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Rapport Oral Maths CCP MP 2014

Transféré par

Adam Akon Donzo
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RAPPORT SUR L’EPREUVE ORALE 2014 DE MATHEMATIQUES DE LA FILIERE MP

Le présent rapport s’adresse aux enseignants de MPSI et de MP, aux colleurs de ces classes
et aux futurs candidats des oraux des CCP filière MP.

Ce rapport marque la transition entre l’application de l’ancien programme de


mathématiques de MPSI (2003) et de MP (2004) pour les oraux de la session 2014 et
l’application des nouveaux programmes de mathématiques pour les oraux à venir de la
session 2015.

Il a pour objectif :
- d’apporter aux enseignants de mathématiques de MPSI et de MP des informations
essentielles relatives à l’oral de mathématiques des CCP : déroulement de l’épreuve,
consignes, erreurs ou lacunes fréquentes relevées, devenir de la banque,...
- d’aider les futurs candidats dans leur préparation à l’oral de mathématiques : erreurs à
éviter, lacunes à combler, points à consolider, conseils de préparation à l’oral et conseils
pour l’oral lui-même,...

En ce qui concerne le rapport détaillé des erreurs ou des points faibles en analyse et en
algèbre, il se veut non exhaustif. Il répertorie volontairement seulement les erreurs et points
faibles les plus courants pour une meilleure lecture.
Par ailleurs, comme il s’agit du rapport de la session 2014, sont répertoriées des erreurs ou
lacunes dans certains domaines qui ne seront plus au programme pour la session 2015. Il va
donc de soi que seuls les passages concernant les domaines conservés dans le nouveau
programme pourront être utiles pour les futurs candidats.

Ce rapport est à nouveau l’occasion pour remercier sincèrement les enseignants de CPGE
pour leur travail de préparation des élèves aux concours pendant ces deux années. Et même
si ce rapport est essentiellement axé sur les erreurs et points à améliorer des candidats, le
niveau reste globalement satisfaisant.

Nous comptons également sur les enseignants des CPGE pour inciter leurs élèves à lire
méticuleusement ce rapport pour se préparer au mieux à l’oral de mathématiques.
Ce rapport peut également s’avérer utile aux candidats lors de leurs révisions pour les
épreuves écrites de mathématiques des CCP.

En comparaison au rapport de la session 2013, certains passages de ce rapport sont restés


identiques (déroulement de l’épreuve, critères d’évaluation, erreurs ou lacunes dans
certains domaines) ou complétés (conseils aux futurs candidats, erreurs ou lacunes dans
d’autres domaines).
Par contre, des changements importants sont à noter en ce qui concerne la banque publique
d’exercices et ils sont décrits dans le paragraphe « évolution de la banque » (page 3 / 10).

Page 1 sur 10
QUELQUES CHIFFRES POUR LA SESSION 2014
4701 candidats admissibles aux oraux sur 7405 élèves inscrits aux épreuves écrites des CCP.
Les examinateurs de mathématiques ont assuré, entre le 23 juin et le 19 juillet 2014, le
passage à l’oral des 3942 candidats présents.
La moyenne de l’épreuve orale de mathématiques est de 11,82 avec un écart-type de 4,19.

DEROULEMENT DE L’EPREUVE
L’épreuve de mathématiques des CCP filière MP se déroule de la manière suivante :
- 25 min de préparation sur table.
- 25 min de passage à l’oral.
Dès son entrée dans la salle, un sujet est proposé au candidat.
Ce sujet est constitué de deux exercices :
- un exercice sur 8 points issu de la banque publique accessible sur le site :
http://ccp.scei-concours.fr.
- un exercice sur 12 points.
Les deux exercices proposés portent sur des domaines différents.

Remarques importantes
- Les calculatrices sont interdites pendant toute la durée de l’épreuve.
- Le candidat pourra commencer sa présentation orale par l’exercice de son choix mais sera
interrogé sur les deux exercices.
- Les questions de cours sont fréquentes dans la banque.

Consignes et conseils
- Tout théorème utilisé ne figurant pas explicitement au programme sera énoncé
correctement et démontré.
- Sur une question non traitée, ne pas hésiter à faire part de sa démarche à l’examinateur
même si elle n’a pas abouti.

Les futurs candidats peuvent également, par le lien :


https://www.youtube.com/watch?v=SeOMKh3NpyI,
visionner une vidéo qui leur permettra d’obtenir des informations supplémentaires sur le
déroulement de l’oral de mathématiques et de physique.

CRITERES D’EVALUATION
Sont pris en compte dans l’évaluation les critères suivants :
- la maitrise des définitions et théorèmes du programme.
- les capacités techniques et calculatoires.
- les prises d’initiative durant l’épreuve et le degré d’autonomie.
- la pertinence de la réflexion.
- la justesse et la clarté des réponses.
- la rigueur du raisonnement.
- la qualité de la prestation orale et la bonne utilisation du vocabulaire mathématique.

Page 2 sur 10
EVOLUTION DE LA BANQUE PUBLIQUE POUR LA SESSION 2015
La mise en application des nouveaux programmes de MPSI et de MP sera effective pour la
session 2015.

Par conséquent, la banque publique de la session 2014 sera modifiée pour la session 2015.
Les exercices de la banque de la session 2014 devenus hors-programme seront supprimés.
Les autres exercices de la banque de la session 2014 seront soit conservés identiques, soit
modifiés ou complétés, soit supprimés.
Enfin, de nouveaux exercices, y compris des exercices de probabilités, feront leur apparition
dans la banque de la session 2015.

La nouvelle banque de la session 2015 comptera 113 exercices : 58 exercices d’analyse, 37


exercices d’algèbre et 18 exercices de probabilités.
Cette nouvelle banque sera publiée en septembre 2014 sur le site :
http://ccp.scei-concours.fr.
Chaque exercice de la nouvelle banque sera proposé avec un corrigé.
D’éventuelles mises à jour de la nouvelle banque pourront avoir lieu au cours de l’année
mais il ne s’agira que de modifications mineures : relevé d’erreurs, reformulation ou
suppression de questions ou d’exercices,…
La date de mise à jour figurera au pied des documents.

REMARQUES D’ORDRE GENERAL SUR L’ORAL 2014

Points positifs
- Globalement, les candidats gèrent correctement leur oral : ils ne se contentent pas de lire
leurs notes, profitent de l’oral pour n’écrire au tableau que les éléments essentiels et
essayent dans la mesure du possible d’être clairs dans leurs explications orales.
- Il semblerait également que les candidats soient davantage conscients que les années
précédentes de l’importance des éventuelles indications orales fournies par
l’examinateur. A ce sujet, il semble judicieux de rappeler que l’examinateur est censé
intervenir le moins possible durant la prestation du candidat et donc le candidat doit à ce
titre être à l’écoute de la moindre question, remarque ou indication de l’examinateur.
- Le facteur stress, même s’il est toujours présent, semble moins handicapant que les
années précédentes.

Points négatifs
- Trop de candidats ne connaissent pas des définitions de base : sous-espace vectoriel,
application linéaire, norme, produit scalaire,…
- Trop de candidats ne savent pas formuler correctement une définition ou énoncer un
théorème fondamental du programme (hypothèses oubliées,...).
- Les candidats ne sont, en majorité, pas très solides au niveau calculatoire et perdent alors
beaucoup de temps.
- Manque de rigueur fréquent dans le raisonnement et dans les démonstrations.
- Les candidats étrangers gèrent très souvent l’épreuve orale comme une épreuve écrite en
écrivant tout au tableau et parfois même en ne parlant pas… Leur manque d’expérience à
l’oral est notable. Rajoutons que certains d’entre eux n’ont même pas connaissance de
l’existence de la banque publique et nous le regrettons.

Page 3 sur 10
- Globalement, les candidats manquent de recul sur le cours. Les résultats importants sont
rarement synthétisés et hiérarchisés. La connaissance du cours reste souvent
superficielle.
Rappelons à ce sujet que savoir comment se démontrent certains résultats du cours
permet de réaliser l’importance des hypothèses et de ne pas les oublier.
- Certains candidats n’ont pas intégré le fait qu’ils sont évalués en temps limité : leur
présentation est très lente et ils sont alors pénalisés.

Un constat sur le niveau global par rapport aux sessions précédentes : moins de candidats
très bons que pour la session 2013 et une augmentation du nombre de candidats très
faibles.

REMARQUES SUR LES EXERCICES DE LA BANQUE POUR LA SESSION 2014


Globalement, les candidats semblent avoir travaillé davantage les exercices de la banque
que pour la session 2013. Cela dit, on retrouve les traditionnelles impasses : Green-Riemann,
intégrales doubles, fonctions à plusieurs variables,....
Cela dit, ils ne les ont pas toujours travaillés en profondeur : manque de rigueur fréquent
dans les questions de cours, imprécisions, oublis de cas particuliers… Et si on creuse un peu
dans le domaine de l’exercice proposé, on a souvent de mauvaises surprises.
Domaines où les candidats restent faibles : topologie (même si les exercices proposés sont
basiques), intégrales doubles, fonctions à plusieurs variables, courbes paramétrées et
polaires.
Ce constat est regrettable car les exercices de la banque devraient constituer un support
essentiel de révision et de réflexion pour le candidat et l’occasion de s’assurer qu’il maitrise
bien les concepts sous-jacents à l’exercice.
On note même sur l’exercice de la banque une grande dispersion des notes.

ERREURS FREQUENTES, POINTS NON MAITRISES ET REMARQUES EN ANALYSE

Topologie
La topologie est officiellement au programme !!!
La topologie reste une discipline abstraite et les examinateurs en sont conscients.
Les exercices proposés sont souvent des démonstrations de cours ou des applications quasi-
immédiates du cours.
Mais pour pouvoir traiter un exercice de topologie, il faut avant tout connaitre ses
définitions, savoir faire correctement une démonstration en manipulant rigoureusement les
quantificateurs…

Equations différentielles
- Problèmes de raccords des solutions survolés et non compris parfois.
- Manque de technicité dans la recherche de primitives. De ce fait, les candidats sont
souvent pénalisés dans leur résolution.
Rappelons par exemple que pour intégrer une fraction rationnelle, il est souhaitable de
penser à la décomposer en éléments simples.
- Méconnaissance fréquente de la structure de l’ensemble des solutions d’une équation
différentielle.

Page 4 sur 10
Séries numériques
- Très mauvaise maitrise du vocabulaire et des notations : mélange quasi-systématique des
notions de série, somme d’une série, somme partielle et suite des sommes partielles.
- Dans le critère spécial des séries alternées, trop de candidats oublient une des trois
hypothèses qui assurent la convergence de la série. D’autre part, le critère spécial des
séries alternées est une condition suffisante de convergence mais non nécessaire.
- Manque fréquent de technique pour étudier l’éventuelle convergence de séries, même
sur des exemples très simples. L’outil essentiel pour justifier la convergence d’une série à
termes positifs reste l’utilisation d’un équivalent. De nombreux candidats n’y pensent pas
ou peinent à trouver un équivalent simple.

Rappelons au passage que les séries de Bertrand ne sont pas au programme. Les
candidats sont donc censés être capables d’étudier, par eux même, la convergence d’une
série de Bertrand donnée.
Cela dit, la connaissance des résultats sur les séries de Bertrand peut s’avérer tout de
même utile car elle permet au candidat d’orienter son raisonnement : partir sur une
preuve de convergence ou sur une preuve de divergence.

Intégrabilité sur un intervalle quelconque


- Oubli quasi-systématique d’évoquer la continuité par morceaux sur l’intervalle.
- Manque inquiétant de technique pour justifier l’intégrabilité d’une fonction sur un
intervalle : en majorité, les candidats ne pensent même pas, si la fonction est positive, à
utiliser un équivalent et lorsqu’ils en trouvent un, ils peinent souvent à comparer
l’équivalent à une fonction de Riemann qui convient, surtout si la fonction n’est pas
intégrable. Ces difficultés sont à mettre sur le compte d’un manque d’entraînement.

Séries de fonctions
- De grosses lacunes sur la convergence uniforme. Beaucoup de candidats pensent à
considérer le reste mais ne le majorent pas indépendamment de x... Certains arrivent à
rectifier lorsqu’on leur demande de reformuler la définition de la convergence uniforme
et qu’ils la connaissent.
- Pour la convergence normale sur A, les candidats sont rapidement en difficulté s’il ne
suffit pas de majorer f n (x) indépendamment de x sur A. Ils ne pensent pas
systématiquement, dans ce cas-là, à chercher sup f n ( x) en étudiant les variations d’une
xA
fonction par exemple.
- Ne pas oublier lorsqu’on parle de convergence uniforme ou normale de préciser sur quel
domaine sinon cela n’a aucun sens.
- Confusion parfois entre la convergence absolue et la convergence normale quand on se
place ailleurs que sur R ou C.
- En ce qui concerne l’interversion limite et intégrale, encore trop de candidats pensent à
utiliser un argument de convergence uniforme lorsqu’ils ne sont pas sur un segment.
Plus généralement, en ce qui concerne les théorèmes d’interversion, les candidats
mélangent ceux pour les suites de fonctions, ceux pour les séries de fonctions, ceux sur
un segment et ceux sur un intervalle. Nous leur conseillons de synthétiser ces théorèmes
dans un simple tableau.
Et quand ils savent quel théorème utiliser, il est rare d’obtenir toutes les hypothèses pour
l’appliquer…

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Séries entières
- La recherche du rayon de convergence ne se limite pas à l’utilisation de la règle de
d’Alembert.
La règle de d’Alembert pour les séries entières reste inutilisable pour les séries lacunaires
ou par exemple les séries du type  cos nz n . Il est donc fondamental de connaitre
d’autres techniques présentées en cours ou en séances d’exercices pour déterminer le
rayon de convergence : utiliser la règle de d’Alembert pour les séries numériques,
déterminer les valeurs de z pour lesquelles an z n  est bornée, majorer ou minorer an z n ,
repérer une valeur de z intéressante pour laquelle a z
n
n
converge ou diverge,...
Rappelons à cette occasion que d’Alembert pour les séries entières n’est pas
officiellement au programme.
Seule la règle de d’Alembert pour les séries numériques est au programme.
- La règle de d’Alembert n’est pas une équivalence : une série entière de rayon de
u 1
convergence R ne vérifie pas forcément lim n1  .
n u R
n

- Une série entière converge normalement donc uniformément sur tout disque fermé
inclus dans le disque de convergence mais pas forcément sur le disque de convergence
comme le pensent encore de nombreux candidats.
- Mauvaise connaissance des développements en série entière usuels. De ce fait, les
candidats sont souvent en difficulté sur des exercices-type de calculs des sommes de
séries entières ou numériques.

Séries de Fourier
- Trop peu de candidats pensent à représenter graphiquement la courbe de la fonction. Du
coup, ils ne se rendent parfois pas compte que la fonction est paire ou impaire ou qu’elle
est égale à sa régularisée ou se trompent dans les calculs des coefficients de Fourier
trigonométriques.
- Majoritairement, les candidats connaissent très approximativement les hypothèses du
théorème de Dirichlet ou du théorème de convergence normale pour une série de
Fourier.
- Les calculs des coefficients de Fourier sont souvent laborieux. Une des raisons reste la
méconnaissance des formules trigonométriques.

Fonctions à plusieurs variables


Niveau global très faible sur ce chapitre.
- Savoir donner la définition de la dérivée partielle d’une fonction à deux variables en un
point donné et la calculer.
- Dans la théorie des extrema locaux, ne pas oublier de se placer sur un ouvert !!!!.
La technique du rt  s 2 n'est quasiment jamais connue dans son intégralité : son
utilisation est toujours très approximative.

Intégrales doubles
- Il parait judicieux de commencer à dessiner le domaine sur lequel on doit intégrer pour ne
pas se tromper ensuite sur les bornes d’intégration.

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ERREURS FREQUENTES, POINTS NON MAITRISES ET REMARQUES EN ALGEBRE ET
GEOMETRIE

Algèbre linéaire
- En dimension infinie, pour prouver que deux sous-espaces vectoriels sont
supplémentaires sur E, peu de candidats pensent rapidement à raisonner par analyse et
synthèse ou, quand ils y pensent, la phase de synthèse ou vérification que la
décomposition obtenue convient est très souvent oubliée.
- Si F est un sous-espace vectoriel de E de dimension finie, il y a bien existence d’un
supplémentaire mais il n’est pas unique !!!
- Trop de candidats annoncent u injectif  u surjectif  u bijectif car u endomorphisme
sans évoquer qu’ils sont en dimension finie.
- Savoir trouver rapidement une base de l’image pour une application linéaire en
dimension finie.
- Erreurs trop fréquentes dans l’utilisation des formules de changement de base :
A  PAP1 au lieu de A  P1 AP.

Réduction des endomorphismes


- Les candidats devraient connaitre sur le bout des doigts les différentes équivalences au
fait qu’un endomorphisme soit diagonalisable... Et c’est loin d’être le cas !!!
- Erreur courante : un endomorphisme est diagonalisable si et seulement si son polynôme
caractéristique est scindé à racines simples !!! Si le polynôme caractéristique est scindé à
racines simples alors u est diagonalisable mais la réciproque est bien entendu fausse, il
suffit de considérer la matrice nulle de M 2 ( R) comme contre-exemple.
- Problèmes courants de vocabulaire.
Exemples :
- A2  3 A  I 3 est un polynôme annulateur de A au lieu de X 2  3 X  1 qui est un
polynôme annulateur de A.
- le polynôme annulateur au lieu d’un polynôme annulateur.
- Confusions fréquentes entre le polynôme minimal, caractéristique et un polynôme
annulateur quelconque.
- De grosses confusions sur les polynômes d’endomorphismes
Exemple : si on demande de vérifier que X 2  3 X  1 est un polynôme annulateur de
l’endomorphisme u, de nombreux candidats tentent de former (u( x)) 2  3u( x)  1 au lieu
de uou( x)  3u( x)  x .
Ce constat explique que ces mêmes candidats peuvent difficilement trouver un polynôme
annulateur pour un endomorphisme donné.
- Si P est un polynôme annulateur de l’endomorphisme u, trop de candidats pensent que
les racines de P sont alors exactement les valeurs propres de u alors que seule l’inclusion
de l’ensemble des valeurs propres dans l’ensemble des racines de P est vraie.
- Une erreur fréquente : Si dim Ker u  p alors 0 est valeur propre de multiplicité p.
Rappelons que seul le résultat 1 dim E  m est vrai.
Le chapitre réduction des endomorphismes semble survolé par certains candidats alors que
c’est une partie cruciale du programme d’algèbre.

Espaces vectoriels euclidiens


- Confusion entre A  B et A  B .
A  B implique juste que B  A et A  B  .

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- De nombreux candidats semblent avoir oublié l’inégalité de Cauchy-Schwarz cette année.
Ou encore certains pensent que la version  x, y   x y cos  est valable dans un espace
de fonctions ou de polynômes….
- Ne pas oublier que si p est la projection orthogonale sur F  Vect e1 ,.., e p  alors la

formule p( x)   x, ei ei n’est valable que si e1 ,..., e p  est une base orthonormale de F.
n

i 1
Une mauvaise maitrise de l’expression d’une projection orthogonale rend difficile le calcul
de la distance d’un vecteur à un sous-espace vectoriel donné. Et pourtant c’est un point
crucial du programme.
A ce sujet, un schéma est toujours le bienvenu pour déterminer le projeté orthogonal
d’un vecteur x sur un sous-espace F.
- Difficultés fréquentes à trouver une base orthonormée d’un sous-espace vectoriel même
de dimension 2.
- Manque de technique pour trouver l’orthogonal d’un sous-espace vectoriel F :
Rappelons qu’une technique efficace en dimension finie reste de trouver une base de F et
de traduire que x  F   x est orthogonal à chaque vecteur de la base de F.
- Dans le théorème spectral, lien pas toujours établi entre l’existence d’une base
orthonormale et le fait que la matrice de passage de l’ancienne base à la nouvelle base
puisse être orthogonale. Le cours doit être appris certes mais aussi compris en
profondeur.
- La matrice d’un endomorphisme symétrique est symétrique à condition de se placer dans
une base orthonormée.
- Trop de candidats ne savent pas trouver une base orthonormée de vecteurs propres pour
un endomorphisme symétrique réel dès lors qu’un des sous-espaces propres est de
dimension supérieure ou égale à 2.
- Le fait que les sous-espaces propres d’un endomorphisme symétrique réel soient
orthogonaux est un résultat important…
- La formule de changement de base pour les matrices des formes bilinéaires ( At PAP )
n’est pas la même que pour les matrices des endomorphismes ( A  A1 AP ).
- Pour vérifier si une matrice donnée est orthogonale, A1 t A n’est pas la caractérisation
la plus pratique !!!
Penser plus souvent que A est orthogonale si et seulement si ses colonnes forment une
famille orthonormée.
- Erreur fréquente : A est orthogonale si et seulement si son déterminant vaut 1 ou -1 !!!
Rappelons qu’on peut juste annoncer que si A est orthogonale alors det A   1,1 .

Courbes paramétrées et polaires


Clairement, de nombreux candidats font l’impasse dans leurs révisions sur les courbes
paramétrées et polaires et donc ne se souviennent plus des techniques pour étudier les
points non réguliers ou même chercher une éventuelle asymptote.
Rajoutons qu’ils oublient fréquemment l’étude des éventuelles symétries ou ne savent pas
interpréter graphiquement des relations du type x(t   )  x(t ) y(t   )   y(t ) .
Peu de candidats savent trouver le vecteur tangent pour une courbe en coordonnées
polaires.

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CONSEILS POUR LES FUTURS CANDIDATS

En ce qui concerne la préparation aux oraux


Les attentes fondamentales d’un examinateur restent avant tout :
- une bonne maitrise des définitions et théorèmes du cours.
- des capacités calculatoires et des techniques de base acquises.
Si vous êtes défaillants sur un de ces points là, vous risquez d’être rapidement bloqués dans
les exercices proposés.
Autant un examinateur pourra éventuellement vous guider dans votre raisonnement, autant
il ne mènera pas un calcul à votre place et ne vous rappellera ni une définition ou un
théorème oublié ni une technique de base.

Une condition nécessaire à la réussite de l’oral reste donc de :


- savoir formuler correctement les définitions du programme et énoncer rigoureusement,
avec toutes les hypothèses nécessaires, les théorèmes fondamentaux. Connaitre par
cœur ses formules de développements limités, de trigonométrie, de développements en
série entière usuels,...
- s’entrainer tout au long de l’année sur des exercices calculatoires.
Domaines conseillés : calculs de développements limités, recherche d’équivalents,
recherche des valeurs propres et vecteurs propres d’une matrice, calcul de l’inverse d’une
matrice...
- s’entrainer régulièrement, comme un pianiste ferait ses gammes, à des techniques
fondamentales : recherche de primitives, étude du caractère intégrable d’une fonction
sur un intervalle donné, calcul de la somme d’une série entière en s’aidant des
développements en série entière usuels,...
- différencier une bonne fois pour toute les notions suivantes relatives aux séries : somme
partielle, suite des sommes partielles, série et somme de la série et les utiliser à bon
escient.

Une bonne maitrise de ces différents points vous permettra d’acquérir des automatismes,
de pouvoir consacrer davantage de temps lors de votre oral aux questions de réflexion et de
mettre l’examinateur dans de bonnes dispositions pour vous guider éventuellement.

Nous vous conseillons vivement :


- de travailler en profondeur les démonstrations du cours pour une meilleure
mémorisation et assimilation.
- de travailler sérieusement les exercices de la banque. Ils balayent la quasi-totalité du
programme et constituent donc une bonne base de révisions.
Quelques candidats ont tenté de reproduire, sans les avoir bien compris, des corrigés
d’exercices de la banque. L’examinateur le repère très rapidement et n’hésite pas alors à
questionner le candidat pour obtenir des éclaircissements.
- d’éviter les impasses.

Pendant l’oral :
La rigueur et la logique sont les mots d’ordre.
- Lors de l’utilisation d’un théorème, signaler à l’examinateur toutes les hypothèses
nécessaires, même si elles sont vérifiées de manière évidente.
- Quand on pense proposer une équivalence, s’assurer que ça en soit bien une.
- Ne pas mélanger condition nécessaire et condition suffisante.

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- Quand il est demandé de prouver une égalité entre deux ensembles, s’assurer que l’on
n’a pas juste prouvé une inclusion.
- Soigner toutes les démonstrations.
- Manipuler correctement le vocabulaire mathématique, les quantificateurs, les bornes
supérieures,...

En termes d’attitude et de stratégie


- Bien lire l’énoncé même si cela semble évident. Si une indication est donnée dans
l’énoncé, il est conseillé de la suivre…
- Il semble logique de commencer par l’exercice le plus abouti pendant la préparation. Cela
permet une mise en confiance.
- Au démarrage d’une question, annoncer à l’examinateur la démarche que l’on compte
suivre.
- S’exprimer clairement.
- Ne pas se précipiter lorsque l’examinateur pose une question ou demande des
éclaircissements.
Se laisser, si nécessaire, un temps de réflexion pour éviter le cumul de fausses réponses.
Rappelons que les mauvaises réponses sont davantage pénalisantes que les temps morts.
Eviter de répondre au hasard ou « à côté » de la question posée. Mieux vaut avouer que
la réponse n’est pas connue.
- L’examinateur est censé s’exprimer peu pendant l’oral. De ce fait, s’il vous donne une
indication, saisissez-la car il y a de fortes chances que vous ne puissiez pas vous en sortir
sans.
- Eviter de dire que c’est évident au cours d’un raisonnement au cas où ça ne le serait pas.
- Eviter de couper la parole à l’examinateur même si ça paraît être une évidence.
- Ne pas attendre que l’examinateur valide chacune des lignes que vous écrivez pour
avancer.
- Eviter d’être passif durant l’oral.

Même si on ne sait pas traiter une question, faire part à l’examinateur des voies envisagées
et des raisons pour lesquelles elles n’ont pas abouti. Si la situation s’y prête, commencer par
étudier des cas particuliers pour une meilleure visualisation (par exemple si la question porte
sur le calcul d’un déterminant de taille n, commencer par de petites valeurs de n avant de
tenter une généralisation),...
Bref, soyez productifs et pertinents dans votre démarche scientifique. L’examinateur saura
l’apprécier.

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