Module M04 Management
Module M04 Management
INTRODUCTION.
1. Définitions.
INTRODUCTION
Pour comprendre les réalités multiples et variées de l’entreprise, il est nécessaire de l’approcher
sous divers angles et cadres d’analyses qui en montrent la complexité, afin d’en proposer une
définition synthétique.
Au delà de leurs points communs les entreprises constituent un ensemble hétérogène. De ce fait,
leur classement en catégories distinctes, notamment selon les critères juridiques, économiques,
et structurels, permet d’identifier les modes d’organisation, de fonctionnement et les systèmes de
gestion les mieux adaptés à chaque type d’entreprise.
L’entreprise ne peut être comprise sans une analyse de son environnement, c’est-à-dire de ses
modes d’insertion dans le tissu économique, social et culturel.
Unité, diversité, insertion dans un environnement tels sont les trois axes de compréhension du
monde des entreprises qui seront abordés dans ce chapitre 1. Egalement, quand on pense au
concept de l’entreprise, on est renvoyé immédiatement au concept de management.
1. Définitions.
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L'appellation "management", si elle vient des Etats-Unis a des racines purement latines. Elle est
composée de :
- « manus », qui veut dire Main ;
- et aussi « manegiare », signifiant manœuvrer, conduire, qui donna au 16 ème siècle en
France, le mot "ménager" ou disposer. Régler avec soin et adresse.
Le concept de management renvoie à la définition suivante : « Art de conduire, de diriger, de
manier... Voire, c’est l’action de bien régler, de bien disposer ».
Il est intéressant de constater d'ailleurs, que toutes ces notions se retrouvent dans le principe de
« manager », c'est-à-dire adapter systématiquement les techniques de gestion de l'entreprise aux
conditions de l'environnement.
Manager implique une activité globale qui met aussi bien en œuvre l'expérience, le simple bon
sens, que la philosophie.
L’organisation du travail et la finalité du management résident dans la part rationnelle de l'activité
humaine. (basé sur la raison)
L'américain Robert Mac NAMARA, qui fut l'un des premiers managers de la seconde moitié du
siècle et mena à bien la phase de recyclage aux méthodes modernes dans les usines automobiles
Ford, a bien su capter cette qualité composite de l'art de la gestion réfléchie : selon lui « le
management est une adaptation permanente au changement ».
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1.3. Définition de l’entreprise selon une optique économique.
Entreprise: réalité qui comprend des bâtiments, des machines (moyens de production), des
personnes qui y travaillent (capital humain).
Elle combine les facteurs de production de la manière la plus productive possible afin que le
rendement de son activité soit supérieur à la somme des énergies qu’elle y a consacrées.
Les richesses créées servent à rémunérer l’ensemble des agents économiques ayant participé à
l’activité de production ou de prestation de services de l’entreprise.
Selon les économistes, l’entreprise est définie comme étant une unité de production de biens et
de valeur ainsi que de répartition de revenus.
L’entreprise est une forme de production par laquelle, au sein d’un même patrimoine, on combine
les prix des divers facteurs de production apportés par des agents distincts du propriétaire de
l’entreprise en vue de vendre sur le marché un bien ou des services et pour obtenir un revenu
monétaire qui résulte de la différence entre deux séries de prix, le prix de vente et le prix de revient.
L’entreprise est un ensemble de structures qui agissent sur le plan économique en fonction d’un
statut ou d’une personnalité juridique choisie par les fondateurs de l’entreprise.
Par exemple: la société est le support juridique de l’entreprise où évoluent plusieurs associés ou
actionnaires.
L’otique juridique tient compte du statut de l’entreprise, de son règlement intérieur de ses
contrats… (Voir chapitre 2).
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L’entreprise est constituée d’un ensemble de ressources diverses, qui concourent à son
fonctionnement et son développement. (PEMROSE E.T.: The theory of the growth of the Firm.
Oxford. Blackwell. 1959.)
A travers cette définition, et loin de se limiter aux facteurs de production classiques (capital et
travail), l’approche moderne des théories de l’entreprise fait apparaître celle-ci comme un
ensemble de ressources très variées, matérielles ou immatérielles, dynamiques ou passives, mais
qui concourent toute à la poursuite de ses objectifs économiques.
Les ressources sont nombreuses et la présence ou l’importance de chacune d’elle, dépend du type
d’entreprise envisagé. Parmi ces ressources, il y a des ressources de direction qui sont de divers
ordres :
- Des ressources entrepreneuriales qui assurent à l’entreprise sa vision et son dynamisme.
- Les ressources administratives qui lui assurent l’organisation la coordination et le contrôle de ses
activités.
- Des ressources de connaissances.
- Des ressources de travail d’exécution.
- Des ressources de capital. - Etc…
Par conséquent, la valeur des extrants que l’entreprise produit doit être supérieure à la valeur des
intrants qu'elle consomme en vue de dégager des profits.
Dans une optique humaine, l’entreprise doit être considérée tout d’abord comme une
« organisation » de fonctions et de rôles hiérarchisés qui s’intègrent dans différentes structures,
définies en accord avec les objectifs économiques de l’entreprise.
L’ENTREPRISE : DEFINITIONS.
L’organisation peut être définie comme l’ensemble des fonctions et des rôles prescrits pour
l’entreprise et qui répondent aux exigences du fonctionnement de celle-ci.
Les fonctions et les rôles sont définis de façon impersonnelle, objective et assez stable dans le
temps. Ils obéissent à une rationalité interne, à une logique qui s’impose par l’équilibre souhaité
dans l’organisation.
Ils constituent des cadres délimitant le comportement des personnes qui travaillent dans
l’entreprise ; les fonctions et les rôles sont intégrés dans différentes structures qui constituent leur
principe d’unification : structure d’autorité et structure concernant la répartition des taches
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professionnelles qui prévoient le degré d’initiative et de responsabilité qui incombe à chacun. (voir
chapitre 4)
Toute entreprise capable d’acquérir, d’orienter et de combiner des ressources productives, dispose
d’un pouvoir d’action qui influencera, à des degrés divers, le fonctionnement et le développement
de la société globale. C’est en ce sens que l’entreprise apparaît comme une réalité publique. Ainsi
l’entreprise dispose d’un pouvoir qui varie selon sa taille, selon son secteur d’activité et selon ses
caractéristiques.
De ce fait, elle exerce son pouvoir sur son environnement et sur ses Hommes. Par ailleurs, elle
sera amenée à subir le pouvoir de son environnement qui déterminera pour l’entreprise un
ensemble de possibilités et de contraintes.
Les pouvoirs qui agissent sur l’entreprise sont nombreux et variés ; les plus importants sont :
l’Etat, les Syndicats, l’opinion publique… A côté de ceux-ci d’autres groupes peuvent exercer des
pressions, comme par exemple les groupements professionnels, les fournisseurs, les banquiers,
les acheteurs à travers des associations de consommateurs…
A travers ce qui précède on peut aboutir à une définition. « L’entreprise qu’elle soit productive de
biens ou prestataire de services est avant tout une organisation ».
L’organisation est donc un ensemble d’activités tendant à la réalisation d’un objectif.
C’est aussi un arrangement concernant des personnes afin qu’elles accomplissent des tâches en
vue d’un résultat. C’est donc un ensemble d’activités conscientes et coordonnées, fonctionnant
selon une certaine structure.
L’entreprise est aussi une économie, car quel que soit l’objectif, le fonctionnement de
l’organisation implique l’utilisation de ressources rares. L’entreprise a enfin une finalité. Cette
notion est très globale.
Le premier objectif de toute entreprise ou toute organisation est sa survie. Or, la survie suppose
d’abord le maintien de l’intégrité de l’organisation. Sans cette intégrité, l’entreprise risque de
disparaître.
Le second objectif de toute organisation, est de maintenir une certaine stabilité de ses rapports
avec l’environnement nécessaire à sa propre survie.
Le troisième objectif de l’organisation est d’assurer une continuité de sa politique générale, une
homogénéité de conception de ses différentes politiques (de production, d’approvisionnement,
logistique, comptable, financière, commerciale, marketing, administrative…).
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Et le dernier objectif est celui de garantir une stabilité dans les rapports et les relations sociales à
l’intérieur de l’entreprise.
L’entreprise est une entité qui produit des biens et des services pour les besoins des marchés. Elle
réalise cinq fonctions économiques complémentaires :
- L’approvisionnement et la production.
- La distribution des biens et des services.
- La répartition des revenus.
- L’accumulation du capital par l’investissement.
- Le financement.
D’une façon générale l’entreprise, du point de vue de ses fonctions économiques, apparaît à
travers divers aspects :
L’entreprise, système ouvert finalisé : c’est un système qui se caractérise par une frontière
qui le sépare de son environnement ; Les éléments qui le composent et qui forment sa
structure vont aboutir à des relations entre ses éléments et assurant leur interaction aussi
bien en interne qu’en externe.
Ses objectifs qui vont orienter le fonctionnement du système et permettre sa régulation.
CONCLUSION.
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L’entreprise s’analyse comme une cellule sociale, produisant de la valeur et répartissant des
revenus, placée sous l’autorité d’un centre de décision.
A travers les différentes définitions présentées jusqu’ici, et qui entraînent des modes précis
d’analyse de l’entreprise, nous pouvons dire que chaque optique a un point de vue original mais
partiel en ce qui concerne le fonctionnement de l’entreprise.
« L’entreprise est le lieu de la combinaison optimale des facteurs de production pour obtenir des
produits, afin de réaliser un profit maximum ».
Cette approche est utile pour rendre compte du fonctionnement d’ensemble de l’économie, et pour
proposer des règles de gestion sous forme de normes d’optimisation. Mais elle néglige la réalité
concrète des entreprises et de leur environnement.
La recherche d’une certaine complémentarité entre ses différentes approches nous permet de
conclure que le contexte de l’entreprise la pousse à adopter des finalités, des structures et des
modes de gestion spécifiques.
C’est la définition globale de l’entreprise moderne que nous avons retenue pour apporter une vision
intégrée de la gestion de l’entreprise ( cf L’approche systémique de l’entreprise)
1. Classification juridique.
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2. Classification économique.
Introduction.
Comme signalé dans le chapitre précédent, les entreprises constituent un ensemble hétérogène.
Une petite entreprise, par exemple, ne se gère pas comme une grande entreprise. Une entreprise
individuelle n’est pas assujettie aux mêmes régimes fiscaux et sociaux des revenus tirés de
l’activité que la société.
Chaque entreprise ayant des spécificités propres, il est nécessaire de les regrouper en catégories
homogènes.
La classification des entreprises en groupes homogènes est importante pour des raisons diverses :
- Permet de faire des comparaisons entre des entreprises appartenant à un même secteur
sur différents plans : niveau d’investissement, effectif employé, Chiffre d’affaires …
- Permet de décrire les entreprises en observant leurs structures et comportements (sur le
marché, vis-à-vis des clients …)
- Permet d’évaluer les performances des entreprises et mettre en place une politique
économique adaptée à leurs caractéristiques. A titre d’exemple, la classification des
entreprises au Maroc a permis de définir les types d’entreprises concernées par les plans
de soutien gouvernementaux tels qu’Imtiaz, Moussanada et autres fonds d’appui et de
financement des PME.
La classification des entreprises est le plus souvent appréhendée à partir de deux clés d’entrée :
la dimension économique (activité, effectif, valeur ajoutée …) et la dimension juridique (propriété
et personnalité juridique).
1. La dimension économique.
Deux critères économiques permettent de classer les entreprises : le type d’activité et la dimension
de l’entreprise.
Selon la nature de leur activité principale, les entreprises sont aussi classées par secteur
économique, secteur d’activité, branche et filière.
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- Secteur automobile : Renault, Peugeot, Honda, Citroën …
- Secteur bancaire : BMCI, BMCE, CIH Bank, SGMA, CDM, CA ….
- Secteur pharmaceutique : Roche, Cooper Pharma, Sothema, Aventis pharma, Sanofi, GSK
…
- Secteur agroalimentaire : Centrale Laitière, Copag, Margaphrique, Coca-Cola …
- Secteur Textile-habillement …
Ci-dessous, un rappel des définitions présentées dans le premier chapitre concernant la branche
et la filière.
La branche regroupe toutes les entreprises ou parties d’entreprises participant à la fabrication d’un
même type de produits (exemple : La branche financière regroupe la banque, l’assurance, les
caisses de retraites …). Ci-après, un tableau présentant des branches d’activités :
Branches
Industries dont
Industries agricoles et alimentaires
Industries de biens de consommation
Industrie automobile
Industries de biens d’équipement
Industries de biens intermédiaires
Energie
Construction
Services marchands dont
Commerces
Transports
Activités financières
Activités immobilières
Services aux entreprises
Services aux particuliers
Services administrés dont
Education, santé, actions sociales
Administration
Une filière regroupe plusieurs activités. Un produit est mis à la disposition de l’utilisateur (client
final) par une succession d’opérations effectuées par des entreprises ayant des activités diverses.
Exemple : la filière mécanique regroupe le mécanicien, le magasin de pièces de rechange, le tôlier
…
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1.2. La dimension de l’entreprise.
Cependant, le classement par effectif doit être analysé avec prudence, le développement de
l’automatisation dans certaines entreprises de grande taille a fait fondre leurs effectifs salariés.
Une entreprise peut, donc, être grande et fortement automatisée sans avoir un effectif important.
Ils mesurent les fonds apportés par les propriétaires. Cet indicateur permet d’apprécier la capacité
de l’entreprise à se développer ainsi que son autonomie financière. Les capitaux propres doivent
être plus importants que les dettes et emprunts.
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Il mesure la valeur de ventes réalisées par une entreprise sur une période donnée. Il est calculé
en multipliant la quantité de produits vendus par leur prix unitaire.
Ce critère permet des comparaisons entre concurrents et permet aussi de mesurer la part de
marché de l’entreprise.
Cependant, l’accès au chiffre d’affaires des entreprises n’est pas toujours possible.
Elle permet de mesurer la richesse créée par une entreprise ou une branche de l’économie au
cours d'une période donnée. C'est la différence entre la production (sortie de l'entreprise) et les
consommations (entrée dans l'entreprise).
La valeur ajoutée se répartit entre tous les agents qui ont participé à la production : apporteurs de
capitaux (banques et associés), administrations (CNSS, impôts …), salariés et l’entreprise elle-
même (VOIR : chapitre 1).
Le bénéfice net d'une entreprise est déterminé sur un exercice de 12 mois. C'est le résultat net de
l'activité économique de l'entreprise lorsque ce dernier est positif. Il est égal à la différence
constatée sur cette période entre d'une part, les produits et, d'autre part, les charges (d'exploitation,
financières et exceptionnelles) auxquelles s'ajoutent l'impôt sur les sociétés.
Dans les sociétés par actions, le résultat net détermine ce qui peut être partagé entre les
actionnaires (distribution de dividendes) et l'entreprise (mise en réserve et/ou constitution de
provisions).
Actuellement, la version finale de la nouvelle définition de la PME au Maroc tient compte du seul
critère du chiffre d’affaires et fait abstraction du nombre de ses employés. L’intégration du critère
du nombre d’emplois (moins de 200 salariés pour la PME au Maroc) ne paraissant pas objective.
Une entreprise peut bien employer, par exemple, 400 personnes et rester une PME.
Le dernier document final présenté au ministère des finances au Maroc définit trois types
d’entreprises : la très petite entreprise (moins de 3 millions de DH), la petite entreprise (entre 3 et
10 millions de DH) et la petite et moyenne entreprise (entre 10 et 175 millions de DH).
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à la catégorie des petites et moyennes entreprises) : effectif de moins de 5.000 personnes et
chiffre d'affaires annuel n'excédant pas 1.500 millions d'euros ou un total de bilan n'excédant pas
2.000 millions d'euros) ;
- Les grandes entreprises (GE) : entreprises qui ne sont pas classées dans les catégories
précédentes.
2. La dimension juridique.
Sur le plan juridique, une première distinction peut être faite entre trois types d’entreprises :
- Les entreprises privées contrôlées par des personnes privées (physiques et/ou morales) :
organisations à capitaux privés, ne dépendant pas de l’Etat ; (exemple : COPAG, BMCI,
SG, Carrefour …) ;
- Les entreprises publiques contrôlées par l’Etat : elles appartiennent en totalité ou en
majorité à l’Etat ; (exemple : les offices (ONDA, ONP, ONMT,…), Al Omrane, CNSS,
Douane, ANAPEC …) ;
- Les entreprises semi-publiques : sociétés à capitaux privés et publics.
Quelle que soit l’activité envisagée dans le secteur privé, le créateur d'entreprise qui souhaite
démarrer son nouveau projet doit choisir une forme juridique pour son entité.
Le créateur d’entreprise a le choix entre être seul ou accompagné, être en individuel ou en société,
créer ou reprendre une entreprise personne physique ou une entreprise personne morale. Selon
ses besoins et ses moyens, il opte pour le statut d’entreprise individuelle ou celui de société.
Au Maroc, différents types de sociétés sont possibles, mais en dehors de la société individuelle,
forme juridique la plus utilisée, les plus répandues restent la Société Anonyme (SA) et la Société
à Responsabilité Limitée (SARL). Les autres formes sociales prévues par la loi demeurent peu
utilisées dans la pratique.
- Forme juridique la plus adaptée pour démarrer une activité. Adaptée aussi aux projets
modestes ;
- Le dirigeant n’a de compte à rendre qu’à lui-même. Gère son entreprise comme il veut ;
- Forme juridique la plus souple et la plus facile : aucune obligation de réunir une assemblée
annuelle, aucune obligation de déclaration du capital ni de choix d’enseigne commerciale,
l’intervention d’un commissaire au compte n’est pas obligatoire et aucun capital n’est requis
ni bloqué ;
- Implique une responsabilité financière illimitée : l’identité de l’entreprise se confondant avec
celle de son dirigeant qui est personnellement responsable des dettes de son entreprise sur
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ses biens propres. Si son entreprise a des dettes, il pourra tout perdre (sa maison, sa
voiture, ses économies …).
- Elle regroupe des associés commandités (ceux qui se font financer) et des associés
commanditaires (ceux qui financent) ;
- Nombre minimal d’associés : 2 ;
- N’exige pas de capital minimum ;
- Elle est désignée par une dénomination sociale à laquelle peut être incorporé le nom d’un
ou plusieurs associés commandités et qui doit être précédée ou suivie immédiatement de
la mention « Société en commandite simple » ;
- Seuls les associés commandités peuvent assurer la gestion de la société sauf stipulation
contraire des statuts ;
- L’associé commanditaire ne peut faire aucun acte de gestion engageant la société vis-à-vis
des tiers, même en vertu d’une procuration ;
- Intervention d’un commissaire au compte non obligatoire ;
- La société continue malgré le décès d’un commanditaire ;
- Les associés commandités restent solidairement responsables des dettes de l’entreprise.
- Les associés commanditaires ne sont pour leurs parts responsables des dettes sociales
qu’à hauteur de leurs apports personnels.
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- La société jouit de la personnalité morale à partir de son immatriculation au Registre de
Commerce ;
- La société anonyme peut être gérée par un conseil d’administration lors de la constitution ;
il est élu par l’assemblée ordinaire des associés. Le conseil d’administration désigne un
président qui devient responsable de la direction générale de la société. Ce président peut
nommer un directeur général, il définit ses fonctions et ses pouvoirs et peut prononcer sa
révocation. Le président est lui-même révocable à tout moment par le conseil
d’administration ;
- La SA peut être aussi dirigée par un directoire sous le contrôle d’un conseil de surveillance ;
- Intervention d’un commissaire aux comptes obligatoire.
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Tableau récapitulatif des principales structures juridiques.
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Conclusion.
Le présent chapitre a présenté une typologie d’entreprises qui montre bien qu’il y a une très grande
hétérogénéité au sein du monde des entreprises. La typologie présentée ici est basée sur deux
critères susceptibles de donner une vue de cette diversité : la dimension économique et la
dimension juridique.
La dimension économique est définie par l’activité de l’entreprise et sa taille. Une très grande
diversité parmi les entreprises est observée au regard de la nature d’activité permettant une
classification par secteur économique, secteur d’activités, branches et filières. La taille de
l’entreprise apparait aussi comme un critère important dans la classification des entreprises. Celle-
ci peut être définie selon des unités de mesure variées : effectif employé, chiffre d’affaires,
capitaux propres …
Ont été présentées aussi dans ce document certaines formes juridiques qui peuvent être adoptées
par des entreprises privées. Les aborder toutes dans le détail serait une tâche irréalisable dans un
cours de management. L’objectif étant de connaitre de manière synthétique les principales formes
de sociétés (EI, SNC, SCS, SA, SARL).
Le choix de la structure juridique dépendra de plusieurs critères, dont ci-après, les trois principaux :
- Le désir de s’associer ou d’œuvrer en individuel ;
- La dimension de l’affaire et le montant des capitaux à réunir ;
- Le souci de limitation des risques et protection du patrimoine individuel.
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CHAPITRE III. L’ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT.
1. Définition de l’environnement.
2. L’environnement général. Le macro-environnement.
3. L’environnement immédiat ou spécifique. Le micro-environnement.
Introduction.
Qu’elle évolue dans un environnement local, régional, national ou international, qu’elle soit petite
ou grande, qu’elle produise des biens ou des services, l’entreprise évolue dans un certain
environnement. Quelques éléments de cet environnement sont communs à toutes les entreprises ;
d’autres sont spécifiques. C’est au manager de les connaitre, de les distinguer, de les analyser et
d’agir. Et tous les étudiants et étudiantes en économie/gestion, futurs managers ou créateurs
(créatrices) d’entreprise sont obligés (obligées) de s’informer sur ce qui forme cet environnement.
L’environnement, c’est ce qu’il y a autour de l’entreprise, à proximité immédiate ou plus lointaine.
Le concept d’environnement est dynamique. L’entreprise puise ses ressources de l’environnement,
agit en tant qu’entité qui transforme puis « redonne » à l’environnement. C’est ce que nous
étudierons lors de ce chapitre 3.
1. Définition de l’environnement.
L’environnement est l’ensemble des éléments extérieurs susceptibles d’influencer l’activité de
l’entreprise et toucher son équilibre de manière positive (opportunités à saisir par exemple) ou
négative (contraintes ou dangers).
Il faut distinguer l’environnement naturel et l’environnement économique et social.
1.1. Environnement naturel
La relation entre l’entreprise et son environnement naturel n’a pas arrêté de se dégrader durant
les dizaines d’années de production intensive des « Trente Glorieuses ». La consommation de
masse s’est faite au détriment de la Nature. Pollution de l’air et de l’eau, trou dans la couche
d’ozone, effet de serre, diminution des forêts et augmentation du désert, raréfaction de l’eau, les
catastrophes écologiques majeures se multiplient. (Voir le film HOME de Yann Arthus-
Bertrand). Mais de plus en plus, nous avons les situations où l’entreprise a un rôle positif envers
l’environnement.
Nous distinguons les risques écologiques liés à l’activité de l’entreprise à travers sa
production même, ou à travers ses produits :
- la production pollue l’air et/ou les eaux environnantes par ses déchets (problème des décharges) ;
- la production utilise des matières premières non renouvelables (pétrole, gaz, charbon) ;
- les risques écologiques liés aux produits fabriqués par l’entreprise concernent des atteintes à
l’environnement (utilisation de produits chimiques, voitures et rejet de CO², objets non
biodégradables retrouvés dans les déchets, les mers et dans les estomacs des animaux) ainsi que
des atteintes à la santé publique (problèmes respiratoires, dermatologiques,…)
Parallèlement, il y a les apports de l’entreprise à l’environnement :
- développement des écoproduits qui respectent l’environnement (produits biodégradables)
ainsi que les produits recyclables (récupérés après traitement, exemple des meubles en carton
recyclé). L’imagination, la créativité et l’innovation sont reines à ce niveau, et des entreprises ont
trouvé le créneau qui leur a permis de s’enrichir. Travaux de recherche/développement sur les
emballages par exemple, le plastique étant l’un des emballages les plus polluants.
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- développement des technologies propres qui sont des procédés industriels innovants trouvés
par des ingénieurs ou de simples utilisateurs qui diminuent ou suppriment les sources de pollution
tout en restant compétitifs, permettent de diminuer les gaspillages, utilisent du recyclage durant
leur processus (« produire propre et mieux ») ; à ce niveau, l’industrie a des enjeux stratégiques
extraordinaires.
En ce qui concerne les apports de l’environnement à l’entreprise.
- Dans un souci écologique et de protection de la nature, la recherche permet le développement
de nouveaux marchés liés au recyclage et à la défense de l’environnement : les maîtres mots
sont expansion et dynamisme. Il y a également un souci politique représenté par le désir d’être
autonomes vis-à-vis des producteurs d’hydrocarbures.
L’Etat intervient sous forme de normes fixées par les pouvoirs publics (éco-taxes).
La notion de développement durable s’impose : elle fait référence à la nécessité de rendre
compatibles croissance économique et reproduction du milieu naturel. (Voir documentation
abondante pour les économistes et les juristes).
1.2. Environnement économique et social.
C’est l’ensemble des éléments externes qui peuvent influencer l’activité et l’équilibre de
l’entreprise.
L’entreprise se doit de tout faire pour maîtriser son environnement pour assurer sa survie et son
développement. Elle doit défendre ses intérêts particuliers, les intérêts des propriétaires, des
salariés, des organismes qui lui ont prêté de l’argent et de l’Etat qui attend le paiement des impôts,
des taxes et des cotisations. De même, l’entreprise doit défendre les intérêts supérieurs du monde
des affaires de son pays, de sa branche, de sa profession.
Dans un souci de clarté, nous avons choisi d’étudier l’environnement économique et social à
travers l’examen des composantes classées en deux niveaux, et ceci pour faciliter son étude et
comprendre son interprétation. On distingue ainsi le macro-environnement (section 2) et le micro-
environnement (section 3).
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ou de fabrication plus efficace). L’influence du système technologique sur la compétitivité des
entreprises est très importante (connaissances techniques, innovation, recherche scientifiques, …)
2.4. Environnement socio-culturel : il comprend les modes de vie, les valeurs morales et
esthétiques, les courants de pensée de la société qui influencent les besoins économiques des
clients ; en raison du fait que les variables socioculturelles peuvent changer, il est important que
les managers maîtrisent les tendances qui peuvent offrir de nouvelles opportunités ou qui peuvent
présenter des menaces.
2.5. Environnement institutionnel et juridique : il établit l’ensemble des règles que l’entreprise
devra respecter telles que la fiscalité, le droit commercial, le droit social, le code du travail, la loi
sur la concurrence, la loi de protection des consommateurs…, au niveau national et international;
le système politico-juridique inclut les systèmes judiciaires et de gouvernement avec lesquels
l’entreprise doit fonctionner ; ces éléments influencent les décisions de l’entreprise (un texte de loi
peut dissuader ou encourager l’investissement) ; les éléments des politiques économiques sont à
connaitre par l’entreprise (politique budgétaire avec les impôts et la loi de finance ; politique
financière avec les taux d’intérêt, les taux de change…
Les entreprises sont en constante relations avec les organismes de l’Etat qui interviennent au
niveau de l’inspection du travail et des administrations locales (services et régulation).
2.6. Environnement démographique : il concerne les populations auxquelles aura affaire
l’entreprise (main d’œuvre + clientèle) en tenant compte du vieillissement de la population ou
l’essor démographique et la surpopulation.
2.7. Environnement géographique : climat, qualité des sols, richesse des sous-sols,
infrastructure, …
Le lieu d’implantation de l’entreprise a une importance pour elle, non seulement pour les
avantages concernant les matières premières, la main d’œuvre, la clientèle, les transports,
mais également pour les avantages fiscaux ou liés à la politique locale. Les pouvoirs publics
centraux ou locaux agissent pour favoriser l’implantation d’entreprises dans certaines
régions.
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L’entreprise vend et achète sur des marchés ; il y a donc des relations de concurrence mais
aussi de complémentarité entre les entreprises.
Les relations de client à fournisseur sont dites complémentaires ; il y a intérêt commun.
Une entreprise se doit d’être compétitive et capable d’affronter la concurrence. La
compétitivité se mesure aux résultats commerciaux et à la part de marché. Elle doit donc
élaborer une stratégie et notamment se distinguer sur le marché (produit distinct, marketing,
stratégie, image de marque…
3.2. Les partenaires financiers. Ce sont les banques et organismes de crédit, crédit-bail, Bourse,
qui aident au financement des activités de l’entreprise qui le demande. Ils ont une influence
fondamentale sur les décisions stratégiques des entreprises. (« s’ils ferment le robinet, l’économie
s’écroule ! »)
3.3. Environnement social : C’est le domaine des besoins et attentes des travailleurs (les
employés) vis-à-vis de l’entreprise; l’entreprise a intérêt à attirer et motiver les ressources
humaines qu’elle peut avoir formées et qui sont compétitives.
- les salariés.
- les syndicats (motiver les « troupes » ou diriger les grèves).
- les associations d’influence (associations de patrons CGEM, associations de consommateurs,
chambres de commerce, …)
Remarque : la réaction de l’entreprise est d’autant plus « à l’aise » qu’elle est suffisamment
grande, qu’elle dispose d’une large surface financière ou encore qu’elle est sous l’influence d’un
groupe important.
Les PME sont plus fragiles que les GE.
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Tous ces éléments externes ont une influence sur la vie de l’entreprise. L’environnement est à la
fois source de contraintes et d’activités nouvelles. L’entreprise est confrontée tous les jours
aux changements de l’environnement. L’environnement, dans son ensemble, est source
d’opportunités pour l’entreprise avec des effets favorables (création d’emplois, distribution de
revenus, gains financiers, ..) mais aussi des menaces (concurrence, problèmes politiques, …) et il
s’impose à l’entreprise.
Les opportunités sont les évènements favorables qu’il faut saisir. (Exemples : nouveau produit
grâce à innovation, nouveau marché grâce à une bonne campagne commerciale, ouverture
politique du gouvernement, réduction d’impôts, facilités données par le pouvoir local pour attirer
des entreprises…
Les menaces sont défavorables à l’entreprise et il faut savoir les surmonter (le taux d’intérêt qui
augmente, la hausse générale des prix, pression forte de la concurrence, associations de défense
des consommateurs ou de l’environnement, baisse du pouvoir d’achat…)
L’environnement de l’entreprise est caractérisé par une grande incertitude. Une entreprise
structurée et prévoyante anticipe tous ces évènements (gestion des risques) ; il faut savoir prévoir
(d’où le département « veille commerciale et technologique » qui existe dans les grandes
entreprises).
Voir TD.
Menaces
Opportunités
Forces Faiblesses
21
Le cours sera émaillé de nombreux exemples à travers la lecture de l’actualité nationale et
mondiale.
Bibliographie complémentaire
- Najib Ibn Abdeljalil. « L’entreprise et son environnement ». Recueil de publications. Edit
Consulting. Casablanca. 1999.
- Said Mssassi. « Précis du Management ». Editions Afrique-Orient. Casablanca. 2010.
- Rachid M’Rabet. « Les clés de la gestion ». Presses du Savoir. 2007.
- « Dixeco du Management ». Editions Dunod. Paris. 1993.
22
CHAPITRE IV. LES STRUCTURES DE L’ENTREPRISE.
1.1. Définition : Il existe de nombreuses définitions, et chacune met en évidence certains concepts
en fonction de l’approche privilégiée par l’auteur de la définition :
Selon H. Mintzberg : "La structure d’une organisation peut être définie simplement comme
la somme totale des moyens employés pour diviser le travail entre tâches distinctes et pour
ensuite assurer la coordination entre ces tâches."
Une structure se caractérise d’abord par des organes et des relations entre ces organes pour
assurer la coordination.
- Organes : de direction, opérationnels ou d’exploitation (vente, production...), fonctionnels ou de
soutien (ressources humaines, finances...). La notion d’état-major désigne en principe le siège où
se retrouvent généralement la direction générale et les grandes directions, en particulier
fonctionnelles.
- Relations : hiérarchiques (Répartition du pouvoir, les cadres qui décident et les subordonnés qui
exécutent) ou fonctionnelles (répartition des tâches entre spécialistes dans leur domaine de
compétence ou entre un cadre hiérarchique et un spécialiste qui lui prodigue des conseils).
Exemple : Un directeur commercial entretient des relations fonctionnelles avec le directeur des
ressources humaines, le directeur de la production... et des relations hiérarchiques avec les
différents cadres commerciaux placés sous sa responsabilité. Il peut également recevoir des
conseils d’un spécialiste en management dans la résolution des conflits par exemple, toujours dans
le cadre de relations fonctionnelles.
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- L’organigramme : c’est une représentation graphique de la structure qui traduit les
regroupements choisis, les relations hiérarchiques ou fonctionnelles retenues, les niveaux
hiérarchiques plus ou moins importants.
Ces éléments fonctionnent à la fois comme un système de flux (informations, autorité, matériel…),
mais aussi comme un système de processus de décision. Pour l’efficacité organisationnelle
provient d’une cohérence entre les facteurs de contingence et ce qu’il nomme des paramètres de
conception tel que la spécialisation du travail, le système de contrôle et la formation des individus…
2.1.1. L’organisation formelle : L’organisation formelle se caractérise par une planification des
rôles, des tâches et des relations entre les éléments de l’entreprise, qui sont établis par des
règlements, des procédures et des descriptions de tâches déterminées.
L’entreprise qui se crée a souvent une structure informelle. Puis l’entreprise grandit et son activité
devient plus difficile à piloter. Un besoin plus important de spécialisation des tâches et de
coordination apparaît alors et une départementalisation par fonctions s’impose d’elle-même
dans un premier temps. Ce découpage par fonctions suit en fait le processus de production de
l’organisation.
Préconisée au début du siècle par Fayol, qui définissait « la série des chefs qui va de l’autorité
supérieure aux agents inférieurs », la structure hiérarchique linéaire est celle, où à tout échelon,
le fonctionnement repose sur l’unicité de commandement. La décomposition et le contrôle du
travail sont simples ; puisqu’un subordonné n’est en relation qu’avec un supérieur hiérarchique.
De ce fait, la communication ne peut se faire que verticalement dans cette structure, ce qui bloque
et rigidifie le fonctionnement de l’organisation.
Direction
générale
24
2.2.2. La structure fonctionnelle.
Service
production
Suivi et
Planning Entretien
contrôle
Ouvrier 1 Ouvrier 2
- Cette structure cherche à associer autorité et compétence partant du principe qu’un chef
unique ne peut tout savoir ;
- Remplacement du responsable exclusif par plusieurs chefs spécialisés ;
- Chaque chef spécialisé aura compétence et autorité par les questions qui relèvent de son
domaine spécifique.
- Seuls les subordonnés ont plusieurs domaines de compétence.
Limites :
Malgré le peu de succès des idées de TAYLOR dans le domaine de la structure, il n’en reste pas
moins qu’il y a quelque chose de vrai dans l’idée de lier autorité et compétence. Ainsi, cette idée
va être reprise, mais de façon différente, dans la structure hiérarchico-fonctionnelle.
Le principe retenu est d’adjoindre au chef hiérarchique des conseillers qui sont, eux,
spécialistes dans des domaines précis.
Dans ce type de structure, les ordres sont donc transmis selon une ligne hiérarchique simple, mais,
à tous les niveaux où cela s’avère utile, les chefs sont assistés de conseillers « fonctionnels ».
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Dans ce type hybride, les organes opérationnels ont un pouvoir hiérarchique (line), les
organes fonctionnels conseillent (staff). Pour la direction générale, en particulier, un état
major de conseillers fonctionnels entoure et conseille le directeur.
Direction
générale
Etat major
Contrôle de gestion
Conseil juridique
Informatique
Limites
La séparation de la décision et du conseil reste souvent abstraite et arbitraire. La frontière reste
floue :
- Soit le fonctionnel a de l’influence et ses conseils deviennent pratiquement des ordres ;
- Soit l’influence du fonctionnel est négligeable et ses conseils ne sont pas pris en
considération.
- Dilution de la responsabilité (tout le monde est responsable, mais personne n’est
responsable).
Dans les grandes entreprises en croissance, le découpage en fonctions peut ne plus s’avérer
adapté au développement de l’organisation. Celle-ci va se trouver contrainte alors d’adopter un
découpage en unités stratégiques de base (ou forme "M" pour multiple en anglais et
multidivisionnelle en français) en fonction de son besoin de croissance. Ces unités peuvent être
des produits, des types de clientèles, des zones géographiques et constituent des divisions ;
- Chaque directeur de division tient en partie le rôle de la direction dans une structure
traditionnelle.
- Une partie du pouvoir de la direction dans une structure classique a donc été décentralisée
vers les différents directeurs de divisions plus proches des problèmes spécifiques
d’adaptation posés par l’environnement à leur département.
- La direction générale recentre son activité sur les décisions plus stratégiques en se trouvant
libérée des décisions opérationnelles.
26
Direction
générale
Avantages : Plus grande cohérence dans l’utilisation des connaissances, des ressources et des
compétences.
Limites : Risque de difficultés de communication entre les différents services, car ceux-ci ont très
peu d’activité ou d’intérêts en commun.
Chaque subordonné a deux supérieurs hiérarchiques en même temps. Cette dualité peut être
temporaire ou permanente ; lorsqu’elle est temporaire c’est une structure par projet.
Cette structure relie diverses activités découlant des fonctions (marketing, production, finance,
ressources humaines…), à un ensemble de produits, de services ou de projets. Chaque individu
a pour supérieurs :
- Un chef de produit, qui peut changer en fonction des besoins ;
- Un chef fonctionnel ou de division fixe.
Direction
générale
Projet 1 Projet 2 Projet 3
Marketing
Finances
Achats
Production
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Avantages : Le recours à des spécialistes dans chaque domaine.
Limites :
• Conflit d’autorité entre les différents chefs ;
• Dilution de la responsabilité.
La structure est influencée et doit évoluer sous l’effet de plusieurs facteurs de contingence aussi
bien internes qu’externes :
L’environnement macro et micro : L’environnement est constitué par l’ensemble des forces
extérieures à l’entreprise qui interagissent avec cette dernière et influencent sa structure. On
pourrait d'ailleurs définir la gestion comme l'ensemble des décisions que l’entreprise prend pour
gérer ses relations dynamiques avec son environnement. Exemple : plus l’environnement est
complexe, plus la structure est décentralisée ; plus l’entreprise à des marchés dispersés, plus elle
a tendance à se scinder en divisions autonomes par marché.
L’âge et la taille : Une entreprise doit généralement changer de structure plus elle prend de l’âge
et plus elle grandit. Les petites entreprises sont caractérisées par une faible spécialisation du travail
et par une division limitée des tâches. Dès que la taille d’une entreprise augmente, la spécialisation
du travail s’amplifie, les responsabilités sont déléguées, la division des tâches s’impose ainsi que
leur coordination par un sommet hiérarchique. Progressivement, de nouvelles fonctions
spécialisées apparaissent et la décentralisation des décisions s’accompagne d’un élargissement
des lignes hiérarchiques (différenciation horizontale) et d’un développement des niveaux
hiérarchiques (différenciation verticale) en raison de l’augmentation du nombre de cadres ou
managers spécialisés.
28
CHAPITRE V. LES FONCTIONS DE L’ENTREPRISE.
Introduction.
Selon la logique fonctionnelle, qui complète l’approche économique de l’entreprise, celle- ci est un
organe autonome doté de plusieurs fonctions, à la fois différentes et interdépendantes. De la
qualité de ses fonctions et de leur synergie, dépendent la réalisation des objectifs économiques et
commerciaux de l’entreprise.
La métaphore (comparaison) biologique est très utile pour comprendre l’approche fonctionnelle de
l’entreprise. L’entreprise ressemble au corps humain : celui-ci est doté d’un ensemble d’organes
ayant chacun une mission spécifique (les fonctions de l’entreprise).
Le fonctionnement optimal du corps humain nécessite la mise en commun et l’interaction de tous
les organes, c'est-à-dire, la nécessaire coordination entre toutes ces fonctions.
En l’absence d’interaction dynamique entre tous ces organes, le corps s’essouffle et l’organisation
est en difficulté.
Enfin, il y a lieu de remarquer que tous les organes poursuivent un objectif commun : celui de la
survie de l’individu (performance et survie de l’entreprise).
Le degré de « centralité » d’une fonction dépend des biens ou services produits par l’entreprise,
c’est-à-dire, que certaines fonctions auront de l’importance alors que d’autres seront jugées
comme complémentaires. En effet, il n’existe pas de modèle général de fonctions à appliquer
quelle que soit l’entreprise, mais nous retrouverons certaines fonctions qui seront la plupart du
temps présentes dans l’organisation.
controler
prévoir
exécuter
Il faut, pour cela, avoir une vision à long terme (LT) et surtout, une capacité à mobiliser l’ensemble
de l’entreprise.
Le premier à avoir réfléchi sur le rôle de la Direction est Henri Fayol en 1916. Pour lui, la direction
d’une entreprise s’appuie sur 5 types d’actions :
1. Prévoir : planifier l’avenir en fonction de différents scénarios.
2. Organiser : munir l’entreprise des différentes fonctions nécessaires à son bon
fonctionnement.
3. Commander : indiquer à ces différents organes les tâches à accomplir.
4. Coordonner : s’assurer que l’ensemble des actions de l’entreprise répondent à une
certaine harmonie et ne se parasitent pas.
5. Contrôler : vérifier que tout se passe conformément aux consignes du plan, afin de pouvoir
corriger au plus vite les éventuelles erreurs
Jusqu’à récemment, on a défini la notion de Direction générale à travers ces 5 tâhes. Il existe
d’autres approches complémentaires à cette fonction de Direction.
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La fonction de direction générale regroupe l’ensemble des postes de management global de
l’entreprise et supervise son exécution. Elle se caractérise par la prise en charge d’une double
responsabilité, à la fois stratégique et opérationnelle
Opérationnel : en aval, ils contrôlent et gèrent les moyens organisationnels, techniques, humains,
financiers… pour réaliser les objectifs fixés.
La fonction achats joue un rôle d’interface dans l’entreprise avec les fournisseurs externes. L’achat
ne se résume pas uniquement aux marchandises, matières et fournitures ou services destinés à
la production. Il couvre tous les besoins liés à l’exploitation. La fonction achat est en charge de :
Recevoir les besoins exprimés par les services de production, commerciaux ou autres.
Consulter et sélectionner les fournisseurs.
Négocier avec eux les meilleures conditions (prix, délais, conditions de paiement…)
Assurer le suivi des commandes jusqu’à la livraison.
Cette première étape revient à définir correctement le produit ou le service que l’on veut acheter,
en adéquation avec les besoins de l’entreprise. Généralement, on rédige un cahier des charges
permettant de spécifier précisément les conditions commerciales (coût, référence, qualité,
conditions de règlement, garantie…)
A cette étape, deux hypothèses sont possibles : les fournisseurs pouvant répondre aux besoins
font déjà partie du panel de l’entreprise. Dans ce cas, ils sont connus, évalués et les risques
maitrisés.
Sinon, il faudra chercher de nouveaux fournisseurs (sourcing). Il faut identifier les fournisseurs
potentiels, les contacter et lancer l’appel d’offres.
Il consiste à faire une annonce en précisant les caractéristiques du cahier des charges afin de
recevoir des offres de fournisseurs potentiels
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2.1.4. L’analyse des offres :
Une première étape de présélection s’effectue sur la base de critères ayant un caractère
éliminatoire : il peut s’agir d’une compétence technique particulière, de la localisation
géographique, une norme écologique…
La seconde étape consiste à procéder au choix du (ou des) fournisseurs en fonction des critères
de :
Qualité.
Coût global d’acquisition.
Critère de délai de livraison.
Critère de délai de paiement.
Garantie.
Service après ventes.
Fiabilité du fournisseur (image de marque auprès des autres entreprises).
2.1.5. La signature du contrat.
3. La fonction de production.
La fonction première de l'entreprise est de produire un bien ou un service destiné à être cédé sur
le marché à un prix couvrant au moins ses coûts de production.
L'organisation de l'entreprise s'articule donc autour de sa mission fondamentale de production ou
de prestation de services.
Nous verrons tout d’abord ce qu’est le système de production, puis l’organisation de la fonction de
production en abordant l’évolution de celle-ci au cours du temps (OST, Fordisme, Toyotisme etc.)
et enfin les différents modes de production.
Le système de production décrit l’ensemble du processus grâce auquel l’entreprise produit un bien
ou un service apte à satisfaire une demande à l’aide de facteurs de production acquis sur le
marché.
Dans le cadre d’une entreprise, le système de production, outre sa finalité première qui est de
produire un bien économique, cherche à satisfaire d’autres objectifs secondaires tels que :
La fonction de production doit permettre à l’entreprise de satisfaire la demande qui lui est adressé
ce qui suppose que l’entreprise adapte sa capacité de production au volume des ventes.
Les biens économiques produits doivent être de bonne qualité, c’est-à-dire doivent permettre de
satisfaire les besoins de la clientèle.
Mais la production doit aussi être de qualité en termes d’utilisation des ressources afin de respecter
le critère d’efficience attaché au système productif. Le système productif doit donc être économe
en ressources et constant en terme de qualité.
Le système productif adopté par l’entreprise doit proposer les plus faibles coûts de production
possibles de manière à garantir la compétitivité de l’entreprise.
Il s’agit d’une part, de réduire le délai de fabrication pour limiter les coûts, et d’autre part, de
produire dans des délais conformes au niveau de la demande ce qui suppose un système et
un mode de production réactif.
33
Le système productif doit être capable de s’adapter aux variations de la demande, ou bien encore
aux évolutions de l’environnement productif de l’entreprise en termes d’innovations
technologiques, nouveau mode de production…
Il définit les méthodes de production qui vont être utilisées pour réaliser le produit proposé par le
bureau des études dans le souci de permettre une production au moindre coût.
Ce service décrit donc entre autre, la succession des opérations à réaliser pour produire un bien,
l’organisation de ces différentes phases de production dans le temps et dans l’espace.
Il se charge de vérifier que les services opérationnels remplissent bien leur mission dans les
conditions définies par le bureau des méthodes que ce soit en terme de délai, de qualité, de
rendement ou de coût de production.
Conjointement aux 4 services fonctionnels, l’organisation de la production repose également sur
des services opérationnels.
On en dénombre 5 :
- le service fabrication ;
- le service expédition ;
- le service manutention ;
- le service outillage ;
- le service entretien.
En effet, il est nécessaire de faire évoluer le mode de production auparavant focalisé sur la seule
recherche de gains de productivité.
Les évolutions des modes de consommations poussent les entreprises à revoir ce type
d’organisation en recherchant :
- de nouvelles formes de motivations du personnel : qui ne passe plus simplement par la
motivation salariale mais par l’enrichissement des tâches, l’élargissement des tâches (la
spécialisation du salarié est remise en cause) et la rotation des postes (pour lutter contre la
monotonie du travail).
- La recherche de flexibilité de la chaîne de production : pour répondre à une demande de
plus en plus différenciée exprimée par le consommateur et de plus en plus variable. De ce
fait, l’organisation du travail doit aussi favoriser l’initiative des fonctions opérationnelles pour
diminuer le temps de réaction de l’entreprise
- La recherche de la qualité : cet élément devient un principe incontournable du fait de
l’exigence croissante des consommateurs déçus par la faible qualité des produits réalisés
dans le cadre d’une approche quantitative de la production
- Une organisation de l’entreprise pilotée par l’aval c’est-à-dire que la production doit
répondre à une demande réelle.
Le Toyotisme.
35
- l’élimination des gaspillages.
L’organisation de la fonction production repose en grande partie sur le mode de production choisi.
Le choix d’un mode de production repose sur l’analyse de quatre critères :
la fonction de production peut être pilotée soit par la demande (pilotage par l’aval), c’est-
à-dire que c’est la commande passée par le client qui déclenche le processus de
fabrication ;
soit pilotée par l’amont, c’est-à-dire que le processus de production répond à un cahier
des charges prédéfini ce qui peut se traduire par la constitution de stocks de produits finis.
soit sur des ateliers autonomes qui assurent l’ensemble des tâches nécessaires à la
réalisation d’une production ;
soit par ligne (chaîne de fabrication) ou se succèdent les différentes tâches nécessaires à
la production d’un bien qui circulent d’un bout à l’autre de la chaîne de production.
En fonction de ces différents critères, l’entreprise va être capable de choisir son mode de
production. Parmi les modes de production, on en dénombre 4 types :
- Production unitaire : fabrication sur mesure en fonction de la demande du client (bâtiment
: maison individuelle).
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- Production en continu : flux continu de produits homogènes (produit de consommation de
masse : le verre, le papier, les produits pétroliers…)
L’activité commerciale d’une entreprise repose sur le marketing qui se caractérise par l’ensemble
des moyens dont disposent les entreprises en vue de créer, de conserver et de développer
leurs marchés.
Elle repose d’une part, sur la connaissance du marché, d’autre part, sur la connaissance du
consommateur et enfin sur la mise en œuvre du marchéage ou marketing-mix constitué de 4
variables : le produit, le prix, la communication et la distribution.
4.2. La segmentation
- Une niche est une fraction d’un segment sur lequel l’entreprise possède un avantage
concurrentiel fort, où elle est très peu attaquée par la concurrence et sur laquelle la
rentabilité est importante.
L’environnement du consommateur.
- l’achat du produit : est-il spontané, réalisé à la suite d’un conseil d’une tierce personne, à
la suite d’une information lue dans un magazine, etc ;
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- le nombre et le type de magasins visités par le consommateur : circuits de distribution.
3ème catégorie : les critères décrivant l’environnement du consommateur tels que la culture, le
groupe d’appartenance (le consommateur fait partie d’association, de clubs, etc.)
besoin de s'accomplir
besoin d'estime
besoin d'appartenance
besoin de sécurité
besoin physiologique
Le rôle de la mercatique est double : Il s’agit d’une part, d’identifier les besoins afin d’y faire
correspondre les produits et de surveiller l’évolution de ces besoins, et d’autre part de concevoir
de nouveaux besoins créant ainsi de nouveaux marchés. (exemple : les Smartphones, les
tablettes, la montre connectée…).
Les normes et les statuts sociaux qui participent à l’évolution des besoins (l’appartenance à un
groupe et le passage à un groupe « supérieur ») va entraîner une évolution des besoins
Quant aux freins, il s’agit de forces conscientes ou inconscientes qui limitent ou empêche l’achat.
Les freins sont recensés en 4 classes :
- les freins culturels (liés à l’éducation, à la culture individuelle ou familiale) ;
- sociaux (appartenance sociale) ;
- physiques ;
- financiers (prix).
C’est l’ensemble de toutes les forces coordonnées par le marketing que l’entreprise peut
réunir pour atteindre ses objectifs.
Il représente également l’ensemble des variables dont l’entreprise dispose pour influencer le
comportement de l’acheteur. Il s’agit des 4 P marketing : le Produit, le Prix, la Place (distribution),
et la Promotion (commercialisation et communication).
39
PRODUCT
PROMOTION
MARKETING PLACE
MIX
PRICE
Il s’agit donc de l’ensemble des moyens dont dispose une organisation pour concevoir l’offre qu’elle
présentera sur le marché
4.5.1. Le produit.
Définir la politique de produit consiste à prendre des décisions relatives à la vie du produit ou d’une
famille de produits et relevant d’un des domaines suivants :
le positionnement ;
la gamme ;
l’innovation ;
la modernisation ou ;
l’abandon du produit.
Tout produit passe par différentes phases. Ces phases sont au nombre de 5 et sont regroupées
dans le schéma suivant :
4.5.2. Le prix.
40
D’une manière générale, la fixation du prix de vente d’un produit est une décision majeure en raison
de l’influence que ce prix exerce à la fois sur le volume des ventes et sur la rentabilité du produit.
- faire connaître le produit, c’est à dire informer sur les caractéristiques du produit, l’utilisation du
produit ; c’est ce qu’on appelle la phase cognitive ;
- chercher à développer une attitude favorable à l’égard de l’entreprise, de ses marques, de
ses produits ; c’est ce qu’on appelle la phase affective dans laquelle l’entreprise cherche à
construire ou à développer une image positive d’un produit ou service, d’une marque, ou de
l’entreprise elle-même ;
- persuader la cible visée d’acheter le produit : c’est la phase comportementale qui a pour but
d’inciter la cible à acheter le produit
Définir une politique de distribution repose sur des choix et actions qui visent à créer,
développer, animer et assurer le suivi du réseau de distribution de l’entreprise.
La politique de distribution est une composante essentielle du marketing mix car les décisions en
matière de distribution sont souvent difficiles à modifier du fait des liens entre l’entreprise et les
distributeurs (engagements contractuels, relations de confiance, etc.) et le délai de constitution
d’un réseau nécessite un investissement en temps et financier.
Le réseau de distribution comprend l’ensemble des personnes morales ou physiques qui assurent
les fonctions commerciales et logistiques permettant à une entreprise de diffuser ses produits aux
clients finals.
Le canal de distribution peut être :
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long (plusieurs intermédiaires : producteur, grossiste, détaillant, consommateur).
La fonction comptable est un processus qui permet de satisfaire les besoins en informations des
tiers, internes (dirigeants, cadres…) ou externes (banquier, actionnaire, fournisseur…) à
l’entreprise. Ces informations leur permettront d’analyser la situation de l’entreprise et de prendre
des décisions.
Les missions.
- La fonction financière permet d’assurer aux décideurs qu’ils auront bien les fonds
nécessaire à l’instant T pour financer telle ou telle activité. C’est donc à elle que
revient la responsabilité de donner à l’entreprise l’opportunité et les moyens de
se développer.
- Elle garantit aussi que le capital est investi de façon rentable.
- La fonction finance s’occupe de toutes les activités en entreprise. Il est important
qu’elle puisse permettre au décideur de savoir quelle activité est plus rentable
qu’une autre.
Si certaines entreprises sont aussi performantes ou innovantes, c’est entre autres parce qu’elles
disposent d’un atout considérable : un personnel motivé.
Définition : la fonction ressources humaines a pour mission de faire en sorte que l’organisation
dispose du personnel nécessaire à son fonctionnement et que ce personnel fasse de son mieux
pour améliorer la performance de l’organisation, tout en s’épanouissant.
C’est la recherche d’une adéquation entre les besoins de l’entreprise et les compétences d’un
individu.
Ayant repéré ses besoins en personnel, l’entreprise devra formuler précisément ses attentes et les
compétences nécessaires pour y répondre d’où un document indispensable : la fiche de poste.
Voir cours de GRH en S 5.
- La rémunération du personnel.
- La gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences.
Des scénarios concernant le futur de l’entreprise sont élaborés et on définit des actions pour
combler ces besoins : recrutement de personnels extérieurs, formation du personnel interne…
Le second modèle est celui de l’école des relations humaines avec 3 principaux contributeurs :
MAYO, Mac GREGOR et MASLOW.
Les ressources humaines ne sont pas seulement un coût à minimiser à cela doit s’ajouter
la satisfaction du salarié.
Ce dernier doit se sentir aimé et valorisé pour écarter son aversion à l’autorité
Le troisième modèle est celui de la gestion « moderne » des ressources humaines. Peters &
Waterman et d’autres considèrent que l’Homme est l’essence primordiale de toute
organisation.
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Le personnel représente un potentiel créatif, capable d’innovation et de prise volontaire de
responsabilité.
Le management doit donc leur confier des responsabilités, obtenir leur coopération.
Le quatrième modèle est celui de la gestion stratégique où le salarié servira l’organisation dans la
mesure où cette dernière lui permet d’atteindre ses objectifs propres.
7. La fonction qualité.
Aujourd’hui, la qualité est omniprésente, tous les produits, tous les services sont confrontés
à des normes de qualité.
Une série de normes adoptée par la communauté internationale commence par ISO 9000
et avec la version la plus récente ISO 9001 VERSION 2008.
Dans un contexte de production de masse, la maîtrise de la qualité passe par l’inspection des
caractéristiques des pièces fabriquées et de leur conformité avec les spécifications émanant du
bureau d’étude ou des clients, il s’agit ici du concept d’assurance de la qualité :
La qualité totale.
Elle implique un certain type de management qui se positionne dans une perspective post-
taylorienne en remettant en cause la séparation qui oppose traditionnellement le travail d’exécution
au travail de conception-organisation.
Le TQM (Total Quality Management) vise à obtenir la participation de tous les salariés en plaçant
le client au centre des préoccupations.
La qualité totale repose sur le développement d’une culture inspirée du Kaizen japonais qui vise
une amélioration permanente des méthodes organisationnelles.
Le Kaizen a développé un certain nombre de dispositifs comme les cercles de qualités.
Le cercle de qualité est un groupe composé d’une petite dizaine de personnes qui travaillent
ensemble (ouvriers du même atelier, employés du même bureau) qui sont volontaires pour
rechercher les causes des problèmes et proposer des améliorations.
44
La mise en place de cercles de qualité influe sur les 3 facteurs de la productivité déjà cités à savoir :
Selon les cas, les entreprises peuvent avoir d’autres fonctions, telles que la fonction d’organisation,
la fonction des systèmes d’information, la fonction des moyens généraux, la fonction de contrôle
de gestion, la fonction d’audit interne, la fonction de communication interne, la fonction logistique…
Si les appellations changent, toutes ces fonctions ont été présentées dans ce chapitre directement
ou indirectement
Durant votre formation vous allez revenir sur certaines fonctions avec plus de détails.
Conclusion.
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CHAPITRE VI. LA STATEGIE DE L’ENTREPRISE ET LE SYSTÈME DE PRISE
DE DECISION.
Introduction.
1. Définition de la stratégie.
Plusieurs définitions ont été données à la notion de stratégie. Nous allons en retenir quelques unes
dont les auteurs sont d’un certain renom.
Pour Alfred CHANDLER, la stratégie consiste à déterminer les objectifs et les buts fondamentaux
à long terme d’une organisation puis à choisir les modes d’action et d’allocation des ressources
qui permettront d’atteindre ces buts et objectifs.
-
- la fixation d’objectifs ;
- la détermination des ressources et des moyens.
Pour Henry MINTZBERG la stratégie est un plan, un modèle, une position, une perspective et un
stratagème.
Pour lui la stratégie peut être traduite par les questions suivantes :
- Que produire ?
46
- Comment réaliser cette production ?
- Avec quels moyens le faire ?
Pour THIETART :
La stratégie d'une entreprise peut être définie par une série d'éléments :
- Les priorités : Que faire en premier lieu ?, quand ?, quels résultats en attendons-nous ?
- Les actions de contingence (que faire si les choses ne se passent pas comme prévu).
Remarques :
- La stratégie vise le long terme par opposition au court terme (<1 an) qui relève de la gestion ou
l’exploitation courante.
- La stratégie provoque des modifications structurelles, c’est-à-dire des changements
conjoncturels à court terme.
- La stratégie s’appuie sur des décisions plus qualitatives que quantitatives.
- La stratégie relève de la Direction Générale et non pas du reste du personnel.
- La stratégie affecte l’ensemble de l’entreprise et non pas une fonction ou un service de
l’entreprise.
Notons aussi que la stratégie de l’entreprise doit être en accord avec ses finalités et objectifs,
mais également en cohérence avec le cas échéant ses différents métiers ou domaines d’activité
stratégique (DAS) ; Voir développement dans ce qui suit.
Un métier correspond au savoir faire et aux compétences mises en œuvre dans l’exercice d’une
profession.
La plupart des entreprises et notamment les PME, n’exercent qu’un seul métier. D’autres
entreprises, notamment les grandes entreprises peuvent exercer plusieurs métiers ou travailler
sur plusieurs secteurs d’activités.
Quand une entreprise, exerce plusieurs métiers, elle doit non seulement définir une stratégie
globale, pour l’ensemble de l’entreprise, mais en plus des stratégies par domaines d’activités.
Dans ce type de stratégie, les entreprises anticipent et planifient ce que sera le futur de
l’entreprise dans un délai de 3 à 5 ans. C’est donc une démarche rationnelle qui lui permet de
faire des choix volontaires. (Stratégie majoritairement disponible chez les GE-FMN).
Dans ce cas, l’entreprise se veut pragmatique et s’adapte en fonction des évènements qui
affectent l’activité de l’entreprise. L’entreprise agit donc de façon intuitive et réactive. Cela
s’explique le plus souvent par une information limitée. (Stratégie majoritairement PME).
Dans les grandes entreprises, les deux démarches ont tendances à coexister. Cela se traduit
par le fait qu’elle privilégie la démarche délibérée mais s’adaptent au fur et à mesure des
circonstances.
Elle concerne l’ensemble de l’entreprise. Toutes les entreprises ont forcément une stratégie
globale. Chaque entreprise a des choix stratégiques à réaliser à 4 niveaux :
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- Économique : l’entreprise doit décider si elle exerce un seul métier (stratégie de spécialisation)
ou plusieurs métiers (stratégie de domaine).
L’entreprise doit décider si elle fait tout elle-même (intégration– croissance verticale) ou si elle
fait faire une partie de son activité à l’extérieur (stratégie d’externalisation).
- Juridique : l’entreprise doit décider si elle se développe de façon autonome (croissance interne)
ou au contraire si elle s’agrandit en rachetant des entreprises (croissance externe).
- Géographique : l’entreprise doit décider si elle exerce son activité au niveau national voire local
(stratégie nationale, locale) ou si elle s’internationalise (stratégie d’internationalisation).
Toutes les entreprises n’ont pas de DAS, dans ce cas elles n’auront qu’une stratégie globale.
En revanche, celles qui ont plusieurs DAS devront, en plus de la stratégie globale, adopter une
stratégie par domaines dans le but de se différencier de la concurrence.
Elles interviennent après les 2 premières et correspondent à la mise en œuvre de la stratégie avec
des conséquences sur chacune des grandes fonctions de l’entreprise.
3. La démarche stratégique.
- Analyse concurrentielle de chacun des DAS au moyen du modèle SWOT, c’est à dire, Strengths
: Forces; Weaknesses : Faiblesses; Opportunities : Opportunités et Threats : Menaces.
- Pour la partie externe du SWOT, on utilise notamment le modèle PESTEL (voir détails ci-
dessous) et le modèle des 5 forces de la concurrence proposé par Michael Porter (voir plus loin).
Pour la partie interne du SWOT, on utilise notamment la chaîne de valeur, également proposé
par Michael Porter.
- Choix d'une stratégie générique pour chacun des DAS : stratégie de coût (de prix), stratégie de
différenciation (épuration ou sophistication) ou stratégie de focalisation (de niche)
- Arbitrages d'allocation de ressources entre les différents DAS grâce à des outils du type matrices
d’analyses stratégiques et concurrentielles.
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- Évolution du périmètre d'activité vers de nouveaux DAS ce qui entraîne le choix de stratégies de
diversification, internationalisation, intégration verticale ou externalisation, fusions et acquisitions,
alliances ou partenariats.
Remarque : la stratégie adoptée est tributaire de plusieurs facteurs. Nous en retiendrons ici deux
principaux : la taille de l’entreprise et son âge.
PME GE
Stratégie d’adaptation et d’innovation Stratégie d’innovation
Selon le groupe STRATEGOR : " la décision est un processus par lequel une entreprise modifie
sa stratégie réelle ".
" les décisions sont les processus par lesquels on effectue des choix permettant d'apporter des
changements à une stratégie entre un instant t et un t+1".
Pour HELFER, KALIKA et ORSONI : " la décision est l'acte volontaire par lequel après examen
des questions douteuses ou litigieuses on tranche, on prend parti".
Pour ces mêmes auteurs : Diriger une entreprise est par conséquent toujours décider, effectuer
des choix précédent l'action. Or, le manager ne prend pas une décision pour ensuite se consacrer
à l'examen d'une seconde. La décision n'est pas un acte isolé, les unes succédant aux autres,
mais il s'agit " d'un processus continu, ou l'on revient sur les choix arrêtés par de multiples retours
d'informations et de contrôle successifs.
Nous allons exposer succinctement trois approches permettant une classification des
décisions.
Décision à court terme : Décision qui engage l'avenir sur une courte période de quelques jours
à quelques mois ( pas plus d'un an en général).
Décision à moyen terme : Décision qui engage l'avenir sur une période de 1 an à quelques
années.
Décision a long terme : Décision qui engage l'avenir de l'entreprise sur une longue période (5
ans, 10 ans, voire plus). Les décisions de long terme sont souvent stratégiques.
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- Décision stratégique : ce sont les décisions les plus importantes parce qu’elles déterminent
l’orientation générale de l’entreprise. Ce type de décision est du ressort de la direction générale.
- Décision tactique ou de gestion : appelées aussi décisions de pilotage. Ces décisions assurent
la réalisation des décisions stratégiques et commandent les directions opérationnelles.
· Les décisions programmables : ce sont des décisions faciles à prendre qui portent sur des
variables quantitatives et peu nombreuses et faciles à formaliser.
· Les décisions non programmables : ce sont des décisions difficiles à prendre pour lesquelles
les variables sont qualitatives et nombreuses. Il est difficile de les formaliser.
Nous allons exposer ici le modèle de Herbert Simon (Prix Nobel d’économie en 1978) qui à travers
le modèle IMC a montré que toute décision s'élabore en 3 phases :
Il s’agit ici de comprendre, en recueillant toutes les informations possibles sur l’entreprise et sur
son environnement.
Les informations recueillies vont être traitées. Les décideurs vont ensuite rechercher les solutions
envisageables.
Il s’agit ici de :
Enfin notons que ce processus se heurte au principe de rationalité limitée introduit par SIMON.
En effet, le décideur ne peut pas appréhender tous les choix possibles, car ses capacités cognitives
sont limitées. En pratique, il est très difficile d’obtenir des informations complètes.
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Par conséquent au moment de la prise de décision, il est quasiment impossible de prouver que la
décision prise est la meilleure.
Conclusion.
A travers les données de ce chapitre, on peut dire que la stratégie au niveau de l'entreprise est
liée à une nécessité externe en relation avec la complexité croissante de l'environnement.
Elle répond également à la nécessité interne d'une direction dynamique des hommes et des
femmes au travail basée sur la délégation des responsabilités, la définition d’objectifs à moyen et
long terme, la mobilisation de ressources techniques, financières et humaines ainsi que la mise en
place d’un système de suivi et de contrôle.
Elle permet d'assurer la cohérence des actions engagées par l'entreprise et d'organiser l'emploi
des ressources utilisées matérielles, financières humaines.
C'est un outil d'aide à la décision et c'est également un instrument de contrôle de gestion.
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