0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
249 vues11 pages

Correction Exercices Intégration L2 SPI

Transféré par

Quiriel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
249 vues11 pages

Correction Exercices Intégration L2 SPI

Transféré par

Quiriel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Aix-Marseille Université Séries et applications

Anneé Universitaire 2017-2018 L2 SPI

Correction des exercices de révision sur l’intégration et les intégrales


généralisées

Notations et définitions
— 1A indique que 1A (x) = 1 si x ∈ A et 0 sinon avec A un sous-ensemble de R.
— RSoit f une fonction localement intégrable sur un intervalle [a,b[. On note F (x) =
x Rb Rb
a f (t)dt. On dit que a f (x)dx existe si lim F (x) existe et on a a f (x)dx =
x→b
lim F (x) − F (a).
x→b

Intégration : intégration par parties et changement de


variables
Exercice 1. Intégrations par partie
Calculer à l’aide d’intégrations par partie les intégrales classiques suivantes, en ayant
auparavant justifié que la fonction f sous l’intégrale est bien intégrable sur l’intervalle
concerné.
1. Pour I1 on intégre e−x et on dérive x

Z 1
I1 = xe−x dx
0
h i1 Z 1 Z 1
= −xe−x − −e−x dx = −e−1 + e−x dx
0 0 0
h i1
= −e−1 + −e−x
0
−1 −1
= e −e + 1 = −2e−1 + 1

2. On intégre x2 et on dérive ln(x)


Z 2
I2 = x2 ln(x)dx
1
" #2
x3 Z 2
x3 1 8 ln(2) Z 2 x2
= ln(x) − dx = − dx
3 1 1 3 x 3 1 3
" #2
8 ln(2) x3
= −
3 9 1
8 ln(2) 8 1 8 ln(2) 7
= − + = −
3 9 9 3 9

1
3. Pour I2 on intégre cos(3x) et on dérive x
Z 1
I3 = x cos(3x)dx
0
" #1
sin(3x)x Z 1
sin(3x)
= − dx
3 0 0 3
" #1
sin(3) − cos(3x)
= −
3 9 0
sin(3) cos(3) 1
= + −
3 9 9
4. Pour I4 on intégre √1 et on dérive ln(x)
x

ln(x)
Z 2
I4 = √ dx
1 x
h √ Z 2 √
i2 2 x
= 2 x ln(x) − dx
1 1 x
√ h √ i2
= 2 ln(2) 2 − 4 x
√ √ 1
= 2 ln(2) 2 − 4 2 + 4
5. Pour I5 on intégre 1 et on dérive arctan(x)
Z 1
I5 = arctan(x)dx
0
Z 1
x
= [x arctan(x)]10 − dx
0 1 + x2
" #1
2
π ln(1 + x )
= +
4 2 0
π ln(2)
= +
4 2
6. Pour I6 on intégre 1 et on dérive ln(1 + x2 )
Z 1
I6 = ln(1 + x2 )dx
0
h
2
i1 2x Z 1
= x ln(1 + x ) − dx x
0 1 + x2
0
2
Z 1
2x + 2 − 2
= ln(2) − dx
0 1 + x2
Z 1
2
= ln(2) − 2− dx
0 1 + x2
= ln(2) − 2 + 2 [arctan(x)]10
π π
= ln(2) − 2 + 2 = ln(2) − 2 +
4 2

Exercice 2. Deux intégrations par parties


Z 1
A l’aide d’au moins deux intégrations par parties calculer ex cos(x)dx
0

2
On écrit, en intégrant ex et en dérivant cos(x), puis de nouveau en intégrant ex et en
dérivant sin
Z 1 Z 1
x
e cos(x)dx = [e x
cos(x)]10 − ex (− sin(x))dx
0 0
Z 1
= e cos(1) − 1 + ex sin(x)dx
0
Z 1
= e cos(1) − 1 + [ex sin(x)]10 − ex cos(x)dx
0
Z 1 Z 1
ex cos(x)dx = e cos(1) − 1 + e sin(1) − ex cos(x)dx (1)
0 0
R1 x
On reconnait qu’à droite et à gauche
R1 x
dans l’inégalité (1) on a 0e cos(x)dx. On a
donc, en passant à gauche de (1) − 0 e cos(x)dx
Z 1 Z 1
ex cos(x)dx + ex cos(x)dx = e cos(1) − 1 + e sin(1)
0 0
Z 1
2 ex cos(x)dx = e cos(1) − 1 + e sin(1)
0
Z 1
e cos(1) − 1 + e sin(1)
ex cos(x)dx =
0 2

Exercice 3. Changement de variables


A l’aide d’un changement de variables calculer les intégrales suivantes
Z 1 √ 2
Z π
sin(x)
I1 = x 1 + x3 dx I2 = dx
0 0 1 + cos2 (x)
Z ln(2) √
Z 1
e2x
I3 = dx I4 = ex − 1dx
0 ex + 1 0

1. On pose pour I1

t = x3



dt = 3x2 dx




 Quand x = 0 , t = 0
Quand x = 1 , t = 1

ce qui donne

Z 1 √
I1 = x2 1 + x3 dx
0
Z 1√
1+t
= dt
0 3
" #1
1 (1 + t)3/2
= 3
3 2 0
2 3/2
= (2 − 1)
9

3
2. On pose pour I2


 t = cos(x)
dt = − sin(x)dx




 Quand x = 0 , t = 1
Quand x = π , t − 1

ce qui donne

Z π
sin(x)
I2 = dx
0 1 + cos2 (x)
Z −1
−1
= dt
1 1 + t2
Z 1
1
= dt
−1 1 + t2
= [arctan(t)]1−1
π −π π
= − =
4 4 2
3. On pose donc t = ex , ce qui donne pour I3

t = ex



dt = ex dx donc dx = e−x dt, c’est à dire dx = dt


t


 Quand x = 0 , t=1
Quand x = 1 , t=e

ce qui donne

Z 1 x x
Z 1
e2x e e
I3 = x
dx = dx
0 e +1 0 ex + 1
Z e
t
= dt
1 1+t
Z e
t+1−1
= dt
1 1+t
Z e
1
= 1− dt
1 1+t
= [t − ln(1 + t)]e1
= e − 1 − ln(1 + e) + ln(2)

4. On pose donc pour I4


√ x
e −1 donc t2 = ex − 1 et donc ex = t2 + 1

 t=
ex √


2 ex −1

2t
dt = √ x dx donc dx = dt, c’est à dire dx = dt


ex t2 +1
2 e −1
Quand x = 0 , t=0





Quand x = ln(2) , t=1

ce qui donne

4
Z ln(2) √
I4 = ex − 1dx
0
Z 1
2t
= t dt
0 1 + t2
Z 1
2t2
= dt
0 1 + t2
Z 1 2
2t + 2 − 2
= dt
0 1 + t2
Z 1
2
= 2− dt
0 1 + t2
= [2t − 2 arctan(t)]10
π
= 2−
2

Exercice 4.
Z a
1 x ln(x)
A l’aide du changement de variable y = x
calculer dx
1
a
(1 + x2 )2
On pose
1

1

 y= donc x = y
x



dy = −1 donc dx = −x2 dy, c’est à dire dx = −1

x2
dx y2
dy
Quand x = a , y = a1




Quand x = a1

, y=a

Cela donne
 
1
Z a
x ln(x) Z 1
a y
ln y1 −1
I= 2 2
dx =  2 × 2 dy
1
a
(1 + x ) a (1 + 1 )2 y
y
 
1 1
Z a
y
ln y
= 1 2 2 dy
1
a
(1 + y2
)y
Z a
− ln(y)
= dy
1
a
y 3 (1 + y12 )2
Z a
y ln(y)
= − dy
1
a
y 4 (1 + y12 )2
Z a
y ln(y)
= 2 dy
1
a (y 2 + yy2 )2
Z a
y ln(y) Z a
x ln(x)
= − 2 2
dy = − 1 dx
1
a
(y + 1) a
(1 + x2 )2
On reconnait à droite de l’égalité −I ! Donc on a I = −I ce qui veut dire 2I = 0 et donc
Z a
x ln(x)
I= 1 dx = 0.
a
(1 + x2 )2

5
Intégrales généralisées
Exercice 5.
Déterminer la nature des intégrales suivantes et lorsqu’elles convergent les calculer
Z 1 Z 1
1 Z 1
x
I1 = ln(x)dx I2 = √ dx I3 = dx
0 0 1−x 0 (1 − x)2
π Z 1 x Z 1
Z
2 e x
I4 = tan(x)dx I5 = dx I6 = √ dx
0 0 x 0 (1 + x)2 x5
Z +∞
−x
Z +∞
x Z +∞
arctan(x)
I7 = e dx I8 = dx I9 = dx
0 0 (1 + x)2 1 1 + x2
Z +∞
ln(x) Z +∞
1 Z +∞
1
I10 = dx I11 = dx I12 = q dx
1 x 1 ln(x) 0 x(x + 1)
Z ∞ Z +∞
I13 = e−x dx I14 = xe−x dx
−∞ 0

1. I1 est un grand classique ! Le ln est continu sur ]0,1], donc localement intégrable
sur cet intervalle. On a un problème de convergence en 0.

On calcule une primitive de ln à l’aide d’une intégration par partie pour 1 ≥ x > 0.
Ce qui donne

Z 1 Z 1
1
ln(t)dt = [t ln(t)]1x − t dt
x x t
Z 1
= −x ln(x) − 1dt
x
= −x ln(x) − (1 − x)

Quand x → 0 on a xZln(x) → 0 car la puissance l’emporte sur le ln. D’autre part


1
1 − x → 1. Donc lim ln(t)dt existe et donc vaut I1 = −1
x→0 x

2. La fonction t 7→ √1 est
continue sur [0,1[. On a donc cette fois un problème en
1−t
1
1. On calcule directement une primitive de √1−x pour x < 1, qui est la fonction

−2 1 − x. Ce qui donne donc

Z x
1 h √ ix
√ dt = −2 1 − t
0 1−t 0

= −2 1 − x + 2
√ Z
1 x
Quand x → 1 on a −2 1 − x → 0 donc lim √ = 2. Donc I2 = 2.
1−t x→1 0
t
3. Pour I3 on remarque d’abord que la fonction t 7→ (1−t)2 est continue sur [0,1[. On

a un problème au point 1 à examiner !

6
Z x
t
Posons F (x) = dt
0 (1 − t)2
On a en effet un problème de convergence pour x tend 1 pour cette intégrale.
Effectuons le changement de variable

1 − t donc t = 1 − X


 X=
dX = −dt




 Quand t = 0, X = 1
Quand t = x, X = 1 − x

Ce qui donne

Z x
t Z 1−x
1−X
dt = − dX
0 (1 − t) 2 1 X2
Z 1
1−X
= dX (2)
1−x X 2

Quand x → 1 on a 1 − x Z→ 0. Donc on cherche maintenant à examiner la conver-


1 1−X
gence en 0 de l’intégrale dX.
0 X2
1−X
1−X 1 X2
Quand X → 0 on a X2
∼ X2
(pour le montrer il suffit d’étudier le quotient 1
X2
et montrer qu’il tend vers 1 quand X → 0).

1−X
La fonction X 7→ X2
est toujours positive pour X dans ]0,1].

1
Z 1
L’intégrale de Riemann dx de paramètre α = 2 ≥ 1 est divergente.
0 x2
Z 1
1−X
Donc d’après le critère par équivalent pour les intégrales positives l’intégrale dX
Z x 0 X2
t
est divergente. Donc d’après (2) dt → +∞ quand x → 1, I3 diverge
0 (1 − t)2
donc !
4. On examine maintenant I4 . On hremarqueh que la fonction x 7→ tan(x) est continue,
π
donc localement intégrable sur 0, 2 . En effet on a
limπ sin(x) = sin( π2 ) = 1 et lim
π−
cos(x) = cos( π2 ) = 0+ . Donc lim π−
tan(x) = +∞
x→ 2 x→ 2 x→ 2
π
on a un problème de convergence en 2
.

On peut écrire par exemple pour x > 0


Z x Z x
sin(t)
tan(t)dt = dt
0 0 cos(t)
= [− ln(cos(t))]x0
= − ln(cos(x)) + ln(cos(0))
= − ln(cos(x)) + ln(1)
= − ln(cos(x))
 
Or quand x → π2 − on a cos(x) → cos π2 = 0+ , donc comme − ln(X) → +∞
quand X → 0 et donc ln(cos(x)) → −∞ par composition des limites.

7
Z x
π
Donc tan(t)dt → +∞ quand x → 2
et I4 diverge.
0
ex
5. Pour I5 on a la fonction x 7→ qui est continue sur ]0,1], donc localement inté-
x
grable sur ]0,1]. On a un problème de convergence en 1.

ex 1
Or on remarque que lim ex = 1. Donc ∼ pour x → 0 (si vous n’êtes pas
x→0 x x x
e
x
convaincu(e), calculez la limite du quotient 1 pour x → 0).
x
ex
La fonction x 7→ est toujours positive pour x dans ]0,1]. Et de plus l’intégrale
x
Z 1
1
dx étant une intégrale de Riemann de paramètre α = 1 ≥ 1 est divergente.
0 x
Donc d’après le critère par équivalent, I5 diverge.
x
6. Pour I6 on indique que la fonction x 7→ √ est continue sur ]0,1], donc
(1 + x)2 x5
elle est localement intégrable sur cet intervalle. On a un problème de convergence
en 0.

x x 1 1 Z 1
1
On a l’équivalent pour x → 0 √ ∼ √ = 5/2−1 = 3/2 . Or dx
(1 + x)2 x5 x5 x x 0 x3/2
est une intégrale de Riemann de paramètre α = 3/2 ≥ 1 diverge.
x
La fonction x 7→ √ est positive.
(1 + x)2 x5
Donc d’après le critère par équivalent, I6 diverge.
7. La fonction x 7→ e−x est continue sur R. On a donc le problème en +∞ à étudier.

On calcule pour x > 0


Z x h ix
e−t dt = −e−t
0 0
−x
= −e +1

Donc quand x → +∞ on a lim −e−x + 1 = 1 et donc I7 converge et vaut 1.


x→+∞
x
8. La fonction x 7→ est continue sur [0, + ∞[. Le problème de convergence à
(1 + x)2
étudier est donc en +∞.

x x 1
Or pour x allant vers +∞ on a 2
∼ 2 = . L’intégrale de Riemann
(1 + x) x x
Z +∞
1
dx est une intégrale de Riemann de paramètre α = 1 ≤ 1, donc divergente.
1 x
x
La fonction x 7→ est positive. Donc d’après le critère par équivalent, I8
(1 + x)2
diverge.
arctan(x)
9. La fonction x 7→ est continue sur [1, + ∞[. On a donc un problème de
1 + x2
convergence en +∞.

8
Z x
arctan(t)
Calculons pour x > 1 . Remarquons que la fonction sous l’intégrale
0 1 + t2
(arctan(t))2
est de la forme u0 .u avec u(t) = arctan(t). Sa primitive est donc .
2
" #x
Z x
arctan(t) (arctan(t))2
dt =
0 1 + t2 2 0
2
(arctan(x)) (arctan(1))2
= −
2 2
(arctan(x))2 π 2
= −
2 32

π Z x
arctan(t) π2 π2 3π 2
Pour x → +∞ on a arctan(x) → . Donc lim dt = − = .
2 x→+∞ 0 1 + t2 8 32 32
I9 est donc convergente.
ln(x)
10. La fonction x 7→ est continue sur [1, + ∞[. Donc on a un problème de conver-
x
gence pour I10 en +∞.

ln(x) 1
Remarquons que ln(x) ≥ 1 pour x ≥ e. Ce qui donne ≥ pour x ≥ e.
x x
ln(x)
Or la fonction x 7→ est positive pour x ≥ 1.
x
Z +∞
1
Et l’intégrale dx est une intégrale de Riemann de paramètre α = 1 ≤ 1, donc
1 x
divergente. Donc d’après le critère par comparaison, l’intégrale I10 est divergente.
1
11. La fonction x 7→ ln(x) est continue sur ]1, + ∞[. Donc on doit examiner le problème
de convergence en +∞ et en 1.

Commençons par le problème de convergence en +∞. Pour x assez grand on a


ln(x) ≤ x vu que par exemple lim ln(x)
x
= 0, donc pour x assez grand on a
x→+∞
ln(x) 1 1
x
≤ 1, et donc ln(x)
≥ x
pour x assez grand et en particulier x > 1.

1
Or la fonction x 7→ ln(x)
est positive pour x > 1.

1
Z +∞
De plus dx est une intégrale de Riemann de paramètre α = 1 ≤ 1 divergente.
1 x Z +∞
1
Donc d’après le critère par comparaison dx diverge, donc I11 diverge.
2 ln(x)
1
12. La fonction x 7→ q est continue sur ]0, + ∞[. On a donc un problème de
x(x + 1)
convergence en 0 et en +∞.

Commençons par le problème en +∞.

1 1 1 1
Pour x vers +∞ on a q ∼ √ √ , donc q ∼ .
x(x + 1) x x x(x + 1) x

9
1 Z +∞
1
Or la fonction x 7→ q est positive pour x ≥ 0. De plus dx est une
x(x + 1) 1 x
intégrale de Riemann de paramètre α = 1 ≤ 1 divergente. Donc d’après le critère
Z +∞
1
par comparaison q dx diverge, donc I12 diverge.
2 x(x + 1)
13. La fonction x 7→ e−x est continue sur R. On a ici un problème en +∞ et en −∞.

Remarquons qu’on a déjà étudié le problème en +∞ quand on a étudié I7 et mon-


tré qu’elle convergeait.
R0
Étudions maintenant −∞ e−x dx. Remarquons que pour x < 0

Z 0 h i0
e−t dt = −e−x
x x
−x
= e −1
Z 0
Or pour x → −∞ on a −x → +∞ et donc e−x → +∞. Donc e−t dt → +∞ et
x
I13 diverge.
14. On a x 7→ xe−x est continue sur R. On a ici un problème en +∞.

Calculons en intégrant par parties


Z x h ix Z x
te−t dt = −te−x − −e−t dt
0 0
Z x0
−x
= −xe + e−t dt
0
h ix
= −xe−x + −e−t
0
= −xe−x − e−x + 1
Or lim −xe−x − e−x + 1 = 1 car lim xe−x = 0 car l’exponentielle l’emporte sur
x→+∞ x→+∞
la puissance et lim e−x = 0.
x→+∞
Z x
Donc I14 = lim te−t dt = 1.
x→+∞ 0

Exercice 6.
Z x
Soit f une fonction continue sur [1, + ∞[ telle que la fonction F : x 7→ f (t)dt est
1
Z +∞
f (t)
bornée sur [1, + ∞[. Etudier la convergence de dt.
1 t
1
On effectue une intégration par partie en intégrant f et en dérivant t

Z x
f (t) 1 x Zx 1
 
dt = F (t) − − 2 F (t)dt
1 t t 1 1 t
F (x) Z x
1
= − F (1) + F (t)dt
x 1 t2
F (x) Z x
F (t)
= − F (1) + dt
x 1 t2

10
Comme F est bornée par hypothèse on sait qu’il existe M > 0 tel que pour tout x
dans [1, + ∞[ |F (x)| ≤ M .

M
F (x) F (x)
Donc x

et donc par encadrement de limite lim = 0.
x x→+∞ x
Z x
F (t)
D’autre part montrons que dt converge vers une limite finie.
1 t2
F (t)
En effet on a aussi vu que pour tout t dans [1, + ∞[ on a |F (t)| ≤ M donc ≤
t2
1
M× .
t2
Z +∞
1
Or l’intégrale dt est une intégrale de Riemann de paramètre α = 2 > 1 donc
1 t2
convergente.
Z +∞
F (t) Z +∞
F (t)
Donc d’après le critère par comparaison dt est convergente, donc dt
1 t2 1 t2
est absolument convergente, donc convergente.

Donc finalement
Z x !
f (t) F (x) Z x
F (t) Z +∞
F (t)
lim dt = lim − F (1) + 2
dt = dt
x→+∞ 1 t x→+∞ x 1 t 1 t2
Z +∞
f (t)
et donc dt converge.
1 t

11

Vous aimerez peut-être aussi