Idr 2007 Zon Dec
Idr 2007 Zon Dec
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Unité - Progrès - Justice
THEME:
LES DECHETS URBAINS SOLIDES (DUS) : QUANTITES, MODES
D'UTILISATION AGRICOLE ET EFFETS SUR LES CULTURES
MARAICHERES ET LES SOLS URBAINS DE LA VILLE DE
OUAGADOUGOU
ROBERTE,
A ZONGO S. ZOURE,
je dédie ce mémoire.
TABLE DES MATIERES
Remerciements v
Résumé x
Introduction 1
1. Déchets urbains 4
1.1. Notion de déchet urbain .4
1.2. Législation et Réglementation en matière de déchets au Burkina faso 5
1.3. Gestion des déchets urbains solides dans la ville de Ouagadougou 7
L'Etat. 7
La municipal ité 7
Les ONG 8
Le secteur privé et les associations 8
Les communautés de base 9
1.4. Caractéristiques et composition des déchets urbains solides 10
2. Impact des apports de DUS sur les propriétés du sol et sur la croissance des
végétaux 12
2.1. Impact des DUS sur les indicateurs chimiques de fertilité du sol.. 12
2.2. Impact des DUS sur la croissance et le développement des cultures 13
2.3. Enjeux et risques d'utilisation des DUS en agriculture 14
1. Cadre d'étude 19
1.1. Situation géographique et organisation 19
1.2. Caractéristiques biophysiques 19
Pluviosité 19
11
3. Méthodologie d'étude 24
3.1. Enquête sur les fermes d'élevage 24
3.2. Enquête sur le maraîchage 25
3.4. Suivi des parcelles 27
Les échantillons de sol 27
Les échantillons de déchets et d'engrais minéraux 28
3.5. Analyses de sols 28
Les mesures du pH 28
Le dosage du carbone total du sol. 28
Le dosage de l'azote 28
Le dosage du phosphore total 28
Le dosage du potassium total 29
III
Les prix des produits .46
5. Effets des pratiques de fertilisation sur les indicateurs chimiques de fertilité des sols
...~ 62
5.1. Effets par site étudié 62
5.2. Discussion 64
5.3. Effets sur l'ensemble des sites étudiés 67
5.4. Discussion 69
Conclusion générale 71
Bibliographie 73
Annexes 80
IV
REMERCIEMENTS
v
r
t \.-~rÏ' ?ri.
- aux Dr. Savadogo Paul r:ttactIé de Recherches, Segda Zacharie tous au département
GRN/SP, Nacro H. Bismarck, Maître-assistant à l'IDR membres du projet FSP/Recyc1age
des déchets urbains solides en agriculture pour leurs apports multiples dans ce travail;
- au Dr. Kambiré S. Hyacinthe au département GRN/SP pour avoir contribué par ses critiques
VI
SIGLES ET ABREVIATIONS
AU: Agriculture Urbaine.
BRAKINA: Brasserie du Burkina.
BUNASOLS : Bureau National des Sols.
CREPA : Centre Régional pour l'Eau Potable et l'Assainissement.
DUS: déchets urbains solides.
FAO : organisation mondiale pour l'agriculture et l'alimentation.
IAGU : Institut Africain de Gestion Urbaine.
INADES : Institut Africain pour le Développement Economique et Social.
INERA : Institut l'Environnement et de Recherches Agricoles.
INSD: Institut National des Statistiques et de la Démographie.
IRD : Institut de Recherches pour le Développement.
MODECOM : Mode de Caractérisation des Ordures Ménagères.
OMS: Organisation Mondiale pour la Santé.
PDAV: Projet de Développement de l'Aviculture Villageoise.
RN : Route Nationale.
SDGD : Schéma Directeur de Gestion des Déchets.
SONABEL: Société Nationale de l'Electricité du Burkina.
TANALIZ: Tannerie Alizetha.
UNICEF: Organisation des Nations Unies pour
vu
LISTE DES FIGURES
Vlll
LISTE DES TABLEAUX
IX
Résumé
L'origine et les quantités des Déchets Urbains Solides (DUS) utilisés en culture
maraîchère dans la ville de Ouagadougou ont fait l'objet d'une identification de même que
l'impact des apports des DUS sur les indicateurs chimiques de fertilité des sols maraîchers
urbains. Une enquête a permis de caractériser 82 sur 111 fermes d'élevage situées à 25 km de
rayon de la ville et d'identifier les quantités de déjections produites par an et celles enlevées
par les producteurs de légumes. Une seconde enquête réalisée sur le maraîchage avec une
fraction de sondage de 1/5 a couvert 130 maraîchers repartis sur quatre sites: Tanghin,
Boulmiougou, Hôpital/Paspanga et Wayalghin. Elle a permis de faire une analyse socio
économique, organisationnelle en premier lieu et en deuxième lieu une analyse des moyens de
production, des types de fertilisants utilisés et des pratiques de fertilisations. Enfin, un suivi
des indicateurs chimiques de fertilité des parcelles a été effectué.
Les résultats sur les fermes d'élevages identifiées révèlent que les bovins suivis des les
ovins, les caprins, la volaille, les porcs et les lapins sont les principales espèces animales
élevées. Ces animaux produisent environ 3161 tonnes de déjections chaque année dont
seulement 1077 tonnes soit 34 % sont prises par les maraîchers. Près de 85 % des quantités de
déjections animales prises dans les fermes par les maraîchers sont des fientes de volaille.
L'analyse des caractéristiques des systèmes de production maraîchère des quatre sites d'étude
montre une plus grande intensification de la production sur le site de Boulmiougou. Huit
pratiques de fertilisation ont été identifiées et découlent de l'emploi de quatre fertilisants: les
engrais chimiques et trois types de DUS (le fumier, les déchets ménagers et les déchets de
l'abattoir frigorifique). Les fermes, les ménages, l'abattoir frigorifique, les marchés à bétail et
les décharges publiques sont les lieux d'approvisionnement par achat et ou par gratuité des
déchets. Les principaux engrais sont l'urée utilisée à de très fortes doses, le NPK utilisé à
doses faibles et le super triple phosphate (TSP) utilisé par quelques producteurs. Les doses
d'apport des DUS sont au dessus des normes de fertilisation organique à base de fumier
vulgarisées et dépendent du type de fertilisation (Tf) et des cultures pratiquées. L'études des
caractéristiques des sols montre que les teneurs en matière organique sont basses à
Boulmiougou et à Wayalghin et moyennes à très élevées sur les autres sites. Les moyennes
des teneurs en éléments majeurs N, P et K totaux des sols des parcelles issues des pratiques de
fertilisation (Tf) sont au dessus de celles des parcelles témoins (TO). Les pH sont alcalins et
augmentent légèrement en profondeur (l5-30cm et 20-40cm). Les rapports C/N aussi
augmentent en profondeur. Le logiciel XLSTAT/ANOVA révèl~ des différences hautement
significatives entre les pratiques e e 1 IsatI e es teneurs en matière organique, en l'azote
et phosphore totaux et des rapports C/N des sols. \ ~ ~~y... ~ ~~ .
x
INTRODUCTION
2
• identifier les principales espèces animales élevées dans les fermes urbaines et péri
urbaines de la ville de Ouagadougou;
• identifier les types, les quantités de DUS produits dans les fermes et celles enlevées
par les maraîchers ;
• déterminer les doses de DUS apportées pour chaque culture maraîchère en relation
avec les types de DUS utilisés;
• appréhender les niveaux de l'impact de ces apports sur les indicateurs chimiques de
fertilité des sols urbains maraîchers de la ville de Ouagadougou.
Nous partons des hypothèses suivantes:
• les modes de gestion de la fertilité des sols dans les périmètres maraîchers de la ville
de Ouagadougou ne sont pas conformes aux techniques recommandées et vulgarisées ;
• plusieurs types de DUS produits dans la ville sont utilisés dans les périmètres
maraîchers;
• les DUS améliorent la fertilité des sols;
• l'apport des DUS augmente la concentration du sol et des produits maraîchers en
métaux lourds au delà des seuils recommandés.
Le présent mémoire comprend trois chapitres en plus de l'introduction, de la conclusion
et des recommandations. Dans le premier, nous traitons de la revue de littérature relative à la
gestion des déchets et à l'agriculture urbaine. Le deuxième est consacré au cadre et à la
méthodologie de l'étude. Enfin, le troisième chapitre restitue les résultats suivis de leurs
discussions.
3
CHAPITRE 1 : GESTION DES DECHETS URBAINS ET
AGRICULTURE URBAINE
1. DECHETS URBAINS
4
• les déchets dangereux qui présentent des risques graves pour la santé, la sécurité
publique et l'environnement; leur nocivité étant liée à l'inflammabilité, à la corrosivité, à la
radioactivité et à la toxicité;
• les déchets biomédicaux ou déchets infectieux, produits après les soins donnés aux
patients.
La complexité de la définition de la notion de déchet pose un problème de classification.
Les déchets sont classés suivant leur origine ou suivant la nature du danger qu'ils font courir à
l'homme ou à son environnement (Gillet, 1986 ; Farinet et Niang, 2005).
En vue d'une valorisation agricole des déchets, Farinet et Niang, (2005) font la
classification suivante:
• les déchets urbains, dont l'élimination est prise en charge par les communes, soit
directement, soit par l'intermédiaire de contrats de fermage avec des sociétés spécialisées;
• les déchets industriels, produits par les entreprises industrielles, commerciales et
artisanales, dont l'élimination incombe généralement à ces établissements;
• les déchets agricoles, produits par les exploitations agricoles, les élevages ou les
industries agro-alimentaires artisanales.
Selon les mêmes auteurs, les déchets urbains représentent les déchets des ménages; les
déchets des activités économiques (papiers, cartons, plastiques et encombrants); les déchets de
nettoyage; les déchets d'assainissement. Les déchets industriels regroupent les déchets
banals, les déchets inertes et les déchets spéciaux (déchets dangereux et déchets toxiques).
Quant aux déchets agricoles, ils proviennent des exploitations (agriculture et élevage) et des
industries agro-alimentaires dites artisanales. Ils sont pour la plupart réutilisés directement sur
l'exploitation.
Pour nous, les déchets urbains solides (DUS) sont tout résidus solide produit et résultant
de l'influence de la ville sur les activités socio-économiques et culturelles, sur les systèmes de
production consommation existant. Nous convenons avec tous ces auteurs que les DUS sont
une ressource utilisable. Leur origine et leur nature peuvent servir pour la classification.
5
est de faire de la gestion des déchets une composante fondamentale des programmes de
développement.
Cependant, les compétences des communes relatives à la gestion des déchets urbains et
des déchets industriels sont définies par la Loi nO 044 / 98 / AN portant organisation de
l'administration du territoire au Burkina Faso et la Loi nO 005 / 97 / ADP du 30 janvier 1997
portant code de l'environnement au Burkina Faso (SDGD, 2000). Le décret conjoint nO 98 -
323 / PRES / MEE / MAT / MIHU / MS du 28 juillet 1998 portant réglementation de la
collecte, du stockage, du transport, du traitement et de l'élimination des déchets définit ces
compétences, les responsabilités et obligations spécifiques des communes en matière de
collecte et de traitement des déchets urbains:
• la Loi portant Organisation de l'Administration du Territoire au Burkina Faso confère
aux communes une compétence générale, uniquement en matière d'enlèvement et
d'élimination des déchets ménagers;
• le décret conjoint identifie les éléments composant les déchets urbains et les déchets
industriels ;
• le code de l'environnement définit les conditions générales applicables à l'ensemble
du pays et spécifie les compétences particulières des autorités locales, dont les communes.
Le code de l'environnement adopte le 28 juillet 1998, un décret définissant au niveau
national, les conditions générales pour la collecte, le stockage, le transport, le traitement et
l'élimination des déchets urbains; les communes peuvent adopter des dispositions spécifiques
respectant ces conditions générales. Il prévoit l'adoption d'un cahier de charges dit sectoriel
où sont contenues au plan national, les conditions matérielles et techniques de stockage, de
traitement, de recyclage, de transport et d'élimination des déchets industriels et assimilés. Il
ne prévoit pas de compétences pour les communes en cette matière. Enfin, le code de
l'environnement prévoit l'adoption d'un cahier de charges générales spécifiant les conditions
d'élimination des déchets industriels et les conditions d'hygiène et de sécurité afférentes, et
confère aux communes, la possibilité d'adopter des dispositifs les concernant.
Des améliorations qualitatives existent en matière de législation et de réglementation
portant sur la gestion des déchets au Burkina Faso. Cependant, la façon actuelle de gestion
intègre moins ces produits dans le processus de développement notamment leur valorisation
comme matière première en agriculture.
6
1.3. Gestion des déchets urbains solides dans la ville de Ouagadougou
L'évacuation des déchets urbains solides dans la ville a commencé depuis les années
1968 avec des tracteurs remorques.
De 1974 à 1978 l'entreprise Nacoulma prend en main le service à la suite de difficultés
de gestion publique des équipements.
En 1984, les Services d'Entretien, de Nettoyage et d'Embellissement (SENE) sont nés
puis remplacés en 1986 par l'ONASENE (Office National des Services d'Embellissement et
de Nettoyage). Désormais, sur le plan national, la gestion des ordures dans les villes incombe
à l'ONASENE. Il fit promouvoir le secteur privé avant de disparaître à son tour en 1996.
Depuis une quinzaine d'années, le secteur informel et des structures associatives et
privées se sont engagés pour l'évacuation des déchets urbains à Ouagadougou comme dans
les autres villes du pays (Kaboré, 2004).
L'Etat.
L'Etat élabore des lois et décrets et veille ainsi à leur application. Il assure la mise en
œuvre des décisions et la réalisation des infrastructures d'assainissement, de collecte et de
traitement des déchets à travers les institutions suivantes :
• le ministère de l'environnement et du cadre de vie;
• le ministère de la santé;
• le ministère des infrastructures, de l'habitat et de l'urbanisme;
• le ministère de l'administration territoriale et de la décentralisation.
De façon générale, les actions de l'Etat sont: un rôle de promotion de la recherche et de
la diffusion des résultats; un rôle de réglementation et de contrôle; un rôle d'assistance
technique et de formation des acteurs; un rôle de financement des investissements.
La municipalité.
Les communes sont chargées de :
• l'élaboration du Schéma Directeur et de plan de gestion des déchets;
• l'organisation et le suivi des activités de pré collecte et de collecte des déchets;
• l'organisation et le suivi des activités de transport, de mise en centre d'enfouissement
technique et de valorisation;
7
• la réglementation et le contrôle à l'échelle de la commune.
Elles agissent en collaboration ou en concertation avec les entreprises privées et les
ONG exerçant leurs activités dans le domaine de l'assainissement.
A Ouagadougou, le service communal qui a en charge l'assainissement et la gestion des
déchets urbains est la Direction de la Propreté de la Commune de Ouagadougou. Elle a pour
missions essentielles, la gestion de la propreté urbaine et la gestion des pompes funèbres et
des cimetières. Dans sa mission de gestion de la propreté urbaine, les tâches qui lui sont
assignées sont:
• l'enlèvement et le transport des ordures ménagères, des déchets encombrants et des
déchets de démolition;
• le nettoyage des voies et places publiques;
• le curage des caniveaux, des égouts et dalots;
• l'évacuation des produits de curage;
• le traitement et la valorisation des déchets;
• la gestion des eaux usées et des excréta; la lutte contre l'insalubrité, les pollutions et
les graffitis et affichage sauvage.
La Direction des Services Techniques Municipaux (DSTM) intervient pour la réparation
et la mise en route du matériel roulant et autres.
Les ONG.
Les ONG ont un rôle:
• d'appui conseil (Centre Régional pour l'Eau Potable et l'Assainissement à faible
coût: CREPA) ;
• de conception d'outils de gestion, de ramassage et de valorisation des déchets;
• d'appui technique et financier (Institut Africain de Gestion Urbaine: IAGU , Cellule
d'Appui à la Petite Entreprise: CAPEO, CREPA , UNICEF) aux associations. On peut citer
aussi la Banque Mondiale, 1'ONG Eau, Agriculture et Santé en milieu Tropical (EAST), etc.
8
Le service de pré collecte est rendu à raison de cinq cents (500) à mille (l 000) Francs
CFA par mois et par concession. On compte plus de dix huit (18) entreprises privées actives et
une quinzaine d'associations dans la commune de Ouagadougou qui s'occupent de la gestion
des déchets.
Il existe trois catégories de système de collecte: le ramassage des tas au sol, le porte à
porte et la collecte par containers.
Le ramassage des tas au sol est réalisé par les engins de la commune au niveau des
quartiers périphériques ou les ordures sont déversées sur des dépôts intermédiaires.
Le porte à porte est assuré par les bennes tasseuses de la municipalité; le privé et les
abonnés. L'abonnement s'effectue suivant un contrat mensuel d'un montant de 500 à 1000 F
CFA pour les ménages et de 1000 à 3000 FCFA pour les services.
La collecte par containers est réservée aux secteurs centraux de la ville
(l'arrondissement de Baskuy).
Les déchets ainsi collectés sont acheminés vers le Centre d'Enfouissement Technique
de Ouagadougou (CETO) ; forme actuelle de la gestion par les communes. Aujourd'hui, on
assiste toujours aux dépôts désordonnés des déchets et leur accumulation dans les espaces
vides, sur les rues et dans les caniveaux.
9
1.4. Caractéristiques et composition des déchets urbains solides
Pour une bonne gestion des déchets, la connaissance de leur composition est un
préalable indispensable. La connaissance de la composition des déchets permet d'opérer des
choix techniques et d'organisation et, une meilleure maîtrise des coûts. Savadogo et al. (2005)
utilisant la méthode de caractérisation des ordures ménagères Mode De Caractérisation des
Ordures Ménagères (MODECOM) élaborée en 1993 par l'Agence pour la Défense de
l'Environnement et la Maîtrise de l'Energie (ADEME), sont parvenus aux résultats suivants à
Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso (figure 1).
10
Tableau 2 : Composition physique (pondérale et centésimale) des DUS
Composantes Poids (kg) Pourcentage
Déchets bruts 8728,60 100,00
M.O. et terreaux 7582,60 86,87
Déchets domestiques 200,00 2,29
Métal et verre 240,60 2,76
Papier et carton 87,00 0,99
Piles et batteries 16,60 0,19
Déchets biomédicaux 8,00 0,09
Déchets plastiques 321,90 3,69
Autres (objets non classés) 271,90 3,12
Total 8728,60 100,00
Cette composition des DUS vane avec le temps suivant la complexité des activités
sociales et économiques. Selon IAGU (1992), la production spécifique, la densité et la
composition des déchets varient en fonction du niveau de vie.
Pour tous ces auteurs, les déchets des villes comportent d'importantes proportions de
matières biodégradables.
Quant à la composition chimique des DUS, Kaboré (2004) indique que dans la fraction
0-2 mm, celle-ci varie avec le temps de dépôt:
• le rapport C/N des déchets frais baisse de 40 % en espace de quatre mois, passant de
35 à 27 en deux mois et à 21 en quatre mois;
• les teneurs en azote passent de 3,54 g / kg de déchets frais à 2,79 g / kg de déchets de
quatre (04) mois;
• par contre, les DUS de deux mois sont riches en phosphore et, cette richesse serait
faiblement corrélée au temps de dépôt;
• enfin, les pH eau et pH KCl restent neutres pour tous ces DUS.
Bilgo et al. (1997) ont observé également que les déchets agro industriels sont riches en
matière organiques et en phosphore et, présentent un pH voisin de la neutralité.
La composition des DUS révèle ainsi leur intérêt pour l'agriculture.
Cependant, ils contiennent des éléments indésirables comme les métaux lourds, les
polluants organiques et les micro-organismes pathogènes (Farinet et Niang, 2005).
Il
Les métaux lourds sont contenus dans l'air, dans les eaux, dans les engrais et produits
phytosanitaires et dans les déchets. Ils sont classés selon Miquel et Poignant (1999), en trois
grandes catégories: les métaux lourds toxiques pour la santé qui sont le mercure, le cadmium,
le chrome et le plomb; les métaux lourds moyennement toxiques qui sont le cuivre, le nickel;
les métaux faiblement toxiques tels que le fer ou l'aluminium.
Les polluants organiques sont essentiellement des produits pétroliers, des solvants de
synthèse organique, des hydrocarbures polycycliques aromatiques (HPA), des hydrocarbures
polycycliques aromatiques chlorés (HPCB) et des résidus de produits phytosanitaires à base
de chlore tels que les insecticides, les fongicides et les herbicides (Farinet et Niang, 2005).
Pour les micro-organismes pathogènes, il s'agit des salmonelles (bactéries), des œufs de
parasites comme les helminthes pathogènes et les entérovirus (Farinet et Niang, 2005).
Les déchets constituent une matière valorisable en agriculture en raison de leur richesse
en matières biodégradables et en éléments nutritifs. Les éléments indésirables qu'ils
renferment nécessitent des moyens efficaces pour valoriser au mieux leur potentiel agricole.
2.1. Impact des DUS sur les indicateurs chimiques de fertilité du sol
12
Par contre, partant des teneurs en carbone, Lompo et al., (2002) distinguent des sols très
pauvres, pauvres dans le site de Boulmiougou à riches dans le site de Paaspanga en matières
organiques d'ailleurs mal décomposées (12<CfN<25), des sols pauvres en azote, pauvres à
moyen en phosphore total mais par contre riches à très riches en phosphore assimilable. En
comparaison à des études de BUNASOLS (1998), selon ces même auteurs, l'ensemble des
sols étudiés restent pauvres en éléments fertilisants majeurs N, P et K.
Dans tous les cas, c'est la teneur en matière organique contenue dans les DUS apportés
qui apparaît comme le facteur essentiel pour le maintien de la fertilité des sols. En effet, la
matière organique intervient au niveau des propriétés chimiques, physiques et biologiques des
sols par le processus de la minéralisation, biodégradation et humification (Sédogo, 1977).
Pour certains auteurs, la richesse en humus des sols exprime leur fertilité (Sedogo,
1977 ; Feller et al., 1977 ; Feller, 1980 et Gillet, 1986).
L'humus se fixe généralement aux minéraux argileux et forme le complexe absorbant
ou complexe argilo humique. Le complexe argilo humique est l'élément régulateur des
réactions du sol et le stimulant de toutes les activités biologiques du sol (Gillet,1986).
Les DUS améliorent considérablement les indicateurs chimiques de fertilité du sol.
C'est ce qui explique les besoins exprimés par les producteurs.
Les ordures des villes d'Afrique Noire sont assez riches en matière organique fraîche.
Selon Tricaud (1996), elle est estimée à plus de 80 %.
L'impact de la matière organique sur la croissance, le développement et la production
des végétaux n'est plus à démontrer. Sanchez (1976) et Nicou (1991) cité par Kaboré (2004),
montrent que l'apport de matière organique est bénéfique sur les rendements des cultures et
permet d'améliorer la productivité de l'agriculture.
L'utilisation des déchets en agriculture céréalière entraîne une augmentation des
rendements proportionnellement aux quantités de déchets apportées (Gnankambary et al.,
2000). Kaboré (2004) indique une augmentation de la croissance en hauteur des cultures de
sorgho ayant reçues des apports de déchets urbains solides. Cette croissance par rapport aux
sols témoins sans apport de déchets est perceptible à partir d'une certaine période (entre le
ème
lOème et le 15 jour après semis); date à laquelle la croissance est accélérée. Sur la
production en matière sèche du sorgho, il indique une augmentation significative des
biomasses aériennes mais pas la biomasse racinaire.
Les études sur les cultures maraîchères sont cependant peu existantes.
13
2.3. Enjeux et risques d'utilisation des DUS en agriculture
La valorisation des DUS en agriculture urbaine et périurbaine contribue pour une large
part à l'assainissement des villes en même temps qu'elle augmente le niveau de la matière
organique du sol. Elle constitue une solution sérieuse pour lutter contre la dégradation des sols
en améliorant la stabilité structurale. Aussi, elle diminue les coûts de gestion des déchets des
villes par les municipalités.
Mais l'utilisation des DUS en agriculture est cependant limitée du fait des risques liés
aux pertes de nutriments par leur usage abusif. Leur emploi est aussi limité du fait de la
présence des métaux lourds, des polluants organiques et des micro-organismes pathogènes
susceptibles d'affecter directement les cultures, les animaux et les hommes, ou migrer vers les
eaux souterraines ou superficielles (Farinet et Niang, 2005).
Lorsque les éléments nutritifs sont employés de façon abusive sur les parcelles, ils
peuvent laisser des résidus dans les cultures ou dans la nappe phréatique, et avoir ainsi des
effets négatifs sur la santé des agriculteurs et des citadins. Selon la Commission de l'OMS
pour la Santé et l'Environnement (1992), les risques de pollution des cultures ou de la nappe
phréatique liés à l'usage intensif des inputs agricoles sont plus élevés dans le domaine de
l'horticulture intensive à visée commerciale notamment la production de légumes que dans
l'agriculture traditionnelle et de subsistance du fait des utilisations différentes de ces produits.
Farinet et Niang (2005) affirment que les excès d'apport nutritif aux cultures entraînent
parfois des dysfonctionnements dus à l'accroissement des formes solubles d'azote et de
phosphore dans les milieux aquatiques.
14
dans le sol mais peut en accroître la concentration en cadmium. Ces deux auteurs affirment
que les sols de la plupart des villes des pays en développement contiennent suffisamment de
métaux lourds pour causer des symptômes d'intoxication aiguë. Ils ajoutent que leur
concentration accrue et prolongée dans la chaîne alimentaire humaine peut avoir des effets
carcinogènes et mutagènes notables sur la santé. Les effets toxiques dépendent principalement
des quantités accumulées et des formes chimiques dans le sol. A cet effet, IRD Brésil (2005)
indique que l'existence de métaux lourds sous des formes solubles et échangeables, défini le
potentiel polluant et l'impact sur la qualité des sols et des eaux ainsi que sur la toxicité pour
les plantes et les autres organismes. Pour cet auteur, la présence de ces éléments toxiques avec
des biodisponibilités variables peut induire un gradient de pression qui va influencer la
biodiversité ou la capacité de développement normale des plantes naturelles ou cultivées.
L'absorption de ces éléments par les plantes est variable. Généralement, les plus
grandes quantités de métaux lourds s'accumulent dans les feuilles; et les quantités moindres
se retrouvent dans les semences (Henk et Karen, 2000). La consommation par 1'Homme ou
par les animaux de produits contaminés est à l'origine de troubles divers et de maladies graves
dus aux dysfonctionnements de cellules de l'organisme.
Les composés organiques surtout les hydrocarbures, sont fortement nuisibles à la flore
et la faune des eaux et du sol à l'exception de quelques microorganismes (Haupt et al., 1996).
Selon les mêmes auteurs les aromates sont moins facilement décomposables que les composés
aliphatiques par la radiation solaire et les microorganismes.
Certains animaux vecteurs de nombreuses maladies transmissibles à l'Homme sont
attirés par les déchets et les activités agricoles. C'est le cas du paludisme dû aux moustiques,
de la peste due aux rats, de la dysenterie amibienne et bacillaire, etc. Le recyclage des eaux
usées et des déchets organiques solides d'origine urbaine peut engendrer aussi la
contamination des cultures par les helminthes.
3.1. Concept
Selon Schilter (1991), l'agriculture urbaine (AU) diffère de l'agriculture rurale par sa
localisation en ville et par certains éléments des pratiques culturales ou modes de production.
15
Pourtant, la délimitation entre la ville et la campagne n'est pas toujours nette car, elle
dépend non seulement de la ville mais aussi de la discipline et du pays. Tricaud , (1996) fait
une distinction entre la ville et la campagne à travers des caractères distinctifs (la densité des
espaces bâtis et revêtus ; le caractère monétaire des productions, la pression foncière, ... ) qui
suivent un gradient croissant ou décroissant lorsque l'on s'éloigne du centre. Il ajoute que ce
gradient permet d'identifier des espaces urbain, rural ou péri urbain sans pour autant tracer
des limites précises. Moustier et Fall (2005) pensent que les liens entre la ville et l'agriculture
sont au cœur de l'identité de l'agriculture urbaine. L'agriculture urbaine ne s'arrête donc pas
aux limites administratives de la ville, mais elle s'arrête par l'influence de la ville sur le
système de production adapté aux besoins de la ville (demande en légumes, fruits et aliments
de base) ou à l'offre (foncier, infrastructure, main-d'œuvre, fertilisants, ... ) ou encore adapté
aux ressources (eau usée, déchets urbains, ... ) dont dispose la ville. Ainsi, l'AU situe
l'ensemble des cultures pratiquées dans les périphéries (agriculture péri urbaine) et celles
faites en pleine ville (agriculture intra urbaine). Elle comprend les produits provenant de
l'agriculture, de l'élevage, de la pêche, et de la sylviculture ainsi que leurs fonctions
écologiques (FAO, 1996).
De nos jours, l'agriculture urbaine est une pratique; une activité économique et sociale,
à la fois ancienne et presque universelle (Traoré, 2000; Doucouré et Fleury, 2005);
malheureusement mise en marge de la loi ou de la pratique ordinaire de l'urbanisme. Elle
serait apparue au même moment que les champs de case recyclant ainsi d'énormes quantités
de déchets produits dans les villes. Elle contribue alors à assainir les villes, à réduire le
chômage et à assurer la sécurité alimentaire.
L'agriculture couramment pratiquée en milieux intra urbain et péri urbain dans les pays
sahéliens, emploie environ 200 millions d'habitants des villes de ces pays (Cissé et al., 2002).
On peut distinguer à Ouagadougou, l'élevage; les cultures pluviales, le maraîchage et
l'horticulture.
16
production. On peut y compter également des fonctionnaires à la retraite ou proche de la
retraite mais aussi des membres de familles de certains fonctionnaires surtout dans les
casernes militaires et autres enceintes de services. Cette production occupe la période de juin
à octobre.
Le maraîchage a été introduit au Burkina Faso dans les années 1920-1930 par les
missionnaires blancs et des fonctionnaires de l'administration coloniale pour leurs propres
besoins (Keïta, 1995). Les techniques de production se sont transmises par les serviteurs des
résidences coloniales, les catéchistes et anciens militaires; et l'activité s'est vite développée
après la sécheresse des années 1970. Par la suite, les fonctionnaires nationaux et leurs familles
dans les grandes villes vont devenir de véritables clients maraîchers; justifiant ainsi
l'augmentation des ceintures de jardins dans et autour des grands centres urbains du pays.
A Ouagadougou, les cultures maraîchères sont localisées le long des canaux pluviaux à
ciel ouvert, autour des barrages et des bas-fonds, dans des parcelles à usage d'habitation non
encore mise en valeur, dans les champs périphériques. Gillet (1977) distingue 640 maraîchers
disposant chacun 6,25 are et situés dans la ceinture verte de Ouagadougou et 80 autres
maraîchers du projet Bassako circonscrit à une distance moyenne de 10 km et qui dispose
chacun 0,25 hectare. Les superficies cultivées et le nombre de maraîchers sont en
accroissement continu. Morez (1987) évalue environ 600 ha de terre cultivée en maraîchage
pour la ville. Cissé (1997) compte 48 sites de maraîcher cultures parmi lesquels six (6)
représentent à eux seuls 55 % de la superficie. Ce sont: Boulmiougou , Tanghin , Canal
centrallhôpital , Tannerie, Abattoir et BRAKINA. L'activité se déroule toute l'année mais
occupe le moins de superficie en hivernage à cause de l'inondation des parcelles et des
difficultés de réussite de certaines spéculations. Ces superficies augmentent progressivement
au cours de la saison sèche au fur et à mesure que les parcelles se drainent et que les barrages
se vident et atteignent un maximum (équilibre entre besoin en eau et disponibilités en eau et
période propice de production maraîchère) avant de rechuter. En saison pluvieuse, la
céréaliculture occupe bons nombres de producteurs. Le pic de production est réalisé en janvier
février. Plusieurs espèces sont cultivées. Le maraîchage pratiqué autour des barrages à
Ouagadougou constitue une source importante de nourriture et de revenus pour de nombreux
ménages pauvres en milieu urbain (Cissé et al., 2002). Il procure au producteur un revenu
monétaire additionnel (Keïta, 1995). Il participe à l'approvisionnement de la ville en produits
frais et à la création d'emplois; facteurs de l'équilibre social. Le maraîchage améliore la
17
qualité du régime alimentaire ainsi que la qualité de l'air. De plus, l'activité contribue à
l'amélioration de l'équilibre de la balance commerciale du pays par l'exportation.
L'horticulture semble une activité de spécialistes menée spécifiquement en ville pour
satisfaire les besoins croissants des villes pour l'embellissement et l'amélioration du cadre de
vie aujourd'hui une préoccupation des maires et des citadins.
3.2.3. L'élevage
18
CHAPITRE II : CADRE ET METHODOLOGIE DE L'ETUDE.
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1. CADRE D'ETUDE.
Ouagadougou, capitale du Burkina Faso en plein cœur du pays est située entre 12°30 et
12°25 de latitude Nord et 1°27 et 1°35 de longitude Ouest. La ville est située sur un plateau à
une altitude d'environ 300 m. Elle est désenclavée par trois principales voies routières: la
route Nord-Sud qui conduit à la Côte d'Ivoire, la route Est-Ouest reliant le Niger au Mali et la
route Centre Sud la reliant avec le Ghana.
La commune couvre une superficie de 52 000 hectares dont près de 21750 hectares de
surface urbanisée et 30250 hectares de surface dite rurale (Commune de Ouagadougou, 2004).
La surface urbaine comprend:
• une zone occupée (57,8% en 1995) dans laquelle on retrouve les loties équipées, les
loties non équipées et la zone d'habitats spontanés;
• une zone non occupée (42,2% en 1995) qUI se distingue par les barrages, les
reboisements, les espaces constructibles, les espaces verts.
La ville est organisée depuis 1995 en cinq arrondissements communaux: Baskuy,
Bogodogo, Boulmiougou, Nongremason et Sig-Nonghin et en trente secteurs avec dix sept
(17) villages rattachés. L'arrondissement de Baskuy comprend douze secteurs centraux (1 à
12). Les quatre autres arrondissements comprennent les secteurs périphériques et les dix sept
villages rattachés.
1.2.1. Climat
Pluviosité.
La ville est située dans la zone soudanienne septentrionale du Burkina Faso (Guinko,
1984) et est caractérisée par deux saisons. La saison sèche longue de sept mois, dure de
novembre à mai. La deuxième saison ou saison des pluies dure cinq mois et s'étale de juin à
octobre. Les pluies sont conditionnées par la montée du Front Inter Tropical (FIT). Elles
connaissent une mauvaise répartition dans l'espace et dans le temps. L'alimentation en eau
des barrages; tributaire de la pluviosité subit en conséquence cette mauvaise répartition se
19
traduisant par des mauvais remplissages des barrages d'une année à l'autre et au cours de la
même année.
20
• les solnetz qui sont des sols halomorphes dont la genèse est liée à la présence du
chlorure de sodium géologique.
1.2.3. Hydrographie.
21
2.1. Caractéristiques socio-démographiques
2.1.2. Migration
Selon INSO (2003), 43 % des habitants de Ouagadougou étaient des migrants. Près de
la moitié des migrants se sont installés il y a moins de 10 ans et un quart il y a moins de 20
ans. Ce phénomène concerne les nationaux. Environ 98,5 % des migrants viennent de
l'intérieur du pays. Les régions du Centre Est, du Centre Ouest, du Centre Sud, des Hauts
bassins, du Plateau central et du Nord sont touchées par ce phénomène national.
Les raisons sont variées: les uns pour rejoindre leur famille (56,7 %) et les autres soit
pour trouver un emploi (86,5 %), soit pour poursuivre des études (12 %).
L'agglomération de Ouagadougou compte 368 000 actifs (U'J"SO, 2003). Les retraités
représentent 3 % des actifs parmi lesquels 6,7 % sont des invalides ou malades de longue
durée. La même source rapporte que le taux de chômage au sens du Bureau International du
22
Travail (BIT) s'élève à 15,4 %. Le secteur informel accueille 74,3 % des actifs occupés contre
seulement 13 % pour le secteur privé formel. Le secteur public fournit 12,7 % des emplois.
23
3. METHODOLOGIE D'ETUDE.
Les rencontres et les échanges informels avec les agents d'élevage de l'Etat et des
présidents de certaines associations des éleveurs dans la ville de Ouagadougou ont porté sur la
répartition et la localisation des fermes d'élevage dans l'espace et sur l'organisation des
producteurs. Cela a permis le choix des six principaux axes routiers nationaux qUI
désenclavent la ville comme axes de repère et de localisation des fermes. Ce sont:
• la route nationale 1 qui est en fait, l'axe routier Ouaga - Bobo;
• la route nationale 2 reliant Ouagadougou à la ville de Ouahigouya;
• la route nationale 3 qui remonte vers Kaya ;
• la route nationale 4 ou axe Ouagadougou - Fada N'Gourma ;
• la route nationale 5 ou axe Ouaga - Pô ;
• la route nationale 6 qui relie Ouagadougou à la ville de Léo.
A l'issu des entretiens, une fiche d'enquête a été élaborée. Elle a porté essentiellement
sur les points suivants:
• la localisation de la ferme (secteur ou la zone) et l'identification de l'enquêté
(propriétaire de la ferme ou employé) ;
• l'âge d'exercice de son activité de fermage ou d'employé) ;
• les animaux élevés (espèces et leurs effectifs) ;
• le type d'alimentation;
• le type de production (viande, lait, œufs, ... ) et sa liaison avec les activités agricoles
(maraîchage, céréaliculture et floriculture) ;
• les déchets produits (quantités de déchets produits par période, quantités enlevées par
les maraîchers) ;
• la zone d'origine des maraîchers utilisant les déjections des animaux (secteur de la
ville, même région que la ferme) ainsi que leur nombre.
(Cf. annexe 1)
24
3.1.3. Echantillonnage des fermes
Nous avons procédé à une identification exhaustive des fermes sur un rayon de 25 Km
de la ville. Pour cela, nous avons adopté la méthode d'échantillonnage porte à porte avec
l'accord du propriétaire de la ferme. Cette précaution était nécessaire à cause de la méfiance
des fermiers vu la nature de leurs activités. Le nombre total de fermes enquêtées a été de 82
sur 111 identifiées vue la méfiance et la réticence de certains employés ou parfois des
propriétaires eux mêmes.
Les quantités de fumier produit dans les fermes ont été exprimées en nombre de
chargement charrette à tombereau ou en nombre de chargement camion benne de 6 m 3 ou
encore en nombre de sacs en polyéthylène uniquement chez les éleveurs de pondeuses. Nous
avons ainsi déterminé les poids en kg des chargements en charrette et en benne en utilisant
deux facteurs de conversion. Il s'agit de celui de Zougmoré et al. (2000) chez les fermes
d'élevage de bovins et de celui de INADES-Formation Burkina (2003) chez les fermes
d'élevages mixtes. A partir des travaux de Zougmoré et al. (2000) et de la capacité d'une
brouette, nous avons fait une extrapolation pour déterminer le nombre de charretées contenu
dans une benne de 6 m 2, ce qui a rendu les calculs possibles (Cf. annexe 3). Chez les fermes
d'élevage de volaille nous avons déterminé les poids moyens de chaque type de sac rempli de
fiente par pesées. Les poids moyens ont été calculés à partir de trois pesées par type de sac par
ferme.
25
3.2.2. Sélection des sites
Le choix des sites a été guidé par la sortie exploratoire de terrain. Cette sortie a permis
d'identifier sur chaque site visité, l'existence des critères suivants:
• l'accessibilité à la zone;
• l'organisation des producteurs;
• la répartition des producteurs par genre (existence de femmes, de vieux et de jeunes) ;
l'utilisation de déchets bruts pour la production;
• les types de déchets utilisés.
Les échanges informels avec les maraîchers, des techniciens publics d'agricultures et
l'examen des critères de sélection identifiées lors de la sortie exploratoire ont soutenu le choix
sur quatre sites :
• le site de Tanghin au secteur 24 situé près du Projet de Développement de l'Aviculture
Villageoise (PDAV);
• le site de Boulmiougou situé à la périphérie de la ville dans les secteurs 17 et 18 est le
plus vieux et le plus grand de la ville où on rencontre les plus grands maraîchers;
• le site HôpitallPaspanga aussi situé au centre ville et près du projet PDAV où la
majorité des producteurs travaille pendant toute l'année;
• le site de Wayalghin situé au secteur 27 proche de l'abattoir frigorifique.
Les échanges informels avec les maraîchers, les techniciens d'agricultures et des
rencontres ont permis d'améliorer et d'élaborer une fiche d'enquête socio agronomique (Cf.
annexe 2).
L'échantillonnage s'est basé sur le principe du choix des producteurs suivant quatre
directions Est, Ouest, Nord et Sud. Nous avons utilisé une fraction de sondage de 1/5 (20 %).
Cependant, compte tenu de la période du déroulement de l'enquête et de la disponibilité des
maraîchers, il ne nous était possible d'enquêter que sur un nombre réduit de maraîchers.
Au total, 130 maraîchers ont été couverts par l'enquête; dont 29 pour chacun des deux
sites que sont Tanghin et HôpitallPaspanga ; 30 à Wayalgin et 42 autres maraîchers sur le site
de Boulmiougou.
26
3.4. Suivi des parcelles.
Il a tenu compte des facteurs types de cultures et modes de fertilisation sur chacun des
quatre sites d'étude. Six cultures ont été retenues à partir de trois types de légumes.
Type 1 : légumes feuilles; la laitue directement consommée et le chou consommée après
cuisson, sur les quatre sites.
Type 2 : légume racine; la carotte sur les quatre sites.
Type 3 : légume fruit; le poivron sur le site de Tanghin, le concombre à Boulmiougou et
l'aubergine sur les sites de l'Hôpital/Paspanga et Wayalghin.
Pour constituer l'échantillon total, nous avons procédé à un tirage de cinq producteurs
par type de légume et par mode de fertilisation sur chacun des sites.
27
Les échantillons de déchets et d'engrais minéraux
Les déchets et ou les engrais chimiques ont été prélevés chez chaque maraîcher. Pour
les déchets, il s'agit des déchets ménagers, des déchets de l'abattoir ou des déjections des
animaux. Les déjections des animaux sont déposées en tas soit par type d'animal, soit de deux
ou plusieurs animaux. Conjointement aux prélèvements de sol, tout déchet ou tout engrais
dont dispose le maraîcher lors de ce travail, a été prélevé. Les analyses de ces échantillons ne
font pas partie du présent document.
Les mesures du pH
Les mesures du pH ont été faites par la méthode électrométrique utilisant un pH-mètre à
électrode en verre et à lecture directe. Le rapport 1/ 2,5 a été utilisé selon la norme de AFNOR
(1981) de préparation de la solution de lecture, pour le pH(eau) et le pH (KCl).
Le dosage de l'azote
Le dosage est fait par minéralisation selon la méthode de Kjeldahl. Une prise d'essai de
2 g de sol par échantillon prélevé est minéralisée en milieu acide sulfurique (H 2S04)
concentré additionné de l'acide salicylique. Le tout est porté à ébullition et en présence du
sélénium comme agent catalyseur. Ce qui converti l'azote organique en sulfate d'ammonium
(NH4)S04. Les ions ammoniums (NH 4+) formés après minéralisation sont alors déterminés
directement par auto-analyse c'est à dire par colorimétrie automatique sur le SKALAR.
28
Le dosage du potassium total
La méthode de minéralisation est identique à celle de l'azote total. Le potassium est
dosé au spectrophotomètre à émission de flammes.
29
CHAPITRE III : RESULTATS DISCUSSIONS.
1.1.1. Résultats
Tableau 4 : Les principaux types d'élevages et leurs effectifs (nombre de têtes) dans les
fermes de la zone urbaine et péri urbaine de Ouagadougou.
Axes Bovins Ovins et Porcins Lapins Poules pondeuses et Nombre de
caprins races locales fermes
RN 1 277 187 76 0 3672 13
RN2 104 73 0 0 1200 5
RN3 698 216 87 132 14749 27
RN4 228 132 0 0 7476 8
RN5 166 111 107 21 23454 8
RN6 293 308 156 42 1734 21
Totaux 1766 1027 426 69 52285 82
RN= route nationale.
L'analyse du tableau 4 montre que les types d'élevages rencontrés dans les fermes sont
essentiellement les ruminants à savoir les bovins et les petits ruminants, la volaille, les porcins
et les lapins.
L'enquête révèle que les ovins, les caprins, les poules de race locale, les pondeuses et
les pintades sont les principales espèces élevées en plus des bovins, des porcs et des lapins.
Suivant les axes routiers nationaux, on note une densification importante des élevages
de fermes le long des routes nationales 3, 6, 5 et 1. Pour les bovins, la route nationale 3
enregistre l'effectif le plus élevé qui envoisine 700 têtes. Elle est suivie des routes nationales
6 et 1 qui comptent respectivement 293 et 277 têtes. L'axe numéro 6 vient en tête pour la
production des petits ruminants avec un effectif total de 308 têtes contre 216 et 187 têtes
respectivement pour les axes numéro 3 et 1. L'effectif le plus important pour la production de
volaille est enregistré sur la nationale 5 avec 23454 têtes. La nationale 3 se place en seconde
30
position avec 14749 têtes, suivie de la RN 4 et de la RN 1 avec des effectifs respectifs de
7476 et 3672 têtes de volaille. L'élevage des porcins fournit l'effectif le plus important sur la
RN 6 tandis que un effectif important de 132 têtes de lapins est emegistré sur l'axe numéro 3.
1.1.2. Discussion
Les résultats sur les principales espèces élevées dans les fermes s'apparentent à ceux de
l'enquête menée sur les élevages urbains à Ouagadougou par le MARA (1996). En effet, cette
enquête trouve que les bovins, les ovins, les caprins, les porcs et la volaille sont les principaux
animaux élevés dans la ville de Ouagadougou.
Selon nos résultats, l'intensification des activités d'élevage de fermes le long des axes 3,
5,6 et 1 se justifie par plusieurs raisons. L'atout majeur que bénéficient les fermes sur l'axe 3
est non seulement l'existence de la retenue d'eau importante (le barrage de Loumbila) mais
aussi l'existence de certains services. En outre, autour du Projet de Développement de
l'Aviculture Villageois (PDAV) et du Central des Nouvelles Productions Animales (CNPA)
se développe une importante activité d'élevage de pondeuse. L'existence de l'abattoir
frigorifique et de la BRAKINA le long de cet axe constitue un facteur essentiel du
développement de l'embouche bovine à Nioko II et dans les secteurs environnants. Le
système intensif d'élevage de bovins dans la ferme expérimentale de Loumbila a contribué
fortement aux effectifs de cet axe. Les axes 5 et 6 disposent d'un atout favorable en ressources
eau et fourrage. Cette zone appartient aux domaines Sud et Sud-Ouest de la ville caractérisés
par des retenues d'eau et des rivières importantes. La retenue d'eau de Boulmiougou et ses
rivières favorisent aussi le développement de la production animale.
1.2.1. Résultats
31
Tableau 5: Pourcentages et nombres moyens de têtes des animaux par types d'élevages
rencontrés.
Types d'élevages Nombres % par rapport au Nombres moyens
d'élevages nombre total des de têtes par type
de fermes élevages d'élevage
Bovins 56 40,58 31 ± 40
Ovins et caprins 43 31,16 24 ± 15
Volaille 21 15,22 2477 ± 5024
Porcins 12 8,69 49 ± 41
Lapins 6 4,35 33 ± 33
Totaux 138 100
Parmi les types d'élevages recensés dans les fermes, les bovins représentent un taux de
40,58 %. Les petits ruminants se placent en seconde position avec un effectif de 31,16 %.
L'élevage de la volaille occupe la troisième place avec un pourcentage de 15,22 %. Les
porcins et les lapins enregistrent respectivement 8,69 % et 4,35 % par rapport au nombre
d'élevages total identifiés dans les 82 fermes. Le nombre moyen de têtes des élevages de
volaille est 2477. Celui pour les bovins vaut 31 contre 49 pour les porcs, 33 pour les lapins et
24 têtes pour les petits ruminants.
Les écarts entre les effectifs et les nombres moyens de têtes pour chaque type d'élevage
sont cependant très élevés.
1.2.2. Discussion
Les fermiers accordent une importance aux élevages de bovins, de petits ruminants, de
la volaille et de porcs, corollaire de la forte élévation des effectifs et du nombre moyen de
têtes. Mais les effectifs totaux peuvent passer au double en espace de quelques mois car
l'activité est anéantie par l'arrêt du transport ferroviaire et la grippe aviaire. Pendant ce temps,
les nombres moyens de têtes par types d'élevage pourraient baisser, en témoigne les fortes
valeurs des écarts types.
L'importance de ces activités à certainement un impact sur l'environnement urbain. Elle
peut conduire à l'assainissement du milieu ou à sa dégradation due à la pression sur les
ressources surtout dans un espace limité. Ces activités entraînent aussi l'augmentation des
32
quantités de déchets produits dans la ville notamment par la libération des fèces. Cette
situation peut être mise à profit pour l'agriculture par l'intégration élevage de fermes-
agriculture; et répondre ainsi à la forte demande alimentaire des populations urbaines.
1.3.1. Résultats
Selon l'enquête, les résidus agricoles, le fourrage les sous produits agroalimentaires et
industriels (drèches de la BRAKINA et de bière locale, tourteaux de coton, sons de céréales)
et parfois l'ensilage de maïs sont donnés aux ruminants. Les résidus de coton sont moins
utilisés.
Les poules pondeuses reçoivent des aliments complets qUI sont des concentrés de
farines de poisson, de maïs, ...
Les porcs et les lapins bénéficient des apports de nutriments provenant des sous produits
agroalimentaires de la BRAKINA, des sous produits de ménages (sons de céréales) et des
légumes maraîchers.
1.3.2. Discussion
Les sous produits agro alimentaires et agro industriels de la ville sont les principaux
nutriments utilisés dans l'alimentation des espèces animales élevées dans les fermes. Cela
contribue à l'assainissement du milieu urbain et aussi au développement de l'activité. Ces
aliments influencent probablement les quantités et la qualité de déjections émises par les
ammaux.
1.5. Les estimations des quantités totales de fumier produit dans les
fermes et des quantités totales enlevées par les maraîchers
1.5.1. Résultats
33
Tableau 6: Quantités de fumier produit par an dans les fermes et quantités de fumier
enlevé par les maraîchers.
Routes nationales Quantité de fumier Quantité de fumier Pourcentage de
(RN) produit (tonnes) enlevé (tonnes) fumier pris
RN 1 1147 59 5,14
RN2 47 31 66
RN3 455 100 22
RN4 238 7 3
RN5 1040 860 82,7
RN6 235 21 9
Total 3161 1077 34,07
Les résultats montrent que les routes nationales (RN) 1 et 5 enregistrent les quantités
maximales de fumier produit par an. Le long de la RN 1, elles sont évaluées à environ 1147
tonnes et à 1040 tonnes sur l'axe 5. La RN 3 enregistre chaque année à peu près 455 tonnes de
fumier contre 238 tonnes sur la RN 4. Sur l'axe 6, les estimations rapportent une valeur de
235 tonnes. La plus faible quantité se rapporte à la RN 2 et vaut 47 tonnes. L'approche estime
au total, près de 3161 tonnes de fumier de toute nature produit chaque année par les fermes.
Les résultats du tableau 6 montre en plus que la plus grande quantité de déjections des
animaux prises par les maraîchers se rapporte à l'axe 5. Elle est estimée à environ 860 tonnes.
Sur la RN 3 et la RN 1, les quantités enlévées par les maraîchers sont respectivement de 100
et 59 tonnes. Les faibles quantités prises par les maraîchers se situent au niveau des axes 4 , 6
et 2 avec approximativement dans cet ordre respectif 7, 21 et 31 tonnes. Les forts
pourcentages des quantités se rapportent à la RN5 et de la RN2 respectivement de 82,7 % et
66 %. Les RN 3, 6, 1 et 4 enregistrent les faibles pourcentages.
Le total rapporté par le tableau fournit une quantité de 1077 tonnes de déjections
utilisées chaque année par les maraîchers. Sur ce total, l'enquête révèle que 913,4 tonnes de
déchets sont des fientes de volaille soit 85 % de la valeur totale de fumier utilisé chaque année
pour la production des légumes. Enfin, l'analyse des résultats du tableaux 6 en rapport aux
quantités totales produites et celles enlevées par les producteurs maraîchers montre
qu'environ 34,07 % des déjections produites sont utilisées en maraîchage.
34
1.6.2. Discussion
Les modes d'alimentation (Berger, 1996), de conduites des animaux (Delville, 1996)
seraient à l'origine de la non correspondance de l'ordre de grandeur des quantités de
déjections produites et de l'ordre de densification des élevages observé sur les axes.
2.1.1. Résultats
150
100
50
o
Tanghin Boulmiougou Hôpital/ Wayalghin
Paspanga
Les résultats de la figure 1 indiquent que les femmes sont minoritaires dans les sites de
Tanghin et de l'Hôpital/Paspanga. Par contre, à Wayalghin, les femmes sont en nombre très
élevé (60 %) par rapport aux hommes. Sur le site de Boulmiougou, l'enquête n'a pas mis en
évidence la présence de femmes.
35
Tableau 7 : Répartition des exploitants selon leur âge.
Sites Intervalles d'âge Exploitants (%)
[23 - 37 [ 65,5
Tanghin [37-52[ 24,1
[ 52 et plus [ 10,3
[16-37[ 42,5
Boulmiougou [37-59[ 45
[ 59 et plus [ 12,5
[21-37[ 73,3
Hôpital! Paspanga [ 37 - 54 [ 10
[ 54 et plus [ 16,7
[ 19 - 37 [ 53,3
Wayalghin [37-55 [ 40
[ 55 et plus [ 6,7
36
Organisations des producteurs
Le tableau 8 présente les statuts de regroupement des producteurs.
Les résultats du tableau 8 montrent que sur tous les sites, les maraîchers sont organisés
en association ou en groupement. Les forts taux d'adhésion se rencontrent à Boulmiougou où
plus de la moitié des producteurs est affiliée à deux groupements. Ensuite, suivent les sites de
Tanghin et HôpitallPaspanga avec un taux approximatif à 50 %. Enfin, 80 % des maraîchers
installés à Wayalghin ne sont pas adhérés au groupement existant.
Niveaux d'instruction
L'accès à l'instruction augmente la capacité des agriculteurs à obtenir et à utiliser
l'information appropriée concernant les pratiques agricoles. La figure 2 donne une analyse
comparée des niveaux d'instruction des maraîchers sur l'ensemble des sites.
60
40
20
o -+-----,[Link]
Les maraîchers qui n'ont pas reçu une instruction sont élevés à Tanghin (55,2 %), à
Boulmiougou (52,4 %) et à Wayalghin (50 %.). Sur le site de l'HôpitallPaspanga le taux des
non instruits est faible: 34,5 %. Celui des instruits au primaire correspond à 55,2 % au
37
pnmaire et reste élevé par rapport à ceux des autres sites. Les instruits qUl ont fait le
secondaire par contre, sont plus nombreux à Boulmiougou.
Situation matrimoniale
Les résultats sont présentés à la figure 3.
100
80
60
40
20
o
bin . gOU ~nga 1 \l1n
'Tang \r(110U . {-pasF~~ 'Naya g
"Bou 1:\ôFlta\
ËI Célibataires ~ Mariés 0 Divorcés
La figure 3 donne la situation des ménages. Ainsi, les mariés représentent 55,2 % à
Tanghin, 62,07 % sur le site de l'Hôpital/Paspanga, 69,05 % à Boulmiougou et à 90 % sur le
périmètre de Wayalghin. Par contre, les cas de divorces sont presque rares chez les
populations de maraîchers enquêtées. Seulement 3,4 % de maraîchers sur le site de Tanghin.
La proportion des maraîchers célibataires est aussi importante (30 à 42 %) à Tanghin, à
Boulmiougou et à Wayalghin.
2.1.2. Discussion
Les femmes sont bien représentées seulement sur le site de Wayalghin. Elles sont moins
bien intégrées dans la production par rapport aux forts taux de représentation des hommes sur
trois des quatre sites d'étude. Le maraîchage intéresse toutes les couches d'âges de la cité
mais beaucoup plus les jeunes de moins de 37 ans. En effet, le chômage et l'exode rurale
touchent en majorité la frange jeune des populations. Ce qui les contraint à retourner à la terre
pour satisfaire leurs besoins une fois installés en ville; d'autant plus que l'exercice de métier
en ville requiert un niveau d'instruction. Or, l'enquête a révélé que la plupart des maraîchers
ne sont pas instruits. Pour ce faire, le maraîchage leur permet de subvenir aux besoins de leur
famille. En effet, les maraîchers sont des mariés dans la majorité des cas. La présence de
groupements est une force qui devrait capitaliser les efforts fournis dans la production des
1
Ilégumes. Cela n'est possible que si ces groupements sont assez fonctionnels.
2.2. Moyens de production
2.2.1. Résultats
Lefoncier
La terre est le premier moyen de production. Certaines pratiques culturales ou modes de
production peuvent être liés au statut d'occupation de la terre. La figure 4 illustre le statut
d'occupation de la terre au niveau de chaque site.
50
40
30
20
10
o
Tanghm Boummougou Hôpital! Wayalghin
Paspanga
GJ Locataires Il Propriétaires
Iiii! Emprunts o Employés
Figure 4 : Statut d'occupation des terres sur les sites.
3
L'équipement agricole
L'équipement agricole est un facteur qui permet de classer les producteurs en divers
niveaux. Il justifie certaines pratiques agricoles. Le petit équipement se compose de pioches,
de houes, de binettes, des arrosoirs, des puisettes ou de seaux. Le gros équipement représente
soit une motopompe, une brouette, une charrette ou un pulvérisateur.
Les résultats sont présentés par la figure 5.
ct
"-'
100
80
~
..... 60
U 40
~
u.:l 20
o
La plupart des producteurs sont équipés en petit matériel. Les taux correspondant
dépassent 80 % sur trois sites: Wayalghin (83,33 %), Hôpital/Paspanga (86,2 %) et Tanghin
(89,65 %). Il est par contre en dessous de 80 % sur le seul site Boulmiougou.
La main d'œuvre
La main d'œuvre est familiale dans certains cas, mais les salariés temporaires sont
remontrés le plus souvent pour l'exécution de certains travaux: préparation du sol,
désherbage, arrosage et récolte.
Les intrants
Les semences et les produits phytosanitaires sont acquis dans des boutiques. Les
semences d'épinard, de la laitue, du gombo sont de autoproduction des maraîchers. Les
engrais minéraux et les déchets sont utilisés pour la fertilisation des cultures.
40
2.2.2. Discussion
L'existence de plusieurs modes d'accès à la terre serait liée à l'évolution des systèmes
de production dans l'environnement urbain. Le mode d'accès par l'emprunt est le plus
dominant sur les sites de Tanghin, de l'HôpitaliPaspanga et de Wayalghin. Cette situation
pourrait expliquer l'adoption de certaines pratiques culturales au détriment d'autres. Les
productions seront alors affectées. Elle montre davantage l'encrage des relations sociales dans
la production des légumes au niveau de ces trois sites.
C'est sur le site de Boulmiougou qu'on rencontre le plus grand nombre de locataires de
terre. Les relations marchandes régissent en majorité l'accès à la terre sur ce site par les
formes de location de terre. L'introduction et la prise en compte de ces relations par les
propriétaires terriens expriment une plus grande liaison des systèmes de production à la ville.
Le corollaire qui résulte en est la forte intensification des systèmes maraîchers sur ce site par
rapport aux autres sites. En effet, selon Cissé (2000), les gros producteurs maraîchers de la
ville de Ouagadougou se retrouvent sur le site de Boulmiougou. Traoré (2000) affirme que
l'intensification de l'activité remonte des années 1977-1978 avec le bitumage de la route
Ouaga - Bobo qui a nécessité la construction de la retenue d'eau.
Les taux d'accès des employés à la terre ou métayers de même que les pourcentages
relatifs à l'utilisation de gros équipement illustrent le niveau d'intensification sur chaque site.
En effet, la monétarisation des échanges de travail, l'introduction du matériel agricole de
même que les transactions foncières favorisent le développement des cultures destinées à la
vente et affectent ainsi le système de fonctionnement des productions.
L'absence de financement extérieur (accès aux prêts bancaires et aux aides financiers et
de nature) explique en partie l'utilisation de matériels agricoles modestes et l'achat des
semences, des engrais et produits phytosanitaires dans les boutiques.
2.3.1. Résultats
Les résultats de l'enquête sur le maraîchage montrent une très grande diversité des
cultures réparties sur des planches de superficie variée selon le périmètre maraîcher.
41
Tableau 9 : Superficies moyennes par producteur et par planche.
Caractéristiques sur les Tanghin Boulmiougou Hôpital/Paspanga Wayalghin
périmètres
Nombre total de
778 2197 1107 710
planches.
Nombre moyen de
27 52 38 24
planches par producteur.
Superficie totale
0,901 2,093 1,250 2,305
cultivée*(ha).
Superficie moyenne
3,10 5,00 4,30 7,70
cultivée(are).
Superficie moyenne
12 9 Il 33
d'une planche(m 2).
*Superficie totale cultivée ayant été couverte par l'enquête.
La superficie moyenne cultivée par producteur va de 7,7 ares à Wayalghin à 3,1 ares à
Tanghin. A Boulmiougou et HôpitallPaspanga, la superficie moyenne exploitée par
producteur est respectivement de 5,00 et 3,10 ares. La superficie moyenne d'une planche est
aussi élevées sur le site Wayalghin (33 m 2). Elle est évaluée à 9 m 2 à Boulmiougou, et à Il m 2
2
sur le site de l'HôpitallPaspanga. A Tanghin, la planche vaut 12 m .
2.3.2. Discussion
2.4.1. Résultats
Les résultats de l'enquête font ressortir vingt six types de cultures maraîchères: les
légumes feuilles, les légumes fruits, les légumes à racines et tubercules et les légumes à
bulbes. Parmi les légumes feuilles, il y a les légumes feuilles à cycle court (une à deux
semaines de récolte) et les légumes feuilles à cycle long (deux à trois mois de récolte).
Les légumes feuilles à cycle court sont: Hibiscus sabdarifa (oseille), Spinacia oleracea
(épinard), Apium graveolens (céléri), Amaranthus spinosus (amarante épineuse), Corchorus
sp. (corète), Petroselium crispum (persil) et Cleome sp. Les légumes feuilles à cycle long
sont: Lactuca sativa L. variétés romaine battavia (laitue) et Brassica oleracea L. variété
capitata (chou pommé). Cucumis sativas (concombre), Phaseolus vulgaris (haricot vert),
Piscum sativum (petit pois), Fragaria sp. (fraisier), Lycopersicum esculeutum Mill (tomate),
Solanum melongena (aubergine), Capsicum frustescens (piment), Capsicum annum L.
(poivron), Hibiscus esculentus (gombo) sont les légumes fruits identifiés par l'enquête. Pour
les légumes à racines, il y a Daucus carota (carotte), Brassica napus (navet), Beta vulgaris
(betterave), Allium porrum (poireau) et Raphanus sativus (radis). Parmi les légumes à
tubercules, on compte Solanum tuberosum (pomme de terre). Allium cepa (oignon) est la
seule espèce de légumes à bulbe.
A Tanghin, les principales cultures sont: le chou, la laitue, la carotte, l'amarante et le
poivron. Sur le périmètre maraîcher de Boulmiougou, les spéculations sont variées. Les
principales sont: la laitue, le fraisier, le céleri, le chou, la carotte, la pomme de terre, l'oignon,
le petit pois, le navet, le haricot vert et la betterave. La laitue, le chou et les amaranthes ont été
identifiés sur le site de l'Hôpital/Paspanga. A Wayalghin, ce sont la carotte, la laitue, le chou,
les amaranthes, le persil et l'épinard.
2.4.2. Discussion
Nos résultats sont similaires à ceux des études de Lompo et al., (2000), Traoré (2000)
qui indiquèrent que le fraisier, la laitue, le chou et la carotte sur le site de Boulmiougou, d'une
part, la laitue et le chou sur le site de Paspanga d'autre part, sont les principales cultures. Les
spéculations n'ont pas varié depuis un certains temps. Si certaines pratiques culturales comme
les rotations ne sont pas prises en compte par les maraîchers, on pourrait assister à des
manifestations de pathologie à l'origine des chutes de rendement.
43
Cependant les ordres d'importance de ces cultures sur chaque site diffèrent de ceux
trouvés par ces deux auteurs. Les facteurs phytopathologiques et prix du produit influencent
considérablement les superficies emblavées pour chaque culture et, justifient ainsi l'instabilité
de l'importance qui leur est réservée.
Les légumes feuilles (laitue, chou, épinard et amaranthes surtout) et les légumes à
racines (carotte) et à tubercules (pomme de terre) qui présentent des risques élevés de
contamination à l'homme par les éléments contaminants (métaux lourds et nitrates) sont les
principales cultures. Selon Autissier (1994), la phytotoxicité se produit par contact direct des
éléments contaminants avec les racines ou les tubercules ou par leur absorption par les
végétaux suivie d'accumulation importante dans les feuilles. Il est donc nécessaire de
connaître la concentration de ces éléments dans les sols et dans les produits végétaux.
2.5.1. Résultats
Rotations culturales
Le tableau Il donne le nombre des maraîchers qui pratiquent les rotations de cultures.
Pourcentages de
maraîchers 70 64,3 31 83
Le tableau Il indique une répartition importante de producteurs sur les sites de Tanghin,
de Boulmiougou et de Wayalghin qui pratiquent la rotation. Ils atteignent 83 % sur le site de
Wayalghin, 70 % à Tanghin et 64,3 % à Boulmiougou.
L'enquête révèle que les proportions des spéculations en tête de rotation dépendent des
sites et de la disponibilité de l'eau d'irrigation. A Tanghin, 55,2 % des légumes feuilles à
cycle long viennent en tête de rotation contre 31,0 % pour les légumes à racines (carotte) et
seulement 13,8 % des légumes fruits. A Boulmiougou, 29,4 % des légumes feuilles à cycle
long, 27,9 % légumes à tubercules et à racines, 20,6 % des légumes fruits contre 14,7 % des
légumes feuilles à cycle court et 7,4 % des légumes bulbeux passent en tête de rotation. Sur le
site de l'Hôpital/Paspanga, 82 % des cultures en tête de rotation sont des légumes feuilles à
cycle long et 18 % sont des légumes fruits. Enfin, sur le site de Waya1ghin, 43 % des légumes
44
à racines (essentiellement la carotte), 31 % des légumes feuilles à cycle long et 17 % des
légumes feuilles à cycle court contre 7 % des légumes à bulbes et 2 % des légumes fruits
viennent en tête de rotation.
Après ces cultures, la reconduction de l'activité est plutôt orientée vers les légumes
feuilles à cycle court sur le site de Tanghin avec une proportion de celles ci équivalente à 48,3
% et à Wayalghin avec une proportion de 54 %. Sur le site de Boulmiougou, ce sont les
légumes feuilles à cycle long qui prennent place avec 45,5 % par rapport aux autres cultures.
Par contre à 1'HôpitallPaspanga, les légumes feuilles à cycle long précisément la laitue
reviennent avec une proportion de 27,3 %.
Associations culturales
L'oseille est semé à la volée et en association avec la carotte. Sa récolte est faite
quelques jours après la levée de la carotte. Il existe d'autres formes d'associations de
cultures: laitue et chou, laitue et poivron ou piment, laitue et concombre, laitue et betterave
ou poireau ou encore navet.
2.5.2. Discussion
Les rotations sont pratiquées par un nombre élevé de maraîchers. Cette pratique vise de
multiples avantages. Elle permet de produire tout au long de l'année en suivant les variations
de la nappe phréatique et les variations de la disponibilité de l'eau des barrages. Les résultats
montrent que les maraîchers pratiquent de bons choix sur les cultures en rotation. En effet, les
spéculations successives de cultures de la même famille botanique ou développant le même
type de fruits sont à éviter. Pour Autissier (1994), l'alternance légumes à racines ou à bulbes
avec un légume à feuilles ou à fruits est conseillée.
En agriculture, le bon choix des rotations permet de limiter ou d'éviter le
développement de parasites inféodés à une culture donnée et une meilleure utilisation des
éléments nutritifs. Selon Autissier (1994), la rotation évite une trop grande fatigue du sol,
l'accumulation de toxines et le développement des mauvaises herbes. Cet auteur souligne
aussi que la rotation améliore l'exploitation des horizons et la structure du sol.
Les associations de cultures entrent généralement dans les relations sociales par les
donations. Elles permettent aussi aux producteurs de gagner de l'argent sur place par la vente
aux consommateurs particuliers s'approvisionnant en parcelle. Cette vente concourt au
financement de l'activité et à la diversification de la clientèle. Les choix des associations de
cultures faites par les maraîchers sont meilleurs et devraient permettre d'obtenir de bons
rendements. En effet selon Autissier (1994), au plan agronomique, les intérêts dus à
45
l'influence des associations sont variés. Sur l'état sanitaire des plantes, l'influence se
manifeste par des effets protecteurs vis à vis des maladies et répulsifs à l'égard des insectes.
Sur les conditions de développement des plantes, les associations apportent l'azote (par
l'association avec des légumineuses), l'ombrage, maintiennent l'humidité et protègent contre
les vents desséchants. La combinaison de cultures à cycle court et à cycle long permet une
meilleure utilisation de l'espace et une meilleure valorisation du travail grâce au moindre
développement des adventices. Mais, elle assure aussi un développement de ravageurs et
parasites à un niveau élevé si elle est male choisie.
2.6.1. Résultats
46
Tableau 12 : Prix de vente de quelques spéculations maraîchères.
Le tableau 12 montre que la laitue et la carotte sont vendues par planche. Le chou se
vend par pied tandis que les légumes feuilles à cycle court se vendent par planche par récolte.
Les fraises s'achètent au kilogramme de même que les tubercules de la pomme de terre. Les
oignons s'achètent au plat (une bassine de capacité moyenne). Le céleri et le persil sont
récoltés et mis dans un seau de dix litres environ pour la vente. Le navet et la betterave sont
vendues en bouquet de 30 pieds. De plus, le tableau montre que les prix par planche pour la
carotte sont élevés par rapport à ceux de la laitue. Les prix des autres spéculations ne sont pas
comparables étant donné la diversité des unités de mesures pour la vente. Les écarts entre les
maxima et minima des prix de chaque spéculation sont trop élevés.
2.6.2. Discussion
47
La variation des prix des produits dépend des dimensions des planches et de la période de
production. Les prix sont élevés en début de la production et en fin de production. Ils sont
faibles à très faibles quand les maximums de production sont réalisés (janvier, mi février).
Au sein des groupements et associations, il y a une nécessité de renforcer la cohésion
des membres et pour organiser la production et faire face à la surproduction. Des quota de
superficies par spéculation en fonction de celles pratiquées peuvent être reparties à chaque
membre du groupement.
3.1.1. Résultats
Les résultats concernent les principaux engrais chimiques utilisés, leur mode de
combinaison, les doses et les moment d'apport.
Le tableau 13 montre que l'urée et le NPK sont les principaux engrais les plus utilisés.
Près de 48,47 % de maraîchers utilisent soit l'urée uniquement, soit l'urée et le NPK. Par
48
contre, une très faible proportion de producteurs équivalant à 1,54 % a recours au NPK seul
ou à l'urée + TSP.
100%
80%
<.l!l
... 60%
tî
~ 40%
w 20%
0%
Urée NPK Urée+ TSP+
NPK Urée
G Tanghin el Boulmiougou
o Hôpital / Paspanga m Wayalghin
La figure 6 montre qu'au sein de chaque site, les modes d'emploi des engrais varient.
Plus de 65,5 % des maraîchers sur les sites HôpitallPaspanga et 86,7 % de ceux du site
Wayalghin appliquent l'urée seul contre 44,8 % sur le site de Tanghin et 12 % sur celui de
Boulmiougou. Le NPK appliqué seul se retrouve sur le site Tanghin uniquement avec un
pourcentage de 7 seulement. La combinaison urée + NPK est plus utilisé à Boulmiougou par
88,1 % des producteurs de ce site et à Tanghin par environ 44,8 % des maraîchers. Sur les
deux autres sites, cette forme de combinaison est moins utilisée: 34,5 % à HôpitallPaspanga et
10 % à Wayalghin. Selon l'enquête, les deux engrais sont apportés soit en même temps
suivant le plus souvent le rapport uréelNPK égal à 111 ou 2/3 ; soit en fraction dans le temps
suivant le cycle de développement de la culture.
49
Pour les apports combinés des engrais urée et NPK, la figure 8 indique une équivalence
des doses des deux engrais sur les sites d'études Tanghin et Boulmiougou. Elles sont par
ailleurs les plus fortes doses. Elles varient autour de 350 kg à Tanghin et environ 260 kg sur le
site Boulmiougou pour chacun des deux engrais en apport combiné sur l'hectare. Par contre
l'équivalence entre la dose d'urée et la dose de NPK à l'hectare n'est pas observée sur les
sites de HôpitallPaspanga et Wayalghin. En moyenne, 148 kg d'urée et 164 kg de NPK en
combinaison sont appliqués à l'hectare sur le site de l'HôpitallPaspanga contre 200 kg d'urée
et 178 kg de NPK épandus sur l'hectare à Wayalghin.
450
";'
375 ";'
'" 300
...c; ...c
co
300
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ISO
'"0 75 ."
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Ci 0
0 Cl
0
Tanghin Boulmiougou Hôpital/ Wayalghin
Paspanga Tanghin Boulmiougou Hôpital! Wayalghin
Paspanga
Duœ œN'K
Clli'eSNK
Figure 7: Doses d'apport de l'urée et du
Figure 8 : Doses des apports combinés de l'urée
NPK.
et du NPK.
450
300
150
o -----,--_....,...--,__ ,I:!mllimk-rl! ,
Tanghin Boulmiougou Hôpitall Wayalghin
Paspanga
mUrée III TSP
La figure 9 montre que de très faibles doses d'apport combinés urée plus TSP se
retrouvent sur le site Wayalghin. Seulement 75 kg d'urée et environ 40 kg de TSP sont
50
appliqués à l'hectare. En revanche, ces doses atteignent respectivement 410 kg et 265 kg à
Tanghin.
3.1.2. Discussion
51
d'apport. Cela peut se traduire sur le sol par des pollutions en nitrates ou des carences induites
au sol avec pour corollaire, une prédisposition des végétaux cultivés aux maladies et des
baisses de rendements.
3.2.1. Résultats
Les résultats concernent les types de DUS identifiés par l'enquête maraîchère, leurs
modes d'acquisition ainsi que leur nature et leur origine.
5% 4%
91%
Figure la: Proportions relatives aux modes d'acquisition des déchets urbains solides utilisés
en maraîchage.
La figure 10 indique que 91 % de l'ensemble des maraîchers achètent les déchets contre
4 % qui font une collecte gratuite. L'acquisition mixte représente environ 5 % du nombre total
des maraîchers.
52
Les résultats de l'enquête sur les périmètres maraîchers révèlent plusieurs lieux
d'acquisition des déchets. Selon l'enquête, la collecte gratuite des déchets se fait au niveau
des ménages, des entreprises (ateliers de menuiserie, vendeurs de poulets grillés et rôtis) et
dans les dépotoirs ou décharges publics. Elle distingue aussi des lieux mixtes de collecte où le
producteur acquiert les déchets.
Les résultats de l'enquête indiquent que les lieux d'achat des déchets sont divers. Les
lieux d'approvisionnement par achat les plus importants sont les ménages, les fermes et
l'abattoir frigorifique. Ils distinguent 14 et 17 maraîchers respectivement sur les sites de
Tanghin et de Boulmiougou qui ont recours uniquement aux ménages pour l'achat des
déchets. Par contre, 4 et 3 producteurs sont distingués respectivement sur le site de
l'Hôpital/Paspanga et sur celui de Wayalghin. Au niveau des fermes d'élevage, on dénombre
17 autres maraîchers parmi les 42 au total sur le site de Boulmiuogou et seulement 9 sur les
29 installés sur le site de 1'HôpitallPaspanga. Il y al' absence de maraîchers des deux autres
sites. Au niveau de l'abattoir frigorifique, l'enquête distingue 14 producteurs venant du seul
site de Wayalghin. Elle montre aussi un nombre important de maraîchers qui
s'approvisionnent en DUS sur des lieux mixtes. Les lieux mixtes les plus fréquentés sont
d'une part, les ménages et fermes d'élevages pour les producteurs de Tanghin, de
Boulmiougou et de l'HôpitallPaspanga et d'autre part, les ménages et l'abattoir pour les
maraîchers de Wayalghin.
------
fumier de ruminants et de porcs, la charretée coûte 1500 à 1750 FCFA. Les fientes de volaille
reviennent à 750 à 1000 FCFA pour le~c moye~ à 1500 FCFA pour le gros sac rempli.
-------
Les déchets de l'abattoir sont vendus à 2500 à 3500 FCFA la charretée.
3.2.2. Discussion
Le recours à l'achat malgré les coûts relativement élevés des déchets est lié à la
complexité des échanges marchands urbains mais aussi à la rentabilité de la production
maraîchère; justifiant ainsi leurs valeurs marchandes (fumier et déchets de l'abattoir). Par
ailleurs, l'approvisionnement par l'achat requiert le développement d'un secteur d'activité
commerciale intermédiaire: les livreurs et les fournisseurs. Ces intermédiaires disposent de
lIeur charrette pour le transport et ou l'achat des déchets depuis les lieux d'acquisition jusqu'à
ila revente auprès des producteurs. Les résultats montrent qu'un nombre important de
araîchers achètent les déchets chez les ménages. Ces produits sont assimilés aux déchets
53
ménagers. Ce sont des résidus de cuisine, des ordures de balayage accompagnés des
déjections des animaux élevés dans les ménages. L'épandage de ces produits sur les parcelles
peut induire des effets nocifs sur la vie microbienne du sol et par conséquent sur sa fertilité.
En effet, la fertilité d'une terre maraîchère dépend avant tout de sa richesse en humus issu de
la décomposition des matières organiques végétales et animales sous l'action des micro-
organismes du sol. Selon plusieurs auteurs (Sedogo, 1981 ; Pieri, 1989), la culture continue
sur une même parcelle de terre et sans apport de matière organique épuise rapidement le sol.
Aussi, la plupart de nos sols sont pauvres en éléments nutritifs et en matière organique
(Sedogo, 1981 ; Pieri, 1989); donc impropres à l'agriculture. En épandant le fumier, les
déchets de l'abattoir et les déchets ménagers, les maraîchers apportent la matière organique
contenue dans ces produits; ce qui permet le maintien du taux de la matière organique du sol.
Pour accroître leur rendement, les producteurs apportent non seulement des engrais
chimiques, mais aussi des déchets urbains solides (DUS) à savoir le fumier, les déchets
ménagers et les déchets d'abattoir. En fonction des quatre (04) types d'apport, l'analyse des
fiches de l'enquête sur le maraîchage identifie huit (08) pratiques de fertilisation sur
l'ensemble des sites étudiés.
3.3.1. Résultats
Les résultats sont présentés par les figures 13 et 14. La figure 13 fait une répartition de
l'ensemble des producteurs enquêtés par rapport aux types de fertilisation. La figure 14 donne
une répartition en nombre de ces producteurs sur chacun des sites d'études.
Tf3
2%
54
Tf1 = Engrais, Tf2= Fumier + engrais, Tf3= Déchets ménagers + engrais, Tf4= Fumier +
déchets ménagers + engrais, Tf5= Déchets de l'abattoir + engrais, Tf6= Déchets de l'abattoir
+ fumier + engrais, Tt7= Déchets de l'abattoir + déchets ménagers + engrais, Tf8= Déchets de
l'abattoir + déchets ménagers + fumier + engrais.
Figure Il: Proportions relatives aux différents types de fertilisation des parcelles
maraîchères sur l'ensemble des sites.
Les résultats de la figure Il indiquent qu'une faible proportion des maraîchers emploie
exclusivement les engrais minéraux (Tf1) pour produire; seulement 5 % des producteurs.
L'utilisation des déchets solides de la ville pour la production des légumes s'accompagne de
l'utilisation des engrais chimiques. La figure 13 montre une prédominance du nombre de
maraîchers correspondant à 47 % pour le type de fertilisation Fumier + engrais (Tf2). La
pratique Fumier + déchets ménagers + engrais (Tf4) concerne 28 % des producteurs enquêtés
contre 9 % et 6 % respectivement pour les pratiques Déchets de l'abattoir + engrais (Tf5) et
Déchets de l'abattoir + fumier + engrais (Tf6). Les types de fertilisation Déchets ménagers +
engrais (Tf3), Déchets de l'abattoir + déchets ménagers + engrais (Tt7) ne correspondent
chacune qu'à un pourcentage de 2 %. Celui du type de fertilisation Déchets de l'abattoir +
déchets ménagers + fumier + engrais (Tf8) vaut 1% seulement.
40 37
35
....
Vl
CI)
..c: 30
u
,- 21
~
25
....
~ 20
El 12
..D 15
Z 10 7
5
0
Tf1 Tf2 Tf3 Tf4 Tf5 Tf6 Tf7 Tf8
Tf1 = Engrais, Tf2= Fumier + engrais, Tf3= Déchets ménagers + engrais, Tf4= Fumier +
déchets ménagers + engrais, Tf5= Déchets de l'abattoir + engrais, Tf6= Déchets de l'abattoir
+ fumier + engrais, Tt7= Déchets de l'abattoir + déchets ménagers + engrais, Tf8= Déchets de
l'abattoir + déchets ménagers + fumier + engrais.
Figure 12: Types de fertilisation des parcelles maraîchères par site.
55
La figure 12 montre un nombre important de producteurs du site de Boulmiougou
correspondant à 37 pour la pratique Tf1. Les autres producteurs au nombre de 5 sur ce site
pratiquent le type Tf4. Les types de fertilisation Tf5, Tf6, TV et Tf8 se retrouvent presque
exclusivement sur le site de Wayalghin avec respectivement 12, 7, 3 et 1 maraîchers. Un
nombre faible de ces maraîchers ont adopté le type Tf1. Sur le site de l'HôpitallPaspanga,
trois pratiques sont distinguées par la figure. Il s'agit de Tf1 avec 14 producteurs sur 29
enquêtés, de Tf4 avec 10 producteurs au total et de Tf1 qui compte seulement 4 producteurs.
Sur le site de Tanghin la figure distingue trois types de fertilisation: Tf4, Tf1, Tf1 et Tf3
correspondant respectivement à 21,5,2 et 1 nombres de producteurs.
3.3.2. Discussion
Les coûts relativement élevés des engrais chimiques et la prise de conscience des effets
d'acidification des sols causés par ces fertilisants expliqueraient la faible proportion de
maraîchers utilisant exclusivement ces produits. Cependant, plusieurs raisons prévalent cette
pratiquent. Les uns pensent que les engrais chimiques conviennent à leurs cultures que sont la
laitue et le chou. Les autres, justifient cette pratique par le fait que leurs parcelles situées en
bas de pente sont exposées à l'entraînement par les eaux dès les premières pluies. Par
conséquent, ils ne bénéficieront pas de l'effet long terme de la matière organique des déchets
qu'ils auraient apportés. Les proportions moins élevées de producteurs pour la pratique de
déchets ménagers + engrais serait en hausse. Par contre, celles de la pratique fumier + engrais
plus élevées, serait en baisse. En effet, suivant l'origine de l'achat, un nombre important des
producteurs acquiert le fumier chez les ménages. L'épandage des déchets solides de la ville
pour la production des légumes s'accompagne de l'utilisation des engrais chimiques. Le
système de production des légumes à Ouagadougou se présente donc comme un bon exemple
de gestion intégrée de la fertilité des sols qui combine l'utilisation des déchets, les engrais
minéraux, les rotations et les associations de cultures. En effet, selon plusieurs auteurs,
l'utilisation combinée des engrais minéraux et de la matière organique assure le maintien du
niveau de fertilité des sols (Sedogo, 1991 ; Lompo 1993 ; Jansen, 1993). Elle est bénéfique
pour la croissance et l'augmentation des rendements des cultures (Sedogo, 1991 ; Jansen,
1993). Ce système permet d'optimiser les coûts de production et les rendements à l'échelle de
l'entreprise agricole individuelle.
56
4. APPROCHE QUANTITATIVE SUR L'UTILISATION DES DUS EN
MARAICHER CULTURE
4.1.1. Résultats
Les résultats sont présentés par les tableaux 14 et 15. ils proviennent des enquêtes
réalisées au niveau des périmètres maraîchers (tableau 14) et des fermes (tableau 15).
Le tableau 14 révèle que les quantités importantes de déchets utilisés par an et par
maraîcher sont enregistrées sur les sites de Boulmiougou et de l'HôpitallPaspanga. Les
valeurs moyennes utilisées sur chacun de ces deux sites sont sensiblement les mêmes et
équivalent 2,100 tonnes. Sur les sites de Tanghin et de Wayalghin, elles sont en baisse par
rapport à celles trouvées sur les deux premiers sites mais comparables entre elles.
Le tableau 15 révèle une quantité particulièrement importante à Panooghin qui
représente 4,375 tonnes de déchets enlevés par an et par maraîcher. Il montre en plus que les
quantités annuelles de déchets employés par maraîcher sont moins élevées dans les périmètres
maraîchers situés loin de la ville.
Les valeurs trouvées par les deux types d'enquête se rapportant à la situation du site de
Boulmiougou dans les deux tableaux sont presque équivalentes.
57
4.1.2. Discussion
Selon le tableau 14 les fortes quantités de déchets sont utilisées sur les sites de
Boulmiougou et de l'Hôpital/Paspanga. Cela est due d'une part, à l'intensification du
maraîchage à Boulmiougou et d'autre part, à la pérennité de l'activité pendant presque toute
l'année sur le site de l'Hôpital/Paspanga.
Les quantités moyennes annuelles de déchets employés par les maraîchers sont moins
élevées dans les périmètres maraîchers situés loin de la ville. En effet, lorsqu'on s'éloigne de
la ville, le degré d'intensification des activités agricoles diminuent se traduisant par la baisse
des niveaux des intrants utilisés (Tricaud, 1996).
4.2.1. Résultats
Les résultats présentés concernent les doses moyennes par an qu'un producteur utilise et
la dose d'apport de déchets pour quelques cultures. Les doses moyennes annuelles ont été
calculées à partir des quantités annuelles de déchets utilisés par les producteurs pour chacun
des types de fertilisation. La figure 13 présente les résultats se rapportant aux doses annuelles
et la figure 14, ceux qui se rapportent aux doses d'apport unique par culture.
90
Tf2= Fumier + engrais, Tf4= Fumier + déchets ménagés + engrais, Tf5= Déchets de l'abattoir
+ engrais, Tf6= Déchets de l'abattoir + fumier + engrais, Tf7= Déchets de l'abattoir + déchets
ménagés + engrais, Tf8= Déchets de l'abattoir + déchets ménagers + fumier + engrais.
Figure 13: Doses annuelles des déchets apportés en fonction des types de fertilisation
pratiqués.
58
\t
L'examen de la figure 13 montre dans un premier temps que les fortes doses situées au
delà de 25 tonnes par hectare sont appliquées par les producteurs qui pratiquent les types de
fertilisation utilisant le fumier. Ces types de fertilisation représentés sur la figure 13 sont Tf1,
Tf4 et Tf6. La figure 13 montre aussi que les doses apportées sont réduites lorsque les déchets
ménagés ou les déchets de l'abattoir sont inclus dans le mode de fertilisation.
Par rapport aux doses d'apport sur chaque site d'étude, la figure 13 révèle qu'elles sont
élevées sur les parcelles maraîchères du site de l'Hôpital/Paspanga. Elles avoisinent 80
tonnes, 73 tonnes et 36 tonnes à l'hectare respectivement pour les pratiques Tf1, Tf4 et Tf6.
Le site de Boulmiougou occupe la deuxième place avec des apports annuels de déchets allant
à 53 tonnes à l'hectare pour chacune des pratiques Tf1 et Tf4. Sur le site de Wayalghin, les
doses atteignent 24 et 46 tonnes par hectare respectivement pour les pratiques Tf6 et Tf 2. Les
doses les plus faibles sont appliquées sur ce site avec les pratiques Tf8, Tf5 et TV. Elles
correspondent respectivement à 6 tonnes, 13 tonnes et 15 tonnes par hectare. Sur le site de
Tanghin, on observe sur la figure 13 que 24 tonnes et 32 tonnes de déchets sont épandus sur
l'hectare. Ces doses correspondent aux types de fertilisation Tf4 et Tf1.
Sur l'ensemble des sites étudiés, on peut situer les doses dans trois niveaux intervalles:
6-15 tonnes de déchets appliqués par hectare avec les pratiques TV, Tf8 et Tf5 ;
24-36 tonnes par hectare avec les pratiques Tf1, Tf4 et Tf6 ;
46-80 tonnes par hectare pour les pratiques Tf1, Tf4 et Tf6.
59
70 --,
,,-....
'7ro 60
...s:::
~ 50
t:::
§
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40
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~ 30
CIl
8 20
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I".('bo yci,:~·:~e r~O~ . s\.'6- 'S.s~ r ~'e~ . <'I 6\.s ~'6-\ ~~
C~ 0\:'0 è.e \.-" ~o <l..e\\V v ~~'bo\: ~e v \.~ ~ . ",0\ ~'bo-O:
~e y ~e ~'bo~ ~~
~o~
El Tf21) Tf4~ TfSO Tf6. Tf70 Tf8
61
4.2.2. Discussion
Les doses d'apport des déchets aux cultures sont plus élevées pour les pratiques de
fertilisation incluant le fumier. Elles sont réduites lorsque les déchets ménagers ou les déchets
de l'abattoir sont utilisés en plus du fumier. Les déchets ménagers et les déchets de l'abattoir
seraient riches en éléments nutritifs pour les cultures; ce qui explique que leur utilisation
entraîne une réduction des quantités permettant aux producteurs de rester dans leur objectif de
rendement. De plus, un revenu faible des producteurs utilisant les déchets d'abattoir peut ne
pas leur permettre d'acquérir ces déchets pour atteindre les doses correspondantes au fumier.
La disponibilité du fumier et la facilité d'accès peuvent expliquer aussi ces états de fait. Les
variations inter sites des doses correspondantes à chaque type de fertilisation sont dues au
niveau de revenu des producteurs et au temps mis pendant l'année dans la production des
légumes. Sur le site de l'Hôpital/Paspanga, une partie des producteurs travaille toute l'année.
Par conséquent, les quantités de déchets apportés ainsi que les doses annuelles d'apport
correspondantes aux pratiques Tf1, Tf4 et Tf6 subissent une augmentation par rapport à celles
des autres sites.
Selon les résultats présentés par la figure 16, les doses d'apport de déchets pour chaque
culture dépendent de la culture et du type de fertilisation. Les producteurs ont une maîtrise de
l'activité; ce d'autant plus que les quantités de déchets épandus tiennent comptent de la durée
du cycle de vie ou du cycle de récolte de la culture.
62
Le potassium total des parcelles Tf4 et Tf2 sur l'horizon Hl (0-15 cm) est élevé par
rapport à TO. Sur l'horizon 15-30 cm, le témoins présente les fortes teneurs en K total (8273
ppm contre 2059,7 et 2210,8 ppm et 2920,4 ppm respectivement pour TO, Tf1, Tf2 et Tf4).
Les rapports C/N sont sensiblement les mêmes que le témoins (11 à 12 en surface et 13
à 14 en profondeur) . Le pHeau varie de 7,4 sur Tf1 à 8,4 pour les parcelles cultivées. Le
témoins enregistre une valeur de 8,2. Il est légèrement alcalin pour Tf1. Cependant, il varie
légèrement à la hausse. Le témoins a un pHKCl neutre (7). Celui de Tf1 est acide (6,4). Par
contre, il est légèrement alcalin pour Tf2 et Tf4 (7,8 et 7,5).
Sur le site de Boulmiougou, les teneurs en matière organique, en azote total et en K total
des sols des pratiques Tf2 et Tf4 sont inférieures au témoins sans cultures. Elles sont basses à
moyennes pour la matière organique et moyennes à élevées pour le P sur les deux horizons.
La teneur en P total des parcelles cultivées est supérieure au P total du témoins dans tous les
horizons. Le rapport C/N est bas par rapport au témoins. Les pHeau sont faiblement acides à
neutres pour Tf2 et moyennement alcalins pour Tf4 sur l'horizon 0-15 cm. Ils augmentent
légèrement avec la profondeur. Les mêmes tendances sont observées en profondeur et aussi
pour le pHKCl.
Sur le site de l' HôpitallPaspanga, les teneurs en matière orgamque, en azote et
potassium totaux des parcelles cultivées sont supérieures à celles du témoins. Elles sont très
élevées selon le BUNASOLS (1990). On a les classification suivantes sur les deux horizons:
M.a : Tf1 > Tf4 > Tf2 > TO
N total: Tf1 =Tf4 > Tf2 > TO
K total: Tf1 > Tf4 > Tf2 > TO
Les teneurs en P total sur le premier horizon pour Tf4 et Tf2 sont supérieures à celles de
TO supérieures à celles de Tf1. Sur l'horizon 15-30 cm, on a Tf4 > Tf2 > Tf21> TO. Le
rapport C/N de Tf2 est le moins élevé suivi de ceux de TO, Tf4 et Tf1. Les pHeau sur ce site
sont moyennement alcalins avec une faible valeur pour Tf1 sur Hl. L'horizon H2 présente les
mêmes tendances avec une augmentation des valeurs.
Le site de Wayalghin se caractérise par des teneurs en matière organique faible, en azote
et en potassium faibles des parcelles cultivées par rapport aux témoins. Pour le BUNASOLS
1990), les teneurs en matière organique sont basses, moyennes à élevées. Celles en P sont
moyennes à élevées. Pour le K total, les teneurs sont moyennes, élevées à très élevées. Le
rapport C/N est inférieur au témoins. Les pHeau sont légèrement alcalins pour TO et
moyennement alcalin pour les autres parcelles. Ils baissent avec la profondeur. Les pHKCl
présentent les mêmes tendances sur deux horizon.
63
En tenant compte des moyennes des teneurs en matière organiques et en N, P et K
totaux des parcelles cultivées nous remarquons cet ordre: HôpitallPaspanga > Tanghin >
Boulmiougou> Wayalghin. Les rapports C/N évoluent dans ce sens sur les sites: Wayalghin
> HôpitallPaspanga > Tanghin > Boulmiougou. Ils sont élevés en profondeur.
5.2. Discussion
64
(Suite du tableau 16)
Eléments totaux ([Link]- l )
Sites Types MO ([Link]- l ) N P K C/N pHeau pHKCl
de 0-20 20-40 0-20 20-40 0-20 20-40 0-20 20-40 0-20 20-40 0-20 20-40 0-20 20-40
fertilisa cm cm cm cm cm cm cm cm cm cm cm cm cm cm
tion
.__ .-----------------------------------------------------------------------------------------------_.---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Wayalghin TO 28 13 1120 5900 453,2 267,9 2816,4 8789,8 14 12 7,6 8,3 6,2 7,2
Tf5 14 6 700 400 490,9 307,6 1444 8118,6 12,4 9,7 8,5 8,8 7,6 7,5
Tf6 17 7 800 400 570,1 277,9 1559,2 9062,7 12,2 10,6 8,5 9,3 7,9 8,1
Tf7 26 15 1020 500 566,4 446 3130,5 10476,3 15 17 7,9 7,8 7,2 6,5
Tf8 12 7 620 550 342,9 225 1265,4 6569,2 Il 7 8,8 8,8 8 7,8
Hl: Horizon 0-15 . H2: horizon 15-30, TO = témoins, Tf1 = Engrais, Tf2= Fumier + engrais, Tf4= Fumier + déchets ménagers + engrais, Tf5= Déchets de {'abattoir + engrais, Tf6=
Déchets de {'abattoir + fumier + engrais, Tj7= Déchets de {'abattoir + déchets ménagers + engrais, Tj8= Déchets de {'abattoir + déchets ménagers + fumier + engra
66
,,-,._'
5.3. Effets sur l'ensemble des sites étudiés
Les moyennes des caractéristiques chimiques de fertilité sont présentées au tableau 17.
Les résultats du tableau 17 montrent une influence des modes de fertilisation sur la
teneur en matière organique, en éléments majeurs totaux, sur le pH eau et le rapport C/N des
sols cultivés. Dans les horizons supérieurs des sols cultivés, les pratiques de fertilisation Tf1,
Tf4 et Tf5 ont entraîné une amélioration du stock organique par rapport aux témoins non
cultivés. Les taux de matière organique sur l'horizon Hl des sols résultant de ces pratiques
correspondent respectivement 45,1%, 312 % et 21,2 % contre 20,9 % pour le témoin. Les
moyennes de 18,5 % et 16,7 % sont déterminées sur les parcelles Tf2 et Tf6. L'analyse
statistique au seuil de 5 % de probabilité montre que les pratiques ont une influence très
hautement significative sur le stock organique des parcelles maraîchères. Les mêmes
tendances sont observées sur les horizons inférieurs mais avec une différence hautement
significative.
Les teneurs en N et en P totaux des parcelles cultivées comparativement au témoins sont
plus élevées au niveau des horizons superficiel et profond pour les pratiques Tf1 et Tf4. Elles
s'élèvent respectivement à 1936 ppm et à 1482 ppm contre 931 ppm sur les parcelles témoins
pour l'azote sur l'horizon supercie1. En profondeur, les teneurs en N relevées sur Tf1 et Tf4
sont de 904 ppm et 667 ppm contre 360 ppm pour les témoins. Les teneurs en P
correspondantes à ces pratiques sur les horizons cultivés équivalent à 945 ppm et à 882 ppm
contre 577 ppm sur les témoins. Les pratiquesTf7, Tf2 et Tf6 présentent des teneurs en azote
total identique aux témoins. Sur les horizons profonds, les mêmes tendances sont observées. Il
y a une baisse des teneurs en N et en P des horizons de surface aux horizons profonds. Les
fortes teneurs en K total des parcelles correspondent aux pratiques Tf1, Tf4 et Tf5. Les
teneurs de cet élément sont élevées en profondeurs qu'en surface. L'analyse statistique révèle
en effet une différence très hautement significative sur les horizons H2. les valeurs restent
cependant inférieures aux valeurs trouvées sur les parcelles témoins sans amendement. Les
rapports C/N des parcelles ne présentent pas différence significative sur l'horizon Hl. Les
valeurs sont comprises entre Il et 13. En profondeur, les rapports C/N résultats des pratiques
présentent une différence très hautement significative. Ils sont élevés par rapports aux valeurs
observées sur l'horizon Hl. Ces valeurs se situent entre 10 et 17 en profondeur. Les pH eau
des sols sont fortement élevés et presque identiques en surface. Par contre, en profondeur, il y
a une légère élévation des valeurs. Les effets des pratiques de fertilisation sur le pH eau sont
significatifs.
67
Tableau J7 : Propriétés chimiques des sols témoins sans culture et des sols sous culture maraîchère de la ville.
Hl H2 Hl H2 Hl H2 Hl H2 Hl H2 Hl H2
Tf1 45,lc 26,8c 1936c 904c 945b 817c 1977 2231a 13 17d 8,1 8,2ab
Tt2 18,5a 10,4a 934a 446a 502a 376a 1328 1771a Il 13bc 7,8 8,lab
Tf4 31,2b 16,8b 1482b 667bc 882b 653bc 1969 2290a 12 14c 8,3 8,6a
Tf5 21,2ab 1O,6ab 942a 498ab 589ab 408ab 1920 8002c 13 12abc 8,2 8,7bc
Tf6 16,7a 6,5a 781a 401a 566ab 292a 1521 8348c 12 10a 8,6 9,3c
TO 20,9ab 7,2a 931a 360a 577ab 285a 2195 5369b 13 11ab 8,5 8,7bc
Probabilité < 0,0001 0,0003 < 0,0001 0,003 0,039 0,009 0,297 < 0,0001 0,292 0,0001 0,063 0,004
Les moyennes affectées d'une même lettre dans une même colonne ne sont pas significativement différent au seuil de 5 % selon la méthode Student-Newman-Keuls ;
THS: très hautement significatifHl: Horizon 0-15 ; H2 : horizon 15-30 .. NS: non significatIf; S: significatif. MO : matière organique
Tf1 = Engrais, Tf2= Fumier + engrais, Tf4= Fumier + déchets ménagés + engrais, Tf5= Déchets de l'abattoir + engrais, Tf6= Déchets de
l'abattoir + fumier + engrais
-,
~:l"'<.-
ri ~k ,
68
5.4. Discussion
L'amélioration du taux de matière organique du sol des parcelles des pratiques Tf1 par
rapport aux témoins sans apport de matière organique corroborent les résultats selon lesquels
l'utilisation des engrais minéraux pour la production végétale provoque une chute du taux de
matière organique initiale du sol par accélération de la biodégradabilité des matières
organiques (Feller, 1976; Sedogo 1993). C'est l'accumulation des matières organiques
d'origine alluviale des eaux d'inondation qui expliquerait cette situation. Les parcelles
maraîchères de la ville de Ouagadougou pour la plupart sont inondées. Les matières
organiques provenant des apports alluviaux s'incorporent et s'accumulent dans les parcelles.
Incorporées profondément dans le profil du sol, elles se transforment en matières organiques
très stables (Soltner, 1990). Les apports excessifs d'engrais minéraux (qui sont pour la plupart
azotés) qui favoriseraient les prélèvements directs des microorganismes du sol; réduisant leur
activité sur la matière organique apportées par les eaux et les racines des légumes seraient à
l'origine de cette observation. Par contre, sur les autres parcelles les apports de déchets et des
engrais minéraux en quantités moindres par les maraîchers permettraient de juguler ce
phénomène en activant la vie microbienne du sol. Les conditions d'inondation, la texture du
sol, sa température et son pH qui influent sur l'activité biologique expliqueraient ainsi cette
observation.
Selon les normes d'appréciation du BUNASOLS (1990), l'horizon supérieur des sols
de l'ensemble des sites étudiés est moyennement richesse, élevé à très élevé en matière
organique. Les horizons inférieurs ont des teneurs basses, moyennes à élevées en matière
organique. Contrairement à la gestion certains systèmes de culture qui appauvrissent
(Delville, 1996; Piéri 1986), la gestion du système de culture maraîchère de la ville de
Ouagadougou que maintient le niveau du stock organique du sol à des valeurs jugées
meilleures. Les teneurs en N et en P de l'horizon Hl cultivé passent respectivement de
moyen, élevé à très élevé et de élevé à très élevé selon BUNASOLS (1990) Sur le deuxième
horizon, les teneurs en N sont basses à moyenne contre des teneurs moyenne à très élevé pour
le P. Les teneurs en K total du sol sont classées moyennes à élevées. Elles sont hautement
significatives. Ce résultat confirme ceux des travaux de Segda (2006) sur les périmètres
rizicoles irriguées de Bagré. D'après les normes de classification des sols définies par
BUNASOLS (1990), les rapports C/N des sols sont bas, moyens à élevé en surface. En
profondeur, ils sont bas, moyen à très élevé (10 à 17). La matière organique apportée par les
eaux d'inondation et les maraîchers se repartie dans tout le profil du sol. De nombreux
69
\,
70
CONCLUSION GENERALE
fait en majorité par achat chez les ménages, les fermes, à l'abattoir et dans les marchés à
bétail. Les doses d'apport des déchets dépassent les normes de fertilisation organiques
vulgarisées et dépendent de chacun des huit pratiques de fertilisation identifiées et du type de
culture. Elles sont moins élevées pour les pratiques qui incluent les déchets de l'abattoir et ou
les déchets ménagers. Les doses annuelles d'apport des déchets varient des sites d'études et
dépendent des pratiques de fertilisation et de la pérennité de la production sur le site durant
l'année. Les pratiques de fertilisation influencent les facteurs chimiques de fertilité des
71
parcelles. Les teneurs en matière orgamque des parcelles cultivées sont dans l'ensemble
meilleures. Elles sont plus élevées sur les parcelles If4, ID et If5. Les teneurs en éléments
fertilisants majeurs totaux des sols cultivés augmentent par rapport aux sols des parcelles
témoins. Le pH reste moyennement alcalin à alcalin sur toutes les parcelles. Il augmente
légèrement en profondeur. Les rapports C/N des sols augmentent aussi en profondeur. Dans
l'ensemble, les systèmes de production maraîchère de la ville de Ouagadougou se présente
comme des meilleurs systèmes de gestion de la fertilité du sol par l'utilisation combinée des
engrais chimiques et de la matière organique contenue dans les déchets et apportée
indirectement par les eaux ou directement par les maraîchers. La comparaison des doses
d'engrais chimiques et des doses d'apport des déchets avec les normes de fertilisation
recommandées d'une part et d'autre part des types et la nature des déchets laisse penser que
de telles pratiques ont un effet négatif sur la qualité et la productivité à court terme et à long
terme des légumes. Cependant, nous préconisons : 1(l.- \M./"~ yl ~
\vX
• une évaluation des bio-éléments nutritifs des sols; W /
• une évaluation des rendements au niveau paysaJ;lW:::.:o~u~~==~~
pratiques de fertilisation sur la productivité des légumes;
• une étude pour appréhender les aspects biologiques et micro biologiques liés aux
processus d'évolution des matières organiques des déchets dans les périmètres
maraîchers pour comprendre et déterminer les facteurs de l'accumulation de la matière
organique des déchets et les processus qui en sont responsable;
• une étude pour appréhender les pollutions nitriques et en éléments lourds des sols et
dans les produits de récolte.
Pour sécuriser la production, nous recommandons :
• que l'urbanisation sur les périmètres maraîchers qui exproprie les parcelles doit être
anéantie par les décideurs politiques dans la mesure où le projet de développement de la ville
prend en compte le maraîchage;
• la collecte séparée des déchets à la base pour éviter tout risque majeur de pollution et
de contamination de certains déchets;
• la prise en compte du maraîchage urbain dans les programmes et projets de
développement agricole.
72
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79
ANNEXES
80
ANNEXE 1
Fiche d'enquête sur les fermes d'élevage
Fiche d'enquête N°
Date:
Identification de la zone
Zone: Secteur : Quartier:
Identification du producteur
Nom: Prénom: Age: Sexe:
Responsabilité: Niveau d'alphabétisation:
Autre activité :
Quels types de déchets résultent de vos activités? Quantités produites par période:
(a) .
(b) .
A
(c) .
(d) .
Que faites vous avec les déchets?
Les quantités :
Dons: Non: Oui: A qui ?.............................. .. .
Ventes: Non: Oui: A qui ?............................... .. .
Vous jetez: Non: Oui: Ou ?.................................. .. .
Pourquoi ? .
Observations
B
ANNEXE 2
Fiche d'enquête maraîchère
FICHE D'ENQUETE N°
Date:
Caractéristiques générales.
VII. Nom et prénom
V12. Age
V13. Sexe
VI4. Niveau d'éducation
V 15. Situation matrimoniale
VI6. Lieu de résidence du producteur
VI? Lieu de production
VI8. Statut d'occupation du lieu de production (locataire, propriétaire, employé, ... ) :
VI9. Taille de la famille du producteur
VIIO. Autres activités du producteur
VIII. Organisation des producteurs (coopérative, association)
Caractéristiques de l'exploitation.
V2I. Age l'exploitation
V22. Antécédent cultural (campagne maraîchère précédente)
V23. Superficie totale disponible (préciser l'unité de mesure)
V24. Superficie totale cultivée
Nombre de planches
Superficie d'une planche
V25 Superfi' l . , latlon
ICIe cu tlvee par specu . consi.d eree
'
Spéculations Nombre de Superficie par Superficie totale
planches (a) planches (b) (a*b)
Tomate
Laitue
Oignon
Chou
aubergine
Fraise
Autres (préciser
, l atlon
V26 0 rdre d" Importance et date d e semi par specu . :
Spéculations Ordre d'importance Date de semi
Tomate
Laitue
Oignon
Chou
Aubergine
Fraise
Autres à préciser
(b) préCIser 1 Unité de mesure et estimer la quantité en Kg
C
Utilisation des déchets
V31. Type de déchets utilisés :
1= déchets solides des ménages; 2 = déchets liquides des ménages;
4 = déchets solides industriels; 8 = déchets liquides industriels; 16 = fumier
de ferme; 32 = autres (préciser )
V32. Si fumier de ferme, préciser sa nature:
V33. Nombre d'années d'utilisation des déchets urbains:
V34. Mode d'acquisition des déchets:
1 = gratuit; 2 = achat
V35. Si achat, lieu d'achat:
V36. Si achat, type de fournisseur:
1 = entreprises industrielles; 2 = entreprise de nettoyage; 4 =ménages
V37. Si gratuit, lieu de collecte (entreprise, ménage, ... ) :
V38. Triez vous les DUS avant de les utiliser?
1 = Oui; 0 = Non
V39. Les motivations d'utilisation des déchets
Types de déchets Principales motivations (disponibilité, bon fertilisant, moins
chers, ....)
Déchets solides des ménages
Déchets liquides des ménages
Déchets solides industriels
Déchets liquides industriels
Fumier de ferme
D
Solutions trouvées ou propositions de solutions aux problèmes rencontrés.
V6l :
V62 :
V63 :
E
V810. Moments d'apport des fertilisants, des déchets urbains et des pesticides (nombre de
, 1evee ou repIquage
JOur apres ')
Nature Nombre Quantité par Moment Types de
d'application application (i) d'apport cultures
Urée
NPK
Déchets solides
des ménages
Déchets liquides
des ménages
Déchets solides
industriels
Déchets liquides
industriels
Fumier de ferme
Herbicides
Insecticides
..
(1) détennmer la quantIte en Kg
extérieure)
F
.
93 PetIt
. eqUlpemen
, td ans 1a pro d uc f Ion maralc Ah'ere.
Type Nombre Coût Durée Coût Source de
moyenne d' entretien financement
d'utilisation annuel (fonds propres
(années) ou nom de la
source
extérieure)
. D'epenses d' exp 101·tafIon de 1a pro duc f IOn dans 1a campagne maralcAh'ere.
94
Intrants Quantité Coût d'achat Lieu d'achat Coût de Source de
achetée transport financement
(fonds propres
ou nom de la
source
extérieure)
..
Intrants : semences, engraIs mméraux, fumier, msectlClde, locatIOn de servIces, redevance de productIOn, carburant-Iubnfiant, locatIOn de
parcelle, déchets liquides, déchets solides.
Tomate
Laitue
Oignon
Chou
aubergine
Fraise
Autres (préciser)
G
VI02. Quantité et valeur de l'autoconsommation et des donations
Spéculations Autoconsommation Donation
Quantité Valeur Quantité Valeur
(évaluée en kg) monétaire (évaluée en monétaire
(FCFA) kg)
Tomate
Laitue
Oignon
Chou
aubergine
Fraise
Autres (préciser
XIV. Observations.
V14I:
VI42 :
VI43 :
H
ANNEXE 3
D'après les résultats de Zougmoré et al. (2000), une charretée équivaut à quatre brouettées.
Or, une brouettée a une capacité de 50 L soit 0,05 m 3 (MCDF, 1994).
D'où une charretée aura une capacité de 0,2 m 3 •
Une benne de 6 m 3 contiendra donc 30 charretées.