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Chimie Général

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Université Internationale de Rabat

Médecine dentaire
Année Universitaire 2021-2022

Cours Chimie générale

Pr. A. CHAHINE
1
Partie I
Structure de la matière

2
CHAPITRE I

3
4
Les même atomes qui forment la terre, le ciel,
les mers, les fleuves, les montagnes, les
constructions, les êtres vivants…

5
Toute la matière de l’univers, toute
substance, vivante ou inerte, est constituée
à partir de particules très petites appelées
atomes.

6
Assemblage d’atomes : H, C, O, N, Ca, Fe, P, Cl, Mg, Na ….

≠ FONDAMENTALE entre humains et objets : Assemblage des atomes


7
Image STM d’un morceau de Fer
Des ciseaux
(scanning tunneling microscope)
Microscope à effet tunnel

8
9
I. Définition d’un atome

L'atome est, pour les chimistes, le constituant


fondamental de la matière.
Le terme vient d'ailleurs d'un mot grec (atomos) qui
signifie « indivisible », même si l'on sait depuis
longtemps que cet élément ne l'est pas

10
II. Caractéristiques de l'atome

Le noyau est donc chargé positivement.

mnoyau = mprotons + mneutrons


Les électrons gravitent autour du
noyau selon des trajectoires bien
définies, cela constitue le nuage
électronique;

Les électrons possèdent une charge électrique négative


égale à :
qe = -1,602 ×10-19 C,

Même charge que celle du proton en valeur absolue

La masse de l’électron est bien plus faible que celles


des nucléons (1836 fois moindre) :
me = 9,109×10-31 kg.
Un élément chimique de symbole X est caractérisé par son numéro atomique
Z et son nombre de masse A et sa charge q :

X est l’élément considéré


Z est le nombre de protons = Numéro atomique
A = Nombre de masse ( Z + nombre de neutrons)

Nombre de neutrons = N = A - Z

13
Exemples
Le sodium possède:
Na
23
11 protons,
11 11 électrons
et (23-11) = 12 neutrons

48

22
Ti Le titane possède :
22 protons,
22 électrons,
et (48-22) = 26 neutrons
14
Lorsque, le nombre de proton est égale au nombre d’électron
l’atome est dit neutre.

Les atomes sont susceptibles de se charger électriquement en


gagnant ou en perdant un ou plusieurs électrons : on parle alors
d'ions.

X+ L’atome a perdu un électron (Cation)


X- L’atome a gagné un électron (Anion)

q = nombre de charge

15
La masse des atomes
La masse d'un atome est la somme des masses de ses
divers constituants.
matome = Z x mproton + (A – Z) x mneutron + Z x mélectron

Or : mproton = mneutron = mnucléon

matome = A x mnucléon + Z x mélectron

mnucléon >> mélectron : la masse de l’atome est


essentiellement concentrée dans son noyau.

La masse d’un atome contenant A nucléons est


pratiquement égale à [Link]éon.

matome = A x mnucléon
Exemple

Calculer la masse d’un atome de fer :

mFer = A x mnucléon = 56 x 1,67 x 10-27 = 9,35 x 10-26 kg.

Dans un clou en fer on compte ....?... d’atomes.

17
COMBIEN DE LENTILLES DANS UNE BOITE DE 500 g ?

Défi Solution

Déterminer le nombre de
lentilles dans une boîte de
500 g de lentilles

On prélève, à l’aide d’une spatule et d’une


balance, un nombre N = ..............lentilles

On peut en déduire par un produit en croix


le nombre de lentilles dans la boîte de 500 g

En chimie un paquet est appelé mole. 18


Les masses des atomes sont toutes très petites ( entre 10-24 et 10-26 kg) et donc
peu pratiques à utiliser dans le monde macroscopique.
La mole (mol) est l’unité que les chimistes utilisent pour exprimer un grand
nombre atomes.
La mole : Le nombre d'atome de carbone 12 contenu dans
12 g de carbone 12.
Le nombre d’atomes dans une mole est appelé Nombre
d’Avogadro :

matome = A x mnucléon

Une mole d'atome correspond donc à N = 6,022 1023


atomes
On parle ainsi d’une mole d’atomes de cuivre Cu, d’une mole de
molécules de dioxygène O2, d’une mole d’ions sulfate SO42-....
19
La masse molaire d’un élément est la masse en g de atomes :

20
Exercice 1

b) Calculer en uma, et à 10-4 près, les masses du proton, du neutron et de


l'électron.

1 u.m.a  1,660577.10-27 kg

-27
mp = 1, 6726485.10 Kg
-27
mn = 1,6749543.10 Kg
-30
me = 0,9109534.10 Kg.

21
Corrigé

mp = 1,00727 uma

mn = 1,00866 uma

me = 0,0005486 uma

22
Défaut de masse
La masse d'un noyau est toujours inférieure à celle de ses
constituants pris séparément. Cette différence de masse est
nommée défaut de masse (m ) .

m = │mnoyau – (mp + mn)││matome– (mp + mn)│

défaut de masse m qui selon E = m c2


correspond à l’énergie de liaison des nucléons
+
+

+ +

23
Exercice 2

Masse du noyau : mn = 3,3445 10-27 kg


Masse des constituants :
= 1mp + 1mn
= 1,6726 10-27 + 1,6750 10-27
= 3,3476 10-27 kg

24
Les isotopes
Les isotopes d’un élément sont des atomes ayant le même numéro
atomique Z, mais des nombres de masse A différents.

Exemple :

3 neutrons 4 neutrons 5 neutrons

25
Les isotopes les plus courants de l'hydrogène 11H sont

2H pour le deutérium (1P, 1e -, 1N)


1
et
3H pour le tritium. (1P, 1e-, 2N)
1

26
Exercice 3

27
Corrigé

28
Exercice 4

a) Le noyau d’un atome de Zinc (Zn) contient 64 nucléons et sa


charge électrique est égale à 4,80 .10-18 C
Donner la représentation symbolique que de l’atome.
Donnée : Charge élémentaire e = 1,6.10-19 C

29
Corrigé

30
b) Le noyau d’un atome de Nickel (Ni) contient 30 neutrons et
sa charge électrique est égale à 4,48.10-18 C.
Donner la représentation symbolique de l’atome du noyau de
l’atome de Nickel

31
Corrigé

32
Exercice 5
On donne la mase d’un atome de carbone m = 2,0.10-23 g
Quel est le nombre d’atome connus dans une mine de crayon de masse
M = 0,50 g (la mine de crayon est supposée en carbone pur)

33
Corrigé

34
Exercice 6 :

a) Donner la représentation d’un noyau d’hydrogène H et d’un noyau


d’Uranium U sachant que le premier n’est constitué que d’un proton et que
le second comporte 92 protons et 143 neutrons.

b) Calculer la masse mH d’un atome d’hydrogène et la masse mU d’un


atome d’uranium

c) Comparer les masses des deux atomes considérés

Données : mp= 1,67310-27 kg mn= 1,675.10-27 kg

35
Corrigé

36
37
38
39
Abondance naturelle
Pour la majorité des atomes, un seul des isotopes existant est présent en
quantité appréciable dans la nature les autres isotopes étant seulement
présents à l'état de traces.

40
Exercice 7
Le magnésium 12Mg existe sous forme de trois isotopes 24Mg, 25Mg, 26Mg

Les fractions molaires dans le magnésium naturel sont respectivement :

10,1% pour 25Mg et 11,3% pour 26Mg.

41
Corrigé

42
Exercice 8
Un élément X de masse atomique M possède 2 isotopes de
nombres de masses (M-1) et (M+2). Calculer le pourcentage de
chaque isotope.

43
Corrigé

44
CHAPITRE II

45
46
II-1 : Historique

47
48
II-2 : Quantification de l’énergie

II-2-a. Modèle corpusculaire de la lumière

II-2-b. Modèle de Bohr de l’atome

II-2-c. L’atome d’hydrogène dans le modèle de Bohr

49
II-2-a. Modèle corpusculaire de la lumière
LA LUMIERE: ONDE ET CORPUSCULE

Nature corpusculaire :
La lumière est constituée de particules sans masse, les photons, transportant
chacun une énergie E dépendant de la fréquence .

E = h , h = 6.63 10-34 J.s. est la constante de Planck

50
Application : L’effet photoélectrique

L'effet photoélectrique est


l'émission d'électrons par un
matériau lorsque celui-ci est
exposé à un rayonnement
électromagnétique.
Les électrons ne sont émis que
si la fréquence de la lumière
est suffisamment élevée et
dépasse une fréquence limite
appelée fréquence seuil qui
dépend du matériau.

51
Dualité onde corpuscule :

La dualité onde-corpuscule, admise pour la lumière, se


généralise à la matière.

À chaque particule de masse m et en mouvement (vitesse v)


est associée une onde de matière de longueur d'onde
caractéristique , liée à la quantité de mouvement p (p = mv)
de la particule par la relation de De Broglie :

52
II-2-b. Modèle de Bohr de l’atome
Les électrons se déplacent autour du noyau sur des orbites
circulaires privilégiées, à chaque orbite correspond une valeur
particulière de l’énergie.

L’énergie d’un atome est quantifiée

53
Mise en évidence : Spectre d’émission de l’atome d’hydrogène
En comparant le spectre du rayonnement thermique émis par les corps denses
(Soleil ; arc électrique ; filament incandescent ; ...) et le spectre d’émission de
l’atome d’hydrogène, on constate que :

a) Le spectre du rayonnement thermique est continu ce qui veut dire que toutes
les couleurs, c.-à-d. les longueurs d’ondes correspondantes, y sont
représentées.

Lumière blanche

b) Le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène est discontinu. On ne peut


distinguer que quelques raies colorées auxquelles correspondent des longueurs
d’ondes discrètes que l’on peut mesurer à l’aide d’un spectromètre adéquat.

Gaz atomique chaud

Les fréquences des radiations émises par les atomes d’hydrogènes préalablement
excités ne peuvent prendre que certaines valeurs.
Elles sont quantifiées 54
spectre d‘émission de l'hydrogène
Le spectre de l’atome d’hydrogène est constitué de radiations monochromatiques
de longueurs d’onde λ bien définies (Figure ci-dessous). L’expérience a montré
que le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène présente un grand nombre de
raies dans l’ultraviolet, le visible et l’infrarouge. Les premières raies étudiées
se situent dans le domaine du visible. Elles appartiennent à la "série de
Balmer".
Elles correspondent à l'ensemble des photons émis lors des transitions
électroniques de niveaux d'énergie n > 2 vers le niveau d'énergie n = 2. Les
photons émis sont alors situés dans le domaine du visible comme indiqué
sur le spectre d'émission ci-dessous.

55
L’atome ne peut absorber ou émettre que certaines quantités d’énergie,
permettant ainsi à un électron de passer d’une orbite permise à une autre.
Lors de son retour au repos, l’atome restitue l’énergie absorbée en émettant
un photon.

56
57
QUELQUES SPECTRES
Relation empirique de Balmer-Rydberg
Rydberg a proposé alors une équation empirique qui permet de
relier la longueur d’onde λ aux niveaux d’énergie n par la relation :

RH : Constante de Rydberg pour l’Hydrogène, sa valeur


expérimentale vaut : 109677 cm-1= 10967700 m-1
En donnant à p les valeurs 3, 4, 5 et 6, on retrouve
respectivement les valeurs de  : 656, 486, 434 et 410 nm
des 4 raies du spectre.

59
Spectre de l’atome d’hydrogène 60
Notions de série de raies : Formule de Ritz
Ritz a généralisé la relation empirique de Rydberg pour trouver les
longueurs d’onde de toutes les raies des différentes séries observées
selon la relation :

Chaque série est définie par le niveau d'énergie final des transitions
électroniques..

Selon la valeur de n, nous avons différents spectres de raies :

Série (n) 1 2 3 4 5

Nom Lyman Balmer Pashen Brackett Pfund

Domaine UV Visible IR IR IR
61
Exercice 10 :

Si l’électron de l’atome d’hydrogène est excité au niveau n=5,


combien de raies différentes peuvent-elles être émises lors du retour
aux états inférieurs.

Corrigé :
10 raies possibles :

62
Exercice 11 :

Si un atome d’hydrogène dans son état fondamental


absorbe un photon de longueur d’onde λ1 puis émet un
photon de longueur d’onde λ2, sur quel niveau l’électron
se trouve t-il après cette émission ?
λ1= 97,28 nm et λ2 = 1879 nm

63
Corrigé :

64
65
II-2-c. L’atome d’hydrogène dans le modèle de Bohr

66
Pour r1 = 5,3 10-11 m = 0,53 Å : (n=1)

premier rayon de Bohr pour l'atome d'hydrogène qu’on note a0.

a0 = 0,53 Ǻ

Pour n = 2 , 2ième orbite de Bohr r2 = 4× a0


Pour n = 3 , 3ième orbite de Bohr r3 = 9× a0
Pour n = 4 , 4ième orbite de Bohr r4 = 16× a0

On constate que l’électron ne peut se trouver que sur


une suite discontinue caractérisée par le nombre
quantique n dont le rayon r est :

a0, 4a0, 9a0, 16a0,… 67


Les différents états quantifiés de l’énergie sont :

68
L’énergie d’excitation
L’énergie d’excitation de l’atome d’hydrogène est
l’énergie nécessaire pour faire passer l’électron de
l’orbite n1 à une orbite n2 (n1 ≠ n2).

L’énergie d’ionisation
L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène est
l’énergie nécessaire pour faire passer l’électron de
l’orbite n = 1 à n = ∞ . Ce phénomène correspond à
l’arrachement de l’électron de l’atome :

L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène est :

69
Exercice 12 :
L'énergie de première ionisation de l'atome d'hélium est 24,6 eV.
a) Quelle est l'énergie du niveau fondamental ?

E1 = -24,6 eV puisque l'énergie d'ionisation est l'énergie à


fournir pour arracher l'électron du niveau fondamental pour
l'amener au niveau ionisé correspondant à n =  .

b) Un atome d'hélium se trouve dans un état excité d'énergie -


21,4 eV. Quelle est la longueur d'onde de la radiation émise
quand il retombe au niveau fondamental ?
E = 24,6 - 21,4 = 3,2 eV = 5,12 10-19 J
(1 eV = 1.602176487⋅10-19 J).
E = h C /    = h C / E = 6,62 10-34 * 3 108 / 5,12 10-19
 = 3,88 10-7 m = 388 nm 70
Les Hydrogénoïdes
Un hydrogénoïde ou atome hydrogénoïde est un ion
monoatomique ne possédant qu'un seul électron.

Il a alors une structure semblable à celle de l'atome


d'hydrogène, hormis la charge de son noyau Ze où Z est le
numéro atomique de l'élément chimique et e la charge
élémentaire.

C'est donc un atome auquel on a arraché tous les électrons


sauf un.

Exemple : 2He+, 3Li2+, 4Be3+…….

71
Pour les hydrogénoïdes, toutes les formules vues
pour l’atome d’hydrogène peuvent être retrouvées en
remplaçant dans celles de l’atome d’hydrogène, la
charge du noyau (+ e) par (+Ze).

Les nombres d’ondes des séries observées dans le


spectre des ions hydrogénoïdes sont données par :

72
Conclusion : Les limites du modèle de Bohr

73
CHAPITRE III

74
III-1. Modèle de Schrödinger

75
III-2. Solution de l’équation de Schrödinger
1) L’énergie :
La résolution de l’équation de Schrödinger nous permet de déterminer les
valeurs propres E qui correspondent aux différentes valeurs énergétiques
possibles de l’e- puis les fonctions d’onde  dont le carré nous définira les
régions de l’espace où pourra se trouver cet électron.
77
m définit une case quantique

Il y a 2l+1 valeurs de m soit (2l+1) orbitales

78
79
III-3. Représentation des orbitales des orbitales
atomiques (OA)

Représentation d’une OA de type ns

La fonction propre est positive


Rayon des orbitales ns

Le rayon de l’OA est la distance électron – noyau la plus PROBABLE.

Le rayon augmente quand n augmente.

81
ii) OA de type np

Représentation d’une OA de type ns

La fonction propre est de signe


opposée des deux côtés du
plan nodal

De même, la taille des orbitales np augmente quand n


augmente. 82
Sous-couche np : l =1
Sous-couche np: m = -1, 0, +1  3 OA dégénérées ( np-1, np0, np1)

z z z
L =1

x x x

y y y
m=1 m = -1
m=0

Les orbitales atomiques px, py, pz sont désignées par trois cases
quantiques
Orbitales p
Orbitale de type d: l = 0 m= 0 orbitale 3s
m= -1 31-1 py
l= 1 m = 0 310 pz
m=1 311 px
n=3

m=-2
m=-1 5 orbitales
l= 2 m=0 atomiques d
m=+1
m=+2
Les orbitales atomiques d sont schématisées par cinq cases
quantiques reliées :
Orbitales d
Orbitale de type f:

l = 3 ; m = -3, -2, -1, 0 , +1, +2, +3 n = 4, 5, …

Il y a donc 7 orbitales atomiques f


87
Exercice 13 :

88
Extension aux atomes polyélectroniques

Dès que l’on considère un système pluri-électronique on


ne peut plus résoudre l’équation de Shrödinger du
système, on emploie alors des méthodes
d’approximations comme par exemple le module de la
constante de Slater.

Chaque e- (i) est étudié indépendamment des autres


e- mais on essaye de tenir compte de la présence de
ces autres électrons en disant que ces e- font écran
entre le noyau et l’ e- (i) considéré c’est-à-dire
modifie le potentiel central auquel est soumis l’ e- (i)
a) Formes des orbitales
La forme des orbitales obtenues pour les atomes poly-
électroniques est très légèrement modifiée par rapport à celle
de l’atome d’Hydrogène mais les propriétés de symetrie
restent les mêmes.

b) Niveaux d’énergie
Pour l’atome d’Hydrogène, l’énergie de l’ e- ne dépend que du
nombre quantique principale (n). Pour les atomes poly-
électroniques on montre que l’énergie dépend de n et l
E = f(n,l)
A l’intérieur d’une même couche, pour n fixée, les
e- appartiennent à 2 sous couches différentes et
ont des énergies différentes
Configuration électronique d’un atome

C’est la répartition des électrons sur les couches de


différents niveaux d’énergie. Elle est définie par les
nombres quantiques: n, l, m, s

n entier positif, 0l n-1,


- l  m + l s = 1/2
Exemple : 1s2 signifie que deux électrons sont décrits
par l’orbital 1s . Autrement dit, deux électrons
occupent l’O.A. 1s.

Le remplissage des cases quantiques ou orbitales


atomiques doit impérativement respecter les quatre
règles suivantes:

a) Principe de stabilité:

Les électrons occupent les niveaux d'énergie les plus bas


dans la limite des places disponibles.
b) Principe d'exclusion de PAULI

Conséquence :
Dans une même case n, l, m sont fixés. On ne peut placer
que deux électrons au maximum avec leur nombre
quantique de spins opposé
c) Règle de HUND
A l'état fondamental, quand les électrons se placent dans
une sous-couche multiple (p, d, f), ils occupent le maximum
d'orbitales de même énergie avec des électrons
célibataires qui ont des spins parallèles (même valeur de s).

L'état fondamental est donné par un maximum de spins


parallèles. On occupe donc un maximum d'orbitales avant
de les saturer.

Conséquence:
d) Règle de Klechkowski:

Le remplissage des orbitales


s’effectue selon les valeurs de (n+l)
croissant. A égalité, on remplit les
orbitales à n le plus faible en
premier.
96
On retrouve l’ordre énergétique des sous-couches
électroniques

97
1) Etablir les configurations électroniques complètes des
édifices atomiques suivants : Na (Z=11) - O (Z=8)
K (Z=19)

Na: 1s22s22p63s1
O: 1s22s22p4
K: 1s22s22p63s23p64s1

100
Exceptions à la règle de klechkowsky:

ns2(n-1)d4 ns1(n-1)d5

Anomalie

Stabilisation lorsque la sous-couche (n-1)d est


à moitié remplie

ns2(n-1)d9 ns1(n-1)d10

Anomalie
Stabilisation lorsque la sous-couche (n-1)d est
remplie
ns2(n-2)f6 ns1(n-2)f7
Anomalie

ns2(n-2)f13 ns1(n-2)f14
Anomalie
24 Cr : 1s22s22p63s23p64s23d4

Anomalie

24 Cr : 1s22s22p63s23p64s13d5
29 Cu : 1s22s22p63s23p64s23d9

Anomalie

29 Cu : 1s22s22p63s23p64s13d10
Comment trouver la configuration
électronique d’un élément?
Tableau périodique
Comment trouver la configuration électronique
d’un élément?
Comment trouver la configuration
électronique d’un élément?
• Trouvons la configuration électronique du P
1
2
3
4
5
6
7

Le P a un numéro atomique de 15. Ceci veux dire qu’il a 15


protons et donc il devrait avoir 15 électrons.
N’oublie pas que chaque rangé donne le niveau et chaque
case du tableau compte pour un électron de plus.
Comment trouver la configuration
électronique d’un élément?
• Trouvons la configuration électronique du P
1
2
3
4
5
6
7

1s2 2s2 2p6 3s2 3p3


• Trouve la configuration électronique du Ca

1
2
3
4
5
6
7

Le Ca a un numéro atomique de 20. Ceci veux dire qu’il a 20


protons et donc il devrait avoir 20 électrons.
N’oublie pas que chaque rangé donne le niveau et chaque
case du tableau compte pour un électron de plus.
• Trouvons la configuration électronique du Ca
1
2
3
4
5
6
7

1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2


• Trouve la configuration électronique du Br
1
2
3
4
5
6
7

Le Ca a un numéro atomique de 35. Ceci veux dire qu’il a 35


protons et donc il devrait avoir 35 électrons.
N’oublie pas que chaque rangé donne le niveau et chaque
case du tableau compte pour un électron de plus.
• Trouvons la configuration électronique du Br

1
2
3
4
5
6
7

1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p5


• Trouver la configuration électronique des
éléments suivants:
–K
–O
– Cl
– Cu
– Rb
– Al
CHAPITRE V

114
I) Description du tableau périodique de Mendeliev
Le tableau périodique est une conséquence des
configurations électroniques.

La classification périodique est constituée à partir des


deux grandes règles suivantes:

1°) les atomes sont rangés par numéro atomique


croissant

2°) On va disposer les uns sous les autres les atomes


présentant la même structure électronique pour la
couche externe c’est-à-dire les atomes possédant le
même nombre d’e- de valence

Ceci va constituer les grandes familles de la


classification périodique
115
Le tableau périodique est constitué de 4 blocs : s, p,
d et f.

∗ Les éléments d'une même ligne horizontale du tableau


périodique constituent une période. Ils sont au nombre
de 7. (à une ligne correspond sensiblement une valeur
de n.)

∗ Les éléments d'une même colonne ayant la même


configuration électronique de la couche externe
constituent une famille ou groupe.

∗ Le tableau périodique est constitué de 18 colonnes


réparties en 9 groupes. Les 7 premiers comportent
chacun deux sous-groupes A et B selon l'état des
électrons externes.
116
Couche de valence: On appelle électrons de valence d’un
atome les e- qui se trouvent sur la dernière couche de cet
atome. Ou encore les e- périphériques.

Exemple:

C (Z=6): 1s22s22p2
Couche de valence : 2s22p2 (4 e- de valence)

O (Z=8): 1s22s22p4
Couche de valence : 2s22p4 (6 e- de valence)

117
Parfois les électrons de valence ne sont pas
toujours ceux de la dernière couche mais les
derniers électrons que l’on met lors du
remplissage:

Ti (Z=22) : 1s22s22p63s23p64s23d2
Couche de valence : 4s23d2 (4 e- de valence)

Ordre naturelle : 1s22s22p63s23p63d2 4s2

118
nsx (1x  2)
ns2npx (1x  6)
Bloc s
Bloc p
H ns2(n‐1)dx (1x  10) He

Bloc d
Li Be B C N O F Ne

Na Mg Al Si P S Cl Ar

K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr

Rb Sr Y Sr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe

Cs Ba La Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn

Fr Ra Ac

Bloc f (ns2(n‐2)fx (1x  14)


Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Di Ho Er Tm Yb Lu

Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Em Md No Lr
119
Sous-groupe A : contient les éléments dont la couche
externe est ns np.

Sous-groupe B : contient les atomes qui possèdent un


état d.

Les indices I, II, III,… indiquent le nombre d'électrons


sur la couche externe, appelés électrons de valence.

120
Les principales familles du tableau périodique sont :

Famille des alcalins : Groupe IA


Les éléments dont la configuration électronique externe
est du type ns1.

Famille des alcalino-terreux : Groupe IIA


Leurs configurations électroniques externes sont de type
ns2.

Famille des halogènes : Groupe VIIA


Leurs configurations électroniques externes sont de type
ns2np5.
121
Famille des gaz rares
Tous ces éléments ont une configuration électronique
externe de la forme ns2np6.

Famille des éléments de transition


Ce sont des éléments qui possèdent les orbitales d
incomplètement remplies.

122
Eléments des triades
Ces éléments constituent le groupe VIII.
On distingue trois types de triades :

- Triade du Fer (Fe, Co, Ni)


- Triade du palladium (Ru, Rh, Pd)
-Triade du platine (Os, Ir, Pt)

123
Eléments des terres rares
Ces éléments possèdent les orbitales f en cours de
remplissage. On distingue les éléments qui
correspondent au remplissage de l'orbitale 4f : on les
appelle les lanthanides.
Ceux qui correspondent au remplissage de l'orbitale 5f
sont appelés les actinides.

124
Les Familles d’éléments
Certaines familles ont reçues des noms particuliers à connaître.

Ligne = période
1 18
H 2 Colonne = famille (ou groupe) 13 14 15 16 17 He

Li Be B C N O F Ne

Na Mg 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Al Si P S Cl Ar

K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
Rb Sr Y Sr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe

Cs Ba La Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn

Fr Ra Ac

Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Di Ho Er Tm Yb Lu
Lanthanides
Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Em Md No Lr
Actinides

1 : Alcalins 17 : Halogènes Bloc f = Terres rares


2 : Alcalino-terreux 18 : Gaz Rares

16 : Chalcogènes Blocs d et f : éléments de transition


125
Les gaz rares présentent une grande inertie chimique, ils
ne se combinent pas aux autres éléments dans des
composés chimiques.

Ils présentent une grande stabilité qui est due à leur


configuration électronique qui fait apparaître une couche
de valence saturée à 8 électrons.

ns2 np6

Couche remplie = stabilité

126
LA REGLE DE L’OCTET

Un atome cherche à acquérir la structure


électronique du gaz rare le plus proche de lui
dans la classification périodique.

Cette règle permet de prévoir facilement l’ion


le plus stable des éléments des blocs s et p.

Pour les éléments trop éloignés de la structure des


gaz rares (blocs d et f et colonne 14) cette règle ne
s ’applique pas aussi simplement.

127
IONS LES PLUS STABLES DES ELEMENTS s et p
1 2 13 14 15 16 17 18 N° Colonne
s1 s2 p1 p2 p3 p4 p5 p6
H He

Li Be B C N O F Ne

Na Mg Al Si P S Cl Ar

K Ca Ga Ge As Se Br Kr

Rb Sr In Sn Sb Te I Xe
Cs Ba Tl Pb Bi Po At Rn

Fr Ra

X+ X2+ X3+ X4+ X3- X2- X-


X4-
Attention aux pièges : les métaux donnent des cations et pas des
anions. Les semi-métaux peuvent donner des anions et des cations (Sb
par exemple) 128
II) QUELQUES PROPRIETES ATOMIQUES ET LEURS VARIATIONS DANS LA
CLASSIFICATION PERIODIQUE

129
Rayons atomiques et ioniques
i) Rayon atomique
Le rayon d’un atome ne peut être défini que si l’atome est
engagé dans une molécule.
Le rayon atomique ra est la demi distance entre les noyaux
des deux atomes dans une liaison covalente simple

RA RA

d A-A

130
131
ii) Rayon ionique

132
Energie ionisation
L'énergie d'ionisation est l'énergie minimale qu'il faut fournir
à un atome (ou à un ion) pour arracher l'électron le moins lié.
Pour l'atome A , les énergies d'ionisations successives sont
définies par rapport aux réactions suivantes :
►Energie de première ionisation EI1

A A+ + e-
►Energie de deuxième ionisation EI2

A+ A2+ + e-

►Energie de nième ionisation EIn

A(n-1)+ An+ + e-
Il faut toujours fournir de l'énergie à un atome pour l'ioniser,
l'énergie d'ionisation est donc toujours positive. 133
134
135
Affinité électronique
L'affinité électronique permet de caractériser le phénomène
inverse de l'ionisation, c'est-à-dire l'aptitude d'un atome
neutre à capturer un électron supplémentaire, suivant la
réaction :

Dans la pratique, l'affinité électronique A est définie par rapport


à la réaction inverse, en considérant l'ionisation de l'anion X-:

On écrit alors :

Plus l'affinité électronique est élevée, plus l'atome a tendance à capter des
électrons.
Contrairement à l'énergie d'ionisation qui est toujours positive, l'affinité
électronique peut changer de signe. Si l'affinité électronique est positive,
alors l'anion X- est plus stable que l'atome neutre. 136
Electronégativité ()

L’électronégativité d’un atome A est la tendance que


possède cet atome d’attirer vers lui des électrons d’un autre
atome B au cours d’une liaison chimique A B.

Il n'y a pas de définition unique de ce critère d'électronégativité


et on emploie différentes définitions conduisant à différentes
échelles d'électronégativité.

Les trois échelles les plus connues sont :


► l'échelle de Mulliken
► l'échelle de Pauling
► l'échelle de Allred et Rochow

Quelque soit l’échelle utilisée, l’électronégativité varie


dans le même sens que le potentiel d’ionisation et que
l’affinité électronique. 137
138
Echelle de Pauling
Pauling a élargi l’échelle d’électronégativité à un nombre
plus élevé d’éléments en se basant sur les énergies de
dissociation des molécules diatomiques.

Lorsque les énergies sont exprimées en kJ/mole, la


différence d’électronégativité est :

Lorsqu’elles sont exprimées en kcal/mole, la relation


d’électronégativité devient :

139
140
141
142
Exercice

Déterminer le numéro atomique de l’iode qui se trouve dans


colonne VIIA et dans la 5ième période :

143
Exercice
Déterminer le numéro atomique de l’iode qui se trouve dans
colonne VIIA et dans la 5ième période :

Corrigé :
Colonne VIIA : C'est-à-dire il y’a 7 électrons de valence sur la
couche périphérique formée des sous couche s et p .

 5ième période : C'est-à-dire le numéro de la couche n = 5.

La configuration électronique de cet élément sera alors :


36[Kr] 5s 2 4d10 5p5 ou
36[Kr ] 5s 2 5p5

Donc Z = 36 + 10 + 2 +5 = 53 soit une configuration


électronique complète :

1s2 2s2 2 p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4 p6 5s2 4d10 5p5 144
Exercice :

Quel est le numéro atomique de l’argent sachant qu’il se situe dans la 5ième
période et la 11ième colonne ?

145
Exercice : Quel est le numéro atomique de l’argent sachant qu’il se situe
dans la 5ième période et la 11ième colonne ?

Corrigé :
La première ligne contient deux éléments,

les 2ème et 3ème lignes contiennent 8 éléments,

La 4ème contient 18 éléments puisque c’est à partir de cette période qu’on


commence à remplir le bloc ″ d ″.

Dans ces 4 premières périodes, on range donc : 2 + 2*8 + 18 = 36


éléments.

11ème colonne : c'est-à-dire 11 éléments après le 36ème élément


⇒ 36 +11 = 47.
Conclusion : L’argent est le 47ème élément de la classification périodique.
Comme cette classification en fonction de Z croissant, le numéro atomique
de l’argent est :
Z = 47 47Ag 146
Exercice :

Un élément a la configuration électronique suivante :


1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p2 . Quel est cet élément ?

147
Exercice :
Un élément a la configuration électronique suivante :
1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p2 . Quel est cet élément ?

Corrigé :

►Cet élément a un numéro atomique Z = 32 car la somme des électrons


est égale à 32.

►La configuration électronique de la couche périphérique est 4s2 4p2 donc


cet élément se trouve :
• dans la 4ème période car n = 4,
• dans une colonne A car la sous couche p n’est pas encore saturée.
• IVA car le nombre d’électrons de valence est de 4 (2 sur s et 2 sur p).
• 14ème colonne car la sous couche ‘3d’ est saturée et les éléments de cette
sous couche se situent dans la période 4 du tableau périodique : 10 + 4 =
14.

En résumé, cet élément se place dans le tableau périodique dans la 14ème


colonne IVA et dans la 4ème période.

Il correspond au Germanium. 148


Exercice 4 : Examen 2017/2018
Un atome inconnu engage 2 liaisons covalentes simples dans une molécule, et possède
deux doublets non liants.
1. Déterminer le nombre d’électrons sur la couche externe.
2. La couche électronique externe est la couche M, déterminer le numéro atomique Z,
la configuration électronique et identifier l’atome correspondant à l’aide du tableau
périodique simplifié ci-dessous.
3. Cet atome engendre 2 liaisons covalentes simples avec des atomes d’hydrogène.
Donner la formule brute de cette molécule.
4. Etablir la représentation de Lewis de cette molécule.
5. Donner la formulation V.S.E.P.R
6. Quelle est sa géométrie ?
Donnée : Tableau périodique simplifié

149
150
On distingue deux familles, les lanthanides (4f) et les
actinides (5f). On les appelle les terres rares.

Les éléments des couches f ne respectant pas la règle de


Klechkowsky sont les éléments suivants :
Ce, Gd, Th, La, Ac, Pa, U, Np, Cm.
Selon Klechkowsky En fait :
La, Z = 57 [Xe] 4f1 6s2 [Xe] 5d1 6s2
Ce, Z = 58 [Xe] 4f2 6s2 [Xe] 4f1 5d1 6s2
Gd, Z = 64 [Xe] 4f6 6s2 [Xe] 4f7 5d1 6s2
Ac, Z = 89 [Rn] 5f1 7s2 [Rn] 6d1 7s2
Th, Z = 90 [Rn] 5f2 7s2 [Rn] 6d2 7s2
Pa, Z = 91 [Rn] 5f3 7s2 [Rn] 5f2 6d1 7s2
U, Z = 92 [Rn] 5f4 7s2 [Rn] 5f3 6d1 7s2
Np, Z = 93 [Rn] 5f5 7s2 [Rn] 5f4 6d1 7s2
Cm, Z = 96 [Rn] 5f8 7s2 [Rn] 5f7 6d1 7s2

151
LES REGLES DE SLATER
Modèle de Bohr pour les Hydrogénoïdes

Ces résultats important ont été obtenus dans le cas des


atomes hydrogénoïdes à 1 seul électron.

Pour les atomes polyélectroniques, il faudrait pouvoir tenir


compte des interactions supplémentaires électron-électron
qui n’existaient pas dans le cas des hydrogénoïdes.
Les règles de Slater permettent d’appliquer tout de même les
résultats du modèle de Bohr aux atomes polyélectroniques.
On appelle ces règles les approximations hydrogénoïdes de
Slater.
152
Atome Hydrogénoïde Atome polyélectronique

Les autres électrons font


écran entre le noyau et
+Z l’électron étudié
-e +Z

Attraction Attraction et répulsion

Modèle de Slater La charge réelle Z est remplacée par une


charge hypothétique Z*
La charge nucléaire effective Z* tient compte à
la fois de l’attraction noyau-électron et des
répulsions électron-électron (effets d ’écran).
+Z*

Attraction « corrigée »
153
Calcul de la charge nucléaire effective Z*

Pour rendre compte de l’effet répulsif des autres électrons on


calcule une charge nucléaire hypothétique plus faible que la
charge réelle du noyau. Cette charge hypothétique est
obtenue en soustrayant du Z réel les effets d ’écran des
autres électrons :

Z* = Z - 

 = constante d’écran
Slater a énoncé les règles qui permettent d ’exprimer ces
effet d ’écran  entre électrons.

155
REGLES de SLATER
1) Ecrire la configuration électronique de l ’élément en
utilisant les groupes suivants et dans l ’ordre suivant :

Groupes de Slater :
[1s] ; [2s , 2p] ; [3s , 3p] [ 3d] ; [4s , 4p] [ 4d] [ 4f ] ; [ 5s , 5p]
[ 5d ] ; [ 5f ]...

2) Valeurs des constantes d’écran


Électrons du même groupe :  = 0,35 (sauf pour 1 s ou  = 0,3)

Electron d’un groupe plus externe


(situé à droite du groupe étudié) :  = 0

156
Electrons d’un groupe plus interne
(situé à gauche du groupe étudié)
Deux cas à distinguer :

a) l’électron étudié appartient à un groupe [ns ; np]


-Les électrons du groupe immédiatement inférieur (n-1)
ont un effet d ’écran de  = 0,85

- Les électrons des groupes plus internes (n-2) ; (n-3) etc....


ont un effet d ’écran = 1
b) l’électron étudié appartient à un groupe [n d] ou [n f]

- Les électrons de tous les groupes plus internes ont un effet


d’écran = 1
157
158
Exemples

Cl : Z = 17 : [1s2] ; [2s2 ; 2p6] ;[ 3s2 ; 3p5]

électron étudié
+17

même groupe

[1s2] [2s2 ; 2p6 ] [ 3s2 ; 3p5]  = 0,35

Groupe précédent
groupe interne
 = 0,85
=1
Z* = 17 - ( 6 * 0.35 ) - ( 8 * 0,85 ) - ( 2 * 1 ) = 6,1

159
Exemples

Zn : Z = 30 : [1s2] ; [2s2 ; 2p6] ;[ 3s2 ; 3p6] ; [3d10] ; [4s2]

+30

[1s2] [2s2 ; 2p6 ] [ 3s2 ; 3p6] [ 3d10 ] [4s2]


Z*4s = 30 - ( 1 * 0,35 ) - ( 18 * 0,85 ) - ( 8 * 1 ) - ( 2 * 1 ) = 4,35
Z*3d = 30 - ( 9 * 0,35 ) - ( 8 * 1 ) - ( 8 * 1 ) - ( 2 * 1 ) = 8,85
Z*3s;3p = 30 - ( 7 * 0,35 ) - ( 8 * 0,85 ) - ( 2 * 1 ) = 18,75
160
Application au calcul de l’énergie d’atomes
Pour un atome Hydrogénoïdes de numéro
atomique Z, l’énergie se calcule par

Pour un atome à plusieurs électrons, l'énergie dépend


à la fois de n et l puisque les valeurs de l affectent
celles de Z*. Chaque électron contribue à une énergie
Ei telle que

L’énergie totale de l’atome est la somme de la contribution de


chaque électron i telle que :

Avec n : nombre d'électrons


161
Calcul de l’énergie de l’atome de Lithium
Configuration de 3Li : 1s22s1
L’électron 2s a a pour charge effective:
Z*1 = 3 – (2x0,85) = 1,3
son énergie E1 = -13,6 x (1,3)2
22 +3
E1= -5,75eV
[1s2] [2s1 ]
L’électron 1s a a pour charge effective:
Z*2 = 3 – (1x0,3) = 2,7

son énergie E2 = -13,6 x (2,7)2


12
E2 = -99,14eV
E(Li) = E1 + 2E2 = -204,03eV
162
Energie d’ionisation de l’atome de Sodium :
1- c'est le 11ème élément : Z = 11
2- structure électronique : 1s22s22p63s1
3- groupes selon Slater : (1s2)(2s22p6)(3s1)

4- Énergie électronique totale du Sodium :


Etotale (Na) = 2E1+ 8E3+ E11

5- Énergie électronique de l'ion Sodium :


Etotale (Na+) = 2E1+ 8E3

6- I1 = Etotale (Na+) - Etotale (Na) soit I1 = - E11


Z*11= 11 – (8x0,35) – (2x1) = 2,2
I1 = - E11= - (2,22 / 32) x (- 13,6 eV) = 7,3 eV.
163
Partie II
Les réactions chimiques

164
I- La stœchiométrie des réactions.
Toute réaction chimique sera décrite au moyen d'une équation chimique qui
précise le passage des réactifs aux produits. Ainsi, par exemple, dans la synthèse
de l'ammoniac, nous écrirons la réaction:

Cette équation se lit : une mole de (di)azote réagit avec trois moles de
(di)hydrogène pour donner deux moles d'ammoniac.

Cette équation exprime le bilan de la réaction.

Qualitativement : elle précise la nature des réactifs qui disparaissent au profit des
produits qui apparaissent.

Quantitativement : elle indique la quantité de matière consommée et la quantité


produite.
I.1- Bilan des réactions
Au cours d'une réaction, certaines grandeurs se conservent, d'autres ne se
conservent pas.

Les grandeurs qui se conservent sont :


* Le nombre et la nature des atomes.
* La masse totale (ainsi que la charge s’il y a lieu)

Ces deux conditions doivent être satisfaites pour que le bilan "matière" des
réactions soit correct.

Il convient donc de déterminer la quantité de matière de chaque réactif et de chaque


produit à mettre en oeuvre pour satisfaire ces conditions. Ceci revient à déterminer
les coefficients stoechiométriques (l'étude des proportions suivant lesquelles les
corps se combinent entre eux)

Ces coefficients apparaissent dans l'équation devant chaque formule. Leur symbole
est  et une équation générale s'écrit:
Déterminons les coefficients stœchiométriques dans l'exemple de la synthèse
d’ammoniac. Au départ, nous savons que nous disposons de (di)azote et de
(di)hydrogène, après réaction, nous obtenons de l'ammoniac.

Ces formules moléculaires sont connues et ne pourront pas être modifiées. Nous
pouvons donc écrire:

La molécule d'ammoniac contient un atome d'azote, alors que la molécule de


(di)azote en contient deux. La conservation de la matière imposera que deux
molécules d'ammoniac soient formées au départ d'une molécule de (di)azote.
Donc à ce stade:

Chaque molécule d'ammoniac contient trois atomes d'hydrogène, soit six au total.
Ce nombre d'atomes doit se retrouver du côté des réactifs, ce qui entraîne
finalement:

Les coefficients stœchiométriques de la réaction sont ainsi déterminés.


I.2- Grandeurs conservées et non conservées au cours de la réaction
Dès que la stœchiométrie d'une réaction est connue, les bilans de toute nature
peuvent être établis sans risque d'erreur. Par exemple:

Nous pouvons retirer quelques enseignements précieux de cette réaction.

* Bien que le nombre d'atomes soit conservé, le nombre de molécules ne l'est pas.
(4 pour les réactifs, 2 pour les produits).
* Le nombre de moles ne se conserve pas.
* Le nombre de grammes se conserve.
* Le volume ne se conserve pas. Dans l'exemple donné, il y a une importante
contraction de volume; pour autant bien entendu que la température et la pression
soient maintenues constantes.
En toute généralité, dans une réaction chimique, la masse, le nombre et la nature
des atomes ainsi que la charge électrique totale (c.à.d. la somme des charges
individuelles) se conservent toujours.
Le nombre de molécules, de moles et le volume ne se conservent pas toujours.
I.3- L'écriture des réactions
L'écriture d'une équation chimique doit contenir un maximum d'informations sur la
réaction qu'elle décrit. Préciser la nature des réactifs et des produits est
évidemment indispensable, mais aussi :

- Les conditions de température et de pression auxquelles la réaction a lieu.

- L'état physique des réactifs et des produits:


Solide  (s) ; liquide  (l), gaz  (g), aqueux  (aq)

- Le mode d'activation de la réaction, le catalyseur.

- La valeur de l'effet thermique qui accompagne la réaction.

Par exemple pour la synthèse de l'ammoniac, on peut écrire :


I.4- Les conditions de réactions
Les équations de bilan que nous avons écrites se réfèrent à des quantités
stœchiométriques de matière et on dira que la réaction se fait dans des conditions
stœchiométriques.

Il peut se faire que les quantités effectivement mises en œuvre soient


non-stœchiométriques. Par exemple, si nous prenons 1 mole de diazote et 5 moles
de dihydrogène, ces quantités ne sont pas stœchiométriques et seules trois des
cinq moles de dihydrogène participeront à la réaction. Dans ce cas, on dit que le
dihydrogène est en excès et le diazote en défaut.

C'est toujours le composé en défaut qui limite la réaction et l'apparition de


produits.
Lorsque les réactifs mis en quantités stœchiométriques sont totalement
consommés et qu'il ne reste après réaction que des produits, on dit que la réaction
est totale.
Toutes les réactions chimiques ne sont pas totales. C'est le cas de la synthèse de
l'ammoniac. Ceci signifie que les réactifs ne peuvent se transformer totalement en
produits, ou encore que les produits se décomposent en réactifs. On dit que la
réaction est inversible et conduit à une situation où réactifs et produits coexistent
indéfiniment. C'est la situation d'équilibre chimique. Ce fait se décrit par la double
flèche de réaction.
I.5- La notion de concentration.
La concentration peut s'exprimer de diverses façons :
I-5-1) La composition molaire : La concentration molaire est le nombre de
moles de soluté par litre de solution.

I-5-2) La composition massique : La concentration massique d'une solution est le


rapport entre la masse de soluté et la masse de solution.

Exemple : Une solution contenant 5 g de sel et 95 g d'eau sera une solution à 5%.
I-5-3) La composition volumique : Le titre volumique est le rapport entre le volume
du soluté et le volume de la solution. Ce titre s'exprime en %.

Exemple : Une solution à 20% d'alcool est une solution obtenue à partir de 20
parties (ml par exemple) de soluté (l'alcool) et complétée par la quantité de solvant
(l'eau) nécessaire à l'obtention de 100 parties (dans l'exemple des ml) de solution.

Remarque : Les volumes des corps purs ne s'additionnent généralement pas. Ainsi,
le mélange alcool/eau subit une contraction de volume et la quantité d'eau à ajouter
sera légèrement supérieure à 80 parties. Notons cependant que dans le cas de
solutions aqueuses fort diluées, l'erreur commise en additionnant les volumes de
ces solutions est négligeable.
I-5-4) La fraction molaire : La fraction molaire d'un composant d'une
solution ou d'un échantillon est le nombre de moles de ce composant
rapporté au nombre total de moles de la solution ou de l'échantillon. Son
symbole est X.

Soit n1 le nombre de moles de soluté et n2 le nombre de moles de


solvant.

Lorsqu'on connaît la fraction molaire d'un constituant d'un système à


deux composants, la fraction molaire du second est automatiquement
connue.
Ces notions peuvent aisément se généraliser à des solutions contenant
plusieurs solutés. Il apparaîtra que la somme des fractions molaires de
tous les constituants d'un système est égale à l'unité.
II- Bilan de matière d’une réaction
II-1. Evolution d’un système chimique
L’écriture d’une équation chimique respecte
► la loi de conservation des éléments chimiques : chaque
élément chimique doit se trouver en nombre identique des 2 côtés
de l’équation.
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »
Antoine Laurent de Lavoisier (1743 – 1794)

► la loi de conservation de la charge électrique globale : de part


et d’autre de la flèche qui symbolise le processus d’évolution du
système.
Exemple : combustion du méthane CH4(g).
CH4(g) + 2 O2(g)  CO2(g) + 2 H2O(l)
On commence par ajuster le carbone, puis l’hydrogène, et enfin l’oxygène.

Exemple : précipitation de l’hydroxyde de cuivre(II)


Cu2+(aq) + 2 HO(aq)  Cu(OH)2(s)
Le coefficient 2 est justifié par l’électroneutralité du solide formé.
II-2. Bilan de matière d’un système chimique
II-2-1. Notion d’avancement x

Pour suivre l’évolution des quantités de matière en réactifs et en produits au cours


d’une transformation, le chimiste utilise l’avancement : c’est une grandeur, notée x
et exprimée en moles, qui est initialement nulle et qui croît au cours de la réaction
jusqu’à atteindre une valeur finale xf.

Prenons l’exemple de la combustion du méthane,


CH4(g) + 2 O2(g)  CO2(g) + 2 H2O(l)
Au cours de la transformation, s’il se forme x mol de dioxyde de carbone, c’est
nécessairement que x moles de méthane ont été consommées, de même que 2x moles de
dioxygène ; il s’est alors formé 2x moles d’eau.
II-2-2. Notion d’avancement maximal xmax et de réactif limitant
Au cours d’une transformation, les quantités de matière des réactifs diminuent
alors que l’avancement croît. Si la réaction est bien totale, ce dernier ne peut
pas dépasser la valeur maximale xmax qui correspond à la consommation entière
de l’un des réactifs appelé réactif limitant. Si cette valeur est atteinte, la
réaction s’arrête à l’échelle macroscopique.

Exemple : Lors de la formation de la rouille sur une coque de bateau, le fer


réagit avec le dioxygène de l’air. Le réactif limitant est alors le fer.

II-2-3. Tableau d’évolution du système chimique (tableau d’avancement)

Pour noter l’évolution des quantités de matière des réactifs et des produits au
cours de la transformation, on utilise un tableau qui réalise, sur chaque ligne,
le bilan de matière (composition en mol du système) : à l’état initial, en cours
de transformation, et à l’état final.
Exemple n°1
Prenons l’exemple de la réaction entre les ions cuivre(II) et le zinc se
produisant lorsqu’on place de la poudre de zinc dans du sulfate de
cuivre(II). La solution, initialement bleue turquoise, se décolore.

Cu2+(aq) + Zn(s)  Cu(s) + Zn2+(aq)

1) On place m = 500 mg de poudre de zinc dans V = 50,0 mL de


sulfate de cuivre à C = 0,100 mol.L1.
On donne M(Zn) = 65,4 [Link]1.
Pour remplir la dernière ligne du tableau, il faut faire deux hypothèses :

 Hypothèse 1 : les ions Cu2+(aq) constituent le réactif limitant. Si ce réactif est entièrement
consommé, l’hypothèse conduit à un avancement maximal xmax1 tel que n(Cu2+)f =5,00-xmax1
= 0 soit xmax1 = 5,00 mmol.

 Hypothèse 2 : le zinc Zn(s) constituent le réactif limitant. Si ce réactif est entièrement


consommé, l’hypothèse conduit à un avancement maximal xmax2 tel que n(Zn)f = 7,65 - xmax2 = 0
soit xmax2 = 7,65 mmol.

1) De ces deux hypothèses, une seule est correcte. Laquelle ?


De ces deux hypothèses, une seule est correcte. Laquelle ?

L’avancement est une grandeur croissante initialement nulle ; la


réaction s’arrête lorsque l’un des réactif a disparu : parmi ces deux
hypothèses, la seule à valider est celle conduisant à l’avancement
maximal le plus faible, soit ici xmax = xmax1 = 5,00 mmol.

Ainsi, le réactif limitant est l’ion cuivre(II) : c’est ce réactif en


défaut qui provoque l’arrêt de la réaction.
Exemple n°2 : réaction de précipitation de l’hydroxyde de cuivre(II)

Equation Cu2+(aq) + 2 OH‐(aq) → C(OH)2(s)

Etat Avancement Quantités de matières (mol)

Initial 0 nCu2+,i nOH‐,i 0

En cours x nCu2+,i ‐ x nOH‐,i ‐ 2x x

final xmax nCu2+,i ‐ xmax nOH‐,i ‐ 2xmax xmax


Généralisation
Exercice d’application :

Afin de préparer de l’aspirine de formule C9H8O4, on fait réagir une masse de


6,0 g d’acide salicylique de formule C7H6O3 et une masse de 15,0 g d’anhydride
éthanoïque de formule C4H6O3. Il se forme aussi de l’acide éthanoïque de
formule C2H4O2.

1. Ecrire l’équation bilan traduisant la transformation de synthèse de l’aspirine.


Ajuster les nombres stoechiométriques si nécessaire.

C7H6O3 + C4H6O3 → C9H8O4 + C2H4O2.

2. Calculer les masses molaires moléculaires de l’acide salicylique et de


l’anhydride éthanoïque.

Calculons les masses molaires des deux réactifs :


M(C7H6O3) = 7 x M(C) + 6 x M(H) + 3 x M(O) =7 x 12,0 + 6 x 1,00 + 3
x 16,0 = 138 [Link]-1
M(C4H6O3) = 4 x M(C) + 6 x M(H) + 3 x M(O) =7 x 12,0 + 6 x 1,00 + 3
x 16,0 = 102 [Link]-1
3. Déterminer les quantités de matières introduites en réactifs.

Pour calculer les quantités de matière des réactifs, on applique la formule


suivante :
n = mM
n (C7H6O3) = 6,0138 = 4,3.10-2 mol
n (C4H6O3) = 15,0102 = 1,47.10-1 mol

4. Etablir le tableau d’avancement.


5. Les réactifs ont-ils été introduits dans les proportions stœchiométriques ?
Sinon, identifier le réactif limitant. Justifier.
Calcul de l’avancement maximal xmax :

 4,3.10-2 – x = 0 donc x = 4,3.10-2 mol


 1,47.10-1 – x = 0 donc x = 1,47.10-1 mol

Donc xmax = 4,3.10-2 mol

Les deux réactifs ne sont pas introduits dans les proportions


stœchiométriques, puisque les quantités de matière des deux réactifs ne
sont pas nulles à l’état final.

Le réactif limitant est L’acide salicylique car cette espèce chimique


empêche la transformation de se poursuivre, sa quantité de matière est
nulle à l’état final. Le réactif en excès est l’anhydride étahnoïque.
6. Déterminer la masse d’aspirine formée après la transformation chimique.

Masse d’aspirine formée :


On sait que : n (C9H8O4) = mM  m = n (C9H8O4) x M
M(C9H8O4) = 9 x M(C) + 8 x M(H) + 4 x M(O)
= 9 x 12,0 + 8 x 1,00 + 4 x 16,0
= 180 [Link]-1

A.N: m = 4,3.10-2 x 180 = 7,7 g


III. Les réactions acido-basiques

Les réactions acido‐basiques sont des réactions au cours


desquelles il y a échange de protons H+.

Une grandeur appelée pH (potentiel d’Hydrogène) va caractériser


le comportement d’une solution aqueuse.
Selon théorie d’Arrhenius :
‐ Un acide est un corps qui libère des ions H+
‐Une base est un corps qui libère des ions OH‐

Exemples :

HCl H+ + Cl-

NaOH OH- + Na+

Théorie qui a ses limites

comment expliquer que NH3 est une base?


Théorie des acides et des bases
de Brønsted‐Lowry
• Propose que les réactions entre les acides et les bases se fondent sur
le transfert d’un proton (H+) d’une espèce à l’autre.
• Ainsi, un acide est une espèce chimique qui réagit en cédant H+; c’est
un donneur de proton.
• Une base réagit en fixant un proton; c’est un accepteur de proton.
• Une réaction entre un acide est une base est une réaction acido‐
basique.
• ion hydronium : en solution, H+ n’existe pas réellement;
• c’est une molécule d’eau qui accepte le proton pour former l’ion
hydronium, H3O+.

• Comment NH3 peut être une base?


NH3 + H2O → NH4+ + OH‐ (structure Lewis)
III-1. COUPLE : ACIDE-BASE

Lorsqu’un acide en solution aqueuse, AH (aq), cède un proton à l’eau, il y


a production de sa base correspondante, A- (aq), dite base conjuguée.

Le couple AH(aq)/A-(aq) ainsi formé porte le nom de couple acide-base


conjuguée.

AH (aq) + H2O (l) H3O+ (aq) + A- (aq)


D’une façon générale, une réaction acido-basique met en jeu simultanément

deux couples qui échangent un proton H+. Soient les deux couples

acide1/base1 et acide2/base2 :

Acide1 Base1 + H+

Base2 + H+ Acide2

La réaction globale est :

Acide1 + Base2 Base1 + Acide2

Exemple: HCl/Cl- - H3O+/H2O


III-2. PRODUIT IONIQUE DE L’EAU

L’eau pure est un ampholyte car elle se comporte à la fois comme un acide et
une base. Cette propriété est illustrée par sa réaction d’ionisation nommée
également réaction d’autoprotonation.
Cette réaction aboutit à la formation d’ions hydronium H3O+ (aq) et d’ions
hydroxyde OH- (aq):

H2O (l) + H2O (l) H3O+ (aq) + OH- (aq)

Acide 1 Base 2 Acide conjugué 2 Base conjuguée 1


III-3. Notion de pH

L’expression littérale du pH est la suivante: pH = - logH3O+

Selon la définition du produit ionique de l’eau, à 25°C, si :

- pH  7, on dit que la solution est acide

- pH  7, on dit que la solution est basique

- pH = 7, on dit que la solution est neutre

La détermination du pH d’une solution consiste à reconnaître sa


concentration en H3O+.
III-4.
-Pour les acides forts, Ka n’est pas généralement définie puisque la dissociation de
AH en solution aqueuse est totale.

-Exemples : HClO4, HNO3, H2SO4, HCl, HBr, HI,…

HClO4 +H2O H3O+ + ClO4-

- Pour les acides faibles, la dissociation est parfois très limitée. On utilise

généralement le pKa au lieu de Ka : pKa = - logKa

Plus pKa est faible (Ka est grande), plus l’acide est fort plus il a
tendance libérer un proton H+.
Exemples :

H2O, HF , CH3CO2 et la quasi-totalité des acides organiques.

HF/F- : Ka = 6,3.10-4 (pKa = 3,2)

CH3CO2H/CH3CO2- : Ka = 1,8.10-5 (pKa = 4,75)

HF est un acide plus fort que CH3CO2H


- Pour les bases faibles, on définit : pKb = - log Kb

Plus pKb est faible (Kb est grande), plus la base est forte

plus il a tendance à capter un proton H+.

Exemples : H2O, NH3

NH3/NH4+ : pKb = 4,75 (Kb = 1,8.10-5)

F-/HF : pKb = 10,8 (Kb = 1,58.10-11)

NH3 est une base plus forte que la base F-


Remarques :
1- Plus un acide est fort (respectivement faible) plus sa base conjuguée est faible

(respectivement forte).

2- On utilise pour caractériser une base, la constante pKa relative de son acide

conjugué, c'est-à-dire au couple BH+ /B ou HA/A-. Ainsi pour caractériser les

propriétés basiques de NH3, on utilisera la valeur de pKa de son acide conjugué

NH4+. Cela permet de définir une seule échelle, le couple de référence considéré

toujours est le couple H3O+/H2O.


III-5. CALCUL DU pH DES ACIDES ET DES BASES
Règles générales :

1- Faire le bilan des espèces chimiques présentes à l’équilibre.

2- Etablir l’équation de la conservation de la matière (C.M).

3- Etablir l’équation de la neutralité électrique (N.E).

4- Etablir le produit ionique de l’eau (E.I).

5- Etablir les constantes d’acidité et de basicité.


1. Cas des acides forts
Soit un acide fort AH en solution aqueuse de concentration C0
AH + H2O A - + H3 O+
2H2O H3O+ + OH-

1- A-, H3O+, OH- et H2O

2- C.M : A- = C0

3- N.E : A- + OH- = H3O+

4- E.I : H3O+OH- = Ke

Si la solution n’est pas trop diluée : C0  10-6 mol/l  OH-  H3O+

A- = H3O+ = C0

pH = - logH3O+ = - logC0
2- Cas des bases fortes
Les bases fortes sont généralement des hydroxydes métalliques qui produisent des
ions OH-. Par exemple, NaOH est totalement dissociée dans l’eau :
NaOH + H2O Na+ (aq) + OH- (aq)
Soit une base forte B en solution aqueuse de concentration C0
B + H2O BH+ + OH-
2H2O H3O+ + OH-
1- BH+, H3O+, OH- et H2O
2- C.M : BH+ = C0
3- N.E : BH+ + H3O+ = OH-
4- E.I : H3O+OH- = Ke
OH-2 – C0OH-- Ke = 0
Si la solution n’est pas trop diluée : C0  10-6 mol/l  H3O+  OH-
OH- = C0  H3O+ = Ke/OH-

pH = 14 + logC0
3- Cas des acides faibles
Un acide faible AH est partiellement dissocié dans l’eau
AH + H2O A- + H3O+
2H2O H3O+ + OH-
1- AH, A-, H3O+, OH- et H2O
2- C.M : AH + A- = C0
3- N.E : A- + OH- = H3O+
4- E.I : H3O+OH- = Ke
5- Dissociation de l’acide : Ka = H3O+A-/AH
En intégrant les équations (2), (3) et (4) dans la relation (5), on obtient :

H3O+3 + KaH3O+2 – (KaC0 + Ke) H3O+ - KaKe = 0


C’est une équation du 3ème degré en H3O+ (difficile à résoudre), on est amené à
faire un certain nombre d’approximations de telle manière à se ramener à une
équation du 2ème ou du 1er degré.

1ère approximation : Solution acide  OH-  H3O+

A- = H3O+ et AH = C0 - H3O+

H3O+ = ½(- Ka + Ka2 + 4KaC0)

2ère approximation : Acide faiblement dissocié  A-  AH

A- = H3O+ et AH = C0 - A-  C0

pH = ½(pKa – logC0)
4. Cas des bases faibles
Soit une base B partiellement dissociée dans H2O de concentration initiale C0
B + H2O BH+ + OH-
2H2O H3O+ + OH-

1- B, BH+, OH-, H3O+ et H2O


2- C.M : B + BH+ = C0
3- N.E : BH+ + H3O+ = OH-
4- E.I : H3O+OH- = Ke
5- Dissociation de l’acide : Ka = H3O+B/BH+

1ère approximation : Solution basique  H3O+  OH-

2ère approximation : Base faible  BH+  B

En intégrant les équations (2) et (3) dans l’équation (5) on aura : H3O+2 = KaKe/C0

pH = 7 + ½(pKa + logC0)
VI- Etude des sels peu soluble
Il existe des électrolytes très peu solubles dans l’eau. On les appelle couramment

les sels insolubles car leur solubilité est infime. Cependant, il existe une solubilité

et on observe un équilibre homogène du type :

M+A- (s) M+(aq) + A- (aq)

Exemple: Ba2+SO2-4 , Ag+Cl- , Ba2+CO2-3

H2O
Ba2+SO2-4 (s) Ba2+ + SO2-4
1-Produit de solubilité
En appliquant la loi d’action de masse à l’équilibre précédent on obtient:
Ks=[M+].[A-]
Ks=[Ba2+][SO2-4]
La constante Ks ne dépend que de la T.
PbCl2 Pb2+ +2Cl-
Ks =[Pb2+][Cl-]2 Ks=1,7.10-5 à 25°C.
D’ une manière générale
BnAm nBm+ + m An-
Ks =[An-]m[Bm+]n = X
Si X = ks, le système est en équilibre.
Si X ˂ Ks la solution n’est pas saturée, du sel solide peut être dissous.
Si X > Ks le sel précipite.
2-Détermination de la solubilité d’un compose peu soluble
On peut caractériser un sel peu soluble par Ks. On peut aussi le caractériser par sa

solublité s.

s est le nombre de moles que l’on peut dissoudre dans un litre d’eau.

s = [SO2-4]=[Ba2+]

Ks = s2 → s= (Ks )½ ; s=(1,10.10-10) ½ = 10-5 mol.l-1

Ag2CrO4 CrO42- + 2Ag+

Ks = [CrO42-][Ag+]2

Ks = (s)(2s)2 = 4s3 = 2.10-12 à 25°C → s = (Ks/4)1/3=8.10-5 mol.l-1


3- Effet de l’addition d’un ion commun sur la solubilité d’un composé
Si l’on introduit dans la solution de BaSO4 un excès d’ions sulfate sous forme
d’acide sulfurique, l’équilibre est rompu et le système réagit de manière à rétablir
les conditions de l’équilibre. Dans ce cas le BaSO4 précipite, l’addition d’un ion
commun ici SO42- diminue la solubilté d’un sel.

Exemple : si l’on ajoute 0,1 mole d’ions SO42- :


[SO42- ] = (s’+0,1) et [Ba2+] = s’
La valeur de Ks permet de determiner s’.

(s’+0,1)(s) = Ks = 10-10 → s’ = 10-9, ceci correspond à une diminution de la


solubilté du sel en présence d’un excès d’ions SO42-.
V. Les réactions d’oxydo-réduction

1) Introduction
Comme les réactions acido-basiques, les réactions d’oxydo-
réduction constituent une grande catégorie de réaction
importantes. Dans ces dernières réactions, il y a un transfert
d’électrons entre un oxydant et un réducteur.
2) Définitions

a. Oxydant et Réducteur b. Couple rédox


Oxydants et réducteurs au sein de la classification périodique

Les principaux oxydants sont des corps simples correspondant à des

éléments situés dans la partie droite de la classification (dioxygène,

dihalogène).

Un grand nombre des réducteurs rencontrés sont des métaux (cuivre, argent,

fer magnésium…).
3) Nombre d’oxydation
4) Application du nombre d’oxydation n.o
Oxydation = augmentation du n.o.
Réduction = diminution du n.O
a-Oxydants et réducteurs
Corps élément n.o caractère
KMnO4 Mn 7 oxydant
K2Cr2O7 Cr 6 oxydant
H2 S S -2 réducteur
HCl Cl -1 réducteur
SO42- → S2- le nombre n.o du soufre passe de 6 à -2, donc c’est une réduction.
S2- → S le nombre d’oxydation du soufre passe de -2 à 0 donc c’ est une Oxydation.
MnO4- + 8H+ + 5e- →Mn2+ + 4H2O : n.o de Mn passe de 7 à 2 , c’est une réduction.
b-Détermination des coefficients d’une équation de réaction.
Dans toute réaction il y a conservation de la somme des nombres d’oxydation.
5) Ecriture des réactions d’oxydoréduction

a. On écrit les deux demi-équations comme décrit précédemment.

Ex. : Cr2O72- + 6e- + 14H+ ⇄ 2Cr3+ + 7H2O


H2O2 ⇄ O2(g) + 2e- + 2H+

b. On multiplie chacune des demi-équations par un coefficient tel que le nombre d’électron
soit le même pour les deux demi-équations.

Ex. : Cr2O72- + 6e- + 14H+ ⇄ 2Cr3+ + 7H2O


3H2O2 ⇄ 3O2(g) + 6e- + 6H+

c. On additionne les deux demi-équations, les électrons ne doivent plus apparaître

Ex. : Cr2O72- + 14H+ + 3H2O2 ⇄ 2Cr3+ + 7H2O + 3O2(g) + 6H+

d. On simplifie l’équation finale en enlevant si nécessaire H+, OH- et H2O présents à la fois
à gauche et à droite dans la réaction.
Ex. : Cr2O72- + 8H+ + 3H2O2 ⇄ 2Cr3+ + 7H2O + 3O2(g)
6)- Electrochimie
1- Potentiel électrode
Les réactions d’oxydo-réduction sont caractérisées par un transfert d’électrons.
Lorsque ces réactions sont spontanées, il doit être possible de réaliser le transfert
d’électrons du réducteur à l’oxydant. L’expérience de la pile daniel (Fig) permet
d’observer ce phénomène .

Fig: pile Daniel


On plonge une lame de zinc dans une solution de

sulfate de zinc et une lame de Cu dans une

solution de sulfate de cuivre et on relie les deux

compartiments par un pont salin.

Les électrons circulent de la lame de zinc vers la

lame de cuivre :

Zn → Zn2+ + 2 e –

Cu2+ + 2 e - → Cu

On représente la pile par l’écriture :

Zn(s)│Zn2+(aq)||Cu2+ (aq)│Cu(s)
Chacune des deux demi-réactions se

déroule dans un récipient séparé. La pile

peut fournir du courant électrique jusqu’à

épuisement des réactifs Cu2+ et Zn. C’est

une expérience de base de l’électrochimie:

transformation de l’énergie chimique en

électricité.
2 - Loi de Nernst – Potentiel de réduction
Applications
a - Détermination des constants d’équilibre d’oxydo-réduction
Etant donné l’équation d’oxydo-réduction
Ox(1)+red(2) red(1) +ox(2)
La force f.e.m standard de la pile correspondante est liée à la constant d’équilibre K
par : ∆E°=(RT/nF ) .logk
A 25°C soit 298 K , ∆E0=(0,06/n). logk
∆E° est la différence des potentiels d’électrodes des deux systèmes: ∆E° =E°1-E°2
La connaissance des potentiels standards d’électrode permet de prévoir la limite
d’une réaction d’oxydo-réd.
Le tableau des potentiels standards d’oxydo-réduction permet de prévoir la valeur
de la force électromotrice standard de la pile (Fig).
potentiels standards de réduction
Exemple: 1
Cu2+ +Sn Sn2+ + Cu
2
Sn|Sn2+││Cu2+│Cu
∆E° = E0 Cu++ / Cu - E°Sn2+ /Sn = 0,34+0,14 = 0,48 V
Logk = n.∆E° /0.06
Logk = 2x0,48/0,06 = 16 → k=1016 , la réaction 1 est pratiquement
totale.
- Mesure du pouvoir oxydant et du pouvoir réducteur

La forme oxydée de (1) a un pouvoir oxydant plus élevé que la forme


oxydée de (2) de la réaction 1:

k > 1 → logk > 0 et par suite ∆E° > 0


-Echelle des potentiels d’électrodes

A tout système ox/red on peut associer un potentiel donné par :

E=E°+(RT/nF) .log [ox]/ [red]

E est appelé potentiel d’électrode, E° est le potentiel d’électrode standard. Il faut

fixer arbitrairement une origine pour avoir une échelle absolue. On pose que pour

le système H+/1/2H2 (électrode à hydrogène) on a E°=0,000 volt.

Ce système devient une électrode de référence.


On déduit le potentiel standard de toute électrode grâce à une mesure de la f.e.m.

d’une pile constituée par cette électrode d’une part et l’électrode de référence

d’autre part.

Pour comparer les pouvoirs oxydants et réducteurs des deux systèmes 1et 2, on

compare les potentiels standards E1° et E°2 correspondants:

Si E°1 > E°2 → ox (1) plus fort que ox (2) donc (red (1) plus faible que red (2).

Si E°1˂E°2 → ox(1) plus faible que ox (2) donc red (1) plus fort que red (2).
- Oxydo-réduction et pH

- Principe du pH-mètre

Le potentiel de l’électrode à hydrogène H+/1/2H2 est dans les conditions

standards :

E= (RT/F) log[H+(aq)]

Du fait que pour ce système E0 = 0 et que pH2=1

On trouve E = 0,06 pH

Il y a une relation linéaire entre le pH et le potentiel de l’électrode à

hydrogène.
CINETIQUE CHIMIQUE
Une observation rapide permet de constater que certaines réactions

chimiques sont instantanées, alors que d’autres sont très lentes. La

cinétique se propose d’étudier l’intervention du facteur temps dans les

réactions chimiques.
1- Réactions lentes et réactions rapides

Si on mélange, à la température ordinaire deux solutions de AgNO3 et de NaCl on

obtient immédiatement un précipité blanc de chlorure d’argent :

Ag+Cl- + Na+Cl- → AgCl : réaction instantanée.

Par contre;

2I- +H2O2 +2H+ → I2 + 2H2O : réaction lente.

2H2+O2 →2H2O : réaction extrêmement lente.


2 - Vitesse de réaction
Soit la réaction : aA + Bb → cC + dD
A , B sont les réactifs et C,D sont les produits.
Définition
On appelle vitesse d’une réaction la variation de concentration des réactifs
ou des produits par unité de temps.

v = -1/a[d(A)/dt ] = -1/b[d(B)/dt] = 1/c[d(C)/dt] = 1d(D)/dt] = dζ/dt

ζ est le degré d’avancement de la réaction:

ζ = -d(A)/a = -d(B)/b = d(C)/c = d(D)/d


Exemple: F2O2 → F2 +O2

V = -d[F2O2]/dt = +d[F2]/dt = +d[O2]/dt


3-Ordre d’une réaction
Soit la réaction: aA + bB → cC + Dd

La vitesse de la réaction est proportionnelle à la concentration de A et de B :

v = k[A]p.[B]q

La somme p+q est appelée l’ordre global de la réaction.

Exemple: Cl2 + 2NO → 2NOCl


L’étude expérimentale de la vitesse de cette réaction montre qu’elle est
proportionnelle à [Cl2](p=1) et à [NO2](q=2)

v= 1/2d[NOCl] /dt = -1/2d[NO] /dt = -d[Cl2] /dt = k[Cl2] [NO]2

La réaction est d’ordre 1 par rapport à Cl2 et d’ordre 2 par rapport à NO, donc

d’ordre global=3
3.1-Ordre zéro :

V = -d[A]/dt = k ; d[A] = -kdt

L'intégration entre 0 et t donne : [A]t = [A]o - kt

(t = temps), [A]o est la concentration de A au temps t = 0.

[A]t est la concentration de A au temps t.

Une réaction d'ordre zéro est caractérisée par une dépendance linéaire de la

concentration: [A] en fonction du temps. La constante k est mesuré en [s-1].


3.2-Premier ordre

La vitesse est proportionnelle à un seul réactif: R ――→ P


L’expression de la vitesse en fonction des concentrations est v = -d[R]/dt = k[R]

Temps Réactif ―→ Produits

t =0 [R ]=a mol.l-1 0

t [R]= ( a-x) mol.l-1 x mol.l-1

La vitesse d’une réaction du premier ordre est :

v = -d[ R ]/dt = k[R ] ――→ v =-d(a-x)/dt =k(a-x)


En intégrant la vitesse on trouve que Log a/(a-x) = kt
――→ log(a-x) = -kt/2,303 + loga
k est la constante de vitesse de la réaction du premier ordre et s’exprime en s-1.
Ainsi une réaction de premier ordre est caractérisée par une dépendance linéaire de
log[A] en fonction du temps. La constante k est mesuré en s-1.

- Temps de demi réaction : t 1/2


c’est le temps nécessaire pour que 50% du réactif soit transformé en
produit (x=a/2).

t 1/2 = (2,303/ k)( log a(/a-a/2) = (2,303/k)(log2) = 0,693/k

k est la constante de vitesse pour la réaction considérée.


3.3- Deuxième ordre:

A + B → R
t=0 a b 0
t a-x b-x x
v = -d[A]/dt = k[A][B]
v = -d(a-x)/dt = dx/dt = k(a-x)(b-x)
lorsque a = b, alors on a dx/dt = k(a-x)2
En intégrant, on trouve 1/(a-x) -1/a = kt → kt = x/(a(a-x)).

k=
k s’exprime en [Link]-1.s-1.
Le temps de demi réaction est t 1/2=1/ak.
4 - Influence de la température sur la vitesse des réactions

Pour accélérer une réaction, on chauffe les réactifs. La vitesse d’une

réaction croît d’une façon exponentielle. Elle peut s’écrire:

D'après la théorie d'Arrhénius, la température influence la constante de vitesse :

AArrh = constante indépendante de la température

R = constante des gaz parfaits = (8,314 [Link]-1)

T = température (K)

Ea = énergie d'activation ([Link]-1)


Dans la plupart des cas la vitesse double approximativement pour une

augmentation de la température de 10 K. Dans cette théorie, on

considère que la réaction chimique résulte de la collision entre les

molécules possédant une certaine énergie minimale appelée l'énergie

d'activation Ea.
Energie d’activation

Logk = -Ea/RT + LogA

En logarithme décimal: logk = -Ea/(2,3R).1/T + logA

En portant sur un graphique logk =f (1/T), on obtient une droite dont;

l’ordonnée à l’origine = logA

et dont la pente = -Ea/(2,3.R) → Ea.

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