Analyse Et Régénération Des Huiles Usagées
Analyse Et Régénération Des Huiles Usagées
THEME
Étudié par :
Abstract
Waste oils are part of our daily lives; they pose a great danger to the environment and the
lives of human beings. Much work has been performed on oils from different sources. They
are regenerated in the laboratory and industrial scales by complex and distinct processes.
The objective of this study is to collect waste black oils and then analyzed using a
regeneration process (acid-land) to determine the amount of base oil obtained.
This work is dedicated to the characterization used oils collected at the port of Algiers
(PORT), measured density, viscosity and its index at different temperatures in the first place.
Filtration, decantation and drying subject in the second time. The fundamental question of the
determination of metals, other content is examined in this study.
ملخص
وقد تم تنفيذ الكثير. وهي تشكل خطرا كبيرا على البيئة وعلى حياة االنسان،الزيوت المستعملة هي جزء من حياتنا اليومية
وقد تم اعادة تكرير هذه الزيوت في المخابر والمصانع من خالل.من التجارب على الزيوت المستعملة من مصادر مختلفة
.عمليات معقدة ومتميزة
تربة) لتحديد كمية-الهدف من هذه الدراسة هو جمع الزيوت المستعملة السوداء ثم تحليلها باستخدام عملية تجديد (حمض
. الزيت االساسي الذي تم الحصول عليه
، بقياس الكثافة,وتكرس هذا العمل إلى تحليل الزيوت المستعملة التي تم جمعها من ميناء الجزائر العاصمة في المقام األول
. والتجفيف في مرة ثانية، الترشيح, الصفق,اللزوجة ومؤشر الكثافة عند درجات حرارة مختلفة في المقام األول
. تم فحص كمياتها في هذه الدراسة،لتحديد المعادن
Mots clés :
Huile noire usagées, environnement, la collecte, régénération, procédé (acide-terre), Betonite
(terre décolorante), huile de base.
Remerciements
Je remercie vivement mon promoteur Dr A BELHADJ pour son suivi, ses précieux
conseils et encouragement pour la réalisation de ce projet.
Je partage aussi ma joie et ma fierté avec l’ensemble de mes professeurs depuis l’école
primaire jusqu’à la fin du cursus universitaire, pour les quels j’exprime un très grand respect.
Je remercie aussi, tous les membres du jury qui ma fait l’honneur de participer à
l’examen de ce travail.
En fin, un grand merci à tous ceux qui ont participe de près ou de loin, au bon
déroulement de ce travail et à l’élaboration de ce travail.
Sommaire
Résumé
Remerciements
Sommaire
Liste des figures
Liste des tableaux
Liste des abréviations
Introduction Générale…………………………………………………... 01
Chapitre I: Recherche Bibliographique
I. Généralité sur les lubrifiants
I. 1. Définition et description générale………………………………………………… 04
I. 2. Classification des lubrifiants……………………………………………………… 04
I. 3. La fabrication des huiles neuves………………………………………………. 06
I.3.1 Huile de base minérale………………………………………………………… 06
I. 3.2 Les huiles synthétiques. ……………………………………………………….. 08
I. 3.3 Additifs………………………………………………………………………… 09
I.4 Les tendances chimiques des huiles de base……………………………………. 10
II.1.2. Décantation…………………………………………………………………… 52
ANNEXES
Liste des figures:
Figure page
PCB polychlorobiphényles
Introduction Générale:
Les huiles font partie de notre quotidien. La recherche scientifique sur les
lubrifiants est variée et aussi ancienne que l'histoire de l'humanité qui nous a été transmise.
Les Chinois tiraient déjà profit en 3500 avant Jésus-Christ de l'effet de lubrification de
l'eau, les Égyptiens utilisaient en 1400 avant Jésus-Christ de la graisse animale ou de l'huile
d'olive mélangée avec de la chaux pulvérisée pour leurs chars de guerre; en 780 avant
Jésus-Christ. Les Chinois découvrirent les propriétés antifriction d'un mélange d'huile
végétale et de plomb, et ce, depuis plus de 100 ans.
Les huiles sont des liquides gras à température ambiante et qui ne se mélange pas à
l'eau, visqueux, d'origine animale, végétale, minérale ou synthétique. Elles se différencient
des graisses qui sont pâteuses dans les conditions normales d'utilisation. Les huiles
minérales sont obtenues par distillation du pétrole, et servent essentiellement comme
lubrifiants des organes mécaniques des machines et des moteurs. Elles sont également
souvent utilisées dans l'industrie de peinture, de savonnerie, de pharmacie et dans les
produits cosmétiques [2].
Nous sommes entourés des machines qui utilisent de l’huile, que ce soit pour leur
lubrification dans les moteurs des voitures, pour son pouvoir isolant dans les
transformateurs électriques ou bien pour la puissance qu’elle peut développer dans les
engins de levage et du manutention. Mais comme tout produit de consommation, il faut la
renouveler fréquemment.
Comme la plupart des produits de consommation, les huiles lubrifiantes ont une durée
de vie limitée. On trouve de l’huile usagée sur tout le territoire : dans chaque garage,
concessionnaire automobile, aérodrome, port, restaurant etc. Cette huile est bien souvent
1
Introduction Générale
considérée comme un déchet, ne doit être ni abandonné, ni brûlé à l'air libre, et il ne doit
pas être déversé dans les réseaux d'évacuation d'eaux usées, ni rejeté dans le milieu naturel
ou avec les ordures ménagères. Cependant, un litre d’huile déversée dans l’évier peut
contaminer jusqu’à 1 million de litres d’eau, autrement dit la quantité nécessaire pour
répondre aux nécessités d’un être humain pendant 14 ans. Quand on éparpille de l’huile
dans la nature, la pollution des sols et des ressources d’eau est spontanée. Les matières
organiques diminuent le taux en oxygène dans l’eau et engendrent l’asphyxie des
organismes vivant dans l’eau, causant de façon directe la mort de nombreux poissons.
De même, rejeter de l’huile dans les égouts n’est pas non plus une solution à prendre en
considération puisque le coût de traitement des eaux usées dans les stations d’épuration est
alors revu à la hausse. La prise de conscience mondiale dans le domaine de l’écologie,
illustre par la Conférence de Rio en 1992 [3], a incité de nombreux pays fixant une
politique de traitement des déchets. Protéger l’environnement, lutter contre le gaspillage de
l’énergie et exploiter des ressources inutilisées. Aujourd’hui, la conjoncture économique
difficile commande de réduire le gaspillage de matières premières et d’énergie que
représentent ces énormes quantités de résidus rejetés. Les huiles usagées constituent une
catégorie importante de matériaux récupérables. La priorité est donnée au recyclage, dont
l’objectif est l’économie de matières premières ou la récupération d’énergie par la
combustion de ces huiles usagées [3].
En Algérie, la quantité moyenne des huiles usagées récupérées par NAFTAL, est de
12 000 tonnes par ans, ce qui représente 27 % de la quantité des huiles usagées générées
sur la vente de l’entreprise en question. Ce taux a été doublé par rapport aux années
précédentes où la collecte représente uniquement 14 %. Les capacités de stockage sont
estimées à 12 426 m3 (3476 m3 pour les dépôts primaires et à 8 950 m3 pour les dépôts
portuaires). On évoque moins souvent les problèmes des déchets de l’automobile qui, dans
notre pays, sont devenus un véritable problème.
Selon des sources du Centre national des technologies de production plus propre
(CNTPP), les huiles usagées peuvent suivre différentes filières de traitement. La
valorisation énergétique consiste à utiliser l'huile usagée, éventuellement prés-traitée
comme combustible dans les cimenteries et les chaudières. Le pouvoir calorifique d'une
huile usagée est équivalent à celui d'un combustible traditionnel.
2
Introduction Générale
Le recyclage est une forme de valorisation en raffinerie qui consiste à injecter une
partie d'huiles usagées dans le résidu atmosphérique. Afin qu'elles soient soutirées avec les
distillats sous vide du brut. Ensuite, utiliser comme charge catalytique et la régénération
consiste à retraiter les huiles usagées en vue de produire des huiles de base [5].
Le document présenté est organisé en trois chapitres encadrés par cette introduction et
la conclusion générale :
3
I- Généralité sur les lubrifiants
Ce chapitre débute par une présentation sommaire des huiles sur lesquelles nous
travaillons. Il permet de fixer quelques définitions et termes de vocabulaire, de recenser les
principaux procédés de fabrication et de mettre en évidence les applications actuelles ou
envisagées pour ces huiles.
4
I- Généralité sur les lubrifiants
5
I- Généralité sur les lubrifiants
Huile minérale
Pétrole Fig 01 : Procédés de production du liquide de base à partir du pétrole brut [1]
6
I- Généralité sur les lubrifiants
7
I- Généralité sur les lubrifiants
Fig 03: schéma de fabrication des huiles minérales de base non conventionnelles [7]
a. Polyalphaoléfines (PAO) :
Dans cette classe de composés, on trouve des substances liquides et identiques à la
paraffine, qui se composent seulement de carbone et d'hydrogène et présentent une
certaine viscosité, un indice de viscosité élevé et un point d'écoulement bas en raison de
la longueur de chaîne, du degré de ramification et de la position des ramifications.
8
I- Généralité sur les lubrifiants
b. Esters organiques :
Contrairement aux polyalphaoléfines, les esters contiennent également de l'oxygène
et sont obtenus par la réaction d'un alcool avec un acide organique. Pour fabriquer des
lubrifiants, on utilise surtout des esters d'acide carboxylique, que l'on peut subdiviser à
leur tour en diesters et polyolesters sur la base de leur structure chimique. Les propriétés
de ces esters sont donc également différentes, mais en général, les deux types présentent
une bonne tenue viscosité-température, un faible point d'écoulement et une excellente
résistance au vieillissement.
Ces quatre produits de base sont utilisés aussi bien sous une forme pure que dans
différents mélanges entre eux comme liquides de base pour la fabrication des lubrifiants.
I. 3.3 Additifs :
Les exigences élevées imposées aux lubrifiants ne peuvent être satisfaites que par
des huiles ou des graisses avec des additifs spéciaux. Des additifs sont ajoutés aux
lubrifiants afin de modifier ou d'améliorer leurs propriétés naturelles et de leur conférer des
domaines d’usages qu'ils n'ont pas de façon naturelle. La nature et la quantité des additifs
concernés peuvent être adaptées exactement à l'application respective. La fraction
d'additifs peut être inférieure à 1% et aller jusqu'à 30%.
Le tableau 1 récapitule les importants types d’additifs avec leurs fonctions.
N° Additifs Fonction
Empêcher ou diminuer les dépôts sur les
1 Détergent
surfaces
9
I- Généralité sur les lubrifiants
Les principaux additifs sont décrits brièvement ci-dessus dans le tableau 01. Si l'on
considère leur mode d'action, on peut classer ces additifs en trois groupes.
- Additifs protégeant la surface (de 1 à 5) ;
- Additifs améliorant l'huile (6 et 7) ;
- Additifs protégeant l'huile (8 à 10) [1].
10
I- Généralité sur les lubrifiants
c. Huiles aromatiques:
Les huiles aromatiques sont produites de processus de raffinage dans la fabrication des
huiles de paraffine. La plupart des molécules d'hydrocarbures aromatiques des huiles non
saturées ont une structure en anneau.
Huiles aromatiques sont sombres et ont un point d'éclair élevé. Elles sont utilisées pour
fabriquer les composés d'étanchéité, les adhésives comme le caoutchouc et la production
d'asphalte [9].
11
II- La contamination et la collecte des huiles usagées
Les huiles usagées sont des huiles de source industrielle ou non industrielle qui sont
devenues impropres à être utilisées pour leurs fonctions premières en raison de la présence
d’impuretés ou de la perte de leurs propriétés d’origine. Les huiles usagées ne comprennent
pas l’huile brute ou le mazout déversé sur les terres ou sur l’eau et les déchets des
opérations de raffinage du pétrole.
Typiquement, les huiles usagées sont celles qui proviennent du secteur alimentaire des
véhicules, des moteurs ou d’autres équipements mécaniques et qui appartiennent
habituellement à l’une des catégories principales d'huiles usagées suivantes :
les huiles noires, fortement dégradées et contaminées, qui comprennent les huiles
de moteurs et certaines huiles industrielles (huiles de trempe, de laminage, de
tréfilage,…)
les huiles claires, peu contaminées et chargées en général d’eau et de particules,
qui proviennent des transformateurs, des circuits hydrauliques et des turbines [10].
Il convient de distinguer les éléments déjà contenus dans l’huile avant usage, et
provenant des additifs, des éléments résultant de pollution externe et des métaux d’usure
les origines des principaux éléments sont données dans le tableau 02 [7].
12
II- La contamination et la collecte des huiles usagées
13
II- La contamination et la collecte des huiles usagées
usagée
Produits
chlorés Glycols Oxydes de plomb
14
II- La contamination et la collecte des huiles usagées
Les propriétés de l'huile de lubrification sont affectées par les contaminants qui
peuvent se produire pendant le fonctionnement du moteur. Les effets des contaminants
sont les suivantes :
a. L’eau
Même en petite gouttes, l’eau cause le rouillement du fer ou de l’acier. L'eau se traduit
également dans la formation d’émulsion, qui peut obstruer le passage d’huile, des vannes
de la pompe et d'autres équipements de manutention d'hydrocarbures. L’eau contribue
également aux problèmes écumant.
b. Particules de solide
De la saleté, de la poussière, de la granulation et des fragments métalliques, qui ont été
dispersé par lubrifiant : ces contaminants provoquent une usure excessive, marquage de la
surface de roulement, et l’échec possible en raison de la saisie de la fatigue du métal.
II. 2 La collecte :
Le décret modifié n°79-981 du 21 novembre 1979 portant la réglementation de la
récupération des huiles usagées, dont le rejet dans le milieu naturel est interdit.
Il est important de souligner que la collecte constitue la première étape du processus de
récupération des huiles usagées.
Les dispositifs de la récupération des huiles usagées sont décrits comme :
a. Détenteurs :
les personnes physiques ou morales qui accumulent, dans leur propre établissements, des
huiles usagées en raison de leurs activités professionnelles ; ils doivent recueillir les huiles
usagées provenant de leurs installations et les stocker dans des conditions de séparation
satisfaisantes, évitant notamment les mélanges avec de l’eau ou tout autre déchet non
15
II- La contamination et la collecte des huiles usagées
huileux, ils doivent dispose d’installations étanches permettant la conservation des huiles
et qui doivent être accessibles aux véhicules qui assurent le ramassage.
b. Ramasseurs :
Toutes personnes physiques ou morales qui assurent la collecte auprès de détenteurs
d’huiles usagées et le transport jusqu’au point d’élimination [13].
Les ramasseurs agrées sont responsables de la collecte de toutes les huiles usagées
produites dans la zone pour laquelle ils ont reçu l’agrément. Ils doivent procéder dans un
délai de quinze jours à l’enlèvement de tout lot d’huiles usagées d’un volume supérieur à
600 litres qui leur proposé. De plus, ils ne peuvent« exiger du détenteur une rétribution
pour l’enlèvement des huiles qui ne contiennent pas plus de 5% d’eau pour les qualités
moteurs ».
c. Éliminateurs :
Toutes personnes physiques ou morales qui exploitent une installation de traitement
d’huiles usagées, pour laquelle un agrément leur a été délivré par le ministère de
l’environnement [14].
16
II- La contamination et la collecte des huiles usagées
b- En Italie :
La collecte des huiles usagées des particuliers
La collecte des huiles usagées des particuliers est assurée gratuitement dans les
points de collecte mis en place par les municipalités. Les particuliers ont l’obligation de
remettre leurs huiles usagées dans ces points de collecte.
La collecte des huiles usagées des entreprises
Le Consortium obligatoire des huiles usagées (COOU) gère entièrement la collecte
et le traitement des huiles usagées en Italie. Les principales missions du COOU sont les
suivantes :
Garantir une collecte et une gestion des huiles lubrifiantes usagées ;
Informer et sensibiliser l’opinion publique sur la gestion appropriée de ces déchets
dangereux.
L’activité du COOU s’articule en quatre étapes :
La collecte,
Le stockage,
L’analyse et la classification,
Le traitement : régénération, incinération avec valorisation énergétique, destruction.
Les détenteurs d’huiles usagées contactent le COOU qui se charge de faire assurer le
service de collecte ou de recommander la solution appropriée.
La collecte des huiles usagées des entreprises est assurée par les collecteurs qui vont
remettre physiquement leurs huiles usagées au COOU ou les remettre directement à
l’éliminateur en informant le COOU des quantités concernées et de leur destination.
Après la collecte, les huiles usagées sont stockées dans les centres de stockage agréés.
La majorité de ces centres sont directement connectés aux centres de traitement par un
système de canalisations [15].
c- Au Portugal :
Le Portugal a établi un système de REP. Un système intégré de gestion a été mis en
place avec l’organisme SOGILUB sous le nom ECOLUB, qui prend en charge la
coordination de tous les acteurs intervenant dans la filière des huiles usagées.
Collecte des huiles usagées des particuliers
Les particuliers sont pour obligation de se débarrasser convenablement de leurs huiles
usagées. Pour ce faire, ils peuvent les remettre à la déchèterie la plus proche « Ecocentro »
qui les accepte gratuitement.
17
II- La contamination et la collecte des huiles usagées
SOGILUB n’a aucune obligation de prendre en charge la création des points de collecte
pour les municipalités, mais l’éco-organisme a néanmoins pour projet d’inciter les
municipalités à accroître le réseau des points de collecte. La collecte des huiles usagées des
« Ecocentro » est assurée gratuitement par SOGILUB.
Collecte des huiles usagées des entreprises
Les entreprises sont responsables du stockage des huiles usagées et de leur remise
dans le circuit de gestion des huiles usagées. Elles peuvent adhérer au système ECOLUB,
afin qu’il assure la collecte gratuite de leurs huiles usagées. En pratique, lors de la première
collecte effectuée, les détenteurs signent un protocole avec ECOLUB pour devenir membre
du système.
En 2008, 93 576 tonnes d’huiles ont été mises sur le marché portugais, dont 77 135 tonnes
d’huiles soumises à la contribution, soit environ 82 % du total des huiles vendues, 14 044
tonnes d’huiles ont été exemptées de la contribution car elles sont entièrement
consommées durant leur utilisation et ne produisent pas de déchets enfin de vie ainsi que 2
388 tonnes de graisses, également exemptées de la contribution [15].
Par ailleurs, "le marché algérien des lubrifiants neufs avoisinerait 180 000 tonnes". La
répartition des consommations se présente comme suit : lubrifiants moteurs 60 à 70%,
lubrifiants industriels 30 à 40%. L’usage de ces lubrifiants générerait, selon les normes
admises, environ 110 000 tonnes d’huiles usagées dont 85 000 tonnes d’huiles moteurs (le
taux de collecte peut atteindre 80%) et 25 000 tonnes d’huiles industrielles (le taux de
collecte n’est que de 10%).
18
II- La contamination et la collecte des huiles usagées
19
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
Le but de ce travail, consiste dans un premier temps à effectuer des analyses sur les
huiles usagées afin de nous permettre la détermination des contaminants et de connaître les
causes de son éventuelle dégradation.Dans un second temps, nous allons étudier la
méthode de régénération des huiles lubrifiantes usagées peu ou non polluantes avec
l’addition de l’acide sulfurique et la terre activée.
Afin de pouvoir faire une approche réele sur les huiles usagées récupérées par le système
de collecte actuel et déterminer réellement la source de la contamination, un deuxième
échantillonnage à été récupérer d’une station de service. Cette dernière découle des
vidanges des voitures de différentes motorisation dont diesel ou essence.
37
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
II.3.1 La densité :
Les valeurs courantes des densités pour les huiles de pétrole varient entre 0,85 et 0,95
et elles dépendent de l'origine des produits mères. La mesure à été effectuée à 15 °C par
rapport à l'eau.La densité d’une huile est le rapport de la masse d’un certain volume de
cette huile à une température donnée (généralement 15 ou 200C) à celle du même volume
d’eau à 40C. Elle est désignée par ou et elle n’a pas d’unité [8].
38
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
39
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
Ce test est basé sur le principe qui consiste à distiller l’eau à partir de l’huile par
l’action d’un solvant appelé xylène qui forme un azéotrope avec de l’eau.
On mélange 100 ml d’huile usagée plus 100 ml de solvant non miscible à l’eau, dans un
ballon équipé d’un réfrigérant. A l’aide d’un chauffe ballon, le mélange est chauffé à reflux
pendant une heure.Le distillat est condensé puis le volume d'eau est noté [28].
40
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
41
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
42
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
Des mesures sur le même type d’huile ont été réalisés et ce afin de vérifier la
reproductibilité des résultats expérimentaux.
Tableau 06: Les analyses sur les echantillons L’huile usagée du vidange.
La reproductibilité des valeurs des essais de mesure sur trois échantillons montre qu’il n’
ya pas d’écart. Ceci nous montre que nos échantillons sont homogènes.
43
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
a) Teneur en eau :
L’origine de l’eau dans l’huile usagée peut provenir de la condensation des produits de
combustion ou d’une fuite du circuit de refroidissement (contamination interne /moteur) or
la présence d’une grande quantité de l’eau dans le mélange de l’huile usagée du bac est due
à un mauvais conditionnement de la collecte et de stockage de ces huiles (contamination
externe / moteur : utilisé les réservoirs de stockage au niveau de station de service et lavage
comme une issue pour les eaux de lavage et de la pluie).
Les conséquences de la présence de l’eau dans les lubrifiants peu :
b) La densité :
La densité pour les deux échantillons augmente par apport à la densité de l’huile neuve,
cette augmentation est largement visible pour l’échantillon des bacs.
L’origine de cette augmentation est due à :
- L’existence de matière charbonneuse ;
- La croissance de la teneur en métaux.
- Mauvaise lubrification
- Diminutions de la détergence et de la dispersité
- L’augmentation de la consommation du carburent
- La formulation de boue noire.
d) l’indice de viscosité :
L’indice obtenu de l’échantillon de la vidange reste toujours dans la fourchette imposée par
la norme ASTM D 2270, vu que la pollution de l’huile influe peu sur la viscosité par
contre l’augmentation de l’indice de viscosité de l’échantillon du mélange du bac est du à
la variation due viscosité.
e) Point d’éclair :
Pour une l’huile neuve il est en rapport avec la volatilité de ces composants. Pour les
huiles usagées ne contenant pas au départ une quantité excessive de fraction volatile, le
point d’éclair diminue. La diminution du point d’éclair dans les deux échantillons est du à :
f) point d’écoulement :
L’augmentation du point d’écoulement de l’échantillon de l’huile usagée du bac
pourrait s’expliquer par la dégradation des additifs améliorent cette caractéristique.
Par contre la stabilité du point d’écoulement avec une légère variation pour l’échantillon de
vidange, cette stabilité s’explique par le fait que l’additif améliorent cette caractéristique,
n’a pas subi de dégradation.
45
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
L’oxydation conduit toujours à une augmentation de l’indice d’acide plus au moins rapide
ou plus au moins important selon le lubrifiant, sa protection contre l’oxydation et ces
conditions d’utilisation.
Certains lubrifiants contenant des additifs (souvent additifs anti-usure ou extrême-pression)
ont des indices d’acide de d’épart élevé.
h) test de tâche :
L’examen de la tache obtenue permet d’observer :
- une auréole centre contenant les produits polluant solides, en générale les matières
charbonneuse et les boues.
- Une auréole extérieure correspondant à la diffusion maximum de l’huile seule sur
la surface du papier.
Le rapport des diamètres moyens de ces 2 auréoles permet de définir un Indice de
Dispersait (ID)
ID = (d/D) × 100
Avec d : zone de diffusion des insolubles
D : zone de diffusion de l’huile
Les résultats corespondants aux tests de tache sont répertoriés dans le tableau 07.
La zone de La zone de
L’échantillon diffusion des diffusion de L’indice de Dispersait
insolubles l’huile
d1 = 1,35 cm ID = 45,5 %
L’échantillon du
d2 = 3,2 cm D = 5 cm Perte du pouvoir dispersif
bac
dmoy = 2,275 cm Forte teneur en eau
ID = 72 %
L’échantillon de
dmoy = 3,6 cm D = 5 cm Moyenne perte du pouvoir
la vidange
dispersif
46
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
Il a été observé que les métaux et les métalloïdes présent dans l’huile neuve sont
ceux qui entrent dans la composition des additifs (10 à 20 %) ajouté au l’huile de base.
Le fonctionnant correctement d’un moteur, bien entretenu et utilisant une huile adaptée,
l’usure de ses différents organes est progressive et se traduit par une évolution régulière et
constante des concentrations en métaux dans l’échantillon d’huile usagée prélevés. Les
éléments les plus communément déterminés sont : le fer, le chrome, le plomb, le cuivre,
l’étain et l’aluminium.
La présence de l’Aluminium est interprétée par l’usure de pistons ou de palier.
Etant donnée que l’aluminium est en général accompagnée d’autre éléments metalliques à
titre d’exemple l’etain et le magnésium.
La coexistance du fer revient à l’usure de toutes les parties du moteur (manetons,
tourillons, cames, chemises, axes de pistons, pompe à huile).
47
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
48
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
250
Viscosité (Cst)
200
150
Viscosité Huile neuve
100 20W50 (Cst)
50
0
0 100 200 300
Température ºC
250
viscosité (cst)
200
150
100 viscosité
50
0
0 50 100 150 200 250 300
Température (ºC)
Le comportement de ces varaitions nous semble correctes, à cause que l’huile perd sa
viscosité quand la température s’élève.
49
Chapitre II : Analyse et détermination des contaminants des huiles usagées
Cette propriété est directement liée à la cohérence du film lubrifiant ; une rupture de ce
film (viscosité faible) peu créer des points chauds pouvant provoquer une usure des
organes moteur.
Les résultats du tableau 09 montre que la viscosité de l’huile usagée varie plus rapidement
que celle de l’huile neuve.Les risques de rupture du film lubrifiant sont alors plus grands
avec l’huile en service.
Nous constatons que l’écart entre les valeurs de viscosité des 7 échantillons d’huile
diminue avec l’augmentation de température.
À température élevée, les huiles usées ont des viscosités voisines, mais la lubrification
n’est assurée convenablement que par l’huile neuve.
50
III- Les risques Environnementaux des Huiles usagées
Un litre d'huile usagée peut couvrir sous forme d’une nappe flottante 1 000 m2 d'eau
et empêcher l'oxygénation de la flore et de la faune pendant des années.
Rejetée dans le réseau des eaux usées, l'huile usagée colmate les filtres dans les stations de
traitement de l'eau et perturbe les processus d'épuration biologiques.
L’incinération de l'huile usagée nécessite des températures ainsi que des traitements des
fumées spécifiques. Réalisée dans de mauvaises conditions, elle engendre des rejets toxiques
dans l'atmosphère (dioxines et gaz à effet de serre) [17].
Il ne faut jamais disperser sauvagement des huiles usées dans l’environnement. Une ressource
précieuse peut alors se transformer en un polluant irrécupérable et extrêmement nocif pour les
nappes phréatiques [18].
b. La mise en décharge :
Les huiles jetées avec des ordures ménagères aboutissent dans les sites
d’enfouissement. L’élimination des résidus domestiques dangereux dans ces lieux, tels que
20
III- Les risques Environnementaux des Huiles usagées
les huiles usagées, les contenants d’huile, les filtres et les peintures, est interdite. Toutefois,
les quantités individuelles d’huile jetées aux ordures sont très faibles ; elles peuvent donc
passer inaperçues.
c. L’élimination au sol :
L’élimination directe au sol par des particuliers et de petites entreprises n’est pas une
pratique totalement éradiquée, ni en milieu urbain ni en milieu rural.
d. Les égouts :
Une proportion des huiles à moteur éliminées par les particuliers et les bricoleurs
d’autos peut aussi se retrouver dans le réseau des égouts et voyager jusqu’à une station de
traitement des eaux usées. Leur présence, et celle des sels de métaux qu’elles contiennent,
peut perturber le fonctionnement de ces stations et altérer la qualité de l’eau résultant du
traitement. Les huiles à moteur usagées jetées dans un réseau collecteur des eaux pluviales
seront déversées directement dans les eaux de surface sans aucun traitement.
Les résidus d’huile éliminés directement au sol peuvent aussi se retrouver dans le réseau des
égouts, étant donné le ruissellement de l’eau de pluie.
21
III- Les risques Environnementaux des Huiles usagées
22
III- Les risques Environnementaux des Huiles usagées
possibilité de survenue des effets pathogènes lors d’une exposition à ce produit à partir de
connaissances apportées entre autres par les outils et techniques disponibles, et en tenant
compte du cadre réglementaire.
L’évaluation des risques recouvre deux aspects qui sont en général:
l’évaluation des expositions : l’étude du comportement du produit polluant dans
l’environnement. Cet aspect du problème a conduit à développer des méthodologies pour
tenter de rendre compte de la biodégradabilité des composés et de leur dispersion dans la
nature.
L’évaluation des effets : l’effet du produit polluant parvenu par les méthodes
toxicologiques sur les micro-organismes vivants et les écosystèmes, bioaccumulation qui
évoquent des risques directs sur l’environnement depuis longtemps.
Néanmoins, il y a une insuffisance de données expérimentales sur le terrain concernant
les effets pour déterminer les conséquences et les nocifs environnementaux produits par les
huiles usagées [23].
23
Chapitre III : Le procédé de régénération
Cette étude a été faite pour pouvoir régénérée des huiles usagées collectées,
fortement chargées d’impurtés, en réduisant au minimum l’acide sulfurique utilisé.
Huile usagées
Filtration
Résidu solide
Hydrocarbure légers et
Déshydratation
l’eau
Bentonite activée
Passage à la terre
Huile de base
III.1.1. Filtration :
51
Chapitre III : Le procédé de régénération
Il faut en premier lieu chauffer l’huile jusqu’à 600 C dans le but d’augmenter sa fluidité
pour qu’elle puisse passer par le tamis.
III.1.2. Décantation :
L’huile usagée d’un volume V a subit la gravitation naturelle dans une ampoule
graduée et ce, pendant 3 jours. Cette opération a pour but d’éliminer, les corps solides, les
grosses impuretés ainsi que l’eau libre.
52
Chapitre III : Le procédé de régénération
- Les bentonites calciques ont un indice de gonflement très faible qui rend impropres
à une utilisation comme additif viscosifiant des boues de forage, par contre, elles
présentent une capacité d’adsorption élevée qui permet de les valoriser pour la
production de terre décolorante.
- Les bentonites sodiques sont gonflement est proportionnel à la teneur en sodium.
Elles conviennent alors le plus pour les puits de forage.[8]
L’intérêt porté à cette argile à base de montmorillonite s’explique par les propriétés
suivantes :
- une capacité de gonflement dans certains liquides et en particulier dans l’eau, lui
permettant de fixer 10 à 15 fois son volume d’eau.
- une capacité de fixation de cations comparable. Celle de tous les échangeurs d’ions
naturels.
Les bentonites sont couramment employées :
En chromatographie, papeterie et sucrerie comme terres absorbantes et décolorantes ;
- dans le traitement des vins, vinaigres et bières ;
- dans la fabrication des boues de forage ;
- en fonderie en mélange avec du sable
- dans l’industrie du pétrole comme catalyseurs de craquage ;
- dans la fabrication des graisses comme bentones ;
- en agriculture comme support de produits insecticides etfongicides [3].
b. Activation de l’échantillon de la bentonite:
Afin d'améliorer 1'adsorption des bentonites calciques (la terre décolorantes), ces
derniers sont le plus souvent activées par du carbonate de sodium ou par l'acide
sulfurique puis séchées et broyées. On obtient ainsi des bentonites calciques activées
dont les propriétés sont égales ou supérieures à celles des bentonits sodiques. Les
propriétés de ces bentonites ainsi activées sont moins stables dans le temps (3 à 18
mois) et dépendent de l'activation et des taux de magnésium, calcium et sodium.
Ces différents types de bentonites se présentent sous forme de poudre ou degranulés
sphériques ou cylindriques. Elles ont des couleurs très variables allant du blanc pour
les produits les plus purs au gris, beige ou vert pour les autres [8].
c. Mécanisme d’adsorption:
L'adsorption définit la propriété de certains matériaux de fixer à leur surface des
molécules (gaz, ions métalliques, molécules organique, etc.).
D'une manière plus ou moins réversible, il y a un transfert de la matière de la phase
53
Chapitre III : Le procédé de régénération
aqueuse ou gazeuse vers la surface solide. Le solide acquiert alors des propriétés
superficielles susceptibles demodifier l'état d'équilibre du milieu,la capacité d'adsorption
du solide dépend:
- De la surface développée ou surface spécifique du matériau, ainsi certaines
argiles comme les bentonites ont une surface accessible à la plupart des
molécules variant de 40 à 800 m2/g.
- De la nature de la liaison adsorbat adsorbant, c'est-à-dire de l'énergie libre
d'interaction entre les sites d'adsorption et la partie de la molécule en contact
avec la surface.
- Du temps de contact entre le solide et les solutés à l'équilibre, il y a un échange
dynamique entre les molécules de la phase adsorbée et celle restanten
solution.[23]
54
Chapitre III : Le procédé de régénération
III.1.6. Filtration:
L'huilesubitune filtration sous vide, un montage a été réalisé qu'est constitué des
éléments suivants:
Fioleàcolrodé.
Filtres;
Unepompe à vide.
Avant de filtrer, l'huile est chauffée à une température de l'ordre de 80oC, pour
augmenter la viscosité de la charge pour permettre le passage de l'huile.
La pompe à vide fonctionne en continus pour assurer le passage de l'huile à travers le
filtre, on a pu remarquer que la couleur s'améliore.
Le tableau suivant récapitule tous les essais fait en varions la concentration d'acide
sulfurique.
55
Chapitre III : Le procédé de régénération
Teneur en eau
>5 trace trace trace trace
(ml)
56
Chapitre III : Le procédé de régénération
les composes volatiles ; cela confirme l’importance de l’attaque terre décolorante dans la
régénération des huiles usagées.
Tableau 11: La teneur en métaux en ppm des huiles régénérées partant d'une l'huile
usagée.
57
Chapitre III : Le procédé de régénération
Cette pureté retrouvée de l'ordre de 96.51% pour 1,5% d'acide sulfurique montre
clairement l'efficacité de l'utilisation de bentonite non seulement pour la décoloration
d'huile susagée mais pour la purification.
3ème essai : la filtration après 3 jours de contact ne figure qu’au dernière partie de notre
interprétation.
Les résultats obtenus après l’analyses sont mentionnés dans le tableau 13.
58
Chapitre III : Le procédé de régénération
Temps de contacte
1er essai 2ème essai
(terre-huile)
Viscosité cinématique en cSt
- à 40 oC 78.21 76.53
- à100 oC 9.48 9.72
Indice de viscosité 97 106
T.A.N (mg KOH/g) 0.28 0.35
Point de congélation ( oC) -6 -9
Point d’éclaire 222 234
Teneur en eau (ml) trace trace
Teneur en métaux (ppm)
6,5 10,8
Fe
0,0 0,0
Cr
100,6 125.5
Pb
0,7 0,0
Cu
0,3 0,0
Sn
1,4 2,7
Al
0,0 0,1
Ni
0,0 0,0
Ag
7,7 11,3
Si
0,0 0.0
B
8,0 4,7
Na
0,0 0,0
Mg
69,0 87,0
Ca
0,3 0,0
Ba
16,7 48,8
p
7,3 5,2
Zn
0,0 0,0
Mo
0,1 0,1
Ti
0,0 0,0
V
Tableau 13: L'analyse des huiles régénérée produites avec différents temps de
contact huile-terre.
59
Chapitre III : Le procédé de régénération
La meilleure purification de l'huile régénérée était avec le 1er essai, car l'élimination des
métaux était de 90.36% avec un temps de contact de 24 heures, par contre le 2ème essai la
purification était de 87.32 % .
Caracteristiques HT HT HT 1 HT 2 HT
SAE 30
0.1% 0.5% 1% 1% 1.5%
Densitéà15/4°C 0,8700 0,8727 0,8715 0,8722 / /
Viscositéà40°C 91,0 74,2189 70,7934 76,5350 78,21 69,748
Viscositéà100°C 10,50 9,645 9,3338 9,7226 9,478 9,584
Indicedeviscosité 95 107 109 97 106 117
Pointd'écoul
-12 -9 -9 -9 -6 -9
ement
Pointd'éclaire 230 238 232 234 222 222
60
Chapitre III : Le procédé de régénération
100
90
80
70
Viscosité
60
50
40
30
20
10
0
0.1% 0.5% 1% 1% 1.5%
SAE 30 HT HT HT HT HT
91 74,2189 70,7934 76,535 78,21 69,748
Viscosité à 100°C 10,5 9,645 9,3338 9,7226 9,478 9,584
Nous avons partie d’une huile usagée à régénérée, et nous avons trouvé une viscosité
très proche a celle d’une huile neuve. Ceci confirme que le procédé utilisé au cours de
cette étude concorde bien avec la létireture
Pointd'écoulement
0
-2
-4
Température (ºC)
-6
-8
-10
-12
-14
0.1% 0.5% 1% 1% 1.5%
SAE 30 HT HT HT HT HT
Pointd'écoulement -12 -9 -9 -9 -6 -9
61
Chapitre III : Le procédé de régénération
Le point d’écoulement est le même pour les huiles traitées (TH 0.1%) (TH 0.5%)
(TH1 1%) (TH 1.5%), mais pour l’huile traité 1% ( TH2) le point d’écoulement est plus
grand (-6 °C). on déduire que puisque le temps de contacte terre-huile est court, les
impurtes reste dans l’huile, pour cette raison la température d’écoulement augmente.
D'où le rendement par rapport à la quantité initiale après calcule est les uivant:
Rt = Vf*100/Vi
Vf : volume finale.
Rt = 220*100/600 = 36.66
62
Chapitre III : Le procédé de régénération
Terre
63
Chapitre III : Le procédé de régénération
Pour mieux apprécier l'impact direct sur le rendement et l'attention de l'usure des
équipements de fabrication, l'utilisation de la bentonite dans la production de briques, il
reste conditionné par la réalisation des essais à grande échelle.
Comptenu des résultats satisfaisants obtenus lors de l'essais industriel, le choix aporté
sur le pourcentage de 1% du mélange qui présente des propriétés de séchage et de cuisson
meilleures que celles de 2% de déchet bentonite ajoutées [9].
64
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
Par le passé, on éliminait les huiles usagées en les répandant sur la chaussée (ce qui
est interdit à l’heure actuelle), ou grâce dans les égouts, à la mise en décharge contrôlée, au
déchargement à l’incinération dans de petits générateurs industriels, ou au déversement
sans discernement. De telles options d’élimination présentent des menaces évidentes pour
la qualité de l’air, du sol et de l’eau.
24
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
25
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
IV.2.2. la régénération:
IV.2.2.1. L’intéret économique de la régénération:
Au cour des trente ou quarente derniers années, l’indisutrie de la régénération n’a cessé de
poursuivre ses recherché, de developer ses techniques et d’améliorer ses produits. En
consequence, l’huile de base produite par l’industrie de la régénération est actuellement
qualitativement tout à fait comparable à l’huile de base en raffinage.
De cet état de fait, il en résulte les consideration suivantes:
- L’industrie de la régénération est susceptible de fournir environ 15% des besoins du
marché en huiles de base.
- L’huile régénérée étant le plus souvent consommés dans le pays d’origine, chaque
tone d’huile régénérée produite à partir de cette matières première qu’est l’huile
usagée permettait d’exporter une tone d’huile neuve produite par l’industrie pétrolière
à partie du brut.
- En cas de conflit armé, les grandes raffineries pétrolières constituent,
traditionnellement, des cibles de choix, alors qu’au contraire les usines de régénération
(relativement petites, disperses rt ne produisant pas de carburant) ont beaucoup plus de
chance d’échapper à une destruction total et, donc de pouvoir continuer à fournir les
produits necessaries à la lubrification des matériels militaries ou industriels.
- La technique de régénération une fois bien acquise permattera dans l’avenir d’exporter
notre savoir faire et nos techniques vers différents pays meme les plus développés.
- Une tone d’huile usagée brulée permet de faire une économie d’environ 0,9 tonne de
fuel lourd, une tone d’huile usagée régénéré permet d’obtenir 0,7 tonne d’huile de base
qui aurait nécessité la consommation en raffinerie d’au moins une tone de fuel lourd.
L’économie par tone d’huile usagée retraitée est donc d’environ 0,05 tonne de fuel
lourd [24].
26
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
éclair;
- Les solvants chlorés qui corrodent notamment la colonne de distillation de l'unité
de réraffinage et surtout, peuvent générer des composés gazeux d'une haute
toxicité;
- L’eau dont l'excès diminue le rendement de la régénération;
- Les acides gras et huiles synthétiques qui empêchent la décantation acide. [24]
a) La décantation :
La décantation a pour but de séparer une partie de l’eau et des sédiments, étant
entendu que l’on a une rétention d’eau résiduelle de l’ordre de 3 à 4% dans les bacs
décanteurs, due à l’action dispersive des additifs. L’eau résiduelle n’est éliminée que dans
l’étape de déshydratation en colonne. Par contre les particules finement dispersées par les
27
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
b) La filtration :
La filtration de l’huile, avant et après les bacs de réception, est faite au moyen de
filtres sommaires qui vont de simples grilles de retenue d’objets divers, de chiffons, a des
filtres calibrés à 150/250 μm, disposé généralement en parallèles et nettoyé à tour de rôle.
c) Déshydratation:
Est constitué par une colonne équivalente à quelque plateau théorique, permettant
d’éliminer en tête tous les produits plus volatils que le gazole. La température de fond de
colonne est de l’ordre de 160°C à 180°C à la pression atmosphérique. Cette opération se
fait parfois sous un léger vide obtenu par un étage d’éjecteurs à vapeur [23].
28
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
c) Traitement thermique:
Le choc thermique bien ajusté pourrait favoriser la précipitation à 1'acide
sulfurique. L'objectif était aussi de vérifier, que c'est possible de définir des
conditions de sévérité qui détruiraient la fonctionnalité des additifs dispersants et
ferait peu chuter la viscosité de l'huile. Autrement dit, le but du traitement thermique
est de déstabiliser les additifs dispersants, ce qui facilite les traitements de
séparation permettant une réduction de la consommation d'acide de 50% environ.
29
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
d) Le désasphaltage:
Le principe de base du procédé consiste à ajouter 3 à 10 volumes de solvant
(propane, butane, pentane) au produit à extraire (un résidu sous vide raffinage).
On obtient, d'une part, une phase huile avec la majeure partie du solvant et une
phase concentrée en asphalte avec une faible fraction du solvant. Plus le solvant
est léger, plus grande est la pureté de l'huile désasphaltée [7].
f) Ultrafiltration:
La filtration simple, faisant appel par exemple à des filtre particulaires de
quelques μm est totalement inefficace. Pour que la filtration soit opérable avec les
seuils requis, il faut faire appel à la technique de filtration 'tangentielle mise en œuvre
en ultrafiltration, cette technique est efficace mais couteuse.
g) La flocculation:
Un certain nombre de procédés, peu répandus, font appel à des agents
déstabilisants généralement en phase aqueuse et nécessitant souvent plusieurs
extractions; certains sociétés revendiquent l'action d'agents alcalins puissants
introduits en amont et entraînant la séparation des contaminants par distillation
sous vide poussé ou par centrifugation.
sulfurique, qu'il faut compenser par une quantité plus importante d'adsorbants.
Le rôle des adsorbant est de:
- Neutraliser les huiles traitées à 1'acide en absorbant 1'acide libre, les produits
résiduels oxydés et sulfurés instables, ainsi que les traces d'acides sulfuriques;
- Améliorer la résistance à 1'oxydation aux températures élevées et la stabilité
de la couleur au stockage même à l'abri de la lumière.
b) Hydrotraitement catalytique :
Depuis de nombreuses années, le procédé d'hydrotraitement catalytique s'est
imposé comme le traitement moderne et performant du raffinage, sur le plan du
rendement et la qualité des produits finis.
Le procédé consiste à traiter sous pression d'hydrogène, une coupe pétrolière en
présence d'un catalyseur solide. Sa flexibilité est telle qu'il peut s'appliquer à une
gamme très large de produits, moyennant un choix convenable des catalyseurs et des
conditions opératoires [7].
31
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
32
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
34
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
composés issus des oxydations et des polymérisations, des métaux et d’autres impuretés,
sont détruits via des processus de combustion dans des usines prévues à cet effet.
Actuellement, l’Italie occupe la première place européenne concernant la quantité d’huile
reraffinée par rapport au total d’huile produite.
35
IV. Les procédés de régénération des huiles usagées
l’utilisation et de l’application postérieure du déchet acide généré, qui doit souvent être
considéré comme toxique et dangereux (problèmes concernant son élimination dans des
décharges.)
Certaines raffineries appliquent actuellement la technologie Meinken modifiée, ce qui leur
permet, grâce à l’inclusion de techniques de distillation en pellicule fine et de contact, de
réduire la quantité d’acide sulfurique à près de 3%, et celle des terres, à près de 3,5%.
Certaines d’entre elles appliquent également l’hydrogénation [26].
36
Conclusion Générale
Conclusion :
Le travail s’est par la suite pour suivi par la mise au point d’un procédé de
régénération à l’échelle laboratoire dans le but d’éliminer la production des boues acide en
réduisant l’acide sulfurique jusqu’à 1.5% de la charge.
Compte tenu des résultats obtenus, le procédé utilisé montre clairement l’efficacité
de l’utilisation de la bentonite de non seulement pour la décoloration d’huiles usagées mais
pour la purification.
En Algérie, la perspective de faire une régénération des huiles usagées deviens une
necessité, compte tenue de contexte mondiale de la récupération et l’élimination des
déchets dangereux. Vue qu’elle trouve sont impact dans plusieurs domaines, mais surtout
dans le domaine de protection de l’environnement et pour l’economie du pays, puisqu’elle
permet de prévoir une autre source de production de lubrifiants de base.
65
Bibliographie
6- Section VI.M Les raffineries d’huiles uses, Directives sur les meilleures techniques
disponibles et les meilleures pratiques environnementales 2006.
10- M.Decherf, 5ème Science des matériaux, le recyclage des huiles, 2010.
11- Design Aspects of Used Lubricating Oil Re-Refining Par Firas Awaja,Dumitru Pavel,
2006
12- F.Awaja, D. Pavel, Design Aspects of Used Lubricating Oil Re-Refining, Elsevier,
2006.
14- ADEME, rapport d’activité de la commission nationale des aides, filière huiles
usagées, 2004.
16- Idir Ait Meziane, Une problématique qu’il faut prendre aux sérieux, Collecte et
traitement des huiles usagées en Algérie, Publié dans Le Maghreb, 2006.
17- www.ademe.fr
19- Claude Bourque, Les huiles usagées Fiches informatives, RECYC QUÉBEC, 2010.
20- INRS, estimation du potentiel cancérogène des huiles minérales- Hygiène et sécurité
du travail, 227/4,5, 2012.
21- J. Denis, J. Briant, J-C Hipeaux Physico-chimie des lubrifiants: analyses et essais,
p322, editions technip Paris 1997.
22- IFP, ENSPM formation industrielle « lubrification des moteurs pour groupement
institue Algérien du pétrole », 2004.
24- Ministre des Approvisionnements et Services Canada, Loi canadienne sur la protection
de l'environnement « liste des substances d'intérêt prioritaire rapport d’évaluation,
huiles moteur usées, imprimerie beauregard limitée, 1994,
25- FUTURE WORLD’S OIL Étude d’impact sur l’environnement d’un projet de
réraffinage d’huile usées. Rapport final, bureau d’études ENVIROTECH-Boumerdes,
1998.
26- Centre d’Activités Régionales, pour la Production Propre (CAR/PP), Plan d’Action
pour la Méditerranée, Possibilités de Recyclage et Utilisation des huiles usées, 2000.
27- Standard Test Method for Kinematic Viscosity of Transparent and Opaque Liquids (and
Calculation of Dynamic Viscosity), Book of Standards Volume: 05.01
http://www.astm.org/Standards/D445.htm
29- J. Marcusson, Manuel de laboratoire pour l’Industrie des huiles et graisse, parie et
liège librairie polytechnique ch-Béranger, 1929
Annexe 01
FICHE TICHNIQUE DU BENTONITE DE FORAGE
Composition Chimique
SiO2 …………………………………………………………….. ……………………..55-65%
Al2O3 ………………………………………………………………………………….. 12-19 %
Na2O ……………………………………………………………………………………. .1-3 %
CaO ………………………………………………………………………………….. 1.5-5.5 %
MaO …………………………………………………………………………………........2-3 %
Fe2O3 ……………………………………………………………………………………...0-2 %
Caractéristiques Physiques
Humidité …………………………………………………………………………….. 15% max
Gonflement ……………………………………………………………………………… 0.8 %
Perte au feu à 1 000 ………………………….. ……………………….…………….7.5 % max
Viscosité 15 …………………………………………………………………………. 15 cp min
Caractéristiques Rhéologiques
Rendement pondéral ………………………………………………………………... 65g/l max
Volumétrique …………………………………………………………………….. 16m3/ T min
Yield ……………………………………………………………………….. 90 U.S barrel/sh.T
Filtrat …………………………………………………………………. ……….15 cm3 / 30min
Réparation Granulométrique
Refus Tamis 200 Mesh ………………………………………………………………2% max
Granulométrique 100 ……………………………………………………………… 98% max
Emballage
- Sacs de 50 ou 25 kg en papier Kraft multiplie
- Palettes houssées de 1 Tonne
- Conteneurs élingués de 1 Tonne
- BIG.BAG de 1 Tonne
Domaine d’utilisation
- Forage pétrolier
- Forage hydraulique
Annexe 02 :
Les analyses des huiles de base de la raffinerie d’Arzew (source NAFTEC)