0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
89 vues7 pages

Chapitre 3

Transféré par

Boureima CONSIMBO
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
89 vues7 pages

Chapitre 3

Transféré par

Boureima CONSIMBO
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 3 : Calculs algébriques

I/ Sommes et produits finis de nombres complexes

1˚) Sommes :

[a] Définition :

Soit (ak )k∈I une famille de nombres complexes indéxée par un ensemble fini I. La somme des éléments
X
de la famille (ak )k∈I est notée ak . Par convention, lorsque I est vide la somme est nulle.
k∈I
X n
X
Exemple : si I = {1, 2, ..., n}, on aura : ak = ak = a1 + a2 + ... + an .
k∈I k=1
Remarque :
X X
L’indice k de la somme est muet, ç,à,d ak = aj .
k∈I j∈I

[b] Exemples :

Soient p, n ∈ N tels que p ≤ n.


I La somme de termes consécutifs d’une suite arithmétique est donnée par :
n  
X (p + n)(n − p + 1) ( 1er terme + dernier terme). nbre de termes
k= . .
k=p
2 2

100
X (1 + 100).100
Ainsi, k = 1 + 2 + 3 + ... + 100 = = 5050.
k=1
2
I La somme de termes consécutifs d’une suite géométrique est donnée par :

p n−p+1
Xn  q .(1 − q
 )
si q 6= 1
k 1−q
q =
n−p+1 si q = 1

k=p 

Ainsi, pour x ∈ R, on a :

i(n+1)x
n
X n
X  1−e

si x 6≡ 0[2π]
Sn = 1 + eix + e2ix + ... + einx = eikx = (eix )k = 1 − eix
n+1 si x ≡ 0[2π]

k=0 k=0 

1
[c] Propriétés :

(1) L’ordre des termes n’intervient pas dans la somme.


Exemple : a1 + a2 + a3 + a4 = a3 + a1 + a2 + a4 .
n
X m
X Xn
(2) ak = ak + ak avec p 6 m 6 n − 1.
k=p k=p k=m+1
n
X Xn n
X
(3) (αak + βbk ) = α ak + β bk avec α, β ∈ C qui ne dépendent pas de k.
k=p k=p k=p
Exemple :
25 25
X X (6 + 25).(25 − 6 + 1)
S = 12 + 14 + 16 + ... + 50 = 2k = 2 k=2 = 620.
k=6 k=6
2
(4) Changement d’indice :
n n+j n+j
X X X
∀j ∈ N, on a : ak = ak−j . En effet, dans la somme ak−j , on pose k 0 = k − j, il vient :
k=p k=p+j k=p+j
n+j n n
X X X
ak−j = ak 0 = ak .
k=p+j k0 =p k=p
Exemple :
n  k−1
X 1
Soit Sn = . On fait un changement de variable k 0 = k − 1, on aura :
k=1
2
n−1  k0 n−1  k n  n 
1 − 12

X 1 X 1 1
Sn = = = 1 =2 1− .
0
k =0
2 k=0
2 1 − 2
2
Autrement :
n  k−1 n 1 k n  k 1 n  n 
 


X 1 X
2
X 1 1 1 2 1
Sn = = 1 =2 = 2. . 1 =2 1− .
k=1
2 k=1 2 k=1
2 2 1 − 2
2

[d] Somme télescopique :

Soient n, p ∈ N tels que p 6 n. On appelle somme télescopique toute somme de la forme


n
X
(ak+1 − ak ).
k=p

Cette somme est égale à an+1 − ap . En effet,


n
X
(ak+1 − ak ) = (ap+1 − ap ) + (ap+2 − ap+1 ) + ... + (an+1 − an ) = an+1 − ap .
k=p

EXERCICE 1 :
−1 1 1
1/ Vérifier que ∀k ∈ N∗ , on a : = − .
k(k + 1) k+1 k
n
X −1
2/ En déduire la somme Sn = où n ∈ N∗ .
k=1
k(k + 1)
3/ Trouver lim Sn .
n→+∞
1 1 k − (k + 1) −1
1/ − = = .
k+1 k k(k + 1) k(k + 1)

Enseignant : Jedidi Omar page 2 A.U : 2020/2021


n n   X n
X −1 X 1 1 1
2/ Sn = = − = (ak+1 − ak ) avec ak = .
k=1
k(k + 1) k=1 k + 1 k k=1
k
1 −n
Alors, Sn = an+1 − a1 = −1= .
n+1 n+1
3/ D’après ce qui précède, on déduit que lim Sn = −1.
n→+∞

[e] Factorisation de an - bn :

Soient a, b ∈ C et n ∈ N∗ . Alors :
n−1
X n−1
X
n n k n−1−k
a − b = (a − b) a b = (a − b) an−1−k bk = (a − b)(an−1 + an−2 b + ... + bn−1 ).
k=0 k=0

Exemples :
(1) x3 + i = x3 − i3 = (x − i)(x2 − 1 + ix).
n−1
X
(2) xn − 1 = (x − 1)(xn−1 + xn−2 + ... + 1) = (x − 1) xk .
k=0

2˚) Produits :

[a] Définition :

Soit (ak )k∈I une famille de nombres complexes indéxée par un ensemble fini I. Le produit des éléments
Y
de la famille (ak )k∈I est notée ak . Par convention, lorsque I est vide le produit vaut 1.
k∈I
Y n
Y
Exemple : si I = {1, 2, ..., n}, on aura : ak = ak = a1 × a2 × ... × an .
k∈I k=1
Remarque :
Y Y
L’indice k du produit est muet, ç,à,d ak = aj .
k∈I j∈I

[b] Exemples :
n
Y
(1) k = 1 × 2 × ... × n = n!.
k=1
n
Y Pn n(n+1)
(2) ek = e0 × e1 × e2 × ... × en = e k=0 k
=e 2 .
k=0

[c] Propriétés :

(1) Le produit reste!inchangé en permuttant


! les termes. Exemple, a1 × a2 × a3 × a4 = a3 × a2 × a1 × a4 .
Yn Ym Yn
(2) ak = ak × ak avec p 6 m 6 n − 1.
k=p k=p k=m+1
n n
! n
!
Y Y Y
n−p+1
(3) (αak .bk ) = α ak × bk avec α ∈ C qui ne dépende pas de k.
k=p k=p k=p
Exemple :

Enseignant : Jedidi Omar page 3 A.U : 2020/2021


3
Y
P = 2(k + 1) = 23 .(2 × 3 × 4) = 192.
k=1
(4) Changement d’indice :
n n+j n+j
Y Y Y
∀j ∈ N, on a : ak = ak−j . En effet, dans le produit ak−j , on pose k 0 = k − j, il vient :
k=p k=p+j k=p+j
n+j n n
Y Y Y
ak−j = ak 0 = ak .
k=p+j k0 =p k=p
Exemple :
3
Y
Revenons à l’exemple précédent P = 2(k + 1). On fait un changement de variable k 0 = k + 1, on
k=1
aura :
4
Y 4
Y
P = 2k 0 = 2k = 23 .(2 × 3 × 4) = 192.
k0 =2 k=2

[d] Produit télescopique :

Soient n, p ∈ N tels que p 6 n et ak ∈ C∗ pour tout k compris entre p et n. On appelle produit


télescopique tout produit de la forme
n
Y ak+1
.
k=p
ak
n
an+1 Y ak+1 ap+1 ap+2 an+1 an+1
Ce produit est égal à . En effet, = × × ... × = .
ap k=p
ak ap ap+1 an ap
EXERCICE 2 :
Soit n > 2.
n  
Y 1
1/ Calculer le produit suivant : Pn = 1+ .
k=2
k
2/ En déduire la valeur de P4039 .
n   Y n
Y 1 k+1 n+1
1/ 1+ = = .
k=2
k k=2
k 2
4039 + 1
2/ P4039 = = 2020.
2

3˚) Somme double :

[a] Produit cartésien de deux ensembles :

Définition :
Soient E et F deux ensembles. On appelle produit cartésien de E et F et on note E × F l’ensemble
des couples (x, y) tels que x ∈ E et y ∈ F .

E × F = {(x, y), x ∈ E et y ∈ F }.

Enseignant : Jedidi Omar page 4 A.U : 2020/2021


Exemples :
(1) R2 = R × R = {(x, y); x, y ∈ R}.

(2) E = {a, b, c}, F = {0, 1}. E × F = {(a, 0), (b, 0), (c, 0), (a, 1), (b, 1), (c, 1)}.

[b] Somme rectangulaire :

Définition :
Soient I et J deux ensembles finis ayant p et q éléments respectivement. Soit (ai,j )(i,j)∈I×J une famille
de nombres complexes. On appelle somme rectangulaire toute somme double sur le rectangle I × J et
on note :
X XX XX
ai,j = ai,j = ai,j .
(i,j)∈I×J i∈I j∈J j∈J i∈I

Cas particuliers :
! !
X X XX X X
(1) Si ai,j = xi .yj , alors ai,j = xi yj = xi .yj = xi . yj . On obtient, ainsi,
(i,j)∈I×J (i,j)∈I×J i∈I j∈J i∈I j∈J
le produit de deux sommes finies.
(2) Si ai,j = xi + yj , alors
X X XX XX XX
ai,j = (xi + yj ) = (xi + yj ) = xi + yj
(i,j)∈I×J (i,j)∈I×J i∈I j∈J i∈I j∈J i∈I j∈J
X X X X
= xi 1+ yj 1
i∈I j∈J j∈J i∈I
| {z } | {z }
=q =p
X X
=q xi + p yj .
i∈I j∈J

[c] Somme triangulaire :

Définition :
Soient I = {1, 2, ..., n} et (ai,j )(i,j)∈I×I une famille de nombres complexes. On appelle somme triangu-
laire toute somme double sur le triangle ∆n = {(i, j) ∈ I × I tel que 1 6 i 6 j 6 n} et on note
j
n X n X
n
X X X
ai,j = ai,j = ai,j .
16i6j6n j=1 i=1 i=1 j=i

Enseignant : Jedidi Omar page 5 A.U : 2020/2021


Fig. 1 – Figure de ∆9

Exemples :
n X j n
X X X n(n + 1)
(1) 1= 1= j= .
16i6j6n j=1 i=1 j=1
2
j
n X n n
X X X X n(2n + 1)(n + 1)
(2) j= j= j.j = j2 = .
16i6j6n j=1 i=1 j=1 j=1
6

II/ Coefficients binômiaux et formule du binôme

1˚) Propriétés de la combinaison :

Soient n et k deux entiers tels que 0 6 k 6 n. La combinaison est donnée par :


n!
{kn = .
k!(n − k)!
avec n! = n.(n − 1).(n − 2)...1 = n.(n − 1)!. Par convention, 0! = 1.
Les {kn s’appellent les coefficients binomiaux. Ils vérifient les propriétés suivantes :
i/ Si k > n alors {kn = 0.
ii/ {0n = 1, {1n = n, {nn = 1.
n! n!
iii/ {kn = {n−k n−k
n . En effet, {n = = = {kn .
(n − k)!(n − n + k)! (n − k)!k!
iv/ {kn+1 = {kn + {k−1
n . En effet,

n! n!
{kn + {k−1
n = +
k!(n − k)! (k − 1)!(n − k + 1)!

n! n!
= +
k(k − 1)!(n − k)! (k − 1)!(n − k + 1)(n − k)!

(n − k + 1)n! + kn!
=
k(k − 1)!(n − k + 1)(n − k)!

(n + 1)n! (n + 1)!
= = = {kn+1 .
k!(n − k + 1)! k!(n − k + 1)!

Enseignant : Jedidi Omar page 6 A.U : 2020/2021


2˚) Formule du binôme de Newton :

Soient a, b ∈ C, n ∈ N, on a :
n
X n
X
n
(a + b) = {kn ak bn−k = {kn an−k bk .
k=0 k=0

3˚) Triangle de Pascal :

On place les coefficients {kn dans un tableau de telle sorte que les lignes prennent les indices n et les
colonnes prennent les indices k. C,à,d le coefficient {kn se place dans l’intersection de la ligne d’indice n et
de la colonne d’indice k. On obtient ainsi le tableau ci-dessous qui est connu sous le nom de "triangle de
Pascal" :

k=0 k=1 k=2 k=3 k=4 k=5 k=6 ...


n=0 1
n=1 1 1
n=2 1 2 1
n=3 1 3 3 1
n=4 1 4 6 4 1
n=5 1 5 10 10 5 1
n=6 1 6 15 20 15 6 1
.. .. .. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . . .
..
n {0n {1n {2n {3n {4n {5n {6n .
.. .. .. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . . .

On obtient ainsi la relation suivante : {kn = {kn−1 + {k−1


n−1 .

Enseignant : Jedidi Omar page 7 A.U : 2020/2021

Vous aimerez peut-être aussi