnée.
Notez que le fait de sortir des accumulateurs d’eau congelée, conditionnée ou froide du
porte-vaccins réduit leur durée de réfrigération/refroidissement, raison pour laquelle il est
recommandé de ne pas ôter les accumulateurs d’eau pour y poser les flacons entamés au cours
des séances de vaccination, mais de déposer les flacons de vaccins entamés sur le coussinet en
mousse fourni avec le porte-vaccins (voir la description donnée dans la Section 2.5).
L’OMS déconseille vivement d’utiliser de la glace mouillée dans des sacs d’eau en plastique,
qui risquent d’exposer les vaccins à des températures de congélation.
Cette section ne décrit que le type de matériel de contrôle des températures qu’utilisent les
centres de santé qui, normalement, sont équipés d’un ou de deux réfrigérateurs à vaccins, de
glacières et de porte-vaccins.
Le principal but d’une PCV est d’éviter d’administrer des vaccins endommagés par la
chaleur. L’état de la PCV est aussi une référence, car non seulement il permet de trancher
sur le choix des vaccins à conserver suite à la rupture d’une chaîne du froid, ce qui réduit
considérablement les pertes vaccinales, mais il aide également l’utilisateur à décider du vaccin
qu’il doit utiliser en premier. À ce sujet, il importe de noter qu’un lot de vaccins présentant
des signes d’exposition importante à la chaleur doit être distribué et utilisé avant un lot qui
aura été moins exposé, même si sa date d’expiration dépasse celle du lot moins exposé.
Figure 2.10 PCV avec une séquence de changement de couleur et son interprétation
La couleur de départ du carré intérieur de la PCV n’est jamais un blanc immaculé : Au-delà du point de
ce carré est toujours légèrement mauve et, au départ, d’une teinte plus claire rejet : la couleur du carré
que le cercle extérieur. Ensuite, le carré intérieur se met à foncer jusqu’à ce que est plus foncée que celle
la température et/ou le temps d’exposition à la chaleur atteigne(nt) un niveau du cercle extérieur.
qui endommage le vaccin : le point de rejet du vaccin sera alors évident.
1. Dans le cas des vaccins préqualifiés par l’OMS, la PCV, le cas échéant, est apposée
sur l’étiquette du vaccin. Une fois entamé, le flacon du vaccin peut être conservé en
prévision de séances de vaccination ultérieures pendant jusqu’à 28 jours, quelle que soit
la formulation du produit (liquide ou lyophilisé).
2. Dans le cas des vaccins préqualifiés par l’OMS, la PCV est apposée à un endroit autre
que l’étiquette (p. ex. sur le capuchon ou sur le col de l’ampoule). Dans ce cas de figure,
une fois qu’il est entamé, il faut jeter le flacon du vaccin soit à la fin de la séance de
vaccination soit dans les six heures suivant son ouverture, la première en date prévalant,
quelle que soit la formulation du produit (liquide ou lyophilisé). Tel serait le cas, par
exemple, d’un produit reconstitué dont le capuchon du flacon de vaccin – identifié par
une PCV – aurait été jeté après avoir été ouvert.
Figure 2.11 Emplacement des PCV sur les ampoules et les flacons
PCV
PCV
flacon
de vaccin
lyophilisé
ampoule
de vaccin
préqualifié PCV
flacon de vaccin
liquide
Il est vivement recommandé de placer les 30 DTR dans un endroit accessible où il est possible
d’en relever les lectures et où ils ne risquent pas d’être endommagés, ceci dépendant du type
de réfrigérateur utilisé. Il est aussi recommandé de suivre les consignes explicitées ci-après :
• Si la fonction du réfrigérateur est de stocker des vaccins qui ne sont pas sensibles à la
congélation, installez le dispositif au-dessus des vaccins, dans la partie le plus chaude du
réfrigérateur.
Notez que les indicateurs électroniques d’alerte à la congélation ne sont pas nécessaires dans
les réfrigérateurs utilisant un 30 DTR.
Thermomètres à tige
Les thermomètres à tige ne donnent qu’une lecture instantanée des températures, ceci étant la
raison pour laquelle l’OMS n’en recommande plus l’utilisation en tant que principal dispositif
de contrôle des températures dans les réfrigérateurs à vaccins. Il n’en demeurent pas moins des
instruments de secours essentiels ayant la capacité de fonctionner sans l’aide d’une batterie ou
d’une autre source d’alimentation. La Figure 2.15 en est un exemple. L’OMS ne recommande
cependant pas les thermomètres à cadran bimétallique (voir Figure 2.16) pour quelque usage
que ce soit, car leur étalonnage se déprécie au fil du temps, surtout s’il arrive qu’on les laisse
tomber.
Figure 2.15 Thermomètre à tige Figure 2.16 Thermomètre à cadran, qui n’est pas .
recommandé par l’OMS
0 5
10 10
20 C 20
30 PAS recommandé 30
40 40
50 50
Le Tableau 2.2 présente – par ordre préférentiel – les choix d’appareils de contrôle des
températures envisageables pour le stockage et le transport des vaccins destinés aux centres de
santé.
Tableau 2.2 Choix d’appareils de contrôle des températures pour les centres de santé
Réfrigérateurs
Il est vivement recommandé, lorsque c’est possible, d’équiper les réfrigérateurs des centres de
santé d’un enregistreur de température de 30 jours, tout comme il est important de former le
personnel des centres de santé pour qu’il puisse utiliser ces enregistreurs sans problèmes. Si ces
appareils fournissent un relevé de l’évolution de la température des réfrigérateurs, il n’en va pas
de même en ce qui concerne les thermomètres qui n’en ont pas la capacité, car ils n’indiquent
que la température affichée au moment d’effectuer un relevé. Si on n’a pas d’enregistreur de
température, la meilleure solution est un indicateur de congélation et un thermomètre à tige.
L’indicateur de congélation permet de savoir si des vaccins sensibles à la congélation ont été
ou non exposés à des températures inférieures au point de congélation, ce qui constitue la
cause la plus commune de l’endommagement des vaccins. Cela dit, nous rappelons qu’un
indicateur de congélation ne peut pas être à nouveau utilisé une fois qu’il a été activé et qu’il
doit être immédiatement remplacé par un indicateur neuf. La solution la moins bonne est
d’utiliser un thermomètre à tige seul ; en effet, nous l’avons déjà expliqué, la vocation d’un
thermomètre n’est que d’indiquer la température au moment du relevé, ce qui a lieu tout au
Glacières et porte-vaccins
Quand il est fait appel à des accumulateurs d’eau congelée pour transporter des vaccins
sensibles à la congélation, il faut incorporer un indicateur électronique de congélation
au contenu. Cet indicateur indique si les vaccins ont été exposés à des températures de
congélation. Par contre, l’utilisation de ce type d’indicateur est superflue dans le cas des
accumulateurs d’eau froide car il n’y pas risque de congélation. Lorsqu’on utilise des
accumulateurs d’eau chaude pour protéger des vaccins sensibles à la congélation sous des
climats particulièrement froids, il est aussi conseillé d’utiliser des indicateurs de congélation,
car la température du contenu risque de chuter en deçà de zéro au cours d’un long
déplacement.
Pour contrôler les températures, fixez un diagramme manuel standard d’enregistrement des
températures sur la porte ou sur le couvercle de chaque réfrigérateur à vaccins, et vérifiez
la température deux fois par jour au moins cinq jours par semaine, et de préférence tous
les jours, y compris pendant les fins de semaine et les vacances. Les lectures relevées tous
les jours doivent toujours provenir du même appareil de contrôle des températures ; le
personnel responsable de cette tâche doit lire le 30 DTR et noter les données relevées sur
le diagramme. En l’absence d’un 30 DTR, vérifiez le thermomètre à cadran intégré ou, au
besoin, le thermomètre à tige. Le fait d’enregistrer les températures selon cette procédure est
une garantie que le réfrigérateur est bien contrôlé et que des relevés réguliers ont lieu, ceci
pouvant aider à identifier les courbes de performance, parfois même avant que des alarmes se
déclenchent automatiquement.
Notez les relevés pris manuellement sur un diagramme de température fixé sur la porte du
réfrigérateur, en procédant comme suit :
• Notez sur le diagramme des températures les températures par date et heure (un exemple
précis applicable au 30 DTR est illustré dans la Figure 2.17). Lorsqu’un diagramme est
totalement rempli, remplacez-le par un nouveau. Conservez tous les diagrammes dûment
remplis dans un registre pour référence. (NB : Certaines mesures s’imposent quand
les températures enregistrées s’écartent de la plage prévue : voir Section 4.2 du présent
module.)
+14
+13
+12
+11
+10
+9
+8
+7 x x
+6 x x x x x
+5 x x x x x x x
+4 x x x x x x x x
Diagramme de température
+3 x x x x
+2 x
+1 x x x
0 x
−1 x x x
−2
−3
−4
−5
IC (X ou OK)
alarme > +8 °C Toutes les 24 heures, entrez la situation d’alarme haute température et la température maximale enregistrée par l’enregistreur de température
Alarme ou OK OK OK OK OK OK OK OK OK OK OK OK OK OK OK OK OK OK
Maximum °C +7,5 +6,5 +6,3 +4,5 +5,2 +3,3 +3,0 +1,8 +0,2 −0,8 −0,5 +5,2 +5,4 +5,3 +6,1 +5,5 +6,1
alarme < −5 °C Toutes les 24 heures, entrez la situation d’alarme basse température et la température maximale enregistrée par l’enregistreur de température
Alarme ou OK OK OK OK OK OK OK OK OK X X OK OK OK OK OK OK OK
Minimum °C +5,8 +5,4 +4,8 +3,5 +3,6 +2,8 +1,7 +0,8 −0,5 −1,5 −1,3 +0,9 +3,5 +3,8 +3,6 +4,6 +3,9
FC
FC
FC
FC
FC
FC
FC
FC
FC
FC
FC
Initiales :
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
JWL
Province : Jazir Mois : Octobre Commentaires : Thermostat incorrectement ajusté par agent de santé temporaire.
Année : 2015 Corrigé le 12 oct.
Vaccination pratique
District : District 9
Centre de santé: Erewhon Superviseur : AG
Module 2 : La chaîne du froid vaccinale
• Tournez le bouton du thermostat jusqu’à ce que la flèche soit dirigée sur un chiffre plus
élevé. Cela va augmenter la température du réfrigérateur.
• Vérifiez que la porte du congélateur ferme correctement, car il n’est pas exclu que le joint
soit endommagé. Dans ce cas, faites appel aux services d’un technicien pour effectuer les
réparations nécessaires.
• Quand la température a chuté en deçà de 0 °C, même relativement brièvement, vérifiez les
vaccins sensibles à la congélation pour vous assurer qu’ils n’ont pas été endommagés par la
congélation en réalisant un Test d’agitation (voir Section 7 du présent module).
NB : Il tient lieu de rappeler que l’exposition à la chaleur est moins nocive pour la plupart des
vaccins et des solvants liquides que ne l’est l’exposition à la congélation.
Si la température dépasse les +8 °C, une température trop élevée, vous devez en notifier le
superviseur ; il faut alors procéder comme suit pour y remédier :
• Vérifiez que le réfrigérateur fonctionne correctement. Si tel n’est pas le cas, contrôlez-en
l’alimentation (électricité, gaz, kérosène ou solaire).
• Si l’alimentation fonctionne correctement, le joint est en bon état et les niveaux de gel
sont corrects, tournez le bouton du thermostat jusqu’à ce que la flèche soit dirigée vers un
chiffre plus élevé. Cela fera baisser la température du réfrigérateur.
NB : Afin de ne pas risquer de congeler les vaccins, n’ajustez pas le thermostat sur un
paramètre plus froid (un chiffre plus élevé) après une panne d’alimentation ou lors de l’arrivée
des vaccins.
• Pendant la séance de vaccination, vérifiez que les flacons de vaccins restent aux
températures recommandées une fois qu’ils ont été entamés. Il est particulièrement
important de maintenir les flacons de vaccins multidoses qui ne contiennent pas d’agent
de conservation – qu’ils soient lyophilisés ou liquides – au frais, à des températures de
+2 °C à +8 °C.
− Jeter tous les flacons entamés qui ne contiennent pas d’agent de conservation, ceci
couvrant tous les vaccins reconstitués ainsi qu’un certain nombre de vaccins multidoses
liquides.
− Vérifier les PCV de tous les flacons non entamés et mettre, dès que possible, tous les
flacons non entamés dotés de PCV qui n’ont pas dépassé le point de rejet dans un
réfrigérateur en marche ou une glacière appropriée.
− Vérifier – lorsque la politique concernant les flacons multidoses est applicable – les
PCV de tous les flacons entamés qui contiennent un agent de conservation, et remettre
dès que possible les flacons dotés de PCV qui n’ont pas passé le point de rejet dans
un réfrigérateur en marche ou une glacière appropriée. Ces vaccins sont à utiliser en
premier lors de la prochaine séance de vaccination.
Les réfrigérateurs des centres de santé servent à stocker des vaccins et des solvants. Ils se
déclinent en plusieurs versions et la disposition des éléments à l’intérieur des réfrigérateurs
varie selon la version utilisée.
Les consignes générales suivantes (« À faire » et « À ne pas faire ») concernent tous les
réfrigérateurs dont sont équipés les établissements de santé.
À FAIRE : Disposez les vaccins dans le réfrigérateur du centre de santé comme suit :
• Quand cela est possible, stockez les vaccins et les solvants dans un réfrigérateur uniquement
destiné à cet usage. Si vous devez stocker dans ce réfrigérateur d’autres produits sensibles à la
chaleur, comme des médicaments, des onguents, des sérums et des échantillons, étiquetez-
les clairement et placez-les totalement à l’écart des vaccins et des solvants.
• Disposez toujours les vaccins et les solvants de sorte que l’air puisse circuler librement, ce
qui facilite du reste la manipulation des vaccins.
• Quand les vaccins ou les solvants sont fournis dans leurs cartons d’origine, disposez les
boîtes en vous assurant de laisser un espace de deux centimètres au minimum entre les
piles. Marquez clairement les cartons, pour que les marquages soient visibles au moment
d’ouvrir la porte ou le couvercle.
• Quand les vaccins ou les solvants sont fournis sous forme de conteneurs individuels
(flacons, ampoules ou tubes), utilisez un plateau en plastique, une boîte en plastique ou
tout autre dispositif pour ranger les vaccins de façon ordonnée. La Figure 2.18 montre un
bon agencement de vaccins à l’aide de boîtes empilables faites localement.
• Quand le solvant est empaqueté avec le vaccin, stockez l’ensemble du produit dans le
réfrigérateur. En revanche, si les solvants sont fournis séparément du vaccin, stockez-les dans
le réfrigérateur s’il y suffisamment de place ; sinon mettez les solvants dans le réfrigérateur
au moins 24 heures avant de les utiliser pour qu’ils aient le temps de refroidir.
Figure 2.18 Plateau fait sur mesure pour les flacons et les ampoules
• Mettez les vaccins dont les PCV indiquent la plus forte exposition à la chaleur (carrés les
plus sombres) dans un conteneur séparé du réfrigérateur doté de la mention « Flacons
exposés à la chaleur : Utiliser en premier ». Au cas où il y aurait d’autres vaccins du même
type dans le réfrigérateur, utilisez toujours en premier lieu les vaccins porteurs d’une
pastille dont le carré affiche la couleur la plus sombre, même si la date d’expiration
indiquée est ultérieure à celle des vaccins dotés de carrés plus clairs.
• Quand il existe une politique du flacon multidose, appliquez à la lettre les consignes
de manipulation des flacons multidoses entamés, conformément aux termes de la
réglementation en vigueur dans le pays. S’il est prévu d’utiliser un flacon multidose
entamé au cours de la séance suivante, disposez les flacons dans un conteneur séparé dans
le réfrigérateur, portant la mention « Flacons entamés : Utiliser en premier ». Une synthèse
de la politique du flacon multidoses de l’OMS est présentée dans l’encadré ci-dessous. À
noter qu’il se pourrait qu’elle diffère de la politique en vigueur localement.
À NE PAS FAIRE : Lorsque vous disposez les vaccins dans le réfrigérateur du centre de
santé, évitez ce qui suit :
• N’ouvrez la porte ou le couvercle qu’en cas de nécessité. Le fait de les ouvrir fréquemment
élève la température à l’intérieur du réfrigérateur.
• Si le réfrigérateur est doté d’un compartiment congélateur, n’y stockez pas les vaccins ou
les solvants.
2. Le vaccin a été certifié comme pouvant être utilisé dans les 28 jours suivant l’ouverture
de son flacon, selon les directives de l’OMS.
Si TOUS les critères cités ci-avant sont satisfaits, il est possible de conserver les vaccins et
de les utiliser dans les 28 jours suivant leur ouverture, ou jusqu’à ce que toutes les doses
soient administrées.
Figure 2.19 Agencement de vaccins et de solvants dans un réfrigérateur à vaccins à ouverture frontale
VPO et vaccins
Compartiment congélateur lyophilisés avec
(le cas échéant) : mettez solvants sur l’étagère
les accumulateurs d’eau du haut (BCG, rougeole,
congelée debout pour éviter ROR, encéphalite
les fuites japonaise, fièvre jaune,
antiméningococcique
A et tout vaccin non
Entreposage des
sensible à la congélation)
accumulateurs d’eau
congelée : congelés à Enregistreur de température
gauche, non congelés journalier de 30 jours ou
à droite indicateur de congélation
et thermomètre
Vaccins sensibles à la
congélation sur l’étagère du
Ne JAMAIS ranger milieu, date d’expiration la plus
les vaccins dans les proche devant
étagères de la porte
À UTILISER EN PREMIER :
boîte contenant les vaccins avec
des PCV plus foncées et boîte
contenant les flacons entamés
Solvants sur l’étagère du bas,
clairement étiquetés Accumulateurs d’eau
congelée non congelés
sur l’étagère du bas pour
stabiliser la température
• Ne jamais placer des vaccins ou des solvants sur les étagères de la porte. La température n’y
est pas assez basse pour y stocker des vaccins et ces derniers sont exposés à la température
ambiante chaque fois que l’on ouvre la porte.
• Placer des accumulateurs d’eau ou des bouteilles en plastique remplies d’eau colorée dans
l’espace réservé en dessous de l’étagère du bas ; ceci permet de stabiliser la température en
cas de panne de courant. Ne pas utiliser les accumulateurs d’eau dans les porte-vaccins. Ne
jamais boire cette eau.
• Placer les flacons de vaccins contre la rougeole, RR, ROR, BCG, VPO, antiamarile, contre
l’encéphalite japonaise, antiméningococciques A conjugués – et/ou tous autres vaccins qui
ne sont pas altérés par la congélation – sur l’étagère du haut.
• Placer les vaccins DTC, DT, dT, TT, HepB, DTC+HepB, DTC+HepB+Hib, Hib, PVH,
antirotavirus – et/ou tous autres vaccins sensibles à la congélation – sur les étagères du
milieu et du bas.
• Stocker les solvants à côté des vaccins lyophilisés avec lesquels ils ont été fournis sur
l’étagère appropriée. En cas de manque d’espace sur l’étagère, placer les solvants sur
l’étagère du bas, clairement étiquetés pour permettre de les identifier facilement par
rapport aux vaccins auxquels ils sont associés
La Figure 2.20 est une illustration d’un agencement recommandé pour un réfrigérateur vertical
à garniture réfrigérante. Dans le cas de ces modèles, les variations de température à l’intérieur
du compartiment réfrigérateur sont minimes, permettant de placer en toute sécurité les vaccins
et les solvants sur n’importe quelle étagère. Il est toutefois bon de mentionner qu’il y a risque
de condensation sous des climats humides. Il est en outre recommandé de stocker les cartons
et les flacons dans des boîtes en plastique dotées d’un couvercle hermétique pour réduire les
risques d’altération due à l’humidité. Ne jamais stocker des vaccins en dessous de l’étagère du
bas, qui est une zone humide du fait que c’est à cet endroit que s’accumule la condensation en
provenance du plafond et des parois du compartiment.
La Figure 2.21 indique comment devraient être agencés les vaccins et solvants dans un
réfrigérateur-coffre sans panier.
Figure 2.21 Agencement des vaccins et des solvants dans un réfrigérateur-coffre sans paniers
Compartiment congélateur (appareils à
Vaccins gaz et au kérosène uniquement)
et solvants
sensibles à la Enregistreur de température
congélation journalier de 30 jours ou indicateur de
ni près du congélation et thermomètre
compartiment
congélateur/ Accumulateurs d’eau congelée dans le
de la plaque compartiment congélation
d’évaporateur
ni au fond du VPO et vaccins lyophilisés à côté du
réfrigérateur- compartiment congélateur/de la plaque
coffre d’évaporateur et au fond du réfrigérateur (BCG,
rougeole, ROR, encéphalite japonaise, fièvre
jaune, antiméningococcique A et tout vaccin
non sensible à la congélation)
À UTILISER EN
PREMIER : boîte Cloison interne : ne PAS enlever
contenant les
vaccins avec des
PCV plus foncées et
boîte contenant les
Laisser de la place autour des
flacons entamés
vaccins pour la circulation de l’air
• Placer les vaccins contre la rougeole, RR, ROR, BCG, VPO, antiamarile, contre
l’encéphalite japonaise – et/ou tous autres vaccins qui ne sont pas altérés par la congélation
– en bas du compartiment.
• Placer les solvants, les vaccins DTC, DT, dT, TT, HepB, DTC+HepB, DTC+HepB+Hib,
Hib, antiméningococcique, PVH, antirotavirus – et/ou tous autres vaccins sensibles à
la congélation – en haut du compartiment et à une bonne distance du compartiment
congélateur des réfrigérateurs à gaz et au kérosène.
• Stocker les solvants à côté des vaccins lyophilisés avec lesquels ils ont été fournis. Si cela
n’est pas possible, vérifier que les solvants sont clairement étiquetés pour permettre de les
identifier facilement par rapport aux vaccins auxquels ils sont associés.
• Toujours stocker les vaccins et les solvants dans les paniers fournis à cet effet, et jamais à
l’extérieur des paniers.
• Certains réfrigérateurs à énergie solaire directe disposent d’un banc de glace sur l’un des
côtés. Ne jamais enlever les accumulateurs d’eau congelée de cette zone.
• Stocker les vaccins contre la rougeole, RR, ROR, BCG, VPO, antiamarile, contre
l’encéphalite japonaise – et/ou tous autres vaccins qui ne sont pas altérés par la congélation
– dans les paniers du bas.
• Utiliser les paniers du haut pour stocker les produits destinés à un usage immédiat
et pour stocker les solvants et les vaccins DTC, DT, dT, TT, HepB, DTC+HepB,
DTC+HepB+Hib, Hib, PVH, antirotavirus et/ou tous autres vaccins sensibles à la
congélation. Ne jamais mettre de vaccins sensibles à la congélation dans les paniers du bas
car, dans le cas de certains modèles, il y a risque de congélation dans ces zones.
• Stocker les solvants à proximité des vaccins lyophilisés avec lesquels ils ont été fournis. Si
cela n’est pas possible, vérifier que les solvants sont clairement étiquetés pour permettre de
les identifier facilement par rapport aux vaccins auxquels ils sont associés.
Figure 2.22 Agencement des vaccins et des solvants dans un réfrigérateur-coffre équipé de paniers
Tous les centres de santé devraient posséder au moins deux jeux d’accumulateurs d’eau, dont
la taille et le nombre correspondent à leurs stocks de glacières et de porte-vaccins.
2. Accumulateurs d’eau usagés : Il n’est pas nécessaire de les vider et de les remplir à
nouveau, sauf s’ils fuient, en quel cas vous devez ajouter de l’eau et vérifier que le
bouchon est bien serré.
La plupart des réfrigérateurs à garniture réfrigérante alimentés sur secteur, des réfrigérateurs
électroménagers ou des gros réfrigérateurs à gaz disposent d’un compartiment congélateur
séparé. Ces types de réfrigérateurs peuvent congeler jusqu’à six grands ou 12 petits
accumulateurs toutes les 24 heures. Par contraste, les petits modèles à gaz ou au kérosène ne
peuvent dans certains cas congeler qu’un ou deux accumulateurs par jour.
À noter que certains modèles récents de réfrigérateurs à énergie solaire directe ont aussi la
capacité de congeler des accumulateurs d’eau congelée. Toutefois, leur pouvoir de congélation
est fonction de l’apport en lumière solaire disponible, puisqu’ils ne sont pas toujours capables
de congeler des accumulateurs d’eau congelée lorsque le temps est nuageux. Il faut savoir que
les accumulateurs d’eau congelée fondent toujours légèrement pendant la nuit en l’absence
d’alimentation, et vous devez vous attendre à trouver une certaine quantité d’eau non
congelée dans les accumulateurs en début de journée. Ceci est tout à fait normal.
Précisons que les anciens modèles à énergie solaire directe ne possèdent pas de compartiment
congélateur d’accumulateurs d’eau congelée, alors que les tout derniers modèles en sont
dotés. En remplacement d’une garniture réfrigérante, les modèles à énergie solaire directe
Vestfrost Solar Chill et Haier sont équipés d’un compartiment – analogue à un compartiment
congélateur – qui comporte un banc d’accumulateurs d’eau standard. N’enlevez jamais ces
accumulateurs d’eau pour les utiliser dans un porte-vaccins.
sorte que leur surface touche la plaque de l’évaporateur. Si le compartiment est équipé d’une
porte ou d’un couvercle, fermez-les correctement.
Plus le nombre d’accumulateurs placés dans le compartiment congélateur est élevé, plus
long sera leur temps de congélation. Il se peut même qu’ils ne se congèlent pas du tout
s’il y en trop. Faites en sorte de conserver quelques accumulateurs d’eau non congelée
supplémentaires, que vous ne pouvez pas caser dans le congélateur par manque d’espace, dans
la partie inférieure du compartiment réfrigérateur pour maintenir cette partie au froid en
cas de panne d’alimentation. Une fois ces accumulateurs d’eau placés dans le congélateur, ils
se congèlent relativement vite car l’eau qu’ils contiennent est déjà froide. Ne stockez jamais
d’accumulateurs d’eau congelée dans le compartiment réfrigérateur, car ceci a pour effet
d’abaisser la température et d’accroître le risque de congeler les vaccins.
Sauf lorsque vous utilisez des accumulateurs d’eau, l’OMS recommande d’utiliser des
accumulateurs d’eau « conditionnée » pour transporter des vaccins dans des glacières et
des porte-vaccins. On considère qu’un accumulateur d’eau congelée est correctement
conditionné quand il a suffisamment fondu pour permettre à la glace de bouger à l’intérieur
de l’accumulateur. Procédez comme suit :
NB : Au cas où une stratégie portant sur les accumulateurs d’eau froide aurait été adoptée
dans le cadre d’opérations de proximité, il faut apporter au moins un accumulateur d’eau
congelée congelé à la séance de vaccination, pour s’assurer que les flacons de vaccins
multidoses entamés sont conservés aux températures préconisées. Il est aussi important
de maintenir des vaccins qui ne contiennent pas d’agent de conservation – qu’ils soient
lyophilisés ou liquides – à des températures se situant entre +2 °C et +8 °C au cours de la
séance.
5.6 Comment disposer les vaccins dans les glacières et les porte-
vaccins
Il est important de disposer les vaccins correctement dans les glacières et les porte-vaccins.
Pour ce faire, procédez comme suit :
2. Mettez les vaccins et les solvants dans un sac en plastique au milieu de la glacière ou du
porte-vaccins pour les protéger contre toute éventuelle altération due à la condensation.
3. Quand vous utilisez des accumulateurs d’eau conditionnée, accompagnez les vaccins d’un
indicateur électronique de congélation.
La Figure 2.24 illustre la procédure à suivre pour disposer les vaccins dans des glacières et des
porte-vaccins.
2 Conditionnement des
accumulateurs d’eau congelée
• Laissez les accumulateurs d’eau
congelée à l’air jusqu’à ce qu’ils
« transpirent » (condensation ou
gouttelettes d’eau).
• Vérifiez qu’un accumulateur d’eau a bien
été conditionné en le secouant pour
vérifier qu’il n’y a pas de bruit d’eau.
Les accumulateurs non conditionnés
risquent d’endommager les vaccins
sensibles à la congélation.
3 Emballage du porte-vaccins
• Mettez quatre accumulateurs d’eau
conditionnés contre les parois
du porte-vaccins.
• Placez le sac en plastique contenant
tous les vaccins et solvants au centre
du porte-vaccins.
4 Attention !
• Rassemblez les vaccins dans le porte-vaccins le jour de la séance de vaccination
(NB : les porte-vaccins ne sont pas toujours efficaces pour l’entreposage des vaccins
pour plus de 12 heures).
• Ne laissez pas tomber le porte-vaccins et ne vous asseyez pas dessus.
• Ne laissez pas le porte-vaccins au soleil ; gardez-le à l’ombre.
• Ne laissez pas le couvercle ouvert une fois le porte-vaccin emballé.
Un réfrigérateur ne marche bien que s’il est correctement installé, puis nettoyé et dégivré
régulièrement.
Une épaisse couche de glace dans le compartiment congélateur et sur la plaque d’évaporateur
n’aide pas à maintenir la température basse dans un réfrigérateur. En fait, elle lui fait
consommer davantage d’électricité, de gaz, de kérosène ou d’énergie solaire. Les réfrigérateurs
demandent à être dégivrés régulièrement, ou lorsque la couche de glace a plus de 0,5 cm
d’épaisseur, la première occurrence prévalant.
• Sortez tous les vaccins et transférez-les dans un autre réfrigérateur ou dans une glacière ou
un porte-vaccins garnis d’accumulateurs d’eau conditionnée.
• Laissez la porte ouverte et attendez que la glace fonde. N’essayez jamais d’enlever la couche
de glace avec un couteau ou un pic à glace, car vous risquez d’endommager définitivement
le réfrigérateur. Vous pouvez mettre une casserole d’eau bouillante à l’intérieur du
réfrigérateur ; fermez la porte.
Si vous êtes obligé de dégivrer un réfrigérateur plus d’une fois par mois, ceci est
normalement dû aux problèmes suivants :
¾¾ Le personnel ouvre la porte trop souvent (plus de trois fois par jour).
¾¾ La porte ne ferme pas correctement.
¾¾ Le joint de la porte demande à être remplacé.
Il est essentiel de nettoyer et de vérifier l’état des panneaux solaires, d’inspecter et d’entretenir
les batteries des réfrigérateurs à batteries solaires. Ces différentes tâches ont lieu soit
quotidiennement, soit périodiquement, soit annuellement.
Quotidiennement
• Vérifiez l’état de l’afficheur du panneau de commande. En cas d’anomalie, prenez les
mesures décrites dans le manuel d’utilisation.
• Uniquement dans le cas des systèmes fonctionnant sur batteries : Tous les jours, vérifiez les
témoins du régulateur de charge de batterie. Ne congelez pas d’accumulateurs d’eau si le
témoin de batterie est allumé, et transférez les vaccins dans un lieu sûr quand le témoin de
coupure de charge ou l’alarme sonore est activé.
Périodiquement
Enlevez toute poussière ou couche de neige qui se loge sur les panneaux solaires. La
fréquence de cette intervention varie selon leur exposition. Dans des lieux particulièrement
poussiéreux, nettoyez les panneaux solaires toutes les semaines. Enlevez toute
accumulation de neige dès que possible.
• Ne tentez pas de réaliser cette tâche s’il vous est difficile d’accéder à l’endroit voulu, si
vous ne disposez pas de l’équipement de sécurité nécessaire et si vous n’avez pas reçu une
formation vous autorisant à travailler sans danger à certaines hauteurs. Faites appel à
quelqu’un d’autre pour vous aider et pour tenir l’échelle.
• Ne marchez jamais sur un toit en tôle ondulée ou sur des tuiles : utilisez une échelle de
toiture conçue à cet effet.
• Nettoyez les panneaux solaires tôt le matin ou le soir, quand le soleil n’est pas intense.
• Utilisez un chiffon doux humidifié d’eau. Frottez délicatement les panneaux de haut en bas.
• Ne vous penchez pas et ne vous tenez pas debout sur les panneaux car vous risquez de les
endommager. Si vous remarquez que le câblage ou le matériel est endommagé, veuillez en
notifier votre superviseur.
• Vérifiez l’état des câbles électriques posés entre les panneaux solaires, le régulateur de
charge, les batteries et le réfrigérateur. Examinez la mise à la masse et la protection contre
la foudre. En cas d’endommagement, avisez-en votre superviseur.
Les réfrigérateurs à batteries solaires et à énergie solaire directe ne doivent être dégivrés
que pendant les jours ensoleillés et ne doivent jamais être dégivrés par temps nuageux ou
pluvieux. Normalement, un réfrigérateur à énergie solaire direct doit être dégivré tôt le
matin, car il se sera partiellement dégivré pendant la nuit, accélérant ainsi le processus. Par
ailleurs, un dégivrage tôt le matin permet au réfrigérateur de tirer parti au maximum de
l’énergie solaire de la journée.
Quotidiennement
• Vérifiez que la flamme du brûleur est bleue. Dans la négative, nettoyez le brûleur à gaz et
le jet de gaz, conformément aux instructions du manuel d’utilisation. Ajustez le réglage du
thermostat ou de la flamme, selon les besoins.
Périodiquement
• Chaque semaine, vérifiez qu’il reste suffisamment de gaz pour au moins une semaine.
Dans la négative, procurez-vous-en immédiatement.
• Réalisez les tâches suivantes au moins une fois par an, et nettoyez toujours le conduit si la
flamme a dégagé de la fumée.
− Vérifiez que les raccords des conduites de gaz ne fuient pas. Brossez l’intérieur des
raccords avec de l’eau savonneuse ; si des bulles se forment, c’est qu’il y a une fuite.
Toute fuite de gaz est dangereuse. Avisez-en votre superviseur, à moins que vous n’ayez
été formé pour réparer vous-même les fuites.
Quotidiennement
• Remplissez le réservoir de kérosène propre. Remplissez toujours le réservoir avant qu’il
ne soit totalement vide, et prévoyez toujours suffisamment de kérosène pour éviter d’en
manquer. N’utilisez jamais un autre combustible (p. ex. du diesel ou de l’essence).
Hebdomadairement
• Nettoyez le brûleur, la conduite d’air et le déflecteur, conformément aux consignes
données dans le manuel d’utilisation.
• Taillez la mèche, conformément aux consignes données dans le manuel. Pour cela, utilisez
si possible un taille-mèche.
• Vérifiez qu’il reste suffisamment de kérosène pour au moins une semaine. Dans la négative,
réapprovisionnez-vous immédiatement.
Tâches périodiques
• Vérifiez si un sédiment s’est déposé au fond du réservoir à combustible. Si tel est le cas,
éteignez le brûleur et ôtez le réservoir. Enlevez le brûleur du réservoir. Videz le kérosène
souillé. Vidangez le réservoir avec un peu de kérosène propre. Nettoyez l’extérieur du
réservoir avec un chiffon propre trempé dans du kérosène. Remettez le brûleur en place et
remplissez à nouveau le réservoir.
• Remplacez la mèche quand vous ne pouvez plus la dégager pour la tailler. Utilisez le type
de mèche approprié et suivez les consignes données dans le manuel d’utilisation. Gardez
toujours deux mèches de rechange dans un endroit sûr.
Quand un réfrigérateur à vaccins tombe en panne, la première chose à faire est de protéger les
vaccins ; cherchez ensuite la cause du problème.
• Si l’alimentation en électricité, gaz, kérosène ou énergie solaire n’est pas en cause, avisez-en
votre superviseur et demandez que quelqu’un vienne réparer la panne. N’essayez pas de
réparer vous-même le réfrigérateur, à moins que vous n’ayez été formé pour résoudre ce
type de problème.
Après les avoir utilisés, il faut bien sécher les porte-vaccins et les glacières, en gardant leur
couvercle ouvert. Si on ne les sèche pas correctement avant de fermer leur couvercle, ils
finiront par moisir. La moisissure et l’humidité peuvent endommager le joint des glacières et
des porte-vaccins et contaminer les vaccins. Dans la mesure du possible, stockez les glacières et
les porte-vaccins en laissant les couvercles ouverts.
Les chocs et le soleil peuvent provoquer des fissures dans les parois et le couvercle des glacières
et des porte-vaccins, auquel cas l’isolement en est affaibli et le risque d’exposition des vaccins à
la chaleur est accru. Si une glacière ou un porte-vaccins a une petite fissure, utilisez du ruban
adhésif pour la couvrir jusqu’à ce qu’un conteneur non endommagé soit disponible.
7 Test d’agitation
7.1 Qu’entend-on par Test d’agitation ?
Le but du Test d’agitation est de vérifier si les vaccins sensibles à la congélation ont été altérés
en ayant été exposés à des températures inférieures à 0 °C. Après décongélation, un flacon
de vaccin qui était congelé n’a plus l’apparence d’un liquide trouble, mais tend à former des
flocons qui se déposent au fond du flacon.
Pour effectuer le Test d’agitation, prenez deux flacons du même vaccin en provenance du
même fabricant et avec le même numéro de lot. L’un d’entre eux est un flacon dont vous
soupçonnez qu’il a été congelé et l’autre est un flacon que vous avez délibérément entièrement
congelé pendant la nuit. Laissez le flacon congelé fondre totalement ; agitez les deux flacons
dans la même main, posez-les côte à côte et examinez-en le contenu en les laissant se stabiliser.
Si le flacon suspect se stabilise à la même vitesse que le flacon congelé, vous savez qu’il a été
congelé. S’il se stabilise plus lentement, cela signifie qu’il n’a pas été congelé.
NOTES :
1) Ce protocole doit être suivi à la lettre. Le Test d’agitation ne peut être réalisé que selon une seule
méthode.
2) La procédure de test décrite ci-après demande à être répétée dans le cas de tous les lots suspects. Lors
d’arrivées de lots de provenance internationale, il faut réaliser le test sur un échantillon de vaccin pris
au hasard. Mais lorsqu’un envoi contient plus d’un lot, l’échantillon pris au hasard doit inclure un
flacon par lot.
1. Prenez un flacon de vaccin du même type et portant le même numéro de lot que le vaccin que
vous souhaitez tester, et fabriqué par le même fabricant.
2. Marquez clairement le flacon avec la mention « CONGELÉ ».
3. Congelez le flacon dans un congélateur ou dans le compartiment congélateur d’un
réfrigérateur jusqu’à ce que son contenu soit totalement solide.
4. Laissez-le décongeler. NE le réchauffez PAS !
5. Prélevez votre flacon, portant la mention « TEST », du lot dont vous soupçonnez qu’il a été
congelé.
6. Tenez le flacon portant la mention « CONGELÉ » et le flacon portant la mention « TEST »
dans la même main.
7. Agitez vigoureusement les deux flacons pendant 10 à 15 secondes.
8. Posez les deux flacons sur une surface plane, côte à côte, et observez continuellement les
flacons jusqu’à la fin du test.
(NB : Lorsque les étiquettes des flacons sont grandes et qu’elles cachent le contenu des flacons,
renversez les deux flacons et examinez la formation de sédiments dans le col des flacons.)
Faites appel à une source de lumière appropriée pour comparer les taux de dépôt de sédiments des deux
flacons :
SI
9. Les sédiments du flacon TEST se déposent 10. La formation de sédiments est analogue dans
plus lentement que ceux du flacon les deux flacons
CONGELÉ, OU
ALORS Les sédiments du flacon TEST se déposent
plus rapidement que ceux du flacon
CONGELÉ
ALORS
11. Utilisez le lot de vaccins concernés. 11. Le vaccin est altéré :
Avisez-en votre superviseur. Mettez de côté
tous les vaccins altérés dans un conteneur
portant la mention « VACCINS ALTÉRÉS À
JETER : NE PAS UTILISER ».
12. Jetez tous les vaccins affectés une fois que
vous avez reçu l’autorisation de le faire.
13. Remplissez le formulaire Perte/Ajustement.
UTILISER CE VACCIN
Si les sédiments
du flacon suspect
se déposent plus
lentement, le vaccin
suspect peut être
utilisé.
presque limpide
1 Utilisation de matériel et de
techniques d’injection sans danger
1.1 Types de matériel d’injection
Le Tableau 3.1 contient une liste du matériel à utiliser pour l’administration des vaccins
injectables. Notons que les seringues autobloquantes sont à préférer, comme l’explique la
déclaration conjointe OMS-UNICEF-FNUAP de 1999 citée dans l’encadré ci-dessous.
Tableau 3.1 Types de matériel utilisé pour administrer les vaccins injectables
Matériel Remarques
Les seringues AB pour la vaccination à dose fixe ont les caractéristiques principales suivantes :
• un mécanisme autobloquant qui ne permet qu’un seul emploi ; on parle aussi d’un
dispositif empêchant leur réutilisation (reuse prevention feature ou RUP)
• une aiguille fixe (généralement 23G x 25 mm, mais d’autres formats sont aussi
disponibles)
Chaque seringue AB est stérilisée et conditionnée par le fabricant sous blisters en papier ou
en plastique. Les seringues AB ont toutes des embouts de plastique pour protéger l’aiguille
de la contamination ; le piston de certaines seringues est lui aussi doté d’une garniture de
protection. Ces seringues sont disponibles en trois volumes : 0,5 ml pour la plupart des
vaccins, 0,05 ml ou 0,1 ml pour le BCG.
Les seringues AB sont dotées de différents types de mécanismes autobloquants, qui sont
activés à différents moments : le piston de ces seringues peut se bloquer au début de l’injection
ou à la fin. Les seringues qui se bloquent au début sont préférables puisqu’elles empêchent
toute réutilisation. Certaines seringues AB sont rétractables, ce qui signifie que l’aiguille peut
coulisser vers l’intérieur du tube : ce mécanisme confère une protection supplémentaire contre
les blessures par perforation, ce qui contribue à réduire le risque de telles blessures.
Voici la démarche à suivre pour l’utilisation des seringues AB (il faut bien entendu tenir
compte ici des instructions du fabricant pour le type de seringue retenu) :
1. Sortir la seringue de son emballage plastique (retirer l’emballage en partant du côté piston)
ou enlever la garniture de protection en plastique.
3. Insérer l’aiguille dans le flacon de vaccin : la pointe de l’aiguille doit se situer dans la partie
inférieure ou au fond du flacon.
4. Tirer le piston pour remplir la seringue juste au-delà de la graduation 0,5 ml ou 0,1 ml ou
0,05 ml.
5. Retirer l’aiguille du flacon. Pour se débarrasser des bulles d’air, tenir la seringue à la
verticale et tapoter le tube. Puis, en faisant très attention, pousser le piston jusqu’à
l’indication graduée du volume. Pour la dernière dose d’un flacon multidose, ne jamais
retirer la pointe de l’aiguille du liquide, et bien vider tout le contenu du flacon.
9. Placer l’aiguille et la seringue à jeter dans une boîte de sécurité, qui consiste en un récipient
étanche et résistant aux perforations conçu pour les déchets perforants.
Voici la démarche à suivre pour l’utilisation des seringues RUP. Il faut bien entendu tenir
compte des instructions du fabricant pour le type de seringue retenu.
1. Sortir la seringue RUP de son emballage (retirer l’emballage en partant du côté piston) ou
enlever les garnitures de protection en plastique.
2. S’il y a une aiguille amovible, l’insérer dans l’embout de la seringue et retirer l’embout de
protection sans toucher l’aiguille.
3. Insérer l’aiguille dans le flacon de solvant et placer la pointe de l’aiguille dans la partie
inférieure ou au fond du flacon.
4. Tirer sur le piston pour remplir la seringue, en vidant bien tout le contenu du flacon.
5. Retirer l’aiguille et la seringue du flacon. Pour se débarrasser des bulles d’air dans la
seringue, le cas échéant, tenir la seringue à la verticale et pousser doucement le piston
jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’air.
7. Pousser le piston à fond dans la seringue pour que tout le solvant passe dans le flacon de
vaccin.
8. Retirer l’aiguille et la seringue du flacon et vérifier que la seringue est bien bloquée.
10. Agiter le flacon pour bien mélanger le solvant et le vaccin : voir Module 5 (Organisation
d’une séance de vaccination), Section 4, pour une description détaillée de la technique de
reconstitution.
• Ils sont faciles à utiliser puisque le vaccin n’a pas besoin d’être reconstitué.
• Ils proposent le vaccin et la seringue ensemble (il n’y a pas besoin de les commander
séparément).
• Ils permettent de limiter les déchets puisqu’ils ne font pas appel à des flacons multidoses.
3. Insérer l’aiguille dans le point injection : voir Module 5 (Organisation d’une séance de
vaccination), Section 4, pour une description détaillée de la technique d’injection.
port
protecteur
réservoir
d’aiguille
Sortir le protecteur d’aiguille de son D’un geste ferme et rapide, enfoncer le L’écart disparaîtra et vous les sentirez
emballage en feuille d’aluminium. protecteur d’aiguille dans le port. s’emboîter.
Les dispositifs d’injection RUP pour reconstitution sont préconisés pour mélanger les vaccins
avec leurs solvants, mais ne sont pas toujours disponibles. Si des dispositifs RUP ne sont
pas disponibles et que l’on utilise des seringues et des aiguilles jetables pour reconstituer
les vaccins, ces seringues et aiguilles ne doivent en aucun cas être réutilisées, ni pour la
reconstitution ni pour l’injection des vaccins.
Voir Module 4 (Microplanification pour atteindre toutes les communautés), Section 5, pour des
indications plus détaillées sur la manière d’estimer les besoins en matériel.
* À strictement parler, l’inefficacité d’un vaccin est considérée comme un effet plutôt qu’une manifestation indésirable.
Voici un résumé de la manière dont on peut améliorer la sécurité des vaccins, sujet qui fait
l’objet d’une discussion plus approfondie au Module 2 (La chaîne du froid vaccinale) et au
Module 5 (Organisation d’une séance de vaccination), mais que nous reprenons ici puisque l’on
ne peut trop en exagérer l’importance.
• Préparer les injections dans un endroit propre réservé à cet effet, qui n’est contaminé ni par
du sang ni par d’autres liquides biologiques.
• Préparer chaque dose juste avant son administration ; ne pas préparer plusieurs seringues à
l’avance.
− Suivre des procédures correctes et sûres pour reconstituer les vaccins. Utiliser le solvant
approprié pour reconstituer les vaccins lyophilisés.
− Utiliser exclusivement le solvant fourni par le fabricant pour chaque vaccin : vérifier les
étiquettes.
• Jeter les aiguilles et les seringues AB et RUP dans une boîte de sécurité.
• Se conformer aux politiques nationales sur les flacons multidoses pour les flacons entamés.
• Jeter toute aiguille entrée en contact avec une surface non stérile.
Les blessures par perforation peuvent se produire à n’importe quel moment, tout
particulièrement lors d’une injection ou juste après. Le risque est accru dans les situations
suivantes :
• Le personnel se santé remet les embouts sur les aiguilles ou se déplace avec des aiguilles
usagées.
• Des pratiques d’enlèvement des déchets peu sûres exposent les gens et/ou les animaux au
contact avec des aiguilles et des seringues usagées.
On trouvera dans la présente section des mesures pour empêcher les blessures par perforation,
mesures permettant de contrer les risques potentiels inhérents à la manipulation du matériel,
la disposition des locaux, le positionnement des enfants à vacciner et l’enlèvement des déchets.
• Placer une boîte de sécurité à proximité de la personne qui administre les vaccins pour
qu’elle puisse immédiatement et facilement y jeter les aiguilles et les seringues, sans devoir
aller chercher un récipient à cet effet.
• Éviter de replacer l’embout sur l’aiguille. Si c’est inévitable – par exemple si l’on attend de
donner une injection parce qu’un enfant est trop agité –, appliquer la technique de la main
unique en plaçant l’embout sur une table ou un plateau et en y réinsérant l’aiguille sans
utiliser l’autre main.
• Ne pas se déplacer dans l’espace de travail avec des seringues ou des aiguilles usagées, pour
quelque raison que ce soit.
• Lorsque tout est prêt pour l’administration du vaccin, pomper le vaccin dans la seringue,
pratiquer l’injection et jeter la seringue dans la boîte de sécurité sans jamais poser la seringue.
• Bien fermer la boîte de sécurité lorsqu’elle est aux trois quarts pleine.
En touchant une partie de la seringue, on la contamine. Même s’il faut toucher le corps et
le piston de la seringue pour préparer et administrer une injection (voir Figure 3.2), il faut
prendre soin d’éviter de toucher les parties de la seringue qui entrent en contact avec le vaccin
ou l’enfant à vacciner (voir Figure 3.3).
Figure 3.2 Parties d’une seringue et d’une aiguille que l’on peut toucher
TOUCHER : TOUCHER :
haut du piston tube
Ne pas toucher :
Figure 3.3 Parties d’une seringue et d’une aiguille qu’il ne faut pas toucher
NE PAS TOUCHER :
seringue
IMPORTANT :
Si l’on touche une de ces parties, jeter l’aiguille et la seringue et les remplacer par une
aiguille et une seringue stériles.
• Le vaccinateur (la personne qui administre la dose de vaccin) doit se placer entre l’enfant
et les aiguilles et tous autres objets pointus.
• Le vaccinateur doit pouvoir jeter les aiguilles et seringues usagées directement dans la boîte
de sécurité, sans les poser sur d’autres surfaces.
• Le vaccinateur ne doit avoir qu’un seul enfant à la fois – avec le parent ou la ou les
personne(s) s’occupant de l’enfant – dans son espace de travail.
Voir Module 5 (Organisation d’une séance de vaccination) pour de plus amples détails et des
illustrations.
Les objets pointus usagés doivent être placés dans une boîte de sécurité, puis éliminés en se
conformant aux procédures de sécurité prévues, qui sont expliquées dans la section suivante
du présent module.
STOP !
NE PAS TROP
REMPLIR !
• Si nécessaire, placer le carton à l’intérieur d’un second carton pour obtenir un récipient
plus solide, que les aiguilles ne peuvent pas percer.
• Bien sceller le haut et le bas du carton avec du ruban adhésif solide ou un matériau
similaire.
• Pratiquer une petite ouverture dans le haut du carton ; cette ouverture doit être juste assez
grande pour qu’une aiguille et une seringue puissent y passer (maximum 38 mm).
• Éliminer le carton d’une manière appropriée (voir les sections suivantes du présent
module).
Seringues
usagées
• Il est conseillé d’être particulièrement prudent lors du transport des boîtes de sécurité vers
les sites d’élimination des déchets. Tenir le carton par la poignée supérieure (ou par le haut,
en dessus du niveau des aiguilles et des seringues, s’il n’y a pas de poignée).
• Garder les boîtes de sécurité dans un lieu sec, hors de portée des enfants et des adultes.
Tout le matériel d’injection doit être détruit en appliquant des méthodes d’élimination des
déchets appropriées (voir Section 3.4). Si les déchets pointus sont rassemblés dans des boîtes
de sécurité ou des récipients semblables, ils risquent moins de provoquer des blessures lors de
leur manipulation et ont plus de chances d’être éliminés correctement.
Les boîtes de sécurité doivent être placées à la portée du personnel qui administre les
injections, comme indiqué dans la Section 2.3 du présent module et dans le Module 5
(Organisation d’une séance de vaccination), ce qui permet de jeter immédiatement les
aiguilles et les seringues. Si des dispositifs de retrait des aiguilles ou des coupe-aiguilles sont
disponibles, il est conseillé de séparer les aiguilles et les seringues usagées immédiatement,
après chaque injection. Une fois l’aiguille enlevée à l’aide de l’un de ces dispositifs, placer la
seringue dans la boîte de sécurité. Les aiguilles restent dans un autre récipient sûr, qui doit
être scellé lorsqu’il est presque plein et éliminé de manière appropriée (voir la section suivante
pour les méthodes d’élimination).
Les boîtes de sécurité doivent être fermées lorsqu’elles sont aux trois quarts pleines. Il ne faut
jamais transférer les aiguilles et seringues usagées des boîtes de sécurité vers d’autres récipients.
Une boîte de sécurité de cinq litres peut contenir environ 100 seringues et aiguilles.
Pour un usage optimal des boîtes de sécurité, ne jamais y jeter les objets suivants :
• tampons de coton
• pansements
• gants en latex
Une fois pleines aux trois quarts, les boîtes de sécurité doivent être fermées, traitées et
détruites de manière appropriée, de préférence rapidement et à proximité du site de
vaccination afin de limiter les manipulations.
Les aiguilles et seringues usagées ne doivent jamais être jetées en plein air, où quelqu’un
risque de marcher dessus ou un enfant risque de les trouver (qu’elles se trouvent dans une
boîte de sécurité ou non). Il ne faut jamais les jeter avec d’autres types de déchets ordinaires
(non pointus).
Incinération
L’incinération permet de détruire complètement les aiguilles et seringues. Les flammes, qui
atteignent des températures de plus de 800 ˚C, tuent les micro-organismes et réduisent
considérablement le volume des déchets. Avec des incinérateurs qui fonctionnent
correctement, on arrive à détruire le plus possible les aiguilles et les seringues. Les
incinérateurs double combustion à haute température dotés de filtres à air sont moins
polluants que ceux qui atteignent des températures moindres (voir Figure 3.7). Certains
hôpitaux disposent de leurs propres incinérateurs sur place. D’autres transportent les déchets
vers des cimenteries où ils sont éliminés dans des fours à haute température.
Le site où a lieu l’incinération doit être sécurisé. Le personnel chargé de l’incinération doit
porter des lunettes de sécurité, des gants épais et tout l’équipement de protection requis par
les directives locales et nationales.
soupape de température
décharge soupape de
sécurité
porte
d’alimentation
autoclave
vapeur
soupape de
séparateur de vapeur
décharge de
filtre thermostatique
vapeur
Source : OMS (2014). Safe management of wastes from health-care activities. 2e édition. Genève
Encapsulation
Une autre option pour l’élimination des aiguilles et seringues usagées en vrac est la fosse de
sécurité. Ces fosses ont généralement deux mètres de profondeur et un mètre de diamètre, ce
qui permet de les revêtir d’un tuyau en béton, que l’on peut fabriquer sur place. Elles doivent
être dotées d’un couvercle en béton où est inséré un tuyau en métal couvert. On jette les
aiguilles et les seringues usagées dans la fosse par le tuyau en métal (voir Figure 3.9). Lorsque
la fosse est pleine, on y verse du ciment pour en sceller l’ouverture.
• Choisir un emplacement où les gens ne risquent pas de Figure 3.10 Fosse d’enfouissement
vouloir plus tard creuser ou construire des latrines.
• Après avoir placé les boîtes dans la fosse, les recouvrir immédiatement d’un moins 30 cm
de terre. Si possible, recouvrir le site de béton lorsque la fosse est pleine.
IMPORTANT :
Les deux options ci-dessous ne doivent être retenues qu’en dernier recours puisqu’elles ne
correspondent pas à la politique de l’OMS en matière de traitement des déchets.
Si des objets pointus doivent être détruits par combustion dans un tambour ou autre
récipient en métal (voir Figure 3.11), suivre la démarche suivante :
• Choisir un emplacement dans une zone non exploitée, aussi loin que possible de tout
bâtiment. Le site doit être clôturé et nettoyé.
• Prendre un tambour en métal de 210 litres ; enlever le haut et le bas du tambour pour
permettre à l’air d’y circuler, ce qui facilitera la combustion du contenu. Si l’on n’a pas de
tambour en métal, construire un cylindre en tôle, briques ou terre cuite. On peut ajouter
une cheminée au couvercle amovible du tambour ou récipient.
• Laisser le feu brûler jusqu’à ce que les boîtes de sécurité aient été
entièrement détruites.
• Une fois le feu éteint, laisser les résidus au fond du tambour se refroidir et les rassembler
soigneusement. Les enterrer dans un site non exploité. Les recouvrir d’un moins 30 cm de terre.
Si possible, sceller la fosse contenant les résidus, une fois pleine, avec du ciment.
Lorsque la combustion des déchets en plein air, illustrée à la Figure 3.12, constitue la seule
option possible, suivre la démarche suivante :
• Choisir un emplacement dans une zone non exploitée, aussi loin que possible des
bâtiments. Le site doit être clôturé et nettoyé.
• Avertir les gens de ne pas s’approcher pour éviter la fumée, les émanations et les cendres
provenant du feu.
• Laisser le feu brûler jusqu’à ce que les boîtes de sécurité soient entièrement détruites, puis
suivre les instructions pour l’enfouissement des résidus données ci-dessus.
IMPORTANT :
Les résidus de boîtes de sécurité, y compris les aiguilles, doivent être enfouis après
combustion, que l’on se soit servi d’un tambour en métal ou d’une fosse ouverte. Ces
résidus doivent être profondément enterrés dans une fosse, une décharge contrôlée ou un
emplacement similaire auxquels les gens n’ont pas accès.
Ce module traite du processus de microplanification à mettre en place pour garantir que toutes les
communautés bénéficient des services de vaccination. Ce processus débute par l’obtention de cartes
à l’échelon des districts et des centres de santé, mises à jour à intervalles réguliers pour comprendre
tous les centres et groupes de population dans la zone de desserte et signaler les secteurs à haut risque.
Ce module décrit ensuite comment identifier les centres de santé et les communautés prioritaires à
haut risque en fonction du nombre d’enfants non vaccinés. Il montre ensuite comment identifier
les obstacles à l’accès aux services et à leur utilisation dans les communautés prioritaires et comment
préparer un plan de travail pour apporter des solutions. Pour conclure, il indique comment planifier
les séances de vaccination et organiser le suivi des « perdus de vue ».
Module 4 : Microplanification pour atteindre toutes les communautés
Les cartes des districts et des centres de santé doivent comprendre tous les groupes de
population éligibles dans leur zone de desserte. Un tableau dressant la liste de ces populations
ou communautés doit être affiché à côté de chaque carte. Il est essentiel d’actualiser les cartes
à intervalles réguliers pour qu’y figurent tous les changements observés dans les zones de
desserte, ainsi que tout éventuel nouveau découpage administratif. Indiquez clairement sur la
carte les zones prioritaires à haut risque identifiées sur la base de leur nombre élevé d’enfants
non vaccinés (voir Section 2 du présent module).
Utilisez toutes les sources possibles pour obtenir des cartes actualisées ; en particulier,
renseignez-vous auprès des campagnes de microplanification pour l’éradication de la polio
qui auront peut-être des versions actualisées à votre disposition. Si vous avez accès à internet,
utilisez des outils en ligne, tels que Google Maps et son application MapMaker
(www.google.com/maps) pour créer des cartes actualisées de votre zone de desserte. Proposez
aux responsables communautaires et aux responsables administratifs de collaborer à la création
et à la mise à jour des cartes locales et encouragez-les à participer à l’ensemble des mesures de
microplanification.
Cette carte comprendra toutes les caractéristiques géographiques notables ainsi que les centres
de population du district. Y figurera également l’emplacement de tous les centres de santé et
établissements médicaux sous le contrôle des autorités locales.
• centres de santé et leur zone de desserte (avec délimitations) ainsi que la distance qui les
sépare des infrastructures du district
• obstacles naturels saisonniers, tels que zones inondables pendant la saison des pluies
• routes et pistes.
Éléments devant figurer sur le tableau à afficher à côté de la carte du district (voir l’exemple
du Tableau 4.1) :
• liste des personnes à contacter ainsi que tous autres renseignements utiles à la coordination
et à la gestion des opérations.
Tableau 4.1 Liste à l’échelon du district des centres de santé périphériques et des populations
de leur zone de desserte
Nom du centre Population Enfants de Distance Nom de la Numéro de
de santé totale de < 1 an dans séparant le personne à téléphone de
la zone de la zone de centre de contacter au la personne à
desserte du desserte du santé des centre de santé contacter au
centre de centre de santé infrastructures centre de santé
santé * principales du
district
(en km et en temps)
Chaque centre de santé doit fournir une carte simplifiée de sa zone de desserte (voir Figure
4.1). Il dressera une liste – actualisée à intervalles réguliers – des communautés vivant dans
la zone de desserte. Demandez aux responsables des communautés de confirmer jusqu’où
s’étend leur communauté : voir Module 7 (Travailler en partenariat avec les communautés)
pour plus d’informations sur comment faire participer les communautés aux activités de
microplanification.
• points de repère et bâtiments importants tels que, par exemple, les établissements religieux,
les marchés, les écoles, les gares routières et parkings
• zones d’habitation des pauvres et des migrants urbains dans les villes
• zones d’habitation des migrants et/ou des personnes déplacées en milieu rural.
Éléments devant figurer sur le tableau à afficher à côté de la carte du centre de santé (voir
l’exemple du Tableau 4.2) :
Inclure chaque communauté sur la carte, même lorsqu’il est impossible d’obtenir des
chiffres précis. Cet impératif concerne en particulier les communautés de travailleurs
migrants, les communautés pauvres urbaines, les minorités ethniques, les nouvelles zones
d’habitation rurales, les groupes en mouvement et les communautés en période d’agitation.
Centre
de santé
CS
de district
T
Nom du village Fixe
Village T Terrain
Centre de santé Mobile
Tableau 4.2 Liste des communautés et des populations des zones de desserte à l’échelon du
centre de santé
1. Au niveau du district, l’analyse des données de vaccination dans les centres de santé
au cours de l’année passée devrait permettre d’identifier les centres de santé et les
communautés qui doivent faire l’objet d’un soutien prioritaire.
2. Au niveau du centre de santé, l’analyse des données de vaccination dans les communautés
au cours de l’année passée devrait permettre d’identifier les centres de santé et les
communautés qui doivent faire l’objet de visites prioritaires. Ces visites pourront servir
à évaluer la faible couverture vaccinale et à en déterminer les raisons (voir Section 3 du
présent module).
Le Tableau 4.3 propose un format pour l’analyse des données de vaccination des districts
recueillies au cours des 12 derniers mois. Ce format identifie et hiérarchise les centres de santé
à haut risque où les résultats des campagnes de vaccination posent problème : voir Module 6
(Suivi et surveillance), Section 4.2, pour davantage d’informations. Les centres de santé sont
classés par ordre de priorité en fonction du nombre de nourrissons non vaccinés dans la zone
qu’ils desservent.
• Envisagez d’accorder une priorité élevée aux centres de santé qui fournissent des
données inexactes. Il serait bon, par exemple, de donner la priorité à un centre de santé
où le nombre d’enfants non vaccinés est une valeur négative en raison de données
démographiques inexactes ou d’un taux de gaspillage vaccinal trop élevé.
• Envisagez d’accorder une priorité élevée aux centres de santé dont on sait qu’ils ont des
problèmes de gestion.
Tableau 4.3 Analyse des données de vaccination des districts : exemple de format
(comprenant les données recueillies dans tous les centres de santé du district sur une période de 12 mois)
Notez que ce format utilise penta3 (DTC+HepB+Hib) et MCV1 pour évaluer le nombre d’enfants non vaccinés, puis classe les
centres de santé en fonction du nombre d’enfants qui n’ont pas reçu le penta3. Il se peut que les antigènes diffèrent d’une
campagne de vaccination à l’autre : reportez-vous aux directives nationales.
Le Tableau 4.4 propose un format pour l’analyse des données de vaccination des centres
de santé recueillies au cours des 12 derniers mois. Ce format identifie et hiérarchise les
communautés en fonction des indicateurs d’accès et d’utilisation. Utilisez les données
recueillies dans les rapports mensuels ou celles des feuilles de pointage et des registres pour
compléter ce tableau.
• Dressez une liste de toutes les communautés, y compris celles nouvellement créées et celles
qui n’ont pas régulièrement accès aux services (par exemple, celles des bidonvilles et les
communautés rurales isolées).
• Lors de l’analyse des données sur les 12 dernier mois, vérifiez toute variation mensuelle
observée dans les vaccinations administrées dans une communauté et notez toute
modification saisonnière dans la dernière colonne (exemple : diminutions observées
pendant la saison des pluies).
Vaccination pratique
Module 4 : Microplanification pour atteindre toutes les communautés
• Indiquez le nombre de ménages visités ayant des enfants en âge d’être vaccinés.
• Pour chaque enfant possédant une carte de vaccination, indiquez s’il a été vacciné
entièrement, partiellement ou jamais dans la rubrique « Selon carte : pointage ».
• Si la carte de vaccination n’est pas disponible mais si le parent ou la personne qui s’occupe
de l’enfant peut vous donner l’historique de ses vaccinations (en réponse à des questions
ciblées), indiquez s’il a été vacciné entièrement, partiellement ou jamais dans la rubrique
« De mémoire : pointage ».
Tableau 4.5 Questionnaire d’enquête à domicile sur l’état vaccinal des enfants de
12 à 23 mois
• Si l’enfant a été vacciné partiellement ou jamais, inscrivez son nom et demandez au parent
ou à la personne qui s’occupe de l’enfant « Pourquoi l’enfant n’a-t-il pas été entièrement
vacciné ? ».
• Marquez la case qui correspond le mieux à la réponse donnée par le parent ou la personne
qui s’occupe de l’enfant.
Après avoir noté pourquoi, selon le parent ou la personne qui s’occupe de l’enfant, ce dernier
n’a pas été entièrement vacciné, essayez de comprendre les problèmes auxquels le ménage
est confronté. Par exemple, si la personne responsable dit qu’elle a « trop à faire », essayez de
savoir si elle serait à même de se libérer à un moment donné pour une séance de vaccination,
ou s’il y a d’autres problèmes comme, par exemple, l’annulation de séances, qui pourraient
décourager les gens de se présenter à la séance suivante. Mieux comprendre la situation
permet d’apporter des solutions plus appropriées au plan de travail (cette question est traitée
plus avant dans la Section 4 du présent module).
Ajoutez les enfants partiellement ou jamais vaccinés identifiés grâce à cet exercice aux listes de
pistage des « perdus de vue ».
Le Tableau 4.6 tient lieu de guide pour discuter avec les communautés des obstacles
rencontrés. Créé pour recueillir des informations sur la façon dont les communautés
perçoivent les campagnes de vaccination et leurs suggestions pour les améliorer, il complète
l’enquête à domicile. Invitez les parents et autres personnes qui s’occupent d’enfants, les
agents de santé et les responsables communautaires à participer à ces discussions. Prévoyez
des entretiens individuels ou en groupe, avec une ou plusieurs personnes, en fonction de la
situation. Modifiez les questions si nécessaire et envisagez des séances de discussion d’une
heure environ.
Si oui, comment ?
Comment les communautés avec lesquelles vous travaillez sont-elles
averties des séances sur le terrain, à l’avance et le jour de la séance ?
À quand remonte la dernière formation dont vous avez bénéficié ?
Assurez-vous le suivi des « perdus de vue » pour le programme
de vaccination ?
Discussion avec responsables communautaires : suggestions de questions
À votre avis, quels sont les principaux problèmes de santé
dans votre communauté ?
Comment l’établissement de santé peut-il améliorer les services
pour la communauté ?
Cette section explique comment exploiter les informations recueillies dans les Sections 1 à
3 pour apporter des solutions permettant de surmonter les obstacles identifiés à l’accès et à
l’utilisation des services de vaccination. Incorporez les solutions ainsi identifiées aux plans
de travail pour une meilleure approche pratique et mettez en place un plan de travail pour
chacune des communautés prioritaires. Le tableau de l’Annexe 6.1 du Module 6 (Suivi et
surveillance) dresse une liste des problèmes courants et des solutions envisageables. Bien
qu’incomplète, cette liste vous aidera à préparer votre plan de travail.
On utilisera le Tableau 4.7 pour identifier les solutions au niveau du centre de santé, de la
communauté et du district.
• Obtenez un consensus sur les problèmes principaux (et non tous les problèmes invoqués)
et dressez une liste de priorités. Pour traiter des problèmes, limitez à trois environ votre
liste de priorités. L’expérience prouve qu’il est généralement trop difficile d’adopter une
approche pratique pour résoudre une liste trop longue de problèmes.
• Favorisez des mesures pratiques et réalisables pour résoudre les problèmes prioritaires,
sachant que :
– les mesures prises pour résoudre les problèmes du centre de santé doivent être dans les
limites de ses capacités et des ressources existantes
− les activités d’une communauté risquent d’être limitées à la capacité de ses membres
bénévoles, les ressources additionnelles n’étant bien souvent pas disponibles
− les mesures au niveau du district pourront apporter au centre de santé des ressources
techniques et financières supplémentaires.
Nom de la
Village Un
communauté :
Problèmes principaux SOLUTIONS
Description des principaux
problèmes identifiés dans Activités du Activités de la Activités du
la communauté CENTRE DE SANTÉ COMMUNAUTÉ DISTRICT
Exemple : Appeler le responsable ou Mobiliser les mères et leurs S’assurer que les coûts
Taux d’absence élevé lors le travailleur communautaire enfants en les informant des visites de terrain sont
des visites sur le terrain à l’avance sur son portable à l’avance et en les budgétisés (transport et
pour confirmer l’heure et encourageant à se présenter à indemnités journalières)
l’emplacement de la visite sur la séance conformément à la planification
le terrain des séances de vaccination par
les services de santé
Calendrier mensuel
Vaccination pratique
ACTIVITÉS
À réaliser par le membre du personnel du centre
de santé ou travailleur communautaire Mois 1 Mois 2 Mois 3 Mois 4 Mois 5 Mois 6
Exemple : Mobiliser les mères et leurs enfants en À faire une semaine À faire une semaine
les informant à l’avance et en les encourageant à avant la visite avant la visite
se présenter à la séance
(4)17
Module 4 : Microplanification pour atteindre toutes les communautés
Module 4 : Microplanification pour atteindre toutes les communautés
• Faites une liste des activités associées à la résolution des problèmes au niveau du centre de
santé et de la communauté suite à la séance décrite dans la Section 4.1, dont les résultats
auront été compilés sur le formulaire illustré dans la Figure 4.7. Pour chaque activité,
identifiez les tâches spécifiques à la personne désignée sur le formulaire.
• Préparez un calendrier d’achèvement des activités sur les six prochains mois (voir
Tableau 4.8) : la personne désignée sur le formulaire devra enregistrer sa progression au fur
et à mesure que les activités/tâches auront été réalisées chaque mois.
Le Tableau 4.9 propose un exemple de format pour planifier des séances de vaccination.
Il dresse la liste des communautés et des distances qui les séparent du centre de santé
responsable de l’administration des vaccins. En ce qui concerne les communautés rurales, le
type de séance choisi – à savoir fixes (dans le centre de santé) ou sur le terrain (au sein de la
communauté) – dépend en général de la distance qui sépare la communauté du centre de
santé, ou encore du temps de déplacement nécessaire, si l’endroit est difficile d’accès. Pour
les communautés urbaines, le type de séance retenu pourra dépendre de facteurs sociaux ou
d’aspects pratiques pour les groupes desservis. La fréquence des séances requises est fonction
du nombre de nourrissons attendus à chaque séance. Le nombre de nourrissons ciblés par une
Tableau 4.9 Planification générale des séances de vaccination dans les centres de santé :
exemple de format
NB : Cet exercice porte sur toutes des communautés ; certaines bénéficieront de séances fixes (au centre de santé) et d’autres de
séances sur le terrain.
campagne de vaccination dans une communauté donnée est fonction de sa population totale.
Vous trouverez au Tableau 4.10 un guide simplifié pour spécifier la fréquence des séances
en fonction de la population totale : ce tableau donne le résultat final des calculs basés sur
l’ensemble de la population et le pourcentage estimé de nourrissons dans ladite population
(voir Annexe 4.1 pour de plus ample précisions sur ces calculs).
• Pour une communauté de 6 000 personnes et une équipe de vaccination comportant deux
vaccinateurs par séance, prévoyez une séance toutes les deux semaines.
• Pour une communauté de 500 personnes et une équipe de vaccination comportant un seul
vaccinateur par séance, prévoyez une séance par trimestre.
Dans ce tableau, on estime qu’une charge de travail raisonnable pour un vaccinateur est
d’environ 30 nourrissons par séance. La charge de travail maximale acceptable peut varier
en fonction des calendriers, politiques et stratégies nationales en matière de vaccination ;
reportez-vous aux directives nationales.
En général, on prévoit des séances sur le terrain pour les communautés rurales situées dans
un rayon de 5 à 15 km du centre de santé, ainsi que pour les populations urbaines qui
utilisent des endroits faciles d’accès, tels que les marchés, les centres communautaires et les
écoles. On pourra également prévoir des séances sur le terrain avant et/ou après la saison des
pluies ou lorsque d’autres facteurs rendent les populations difficiles d’accès à certains
moments de l’année. Pour certaines campagnes de vaccination, les communautés vivant à
plus de 10 km d’un centre de santé pourront être desservies par les services mobiles organisés
à l’échelon du district, comme illustré dans la Figure 4.2. Reportez-vous aux directives
nationales et du district en matière de microplanification.
On pourra intégrer aux séances de vaccination d’autres activités, telles que PEV Plus et les
interventions visant à améliorer la santé maternelle et infantile. Reportez-vous aux directives
nationales pour l’obtention, au besoin, de ressources supplémentaires en personnel, logistique
et financement.
Mois 1**
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Mois 10
Mois 11
Mois 12
Date(s)
prévue(s) :
Date(s)
effective(s) :
Date(s)
prévue(s) :
Date(s)
effective(s) :
Date(s)
prévue(s) :
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prévue(s) :
Date(s)
Module 4 : Microplanification pour atteindre toutes les communautés
effective(s) :
Date(s)
prévue(s) :
Date(s)
effective(s) :
Date(s)
prévue(s) :
Date(s)
effective(s) :
Date(s)
prévue(s) :
Date(s)
effective(s) :
Séances
* Dans la colonne Transport, inscrivez « nuitée » si requise pour terminer les séances dans la communauté. Laissez cette réalisées :
colonne vide ou écrivez « fixe » si la communauté bénéficie de séances fixes au centre de santé. Séances
planifiées :
** Inscrivez toutes les dates pour chaque mois (p. ex. 2 dates si séances 2 fois par mois).
Vaccination pratique
% réalisé
Module 4 : Microplanification pour atteindre toutes les communautés
Figure 4.2 Illustration des stratégies pour les services fixes, sur le terrain et mobiles en
fonction des distances (exemple d’OMS AFRO)
Pop 1898
x km 10 km 5 km
Centre de santé Pop 654
Pop 675
Pop 99
Pop 211
Pictogrammes : Public Domain, Noun Project ; scooter de livraison par Luis Prado de Noun Project
Le Tableau 4.12 montre comment calculer les besoins en fournitures pour une séance
mensuelle. Les vaccins énumérés dans cet exemple sont ceux actuellement recommandés
par l’OMS : les centres de santé devraient disposer de leurs propres tableaux, conformes
aux calendriers de vaccination nationaux. On calcule la quantité de fournitures requises en
fonction du nombre de nourrissons attendus à chaque séance, chiffre lui-même basé sur la
population totale et la fréquence des séances indiquées dans le Tableau 4.13. Dans l’idéal,
les centres de santé calculeront les fournitures requises pour chaque séance en fonction de
listes de nourrissons compilées à partir des rendez-vous du registre des vaccinations, ainsi que
des listes de recensement des « perdus de vue » et des nouveau-nés : voir Module 6 (Suivi et
surveillance), Section 1.
Notez que le Tableau 4.12 ne donne qu’une estimation grossière des besoins ; les valeurs
indiquées comprennent une marge moyenne de 10 % et/ou sont arrondies. Il revient à
chaque centre de santé de calculer la quantité des fournitures requises en fonction des
programmes de vaccination nationaux et de toutes variations connues, telles qu’un nombre
accru de nourrissons attendus aux séances en raison des « perdus de vue » censés se présenter
pour reprendre leur programme de vaccination, même si la liste précise des nourrissons
attendus n’a pas été compilée. Seront également pris en compte le taux de gaspillage des
centres de santé ainsi que d’autres facteurs du même ordre pour établir le nombre de flacons
de vaccin requis, tout comme celui des seringues AB. On pourra arrondir les quantités pour
tenir compte des conditionnements et/ou de la distribution en pharmacie ou en entrepôt.
Ajoutez au tableau et aux listes de stock les fournitures requises pour PEV Plus et les autres
activités intégrées aux séances de vaccination, conformément aux directives nationales.
Table 4.12 Estimation des fournitures nécessaires aux séances mensuelles sur le terrain
Population totale
de la communauté 0-500 501-1 000 1 001-2 000 2 001-3 000 3 001-4 000 4 001-5 000
Nombre de nourrissons 2 5 10 20 30 40
attendus
RV : tube monodose 1 3 5 10 15 20
VPO : flacon de 10 doses 1 2 3 5 6 7
+ compte-gouttes
VPC : flacon monodose 2 4 8 17 25 33
Pentavalent : flacon monodose 2 4 8 17 25 33
BCG : flacon de 20 doses 1 1 1 1 1 1
+ solvant
Rougeole : flacon de 10 doses 1 1 1 2 2 3
+ solvant
Seringue AB : 0,5 ml 14 20 30 60 79 109
Seringue AB pour BCG : 0,05 ml 3 4 8 12 15 20
Seringue de reconstitution RUP : 2 2 2 3 3 4
5 ml + aiguille
Seringue de reconstitution RUP :
2 2 2 2 2 2
2 ml + aiguille
Boîte de sécurité 1 1 1 2 2 3
Autre
Inventaire mensuel
Nom du centre de santé : Date d’exécution de l’inventaire :
Mois et année de l’inventaire : Rédigé par :
Consommation Stock Commande Stock Commande pour
mensuelle d’ouverture reçue de clôture le mois suivant
RV : monodose
VPO : flacon de
10 doses + compte-
gouttes
VPC : flacon
monodose
Pentavalent : flacon
monodose
BCG : flacon de
20 doses + solvant
Rougeole : flacon de
10 doses + solvant
Seringue AB : 0,5 ml
Seringue AB pour
BCG : 0,05 ml
Seringue de
reconstitution RUP :
5 ml + aiguille
Seringue de
reconstitution RUP :
2 ml + aiguille
Boîte de sécurité
Autres
Vous trouverez un exemple de liste d’identification des « perdus de vue » dans le Module 6
(Suivi et surveillance). Complétez cette liste à intervalles réguliers à la fin de chaque séance
ou mensuellement, conformément aux directives du centre de santé. Désignez un travailleur
communautaire ou un autre membre du personnel qui aura pour mission d’identifier les
« perdus de vue » et de leur donner rendez-vous à la prochaine séance de vaccination. Dans le
cas de séances sur le terrain, il sera nécessaire d’envoyer cette liste à la communauté au moins
une semaine à l’avance.
L’état vaccinal doit être examiné lors de chaque consultation médicale. Dans la mesure du
possible, vaccinez immédiatement les enfants qui ont atteint ou dépassé la date de leur
vaccination. Si les vaccins ne sont pas immédiatement disponibles pour être administrés au
cours de la consultation, inscrivez le nourrisson à la prochaine séance de vaccination, le plus
tôt possible. Informez le parent ou la personne qui s’occupe de l’enfant de l’heure, de la date
et de l’endroit où se déroulera la séance de vaccination, et ajoutez le nom du nourrisson à la
liste des « perdus de vue » du centre de santé pour mieux vous assurer qu’il fera l’objet d’une
visite de suivi.
Annexe 4.1
Calculs utilisés pour déterminer la
fréquence des séances de vaccination
La démarche suivante permet de remplir le Tableau 4.10 :
Divisez la population cible annuelle par 12 pour obtenir la population mensuelle de nouveau-
nés/nourrissons à cibler :
population cible mensuelle de nouveau-nés = (population cible annuelle)/12
Le Tableau 4.14 montre les résultats des calculs réalisés en fonction de la population cible
annuelle et de la population mensuelle des nouveau-nés pour déterminer – pour chaque
séance individuelle – le nombre de nouveau-nés attendus ainsi que le nombre de nourrissons
venus pour un rappel. Nous supposons ici un programme de quatre contacts (minimum).
Nous supposons également les options de fréquence suivantes : hebdomadaire, bimensuelle
(toutes les deux semaines), mensuelle et trimestrielle (tous les trois mois). Le nombre de
contacts et le choix des séances varient selon les programmes.
totale x 3 %) cible
hebdomadaire bimensuelle mensuelle trimestrielle
annuelle/12)
(1 fois par (toutes les (1 fois par mois) (tous les 3 mois)
semaine) 2 semaines) (= population (= population
(= population (= population cible de cible annuelle)
cible mensuelle de cible de nouveau-nés x 4)
nouveaux-nés) nouveau-nés x 2)
3 000 90 8 8 15 30 90
2 000 60 5 5 10 20 60
1 000 30 3 3 5 10 30
500 15 1 1 3 5 15
200 6 1 1 1 2 6
1 Préparation de la séance
La préparation des séances doit s’inscrire dans le cadre d’une microplanification. Elle
commence bien avant le jour de la vaccination, doit continuer pendant toute la durée de
la séance et, finalement, intégrer les retours d’information qui permettent d’améliorer la
planification des séances suivantes.
Parmi les différentes étapes de préparation indiquées ci-après, quelques-unes sont davantage
explicitées dans d’autres modules. Il se peut que les étapes varient selon le site considéré,
ce qui peut être le cas pour les séances sur le terrain où il faut empaqueter les vaccins pour
les transporter jusqu’au centre de santé avant de préparer le lieu de travail sur place. Il est
important que le personnel et/ou les volontaires communautaires aménagent au mieux le site
sur le terrain avant que n’arrivent les vaccinateurs.
Chaque centre de santé doit élaborer un plan stipulant où et quand aura lieu la séance de
vaccination. Ce plan – qui s’inscrit dans le cadre d’une microplanification – devra être préparé
en association avec la communauté et lui être communiqué. Les séances de vaccination
peuvent avoir lieu tous les jours, chaque semaine, toutes les deux semaines, tous les mois
ou tous les trimestres, sur des sites fixes ou de proximité. La fréquence des séances est
subordonnée à la taille de la communauté desservie et à la charge de travail du personnel,
comme cela est expliqué dans le Module 4 (Microplanification pour atteindre toutes les
communautés), Section 5.
En ce qui concerne une stratégie avancée sur le terrain, il est important que le personnel
connaisse bien la communauté et sache donc quelles sont les personnes qui peuvent l’aider
à organiser la séance, notamment à choisir les jours et heures qui leur conviennent (par
exemple, un jour de marché) et à retrouver les enfants qui doivent être vaccinés ou qui
auraient déjà dû l’être. Il faut placer des pancartes sur le site pour avertir les personnes
concernées que la vaccination aura lieu tel ou tel jour. Le Module 7 (Travailler en partenariat
avec les communautés) explique en détail comment travailler en coopération avec la
communauté dans son ensemble.
• situé dans un endroit propre qui ne soit pas directement exposé à la lumière du soleil, à la
pluie ou à la poussière
• à proximité d’un espace abrité/ombragé où peuvent attendre les sujets qui doivent être
vaccinés
Séance de vaccination
Parents et nourrissons Mardi
Vendredi
Enregistrement
et évaluation
Boîte de
Porte-vaccins sécurité
Feuille de pointage
Vaccination Éducation pour la
santé et informations
correspondantes ;
rappel des rendez-
vous suivants
Table pour préparer
les vaccins
• suffisamment grand pour contenir des postes séparés pour effectuer l’enregistrement
et l’évaluation, la vaccination, la mise à jour des dossiers et le dépistage/l’éducation
concernant d’autres problématiques de santé
• pas trop bruyant pour que les agents de santé puissent expliquer ce qu’ils sont en train de
faire et puissent donner des conseils.
Dans la mesure du possible, le poste de vaccination devrait être tout à fait séparé des autres
activités, pour que les enfants qui pleurent ne perturbent pas les autres enfants qui attendent
leur tour. Il faudrait, si possible, prévoir une entrée et une sortie séparées, avec des panneaux,
des cordons et d’autres aides visuelles qui permettent aux membres de la communauté ou aux
agents de santé de bien guider les patients.
Dans les faits, les situations qui existent dans les lieux de travail sont souvent loin d’être
parfaites. Quand un nombre important de personnes occupent l’espace, il y a risque de
confusion et stress, non seulement pour les agents de santé mais aussi pour toutes les
personnes concernées, et la sécurité ne peut plus être aussi bien assurée. Par conséquent, seuls
une préparation soignée et un protocole d’accueil amical et positif garantiront la réussite d’une
séance de vaccination.
Une liste du matériel nécessaire doit être revue avant chaque séance (voir Section 7 du présent
module où figure une suggestion de liste de contrôle). La Figure 5.2 illustre un exemple de
poste de vaccination.
Vous trouverez ci-après une liste de base des équipements supplémentaires à prévoir :
Boîte de sécurité
pour aiguilles et
seringues usagées Boîte de seringues de
reconstitution Siège pour parent/
personne s’occupant de
Boîte de l’enfant et enfant
seringues AB Kit MAPI
Feuille de
pointage
Porte-vaccins Récipient d’eau
et coussinet en mousse
Déchets Savon
Cuvette
Dans le cas d’un site de proximité, il faut prévoir une quantité suffisante de vaccins car de
toute évidence le réfrigérateur ne sera pas à portée de main au cours de la séance. Il faut
donc ajouter des quantités supplémentaires de vaccins pour pouvoir faire face aux demandes
imprévisibles. Il est par exemple possible de majorer de 10 % les besoins prévus. Dans l’idéal,
il est bon de calculer la quantité de chaque type de vaccin à partir d’une liste d’enfants qui
doivent être vaccinés et de ceux qui auraient déjà dû l’être. Lorsqu’on ne dispose pas de ces
listes, il est possible d’évaluer la quantité sur la base de la demande de la séance précédente,
surtout si elle est stable. Les tableaux donnés dans le Module 4 (Microplanification pour
atteindre toutes les communautés), Section 5, donnent un estimatif du nombre de nourrissons
et de fournitures correspondant à chaque séance, basé sur des exemples de données
démographiques.
Avant d’ouvrir le réfrigérateur, estimez la quantité de chaque vaccin dont vous avez besoin
pour la séance, comme nous l’avons expliqué ci-avant. En ouvrant le réfrigérateur, commencez
par en vérifier la température et l’indicateur de congélation. Dans l’éventualité d’une
exposition à la congélation, soumettez les vaccins sensibles au Test d’agitation, conformément
à la description donnée dans le Module 2 (La chaîne du froid vaccinale), Section 7.
2. Flacons de vaccin non entamés qui n’ont pas été utilisés lors des séances sur le terrain et
ont donc été retournés ou qui sont restés hors du réfrigérateur pendant un certain temps
(normalement aussi dans la boîte « Utiliser en premier »).
3. Flacons de vaccin dotés de pastilles de contrôle des vaccins (PCV) dont la couleur a
commencé à devenir plus sombre, sans toutefois dépasser le point de rejet, comme indiqué
dans la Figure 5.3.
Généralement, les vaccins doivent être disposés dans le réfrigérateur selon leur date
d’expiration, ceux dont la date d’expiration est la plus rapprochée étant posés devant les autres
et utilisés en premier.
Quand vous choisissez des flacons dans le réfrigérateur, vérifiez l’état de chaque flacon/
ampoule de vaccin et de solvant et tenez compte des consignes suivantes :
• N’utilisez que des flacons/ampoules en bon état ; jetez les flacons/ampoules qui ont été
endommagés et/ou ne sont pas étiquetés.
• Jetez tous les flacons/toutes les ampoules dont la date d’expiration est dépassée.
• Jetez tous les flacons/toutes les ampoules dont la PCV indique que le point de rejet est
dépassé.
La couleur de départ du carré intérieur de la PCV n’est jamais un blanc immaculé : Au-delà du point de
ce carré est toujours légèrement mauve et, au départ, d’une teinte plus claire rejet : la couleur du carré
que le cercle extérieur. Ensuite, le carré intérieur se met à foncer jusqu’à ce que est plus foncée que celle
la température et/ou le temps d’exposition à la chaleur atteigne(nt) un niveau du cercle extérieur.
qui endommage le vaccin : le point de rejet du vaccin sera alors évident.
Prévoyez une seringue autobloquante (AB) pour chaque dose de vaccin injectable en ajoutant
10 % de stock de sécurité. Veuillez noter qu’en ce qui concerne la plupart des programmes,
il faut effectuer des calculs séparés pour les deux types distincts de seringues, AB et AB pour
BCG. Prévoyez une seringue et une aiguille de reconstitution pour chaque flacon de vaccin à
utiliser et une boîte de sécurité pour 100 seringues AB.
N’utilisez pas d’accumulateurs d’eau congelée dans le cas de flacons sortis de la chaîne du
froid pendant une période limitée, lors de séances de vaccination dans des sites fixes ou des
sites de proximité, car pour les flacons conservés dans des porte-vaccins pendant moins d’une
journée, le risque de congélation est plus élevé que le risque d’altération par la chaleur. Il est
recommandé d’utiliser des accumulateurs d’eau conditionnée pour éviter la congélation des
vaccins.
Conservez les flacons entamés dans le coussinet en mousse du porte-vaccins au cours des
séances de vaccination. Ne gardez pas les flacons entamés sur de la glace.
2
Communication avec les parents et
autres personnes qui accompagnent
les enfants
Par communication il faut entendre le fait de donner des informations verbalement
(notamment par le ton de la voix) et non verbalement (la gestuelle). La communication fait
partie intégrante de la technique d’interaction du vaccinateur avec chaque enfant et avec
chaque parent ou autre personne qui s’occupe de l’enfant. Lors de la rencontre vaccinale, la
communication est en outre cruciale du fait qu’elle permet de répandre l’éducation pour la
santé. Des études réalisées à ce sujet montrent que les agents de santé sont la première source
d’information de ce type pour les parents et autres personnes qui s’occupent d’enfants.
La présente section explique que faire pour se préparer à cette communication qui,
incontestablement, doit aller de pair avec les activités techniques décrites dans les Sections 3
et 4. Elle suggère comment intégrer une bonne communication à la technique du vaccinateur
tout en présentant, à la Figure 5.4, une séquence générale permettant d’intégrer les activités à
la vaccination. En fin de compte, le contenu proprement dit de la communication dépend de
ce que le parent ou autre personne s’occupant de l’enfant désire savoir (ses propres questions) et
des informations essentielles à fournir, y compris quand revenir pour la prochaine vaccination.
La communication qui accueille, apaise et rassure des enfants et des adultes inquiets rend la
vaccination plus accessible et plus agréable. Même si les séances de vaccination peuvent être
particulièrement chargées, consacrer un peu de temps à fournir un minimum d’informations
essentielles lors de chaque rencontre vaccinale est un avantage pour tous.
Souvent, la communication n’est pas verbale. Elle est multiple : elle passe par la posture,
l’expression faciale, les gestes, le regard et l’attitude, entre autres. Le fait d’accueillir les familles
avec le sourire aux lèvres et une attitude calme rassure la personne anxieuse, alors que le fait
d’arriver en retard peut signifier un manque de respect. Être irascible, critiquer les parents
et autres personnes qui s’occupent des enfants, utiliser des mots auxquels n’est pas habituée
la communauté et être pressé ne feront qu’accroître l’anxiété et que réduire l’envie des
populations de revenir de leur bon gré aux prochaines séances.
Manifestez de l’intérêt et de la sympathie envers la communauté et, ce qui est encore plus
important, envers chaque individu, en le traitant avec respect et courtoisie. Les vaccinateurs
ont un rôle majeur à jouer dans la protection des communautés contres les maladies à
prévention vaccinale, non seulement en administrant les vaccins mais aussi en instaurant un
climat de confiance pour que les enfants et les adultes reviennent de leur plein gré aux séances
de vaccination.
Travailler avec des personnes de cultures différentes présente bien souvent ses difficultés, sans
compter que des différences individuelles existent aussi au sein des cultures. Les agents de
santé sauront trouver le juste milieu, à condition qu’ils :
• continuent à avoir confiance en leur propre aptitude à parler des vaccins et des maladies
qu’ils permettent de prévenir
• ne s’arrêtent pas à ce qu’ils entendent : les agents de santé doivent savoir observer et
interpréter le langage corporel et poser des questions pour bien comprendre ce qui est dit
et ressenti
• vérifient que le parent ou la personne qui s’occupe de l’enfant à vacciner comprend bien les
informations qui lui sont fournies, que devraient appuyer des consignes écrites et d’autres
rappels, selon la situation
Les éléments essentiels de chaque rencontre vaccinale sont explicités dans la Figure 5.4.
Certains parents ou personnes s’occupant des enfants préfèrent obtenir des informations
détaillées, alors que d’autres se contenteront de faire confiance au personnel de santé, de
longues explications risquant de les rendre nerveuses. Utilisez des mots faciles à comprendre
plutôt que des termes techniques. Les problématiques suivantes pourraient par exemple être
abordées, ceci dépendant des besoins et des connaissances de chacun :
• explications et paroles rassurantes quand des informations erronées ont circulé (par
exemple, effet contraceptif des vaccins)
• lieux, dates et heures des séances de vaccination, surtout en ce qui concerne la prochaine
visite.
Tenez compte des conseils suivants lorsque vous parlez aux patients des éventuelles
manifestations indésirables que peuvent avoir les vaccins :
• Rassurez le parent ou la personne qui s’occupe de l’enfant en lui confirmant que des
réactions (du type fièvre, douleur ou gonflement au point d’injection) et des changements
(comme des signes d’irritabilité de l’enfant ou s’il n’est pas dans son assiette) sont chose
courante et indiquent en fait que l’enfant réagit bien au vaccin.
• Dites au parent ou à la personne qui s’occupe de l’enfant que l’on peut lui donner du
paracétamol, en indiquant le dosage et la fréquence appropriés.
• Expliquez qu’il est possible d’atténuer la douleur, en cas de réaction localisée au point
d’injection, en posant un linge propre, froid et humide sur le site douloureux.
Suite à un vaccin BCG : Expliquez au parent ou à la personne qui s’occupe de l’enfant que
le gonflement net, aplati, sur le bras du nourrisson est normal et indique que le vaccin est
efficace. Demandez à cette personne de revenir avec le nourrisson s’il présente des signes
anormaux, comme des abcès ou des glandes qui auraient gonflé.
Voir Module 1 (Maladies ciblées et vaccins) où vous sont donnés plus de renseignements sur les
vaccins et leurs manifestations indésirables.
Chaque fois qu’un nourrisson visite un centre de santé, il doit faire l’objet d’un contrôle de
vaccination et être inoculé avec tous les vaccins dont il a besoin. S’il arrive que ce jour-là, il
n’y a pas de séances de vaccination, il faut donner un rendez-vous au plus tôt et l’expliquer
au parent ou à la personne qui s’occupe de l’enfant. La démarche explicitée ci-après doit être
suivie lors de toutes les visites dans les centres de santé ainsi que pendant toutes les séances de
vaccination.
• Si le nourrisson n’a pas de carte de vaccination, demandez son âge au parent ou à la personne
qui s’occupe de lui.
• Si le parent ou la personne qui s’occupe de l’enfant ne connaît pas son âge, estimez-le en
demandant si sa naissance coïncide, plus ou moins, avec un événement important pour la
communauté, par exemple une saison ou une fête spéciale. Un calendrier des événements de
la localité peut vous aider dans cette recherche.
2. Vérifiez quels sont les vaccins qui ont été administrés au nourrisson en consultant sa
carte de vaccination
• Si le nourrisson n’a pas de carte de vaccination, mais qu’il a déjà visité le centre de santé,
vérifiez le registre et remplissez une nouvelle carte. Quand c’est sa première visite au centre
de santé, posez des questions au parent ou à la personne qui s’occupe de l’enfant pour
dresser un bilan rapide de tous les vaccins qui auraient dû lui être administrés et remplissez
une nouvelle carte.
• S’il n’y a ni trace ni bilan disponible, vérifiez si le nourrisson porte une cicatrice de
vaccination BCG (généralement sur le bras/l’épaule gauche).
• Passez à l’étape suivante avec ou sans carte, bilan ou cicatrice. Si vous n’êtes pas certain de
l’état vaccinal et qu’il n’y a aucune contre-indication connue (voir Section 3.2 du présent
module), vaccinez le nourrisson.
3. Vérifiez tous les vaccins dont a besoin le nourrisson pendant cette séance pour
garantir une préparation efficace
Respectez le calendrier national – voir Module 1 (Maladies ciblées et vaccins) dans lequel
l’OMS fait des recommandations sur chaque vaccin – en prenant note des points généraux
suivants :
• Si le nourrisson réunit les conditions permettant de lui administrer plus d’un type de
vaccin, il n’y a aucun danger à ce que lui soient administrés différents vaccins en des points
d’injection différents au cours d’une même séance (voir Section 4.10 du présent module).
• Ne donnez jamais plus d’une dose du même vaccin en une seule fois.
• Si la vaccination n’a pas encore été pratiquée comme elle aurait dû l’être, ne reprenez pas
le programme dès le début mais administrez simplement la prochaine dose nécessaire de la
série.
Dans le cas de la première dose d’un vaccin, examinez l’état général de l’enfant pour écarter
tout signe de maladie grave. Avant d’administrer une dose subséquente d’une série de vaccins,
demandez au parent ou à la personne qui s’occupe de l’enfant si une manifestation indésirable
– notamment le choc anaphylactique – s’est produite suite à l’administration d’une dose
précédente.
Tous les nourrissons doivent être vaccinés, sauf dans les cas suivants :
• Reportez-vous au Tableau 5.1 où vous sont donnés des conseils pour vacciner des enfants
infectés par le VIH.
Contenant antirougeoleux
et/ou anti-ourlien et/ou Vacciner Ne pas vacciner
antirubéoleux
• Dans le cas de nourrissons souffrant d’une maladie bénigne et/ou de fièvre de moins de
38,5 °C, les vacciner normalement. Nous parlons ici d’infections des voies respiratoires, de
diarrhées et d’infections bénignes du même type, sans grosse fièvre.
• Dans le cas de nourrissons très malades, qui doivent être hospitalisés, ou qui ont une forte
fièvre, les vacciner si possible. C’est un agent de santé expérimenté qui en prend la décision
au cas par cas, mais il ne faut pas oublier qu’il est indispensable de protéger les nourrissons
contre toute maladie susceptible de se propager à l’hôpital (par exemple la rougeole).
• allaitement en cours
Les vaccins injectables sont soit prêts à être utilisés tels quels, soit ils doivent être reconstitués
(mélangés) avec du solvant. Dans le cas de vaccins à administrer par voie buccale, il faut
parfois manipuler le conditionnement pour en permettre l’administration. Au vu du nombre
croissant de présentations et de produits différents qui sont disponibles, le but de cette section
est de traiter des principes généraux, qu’il est possible d’adapter aux vaccins spécifiques à
chaque programme.
La première chose à faire est d’appliquer une technique de préparation de vaccins hygiénique :
• Commencez par le lavage des mains : utilisez de l’eau et du savon et séchez-vous bien les
mains.
• Préparez les vaccins juste avant chaque vaccination individuelle ; ne remplissez pas les
seringues à l’avance.
Parmi les vaccins les plus courants qui demandent à être mélangés avec un solvant avant d’être
utilisés, nous citerons le BCG, les vaccins contre la fièvre jaune, la rougeole, RR et ROR.
Prenez soin d’utiliser le solvant approprié (voir encadré).
Procédures de reconstitution
1. Dans le cas de flacons dotés de PCV, vérifiez par deux fois que le vaccin peut être utilisé.
2. Vérifiez par deux fois que la date d’expiration de chaque flacon/ampoule n’a pas été
dépassée et lisez soigneusement l’étiquette.
3. Ouvrez le flacon. Si le capuchon est en métal, utilisez une lime pour soulever la partie
centrale prédécoupée et rabattez-la ; s’il est en plastique, soulevez-le avec le pouce ou faites-
le tourner lentement, selon les consignes applicables à ce type de flacon.
Les dernières recommandations concernant les nouveaux vaccins et les doses de rattrapage
préconisent souvent d’administrer deux injections (sinon plus) à un nourrisson pendant
une même séance. Il est évident qu’administrer plusieurs injections en même temps est plus
délicat, mais c’est une compétence que l’on doit apprendre. Avec de l’expérience, donner des
injections rapidement et sans danger, sans stresser le nourrisson et le parent ou la personne
qui s’en occupe, deviendra un geste automatique. En fait, même le vaccinateur le plus
chevronné devrait consacrer un peu de temps à réviser sa méthode d’injection et explorer le
matériel de recyclage disponible, qui pourrait l’aider à optimiser ses compétences. De plus, les
vaccinateurs devraient échanger leurs connaissances et apprendre ainsi les uns des autres.
Bien recevoir les membres de la famille. Rien de plus accueillant qu’un sourire et une
approche bienveillante et rassurante. Demandez-leur s’ils ont des questions et si certains
aspects de la vaccination les inquiètent et prenez le temps de répondre. Procédez à l’évaluation
conformément aux explications données dans la Section 3 du présent module et, si vous
décidez d’administrer plus d’une injection, expliquez pourquoi et confirmez que le parent ou
la personne s’occupant de l’enfant accepte qu’il est préférable de le vacciner selon le calendrier
indiqué que de manquer l’occasion de le faire.
Être prêt. Après avoir évalué le nourrisson, conformément aux consignes de la Section 3
du présent module, préparez les vaccins à administrer et posez-les à portée de main, dans
leur ordre d’administration, cet ordre dépendant des directives en vigueur dans le pays : voir
Tableau 5.2 où vous est présenté un exemple de séquence.
N’oubliez pas de consacrer un peu de temps aux personnes concernées, surtout pour les
accueillir et pour les positionner ; ceci rendra la procédure beaucoup plus souple et efficace.
2 Orale Polio
11 Injectable/IM Méningococcie
Demandez au parent ou à la personne qui s’occupe de l’enfant s’il ne voit pas d’inconvénient
à tenir l’enfant au moment de lui administrer l’injection/les injections. Sinon, demandez à
quelqu’un d’autre de vous aider.
Position du câlin : Asseyez-vous sur une chaise Le bras et les jambes Un certain délai
en tenant le nourrisson du nourrisson sont entre les injections
Semi-couché sur
de côté sur vos genoux en bien tenus par le lorsqu’il faut donner
les genoux du
passant un bras derrière parent. Le nourrisson deux injections
parent
son dos. se sent rassuré par le intramusculaires.
contact physique et
Placez le bras intérieur du Il se peut qu’il soit plus
oculaire avec le parent.
nourrisson dans son dos ou difficile de contrôler
contre son corps. Il est possible les mouvements du
d’administrer les nourrisson après
Ramenez votre bras autour
injections dans la l’avoir changé de
du dos du nourrisson pour
jambe et le bras sans position.
en maintenir les épaules et
avoir à changer de
la partie supérieure du corps
position.
contre vous.
Placez les jambes du
nourrisson entre les vôtres
pour bien les caler ou les
tenir avec l’autre bras.
Position couchée : Couchez le nourrisson, les Les bras du nourrisson C’est le vaccinateur qui
jambes dénudées, sur une sont fermement est tenu de contrôler
Couché sur le dos
surface plane. maintenus par le les mouvements des
sur une surface
parent. jambes du nourrisson.
plane Placez-vous de l’autre côté
du nourrisson et tenez-lui Le nourrisson se sent
les mains et les bras. rassuré par le contact
physique et oculaire
Le vaccinateur devra avec le parent.
se placer aux pieds du Il est possible
nourrisson et, avec la main d’injecter des vaccins
qu’il n’utilise pas pour dans les deux jambes
administrer le vaccin, tenir sans avoir à changer
doucement le genou de la la position du
jambe devant recevoir le nourrisson.
vaccin.
Position assise Asseyez-vous sur une chaise Les bras et les jambes La sécurité de la
droite : en tenant le nourrisson, du nourrisson sont position calée entre
regardant droit devant lui, fermement maintenus les jambes dépend du
Assis à la verticale
sur vos genoux, en le calant par le parent. parent – si elle trop
sur les genoux du
contre votre poitrine. serrée, les muscles
parent, regardant Il est possible
se contractent, si elle
droit devant lui Entourez (serrez) le haut d’administrer des
n’est pas assez serrée,
du corps et les bras du injections multiples
la jambe risque de ne
nourrisson avec un bras sans avoir à changer
plus être contrôlable.
et, avec l’autre bras ou la position du
les genoux, tenez le bas nourrisson. Pas de contact
des jambes du nourrisson oculaire avec le parent.
(jambes inférieures et pieds
positionnés l’un sur l’autre
entre vos genoux).
Position à Asseyez-vous sur une chaise Les bras de l’enfant Les muscles des
califourchon : en tenant l’enfant face à sont fermement cuisses risquent d’être
vous, à califourchon sur vos maintenus sous les tendus.
Enfant âgé de
genoux. bras du parent.
> 12 mois, vacciné C’est le vaccinateur qui
assis droit sur les Entourez (serrez) le haut du L’enfant est tranquillisé est tenu de contrôler
genoux du parent, corps et les bras de l’enfant par le contact étroit les mouvements des
lui faisant face , avec vos bras. qu’il a avec le parent. jambes de l’enfant (à
assis à califourchon moins que le parent
Au besoin, tenez fermement Il est possible
n’intervienne).
la jambe de l’enfant avec d’administrer des
un bras. injections multiples
sans avoir à changer
Le vaccinateur doit se placer la position du
du côté de l’injection. nourrisson.
Position Voir Section 4.11 du présent Bon accès au deltoïde. C’est le vaccinateur
indépendante : module. qui doit immobiliser
le sujet si c’est
Vaccination des
nécessaire.
adolescents/
adultes assis sur
une chaise
Cet exemple s’appuie sur un vaccin antirotavirus et sur un vaccin antipoliomyélitique oral
(VPO), tout en étant applicable à d’autres vaccins administrés par voie orale.
1. Position : Mettez l’enfant sur les genoux du parent ou de la personne qui s’en occupe en
lui soutenant la tête et en l’inclinant légèrement en arrière. Le vaccinateur se place sur un
côté (voir Tableau 5.3).
2. Administration : Ouvrez la bouche du nourrisson en lui pinçant doucement les joues entre
le pouce et l’index, en appuyant gentiment. Évitez de le pincer trop fort pour ne pas le
stresser.
– Dans le cas de vaccin antirotavirus en tubes, inclinez le tube vers l’intérieur de la joue et
administrez l’intégralité du contenu en pinçant le tube à plusieurs reprises.
− Dans le cas du VPO, laissez tomber deux gouttes de vaccin du compte-gouttes sur la
langue. Attention : le compte-gouttes ne doit pas toucher le nourrisson.
Une bonne technique d’injection consiste à administrer tous les vaccins injectables avec une
seringue AB. Pour utiliser correctement une seringue AB, souvenez-vous que le piston de ce
type de seringue ne peut se déplacer qu’une seule fois ; par conséquent :
• Quand vous remplissez la seringue AB, n’aspirez pas d’air dans le flacon de vaccin.
2. Tenez le corps de la seringue entre le pouce, l’index et le majeur. Ne touchez pas l’aiguille.
4. Dans le cas d’injections sous-cutanées (SC), pincez légèrement la peau. Insérez l’aiguille
entière à un angle de 45° (en direction de l’épaule) d’un geste rapide et en douceur (voir
Figure 5.6).
7. Quel que soit le type d’injection, retirez l’aiguille rapidement et doucement, au même
angle que lorsque vous l’avez enfoncée.
8. Quel que soit le type d’injection, le parent ou la personne qui s’occupe de l’enfant peut
presser un coton propre sur le point d’injection s’il saigne une fois l’injection terminée.
9. Quel que soit le type d’injection, jetez l’aiguille et la seringue dans la boîte de sécurité
immédiatement après usage.
10. Quel que soit le type d’injection, calmez et distrayez le nourrisson une fois que tous les
vaccins ont été administrés.
Derme (peau)
Couche sous-cutanée
Muscle
Le BCG est l’unique vaccin injecté intradermiquement, dans les couches de la peau où il est
absorbé lentement. En général, on l’injecte en haut du bras gauche. Pour mesurer et injecter
avec précision la très petite dose de 0,05 ml, on utilise une seringue et une aiguille spéciales
(voir Figure 5.7).
2. Administration :
− Tenez le corps de la seringue avec les doigts et le pouce, le biseau (creux) de l’aiguille
étant tourné vers le haut.
− Enfoncez le bout de l’aiguille juste sous la peau – ne la faites pénétrer qu’à peine au-
delà du biseau.
− Posez l’aiguille tout près de la peau au même angle que celui de l’insertion.
− Pour tenir l’aiguille dans la bonne position, placez le pouce gauche sur la partie
inférieure de la seringue, près de l’aiguille, mais sans toucher l’aiguille.
− Calmez le nourrisson.
Le risque d’effets secondaires, par exemple une formation d’abcès ou des ganglions qui
gonflent, est accru quand le vaccin n’a pas été administré correctement. Il est donc important
de procéder avec soin ; il est préférable de faire appel à un superviseur ou à un autre collègue
plutôt que de continuer à injecter du BCG incorrectement.
L’injection a lieu dans la couche juste en dessous de la peau, dans la partie supérieure du bras.
Il se peut que les directives de votre pays indiquent le point d’injection précis (bras droit
ou bras gauche) dans le cas de certains vaccins. Vérifiez et appliquez les recommandations
formulées à ce sujet (voir Figure 5.8).
2. Administration :
− Tenez le corps de la seringue avec les doigts et le pouce, le biseau (creux) de l’aiguille
étant tourné vers le haut.
Le muscle de la partie extérieure du haut de la cuisse est gros et ne présente aucun danger en
en ce qui concerne les injections intramusculaires : voir Figures 5.9 et 5.10.
Mais dans le cas de nourrissons de moins de 15 mois, le muscle deltoïde du haut du bras n’est
pas sans danger, car il n’est pas suffisamment développé pour absorber le vaccin et, de plus, le
nerf radial est situé trop près de la surface. Par contre, il est possible de vacciner des enfants
plus âgés, des adolescents et des adultes dans ce muscle (voir Section 4.11).
2. Administration :
– Tenez le corps de la seringue avec les doigts et le pouce, le biseau (creux) de l’aiguille
étant tourné vers le haut.
− Appuyez doucement sur le piston, en faisant attention que l’aiguille ne bouge pas sous
la peau.
− Retirez rapidement et délicatement l’aiguille selon le même angle que lorsque vous
l’avez enfoncée.
Figure 5.9 Sites d’injection IM chez le nourrisson Figure 5.10 Injection intramusculaire
Point d'injection 1
Point d'injection 2
Grand trochanter
Contrairement aux enfants en bas âge, les adolescents et les adultes peuvent souffrir de stress
anticipé rien qu’à l’idée d’être vaccinés. Si, par le passé, ils ont eu une mauvaise expérience,
cette anxiété en sera d’autant plus grande. Observez le groupe qui attend d’être vacciné, scrutez
les signes d’anxiété. Si quelqu’un pleure, est pâle, ou montre d’autres signes de détresse, il est
recommandé de le prendre à part pour le rassurer, le réconforter et le vacciner avant les autres
pour tenter d’éviter que son anxiété ne devienne contagieuse et n’affecte les autres.
Prenez le temps de discuter du vaccin que vous allez inoculer et de la maladie ou des maladies
contre lesquelles ce vaccin protège, si c’est ce que souhaite le patient ; demandez-lui s’il veut
vous poser des questions. Effectuez votre propre contrôle prévaccination.
Sous réserve des directives en vigueur dans le pays, laissez la personne choisir le bras où la
vacciner, car le choix confère un sentiment de contrôle dans une situation susceptible d’être
angoissante pour le patient.
Parlez calmement et soyez patient. Il se peut que le patient veuille être accompagné par une
personne qui le soutiendra ou par un collègue vaccinateur capable de le calmer ou de le
distraire.
Assurez-vous que la vaccination a lieu en toute intimité ; un écran – même un rideau – fera
l’affaire.
Expliquez au patient ce que vous allez dire au moment d’inoculer le vaccin et ce qu’il risque
de ressentir. Certains compareront la sensation à un picotement. Utilisez des termes du genre
« rappel » plutôt que « piqûre » ou « aiguille ».
2. Administration :
− Posez votre main sur l’épaule du sujet et tenez le site d’injection avec le pouce et
l’index. Ce simple toucher suffira à réconforter la personne et vous préviendra de toute
éventuelle réaction. Dites au patient à quel point il est important qu’il ne bouge pas et
distrayez-le en lui parlant de sujets qui n’ont rien à voir avec la vaccination, par exemple
son sujet préféré à l’école, ses passe-temps favoris, etc.
− En tenant le corps de la seringue et, comme si vous jetiez une fléchette (rapidement et
délicatement), enfoncez l’aiguille à un angle de 90° jusqu’à ce qu’elle pénètre dans le
muscle. Pendant tout ce temps, n’arrêtez pas de parler. Distraire le patient permet de
réduire toute sensation désagréable associée à une injection.
− Appuyez doucement et d’une main sûre sur le piston, en faisant attention à ne pas
bouger l’aiguille.
− Retirez rapidement et délicatement l’aiguille selon le même angle que lorsque vous
l’avez enfoncée.
− Ne frottez pas le bras. On peut éventuellement presser un coton propre sur le site
d’injection.
5 À la fin de la séance
À la fin d’une séance de vaccination, il est important de ranger ou de se débarrasser en toute
sécurité de tout le matériel utilisé. L’équipement et les sites doivent aussi être nettoyés et
entretenus en vue de leur prochain usage.
À la fin d’une séance sur le terrain, il y a plusieurs tâches à effectuer concernant les vaccins et
les fournitures.
1. Chargez le porte-vaccins :
− Vérifiez que les accumulateurs de froid n’ont pas fondu. Si les accumulateurs d’eau
conditionnée ont totalement fondu et/ou si le thermomètre intégré au porte-vaccins
indique une température supérieure à +8 °C, vous devez jeter tous les vaccins qu’il
contient, sauf s’ils sont dotés d’une PCV confirmant qu’ils peuvent encore être utilisés
sans aucun danger ; dans ce cas, vérifiez tous les flacons.
− Mettez à l’intérieur du porte-vaccins les vaccins non entamés et les flacons entamés
auxquels s’applique la politique du flacon multidose.
− Mettez les flacons vides et les flacons entamés de vaccins reconstitués dans un récipient
séparé pour les transporter jusqu’à un site d’élimination.
− Remettez les vaccins portant des PCV acceptables dans la boîte marquée « Utiliser en
premier » du réfrigérateur. Si les accumulateurs d’eau conditionnée que contient le
porte-vaccins ont fondu au cours de leur retour au centre de santé, jetez les flacons de
vaccin, sauf si les PCV confirment qu’ils peuvent être utilisés sans aucun danger.
3. Nettoyez le porte-vaccins :
– Nettoyez le porte-vaccins avec un linge mouillé et assurez-vous qu’il n’a pas de fissures.
Réparez les fissures éventuelles avec du ruban adhésif et laissez le porte-vaccins sécher
sans le fermer.
– Par exemple, rangez les registres de vaccination, les seringues AB et les cartes de
vaccination à leur place.
• Ne laissez rien sur place qui pourrait représenter un danger pour la santé de la
communauté.
• Nettoyez et rendez les tables, les chaises et autre matériel à leurs propriétaires.
• Remerciez toutes les personnes qui, sur place, ont aidé à organiser la séance et rappelez-
leur la date de la prochaine séance.
2. Cochez la prochaine date de vaccination à prévoir sur la carte si une autre dose doit être
administrée, et assurez-vous que le parent ou la personne qui s’occupe de l’enfant sait bien
quand et où revenir pour la ou les prochaine(s) dose(s) de vaccin.
3. Quand de nouveaux vaccins ne figurent pas dans les registres et/ou sur les cartes de
vaccination, demandez à votre superviseur de vous expliquer que faire pour les enregistrer
sur les divers registres et cartes.
4. La carte de vaccination vous permet de mettre à jour la carte des rappels/la liste des vaccins
dus au centre de santé : voir Module 6 (Suivi et surveillance), Section 1.
7. Rappelez au parent ou à la personne qui s’occupe de l’enfant qu’il doit amener cette carte à
toutes les visites de l’enfant aux centres de soins médicaux.
Ne manquez aucune occasion d’effectuer une vaccination. Les agents de santé devraient
automatiquement demander à voir et vérifier les cartes de vaccination de chaque enfant, à
chacune de leur visite, quelle que soit la raison pour laquelle il a été amené au centre de santé.
Calculez le total des vaccins inoculés, des fournitures utilisées et du stock restant pour les
intégrer aux données du rapport mensuel, conformément aux modalités décrites dans le
Module 6 (Suivi et surveillance).
À la fin de chaque séance, consultez le registre vaccinal et/ou les cartes de rappel pour
dresser une liste des enfants qui auraient dû être vaccinés mais qui ne se sont pas présentés
à la séance (les « perdus de vue »). Le format sous lequel est présentée la liste vous est donné
dans le Module 6 (Suivi et surveillance), Figure 6.4. Utilisez cette liste pour contrôler quels
patients ne se sont pas présentés et pour vous permettre d’effectuer les activités de suivi du
programme : voir la description donnée dans le Module 4 (Microplanification pour atteindre
toutes les communautés) et le Module 6 (Suivi et surveillance). Informez-en les membres de
la communauté qui vous aident à dépister les nourrissons qui sont inscrits sur la liste mais
qui ne se présentent pas aux séances vaccinales ; demandez-leur de les mobiliser en vue de la
prochaine séance de vaccination.
Vaccination pratique
de vaccination qui viennent à la séance de de vaccination
vaccination
AVEZ-VOUS : AVEZ-VOUS : AVEZ-VOUS :
O N VÉRIFIÉ si les vaccins et solvants sont O N SALUÉ votre client et le parent/la personne qui O N BIEN VÉRIFIÉ si les flacons entamés peuvent
disponibles en quantités suffisantes pour la s’en occupe ? être utilisés lors de la prochaine séance,
séance ? conformément à la politique nationale
O N VÉRIFIÉ la carte de vaccination du client ? concernant les flacons multidoses ?
VÉRIFIÉ les données suivantes pour les flacons
et pris les mesures requises ? O N DÉTERMINÉ les vaccins à administrer en O N JETÉ les flacons entamés qui ne doivent pas
O N dates d’expiration fonction du calendrier national, de l’âge du être utilisés ?
client et des contre-indications éventuelles ?
O N dates pour flacons entamés O N ENREGISTRÉ la date d’ouverture sur les flacons
O N RECONSTITUÉ chaque vaccin avec le solvant utilisables et RANGÉ ces flacons dans la boîte
O N état de la PCV correspondant (pour les vaccins lyophilisés) ? « À utiliser en premier » du réfrigérateur ?
O N état de congélation
O N REMPLI les seringues juste avant O N REMIS les flacons non entamés dans le
l’administration, en appliquant des techniques réfrigérateur ?
O N PLACÉ les flacons à l’endroit approprié dans la hygiéniques ?
zone de vaccination ? O N COMPLÉTÉ le rapport de synthèse sur la
VÉRIFIÉ que les quantités de matériel requis O N ADMINISTRÉ chaque vaccin en appliquant séance ?
pour la séance sont suffisantes, y compris : la technique recommandée et en utilisant le
point d’injection correct ? O N DRESSÉ UNE LISTE des enfants qui ont
O N seringues autobloquantes (AB) manqué la vaccination et doivent donc faire
O N IMMÉDIATEMENT JETÉ, après chaque injection, l’objet d’un suivi ?
O N seringues de reconstitution les aiguilles/seringues AB dans des boîtes de
O N boîte de sécurité sécurité ? O N MANIPULÉ avec précaution les boîtes de
sécurité pleines ?
O N kit MAPI O N ENREGISTRÉ toutes les vaccinations sur le
registre, la feuille de pointage et la carte de O N PRIS les mesures appropriées pour avoir un
O N registre de vaccination
vaccination ? stock suffisant des vaccins requis pour la
O N feuilles de pointage de vaccination séance suivante ?
O N COMMUNIQUÉ les messages clés, y compris
O N cartes de vaccination vierges les MAPI potentielles et la date de la prochaine O N INFORMÉ la communauté de la date et de
visite ? l’heure de la prochaine séance ?
O N LAVÉ vos mains au savon ?
(5)37
Module 5 : Organisation d’une séance de vaccination
6 : Suivi et surveillance
6 Suivi et
surveillance
À propos de ce module…
Dans ce module, il est expliqué comment collecter et communiquer les données permettant d’assurer
le suivi des services de vaccination et la surveillance des maladies à prévention médicale et des
manifestations postvaccinales indésirables (MAPI). Le suivi et la surveillance se regroupent du fait
que les données spécifiques à chacune de ces activités sont normalement diffusées ensemble sous la
forme d’un formulaire remis aux niveaux centraux. Ce module donne en premier lieu une description
du processus d’enregistrement des données, suivi d’une description du processus de notification ou
déclaration sommaire et des moyens utilisés pour les analyser et les exploiter.
Le suivi des services de vaccination aide à améliorer la performance et à identifier et résoudre les
problèmes d’accès et d’utilisation détectés au sein des communautés où le nombre des enfants non
vaccinés est élevé. Quant à la surveillance des maladies à prévention vaccinale, elle sert à orienter les
activités de lutte contre les maladies en détectant les épidémies, en identifiant les groupes ou les zones
à haut risque et en suivant de près l’impact des services de vaccination. À noter aussi que la surveillance
des cas de MAPI facilite l’identification des causes des manifestations indésirables et, le cas échéant,
peut mener à un examen de l’adéquation du traitement et de l’administration des vaccins.
Les exemples donnés dans ce module concernent avant tout les nourrissons, tout en étant applicables
à des groupes de sujets plus âgés. Bien qu’ils fassent état de l’enregistrement et de la notification des
données sur papier, il n’en reste pas moins que les principes de collecte des données sont applicables
à d’autres modalités. Alors que l’OMS encourage l’usage d’outils électroniques pour assurer le suivi
des données de district, leur mise en œuvre et leurs consignes d’utilisation seront subordonnées à la
décision des autorités nationales ou centrales, ainsi qu’aux objectifs fixés à ce niveau.
Module 6 : Suivi et surveillance
1 Outils de suivi
Chaque centre de santé doit disposer d’un système d’enregistrement des données pour
assurer le suivi des services de vaccination. Un enregistrement systématique et régulier des
vaccinations pratiquées à chaque séance garantit que les objectifs poursuivis par les services
sanitaires en matière de couverture vaccinale ont été atteints (voir Section 3 du présent
module) ; il permet aussi d’identifier les sujets qui ne sont pas présentés (les « perdus de vue »)
et d’assurer le suivi de tous ceux qui doivent compléter leurs vaccinations.
Les outils nécessaires à un suivi effectif ont été présentés dans les Modules 4
(Microplanification pour atteindre toutes les communautés) et 5 (Organisation d’une séance de
vaccination) et sont ici décrits en détail. Il s’agit des outils suivants :
• le registre de vaccination
• la carte de vaccination
• la feuille de pointage
Ce registre sert à consigner les vaccinations administrées à chaque enfant. Il s’agit d’un livre,
ou d’un formulaire, que conserve le centre de santé. Il a pour objectif principal de garder la
trace des services de vaccination prodigués au fil du temps à chaque nourrisson, dont le nom
est inscrit sur une ligne séparée. Ce registre est important pour plusieurs raisons :
• C’est la principale source d’information du centre de santé sur l’état vaccinal de l’enfant et
sur les vaccins dont il a besoin. Cette information est particulièrement précieuse quand un
nourrisson se présente au poste de vaccination sans être muni de sa carte vaccinale.
• Il permet d’identifier les nourrissons qui ont manqué de se présenter aux séances de
vaccination prévues et qu’il faut donc ajouter à la liste de suivi des « perdus de vue ».
• Il constitue une source de données utilisables dans la préparation des rapports mensuels et
autres.
• le nom du nourrisson
• le sexe du nourrisson
• l’état de protection à la naissance (en anglais protected at birth ou PAB), qui indique si le
nourrisson a été ou non protégé contre le tétanos néonatal.
Le registre de vaccination peut également tenir lieu de registre des naissances. Dès qu’un
nourrisson naît dans une communauté, il est possible d’inscrire son nom dans le registre
même avant qu’il ne soit vacciné. Ceci permet de garder une trace des nouveaux nourrissons
avec celui des nourrissons plus âgés figurant sur la liste de suivi des « perdus de vue ».
La Figure 6.1 vous présente deux exemples de registre de vaccination infantile distincts.
• Dans les deux cas, un nouveau mois commence en haut de la page suivante, même si
certaines lignes n’ont pas été remplies sur la page actuelle. Par exemple, il se peut que le
31 janvier, il reste cinq lignes vides sur la page actuelle, mais le 1er février, les nouveaux
nourrissons doivent être enregistrés en haut de la page suivante. Ce processus permet de
retrouver plus facilement les nourrissons qui reviennent sans leur carte de vaccination et de
dresser les listes de suivi des « perdus de vue » (voir Section 1.4 du présent module).
• Le premier exemple (A) est organisé par vaccin et selon les doses à administrer
pour compléter la série vaccinale. Ce format permet de savoir si un nourrisson a été
intégralement vacciné avec chaque antigène.
• Le deuxième exemple (B) est organisé selon les vaccins qui sont normalement administrés
au cours de la même visite, quand on s’en tient au calendrier de vaccination standard. Ce
format permet de prévoir les doses à inoculer à chaque visite du nourrisson. Il indique
également les nourrissons qui n’ont pas été vaccinés quand il l’aurait fallu et que l’on doit
inclure dans la liste de suivi des « perdus de vue » (voir Section 1.4 du présent module).
MOIS et ANNÉE :
MCV1
MCV2
du nourrisson/ ou VPO0 1 2 3 1 2 1 2 3 1 2 3 1 2 3 décédé/
Vaccination pratique
s’occupant de téléphone/
de l’enfant >24h)*** parti
de l’enfant portable
Numéro
d'identification
Date
d’enregistrement *
Date de naissance
Sexe
État PAB contre
le tétanos néonatal **
(oui/non)
* généralement date de la 1e visite
** protection à la naissance contre le tétanos néonatal (demander à la mère lors du contact penta1)
*** une seule dose d’HepB est requise, à la naissance (indiquer si reçue < 24h ou > 24h après la naissance)
B. Format
Village : organisé par contact vaccinal et selon les doses de tous lesNom de l’établissement
vaccins à administrer
de santé : à chaque contact
MOIS et ANNÉE :
penta1
penta2
penta3
ou
>24h)**
Numéro
d'identification
Date
d’enregistrement *
Date de naissance
Sexe
État PAB contre le
tétanos néonatal ***
(oui/non)
(6)5
Module 6 : Suivi et surveillance
Module 6 : Suivi et surveillance
Ces explications ne sont que des suggestions. Quel que soit le format adopté, il doit adhérer
aux directives en vigueur dans le pays et être en accord avec la méthode utilisée pour garder
la trace des « perdus de vue », conformément à la description donnée dans la Section 1.4 du
présent module.
Ne créez pas une nouvelle inscription dans le registre chaque fois que la maman emmène son
nourrisson pour le faire vacciner au centre de santé. Demandez-lui la carte de vaccination
du petit et cherchez l’inscription correspondante dans le registre. Si elle n’a pas de carte,
demandez-lui le nom et l’âge de l’enfant et de vous indiquer le mois où le nourrisson a reçu
sa première vaccination ainsi que d’autres précisions à ce sujet, puis trouvez la ligne qui lui
correspond dans le registre.
Dans le cas d’un nouveau nourrisson (qui n’a jamais été vacciné), créez une nouvelle
inscription dans le registre. Dans celui d’un nourrisson qui arrive pour la première fois au
centre de santé, mais qui a été vacciné dans un autre centre, créez également une nouvelle
inscription dans le registre, demandez la carte de vaccination et notez dans le registre les
vaccins que le nourrisson a reçus. S’il n’a pas de carte de vaccination, dites au parent ou à la
personne qui s’occupe de l’enfant quels sont les vaccins qui auraient dû lui être inoculés (selon
l’âge, conformément au calendrier de vaccination national) et demandez-lui s’il se rappelle
les vaccins administrés au nourrisson. S’il ne s’en souvient pas, il faudra recommencer le
calendrier de vaccination : voir Module 5 (Organisation d’une séance de vaccination), Section 3,
sur l’évaluation de l’admissibilité à la vaccination.
Points clés
¾¾ Inscrivez toutes les informations concernant le nourrisson sur la ligne correspondante
du registre.
¾¾ Marquez les vaccinations dans le registre uniquement après qu’elles ont été
administrées au nourrisson.
¾¾ Quand un nourrisson revient pour une visite de suivi, cherchez la ligne du registre
correspondant au nourrisson en vous reportant à sa carte de vaccination (ou à son nom,
à son âge et/ou au mois de sa première vaccination, s’il n’y a pas de carte).
L’objectif d’une carte de vaccination est d’enregistrer les vaccinations qui ont été inoculées à
l’enfant. Il peut s’agir d’un document séparé ou faire partie d’un dossier médical général sur
l’enfant ou la mère et l’enfant, comme la carte de santé ou le carnet de santé du nourrisson. La
carte de vaccination est très importante pour plusieurs raisons :
• Elle sert à rappeler aux parents ou autres personnes qui s’occupent de nourrissons de
revenir à la clinique où seront administrées les doses suivantes de vaccins requises.
• Elle est très utile quand les agents de santé mènent des études sur la couverture vaccinale.
Le format spécifique de la carte de vaccination est fonction des vaccins stipulés dans le
calendrier de vaccination national. Il est possible de se procurer des exemples des cartes de
vaccination en consultant le site www.immunizationcards.org.
Points clés
¾¾ Il ne faut pas oublier que la carte de vaccination peut éventuellement constituer
l’unique preuve de l’état vaccinal dont disposent les agents de santé, lorsque les registres
ne sont pas correctement tenus à jour ou si les familles passent d’un centre de santé à
un autre.
¾¾ Chaque nourrisson doit posséder une carte, indiquant clairement toutes les
vaccinations qui lui ont été inoculées.
¾¾ Consulter le Module 5 (Organisation d’une séance de vaccination), où est expliqué
comment remplir la carte et comment en expliquer l’utilité au parent ou à la personne
s’occupant du nourrisson au cours de la rencontre vaccinale.
• un numéro d’identification personnel (qui est le même numéro que celui inscrit dans le
registre des vaccinations : voir Figure 6.1)
• le nom du nourrisson
• le sexe du nourrisson
• la date et la dose des suppléments en vitamine A qui lui ont été donnés, le cas échéant
Notez la date du rendez-vous suivant sur la carte et indiquez au parent ou à la personne qui
s’occupe du nourrisson quand et où se rendre à la prochaine vaccination.
Points clés
¾¾ Ne pas oublier de noter la date du prochain rendez-vous sur la carte de vaccination.
Vérifier que le rendez-vous correspond à une séance de vaccination planifiée.
¾¾ Informer le parent ou la personne qui s’occupe de l’enfant du prochain rendez-vous,
verbalement ainsi que par écrit sur la carte.
¾¾ Toujours rendre la carte de vaccination au parent ou à la personne qui s’occupe de
l’enfant.
¾¾ Rappeler au parent ou à la personne qui s’occupe du nourrisson de conserver la carte
dans un endroit sûr et de ne pas l’oublier en emmenant l’enfant pour ses visites de
vaccination ou de soins de santé.
Les feuilles de pointage sont des formulaires que l’on coche chaque fois qu’un agent de
santé administre une dose de vaccin à un patient. Elles permettent d’assurer le suivi des
performances et de produire des rapports mensuels. Dans l’idéal, il faudrait utiliser une feuille
de pointage par séance, mais dans le cas de certains programmes, on se contente d’utiliser des
feuilles hebdomadaires ou mensuelles. Un exemple en est donné dans la Figure 6.2.
00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
polio1 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
polio2 00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
polio3 00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
polio3+ 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000
RV1 00000 00000 00000 00000 00000 00000
RV
RV2 00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
pentavalent 1 00000 00000 00000 00000 00000 00000
pentavalent
00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
PVH2 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
PVH3 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000 00000
Dans la Figure 6.2, après avoir vacciné un nourrisson (qui, par définition, a moins d’un an),
placez la coche dans la colonne intitulée « Âge < 1 an ». Après avoir vacciné un enfant plus
âgé, placez la coche dans la colonne intitulée « Âge > 1 an ».
Quand une dose de vitamine A est donnée au nourrisson, notez-le sur la feuille de pointage.
Pointer à la fin de la séance, en Le comptage risque d’inclure des doses Pointer chaque dose administrée
fonction du nombre de doses que gaspillées (comme décrit ci-dessus)
contiennent les flacons usagés
Pointer tous les vaccins sous un Donnera lieu à des données inexactes Séparer le pointage entre les enfants de
seul groupe d’âge (y compris ceux sur la couverture vaccinale moins d’un an et ceux de plus d’un an
n’appartenant pas à l’âge ciblé)
Le terme « perdu de vue » a trait aux individus qui manquent de se présenter à la vaccination
prévue pour une raison ou une autre, entre autres des problèmes associés au centre de santé,
comme une annulation de séances ou des ruptures de stocks. Il est impératif d’assurer le suivi
des « perdus de vue » et de les mobiliser de sorte qu’ils assistent à la prochaine séance, car
l’essentiel est qu’ils reçoivent toutes les vaccinations qui auraient dû leur être administrées.
Les listes de dépistage – dont un exemple est donné dans la Figure 6.3 – doivent être remplies
après chaque séance de vaccination ou au moins tous les mois (voir la description ci-après), et
être remises aux personnes chargées de trouver ceux qui ne sont pas venus se faire vacciner.
1
2
3
4
5
6
7
8
9
• le nom du nourrisson
C’est en consultant différents dossiers de vaccination que l’on peut dresser la liste des « perdus
de vue ». Pour ce faire, deux méthodes sont recommandées :
La Figure 6.4 vous présente un exemple rempli du registre illustré dans la Figure 6.1 (A).
Regardez chaque ligne pour avoir une idée plus précise des nourrissons qui ne se sont pas
présentés à la vaccination, et ajoutez-les à la liste de dépistage des « perdus de vue ».
Notes :
• Cet exemple a été tapé pour plus de clarté. Il est aussi possible d’utiliser un registre
manuscrit.
• Ce registre ne concerne qu’un seul village. Si un même registre est utilisé pour plus d’un
village, il se peut qu’il soit demandé d’écrire les adresses de façon plus détaillée.
• Ce registre montre la première page d’un mois donné : janvier 2013. Les numéros
d’identification succèdent à ceux de l’année précédente, ce qui explique que la première
colonne, indiquant le numéro d’identification, débute avec le numéro 511.
• Le nourrisson dont le numéro d’identification est 511 est né le 1/1/13 (1er janvier 2013)
mais a été ajouté au registre le 3/1 (3 janvier).
• Le nourrisson dont le numéro d’identification est 512 n’est pas revenu après avoir reçu sa
deuxième dose. Il a été ajouté à la liste de dépistage des « perdus de vue » et on s’est aperçu
qu’il ne vivait plus dans la même circonscription.
• Le nourrisson dont le numéro d’identification est 515 n’a pas reçu de dose du vaccin
contre la rougeole (MCV1) : il est toujours sur la liste des « perdus de vue ».
• Le nourrisson dont le numéro d’identification est 516 est né à la maison et a été enregistré
après que l’agent de santé en a été notifié par un volontaire communautaire. Le dépistage
des « perdus de vue » a permis de constater que la famille a depuis quitté la circonscription.
• Les nourrissons dont les numéros d’identification sont 513, 514 et 518 sont à jour,
conformément à l’exemple de calendrier de vaccination utilisé dans le présent module.
• Le nourrisson dont le numéro d’identification est 519 n’est pas revenu après ses premières
doses. Le dépistage des « perdus de vue » a permis de constater que la famille refusait
désormais toute autre vaccination.
• La dernière ligne est vide puisque le nourrisson suivant a été ajouté en février, qui
commence sur une nouvelle page (non illustrée).
Figure 6.4 Exemple de registre de vaccination de nourrissons pour dépister les « perdus de vue »
Dans cet exemple, le personnel désigné consulte régulièrement le registre des vaccinations de sorte à pouvoir ajouter dès que possible à la liste
de dépistage des « perdus de vue » tout enfant qui ne s’est pas présenté à la vaccination. Les notes qui suivent expliquent en détail le contenu des
différentes lignes du registre.
Nom Doses à la naissance 1es doses 2es doses 3es doses Vitamine A
État PAB contre
du parent/ Adresse et
de naissance
Nom du
MCV1
MCV2
néonatal ***
de la numéro HepB
Sexe Commentaires
penta1
penta2
penta3
le tétanos
nourrisson/
polio1
polio2
polio3
Date
décembre
novembre
octobre
septembre
août
juillet
juin
mai
avril
mars
février
janvier
Cartes de rappel
de vaccination
2 Outils de surveillance
Chaque centre de santé a besoin d’un système d’enregistrement des données de vaccination
pour en assurer le suivi, mais il lui faut aussi disposer d’un système d’enregistrement
des données de surveillance des maladies à prévention vaccinale et des manifestations
postvaccinales indésirables (MAPI).
Il revient aux autorités nationales ou centrales de fournir une liste des maladies, les formulaires
à remplir et un protocole décrivant comment déclarer les différents cas de maladies.
La déclaration des MAPI est systématiquement comprise dans des rapports de synthèse ;
toutefois, les MAPI doivent dans certains cas être immédiatement notifiées par téléphone aux
dirigeants et aux autorités pertinents, en conformité avec les directives en vigueur aux niveaux
central et national (voir Section 2.4 du présent module).
Les principaux outils de surveillance dont disposent les centres de santé sont les suivants :
• la liste de lignes
Il est important de pointer les cas de maladies à prévention vaccinale dès leur apparition au
centre de santé ou au site de proximité, tout comme il est essentiel d’ajouter le nombre total
de chaque type de maladie et de le notifier aux niveaux centraux. Ces paramètres sont souvent
relevés tous les mois dans un formulaire de synthèse, dont un exemple est illustré dans la
Figure 6.10 et explicité dans la Section 3 du présent module. Il est possible de faire des copies
de la deuxième page du formulaire de la Figure 6.10 aux fins de pointages journaliers ou
hebdomadaires au centre de santé et aux sites de proximité, puis de les compiler pour préparer
les rapports mensuels.
les centres de santé doivent réserver un espace dans leurs registres de consultation pour y
inscrire les informations ci-dessus et/ou toutes autres informations dont pourraient avoir
besoin les autorités nationales.
Consultez le pointage pour étudier les tendances dans le cas de maladies à déclaration
obligatoire, et procédez à la déclaration conformément à la politique en vigueur dans le pays.
Un certain nombre de maladies demandent à être déclarées immédiatement au cas par cas.
• l’adresse du patient (ou de la personne qui s’en occupe, dans le cas d’enfants) et son
numéro de téléphone/portable, le cas échéant
• l’état vaccinal du patient, stipulant les dates d’administration des doses de vaccins
pertinents
• l’état vaccinal de la mère, le cas échéant (par exemple, dans des cas suspects de tétanos
néonatal)
• traitement et résultats
Figure 6.6 Formulaire de l’OMS de rapport d’enquête sur des cas de tétanos néonatal
Nom de l’investigateur :
Date de l’investigation :
Pratiques obstétricales
Lieu de l’accouchement ? Établissement de santé : Maison : Extérieur : Autre : Ne sait pas :
Qui a aidé lors de l’accouchement ? Médecin : Sage-femme : Infirmière : À préciser :
Membre de la famille : Personne : Autre : Ne sait pas :
Sur quelle surface le bébé est-il né ?
Avec quoi a-t-on coupé le cordon ?
A-t-on enduit le moignon du cordon ombilical d’une substance ? Oui : Non :
Si oui, préciser :
Signe/symptômes du bébé : demander au répondant de les décrire avec des questions ouvertes, puis
enregistrer les faits ci-dessous. Ne pas poser les questions littéralement.
Le bébé a-t-il tété normalement au moins les 2 premiers jours ? Oui : Non : Ne sait pas :
Le bébé a-t-il arrêté de téter après les 2 premiers jours ? Oui : Non : Ne sait pas :
Âge du bébé lorsque la mère/le répondant a soupçonné qu’il était malade : Jours : ___ Ne sait pas :
Le bébé a-t-il présenté les signes suivants :
Spasmes en cas de stimulation par le toucher, les sons ou la lumière ? Oui : Non :
Lèvres rigidifiées et/ou poings serrés ? Oui : Non :
Corps de plus en plus rigide ? Oui : Non :
Tremblements, convulsions ou rigidité ? Oui : Non :
Demandez à la mère de décrire la maladie du bébé et enregistrez ses réponses au dos de ce formulaire.
Traitement et issue
Le bébé malade a-t-il été emmené dans un établissement de santé ? Oui : Non : Ne sait pas :
Si oui, indiquez le nom de l’établissement :
Quelle a été l’issue pour le bébé ? Vivant : Mort : Ne sait pas :
Diagnostic final par l’établissement de santé :
Rendez vous dans l’établissement de santé s’il n’est pas clair si l’enfant est mort du tétanos néonatal.
Réponse
La mère a-t-elle reçu TT depuis la naissance de ce bébé ? Oui : Non : Ne sait pas :
D’autres femmes de la même localité ont-elles reçu TT suite à ce cas ? Oui : Non : Ne sait pas :
Conclusion
Selon le répondant, quelle est la cause de la mort du bébé ?
Sur la base de ces données, s’agit-il d’un cas de tétanos néonatal ?
Cas confirmé : Cas suspecté : Cas rejeté : Impossible à classer :
Commentaires :
Lorsqu’une épidémie spécifique se déclare, il peut être nécessaire de lister individuellement les
cas suspects en fournissant des détails sur les antécédents médicaux des personnes touchées,
notamment l’état vaccinal et la gestion de chaque patient. Parfois, ces renseignements
sont indispensables pour préparer le comptage des maladies à prévention vaccinale (voir
Section 2.1) ; en fait, ils se révèlent plus souvent nécessaires au niveau de la surveillance,
lorsqu’il faut collecter et déclarer les informations recueillies, parfois immédiatement par
téléphone, pour orienter une intervention rapide visant à contrôler une épidémie.
• le nom du patient
• l’adresse du patient (ou de la personne qui s’en occupe, dans le cas d’enfants), avec numéro
de téléphone/portable, le cas échéant
• le sexe du patient
• l’état vaccinal
• les symptômes pertinents (sur base de la définition standard des cas de la maladie)
• la date et les résultats des tests de confirmation de laboratoire (également basés sur la
définition standard des cas)
La Figure 6.7 est une illustration d’un exemple de liste de lignes pour des cas de rougeole
suspectés.
N°
d’identification
de cas
Source possible
de l’infection *
Date
de naissance
Sexe
Date du début
de l’éruption
Date de
la 1e visite au CS
Fièvre
Toux
Rhinite
Conjonctivite
Échantillon de
laboratoire (date)
Résultats
du laboratoire
Issue **
Classification
finale ***
Vaccination pratique
Module 6 : Suivi et surveillance
Toute MAPI doit être notifiée individuellement et notée pour être comptabilisée dans le
rapport de synthèse mensuel (voir Section 3 du présent module). Les définitions de l’OMS des
MAPI et des différentes catégories auxquelles elles appartiennent sont explicitées dans l’encadré
ci-dessous. Suite à une enquête, une MAPI doit pouvoir être classée dans l’une des cinq
catégories prévues. Normalement, une enquête est menée sur la base d’un rapport initial du
centre de santé concernant une MAPI suspectée (décrite plus avant dans le présent document).
Les autorités nationales et centrales sont tenues de fournir une liste de MAPI suspectées, qui
doivent être immédiatement notifiées par téléphone à un responsable chargé d’enquêter sur
ces manifestations. La Figure 6.8 explique ce qu’il faut faire pour les notifier immédiatement
à partir du centre de santé. En général, toute MAPI qui inquiète les parents ou l’agent de
santé doit être déclarée. Notez que les MAPI graves (mentionnées dans la Figure 6.8) sont des
manifestations graves pouvant entraîner une hospitalisation, un handicap ou parfois la mort.
Les agents les MAPI qui pourraient résulter d’une erreur de vaccination
de santé
doivent, tout les événements importants inexpliqués qui se produisent dans les 30 jours après la
particulièrement, vaccination
déclarer :
les événements qui inquiètent grandement les parents ou la communauté
• l’adresse du patient (ou de la personne qui s’en occupe, dans le cas d’enfants) et son
numéro de téléphone/portable, le cas échéant
• le sexe du patient
• le détail de tous les vaccins administrés et des solvants utilisés, y compris des noms
génériques et de marque, le numéro de lot et l’heure de la vaccination.
La Figure 6.9 est une illustration d’un exemple de format de rapport de MAPI.
Classez par type les rapports de MAPI en vue de la préparation du rapport de synthèse
mensuel. L’exemple donné dans la Section 3 du présent module demande le nombre
de manifestations graves et non graves survenues pendant le mois. Ce sont les autorités
nationales qui sont tenues de conseiller dans quelle catégorie des rapports de synthèse il faut
classer les différentes MAPI.
* Mention obligatoire
Des copies des rapports, dûment datés et signés, sont envoyées au niveau central et les
originaux sont archivés au centre de santé (voir Section 3.5 du présent module).
Les agents de santé doivent s’assurer que les rapports sont conformes aux critères suivants :
• Remis ponctuellement. Tous les rapports de synthèse doivent être remis au niveau
immédiatement supérieur avant la date butoir prévue. La remise à temps de ces rapports,
dûment complétés, permet de lutter plus rapidement et plus efficacement contre les
maladies.
• Précis. Tous les rapports de synthèse doivent contenir des chiffres qui correspondent aux
chiffres avancés par les centres de santé et faire l’objet d’une double vérification pour que
les calculs et les totaux obtenus soient corrects.
Les niveaux des districts, des provinces et nationaux doivent faire en sorte que les niveaux
périphériques présentent leurs rapports dûment remplis et à temps, en les rappelant
aussi à l’ordre quand des rapports n’ont pas été remis ou sont en retard. La ponctualité et
l’intégralité des informations des rapports doivent servir d’indicateurs permettant d’évaluer la
performance des centres de santé.
Vaccins et vitamine A administrés aux enfants de < 1 an Vaccins et vitamine A administrés aux enfants de > 1 an MCV2 Autres
Lieu de HepB polio (PVO et/ou PVI) RV VPC pentavalent polio (PVO et/ou PVI) VPC pentavalent Âge Âge
BCG MCV1 Vit A Autres MCV1 Vit A
1 2 3 3+*** 2 1 2 3 1 2 3 1 2 3 3+*** 1 2 3 1 2 3
Type de
séance *
< 24h > 24h PVO0 1 15-18 mois > 18 mois
État PAB
des
nourrissons
pour TN **
N° Date la séance
2
Module 6 : Suivi et surveillance
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
Total
* Type se séance : fixe ou sur le terrain
** Protection à la naissance contre le tétanos néonatal (sur la base de l'état vaccinal TT de la mère)
*** Les calendriers combinés VPO/VPI peuvent demander une dose finale de VPO avec VPI : se conformer au calendrier national
Vaccination pratique
Figure 6.10 (suite) Exemple de rapport de synthèse mensuel, page 2
Vaccination pratique
Âge Sexe État vaccinal
Maladies Nombre Article bilan ** du bilan **
Total de
ciblées État décès RV
< 1 an 1-4 ans > 5 ans Doses
M F vaccinal VPO
0 1 2 3 3+ inconnu
VPC
Polio/PFA (paralysie Pentavalent
flasque aiguë)
BCG
Rougeole
Rougeole
Diphtérie
Autres (vitamine A,
Coqueluche fièvre jaune)
Tétanos néonatal Seringues AB (BCG)
Autre tétanos Seringues AB (autres)
Autres maladies * Boîtes de sécurité
Cartes de vaccination
Signature :
* Autres maladies à prévention vaccinale (fièvre jaune, encéphalite japonaise, etc.), selon la région
** Inscrire la taille du flacon de vaccin, le cas échéant ; compter le nombre de flacons et multiplier par le nombre de doses par flacon pour obtenir le nombre de doses
*** Se conformer à la politique nationale pour le signalement des manifestations indésirables ; les manifestations graves, particulièrement la mort, doivent en général être signalées immédiatement
(6)27
Module 6 : Suivi et surveillance
Module 6 : Suivi et surveillance
Les informations sélectionnées concernant le programme peuvent être présentées sous forme
d’un graphique, qui peut être affichée dans le centre de santé : voir Section 4 du présent
module.
Dans la Figure 6.10, l’on notera que la page 2 présente un rapport sur des maladies à
prévention vaccinale, en haut à gauche. Le pointage de ces maladies et les listes de lignes y
afférentes constituent les sources des données applicables à cette partie du rapport de synthèse.
Il faut aussi inscrire les totaux mensuels des cas liés à chaque maladie à prévention vaccinale
dans les sections correspondantes du formulaire.
La partie du rapport de synthèse qui a trait aux données de surveillance rassemble tous
les rapports sur les MAPI qui ont été collectés au cours du mois. Les rapports demandent
à être examinés pour en tirer le nombre de chaque type de réaction (grave ou non grave
dans l’exemple donné dans ce contexte) et être inscrits dans la section correspondante du
formulaire. Nous rappelons que, conformément aux critères de notification immédiate
explicités dans la Section 2, toutes les informations pertinentes doivent être communiquées à
la personne responsable de l’enquête.
Il est important d’enregistrer et de communiquer les données concernant les stocks vaccinaux
sur une base régulière car il se peut que le niveau des districts les réclame. Ces données
peuvent servir à calculer le taux d’utilisation et de perte des vaccins, comme ceci est explicité
ci-après. À noter que la formule illustrée utilise le nombre de doses et que les fiches de stock
n’assurent le suivi que du nombre de flacons. Dans ce cas, le nombre de doses peut être
calculé en multipliant le nombre de flacons par le nombre de doses que contient chaque
flacon.
• le sexe des nourrissons vaccinés et celui des cas touchés par des maladies
• le pointage d’autres interventions au cours des séances de vaccination (p. ex. utilisation de
mébendazole ou d’antipaludiques)
Pour des besoins de vérification et de recherche, les données doivent être archivées à chaque
niveau, soit sur papier soit électroniquement. Au centre de santé, il convient d’archiver les
feuilles de pointage, les registres et les rapports pendant une période déterminée (trois ans,
en moyenne), en conformité avec la procédure standard en vigueur dans le pays. Là où les
hautes hiérarchies administratives utilisent des ordinateurs, il est essentiel de conserver les
sauvegardes (supports papier et/ou copies électroniques) pour éviter les pertes de données en
cas de défaillance des systèmes. Les documents archivés se révèlent aussi très utiles lors des
visites de contrôle et des examens des services de vaccination.
Un moyen simple et efficace d’assurer le suivi des avancées des services de vaccination est de
concevoir un diagramme indiquant les doses administrées et les taux d’abandon. Ce type de
diagramme indique les progrès qu’accomplissent chaque mois les services de vaccination pour
atteindre les objectifs poursuivis. Il est possible de comparer le nombre de doses administrées
au nombre de nourrissons à vacciner pour calculer les taux d’abandon des populations cibles.
Le taux d’abandon compare le nombre de nourrissons qui a reçu l’intégralité des vaccins d’un
calendrier vaccinal au nombre total de nourrissons qui n’ont pas fini la série complète de
vaccination.
Chaque centre de santé doit afficher un diagramme de suivi à jour, bien en vue de tous les
membres du personnel du centre. Il est par ailleurs possible de produire des diagrammes
à tous les niveaux du système de santé, en combinant les données manuellement ou
électroniquement. Un diagramme de suivi rempli est illustré dans la Figure 6.11.
Dans le cas des poste de santé périphériques, il est bien souvent difficile de trouver des
données requises et l’on peut, pour fixer des cibles plus précises : a) avoir recours à l’aide
du personnel de vaccination et des superviseurs de district, qui doivent éventuellement
discuter et s’accorder sur des ajustements pour déterminer la population cible, sur la
base des connaissances locales et des expériences passées ; b) noter les résultats de l’année
précédente sur le diagramme de l’année en cours pour pouvoir suivre les avancées d’une
année à l’autre.
− Libellez le côté gauche (et/ou droit) du diagramme avec les chiffres cibles mensuels.
− Tirez une ligne diagonale allant du zéro au coin droit supérieur pour indiquer le taux
de progrès idéal, d’un mois à l’autre, à l’aide des chiffres cibles cumulatifs.
NB : Par cumulatif, il faut entendre le nombre total de doses de vaccins inoculés pendant le mois
en cours plus les totaux mensuels pour l’année civile en cours ; par exemple, le nombre cumulatif
des doses de pentavalent 3 administrées à la fin mars est le nombre total des doses administrées
en janvier plus le nombre total des doses administrées en février plus le nombre total des doses
administrées en mars.
− Reliez le nouveau point au point du mois précédent en traçant une ligne droite.
− Ajoutez d’autres vaccinations administrées sur le même diagramme, selon les besoins.
nombre d’abandons = (total cumulatif pour la première dose) – (total cumulatif pour la
dernière dose de la série vaccinale)
taux d’abandon (%) = (nombre d’abandons/total cumulatif pour la première dose) x 100
Le taux d’abandon est clairement visible sur le diagramme des doses administrées : il est
représenté par l’écart séparant les lignes de la première dose et de la dernière dose d’un
vaccin.
Exemple de calcul : Si tous les 117 nourrissons d’une population cible annuelle ont reçu
pentavalent 1, mais que seuls 100 d’entre eux ont reçu les trois doses complètes au cours de
l’année, alors :
Pour procéder à une interprétation ou analyse complète des données, il faut les compiler
par zone. Les Figures 6.12, 6.13 et 6.14 expliquent comment compiler et interpréter les
données de couverture vaccinale. La première partie du processus (voir ci-dessous) est aussi
mentionnée dans le Module 4 (Microplanification pour atteindre toutes les communautés), qui
porte l’accent sur les zones prioritaires que détermine le nombre d’enfants non vaccinés, lors
de la microplanification. Nous avons incorporé ici les calculs complémentaires indiqués dans
les Figures 6.12 et 6.13, avec pour objectif d’aider à cerner les problèmes qui font que certains
enfants ne sont toujours pas vaccinés. Ce n’est qu’en définissant bien les problèmes que l’on
arrive à identifier les solutions possibles (voir aussi Annexe 6.1).
2. Listez les chiffres de la population cible de nourrissons de moins d’un an dans la colonne b.
10*12 = 120
10*11 = 110
10*10 = 100
10*9 = 90
10*8 = 80
10*7 = 70
10*6 = 60
10*3 = 30
10*2 = 20
10*1 = 10
10*0 = 0
À remplir à la fin de Total Total Total Total Total Total Total Total Total Total Total Total
Jan cum Fév cum Mar cum Avr cum Mai cum Juin cum Juil cum Août cum Sep cum Oct cum Nov cum cum
Déc
chaque mois
Total vaccinés
pentavalent 1 6 6 4 10 6 16 6 22 7 29 7 36 5 41 5 46
Total vaccinés 4 4 3 7 6 13 6 19 6 25 6 31 5 36 5 41
pentavalent 3
Abandons (AB) = 2 3 3 3 4 5 5 5
penta1−penta3
% d’abandons = 33 30 19 14 14 14 12 11
(AB/penta1)*100
4. Calculez comme suit la couverture vaccinale : la couverture vaccinale est le nombre total
de nourrissons qui ont reçu toutes les doses recommandées d’un vaccin donné au cours des
12 derniers mois, divisé par la population cible annuelle.
couverture vaccinale (%) = (nombre de nourrissons ayant reçu toutes les doses
recommandées d’un vaccin donné au cours des 12 derniers
mois)/(population cible annuelle) x 100
Figure 6.12 Exemple de format pour compiler et analyser les données d’un centre de santé
a b c d e f g h i j k l m n o
Dans la colonne o, utilisez vos données pour identifier les communautés où les problèmes
demandent à être résolus en priorité. Accordez la priorité absolue (no 1) à la communauté
qui comprend le plus grand nombre de nourrissons non vaccinés (ce qui n’équivaut pas
forcément à la couverture la plus faible). La Figure 6.14 illustre ce principe.
Les problèmes d’accès qui sont à l’origine de l’absence des nourrissons aux séances de
vaccination ont plusieurs explications :
• Les sites et les dates/heures choisis pour la tenue des séances ne conviennent pas aux
patients ou n’ont pas été communiqués.
• Des obstacles culturels, financiers, raciaux, de genre ou autres bloquent l’accès aux services
vaccinaux et leur utilisation.
Les problèmes d’utilisation se traduisent par le non-retour des nourrissons, à qui n’est pas de
ce fait administrée la série entière des vaccinations prévues, ceci pour plusieurs raisons :
• Les parents et autres personnes qui s’occupent des enfants n’ont pas suffisamment
d’informations sur le calendrier vaccinal.
• D’autres problèmes décourageant les parents et autres personnes qui s’occupent des enfants
de revenir, car les vaccinations n’ont pas été effectuées comme prévu, par exemple une
pénurie d’approvisionnement de vaccins, un retard dans l’administration des doses dû à
une évaluation erronée des contre-indications ou d’autres problèmes pouvant survenir
entre les agents de santé et les membres de la communauté.
TAUX D’ABANDON FAIBLE = TAUX D’ABANDON ÉLEVÉ = TAUX D’ABANDON FAIBLE = TAUX D’ABANDON ÉLEVÉ =
≤ 10 % = bonne utilisation > 10 % = mauvaise utilisation ≤ 10 % = bonne utilisation > 10 % = mauvaise utilisation
Figure 6.14 Hiérarchisation des districts en fonction du nombre total de nourrissons non
vaccinés (exemple réalisé sur la base de la couverture vaccinale contre la rougeole)
Le tableau figurant dans l’Annexe 6.1 vous donne une liste des problèmes les plus courants.
Bien qu’elle ne soit pas exhaustive, elle peut aider à trouver des solutions.
Les visites de contrôle de représentants des niveaux centraux peuvent aussi être efficaces pour
l’identification des problèmes et des solutions. L’Annexe 6.2 vous donne un exemple d’aide-
mémoire pour ce type de visite. À l’instar de la table de l’Annexe 6.1, bien qu’elle ne soit pas
exhaustive, elle peut servir de guide aux personnels de santé et aux superviseurs.
• comprendre les données collectées pour mieux orienter l’action en cas d’épidémie.
Les nombres de cas peuvent être présentés sous forme de graphiques affichés dans le centre
de santé. Ce format permet de visualiser les tendances relatives à l’occurrence (généralement
incidence) des maladies et de les comparer avec les données vaccinales sous ce format. À
noter que les graphiques exposant les tendances qui deviennent des épidémies portent
aussi le nom de « courbes épidémiques ». Le fait d’actualiser les graphiques permet d’établir
des comparaisons entre les saisons et les années et d’alerter les entités concernées de toute
éventuelle augmentation du nombre de cas ou d’autres tendances pertinentes.
Figure 6.15 Diagramme illustrant le nombre de cas de rougeole déclarés par mois
10
8
Nombre de cas de rougeole
Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
Nombre de cas 2 2 3 7 9 5 3 0 1 1 2 2
Mois
1. Libellez le diagramme.
− Libellez le côté gauche (ou droit) du diagramme avec le nom de la maladie et l’échelle
du nombre des cas.
− Reliez le nouveau point au point du mois précédent en traçant une ligne droite
(graphique linéaire non illustré) ou remplissez la colonne du 0 jusqu’au nombre de cas
correspondant à ce mois pour créer un diagramme à barres (comme illustré).
− Reprenez cette procédure tous les mois jusqu’à une certaine échéance.
Pour analyser les zones à haut risque ou les plus touchées, dans la circonscription du centre
de santé, il suffit de faire un suivi des cas sur une carte, comme l’indique la Figure 6.16. Il est
possible de marquer les cas sur les cartes de la circonscription du centre de santé préparées en
vue de la microplanification, comme ceci est décrit dans le Module 4 (Microplanification pour
atteindre toutes les communautés).
Le Tableau 6.2 présente la répartition des cas, par âge et genre, au cours d’une épidémie dans
une zone spécifique. Ceci facilite l’évaluation d’une maladie non identifiée ou le schéma
inhabituel d’une maladie connue, comme des cas de rougeole survenant chez des groupes de
sujets plus âgés.
Figure 6.16 Exemple de carte de circonscription montrant les origines/lieux de résidence des
cas de rougeole recensés en avril-mai 2012
Chaque « x » représente un cas.
Tableau 6.2 Répartition des cas, par âge et genre, au cours d’une épidémie de rougeole
Âge 0-5 m 6-11 m 1-4 a 5-9 a 10-14 a 15-34 a 35-64 a ≥ 65 a Total
Masculin 1 1 0 0 5 26 15 3 51
Féminin 2 2 0 0 6 35 15 5 65
Total 3 3 0 0 11 61 30 8 116
Il est possible de comparer les données relatives aux cas aux données de vaccination pour
mieux illustrer les schémas des maladies ou pour évaluer l’impact que peuvent avoir les
activités de lutte contre les maladies. Normalement, ceci a lieu sur une période relativement
longue, et au niveau du district ou à des échelons plus élevés, en s’appuyant sur des mesures
à l’échelle de la population, comme l’incidence. À noter que pendant tout ce temps, il est
nécessaire de disposer de données notifiées avec précision sur les postes de santé périphériques.
La Figure 6.17 compare les nombres de cas de rougeole (cartographiés en tant qu’incidence
par 100 000 personnes) suite à une amélioration des services de vaccination dans un district et
au maintien d’une couverture vaccinale élevée.
120
100
80
60
40
20
0
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Année
incidence de la rougeole (cas/100 000) % de couverture vaccinale à 1 an dans
dans le district Z le district Z
Il est possible de compiler des rapports sur les MAPI aux niveaux des districts et plus centraux
pour analyser l’effet de vaccins spécifiques, pour procéder à des comparaisons avec des taux de
MAPI attendus chez les individus vaccinés et non vaccinés et pour faciliter les enquêtes et les
interventions dans le cas de MAPI graves.
L’analyse de rapports multiples sur des MAPI peut aider les autorités sanitaires à savoir
si les taux de réaction observés sont plus élevés que prévu et, si tel est le cas, s’il est
probable que cela soit dû au vaccin plutôt qu’une coïncidence. Les comparaisons des taux
d’intervention sont normalement effectuées par rapport à des études déjà publiées dans la
mesure du possible ; cela dit, les études sont loin d’être des outils parfaits pour effectuer
des comparaisons. En fait, les données émanant des rapports sur les MAPI ont une grande
importance en ce qui concerne les vaccins utilisés dans les programmes de vaccination ; c’est
ce que l’on appelle la « pharmacovigilance vaccinale ».
Pour renforcer la capacité d’introduire des vaccins dans les États membres, des Fiches
d’information de l’OMS sur les fréquences des réactions postvaccinales sont disponibles en ligne.
Elles fournissent des renseignements pertinents sur des vaccins spécifiques, qui sont utiles
pour l’analyse des manifestations déclarées. Pour en savoir davantage, veuillez visiter le site :
http://www.who.int/vaccine_safety/initiative/tools/vaccinfosheets/fr/.
• Vaccin(s) périmé(s) • Examiner le système de recensement des stocks (Module 4, Section 5).
l’approvisionnement
• PCV indiquant que le vaccin a atteint • Examiner la méthode d’estimation des besoins (Module 4, Section 5).
Qualité de
le point de rejet
• Examiner la gestion du matériel de la chaîne du froid (Module 2).
• Vaccins congelés contenant DTC et
HepB placés dans un réfrigérateur
Certains membres du personnel Aviser le superviseur et sélectionner les sujets en vue d’une formation en cours d’emploi/d’une supervision encadrée, par exemple :
n’adhèrent pas aux protocoles/
• utilisation de seringues AB (Module 5)
procédures prévus
Qualité du personnel
Visites de contrôle irrégulières • Incorporer le programme des visites de contrôle aux plans de travail de district.
Postes vacants, manque général de • Informer le superviseur et les autorités de district et faire le nécessaire pour recruter du personnel.
Quantité des
personnel
effectifs
• Solliciter des affectations provisoires auprès du niveau des districts et envisager d’avoir recours à des volontaires à qui confier
certaines tâches. Prévoir une rotation du personnel dans l’intervalle.
• S’assurer de la disponibilité de personnel pour toutes les séances (Module 4).
Faible participation aux séances et faible • Rencontrer les membres de la communauté pour connaître les raisons de la faible participation et suggérer des solutions
taux d’utilisation dans certaines zones (Module 7).
• Consulter les membres de la communauté et modifier le calendrier en faveur d’horaires plus pratiques (Module 4, Section 5, et
Module 7).
Qualité des services et demande
• Vérifier si toutes les séances prévues ont eu lieu. Viser à améliorer la fiabilité en garantissant la tenue des séances prévues
(Module 4).
• Procéder au dépistage de tous les nourrissons au regard de la vaccination chaque fois qu’ils visitent le centre de santé et leur
donner tous les vaccins qu’ils peuvent recevoir (Module 5, Section 3).
• Examiner l’utilisation des contre-indications valables pour s’assurer de ne pas manquer certains nourrissons (Module 5, Section 3).
• Envisager de mener une étude des opportunités manquées pour comprendre les raisons d’une faible utilisation.
Les parents ou personnes s’occupant • Mettre en place un système de dépistage des « perdus de vue » pour avoir des dossiers complets (registre, cartes de rappel) au
des enfants perdent les cartes de centre de santé et s’en munir pour les séances sur le terrain (Module 6, Section 1).
vaccination ou ne s’en munissent pas
• Fournir de nouvelles cartes et procéder à une mise à jour à partir d’autres dossiers ; ne pas recommencer le calendrier vaccinal au
motif de cartes perdues quand les vaccinations administrées ont été consignées dans le registre (Module 6, Section 1).
Exemples de problèmes courants Exemples de solutions : activités à inclure dans les plans de travail des centres de santé
Les parents craignent les manifestations • Informer les parents sur les avantages que présente la vaccination et les rassurer sur l’innocuité des vaccins (Module 1).
indésirables et/ou la rumeur court que
Qualité des services et
• Examiner les pratiques d’injection sans danger : assurer la fourniture de seringues AB et utiliser des boîtes de sécurité et des
demande (suite)
Informations peu fiables sur la • Demander une liste de tous les ménages, familles et nouveau-nés dans chaque communauté (Module 7).
population des circonscriptions
• Cartographier la circonscription en incorporant toutes les populations (Module 4, Section 1).
• Comparer les données sur les populations émanant de diverses sources, y compris les données des journées nationales de
vaccination (JNV) ou les activités liées à la polio (utiliser la population de < 5 ans de la JNV et diviser par 5 pour obtenir le nombre
de nourrissons à cibler).
• Se munir du registre des nouveau-nés lors des campagnes de porte-à-porte : enregistrer tous les nouveau-nés recensés et leur
attribuer une carte de vaccination.
Données relatives à la couverture • Vérifier qu’il n’y a pas de lacunes dans les systèmes de tenue des dossiers et de notification (Module 6, Sections 1-3).
vaccinale inexactes
• Examiner toutes les feuilles de pointage et tous les rapports (Module 6, Sections 1-3) : le numérateur comprend-il toutes les
Quantité des services et demande
zones ?
• Organiser et dispenser une formation de recyclage du personnel.
Certaines zones sont situées dans des • En parler au superviseur et organiser un mécanisme d’équipe itinérante à partir du district/de la province : 4 séances par an au
endroits reculés et ne sont pas bien minimum (Module 4).
desservies
• Discuter de ce service avec les communautés, organiser des séances appropriées et fixer des dates et des horaires convenant aux
intéressés (Module 7).
Manque de moyens de transport pour • Identifier les séances qui n’ont pas eu lieu à cause du manque de moyens de transport.
se déplacer jusqu’aux séances sur le
• Chercher d’autres moyens de transport, comme les transports publics, le partage avec d’autres programmes et/ou les taxis.
terrain
• Solliciter un véhicule au niveau du district/au niveau suivant.
Fréquentation insuffisante des • Promouvoir la valeur des soins anténatals, y compris celle de la vaccination TT, au cours de toute rencontre avec des femmes
dispensaires de soins prénatals et/ou enceintes.
faible couverture de TT2+
• Informer la communauté des dates des séances de soins prénatals. Demander si les dates, horaires ou lieux des séances ne
conviennent pas. Dans ce cas, faire les changements nécessaires dans le plan de travail du prochain trimestre.
• Profiter de toutes les opportunités offertes pour administrer la vaccination TT, y compris quand les mères accompagnent leurs
nourrissons à des vaccinations infantiles.
L’approvisionnement en seringues AB
est-il suffisant pour les séances prévues ?
1 Introduction
Par partenariats avec les communautés dans le domaine des vaccinations, on entend les
actions de soutien coordonnées que peuvent entreprendre ensemble le personnel de santé
et les membres des communautés concernées afin d’atteindre leur objectif commun, qui est
de fournir des services accessibles, fiables et conviviaux, utilisés au mieux par tous. De tels
partenariats sont fondés sur le principe que lorsque les communautés participent activement à
la planification, à la fourniture et à l’évaluation des services, cela crée chez elles un sentiment
accru de confiance et d’appropriation de ces services.
Le terme « communauté » désigne généralement des personnes qui sont regroupées par la
géographie (par exemple un village) ou par choix (par exemple sur la base de leur religion).
Dans le présent module, le terme désigne plus particulièrement les individus et les groupes
qui doivent participer à la planification, à la fourniture et à l’évaluation des services de
vaccination. Il englobe non seulement les individus, comme les membres et les responsables
des communautés concernées, mais aussi les organisations non gouvernementales (ONG) et
les groupes sociaux ou professionnels à base communautaire.
• manque de ressources pour payer les transports et/ou les autres frais
• difficulté pour les familles à se libérer pendant les heures de vaccination, souvent en raison
d’autres obligations, notamment subsistance de la famille et traditions.
Pour que l’utilisation des services de vaccination soit équitable, le personnel des centres de
santé et leurs partenaires communautaires doivent faire un effort particulier, en s’appuyant sur
des liens déjà bien établis avec les communautés, pour améliorer l’accès à la vaccination des
familles peu instruites, des personnes démunies et/ou de celles qui ont le statut de minorités,
d’immigrants ou de personnes déplacées.
• la confiance en soi que l’on acquiert en réalisant que l’on peut contribuer à améliorer les
services et que l’on peut apporter un soutien réel aux programmes.
2 Pour commencer
La microplanification des activités et de l’analyse des données, dont il est question dans le
Module 4 (Microplanification pour atteindre toutes les communautés) et le Module 6 (Suivi et
surveillance), constitue la première étape du partenariat avec les communautés.
2. Analysez l’accessibilité des services, leur fiabilité et leur orientation client. Cela
vous aidera à déterminer si c’est à cause de difficultés d’accès et/ou d’un recours
insuffisant aux services que les enfants ne sont pas vaccinés ou sont insuffisamment
vaccinés, et constituera un bon point de départ pour les discussions de partenariat
avec les communautés décrites au point 4 ci-dessous. On consultera ici le Module 4
(Microplanification pour atteindre toutes les communautés), Section 2 (Tableau 4.3) et
Section 3, ainsi que le Module 6 (Suivi et surveillance), Section 4 (Figure 6.12).
3. Préparez une liste de vos partenaires communautaires potentiels. Outre les parents
ou autres personnes qui s’occupent des enfants, les animateurs et les responsables
communautaires, il peut y avoir des gens qui travaillent déjà avec les services de santé et
qui peuvent être intéressés par des partenariats, comme par exemple :
– les chefs religieux et les groupes affiliés à des institutions religieuses (groupes de
mères, groupes de jeunes)
– les ONG.
s’avérer problématique de ne compter que sur ces responsables, qui ne représentent pas
forcément l’ensemble de la communauté. Les responsables officiels ne donnent en effet
pas forcément la priorité aux besoins de tous les groupes, y compris ceux des femmes et
des enfants. Il s’agit ici d’évaluer la situation au niveau local et d’en tenir compte.
3 Comprendre la communauté
Il est vital de comprendre la communauté et ses besoins. On trouvera dans le Module 4
(Microplanification pour atteindre toutes les communautés) des questionnaires à l’intention
des ménages et des questionnaires de discussion avec les communautés, qui peuvent servir à
récolter les informations nécessaires aux processus de microplanification. La présente section
contient des conseils pour des discussions plus approfondies avec les communautés, en
complément des informations obtenues grâce à ces questionnaires.
Les partenariats efficaces sont fondés sur une communication franche entre le personnel de
santé et les communautés. Dans le cadre d’un contact initial, puis au moins une fois par
année, le personnel des centres de santé doit consulter les responsables et les membres des
communautés lors de réunions ouvertes. Cela permettra de créer des opportunités pour :
• obtenir de la part des communautés des commentaires précieux sur les services fournis
• répondre d’une manière efficace aux défis rencontrés par le programme (y compris les
rumeurs).
Lorsque l’on planifie la collecte d’informations, la première chose à faire est de choisir ses
interlocuteurs. Il est important d’inclure parmi ceux-ci des gens venus de différentes zones ou
groupes de la région ciblée, et de considérer notamment :
• ceux chez qui les taux de couverture sont faibles et/ou les taux d’abandon sont élevés
(p. ex. ceux qui vivent dans des communautés éloignées ou des zones urbaines à forte
densité de population)
• ceux qui sont particulièrement difficiles à atteindre (p. ex. les nomades, les familles de
migrants, les familles de sans-abri, les enfants des rues, les habitants des bidonvilles
urbains)
• ceux qui risquent le plus d’éviter toutes les vaccinations, ou certaines d’entre elles (p. ex. les
personnes à haut niveau d’éducation, les sectes religieuses ou traditionnelles, les minorités
ethniques, les sans-papiers).
Il est souvent indiqué de planifier des séances séparées pour les personnes dont les enfants
sont entièrement vaccinés et celles dont les enfants sont sous-vaccinés ou non vaccinés afin
d’arriver à mieux comprendre les facteurs qui influencent chaque groupe.
Les questions suivantes sur les perceptions et l’expérience des différentes communautés
permettent d’obtenir des informations complémentaires à celles déjà recueillies grâce aux
questionnaires du Module 4 (Microplanification pour atteindre toutes les communautés) :
• Considérez-vous qu’il est important que vos enfants soient entièrement vaccinés ?
• Avez-vous concernant la vaccination des opinions ou des inquiétudes dont vous aimeriez
discuter ?
• Trouvez-vous que les services de vaccination sont faciles à atteindre et à utiliser ? Pourquoi
et pourquoi pas ?
• Trouvez-vous que les agents de santé expliquent bien les services de vaccination et
répondent clairement à vos questions ?
• Vous est-il déjà arrivé d’amener votre enfant à une séance de vaccination et de devoir
rentrer chez vous sans que l’enfant ait reçu toutes les doses de vaccin prévues ? Pour quelle
raison ces vaccins n’ont-ils pas été administrés ?
• Emmenez-vous vos enfants à une autre séance de vaccination lorsqu’une séance a été
annulée ou qu’ils ont manqué une vaccination ?
• Les gens manquent-ils des séances de vaccination parce qu’ils se déplacent et ne vivent
pas toujours dans la communauté (p. ex. ouvriers saisonniers, groupes nomades, réfugiés
rentrés chez eux) ?
• discussions de groupe séparées pour les hommes et les femmes (lorsque la mixité décourage
la participation)
• brèves entrevues de départ avec les parents ou autres personnes qui s’occupent d’enfants
pour recueillir des commentaires spontanés sur leur expérience et leur compréhension des
informations clés, comme la date du prochain rendez-vous.
Il est recommandé d’essayer de parler directement avec les gens plutôt qu’à travers des
intermédiaires. Se renseigner par exemple directement auprès des mères sur leurs perceptions
actuelles et leur expérience de la vaccination plutôt que d’interroger des responsables
communautaires. Il vaut mieux, si possible, limiter la taille des groupes de discussion à
12 personnes au maximum.
Voir Annexe 7.1 pour de plus amples détails sur la manière de mener les réunions
communautaires.
Pour une meilleure microplanification, le personnel de santé doit consulter les communautés
sur l’emplacement, le calendrier et les services proposés, tant dans les centres de santé que
dans les sites de proximité. Les communautés doivent être encouragées à exprimer leur avis
sur les questions suivantes :
• Faut-il déplacer les sites de proximité pour atteindre un plus grand nombre d’enfants ?
• Faut-il prévoir des séances spéciales (le soir ou le week-end) lorsque les parents ou autres
personnes qui s’occupent d’enfants ne peuvent pas se déplacer pendant les horaires
habituels des séances de vaccination ?
• Faut-il tenir compte, lors de la planification, des changements saisonniers (fortes pluies,
boue, hautes eaux, neige) ?
• Faut-il tenir compte des lieux et des moments où les gens se réunissent régulièrement
(p. ex. jours de marché) pour qu’ils viennent plus nombreux aux séances de vaccination ?
La microplanification doit inclure des activités budgétisées pour encourager les partenariats,
par exemple :
La microplanification peut combiner d’autres services prioritaires avec la vaccination, selon les
directives nationales et/ou les besoins des communautés : voir Module 1 (Maladies ciblées et
vaccins), Section 18, notamment :
• supplémentation en vitamine A
• traitement vermifuge
aide-mémoire pour l’évaluation des activités des ONG, permettant notamment de déterminer
leurs principales responsabilités en matière de soutien aux services de vaccination.
• Services de proximité à venir. Un pays a, par exemple, mis au point un système efficace
d’information des communautés, qui utilise des drapeaux : trois drapeaux trois jours avant
la vaccination, deux drapeaux deux jours avant et un drapeau la veille, et finalement un
drapeau de vaccination le jour même.
• Changement de programme des services de proximité ou des centres de santé. Si, par
exemple, la date de services de proximité doit être remise ou modifiée, des messages ou
des appels sur le téléphone portable de travailleurs communautaires peuvent constituer
la méthode la plus rapide pour avertir les intéressés. Une note manuscrite envoyée par
l’intermédiaire d’un chauffeur de minibus ou de taxi à un responsable communautaire
peut également s’avérer efficace. Les avertissements rapides en cas d’annulation ou de
remise d’une séance de vaccination sont essentiels pour ne pas perdre la confiance du
public et pour qu’il continue à recourir aux services.
• Début d’une séance. Utiliser toute méthode appropriée et pratique dans le contexte local,
y compris les notifications sur téléphone portable, les sifflets, les klaxons, les tambours,
les mégaphones et les haut-parleurs, pour informer la communauté que la séance va
commencer.
Dans la présente section sont décrites les activités de suivi et de surveillance qui peuvent
accompagner les efforts entrepris pour renforcer les partenariats avec les communautés.
Les membres des communautés peuvent jouer un rôle extrêmement utile lorsqu’il s’agit de
surveiller l’état vaccinal des enfants et d’avertir et de motiver les parents ou autres personnes
qui s’occupent de ces enfants. Ils peuvent ainsi :
• établir des listes de nourrissons et de mères (y compris les nouveau-nés et les femmes
enceintes) qui doivent figurer sur les registres de vaccination : voir Module 6 (Suivi et
surveillance), Section 1
• effectuer des visites à domicile pour communiquer les dates et heures des séances prévues
dans les centres de santé et sur le terrain, et encourager la présence à ces séances
• expliquer l’importance de la vaccination et aider les parents et les autres personnes qui
s’occupent d’enfants à interpréter les cartes de vaccination
• collaborer avec le personnel de santé pour assurer le suivi des nouveaux nourrissons et de
ceux qui ont été perdus de vue et dont la série de vaccinations est encore incomplète : voir
Module 6 (Suivi et surveillance), Section 1.
Les membres des communautés peuvent en outre apporter une contribution importante en
identifiant et en adressant à leurs centres de santé locaux les personnes dont ils soupçonnent
qu’elles ont des maladies à déclaration obligatoire : voir Module 6 (Suivi et surveillance),
Section 2, pour de plus amples détails sur la déclaration des maladies à prévention vaccinale.
Les centres de santé doivent fournir du matériel et des informations claires pour aider les
membres des communautés à remplir ce rôle.
• trop de participants à une séance, ou trop peu d’enfants présents pour que cela vaille la
peine d’ouvrir un flacon multidose
• personnel de santé qui remet à une autre date la vaccination d’un enfant légèrement
malade ou qui hésite à administrer des injections multiples lors d’un seul rendez-vous.
Le retour d’information ainsi obtenu permet au personnel de santé de chercher des solutions
aux problèmes dès qu’ils sont identifiés, d’en reparler avec les représentants communautaires
lors de séances de microplanification et de leur communiquer les améliorations prévues ou
réalisées.
Les réunions consacrées au retour d’information sont l’occasion pour les centres de santé
de remercier la communauté pour sa contribution, et pour la communauté de remercier
le personnel de santé. C’est aussi une bonne occasion de remercier les parents et autres
personnes qui s’occupent d’enfants dont les vaccinations sont à jour.
L’importance du respect
La manière dont on traite les parents et autres personnes qui s’occupent d’enfants et la
façon dont on communique avec elles au moment de la vaccination peut considérablement
influencer leur désir de revenir pour les doses suivantes. On trouvera dans le Module 5
(Organisation d’une séance de vaccination) quelques conseils pour encourager les parents et
les autres personnes qui s’occupent d’enfants. En voici un résumé :
¾¾ limiter autant que possible les temps d’attente (faire appel à l’aide de volontaires issus
de la communauté, si possible)
¾¾ s’occuper de tous les enfants et de tous les parents ou autres personnes s’occupant
d’enfants qui se présentent lors des heures de vaccination habituelles
¾¾ se montrer courtois et respectueux envers les enfants et les personnes qui les
accompagnent
¾¾ donner des informations et des conseils dans une langue facile à comprendre
Il est important d’éviter de critiquer les parents et les autres personnes qui s’occupent
d’enfants, que ce soit verbalement ou par le langage corporel.
Certains agents de santé ont du mal à traiter les gens avec respect et gentillesse pour les
raisons suivantes :
¾¾ Ils sont surmenés, sous-payés et/ou pas assez appréciés.
¾¾ Ils se sentent différents de membres de la communauté, par exemple à cause de leur
statut professionnel ou de leur niveau d’éducation et/ou parce qu’ils appartiennent à un
groupe ethnique différent.
¾¾ Ils considèrent que certains des parents ou autres personnes qui accompagnent les
enfants sont ignorants, paresseux et/ou analphabètes.
Le personnel des centre de santé doit apporter son soutien aux éducateurs communautaires en
leur fournissant la formation requise sur les données clés ainsi que du matériel pédagogique,
comme par exemple des fascicules de questions et réponses, des tableaux de conférence ou,
lorsque c’est possible, des présentations PowerPoint et des liens vers des sites web fiables à
base scientifique. L’encadré ci-dessous suggère une liste des informations clés à mettre à la
disposition des membres des communautés pour leur permettre de prendre en connaissance
de cause des décisions sur la vaccination de leurs enfants.
¾¾ Chaque enfant a le droit d’être vacciné et c’est le devoir et la responsabilité des parents
d’amener leurs enfants aux séances de vaccination.
¾¾ La vaccination sauve chaque année la vie de millions d’enfants en prévenant des
maladies graves.
¾¾ La vaccination est gratuite et disponible dans des centres de santé et sites de proximité
(spécifier ici les sites correspondants, y compris ceux des ONG, le cas échéant).
¾¾ La vaccination est une démarche plus simple que le traitement de chacune des maladies
à prévention vaccinale.
¾¾ La vaccination aide les parents et autres personnes qui s’occupent d’enfants puisque,
une fois l’enfant vacciné, ils n’ont plus besoin de prendre congé pour s’occuper d’un
enfant qui a contracté une maladie à prévention vaccinale.
¾¾ Les vaccins sont sûrs et efficaces et ont été testés et approuvés par les instances de
règlementation, les ministères de la santé, l’OMS et l’UNICEF.
¾¾ On peut vacciner un enfant qui est légèrement malade, qui est handicapé ou malnutri.
¾¾ Les parents et autres personnes qui s’occupent d’enfants doivent se munir de la fiche
de vaccination chaque fois qu’ils emmènent un enfant dans un centre de santé ou dans
un site de proximité. L’état vaccinal de l’enfant doit être vérifié chaque fois qu’il voit un
agent de santé pour une raison ou une autre.
• Les enfants d’âge scolaire sont ciblés pour certains vaccins (par exemple le PVH) et
certaines campagnes.
• Ceux qui ont été bien informés sur la vaccination lors de leur scolarité ont de plus fortes
chances de faire vacciner leurs propres enfants lorsqu’ils deviennent parents.
• Des élèves plus âgés qui ont obtenu les instructions requises peuvent vérifier les cartes de
vaccination des petits enfants de leur famille ou de ceux du voisinage et encourager les
parents et autres personnes qui s’occupent d’enfants à faire vacciner ces enfants s’ils ne sont
pas à jour.
Les réunions de parents d’élèves ou autres rencontres de ce type sont l’occasion pour le
personnel de santé et les éducateurs communautaires de diffuser des informations pratiques et
de rappeler aux parents l’importance de la vaccination. Les comités de parents d’élèves actifs
peuvent, quant à eux, contribuer à identifier et assurer le suivi des enfants qui ont manqué des
vaccins ou qui ont abandonné leur scolarité, et doivent donc être contactés.
Dans certains pays, les vaccins contre le tétanos, la diphtérie, le PVH, notamment, sont
administrés à l’école. Cela exige une bonne coordination entre les responsables de l’éducation
et de la santé, tant pour la diffusion des informations que pour l’administration des vaccins.
Les responsables de l’éducation et les enseignants peuvent aussi se porter volontaires pour
aider le personnel de santé lors des journées ou des campagnes nationales ou régionales de
vaccination.
Le personnel de santé (souvent au niveau du district) peut collaborer activement avec les
médias locaux (radio, télévision, opérateurs de téléphonie mobile) pour assurer l’information
du public sur l’existence et l’impact des services de vaccination. Les médias peuvent en effet
s’avérer des partenaires responsables et proactifs pour les services de santé. Le personnel de
santé et les membres des communautés peuvent aussi parler de la vaccination dans les médias
locaux. Les responsables communautaires peuvent, par exemple, y promouvoir la vaccination
tandis que les parents d’enfants non vaccinés qui ont contracté des maladies à prévention
vaccinale peuvent parler de leur expérience au cours d’entretiens radiophoniques.
Soulignons ici le fait que les médias sont généralement plus efficaces en tant que vecteurs
secondaires d’information, pour renforcer des informations diffusées par la communication
directe entre personnes qui se connaissent déjà et se font confiance (voir ci-dessus).
Idéalement, les messages diffusés par les médias doivent être testés et validés par des méthodes
de recherche appropriées avant d’être largement diffusés.
Cette résistance peut être due à des croyances religieuses, à des informations antivaccinales
(disséminées sur internet, par écrit et/ou de personne à personne), à une méconnaissance
des bienfaits de la vaccination, à des rumeurs fondées sur de fausses informations ou
des présupposés erronés, ou à la publication de cas de décès ou d’autres manifestations
indésirables graves attribuées à la vaccination. Les informations antivaccinales peuvent aussi
être disséminées par des gens qui ont des motivations politiques ou économiques ou par
des gens qui se méfient simplement de la science ou du gouvernement. Enfin, le refus de
la vaccination ou les doutes la concernant peuvent résulter d’une mauvaise expérience (cas
personnel ou celui d’un parent ou d’un ami).
En cas de résistance, il est important de donner des informations correctes et positives. Il vaut
mieux ne pas répéter les informations erronées puisque certains risqueraient à nouveau de mal
les interpréter. Lorsque la peur ou le rejet de la vaccination sont généralisés ou croissants, une
réponse rapide, ferme et solidement étayée s’impose. La première chose à faire est de bien se
renseigner sur le problème :
des autorités de santé nationales ou du district. Sous leur direction, le personnel du centre de
santé peut alors :
• organiser des réunions dans des endroits où les individus ou les groupes sont à l’aise et
osent poser des questions
• encourager les membres des communautés à observer et à commenter toutes les réactions
des médias.
Dans de nombreux cas, les mesures de communication doivent être complétées par des
activités visant à rendre les services de vaccination plus conviviaux, plus acceptables et plus
pratiques, et à obtenir une participation plus active des leaders des groupes récalcitrants.
Les programmes de vaccination doivent comporter des procédures et des plans à suivre en cas
de manifestations indésirables et de crises qui ébranlent la confiance du public. Toute maladie
grave et tout décès suivant une vaccination doivent faire l’objet, dès que possible, d’une
enquête approfondie ; il s’agit aussi d’encourager le public à éviter les conclusions hâtives qui
attribuent le problème à la vaccination : voir Module 6 (Suivi et surveillance), Section 2.4.
S’il existe entre les services de santé et les communautés une relation de confiance, le
problème de la résistance à la vaccination a moins de chances de se poser. S’il se pose
néanmoins, une relation de confiance facilitera la réponse à apporter aux inquiétudes des
communautés ou à leur résistance à la vaccination.
Organisation de la réunion
• Suggérer une réunion et en expliquer le but à différents responsables et groupes
communautaires. S’ils sont d’accord, leur demander de proposer un lieu et une date
appropriés. Faire en sorte que différents sous-groupes de la communauté y soient
représentés (p. ex. les hommes et les femmes ou les différents partis politiques, religions,
classes sociales ou groupes ethniques), le cas échéant et dans la mesure du possible, soit lors
d’une seule réunion, soit lors de réunions séparées.
• Discuter et convenir des objectifs de la réunion, par exemple : commentaires sur les
services de santé, information de la population sur la vaccination et sur la manière dont
on peut protéger les enfants et/ou discussion sur la manière dont les participants peuvent
aider à promouvoir, à fournir ou à évaluer les services de vaccination. Encourager les
suggestions.
Facilitation de la réunion
Un agent de santé peut faciliter la réunion, soit tout seul soit avec un ou deux représentants
de la communauté. Ces facilitateurs doivent être habillés d’une manière qui convienne au
contexte local.
• Si les participants sont assis en cercle, ou disposition semblable, cela leur permet de voir
tout le monde. On peut s’asseoir sur des chaises, des bancs, par terre, etc. Les facilitateurs
doivent être assis pareillement et au même niveau que les autres participants.
• Ouvrir la séance en remerciant ceux qui l’ont organisée et ceux qui sont venus.
• Expliquer clairement les objectifs. L’objectif global est d’améliorer les services de
vaccination et leur fréquentation afin de protéger autant que possible les enfants de
la communauté des maladies à prévention vaccinale. Il faut aussi des objectifs plus
spécifiques, comme l’expression de commentaires ou la distribution de tâches pour les
séances de vaccination. Demander si ces objectifs sont clairs. Solliciter des réactions et des
suggestions d’autres objectifs.
• Expliquer que ces objectifs ne seront atteints que si tout le monde participe. Insister sur le
fait que tous les avis sont les bienvenus, sans préjugés.
• Parler clairement, à voix haute. Éviter les termes médicaux et utiliser la langue dans
laquelle les participants préfèrent s’exprimer.
• Faire en sorte que tout le monde participe, en particulier les groupes ou les individus qui
semblent timides ou qui pourraient avoir peur de s’exprimer.
• Lorsque l’on informe la communauté sur la vaccination ou les services, il est important de
confirmer que les gens ont bien compris et de les encourager à exprimer leurs doutes et à
poser des questions. Les interroger pour s’en assurer puis compléter ce qu’ils ont dit, sans
toutefois se lancer dans de grands discours.
• Lorsqu’il s’agit de solliciter l’aide de la communauté pour certains aspects des services de
vaccination, commencer par encourager les participants à proposer des idées. Demander
combien de personnes sont d’accord ou non avec certaines opinions ou idées. Demander
si un vote informel est requis pour établir quelles opinions ou suggestions ont l’aval de la
majorité des participants.
• Juste avant la fin de la réunion, demander à des volontaires de résumer ce qui a été dit et
convenu.
• Passer en revue les engagements spécifiques pris tant par les services de santé que par la
communauté.
• Passer en revue la manière donc sera assuré le suivi des engagements pris de part et d’autre.
Après la réunion
• Si l’on a pris des notes, faire en sorte qu’elles soient finalisées et distribuées.
• Si les discussions mettent en lumière des problèmes particuliers – que ce soit au niveau
des services de santé ou des perceptions de la communauté –, essayer de s’en occuper dès
que possible dans le cadre de microplans et/ou de mesures à l’intention du personnel de
santé ou des partenaires communautaires. Notifier les services au niveau central et à celui
du district de tout problème qu’ils pourraient être amenés à aider à résoudre et de toute
activité qu’ils pourraient être amenés à soutenir.
Pour les services de vaccination de routine dans des centre de santé ou des sites de proximité
(et NON pour les journées nationales de vaccination antipoliomyélitique ou d’autres activités de vaccination
supplémentaire).
Organise ses propres séances de vaccination et y vaccine directement (dans sites fixes O N
ou de proximité) ?
Annonce les visites des équipes de vaccination (p. ex. crieurs publics, drapeaux) ? O N
Utilise les registres (listes) communautaires pour identifier les « perdus de vue » afin O N
de limiter les abandons ?
Exprime publiquement sa reconnaissance aux parents des enfants qui ont reçu toutes O N
leurs vaccinations ?
Fournit un soutien technique pour les vaccinations nationales (p. ex. chaîne du froid, O N
logistique) ?
Discute du programme de vaccination et de ses progrès avec des comités ou des membres de la O N
communauté, y compris les familles qui ont des craintes concernant la vaccination, pour savoir ce
que les gens pensent des services) ?