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Rôle et Évolution du Métier de Comptable

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Comptable

Rome M1202, M1203, M1206,

1 Le métier

Le métier : Comptable

En charge du traitement des dépenses, recettes et


investissements, le comptable exerce au cœur de
l’activité économique des entreprises. Rigueur et
probité lui sont nécessaires pour réaliser les
différents traitements et documents, en conformité
avec les réglementations. Sens du dialogue et
objectivité lui permettent d’éclairer ses
responsables lors des décisions à prendre.

©comptable-CRpaca

Le cœur de métier de la comptabilité : écritures, paie, fiscalité et travaux d’inventaire.


Le comptable réalise l’enregistrement de pièces et documents courants émis ou reçus par l’entreprise. Il suit les
comptes clients, les comptes fournisseurs, le budget, la trésorerie et effectue les rapprochements bancaires. Il
traite les commandes et les factures. Il établit les déclarations sociales et fiscales et assure la relation avec les
administrations concernées. Il procède à la paie et aux travaux d’inventaire (vérification de l’état des stocks,
immobilisations – biens matériels et immatériels, etc). Il crée les documents de synthèse : bilans, comptes de
résultat et annexes.
La comptabilité analytique, qui permet le suivi des coûts internes des différentes fonctions de l’entreprise,
complète la comptabilité générale et relève aussi du travail du comptable. Avec l’analyse financière, ce sont des
appuis indispensables pour fixer des objectifs de gestion.
Le comptable est une des interfaces du commissaire aux comptes, autre professionnel de la comptabilité et de la
gestion, en charge de la certification des comptes, afin de répondre aux exigences de la réglementation.

Informatique et dialogue.
L’informatisation a fortement modifié l’activité des professionnels de la comptabilité. Des calculs autrefois
fastidieux sont le plus souvent aujourd’hui réalisés par des logiciels spécialisés : comptabilité générale ou
analytique, paie, gestion (montage et suivi du budget de l‘entreprise), paie. Cela permet au comptable de se
concentrer sur le traitement des données chiffrées. Toutes les qualifications de la filière comptable et financière
ont bénéficié de cet enrichissement des tâches.
Les documents produits seront commentés ; en entreprise : auprès des services internes concernés, de sa
direction, des fournisseurs, de l’expert comptable ou du commissaire aux comptes ; en cabinet d’expertise
comptable : auprès des clients. En fonction de son niveau de responsabilité, il peut se rendre sur place pour y
finaliser des travaux.

Selon le lieu de travail : une large palette de fonctions et de responsabilités.


La taille de l’association, de la société ou du cabinet d’expertise comptable au sein desquels il exerce, influe sur
le caractère plutôt généraliste ou spécialisé de son travail.

1
Au sein d’une TPE (très petite entreprise), la fonction comptable est assurée par un aide-comptable ou un
secrétaire-comptable, voire par l’entrepreneur lui-même. Dans ce cas, la mission est très polyvalente. Secrétariat,
paie, rapprochements bancaires sont de son ressort. Il prépare les documents à remettre au cabinet d’expertise
comptable.
Au sein d’une PME (petite et moyenne entreprises), à fortiori si elle a mis en place une comptabilité analytique, le
comptable apporte des outils d’analyse et des éléments financiers qui éclairent ses responsables lors de prises
de décisions dans l’optimisation de la gestion.
Dans une grande entreprise, les tâches sont plus spécialisées : suivi de trésorerie et rapprochement bancaire par
exemple.
Les cabinets d’expertise comptables, de tailles variables, suivent ces mêmes tendances organisationnelles.

Si la production comptable reste leur principale activité, ces professionnels peuvent aussi évoluer vers
l’encadrement d’une équipe de collaborateurs. Par contre, le conseil - social, fiscal ou juridique - est réservé à
l’expert comptable.

«Science, indépendance, conscience».


Telle est la devise de l’expert comptable. Elle peut s’appliquer plus généralement aux métiers de la comptabilité.
La technicité est importance. Les règles comptables, fiscales et législatives, en perpétuelle évolution, demandent
de se tenir informé et de modifier régulièrement les façons de faire. Les professionnels recherchés sont
adaptables, rigoureux et méthodiques. Le droit à l’erreur n’existe pas lors de certaines opérations ou traitement
de données « sensibles ». C’est le cas par exemple de la réalisation de la paie ou des inventaires.
L’indépendance garantit d’appliquer les procédures sans déroger et sans se laisser influencer par celui qui y
aurait intérêt. Rappelons que la tenue d’une comptabilité est réglementée en raison des répercussions juridiques
et fiscales de son traitement.
La conscience doit aider à informer et conseiller efficacement pour prendre les bonnes décisions. Elle préside à
l’objectivité et permet la confiance réciproque.

Le respect des délais est une autre contrainte. Clôture des comptes, établissement des budgets par exemple,
sont soumis à des dates strictes qui entraînent des périodes de surcharge de travail. Le phénomène est
particulièrement fort en cabinet d’expertise comptable, la plupart des clients ayant les mêmes besoins aux
mêmes moments – janvier à mai - moment de la réalisation des bilans et des comptes de résultat.

La comptabilité est au coeur d’une filière de qualifications.


La comptabilité (générale et/ou analytique) est un domaine de connaissances et de techniques au croisement
d’une grande diversité de métiers : de l’aide-comptable au commissaire aux comptes, en passant par l’expert
comptable et le contrôleur de gestion. Ces professionnels, issus de parcours de formation allant du BEP au
niveau bac +8, ne sont pas circonscrits à un secteur d’activité et sont présents partout, en PACA comme en
France.

2 Le marché du travail
Sur quels postes débuter dans le métier ?
Le comptable commence par des activités d’exécution.
Très fréquemment, le comptable va entamer sa carrière à des responsabilités d’aide ou d’assistant comptable.

En cabinet d’expertise comptable.


Ce lieu de travail permet d’appréhender une grande diversité de tâches et de nature de comptabilité. Les
professionnels y développent la capacité à passer d’une comptabilité à l’autre et à gérer leur organisation
administrative en raison de la simultanéité des échéances de leurs clients. En entreprise, ces expériences seront
valorisées et les professionnels formés en cabinet d’expertise peuvent se voir proposer des postes clés.

Et demain ?
Plusieurs facteurs vont influencer le développement des emplois et le profil de compétences.

2
D’une façon générale, plus de départs à la retraite que de créations d‘emploi ?
Selon les projections « perspectives d’emploi en 2015 » du ministère du travail, les postes à pourvoir de
techniciens comptables, administratifs et financiers devraient concerner plus de 25 % des effectifs.
Mais cette perspective optimiste s’explique majoritairement par les départs en retraite. Les créations nettes
d’emplois (création moins suppression) devraient rester modérées.
Concernant les employés, les perspectives sont encore plus prudentes : moins de création d’emplois, moins de
postes à pourvoir (de 10% à 25 % des effectifs).

Tendance à la complexification des savoir-faire exigés pour exercer.


La technicité demandée impacte aujourd’hui le niveau de formation demandé à responsabilité identique.
Ce phénomène qui affecte un grand nombre de métiers se retrouve pour les professionnels de la comptabilité,
sous l’impulsion de différentes données :
• l’évolution de la législation sociale et fiscale, avec les « empilements » de dispositifs ou de
réglementations,
• la transparence et le niveau de détail de l’information exigée par les partenaires financiers,
• l’impact des normes comptables internationales sur la comptabilité française.
Cela concerne, à des degrés divers cependant, le secteur marchand comme non marchand (associations,
administration ou collectivités publiques).

Spécialisation et diversification en cabinet d’expertise comptable.


La publicité, permise depuis 2005 aux cabinets d’expertise comptables, renforce les positionnements
concurrentiels. L’élargissement de l’offre de services proposée aux clients crée des profils de professionnels
capables de prendre en charge des dossiers spécialisés (aspects fiscaux mais aussi juridiques) tout en gardant
une compréhension globale et généraliste des situations. Le développement du rôle de conseil, voire
d’accompagnement de futurs ou nouveaux chefs d’entreprise, exige des qualités relationnelles et commerciales
qui n’étaient pas appréhendées comme prioritaires jusqu’à présent.

Quel besoin d’activités comptables pour demain ?


Depuis le dernier recensement de la population (1999), les effectifs salariés des établissements ayant une activité
comptable (centres de gestion agréés, services de tenue de livres de comptes, conseil fiscal, audit, certifications
de comptes) sont en croissance. (+ 13 % entre 1999 et 2004).
Mais le développement des activités comptables est animé de mouvements contradictoires en fonction des
qualifications.

D’une part, certaines activités (enregistrement d’opérations comptables courantes par exemple) sont «
externalisables » et des cabinets d’expertises comptables reçoivent des propositions émanant de pays hors
Union Européenne. Pour exemple, le Conseil supérieur de l’ordre des experts comptables et la Compagnie
nationale des commissaires aux comptes étudient avec des homologues indiens les moyens d’une
reconnaissance mutuelle des activités des professionnels afin de renforcer les liens entre les deux pays.

D’autre part, dans un contexte exacerbé de concurrence, de création de pôles de compétitivité et de


développement de l’intelligence économique, il s’agit de savoir faire parler les chiffres en lien avec l’économie, de
protéger les avancées technologiques, le « patrimoine immatériel » stratégique (dont les brevets) et les « actifs »
sensibles. Des professionnels hautement spécialisés aident les PMI-PME à analyser leurs informations
comptables et financières, à réaliser des « montages » juridiques et fiscaux et ont de ce fait des missions de
conseil et d’alerte pour leurs clients. Ce contexte est favorable au développement des emplois les plus qualifiés.

3 Evoluer
Je veux évoluer dans le métier ou dans le secteur professionnel
Une mobilité professionnelle forte.
Une observation nationale* fait état d’une forte mobilité professionnelle des techniciens des services
administratifs comptables et financiers. Beaucoup d’entre eux ont exercé auparavant en tant qu’employé de la
comptabilité puis ont progressé hiérarchiquement. Un nombre non négligeable évolue vers des fonctions de «
cadre administratif comptable ou financier », correspondant à des métiers comme « chef comptable », « cadre
financier », ainsi que « contrôleur de gestion », « commissaire aux comptes », « auditeur ». La formation continue
permet de poursuivre son évolution en cours d’emploi.
La mobilité peut aussi porter sur d’autres secteurs : la banque et l’administration par exemple.

3
Cadre financier.
L’existence d’un poste de cadre ou de directeur financier suppose une entreprise de taille importante. Il participe
à la stratégie financière de l’entreprise, nécessitant une vision et une compréhension globale de tous les flux
financiers.
Les cadres administratifs et financiers (chefs et cadres comptables, directeurs administratifs et financiers,
attachés de gestion,…) sont près de 13 000 en PACA. Leur effectif est important mais a stagné entre les deux
derniers recensements de la population (1990 et 1999).

Contrôleur de gestion.
Le contrôleur de gestion a en charge l’élaboration des prévisions budgétaires nécessaires au fonctionnement de
son entreprise, répondant aux objectifs stratégiques fixés par la direction. Différents tableaux de bord de gestion
permettront un suivi régulier et la mesure des écarts entre les prévisions et les résultats obtenus. Dans ce dernier
cas, il émet des préconisations concernant les actions correctives à effectuer. Il peut aussi réaliser le reporting,
c'est-à-dire la réalisation d’états donnant à sa direction générale une vision globale de la « santé »des différents
services ou agences ou filiales de l’entreprise.

Expert comptable.
Son rôle est d’établir les comptes annuels de sa clientèle (bilan, compte de résultat). Mais sa mission va au-delà :
il analyse la gestion réalisée, conseille sur les procédures, guide les responsables dans la gestion de leur
structure. Pour exercer en libéral, les experts comptables ont l’obligation d’être inscrits à l’ordre des experts
comptables et de prêter serment.
Pour exercer, il doit posséder le diplôme d’expertise comptable (DEC), puis effectuer 3 années de stage
rémunéré, dont 2 en cabinet. Tout ce cursus représente 8 années d’études après le bac.
Les effectifs des experts comptables sont en croissance et leurs cabinets s’agrandissent : 1 sur 5 n’avait pas de
salariés 1999.
Il peut exercer en libéral, mais aussi salarié d’un cabinet comptable ou en tant que cadre à responsabilité au sein
d’une grande entreprise. Un directeur financier issu de l’expertise comptable est un atout face aux auditeurs, aux
commissaires aux comptes ou à l’administration fiscale. Selon l’ordre des experts comptables, près de la moitié
des diplômés occupe aujourd’hui un poste de haut niveau en entreprise après une première expérience en
cabinet.

Les cadres de l’organisation ou du contrôle des services administratifs et financiers comme les auditeurs, les
contrôleurs de gestion, les commissaires aux comptes, les conseillers en gestion sont en nombre modeste : 1
775. Mais leur croissance est forte : + 41 %, pour ces professionnels chargés du contrôle, de l’analyse et du
conseil en gestion.

Commissaire aux comptes.


Le commissaire aux comptes intervient dans certains types d’entités, notamment les sociétés par action ; les
entreprises, atteignant un seuil de chiffre d’affaire ou un effectif moyen de 50 salariés ; les associations recevant
des dons ou des subventions dépassant un certain montant. La comptabilité de ces entreprises doit pouvoir «
être certifiée » exacte face aux services fiscaux, aux banques, aux associés, aux actionnaires. Il a donc une
mission d’ordre légal et doit s’inscrire auprès de commissions siégeant au sein des cours d’appel. Une grande
majorité des commissaires aux comptes est déjà expert comptable.

Cette fiche a été produite par l’ORM PACA

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