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Notes Sur Quelques Plantes de La Flore Libano-Syrienne: Bulletin de La Société Botanique de France

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Bulletin de la Société Botanique de France

ISSN: 0037-8941 (Print) (Online) Journal homepage: [Link]/journals/tabg17

Notes sur quelques plantes de la flore libano-


syrienne

J. Dethiébaut

To cite this article: J. Dethiébaut (1934) Notes sur quelques plantes de la flore
libano-syrienne, Bulletin de la Société Botanique de France, 81:1, 113-121, DOI:
10.1080/00378941.1934.10833943

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Published online: 10 Jul 2014.

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[Link]
J. THIJ~B-"UT. - l'L.\NT[,;I:; DE L\ lo'LORE [Link]-SYRlENNE 113

cal y ce dimidio longiore galea obtusa, labium subrequante }} (Bentham, in


DC. Prodr., X, p. 549).
<1 Annua, breviter glutinoso-pubescens, caule rigido, simplici vel stricte
ramoso, ramis lateralibus spica terminali brevioribus, foliis strictis,
longe linearibus, convolutis, integris, floralibus abbreviatis, calyce 1 Y:t
2 plolongioribus, spicis angustis strictis, demum laxiusculis, calycis sub-
sessilis tubulosi glandulosi dentibus strictis linearibus tubo sublongioribus,
corollre flavre tuùo glanduloso, subincurvo calyce 2 21/4 plolongiore limbo
margine glaùro, laùii infcrioris sublongioris lobis obtusissimis, antheris
transversis inclusis villo connexis mucronatis, capsula calyce subbreviore
apice truncata apiculata. o >> (Boissier, loc. cit.).

Notes sur quelques plantes de la flore


libano-syrienne
l'AH J. TH IÉBA UT

Anemone coronaria L. - Cette espèce présente, sur le liltoral phéni-


cien, trois formes bien distinctes qui ne se croisent pas entre elles :
A. eyanea Hisso; A. coronaria var. cœlurea Post, Flora of Syria, édit. I.
Très répandue ; fleurit dès la fin de décembre.
A. coccinea Jord.; A coron aria var. typica Post, op. cit.; plus répandue
encore que la précédente et montant dans le Liban jusqu'à 1.500 m. ;
fleurit en février-mars. Diffè.re toutefois de la plante du midi de la France
par la présence, au fond du périgone, d'une couronne pâle bien plus mar-
quée.
A. rosea Hanry; A. coronaria var. alba Bouloumoy, FI. de la Syrie
et du Liban. Bien plus rare que les précédentes et paraissant cantonnée
dans la région de Djounieh, Ghazir, Ghosta au N. de Beyrouth; fleurit
de la fin de janvier à mars. Cette dernière forme ne peut en rien être rap-
prochée de l'A. albi flora Rouy ct Fouc. à l'encontre de ce qu'indique
M. Dinsmore dans la 2e édition de la Flore Post.
Adonis palrestina Uoiss. - Meis-cl-Jahel ct Uleideh, près de la fron-
tière palestinienne, mais sur territoire libanais.
Myosurus minimus L., var. pygmœus Thiéh. (var. nov.). - Planta
pusilla tota reducta, scapo 5-15 mm. longo, fructificatione demum incras-
sato; flore diametro 1-1 ~mm. ; spico carpellari circiter 2 cm. longo.-
Liban, au Djebel Kncisseh et au Djebel Barouk (1800-2.000 m.).
Variété curieuse, formant pelouse dans les dépressions des hauts som-
mets à la fonte des dernières neiges. Son aspect est très différent de celui
T • LXXXI (SBANCBS) 8
111
du type, mais nous n'avons pu y découvrir de caractères vraiment spéci-
fiques. C'est la même forme qui a été signalée par Boissier dans l'Anti-
Jiban, au~dcssus de Zehdani, où elle vit sans doute dans des conditions
identiques. 1\1. minimus c1.1t signalé en Palestine, mais ce n'est évidemment
pas notre variété, cclle~ci paraissant spéciale aux hautes altitudes.
Delphinium Gombaultii Thit'·haut, sp. nov. (sect. Consolida n. C.).
Phwta ltllllUll omnino [Link];;o-1-omeato,;;t, l'ault' ered.o, I:IÏnt[lli!•e vcl vix
rmnoso, 3-5 dm. alto ; folihl [Link]·im~[Link]:~ multifii!i,·., ::{![Link]" liucarihtt>\ :<uh-
ohtu;;iR; medii:> SU].Im·iodbu;;{tue [Link]-l<HH'Il!ll:!ti~; [Link]!-, 1;11pcrue [Link]~is;
bmctei:o~ quam 11odmwulo lougiori1m!'l. ~'lorilm."- 11arvi~:~, 8-12 mm. longi~. Jlecluu-
etùatis 3-6 brtwioribus quum ftorem fru!'tum que, in ~picnm lougam grn.-ilPlll
•1ue di:>].IO><itis. ::lcpàlis gla:ululo::;u-pubesneutibus, iutrn:;e <'tllrulni,; ; petalix ill
uni<·ah·aJ'•ttum eoalitis, loho 8U}Wrioœ llifitlo latet'[Link] :CitUante,paJli41,. l'mrull\u:
c·alt'arc fere recto paulo brcviore quam petalum ; follkulo 1'-nlitariu, l'ret~1.o
IH-12 mm. longo, 3 mm. lato, ro::;tro brevissimo; S(•ruiuihu>~ gri,;1•is ~:~[Link]:;is
Syrie au Djebel Druze (Gombault) ; avril.
Se rapproehe de D. a:rillifloncm DC. par ses pédoncules 11oraux trù~
courts ; en diffère par les feuilles bractéales entières, les Heurs plus petites,
les follicules bien moins allongés, la glandulosité de toute la IJlantc, etc
Pœonia corallina Hctz. - Cette plante ofl'rc à Fcitroun (Kt~srouan:
dl'UX formes bien distinclt•s qui ne répondent parfaitement à aucune de:
variétés signalées jusqu'ici.
~- var. orirntalis Thiéb.
l'lon·:< rnbl'&; ,-arpdli frnetiferi (follit·nli) :1-(1, lnunginosi. ,.;f;igmatihu:< al'<'tWtl
reeurvi"; [Link] fihtllll'tttn t~lllJ<Uf!ttalihu~<. l<'oliœ glalwat:e. :s1•guwHtiht
ovati>~. aeutis, basi attcnuati~, laicralilms ;;ul)petiolati;s; t:~Ullcriorihns ~uh<l(•tll
l't•utihus.
(:;. var. keHouanensis Thiéh.
Plorcs t·o..;om, l-2 earpcllatre ; earpellis glalwh; ; stigmatihus m01lo an•uat:i
xtmuinibu.o. longe KU}ICrantibu~> ; antherm multo br(•viore:> quam iiltnlll'llÜ
folii"' vrœct!deuti::; scd segme!ltibus maxime petiolulatis.
Par certains de ses caractères, cette dernière se rapproche de 1'. per
grina. !\lill.
La var. orientalis à la fois dans le LiiJau, au Cassius ct à l'Amauu:
la var. kesrouanensis à .Fcitroun où les deux var. croissent au pied d
rochers dolomitiques, à 1.200 m. d'altitude, mais sur des versants ditl
rcnts.
Ceratocapnos palœstina Boiss. -- Cette espèce est annuelle l\t non p
vivace, comme le disent Uoissier, Post ct Bouloumoy.
Brassica rupicola llouloumoy. - Espèce décrite par Houloumoy (c
cit.) ct qui doit Hre rapportée à B. cretica Lam. Encyl. I (1873). Le ne
de B. rupicola devait de toutes façons tomber dans la synonymie, car
a été utilisé en 1874 par Pomcl (Nouv. mater. Fl. atlant.) pour um' espè
qui a dét1nitivcment re~u k 11om den. Grauinœ 1\•norr (1811).
Le H. cretica n'existe pas seulement dans les rochers du Nahr~cl~K<
.J. THIJ::n \l"T. - - J>l.\:\TE:S Dl·: L.\ !'!.OllE LIB \i\"O·SYRTENNE lJ ;j

oü l'a signalL' Bouloumoy, mais aussi dans les gorges du Nahr-Ihrahim


et dans les rochers de Haz-Chikka, au S. de Tripoli. [Link] l'avait signalé
à Souédiè (sandjak d'Alexandrette). A remarquer que la plante du Nahr~
el-Kcll> prrsente des fleurs blanc crème, tandis que dans ses autres loca-
lilt:·s B. cretica a les fleurs jaune ciLron du 1ype.
Silene damascena Boiss. ---Celte espi·ce est ù pt·u pri·s méconnaissable
si on la rapproche des descriptions des aulcurs. Toul d'abord Baissier
la range parmi des espèces ayant la capsule ~-:~ fois plus longue que le
carpophore, cc qui est inexact, car en n;alilé la capsult' de S. damascena
esl seulement un peu plus longue ; de plus il ajoute in fine : <<diffère de
S. pompeiopolitarw par l'indument t't la forme de la couronnc ». Comme
il n'indique pas la couleur dt•s fleurs de S. damascena alors qu'il attribue
à S. pompeiopolilana des lkurs hlanehûtrcs, ou pouYait en dt:•duire que
S. damascma a t;galcmcnt dt·s fleurs hlanchùtrcs. Les auteur!> subséquents
(Post, Bouloumoy) n'ont pas numqut:• d'en tirer cette condusion et tous
deux indiquent pour S. damascena des fleurs blanchâtres. Or, elles sont
d'un beau rouge, et donnent à la plante Yivante l"aspccl d'un Lychnis
diurna de faible laille.
Cl'ttl' mention du Flora orientalis est d'autant plus surprenante que
si l'on consulte !"herbier Boissier on trouve cette note de sa main dans une
part de ,.,·. damasr'l'l!ll : << ù placer prt'~s du pompeiopolitana duquel il diffère
par ll's fleurs pourpres à lobes dt's p(•tales plus larges, les calices plus longs,
le carpophore plus long <;yalanl presque la capsule uu à pdne plus court,
les styks saillants )) ... ce qui. c·st parfaitement exact !
E.n r(·alité le S. dama.<;ccna est à placer tout à côt(• du S. pal;cstina dont
il ne cliiTère que par !cs pt:·taks ù limbe plus large, d"un rouge plus foncé,
ks pt•doncuks inft:•rieurs plus longs dépassant sensiblement la longueur
des fleurs, ll's feuilles un peu plus dargies, une glandulosité plus accentuée,
l'Il un mol _par des caraett'·res d"orclre secondaire, ce qui permettrait de
k ramener au rang de sous-espt'~ce de S. pal:l'stina.
La transcription inexacte, dans le Flora vricntalis, de certains carac-
tères de S. dwrwsc<'na, paraît avoir induit Baissier lui-même, puis Post,
à l'Il rapprocher le S. sidProphila Boiss. ct Gaill. qui est totalement diffé-
rent, ainsi que nous avons pu nous en convaincre en observant ces deux
plantes dans leurs localités elassiques. ~lais nous reviendrons sur ee der-
nier rapprochement à propos de l'esrt't't' suivante.
Silene Oliveriana Otth. - · Après la description de cctle cspt•ce, Boissier
la dt'·dare trüs voisine de S. bi partita dont elle diffl;rcrait par les feuilles
aigui's et les pdalcs blanes ù lame plus droite. Surench(•rissant, Post en
l'ait uu S. biparlita var. Oli!Jcrilma Post. Or, e"cst là eneon· un rapproehe-
nwut qui ne peul résister ü un l'[Link] sur place. Une di1Térence d'ordre
primordial les sépare eonune die ~L'pare S. dwna.m1w de S. sirll'rophila.
Tandis que s·. bipartila et,'-,'. d(ll/laSCI'llll sont des l'SfJÔCl'S diurnes, à grandes
116

fleurs rose::; ou rouges, S. Oliveriana eL S. sùll-rophila sont des espèces


nocturnes, dont les fleurs se flétrissent aux premiers rayons du soleil ct
qui présentent encore cc caractère commun d'avoir des pétales pâles,
livides en dessous, tous caractères qui les rapprochent de S. nocturna,
celui-ci restant toutefois bien distinct par son carpophore presque nul,
alors que celui de S. sitlcrophila et S. Oliveriana atteint ou peu s'en faut
la longueur de la capsule.
Si un rapprochement doit être fait, c'est entre S. Oliveriana et S. side-
rophila, la première constituant une espèce bien tram·hée dont la seconde
n'est qu'une variété à fleurs plus pâles, dont le limbe est un peu plus élargi.
Dianthus trlpunctatus Sibth. et Sm. -- Dans les moissons à Sarada
(Liban sud). Cette espèce fait partie d'une série de plantes plutôt pales-
tiniennes qui pénètrent dans le Liban Sud à la faveur de l'absence de
limites naturelles. Telles sont également :Adonis palœstina Boiss., Reseda
[Link] l.~oiss., Silene palœslina Boiss., Triyonella [i[acina Boiss.,
Faclurovskya Aschersuniana Eig, Astoma seselif'olium DC., Campanula
hierosolymilana Boiss., Verbascwn tibcriadis Boiss., etc.
Acer campestre L. ---- Pcules Loisées de l'Amanus, au-dessus d'Altik
Nouveau pour le sandjak d'Alexandrette; d'ailleurs signalé en Asie Mi·
neure et en Perse.
Lathyrus sphrericus HeLz. - - Nous avions trouvé cette espèce sur le
grèves du Nahr Beyrouth et nous la pensions adventice quand le P. Par
Mouterde nous l'a fait récolter en assez grande abondance non loin de li
sur les grès, près de la briqueterie d'Aïn Cheikh. Hhodes paraît être l
localité la plus proche où elle était connue jusqu'ici.
Lathyrus setifolius L. -- Dd>ris de rochers à la base S.-E. du Kneissl
au-dessus de Jdittah. Nouvelle pour le Liban ; signalée en Asie Mincu-
et en Palestine.
Galium palustre L. ssp. G. debile (Dcsv.). --Marais d'Ammik, da
la Bekaa. Nouvelle pour le Liban ; signalée en Asie Mineure.
Myrtus communis L. -- Les auteurs Hignalcnt cette plante avec ù
baies noires. La forme à haies blanches (var. leucocarpa DC.) est as~
commune sur ks coteaux des environs de Beyrouth. Dans la région d'A
tioche le :Vlyrte devil'nt arborescent et les sujets dL~ ·1 ou f) m. de haute
sont fréquents.
Artemisia arborescens L. ,_ [Link] maritimes, aux Echelles de T
Signalée jusqu'ici seulement à Damas où elle est sans doute échappée
culture.
Centaurea Gentyi Thiébaut, sp. nov.
Planta perennis 1-3 <1m. alta, caule Himplici vel vix ramosa, recta vel ail<
dente, tota tomentosa, tomento lanuginoso, brevi, laxo, eum roultis pilis a
.J. THIÉBAl:T. - PLANTES DE LA FJ~ORE LIBANO-SYRIENNE 117
sotiformibus intermisceis. Folire pinnatisectre, inferiores breve petiolatre, sf'g-
mentibus alterne parvis et magnis, ovato-obtusi:;;, integris, lobatisve, superiore11
sessiles non deeurrcntes, segmcntibus augustioribus. Capitula ovoidea, 22-2r.
mm. longa, 16-18 mm. lata, bracteis involueri adprcst<iR, [Link], margine mPm·
hraruwco laeiniato pf'.rtinato, anguste~, infcrioribus mcdiisrtue apiee spinmds,
emn spinis brunneis sat angu~tœ extus areuaüe, qua.m hraetea paulo longiores,
superioribus inerrnis. FlŒculi roseo-salmonis. [Link] quinque liHeis [Link]
striati, lobis linearihus, obtusis, vix [Link].,, exterioribus arcuato d~?l'[Link],
:30 mm. vel plus longis, interioribuf\ ereetis 15-17 mm. longis; tuho antheranun
exserto, intense brunneo-purpureo ; sœpissime inter fertiles aliquot steri!Ps
breviores. Achenia pappo setoso, setis numorosiB, [Link], inrequalibuH.
Djebel El Kos (désert de Syrie), surtout aux abords des oueds dessé-
chés (Thiéb. et Gombault); mai.
A placer à côté du C. thrinciœfolia DC. dont cette Centaurée diffère
par l'hispidité de toute la plante, les segments des feuilles ovales obtus
(ct non étroitement linéaires), les bractées à épines terminales plus faibles,
moins longues, les cils de la marge non spinescents, la taille réduite, etc ...
Nous dédions cette plante à notre excellent ami, 1\1. P. Genty, directeur
du jardin botanique de Dijon, dont les conseils éclair(·s ne nous font ja-
mais défaut.
Taraxacum leptocephalum Hchh. -Nous ne pouvons rapporter qu'à
cette espèce un Taraxacum abondant aux environs de Kissoueh près
Damas, dans les lieux desst;dH\s imprègnés de sels de soude où des plantes
à tendances halophiles telles que Juneus acutus ct JEluropus littoralis sc
mêlent à la végétation autochtone. Hcmarquahle par ses capitules étroits,
à peu de fleurs, à bractées appliquées qui lui donnent l'aspect d'un Leon-
ladon. Très variable dans la forme des feuilles, ordinairement petites ct
roncinées, mais longues et presque entières dans les touffes de Juncus
acutus.
Lactuca triquetra Lahill. -Espèce commune sur les rochers des rrgions
moyenne et inférieure du Liban. l\ous l'avons toujours vue à fleurs d'un
bleu-violet, et non jaunes, eomme l'écrivent Baissier et Post. M. Eig
(A contribution to the knowledge of the flora of Palestine) a déjà rclcvt;
le fait pour des (•chantillons reeueillis au Nahr el Kelh, et il avait pu se
demander s'il était en présenee d'une variété. L'erreur initiale provient
sans doute d'une description établie sur une plante desséchée.
Lagoseris bifida Vis. Tous les auteurs s'accordent pour assigner à cette
plante un << réceptacle garni de soies >> en précisant même que les soies
sont aussi longues ou plus longues que l'achaine. Malgré tous nos efTorls
et bien que notn• examen ait porté sur une quantih; de sujets observés
dans des localités différentes, nous n'avons pu les découvrir ct nous avons
toujours trouvé un réceptacle absolument nu.
Cicendia filiformis Delarbre. - Nous n'avons trouvé jusqu'ici que
trois exemplaires de celte plante minuscule dans les lieux humides d'un
bois de Pins, sur grès, au-dessous de Beit Méri (Liban). Voilà qui étend
singulièrement l'aire de cette esp(•ce, non signalée jusqu ïei en Asie.
118

Myosotis palustris \Vith. -Dans un canal d'irrigation, près d'Ammik


(Békaa). ~ouvellc pour la flore libano-syrienne, mais déjà signalée en
Palestine. La forme observée sc rapporte à J\4.. strigulosa Heichh.
Antirrhinum tortuosum Bosc. -- Déjà signalée par Boissier dans ll's
ruines du château de Beaufort où elle est toujours abondante. :viais, con-
trairement aux diagnoses, la plante de Beaufort est très pubescente glan-
duleuse au sommet (nous avons fait la même remarque sur des spécimens
d'Algérie) et en cet état on ne voit pas bien ce qui peut distinguer cette
espèce de la var. anguslifolium de J',l. majtts. Celle-ci a été signalée dans
la Syrie littorale près de Tyr. Or ks échantillons de Tyr sont id<'ntiqucs
à ceux des ruines de Beaufort.
Orobanche minor SuU. --- Constat<- la présence de cette espèce, nou-
velle pour notre circonscription, dans des champs à Damour. Conquête
peu intéressante pour les cultures de Papilionacées où O. sp('('iosa DC.
cause déjà de terribles ravages.
Orobanche versicolor F. Sch. Signalée sans localité par Boissicr sur la
foi de Haussknecht et indiquù• vaguement par Post du nord de la Pales-
tine à la Mésopotamie.
Ces indications n ·ont pas été relev(~es par Bouloumoy ; sans doute leur
manque de pr(~cision lui a fait douter de l'existence de cette espèce dans
nos limites. Or nous l'avons trouvée plusieurs fois aux environs de Bey-
routh, notamment au Nahr el Kelb, à Kfarchima et Damour.
Orobanche camptolepis Boiss. et Rent. - Parties élevées du Kneisseh
et du Barouk (Liban), au fond des entonnoirs oü la neige persiste long-
temps, sur les pelouses de Polygonum Libani. Signalée par Boissier uni-
quement dans les ruines de Pompciopolis (Cilicie) sur Polygonum mari-
timum.
Lamium truncatum Boiss.- Nous avons cherché jusqu'ici, sans succès,
l'anneau de poils dont, au dire des auteurs, le tube de la corolle de cette
espèce doit être pourvu ...
Teucrium Odontites Boiss. - Espèce signalée par Boissier dans une
seule localité de Cilicie ct qui sc rencontre dans les rochers du littoral
phénicien, au S. de Tripoli, de Batroun à Enfey. Voisine de T. i\Iont-
breti Benth. que l'on trouve dans le nord de la Syrie et à Antioche.
Euphorbia falcata L. var. ecornutn Boiss. -Beaucoup plus répandue
que ne l'indique Je Flora orienialis, clans lequel cette variétl\ à glandes
non échancrées, Pst signall>e seulement au Djehcl l\fuhassan, prL'S Alep.
:\ons la reneonlrons un peu partout.
Salix Safsaf Forskh. -- Il est assez extraordinaire que cette espèce,
fal'iknwn!: n•eonnaissahll• ù Sl'!> !l-7 damincs et à Sl'S feuilles adultes lon-
gm·mcnt ~H·umint'l'S, n'ait pas l'Il' signa!C:•.<· en rC·gion syro-lihanaisc, ear
.J. Tllll~li.\CT. - PLANTES IlE L.\ FLORE LIBANO-SYRIENNE 1 Hl

elle est assez bien représentée aux environs de Beyrouth et d'Alep notam~
ment. Par contre est indiqué Salix fragilis (commun, d'après Post) que
nous n'avons pas encore pu découvrir. L'herbier Post, que nous avons
consulté à la Faculté américaine de Beyrouth, ne nous a apporté aucune
indication précise à ce sujet, en raison du mauvais dat des échantillons
en provenance de notre région. Il est à remarquer qu'au printemps les
individus femelles de S . .'S'af.~af el de S. fragilis peuvent être facilement
confondus.
L'indication de S. nigricans aux environs de Beyrouth (Post) est éYi-
demment fantaisiste. Il s'agissait de S. pcdicellata.
Lemna gibba L. - Birket de Som·ida (Djebel Druze) ; nouveau pour
la région syro~libanaise.
Tamus orientalis Thiéhaut, sp. nov.
Planta perennis, [Link], suaveolcns (odorifl Yanillm), radi<'o tu1)crosa napi-
formis magnitulline nucis. Caule volubili, 3-10 dm. longa, simplici vol vix ramoso;
folii~ m·atis aeuminatiK basi conlatis, ~inu apcrto, petiole• h;u;j biglamluloso,
,;inn Yix longiori. Florp;; fl('~~iles, iu KpiC'is axillaribuH pendnli~. laxi" gracilihus
<pw <li,.;po>:itrc ; maseuli 1-20, fcminei 1-4 modo ; perigonhim campanulatum
alhi<hun lila~ePns vc; lobis fi, ovati;; ~mbacutis exterius paulo arenati"; ~tami­
n ihu.~ () ; fominci [Link]; 3, eum 6 fHamcntis nwli8. Hra!'teolm 1-2, lntn
ovatœ, abrupte cuspidatœ, perigouio adpressœ, [Link] dorso paulo C'arinato,
carina ~ub rachi angulato rlecurrcntrc. Baeca oblonga, fi-6 mm. longa, 3-4 mm.
latü, maturitatc rubra.
Dans les ravins du Liban aboutissant au littoral, de Batroun à Saïda;
janvier.
C'est sans doute en raison de l'époque de sa floraison que cette plante,
pourtant assez fréquente sur notre littoral, a échappé jusqu'ici aux
recherches. A remarquer que T. communis existe dans les mêmes localit(•s
et ne fleurit qu'à la fin de mars. Le mode d'inflorescence de T. orientalis
est identique à celui de certains Dioscorea et nous avions cru d'abord
nous trouver en présence d'une espèce de ce genre.
Gagea kneissea Thiébaut, sp. nov.
Planta perennis, 6-10 cm. alta, inferne glabra, inflnrf'sccntia. laxc piloFa.;
bulhi 2 in eam<lem tunicam involuti colore intense hrunneo, 8-10 mm. diamctro.
Folim radicales duœ, anguste oblml<'eolatœ, acutœ. llractoalia~ remotw, laner·o-
latœ, aC'utrc ; inferiore>~ basi longe ample:x'icaules, longiorPs qnam folirc ra<li<'al,•;;;,
supcriores parviorcs, minus longi [Link]. F<.•lii" eaulinaris ct. hulhilli;.;
nullis. Corymbum il-ï fiorum, perigonio parvo (l'ireitPr 10 mm.), scgm<•ntilms
obtusi;; subacntisve, staminibus vix longioribus, frequenter oxtus pubesc·entilms.
Djebel Kneisseh (Liban), dans les lieux frais, avec Gagea rcticulata,
à 1.600-1.900 m. alt. ; auil~mai.
Bien distinct de nos autres espèces par ses fleurs petites- plus grandes
cependant que celles de G. persica ···· Pt sps feuilles oblancéolées aiguës
attPignant :~-4 mm. largeur.
Crocus moabiticus Bornmuller et Dinsmore. - - Yar. atrovio/aceus
Thi(•baut (var. nov.) à Heurs d'un violet noir. Plateau de l'Antiliban près
!IP ln roull· dl' Damas :i lkyrouth (oetohrc l!l:t)); vari{•tl• trouv(·c {•ga~
120 SÉANCE DU 26 JANVIER 1934

lement aux environs d'Alep par frère Louis, professeur au collège des
Frères Maristes. La forme décrite par les auteurs, à fleurs blanches tein-
tées de rose violacé, a été trouvée également en Syrie par M. Gombault,
près de la piste de Cheddadi à Hassetché. Nos échantillons présentent
en général plus de feuilles (12-20 au lieu de 11-13) et moins de fleurs (1-3
au lieu de 5) que ne l'ont indiqué les auteurs. Espèce jusqu'ici signalée
seulement en Transjordanie.
Crocus hermoneus Ky. - Cette espèce, spéciale au Djebel Hermon,
le plus haut sommet de l'Antiliban, avait été trouvée par Kotschy en
fruit seulement et Baissier l'inséra dans le Flora orientalis avec la mention :
fleur inconnue. Post en décrivit ensuite la fleur, dans sa Flore de Syrie,
en lui attribuant des divisions du périgone blanches, oblongues-elliptiques,
aiguës, et des filets (par lapsus, au lieu de stigmates ?) disséqués en lobes
capillaires. Ayant fait une excursion à l'Hermon au moment propice
(octobre) pour rencontrer cette espèce rarissime, nous eûmes la surprise
de trouver un Crocus à fleurs lilas pâle, à stigmates non ou peu découpés,
c'est-à-dire tout autre chose que ce qu'avait indiqué Post.
Nous reportant à l'herbier de cet auteur, conservé à l'Université amé-
ricaine de Beyrouth, pour élucider ce mystère, nous reconnûmes que
sous le nom de Crocus hermoneus il avait récolté, au sommet de l'Hermon,
un Crocus dont le bulbe est à tuniques membraneuses ct ne saurait par
conséquent être le vrai hermoneus à tuniques fibreuses. La plante de Post
paraît être soit le C. zonatus, soit le C. hiemalis : son mauvais état actuel
ne permet plus de l'identifier sûrement. Voici toutefois la description du
Crocus hermoneus, telle qu'elle doit être complétée et rectifiée :
<< Bulbe subglobuleux à base déprimée, à tunique entièrement formée

<< de fibres réticulées sc prolongeant longuement sur le scapc ; mailles

<< de la réticulation tantôt linéaires, tantôt étroitement rhomboïdales

<< ou rectangulaires ; feuilles paraissant au printemps, linéaires, nombreuses.

<< (plus de 12); spathe ordinairement diphylle, plus rarement monophylle;

<< fleurs automnales 2-5, à tube bien plus long que les divisions, celles-ci

<< elliptiques-lancéolées, de 40-45 mm. sur 5-6, très aiguës, d'un rose ou

<< lilas pâle, à veines peu marquées ; gorge non barbue ; étamines jaune

<< vif à anthères linéaires 2-3 fois aussi longues que les filets, atteignant

<< ou dépassant peu le milieu des divisions périgonalcs ; stigmates orangés,

<< entiers ou à lobes courts, en massue, plus courts que les anthères ; cap-

<< suie (d'après Kotschy) oblongue allongée. >> Fleurs oct.-nov.

Cette espèce n'existe pas seulement au sommet de l'Hermon, où l'a


indiquée Kotschy, mais sur la pente ouest (versant de Rasheya}, de 1.800
à 2.800 m., et probablement dans tout le massif.
Cephalanthera rubra Rich. - Recueillie à l'Aman us, sous taillis, à
1.800 m. ait., près du sommet du Tchaghtchak Tepessi. Nouvelle pour
notre Flore ; signalée en Asie Mineure ct en Perse.
ED. GILLES. - RAYONNEMENT ULTRA-VIOLET SUR LES PLANTES 121

Scirpus littoralis Schraf. forma fluitans. - Nous avons recueilli dans


les eaux du Nahr el Kébir, entre Tripoli et Lattaquié, une forme de S. lit-
toralis à feuilles dont les gaines sont toutes prolongées en limbe foliacé
de 4-5 mm. large, très long (5-8 dm.). Nous ne voyons pas cette forme
(assez fréquente dans S. lacuslris) signalée jusqu'ici dans cette espèce.
Ammophila arundinacea Host. - Dans les sables maritimes à Tyr.
Plante du littoral méditerranéen nouvelle pour notre flore.
Arundo pliniana Turra. -Littoral phénicien entre Djebail et Batroun.
Signalée en Palestine, ainsi que dans le bassin méditerranéen occiden-
tal et central, de l'Algérie à l'Espagne et à la Grèce inclusivement.
Notochlama vellea R. Br. - Trouvée sur plusieurs points aux environs
immédiats de Beyrouth, mais toujours peu abondante. Nouvelle pour
notre flore ; pour le continent asiatique signalée en Palestine, en Perse
et dans l'Afghanistan.

Effets du rayonnement ultra-violet sur les


plantes supérieures. Remarques sur les
conditions expérimentales
PAR En. GILL ES

Les radiations émises par la lampe à vapeur de mercure produisent des


effets extrêmement marqués sur les plantes. Les rayons actifs sont les
ultra-violets et les infra-rouges. Sans entreprendre dans la présente note
une étude générale de l'action des ultra-violets sur les végétaux, nous vou-
lons seulement apporter des précisions utiles et faire quelques remarques
en ce qui concerne les conditions expérimentales.
On a reproché parfois avec raison aux auteurs se servant de la lampe
à arc au mercure dans des recherches de biologie, de ne pas préciser la
qualité des rayons agissant dans tel ou tel cas. Dans les recherches que
nous rapportons aujourd'hui, nous nous plaçons dans des conditions telles
que les effets observés sont bien uniquement dus aux rayons ultra-violets
en éliminant la possibilité de l'intervention des infra-rouges. Pour cela,
on interpose, entre le brûleur en quartz de la source et les sujets étudiés,
soit une couche d'eau suffisante, soit des feuilles de cellophane imprégnée
d'eau- on sait que l'eau et la cellophane sont toutes deux remarquable-
ment transparentes à l'ultra-violet. Dans le cas de petites plantes, nous les
plaçons dans des tubes de quartz eux-mêmes plongés dans l'eau. Nous pra-
tiquons de plus un refroidissement important du brûleur au moyen d'un

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