Chimie Général
Chimie Général
Médecine dentaire
Année Universitaire 2021-2022
Pr. A. CHAHINE
1
Partie I
Structure de la matière
2
CHAPITRE I
3
4
Les même atomes qui forment la terre, le ciel,
les mers, les fleuves, les montagnes, les
constructions, les êtres vivants…
5
Toute la matière de l’univers, toute
substance, vivante ou inerte, est constituée
à partir de particules très petites appelées
atomes.
6
Assemblage d’atomes : H, C, O, N, Ca, Fe, P, Cl, Mg, Na ….
8
9
I. Définition d’un atome
10
II. Caractéristiques de l'atome
Nombre de neutrons = N = A - Z
13
Exemples
Le sodium possède:
Na
23
11 protons,
11 11 électrons
et (23-11) = 12 neutrons
48
22
Ti Le titane possède :
22 protons,
22 électrons,
et (48-22) = 26 neutrons
14
Lorsque, le nombre de proton est égale au nombre d’électron
l’atome est dit neutre.
q = nombre de charge
15
La masse des atomes
La masse d'un atome est la somme des masses de ses
divers constituants.
matome = Z x mproton + (A – Z) x mneutron + Z x mélectron
matome = A x mnucléon
Exemple
17
COMBIEN DE LENTILLES DANS UNE BOITE DE 500 g ?
Défi Solution
Déterminer le nombre de
lentilles dans une boîte de
500 g de lentilles
matome = A x mnucléon
20
Exercice 1
1 u.m.a 1,660577.10-27 kg
-27
mp = 1, 6726485.10 Kg
-27
mn = 1,6749543.10 Kg
-30
me = 0,9109534.10 Kg.
21
Corrigé
mp = 1,00727 uma
mn = 1,00866 uma
me = 0,0005486 uma
22
Défaut de masse
La masse d'un noyau est toujours inférieure à celle de ses
constituants pris séparément. Cette différence de masse est
nommée défaut de masse (m ) .
+ +
23
Exercice 2
24
Les isotopes
Les isotopes d’un élément sont des atomes ayant le même numéro
atomique Z, mais des nombres de masse A différents.
Exemple :
25
Les isotopes les plus courants de l'hydrogène 11H sont
26
Exercice 3
27
Corrigé
28
Exercice 4
29
Corrigé
30
b) Le noyau d’un atome de Nickel (Ni) contient 30 neutrons et
sa charge électrique est égale à 4,48.10-18 C.
Donner la représentation symbolique de l’atome du noyau de
l’atome de Nickel
31
Corrigé
32
Exercice 5
On donne la mase d’un atome de carbone m = 2,0.10-23 g
Quel est le nombre d’atome connus dans une mine de crayon de masse
M = 0,50 g (la mine de crayon est supposée en carbone pur)
33
Corrigé
34
Exercice 6 :
35
Corrigé
36
37
38
39
Abondance naturelle
Pour la majorité des atomes, un seul des isotopes existant est présent en
quantité appréciable dans la nature les autres isotopes étant seulement
présents à l'état de traces.
40
Exercice 7
Le magnésium 12Mg existe sous forme de trois isotopes 24Mg, 25Mg, 26Mg
41
Corrigé
42
Exercice 8
Un élément X de masse atomique M possède 2 isotopes de
nombres de masses (M-1) et (M+2). Calculer le pourcentage de
chaque isotope.
43
Corrigé
44
CHAPITRE II
45
46
II-1 : Historique
47
48
II-2 : Quantification de l’énergie
49
II-2-a. Modèle corpusculaire de la lumière
LA LUMIERE: ONDE ET CORPUSCULE
Nature corpusculaire :
La lumière est constituée de particules sans masse, les photons, transportant
chacun une énergie E dépendant de la fréquence .
50
Application : L’effet photoélectrique
51
Dualité onde corpuscule :
52
II-2-b. Modèle de Bohr de l’atome
Les électrons se déplacent autour du noyau sur des orbites
circulaires privilégiées, à chaque orbite correspond une valeur
particulière de l’énergie.
53
Mise en évidence : Spectre d’émission de l’atome d’hydrogène
En comparant le spectre du rayonnement thermique émis par les corps denses
(Soleil ; arc électrique ; filament incandescent ; ...) et le spectre d’émission de
l’atome d’hydrogène, on constate que :
a) Le spectre du rayonnement thermique est continu ce qui veut dire que toutes
les couleurs, c.-à-d. les longueurs d’ondes correspondantes, y sont
représentées.
Lumière blanche
Les fréquences des radiations émises par les atomes d’hydrogènes préalablement
excités ne peuvent prendre que certaines valeurs.
Elles sont quantifiées 54
spectre d‘émission de l'hydrogène
Le spectre de l’atome d’hydrogène est constitué de radiations monochromatiques
de longueurs d’onde λ bien définies (Figure ci-dessous). L’expérience a montré
que le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène présente un grand nombre de
raies dans l’ultraviolet, le visible et l’infrarouge. Les premières raies étudiées
se situent dans le domaine du visible. Elles appartiennent à la "série de
Balmer".
Elles correspondent à l'ensemble des photons émis lors des transitions
électroniques de niveaux d'énergie n > 2 vers le niveau d'énergie n = 2. Les
photons émis sont alors situés dans le domaine du visible comme indiqué
sur le spectre d'émission ci-dessous.
55
L’atome ne peut absorber ou émettre que certaines quantités d’énergie,
permettant ainsi à un électron de passer d’une orbite permise à une autre.
Lors de son retour au repos, l’atome restitue l’énergie absorbée en émettant
un photon.
56
57
QUELQUES SPECTRES
Relation empirique de Balmer-Rydberg
Rydberg a proposé alors une équation empirique qui permet de
relier la longueur d’onde λ aux niveaux d’énergie n par la relation :
59
Spectre de l’atome d’hydrogène 60
Notions de série de raies : Formule de Ritz
Ritz a généralisé la relation empirique de Rydberg pour trouver les
longueurs d’onde de toutes les raies des différentes séries observées
selon la relation :
Chaque série est définie par le niveau d'énergie final des transitions
électroniques..
Série (n) 1 2 3 4 5
Domaine UV Visible IR IR IR
61
Exercice 10 :
Corrigé :
10 raies possibles :
62
Exercice 11 :
63
Corrigé :
64
65
II-2-c. L’atome d’hydrogène dans le modèle de Bohr
66
Pour r1 = 5,3 10-11 m = 0,53 Å : (n=1)
a0 = 0,53 Ǻ
68
L’énergie d’excitation
L’énergie d’excitation de l’atome d’hydrogène est
l’énergie nécessaire pour faire passer l’électron de
l’orbite n1 à une orbite n2 (n1 ≠ n2).
L’énergie d’ionisation
L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène est
l’énergie nécessaire pour faire passer l’électron de
l’orbite n = 1 à n = ∞ . Ce phénomène correspond à
l’arrachement de l’électron de l’atome :
69
Exercice 12 :
L'énergie de première ionisation de l'atome d'hélium est 24,6 eV.
a) Quelle est l'énergie du niveau fondamental ?
71
Pour les hydrogénoïdes, toutes les formules vues
pour l’atome d’hydrogène peuvent être retrouvées en
remplaçant dans celles de l’atome d’hydrogène, la
charge du noyau (+ e) par (+Ze).
72
Conclusion : Les limites du modèle de Bohr
73
CHAPITRE III
74
III-1. Modèle de Schrödinger
75
III-2. Solution de l’équation de Schrödinger
1) L’énergie :
La résolution de l’équation de Schrödinger nous permet de déterminer les
valeurs propres E qui correspondent aux différentes valeurs énergétiques
possibles de l’e- puis les fonctions d’onde dont le carré nous définira les
régions de l’espace où pourra se trouver cet électron.
77
m définit une case quantique
78
79
III-3. Représentation des orbitales des orbitales
atomiques (OA)
81
ii) OA de type np
z z z
L =1
x x x
y y y
m=1 m = -1
m=0
Les orbitales atomiques px, py, pz sont désignées par trois cases
quantiques
Orbitales p
Orbitale de type d: l = 0 m= 0 orbitale 3s
m= -1 31-1 py
l= 1 m = 0 310 pz
m=1 311 px
n=3
m=-2
m=-1 5 orbitales
l= 2 m=0 atomiques d
m=+1
m=+2
Les orbitales atomiques d sont schématisées par cinq cases
quantiques reliées :
Orbitales d
Orbitale de type f:
88
Extension aux atomes polyélectroniques
b) Niveaux d’énergie
Pour l’atome d’Hydrogène, l’énergie de l’ e- ne dépend que du
nombre quantique principale (n). Pour les atomes poly-
électroniques on montre que l’énergie dépend de n et l
E = f(n,l)
A l’intérieur d’une même couche, pour n fixée, les
e- appartiennent à 2 sous couches différentes et
ont des énergies différentes
Configuration électronique d’un atome
a) Principe de stabilité:
Conséquence :
Dans une même case n, l, m sont fixés. On ne peut placer
que deux électrons au maximum avec leur nombre
quantique de spins opposé
c) Règle de HUND
A l'état fondamental, quand les électrons se placent dans
une sous-couche multiple (p, d, f), ils occupent le maximum
d'orbitales de même énergie avec des électrons
célibataires qui ont des spins parallèles (même valeur de s).
Conséquence:
d) Règle de Klechkowski:
97
1) Etablir les configurations électroniques complètes des
édifices atomiques suivants : Na (Z=11) - O (Z=8)
K (Z=19)
Na: 1s22s22p63s1
O: 1s22s22p4
K: 1s22s22p63s23p64s1
100
Exceptions à la règle de klechkowsky:
ns2(n-1)d4 ns1(n-1)d5
Anomalie
ns2(n-1)d9 ns1(n-1)d10
Anomalie
Stabilisation lorsque la sous-couche (n-1)d est
remplie
ns2(n-2)f6 ns1(n-2)f7
Anomalie
ns2(n-2)f13 ns1(n-2)f14
Anomalie
24 Cr : 1s22s22p63s23p64s23d4
Anomalie
24 Cr : 1s22s22p63s23p64s13d5
29 Cu : 1s22s22p63s23p64s23d9
Anomalie
29 Cu : 1s22s22p63s23p64s13d10
Comment trouver la configuration
électronique d’un élément?
Tableau périodique
Comment trouver la configuration électronique
d’un élément?
Comment trouver la configuration
électronique d’un élément?
• Trouvons la configuration électronique du P
1
2
3
4
5
6
7
1
2
3
4
5
6
7
1
2
3
4
5
6
7
114
I) Description du tableau périodique de Mendeliev
Le tableau périodique est une conséquence des
configurations électroniques.
Exemple:
C (Z=6): 1s22s22p2
Couche de valence : 2s22p2 (4 e- de valence)
O (Z=8): 1s22s22p4
Couche de valence : 2s22p4 (6 e- de valence)
117
Parfois les électrons de valence ne sont pas
toujours ceux de la dernière couche mais les
derniers électrons que l’on met lors du
remplissage:
Ti (Z=22) : 1s22s22p63s23p64s23d2
Couche de valence : 4s23d2 (4 e- de valence)
118
nsx (1x 2)
ns2npx (1x 6)
Bloc s
Bloc p
H ns2(n‐1)dx (1x 10) He
Bloc d
Li Be B C N O F Ne
Na Mg Al Si P S Cl Ar
K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
Rb Sr Y Sr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
Cs Ba La Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
Fr Ra Ac
Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Em Md No Lr
119
Sous-groupe A : contient les éléments dont la couche
externe est ns np.
120
Les principales familles du tableau périodique sont :
122
Eléments des triades
Ces éléments constituent le groupe VIII.
On distingue trois types de triades :
123
Eléments des terres rares
Ces éléments possèdent les orbitales f en cours de
remplissage. On distingue les éléments qui
correspondent au remplissage de l'orbitale 4f : on les
appelle les lanthanides.
Ceux qui correspondent au remplissage de l'orbitale 5f
sont appelés les actinides.
124
Les Familles d’éléments
Certaines familles ont reçues des noms particuliers à connaître.
Ligne = période
1 18
H 2 Colonne = famille (ou groupe) 13 14 15 16 17 He
Li Be B C N O F Ne
Na Mg 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Al Si P S Cl Ar
K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
Rb Sr Y Sr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
Cs Ba La Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
Fr Ra Ac
Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Di Ho Er Tm Yb Lu
Lanthanides
Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Em Md No Lr
Actinides
ns2 np6
126
LA REGLE DE L’OCTET
127
IONS LES PLUS STABLES DES ELEMENTS s et p
1 2 13 14 15 16 17 18 N° Colonne
s1 s2 p1 p2 p3 p4 p5 p6
H He
Li Be B C N O F Ne
Na Mg Al Si P S Cl Ar
K Ca Ga Ge As Se Br Kr
Rb Sr In Sn Sb Te I Xe
Cs Ba Tl Pb Bi Po At Rn
Fr Ra
129
Rayons atomiques et ioniques
i) Rayon atomique
Le rayon d’un atome ne peut être défini que si l’atome est
engagé dans une molécule.
Le rayon atomique ra est la demi distance entre les noyaux
des deux atomes dans une liaison covalente simple
RA RA
d A-A
130
131
ii) Rayon ionique
132
Energie ionisation
L'énergie d'ionisation est l'énergie minimale qu'il faut fournir
à un atome (ou à un ion) pour arracher l'électron le moins lié.
Pour l'atome A , les énergies d'ionisations successives sont
définies par rapport aux réactions suivantes :
►Energie de première ionisation EI1
A A+ + e-
►Energie de deuxième ionisation EI2
A+ A2+ + e-
A(n-1)+ An+ + e-
Il faut toujours fournir de l'énergie à un atome pour l'ioniser,
l'énergie d'ionisation est donc toujours positive. 133
134
135
Affinité électronique
L'affinité électronique permet de caractériser le phénomène
inverse de l'ionisation, c'est-à-dire l'aptitude d'un atome
neutre à capturer un électron supplémentaire, suivant la
réaction :
On écrit alors :
Plus l'affinité électronique est élevée, plus l'atome a tendance à capter des
électrons.
Contrairement à l'énergie d'ionisation qui est toujours positive, l'affinité
électronique peut changer de signe. Si l'affinité électronique est positive,
alors l'anion X- est plus stable que l'atome neutre. 136
Electronégativité ()
139
140
141
142
Exercice
143
Exercice
Déterminer le numéro atomique de l’iode qui se trouve dans
colonne VIIA et dans la 5ième période :
Corrigé :
Colonne VIIA : C'est-à-dire il y’a 7 électrons de valence sur la
couche périphérique formée des sous couche s et p .
1s2 2s2 2 p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4 p6 5s2 4d10 5p5 144
Exercice :
Quel est le numéro atomique de l’argent sachant qu’il se situe dans la 5ième
période et la 11ième colonne ?
145
Exercice : Quel est le numéro atomique de l’argent sachant qu’il se situe
dans la 5ième période et la 11ième colonne ?
Corrigé :
La première ligne contient deux éléments,
147
Exercice :
Un élément a la configuration électronique suivante :
1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p2 . Quel est cet élément ?
Corrigé :
149
150
On distingue deux familles, les lanthanides (4f) et les
actinides (5f). On les appelle les terres rares.
151
LES REGLES DE SLATER
Modèle de Bohr pour les Hydrogénoïdes
Attraction « corrigée »
153
Calcul de la charge nucléaire effective Z*
Z* = Z -
= constante d’écran
Slater a énoncé les règles qui permettent d ’exprimer ces
effet d ’écran entre électrons.
155
REGLES de SLATER
1) Ecrire la configuration électronique de l ’élément en
utilisant les groupes suivants et dans l ’ordre suivant :
Groupes de Slater :
[1s] ; [2s , 2p] ; [3s , 3p] [ 3d] ; [4s , 4p] [ 4d] [ 4f ] ; [ 5s , 5p]
[ 5d ] ; [ 5f ]...
156
Electrons d’un groupe plus interne
(situé à gauche du groupe étudié)
Deux cas à distinguer :
électron étudié
+17
même groupe
Groupe précédent
groupe interne
= 0,85
=1
Z* = 17 - ( 6 * 0.35 ) - ( 8 * 0,85 ) - ( 2 * 1 ) = 6,1
159
Exemples
+30
164
I- La stœchiométrie des réactions.
Toute réaction chimique sera décrite au moyen d'une équation chimique qui
précise le passage des réactifs aux produits. Ainsi, par exemple, dans la synthèse
de l'ammoniac, nous écrirons la réaction:
Cette équation se lit : une mole de (di)azote réagit avec trois moles de
(di)hydrogène pour donner deux moles d'ammoniac.
Qualitativement : elle précise la nature des réactifs qui disparaissent au profit des
produits qui apparaissent.
Ces deux conditions doivent être satisfaites pour que le bilan "matière" des
réactions soit correct.
Ces coefficients apparaissent dans l'équation devant chaque formule. Leur symbole
est et une équation générale s'écrit:
Déterminons les coefficients stœchiométriques dans l'exemple de la synthèse
d’ammoniac. Au départ, nous savons que nous disposons de (di)azote et de
(di)hydrogène, après réaction, nous obtenons de l'ammoniac.
Ces formules moléculaires sont connues et ne pourront pas être modifiées. Nous
pouvons donc écrire:
Chaque molécule d'ammoniac contient trois atomes d'hydrogène, soit six au total.
Ce nombre d'atomes doit se retrouver du côté des réactifs, ce qui entraîne
finalement:
* Bien que le nombre d'atomes soit conservé, le nombre de molécules ne l'est pas.
(4 pour les réactifs, 2 pour les produits).
* Le nombre de moles ne se conserve pas.
* Le nombre de grammes se conserve.
* Le volume ne se conserve pas. Dans l'exemple donné, il y a une importante
contraction de volume; pour autant bien entendu que la température et la pression
soient maintenues constantes.
En toute généralité, dans une réaction chimique, la masse, le nombre et la nature
des atomes ainsi que la charge électrique totale (c.à.d. la somme des charges
individuelles) se conservent toujours.
Le nombre de molécules, de moles et le volume ne se conservent pas toujours.
I.3- L'écriture des réactions
L'écriture d'une équation chimique doit contenir un maximum d'informations sur la
réaction qu'elle décrit. Préciser la nature des réactifs et des produits est
évidemment indispensable, mais aussi :
Exemple : Une solution contenant 5 g de sel et 95 g d'eau sera une solution à 5%.
I-5-3) La composition volumique : Le titre volumique est le rapport entre le volume
du soluté et le volume de la solution. Ce titre s'exprime en %.
Exemple : Une solution à 20% d'alcool est une solution obtenue à partir de 20
parties (ml par exemple) de soluté (l'alcool) et complétée par la quantité de solvant
(l'eau) nécessaire à l'obtention de 100 parties (dans l'exemple des ml) de solution.
Remarque : Les volumes des corps purs ne s'additionnent généralement pas. Ainsi,
le mélange alcool/eau subit une contraction de volume et la quantité d'eau à ajouter
sera légèrement supérieure à 80 parties. Notons cependant que dans le cas de
solutions aqueuses fort diluées, l'erreur commise en additionnant les volumes de
ces solutions est négligeable.
I-5-4) La fraction molaire : La fraction molaire d'un composant d'une
solution ou d'un échantillon est le nombre de moles de ce composant
rapporté au nombre total de moles de la solution ou de l'échantillon. Son
symbole est X.
Pour noter l’évolution des quantités de matière des réactifs et des produits au
cours de la transformation, on utilise un tableau qui réalise, sur chaque ligne,
le bilan de matière (composition en mol du système) : à l’état initial, en cours
de transformation, et à l’état final.
Exemple n°1
Prenons l’exemple de la réaction entre les ions cuivre(II) et le zinc se
produisant lorsqu’on place de la poudre de zinc dans du sulfate de
cuivre(II). La solution, initialement bleue turquoise, se décolore.
Hypothèse 1 : les ions Cu2+(aq) constituent le réactif limitant. Si ce réactif est entièrement
consommé, l’hypothèse conduit à un avancement maximal xmax1 tel que n(Cu2+)f =5,00-xmax1
= 0 soit xmax1 = 5,00 mmol.
Exemples :
HCl H+ + Cl-
deux couples qui échangent un proton H+. Soient les deux couples
acide1/base1 et acide2/base2 :
Acide1 Base1 + H+
Base2 + H+ Acide2
L’eau pure est un ampholyte car elle se comporte à la fois comme un acide et
une base. Cette propriété est illustrée par sa réaction d’ionisation nommée
également réaction d’autoprotonation.
Cette réaction aboutit à la formation d’ions hydronium H3O+ (aq) et d’ions
hydroxyde OH- (aq):
- Pour les acides faibles, la dissociation est parfois très limitée. On utilise
Plus pKa est faible (Ka est grande), plus l’acide est fort plus il a
tendance libérer un proton H+.
Exemples :
Plus pKb est faible (Kb est grande), plus la base est forte
(respectivement forte).
2- On utilise pour caractériser une base, la constante pKa relative de son acide
NH4+. Cela permet de définir une seule échelle, le couple de référence considéré
2- C.M : A- = C0
4- E.I : H3O+OH- = Ke
A- = H3O+ = C0
pH = - logH3O+ = - logC0
2- Cas des bases fortes
Les bases fortes sont généralement des hydroxydes métalliques qui produisent des
ions OH-. Par exemple, NaOH est totalement dissociée dans l’eau :
NaOH + H2O Na+ (aq) + OH- (aq)
Soit une base forte B en solution aqueuse de concentration C0
B + H2O BH+ + OH-
2H2O H3O+ + OH-
1- BH+, H3O+, OH- et H2O
2- C.M : BH+ = C0
3- N.E : BH+ + H3O+ = OH-
4- E.I : H3O+OH- = Ke
OH-2 – C0OH-- Ke = 0
Si la solution n’est pas trop diluée : C0 10-6 mol/l H3O+ OH-
OH- = C0 H3O+ = Ke/OH-
pH = 14 + logC0
3- Cas des acides faibles
Un acide faible AH est partiellement dissocié dans l’eau
AH + H2O A- + H3O+
2H2O H3O+ + OH-
1- AH, A-, H3O+, OH- et H2O
2- C.M : AH + A- = C0
3- N.E : A- + OH- = H3O+
4- E.I : H3O+OH- = Ke
5- Dissociation de l’acide : Ka = H3O+A-/AH
En intégrant les équations (2), (3) et (4) dans la relation (5), on obtient :
pH = ½(pKa – logC0)
4. Cas des bases faibles
Soit une base B partiellement dissociée dans H2O de concentration initiale C0
B + H2O BH+ + OH-
2H2O H3O+ + OH-
En intégrant les équations (2) et (3) dans l’équation (5) on aura : H3O+2 = KaKe/C0
pH = 7 + ½(pKa + logC0)
VI- Etude des sels peu soluble
Il existe des électrolytes très peu solubles dans l’eau. On les appelle couramment
les sels insolubles car leur solubilité est infime. Cependant, il existe une solubilité
H2O
Ba2+SO2-4 (s) Ba2+ + SO2-4
1-Produit de solubilité
En appliquant la loi d’action de masse à l’équilibre précédent on obtient:
Ks=[M+].[A-]
Ks=[Ba2+][SO2-4]
La constante Ks ne dépend que de la T.
PbCl2 Pb2+ +2Cl-
Ks =[Pb2+][Cl-]2 Ks=1,7.10-5 à 25°C.
D’ une manière générale
BnAm nBm+ + m An-
Ks =[An-]m[Bm+]n = X
Si X = ks, le système est en équilibre.
Si X ˂ Ks la solution n’est pas saturée, du sel solide peut être dissous.
Si X > Ks le sel précipite.
2-Détermination de la solubilité d’un compose peu soluble
On peut caractériser un sel peu soluble par Ks. On peut aussi le caractériser par sa
solublité s.
s est le nombre de moles que l’on peut dissoudre dans un litre d’eau.
s = [SO2-4]=[Ba2+]
Ks = [CrO42-][Ag+]2
1) Introduction
Comme les réactions acido-basiques, les réactions d’oxydo-
réduction constituent une grande catégorie de réaction
importantes. Dans ces dernières réactions, il y a un transfert
d’électrons entre un oxydant et un réducteur.
2) Définitions
dihalogène).
Un grand nombre des réducteurs rencontrés sont des métaux (cuivre, argent,
fer magnésium…).
3) Nombre d’oxydation
4) Application du nombre d’oxydation n.o
Oxydation = augmentation du n.o.
Réduction = diminution du n.O
a-Oxydants et réducteurs
Corps élément n.o caractère
KMnO4 Mn 7 oxydant
K2Cr2O7 Cr 6 oxydant
H2 S S -2 réducteur
HCl Cl -1 réducteur
SO42- → S2- le nombre n.o du soufre passe de 6 à -2, donc c’est une réduction.
S2- → S le nombre d’oxydation du soufre passe de -2 à 0 donc c’ est une Oxydation.
MnO4- + 8H+ + 5e- →Mn2+ + 4H2O : n.o de Mn passe de 7 à 2 , c’est une réduction.
b-Détermination des coefficients d’une équation de réaction.
Dans toute réaction il y a conservation de la somme des nombres d’oxydation.
5) Ecriture des réactions d’oxydoréduction
b. On multiplie chacune des demi-équations par un coefficient tel que le nombre d’électron
soit le même pour les deux demi-équations.
d. On simplifie l’équation finale en enlevant si nécessaire H+, OH- et H2O présents à la fois
à gauche et à droite dans la réaction.
Ex. : Cr2O72- + 8H+ + 3H2O2 ⇄ 2Cr3+ + 7H2O + 3O2(g)
6)- Electrochimie
1- Potentiel électrode
Les réactions d’oxydo-réduction sont caractérisées par un transfert d’électrons.
Lorsque ces réactions sont spontanées, il doit être possible de réaliser le transfert
d’électrons du réducteur à l’oxydant. L’expérience de la pile daniel (Fig) permet
d’observer ce phénomène .
lame de cuivre :
Zn → Zn2+ + 2 e –
Cu2+ + 2 e - → Cu
Zn(s)│Zn2+(aq)||Cu2+ (aq)│Cu(s)
Chacune des deux demi-réactions se
électricité.
2 - Loi de Nernst – Potentiel de réduction
Applications
a - Détermination des constants d’équilibre d’oxydo-réduction
Etant donné l’équation d’oxydo-réduction
Ox(1)+red(2) red(1) +ox(2)
La force f.e.m standard de la pile correspondante est liée à la constant d’équilibre K
par : ∆E°=(RT/nF ) .logk
A 25°C soit 298 K , ∆E0=(0,06/n). logk
∆E° est la différence des potentiels d’électrodes des deux systèmes: ∆E° =E°1-E°2
La connaissance des potentiels standards d’électrode permet de prévoir la limite
d’une réaction d’oxydo-réd.
Le tableau des potentiels standards d’oxydo-réduction permet de prévoir la valeur
de la force électromotrice standard de la pile (Fig).
potentiels standards de réduction
Exemple: 1
Cu2+ +Sn Sn2+ + Cu
2
Sn|Sn2+││Cu2+│Cu
∆E° = E0 Cu++ / Cu - E°Sn2+ /Sn = 0,34+0,14 = 0,48 V
Logk = n.∆E° /0.06
Logk = 2x0,48/0,06 = 16 → k=1016 , la réaction 1 est pratiquement
totale.
- Mesure du pouvoir oxydant et du pouvoir réducteur
fixer arbitrairement une origine pour avoir une échelle absolue. On pose que pour
d’une pile constituée par cette électrode d’une part et l’électrode de référence
d’autre part.
Pour comparer les pouvoirs oxydants et réducteurs des deux systèmes 1et 2, on
Si E°1 > E°2 → ox (1) plus fort que ox (2) donc (red (1) plus faible que red (2).
Si E°1˂E°2 → ox(1) plus faible que ox (2) donc red (1) plus fort que red (2).
- Oxydo-réduction et pH
- Principe du pH-mètre
standards :
E= (RT/F) log[H+(aq)]
On trouve E = 0,06 pH
hydrogène.
CINETIQUE CHIMIQUE
Une observation rapide permet de constater que certaines réactions
réactions chimiques.
1- Réactions lentes et réactions rapides
Par contre;
v = k[A]p.[B]q
La réaction est d’ordre 1 par rapport à Cl2 et d’ordre 2 par rapport à NO, donc
d’ordre global=3
3.1-Ordre zéro :
Une réaction d'ordre zéro est caractérisée par une dépendance linéaire de la
t =0 [R ]=a mol.l-1 0
A + B → R
t=0 a b 0
t a-x b-x x
v = -d[A]/dt = k[A][B]
v = -d(a-x)/dt = dx/dt = k(a-x)(b-x)
lorsque a = b, alors on a dx/dt = k(a-x)2
En intégrant, on trouve 1/(a-x) -1/a = kt → kt = x/(a(a-x)).
k=
k s’exprime en [Link]-1.s-1.
Le temps de demi réaction est t 1/2=1/ak.
4 - Influence de la température sur la vitesse des réactions
T = température (K)
d'activation Ea.
Energie d’activation