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INTRODUCTION GENERALE

Problématique
L’intestin est la partie de l'appareil digestif qui s'étend de la sortie
de l'estomac à l'anus chez les humains et la plupart des mammifères, il
est divisé en deux parties appelées l’intestin grêle et le gros intestin.
C'est la partie du tube digestif qui assure l'assimilation des nutriments
provenant des aliments dans le sang. L’intestin est exposé à des risques
qui proviennent de l’extérieur tels que les bactéries, champignons, virus
ainsi que les parasites (MARIEB, 2000 ; TORTORA & DERRICKSON,
2007).
Dans le monde, les infections parasitaires intestinales constituent un
sérieux problème de la santé publique.
Il est estimé que plus de trois milliards de personnes sont infectées par
les parasites intestinaux et à 450 millions le nombre de personnes
malades, tel que l’oxyurose (O.M.S., 1988 ; DURANT et al., 2005 ;
TAGADJDID et al., 2010).
L’oxyurose est une parasitose cosmopolite extrêmement fréquente et très
contagieuse, c’est la plus fréquente en Amérique du nord et dans
d’autres pays à climat tempéré. La
prévalence est plus élevée chez les enfants d’âge scolaire atteignant 50%
dans certains groupes (EBERHARD et al., 2008) (PEYRON et al.,
2013).
L’O.M.S. (1988) estime le nombre de personnes parasitées par ce ver en
Europe à 87millions.
En Tunisie la proportion des enfants parasités est comprise entre 27, 4 et
47,08% (ANANE, 2006), au Maroc à 45% (MOSTAFI et al., 2011) .
Selon AIT HAMOUDA et al.
(1989), en Algérie la positivité par scotch-test anal est de 40,38% dans la
région de Sétif.

Plusieurs questions sont à poser afin de mieux cibler cette parasitose


Q1. Quelle est la fréquence de l’oxyure dans le monde et plus
particulièrement dans le milieu rural du groupement KILUSU dans la
zone de santé de VANGA ?
Q2. Quelle est la catégorie la plus touchée de la société?
Q3. Et quelle est la tranche d’âge la plus touchée ?
Q4. Quelle est le sexe le plus touché ?

0.2. HYPOTHESE

Dans le monde, les infections parasitaires intestinales constituent


un sérieux problème de la santé publique.
Il est estimé que plus de trois milliards de personnes sont infectées par
les parasites intestinaux et à 450 millions le nombre de personnes
malades, tel que l’oxyurose (O.M.S., 1988 ; DURANT et al., 2005 ;
TAGADJDID et al., 2010).
L’O.M.S. (1988) estime le nombre de personnes parasitées par ce ver en
Europe à 87millions.
En Tunisie la proportion des enfants parasités est comprise entre 27, 4 et
47,08% (ANANE, 2006), au Maroc à 45% (MOSTAFI et al., 2011) .
Selon AIT HAMOUDA et al.
(1989), en Algérie la positivité par scotch-test anal est de 40,38% dans la
région de Sétif.

L’oxyurose est une parasitose cosmopolite extrêmement fréquente et très


contagieuse, c’est la plus fréquente en également dans notre pays la RD.
Congo et dans notre province du KWILU, ainsi dans le groupement
KILUSU, dans la zone de santé de VANGA avec une prévalence de …..
La catégorie la plus touchée dans notre groupement KILUSU est
des enfants dans une tranche comprise entre
0 à 10 ans de sexe confondu, mais avec une prédominance aux féminins.

0.3. OBJECTIFS DU TRAVAIL


0.3.1. Objectif general
 Argumenter les principales hypothèses diagnostiques et justifier
les examens complémentaires de l’oxyure de VANGA dans le
monde et dans le groupement KILUSU dans la zone de santé.
0.3.2. Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques de ce présent travail sont :
- Identifier la prévalence de l’oxyure dans la population du
groupement KILUSU, dans la zone de santé de VANGA ;
- Déterminer la tranche d’âge la plus frappée ;
- Déterminer le sexe le plus dominé et enfin ;
- Formuler des prophylaxies et une prise en charge pour les sujets
concernés de l’oxyurose.

0.4. DELIMITATION DU TRAVAIL


Ce travail est déterminé dans le temps et dans l’espace.
C’est une étude effectuée dans la population du groupement
KILUSU de la zone de santé de VANGA, durant une période de 5
mois allant du premier Janvier au 31 mai 2020.

0.5. SUBDIVISION DU TRAVAIL


Ce travail est subdivisé en trois chapitres ;
- Le 1ér chapitre, représente la revue de la littérature ;
- le second chapitre se penche sur les matériels et les méthodes
utilisés pour le déroulement de l’enquête et pour le dépistage de
l’oxyurose ;
- Le troisième chapitre rassemble les résultats obtenus au cours de
cette enquête, enfin une discussion, une conclusion et les
recommandations clôturent ce modeste travail.

CHAP I. LA REVUE DE LA LITTERATURE

1. Définition
L’oxyurose est une parasitose intestinale, fréquente, strictement
humaine, causée par un ver rond cosmopolite : Enterobius vermicularis.
2. L'agent pathogène
Le cycle évolutif d’E.vermicularis est résumé dans le schéma suivant :
Figure 1 : Cycle évolutif d’E. Vermicularis
Classification :
Selon NDIAYE (2006), Enterobius vermicularis couramment appelé
oxyure appartient à la systématique suivante :
Sous règne : Métazoaires
Embranchement : Nématoda
Classe : Secernentea (Phasmidia)
Ordre : Ascaridida
Famille : Oxyuridae
Genre : Enterobius
Espèce : Enterobius vermicularis Seconde espèce: Enterobius gregorii

2.1. Morphologie et biologie


2.1.1. Les adultes
L’oxyure adulte est un ver rond et blanc.
Figure 2 : Enterobius vermicularis (oxyure) - adulte femelle [1-1,5
cm]
La femelle d'E. vermicularis présente une queue pointue prenant le 1/3
de la longueur totale. Son utérus est
distendu par les oeufs. Dans les deux sexes, l'extrémité antérieure porte
une bouche entourée de trois
lèvres rétractiles.

Figure 3 : Selles : Enterobius vermicularis - adulte mâle [2 à 5 mm]

Contrairement à la femelle, l'oxyure mâle a une extrémité postérieure


brusquement tronquée et recourbée
ventralement avec un cloaque et un spicule copulateur (env. 70μm)
recourbé en hameçon. Il est
exceptionnellement observé dans les prélèvements.

2.1.2. L’oeuf
Les oeufs, incolores et lisses, ont une forme ovalaire asymétrique. Ils
mesurent de 50 à 60 μm de long par
30 à 32 μm de large. Dès la ponte, habituellement sur la marge anale, ces
oeufs renferment un embryon
mobile et sont infestants en moins de 6 heures (auto-infestation
possible).

2.1.3. Le cycle
La contamination se fait par ingestion (voire inhalation) des oeufs émis
dans le milieu extérieur. Les oeufs
éclosent sous l’effet des sucs digestifs et libèrent les larves qui évoluent
dans l’intestin grêle où elles
subissent 5 mues en 2 à 4 semaines pour devenir adultes dans la région
caecoappendiculaire. Seule la
femelle gravide franchit le sphincter anal. Elle s’accroche par sa bouche
à la muqueuse anale et pond en
moyenne 10.000 oeufs avant de mourir.

2.1.4. La contamination
Cosmopolite et strictement humaine, cette nématodose est
principalement rencontrée chez l’enfant. Elle est
favorisée par la vie en collectivité (fratrie, école…). L’apparition très
rapide d’oeufs embryonnés favorise
l’autoinfestation.
3. La clinique
En général, le portage d’E. vermicularis est asymptomatique. La
clinique est dominée par un prurit anal (du
à la fixation des femelles au niveau de la marge anale), prédominant le
soir au moment du coucher. Il peut
s’accompagner de lésions péri-anales de grattage. Des épisodes de
diarrhée, de douleurs abdominales, de
manifestations nerveuses (irritabilité, cauchemars) sont classiques. Plus
rarement, des oxyures peuvent
déclencher une appendicite ou être responsables, chez la petite fille, de
vulvite.

4. Le diagnostic biologique
Classiquement, la présence sur les selles de petits vers blancs et mobiles
permet un diagnostic aisé par
l’observation des femelles adultes.
La recherche des oeufs caractéristiques pondus sur la marge anale
permet une identification facile de cette
parasitose. Elle doit être réalisée le matin avant toute toilette locale et
toute défécation. La meilleure
technique est le test de Graham, ou test à la cellophane adhésive («
scotch test » anal) qui consiste à
appliquer contre les plis radiés de l’anus la face collante d’un ruban
adhésif transparent. Celui-ci après avoir
été collé sur une lame de microscope peut être transporté facilement vers
un laboratoire et examiné au
microscope.
Une hyperéosinophilie sanguine modérée peut parfois être constatée en
fin de période d’incubation.

5. Le traitement
Le traitement repose sur les benzimidazolés en comprimés ou en
suspension : flubendazole (Fluvermal®) à
la dose de 100 mg quel que soit le poids, ou d’albendazole (Zentel®) à
la dose de 200 mg jusqu’à l’âge de 2
ans et de 400 mg après 2 ans. L’ embonate de pyrvinium (Povanyl®) qui
colore les selles en rouge, ou le
pamoate de pyrantel (Combantrin®) sont des alternatives ainsi que le
mébendazole en zone tropicale.
En raison du cycle parasitaire, il est conseillé d’effectuer
systématiquement un nouveau traitement 2 à 3
semaines après le premier pour éviter l’auto-infestation et la
réinfestation.

6. La prophylaxie
Du fait de l’importante contagiosité de l’oxyurose, il est nécessaire
lorsqu’un cas est observé dans une
collectivité (famille essentiellement) d’en traiter simultanément tous les
membres.
La prévention de l’oxyurose consiste également à garder les ongles
courts, changer le linge de nuit, laver les
« doudous », dépoussiérer les lieux d’habitation par aspiration.

Points essentiels
● L’oxyurose est une maladie parasitaire cosmopolite, favorisée par la
vie en collectivité,
particulièrement fréquente chez les enfants.
● L’oxyurose est habituellement bénigne. La migration des parasites
adultes, principalement des
femelles, est à l’origine des symptômes extradigestifs.
● Le diagnostic repose sur le test à la cellophane adhésive qui permet de
visualiser femelles et oeufs
présents sur la marge anale.
● Le traitement de l’oxyurose doit s’accompagner de mesures
prophylactiques strictes.

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