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Philo - La Conscience

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Philo- La conscience

Le mot conscience vient de cum scientia, c’est-à-dire avec science donc on peut
définir la conscience comme une connaissance qui est d’abord de soi, du monde
mais aussi du bien et du mal.

La conscience est le propre de l’homme, c’est-à-dire que c’est ce qui le


différencie de l’animal. Mais c’est aussi la grandeur de l’homme par rapport à
l’animal ; c’est ce que Pascal critique avec sa citation « L’homme est un roseau
pensant » dans laquelle il montre que cette grandeur de l’homme liée à sa
conscience est une grandeur toute particulière.

Descartes est le premier à avoir fait de la conscience une notion centrale de la


philosophie.
Il entend rejeter toute la scolastique, enseignement de son époque qui est un
mélange de philosophie d’Aristote et de théologie, pour exiger une certitude
absolue en sciences et en philosophie. Il s’agit de se calquer sur le modèle des
mathématiques à cause de l’exactitude de ces dernières.
Pour fonder le savoir, Descartes doit révoquer en doute l’ensemble des choses
que l’on tient pour vraies, et même celles que l’on tient pour les plus certaines.

Dans la première Méditations métaphysiques de Descartes, l’auteur formule une


série d’arguments qui visent à révoquer en doute l’ensemble de nos
connaissances : la tromperie des sens ; les rêves, car il n’existe aucun critère qui
permette de différencier les rêves de la réalité donc on ne peut jamais vraiment
savoir si l’on rêve ou pas ; le malin génie, c’est-à-dire l’imagination d’un dieu
qui s’évertuerait à me tromper dès que j’établis un raisonnement mathématique
simple.

Le doute cartésien est le doute hyperbolique (concerne l’ensemble des


connaissances) mais c’est aussi un doute méthodique et non sceptique, dans
l’optique est de trouver une première vérité indubitable (dont on ne peut pas
douter) pour ensuite fonder la connaissance. Or quelle est cette première vérité
sur laquelle me baser alors que je doute d’absolument tout ?
La première certitude est que je pense et donc j’existe. Si je me trompe, alors
j’existe forcément. C’est donc le cogito ergo sum, une certitude indubitable qui
constitue le modèle de toutes les connaissances.

Descartes ne va pas se contenter de déduire du cogito une simple existence


indéterminée. Si le « je » peut être conçu par soi, c’est-à-dire indépendamment
de tout autre chose, le « je » peut aussi exister par soi, c’est-à-dire
indépendamment de tout autre attribut au sens où seule la pensée constituera
son essence. Quand je réfléchis à ce qu’est le « je », je trouve une pensée que je
peux concevoir clairement et distinctement, indépendamment de tous les
attributs qui appartiennent à la substance matérielle c’est-à-dire l’étendue en
longueur, largeur et profondeur. Donc toute la pensée pour Descartes réside
dans une substance immatérielle.
Descartes définit la pensée dans Les Principes de la Philosophie : « Par le mot
penser, j’entends tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous l’apercevons
immédiatement par nous-mêmes ». Ici, Descartes assimile pensée et conscience,
c’est ce que Freud critiquera en disant qu’il peut exister des pensées
inconscientes et que la conscience ne représente qu’une partie de la pensée.

Important

Le mot conscience peut avoir plusieurs sens. Le premier, c'est la conscience


spontanée, c'est-à-dire le fait simplement d'être présent à soi-même, d'être en
éveil.
On dit de quelqu'un qui est évanouit qu'il est inconscient. En ce sens, on peut
dire que l'animal est conscient, le chat a conscience qu'il y a une souris en face
de lui et c'est pour ça qu'il va essayer de l'attraper.

Mais il y a un 2ème sens auquel l'animal n'a pas vraiment accès, c'est ce qu'on
appelle la conscience réflexive ou réfléchie. La personne a conscience d'elle-
même, elle a même conscience d'être consciente. C'est ce niveau de conscience
qui me permet de m’introspecter. Il faut entendre ici la réflexivité comme le fait
de se voir soi-même comme dans un miroir, qui réfléchit mon image pour me
voir moi-même, il faut que j'arrive à créer une certaine distance avec moi-
même. Ainsi, l’enfant en bas âge, où l'animal n'a pas cette distance avec lui-
même, il obéit à ses pulsions de manière immédiate, sans s’introspecter. C'est
cette distance qui rend possible la liberté pour Sartre, si j'obéis à tous mes
instincts sans jamais m’introspecter, alors je ne suis jamais vraiment libre, je
suis un animal.

Mais il y a un 3e sens, c'est la conscience morale, ce qui nous permet de juger le


bien et le mal. On comprend bien que chaque niveau suppose le précédent pour
avoir une conscience réfléchie, il faut d'abord être en éveil et pour avoir une
conscience morale, il faut disposer d'une conscience réflexive. La notion de
conscience morale (voir fiche sur le devoir).
La conscience nous permet-elle, d'accéder au bonheur, à la morale ou à la
liberté.
Descartes pensait par exemple que la conscience qu’on a de nous-même et la
seule chose qu’on ne peut pas remettre en question, peut être que le monde
entier autour de nous est une illusion, ou peut-être que nous sommes enfermés
dans la matrice comme dans le film Matrix, ou que nous sommes en train de
rêver. En revanche, la seule chose qui ne peut pas être une illusion, c'est
précisément que nous ressentons cette illusion, et ça personne ne peut nous
l'enlever. C'est le fameux « je pense donc je suis », la seule chose qui ne peut
pas être une illusion c'est que des idées traversent mon esprit à l'instant où l’on
parle. Donc la conscience est la seule source de certitude absolue.
Selon Descartes, même si je doute que je suis en train de douter, je suis toujours
en train de douter et douter, c'est de la pensée. Donc je ne peux pas remettre en
question le fait que je suis en train de penser en ce moment.

Cependant, Freud va s'opposer à la fois à Descartes et à Sartre. Selon lui, le moi


n'est pas maître dans la maison, le moi ici c'est la conscience. Pour Freud, la
conscience elle-même n'est que la partie émergée de notre esprit, ce n'est pas
elle qui contrôle le Game, car nous avons un inconscient qui possède ses
propres désirs et qui parasitent notre conscience en permanence. Donc la
conscience n'est pas synonyme de liberté comme le croyait Sartre, et la
conscience n'est pas synonyme de certitude, comme le croyait Descartes pour
comprendre comment cet inconscient s'y prend pour nous manipuler.

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