Protection et exploitation des eaux minérales
Protection et exploitation des eaux minérales
— l’autorisation de travaux de captage et de recherche d’eau délivrée par le wali territorialement compétent
— l’arrêté de reconnaissance délivré par le ministre des ressources en eau ;
— l’étude hydrogéologique pour la connaissance de la ressource et pour la définition des points de
prélèvement et la délimitation des zones de protection. Cette étude sera réalisée par une institution habilitée
ou un hydrogéologue agréé ;
— l’étude d’impact élaborée et approuvée conformément à la réglementation en vigueur.
CHAPITRE IV
DE LA SURVEILLANCE ET DU CONTROLE DES EAUX MINERALES NATURELLES ET DES
EAUX DE SOURCE
Art. 22. — La surveillance des eaux minérales naturelles et des eaux de source a pour objet le contrôle de la
stabilité et de la qualité des eaux ainsi que des installations destinées au captage et au conditionnement de
ces eaux.
Art. 23. — Le concessionnaire est tenu d’installer et de faire fonctionner un système de contrôle interne de
la qualité de l’eau à tous les niveaux de la production, et comportant notamment un laboratoire intégré à
l’usine de conditionnement. Le concessionnaire doit garantir la qualité du produit qu’il délivre
conformément à la réglementation en vigueur.
Art. 24. — Lors des différents contrôles effectués par l’exploitant ou par les services concernés de l’Etat et
notamment ceux relevant du ministère chargé des ressources en eau, du ministère chargé de la santé et du
ministère chargé de la protection du consommateur, toute variation constatée dans les caractéristiques de
l’eau minérale naturelle ou l’eau de source doit faire l’objet d’une nouvelle analyse des propriétés de l’eau
auprès des laboratoires prévus par l’article 13 ci-dessus.
A la suite de cette nouvelle analyse, si la variation constatée est confirmée, la commission permanente est
saisie et détermine les caractéristiques de l’eau minérale naturelle ou l’eau de source concernée.
Sur la base des conclusions de la commission permanente :
— soit il est procédé à une confirmation de la reconnaissance de la qualité d’eau minérale naturelle ou
d’eau de source en maintenant son classement initial ou en définissant un nouveau classement de l’eau
minérale naturelle ou de l’eau de source concernée,
— soit, lorsque l’eau, de façon temporaire, présente un danger pour la santé ou ne présente plus les
caractéristiques ou les qualités qui lui ont été reconnues lors de la reconnaissance de sa qualité d’eau
minérale naturelle ou d’eau de source, la concession est suspendue jusqu'à rétablissement de la qualité de
l’eau qui prévalait lors de l’octroi de la concession concernée. Le rétablissement de cette qualité ne peut
être décidé qu’après un nouvel examen par la commission permanente,
— soit, au cas où la modification des caractéristiques de l’eau concernée et la perte de ses qualités
reconnues est définitive, la concession est résiliée.
Art. 25. — Sans préjudice des dispositions législatives et réglementaires en matière de contrôle, le
concessionnaire est tenu d’effectuer sous le contrôle des services compétents des administrations chargées
des ressources en eau, de la santé, de la protection du consommateur, et de l’environnement, chacun pour
ce qui le concerne, et suivant leurs instructions :
— la surveillance et l’entretien des griffons, de la chambre et de la galerie de captage et de l’état des
canalisations,
— la surveillance et le contrôle de l’eau conformément aux prescriptions législatives et réglementaires en
vigueur,
— tous les travaux d’installation ou de rénovation nécessaires à la porte de la galerie de captage pour
l’embouteillage de l’eau minérale naturelle ou l’eau de source,
— toute mesure ayant pour objet la protection environnementale du site, de la ressource ou des installations.
CHAPITRE V
DE LA PROTECTION DES EAUX MINERALES NATURELLES ET DES EAUX DE SOURCE
Art. 26. — Conformément aux dispositions de l’article 114 de la loi n° 83-17 du 16 juillet 1983, susvisée, il
est institué autour de chaque point d’eau minérale naturelle ou d’eau de source un périmètre de protection
qualitative.
La délimitation de cette zone de protection sera précisée par le cahier des charges particulier sur la base de
l’étude hydrogéologique et de l’étude d’impact exigées conformément aux dispositions de l’article 21 ci-
dessus.
Si de nouvelles circonstances en font reconnaître la nécessité, ces périmètres de protection des eaux
minérales naturelles ou des eaux de source peuvent être modifiés et étendus selon les modalités et
procédures qui ont prévalu pour leur délimitation initiale.
Art. 27. — Conformément aux dispositions de l’article 111 de la loi n°83-17 du 16 juillet 1983, susvisée,
sont interdits à l’intérieur des périmètres de protection, toute activité, rejet ou dépôt susceptible d’altérer la
qualité des eaux. Les activités de toute nature que l’exploitant veut exercer ou dont il veut permettre
l’exercice doivent faire l’objet d’une demande particulière jointe au dossier prévu par l’article 21 ci-dessus,
et être expressément autorisées par les clauses du cahier des charges particulier.
Art. 28. — Aucun sondage ou travaux souterrains de quelque nature que ce soit, ainsi que tout travaux
ayant pour objet ou entraînant une modification du captage de l’eau minérale naturelle ou de l’eau de
source ne peuvent être effectués sans l’information et l’approbation de la commission permanente.
CHAPITRE VI
DES SANCTIONS
Art. 29. — Outre les conditions, procédures et modalités de suspension ou de résiliation de la concession
fixées par l’article 24 ci-dessus, pour des raisons liées à la qualité de l’eau minérale naturelle ou de l’eau de
source concernée, la concession peut également être suspendue après mise en demeure puis résiliée dans les
cas suivants :
— en cas de non-respect des clauses contenues dans le cahier des charges particulier ;
— lorsque la source est restée inexploitée ou insuffisamment exploitée pendant deux (2) ans ;
— lorsque le concessionnaire s’abstient de faire procéder aux analyses prévues par le cahier des charges
particulier ou à l’exécution des mesures, procédures ou travaux d’entretien requis par les organes de
contrôle et de surveillance ;
— lorsque l’entretien des ouvrages est insuffisant et qu’il peut en résulter des conséquences dommageables
à l’hygiène et à la conservation de la nappe souterraine.
Art. 30. — Après constat par les organes de contrôle habilités d’une des situations définies par l’article 29
ci-dessus, procès-verbal en est établi et notifié au concessionnaire concerné avec transmission d’un rapport
détaillé à la commission permanente. Le procès-verbal doit préciser les actions, mesures ou travaux à
exécuter pour le rétablissement des conditions acceptables d’exploitation de la concession, ainsi que les
délais d’exécution des mesures requises.
A l’expiration de ce délai, et en cas de constat de non-exécution des mesures requises, la concession est
suspendue et la commission permanente est saisie.
Après vérification des conditions d’exploitation de la concession, audition éventuelle du concessionnaire, et
examen du dossier, la commission permanente peut :
— soit accorder un délai supplémentaire par une mise en demeure adressée au concessionnaire pour
l’exécution des mesures prescrites, à l’issue de laquelle, en cas de non exécution de ces mesures, la
concession sera résiliée ;
— soit proposer la résiliation directe de la concession. La commission permanente peut prononcer la
décision de résiliation aux torts du concessionnaire, sans indemnisation, et proposer toute mesure
conservatoire, toute action jugée utile pour faire disparaître, aux frais du concessionnaire, tout dommage
causé par son exploitation, et toutes les poursuites judiciaires qu’elle estimera utile d’engager.
CHAPITRE VII
DES DISPOSITIONS FINANCIERES
Art. 31. — Le concessionnaire est tenu de payer une redevance annuelle de base au titre de la concession
d’exploitation commerciale d’une eau minérale naturelle ou d’une eau de source. Cette redevance est fixée
par la loi de finances.
Une redevance additionnelle est due en outre par le concessionnaire qui sera fixée par la procédure d’appel
d’offres prévue par les dispositions de l’article 10 ci-dessus .
CHAPITRE VIII
DES DISPOSITIONS DIVERSES
Art. 32. — En cas de sécheresse ou autres calamités, ou si l’intérêt public l’exige, et en tenant compte de
l’intérêt général et de celui du concessionnaire les quantités de prélèvement fixées conformément aux
dispositions de l’article 19 ci-dessus, peuvent exceptionnellement être réduites, après examen par la
commission permanente, en présence du ou des concessionnaires concernés, par arrêté du ministre chargé
des ressources en eau. Cet arrêté vaut modification du cahier des charges particulier concerné en la matière.
Art. 33. — Après la mise en exploitation de la concession, et au cas où, après analyses et tests à la charge
du concessionnaire, il s’avère que l’eau minérale naturelle concernée dispose de vertus thérapeutiques, le
concessionnaire adresse une demande au ministre chargé de la santé pour la reconnaissance de ces vertus
thérapeutiques et sur les conditions requises pour en faire mention sur l’étiquetage.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
Art. 34. — Sur la base de la valeur thérapeutique ou du débit d’une eau minérale naturelle ou d’une eau de
source, et de la nécessité, à ce titre, d’une protection plus rigoureuse, les eaux minérales naturelles ou les
eaux de source concernées peuvent, après examen par la commission permanente et révision du cahier des
charges particulier, être déclarées d’utilité publique par arrêté du ministre chargé des ressources en eau.
Le cahier des charges particulier fixera les prescriptions d’utilité publique applicables à cette eau minérale
naturelle ou à cette eau de source.
Art. 35. — Sans préjudice des dispositions législatives ou réglementaires en la matière, les étiquettes
apposées sur les bouteilles d’eau commercialisées, ne peuvent contenir de mentions relatives à leur qualité
d’eaux minérales naturelles ou d’eaux de source qu’après avoir fait l’objet d’une reconnaissance et d’un
classement selon les procédures fixées par les dispositions du présent décret.
Art. 36. — Sous réserve des dispositions de l’article 19 ci-dessus, les eaux reconnues comme étant des eaux
minérales naturelles ou des eaux de source conformément aux dispositions du présent décret, sont interdites
à toutes utilisations agricoles ou industrielles.
Toute limitation de l’utilisation de l’eau à usage agricole, au titre de l’aliéna ci-dessus doit être compensée
par des apports en eau à partir d’autres sources.
Art. 37. — Toute exploitation d’un gisement d’eau minérale naturelle ou d’eau de source située dans une
aire comportant des éléments relevant du patrimoine culturel est interdite.
Art. 38. — Sans préjudice des interdictions d’utilisation des ressources en eau édictées par les dispositions
de la loi n° 03-10 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 19 juillet 2003, susvisée, et de ses textes
d’application, et dans le cas où la ressource en eau minérale naturelle ou d’eau de source est située dans une
aire protégée, son exploitation doit se faire en conformité avec les dispositions réglementant ces aires
protégées et selon les modalités fixées par le cahier des charges particulier .
Art. 39. — Les eaux thermales sont exclues du domaine d’application du présent décret. Dans le cas d’une
utilisation mixte d’eaux dont le caractère thermal et celui d’eau minérale naturelle ou de source est reconnu
conformément à la réglementation en vigueur, les modalités d’utilisation de ces eaux sont fixées par un
arrêté conjoint des ministres chargés des ressources en eau et du tourisme.
Art. 40. — Les conditions relatives au conditionnement et à l’emballage des eaux minérales naturelles et
des eaux de source ainsi que les matières utilisables à ce titre et les modalités de leur récupération, de leur
valorisation et de leur recyclage sont fixées par un arrêté conjoint des ministres chargés des ressources en
eau, de l’environnement, du commerce, de la santé et de l’industrie.
Art. 41. — En vue de la mise en conformité aux dispositions du présent décret, les exploitants publics ou
privés d’eau minérale naturelle ou d’eau de source doivent présenter leur demande de concession dans un
délai n’excédant pas six (6) mois après la publication des arrêtés prévus par les dispositions du présent
décret.
Art. 42. — Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et
populaire.
Fait à Alger, le 27 Joumada El Oula 1425 correspondant au 15 juillet 2004.
Ahmed OUYAHIA.
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ANNEXE 1
CAHIER DES CHARGES-TYPE RELATIF A LA CONCESSION D’EXPLOITATION DES EAUX
MINERALES NATURELLES ET DES EAUX DE SOURCE
Article 1er. — En application des dispositions de l’article 19 du décret exécutif n° 04-196 du 27 Joumada
El Oula 1425 correspondant au 15 juillet 2004 relatif à l’exploitation et la protection des eaux minérales
naturelles et des eaux de source, le présent cahier des charges-type a pour objet de déterminer les clauses,
droits et obligations que doivent comporter les cahiers des charges particuliers.
CHAPITRE I
DE L’ELABORATION ET DU CONTENU DES CAHIERS DES CHARGES PARTICULIERS
Art. 2. — Elaborés par la commission permanente instituée par les dispositions de l’article 7 du décret
exécutif n° 04-196 du 27 Joumada El Oula 1425 correspondant au 15 juillet 2004 , susvisé, et approuvés
par arrêté du ministre chargé des ressources en eau, les cahiers des charges particuliers établis pour chaque
concession doivent comporter :
— l’ensemble des conditions, procédures, droits et obligations que les dispositions du décret exécutif n° 04-
196 du 27 Joumada El Oula 1425 correspondant au 15 juillet 2004 prévoient comme devant être fixées
et/ou précisés par les cahiers des charges particuliers ;
— l’ensemble des dispositions prescrites par le présent cahier des charges-type ; — toute autre condition ou
procédure conforme aux dispositions du décret exécutif n° 04-196 du 27 Joumada El Oula 1425
correspondant au 15 juillet 2004, susvisé, et répondant à des réalités ou à des particularités spécifiques du
gisement d’eau minérale naturelle ou de l’eau de source concernée, ou susceptible de préciser les
conditions générales de passation ou d’exploitation de la concession.
Art. 3. — Les cahiers des charges particuliers doivent comporter l’ensemble des prescriptions relatives :
— au concessionnaire et au régime général de la concession ;
— aux installations d’exploitation de l’eau minérale naturelle ou de l’eau de source concernée ;
— à la protection du gisement d’eau minérale naturelle ou d’eau de source concernée ;
— au contrôle et à la surveillance de l’eau minérale naturelle et de l’eau de source concernée.
CHAPITRE II
DES PRESCRIPTIONS RELATIVES AU CONCESSIONNAIRE ET AU REGIME GENERAL DE
LA CONCESSION
Art. 4. — Au titre des dispositions relatives au concessionnaire et au régime général de la concession, les
cahiers des charges particuliers doivent préciser :
— l’identité du concessionnaire ;
— les références de l’autorisation de travaux de recherche et de captage ou du titre sur la base duquel est
octroyée la concession ;
— les références de l’acte de reconnaissance de la qualité d’eau minérale ou d’eau de source ;
— le débit ou les quantités que le concessionnaire peut prélever ;
— les traitements et adjonctions permis pour la catégorie d’eau minérale naturelle ou d’eau de source
concernée ;
— l’obligation de porter immédiatement à la connaissance du concédant toutes variations qui
surviendraient dans la qualité de l’eau ou dans le débit de la source ;
— l’obligation d’élection de domicile du concessionnaire dans la localité où est implantée la concession ;
— l’obligation du concessionnaire, sous peine de résiliation de la concession à ses torts et de poursuites
judiciaires le cas échéant, d’informer le concédant de toute entreprise et usurpation ou de tout acte de
nature à préjudicier au droit de propriété de l’Etat.
Art. 5. — Sont seules considérées comme faisant partie de la concession, les eaux en provenance du forage
ou de la source dans la limite de la quantité maximale journalière fixée par la commission permanente.
Le concessionnaire ne peut prélever du forage une quantité d’eau supérieure à celle fixée par le cahier des
charges particulier. Les débits journaliers exploités doivent être mentionnés dans le registre d’exploitation
et mis à la disposition du concédant.
Le concessionnaire est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter le gaspillage et la perte de
l’eau. L’eau doit être amenée par canalisation étanche jusqu’à l’unité de production.
Art. 6. — La concession est accordée pour une durée de cinquante (50) ans. Elle prend effet à partir de la
publication au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire de l’arrêté
l’approuvant et prend fin le 31 décembre de la cinquantième année. Elle est renouvelable selon les mêmes
formes qui ont servi à l’octroi de la concession .
Art. 7. — En fin de concession, l’ouvrage de captage sera considéré comme bien en retour à l’Etat. Les
installations et machines resteront la propriété du concessionnaire qui devra les enlever.
CHAPITRE III
DES PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX INSTALLATIONS D’EXPLOITATION DES EAUX
MINERALES NATURELLES OU DES EAUX DE SOURCE
Art. 8. — En matière d’installations d’exploitation de l’eau minérale naturelle ou de l’eau de source, les
cahiers des charges particuliers doivent préciser :
— Les caractéristiques des installations de pompage ou de captage des eaux ;
— les caractéristiques de l’unité de conditionnement de l’eau ;
— l’implantation de l’unité de conditionnement qui doit être la plus proche possible du point de captage
d’eau ;
— l’obligation de la conformité du projet à la réglementation en vigueur, notamment celle relative aux
établissements classés ;
— l’obligation de réaliser les installations de façon à éviter toute possibilité de contamination et à
conserver les propriétés de l’eau minérale naturelle ou de l’eau de source répondant à sa qualification ;
— les délais de réalisation de l’unité de conditionnement d’eau et les délais de mise en production.
CHAPITRE IV
DES PRESCRIPTIONS RELATIVES A LA PROTECTION DU GISEMENT DES EAUX
MINERALES NATURELLE OU DES EAUX DE SOURCE
Art. 9. — Les cahiers des charges particuliers doivent préciser les périmètres de protection autour du forage,
de la source et des ouvrages de stockage de l’eau et doivent fixer pour chaque zone du périmètre de
protection, les activités et plantations autorisées, ainsi que les clôtures ou tout autre ouvrage de protection.
Les cahiers des charges particuliers doivent comporter également toute autre prescription relative à la
protection de la ressource découlant de l’étude hydrogéologique et/ou de l’étude d’impact.
Art. 10. — Les cahiers des charges particuliers doivent comporter une clause engageant la responsabilité du
concessionnaire en matière de protection et de sauvegarde de la ressource et des ouvrages et équipements
dès la mise en exploitation du forage ou de la source.
Art. 11. — Sans préjudice des dispositions législatives et réglementaires en la matière, les cahiers des
charges particuliers doivent comporter toute prescription sur les assurances que l’exploitant doit contracter
au titre de la concession qui lui est octroyée, et aux fins de la protection des consommateurs, de la ressource,
des installations ou des pollutions éventuelles.
CHAPITRE V
DES PRESCRIPTIONS RELATIVES AU CONTROLE ET A LA SURVEILLANCE DES EAUX
MINERALES NATURELLES ET DES EAUX DE SOURCE
Art. 12. — Les cahiers des charges particuliers doivent préciser les conditions dans lesquelles le
concessionnaire doit procéder à l’installation, à ses frais, de deux compteurs d’eau, l’un à l’entrée de l’unité
de conditionnement aux fins de mesures rapides du débit et à des prélèvements pour analyse ; le deuxième
pour enregistrer le débit exploité à la sortie de l’unité. Les frais de maintenance des compteurs et de leur
changement sont à sa charge.
Art. 13. — Le concessionnaire est tenu de procéder au contrôle de l’eau minérale naturelle ou de l’eau de
source objet de la concession conformément aux dispositions des articles 23 et 24 du décret exécutif n° 04-
196 du 27 Joumada El Oula 1425 correspondant au 15 juillet 2004, susvisé.
A ce titre, les cahiers des charges particuliers doivent préciser le contenu et la fréquence des analyses
quotidiennes, périodiques ou de confirmations, ainsi que les modalités et procédures d’inscription des
résultats des analyses dans un registre coté et paraphé qui doit être présenté lors des contrôles et transmis
mensuellement à l’autorité désignée par le cahier des charges particulier.