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Devoir libre 04 spécial réveillon
2TSI. Mathématiques
A rendre le lundi 06 janvier 2020 au plus tard
Questions de cours
1. Citer le théorème de Cauchy linéaire pour un système différentiel.
√
2. On rappelle que j est le nombre complexe : j = − 12 + i 3
2 , où i vérifie i2 = −1.
(a) Déterminer le module et un argument de j.
(b) Déterminer la valeur de sk = 1 + jk + j2k pour tout k ∈ N.
(c) Déterminer les solutions dans C du système :
a +b +c =1
a +jb +j2 c =0 ,
a +j2 b +jc =0
où a, b et c sont les inconnues.
3. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 3.
Donnons sans démonstration l’expression du déterminant de Vandermonde de la matrice :
1 1 ··· ··· 1
γ0 γ1 · · · · · · γn−1
γ02 2 2
Vγ = γ 1 · · · · · · γn−1 ∈ Mn (C).
.. .. ..
. . .
γ0n−1 γ1n−1 ··· ··· n−1
γn−1
Y
Alors : Det (Vγ ) = (γj − γi ).
06i<j6n−1
Calculer le déterminant du système de 2.3 en utilisant cette formule puis écrire le résultat en
fonction de j 2 seul.
Partie I
Soient n > 3 un entier naturel, γ = (γ0 , . . . , γn−1 ) une famille de n éléments de K = R ou C, et :
1 1 ··· ··· 1
γ0 γ 1 · · · · · · γ n−1
2
γ12 2
Vγ = γ0
· · · · · · γn−1 ∈ Mn (K).
.. .. ..
. . .
γ0n−1 γ1n−1 ··· ··· n−1
γn−1
T.S.V.P →
2
1. Montrer que s’il existe un couple (i, j) ∈ [[0, n − 1]]2 avec i 6= j tel que γi = γj , alors : Det (Vγ ) = 0.
2. On suppose les γi distincts deux à deux et on note Cj la colonne d’indice j de la matrice VγT .
n
X
Soient λ1 , λ2 , . . . , λn des scalaires tels que : λj Cj = 0.
j=1
En utilisant le polynôme :
n
X
P = λj X j−1 ,
j=1
montrer : ∀j ∈ [[1, n]], λj = 0.
Que peut-on en déduire pour Det (Vγ ) ? On ne calculera pas Det (Vγ ).
3. On suppose toujours que les γk sont distincts deux à deux.
Pour tout k ∈ [[0, n − 1]], on définit sur R la fonction ψ par : x 7→ eγk x .
n−1
X
(a) Soient (mk )k∈[[0,n−1]] un n-uplet de scalaires, et Ψ = mk ψk .
k=0
Calculer les dérivées successives de Ψ jusqu’à l’ordre n − 1.
(b) En déduire que la famille (ψk )k∈[[0,n−1]] est libre dans C∞ (R, K).
Partie II
Soit (E1 ) l’équation différentielle : y (3) = y.
1. Soit f une solution à valeurs complexes de cette équation.
(a) Déterminer une équation différentielle linéaire du premier ordre (E2 ) vérifiée par la fonction :
g = f + f ′ + f ′′ .
(b) Résoudre l’équation (E2 ).
(c) En déduire l’ensemble des solutions à valeurs complexes de l’équation (E1 ).
Indication : on commencera par résoudre : f ′′ (t) + f ′ (t) + f (t) = λet , où λ est fixé dans R.
2. Soit (S) le système différentiel à coefficients constants X ′ = AX où
0 1 0
A = 0 0 1 ∈ M3 (C),
1 0 0
x(t)
et : ∀t ∈ R, X(t) = y(t) , où x, y et z sont des fonctions de la variable réelle à valeurs dans C.
z(t)
(a) La matrice A est-elle diagonalisable dans M3 (C) ? dans M3 (R) ?
(b) Résoudre le système (S).
(c) Retrouver alors par cette méthode les solutions de l’équation (E1 ) obtenues à la question 1.3.
de cette partie.
X x3n
3. On considère la série entière réelle .
(3n)!
n>0
3
(a) Déterminer le rayon de convergence de cette série entière. On note alors, lorsque cela existe,
+∞
X x3n
ϕ(x) = .
n=0
(3n)!
(b) Justifier que ϕ est de classe C∞ sur R.
(c) Déterminer les développements en série entière de ϕ′ , ϕ′′ , ϕ(3) puis ϕ(k) pour tout k ∈ N.
(d) En utilisant les questions précédentes, déterminer une expression de ϕ n’utilisant que des
fonctions usuelles à valeurs réelles.
+∞
X x3n+2
(e) Déterminer une expression de ψ(x) = n’utilisant que des fonctions usuelles à
n=0
(3n + 2)!
valeurs réelles.
+∞
X x6n
(f) Déterminer une expression de θ(x) = n’utilisant que des fonctions usuelles à valeurs
n=0
(6n)!
réelles.
Partie III
Dans la suite du problème :
— toutes les fonctions sont définies sur R et à valeurs dans K = R ou C ;
— n est un entier naturel supérieur ou égal à 3 ;
— α = (a0 , a1 , . . . , an−1 ) est unélément de Kn et
0 1 0 ··· ··· 0
..
0 0 1 . 0
.. .. . . ..
.. ..
Aα =
. . . . . . ∈ Mn (K).
. .. .. ..
..
. . . 0
0 0 ··· ··· 0 1
a0 a1 · · · · · · · · · an−1
y
y′
En outre, lorsque y ∈ C∞ (R, K), on note : Y = .. qui est donc un élément de C∞ (R, Kn ).
.
y (n−1)
Soient :
n−1
X
— (Eα ) l’équation différentielle linéaire : y (n) = ak y (k) ;
( ) k=0
n−1
X
n (n) (k)
— Sα = f ∈ C (R, K), f = ak f .
k=0
1.
(a) Écrire l’équation différentielle (Eα ) à l’aide d’un système différentiel.
(b) Montrer que si y ∈ Sα , alors y ∈ C∞ (R, K).
(c) Prouver que Sα est un sous-espace vectoriel de C∞ (R, K).
(d) Déterminer la dimension de Sα .
On prend jusqu’à la fin de cette partie : α = (1, 0, . . . , 0) et K = C
2. Écrire l’équation (Eα ) dans ce cas.
3. Déterminer tous les nombres complexes r pour lesquels la fonction x 7→ erx appartient à Sα .
4. Donner une base de Sα . (On pourra utiliser des résultats obtenus dans la partie I)
5. Soit d l’application qui à y ∈ Sα associe d(y) = y ′ .
(a) Vérifier que d est un endomorphisme de Sα .
(b) L’endomorphisme d est-il bijectif ?
(c) L’endomorphisme d est-il diagonalisable ?
T.S.V.P →
4
Partie IV
( n−1
)
X
n (n) (k)
Dans cette partie, on prend K = R (et donc : Sα = f ∈ C (R, R), f = ak f ), n = 2p
k=0
et on considère l’équation différentielle : y (2p) = y.
On note S1 (resp. S2 ) l’espace vectoriel des fonctions de R dans R solutions de l’équation
différentielle : y (p) = y (resp. y (p) = −y).
Z +∞
Pour f et g dans Sα , on note : (f | g) = e−3|t| f (t)g(t) + f (p) (t)g (p) (t) dt.
−∞
1. Montrer que cette expression a un sens pour tous f et g de Sα .
On admettra que pour tout f de Sα , on a au voisinage de +∞ : f (t) = O(et ) et au voisinage de
−∞ : f (t) = O(e−t ).
La suite ne peut être traitée que par les 5/2 donc 3/2 s’abs-
tenir !
2. Montrer que l’on définit ainsi un produit scalaire sur Sα .
3. Montrer que S1 et S2 sont supplémentaires orthogonaux dans Sα .
+∞
X x4k
4. Exemple : n = 4 et f : x 7→ .
(4k)!
k=0
On admet que f est définie et de classe C∞ sur R tout entier.
(a) Déterminer α de sorte que f ∈ Sα .
(b) Expliciter les projetés orthogonaux de f sur S1 et sur S2 .
(c) En déduire une expression de f à l’aide de fonctions usuelles réelles.