Examen Neurologique des NERFS CRANIENS
Il s’agit d’une recherche soigneuse d’une paralysie
même discrète d’un ou des plusieurs nerfs crâniens. On examinera
successivement les douze paires crâniennes en groupant toutefois les III,
IV et VI qui sont les nerfs moteurs des globes oculaires.
La paralysie de la première paire ou nerf olfactif se
traduit par anosmie ou perte de l’odorat les causes de cette affection
peuvent être multiples notamment la fracture de la base du crâne, la
tumeur du lobe frontal le méningiome de la petite aile du sphénoïde le
tabès et parfois la tumeur temporale (lobule l’hippocampe).
La paralysie de la paire II ou nerf optique s’observe
par une baisse de la l’acuité visuelle ou la cécité à préciser par un examen
ophtalmologique spécialisé. Il existe alors une névrite optique dont les
types peuvent être variés. C’est ainsi qu’on peut citer lac neuro-rétinite ou
atteinte de la rétine, la névrite optique rétrobulbaire ou atteint aux nerfs
optique en arieure du bulberétinion qu’on rencontre surtout dans sclérose
en plaque et l’alcoolisme. On appelle hémianopsie l’affaiblissement ou
perte de la vue dans un une moitié du champ visuel. Cette situation est
créée par des lésions des voies optiques situées au niveau ou derrière le
chiasma optique. Il s’agit le plus souvent des tumeurs hypophysaires. On
distingue les mianopsie nasale quand c’est la moitié internes du champ
visuel qui est atteinte et le mianopsie temporale quand c’est la motié
externe .on distingue l’hémianopsie nasale quand c’est la moitié interne
champ visuel qui est atteinte et
L’hémianopsie temporale quand c’est la moitié externe. L’hémianopsie est
dite homonyme,
Hétéronyme ou double lorsqu’elle intéresse respectivement les deux
moitiés correspondantes à deux champs s (droit ou gauche de chaque
côté), les moitiés symétriques des deux champs (droit d’un côté et gauche
de l’autre), ou les 2 (deux) cotés successifs.
La paralysie des nerfs moteurs de l’œil (III, IV et VI),
peut se chercher comme suit :
La paralysie de l’oculomoteur commun(III) provoque un
strabisme divergent (strabisme =défaut de convergence des deux axes
visuels vers le point fixé, le sujet ne regardant qu’avec un œil, presque
toujours le même), et aussi un ptosis de la paupière supérieure. On parle
de strabisme divergent ou convergent suivant que la déviation est en
dehors ou en dedans respectivement.
La paralysie du pathétique (IV) empêche le globe
oculaire de regarder en bas et en dehors, à cause de l’atteinte du muscle
grand oblique.
La paralysie de l’oculomoteur externe (VI) entraine une
diplopie (perception des deux images pour un seul objet) et un strabisme
convergent.
Ce même examen peut maitre en évidence du
nystagmus. Ce terme désigne les mouvements involontaires, saccadés et
rythmés du globe oculaire qui d’origine congénitale ou acquise sont dans
une lésion des contre nerveux. On examinera ensuite l’état de pupilles
(myosis, mydriase, anisocorie) et les réflexes pupillaires à la lumière et la
convergence comme déjà signalé plus haut.
La paralysie de la Vème paire ou nerf trijumeau s’étudie
en deux directions :
L’examen du V sensitif, nerf sensitif de la face se fait en
explorant la sensibilité faciale superficielle de chaque cotés ; on y ajoutera
la sensibilité cornéenne, aisément adjectivé grâce au reflexe cornéen de
l’atteinte du V moteur se traduit par la bouche oblique ovalaire c’est-à-dire
lorsque le patient ouvre fortement la bouche, le maton se dévie vers le
coté paralysé ; on peut aussi ajouter patient ne parvient
pas serrer les dents du coté atteint.
La paralysie de la VIIème paire ou nerfs faciales s’étudie
en recherchant une asymétrie de la musculature faciale, asymétrie souvent
discrète au repos mais plus évidente lors du mouvement de la mimique.
On peut distinguer deux types de paralysie faciale à
savoir la grande paralysie et les paralysies frustes.
Dans la grande paralysie faciale l’asymétrie frappe dès
l’abord. C’est ainsi que au repos on observe l’attraction de la commissure
labiale du coté sain, l’effacement du sillon naso-genien l’ouverture de la
palpébrale du coté paralysé plus grande que du côté sain ; la paupière
inferieure tant aussi à s’eversser d’où l’existence de (inocclusion
des paupière) et l’epifora( écoulement de larmes sur la joue). Au
mouvement évidemment l’asymétrie s’exagéra.
Dans les paralysies faciales frustes à qui sont plus
fréquente il est par contre plus difficile de reconnaitre l’asymétrie du
visage. On recourt à deux procédées pour détecter l’atteinte du nerf faciale
inferieure ou supérieure. Pour le nerf faciale inferieur, on demande au
patient de montré les deux. Cette manœuvre permet de percevoir des
différences minimes entre les deux côtés de la face. Quant au nerf facial
supérieur on demande de fermer la paupière aussi énergiquement que
possible.
Les causes de la paralysie faciale peuvent se diviser en
trois catégories. On parle de paralysie ‘’ à frigore ‘’. Qui sont observé à la
suite d’un refroidissement. Ce type d’atteinte n’est pas bien connu dans
son origine mais reste le plus fréquent. Il existe en outre ces lésions connu
d’origine centrale comme ramollissement cérébral, les lésions vasculaires
et les tumeurs cérébrales. D’autres lésions connues d’origine périphérique
et nous citons le traumatisme d’autiste moyenne et la ciphilis.
La paralysie de la VIIIème paire ou nerfs auditif cette
paire à la fois le nerf de l’audition par ce fibre cochléaires et le nerf de
l’équilibration par ce fibre vestibulaire.
Les trouble de la fonction cochléaires menant à la
nudité, celle-ci peut être apprécier grossièrement en clinique par
d’une montre ou du chicotement de la voix il existe plusieurs méthodes
plus précise et plus spécialisés(ORL) comme l’épreuve de schabach ; rume
et weber ( au diapason) et l’examen audiométrique.
Les troubles de la fonction vésiculaires produisent les
vertiges. On parle du vertige labyrinthique quand le sujet a l’impression de
voir réellement tourner autour de lui les objets qui l’entourent on peut
rechercher en plus les signes de Romberg Labirinthytique c.à.d tendance
à chuter dans une direction donnees quand le malade quand le malade
garde les yeux fermés. Le sens de la chute est toujours la même, à moins
qu’on modifie la position de la tête.
La paralysie de la IX paire ou nerfs glosopharyngien est observée rarement
isolement. On étudie en examinant le degré de la sensibilité de la partie
postérieure de la langue et la présence du réflexe de contraction du
pharynx postérieur.
La paralysie de la Xème paire ou du nerf pneumogastrique (nerf vague)
s’étudie mieux par la motilité du voile du palais et du larynx. Pour ce faire
on peut demander au malade soit d’ouvrir la bouche et de dire « ah I »
dans le but d’observer la motilité du voile du palais soit de prononcer
certains mots qui exigent la fermeture complète du naso-pharynx, comme
‘’bauche’’ ‘’gangster’’ ect…. La raucité de la voix sera présente dans la
paralysie bilaterale du larynx alors que
ne produit pas des symptômes.
La paralysie de XIème paire nerf spinal s’observe par l’étude du muscle
sterno-cléido-mastoïdien dont la paralysie entraine la faiblesse de
rotation du menton vers le coté sain.
La paralysie de la XIIème paire ou nerf grand hypoglosse s’observe à
l’étude de la motilité de la langue lorsqu’on prie le sujet de tirer la langue
au dehors , celle-ci apparait déviée du côté paralysé, il a en outre
fibribrillations et atrophie progressive de l’hémi-langue paralysée.
Examen des ganglions
Il s’agit d’un examen systématique de toutes les aires ganglionnaires
au niveau du cou, du menton, de l’aisselle, du coude, de l’abdomen de
l’aine ou du creux popliéré.
On apprécie la palpation :
1. La taille ou volume qui renseigne sur l’augmentation du ganglion
(adenomégalie ). Celui-ci peut prendre le volume d’une cerise, d’un
œuf pigeon, d’un œuf de poule, d’une balle de pingpong.
2. La consistance qui peut etre molle (tuberculose, histoplasmose),
ferme ( d’hodgkun ) ou dur (cancer).
3. Le rapport entre ganglion qui, en cascade coalescence, forment un
‘’paquet’’ ganglionnaire.
4. Le rapport avec tissu avoisinant qui renseigne sur la mobilité ou
fixité ganglionnaire.
5. La suppuration et séquelles qui, dans certain cas forment ce qu’on
appelle écrouelles notamment au cou dans le cas de la tuberculose
ganglionnaire.
On distingue diffèrent type des adénopathies :
1. Le type primaire comprend notamment les hémopathies (comme
leucémies lymphoïdes, lymphome, reticulo-lymphosaroomes) et les
infections comme tuberculose ganglionnaire, trypanosomiases,
histoplasmose, abcès axillaire.
2. Le type secondaire ou satellite d’une affection primaire, dépend de la
localisation de c’est ainsi qu’on peut découvrir les adénopathies
cervicales, maxillaires ou sous-mentonnières satellites d’une
infection de la gorge, des angines, des otites ou des abcès dentaires.
Les adénopathies axillaires et epitrochléennes peuvent accuser la
présence d’une lymphangite de membre supérieur ou d’une
infection des doigts comme le panaris. Par contre les adénopathies
mésentériques peuvent témoigner de la présence d’une tuberculose
intestinale alors que les inguinales seraient sous l’influences d’un
chancre syphilitique, de la maladie de Nicolas Paver ou d’une
lymphangite de membres inférieurs. Il faut aussi signaler la
localisation ganglionnaire des métastases cancéreuses.
CHAPITRE V
EXAMEN DE L’APPREIL RESPIRATOIRE
1) TOPOGRAPHIE CLINIQUE DU THORAX
1°. QUELQUES RAPPELS ANATOMIQUES
1) Sur la ligne médiane antérieure
1. La fossette jugulaire, située au-dessus du manubrium
sternal, est limitée latéralement par le chef sternal du muscle
sterno-cléido-mastoïdien.
2. Le sternum se dirige en bas en avant, sauf au niveau de
sa partie inferieur qui devient verticale et peut même être
légèrement rentrante. La direction l’appendice typhoïde est
variable. On donne le nom d’angle de Louis à la saillie située au
niveau de l’articulation de la 2eme cote avec le sternum.
2) Sur le côté de la ligne médiane :
1. La fosse sus-claviculaire est limitée en avant par la
clavicule, en dedans par le bord postérieur du sterno-
cléido-mastoïdien et en une goutte d’eau qui y serait
déposée s’écoulerait au-dessus de la clavicule.
2. La fosse sous-claviculaire s’étend en-dessous de la
clavicule jusqu’à la 2eme cotes ; elle est à peine marquée
par, sauf au niveau de la sa partie externe qui constitue
le creux Moherenheim.
3. La région mamillaire s’étend jusqu’à la 6eme cote : les
pectoraux y masquent les cotes et les espaces
intercostaux.
4. L’hypochondre thoracique s’étend, sous la région
mamillaire jusqu’au rebord costal.
3) Sur la ligne médiane postérieure :
La colonne vertébrale présente des courbures physique dans le
sens antéro-postérieur : la colonne cervicale est concave, la
colonne dorsale convexe, et la colonne et la colonne lombaire
concave.
A l’état normal, toutes les vertèbres doivent être médiane la saillie
de la 7eme vertèbre cervicale est un repère particulièrement
important.
4) Sur les côtés de la ligne médiane postérieure :
1. L’espace intervertébral-scapulaire est compris entre le bord
interne de l’omoplate et la colonne vertébrale.
2. La région sus-épineuse est située au-dessus de l’épine de
l’omoplate.
3. La région sous-épineuse est située en-dessous de celle-ci.
4. La région sous-scapulaire est située en-dessous de l’angle
inferieur de l’omoplate.
Normalement, les omoplates sont bien appliquées entre la paroi
thoracique ; il est impossible d’introduire les doigts entre les cotes et
scapulum.
5) Sur les faces latérales du thorax
1. Le creux axillaire est imité en avant par le muscle grand
pectoral et en arrière par le muscle grand dorsal.
2. Les cotes et les espaces intercostaux ne sont bien visibles
qu’à la partie inférieure du thorax.
2°. LIGNES DE REPERE
Pour mieux s’orienter en matière de topographie thoracique, on
utilise un certain nombre de lignes de repère verticales conventionnelles.
1. La ligne médiane antérieure
2. La ligne sternale, qui longe le bord externe du sternum.
3. La ligne par-asternale, situé à égale distance de la ligne
sternale et de la ligne mamillaire.
4. La ligne mamillaire, qui passe par le mamelon et correspond
chez l’homme à la ligne médio-claviculaire (verticale passant
par le milieu de la clavicule) chez la femme, dont le mamelon
occupe une situation variable, on utilise comme repère la ligne
medio-claviculaire.
5. La ligne axillaire antérieure, qui descend du bord inferieure du
muscle grand pectorale.
6. La ligne axillaire moyenne, qui part du sommet du creux
axillaire.
7. La ligne axillaire postérieure, qui descend du bord du muscle
grand dorsal.
8. La ligne scapulaire, passant par l’angle inferieur de l’omoplate.
9. La ligne médiane postérieure.
II. INSPECTION DU THORAX
L’inspection du thorax au repos peut révéler de des informations
symétriques ou asymétriques.
1°. DEFORMATION SYMETRIQUE
1. Le thorax paralytique est allongé, plat et étroit. Les cotes sont très
obliques, l’angle épigastrique aigu. Les fosses sus- et sous-
claviculaire sont profondes. Par suite de la faiblesse de la
musculature, les omoplates sont souvent ailées. C’est le thorax
des asthéniques, on l’observe chez beaucoup des tuberculeux.
2. Le thorax emphysémateux est court, profond et large. Les cotes
sont presque horizontales, l’angle épigastrique obtus. Les fosses
sus-claviculaires sont effacées, souvent remplacées par voussure.
On donne aux extrême le nom de ‘’thorax tonneau’’.
3. Le thorax rachitique présente d’ordinaire l’aspect de la ‘’poitrine
de poule’’ (ou poitrine en carène) : les portions antérolatérales du
thorax sont déprimées, alors que le sternum est saillant.
On observe parfois une dépression circulaire au niveau de l’insertion du
diaphragme (sillon de Harrison) la palpation révèle souvent au niveau de
la jonction des cotes avec les cartilages costaux, des nodosités qui
constitue le ‘’chapelet rachitique’’.
4. Le thorax cyphotique
L’intervention des muscle de la presse abdominale des carrés des lombes
et de petits dentelés inferieurs. La respiration forcée permet d’apprécier :
1) L’élasticité du thorax : un thorax d’élasticité normale assure une
ampliation régulièrement progressive.
2) La symétrie de la respiration qui normalement parfaite.
3) La capacité respiratoire on peut l’apprécier sans recourir à la
spenometrie mesurant le périmètre thoracique à auteur de
mamelons, en inspiration et en expiration forcée. A l’aide d’un
ruban métrique. On trouve normalement entre les deux chiffres
une différence de 6 à7 centimètre.
2°. LES MODIFICATIONS PATHOLOGIQUES DE LA RESPIRATION
Les mouvements respiratoires peuvent présenter l’état pathologique des
changements de fréquences, d’amplitude et des rythmes.
On peut observer encore d’autres anomalies : changement de type
respiratoire asymétrique de la respiration, retrait inspiratoires voussures
expiratoires.
On désigne du nom de dyspnée toutes les respirations devenues difficiles.
L’accélération des mouvements respiratoires ou polypnée s’observe :
1) En cas de fièvre par suite d’une action directe de l’hyperthermie sur
le centre respiratoire.
2) En cas de diminution de la surface d’hématose, par lésion
pulmonaire (pneumonie, bronchopneumonie, sclérose pulmonaire
étendue) ou pleurale (compression du poumon par un épanchement
ou pneumothorax)
3) En cas de respiration superficielle
4) Dans l’insuffisance cardiaque
5) Dans les anémies de toutes natures
Le ralentissement des mouvements respiratoires (bradypnée, oligopnée)
est moins fréquent. Il se produit :
1) Dans certain dyspnée liées à une difficulté du passage de l’air à
travers les voies respiratoires (sténose du larynx ou de la trnchée,
microbrochite généralisée, asthme)
2) Dans certains cas d’attente directe des centres respiratoires par une
cause mécanique (hypertension intracrânienne) ou toxique
(intoxication barbiturique coma-diabétique, infection
graves) de même que l’épuisement présargonique des centres
nerveux.
MODIFICATION DE L’EMPLITUDE RESPIRATOIRE
L’amplitude respiratoire diminue :
1) Lorsque la respiration est douloureuse (point de côté des plusieurs
et des pneumonies, rhumatisme intercostal).
2) Lorsque la paroi thoracique ou le diaphragme manquent de mobilité
(ankylose des articulations costo-vertébrales, soulèvement du
diaphragme sous l’influence d’une augmentation de pression intra-
abdominale ou par suite de paralysie phrénique).
3) Quand les poumons manquent d’élasticité (emphysème). Une
diminution d’amplitude locale s’observe au niveau de toutes les
densifications pulmonaires.
Une augmentation des excursions respiratoires (bathypnée) s’observe :
1) Dans les sténoses des voies aériennes, ou la bathypnée est souvent
associé à l’oligopnée.
2) Chez les cardiaques les anémiques et dans l’emphysème vicoriant : la
bathypnée est associée dans ces cas à la polypnée.
3) MODIFICATIONS DU RYTHME RESPIRATOIRE
a) Modifications du rapport de durée entre l’inspiration et
l’expiration
Dans la plupart des dyspnées, les deux temps de la respiration sont
modifiés de façon identique : on dit alors que la dyspnée est mixte. Mais la
difficulté de la respiration peut être nettement prédominante à l’un des
temps.
La dyspnée inspiratoire et la mise en jeu des muscles inspirateurs
accessoires. Elle s’observe dans les sténoses des grandes voies aériennes.
La dyspnée inspiratoire est caractérisée par un allongement de l’expiration
de l’intervention et l’intervention des muscles expirateurs. On la racontre
dans l’emphysème et l’asthme bronchique.
b) Modification du rythme de la succession des différents
mouvements respiratoires.
1) la respiration de Biot est caractérisée par l’apparition à l’intervalle
régulier ou irrégulier des pauses respiratoires. Les mouvements
respiratoires restent d’égale amplitude. Cette anomalie s’observe
surtout en cas de méningite.
2) La respiration de Cheyne-Stokes est caractérisée par des pauses
d’apnée suivies des périodes durant lesquelles les mouvements
respiratoires augmentent progressivement d’amplitude, puis
diminue progressivement aussi, jusqu’à une nouvelle période
d’apnée. On rencontre dans diverses affections cérébrales et
méningées les asystolies l’urémie, les intoxications à la morphine et
au verona, enfin dans certaines affections comme la fièvre typhoïde.
Le pronostic du Cheyne-Stokes est grave ; moins cependant que
celui de la respiration Biot.
Notons toutefois qu’une variation périodique de l’amplitude des
mouvements respiratoires peut s’observer pendant le sommeil chez
des sujets normaux. Chez l’enfant et le vieillard, il peut même y avoir
des courtes pauses.
3) La respiration de Kuusmau est caractérisée par une inspiration
profonde et bruyante, suivie d’une pause à laquelle succèdent
expiration longue et gémissante, puis une nouvelle pause ; c’est donc
un rythme en quatre temps. Elle est typique du coma diabétique.
4°) CHANGEMENT DU TYPE RESPIRATOIRE
Le type abdominal évolue vers le type costal dans les conditions qui
gênent les mouvements du diaphragme :
1) Soulèvement du diaphragme par une accise ou
d’un organe abdominal.
2) Des séreuses péritonéales ou pleurales
PAGE NON VISIBLE
C’est le phénomène du tirage qui constitue un des symptômes
fondamentaux du croup. On peut le voir également dans certaines
broncho-pneumonies de l’enfant, quand l’inspiration est rapide.
7°) VOUSSURES EXPIRATOIRES
On observe une voussure expiratoire au niveau des fosses
sucla-viculaires de certains emphysémateux.
III. PALPATION DU THORAX.
La palpation du thorax à trois buts principaux : de la détermination
des points douloureux, de l’appréciation de la symétrie des
mouvements respiratoires et la recherche des vibrations vocales.
1°) RECHERCHE DES POINTS DOULOUREUX
La palpation permet souvent de précisément des douleurs
accusées spontanément par le malade. Ces douleurs peuvent être :
1) D’origine pariétale : osseuse (périostites, fracture des cotes ; carie
costale), musculaire (rhumatisme) nerveuse (névralgies) ;
2) D’origine pleurale ou pulmonaire : le point de cote pleurale
s’accompagne souvent d’une zone d’hyperesthésie cutanée plus
ou moins étendue. La plus part des affections pulmonaire
(pneumonie, tuberculose) ne sont pas douloureux que par suite
de l’irritation pleurale qu’elles provoquent. Le cancer du poumon
peut causer de vives douleurs par envahissement nerveux.
3) D’origine cardio-vasculaire : l’angine de poitrine peut
s’accompagner d’une hyperesthésie de l’air précordiale.
On n’oubliera pas les irradiations hautes certaines crises
douloureuses hépatiques et gastriques.
2°) APPRECIATION DE LA SYMETRIE DES MOUVEMENTS
RESPIRATOIRES
On comparera le soulèvement inspiratoire de 2 régions homologues en y
appliquant les mains symétriquement, sans exercer de pression. La
comparaison de la respiration des sommets est particulièrement
importante : le retard du soulèvement inspiratoire d’un sommet indique
presque toujours des adhérences pleurales à son niveau (signe de
Rouault).
3°) RECHERCHE DES VIBRATIONS VOCALES
Si l’on applique la main sur le thorax d’un individu qui parle-t-on reçoit
des vibrations qui constitue le frémissement vocal. Ce frémissement
provient de la transmission successive des vibrations des cordes vocales, la
colonne d’air contenue dans la tranchée et broches aux parois de la voix,
la hauteur et l’intensité dès son émis, l’épaisseur des parties molles et
l’élasticité du thorax. Elles cessent au niveau de bord inferieur du poumon
qui peut être délimité de cette façon.
En vue de cette recherche, on fait répéter par le patient les chiffres 33 ou
44.
Les vibrations vocales sont diminuées ou manquent :
1) en cas d’oblitération bronchique (corps étrangers, tumeurs,
compression) ;
2) Lorsqu’il existe dans la plèvre un milieu solide, liquide ou gazeux
tumeur, épanchement, pneumothorax) ;
3) quand la paroi thoracique est épaisse (œdème, obésité, abcès).
Les vibrations vocales sont augmentées :
1) en cas de densification pulmonaire ayant respecté la perméabilité des
bronches : type en est la pneumonie lobaire.
2) dans les cavernes superficielles vides, communiquant librement
avec les bronches.
Accessoirement ; la palpation du thorax peut encore servir à apprécier le
volume et la consistance des muscles qui recouvrent le sommet du
poumon ; ces muscles présentent souvent une atrophie précoce dans la
tuberculose pulmonaire.
Le pulper peut encore mettre en évidence le frémissement
pleural traduction tactile du bruit de frottement, et le frémissement
bronchique lié à certains gros râles de bronchite.
IV. PERCUSSION DES POUMONS
Découverte au 18è siècle par auenbrugger, la percussion des
poumons n’est nullement supplantée à l’heure actuelle par les progrès de
l’examen radiologique ; elle reste pour le praticien un procédé
d’exploration de premier ordre.
4°) TECHNIQUE GENERALE DE LA PERCUSSION
Il existe 2 méthodes de percussion : la percussion immédiate et
percussion médiate.
La percussion immédiate n’est plus guère utilisée : en
percutant le thorax avec les doigts fléchis, on éveille qu’une sonorité trop
faible. On peut cependant vérifier rapidement l’existence d’une matité
étendue en percutant le thorax à plaine main.
La percussion médiate peut être instrumentale ou
interdigitale.
La méthode instrumentale utilise un plessimètre, plaque
d’ivoire ou d’ébonite appliquée sur la peau, et un marteau, à tête garnie de
cuir ou de caoutchouc. Elle est entièrement abandonnée aujourd’hui.
La méthode interdigitale (ou digitale) est celle que l’on utilise
couramment, l’extrémité du radius de la main gauche, appliquée contre la
paroi, à la base de la phalangette.
La face antérieure du thorax a l’exception de sommet pulmonaire et se
face latérale peuvent également être percuté a position coucher il est à
conseiller de placer les doigts pléssimetrique pareillement aux limites
supposées. Les limites a déterminées étant superficielle et une percussion
légère se fera chez les sujettes dont les parois ne pas anormalement
épaisse.
B. LIMITES PLESSIMETRIQUE DES POUMONS NORMAUX
1. cercle des sommets :
Partant de l’apophyse épineuse de la 7eme vertèbre cervical, le cercle des
sommets s’étant jusqu’à l’angle former par la partie horizontale du muscle
trapèze avec sa portion verticale. Il descend obliquement de là vers
l’articulation sténo-claviculaire à partir de ce repéré les bords des deux
poumons se comporte de façon différentes : le bord du poumon droit
dépasse légèrement la ligne médiane au niveau de l’angle de Louis, pour
descendre de là verticalement jusqu’à hauteur du 5eme espace intercostal,
tandisque les les bords du poumon gauche loge la ligne sternal jusqu’au
bord supérieur du 4eme cartilage costal.
2. cercle de bases : la délimitation complète » du cercle de bases est
solidaire de celle de l’chancreuse cardiaque.
Descendu un peu à gauche de la ligne médiane jusqu’au niveau du 5eme
espace intercostal, le bord du poumon droit oblique vert la droit, croise la
6eme cote sur la ligne par asternal ; le bord inferieur de cette cote sur la
ligne mamillaire, la 6eme cote sur la ligne axillaire et la 10eme sur la ligne
scapulaire ; pour aboutir à l’apophyse épineuse de la 10eme vertèbre
dorsal.
A hauteur du bord supérieur du 4eme cartilage costal, les bords du
poumon gauche s’infléchit en dehors, et décrit une courbe à convexité
gauche (echacrire cardiaque), qui croise la ligne par asternal dans le 5eme
espace et rejoint le bord inferieur de la 6eme cote au niveau de la ligne
mamillaire. A partir de celle-ci, les limites sont symétriques de celle du
poumon droit.
La sonorité de la base pulmonaire droite est en rapport avec la matité
epatique. La limite entre les deux ergane est facile à mettre en évidence.
Quant à la base du poumon gauche elle est délimitée, de la ligne
mamillaire aux environs de la ligne axillaire postérieure par le tympanisme
gastrique ; plus en arrière par la matité splénique et celle de la région
lombaire gauche. La détermination de la limite gastro-pulmonaire est la
plus délicate, parce-que le tympanisme gastrique est perçu à travers la
partie inférieure du poumon et que la sonorité gastrique se rapproche de
sonorité pulmonaire quand l’estomac est météorisé.
3) Isthme de kronig
Si l’on percute le poumon le long du profil de l’épaule, on met
normalement en évidence, entre la matité du coup et celle de l’épaule,
une bande de sonorité de 5 à 7 cm de largeur.
a) DEPLACEMENT DU BORD INFERIEUR DES POUMONS
1) Excursion respiratoire
Les excursions respiratoires du bord inferieur des poumons ne sont guère
perceptibles en respiration calme ; c’est pourquoi le repérage du cercle de
base n’a pas à en tenir compte. Il n’en est pas de même en respiration
forcée.
En respiration forcée la limite inférieure du poumon s’abaisse d’environs
2cm. Sur les lignes mamillaire et scapulaire et de sinus consto-
diaphragmatique.
En expiration forcée, on observe un encensions d’amplitude équivalente.
2) Décubitus latérale, quand un sujet sain se couche sur le niveau de
la ligne axillaire moyenne.
b) PERCUSSION SYMETRIQUE COMPAREE
Les poumons n’ont pas une sonorité uniforme sur toute leurs étendus ;
c’est le résultat de l’épaisseur variable de la paroi et du parenchyme aéré.
En avant, c’est le deuxième espace intercostal qui donne la sonorité la plus
nette : la paroi est mince et l’épaisseur du tissu pulmonaire importante.
A partir du 3eme espace l’épaisseur des parois par les muscles pectoraux et
le sain diminue la sonorité pulmonaire. Du côté gauche on a à tenir
compte de la matité relative du cœur.
A hauteur du 5eme espace, commence, à droit, la matité relative du foie
En arrière
Les espaces sus-épineux sont peu sonore. La région inter scapulaire (le
tiers externes de l’espace sus-peineux) est mat est situé en dehors du
sommet du poumon.
Latéralement
La percussion éveil une sonorité intense jusqu’à hauteur de la matité
relative du foie.
La suite de ces variations on ne peut comparer que les sonorités des
régions symétriques. C’est ce que justifie la pratique de la percussion
symétrique comparée ; celle-ci permettant la mise en évidence les plus
faibles différences des sonorités, si l’on a bien recours à une percussion
identique pour les deux côtés.
Il y a lieu de tenir compte de ce qu’à l’état physiologique, le sommet droit
est un peu moins sonore que la gauche de même, chez l’enfant il peut y
avoir une légère diminution des sonorités au niveau du 2eme espace
gauche, due aux plus grandes dimension cardiaque.
L’usage est de commencer la percussion en avant, à hauteur du 2è espace
intercostal, du côté supposé sain .on remonte de là vers les sommets, dont
on détermine la hauteur.
Entre la 3è espace et la limite inférieure du poumon, on ne recourt pas, en
avant, à la percussion symétrique, par suite de la présence du cœur ; on se
borne à percuté le poumon droit, de haut à bas, et délimiter son bord
inferieur ; on procède généralement ensuite à la percussion du cœur.
On percute enfin, de haut en bas, les faces latérales et postérieures du
thorax.