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Sémiologie Dermatologique PCEM2

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UNIVERSITÉ DE MONASTIR

FACULTE DE MEDECINE

Année universitaire 2021-2022

PCEM2

Module : Sémiologie
Mini- Module D’auto-Apprentissage

Sémiologie dermatologique

Dr Mouna Korbi

SERVICE DE DERMATOLOGIE

EPS FATTOUMA BOURGUIBA MONASTIR

VOLUME HORAIRE D’ENSEIGNEMENT DU MINI-MODULE

(1 Heure)

1
Sémiologie dermatologique

Préambule :
-L’observation de la peau, des muqueuses et des phanères fait partie de tout examen
clinique.
-La peau est un organe externe, accessible à l’examen clinique et aux explorations para
cliniques
-Les maladies dermatologiques sont très nombreuses et très répondues. Elles sont parfois
le témoin d’affections générales, permettant ainsi de les suspecter et de les connaitre
-La peau est souvent le miroir de l’organisme, la découverte de signes cutanés, facilement
accessibles à l’examen sémiologique et à la biopsie, peut ainsi épargner au malade
d’autres explorations couteuses.
Taches de l’apprenant
1- Etudier le mini module
2- Répondre à la vignette clinique
3- Répondre aux tests d’évaluation accompagnant le mini module
4- Vérifier l’accomplissement des objectifs éducationnels
Pré-test :
Vignette clinique :
Un enfant âgé de 8 ans, sans antécédents pathologiques notables, vous consulte pour des
taches planes rouges non infiltrées de 1 à 2 mm de diamètre prurigineuses étendues sur toute
la peau et évoluant depuis 3 jours.
Question 1 : La lésion élémentaire présentée par cet enfant est :
a- Une papule
b- Un nodule
c- Une macule
d- Un purpura
e- Une bulle
Question 2 : Le signe fonctionnel présenté par cet enfant est :
a- La douleur
b- Le prurit
c- La dysesthésie

2
d- Le fourmillement
e- La brulure

CONCEPTS-CLES

● Les lésions élémentaires cutanées primitives peuvent être :


* Des lésions visibles : Les macules qui peuvent être rouge (érythémateuse), brun
(pigmentaires), achromique (dépigmentées)
*Des lésions palpables et visibles : surélevées par rapport à la peau saine voisine,
leur contenu peut être liquide (vésicule, bulle, pustule) ou solide (papule, nodule,
végétation)
● Les lésions élémentaires secondaires peuvent être :
*Des lésions visibles : Des lésions squameuses constituées de pellicules cornées, des
croutes correspondant à la coagulation d’un exsudat à la surface de la peau
*Des lésions palpables et visibles : Des cicatrices, atrophie, sclérose, érosion,
ulcération
● Des lésions élémentaires différentes peuvent coexister sur la peau : c’est le cas en
particulier de l’eczéma ou des tumeurs qui ne répondent pas à une lésion
élémentaire particulière

Objectifs éducationnels :
1. Mener un examen clinique chez un patient qui consulte pour une dermatose
2. Repérer la lésion élémentaire chez un patient qui consulte pour une dermatose
3. Reconnaitre les différentes lésions élémentaires primitives et secondaires
4. Distinguer les différentes lésions élémentaires des muqueuses.
5. Identifier les différentes lésions élémentaires de l’ongle.
Prérequis :
-Cours d’histologie de la peau

3
Document de base

I-Introduction
L’état de la peau, des muqueuses et des phanères peut renseigner sur des pathologies internes.
Devant un patient qui consulte pour une dermatose, un interrogatoire minutieux, un examen
dermatologique bien conduit et complet permettra d’établir le diagnostic. Le repérage de la
lésion élémentaire est un temps essentiel de l’examen dermatologique. Ce qui nécessite un œil
entrainé. Le stage effectué par les externes leur permettra d’entrer en contact avec des
patients, de les examiner afin d’identifier leurs plaintes et de décrire les lésions qu’ils
présentent.
II- EXAMEN CLINIQUE
1- Interrogatoire :
L’interrogatoire détermine :
● Le motif de la consultation : par exemple (prurit généralisé)
● Date de début
● Mode d’installation : brutal /progressif
● L'aspect et le siège initial des lésions
● Modalités évolutives : permanente, par poussées
● Un facteur déclenchant : prise médicamenteuse, une exposition solaire, un contact
avec un agent…
● La présence de cas similaires dans l’entourage
● Les thérapeutiques appliquées et les résultats
● La profession, les habitudes de vie, les antécédents familiaux d’atopie
● Les maladies héréditaires
Les signes fonctionnels associés : prurit/ brûlures/tension/fourmillements
• En effet le prurit constitue un maître symptôme en dermatologie, dans ce cas de
figure, l’interrogatoire doit préciser en plus :
o La durée d’évolution
o Localisé ou généralisé
o L’importance
o Gène physique et psychique (sommeil)
o Horaire : nocturne ou diurne
o Circonstances déclenchantes (repas, douche,)
o Rythme : continu, par poussée

4
o Prurit dans l’entourage
o Antécédents du malade (dermatologiques, autres)
o Allergies connues
o Prise médicamenteuse
o Autres signes associés : fièvre, amaigrissement, …
o Environnement familial, professionnel, social
2- Examen physique :
A- Conditions de l’examen :
• Un bon éclairage
• L’examen de l'ensemble du revêtement cutané est analysé : cheveux, ongles,
muqueuses, régions ano-génitales, ombilic, plis rétro-auriculaires, paumes et plantes.
• Certains instruments sont utilisés : loupe, verre de montre, abaisse langue
• L’examen dermatologique comporte trois volets : l’examen de la peau, examen des
muqueuses : buccale, conjonctivale, ano-génitale et l’examen des phanères : poils et ongles
• Quelle lésion analyser ?
• La lésion élémentaire primitive correspond au processus lésionnel initial. Elle est
appelée "lésion élémentaire primitive".
• La lésion élémentaire secondaire représente un stade évolutif d'une lésion primitive
• Ainsi la dessiccation du contenu d'une bulle, d'une vésicule, ou d'une pustule, aboutit à
la formation d'une même lésion secondaire : la croûte.
B- Etapes de l’examen dermatologique
• Inspection : forme des lésions, leur disposition (exple : annulaire (Figure1)), couleur,
taille
• Palpation de la consistance de la lésion
• La vitropression est pratiquée avec un verre de montre ou une lamelle et permet de
différencier une macule érythémateuse qui disparaît à la vitropression d’une macule
purpurique qui ne disparaît pas.
• Le curetage permet de distinguer le type de squames pityriasiformes (fines) et
psoriasiformes (squames épaisses).
• Le curetage permet aussi de détacher les croûtes et explorer le plan sous -jacent.
3- Le reste de l’examen somatique

L’examen dermatologique se base sur la lésion élémentaire

5
La lésion élémentaire peut être primaire ou secondaire
Le prurit est un maitre symptôme

III- LES LESIONS ELEMENTAIRES


1- Primaires :
A - Les lésions visibles :
A-1 Les macules ou tâches : sont des lésions seulement visibles. Ce sont des lésions sans
relief, qui peuvent être colorées (macules rouges et macules pigmentées) ou décolorées
(hypochromies et achromies).
A-1-1 Les macules rouges
a- Erythème :
Les érythèmes s'effacent à la pression (car ils correspondent à une vasodilatation des
vaisseaux du derme, dont la pression chasse le sang).
• Erythèmes localisés/ érythèmes généralisés.
• Les érythèmes généralisés ne doivent pas être confondus avec les érythrodermies
• L’érythrodermie correspond à la présence d’un érythème confluant associé à une
desquamation, touchant tous les téguments touchant plus de 90% de surface corporelle
évoluant depuis des semaines.
• Erythème généralisé. On décrit 3 variétés d'érythèmes
-scarlatiniforme: un érythème rouge vif sans intervalles de peau saine,
-morbiliforme: un érythème rouge étendu avec intervalles de peau saine,
-roséoliforme: un érythème rosé plus discret limité avec de large plaques de peau saines
parfois à la limite de la visibilité et fugace.
b- Purpura: correspond à une extravasation de globules rouges dans le derme et reflète
soit une anomalie de la paroi vasculaire (vascularite), soit une anomalie du sang en particulier
des plaquettes (thrombopénie, thrombopathies).
Le purpura persiste lors de la vitropression, et évolue selon la biligénie locale. Sa couleur se
modifie devenant rouge puis bleu puis jaune telle l'évolution spontanée d'une ecchymose.
Différentes formes sémiologiques :
- Purpura pétéchial : la lésion est répartie en petites tâches d'un ou deux mm de diamètre,
qu'on appelle pétéchies. (Figure 2)
- Purpura en vibices, sous forme de traînées linéaires
- Le purpura ecchymotique, véritable extravasation de globule rouges en nappe sous
épidermique évoluant comme des hématomes superficiels,

6
- Le purpura nécrotique qui témoigne d'une atteinte profonde de vaisseaux avec thrombose
et nécrose des structures sus jacentes.

Une macule érythémateuse s’efface à la vitropression


Un purpura ne s’efface pas à la vitropression

A-1-2 Les macules pigmentées


Elles correspondent à une accumulation de pigment dans l'épiderme ou dans le derme.
Il peut s’agir :
- de pigment mélanique.
La pigmentation peut être diffuse (telle la mélanodermie de la maladie d'Addison), ou
localisée (mélasma, tâches café, tâches mongoliques du nourrisson).
Les macules dépigmentées
Elles se présentent sous forme de tâches claires :
-Une diminution de la quantité de pigment (ex : pityriasis versicolor, cicatrices
hypochromiques)
- Une disparition du pigment (ex: vitiligo). (Figure 3)

B - Les lésions palpables et visibles :


Ces lésions correspondent à une modification de la consistance et de la surface de la peau. Ce
sont des lésions surélevées par rapport à la peau normale voisine.
Cette surélévation peut être en rapport avec :
- Une collection liquidienne : vésicules, bulles, pustules
- Un épaississement cutané.
B-1Collections liquidiennes.
B-1-1 vésicules : Elles réalisent des soulèvements circonscrits de l'épiderme de petite taille
(inférieure à 2 mm), contenant une sérosité claire.
Les vésicules surviennent soit :
-sur une peau saine comme au cours de la varicelle,
-sur une peau érythémateuse comme dans l'herpès et le zona. (Figure 4)
-sur une peau inflammatoire accompagnées de démangeaisons (prurit), réalisant la lésion
élémentaire de l'eczéma.
B-1-2 Pustule

7
Le contenu est d'emblée opaque, blanc pur ou verdâtre. (Figure 5) Certaines pustules sont
dites folliculaires quand elles sont centrées par un poil. Au niveau des pustules fermées, on
peut réaliser des prélèvements bactériologiques et mycologiques. Certaines pustules sont
stériles encore dites amicrobiennes (psoriasis pustuleux, pustulose exanthématique
généralisée).
B-1-3 bulles
Ce sont des soulèvements circonscrits de l'épiderme, de taille supérieure à 5 mm, pouvant être
à contenu clair, purulent ou hémorragique.

B-2 - Epaississement du tégument :

B-2-1 Les papules

• Ce sont des lésions solides : épaississement très localisé du tégument réalisant une
petite surélévation par rapport à la peau voisine. (Figure 6)
• Elles sont de consistance ferme.
• Le terme de plaque est employé pour désigner des lésions en relief, plus étendues en
surface qu’en hauteur et mesurant plus de 1 cm. (Figure 7)

B-2-2La lichénification
• La lichénification : Accentuation du quadrillage normal de la peau épaissie qui devient
très anormalement visible et résultant d’un grattage répété (eczéma, névrodermite).

B-3-2 Les nodules

• Ce sont des lésions saillantes et palpables de grande taille (supérieure à 2cm),


arrondies. Dermiques ou hypodermiques, elles peuvent être seulement palpable sous forme de
"boules". Leur couleur est généralement peu caractéristique. (Figure 8)
• Les nouures sont des nodules de grande taille (souvent plus de 5 cm), à extension
hypodermique. (Figure 9)

B-3-3 Les végétations


• Les lésions sont très superficielles, faisant une surélévation de plusieurs mm au moins
par rapport au plan de la peau voisine. Elles sont développées dans l'épiderme ou dans le

8
derme superficiel. Leur couleur est très variable, rouge ou couleur peau normale. Leur surface
est rugueuse, semblant formée de petits cônes parallèles, charnus ou cornés, ce qui donne dans
le premier cas un aspect en framboise et dans le second l'aspect bien connu de verrue vulgaire.
• La localisation des végétations est ubiquitaire. Elles sont fréquentes sur les muqueuses
ou autour des orifices naturels. (Figure 10)

2- Lésions élémentaires secondaires :


A - Les lésions squameuses

Elles sont constituées de pellicules cornées qui se détachent plus ou moins facilement. Quand
les lamelles cornées sont fortement adhérentes, elles constituent des kératoses ou
hyperkératoses.
• Les squames pityriasiformes : les squames fines sont comparées à de la farine. Ces
squames peuvent être sèches, les lésions portent alors aussi le nom de dartres.
• Elles peuvent être grasses, sur le visage et le cuir chevelu au cours de la séborrhée.
• Les lésions psoriasiformes ont des squames épaisses.

C- Les croûtes :
• Correspondent à la coagulation d'un exsudat séreux, hémorragique ou purulent et
correspondent à un stade évolutif de lésions élémentaires primitives différentes : bulle,
vésicules, pustules. Une croûte doit être enlevée à la fois pour bien voir la lésion.
C - Les cicatrices
• Les cicatrices correspondent à la présence d’un tissu de réparation au décours d'une
perte de substances du derme. Les cicatrices chéloïdiennes sont des cicatrices pathologiques
caractérisées par une tumeur dure secondaire à une prolifération de fibroblaste et de fibres
collagène.
• Les cicatrices peuvent être déprimées par rapport à la peau saine
D-Atrophie :
• Amincissement de l'épiderme qui devient fin, lisse, transparent. L'atrophie du derme
apparaît au pincement de la peau qui se plisse anormalement. Le tissu sous-cutané devient
visible (les vaisseaux sous-cutanés apparaissent). La disparition des annexes (follicules pileux
glandes sudoripares) est habituelle avec l'atrophie. L'atrophie physiologique existe chez le
vieillard, elle peut être induite par la corticothérapie.
E- Polikilodermie:

9
• Correspond à un état bigarré de la peau associant : atrophie, trouble pigmentaire
(hyper et hypopigmentation) présence de télangiectasies. C'est un état cicatriciel rencontré au
décours de maladies chroniques dermatomyosite, lupus... sclérose.
F- La sclérose
• Correspond à une production de collagène dont les fibres sont denses et parallèles
donnant une sensation spéciale au palper et limitant la mobilisation de la peau sur les plans
profonds. (Figure 11) La sclérose peut être primitive, apparemment sans signes préalables.
Elle peut aussi succéder à une ulcération.
• La sclérose peut être localisée au cours des sclérodermies en plaque ou d'états
sclérodermiformes des membres inférieurs. La sclérose peut se généraliser au cours des
sclérodermies systémiques.

G-Les pertes de substances


• Sont des solutions de continuité au niveau épidermique, dermique ou hypodermique.
En fonction de la lésion on peut distinguer :
• Les érosions : L'érosion est une lésion superficielle définie par la disparition de
l'épiderme ou au plus, du derme superficiel. Elle guérit sans cicatrices. L’érosion peut
succéder à une bulle décollée. (Figure 12)
• Les ulcérations. L'ulcération est plus profonde. Cette lésion est plus longue à guérir
que la précédente et laisse toujours une cicatrice visible. L'ulcération correspond à la
destruction du derme profond. L'ulcération évolue vers une cicatrice.
• Erosions et ulcérations siègent souvent sur les muqueuses buccales ou ano génitales.
• Les fissures ou rhagades sont des érosions linéaires épidermiques et dermiques
superficielles.
• La perlèche est une fissure des commissures labiales.

Une érosion est une perte de substance superficielle qui guérit sans cicatrices.
Une ulcération est une perte de substance profonde qui laisse toujours une cicatrice visible.

H-Les nécroses ou gangrènes


Les gangrènes : correspondent à une nécrose cellulaire liée à une avascularisation. On la
rencontre au niveau des extrémités distales au cours de la gangrène des orteils chez des sujets
diabétiques.

10
La nécrose est précédée par une cyanose (coloration bleuâtre) dont la particularité est d'être
froide au palper et qui aboutit soit d'emblée à une coloration noire et à un aspect sec, soit à
une vaste bulle ou phlyctène contenant un liquide roussâtre sous lequel apparait le tissu noir.
L'élimination des tissus nécrotiques aboutit à une ulcération plus ou moins creuse par
conséquent.

IV. SEMIOLOGIE DES LESIONS MUQUEUSES

1- Les muqueuses buccales et génitales peuvent être le siège d’:

Une érosion : se définit comme une perte de substance superficielle, épithéliale, mettant plus
ou moins à nu la partie superficielle du chorion. Elle est souvent postvésiculeuse, postbulleuse
ou post-traumatique et guérit généralement sans cicatrice.
L'ulcération : plus profonde, intéresse le chorion moyen et profond avec un risque de
cicatrice.

Le nom de chancre est réservé à une érosion ou ulcération de nature infectieuse provoquée
par la pénétration d'un microbe spécifique (tréponème, bacille de Ducrey).

L'aphte est une ulcération douloureuse, de petite taille, précédée d'une sensation de cuisson,
unique ou multiple, à fond jaune cerné d'un liseré rouge, non indurée, guérissant
habituellement en 8 à 10 jours. Il est fréquent sur la muqueuse buccale, mais parfois bipolaire
(orogénital) avec possibilité de variantes (aphte nécrotique ou géant). (Figure 13)

A- Muqueuse buccale:

La leucoplasie: épaississement de l’épithélium muqueux ; elle réalise une plaque blanchâtre


adhérente. C’est une lésion près-cancéreuse.

B- Muqueuse génitale :

Muqueuse génitale mâle : balanites érythémateuse

Muqueuse génitale féminine : vulvovaginite infectieuse

11
2- Sémiologie des phanères :

A. Sémiologie des cheveux:

- La leucotrichie ou décoloration congénitale des poils peut être généralisée (albinisme) ou


partielle (mèche blanche).

- La canitie est la décoloration acquise des cheveux.

-L'alopécie est une raréfaction ou une disparition des cheveux. Elle peut être diffuse ou
localisée, aigue ou chronique, sur cuir chevelu sain ou cicatriciel, réversible ou irréversible.
(Figure 14)

Une alopécie peut être :


-Cicatricielle avec cuir chevelu altéré
-Non cicatricielle avec cuir chevelu sain

B. Sémiologie des ongles:

L’anomalie unguéale peut intéresser la couleur normale de l’ongle, on parlera alors de


dyschromie unguéale ou des chromonychies.

Les leuconychies ou coloration blanche des ongles peuvent être totales ou partielles,
ponctuées ou en stries.

La xanthonychie est définie par une coloration blanc-jaunâtre ou jaune des ongles. (Figure 15)

La coloration verte des ongles est souvent due au bacille pyocyanique ou au candida albicans.
Cette chromonychie s’accompagne dans la majorité des cas d’un perionyxis.

La mélanonychie, coloration brune, bleu foncée ou noire intéresse un ou plusieurs ongles.


(Figure 16)

12
L’anomalie peut intéresser la structure des ongles, on parlera alors d’onychodystrophies
unguéales.

Les érosions ponctuées sont de petites dépressions en " dé à coudre " criblant la table externe
d’un ou de plusieurs ongles, on les observe dans les psoriasis, la pelade..(’Figure17)

L’onycholyse est la destruction de l’ongle, elle peut commencer par le bord libre qui se
décolle sur une étendue plus ou moins importante (mycose) ou résulter d’une hyperkératose
(traumatismes professionnels, psoriasis, onychomycoses).

La pachyonychie ou épaississement de l’ongle est due à une hyperkératose du lit unguéal. Un


soulèvement et un décollement de l’ongle peuvent en résulter. La pachyonychie se voit dans
les mycoses et dans certaines dermatoses (psoriasis en particulier, lichen plan...).

La koïlonychie réalise un ongle en " cuvette ", en " cuiller ", elle peut être héréditaire ou
acquise par anémie hypochrome ou par avitaminose C. (Figure 18)

L’hippocratisme unguéal réalise des ongles en " verre de montre " se voit dans les affections
pleuro-pulmonaires, cardio-vasculaires, dans les amyloses, les polyglobulies... (Figure 19)
Le périonyxis est l’inflammation de replis péri-unguéaux. Il est dû le plus souvent à une
infection locale (candida albicans, bacille pyocyanique..) mais il peut accompagner certaines
dermatoses.

Références bibliographiques
• A. Kieny, D. Lipsker. Sémiologie cutané[Link]é de médecine AKOS. Elsevier
Masson SAS. 2019 ;23 (1) : 1-8.
• J.-H. Saurat, D. Lipsker, L. Thomas, L. Borradori, J.-M. Lachapelle editors.
Dermatologie et infections sexuellement transmissibles. L'examen clinique – Terminologie
dermatologique et lésions élémentaires. 6ème é[Link]. Elsevier Masson.2017.
• R Baran.. Sémiologie unguéale. La presse médicale.2014 :43(11).1208-1215.
• CEDEF. Troubles des phanères. Annales de Dermatologie et de Vénéréologie.2015
;142 : S246-S252.

13
Auto évaluation : Post tests
Question 1 : Les lésions ayant un contenu liquidien sont
a- Vésicule
b- Bulle
c- Pustule
d- Papule
e- Nodule
Question 2 : Un ongle épaissi définit la lésion suivante
a- Koilonychie
b- Trachyonychie
c- Chromonychie
d- Pachyonychie
e- Onycholyse
Question 3 : Les lésions suivantes constituent une perte de substance
a- Excoriations
b- Fissure
c- Erosion
d- Ulcération
e- Lichénification
Question 4 : Parmi les lésions élémentaires suivantes, les lésions secondaires sont
a- Macule
b- Erosion
c- Croute
d- Squames
e- Végétations
Question 5 : Un amincissement de la peau avec perte de l’élasticité et des reliefs cutanés
définit la lésion suivante
a- Nodule
b- Plaque
c- Sclérose
d- Purpura
e- Atrophie

14
Réponses à la vignette clinique
1/C, 2/B

Réponses aux QCM de post tests


1 :ABC ; 2 :D ; 3 : ABCD ; 4 : BCD ; 5: E

Annexe

15
Figure 1 : lésions annulaires érythémateuses à centre hypochromique (Service
dermatologie, CHU Monastir)

Figure 2 : Des lésions pétéchiales confluentes par endroits. (Service dermatologie, CHU
Monastir)

Figure 3 : Des macules achromiques de la cheville. (Service dermatologie, CHU


Monastir)

Figure 4 : Des vésicules groupées en bouquet au cours d’un herpès cutané (Service
dermatologie, CHU Monastir)

Figure 5 : Présence de vésicules et de pustule chez un patient. (Service dermatologie,


CHU Monastir)

Figure 6 : Une papule de la couleur de la peau (Service dermatologie, CHU Monastir)

Figure 7 : Une plaque érythémateuse de la jambe (A. Kieny, D. Lipsker. Sémiologie


cutanée. Traité de médecine AKOS)

Figure 8 : Un nodule érythémateux du bras (Service dermatologie, CHU Monastir)

Figure 9 : Des nouures bilatérales des membres inférieurs au cours d’un érythème
noueux. (A. Kieny, D. Lipsker. Sémiologie cutané[Link]é de médecine AKOS)

Figure 10 : Végétations vénériennes. (A. Kieny, D. Lipsker. Sémiologie cutanée. Traité


de médecine AKOS)

Figure 11 : Induration de la peau correspondant à une sclérose (Service dermatologie,


CHU Monastir)

16
Figure 12 : Larges zones érosives au niveau du dos. (Service dermatologie, CHU
Monastir)

Figure 13 : aphte de la gencive (Service dermatologie, CHU Monastir)

Figure 14 : Plaques d’alopécie non cicatricielle (Service dermatologie, CHU Monastir)

Figure 15 : Xanthonychie (Service dermatologie, CHU Monastir)

Figure 16 : Mélanonychie (Service dermatologie, CHU Monastir)

Figure 17 : Aspect en dé à coudre (R Baran.. Sémiologie unguéale. La presse


médicale.2014 :43(11).1208-1215)

Figure 18 : : koïlonychie (R Baran.. Sémiologie unguéale. La presse médicale.2014


:43(11).1208-1215)

Figure 19 : hippocratisme digital (R Baran.. Sémiologie unguéale. La presse


médicale.2014 :43(11).1208-1215)

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