Financement des PME à Mbujimayi
Financement des PME à Mbujimayi
0. INTRODUCTION
Cependant, la proportion des PME en fonction des efforts consentis à leurs égards semble
toujours inquiétante. De ce fait, ces entreprises rencontrent beaucoup de difficultés qui
contraignent leur épanouissement. Parmi lesquelles, figure le problème de l'accessibilité
au financement.
C'est dans ce cadre que s'inscrit la présente étude dont le choix du thème « Problématique
du financement des PME à Mbujimayi : cas de la commune de DIULU » a été motivé par
des raisons tant d'ordre personnel, que scientifique.
Une étude faite sur un secteur aussi important que celui de la finance est donc d'un apport
remarquable aussi bien pour les différents acteurs intervenant dans le processus du
financement que pour tous les agents économiques en général.
D'un point de vue personnel, amorcer cette étude est un fait fondamental du fait qu'elle
constitue un jalon de réflexion et d'étude de « ce qui se fait » et de « ce qui devrait se faire
» pour accéder au financement.
Les PMES font depuis quelques années l’objet d’une attention croissante de la part tant
des pouvoirs publics que des économistes. Elles sont identifiées comme l’un des leviers
1
Plan quinquennal de développement (1986-1990), Morrison et Ali(1996), Charte des PME du Burkina Faso(2010) entre
autres.
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Dans le but d’éviter les redites, de prélever les failles ainsi que les conclusions auxquelles
les autres chercheurs ayans abordé le même thème ont abouti, cette phase de la recherche
scientifique nous a été d’une importance capitale.
Dans cette rubrique, nous retraçons certaines idées sur les travaux de nos prédécesseurs et
nous dirons en quoi le nôtre est original, ou en quoi consiste notre dépassement.
Cette partie nous a permis, par des lectures soutenues, de faire un inventaire ou un bilan
des connaissances antérieurement acquises, ainsi que de tous les différents documents
écrit (ouvrages, mémoires, articles, revue …) que nous avons consulté pour l’élaboration
de ce travail.
Ces divers documents consultés, nous ont servi de références et ont sans doute enrichi la
partie théorique de ce mémoire. En voici les résumés critiques :
0.3. Problématique
Pour répondre à la question posée ci-haut, nos recherches partiront de l’hypothèse selon
laquelle la difficulté des petites et moyennes entreprises à accéder au financement serait
causée :
Au manque d’informations nécessaire sur la capacité de remboursement des PMES
par les banques ;
Aux conditions complexes que les banques imposent aux PMES pour accéder aux
crédits ;
Au manque de confiance de la part des banques suite à l’insolvabilité des PMES.
0.5. OBJECTIFS
Ce présent travail poursuit comme objectif principal la redynamisation des activités des
PMES par la facilitation à l’accès au crédit. Ce qui aura justement une certaine
répercussion sur l’économie de la ville de Mbujimayi.
Les objectifs spécifiques que nous poursuivons au terme de notre travail sont :
Identifier les problèmes qui font que les PMES ne trouvent pas facilement le
financement auprès des banques ;
Formuler une appréciation globale du financement des activités des PMES par les
banques dans notre ville.
Du point de vue personnel, faire cette étude est très important pour moi du fait qu’elle
constitue un jalon de réflexion d’étude de « ce qui se fait » et de « ce qui devrait se faire »
et de « ce qui doit se faire » dans des institutions financières comme les banques en terme
de financement.
Du point de vue scientifique, cette étude nous permettra de concilier la théorie à la
pratique. Un acquis qui nous permettra de mener une analyse complémentaire aux travaux
antérieurs et de proposer des actions de soutien aux PMES en vue d’une véritable
promotion du financement bancaire à l’égard des celles-ci.
0.8. DELIMITATION
Notre travail se limite à l’identification des vraies causes de la non accessibilité des PMES
de la commune de Diulu (ville de Mbujimayi) au financement auprès des banques pendant
la période de temps couverte par notre enquête soit de mai à octobre 2021
0.9. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Outre l’introduction et la conclusion générale notre travail comporte quatre chapitres qui
traitent respectivement de :
Chap. I : Approche théorique des PMES et des financements
Chap. II : la méthodologie ;
Chap. III : l’analyse et l’interprétation des données.
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Des financements sont cependant nécessaires pour les aider à créer et développer leurs
activités. Les PME dont l'existence et l'importance sont une spécificité de l'économie ne
peuvent donc s'épanouir que si les formes variées de financements proposés par les
établissements financiers ne leur permettent de couvrir leurs besoins.
A cet effet, des courants de pensées ont tenté de définir le concept de « PME », de mettre
en évidence ses besoins pour parvenir au problème de financement en s'appuyant sur
diverses théories dont celle de « l'agence ».
Si l'entreprise en général est une unité économique qui combine des ressources limitées en
vue de créer des richesses profitables, qu'en est-il du cas spécifique des PME ?
le secteur moderne compte tenu de son poids important et sans cesse croissant; tout au
moins en tant que principal pourvoyeur d'emplois et élément pertinent de lutte contre la
pauvreté.
L'Etat a de ce fait pris conscience de ses limites à absorber tout seul, le nombre d'étudiants
sortis des grandes écoles et des centres de formation professionnels. Face à un tel
contexte, la politique économique à travers l'action sur la consommation, l'investissement
et les dépenses publiques se voulait plus adaptée pour accroître le revenu national. A ce
titre, les Petites et Moyennes Entreprises(PME) ont été identifiées comme l'un des pôles
majeur de croissance de l'économie.
C'est ainsi que au cours de ces deux(2) dernières décennies, l'Etat s'emploie activement
dans ce sens à promouvoir l'auto emploi. A ce jour, l'importance en nombre et en emplois
de ces entreprises n'est plus à démontrer. On assiste à un essaimage des micros entreprises
permettant aux populations rurales et urbaines de s'insérer dans la vie économique, au
point de regrouper aujourd'hui 30% des emplois, et de contribuer à environ 80% au tissu
économique (FEC, 2006).
3
Freddy Katengu Menda, mémoire online université de Kinshasa 2009, problématique de financement de petites et
moyennes entreprises par les institutions financières en RDC : cas de la ville de Kinshasa.
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Pour les USA, on appel petite et moyenne entreprise, celle dont le chiffre d’affaire annuel
ne dépasse pas un million de dollars.
Malgré tous les détails et précisions que nous apporte cette dernière définition, il est
reproché une faiblesse à celle-ci : l’utilisation d’une monnaie étrangère (dollar américain)
dans le texte définissant les PMES en RDC.4
L’appellation PME recouvre une panoplie de définitions et ainsi, il n’existe pas une
définition unique de la PME, le choix des critères utilisés par un pays pour définir une
PME est souvent commandé par les raison qui motivent l’opération d’identification.
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Freddy Katengu Menda, mémoire online université de Kinshasa 2009, problématique de financement de petites et
moyennes entreprises par les institutions financières en RDC : cas de la ville de Mbujimayi.
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Aussi ces critères sont retenus de manière différente selon les textes législatifs ou
réglementaires instituant des dispositifs d’aides à la direction des PME 5.
La plupart de définition rencontrées sont fondées les unes sur les chiffres d’affaires
et les autres sur les effectifs employés ou sur le capital investi. De même, ces définitions
différents d’un pays à l’autre à cause de non-conformité de la taille de l’économie à
l’échelle internationale. La catégorie des PME comme l’on peut remarquer, englobe à
la fois des petites entreprises et celle qui dépassent légèrement le niveau de petites
entreprises, c'est-à-dire, les moyennes entreprises.
C’est à partir de trois textes légaux contradictoires que nous dégageons la définition
de la PME en RDC.
La loi n°73-011 du 05 janvier 1973 qui porte sur création de l’office de promotion des
PME congolaises, OPEC en sigle, définit la PME par rapport aux deux critères : la
nationalité du promoteur et la concentration des fonctions de gestion par le chef
d’entreprise.
Décret-loi n°086 du 10 Juillet 1998, définit les PME en fonction du nombre d’employés,
ne dépassent pas 200 personnes et dont la valeur totale du bilan ne dépasse pas
448.000.000 Franc congolais. Cette définition est celle adoptée légalement par la
république Démocratique du Congo.
En effet, les petites et moyennes entreprises ont été mises dans la même catégorie
parce que partout, ces entreprises présentent les mêmes caractéristiques et elles
connaissent les mêmes difficultés en matières de gestion.
Nous donnons dans les lignes qui suivent les caractéristiques des petites et moyennes
entreprises, le rôle qu’elles joue actuellement dans les économies des pays et les
quelques difficultés qu’elles rencontrent plus précisément dans notre ville.
5
Charte des petites et moyennes entreprises
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Inversement à la définition apportée à la PME qui diffère d’un pays à l’autre, les
PME présentent des caractéristiques communes à travers le monde, dont on
examinera successivement.
Petite taille ;
Centralisation et personnalisation de la gestion autour du propriétaire dirigeant ;
Faible spécialisation du travail ;
Stratégie intuitive ou peu formalisée, forte proximité des acteurs ;
Système d’information interne simple et peu formalisé ;
Système d’information externe simple basé sur les contacts directs ;
Il en résulte que les PME sont caractérisées par l’unicité de la direction d’une part. En
effet, celui qui possède le contrôle exerce lui-même la direction où la corrélation
entre la démarche de l’entreprise et la nature de son chef. D’autre part, les PME sont
caractérisées par l’utilisation des méthodes de gestion peu développées.
De ce fait, les PME possèdent une capacité d’adaptation rapide aux événements et
aux fluctuation de l’environnement économique et ce, grâce à la simplicité de leurs
structures et la faiblesse de leurs engagements.
La plupart des PME ont le statut juridique d’une société à responsabilité limitée
(SARL) ou bien d’une société anonyme (SA). Les SA sont en réalité des entreprises
familiales camouflées en fausses sociétés des capitaux. Le caractère familial de la
majorité des PME a pour conséquence une forte répercussion des établissements
familiaux sur la vie de l’entreprise et réciproquement.
c. Autres caractéristiques
Les petites entreprises, pour la plupart d’entre elles, sont exploitées uniquement
par la propriétaire lui-même et par des membres de sa famille, bien que dans
de nombreux cas des travailleurs à temps partiel soient également employés ;
Les femmes représentent un pourcentage relativement élevé des propriétaires ou
des travailleurs dans le secteur des PME ;
L’épargne personnelle ou l’argent familial constituent la source essentielle de
capitaux pour la création des petites entreprises;
L’accès aux circuits officiels de crédit et à d’autres formes de soutien est minime ;
ou inexistant ;
Les micro-entreprises et les petites entreprises, pour la plupart d’entre elles,
tiennent une comptabilité incomplète et inadéquate ;
Que ce soit dans les pays en développement ou bien des pays développés, les PME
occupent une place importante. En effet « personne ne peut contester aujourd’hui, le
rôle primordial que peuvent jouer les PME constituent l’un des éléments les plus
dynamiques de la croissance économique et sociale dans la stratégie du
développement de chaque pays »6.
Voici ce que dit Laurent FABIUS à ce sujet : (Assemblée Nationale Française 1983)
« le rôle des PME est essentiel au moins sur quatre points : l’emploi ; l’aménagement
du territoire, l’innovation et l’exportation.
Selon Monsieur WELA, le rôle que jouent les PME en RDC, se regroupe à deux
niveaux7; dans le contexte particulier post-conflit de la RDC et dans la vision du
développement du secteur privé.
6
MUSTAFA FARES, « Nouvelles technologies des financements des PME », la presse de 14/01/2003.
7
WELA in quel type de PME pour la reconstruction de la RDC n°103/104 novembre 2004 p12
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Les PMES sont des acteurs importants à la performance économique et sociale des
plusieurs pays du monde, elles permettent la résolution des problèmes fondamentaux du
développement par l’intégration de la population au processus de développement
économique.
C’est depuis le milieu des années 70 que la PMES apparait comme un vecteur essentiel de
croissance économique et comme un relais indispensable de la grande unité. Sur base
d’une étude documentaire étendue, le rapport de l’observation intitulé : « les PMES en
Europe en 2003 » affirme que les PMES sont les moteurs de la croissance économique.
Ce rôle moteur peut être mieux compris au travers des impacts extérieurs qu’ont les
PMES sur l’économie dans son ensemble.
Les petites ou très petites entreprises qui fonctionnent sur un modèle des activités
modernes : les activités de restauration, de réparation, de transformation,…
Il existe deux principaux aspects d’évaluation des PMES à savoir : aspect quantitatif et
aspect qualitatif.
L’un de critères pour arriver à catégoriser les entreprises reste celui de l’effectif des
employés dans une unité de production. En plus, le bilan comptable et le chiffre d’affaires
d’une entreprise sont encore autant des critères qui permettent de la catégoriser. C’est le
cas de plusieurs pays du monde notamment : la Belgique, la Grande Bretagne, etc.
En effet, les PME en Mbujimayi, selon, nos recherches ne disposent que de leurs
ressources propres (autofinancement, augmentation du capital) et des ressources
extérieures leasing, ressources bancaires, pour financer leur croissance à long et
moyen terme, et ne reçoivent aucun n’appui de l’Etat.
Cette pratique d’appui de l’Etat pour le financement de PME a existé de 1973 à 1990,
il existait une institution « Fonds de garantie » c'est-à-dire un fond que l’Etat
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congolais à mis à la disposition des banques pour garantir l’octroi de crédit pour le
PME.
En 1990, la fédération d’entreprise congolais, FEC, en sigle avait bénéficié des offres
de la coopération française non seulement pour financer mais pour aussi servir de
garantir pour les PME.
Il est très important de signaler que les PME congolaise en général et plus
particulièrement celles de la ville de Mbujimayi ont vraiment de difficultés de
financement pour leur expansion mais aussi les conditions des banques sont assez
dures pour elles.
Enfin, outre, ces ressources, les PME peuvent obtenir des crédits à court terme afin de
financer leur exploitation (les crédits mobilisables, les crédits de trésorerie).
Les PME rencontre plusieurs difficultés dans notre ville et ces dernières sont
constatées sur diverses plan entre autre :
Sur le plan managérial, elle tient au fait que les entrepreneurs qui sont les patrons des
PME sont les personnes moins averties en matière de gestion, le manque d’une main
d’œuvre spécialisée ou qualifiée, faute d’un enseignement intégré.
Sur le plan financier, les PME n’accèdent pas facilement au marché financier, ce
qui rend leur développement très difficiles.
Sur le plan psychosocial, il s’agit donc de l’influence de la famille étendue qui présente
une attitude de mépris à l’égard du travail manuel, effet de démonstration, oisiveté
liée au souci de bien vivre, préférence du présent, des avantages immédiats à
l’avenir, et l’état d’esprit orienté vers les activités spéculatives.
Sur le plan juridique, l’on enregistre une absence quasi-totale du cadre juridique, la
présence de la coutume en matière de succession qui entraîne la disposition de la firme
par la mort de son entrepreneur.
Bref les PME, sont dans notre environnement des entreprises sans soutient considérable
mais, nous essayerons de comprendre que dans cette auto-prise en charge les PME
peuvent-elles réellement aller de l’avant.
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1.7. La taille
En RDC, la taille de l’entreprise est déterminée par l’effectif des employés et le chiffre
d’affaires. Dans ce petit tableau ci-dessous, voyons la catégorisation.
Grande
Catégories Micro entreprise Petite entreprise Moyenne entreprise
entreprise
Nombre
1à5 6 à 50 51 à 200 201 à plus
d’employés
Chiffre
d’affaires en 1 à 10.000 10.001 à 60.000 60.001 à 400.000 400.001 à plus
USD
Tableau n°1 : Taille de la PMES
Source : tableau conçu à partir des données de la charte de PMES de mars 2006 (Freddy Katengu
Dans ce tableau, il ressort clairement que toute entreprise qui engage jusqu’à 200
travailleurs et dont le chiffre d’affaires ne peut pas dépasser 400.000 USD se trouve bel et
bien dans la catégorie de PMES.
De l'avis de H.Varian (1998) la sélection adverse est due au fait qu'un coté du
marché ne puisse observer la qualité du produit que l'autre partie lui propose. En
effet, sur le marché du crédit, les emprunteurs donnent toujours une bonne image
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de leurs projets aux prêteurs afin d'obtenir le crédit. Cela conduit les banques à
financer des projets risqués en lieu et place des projets à faibles niveaux de risque.
Quand a l'aléa moral, c'est une situation dans laquelle un coté du marché ne peut
observer le comportement de l'autre (comportement cachée). L'emprunteur peut
donc affecter le crédit à d'autres fins.
Bardhan et Udry (1999) pensent pour leur part qu'il est artificiel de traiter
séparément les questions de sélection adverse et d'aléa moral parce que plusieurs
environnements économiques sont caractérisés par un mixage des deux problèmes.
Pour éviter une telle situation, Stieglitz et Weiss(1978) proposent aux banques de «
rationner )) le crédit en limitant l'offre destinée aux entreprises. Dès lors, lorsque
les entreprises adoptent des comportements opportunistes pour bénéficier d'un
crédit, la banque peut préférer limiter son offre de crédit aux emprunteurs. Ce
modèle de rationnement rejoint l'idée de Hodgman(1980) qui, partant d'une
logique Keynésienne (l'offre faisant la demande), pense qu'il faut ajuster par la
quantité (volume) du crédit et non par le coût comme le préconise Swazi(1978).
Dans ces conditions, la demande excédant la quantité offerte sur le marché du
crédit, il subsistera une demande excédentaire émanant des entreprises, qui ne sera
pas satisfaite.
Il est beaucoup plus question d'ajustement par les taux d'intérêt pour faire face a la
sélection adverse et d'exigence de garantie pour éviter l'aléa moral. C'est pourquoi
la théorie dite de « l'agence » basée essentiellement sur ces principes se justifie
beaucoup plus dans le cadre de notre étude permettant ainsi d'expliquer le
comportement des banques dans le financement des PME.
Les théories générales de la firme (Théories des contrats, des coûts de transactions
entre autres), qui considèrent l'entreprise comme le lieu où cohabitent des parties
contractantes a intérêts divergents, distinguent deux grandes fonctions dans
l'entreprise: Celle de la gestion confiée au manager et celle de contrôle dévolue aux
associés ou aux propriétaires.
Etant donné que pour les micros entreprises (notamment les PME), il existe très peu
de cas de séparation entre la fonction de gestion et celle de contrôle, (puisque dans
presque la totalité des cas, les chefs d'unités de production sont propriétaires du
capital qu'ils utilisent), la théorie des contrats (agence) se justifie beaucoup plus en
ce qui concerne les relations entre l'entreprise et la banque. La valeur estimée de
l'entreprise et au delà, sa capacité d'endettement sera fonction du degré de
l'asymétrie d'information entre les deux partenaires.
Par ce procédé, la banque applique donc des conditions de prêts pour « contrecarrer
» le comportement opportuniste des entreprises ; toute chose qui contraint leurs
demandes de financements.
Les problèmes de financement dans une entreprise comportent des enjeux vitaux puisque
leur résolution est une condition nécessaire pour sa survie, ses perspectives d’avenir, ses
performances présentes et futures ainsi que pour l’autonomie de ses propriétaires et de ses
dirigeants.
Ainsi, pour financer ses besoins, l’entreprise dispose d’une diversité des ressources
provenant des différentes sources. Fondamentalement on distingue trois sources de
financement constituées de fonds propres, des dettes et d’autres modes alternatifs de
financement.
Les fonds propres peuvent etre d’origine interne ou externe. Les ressources internes
proviennent des excédents que l’entreprise engendre durant l’exercice par l’ensemble de
son activité. Les ressources externes correspondent aux ressources qui ont été
effectivement apportées par les actionnaires ultérieurs, à l’occasion de l’augmentation du
capital.
Le caractère fondamental de cette ressource tient au fait qu’elle ne vient pas seulement
s’additionner à des ressources externes d’un montant déterminé mais constitue le pivot à
partir duquel le financement externe sera sollicité et attiré par l’entreprise. Ceci est justifié
pour deux raisons fondamentales.
L’autofinancement constitue l’une des ressources de financement les plus utilisées par les
entreprises. Son importance réside dans le fait que :
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moyennes entreprises par les institutions financières en RDC : cas de la ville de Kinshasa
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stable et capable de secréter des fonds grâce auxquels seront remboursés les emprunts
souscrits.
Son niveau actuel et son évolution récente sont parmi les éléments essentiels que les
apporteurs des capitaux externes chercheront à prendre en compte avant d’accepter de
s’engager dans l’entreprise. Un niveau satisfaisant d’autofinancement apparait ainsi
comme la condition fondamentale pour l’obtention d’autres sources de financement.
Ainsi, le financement externe apparait comme un complément et non comme un substitut
des ressources procurées par l’autofinancement.
Premièrement, l’autofinancement à lui seul ne peut pas etre suffisant pour les
besoins de développement de l’activité. Il faut alors envisager d’autres sources de
financement car en ne se fiant qu’aux possibilités de l’autofinancement, l’entreprise peut
ainsi passer à côté d’investissements rentables ;
Deuxièmement, c’est leurre que de croire que l’autofinancement n’a pas de coût. Le
coût explicite est en effet nul, mais il s'agit d’un coût d’opportunité qui est, par essence,
difficile à évaluer. Les fonds réinvestis dans l’entreprise auraient pu avoir usage
alternatif sur le marché financier. La distribution de la totalité ou d’une partie sous
forme de dividende est une autre alternative et peut répondre mieux aux exigences de
rentabilité de nouveaux actionnaires. L’autofinancement ne contribue à la richesse de
l’actionnaire que si la rentabilité des nouveaux investissements est supérieure à la
rentabilité exigée par les actionnaires. Ces derniers pouvant trouver ailleurs, sur le
marché financier, par exemple un meilleur usage de leur part des bénéfices,
l’autofinancement a un coût implicite, qui est l’exigence de rentabilité minimum des
actionnaires.
« Il n'est question de financement que pour celui qui en exprime le besoin. »(Jules
Besançon, 1998). Le fondamental à une demande de financement est donc l'évaluation des
besoins financiers nécessaires a l'entreprise. Plusieurs besoins interviennent durant leur
cycle de vie courant.
I : Le besoin d'investissement
Toutefois, ces investissements quand bien même leur nécessité ne suffisent pas à atteindre
les objectifs fixés. En effet, l'entreprise a aussi besoin de fonctionner.
En effet, celle ci achète des matières premières, vend des produits finis, règle ses
fournisseurs et recouvre ses créances clients. De même, elle entretient des relations avec
l'Etat a travers la douane et les services fiscaux. De fait, importer ou exporter représente
un coût pour les entreprises qui s'y donnent. Le coût de l'entrepôt en magasin, de
l'admission temporaire ou encore le coût de l'enlèvement des marchandises sont entre
autres les obligations auxquelles les PME doivent se soumettre pour une bonne fin de
leurs opérations. De même, la soumission aux « marchés )) publics de l'Etat, nécessite des
concours bancaires pour non seulement assurer la garantie des travaux à réaliser, mais
aussi pour le démarrage et la bonne exécution de ceux-ci.
Techniquement, le BFR est la différence entre l'actif circulant (Stocks + créances de court
terme) et le passif circulant (dettes de court terme) : BFR=Actif circulant- passif circulant
Bien souvent, les fonds propres se révèlent insuffisant pour le besoin de financement des
entreprises, aussi bien au moment de la création que lors du développement de celle-ci.
Dans ce cas, il faut faire appel à des sources de financement externe, c’est-à-dire autres
que les associés, les actionnaires ou l’autofinancement. Plusieurs raisons expliquent cette
situation mais retenons en quelques-unes :
Nous distinguons à ce niveau, les emprunts indivis et les emprunts obligatoires. Mais
avant de parler de ces deux types d’emprunts disons un mot sur le crédit.
II.2.1.1 Le crédit
L’acte de crédit est défini par trois éléments ou facteurs : un échange économique, un
intervalle de temps et la confiance, c’est-à-dire que tout crédit doit avoir un coût, une
opération passée au temps t, son échéance doit etre au temps t+1 et la confiance.
Le crédit implique une idée de confiance car la partie qui livre son bien présent a
confiance dans l’accomplissement de la prestation future à la date convenue. Il faut croire
sans voir pour que l’opération crédit soit effective. De ce fait, l’élément confiance est très
important dans la notion de crédit.
Signalons que si l’une des conditions ci-haut citées n’est pas remplie, on ne parle pas du
crédit.
Sur certains points cette analyse est peut etre plus juridique qu’économique. Il y a quatre
façons de concevoir le crédit.
Le crédit est au départ personnel c’est-à-dire lié à la qualité de la personne qui fait la
promesse de payer à l’échéance. Mais pour limiter les risques, les dégâts de non-
paiement, la personne qui octroie le crédit, peut exiger une garantie de telle manière que si
au temps t+1, l’entreprise n’est pas à mesure de s’acquitter de ses obligations vis-à-vis de
son créancier, l’objet en gage pourra etre vendu pour récupérer le fonds.
Cette garantie peut etre mobilière ou immobilière. La différence réside dans le fait que la
première forme de garantie bouge c’est-à-dire peut etre déplacée d’un lieu à l’autre tandis
que la seconde forme ne bouge pas.12
Le crédit se différencie selon la durée de l’écart de temps qui entre en jeu. On distingue 3
sortes de crédit : le crédit à court terme, le crédit à moyen terme et crédit à long terme.
Tout crédit qui ne dépasse pas douze mois est un crédit à court terme. Le crédit qui va
jusqu’à moins de 5 ans est crédit à moyen terme et en fin tout crédit qui va à plus de cinq
ans est un crédit à long terme.
Lorsque les opérations des crédits se font uniquement avec les individus, sans que l’Etat
s’en mêle, il y a un crédit privé. Au contraire, chaque fois que l’Etat, en tant que tel,
intervient pour accorder ou demander des crédits aux personnes qu’il est chargé de
protéger, on parlera du crédit public.
On entend par instrument de crédit, tous les documents et titres de crédit qui prouvent
l’existence du crédit. La diversification, les besoins grandissants des trésoreries et le
développement des formes sociétaires de production ont provoqué l’apparition
d’instruments de crédit varié que l’on peut regrouper en deux : public et privé.
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Freddy Katengu Menda, mémoire online université de Kinshasa 2009, problématique de financement de petites et
moyennes entreprises par les institutions financières en RDC : cas de la ville de Kinshasa
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Toutefois, il semble indiqué de grouper ses instruments suivant la durée. Ainsi, il existe des
titres à court terme, à moyen terme, et les titres à long terme.
Les titres à court terme et les titres à moyen terme : le titre à court terme est celui
dont la durée ne dépasse pas 12 mois tandis que ceux à moyen terme ne dépassent pas 60
mois. Ces titres servent aux opérations commerciales et sont liées à la vie d’une entreprise,
dans ses relations avec ses différents partenaires. Il s'agit notamment de : lettre de change, le
billet à ordre, bon de caisse, bon de trésor, etc.
Titre à long terme : dont la durée est au-delà de cinq ans, comprend deux grands
groupes de titres à savoir : les actions et les obligations.
Une action est un titre de propriété, transmissible, négociable et conférant au propriétaire le
droit aux bénéfices réalisés par la société au cours de l’année écoulée (dividendes) tandis
que l’obligation est un titre de créance c’est-à-dire qu’une entreprise emprunte des sommes
qu’elle s’engage dans un délai pouvant aller de quelques années à des dizaines d’années et
promet de payer chaque année un intérêt.13
II.2.3.1 Les emprunts indivis
Il s’agit des emprunts contractés auprès des banques et des établissements financiers
spécialisés. Ils sont dits indivis parce que la dette n’est pas divisible et qu’en outre, la
banque ou l’établissement financier est l’unique interlocuteur de l’entreprise.
En général, ce type d’emprunt est destiné à un projet particulier, et le financement accordé
est accompagné d’une prise de garantie. C’est pourquoi on parle à ce propos de crédit
objectif. C’est ce type de crédit que les banques accordent généralement aux petites et
moyennes entreprises en République Démocratique du Congo.
II.2.3.2 Les emprunts obligatoires
Contrairement à l’emprunt indivis, l’emprunt obligatoire suppose un nombre très élevé
d’interlocuteurs pour l’entreprise et donc par conséquent, un émiettement de la dette. Une
obligation est un titre représentatif d’une dette, la propriété d’une fraction d’un emprunt
émis par une société, une collectivité publique ou par l’Etat. Ces titres de créance sont
négociables et confèrent les mêmes droits de créance pour une même valeur nominale.
La fonction de préteur en dernier ressort : qui est la jonction entre la politique macro
prudentielle et la politique monétaire et est exercée par la banque centrale.
III.1.2 Régulation bancaire en RDC
La régulation de l’activité bancaire en RDC a vu le jour dans les années 1957. Il fallait
attendre cette période de l’histoire pour voir venir le premier texte c’est-à-dire un premier
arrêté du roi de belges règlementant le secteur des banques.
L’histoire de la législation bancaire de notre pays peut etre subdivisée en trois périodes ou
âges. A chaque période correspond une conception et/ou une réglementation toute différente
de l’autre.
Ainsi, la première période commence avec l’arrêté royal du 26 mars 1957 portant
réglementation des banques de dépôts ou commerciales ou il était stipulé à l’article 3, que
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moyennes entreprises par les institutions financières en RDC : cas de la ville de Kinshasa
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seules les entreprises effectuant des activités de réception de fonds dans le court terme
étaient considérées comme des banques. Et ce mot était protégé et réservé uniquement à la
catégorie ci-haut citée.
L’ordonnance loi n° 72-004 du 14 janvier 1972 relative à la protection de l’épargne et au
contrôle des intermédiaires financiers viendra abroger les dispositions de l’arrêté de 1957 et
marquera le début de la deuxième période en élargissant le champ d’application qui
s’étendra à toutes les institutions financières. L’article 7 de cette loi continua à protéger le
mot banque aux seules banques de dépôts.
Actuellement, la régulation des institutions bancaires et non bancaires est régie par la loi
n°003/2002 du 02 février 2002 qui remplace l’ordonnance loi n° 72-004 précitée et marque
le début de la troisième période ou âge.
La présente loi bancaire couvre toutes les entreprises du secteur financier et les définit à
partir de leur fonction économique qui est la réalisation d’operations de banque à savoir :
La réception de fonds publics ;
Les opérations de crédit ;
Les opérations de paiement et la gestion des moyens de paiement. 15
Elle remplace le vocabulaire banque par établissements de crédit. Et sous ce nouveau
vocable, elle regroupe les entreprises ci-après :
Les banques ;
Les coopératives d’épargnes et de crédits ;
Les caisses d’épargnes ;
Les institutions financières spécialisées ;
Les sociétés financières.
Cet élargissement du champ d’application de la nouvelle loi est inspirée par le souci
d’universalité. Il n’affecte ni la diversité du système financier, ni les particularités de chaque
catégorie d’établissement de crédit, qui sont régis par des dispositions spécifiques. Le mot
banque continue a etre protégé.
Notons qu’il existe également une législation spéciale qui règlemente tous les intermédiaires
financiers à statuts spécifiques ainsi que des lois impératives qui s’appliquent à toutes les
catégories d’établissements du système financier sans exception.
III.2 Fonction et utilité du système financier
III.2.1 fonction du système financier
Le système financier permet de transférer des fonds depuis les agents économiques
(ménages, entreprises, pouvoirs publics, le reste du monde) qui épargnent car leur dépenses
sont inférieures à leurs revenus vers les agents économiques qui souhaitent emprunter. Il
joue de ce fait la fonction d’intermédiation entre les agents à capacité de financement et les
agents à besoin de financement.
15
Freddy Katengu Menda, mémoire online université de Kinshasa 2009, problématique de financement de petites et
moyennes entreprises par les institutions financières en RDC : cas de la ville de Kinshasa
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Cette fonction d’intermédiation peut etre réalisée de deux manières principales : la première
est appelée finance directe et la seconde est appelée finance indirecte ou finance
intermédiée.
III.2.1.1 finance directe
Il y a finance directe lorsque les unités excédentaires en ressources transfèrent leur épargne
aux unités déficitaires en ressources en leur achetant des titres de créance sur eux-mêmes ou
des actifs réels, c’est-à-dire les emprunteurs obtiennent directement des capitaux de la part
des préteurs en leur vendant des titres sur le marché financier.
Ces titres sont des valeurs mobilières négociables qui représentent les droits de préteurs et
qui procurent un revenu à leurs possesseurs. Ainsi nous distinguons :
Les valeurs à revenu fixe : il s'agit des titres émis aussi bien par le secteur privé de
l’économie que les pouvoirs publics tels que des obligations, le bon de caisse, de bons de
trésor, etc. elles sont appelées à revenu fixe parce que le préteur touche un intérêt stable de
son placement ;
Les valeurs à revenu variable : elles représentent un droit de copropriété sur l’actif
sociétaire et non un droit de créance sur la société. Ce sont des actions et des parts de
fondateurs. Leur rémunération consiste en une dividende, fonction de bénéfice réalisé et
distribué.16
Sachant que les titres sont des droits de créance sur les revenus futurs de l’emprunteur ou
sur ses actifs, ils constituent de ce fait, des actifs pour ceux qui les achètent (les préteurs ou
investisseurs) ; mais de dettes ou engagements pour ceux qui les émettent (les emprunteurs
ou émetteurs).
16
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moyennes entreprises par les institutions financières en RDC : cas de la ville de Kinshasa
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La formation du système financier revêt une grande importance quelle que soit la manière
dont le transfert de fonds a eu lieu des prêteurs aux emprunteurs. Son utilité tient au fait
que :
Le système financier permet de réduire la part de l’épargne globale qui aurait été
thésaurisée sans son intervention et augmente l’offre de fonds prêtables ;
Pour l’investisseur, prêter ses disponibles lui permet d’obtenir un intérêt. L’existence
de cet acte intérêt peut même inciter à épargner davantage. L’emprunteur quant à lui pense
réaliser un investissement productif de l’argent qu’il emprunte en acceptant de payer en
intérêt une partie de ses profits supplémentaires. En l’absence du système financier, ces
deux agents ne pourraient pas réaliser une transaction mutuellement avantageuse : recevoir
des intérêts pour l’un, et réaliser un investissement rentable pour l’autre ;
L’existence du système financier est également bénéfique pour des emprunteurs qui
ne réalisent pas d’investissement productif. Dans certains pays où le système financier le
permet, la plupart d’acheteurs de logement souhaitent s’endetter pour pouvoir acheter leur
logement. Le système financier permet ainsi une amélioration de l’efficacité de l’allocation
des capitaux au sein de l’économie, ce qui améliore l’investissement et donc la croissance ;
17
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moyennes entreprises par les institutions financières en RDC : cas de la ville de Kinshasa
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La banque centrale jouit du privilège de l’émission des billets de banque (de la monnaie
fudiciaire). Elle en détient le monopole donc elle est l’unique institution chargée de
l’émission de billets de banque dans notre pays.
III.3.1.2 banque des banques
La banque centrale ne traite qu’avec les banques ou avec des institutions à caractère
bancaire. Elle n’accorde du crédit qu’aux institutions financières. C’est de la que vient son
appellation de banque des banques.
III.3.1.3 Contrôler la monnaie et le crédit
Etant responsable de l’ensemble de la gestion monétaire du pays, la banque centrale a aussi
pour mission de contrôler la masse monétaire en circulation par l’influence qu’elle peut
exercer sur le volume de crédit que les banques privées accordent à l’économie ainsi que sur
celui qu’elle-même accorde aux trésors.
III.3.1.4 Assurer les relations financières avec l’étranger
La banque centrale joue un rôle important dans les relations financières avec l’étranger. En
effet, c’est elle qui gère les réserves d’or et de devises du pays. Il lui revient de régulariser le
fonctionnement du marché de change et de veiller à la stabilité extérieure de la monnaie.
III.3.1.5 Caissier de l’Etat
C’est généralement la banque centrale qui effectue, pour compte de l’Etat, tous les
paiements et encaisse toutes les recettes de l’Etat en se conformant aux instructions
administratives émanent du gouvernement.
En vue d’assurer ce service, elle ouvre sur tout le territoire du pays, dans chaque siège,
chaque succursale, chaque agence un compte courant au nom de l’Etat, appelé compte
général du trésor. C’est à ce compte que sont finalement centralisées toutes les opérations
financières de l’Etat.
III.3.1.6 Conseiller financier du gouvernement
Ayant le contrôle sur le volume de la monnaie et du crédit, généralement caissier et
banquier de l’Etat, la banque centrale est l’institution qui est la mieux indiquée pour
conseiller le gouvernement sur la sauvegarde de l’intérêt public en matière financière et
monétaire voire matière économique de façon générale. 18
III.3.2 Les Etablissements de crédit
Sous le vocable établissements de crédit, nous retrouvons les entreprises ci-après :
Les banques ;
Les coopératives d’épargne et de crédit ;
Les caisses d’épargne ;
Les institutions financières spécialisées ;
Les sociétés financières.
18
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Selon la loi bancaire en vigueur dans notre pays, les établissements de crédits sont tenus,
avant d’exercer leurs activités, d’obtenir l’agrément de la banque centrale. Cet agrément est
subordonné à certaines conditions de fond dont l’existence et la réunion sont contrôlées par
la banque centrale lors de l’instruction de la demande d’agrément. Ces conditions sont
d’ordre juridique et économique.
a. Les conditions juridiques
Pour obtenir l’autorisation de la banque centrale du Congo, les conditions juridiques à
remplir sont les suivantes :
1. Les banques doivent etre constituées sous la forme de société par action à responsabilité
limité (SARL) ;
2. Elles doivent justifier d’un capital minimum libère, déterminé par la banque centrale ;
3. Ses dirigeants ne doivent pas etre frappés par une interdiction professionnelle.
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moyennes entreprises par les institutions financières en RDC : cas de la ville de Kinshasa
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Les loteries sont les entreprises financières auxquelles les pouvoirs publics ont confié la
mission de financer les actions sociales et économiques sur fond de bienfaisance.
Ces deux types d’entreprises interviennent avec les moyens de paiement dans le système
financier congolais. Ils sont à un nombre relativement élevé dans notre pays.
Depuis les années quatre-vingt, la micro finance a pris dans le monde et plus
particulièrement dans les pays en développement une ampleur considérable. Ces institutions
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dans leur grande majorité, favorisent l’accès des populations pauvres aux services
financiers. En RDC, ce sont ces entreprises qui octroient plus de crédit aux PMES. 20
La loi cadre n°003-2002 du 02 février 2002 qui représente aujourd’hui le secteur financier
en République Démocratique du Congo oblige les entreprises du secteur précisément les
Etablissements de crédits et les institutions de micro finance de pouvoir se regrouper et
former des associations professionnelle.
Tout travail scientifique demande, pour son élaboration, une méthode et une
technique qui permettent au chercheur de rassembler les données dont il a besoin,
les analyser, de trouver l’explication au phénomène observé afin de saisir la vérité
qu’il recherche.
1.1. Méthode
Sachant que l’observation seule de faits ne conduit pas à une connaissance scientifique,
car il faut pouvoir en tirer hypothèse ou des lois permettant d’interpréter la réalité.
Ainsi, nous pouvons être conduit à vérifier une hypothèse en l’appliquant un cas
d’observation.
D’où, dans notre travail nous utilisons une « démarche inductive ou la méthode
inductive » qui part de l’hypothèse pour l’appliquer à un cas d’observation. Nous posons
a priori l’hypothèse d’une relation entre différentes variables, et l’applique ensuite à
l’étude d’un certain nombre d’observation.
Portant des différents hypothèses (principe ou supposition), nous allons descendre sur
terrain essayer des recensé sur certain nombre des faits (PME) en partant des règles
générales pour arriver à une conséquence (conclusion) tout en précisant qu’on provient
d’un certain nombre ou un ensemble axiomatique de départ.
Par cette méthode, nous arriverons à tirer des conclusions allant du général aux
particuliers enfin de répondre à nos différentes interrogations.
1.2. Technique
Dans le cadre de notre travail scientifique ici présent, nous avons pu utiliser une
seule technique plus ou moins efficace que nous appelons «technique documentaire»
technique qui nous permet d’élaborer ou de construire l’armature conceptuelle,
théorique et empirique de notre étude à travers la consultation de travaux déjà réalisés
tels que les travaux de fin d’étude (TFE ou mémoire), des travaux de fin de cycle
(TFC), des articles, des ouvrages et des publications sur internet.
1.2.1. L'observation
des promoteurs des PME au moment où ils se produisent. De cette technique, nous
avons été témoin des évènements, des tenants et des aboutissants des demandes de
financement ainsi que les contraintes qui y sont liées. Toute chose qui nous a permis de
définir sur cette base nos différentes variables.
L'interview est une situation de communication entre deux individus (un interviewer et un
intervieweur), dans l'intention de faire révéler par l'interviewer l'information que nous
recherchons. Il s'agit donc des différents échanges que nous avons eus avec certains
agents et responsables de la banque. La prise de contact avec ceux-ci, nous a permis
d'effectuer un passage à la direction de l’exploitation habilitée pour les études
de crédits aux entreprises et aux particuliers. Ainsi, par ce procédé, nous avons mené une
enquête, en collectant par échantillonnage, quelques dossiers de financement d'entreprises
rejetés pendant le 1er semestre de 2010.
Les dossiers concernés par notre enquête sont ceux relatifs aux entreprises de type PME,
c'est-à-dire dont le chiffre d'affaires n'excède pas 250 millions avec un personnel inférieur
à 200 personnes.
Justification de l'échantillon
L'échantillon considéré porte sur soixante-dix (70) entreprises que nous avons collectées
afin de mener à bien notre analyse. Ce choix représentatif se justifie du fait que notre
échantillon constitue environ 70/ 94, soit 74,47% de la population globale.
La recherche documentaire étant indispensable pour toute recherche, elle nous a permis
d'avoir des éléments d' appréciation nécessaires à la rédaction, ainsi que des
éclaircissements sur certaines interrogations.
Néanmoins, en plus des entretiens effectués auprès des différentes PME, une collecte de
données a eu pour objectif de mener une analyse empirique sur la problématique du
financement. Les résultats de cette analyse devront à même, nous permettre de faire
ressortir les réelles difficultés des PME dans l’accessibilité au financement. Tel
est l'objet du prochain chapitre.
L’univers d’enquête autrement appelé population d’étude est une population sur laquelle
l’enquête porte. L’ensemble des humains, caractérisé, dont on cherche à connaitre les
origines, les besoins, les relations.
La population cible dont il est question ici, c’est l’ensemble des PME de la ville de
Mbujimayi.
1.3.4.2. Echantillon
Foulquie définit l’échantillon comme étant un ensemble de cas choisis dans une
population de manière à le représenter et pouvant servir l’échelle pour l’application de cas
du même genre21.
Compte tenu de notre univers d’enquête constitué d’une centaines de PME, nous avons au
prélèvement d’un échantillon occasionnel constitué de 50 PME dont les caractéristiques
sont présentées dans les points ci-dessous.
Nous nous sommes servis d’un guide d’interview comme outil nous permettant de mener
à bon port nous enquêtes sur terrain. Le guide était constituer des questions ouvertes des
PME de la ville de Mbujimayi en rapport avec les sources de financement le crédit
bancaire.
A tous ceux qui pouvaient lire et écrire, nous avons remis le questionnaire, mais pour ceux
qui ne pouvaient pas remplir le questionnaire d’eux-mêmes pour des raisons soit
d’incapacité de lire d’écrire, soit d’indisponibilité ou manque de temps, nous remplissions
nous même au regard de leur réponses aux questions posées soit en français, soit en
Tshiluba.
21
Foulquie, Dictionnaire de la langue pédagogique, Paris, P.U.F, 1971, p125.
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En vue de l’exploitation du diamant, la Forminière s’installe sur le site qui faisait partie
intégrante du territoire des Bakwanga où elle construit de 1948 à 1958 une cité minière
pour ses travailleurs.
C’est par l’ordonnance loi N°82-006 du 25 février 1982 portant organisation territoriale,
politique et administrative de la République, spécialement en soin article 52, modifiée et
remplacée par le décret-loi N°081 du 27 mars 1997 portant organisation territoriale et
administrative de la République démocratique du Congo spécialement en son article 54
qu’elle est devenue une entité administrative décentralisée dotée de la personnalité
juridique. L’article 53 du même décret-loi fait d’elle le chef –lieu de la province du Kasaï-
Oriental.22
Dans son état des lieux de l’économie congolaise, la FEC, la Fédération des entreprises du
Congo, remarque la large prédominance de l’entreprenariat local dans le secteur
commercial et spéculatif en RDC : « L’activité économique se concentre principalement
dans le secteur du commerce général au détriment des activités de production. Ce
commerce, qui s’exerce au niveau de l’importation et de la distribution, manque de
23
Monographie du Kasaï-Oriental, musé royal de l’Afrique centrale 2014
24
Monographie du Kasaï-Oriental, musé royal de l’Afrique centrale 2014
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professionnalisme » (FEC 2007 : 66). Le commerce est souvent exercé comme activité
complémentaire que ce soit par les salariés ou les paysans. À Mbujimayi le rôle du salaire
est moins important que celui du commerce.
Malgré la position stratégique du Kasaï-Oriental au centre du pays, son développement
économique est relativement limité. Un mauvais réseau de communication occasionné
par le délabrement général des routes fait de cette province un espace enclavé. Cette
région, quasiment dépourvue d’industries et déficitaire en produits agricoles survit grâce
au commerce, que ce soit par les frets ou le petit commerce.
Section 2. ETAT DES LIEUX DES ACTIVITES DES PME DANS LA VILLE DE
MBUJIMAYI
2.1. Caractéristiques des PME
Il est important de rappeler que les PME informelles relèvent du rendement du
secteur dont la définition reste toujours contextuelle car variant selon les auteurs et
les points de vue considérés suite au fonctionnement d’une base extralégale.
Pour Monsieur Verhaegen Guy, une PME informelle est toute activité individuel,
échappant en grande partie au contrôle de l’administration, évoluant en marge
souvent des obligations légales et non recensées par les statistiques officielles, ne
bénéficiant pas des avantages de l’Etat. Ainsi, ce secteur occupe-t-il à l’heure actuelle
25% de la population active, le reste de cette population active, soit 25% se réfugient
dans d’autres activités parmi lesquelles, les activités agricoles d’autosuffisance.
Les caractéristiques comprennent le dirigeant de la PME/I, la taille, l’organisation et
la gestion.
Plusieurs approches sont utilisées par différents auteurs pour caractériser les PME/Is,
Il s’agit donc de l’approche par rapport au dirigeant de la PME/I. a la taille de
celle-ci, à son organisation et à sa gestion.
A ce propos, Rolland OLEKALO (2011), pense qu’il est, certes, difficile pour un
dirigeant de posséder toutes les qualités qui définissent un bon dirigeant. Toutefois,
poursuit-il, le minimum de « package de qualités » s’avère nécessaire car les qualités
constituent la pièce maîtresse du management garantissant le succès des PME.
Ainsi, donc, nous constatons que la majeure partie des entrepreneurs utilise un style
de commandement autoritaire. Alors que d’après TSHIYOMBO Antoine ; NTUMBA
MUJANYI(4) et KALONJI (5) MONKOKO (6) l’entrepreneur doit développer les
caractéristiques ou agir de manière ci-après :
2.3. L’organisation
Se basant sur la représentation de l’organisation d’H. Minteberg, H Marché de
Boislande ils distinguent cinq formes de structuration ou d’organisation de la PME ;
2.4. La Gestion
Généralement, la gestion des ressources humaines revient au dirigeant que doit garder
le contrôle. Mais étant par ailleurs très occupé, il la confie à des acteurs non-
spécialistes (comptable, secrétaire, responsable, gérant).
En ce qui concerne la gestion des effectifs, celle-ci est limitée ou minimum imposé
par les lois généralement le nombre des travailleurs dans une PME varie entre 0 et
deux cents personnes. Pour la rémunération ; les salariés des PME ont communément
moins d’avantages en rémunération que ceux des grandes entreprises.
Quant à la taille, sa réduction permet de simplifier donc la communication et accroître
la proximité.
c. Gestion commerciale.
Elle concerne la gestion du marché de la PME, le dirigeant appuie ses relations avec
les fournisseurs et les clients. Avec les fournisseurs, il maintient la fidélité, la confiance,
la vigilance et la fiabilité. Avec les clients, il doit maintenir la stabilité de la clientèle.
d. Gestion financière
Les PME sont souvent confrontées aux problèmes de trésorerie qui du reste est
étroite à cause de fonds propres insuffisants, endettement excessif (qu’elle soit en
phase de démarrage, de croissance ou de simple fonctionnement) au manque de
compétence dans le domaine financier.
P a g e | 36
L’équilibre financier réalisé dans des conditions difficiles fait supporter divers risques
aux PME. A savoir :
2.5.1. Introduction
Le secteur informel, tel que défini, couvre ainsi dans la ville diamantifère tous les
secteurs l’économiques, primaires, secondaires et tertiaires. Il comprend les marchands
ambulants, les marchands sur étalages, les artisans tels que les réparateurs d’outils
ménagers, les menuisiers, les maçons, les mécaniciens, forgerons, soudeurs,
tisserands, cultivateurs, tartines, nettoyeurs, employés de maison, etc.
Concernant les définition classiques, nous retiendrons, avec charme dans son article
« Débat sur le secteur informel » que les économistes, monétaristes et Keynésiens,
considèrent que le secteur informel est constitué « des sables dans lesquels se
perdent des effets multiplicateurs du capitalisme ». Pour eux, il y a anormalité et
illégalité dans ce secteur.
Selon le BIT, sept critères ont été retenues pour caractériser le travail dans le secteur
informel.
La facilité d’accès aux activités ;
L’utilisation des ressources locales ;
La propriété familiale des entreprises ;
L’échelle restreinte des opérations ;
L’utilisation des techniques simples et le nombre réduit de travailleurs ;
Des qualifications qui s’acquièrent en dehors du système scolaire officiel ;
P a g e | 37
Selon plusieurs auteurs et comme, nous l’osons explicité cihaut, les activités
informelle existent en Mbujimayi depuis l’époque coloniale, Elles se sont développes
ces dernières années avec une rapidité étonnante.
25
Bit : Bureau international du travail qui est le secrétariat permanent de l’organisation internationale du travail
P a g e | 38
En analysant les types d’activités réalisées dans le cadre du secteur informel, on peut
percevoir comment s’exprime ici la division des rôles : les femmes réalisent les
activités intensives en main. D’œuvre, mains rémunérées ou qui sont assimilées aux
activités reproductives donc participe plus dans cette activités.
En République Démocratique du Congo, les activités informelles sont régies par les
dispositions de l’ordonnance loi n°79,021 du 02 Août 1979 portant réglementation du
petit commerce. Selon cette loi.
Tout colportage ;
Toute vente de bien consommable ou de biens de consommation courante qui
s’effectue au domicile du vendeur, sur la voie publique ou sur les marchés
publics sont assimilés au petit commerce ;
Tout transport en commun (TAXI MOTO) ;
Tout transport des marchandises ;
Ainsi que toute entreprise artisanale, etc.
Toutes les activités sont considérées comme faisant partie du secteur informel.
Plusieurs études établissent que les revenues des opérateurs économiques du secteur
informel sont supérieurs à ceux de salariés du secteur formel d’où les activités
économiques du secteur informel ne constituent pas nécessairement un point de passage
vers des activités du secteur formel comme l’affirme certaines littératures.
Plusieurs raisons militent pour le maintien voire l’émergence de ces activités ;
a. Aspects positifs
Le secteur informel permet d’enrager la pauvreté comme elle constitue l’unique optique
de travail pour de nombreuses personnes. Les activités du secteur informel assurent
la survie et freinent les effets de la pauvreté engendrés par l’incapacité du secteur
formel à créer des emplois. Pour les femmes surtout, lorsqu’elles sont les chefs de
P a g e | 39
famille, les activités du secteur informel assurent ainsi leur survie propre et celle de
leurs familles.
Accès facile au secteur informel : N’importe qui peut entamer une activité
du secteur informel, entre autres parce qu’il s’agit d’activité qui ne requièrent
pas une formation élevée souvent refusée aux femmes par les parents qui
préfèrent éduquer les fils.
b. Aspects négatifs
Barrières financières : Dans de nombreux cas, les personnes qui entament des
activités du secteur informel ne disposent pas des garanties que demandent les
banques pour octroyer un prêt, ce qui oblique à recourir au crédit informel qui
exige des intérêts plus élevés.
Barrières non financières : Il peut s’agir des difficultés liées au manque
d’informations ou l’existence des règles déterminées qui entravent l’entré dans
un secteur d’activités comme par exemple, l’obtention d’un permis de
conduire, etc.
Conditions de travail : Le secteur informel se caractérise par le non-respect
ou la non application des normes de travail relatives au salaire minimum, aux
horaires de travail, à la sécurité, et d’autres normes sociales le rapport avec le
système de sociale, etc.
L’exercice des activités de PME est régi par la charte des petites, moyennes entreprises
et de l’artisanat en république démocratique du Congo dont l’objet est de définir les PME
ainsi que les engagements auxquels souscrivant les prenantes (Etat, et organisations
patronales et professionnelles).
L’article 11 octrois la qualité de PME pour une durée de 5 ans renouvelable et enfin
l’article 12 stipule que la décision relative à l’octroi de la qualité doit-être prise et
communiqué au requérant dans un délai qui ne peut excéder 30 jours ouvrable à
compter de la date de dépôt du dossier de demande de qualité, si au terme de ce
délai aucune réponse n’est donnée, la qualité est réputée accordée. Dans ce cas,
l’institution compétente est tenue de délivrée l’acte.