Chapitre 3 : La planète Terre, une planète active et habitée
Introduction - L’étude des paysages
Les paysages terrestres intègrent des composantes géologiques, biologiques et humaines.
L'environnement et le peuplement sont en interaction et façonnent les paysages.
Géologie = La science qui s'intéresse à la structure, à la dynamique et à l'évolution de la
Terre.
Paysage = Partie de l'étendue terrestre qui s'offre à un observateur.
Un paysage intègre des composantes biologiques, géologiques et humaines.
Ce paysage est observé depuis un point de vue surélevé donnant sur la reculée de Baume-les-
Messieurs, dans le Jura.
On y observe différentes composantes :
• Biologiques : il y a des forêts, des prairies.
• Géologiques : il y a du relief, des falaises calcaires qui se terminent en pentes douces,
formées de roches plus tendres et couvertes de végétation.
• Humaines : il y a des cultures et un village avec des habitations.
Il existe des interactions entre l'environnement et le peuplement.
La nature des roches influence la végétation. À Baume-les-Messieurs, la végétation est
adaptée au sol calcaire. L'homme y a également planté des vignobles, adaptés à ces sols.
I. La Terre, une planète active
La planète Terre est une planète active, caractérisée par une activité géologique interne
et une activité géologique externe. Certains phénomènes naturels peuvent causer des
dégâts matériels et humains.
A. Les phénomènes liés à l’activité interne de la Terre.
Le volcanisme et les tremblements de terre sont des manifestations de l'activité
géologique interne de la Terre et peuvent causer des dégâts.
La surface de la Terre peut être animée localement de secousses, de plus ou moins grande
intensité, lors de séismes.
Séisme (ou tremblement de terre) = ensemble de vibrations du sol. La durée de ce
phénomène varie de quelques secondes à quelques minutes.
Des appareils, appelés sismographes, permettent de mesurer et d'enregistrer les vibrations du
sol, notamment pendant un séisme.
Sismogramme = Résultat de l'enregistrement des vibrations du sol par un sismographe.
Il permet notamment de déterminer le moment où le séisme a débuté et sa durée.
L'endroit où les secousses sont les plus fortes correspond à l'épicentre du séisme. Plus on
s'éloigne de l'épicentre, moins elles sont ressenties. Les secousses peuvent provoquer des
effondrements, des destructions de bâtiments et d'infrastructures, et des mouvements de
terrains. On parle de risque sismique.
Risque = Probabilité qu'un aléa survienne et affecte des populations vulnérables à cet
aléa. Un risque dépend donc d'un aléa et des enjeux.
Aléa = Phénomène (souvent naturel) susceptible de survenir (par exemple un séisme).
L'enjeu correspond aux populations ou constructions humaines qui peuvent être
affectées par un aléa.
Dans certains cas, un séisme peut provoquer un tsunami.
Tsunami = Ensemble de vagues de très grande hauteur, pouvant déferler sur les côtes et
causer des dégâts.
En 2011, le séisme de Tōhoku au Japon a provoqué un tsunami à l'origine de l'accident
nucléaire de Fukushima. Les vagues ont atteint par endroits 30 mètres de haut.
Le volcanisme est un autre phénomène géologique traduisant une activité interne de la Terre.
En France, la région de l'Auvergne dans le Massif central est reconnue pour ses alignements
de volcans dont les dernières éruptions remontent à 7 000 ans.
Volcan = Point à la surface de la Terre où peut sortir de la lave, du gaz et autres
matériaux pyroclastiques lors d'une éruption.
La ville antique de Pompéi est aujourd'hui célèbre car elle a été ensevelie par des cendres
libérées par un volcan proche, le Vésuve, en 79 apr. J.-C.
Il existe différents types de volcanisme selon les matériaux émis lors de l'éruption. Selon ces
types, les risques ne sont pas les mêmes. De façon simplifiée, on distingue deux grands types :
le volcanisme explosif, avec émission d'une grande quantité de gaz volcaniques. Les dégâts
causés peuvent être très importants ;
le volcanisme effusif, caractérisé par des coulées de lave liquide.
Les volcans peuvent être situés sur les continents mais aussi dans la mer.
II – Des phénomènes liés à l’activité externe de la Terre et les risques associés
Les phénomènes climatiques et météorologiques traduisent une activité externe de la
Terre. Les événements extrêmes, comme les tempêtes, les inondations et les sécheresses,
sont associés à des risques.
Activité 3 : Phénomène météorologique et les risques associés.
Les événements météorologiques extrêmes = Evénements rares qui peuvent provoquer
des dégâts importants.
L'atmosphère terrestre est animée par des vents, qui sont des déplacements de masses d'air.
Les phénomènes météorologiques traduisent l'activité externe de la Terre.
L'atmosphère = Couche gazeuse qui enveloppe la Terre (l'air).
La météorologie étudie l'atmosphère sur de courtes échelles de temps allant de l'heure
au mois : le taux d'humidité, l'ensoleillement, la vitesse du vent, etc. Son étude permet de
faire des prévisions météorologiques.
Il existe de nombreux outils pour mesurer les paramètres météorologiques. Grâce à l'ensemble
de ces instruments et des informations reçues par des satellites, il est possible de prévoir et
d'anticiper des phénomènes météorologiques majeurs comme des tempêtes.
Certains vents peuvent être violents et constituer des risques pour les constructions humaines.
C'est le cas des tempêtes.
Une tempête = Importante perturbation atmosphérique accompagnée de vents violents
et de précipitations.
Les inondations sont également des événements météorologiques extrêmes. Elles
constituent le premier risque majeur en France. Elles peuvent mettre en danger des individus
qui peuvent être emportés ou isolés, causer des dégâts matériels et couper les voies de
communication.
Une inondation = Submersion temporaire de terres habituellement hors de l'eau. Les
inondations sont généralement provoquées par des précipitations importantes. Dans
certains cas, les rivières et les fleuves débordent de leur lit habituel.
Les sécheresses sont également des événements météorologiques extrêmes. Une sécheresse
risque notamment de provoquer la destruction des cultures, et de provoquer des cas de
déshydratation chez des personnes vulnérables.
Une sécheresse intervient suite à un manque d'eau assez long et important, affectant la
flore et la faune.
Activité 4 : Phénomène climatique et les risques associés
Les activités humaines depuis deux siècles et plus particulièrement ces dernières années,
perturbent le climat. Les émissions de gaz à effet de serre entrainent une augmentation de cet
effet de serre et donc une augmentation de la température moyenne de la surface de la planète.
Les gaz à effet de serre sont essentiellement émis par la production d’électricité et le
chauffage des habitations, les activités agricoles, le fonctionnement des industries et les
transports.
L’effet de serre : Elévation de la température moyenne de la surface de la Terre à cause
de certains gaz présents dans l’atmosphère.
Un gaz à effet de serre : gaz qui participe à l’effet de serre.
Le climat : conditions météorologiques moyennes d’une région.
Bilan : Le climat est le temps qu’il fait dans une région donnée. Les activités humaines
produisent des gaz à effet de serre. Ces émissions provoquent un réchauffement
climatique.
III – Les moyens de protection
Activité 5 : Quelques moyens au service de la Terre et de l’Homme
Les régions à risques sont particulièrement surveillées par des scientifiques. Pour prévenir les
dégâts causés par certains phénomènes naturels violents, les constructions humaines sont
soumises à des normes et des actions de prévention sont menées.
Les régions à risques sont surveillées par des scientifiques qui tentent de déterminer la
probabilité qu'un phénomène naturel survienne.
Exemple : Des scientifiques surveillent en permanence les volcans actifs, comme le Piton de
la Fournaise à La Réunion, pour déterminer la probabilité d'une éruption volcanique. En cas
d'éruption imminente, les populations de la zone à risques sont évacuées.
Les bâtiments sont construits avec des normes antisismiques qui résistent aux séismes. Dans
des zones où le risque sismique est important, il peut y avoir interdiction de construire. Ce
sont des actions de protection.
Enfin, il y a également de la prévention pour préparer les populations. Cela passe par de la
sensibilisation sur l'existence des risques et l'apprentissage de gestes d'urgence.
Exemple : Au Japon, région très sismique de la Terre, les élèves reçoivent une formation afin
de réagir en cas de tremblement de terre. Ils sont entraînés à se réfugier sous leur table de
travail pour se protéger lorsque l'alerte séisme est donné.
IV – Conclusion