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TECHNOLOGIE

Enseignement de base
8e EB

LUMONGE Zabagunda Désiré MASUDI Kalongama Jean


PONDO Mwetaminwa Laurent KABUNGULU Mukamba Charles
NGABO Bahizire Antoine BYAOMBE Daniel Raymond

République Démocratique du Congo Éditeur


TECHNOLOGIE

ENSEIGNEMENT DE BASE
8e EB

Manuel rédigé par l’équipe du Laboratoire de


Didactique des Sciences
(LADISCI/UERDP/ISP-BUKAVU)

Rédacteurs :

LUMONGE Zabagunda Désiré MASUDI Kalongama Jean


PONDO Mwetaminwa Laurent KABUNGULU Mukamba Charles
NGABO Bahizire Antoine BYAOMBE Daniel Raymond

Superviseurs :
Prof. LUMONGE Zabagunda Désiré
Prof. MASUDI Kalongama Jean
UERDP/ISP-BUKAVU
Bureaux 112, 113 et 115 (Bloc Paroisse)
Tél : +243 813 187 246 ; +243 998 905 530
kalongamam@[Link] ; desirelumonge02@[Link]
Notes sur les auteurs

1. Professeur Désiré LUMONGE ZABAGUNDA est né en 1976 à MELA, Ter-


ritoire de Mwenga.
Docteur en Sciences Psychologiques et de l’Education de l’Université de Mons (Bel-
gique) en 2010.
Licencié en physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (2000).
Professeur à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, ISP/Bukavu.
Département de Physique-Technologie.
Directeur – Adjoint de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de
la Physique (UERDP-ISP/Bukavu).
Directeur-Adjoint du Centre de Recherches Universitaires du Kivu (CERUKI).
Son domaine de recherche est la Didactique des Sciences.
2. Professeur Jean MASUDI KALONGAMA est né en 1957 à Mukombe, Ter-
ritoire de Pangi.
Docteur en sciences physiques, Université de Kinshasa (2008), orientation physique-
mathématique.
Professeur à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, ISP/Bukavu. Départe-
ment de Physique-Technologie.
Directeur de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique
(UERDP-ISP/Bukavu).
3. Laurent PONDO MWETAMINWA est né en 1960 à Kabuzu, Territoire de
Mwenga.
Licencié agrégé en Sciences chimiques de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bu-
kavu en 2001.
Assistant de 2e mandat à l’Institut Supérieur d’Études Agronomiques et Vétéri-
naires de Walungu, ISEAV/WALUNGU.
Assistant de 2e mandat à l’Université Simon Kimbangu de Bukavu, USK/BUKAVU.
Directeur des Études à l’Institut Bwindi à Bukavu pendant 13 ans.
Enseignant de Chimie au Secondaire depuis 25 ans.
Coordinateur Communautaire des Écoles Conventionnées Protestantes de la 5e
CELPA (Communauté des Églises Libres de Pentecôte en Afrique).
4. Charles KABUNGULU Mukamba est né le 09 avril 1974 à Kilumba, Terri-
toire de Mwenga. Licencié en Physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de
Bukavu (ISP / Bukavu). Professeur de Physique et de Technologie au Lycée CI-
REZI à Bukavu pendant 15 ans. Chef de Travaux au Département de Physique-
Technologie de l’ISP / Bukavu. Secrétaire Scientifique de l’Unité d’Enseignement
et de Recherche en Didactique de la Physique (UERDP / ISP-Bukavu).
5. Antoine NGABO BAHIZIRE est né en 1993 à MBIZA, Territoire de Kabare.
Licencié en Physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (2019), col-
laborateur scientifique au LABORATOIRE DE DIDACTIQUE DES SCIENCES
(LADISCI-UERDP ISP/Bukavu).
6. Daniel BYAOMBE RAYMOND est né en 1996 à Bukavu. Licencié en Phy-
sique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (2019), collaborateur scienti-
fique au LABORATOIRE DE DIDACTIQUE DES SCIENCES (LADISCI-UERDP
ISP/Bukavu).
Remerciements
L’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique (U.E.R.D.P)
remercie vivement les collègues enseignants qui ont accepté, volontiers, à collaborer aux
travaux de rédaction des manuels scolaires conformes au Programme Éducatif du Do-
maine d’Apprentissage des Sciences.

Une équipe interdisciplinaire a travaillé au LABORATOIRE DE DIDACTIQUE DES


SCIENCES (LADISCI-UERDP ISP/Bukavu) en parfaite collaboration.

Le soutien moral et matériel de notre partenaire LIVRES POUR LE GRANDS LACS


a permis de booster les travaux de rédaction des manuels scolaires.

Le laboratoire LADISCI entend relever le défi d’une des missions importantes des
Instituts Supérieurs Pédagogiques à savoir « Vulgariser les résultats de recherche par
la rédaction et la diffusion des manuels scolaires adaptés à l’enseignement primaire et
secondaire ».
Avant-propos
Ce manuel de Sciences physiques est destiné aux élèves et enseignants de classe de
e
8 en éducation de base en République Démocratique du Congo. Il est conforme au pro-
gramme éducatif du domaine d’apprentissage des sciences.

L’apprentissage didactique développée au début de chaque chapitre est déclinée en sept


points essentiels à l’enseignant pour conduire sa leçon dans une démarche d’Approche par
Compétences : Exemples de Situations-Problèmes, Analyse de la situation (idées clés),
Matériels didactiques, Compétences attendues chez l’élève, Mots clés, Contenu de la ma-
tière et Évaluation des compétences.

Les questions d’évaluation des compétences poussent l’élève à réfléchir et à répondre


aux situations-problèmes de départ.

Le contenu est présenté de manière concise pour permettre les élèves de 11 à 13 ans
en contact avec les premiers concepts scientifiques de base, de comprendre et de résoudre
quelques problèmes de vie courante.
Sommaire

1 Construction d’un puits 1


A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
C. Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
D. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
E. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
F. Matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1 Besoin en eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 But du puits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.1 Puits à usage domestique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.2 Forage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Extraction de l’eau : principe physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3.1 Unités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3.2 Remarques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.4 Poulie fixe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
G. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

2 La pompe hydraulique 6
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
C. Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
D. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
E. Matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2 Notion de pression . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.1 Définition et unités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.2 Pression atmosphérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3 La seringue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.4 La pompe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.5 Pompe aspirante et foulante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

3 Les moyens de transport 11


A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
C. Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
E. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
F. Matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

i
SOMMAIRE ii

3.1 Transport et déplacement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12


3.1.1 Transport par la voie terrestre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3.1.2 Transport par voie maritime et fluviale . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.1.3 Transport par la voie aérienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.2 Montage, démontage et réparation d’un vélo . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.2.1 Le vélo, l’environnement et le sport . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.2.2 Description du vélo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
[Link] Le cadre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
[Link] La fourche et le guidon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
[Link] Les pneus, les roues dentées, les pédaliers et la chaine de
transmission . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
[Link] Les moyeux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Les freins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Système d’éclairage : la magnéto de vélo . . . . . . . . . . 20
[Link] Comparaison entre la magnéto et la centrale hydro-électrique
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.2.3 Le vélo olympique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
G. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

4 Production du courant électrique 24


A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
C. Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
D. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
E. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
F. Matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
4.1 Connexion de la génératrice à la roue de la bicyclette . . . . . . . . . . . . 25
4.2 Description et fonctionnement d’un alternateur industriel . . . . . . . . . . 26
4.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.2.2 Constitution d’un alternateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.2.3 Principe de fonctionnement d’un alternateur . . . . . . . . . . . . . 26
4.2.4 Sources d’énergie utilisées pour faire fonctionner un alternateur . . 27
G. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

5 Réseau de distribution du courant électrique 28


A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
C. Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
D. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
E. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
F. Matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
5.1 Production – Transport – Distribution du courant électrique . . . . . . . . 29
5.1.1 Production de l’électricité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
5.1.2 Transport et Distribution de l’électricité . . . . . . . . . . . . . . . 29
5.2 La centrale hydroélectrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
5.2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
5.2.2 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
5.2.3 Puissance d’une chute d’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
5.2.4 Les turbines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
SOMMAIRE iii

[Link] Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
[Link] Sortes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
[Link] Installation d’une turbine . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
5.2.5 Description de la centrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
[Link] La partie mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
[Link] La partie électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
5.3 Le transformateur électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
G. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

6 Dispositif d’installation du courant électrique 36


A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
C. Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
D. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
E. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
F. Matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
6.1 Courant électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
6.2 Tension électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
6.3 Générateur électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
G. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

7 Installation d’un système photovoltaïque 39


A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
C. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
D. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
E. Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
7.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
7.2 Matériels pour le montage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
7.2.1 Description générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
[Link] Générateur photovoltaïque : Panneaux solaires . . . . . . . 41
[Link] Batterie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
[Link] Régulateur de tensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
[Link] L’onduleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
7.3 Schémas de réalisation d’un système photovoltaïque pour l’installation do-
mestique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
7.4 Méthode de Dimensionnement des Systèmes Photovoltaïques pour l’habitat 47
7.4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
7.4.2 Évaluation des besoins en énergie électrique . . . . . . . . . . . . . 47
7.4.3 Calcul de l’énergie à fournir à l’onduleur et son utilisation . . . . . 48
7.4.4 Calcul de l’énergie à fournir à la batterie et son utilisation . . . . . 49
7.4.5 Calcul de l’énergie électrique fournie par le générateur photovoltaïque 49
F. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50

8 Compresseur d’air 51
A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
C. Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
D. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
SOMMAIRE iv

E. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
F. Matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
8.1 Compresseur d’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
8.1.1 Définition et importance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
8.1.2 Pression atmosphérique normale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
8.1.3 Caractéristiques d’un compresseur d’air . . . . . . . . . . . . . . . . 52
8.2 Fonctionnement de la pompe à bicyclette . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
8.3 Utilité de l’air comprimé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
8.4 Compresseur d’air industriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
G. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55

9 L’appareil photo numérique 56


A. Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
B. Analyse de la situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
C. Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
D. Compétences attendues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
E. Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
F. Matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
9.1 Historique de la photographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
9.2 Appareil photographique argentique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
9.3 L’appareil photographique numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
9.3.1 Innovation technologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
9.3.2 Écran et pixels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
9.3.3 Les parties essentielles d’un appareil photo numérique . . . . . . . . 59
9.3.4 Principe de fonctionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
G. Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
Chapitre 1

Construction d’un puits

A. Exemple de situation-problème
La famille de Paulin est alimentée en eau potable par la Régie de distribution d’eau
(Regideso), société congolaise chargée du traitement et de fourniture de l’eau potable. Au
moment d’interruption de la fourniture de l’eau, toute la famille se heurte au problème de
pénurie d’eau car elle habite loin d’une rivière et d’une source d’eau potable. Pour pallier
la pénurie, la famille décide de creuser un puits. Au kivu et en Provinces orientales, ce
puits est connu sous le nom de « muloba ».

B. Analyse de la situation
Pour creuser le puits et se servir de l’eau issue de ce puits, les élèves se posent des
questions :
— De quels outils disposer pour creuser un puits de 5 à 10m de profondeur ?
— Comment remonter l’eau du puits de la profondeur vers la surface ?
— Quelles machines simples exploitées pour faciliter le travail du puisatier ?
— L’eau du puits est-elle potable ?
— En quel endroit peut-on atteindre facilement (5 à 10 m) la nappe phréatique ?

C. Matériels didactiques
1. Matériels de creusage : bèche, pelle, pioche, bar à mines, brouette
2. Machines simples : Poulies, treuils
3. Récipients : seaux, bidons
4. Instruments de mesure : dynamomètres, balances
5. Cordes

D. Compétences attendues
Après avoir creusé le puits alimenté en eau, l’élève sera capable de remonter l’eau de
profondeur à la surface en se servant des machines simples, comprendre et expliquer les
principes physiques élémentaires dans le phénomène d’extraction de l’eau du puits.

E. Mots clés
Besoin en eau, Machines simples, Forces, Pesanteur

1
CHAPITRE 1. CONSTRUCTION D’UN PUITS 2

F. Matières

Sujet 1 : Construction d’un puits


1.1 Besoin en eau
Dans le manuel de sciences physiques 7e, le sujet 3 traite de la problématique de l’eau.
L’information exposée concerne :
— La composition de l’eau
— Les propriétés de l’eau
— Le cycle, la pollution et le traitement de l’eau
— L’utilité de l’eau.
Nous recommandons aux enseignants, élèves et autres lecteurs de lire ce manuel de
sciences physiques en septième année de l’éducation de base.
Pour s’approvisionner en eau, nos familles utilisent l’eau de pluie, de source, des ri-
vières, du fleuve, du lac, de mer, du puits,. . .
Ce chapitre s’intéresse au puits comme moyen d’approvisionnement en eau et les prin-
cipes physiques mis en contribution dans l’extraction de l’eau du puits.

1.2 But du puits


On creuse un puits pour atteindre la nappe phréatique et permettre de remonter
de l’eau par des machines simples appropriées. On rencontre des puits d’eau à usage
domestique et les puits d’extraction des minerais. Les puits de faible profondeur peuvent
être creusés manuellement par des bêches, pioches, pelle ; on peut se servir d’un seau ou
d’une brouette pour déplacer la masse de terre. Pour des plus grandes profondeurs on
procède par le forage à l’aide du matériel spécialisé.

1.2.1 Puits à usage domestique


La profondeur d’un puits à usage domestique varie entre 10 et 20 mètres et se trouve
à proximité de l’habitation. Il est couvert au-dessus pour éviter la contamination des
immondices et autres débris pouvant polluer l’eau du puits. Il est pourvu d’une ouverture
permettant de faire descendre un seau au moment de puiser de l’eau (figure 1.1).

(a) Puits (b) bèches, pioches, brouette

Figure 1.1 – Creusage d’un puits domestique


CHAPITRE 1. CONSTRUCTION D’UN PUITS 3

1.2.2 Forage
Le forage est une technique pour creuser un trou dans le sol. Il permet de creuser un
puits jusqu’à des profondeurs importantes. C’est un procédé par lequel on atteint la nappe
phréatique à grande profondeur. Les puits de mines, par exemple, peuvent atteindre 1000
mètres ou plus.
Pour forer à travers tous ces différents types de formations du sol, de nombreuses
techniques de forage manuel ont été développées et sont utilisées de par le monde. La
technique de forage consiste à :
(a) casser ou couper la formation
(b) dégager les matériaux coupés (le sol) du trou,
(c) fournir un support aux parois du trou, pour éviter qu’il ne s’effondre pendant le
forage.
Les principales techniques sont :
— Le forage à la tarière : il consiste à un ensemble d’allonges en acier qui est tourné
par le poignée. Les tarières sont tournées dans le sol jusqu’à ce qu’elle se remplissent
et sont ensuite sorties du trou pour être vidées. Le modèle des tarières varie en
fonction du type de sol à forer.
— Le forage à la boue : utilise la circulation de l’eau pour faire remonter à la surface
du sol les matériaux forés.

1.3 Extraction de l’eau : principe physique


Pour extraire l’eau du puits, le principe consiste à faire descendre, dans le puits, un
seau suspendu à une corde puis on le remonte vers la surface. Lorsqu’on remonte le seau
rempli d’eau, on exerce une force sur la corde. Cette force a un point d’application, une
direction, un sens et une intensité (ou module) : c’est une grandeur vectorielle. Lors de la
descente, le seau est soumis à l’action d’une force particulière : la pesanteur.
La pesanteur est la force d’attraction que la terre exerce sur les objets qui se trouvent
dans son voisinage. On l’appelle poids de l’objet. Le point d’application du poids d’un
objet est appelé centre de gravité (figure 1.2). La direction du poids est verticale et son
sens est celui de haut vers le bas.

Figure 1.2 – Centre de gravité d’un corps


CHAPITRE 1. CONSTRUCTION D’UN PUITS 4

1.3.1 Unités
Le poids d’un corps étant une force, elle s’exprime en newtons (N).
Un objet de masse m est attiré par la Terre avec une force de pesanteur :

P~ = m~g (1.1)

De la relation (1.1), on tire :


P~
~g = (1.2)
m
~g est une grandeur physique appelée accélération de pesanteur. Elle s’exprime en newtons
par kilogramme (N/kg ou m/s2 ). Sa valeur au voisinage de la Terre vaut : g = 9,81 m/s2
Le poids d’un corps peut s’exprimer aussi en :
• Kilogramme-force (kgf) : 1kgf = 9, 81N
• dyne (dyn) : 1dyn = 10−5 N
L’intensité d’une force ou d’un poids se mesure avec un dynamomètre, alors que la
masse d’un objet se mesure à l’aide une balance (figure 1.3).

(a) (b)

Figure 1.3 – dynamomètre (a) et balance (b)

1.3.2 Remarques
X Un objet soumis à deux forces est en équilibre lorsque les deux forces sont égales,
de même direction et de sens contraire (opposé).
X Une force a pour effet de produire une déformation (définition statique) ou de
modifier l’état de repos ou de mouvement d’un objet (définition dynamique).

1.4 Poulie fixe


Pour faciliter l’extraction de l’eau dans le puits, on peut se servir d’une machine simple
pour changer l’orientation de la force exercée sur la corde pour remonter le seau d’eau du
puits. Un exemple d’une telle machine est la poulie fixe (figure 1.4).
On rencontre des poulies en bois, en métal en plastique, dont le moyeu est percé d’un
trou cylindrique appelé alésage.
CHAPITRE 1. CONSTRUCTION D’UN PUITS 5

Figure 1.4 – La corde qui passe à travers une poulie fixe.

Fonctionnement d’une poulie : On se sert d’un axe qui passe dans l’alésage pour
permettre à la poulie de tourner librement. La lubrification de l’axe facilite la rotation du
poulie fixe. Pour soulever une charge, on fait passer la corde dans la gorge de la poulie.
Si les deux forces appliquées aux deux bouts de la corde sont égales, la poulie est en
équilibre. L’utilisation de la poulie facilite le travail de soulèvement de la charge.

G. Évaluation des compétences


Exercice 1.1.
Identifier les techniques de creusage et outils appropriés pour :
• Un terrain avec pente
• Une fosse septique
• Un filon d’or

Exercice 1.2.
A l’aide des masses marquées et des dynamomètres, estimer la masse et le poids de :
• Deux, trois, cinq et dix pommes de terre
• Un cube de savon de lessive
• Une assiette de farine de manioc et de haricot
Chapitre 2

La pompe hydraulique

A. Exemples de situation-problème
1. Pendant la saison sèche, l’eau du puits de la famille de Paulin se trouve à un
niveau trop bas et le seau ne capture plus une quantité suffisante d’eau. Comment
procéder pour remonter l’eau jusqu’au réservoir ? La famille imagine le mécanisme
de construction d’une pompe aspirante.
2. Une fois le réservoir rempli d’eau, il est nécessaire de faire circuler l’eau dans les
pièces situées plus haut que le niveau du réservoir. La famille a besoin d’une pompe
foulante.

B. Analyse de la situation
Quels sont les paramètres physiques qui interviennent dans l’exercice de remonter l’eau
du puits et la distribuer dans les pièces situées en haut d’une maison, par exemple :
— La pression atmosphérique
— La pression de l’air
— Le volume
— La hauteur
— La section des canalisations

C. Matériels didactiques
Une seringue, une pompe de bicyclette, un petit moteur électrique

D. Compétences attendues
A travers le principe de fonctionnement d’une seringue, l’élève sera capable de
— Transformer le dispositif de la seringue en une pompe en opérant des modifications
indispensables à cet effet.
— Explique le rôle de la pression atmosphérique dans le principe de fonctionnement
d’une pompe.

6
CHAPITRE 2. LA POMPE HYDRAULIQUE 7

E. Matières

Sujet 2 : La pompe hydraulique


2.1 Définition
Une pompe est un dispositif capable d’aspirer ou de refouler un fluide (air, eau, huile...).
Le volume et la pression de l’air sont indispensables pour le fonctionnement d’une pompe.

2.2 Notion de pression


2.2.1 Définition et unités
On définit généralement la pression comme une force par unité de surface, où la force
F agit perpendiculairement à l’aire A :
F
p= (2.1)
A
Dans le système international d’unités, la pression s’exprime en, newtons par mètre-
carré(N/m2 ). Cette unité porte le nom de pascal (Pa) :

1Pa = 1N/m2

Autres unité de la pression :


— Dyne par centimètre-carré (dynes/cm2 )
— Kilogramme par centimètre –carré : 1kg/cm2 = 9,8 N/cm2 = 9,8 × 104 N/m
Ces unités servent souvent à graduer le manomètre qui mesure le gonflement des pneus.
Le concept de pression est indispensable dans l’étude des fluides. Un fluide exerce une
pression sur toutes les directions.
Figure 2.1. Photo d’un récipient contenant du liquide

2.2.2 Pression atmosphérique


La pression atmosphérique de la Terre varie en fonction de l’altitude. A une hauteur
donnée, elle subit l’influence des conditions climatiques. Au niveau de la mer, elle est de
1,013 × 105 N/m2 . Cette valeur sert à définir l’unité de pression couramment utilisée,
l’atmosphère (atm) :

1atm = 1,013 × 105 N/m2 = 1,013 × 105 Pa

La pression atmosphérique se mesure au moyen d’un baromètre : c’est un tube de


verre rempli de mercure puis renversé dans un récipient contenant également du mercure.
Lorsque le tube est suffisamment long, le niveau du mercure tombe, faisant le vide à son
sommet.
Une autre unité de pression est le bar : 1bar = 105 N/m2 . Elle est utilisée souvent en
météorologie et sur les cartes climatiques.
CHAPITRE 2. LA POMPE HYDRAULIQUE 8

Figure 2.1 – Manomètre

2.3 La seringue
La seringue est un modèle rudimentaire d’une pompe. Elle permet d’aspirer ou de
refouler un fluide. Elle est constituée de trois parties essentielles : le cylindre C, le piston
P et l’aiguille E (figure 2.2)

Figure 2.2 – La seringue

Fonctionnement d’une seringue : Pour aspirer un liquide, par exemple, on met


l’aiguille de la seringue en contact avec le liquide à aspirer, le piston étant enfoncé. A
l’équilibre, la pression au point B du cylindre est égale à la pression atmosphérique à
la surface A du liquide. En soulevant le piston, le volume V de l’air augmente dans le
cylindre C et la pression diminue. Le liquide est alors poussé dans l’aiguille et rempli le
volume V. Si l’on repousse le piston, le liquide ressort par l’aiguille.

Figure 2.3 – Fonctionnement d’une seringue


CHAPITRE 2. LA POMPE HYDRAULIQUE 9

2.4 La pompe
Pour transformer la seringue en une pompe, on y ajoute deux soupapes. Le fonction-
nement de la pompe se fait en trois temps :
1. On remonte le piston pour ouvrir la soupape A et gardant fermée la soupape B
pour permettre à l’eau de remplir l’espace située en dessous du piston.

2. On repousse le piston, la soupape A se referme par suite de la pression de l’eau et


ouvre la soupape B, l’eau remonte au-dessus du piston.

3. On remonte encore le piston, l’eau qui a envahi l’espace située au-dessus du piston
est remontée et sort par le bec d’écoulement.

Il est à noter que la hauteur maximale d’aspiration de l’eau ne dépasse pas théoriquement
10,33 mètres.
CHAPITRE 2. LA POMPE HYDRAULIQUE 10

2.5 Pompe aspirante et foulante


Pour élever l’eau jusqu’à une hauteur du château, il faut que la pompe pousse l’eau
jusqu’à hauteur voulue. Le piston ne comporte plus de soupape, c’est le tuyau de refou-
lement qui en comporte une (figure 2.4) La cloche hermétique traversée par le tuyau de
refoulement est un régulateur. L’eau chassée par le piston pénètre dans la cloche et com-
prime l’air qu’elle contient. Lorsque le piston remonte la soupape de refoulement se ferme
et l’air comprimé continuant à agir sur l’eau la refoule dans le tuyau de refoulement. La
présence de ce régulateur permet d’obtenir un fonctionnement plus doux et plus continu
de la pompe.

Figure 2.4 – La pompe aspirante

F. Évaluation des compétences


Exercice 2.1.
Expliquer pourquoi une seringue est un modèle simple d’une pompe aspirante et foulante.

Exercice 2.2.
Qu’est-ce qui distingue une seringue d’une pompe aspirante et foulante proprement dite ?

Exercice 2.3.
Décrire le fonctionnement d’une pompe aspirante et foulante.
Chapitre 3

Les moyens de transport

A. Exemple de situation-problème
L’élève Mufanzala doit se rendre à son école, EP NYAMUKUNGU, située à 5km de son
domicile. Il parcourt chaque matin cette distance pendant 1 heure de marche à pieds. Son
frère Ngwefu vient d’acquérir un vélo et effectue le même trajet en 30 minutes. Pendant les
vacances de juillet, ils décident ensemble d’effectuer un voyage de Kitutu-Bukavu- Goma
pour rendre visite à leur frère MIBALEO parti pour ses études. De Kitutu à Goma,
ils effectuent des trajets routier et lacustre. A Goma ils sont émerveillés par les bruits
d’atterrissage et de décollage des avions dans le ciel de cette ville.

B. Analyse de la situation
— Comment expliquer le gain de temps de Ngwefu par rapport à son frère Mufanzala
et plus de fatigue de ce dernier à l’arrivée à l’école ?
— Quels sont les moyens de déplacement et de transport disponibles dans la situation
pour effectuer différents trajets ?
— Quel moyen de transport utilisé pour se déplacer de Goma à Kinshasa ?

C. Matériels didactiques
— Un vélo, voiturettes pour enfant
— Maquettes d’engins roulants : camions et trains
— Maquette d’un avion

E. Mots clés
— Distance à parcourir
— Temps de parcourt
— Déplacement
— Transport

11
CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 12

F. Matières

Sujet 3 : Les moyens de transport


3.1 Transport et déplacement
Pour aller d’un coin à l’autre dans la cour de l’école, on se déplace à pieds. Un long
voyage à pieds est fatiguant, c’est pourquoi on utilise certains engins comme moyen de
transport.
On distingue :
— Les moyens de transport par voie terrestre : vélos, camions, voitures, trains. Les
vélos, les camions et les voitures utilisent la voie routière ; le train utilise la voie
ferrée (rails)
— Les moyens de transport par voie maritime et fluviale : bateaux, navires, paquebots
— Les transports par voie aérienne : avions

3.1.1 Transport par la voie terrestre


Le transport par la voie terrestre utilise des vélos, camions, voitures et trains. Ces
moyens de transport ont en commun des roues. Certains sont utilisés pour le transport
des biens et d’autres pour le transport des personnes.
Les voitures taxis et taxis-bus transportent des personnes. Les camions conviennent
pour le transport des biens : cargaison des bois, de manioc, gravier et moellon dans les
chantiers de construction,. . . .
Pendant le trafic routier en ville, les voitures à usage personnel, les taxis et taxis-bus
s’arrêtent aux arrêt-bus et stationnent sur les parkings aménagés par la Mairie. (figure
3.1)
Les liquides inflammables : essence, mazout, azote liquide et autres sont transportés
dans des camions citernes pour éviter l’évaporation et les incendies.
Les aliments frais (fruits et légumes, poissons, viandes,. . . ) sont transportés dans les
camions frigorifiques pour leur conservation à l’état frais en évitant tout contact avec
des microbes, de la poussière et autres agents pathogènes.

Chacun de ces engins a des parties essentielles et accessoires :


a) Les parties d’un vélo (photos à insérer)
b) Les parties d’un camion ordinaire (photos à insérer)
c) Les parties d’un camion-citerne (photos à insérer)
d) Partie d’un camion frigorifique (photos à insérer)

Les véhicules terrestres ont différents types de moteurs. Les voitures et les motos ont des
moteurs à essence. Les camions, et certaines automobiles ont des moteurs Diesel qui utilise
‘le mazout ‘. Les moteurs diesel compriment davantage l’air et le carburant et produisent
plus de puissance que les voitures à essence.

Les moteurs à essence et Diesel polluent l’environnement, c’est pourquoi les ingénieurs
automobiles travaillent sur le prototype de la voiture électrique.
La voiture électrique n’utilise ni moteur à explosion ni essence. Elle a des batteries ou
une pile à combustible. Les batteries sont rechargées périodiquement, à partir du secteur
CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 13

(a) Camion (b) Train (c) Autobus

(d) Voiture (e) Parking voiture (f) Arrêt-bus

(g) Camions citernes (h) Camion frigorifique

Figure 3.1 – Les moyens de transport terrestre

ou d’un groupe électrogène. La pile à combustible fonctionne comme un moteur à explo-


sion, elle est alimentée par du carburant (hydrogène gazeux) pour produire un courant
électrique qui entraine le moteur.

Figure 3.2 – Voiture électrique


CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 14

Le train est un moyen de transport qui utilise le chemin de fer (rails). Ce moyen de
transport est exploité pour ses nombreux avantages :
— Vitesse plus grande par rapport aux véhicules ;
— Parcourt des longues distances ;
— Nombre important des passages ou des tonnes des marchandises à transporter dans
des wagons ;
— Etc.
Le train s’arrête à la gare pour débarquer et embarquer les passagers. Le nom de la
station d’arrêt est indiqué et lisible par les passagers.

Figure 3.3 – Une gare

Le trafic ferroviaire distingue les trains pour passagers des trains pour le transport
des marchandises et autres biens. Les Trains à Grande Vitesse (T.G.V) relient les grandes
villes et agglomérations.

Figure 3.4 – Train à grande Vitesse (TGV)

Dans les grandes villes en Europe, en Amérique et en Asie, le trafic de transport en


commun combine les taxis, les bus, les métros, les tramways pour faciliter la mobilité des
personnes.

Figure 3.5 – Tramways


CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 15

3.1.2 Transport par voie maritime et fluviale


Le transport par la voie maritime utilise les bateaux et les navires qui flottent sur
l’eau. La flottaison exige la connaissance des lois de l’hydrostatique et de l’hydro-
dynamique. La République démocratique du Congo dispose d’un réseau important de
navigation :
— Sur le fleuve et ses affluents : Elila, Ulindi, Aruwimi. . .
— Sur les lacs du Pays : Tanganyika, Kivu, Edouard, Moero à l’Est ; le lac Maindombe
à l’ouest, . . .
Le bateau a plusieurs compartiments appelés classes. Le prix du titre de voyage (billet
de voyage) diffère selon ses classes.

Figure 3.6 – Bateaux

3.1.3 Transport par la voie aérienne


Le transport par la voie aérienne utilise l’avion comme moyen de transport. Selon le
besoin de l’usage, on rencontre :
— Des avions commerciaux : passagers et cargos
— Des avions militaires : avions de chasse, des drones. . .

Les avions commerciaux pour passagers transportent plusieurs catégories des voya-
geurs : hommes d’Etat, hommes d’affaire, touristes et autres. Un voyageur achète le titre
de voyage ou billet de voyage à souhait : classe affaire (business class) et classe économique
(economic class). Le confort et le traitement des passagers diffèrent selon les classes dans
l’avion.
Les avions cargo transportent les marchandises et les courriers. Certaines compagnies aé-
riennes sont spécialisées dans le transport de courrier dans le monde.
Les hélices des avions tendent à être remplacées de nos jours par des moteurs à réaction
ou réacteurs.

Le moteur d’avion à réaction comprend une ou plusieurs grandes roues à ailettes à


l’avant qui compriment l’air. Le carburant est injecté dans la chambre de combustion et
brule en produisant des gaz très chauds. Ces gaz se dilatent et font tourner la turbine qui
entraine les roues à ailette du compresseur. La force des gaz qui jaillissent à l’arrière du
moteur propulse l’avion vers l’avant (figure 3.8).
CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 16

(a) Avion passagers (b) Avion-cargo

(c) Avion militaire (d) drone

Figure 3.7 – Les moyens de transport aériens

(a) Moteur à hélice (b) Réacteur

(c) Vue intérieure d’un réacteur

Figure 3.8
CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 17

3.2 Montage, démontage et réparation d’un vélo


3.2.1 Le vélo, l’environnement et le sport
Le vélo est un moyen de transport écologique, c’est-à-dire qui ne pollue pas l’envi-
ronnement. Les autres moyens de transport polluent l’environnement : voitures, camions,
bateaux, avions. Ils utilisent les combustibles fossiles pour se déplacer et produisent les
gaz à effet de serre responsable de la destruction de la couche d’ozone et du réchauf-
fement climatique. A Kisangani dans la province de la Tshopo ; à Kindu au Maniema et
à Uvira au Sud-Kivu, le vélo est un moyen de transport et même source de revenus pour
certaines familles.

(a) (b)

Figure 3.9 – Vélo, source de revenu à Kindu

Le cyclisme est un sport collectif et l’engin principal c’est le Vélo. Les grandes compé-
titions cyclistes ont gagné de plus en plus des sympathisants : Tour cycliste du Congo,
Tour du Faso au Burkina Faso, Tour cycliste du Rwanda.

Figure 3.10 – Photos des cyclistes


CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 18

3.2.2 Description du vélo


Les parties essentielles du vélo sont les suivantes :
— Le cadre avec selle
— La fourche
— Le guidon
— Les pneus (roues avant et arrière)
— Les roues dentées
— Les pédaliers
— La chaine de transmission
— Les freins
— Un système d’éclairage

[Link] Le cadre
Le cadre d’un vélo est fabriqué en tubes en acier. Il doit être rigide pour supporter la
masse et le poids du cycliste. Les parties du cadre sont assemblées par une soudure avec
baguette d’acier doux. Les deux pièces à assembler doivent fondre superficiellement afin
d’assurer une parfaite liaison. Le cadre de vélo spécifique aux filles et dames a une forme
particulière.

Figure 3.11 – Cadre de vélo pour dames

[Link] La fourche et le guidon


La fourche et le guidon constituent le système de direction du vélo. Ils sont attachés à
la roue avant. Le cycliste pose les deux mains sur les manches gauche et droite du guidon
pour orienter son vélo.

[Link] Les pneus, les roues dentées, les pédaliers et la chaine de transmission
Le vélo est monté sur deux roues et se déplace grâce à la force musculaire du cycliste
qui produit la force motrice nécessaire à l’avancement.
CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 19

(a) (b)

Figure 3.12 – (a) Fourche de vélo (b) Guidon de vélo

La force musculaire exercée par les pieds du cycliste sur les pédaliers produit un mou-
vement de rotation qui est transmis à la roue arrière motrice par la chaine et les roues
dentées.
Pour avancer, les roues du vélo ont besoin de l’adhérence des pneus sur le sol. Sur une
chaussée asphaltée, l’adhérence diminue avec l’humidité.

(a) Pneus de vélo (b) Roue dentée (c) Roue dentée montée sur le
vélo

(d) Chaine de transmission

Figure 3.13 – Pneus, Roues dentées, Pédaliers et Chaine de transmission


CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 20

[Link] Les moyeux


Le vélo comporte un moyeu avant et un moyeu arrière. Ils sont constitués des tubes et
des flasques percés de trous qui reçoivent les rayons de la roue. Les tubes sont montés sur
des axes par l’intermédiaire des roulements. Le moyeu arrière comporte un emplacement
pour recevoir le pignon denté ou le mécanisme de roue libre.

Figure 3.14 – Moyeux avant et arrière

[Link] Les freins


Les freins du vélo sont constitués de deux patins qui serrent les roues latéralement
sur les bords des jantes. Les patins sont montés aux extrémités de deux leviers basculant
autour d’un axe fixe. La commande se fait par un câble d’acier entouré d’une gaine. Un
ressort écarte les patins dès que l’effort de freinage cesse d’être appliqué.

Figure 3.15 – Système de freins du vélo

[Link] Système d’éclairage : la magnéto de vélo


Pour se déplacer dans l’obscurité, le vélo a besoin de lumière pour éclairer la route ou le
sentier. La bicyclette est dotée d’un dispositif générateur du courant. La lumière produite
par la magnéto de vélo est obtenue grâce au phénomène physique appelé induction
CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 21

électromagnétique.
Lorsqu’un aimant se déplace à l’intérieur d’une bobine en circuit fermé, il produit un
courant dans le fil de la bobine : c’est le courant induit. L’aimant se nomme inducteur,
la bobine se nomme induit.

La magnéto de vélo est constituée de (figure 3.16a) :


— Un noyau en forme de du U
— Une bobine de fil enroulée sur la base du noyau
— Un aimant de forme cylindrique

(a) Bobines d’une magnéto de vélo (b) Une dynamo

Figure 3.16 – Magnéto de vélo et dynamo

La dynamo fournit un courant plus puissant car l’aimant permanent est remplacé par
un électro-aimant. Dans la dynamo, l’aimant est fixe et c’est la bobine qui tourne. Le
courant est recueilli par des balais flottant sur les lames de cuivre d’un collecteur de
courant.

[Link] Comparaison entre la magnéto et la centrale hydro-électrique


La magnéto de vélo constitue une centrale électrique en miniature. A travers le tableau
3.1 nous établissons un parallélisme entre les deux :

3.2.3 Le vélo olympique


En cyclisme olympique, l’objectif est d’atteindre la plus grande vitesse possible. On
utilise pour cela le vélo olympique (figure 3.17). Ces vélos sont plus légers et aérodyna-
miques que les vélos ordinaires. Le coureur porte une tenue aérodynamique et se courbe
sur le vélo pour réduire les turbulences crées par la résistance de l’air.

Sur un vélo ordinaire, le guidon force le coureur à se tenir bras écartés, ce qui entraine
beaucoup de turbulences. Pour remédier à cela, un vélo de vitesse olympique présente
un double guidon. L’étroite paire de poignées centrales est utilisée pour améliorer la
CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 22

Tableau 3.1 – Parallélisme entre magnéto de vélo et centrale hydro-électrique

Magnéto de vélo Centrale hydro-électrique


- Force motrice fournie par le cycliste qui pé- - Force motrice fournie par l’eau la chute
dale d’eau
- Force motrice captée et transformée en - Force motrice captée par la turbine
mouvement de rotation par le pédalier, la
chaine et la roue
- Energie mécanique développée et transfor- - Energie mécanique de la turbine transfor-
mée en énergie électrique par la magnéto mée en énergie électrique par des dynamos
ou des alternateurs entrainés par la turbine
- Des fils transportent cette électricité jus- - Le courant électrique produit est transporté
qu’à l’endroit d’utilisation : Le phare par des câbles fixés à des pylônes jusqu’aux
endroits d’utilisation ( ville, usine,. . . )

Figure 3.17 – Vélo olympique

pénétration dans l’air dans les lignes droites. Les poignées élargies servent uniquement
pour tourner et ralentir.

Le cadre du vélo doit supporter d’énormes contraintes liées au poids du coureur ainsi
que les forces de torsion dans les trajectoires courbes. Un vélo olympique possède un
cadre d’une seule pièce constitué d’un robuste matériau composite à base de carbone.
Celui-ci répartit les contraintes sur l’ensemble de la structure, qui est renforcé par du
titane en certains points. La surface du cadre est profilée comme des ailles d’un avion afin
d’améliorer sa pénétration dans l’air et de réduire sa traînée.

Les roues en mouvement rapide, créent beaucoup de turbulences. Pour y remédier, la


roue avant présente des entretoises profilées, faciles à diriger dans un flux d’air rapide.
Pour compenser cette structure moins résistante que des rayons du vélo ordinaire, la roue
du vélo olympique est renforcée par une épaisse jante. La roue arrière est pleine et plus
aérodynamique.

Les vélos à vitesse olympique sont généralement dépourvus de freins. En fin de course,
le coureur réduit sa vitesse de pédalage pour s’arrêter.
CHAPITRE 3. LES MOYENS DE TRANSPORT 23

G. Évaluation des compétences


Exercice 3.1.
Distinguer sur des photos, les différents moyens de transport.

Exercice 3.2.
Quelles sont les démarches à suivre pour acheter un titre de transport (billet de bus, train,
bateau ; avion) :
a) Agence
b) Achat électronique (billet électronique)

Exercice 3.3.
Lire les panneaux de signalisation routière (passage pour piétions, arrêt bus, station de
train, pente et montée. . . )

Exercice 3.4.
Quelles sont étapes à suivre pour embarquer dans un avion, un train, un bateau, un bus.

Exercice 3.5.
Étudier
a) La transmission du mouvement par la chaine d’un vélo
b) Le développent d’un vélo.

Exercice 3.6.
Le vélo est un moyen de transport terrestre monté généralement sur deux roues dont l’une
est motrice et l’autre directrice. Préciser le rôle de chacune.
Chapitre 4

Production du courant électrique

A. Exemple de situation-problème
Guillaume est un jeune cycliste. Trop curieux, il constate que lorsqu’il ne roule pas
sur son vélo, ses phares sont éteints. Pendant qu’il pédale pour se déplacer, il les voit
s’allumer. Il cherche le générateur qui les alimente en électricité mais il ne le trouve pas.
Ce qui lui plonge dans une confusion. Comment explique-t-on ce phénomène ?

B. Analyse de la situation
— Pourquoi les phares d’un vélo sont éteints lorsqu’on ne se déplace pas sur un vélo ?
— D’où vient l’énergie qui allume les phares du vélo pendant son mouvement ?
— Comment produit-on l’électricité ?

C. Matériels didactiques
Un vélo, des dynamos

D. Compétences attendues
— Être capable d’expliquer la transmission du mouvement de rotation d’un vélo
— Expliquer comment on produit de l’énergie électrique à partir des dynamos de vélo.
— Expérimenter le fonctionnement d’un générateur du courant alternatif

E. Mots clés
— Transmission du mouvement de rotation
— Génératrice d’une bicyclette
— Alternateur
— Production de l’énergie électrique

24
CHAPITRE 4. PRODUCTION DU COURANT ÉLECTRIQUE 25

F. Matières

Sujet 4 : Génératrice d’une bicyclette – alternateur


4.1 Connexion de la génératrice à la roue de la bicy-
clette
Le vélo est un moyen de transport terrestre monté généralement sur deux roues dont
l’une est motrice (roue arrière), actionnée par un système de pédale agissant sur une
chaîne et l’autre est directrice (roue avant) grâce à un guidon.

En appuyant sur les pédales, le vélo se déplace par la rotation des roues. Le mouvement
est transmis par l’ensemble pédales - plateau - chaine - pignons arrières - roue
arrière. Sur la roue, vient se placer la dynamo qui possède un galet. Elle tourne avec la
roue entraine un système interne rotor/stator qui génère le courant électrique nécessaire à
l’éclairage du vélo. S’il n’y a donc pas mouvement, rien n’entraînerait le système interne.
C’est ce qui justifie pourquoi les phares du vélo s’éteignent à l’arrêt.

Une dynamo de vélo est un alternateur constitué d’un galet qui tourne au contact de la
roue en entraînant un aimant (rotor) à l’intérieur d’une bobine fixe (stator). L’alternateur
convertit une énergie cinétique en une énergie utile (énergie électrique) et en une énergie
inutile (énergie thermique, vibrations, . . . ). Ce qui entraine qu’au final, il n’y a ni création,
ni perte d’énergie mais il y a conservation et transformation de l’énergie.

Figure 4.1 – Schéma d’une dynamo de vélo

Production de l’électricité

La production de l’électricité est tout simplement une conversion, une transformation


d’énergie mécanique (liée au mouvement) en énergie électrique.
En pédalant, la roue tourne en entraînant le galet et l’aimant situé au centre de la
bobine, ainsi les lampes s’allument grâce au courant électrique produit.
Les centrales électriques peuvent être comparées à une dynamo de vélo. Dans celle-ci,
l’énergie mécanique est convertie en énergie électrique mais à plus grande échelle.
CHAPITRE 4. PRODUCTION DU COURANT ÉLECTRIQUE 26

4.2 Description et fonctionnement d’un alternateur


industriel
4.2.1 Définition
L’alternateur est la partie commune à toutes les centrales électriques. C’est un dis-
positif qui produit un courant alternatif et fournit, à ses bornes, une tension variable et
alternative.
Un alternateur correspond à l’association d’une bobine et d’un aimant qui peut tourner.
C’est un convertisseur d’énergie cinétique en énergie électrique.

4.2.2 Constitution d’un alternateur


Un alternateur est toujours constitué de deux éléments essentiels :
— Le STATOR : c’est la pièce statique c’est-à-dire qui ne tourne pas dans l’al-
ternateur. C’est une bobine de cuivre (conductrice) et sensible aux phénomènes
électromagnétiques.
— Le ROTOR : c’est la pièce en mouvement tournant. C’est un aimant qui produit
un champ magnétique possédant un axe solidaire au rotor. Lorsque ce dernier est
entraîné, il fait tourner le rotor. Ce sont les bornes de la bobine fixe qui fournissent
une tension alternative lorsque l’aimant ou l’électroaimant tourne.

4.2.3 Principe de fonctionnement d’un alternateur


On produit du courant électrique en transformant une énergie mécanique (ou énergie
motrice) en énergie électrique grâce à un phénomène physique appelé induction ma-
gnétique selon lequel un aimant en mouvement fait naître une tension aux bornes d’une
bobine située à proximité.
Le principe physique qui permet de produire de l’électricité avec un alternateur est donc
le magnétisme. Le rotor est un aimant : il est magnétique. Grâce à son magnétisme, on
va produire de l’électricité d’où son nom d’électroaimant.

Cependant le signe de la tension produite dépend :


— du pôle magnétique de l’aimant (nord ou sud) présenté face à la bobine.
— du mouvement d’approche ou d’éloignement de l’aimant.
Lorsque l’aimant tourne, ses pôles magnétiques sud et nord s’approchent puis s’éloignent
successivement de la bobine provoquant ainsi l’apparition d’une tension aux bornes de
cette dernière : la bobine joue alors le rôle de générateur électrique.
L’alternateur fournit donc une tension variable qui est alternativement positive puis né-
gative. À chaque alternance du signe de la tension, les bornes positive et négative, portées
par la bobine, permutent et produisent un courant électrique dont le sens s’inverse.

Lorsque l’on déplace un aimant au voisinage d’une bobine ou une bobine au voisinage
d’un aimant, la tension a une valeur positive ou négative selon que l’on approche ou que
l’on éloigne l’aimant de la bobine.
Si l’on enchaîne les deux mouvements, on obtient une tension variable aux bornes de la
bobine.
CHAPITRE 4. PRODUCTION DU COURANT ÉLECTRIQUE 27

4.2.4 Sources d’énergie utilisées pour faire fonctionner un alter-


nateur
Les sources d’énergies doivent être capables de mettre en rotation un aimant ou un
électroaimant éventuellement en faisant appel à des turbines. Cette rotation peut être
produite en exploitant l’énergie cinétique et l’énergie de position d’un fluide :
— L’eau d’un cours d’eau, d’une chute d’eau, ou l’eau des océans mise en mouvement
lors des marées.
— La vapeur d’eau sous pression produite dans les centrales thermiques, nucléaires et
certaines centrales solaires.
— Le vent utilisé pour faire tourner les éoliennes

G. Évaluation des compétences


Exercice 4.1.
Comment se transmet le mouvement de rotation dans une bicyclette ?

Exercice 4.2.
Expliquer l’origine du courant qui alimente les phares d’un vélo.

Exercice 4.3.
Comment produit-on une tension variable au borne d’une bobine ?

Exercice 4.4.
Citer 5 générateurs de courant alternatif.

Exercice 4.5.
Qu’est-ce qu’un alternateur ? Sur base de quel phénomène physique fonctionne-t-il ? Ex-
pliquer.
Chapitre 5

Réseau de distribution du courant


électrique

A. Exemple de situation-problème
Lors d’une visite guidée à la centrale hydroélectrique MURURU I, l’enseignant de
Technologie de 8e année de l’EB fait découvrir à ses élèves les différentes installations
et appareils nécessaires pour la production et la distribution du courant électrique. La
curiosité des élèves est attirée par :
— la hauteur de chute des eaux,
— les différentes machines et leurs rôles,
— les différentes lignes de distribution aux consommateurs,
— et la valeur de tension produite dans la centrale par rapport à celle utilisée par
différents appareils domestiques.
Ceci pousse les élèves à interroger l’enseignant sur les principes physiques utilisées dans
la production, le transport et la distribution du courant électrique issu d’une centrale
hydroélectrique.

B. Analyse de la situation
Les questions des élèves peuvent être :
— pourquoi barrer l’eau d’un cours d’eau pour une centrale hydroélectrique ?
— pourquoi l’eau est maintenue à une hauteur de chute ?
— à quoi sert une turbine ?
— pourquoi les différentes lignes de distribution ?
— de quelle manière la tension produite dans la centrale est convertie aux 220 V
domestiques ?

C. Matériels didactiques
Lors de la visite guidée l’élève verra une turbine, un alternateur, un transformateur,
bref tous les composants des parties mécaniques et électriques d’une centrale hydroélec-
trique.
L’enseignant utilisera différents transformateurs disponibles dans des chargeurs téléphones,
réalisera d’autres par des fils enroulés sur un noyau métallique.

28
CHAPITRE 5. RÉSEAU DE DISTRIBUTION DU COURANT ÉLECTRIQUE 29

D. Compétences attendues
— Faire une description d’une centrale hydroélectrique.
— Être capable de découvrir des sites à potentiels hydroélectriques dans le milieu
environnant.
— Schématiser un transformateur en citant les parties essentielles.
— Différencier un transformateur survolteur d’un transformateur sous-volteur.

E. Mots clés
— Centrale hydroélectrique.
— Barrage
— Turbine
— Alternateur
— Transformateur

F. Matières

Sujet 5 : Réseau de distribution du courant électrique


5.1 Production – Transport – Distribution du cou-
rant électrique
5.1.1 Production de l’électricité
Produire de l’énergie électrique consiste à transformer un autre type d’énergie en
électricité.
— Dans la centrale hydroélectrique, l’alternateur transforme l’énergie mécanique de
la turbine en énergie électrique
— Les piles et les accumulateurs transforment l’énergie chimique en énergie électrique
— etc.

5.1.2 Transport et Distribution de l’électricité


L’électricité est produite dans des centrales et doit être acheminée sur des longues
distances jusqu’aux lieux d’utilisation : maisons d’habitation et usines.
En général, l’énergie électrique est produite à 22 kV dans les centrales. La tension est
ensuite élevée dans des postes à très haute tension (THT ) jusqu’à 220 kV ou 380 kV
à l’aide de transformateurs (transformateur élévateur de tension). L’électricité est
ensuite transportée à longue distance par des lignes à très haute tension afin de diminuer
des pertes dans les lignes. Pour la distribution, on abaisse d’abord la très haute tension
à une haute tension (HT ) de 30 kV dans des postes HT pour alimenter directement les
grosses industries. Puis de plus petits postes abaissent la HT de 30 kV à la moyenne
tension (MT ) de 400 V pour la distribuer aux P.M.E (Petites et Moyennes Entreprises).
Enfin les postes de distributions abaissent la MT de 400 V à la basse tension (BT ) de
220 V par de petits transformateurs montés sur des poteaux, chacun alimentant un petit
ensemble d’immeubles.
CHAPITRE 5. RÉSEAU DE DISTRIBUTION DU COURANT ÉLECTRIQUE 30

Le transport de l’énergie électrique se fait par des câbles aériens ou souterrains.


On appelle « réseau de distribution » ou « secteur » l’ensemble des câbles qui sillonnent
une région (cité, ville, . . . ) pour distribuer l’énergie électrique aux utilisateurs.

5.2 La centrale hydroélectrique


5.2.1 Introduction
Il existe différents types de centrales électriques :
— les centrales à combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) appelées cen-
trales thermiques classiques,
— les centrales nucléaires qui sont également des centrales que l’on peut qualifier de
thermiques,
— les centrales hydroélectriques,
— les centrales solaires ou photovoltaïques,
— les centrales éoliennes.

Les éléments indispensables à la production de courant électrique dans une centrale


électrique sont :
— une turbine en mouvement,
— un alternateur c’est-à-dire un aimant entraîné par la turbine et entouré d’une
bobine qui produit le courant électrique.
Dans l’ensemble turbine-alternateur, on transforme du « mouvement » en « électricité
».

Dans le cadre de notre cours, nous allons nous intéresser uniquement à la description
de la centrale hydroélectrique.

5.2.2 Définition
Une centrale hydroélectrique est une installation qui transforme l’énergie mécanique
contenue dans une chute d’eau en énergie électrique. Il consiste à :
— Capter l’énergie contenue dans une chute d’eau (par un barrage)
— Transformer cette énergie en force électromotrice (par une turbine)
— Utiliser la force motrice pour produire le courant électrique (par l’alternateur)
— Transporter ce courant électrique dans des câbles jusqu’aux endroits d’utilisation
(ex : usine, maison, . . . )

5.2.3 Puissance d’une chute d’eau


Un corps pesant maintenu à une certaine hauteur h peut tomber et produire un travail
(W). On dit qu’il possède de l’énergie potentielle. Une énergie due à sa position.
Ce travail dépend du poids du corps et la hauteur de chute. On écrit :

W =P ×h (5.1)

La quantité d’eau qui tombe d’une altitude par seconde est appelée le débit de chute.
On le symbolise par Q et s’exprime en mère cube par seconde (m3 /s).
CHAPITRE 5. RÉSEAU DE DISTRIBUTION DU COURANT ÉLECTRIQUE 31

On appelle puissance (P) d’une chute d’eau, la quantité d’eau qui tombe par seconde
d’une certaine hauteur. On écrit :

P =Q×h (5.2)

A partir de la relation (5.2), on constate que pour obtenir une grande puissance de chute,
il faut :
— beaucoup d’eau et
— avoir une grande hauteur.

5.2.4 Les turbines


[Link] Définition
Une turbine est un appareil destiné à transformer la force de l’eau, de la vapeur, d’un
gaz en un mouvement de rotation utile.
On installe des turbines dans des centrales hydroélectriques pour principalement trans-
former l’énergie potentielle contenue dans l’eau en énergie mécanique qui sera acheminée
à l’alternateur qui à son tour, transformera l’énergie mécanique en énergie électrique.

[Link] Sortes
Il existe différentes types de turbines classées suivant la hauteur de chute et le débit
d’eau.
— Dans le cas d’une chute de faible hauteur combinée avec un bon débit de
rivière, le choix de la turbine s’arrête sur un type de turbine à réaction, c’est-à-
dire qui utilise la pression de l’eau et l’énergie cinétique. C’est le cas des turbines
Francis, Kaplan et à hélices.
XLa turbine Francis est principalement utilisée pour les hauteurs de chutes se
situant entre 10 et 300 mètres.
XLa turbine Kaplan, pour les chutes de moins de 30 mètres, possède des palmes
orientables, lui procurant un avantage dans les centrales au fil de l’eau où le débit
du cours d’eau est variable. En effet, il est alors possible d’orienter les palmes de
la turbine en fonction du courant.
XFinalement, la turbine à hélice qui est utilisée lorsque la hauteur de chute
est faible, soit moins de 15 mètres. Ce type de turbine est très avantageux puisque
ses hélices permettent une grande rapidité de rotation des palmes, ce qui la rend
tout aussi idéale pour les petites centrales au fil de l’eau.
— Pour les chutes de hauteurs élevées, typiques des centrales avec réservoir, il
s’agira d’utiliser une turbine à impulsion, qui utilise l’énergie cinétique d’un
jet d’eau à haute vitesse. Les turbines Pelton, Turgo et Crossflow en sont des
exemples.
XLa turbine Pelton est d’évidence, la plus appropriée pour les très hautes
chutes. Sa principale caractéristique se trouve dans ses palmes en forme de cuillère
qui récupèrent la force de l’eau.
XLa turbine Turgo est employée pour les chutes moyennes et son principal
avantage se retrouve dans son faible coût.
CHAPITRE 5. RÉSEAU DE DISTRIBUTION DU COURANT ÉLECTRIQUE 32

[Link] Installation d’une turbine


L’installation d’une turbine comprend : un réservoir, un canal d’amenée, un bassin
de prise en charge, une cheminée d’équilibre, une conduite forcée, l’usine, la turbine et le
canal de fuite. La situation est schématisée à la figure 5.1.

Figure 5.1 – Installation d’une turbine

5.2.5 Description de la centrale


On distingue deux grandes parties dans la centrale hydroélectrique : la partie méca-
nique et la partie électrique.

[Link] La partie mécanique


Elle comprend : le barrage, le canal d’amenée, la cheminée d’équilibre, la conduite
forcée et la turbine ou roue hydraulique.
1. Le barrage : il sert à retenir l’eau.
On distingue deux sortes :
XLe barrage-poids : il est constitué par un massif de béton de section tra-
pézoïdale. Son poids doit être suffisant pour que la pression de l’eau ne puisse pas
le renverser.
XLe barrage-voûte : on le construit sur des rivières très encaissées entre des
parois rocheuses solides. Il a la forme d’un arc de cercle.
2. Le canal d’amenée : il sert à amener l’eau retenue par le barrage en un point
surélevé par rapport à la centrale elle-même.
3. La cheminée d’équilibre : elle permet de régler la quantité d’eau qui doit passer
dans la conduite forcée.
CHAPITRE 5. RÉSEAU DE DISTRIBUTION DU COURANT ÉLECTRIQUE 33

(a) Barrage-poids (b) Barrage-voûte

Figure 5.2 – Types de barrages

4. La conduite forcée : elle canalise l’eau pendant la chute. Elle oblige l’eau à couler
sur une forte pente et sous une forte pression pour faire tourner la turbine ou la
roue hydraulique.
5. La turbine ou la roue hydraulique : c’est une roue à aubes tournant à l’intérieur
d’une bâche (carter) en forme de spirale. L’eau est dirigée sur les aubes par un
distributeur.

Fonctionnement de la roue hydraulique

L’eau du canal d’amenée remplit les godets. Sous l’action du poids de cette eau, la roue
tourne et il y a transformation de l’énergie potentielle (mécanique) en force motrice.
Cette force motrice peut être utilisée pour :
X Produire le courant électrique par un alternateur
X Faire fonctionner une pompe à eau ou un moulin hydraulique

[Link] La partie électrique


La partie électrique d’une centrale hydroélectrique comprend :
1. Un alternateur : qui transforme l’énergie mécanique de la turbine en énergie
électrique.
2. Des transformateurs : pour élever ou abaisser la tension électrique
3. Des lignes de transport : pour transporter l’énergie électrique produite vers les
lieux d’utilisation (maison, usine, . . . )

5.3 Le transformateur électrique


Nous trouvons les transformateurs partout dans nos circuits électriques pour des fins
utiles :
— dans une installation pour transformer le 20 000 V du réseau en 220 V domestique,
— dans le boîtier d’alimentation du PC pour transformer le 220 V en 18 V,
— dans le chargeur de téléphone transformant le 220 V en 5 V,
— ou dans le four à micro-ondes, pour transformer le 220 V en 3 000 V.
Ceci nous permet de dire qu’un transformateur permet d’abaisser ou d’augmenter la ten-
sion électrique. D’où, les deux types de transformateurs électriques : le transformateur
abaisseur de tension et le transformateur élévateur de tension.
CHAPITRE 5. RÉSEAU DE DISTRIBUTION DU COURANT ÉLECTRIQUE 34

L’énergie dans un circuit étant conservée, un transformateur abaisseur de tension va aug-


menter l’intensité et un transformateur élévateur de tension va diminuer l’intensité.

Figure 5.3 – Schéma de principe d’un transformateur abaisseur de tension

Un transformateur comprend en général


— deux bobines, une primaire et une secondaire,
— un noyau magnétique
Si le nombre de spires N1 de la bobine primaire est inférieur au nombre de spire N2 de la
bobine secondaire, la transformateur est dit élévateur de tension ou tout simplement
on parle d’un survolteur. Il est dit abaisseur de tension ou sous-volteur, dans le cas
contraire.

On montre que les rapports de transformation entre tensions et courants sont liés par
la relation :
N2 U2 I1
= = (5.3)
N1 U1 I2
où U2 et I2 représentent respectivement la tension et l’intensité du courant dans la bobine
secondaire et U1 et I1 la tension et l’intensité du courant dans la bobine primaire.

G. Évaluation des compétences


Exercice 5.1.
Décrire une centrale hydroélectrique.

Exercice 5.2.
La chute de Niagara a un débit de 30 000 000 (m3 /h). L’eau tombe d’une hauteur de 40
mètres. Quelle est la puissance de la chute ?
CHAPITRE 5. RÉSEAU DE DISTRIBUTION DU COURANT ÉLECTRIQUE 35

Exercice 5.3.
Donner le rôle du transformateur.

Exercice 5.4.
Réaliser un transformateur électrique. Quel est son rapport de transformation ?

Exercice 5.5.
L’enroulement primaire d’un transformateur compte 600 spires et est alimenté par une
tension de 220 V. Quel doit être le nombre de spires du secondaire pour que la tension
aux bornes du secondaire soit 55 V.

Exercice 5.6.
Un transformateur a un primaire de 500 spires et un secondaire de 2500 spires. Si la
tension du primaire est 220 V, quelle est la tension aux bornes du secondaire ?
Chapitre 6

Dispositif d’installation du courant


électrique

A. Exemple de situation-problème
Julien est un jeune électricien. Il est sollicité par son ami Joël pour réaliser l’instal-
lation de leur chantier en électricité et ainsi lui demande d’inventorier les matériaux et
matériels nécessaires pour équiper leur maison. Julien le fait et aussitôt terminer, il passe
à l’installation de la maison et le fait correctement. Ce qui lui valut sa motivation.
Néanmoins, pour raccorder cette maison en électricité, la société national d’électricité
exige de présenter le schéma d’installation de la maison ainsi que les types des récepteurs
à utiliser. Et voilà Joël retourner vers Julien pour le lui exiger.

B. Analyse de la situation
On peut se poser les questions suivantes :
— Quelles sont les récepteurs à installer dans chaque pièce de la maison ?
— Sur base de quel schéma va - t- il réaliser son installation ?
— Pourquoi la société nationale d’électricité exige-t-elle de présenter le schéma d’ins-
tallation pour raccorder la maison ?
— Est-il nécessaire d’installer un compteur électrique dans une installation ?

C. Matériels didactiques
— Fils conducteurs
— Prises de courant
— Interrupteur
— Contacteur
— Sucres de connexion
— Attaches
— Une plaquette
— Boite de dérivation
— Fusible ou coupe circuit
— Disjoncteur
— Compteur électrique

36
CHAPITRE 6. DISPOSITIF D’INSTALLATION DU COURANT ÉLECTRIQUE 37

D. Compétences attendues
L’élève devra être en mesure
— de concevoir le schéma d’une installation électrique,
— d’identifier les matériaux nécessaires pour l’installation,
— de déterminer la durée de fonctionnement d’un récepteur.
— de s’approprier les normes de l’installation électrique et de sécurité électrique

E. Mots clés
— intensité du courant
— tension électrique
— récepteur
— puissance électrique
— puissance nominale
— installation électrique

F. Matières

Sujet 6 : Dispositif d’installation du courant électrique


6.1 Courant électrique
Le courant électrique correspond au débit des électrons en un point donné d’un cir-
cuit électrique. L’intensité du courant électrique (I) est mesurée par un ampèremètre et
s’exprime en ampère (A). Pour mesurer l’intensité du courant électrique, l’ampèremètre
doit être branché en série.

6.2 Tension électrique


La tension aux bornes d’un appareil électrique est la différence d’état ou de potentiel
qui existe entre l’entrée et la sortie cet appareil. La tension est notée par UAB avec A et
B l’entrée et la sortie de l’appareil. Elle se mesure à l’aide d’un voltmètre et s’exprime en
volt (V).
Pour mesurer la tension, le voltmètre doit être branché en parallèle aux bornes de
l’appareil dont on veut connaître la tension.

6.3 Générateur électrique


Un générateur électrique est donc tout dispositif ou appareil pouvant produire de
l’énergie électrique. Il réalise la transformation d’une forme d’énergie quelconque en éner-
gie électrique.
On en distingue deux types :
— Les générateurs à source de tension continue
— Les générateurs à source de tension alternative
CHAPITRE 6. DISPOSITIF D’INSTALLATION DU COURANT ÉLECTRIQUE 38

G. Évaluation des compétences


Exercice 6.1.
Citer les appareils respectivement utilisés pour mesurer l’intensité et la tension dans un
circuit électrique.

Exercice 6.2.
Qu’appelle-t-on générateur électrique ?

Exercice 6.3.
a) Citer un exemple de générateur à courant continu.
b) Citer un exemple de générateur à courant alternatif.
Chapitre 7

Installation d’un système


photovoltaïque

A. Exemple de situation-problème
Monsieur BATUVANWA le père de BUNYEMU une élève de la 8eme EB à l’Institut
KARIBU/Panzi, veut faire une installation solaire dans sa maison pouvant alimenter 6
lampes de 9W/220V , un poste téléviseur 30W/220V , un congélateur 1200W/22OV et un
fer à repasser 1000W/220V . Il fait recourt au Professeur du technologie dans l’école où sa
fille étudie pour effectuer cette installation parce qu’il trouver que le chapitre qui traite
de l’installation d’un système photovoltaïque figure sur le programme national du cours
de technologie en 8eme EB. L’enseignant aussi fait appel à ses élèves pour réaliser cette
installation. Comment procéderont-t-ils ?

B. Analyse de la situation
L’enseignent et ses élèves chercheront d’abord à savoir, les éléments essentiels pour
réaliser une installation d’un système photovoltaïque. Il pourront ensuite trouver les étapes
essentielles pour faire le dimensionnement d’un système photovoltaïque.

C. Compétences attendues
Au terme de ce chapitre, l’élève sera à mesure d’appliquer avec succès les différentes
théories et techniques traitant des situations faisant appel à des savoirs essentiels sur
l’installation photovoltaïque.

D. Mots clés
— Cellule photovoltaïque
— Module photovoltaïque
— Panneau solaire
— Régulateur de tension
— Onduleur
— Batterie d’accumulateur
— Dimensionnement d’une installation photovoltaïque

39
CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 40

E. Matière

Sujet : Installation d’un système photovoltaïque


7.1 Introduction
Après des débuts balbutiants il y a 40 ans, l’électricité photovoltaïque a réussi à cou-
vrir une multitude d’applications, de faible puissance pour la plus part. Aujourd’hui, elle
est définitivement sortie de la marginalité des pionniers écologistes, parallèlement à la
conquête du secteur de l’électrification en réseau. Les toits solaires produisant une partie
ou même la totalité du courant consommé par les bâtiments. Le photovoltaïque continu
à investir de nombreuse niches pour lesquelles ces réseaux sont absents ou inadaptés.

Dans ce chapitre nous allons traiter des éléments essentiels que doit contenir une ins-
tallation photovoltaïque nécessaire pour une alimentation domestique et comment faire le
dimensionnement pour la réalisation de cette dernière.

L’effet photovoltaïque est la réaction à la lumière de certains matériaux semi-conducteurs,


en produisant de l’électricité par un déplacement d’électrons. Le matériaux de base est
le Silicium, un métalloïde. Par procédés physiques et chimiques, on produit des cellules
photovoltaïques (les éléments de base).
Exposée à la lumière, une cellule présente entre ses faces avant (pôle négatif) et arrière
(pôle positif) une différence de potentielle de 0.5 Volt (V ).
Pour exploiter l’énergie électrique (environ 0, 1milliampère mA par cm2 ), les cellules sont
associées en série.

7.2 Matériels pour le montage


7.2.1 Description générale
Les systèmes solaires photovoltaïques fonctionnent comme suit : la lumière solaire
entre par la surface des modules photovoltaïques, où elle est convertie en énergie électrique
de courant continu (générateur photovoltaïque). Plus tard, cette énergie est collectée et
conduite au système de régulation de charge (régulateur) dont la fonction est d’envoyer
cette énergie de manière totale ou partielle au système de cumul (batterie), où elle est
stockée avec la précaution de ne pas excéder les limites de surcharge et de décharge pro-
fondes. Cette énergie stockée est utilisée pour le ravitaillement des charges pendant la
nuit, en jours de faible ensoleillement ou lorsque le système photovoltaïque est incapable
de satisfaire la demande lui-même. Quand les charges à alimenter sont de courant continu,
elles s’alimentent de manière directe. Quand les charges sont de courant alternatif, l’éner-
gie est envoyée à un convertisseur (onduleur) de courant où elle est convertie en courant
alternatif . Ainsi, les éléments d’un système solaire photovoltaïque (figure 7.1) sont :
1. Générateur photovoltaïque
2. Batterie
3. Régulateur de tension
4. Onduleur
CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 41

Figure 7.1 – Composants des systèmes solaires photovoltaïques

[Link] Générateur photovoltaïque : Panneaux solaires


Le principal composant d’un générateur PV est la cellule photovoltaïque, dans la-
quelle se produit la conversion du rayonnement solaire en courant électrique. La cellule
est constituée d’une fine couche de matériau semi-conducteur, généralement du silicium
traité adéquatement, d’une épaisseur d’environ 0, 3mm et d’une surface de 100 à 225 cm2 .

Des modules photovoltaïques constitués d’un assemblage de cellules sont disponibles


sur le marché. Les plus communs comprennent 36 cellules disposées en 4 rangées parallèles
raccordées en série, avec une surface allant de 0.5 à 1m2 .
Plusieurs modules raccordés mécaniquement et électriquement forment un panneau, au-
trement dit une structure commune qui peut être montée au sol ou à un bâtiment.
100% de l’énergie solaire incidente, se répartit comme suit :
— 3% de pertes par réflexion et ombrage des contacts frontaux
— 23% de photons ayant une grande longueur d’onde et une énergie insuffisante pour
libérer les électrons ; génération de chaleur
— 32% de photons ayant une courte longueur d’onde et un excédent d’énergie (trans-
mission)
— 8.5% de recombinaison des porteurs de charge libres
— 20% de gradient électrique dans la cellule, surtout dans les régions de transition
— 0.5% de résistance en série, représentant les pertes par conduction
— = 13% d’énergie électrique utilisable
Dans des conditions d’utilisation standards (irradiance de 1W/m2 à une température
CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 42

Figure 7.2 – Fonctionnement de la cellule photovoltaïque

Figure 7.3 – Générateur photovoltaïque : Panneaux solaires

de 250 C), une cellule PV génère un courant d’environ 3A avec une tension de 0.5V et une
puissance crête de 1.5 − 1.7W p.

Le choix d’une panneau solaire dépend des paramètres suivants :


1. Courant de court-circuit (Icc ) : C’est l’intensité de courant maximale fournie par le
panneau. Il s’agit du courant qui se produit lors de la connexion directe des deux
pôles. Icc est généralement autour de 3A.
2. Tension de circuit ouvert (Uco ) : C’est la tension maximale fournie par le panneau.
Elle se produit quand aucune charge n’est connectée aux pôles du panneau. Uco est
généralement inférieur à 22V dans les modules qui fonctionnent avec 12V .
3. Point de puissance maximale : Il existe un point de fonctionnement (Ipmax , Vpmax )
CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 43

où la puissance fournie est maximale (Pmax = Ipmax × Vpmax ). C’est le point de


puissance maximale du panneau. Il est indiqué en watts (W).
4. Facteur de forme FF : Il s’agit de la relation entre la puissance maximale fournie
par le panneau et le produit IscxV oc. Il présente une notion sur la qualité du
panneau et sa valeur se trouve normalement entre 0, 7 et 0, 8.
5. Efficacité ou rendement η : C’est la relation entre la puissance électrique maximale
que le panneau peut transmettre à la charge et la puissance du rayonnement solaire
(P l) frappant le panneau. Il se trouve normalement autour de 13%.

[Link] Batterie
La batterie (figure7.4) a pour fonction le stockage d’une partie de l’énergie produite
par les panneaux (c’est-à-dire, la portion d’énergie qui n’est pas immédiatement consom-
mée) afin qu’elle soit disponible dans des périodes où le rayonnement solaire est faible ou
inexistant. Le stockage se fait sous la forme d’énergie électrique à travers l’usage de batte-
ries, normalement de plombacide. Une batterie est composée par l’association en série de
plusieurs « éléments » ou « cellules », chacun d’eux comprenant deux électrodes de plomb
dans une dissolution électrolytique. Entre les deux électrodes, une différence de potentiel
de près de deux volts est établie, et la valeur instantanée dépend de l’état de charge de la
batterie. Les batteries les plus utilisées pour les applications photovoltaïques sont de 12
ou 24 volts de tension nominale. La batterie a aussi ces deux importantes fonctions :
— Fournir une puissance instantanée supérieure à celle fournie par l’ensemble des
panneaux et nécessaire pour la mise en place de quelques éléments.
— Déterminer la marge des tensions de travail de l’installation.
La batterie répète de façon cyclique un processus d’accumulation d’énergie (charge)
et fourniture d’énergie (décharge) en fonction de la présence ou de l’absence du soleil.
Dans ce fonctionnement normal de la batterie on peut trouver deux pôles :
— Surcharge : La batterie atteint sa pleine capacité de charge. Si elle continue à rece-
voir de l’énergie, l’eau de la dissolution commence à se décomposer, en produisant
de l’oxygène et de l’hydrogène (processus de gazéification).
— Surdécharge : Il existe aussi une limite pour le processus de décharge, après lequel
la batterie se détériore notamment.
C’est le régulateur qui doit prévenir l’entrée d’énergie au-dessus de la surcharge per-
mise et aussi la consommation de plus d’énergie que celle prévue par la surdécharge.

Le choix d’une batterie d’accumulateur dépend des paramètres suivants :


1. Tension nominale : Elle est normalement de 12 volts.
2. Capacité nominale : Elle est la quantité maximale d’énergie qui peut être retirée de
la batterie. Elle s’indique en ampères heure (Ah) ou en wattheures (W h). Puisque
la quantité d’énergie qui peut être retirée dépend aussi du temps nécessaire pour
le processus d’extraction (plus le processus est long, plus on obtient d’énergie), la
capacité est souvent indiquée en fonction du temps de décharge. Dans le cas des
applications photovoltaïques, ce temps doit être égal ou supérieur à 100 heures.
3. Profondeur maximale de décharge : Elle est la valeur (indiquée en pourcentage)
extraite d’une batterie totalement chargée dans une décharge. La profondeur est
limitée par les régulateurs, qui sont habituellement calibrés pour qu’ils puissent
permettre des profondeurs de décharge de la batterie d’environ 70%. En fonction
CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 44

de la profondeur maximale de décharge permise, la batterie peut avoir plus ou


moins de cycles de charge et décharge pendant toute sa durée d’utilisation.
4. Capacité utile ou disponible : Elle est la capacité qui peut être véritablement
utilisée. Elle est égale au produit de la capacité nominale et de la profondeur
maximale.

Figure 7.4 – Schéma explicite de la batterie

Figure 7.5 – Différentes images des batteries solaires

[Link] Régulateur de tensions


le régulateur implique une vigilance continue pour éviter les surcharges et les décharges
profondes que la batterie peut produire.

Fonction du régulateur : Protection de la batterie contre les situations extrêmes afin


de ne pas l’endommager.

Fonctionnement du régulateur : Prendre de l’information sur l’état de charge du sys-


tème et la comparer avec les valeurs maximales et minimales admissibles pour que la
batterie n’endure pas de surcharges ou de décharges extrêmes.
(a) Types des régulateurs
CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 45

— Régulateur parallèle : Il régularise la surcharge. Il est indiqué pour des petites


installations solaires photovoltaïques.
— Régulateur série : Il régularise la surcharge et la décharge. Son interrupteur
peut être électromécanique ou statique. Il peut incorporer des autres fonctions
(alarme, interruption nocturne, . . . .).
Les régulateurs utilisés sont de type série : ils déconnectent l’ensemble de pan-
neaux de la batterie pour éviter la surcharge ; et les équipements de consomma-
tion pour éviter la surdécharge. Cette déconnexion se fait à travers interrupteurs
qui peuvent être des dispositifs électromécaniques (des relais, des contacteurs,
etc.) ou des dispositifs d’état solide (un transistor bipolaire, etc.).

Afin de protéger la batterie de la surcharge, l’interrupteur s’ouvre quand la


tension de la batterie atteint sa tension d’arrêt de la charge, et se ferme de
nouveau quand la batterie retourne à la tension de réinitialisation de charge.
La tension d’arrêt de la charge est environ 2, 45V par chaque élément de la
batterie à 250 C.
En ce qui concerne la surdécharge, l’interrupteur s’ouvre quand la tension de la
batterie est inférieure à la tension d’arrêt de la décharge, et se ferme quand la
batterie retourne à la tension de réinitialisation de décharge. La tension d’arrêt
de la décharge est environ 1, 95V par chaque élément.

(a) (b)

Figure 7.6 – Différents types de régulateur de tension

(b) Choix des régulateurs

Le choix d’un régulateur de tension dépend des paramètres suivants :


— Tension de travail : 12, 24 ou 48V
— Intensité maximale : Elle doit être supérieure au courant maximal du générateur
photovoltaïque.
— Les valeurs de la tension d’arrêt de la charge (surcharge) et de la tension d’arrêt
de la décharge (surdécharge).
— L’existence de compensation avec la température. Les tensions qui indiquent
l’état de charge de la batterie changent avec la température, et c’est pour cette
raison que quelques régulateurs mesurent la température et utilisent cette in-
formation pour corriger les tensions de surcharge.
— L’instrumentation de mesure et ses indicateurs : les régulateurs ont souvent un
voltmètre qui mesure la tension de la batterie et un ampèremètre qui mesure le
courant. La plupart d’eux ont des indicateurs qui notifient certaines situations
comme : le bas état de charge de la batterie, déconnexion des panneaux avec
la batterie, . . .
CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 46

[Link] L’onduleur
Les onduleurs sont des équipements qui transforment la tension continue fournie par
les modules photovoltaïque en une tension alternative (onduleurs DC/AC, qui sont les
plus communs).

Les systèmes solaires produisent de l’énergie électrique en courant continu mais beau-
coup d’électrodomestiques et de récepteurs fonctionnent avec le courant alternatif.
Dans les installations solaires photovoltaïques connectées au réseau électrique, l’onduleur
doit non seulement transformer le courant continu du générateur photovoltaïque en cou-
rant alternatif, mais aussi réaliser des autres fonctions. Ses fonctions principales : inversion
de modulation de l’onde alternative, régulation de la valeur efficace de la tension de sortie.
Les onduleurs peuvent être en monophasé ou en triphasé, avec des valeurs différentes pour
la tension d’entrée et avec une puissance qui peut aller jusqu’à des Mégawatts.
(a) Types d’ondulaire

— Onduleur à onde carrée : Pour les utilisations de base comme les TV et l’éclai-
rage, et en général pour les charges résistives. Ils sont moins chers.
— Onduleur à onde sinusoïdale : Pour tout type d’application, en particulier pour
les moteurs. Ils sont plus chers.
(b) Choix des ondulaires

Le choix d’un ondulaire dépend des paramètres suivants :


— Tension et courant d’entrée/sortie
— Forme de l’onde
— Limites de la tension d’entrée
— Basse consommation et haut rendement
— Puissance de sortie
— Capacité de surcharge (important quand il a accès au moteur)
— Facilité de réparation et la maintenance
— Fonctionnement dans les points de puissance maximale
— Conditions ambiantes (température de fonctionnement)

(a) (b)

Figure 7.7 – Onduleur ou convertisseur de tension


CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 47

7.3 Schémas de réalisation d’un système photovol-


taïque pour l’installation domestique

Figure 7.8 – Schéma des connexions des éléments d’un système photovoltaïque pour l’ins-
tallation domestique

7.4 Méthode de Dimensionnement des Systèmes Pho-


tovoltaïques pour l’habitat
7.4.1 Introduction
« Dimensionner », c’est fixer la « taille », les caractéristiques optimales de chaque
élément d’un système dont on connait la configuration.
En effet, le dimensionnement peut amener finalement à changer le système, par exemple
s’il s’avère que des éléments « optimaux » sur le plan technique sont très chers, ou indis-
ponible.
La méthode de dimensionnement consiste à déterminer d’abord la puissance crête qui
fournit l’énergie électrique nécessaire pendant le mois le moins ensoleillé (généralement
décembre). Elle consiste à déterminer le moment où vous avez besoin d’électricité, et à
mesurer votre consommation. Cette étape comporte peu de calculs, mais demande rela-
tivement beaucoup de réflexion car une erreur à ce stade faussera vos résultats jusqu’à la
fin. Parmi les étapes de cette méthode, citons :

7.4.2 Évaluation des besoins en énergie électrique


Il s’agit d’estimer la consommation d’équipements supposés connus.
L’objectif est d’obtenir la consommation totale moyenne par jour et par période (saison
sèche et saison de pluie).
L’énergie totale moyenne nécessaire chaque jour E(W h/j) est la somme des consomma-
tions énergétiques des divers équipements constituant le système à étudier, à savoir la
CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 48

télévision, les lampes d’éclairage, les appareils électroniques, etc... ; Elle est donnée par la
loi suivante :
n
X
Et = Ei (7.1)
i=1

Le temps moyen d’utilisation est plus délicat à cerner ; il faut le rapporter à la saison,
le nombre d’occupants, le mode d’utilisation.
Pour les équipements qui ne sont pas utilisés quotidiennement et pour tous les équipements
à forte consommation, considérez la durée du cycle de fonctionnement de la tâche.
Ainsi, la consommation de chaque équipement est donnée par :

E i = Pi × t (7.2)

est l’énergie journalière consommée par un équipement : W h/j.

7.4.3 Calcul de l’énergie à fournir à l’onduleur et son utilisation


Lorsqu’un onduleur est utilisé, il alimente :
— Les consommations sous 220V CA de petites puissances (téléviseur, radio,. . . )
(qu’on note Ea )
— Les consommations sous 220V CA de longue durée ou de forte puissance tel que
le réfrigérateur, le congélateur, . . . (qu’on note Eb )
— L’éclairage (qu’on note Ec )
Le rendement réel, moyen d’un onduleur bien conçu, de bonne qualité, dépend de son
taux de charge η :
P uissance utile
η= (7.3)
P uissance nominale
Si nous supposons que l’onduleur est bien utilisé : son taux de charge doit être élevé
(de 0.75 à 1).
Le rendement de conversion est alors de 0.7 à 0.9 et nous retenons la valeur moyenne de
0.8. Ainsi, la puissance à fournir à l’onduleur pour disposer de l’énergie E à la sortie (sous
220V CA) est de :
E
P = = 1, 25.E (7.4)
0, 8
Avec P la puissance à fournir à l’onduleur et 0, 8 taux de charge de l’onduleur.
L’analyse des consommations donne l’énergie qui est demandée à l’onduleur (sans l’em-
ploi d’une seconde source et avec l’emploi des équipements à grande puissance). L’énergie
demandée à l’onduleur Et vaut :

Et = Ea + Eb + Ec (7.5)

L’énergie à fournir à l’onduleur est :

1, 25.E = 1, 25.(Ea + Eb + Ec ) (7.6)

Pour fixer la puissance nominale de l’onduleur, il faut estimer : la charge maximale


probable pendant une durée supérieure à 10 − 20 minutes, les charges de courtes durées
ne sont pas prises en compte.
L’onduleur devra pouvoir fournir la charge maximale probable pendant une durée su-
périeure à 10 − 20 minutes en permanence et la charge maximale instantanée pendant
CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 49

quelque secondes. La puissance maximale doit être la plus faible possible afin de limiter
au maximum les pertes à charges faibles ou nulle, tous spécialement si l’onduleur est
amenée à fonctionner d’une façon continue. Si la puissance nominale est calculée au plus
juste, le disjoncteur de l’onduleur déclenchera de temps en temps. Pour une habitation
moyenne, l’onduleur a une puissance nominale comprise entre 0.5 et 2.5KV A, selon le
système retenu (valeur moyenne 1.8KV A).

7.4.4 Calcul de l’énergie à fournir à la batterie et son utilisation


Pour une batterie dite solaire, c’est-à-dire bien adaptée aux systèmes photovoltaïques,
le rendement énergétique est de 0.80 à 0.85 et l’auto décharge de 3% par mois environ.
Le rendement global constaté dans un système pour l’habitat est de 0.8 en général, donc

Energie f ournieparlabatterie = Energie pour les panneaux × 0, 8 (7.7)

7.4.5 Calcul de l’énergie électrique fournie par le générateur


photovoltaïque
Elle dépend bien sûr de l’ensoleillement reçu et de l’orientation du panneau. L’es-
timation de l’énergie solaire reçue sur le site est simple, mais il faut tenir compte des
caractéristiques propres au site de l’installation lui-même.

L’estimation de l’énergie solaire reçue sur un site donné doit tenir compte à la fois :
— des données statistiques concernant l’énergie solaire reçue sur la région d’installa-
tion ;
— des caractéristiques propres au site et susceptibles d’empêcher le panneau photo-
voltaïque de recevoir toute l’énergie possible (du fait des masques, poussière...).
Pour un angle d’inclinaison donné, du panneau photovoltaïque la série des quantités
d’énergie solaire reçue permet d’estimer l’énergie électrique fournie par le panneau en
moyenne, par jour, pour chaque mois.
Un panneau de puissance crête totale Pc , qui reçoit du soleil [Link] h/m2 /jour, peut
fournir au mieux [Link] .KW h/m2 /jour.
Malheureusement, ce panneau produit en fait une quantité d’énergie électrique nette-
ment moindre, car :
— Le panneau ne fonctionne que rarement à son point de fonctionnement optimal
(sauf si un dispositif électronique d’adaptation asservie est utilisé). En particulier,
un panneau débitant sur une batterie ne fonctionne pratiquement jamais à son
point de puissance maximale (16V pour une batterie de 12V , mais variable avec
l’éclairement).
— Les diodes et les connexions causent des pertes d’énergie.
— Les disparités entre les modules causent des pertes d’énergie.
— Le point de puissance maximal dépend aussi de la température du panneau.
Il est difficile de traduire par une formule utilisable la résolution de ces pertes. L’ex-
périence montre que l’énergie produite pratiquement par un panneau de Pc watts crête
recevant une énergie de nKW h par jour est de : [Link] .[Link] h/jour.

La détermination de puissance crête installée présente un intérêt tout particulier,


compte tenu du coût du watt-crête. Généralement, la variation de l’énergie fournie par
CHAPITRE 7. INSTALLATION D’UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE 50

un panneau photovoltaïque d’inclinaison donnée, ne suit pas celle des besoins en énergie
d’une habitation.
Si on fixe la puissance crête pour satisfaire au mieux les besoins d’un mois donné, on ob-
tient généralement un déficit ou un excédent pour d’autre mois. Sur quelle période faut-il
s’efforcer d’égaler les besoins et les apports ? Une inclinaison égale à la latitude du lieu
permet de capter une quantité d’énergie annuelle maximale, mais :
— Une partie de cette énergie risque d’être inutile ; l’énergie est chère à stocker.
— Le panneau risque d’être trop cher.
Le choix de la tension nominale d’un système dépend de la disponibilité de matériels
(modules et récepteurs), aussi, il dépend des niveaux de puissance et d’énergie nécessaire
selon le type d’application.

Figure 7.9 – Les tensions du système correspondantes à chaque intervalle de puissance


crête

Le dimensionnement de la batterie définit sa capacité de stockage C en KW h puis en


Ah. Comment fixer C ? Le stock d’énergie répond à deux besoin, et le choix de la capacité
doit par ailleurs satisfaire aux différentes contraintes.

F. Évaluation des compétences


1. Expliquer pourquoi les cellules photovoltaïques doivent être montées en série lors
de la construction des modules photovoltaïque.
2. Énumérer dans l’ordre chronologique les éléments qui constituent un système pho-
tovoltaïque.
3. En fonction des quelles critères doit-on faire le choix :
— Panneau solaire
— D’une batterie
— D’un régulateur
— D’un ondulaire
4. L’enseignant demandera aux élèves de réaliser un montage de différents éléments
d’une installation solaire sur un panneaux en planche.
5. L’enseignant demandera aux élèves de faire le dimensionnement de l’installation
solaire de la maison de Monsieur BATUVANWA proposée dans l’exemple de la
situation problème.
Chapitre 8

Compresseur d’air

A. Exemple de situation-problème
Monsieur Rodrigue, enseignant de Technologie en 8e de l’éducation de base amène ses
élèves chez les « quado » pour visiter et se rendre compte du principe de fonctionnement
d’un compresseur d’air industriel et d’une pompe à bicyclette. Au cours de la visite, les
élèves sont fort intéressés et interrogent l’enseignant sur les applications de l’air comprimé.

B. Analyse de la situation
Le compresseur d’air ou la pompe à bicyclette est utilisé pour gonfler les ballons, les
pneus des véhicules et des motos. Comment y arriver ? Quel est le principe de fonction-
nement du compresseur d’air et de la pompe à bicyclette ?

C. Matériels didactiques
— Une pompe à bicyclette
— Une chambre à air
— Une seringue

D. Compétences attendues
L’apprenant devra être capable :
— d’expliquer le principe de fonctionnement d’une pompe à bicyclette ou d’un com-
presseur d’air industriel,
— de donner l’utilité de l’air comprimé

E. Mots clés
— l’air
— la pression
— le piston
— la chambre à air
— pomper / comprimer l’air

51
CHAPITRE 8. COMPRESSEUR D’AIR 52

F. Matières

Sujet 8 : Pompe à bicyclette - Compresseur d’air


8.1 Compresseur d’air
8.1.1 Définition et importance
Le compresseur d’air est une machine qui prélève l’air ambiant pour le stocker sous
une pression supérieure à celle de la pression atmosphérique.
Les compresseurs d’air servent à augmenter la pression de l’air (gaz) et permettent le
transport de l’air dans une canalisation, ils réduisent aussi le volume d’air comprimé.

8.1.2 Pression atmosphérique normale


La pression atmosphérique varie très faiblement en un lieu donné.
On appelle pression atmosphérique normale celle qui équilibre une colonne de mercure de
76 cm de hauteur. Sa valeur est 1,013 × 105 Pa. Cette pression est souvent utilisée comme
unité pratique, on l’appelle l’atmosphère (atm).
Voici les unités usuelles de la pression atmosphérique :
— L’atmosphère : 1 atm = 1,013 × 105 Pa
— Le bar :1 bar = 105 Pa
— Le millibar (mb) : 1 mb = 100 Pa
— La hauteur de mercure : 76 cm de Hg = 1,013 × 105 Pa

8.1.3 Caractéristiques d’un compresseur d’air


Le compresseur d’air est défini par les caractéristiques suivantes :
X Un débit : en m3 /h (volume à pression atmosphérique) ;
X Une pression : en bar ;
X La puissance du moteur ; en cheval-vapeur (cv) (fonction du débit et de la pression) ;
X Un réservoir d’air : en litres.
Notons que le réservoir d’air d’un compresseur ne définit pas son débit.

8.2 Fonctionnement de la pompe à bicyclette


La pompe à bicyclette fonctionne de la manière décrite sur la figure 8.1.
En poussant le piston, le volume d’air à l’intérieur du cylindre de la pompe diminue et
la pression augmente. Lorsque la pression de l’air à l’intérieur du cylindre devient plus
grande que celle à l’intérieur de la chambre à air, la soupape s’ouvre et l’air entre dans la
chambre à air. Quand le piston revient en arrière, la pression à l’intérieur de la chambre à
air devient supérieure à la pression dans le cylindre et la soupape se ferme en empêchant
l’air de sortir de la chambre à air. En même temps, la pression atmosphérique force l’air
dans le cylindre à côté du cuir qui n’est plus forcé contre les parois du cylindre.

On comprend aisément que l’élément essentiel de la pompe de bicyclette, c’est le piston,


constitué pour d’une rondelle de cuir ou de plastique à bord souples. Deux moments du
fonctionnement de la pompe sont importants :
CHAPITRE 8. COMPRESSEUR D’AIR 53

Figure 8.1 – Pompe à bicyclette

X On tire sur la poignée, le piston monte dans le corps de la pompe, l’air qui se
trouve au-dessus du piston, du fait de la forme en cloche de la rondelle (et aussi
d’une légère surpression due à la montée rapide du piston) va passer dans la partie
inférieure du corps de la pompe qui donc se remplit d’air ;
X Le piston descend, en principe rapidement, l’air est chassé vers l’orifice de la pompe,
sa pression augmente et il plaque les bords de la rondelle contre la paroi du corps
de la pompe, ce qui assure l’étanchéité, le piston continuant de descendre va encore
plus comprimer l’air qui va être chassé vers la chambre à air du pneumatique.
Notons aussi que lorsqu’on tire la poignée d’une pompe à vélo comme l’illustre la figure
8.2, le piston monte, la valve d’entrée s’ouvre, la valve de sortie se ferme et l’air entre
dans la partie basse du cylindre.

Figure 8.2 – Fonctionnement d’une pompe à vélo.


CHAPITRE 8. COMPRESSEUR D’AIR 54

8.3 Utilité de l’air comprimé


L’air comprimé est de l’air ambiant, mis sous pression avec un compresseur, le plus
souvent aux alentours de 10 bars mais parfois jusqu’à 300 bars.

L’air comprimé est trop nécessaire dans différent domaine de la vie, il intervient :
— Dans le gonflage d’un ballon, d’un matelas à air, gonflage des pneus et bien d’autres
équipements sportifs ;

Figure 8.3 – Remplissage d’un pneu à vélo par une pompe à vélo.

— Dans les industries comme énergie pour alimenter des moteurs ;


— Dans les liquides pour augmenter sa teneur en oxygène, ceci est utilisé en piscicul-
ture ;
— En médecine, dans des hôpitaux (air médicinal) ;
— Comme matière première pour produire d’oxygène, d’azote ou d’argon ;
— Pour la respiration subaquatique ;
— Pour le système de freinage ;
— Pour nettoyer les bouteilles, les emballages et les moules avant le remplissage ;
— Pour refroidir les produits de la boulangerie après leur sortie du four.
— etc.

8.4 Compresseur d’air industriel


Pour produire l’air comprimé, on utilise des compresseurs qui augmentent la pression
de l’air. Ils fonctionnent dans des industries comme de sources d’énergie.
Voici quelques exemples des compresseurs d’air industriels :
— Les compresseurs volumétriques : ils permettent d’atteindre des pressions éle-
vées avec un débit moyen, on en distingue : les compresseurs alternatifs (à piston
ou à membrane) et le compresseur à piston rotatif (multicellulaire à palettes ou
hélicoïdaux) ;
— Les turbocompresseurs : dans ces genres de compresseurs, l’air est accéléré
jusqu’à une très grande vitesse avant d’être dirigé au point d’utilisation ou l’énergie
due à la vitesse se transforme en pression d’une technologie plus complexe, ces
compresseurs permettant d’obtenir des débits très élevés ;
— Les compresseurs à variation de fréquence : ils fonctionnent à 100 % et la
pression augmente jusqu’à atteindre sa valeur maximale ;
— Le compresseur d’air Mecafer 425090 est un modèle tout multifonction grâce
auquel on peut réaliser de très nombreux travaux et tâches différents tels que
regonfler les pneus des voitures ou de souffler les feuilles mortes,. . . ;
CHAPITRE 8. COMPRESSEUR D’AIR 55

— Les compresseurs DENAIR contribuent à la sécurité de l’industrie alimentaire


en la fournissant de l’air comprimé ;
— Les compresseurs Sullair fournissent une pression permanente sans impulsion.

Figure 8.4 – Compresseur professionnel

G. Évaluation des compétences


Exercice 8.1.
Définir et donner les caractéristiques d’un compresseur d’air.

Exercice 8.2.
Quelles sont les unités usuelles de la pression atmosphériques ? Faites associer à chacune
sa correspondance dans le système international.

Exercice 8.3.
Comment fonctionne une pompe à bicyclette ?

Exercice 8.4.
Énumérer cinq applications de l’air comprimé dans votre milieu.
Chapitre 9

L’appareil photo numérique

A. Exemple de situation-problème
Mademoiselle Rose prépare son anniversaire de naissance et cherche par quel moyen
immortalisé cet évènement. Il veut obtenir des photos de bonne qualité, des extraits
vidéos, des sons pour partager avec ses membres de familles et amis. Elle doit disposer
d’un appareil photo numérique capable de lui rendre ce service.

B. Analyse de la situation
La capture et conservation ses images, vidéos et sons exigent de nos jours, les appareils
numériques de haute qualité. La qualité des images dépend fortement de la performance
de l’appareil. Un choix judicieux auprès des commerçants d’appareil numériques est donc
déterminant.

C. Matériels didactiques
— Un appareil photo numérique
— Une carte mémoire
— Un appareil photo argentique avec film
— Des papiers photos

D. Compétences attendues
Être capable de :
— Choisir un appareil photo numérique capable de capturer les photos de bonne
qualité
— Traiter ses photos avec un logiciel spécialisé
— Partager et/ou imprimer ses photos numériques

E. Mots clés
— Chambre noire : camera obscura
— Pellicules
— Lentilles
— Pixels

56
CHAPITRE 9. L’APPAREIL PHOTO NUMÉRIQUE 57

F. Matières

Sujet 9 : L’appareil photographique numérique


9.1 Historique de la photographie
La photographie est inspirée par les propriétés de la chambre noire : camera obscura
connue déjà depuis l’Antiquité par les chinois. Il a fallu attendre le 17e siècle pour voir se
développer la technique de la photographie.
Dans une obscure fermée, on perce un trou que l’on appelle sténopé pour faire pénétrer
la lumière du jour. L’image de l’extérieur se reflète à l’envers sur un écran à l’intérieur de
la boite noire mais qui ne dure pas.

Figure 9.1 – Image d’un objet sur une chambre noire

En 1827, Nicéphore Niepce invente la photographie quand il réussit à fixer sur un


support, l’image qui été projetée par le fond de la boite noire. Il plaça dans sa petite
boite une plaque en étain recouverte d’une matière qui capture la lumière, puis il le
laissa pendant plusieurs jours prendre la lumière sur le rebord de sa fenêtre. C’est ainsi
qu’apparut la première photo en noir et blanc de l’histoire : l’héliographie.

La photographie en couleur arrive en 1877 avec l’invention de Louis Ducos du Hau-


ron qui réussit à intégrer la couleur sur les photos. En 1935 ; les plaques de verre sont
remplacées par des pellicules sous forme des petites bobines de film souple sur lesquelles
s’imprime l’image en négatif. Une fois la pellicule pleine, on la donne au laboratoire photo
qui réalise le développement en quelques jours dans une « chambre noire ». Une photo
négative est une image dont les couleurs sont inversées.

C’est en 1982 que l’on inventa le tout premier appareil photo numérique. Le premier
prototype de l’appareil photographique numérique fut réalisé par Kodak en 1976. Mais le
premier modèle mis sur le marché : l’Apple QuickTake100, n’apparut qu’en 1994.
CHAPITRE 9. L’APPAREIL PHOTO NUMÉRIQUE 58

9.2 Appareil photographique argentique


La photographie argentique est une technique photographique permettant l’obten-
tion d’une photographie par un processus photochimique comprenant l’exposition d’une
pellicule sensible à la lumière puis son développement et, éventuellement, son tirage sur
papier.

(a) (b) (c)

Figure 9.2 – Appareil photographique argentique

9.3 L’appareil photographique numérique


9.3.1 Innovation technologique
Les appareils photos numériques permettent aujourd’hui de voir les photos dans les
secondes qui suivent la prise de vue. La technologie numérique facilite le stockage, l’im-
pression et le partage des images. Ces appareils enregistrent les informations composant
l’image sous la forme d’impulsions électriques et non plus des réactions chimiques des
photos argentiques.

Contrairement aux photos sur film, les photos numériques stockées ne se dégradent pas
au cours du temps. On peut obtenir des copies parfaites après plusieurs années. Après
prise de vue, on peut supprimer à souhait une photo si elle n’est bonne. Les images sont
enregistrées sur une carte mémoire qui peut être portée chez un développeur (imprimeur)
professionnel afin d’obtenir des tirages de qualités photographique élevée. Il est également
possible de transférer les photos sur un ordinateur personnel pour pouvoir les retoucher
à l’aide de logiciels de retouche de photos puis imprimer, les envoyer par messagerie
électronique ou les placer sur un site Internet.

Les photos numériques peuvent aussi être insérées dans un rapport ou tout autre do-
cument numérique. Les possibilités offertes par le numérique ont totalement révolutionné
la photographie.

9.3.2 Écran et pixels


Les dispositifs d’affichage à cristaux liquides sont utilisés dans les montres ou les cal-
culatrices de bas de gamme (bas prix). Dans les écrans d’ordinateurs ou de télévision à
cristaux liquides la conception est beaucoup plus avancée. L’image est définie par une
CHAPITRE 9. L’APPAREIL PHOTO NUMÉRIQUE 59

Figure 9.3 – Appareils photo numériques

multitude des points disposés les uns à côté des autres : les pixels. L’allumage de chaque
pixel est commandé par un signal électrique. Ces Pixels (points) sont le cœur de l’écran
à cristaux liquide.

Chaque pixel est lui-même constitué de plusieurs éléments : une cellule de cristaux
liquide, une électrode et un transistor. Le transistor sert à contrôler la tension appliquée
à chaque pixel individuellement, afin de l’allumer ou de l’éteindre.

Un ensemble des pixels s’appelle une dalle. Pour fabriquer une dalle, on dépose un
transistor de deux électrodes conductrices et transparentes par pixel sur deux couches
d’ancrage, qui sont scellées avec de la résine. Chaque pixel c’est-à-dire chaque point de
l’écran, est en fait composé de trois sous-pixels de couleurs munis de filtres colorés. La
dalle est ensuite recouverte par deux polariseurs dont les directions sont croisées.

Sur l’écran, les nuances de gris sont obtenues en jouant sur la valeur de la tension
appliquée aux bornes de la cellule. En fonction de cette valeur, les bâtonnets sont plus ou
moins bien alignés dans le sens de propagation de la lumière.

Dans les écrans à cristaux liquides, les lampes fluorescentes sont remplacées par des
diodes luminescentes (DEL) de couleur blanche, plus économes.

9.3.3 Les parties essentielles d’un appareil photo numérique


Un appareil photo numérique est constitué des plusieurs parties. On peut citer :
1. L’écran LCD (Liquid Cristal Display) est constitué de cristaux liquides, un état
intermédiaire de la matière à mi-chemin entre le cristal et le liquide. Il permet à
l’utilisateur de voir instantanément les photos réalisées
2. Les circuits électroniques qui convertissent les signaux provenant du capteur et
données numériques
3. Le capteur numérique est constitué des millions de photosites. Chacun mesure la
luminosité et la couleur d’une portion de l’image.
4. La carte mémoire amovible stocke les photos sous la forme de fichiers numériques
CHAPITRE 9. L’APPAREIL PHOTO NUMÉRIQUE 60

5. L’autofocus (mise au point automatique) assure la netteté de l’image formé.


6. Les filtres modifient l’image et protège l’objectif.

Figure 9.4 – Parties essentielles d’un appareil photo numérique

Les entreprises internationales proposent sur le marché, une gamme variée d’appareils
photos numériques :
— Kodak
— Fuji
— Canon
— Olympus

9.3.4 Principe de fonctionnement


Dans tout système photographique, l’image est focalisée à travers un objectif mais se
forme sur un capteur photosensible, qui est un composant électronique, et non sur un
film. Chaque photosite du capteur génère un signal électrique variant en fonction de la
quantité de lumière reçue. Le circuit électronique traite ce signal et lui attribue une valeur
numérique. Les données issues de chaque photosite constitueront l’ensemble des pixels qui
vont servir à construire l’image numérique.

L’enregistrement d’une image par un capteur numérique s’effectue en 5 étapes (figure


9.5) :
1. L’obturateur laisse passer la lumière vers le capteur
2. Le capteur est une grille de photosites dont chacun mesure la quantité de lumière
qui le frappe.
3. La lumière qui atteint les photosites est composée de quantités variables de rouge,
de vert et de bleu.
4. Chaque photosite est muni d’un filtre coloré rouge, vert ou bleu, ne recevant donc
que l’une de ces trois composantes de la lumière blanche. La combinaison des
données de quatre photosites adjacents (deux verts, un bleu et un rouge) produit
la couleur correspondant à un « pixel », unité de base de l’image numérique.
CHAPITRE 9. L’APPAREIL PHOTO NUMÉRIQUE 61

5. Les données de couleurs associées à la mesure de luminosité des photosites per-


mettent de reconstituer les millions de pixels qui formeront l’image finale.

Figure 9.5 – Principe de fonctionnement d’un appareil photo numérique

G. Évaluation des compétences


Exercice 9.1.
Placer le film dans l’appareil photo argentique et réaliser quelques tirages

Exercice 9.2.
Tirer les photos avec un appareil numérique.

Exercice 9.3.
Comparer les marques d’appareils photos numériques en fonction de caractéristiques es-
sentielles
a) Résolution de l’écran
b) Capacité en Mégapixels

Exercice 9.4.
Traiter les photos numériques avec des logiciels spécialisés : photogrid, photoshop
a) Rogner les photos
b) Collage des photos
c) Ajout des textes, effets et autocollants

Exercice 9.5.
Traitement des vidéos et des sons avec les applications virtual DJ, VLC
Bibliographie

[1] Barbier, Andrée et mediaspaul (2014), Économie domestique. Bien vivre chez
soi, Kinshasa, Médiaspaul.
[2] Blugeon, Jean Paul (2010), Montages photovoltaïques à bricoler soi-même. Uti-
liser l’électricité solaire au quotidien, Calvage et Mounet, Paris, Les Éditions Eugen
Ulmer.
[3] Couasnet Yves (2005), Propriétés et caractéristiques des matériaux de construc-
tion, Paris, Éditions Le Moniteur.
[4] Dartige Thomas (Editeur) (2005-2008), L’encyclopédie @ Sciences et technolo-
gies, Paris, Gallimard Jeunesse.
[5] Longechal, Robert (2015), La maçonnerie. La maison du sol au plafond, Paris,
Dunod.
[6] Ministère de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel
(2018), Programme Éducatif du Domaine d’Apprentissage des Sciences. Classe de 8e
année de l’Éducation de Base. Sous domaine d’Apprentissage : Sciences physiques,
Technologie, Technologie de l’Information et de la Communication, Kinshasa, Dipro-
mad.
[7] Ministère de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel
(2018), Guide en Appui au Programme Éducatif du Domaine d’Apprentissage des
Sciences. Classe de 8e année de l’Éducation de Base. Sous domaine d’Apprentissage :
Sciences physiques, Technologie, Technologie de l’Information et de la Communica-
tion, 1e Édition, Kinshasa, Dipromad.
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mission Épiscopale de l’Éducation Chrétienne.
[9] Pothet, Jean Paul (2008), Aide-Mémoire. Les matériaux d’emballage, Paris, Du-
nod.
[10] Ray, Cédric et Poizat, Jean Claude (2007), La physique par les objets quo-
tidiens, Paris, Belin.
[11] Woodford Chris, Collins Luke, Witchalls Clint, Morgan Ben et Flint
James (2005), 100% Technologique. Ces objets qui nous changent la vie, Paris,
Gallimard Jeunesse.
[12] De La Souchère Marie-Christine (2018), Sciences et Technologie au quotidien.
20 objets qui ont transformé notre vie, Paris, Ellipses.

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