Paludisme et grossesse en RDC 2024
Paludisme et grossesse en RDC 2024
Enquête
Démographique et de
Santé EDS-RDC III
2023–24
Rapport des indicateurs clés
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE
DU CONGO
Enquête Démographique et de
Santé EDS-RDC III 2023–24
Rapport des indicateurs clés
Juin 2024
La troisième Enquête Démographique et de Santé (EDS) de la République Démocratique du Congo en 2023–24
(EDS-RDC III 2023–24) a été mise en œuvre par l’Institut National de la Statistique, avec l’appui de l’Ecole de
Santé Publique de l’Université de Kinshasa. Le financement de l’EDS-RDC III a été fourni par le Gouvernement
de la République Démocratique du Congo (RDC), l’Agence des États-Unis pour le Développement International
(USAID), la Banque mondiale, le Fonds mondial, le Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le
Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). ICF a fourni l’assistance technique par le biais du DHS
Program, un projet financé par l’USAID qui fournit un support et une assistance technique pour la réalisation
d’enquêtes dans les domaines de la population et de la santé dans de nombreux pays dans le monde.
Des informations supplémentaires sur l’EDS-RDC III peuvent être obtenues en s’adressant à l’Institut National
de la Statistique, 6 rue Limete industriel, Kinshasa, en RDC ; téléphone : (+243) 991606220 ; email :
[email protected] ; internet : https ://ins-rdc.org/, ainsi qu’à l’École de Santé Publique de Kinshasa, Université
de Kinshasa, téléphone : (+243) 817493194 ; email : [email protected] ; internet :
https ://espkinshasa.net.
Des informations sur DHS Program peuvent être obtenues en s’adressant à ICF, 530 Gaither Road, Suite 500,
Rockville, MD 20850, USA ; téléphone : +1-301-407-6500 ; fax : +1-301-407-6501 ; email :
[email protected] ; internet : www.DHSprogram.com.
Le contenu de ce rapport relève de la seule responsabilité de l’Institut National de la Statistique et ICF et ne reflète
pas nécessairement les opinions de l’USAID, du Gouvernement des États-Unis ou d’autres agences contributrices.
Citation recommandée :
RDC-Institut National de la Statistique, École de Santé Publique de Kinshasa et ICF. 2024. RDC, Enquête
Démographique et de Santé 2023–24 : Rapport des indicateurs clés. Kinshasa, RDC et Rockville, Maryland,
USA : ICF.
TABLE DES MATIERES
1 INTRODUCTION........................................................................................................................ 1
Objectifs de l’enquête................................................................................................................. 1
RÉFÉRENCES ...................................................................................................................................... 57
iii
TABLEAUX ET GRAPHIQUES
v
ACRONYMES ET ABREVIATIONS
vii
AVANT-PROPOS
L’EDS-RDC III a été réalisée grâce à la contribution de cinq partenaires : l’USAID, la Banque mondiale,
le Fonds mondial, l’UNICEF, et l’UNFPA. Le Gouvernement congolais y a aussi apporté sa contribution
financière, ce qui témoigne de l’intérêt qu’il attache à cette enquête.
Les travaux de l’EDS-RDC III ont réellement démarré en mars 2022 par la nomination et la mise en
service des membres de l’équipe de gestion par un arrêté ministériel du Ministre d’État du Plan. Après
plusieurs mois de travaux préparatoires (adaptation des instruments de collecte, recrutement puis formation
des membres de l’équipe de gestion et du personnel de terrain, acquisition du matériel de collecte, etc.), la
collecte des données s’est finalement déroulée du 9 octobre 2023 au 1er février 2024. En fait, elle s’est
faite par séquences : d’abord dans les sept provinces du Pool de Kinshasa (du 6 octobre au 8 décembre
2023), puis dans les 19 autres provinces (du 20 novembre 2023 au 1er février 2024).
La collecte des données s’est correctement déroulée en dépit de certains incidents, comme l’atteste la
qualité des données qui ont été recueillies. En effet, compte tenu du contexte, il a fallu relever de
nombreux défis au nombre desquels : la coïncidence avec la période électorale, la saison des pluies rendant
les routes difficilement praticables, l’insécurité et la guerre dans plusieurs provinces à l’ouest comme à
l’est. L’enquête a couvert l’ensemble du territoire national et les données et analyses sont représentatives
pour l’ensemble du pays.
ix
CARTE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
x
1 INTRODUCTION
La troisième Enquête Démographique et de Santé (EDS-RDC III) a été mise en œuvre par l’Institut
National de la Statistique, avec l’appui de l’École de Santé Publique. La réalisation technique de l’enquête
a été confiée à un comité de gestion composée d’un expert de la faculté de démographie de l’université de
Kinshasa qui a assumé la coordination nationale, des experts de l’INS, l’ESPK, du ministère du Plan et du
ministère de la Santé. La collecte des données a eu lieu du 6 octobre 2023 au 1er février 2024. ICF a fourni
l’assistance technique par le biais du Programme Démographique et de Santé (DHS) qui est financé par
l’Agence des États-Unis pour le Développement (USAID) et qui fournit un support financier et technique
aux pays dans le monde entier pour réaliser des enquêtes dans les domaines de la population et de la santé.
En outre, la Banque mondiale, le Fonds mondial, l’USAID, l’UNICEF, l’UNFPA, et le Gouvernement de
la RDC ont également contribué, sur le plan financier et technique, à la réalisation de cette enquête.
Ce rapport sur les indicateurs clés présente les résultats préliminaires de l’EDS-RDC III. Une analyse
complète des données fera l’objet d’un rapport final en 2024.
OBJECTIFS DE L’ENQUÊTE
L’objectif principal de l’EDS-RDC III est de fournir des estimations actualisées des indicateurs
démographiques et de santé de base. En outre, l’EDS-RDC III a collecté des données sur :
Les caractéristiques des ménages et les services de base : eau, hygiène et assainissement, électricité ;
La santé maternelle, en particulier les soins prénatals et postnatals et les conditions d’accouchement ;
La connaissance et les attitudes des femmes et des hommes au sujet des IST et du sida et les
modifications récentes de comportement du point de vue des pratiques sexuelles et de l’utilisation du
condom ;
L’état nutritionnel des enfants de 0–59 mois et des femmes de 15–49 ans ;
1
La prévalence de l’anémie chez les enfants de 0–59 mois et des femmes de 15–49 ans par le biais d’un
test d’hémoglobine ;
La prévalence du paludisme par le biais d’un test rapide sur le terrain chez les enfants de 6–59 mois ;
La prévalence du VIH chez les femmes de 15–49 ans et les hommes de 15–59 ans par le biais d’un test
rapide et par un test au laboratoire ;
La prévalence de l’hypertension artérielle chez les femmes de 15–49 ans et les hommes de 15–59 ans ;
La prévalence du diabète chez les femmes de 15–49 ans et les hommes de 18–59 ans par le biais d’un
test rapide.
Les informations collectées par l’EDS-RDC III sont destinées à éclairer les responsables et les
gestionnaires de programmes pour concevoir des stratégies et des programmes d’évaluation dont le but est
l’amélioration de la santé de la population de la République Démocratique du Congo. L’EDS-RDC III
fournit aussi des indicateurs pertinents pour évaluer la réalisation des Objectifs de Développement Durable
(ODD) pour la République Démocratique du Congo.
2
2 MISE EN OEUVRE DE L’ENQUÊTE
La base de sondage retenue pour l’EDS-III est la base du recensement général de la population réalisé en
RDC en 1984. La version actuelle de cette base a été partiellement actualisée à plusieurs occasions par des
recensements administratifs et récemment par l’élection présidentielle, avec les nombres d’habitants pour
chaque unité primaire de sondage (UPS) nouvellement mise à jour. Chaque UPS comporte des
informations sur la localisation et le type de résidence, c’est-à-dire le milieu urbain ou le milieu rural, et
une mesure de la taille qui est la taille des populations projetées en 2022.
L’échantillon de l’EDS-III RDC est un échantillon stratifié, représentatif au niveau national et au niveau de
chacune des 26 provinces. Afin d’obtenir des indicateurs fiables au niveau national, avec une
représentation évidente au niveau provincial, chacune des 26 provinces a été considérée comme un
domaine d’étude. Chaque domaine d’étude a été découpé en trois strates : la strate des villes statutaires, la
strate des communes rurales et la strate du milieu rural. Pour la strate des villes statutaires, on a tiré au
premier degré les quartiers comme unités primaires (UP), et au second degré les ménages dans les quartiers
tirés au premier degré. Pour la strate du milieu rural, on a tiré au premier degré quelques
secteurs/chefferies comme UP, puis au second degré on a tiré quelques groupements dans les
secteurs/chefferies tirés au premier degré, et au troisième degré on a tiré les ménages dans les groupements
tirés au second degré.
Au total, 780 grappes ont été sélectionnées, dont 224 sont situées dans le milieu urbain et 556 dans le
milieu rural. Avec 34 ménages à enquêter par grappe, le nombre de ménages à sélectionner était de 26 520.
Toutes les femmes âgées de 15–49 ans vivant habituellement dans les ménages sélectionnés ou présentes la
nuit précédant l’interview, étaient éligibles pour être enquêtées. De plus, dans un sous-échantillon d’un
ménage sur deux, tous les hommes de 15–59 ans étaient éligibles pour être enquêtés. Dans ce sous-
échantillon, tous les enfants de moins de 5 ans, toutes les femmes de 15–49 ans et les hommes de 15–59
ans étaient éligibles pour les tests de biomarqueurs tel que décrits dans la section correspondante.
Une opération de dénombrement des ménages a été faite dans chaque UPS sélectionnée au premier degré
dans le milieu urbain, et chaque USS sélectionnée au second degré dans le milieu rural avant la collecte
des données. Elle a permis d’obtenir une liste complète de ménages résidant dans la grappe qui a ensuite
servi de base pour la sélection des ménages au deuxième/troisième degré. À cause des problèmes
sécuritaires, deux grappes n’ont pas été dénombrées. Les 778 grappes dénombrées ont été envoyées au
bureau central de l’enquête pour procéder au tirage de l’échantillon.
2.2 QUESTIONNAIRES
Quatre questionnaires ont été utilisés pour l’EDS-RDC III : le Questionnaire Ménage, le Questionnaire
Femme, le Questionnaire Homme et le Questionnaire Biomarqueur. Les questionnaires, basés sur les
questionnaires standard des Enquêtes Démographiques et de Santé du DHS Program, ont été adaptés pour
tenir compte des problèmes pertinents en matière de population et de santé, qui se posent en République
Démocratique du Congo. En outre, les agents de terrain ont rempli un questionnaire auto-administré.
Le Questionnaire Ménage vise à recueillir des renseignements sur les caractéristiques générales de la
population et des ménages, ainsi que pour identifier les femmes, les hommes et les enfants éligibles qui
seront enquêtés au moyen de leurs questionnaires respectifs.
Le Questionnaire individuel Femmes permet de recueillir des renseignements sur les caractéristiques
sociodémographiques de l’enquêtée (section 1), la reproduction (section 2), la contraception (section 3), la
grossesse et les soins postnatals (section 4), la vaccination des enfants (section 5), la santé de l’enfant et
l’état nutritionnel (section 6), le mariage et l’activité sexuelle (section 7), les préférences en matière de
3
fécondité (section 8), les caractéristiques du mari et travail de la femme (section 9), le VIH sida (section
10), les autres problèmes de santé (section 11), les maladies chroniques non transmissibles (section 11B),
la fistule (section 12), la mortalité adulte et la mortalité maternelle (section 13) et la violence domestique
(section 14).
L’objectif du questionnaire de l’agent de terrain est de collecter des informations de base sur les personnes
qui sont chargées de la collecte des données, ce qui inclut les enquêtrices (3), l’enquêteur (1), le chef
d’équipe, la superviseure CAPI, les techniciens Biomarqueurs (2).
Le projet EDS-RDC III ainsi que tous les documents méthodologiques, y compris les questionnaires, ont
été soumis à l’approbation du Comité d’Éthique de l’École de Santé Publique de l’Université de Kinshasa.
Le comité a autorisé l’enquête par son numéro d’approbation ESP/CE/145/2022 du 2 décembre 2022.
Au cours de l’EDS-RDC III, 2023–24, les informations suivantes sur les biomarqueurs ont été collectées :
l’anthropométrie (poids et taille), la tension artérielle, le test de l’hémoglobine (test d’anémie), de
l’hémoglobine glyquée (test de diabète), le test du paludisme, test d’anticorps vaccinaux (tétanos et
rougeole) et le test du VIH. Cette collecte s’est effectuée dans les ménages sélectionnés pour l’enquête
homme (17 ménages par grappe). Les cibles étaient les enfants de 0 à 4 ans, les femmes de 15 à 49 ans et
les hommes de 15 à 59 ans.
Anthropométrie. Les mesures des paramètres anthropométriques ont été effectuées chez toutes les cibles
susmentionnées. Les mesures de poids ont été prises à l’aide de balances SECA à affichage numérique
(Modèle SECA 874). La taille et la longueur ont été mesurées avec une toise ShorrBoard©. Les enfants de
moins de 24 mois ont été mesurés allongés (longueur), tandis que les enfants plus âgés et les adultes ont été
mesurés debout (taille).
Pour évaluer la précision des mesures, un à deux enfants par grappe ont été sélectionnés au hasard pour
être mesurés une seconde fois. Le programme DHS définit une différence de moins de 1 centimètre entre
les deux mesures de taille comme un niveau de précision acceptable. Les enfants avec un z score inférieur
à -3 ou supérieur à 3 pour la taille-pour-âge, le poids-pour-taille ou le poids-pour-âge ont été signalés et
mesurés une deuxième fois. La remesure des cas signalés a été effectuée pour garantir un rapport précis de
la taille. Les enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère (un z score inférieur à -3 pour le poids-pour-
taille) ont été référés dans les unités nutritionnelles intensives (UNTI).
Anémie. Des échantillons de sang pour les tests d’anémie ont été prélevés sur les femmes âgées de 15–49
ans qui ont consenti à être testées. Des échantillons de sang ont également été prélevés sur les enfants âgés
de 6–59 mois dont les parents ou tuteurs avaient donné leur consentement au test. Des échantillons de sang
ont été prélevés à partir d’une goutte de sang obtenue par piqûre au doigt (ou au talon dans le cas des
enfants de 6–11 mois) et recueillis dans une microcuvette. L’analyse de l’hémoglobine a été effectuée sur
place à l’aide d’un appareil portable à piles HemoCue ® 201+. Les résultats ont été communiqués
verbalement et par écrit aux personnes testées. Les parents ou tuteurs d’enfants dont le taux d’hémoglobine
4
était inférieur à 8 g/dl ont été référés et ont reçu l’instruction d’emmener l’enfant dans un établissement de
santé pour des soins de suivi. De même, les adultes étaient référés pour une prise en charge médicale si
leur taux d’hémoglobine était inférieur à 8 g/dl.
Paludisme. Des échantillons de sang pour les tests de paludisme ont été prélevés sur les enfants âgés de 6
à 59 mois dont les parents ou tuteurs avaient donné leur consentement au test. Ces échantillons de sang ont
été prélevés à partir d’une goutte de sang obtenue par piqûre au doigt (ou au talon dans le cas des enfants
de 6 à 11 mois) et recueillis dans une coupelle. Le test de paludisme a été effectué sur place à l’aide d’un
test de diagnostic rapide (TDR) SD Bioline P f/Pan. Les résultats ont été communiqués verbalement et, par
écrit, aux parents ou tuteurs des enfants testés. Un traitement antipaludique (artésunate-amodiaquine) a été
administré sur le terrain, après consentement verbal des parents ou tuteurs, aux enfants avec un résultat de
TDR paludisme positif qui n’avaient pas reçu un traitement antipaludique (combinaison thérapeutique à
base d’artémisinine) dans les deux semaines précédant l’enquête et qui n’avaient pas de signes de gravité.
Les enfants ayant un paludisme positif au plasmodium falciparum et qui avaient des signes de gravité ont
été transférés dans un établissement de soins pour prise en charge.
Tension artérielle. La tension artérielle a été mesurée sur les femmes âgées de 15 à 49 ans et les hommes
de 15 à 59 ans, qui ont consenti à être mesurés. Trois mesures de la tension artérielle ont été effectuées
avec un tensiomètre électronique de marque Omron. La moyenne des deuxièmes et troisièmes mesures a
été utilisée pour classer le répondant en ce qui concerne l’hypertension, selon les catégories recommandées
au niveau international (OMS 1999). Les résultats ont été communiqués verbalement et, par écrit, aux
personnes ayant participé à la mesure. Les personnes ayant une pression systolique supérieure à 160 mm
Hg et/ou une pression diastolique supérieure à 100 mm Hg, ont été référées dans un établissement de soins
pour prise en charge.
Hyperglycémie. Des échantillons de sang pour les tests d’hémoglobine glyquée (HbA1c) ont été prélevés
sur les femmes âgées de 15 à 49 ans et sur les hommes âgés de 15 à 59 ans qui ont consenti à être testés.
Ces échantillons de sang ont été prélevés à partir d’une goutte de sang obtenue par piqûre au doigt et
recueillis dans un collecteur de sang A1cNow+. Le test d’hémoglobine glyquée a été effectué à l’aide d’un
analyseur A1cNow+. Les résultats ont été communiqués verbalement et par écrit aux personnes testées.
Ces personnes étaient immédiatement référées vers un établissement de soins si leur taux d’hémoglobine
glyquée était supérieur à 6,5 %.
Sérologie. Des échantillons de sang pour le TDR VIH ont été prélevés sur les femmes âgées de 15 à 49 ans
et sur les hommes âgés de 15 à 59 ans, qui ont consenti à être testés. Ces échantillons de sang ont été
prélevés à partir d’une goutte de sang obtenue par piqûre au doigt et recueillis dans un tube capillaire
EDTQ. Le TDR VIH a été effectué sur place selon l’algorithme national, en utilisant trois tests : Détermine
VIH ½ Ag/Ab (1er test), Start Pak VIH ½ (2e test) et Uni-Gold VIH ½ (3e test). Les résultats ont été
immédiatement communiqués verbalement aux personnes testées. Les personnes avec des résultats
indéterminés ont été référées dans un centre de dépistage volontaire pour être retestées après 14 jours.
Celles avec un résultat positif ont été référées vers un service de traitement antirétroviral.
Goutte de sang séché. Des échantillons de sang ont été collectés sur papier buvard auprès des femmes de
15–49 ans et des hommes de 15–59 ans, et transférés au laboratoire national de référence du Programme
National de Lutte contre le VIH/sida (PNLS) pour analyse afin de déterminer la prévalence du VIH dans le
pays. Des gouttes de sang séché sur papier buvard ont été aussi collectées auprès des enfants de 12–59
mois et transférées à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) pour analyse afin de déterminer
le niveau d’anticorps anti tétanos et anti rougeole dans le corps des enfants.
La formation des formateurs a été réalisée en deux temps. Tous les formateurs ont été d’abord formés
comme des agents de terrain pendant le prétest. Après le prétest, les meilleurs d’entre eux ont été
sélectionnés et ont suivi une formation sur les techniques d’apprentissage des adultes. Ils ont ensuite
5
pratiqué la formation sur un groupe de personnes qui ne connaissaient pas l’enquête. Après la pratique, les
meilleurs d’entre eux ont été sélectionnés pour être des formateurs.
La formation du prétest a consisté à passer en revue le manuel de l’enquêteur, à effectuer des jeux de rôles,
et à leur faire passer des quiz pour les évaluer. Les agents biomarqueurs quant à eux ont été formés
séparément sur les biomarqueurs. Les enquêteurs ainsi que les agents biomarqueurs formés ont, dans un
deuxième temps, effectué le prétest comme partie pratique de leur formation mais aussi pour prétester la
qualité des outils de collecte (questionnaires et manuels de l’enquêteur), l’accueil des enquêteurs dans les
ménages, le déroulement de l’enquête, la durée de la collecte, les difficultés rencontrées qui nécessitaient la
révision de tel ou tel autre aspect. Le prétest a été réalisé du 17 novembre au 7 décembre 2022.
À cause de la superficie de la RDC, il n’a pas été possible d’assurer une formation centrale de tous les
agents de terrain du pays. La formation du personnel de terrain s’est donc faite en deux temps. Les
enquêteurs des six provinces proches de Kinshasa (Kasaï, Kwango, Kwilu, Kongo central, Mai-Ndombe, et
Sankuru) ont été formés à Kinshasa avec ceux de Kinshasa. Cette formation s’est déroulée en présence de
toute l’équipe de gestion et ICF. Cette étape a joué le rôle de formation continue des agents formateurs et
leur a permis de parfaire leur maitrise des outils de l’enquête et leur habilité à former d’autres personnes.
Cette formation a eu lieu du 19 avril au 13 mai 2023. Au total, 192 personnes ont été formées dont 42
agents biomarqueurs.
La formation du personnel de terrain dans les 19 autres provinces a été effectuée en regroupant les
candidats enquêteurs en provenance des provinces dans six sites selon la proximité géographique :
Lubumbashi, Mbuji-Mayi, Goma, Kisangani, Gemena et Mbandaka. Chaque site regroupe entre deux et
quatre provinces. Cette formation a été assurée par les formateurs formés à Kinshasa et qui ont déjà eu à
assurer la formation des enquêteurs du pool de Kinshasa. Les agents formateurs ont été regroupés en
groupe de 3 à 6 selon le nombre de personnes à former et le nombre de classes. La formation a eu lieu du
11 octobre au 20 novembre 2023. Le nombre de personnel de terrain formé était de 536, dont 141 agents
biomarqueurs.
Les agents biomarqueurs devaient être des infirmières/infirmiers, des techniciens de laboratoire ou des
médecins ; ils devaient donc avoir absolument une formation dans le domaine médical ou de la santé.
Les techniciens biomarqueurs ont été formés pour mesurer la taille et le poids des enfants et des adultes. La
formation sur les mesures du poids et de la taille de l’enfant a inclus des exercices de standardisation et des
exercices de re-standardisation pour ceux qui n’ont pas réussi le test de standardisation.
La collecte des données a été effectuée après la formation et la remise à niveau des enquêteurs. La remise à
niveau a été nécessaire étant donné que les enquêteurs n’ont pas été déployés aussitôt après leur formation
à cause du retard dans la livraison des intrants dont nous attendions encore le dédouanement. La collecte
des données s’est effectuée du 9 octobre au 7 décembre 2023 dans les sept premières provinces ; dans les
19 autres provinces, l’enquête a eu lieu du 22 novembre au 31 janvier 2024.
Des activités de sensibilisation de la population ont été organisées avant et pendant la collecte des données
pour préparer la population à participer à l’enquête.
La collecte des données a été faite sur des tablettes avec système Android. Le système Android a déjà mis
en place des mesures de sécurité pour protéger les données, minimiser les risques des logiciels malveillants
et permettre de contrôler les paramètres de confidentialité. En effet, le système Android (1) intègre une
6
protection permanente contre les nouvelles menaces grâce à l’intelligence avancée ; (2) protège les
données contre les applications douteuses, les logiciels malveillants, l’hameçonnage et le spam.
Le traitement des données s’est fait en plusieurs étapes. Tout d’abord, il a fallu procéder aux éditions
secondaires pour vérifier et corriger les incohérences plus complexes constatées dans les données. Ensuite
il a été procédé à la vérification de la structure des données pour vérifier l’exactitude de la structure du
fichier des données, vérifier si tous les ménages de l’échantillon sont présents dans les données finales, si
tous les individus sont correctement liés aux ménages auxquels ils appartiennent, s’il n’y a pas
d’enregistrements manquants ou supplémentaires. On a ensuite procédé à la codification de toutes les
réponses « autres » et des questions ouvertes, suivi par l’étape de la conversion des données du fichier
CSPro au fichier SPSS, l’adaptation du plan de tabulation, la fusion des fichiers des données pour répondre
au nouveau plan de tabulation, la création de nouvelles variables pour faciliter l’analyse, l’ajout des poids
de l’échantillon pour obtenir des fichiers de données pondérées, le calcul et l’ajout de l’indice de bien-être
économique, la production des tableaux statistiques, l’adaptation du programme et le lancement du
programme de calcul des erreurs pour produire des tableaux d’erreurs de l’échantillon.
7
3 RÉSULTATS CLÉS
Le Tableau 1 décrit l’échantillon de l’EDS-RDC III 2023–24. Un total de 26 452 ménages ont été
sélectionnés dans l’échantillon de l’EDS-RDC III 2023–24, parmi lesquels 26 380 étaient occupés. Dans
ces ménages occupés, 26 347 ont été enquêtés avec succès, donnant un taux de réponse de 99,9 %. Dans
les ménages interviewés, 27 846 femmes de 15–49 ans ont été identifiées comme étant éligibles pour
l’interview individuelle. Les interviews ont été complétées pour 27 583 femmes, ce qui a permis d’obtenir
un taux de réponse de 99,1 %. Dans le sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête auprès des
hommes, 12 843 hommes de 15–59 ans ont été identifiés comme étant éligibles pour l’interview
individuelle et 12 681 ont été enquêtés avec succès, ce qui a permis d’obtenir un taux de réponse de
98,7 %.
1
Ménages enquêtés/ménages occupés
2
Enquêtés interviewés/enquêtés éligibles
Le Tableau 2 présente, par caractéristiques sociodémographiques, les effectifs pondérés et non pondérés et
les répartitions en pourcentage des femmes et des hommes interviewés au cours de l’EDS-RDC III 2023–
24. Les résultats présentés dans ce rapport sont basés sur les données pondérées et ils sont donc
représentatifs pour le pays dans son ensemble, pour les milieux urbain et rural et pour chacune des
provinces.
Un peu plus de sept femmes sur dix (72%) et près de sept hommes sur dix (69%) sont âgés de 15–35
ans ; environ un quart sont des adolescents de 15–19 ans (24 % des femmes et 27 % des hommes).
La majorité des femmes et d’hommes enquêtés ont déclarés être en bonne santé.
En RDC, la grande majorité des femmes et des hommes sont des chrétiens, catholiques ou protestants,
ou ils appartiennent à des Églises non affiliées à une dénomination.
9
Près de la moitié des hommes sont des célibataires, une femme sur cinq vit dans une union libre.
Près de six femmes sur dix et un peu plus de six hommes sur dix vivent en milieu rural ; plus de la
moitié des femmes et près de sept hommes sur dix ont atteint le niveau secondaire ; seulement 7 % des
femmes et 11 % des hommes ont atteint le niveau supérieur. La proportion de femmes sans instruction
est plus de trois fois plus élevée que celle des hommes (15 % par rapport à 4 %).
Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15–49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, République Démocratique
du Congo (RDC), 2023–24
Femme Homme
Caractéristique Pourcentage Effectif Effectif non Pourcentage Effectif Effectif non
sociodémographique pondéré pondéré pondéré pondéré pondéré pondéré
Groupe d’âges
15–19 24,1 6 646 6 737 26,6 3 020 2 970
20–24 20,2 5 563 5 509 17,5 1 986 2 031
25–29 14,9 4 116 3 969 13,5 1 525 1 424
30–34 12,9 3 545 3 499 11,0 1 245 1 325
35–39 12,5 3 448 3 390 13,0 1 472 1 496
40–44 8,6 2 365 2 492 10,6 1 206 1 120
45–49 6,9 1 899 1 987 7,8 885 899
État de santé autodéclaré
Très bon 21,1 5 830 5 220 26,2 2 974 2 569
Bon 48,0 13 230 13 104 45,8 5 193 5 186
Moyen 22,8 6 294 6 623 21,2 2 408 2 584
Mauvais 7,4 2 029 2 403 6,4 726 869
Très mauvais 0,7 200 233 0,3 39 57
Religion
Catholique 23,7 6 539 6 780 25,8 2 923 2 903
Protestante 27,4 7 544 8 311 26,7 3 024 3 210
Eglise non dénominationelle 39,1 10 787 9 924 33,2 3 768 3 546
Autre religion 5,8 1 608 1 550 6,8 766 752
Animisme/religion
traditionnelle 3,0 818 699 2,5 285 314
Sans religion 1,0 272 287 3,5 394 377
Autre 0,1 15 32 1,6 180 163
État matrimonial
Célibataire 34,1 9 418 8 061 47,2 5 349 4 898
Marié 36,4 10 036 11 074 40,0 4 540 4 789
Vivant ensemble 20,5 5 646 5 864 9,6 1 085 1 231
Divorcé/séparé 6,9 1 914 1 981 2,9 326 301
Veuf 2,1 568 603 0,3 39 46
Résidence
Urbain 41,4 11 406 9 146 38,8 4 398 3 514
Rural 58,6 16 177 18 437 61,2 6 941 7 751
Province
Bas-Uele 1,1 309 744 1,2 139 309
Equateur 3,2 892 1 035 3,9 445 486
Haut-Katanga 5,9 1 635 1 170 5,8 658 432
Haut Lomami 2,9 796 1 236 3,0 345 526
Haut Uele 2,2 615 753 1,9 219 272
Ituri 4,7 1 291 1 326 5,1 578 549
Kasaï 3,6 1 002 1 141 4,2 481 527
Kasaï Central 3,8 1 039 1 273 3,6 405 507
Kasaï Oriental 3,2 871 1 010 2,8 322 370
Kinshasa 16,1 4 431 1 544 14,8 1 676 520
Kongo Central 6,2 1 719 1 001 5,4 614 354
Kwango 2,7 740 908 2,5 284 348
Kwilu 6,1 1 676 1 168 6,2 709 460
Lomami 2,6 715 1 006 2,7 310 415
Lualaba 3,6 1 001 1 003 4,3 484 448
Mai-Ndombe 1,6 441 780 2,1 235 378
Maniema 2,7 758 978 3,2 364 440
Mongala 1,8 496 1 001 2,1 240 465
Nord-Kivu 8,0 2 219 1 331 7,2 817 500
Nord Ubangi 1,2 339 886 1,4 156 408
Sankuru 1,4 381 765 1,4 155 295
Sud-Kivu 6,8 1 871 1 360 6,0 677 487
Sud Ubangi 2,8 769 1 343 2,7 302 505
Tanganyika 2,3 634 1 017 2,5 287 437
Tshopo 1,6 442 942 2,0 231 474
Tshuapa 1,8 502 862 1,8 207 353
À suivre…
10
Tableau 2—Suite
Femme Homme
Caractéristique Pourcentage Effectif Effectif non Pourcentage Effectif Effectif non
sociodémographique pondéré pondéré pondéré pondéré pondéré pondéré
Niveau d’instruction
Aucun 14,7 4 067 4 856 4,0 451 510
Primaire 23,5 6 488 7 995 15,8 1 791 2 118
Secondaire 55,1 15 199 13 705 69,3 7 861 7 846
Supérieur 6,6 1 828 1 027 10,9 1 237 791
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 18,0 4 978 6 992 17,2 1 945 2 642
Second 18,3 5 057 6 423 19,5 2 207 2 774
Moyen 18,8 5 175 5 859 20,8 2 361 2 651
Quatrième 20,7 5 706 4 737 19,5 2 215 1 875
Le plus élevé 24,2 6 667 3 572 23,0 2 611 1 323
Ensemble 15–49 100,0 27 583 27 583 100,0 11 339 11 265
50–59 na na na na 1 342 1 416
Ensemble 15–59 na na na na 12 681 12 681
Note : Le niveau d’instruction correspond au plus haut niveau d’instruction atteint, qu’il ait été achevé ou non.
na = non applicable
3.3 FÉCONDITÉ
Le Tableau 3 présente l’indice de fécondité (ISF) et les taux de fécondité spécifiques par âge des femmes
par groupe d’âges quinquennal pour les trois années ayant précédé l’enquête.
Si les conditions de fécondité demeuraient inchangées, une femme en RDC aurait, en moyenne, 5,5
enfants au cours de sa vie ;
La fécondité, faible parmi les adolescentes (91 naissances pour 1 000 femmes de 15–19 ans), atteint un
maximum de 246 naissances pour 1 000 parmi les femmes de 25–29 ans, puis diminue au-delà de cet
âge.
11
Tableau 3 Fécondité actuelle
Taux de fécondité par âge, Indice Synthétique de Fécondité, Taux
Global de Fécondité Générale et Taux Brut de Natalité pour la période
des 3 années ayant précédé l’enquête, par milieu de résidence,
République Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Résidence
Groupe d’âges Urbain Rural Ensemble
10–14 [0] [2] [1]
15–19 55 118 91
20–24 161 292 236
25–29 203 277 246
30–34 202 254 233
35–39 146 205 184
40–44 49 106 84
45–49 15 21 19
ISF (15–49) 4,2 6,4 5,5
TGFG 134 213 181
TBN 30,4 38,6 35,7
Notes : Les taux de fécondité par âge sont exprimés pour 1000 femmes.
Les taux entre parenthèses sont tronqués. Les taux correspondent à la
période 1–36 mois précédant l’enquête. Les taux pour le groupe d’âges
10–14 ans sont basés sur des données rétrospectives provenant des
femmes âgées de 15–17 ans.
ISF : Indice Synthétique de Fécondité exprimé pour une femme
TGFG : Taux Global de Fécondité Générale exprimé pour 1 000 femmes
de 15–44 ans
TBN : Taux Brut de Natalité exprimé pour 1 000 individus
Le Tableau 4 présente les données sur les femmes de 15–19 ans qui ont déjà eu une naissance vivante, sur
les grossesses improductives, les femmes qui sont actuellement enceintes et les femmes ayant déjà été
enceintes selon certaines caractéristiques (l’âge, la résidence, la province, et le niveau d’instruction.
Environ une adolescente de 15–19 ans sur cinq a déjà été enceinte ; parmi lesquelles, 33 % de femmes
sans niveau d’instruction ;
12
Quinze pour cent d’adolescentes ont déjà eu une naissance vivante ;
Parmi les adolescentes ayant atteint le niveau supérieur, les pourcentages de celles ayant déjà eu une
naissance vivante ou qui étaient enceintes au moment de l’enquête sont extrêmement faibles.
Note : Bien que les données sur les grossesses parmi les adolescentes aient été collectées au cours des
phases précédentes des enquêtes DHS, l’indicateur a changé et il n’est plus possible de présenter les
tendances de la fécondité des adolescentes.
1
Grossesse n’ayant pas abouti à la naissance d’un enfant vivant. Inclut les mort-nés, les fausses-couches ou les avortements.
13
3.5 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ
Le Tableau 5 présente les préférences en matière de fécondité parmi les femmes de 15–49 ans
actuellement en union par nombre d’enfants vivants.
En RDC, 20 % de femmes souhaitent un enfant bientôt (dans les 2 prochaines années), parmi
lesquelles deux tiers des femmes qui n’ont pas d’enfants ;
Quarante pour cent des femmes veulent avoir un autre enfant plus tard (dans les 2 ans ou plus) ;
Un quart des femmes ne veulent plus d’enfants. Parmi les femmes qui ont 6 enfants ou plus, seulement
la moitié d’entre elles ne veulent plus avoir d’enfant.
1
Le nombre d’enfants vivants inclut la grossesse actuelle de la femme.
2
Veut une autre naissance dans les 2 ans
3
Veut espacer la prochaine naissance de 2 ans ou plus
4
Y compris la stérilisation féminine et masculine
Prévalence contraceptive
Pourcentage de femmes qui utilisent une méthode contraceptive.
Échantillon : Femmes de 15–49 ans actuellement en union et femmes de
15–49 ans non en union sexuellement actives
Méthodes modernes
Incluent la stérilisation féminine et masculine, les injectables, les dispositifs
intra-utérins (DIU), les pilules contraceptives, les implants, les condoms
féminins et masculins, la contraception d’urgence, la méthode des Jours fixes,
et la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée
Le Tableau 6 ci-dessous présente la prévalence contraceptive parmi les femmes actuellement en union et
parmi les femmes non en union et sexuellement actives.
14
Tableau 6 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques
Répartition (en %) des femmes de 15–49 ans actuellement en union et des femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actives, par méthode contraceptive actuellement utilisée, selon certaines caractéristiques
sociodémographiques, République Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Une méthode moderne Une Une méthode traditionnelle N’utilise
N’importe Une Stérili- Contra- MJF/ méthode pas
Caractéristique quelle méthode sation Injec- Condom Condom ception MAMA/ tradition- actuelle- Effectif de
sociodémographique méthode moderne féminine DIU tables Implants Pilule masculin féminin d’urgence Autre nelle Rythme Retrait Autre ment Total femmes
FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION
Nombre d’enfants
vivants
0 4,4 2,2 0,1 0,1 0,1 0,4 0,0 0,7 0,0 0,6 0,2 2,2 1,6 0,5 0,1 95,6 100,0 1 051
1–2 19,4 10,4 0,6 0,0 1,4 2,6 0,7 2,2 0,0 0,7 2,2 9,0 5,1 2,9 1,0 80,6 100,0 4 639
3–4 20,5 11,8 1,2 0,1 1,5 3,4 0,9 1,4 0,0 0,6 2,5 8,8 4,2 3,3 1,2 79,5 100,0 4 671
5+ 20,1 11,8 1,5 0,0 2,0 3,5 0,7 1,1 0,0 0,5 2,5 8,3 4,3 3,0 1,0 79,9 100,0 5 321
Groupe d’âges
15–19 14,4 6,3 0,0 0,0 1,4 1,4 0,4 1,6 0,0 0,5 0,9 8,1 3,5 4,0 0,6 85,6 100,0 915
20–24 17,6 8,3 0,1 0,0 1,1 1,7 0,6 2,0 0,0 0,5 2,4 9,2 5,0 3,2 1,0 82,4 100,0 2 952
25–29 19,3 11,6 0,5 0,1 2,3 2,7 1,0 1,3 0,0 0,9 2,9 7,7 3,7 2,8 1,1 80,7 100,0 2 942
30–34 22,8 12,7 1,1 0,1 1,7 4,2 0,8 1,7 0,0 0,5 2,3 10,1 4,9 4,0 1,3 77,2 100,0 2 841
35–39 20,0 13,2 1,2 0,0 1,8 4,7 0,5 1,7 0,0 0,8 2,4 6,8 3,3 2,5 1,0 80,0 100,0 2 794
40–44 19,0 10,7 1,7 0,0 1,1 3,1 0,6 1,4 0,0 0,7 2,2 8,3 5,2 2,0 1,0 81,0 100,0 1 815
45–49 14,5 8,2 3,7 0,0 1,0 1,4 0,8 0,1 0,0 0,2 1,1 6,3 4,1 1,9 0,3 85,5 100,0 1 425
Résidence
Urbain 26,6 15,8 1,0 0,1 2,4 3,8 1,4 2,5 0,0 1,5 2,9 10,8 6,2 3,4 1,2 73,4 100,0 5 147
Rural 15,2 8,3 1,1 0,0 1,2 2,6 0,3 1,0 0,0 0,2 2,0 6,9 3,4 2,7 0,9 84,8 100,0 10 535
Province
Bas-Uele 9,6 1,6 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 1,1 0,0 0,0 0,4 8,1 2,7 4,7 0,7 90,4 100,0 201
Equateur 33,6 14,7 0,0 0,0 1,9 4,8 0,0 0,5 0,0 0,9 6,7 18,9 17,5 1,3 0,0 66,4 100,0 476
Haut-Katanga 25,9 17,7 0,2 0,0 3,2 1,3 1,7 2,4 0,0 0,5 8,5 8,3 6,0 2,1 0,2 74,1 100,0 922
Haut Lomami 4,8 3,1 0,4 0,0 0,0 0,3 0,3 0,7 0,0 0,0 1,3 1,8 0,4 1,3 0,0 95,2 100,0 486
Haut Uele 18,4 13,3 4,0 0,2 2,1 1,5 0,3 3,8 0,0 0,0 1,5 5,0 2,0 1,4 1,6 81,6 100,0 272
Ituri 19,7 14,7 0,9 0,0 4,1 2,0 1,2 0,6 0,0 0,4 5,6 5,0 3,6 0,3 1,1 80,3 100,0 678
Kasaï 11,7 7,4 0,5 0,2 2,0 2,8 0,7 1,3 0,0 0,0 0,0 4,3 2,8 1,5 0,0 88,3 100,0 642
Kasaï Central 23,9 11,7 0,9 0,1 2,3 3,6 0,7 1,9 0,0 0,0 2,3 12,2 7,9 1,9 2,4 76,1 100,0 653
Kasaï Oriental 16,6 6,1 0,1 0,0 0,1 0,9 1,3 1,9 0,0 0,0 1,8 10,5 4,5 3,0 3,1 83,4 100,0 538
Kinshasa 28,3 17,8 0,6 0,2 2,8 5,9 1,5 2,3 0,0 3,2 1,2 10,5 6,3 3,2 1,1 71,7 100,0 1 797
Kongo Central 16,2 10,8 1,4 0,1 1,6 4,8 0,6 1,1 0,0 0,4 0,8 5,4 2,6 2,3 0,5 83,8 100,0 969
Kwango 14,6 6,3 1,0 0,0 0,5 2,4 0,0 1,8 0,0 0,2 0,3 8,3 4,3 3,8 0,2 85,4 100,0 470
Kwilu 19,7 11,0 1,1 0,0 0,2 6,2 0,2 1,5 0,0 0,2 1,7 8,7 2,8 5,7 0,1 80,3 100,0 1 020
Lomami 15,0 3,6 0,0 0,0 0,5 0,5 0,0 1,3 0,0 0,0 1,2 11,4 2,9 7,7 0,8 85,0 100,0 502
Lualaba 8,2 4,2 0,3 0,0 0,6 0,4 0,1 0,4 0,0 0,3 2,1 4,0 0,8 1,1 2,2 91,8 100,0 684
Mai-Ndombe 41,7 11,3 1,0 0,0 1,7 3,5 0,2 2,2 0,0 0,2 2,5 30,4 21,5 8,6 0,3 58,3 100,0 309
Maniema 22,0 5,5 0,2 0,0 1,1 0,3 0,0 1,7 0,0 0,0 2,4 16,5 2,3 9,1 5,1 78,0 100,0 585
Mongala 18,5 9,0 1,1 0,0 0,8 3,9 0,1 1,5 0,0 0,8 0,7 9,5 2,7 6,5 0,2 81,5 100,0 344
Nord-Kivu 26,2 19,7 5,1 0,0 2,2 2,5 2,1 2,5 0,0 1,2 3,9 6,5 5,3 0,0 1,2 73,8 100,0 1 135
Nord Ubangi 10,6 7,4 0,4 0,0 2,0 3,7 0,0 0,7 0,0 0,0 0,7 3,2 0,0 3,2 0,1 89,4 100,0 229
Sankuru 4,9 3,4 0,3 0,0 0,9 0,8 0,3 0,4 0,0 0,0 0,7 1,5 0,6 0,6 0,3 95,1 100,0 292
Sud-Kivu 11,6 5,5 1,3 0,0 1,1 1,1 0,2 0,3 0,0 0,2 0,7 6,1 2,2 2,2 1,6 88,4 100,0 953
Sud Ubangi 13,5 11,6 1,7 0,1 1,4 6,4 0,1 0,5 0,0 0,0 1,4 1,9 1,4 0,5 0,0 86,5 100,0 518
Tanganyika 2,5 1,9 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 1,7 0,0 0,1 0,0 0,5 0,0 0,5 0,0 97,5 100,0 433
Tshopo 21,1 9,1 0,6 0,0 0,6 4,0 0,9 1,8 0,0 0,0 1,2 12,0 3,3 8,1 0,5 78,9 100,0 263
Tshuapa 18,8 11,0 0,0 0,0 0,9 5,9 0,0 0,6 0,0 0,0 3,6 7,8 3,2 4,5 0,1 81,2 100,0 309
À suivre…
15
Tableau 6—Suite
Une méthode moderne Une Une méthode traditionnelle N’utilise
N’importe Une Stérili- Contra- MJF/ méthode pas
Caractéristique quelle méthode sation Injec- Condom Condom ception MAMA/ tradition- actuelle- Effectif de
sociodémographique méthode moderne féminine DIU tables Implants Pilule masculin féminin d’urgence Autre nelle Rythme Retrait Autre ment Total femmes
Niveau
d’instruction
Aucun 10,3 6,3 1,1 0,0 0,9 2,2 0,2 0,8 0,0 0,0 1,1 4,0 2,1 1,0 0,9 89,7 100,0 3 054
Primaire 14,1 7,7 1,3 0,0 1,1 2,0 0,4 0,9 0,0 0,0 2,0 6,4 3,2 2,5 0,7 85,9 100,0 4 448
Secondaire 24,2 13,4 0,9 0,1 2,1 3,6 0,9 2,0 0,0 1,0 2,7 10,8 5,6 4,1 1,1 75,8 100,0 7 419
Supérieur 30,7 20,0 1,1 0,0 1,7 5,8 2,1 2,9 0,0 2,6 3,9 10,7 6,9 1,7 2,1 69,3 100,0 762
Quintiles de bien-
être économique
Le plus bas 12,9 5,6 0,5 0,0 0,8 2,0 0,2 0,5 0,0 0,1 1,5 7,3 3,6 2,6 1,2 87,1 100,0 3 323
Second 15,6 7,5 0,9 0,0 0,9 2,3 0,3 0,8 0,0 0,0 2,4 8,1 3,6 3,7 0,8 84,4 100,0 3 346
Moyen 15,1 8,4 1,3 0,0 1,1 3,0 0,2 1,4 0,0 0,0 1,2 6,8 3,4 2,7 0,7 84,9 100,0 3 194
Quatrième 23,5 14,6 1,3 0,0 3,0 2,9 1,1 2,5 0,0 0,9 2,9 8,9 5,1 2,8 1,1 76,5 100,0 2 995
Le plus élevé 29,6 19,2 1,3 0,1 2,4 5,0 1,8 2,5 0,0 2,4 3,5 10,4 6,2 2,8 1,3 70,4 100,0 2 825
Ensemble 19,0 10,7 1,0 0,0 1,6 3,0 0,7 1,5 0,0 0,6 2,3 8,2 4,3 2,9 1,0 81,0 100,0 15 683
FEMMES NON EN UNION ET SEXUELLEMENT ACTIVES1
Résidence
Urbain 45,1 32,3 0,5 0,2 1,8 4,5 4,7 11,8 0,2 7,7 1,0 12,8 6,7 4,1 2,0 54,9 100,0 1 235
Rural 23,4 12,9 0,4 0,0 0,9 4,6 1,4 4,8 0,0 0,0 0,7 10,5 7,7 2,4 0,4 76,6 100,0 1 003
Ensemble 35,4 23,6 0,5 0,1 1,4 4,6 3,2 8,6 0,1 4,2 0,9 11,8 7,2 3,3 1,3 64,6 100,0 2 238
Note : Si plus d’une méthode a été utilisée, seule la méthode la plus efficace est prise en compte dans ce tableau.
MJF = Méthode des jours fixes
MAMA = Méthode de l’aménorrhée et de l’allaitement maternel
1
Concerne les femmes qui ont eu des rapports sexuels dans les 30 jours précédant l’interview
16
Parmi les femmes actuellement en union, seules 19 % utilisaient une méthode contraceptive quelconque au
moment de l’enquête, soit moderne (11 %), soit traditionnelle (8 %).
La méthode contraceptive moderne la plus fréquemment utilisée est les implants (3 %). Parmi les méthodes
traditionnelles, la plus utilisée est la méthode du rythme (4 %).
Parmi les femmes non en union mais sexuellement actives au moment de l’enquête, 35 % utilisaient une
méthode contraceptive, 24 % une méthode moderne, 12 % une méthode traditionnelle. Comparativement
aux femmes en union, les femmes non en union mais sexuellement actives utilisent plus les méthodes
modernes à courte durée comme le condom masculin (9 %), la contraception d’urgence (4 %) et les pilules
(3 %). Il faut noter que l’utilisation des implants par les femmes non en union et sexuellement actives est
plus élevée que parmi les femmes en union (5% contre 3 %). Parmi les femmes non en union sexuellement
actives, la méthode du rythme est aussi plus fréquemment utilisée que par les femmes en union (7 % contre
3 %).
17
Besoins non satisfaits en matière de planification familiale
Pourcentage de femmes qui (1) ne sont ni enceintes, ni en aménorrhée post-
partum, qui sont considérées comme étant fécondes et qui veulent retarder la
venue d’un prochain enfant de 2 années ou plus ou qui ne veulent plus
d’enfant mais qui n’utilisent pas de méthode contraceptive, ou (2) dont la
grossesse actuelle a été mal planifiée ou non souhaitée, ou (3) qui sont en
aménorrhée post-partum et dont la dernière naissance des 2 dernières
années était mal planifiée ou non désirée.
Besoins satisfaits en matière de planification familiale
Utilisation contraceptive actuelle (Une méthode)
Échantillon : Femmes de 15–49 ans actuellement en union et femmes de
15–49 ans non en union sexuellement actives
18
Tableau 7 Besoin et demande pour des services de planification familiale parmi les femmes actuellement en union et parmi les
femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actives
Pourcentage de femmes de 15–49 ans, actuellement en union et de femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actives, ayant
des besoins non satisfaits en matière de planification familiale ; pourcentage ayant des besoins satisfaits en matière de planification familiale,
pourcentage ayant des besoins satisfaits par des méthodes modernes ; pourcentage de demande en planification familiale ; pourcentage de
demande en planification familiale satisfaite et pourcentage de demande en planification familiale satisfaite par des méthodes modernes, selon
certaines caractéristiques sociodémographiques, République Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Besoins satisfaits en
Besoins non planification familiale Demande Pourcentage
satisfaits en (utilisation actuelle) totale en de demande satisfaite1
Caractéristique planification Toutes Méthodes planification Effectif de Toutes Méthodes
sociodémographique familiale méthodes modernes2 familiale2 femmes méthodes modernes3
FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION
Groupe d’âges
15–19 33,2 14,4 6,3 47,6 915 30,2 13,1
20–24 33,4 17,6 8,3 51,0 2 952 34,5 16,4
25–29 35,0 19,3 11,6 54,2 2 942 35,5 21,3
30–34 31,6 22,8 12,7 54,4 2 841 41,9 23,3
35–39 33,4 20,0 13,2 53,3 2 794 37,4 24,8
40–44 31,3 19,0 10,7 50,3 1 815 37,8 21,3
45–49 16,6 14,5 8,2 31,2 1 425 46,6 26,4
Résidence
Urbain 29,3 26,6 15,8 55,9 5 147 47,6 28,2
Rural 32,7 15,2 8,3 47,9 10 535 31,8 17,3
Province
Bas-Uele 40,4 9,6 1,6 50,0 201 19,3 3,1
Equateur 29,3 33,6 14,7 62,9 476 53,4 23,3
Haut-Katanga 24,8 25,9 17,7 50,7 922 51,2 34,8
Haut Lomami 27,6 4,8 3,1 32,4 486 14,9 9,5
Haut Uele 45,9 18,4 13,3 64,3 272 28,6 20,7
Ituri 33,8 19,7 14,7 53,5 678 36,8 27,5
Kasaï 33,2 11,7 7,4 44,9 642 26,0 16,5
Kasaï Central 25,9 23,9 11,7 49,8 653 48,1 23,5
Kasaï Oriental 20,9 16,6 6,1 37,5 538 44,3 16,3
Kinshasa 31,6 28,3 17,8 59,9 1 797 47,3 29,8
Kongo Central 26,4 16,2 10,8 42,6 969 38,1 25,4
Kwango 32,9 14,6 6,3 47,5 470 30,8 13,3
Kwilu 30,5 19,7 11,0 50,1 1 020 39,2 22,0
Lomami 25,4 15,0 3,6 40,4 502 37,1 8,8
Lualaba 35,5 8,2 4,2 43,7 684 18,7 9,6
Mai-Ndombe 16,7 41,7 11,3 58,4 309 71,4 19,4
Maniema 27,9 22,0 5,5 49,8 585 44,1 11,1
Mongala 39,3 18,5 9,0 57,8 344 31,9 15,5
Nord-Kivu 38,7 26,2 19,7 64,9 1 135 40,3 30,3
Nord Ubangi 33,8 10,6 7,4 44,5 229 23,9 16,6
Sankuru 34,2 4,9 3,4 39,1 292 12,6 8,8
Sud-Kivu 35,1 11,6 5,5 46,7 953 24,8 11,8
Sud Ubangi 41,4 13,5 11,6 54,8 518 24,5 21,1
Tanganyika 34,1 2,5 1,9 36,6 433 6,7 5,3
Tshopo 37,3 21,1 9,1 58,3 263 36,1 15,6
Tshuapa 32,9 18,8 11,0 51,7 309 36,4 21,2
Niveau d’instruction
Aucun 32,6 10,3 6,3 42,9 3 054 24,1 14,6
Primaire 32,1 14,1 7,7 46,2 4 448 30,6 16,7
Secondaire 31,4 24,2 13,4 55,7 7 419 43,5 24,1
Supérieur 26,2 30,7 20,0 56,9 762 54,0 35,2
Quintiles de bien-
être économique
Le plus bas 32,8 12,9 5,6 45,6 3 323 28,2 12,2
Second 32,9 15,6 7,5 48,5 3 346 32,2 15,5
Moyen 32,3 15,1 8,4 47,4 3 194 31,9 17,7
Quatrième 30,8 23,5 14,6 54,4 2 995 43,3 26,9
Le plus élevé 28,7 29,6 19,2 58,3 2 825 50,8 33,0
Ensemble 31,6 19,0 10,7 50,6 15 683 37,5 21,2
FEMMES NON EN UNION ET SEXUELLEMENT ACTIVES4
Résidence
Urbain 43,6 45,1 32,3 88,7 1 235 50,8 36,4
Rural 57,7 23,4 12,9 81,1 1 003 28,8 15,9
Ensemble 49,9 35,4 23,6 85,3 2 238 41,5 27,7
Note : Les valeurs figurant dans ce tableau sont basées sur la définition révisée des besoins non satisfaits décrite dans Bradley et al., 2012.
1
Le pourcentage de demande satisfaite équivaut aux besoins satisfaits divisé par la demande totale.
2
Les méthodes modernes comprennent la stérilisation féminine, le DIU, les injectables, les implants, la pilule le condom masculin, le condom
féminin, la contraception d’urgence, la Méthode des Jours Fixes (MJF) et la Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée (MAMA) et
d’autres méthodes modernes.
3
La demande totale équivaut à la somme des besoins non satisfaits et des besoins satisfaits.
4
Concerne les femmes qui ont eu des rapports sexuels dans les 30 jours ayant précédé l’interview
19
Les résultats de l’EDS-RDC III, 2023–24 montrent que :
La demande totale en planification familiale, parmi les femmes congolaises de 15–49 ans en union au
moment de l’enquête, est évaluée à 51 %. Parmi elles, 19 % ont des besoins satisfaits en planification
familiale (toutes méthodes confondues), tandis que 32 % ont des besoins non satisfaits ;
La proportion de femmes ayant des besoins satisfaits par les méthodes contraceptives modernes est de
21 % ;
La demande totale en planification familiale des femmes non en union mais sexuellement active au
moment de l’enquête, s’élève à 85 %. Elle est satisfaite par les méthodes modernes dans 28 % des cas.
Les deux dernières EDS menées par Graphique 3 Tendances de l’utilisation contraceptive,
la RDC ont évalué les besoins en des besoins et de la demande en matière de
planification familiale. La planification familiale
comparaison des résultats ne fait pas Pourcentage de femmes de 15–49 ans
apparaître de variations très actuellement en union
importantes (Graphique 3). En
effet, la demande totale et les Demande totale
besoins non satisfaits, restés stable Besoins non satisfaits
48 48 51
entre 2007 et 2014 ont augmenté Utilise actuellement des
méthodes traditionnelles
pour atteindre respectivement 32% 27 28 32 (besoins satisfaits)
et 51 % en 2024 (Graphique 3). Utilise actuellement
15 13 8 des méthodes modernes
6 8 11 (besoins satisfaits)
Les besoins satisfaits par les
méthodes traditionnelles suivent une EDS-RDC EDS-RDC EDS-RDC
2007 2013–14 2023–24
tendance à la baisse depuis 2007,
passant de 15 % à 13 % et à 8 % alors que l’on constate le mouvement inverse pour les besoins satisfaits
par les méthodes modernes, qui augmentent depuis 2007, passant de 6 % à 8 % et à 11 %.
Le niveau de la mortalité des enfants de moins de 5 ans constitue un indicateur important du niveau de
développement socio-économique et de la qualité de vie d’un pays.
Le Tableau 8 présente les estimations pour trois périodes successives de 5 ans ayant précédé l’EDS-RDC
III, 2023–24. Les taux sont estimés directement à partir des informations collectées dans l’historique des
grossesses sur la date de naissance des enfants vivants ou de l’issue de la grossesse des mort-nés, fausses
couches ou avortements, l’état de survie et l’âge au décès pour les enfants décédés.
20
Pour la période de 5 années avant l’enquête, le risque de mortalité infantile est estimé à 55 décès pour
1 000 naissances vivantes et le risque de mortalité juvénile à 39 ‰ ;
Concernant les composantes de la mortalité infantile, elles sont estimées à 24 ‰ pour la mortalité
néonatale et à 32 ‰ pour la mortalité postnéonatale ;
Globalement, le risque de mortalité infanto-juvénile, c’est à dire le risque de décès avant l’âge de 5
ans, est de 92 ‰, ce qui montre qu’environ un enfant sur dix a une probabilité de mourir avant
d’atteindre son cinquième anniversaire.
1
Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale
Les données collectées lors des précédentes EDS Graphique 4 Tendances de la mortalité
permettent de retracer les tendances de la mortalité des enfants de moins de 5 ans
des enfants de moins de 5 ans en RDC (Graphique Décès pour 1 000 naissances vivantes
4). Quel que soit l’indicateur considéré, on constate par période de 5 ans avant l’enquête
une tendance à la baisse du niveau de la mortalité des
enfants, baisse plus rapide entre 2007 et 2013–14, 148 Mortalité infanto-juvénile
puis plus modérée entre 2013–14 et 2023–24.
Quant au quotient de mortalité néonatale, qui mesure la probabilité de décéder entre la naissance et le
premier mois d’existence, il a aussi baissé, passant de 42 ‰ pendant la période 2003–07 à 24 ‰ pendant la
période 2020–24.
Des soins appropriés pendant la grossesse et l’accouchement sont importants pour la santé de la mère et de
son enfant. En République Démocratique du Congo les structures de soins de santé disposent des moyens
d’intervention limités. Le personnel de santé qualifié est très insuffisant, surtout en milieu rural.
21
3.8.1 Soins prénatals
Les soins prénatals dispensés par un prestataire qualifié sont importants pour surveiller le déroulement de
la grossesse et réduire les risques de morbidité et de mortalité pendant la grossesse, au moment de
l’accouchement et durant la période postnatale.
Le Tableau 9 présente les indicateurs clés relatifs aux soins de santé reproductive.
Un peu plus de huit femmes sur dix ont reçu des soins prénatals par un prestataire de santé qualifié, y
compris la grande majorité des femmes résidant dans le milieu urbain et la quasi-totalité des femmes
qui ont atteint un niveau d’instruction supérieur. C’est dans la province du Sankuru que ce pourcentage
est le plus faible.
Une faible proportion de femmes a effectué quatre visites prénatales ou plus. Cette proportion est plus
élevée parmi les femmes qui ont atteint un niveau d’instruction supérieur. La province du Sankuru se
distingue encore par le pourcentage le plus faible. Environ six femmes sur dix ont pris des
suppléments contenant du fer pendant la grossesse. Les femmes résidant dans le milieu urbain, celles
avec un niveau d’instruction supérieur ou vivant dans un ménage du quintile le plus élevé sont
proportionnellement plus nombreuses à avoir reçu des suppléments contenant du fer pendant la
grossesse.
22
Tableau 9 Indicateurs des soins de santé maternelle
Parmi les femmes de 15–49 ans ayant eu une naissance vivante et/ou un enfant mort-né au cours des 2 années ayant précédé l’enquête, pourcentage
ayant reçu des soins prénatals par un prestataire de santé qualifié pour la naissance vivante la plus récente ou l’enfant mort/né, pourcentage ayant
effectué quatre visites prénatales ou plus pour la naissance vivante la plus récente ou l’enfant mort-né, pourcentage ayant pris des suppléments
contenant du fer pendant la grossesse de la naissance vivante la plus récente ou d’un mort-né, et pourcentage dont la naissance vivante la plus
récente a été protégée contre le tétanos néonatal ; parmi toutes les naissances vivantes et tous les mort-nés ayant eu lieu au cours des 2 années
ayant précédé l’enquête, pourcentage ayant été assisté par un prestataire de santé qualifié et pourcentage dont l’accouchement a eu lieu dans un
établissement de santé ; parmi les femmes de 15–49 ans ayant eu une naissance vivante ou un mort-né au cours des 2 années ayant précédé
l’enquête, pourcentage ayant reçu des soins postnatals dans les 2 jours après la naissance, selon certaines caractéristiques sociodémographiques,
République Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Femmes ayant eu une
naissance vivante
et/ou un enfant mort-
Naissances vivantes et mort-nés né au cours des
Femmes ayant eu une naissance vivante et/ou un enfant ayant eu lieu au cours des 2 années ayant
mort-né au cours des 2 années ayant précédé l’enquête 2 années ayant précédé l’enquête précédé l’enquête
Pourcen-
Pourcen- Pourcen- tage dont Pourcen- Pourcen- Pourcen-
tage ayant tage ayant la dernière tage dont tage dont tage ayant
reçu des Pourcen- pris des naissance l’accouche l’accouche- reçu des
soins tage ayant supplé- vivante a ment a été ment s’est soins
prénatals effectué ments été assisté déroulé postnatals
par un quatre contenant protégée par un dans un dans les
prestataire visites du fer contre le prestataire établis- 2 jours
Caractéristique de santé prénatales pendant la tétanos Effectif de de santé sement Effectif de après la Effectif de
sociodémographique qualifié1
ou plus grossesse néonatal
2 3
femmes qualifié1
de santé naissances naissance4 femmes
NAISSANCES VIVANTES
Âge de la mère à la
naissance
<20 83,3 44,1 60,0 46,6 1 162 87,7 86,9 1 213 32,3 1 162
20–34 84,1 45,4 64,0 59,4 5 750 85,1 83,6 6 086 28,6 5 750
35–49 81,5 43,5 58,6 57,5 1 574 81,6 79,5 1 643 29,4 1 574
Résidence
Urbain 91,1 57,0 74,3 68,7 2 601 96,1 95,1 2 770 44,5 2 601
Rural 80,2 39,5 57,2 52,2 5 885 79,8 78,0 6 172 22,5 5 885
Province
Bas-Uele 53,5 23,8 35,7 41,6 118 61,4 59,1 120 7,1 118
Equateur 80,4 48,7 57,6 49,3 233 71,0 63,4 240 25,1 233
Haut-Katanga 84,7 48,0 53,1 61,5 576 93,6 91,6 626 46,1 576
Haut Lomami 74,7 34,4 69,8 41,5 314 75,0 64,5 328 43,6 314
Haut Uele 82,2 30,5 70,6 64,9 131 82,7 73,0 139 20,5 131
Ituri 81,2 39,3 74,5 72,2 359 95,5 96,0 374 47,3 359
Kasaï 70,0 26,5 39,1 28,4 337 83,1 84,3 356 12,6 337
Kasaï Central 92,6 43,3 66,1 74,5 404 91,4 91,3 426 27,7 404
Kasaï Oriental 80,5 34,7 47,3 60,3 285 87,6 87,5 305 8,2 285
Kinshasa 95,0 69,2 87,7 71,0 866 97,8 97,4 911 61,1 866
Kongo Central 84,0 46,6 70,3 53,5 389 94,7 94,6 414 23,6 389
Kwango 80,9 28,5 49,6 55,9 265 76,5 76,8 276 17,6 265
Kwilu 87,3 49,3 74,8 67,1 481 93,0 92,4 510 13,1 481
Lomami 69,8 31,7 51,1 52,7 291 74,2 75,6 305 7,1 291
Lualaba 88,1 56,8 51,1 72,5 441 86,9 90,4 472 28,1 441
Mai-Ndombe 93,0 62,4 67,1 69,0 124 92,7 92,0 124 29,8 124
Maniema 81,4 29,7 30,8 42,6 364 79,1 71,4 374 14,4 364
Mongala 82,1 45,6 24,7 47,0 184 66,0 63,3 200 14,1 184
Nord-Kivu 98,2 50,6 87,2 62,1 654 99,1 98,9 682 37,9 654
Nord Ubangi 89,2 40,7 71,5 41,5 131 74,6 69,3 135 18,6 131
Sankuru 48,0 14,1 36,4 27,9 146 46,7 42,4 153 13,5 146
Sud-Kivu 95,0 61,3 79,9 71,1 574 94,6 97,4 610 36,2 574
Sud Ubangi 77,0 39,7 55,9 31,6 260 71,3 71,1 270 15,5 260
Tanganyika 58,3 25,0 44,4 35,3 240 45,3 39,0 249 10,6 240
Tshopo 79,6 49,3 37,8 49,0 141 80,7 72,6 152 29,4 141
Tshuapa 62,3 23,8 48,3 33,7 179 43,8 38,1 191 22,3 179
Niveau d’instruction
de la mère
Aucun 72,1 34,2 51,9 48,1 1 458 71,4 69,8 1 520 24,8 1 458
Primaire 79,7 37,5 56,0 54,6 2 350 80,4 78,6 2 498 22,2 2 350
Secondaire 88,2 49,2 67,1 60,5 4 338 90,7 89,3 4 577 31,6 4 338
Supérieur 99,4 87,0 92,1 73,3 340 98,6 97,8 347 66,9 340
Quintiles de bien-
être économique
Le plus bas 72,5 32,4 47,2 44,5 1 972 70,9 68,9 2 066 16,2 1 972
Second 78,4 38,1 53,8 50,3 1 811 77,5 75,9 1 891 18,7 1 811
Moyen 86,0 43,9 63,9 60,9 1 715 86,8 85,5 1 807 26,9 1 715
Quatrième 91,2 48,6 73,7 62,9 1 693 95,8 93,7 1 803 36,2 1 693
Le plus élevé 94,3 69,6 81,1 74,4 1 295 98,8 98,8 1 375 57,8 1 295
Ensemble 83,5 44,9 62,5 57,3 8 486 84,8 83,3 8 942 29,2 8 486
À suivre…
23
Tableau 9—Suite
Femmes ayant eu une
naissance vivante
et/ou un enfant mort-
Naissances vivantes et mort-nés né au cours des
Femmes ayant eu une naissance vivante et/ou un enfant ayant eu lieu au cours des 2 années ayant
mort-né au cours des 2 années ayant précédé l’enquête 2 années ayant précédé l’enquête précédé l’enquête
Pourcen-
Pourcen- Pourcen- tage dont Pourcen- Pourcen- Pourcen-
tage ayant tage ayant la dernière tage dont tage dont tage ayant
reçu des Pourcen- pris des naissance l’accouche l’accouche- reçu des
soins tage ayant supplé- vivante a ment a été ment s’est soins
prénatals effectué ments été assisté déroulé postnatals
par un quatre contenant protégée par un dans un dans les
prestataire visites du fer contre le prestataire établis- 2 jours
Caractéristique de santé prénatales pendant la tétanos Effectif de de santé sement Effectif de après la Effectif de
sociodémographique qualifié1 ou plus grossesse2 néonatal3 femmes qualifié1 de santé naissances naissance4 femmes
MORT-NÉS
Ensemble 74,5 29,4 47,3 na 150 81,9 69,7 157 19,6 150
NAISSANCES VIVANTES ET MORT-NÉS5
Ensemble 83,4 44,6 62,3 na 8 580 84,8 83,1 9 099 29,2 8 580
Notes : Si plus d’un prestataire de santé a été mentionné, seul celui ayant les qualifications les plus élevées est pris en compte dans ce tableau. Les
mort-nés sont des décès fœtaux qui se sont produits après une grossesse de 28 semaines ou plus. Quand la durée de la grossesse est déclarée en
mois, les mort-nés sont des décès fœtaux qui se sont produits après une grossesse de 7 mois ou plus.
na = non applicable
1
Sont considérés comme des prestataires de santé qualifiés les médecins et les infirmier(ère)s/sages-femmes
2
Comprimés de fer ou sirop contenant du fer
3
Y compris les mères ayant reçu deux injections au cours de la grossesse de leur dernière naissance vivante ou, au moins, deux injections (la
dernière ayant été effectuée au cours des 3 années ayant précédé la dernière naissance vivante), ou, au moins, trois injections (la dernière ayant été
effectuée au cours des 5 années ayant précédé la dernière naissance vivante), ou, au moins, quatre injections (la dernière ayant été effectuée au
cours des 10 années ayant précédé la dernière naissance vivante), ou, au moins, cinq injections à n’importe quel moment avant la dernière naissance
vivante.
4
Y compris les femmes ayant reçu des soins effectués par un médecin, une sage-femme, une infirmière, un agent de santé communautaire ou une
sage-femme traditionnelle
5
Pour les femmes ayant eu une naissance vivante et un enfant mort-né au cours des 2 années ayant précédé l’enquête, les données sur les soins
prénatals et postnatals sont calculées sur la naissance la plus récente seulement.
Les injections d’anatoxine tétanique sont effectuées pendant la grossesse pour prévenir le tétanos néonatal,
une cause majeure de décès précoces d’enfants dans de nombreux pays en développement, souvent dû à un
non-respect des procédures d’hygiène durant l’accouchement.
Plus de la moitié des femmes ont eu leur dernière naissance vivante protégée contre le tétanos
néonatal. Ce pourcentage est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural.
24
3.8.3 Soins à l’accouchement
L’accès à des soins médicaux et à des conditions d’hygiène appropriés pendant l’accouchement peut
réduire le risque de complications et d’infections qui peuvent causer le décès ou une grave maladie pour la
mère et/ou le bébé (Van Lerberghe and De Brouwere 2001 ; WHO 2006a) ;
Parmi les naissances vivantes et les mort-nés ayant eu lieu au cours des deux années ayant précédé
l’enquête, plus de huit sur dix ont eu lieu dans une formation sanitaire. Par contre, dans les provinces
de Sankuru, Tanganyika et Tshuapa ce pourcentage est nettement plus faible.
En RDC, 85 % des naissances ont été assistés par un prestataire de santé qualifié. C’est dans les
provinces de Sankuru, Tanganyika et Tshuapa que les proportions de naissances ayant bénéficié d’une
assistance à l’accouchement par un prestataire qualifié sont les plus faibles.
Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante et/ou un enfant mort-né au cours des deux années ayant
précédé l’enquête, moins de trois femmes sur dix (29 %) ont reçu des soins postnatals dans les deux jours
après la naissance. Ce pourcentage est de 8 % ou moins dans les provinces de Bas-Uele, Kasaï Oriental et
Lomami.
25
3.9 COUVERTURE VACCINALE
La vaccination universelle des enfants contre les maladies courantes évitables par la vaccination est
essentielle pour réduire la morbidité et la mortalité infantiles. En République Démocratique du Congo, les
vaccins infantiles de routine comprennent le vaccin Bilié de Calmette et Guérin (BCG) (tuberculose), le
vaccin polio oral (VPO) ou le vaccin de la polio inactivé (VPI) ; le pentavalent ou DTC-HepB-Hib
(diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B, et Haemophilus influenzae type b) ; le vaccin conjugué contre
le pneumocoque (VCP) ; le vaccin contre le rotavirus (VR) ; le vaccin contre la rougeole (VR) et le vaccin
contre la fièvre jaune ou vaccin antiamaril (VAA).
Les informations sur la couverture vaccinale sont obtenues de deux manières par l’EDS-RDC, à partir des
enregistrements écrits des vaccins reçus, y compris les carnets de vaccination ou les carnets de santé, et à
partir de la déclaration orale de la mère.
Historiquement, l’utilisation de la proportion d’enfants ayant reçu tous les antigènes « de base » a constitué
une mesure importante de la couverture vaccinale des enfants. Les enfants considérés comme étant
complètement vaccinés contre les antigènes de base sont ceux qui ont reçu le BCG, trois doses de chaque
vaccin antipoliomyélitique et le vaccin contenant le DTC, ainsi qu’une seule dose de vaccin contenant la
polio. En RDC, le vaccin du BCG est habituellement administré à la naissance ou lors du premier contact
avec la clinique, alors que les vaccins contenant la polio et le DTC sont administré à respectivement 6
semaines, 10 semaines et 14 semaines. Le vaccin contre la rougeole est administré à l’âge de 9 mois ou peu
après cet âge.
Dans l’ensemble 69 % des enfants étaient vaccinés contre le BCG. Pour les vaccins à doses multiples,
on constate une déperdition importante entre les doses : de 67 % à 46 % pour le DTC, de 69 % à 31 %
pour le VPO, de 65 % à 45 % pour le pneumocoque et de 63 % à 38 % pour le rotavirus. En outre,
61 % des enfants ont reçu le vaccin anti-polio inactivé (VPI). Quant au vaccin antirougeoleux,
seulement 56 % des enfants l’ont reçu (Tableau 10).
Globalement, environ deux enfants de 12–23 mois sur dix a reçu tous les antigènes de base et
seulement un enfant de 12–23 mois sur dix a reçu tous les vaccins recommandés pour le groupe
d’âges, selon le calendrier national.
Près d’un quart des enfants de 12–23 mois n’ont reçu aucun vaccin.
26
Tendances : Entre 2007 et 2013–14, le pourcentage Graphique 6 Tendances de la
d’enfants complètement vaccinés avec tous les vaccination des enfants
antigènes de base a augmenté, passant de 31 % à Pourcentage d’enfants de 12–23 mois
45 %. Cependant, cette tendance à la hausse ne s’est
pas poursuivie puisqu’en 2023–24, la couverture
vaccinale de base n’est que de 21 %. Dans la même
période le pourcentage d’enfants n’ayant reçu aucun Complètement vacciné
(antigènes de base) 45
vaccin qui avait diminué entre 2007 et 2013–14,
31
passant de 18 % à 6 %, a augmenté pour atteindre Aucune 21
18
23 % des enfants de 12–23 mois en 2023–24 vaccination
6
(Graphique 6).
EDS-RDC EDS-RDC EDS-RDC
2007 2013–14 2023–24
Une deuxième mesure de la couverture vaccinale consiste à utiliser le pourcentage d’enfants de 12–23
mois qui sont complètement vaccinés selon le calendrier national. Dans ce rapport, on considère qu’un
enfant de 12–23 mois est complètement vacciné selon le calendrier national s’il a reçu tous les
antigènes de base ainsi qu’une dose de VPO à la naissance et une dose du vaccin antiamaril contre la
fièvre jaune. Seulement un enfant de 12–23 mois sur dix est complètement vacciné selon le calendrier
national. Ce pourcentage varie de moins de 1 % dans le Tshuapa et le Tanganyika à 29 % à Kinshasa.
Les résultats montrent qu’au moins deux enfants sur dix n’ont toujours reçu aucun vaccin, y compris la
moitié des enfants de la Mongala et du Sud Ubangi.
27
Tableau 10 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques
Pourcentage d’enfants de 12–23 mois ayant reçu certains vaccins à n’importe quel moment avant l’enquête (selon le carnet de vaccination ou la déclaration de la mère), pourcentage complètement vacciné (antigènes de base),
pourcentage complètement vacciné (conformément au calendrier national), et pourcentage n’ayant reçu aucun vaccin, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, République Démocratique du Congo (RDC), 2023–
24
Complè-
tement
Complè- vacciné
Vaccin contre le Vaccin tement (confor-
DTC-HepB-Hib VPO1 pneumocoque Vaccin contre le rotavirus contre vacciné mément
la rou- (anti- Vaccin au
0 (dose geole gènes contre calen- Effectif
Caractéristique nais- 1re de la fièvre drier na- Aucun d’en-
sociodémographique BCG 1 2 3 sance) 1 2 3 VPI 1 2 3 1 2 3 dose base)2 jaune3 tional)3,4 vaccin fants
Sexe
Masculin 69,6 66,9 60,4 46,6 54,0 68,2 55,6 31,0 60,9 65,7 58,5 45,6 63,3 53,9 38,3 57,5 21,0 48,1 9,5 22,2 1 961
Féminin 68,7 66,4 57,3 45,4 54,2 69,2 55,8 30,6 60,4 64,7 55,7 45,1 62,2 51,8 38,4 53,9 20,8 45,4 11,2 23,2 1 936
Rang de naissance
1 72,5 69,4 61,9 50,1 60,0 70,8 57,1 32,3 63,8 68,5 60,0 49,1 64,3 56,2 41,7 57,4 23,8 49,9 13,3 21,3 768
2–3 69,1 66,6 59,1 46,3 56,3 67,4 54,1 29,0 62,5 64,2 56,5 45,5 62,9 54,6 39,8 57,9 20,2 47,1 9,8 23,4 1 230
4–5 69,6 68,0 60,2 47,3 52,2 69,3 57,7 33,9 62,2 67,3 58,9 46,6 64,7 52,3 38,6 56,4 22,0 48,7 11,1 21,8 954
6+ 66,1 63,1 54,6 40,9 48,2 68,1 54,8 28,9 54,1 61,8 53,6 40,7 59,3 48,4 33,3 50,8 18,1 41,9 7,9 23,9 946
Carnet de vaccination6
Vu 89,9 91,9 83,1 74,0 82,0 94,1 85,5 76,4 74,5 91,9 83,5 73,4 90,0 79,2 63,8 67,7 57,6 48,5 35,7 1,6 759
Non vu ou n’a plus de
carnet 93,9 91,7 84,3 65,3 72,4 86,3 69,0 29,6 86,1 89,8 80,7 65,1 85,0 72,3 52,2 80,0 20,6 72,0 8,0 2,3 1 428
N’a jamais eu de
carnet 39,4 34,5 26,8 17,4 26,4 42,8 31,4 11,6 33,2 32,9 25,7 16,4 32,1 25,0 15,4 30,1 4,8 25,0 1,0 49,1 1 711
Résidence
Urbain 85,3 86,4 80,3 66,6 76,4 83,0 70,4 37,4 80,1 84,8 78,1 66,0 83,0 73,0 53,8 73,3 29,7 63,0 18,9 8,4 1 187
Rural 62,1 58,0 49,4 37,0 44,3 62,5 49,3 27,9 52,1 56,6 47,9 36,3 53,9 44,0 31,6 48,0 17,0 39,7 6,6 29,0 2 710
Province
Bas-Uele 47,0 37,8 31,4 14,2 32,3 49,3 38,1 10,1 32,5 32,8 18,3 8,3 34,3 28,2 11,9 37,1 4,2 21,3 1,3 38,0 48
Equateur 54,2 53,6 51,6 28,4 42,7 54,9 38,8 19,2 51,8 53,9 49,4 29,9 50,8 46,5 28,7 38,6 9,7 31,5 6,0 39,8 109
Haut-Katanga 75,2 74,3 70,7 58,4 67,0 74,9 67,7 33,3 68,3 72,3 68,5 59,1 72,1 65,0 52,8 49,4 20,5 43,7 15,8 18,1 304
Haut Lomami 57,9 52,7 47,1 37,7 47,7 69,2 57,9 28,0 49,7 50,4 45,3 38,4 50,6 46,5 36,1 46,9 16,3 38,9 10,7 29,7 136
Haut Uele 60,7 54,3 33,5 25,4 48,0 47,6 23,0 6,1 53,4 49,2 32,5 22,5 48,3 44,7 23,4 45,3 4,4 38,0 3,2 37,5 63
Ituri 81,3 78,8 70,9 56,3 56,8 73,7 60,1 37,8 66,5 77,9 67,9 56,3 75,1 64,8 51,0 66,8 24,7 58,3 8,5 10,6 176
Kasaï 53,5 48,2 41,8 31,8 40,8 54,1 39,4 23,7 44,7 44,7 38,1 32,4 41,6 33,6 27,0 37,8 16,1 29,6 8,1 39,1 165
Kasaï Central 93,1 90,3 86,2 69,0 57,6 90,8 75,6 57,4 84,1 88,8 85,2 67,5 89,1 79,2 59,1 81,7 41,3 65,3 10,4 4,6 188
Kasaï Oriental 75,3 81,9 70,2 51,7 74,2 83,9 61,4 37,1 64,8 82,9 70,0 54,1 79,3 70,5 39,8 58,8 26,1 43,4 13,6 10,7 108
Kinshasa 95,1 99,2 91,4 82,5 95,1 90,3 79,4 43,6 93,5 95,7 89,9 82,1 95,1 82,9 67,4 95,7 41,6 87,3 29,3 0,8 359
Kongo Central 63,7 57,5 50,7 37,6 56,4 53,1 40,6 25,1 47,2 57,5 50,5 37,8 53,2 48,8 34,1 42,4 18,9 37,5 13,6 36,3 183
Kwango 67,8 71,0 65,0 45,2 56,9 74,9 60,1 26,1 67,9 68,6 62,3 38,7 65,1 57,1 36,1 54,0 13,7 48,9 8,6 22,4 127
Kwilu 77,2 78,1 63,0 40,8 61,0 68,2 42,8 18,3 73,8 75,6 60,9 40,2 64,6 52,6 38,0 63,5 13,4 53,5 3,4 16,9 250
Lomami 62,7 65,4 57,3 36,8 35,8 69,2 55,0 34,4 63,8 67,6 57,6 35,8 63,2 45,0 22,8 59,5 13,8 44,5 5,5 22,6 127
Lualaba 73,2 66,1 58,7 50,9 45,1 67,1 59,1 31,9 53,9 65,7 58,6 51,4 63,9 52,3 45,4 57,8 20,1 39,6 9,9 18,8 223
Mai-Ndombe 54,0 52,2 37,5 23,4 31,3 56,4 40,8 21,4 55,1 52,4 30,1 20,7 46,4 29,5 8,7 45,8 14,9 41,5 4,9 37,0 54
Maniema 28,1 21,5 13,2 10,8 12,7 44,9 33,0 14,1 13,8 18,4 12,7 9,8 20,1 13,6 9,0 16,9 2,5 11,1 1,4 47,5 166
Mongala 33,1 23,8 10,8 5,9 20,9 42,4 30,5 12,7 27,7 21,8 8,7 5,7 23,4 12,7 8,8 15,3 2,3 13,3 2,3 50,2 81
Nord-Kivu 93,0 90,6 86,2 71,4 64,7 91,0 85,9 52,0 82,2 91,8 86,8 69,8 86,0 72,7 54,9 77,0 38,4 65,3 12,3 2,3 271
Nord Ubangi 64,9 60,3 52,0 38,8 53,6 55,8 45,8 33,9 58,8 56,1 49,6 34,0 53,9 47,8 35,5 50,6 24,3 40,4 18,7 30,7 56
Sankuru 30,1 36,0 29,3 25,6 23,7 53,1 46,1 32,9 34,2 33,9 29,0 25,0 36,3 33,0 25,5 42,1 17,1 24,4 7,8 43,5 63
Sud-Kivu 79,0 71,8 65,8 56,7 63,9 74,4 60,3 31,9 67,9 72,2 63,3 54,3 71,3 59,4 36,7 58,8 23,8 54,3 10,1 17,1 275
Sud Ubangi 40,7 39,5 32,6 23,6 31,2 43,6 34,0 21,3 33,4 39,9 31,6 22,9 38,0 27,6 21,1 31,1 11,3 23,9 2,2 50,8 120
À suivre…
28
Tableau 10—Suite
Complè-
tement
Complè- vacciné
Vaccin contre le Vaccin tement (confor-
DTC-HepB-Hib VPO1 pneumocoque Vaccin contre le rotavirus contre vacciné mément
la rou- (anti- Vaccin au
0 (dose geole gènes contre calen- Effectif
Caractéristique nais- 1re de la fièvre drier na- Aucun d’en-
sociodémographique BCG 1 2 3 sance) 1 2 3 VPI 1 2 3 1 2 3 dose base)2 jaune3 tional)3,4 vaccin fants
Tanganyika 55,2 48,4 37,6 21,8 32,0 50,1 36,6 16,0 40,8 45,1 36,2 26,6 44,2 30,1 19,1 40,1 12,4 36,1 0,4 41,0 109
Tshopo 54,9 43,9 27,0 11,5 41,4 67,4 51,2 22,9 35,9 42,6 25,6 11,2 40,5 25,8 12,5 39,3 6,4 34,0 4,9 27,9 71
Tshuapa 39,5 33,5 19,8 7,7 33,7 42,2 26,0 13,8 31,0 30,5 11,4 4,2 20,0 10,3 2,2 30,0 1,0 26,3 0,8 43,1 66
Niveau d’instruction
Aucun 54,7 49,8 40,8 28,7 36,2 54,1 41,5 21,8 41,4 47,5 39,8 27,3 46,7 37,3 23,9 40,3 10,9 31,5 3,9 37,1 727
Primaire 62,7 60,3 52,1 39,1 45,6 64,4 50,0 27,0 54,3 59,6 51,2 39,5 56,8 46,6 34,9 47,0 17,4 38,9 7,4 26,7 1 066
Secondaire 76,0 74,3 66,9 53,0 62,8 74,8 61,5 34,5 69,0 72,7 64,2 52,4 69,8 59,5 43,2 63,2 24,5 53,6 12,8 16,8 1 956
Supérieur 96,7 93,8 89,9 87,2 88,3 91,6 89,9 54,3 90,6 93,7 90,4 81,8 91,3 87,5 69,4 96,0 46,3 88,2 31,2 1,6 148
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 55,1 51,0 42,5 29,4 37,4 56,3 41,9 22,1 46,9 49,3 40,4 28,2 48,6 38,2 25,9 42,7 12,3 36,1 5,0 35,8 883
Second 57,8 53,9 45,1 31,4 41,2 61,7 45,5 26,2 47,5 52,0 43,3 30,5 49,2 40,1 27,7 43,7 15,4 34,9 5,6 31,5 861
Moyen 67,0 63,2 53,3 40,4 50,4 65,1 53,1 29,5 57,5 62,5 51,9 40,4 58,8 48,0 34,7 51,7 18,6 43,4 8,1 24,1 760
Quatrième 80,4 80,7 75,3 60,5 65,5 78,8 66,9 40,3 72,1 78,8 72,6 59,9 75,2 65,6 43,5 66,0 28,2 53,9 12,7 12,3 802
Le plus élevé 94,3 94,0 88,1 79,5 86,8 88,6 79,6 39,3 88,7 93,3 87,7 79,0 91,8 82,2 69,9 83,8 34,4 74,7 24,9 2,8 592
Ensemble 69,2 66,6 58,8 46,0 54,1 68,7 55,7 30,8 60,6 65,2 57,1 45,3 62,8 52,9 38,3 55,7 20,9 46,8 10,3 22,7 3 897
Note : On considère que les enfants sont vaccinés si l’information est inscrite sur le carnet de vaccination de l’enfant ou si c’est la mère qui le déclare. Pour les enfants dont l’information sur la vaccination est basée sur la
déclaration de la mère, la date de la vaccination n’est pas collectée. On suppose que les proportions de vaccins effectués durant la première année sont les mêmes que pour les enfants pour lesquels on dispose d’un
enregistrement écrit de la vaccination.
BCG = bacille Calmette-Guérin
DTC = diphthérie-tétanos-coqueluche
HepB = hépatite B
Hib = haemophilus influenzae type b
VPO = vaccin contre la polio oral
VPI = vaccin contre la polio inactivé
1
OPV 0 est le vaccin de la polio donné à la naissance.
2
BCG, trois doses de DTCoq+HepB+HIB, trois doses du vaccin contre la polio (non compris le vaccin contre la polio donné à la naissance), et une dose du vaccin contre la rougeole
3
A cause d’une erreur de saut dans le questionnaire, on a pas poser la question au mères de 628 enfants concernant la vaccination de la fièvre jaune.
4
BCG, trois doses de DTC-HepB-Hib, quatre doses du vaccin oral contre la polio, une dose de VPI, trois doses du vaccin contre le pneumocoque, trois doses du vaccin contre le rotavirus, une dose de vaccin contre la fièvre
jaune et une dose de vaccin contre la rougeole
5
Carnet, carte de vaccination, livret ou autre enregistrement écrit
29
3.10 RECHERCHE DE SOINS ET TRAITEMENT DES MALADIES DES ENFANTS
Les infections respiratoires aiguës (IRA), la fièvre, et la déshydratation consécutive à la diarrhée sont des
causes importantes de morbidité et de mortalité parmi les enfants dans les pays en développement (OMS
2003). Une réaction médicale rapide dès que l’enfant présente les symptômes de ces maladies est donc
cruciale pour éviter les décès. Le Tableau 11 présente les informations sur la recherche de soins pour les
enfants malades en RDC. Dans l’ensemble, 2 % des enfants de moins de 5 ans ont présenté des symptômes
d’IRA, 20 % ont eu de la fièvre et 14 % ont eu de la diarrhée dans les deux semaines qui ont précédé
l’interview.
Les résultats montrent que des conseils et ou un traitement sont plus fréquemment recherchés pour les
symptômes d’IRA que pour les autres pathologies. En effet, on constate que :
Des conseils ou un traitement ont été recherchés pour 60 % des enfants ayant présenté des symptômes
d’IRA dans les deux semaines qui ont précédé l’interview ;
Cependant, des conseils ou un traitement n’ont été recherchés que pour 51 % des enfants ayant eu de
la fièvre et 45% de ceux ayant fait la diarrhée dans les deux semaines qui ont précédé l’interview ; et
Trente-neuf pourcents des enfants ayant eu de la diarrhée ont reçu des SRO, neuf pourcents ont reçu
des suppléments de zinc, six pourcents ont reçu des SRO et des suppléments de zinc et quatre
pourcents ont reçu des SRO, des suppléments de zinc et ont continué à s’alimenter.
30
Tableau 11 Traitement des symptômes d’IRA, de la fièvre, et de la diarrhée
Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant présenté des symptômes d’Infection Respiratoire Aiguë (IRA) ou qui ont eu de la fièvre au cours des 2
semaines ayant précédé l’interview, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement, et parmi les enfants de moins de 5 ans
ayant eu la diarrhée au cours des 2 semaines ayant précédé l’interview, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement,
pourcentage à qui on a donné des liquides préparés à partir des sachets de Sels de Réhydratation Orale (SRO) ou des liquides SRO préconditionnés,
pourcentage à qui on a donné du zinc, pourcentage à qui on a donné des SRO et du zinc, et pourcentage à qui on a donné des SRO, du zinc, et qui
ont continué à être alimenté, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, République Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Parmi les enfants
avec des symptômes Parmi les enfants
d’IRA 1 ayant eu de la fièvre Parmi les enfants ayant eu la diarrhée
Pourcen-
tage à qui
on a donné
des
liquides
Pourcen- Pourcen- Pourcen- préparés à Pourcen-
tage pour tage pour tage pour partir des tage à qui
lesquels lesquels lesquels sachets de on a donné
on a on a on a SRO ou des SRO,
recherché recherché recherché des Pourcen- du zinc et
des des des liquides Pourcen- tage à qui qui ont
conseils conseils conseils SRO tage à qui on a donné continué à
Caractéristique ou un Effectif ou un Effectif ou un précon- on a donné des SRO être Effectif
sociodémographique traitement2 d’enfants traitement2 d’enfants traitement 2
ditionnés du zinc et du zinc alimenté3 d’enfants
Âge en mois
<6 54,5 41 46,3 386 34,7 32,2 6,6 3,4 2,0 249
6–11 67,5 57 49,0 582 45,2 40,5 12,2 7,6 5,2 557
12–23 63,0 94 52,4 982 45,3 39,0 7,9 6,2 4,1 948
24–35 52,8 48 49,2 905 45,6 38,7 9,9 5,8 4,5 549
36–47 69,6 53 53,8 750 48,5 42,4 8,1 4,3 3,7 345
48–59 45,1 45 51,0 545 44,2 38,1 7,3 5,3 3,6 218
Sexe
Masculin 59,4 180 50,6 2 124 45,5 38,2 9,7 6,5 4,9 1 509
Féminin 60,4 159 50,9 2 026 43,9 39,9 8,2 5,1 3,3 1 358
Résidence
Urbain 62,1 50 51,6 1 110 39,4 40,5 10,3 6,8 5,1 789
Rural 59,5 289 50,4 3 039 46,7 38,5 8,5 5,5 3,8 2 078
Province
Bas-Uele * 6 40,9 65 31,2 35,7 4,9 4,0 3,5 58
Equateur * 16 54,9 127 63,2 59,8 16,8 13,2 11,3 71
Haut-Katanga * 13 45,2 216 31,8 22,0 6,3 2,2 0,4 190
Haut Lomami 32,1 29 47,5 160 54,9 54,7 14,8 5,5 4,7 106
Haut Uele * 11 69,2 91 36,3 31,2 3,1 2,5 0,9 87
Ituri * 15 38,6 155 41,5 51,5 12,6 11,2 5,9 178
Kasaï * 17 49,4 143 43,4 39,6 6,5 4,5 4,5 151
Kasaï Central * 8 58,4 295 46,0 28,6 3,4 2,0 1,4 229
Kasaï Oriental * 10 43,7 238 26,7 28,3 2,9 1,7 1,6 142
Kinshasa * 3 43,5 289 32,0 36,6 11,2 5,5 5,5 226
Kongo Central * 1 (50,2) 91 (33,4) (30,5) (1,2) (1,2) (1,2) 51
Kwango * 1 47,1 116 37,2 38,3 9,7 9,7 5,1 82
Kwilu * 4 44,4 196 36,6 39,5 12,5 9,2 8,4 129
Lomami (73,3) 20 50,6 98 42,6 46,5 6,9 3,4 2,4 64
Lualaba * 11 48,4 194 40,0 21,1 6,0 1,1 0,6 161
Mai-Ndombe * 8 62,0 53 (48,5) (35,4) (17,6) (3,9) (0,8) 24
Maniema (86,1) 15 56,2 309 53,7 52,4 2,4 1,9 0,9 122
Mongala * 13 45,2 115 38,8 21,6 7,2 3,6 2,8 66
Nord-Kivu * 15 66,4 351 83,5 43,9 18,3 10,3 5,9 181
Nord Ubangi * 2 43,2 38 51,1 59,9 10,7 9,6 8,1 47
Sankuru * 19 29,5 58 64,2 52,4 13,9 8,7 8,2 36
Sud-Kivu (44,0) 51 57,5 351 54,8 51,1 17,9 14,5 9,5 209
Sud Ubangi 51,0 24 44,4 100 53,9 44,4 2,9 2,0 1,7 94
Tanganyika * 4 51,2 84 34,5 60,4 8,6 8,6 8,1 31
Tshopo * 1 47,6 88 33,6 18,9 1,7 0,7 0,0 52
Tshuapa 49,5 25 41,2 129 42,1 46,4 6,8 6,8 5,0 81
Niveau d’instruction
de la mère
Aucun 46,9 85 44,5 693 45,2 35,1 6,5 5,6 2,4 494
Primaire 62,7 103 49,6 1 278 44,7 36,5 8,2 5,2 4,1 948
Secondaire 62,0 138 52,6 2 036 44,3 41,4 9,9 5,9 4,3 1 367
Supérieur * 13 64,9 143 (49,5) (59,5) (22,2) (16,3) (13,7) 58
À suivre…
31
Tableau 11—Suite
Parmi les enfants
avec des symptômes Parmi les enfants
d’IRA 1 ayant eu de la fièvre Parmi les enfants ayant eu la diarrhée
Pourcen-
tage à qui
on a donné
des
liquides
Pourcen- Pourcen- Pourcen- préparés à Pourcen-
tage pour tage pour tage pour partir des tage à qui
lesquels lesquels lesquels sachets de on a donné
on a on a on a SRO ou des SRO,
recherché recherché recherché des Pourcen- du zinc et
des des des liquides Pourcen- tage à qui qui ont
conseils conseils conseils SRO tage à qui on a donné continué à
Caractéristique ou un Effectif ou un Effectif ou un précon- on a donné des SRO être Effectif
sociodémographique traitement2 d’enfants traitement2 d’enfants traitement2 ditionnés du zinc et du zinc alimenté3 d’enfants
Quintiles de bien-
être économique
Le plus bas 60,6 104 47,4 1 049 41,2 33,2 7,3 4,8 4,2 807
Second 59,9 97 47,5 945 43,4 40,2 7,8 5,7 3,5 598
Moyen 53,6 76 52,0 883 53,9 45,6 7,2 5,2 3,1 616
Quatrième (52,4) 40 54,6 827 46,1 38,1 14,3 7,4 5,2 510
Le plus élevé * 22 55,7 445 36,5 40,4 10,4 7,3 5,4 336
Ensemble 59,9 339 50,7 4 150 44,7 39,0 9,0 5,8 4,1 2 867
Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25–49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas
non pondérés et qu’elle a été supprimée.
1
Les symptômes d’IRA incluent une respiration courte et rapide associée à des problèmes de congestion dans la poitrine et/ou des difficultés
respiratoires associées à des problèmes de congestion dans la poitrine.
2
Y compris les conseils et traitements des sources suivantes : secteur public, secteur médical privé, secteur médical ONG, boutique, marché et
vendeur itinérant de médicaments. Non compris les conseils ou les traitements fournis par un praticien traditionnel.
3
Les enfants qui ont continué à être alimentés comprennent les enfants qui ont reçu plus d’aliments que d’habitude et ceux qui ont reçu les quantités
habituelles ou un peu moins que d’habitude durant l’épisode diarrhéique.
L’anthropométrie est couramment utilisée pour mesurer l’état nutritionnel de l’enfant. Les mesures
anthropométriques sont utilisées pour rendre compte des indicateurs de croissance de l’enfant. La
distribution de la taille et du poids des enfants de moins de 5 ans est comparée à la population standard de
référence de l’OMS (OMS 2006b). La distribution d’une population bien nourrie sera similaire à celle de la
population de référence, alors que celle d’une population mal nourrie ne le sera pas. Les indices taille-
pour-âge, poids-pour-taille, et poids-pour-âge peuvent être exprimés en unités d’écart type (z scores) à
partir de la médiane de la population de référence. Les valeurs qui sont supérieures à deux écarts types en
dessous de la médiane des normes de croissance OMS sont utilisées pour définir la malnutrition.
32
Émaciation (évalué au moyen du poids-pour-taille)
L’indice poids-pour-taille mesure la masse du corps en relation avec la taille
ou longueur et décrit la sous-nutrition aiguë. Les enfants dont le z score pour
le poids-pour-taille se situe en dessous de moins deux écarts-type (-2ET) de
la médiane de la population de référence sont considérés comme maigres
(émaciés). Les enfants dont le z score pour le poids-pour-taille se situe en
dessous de moins trois écarts type (-3ET) de la médiane de la population de
référence sont considérés comme sévèrement émaciés.
Échantillon : Enfants de moins de 5 ans
L’EDS-RDC 2023–24 a identifié un total de 12 591 enfants de moins de 5 ans éligibles pour les mesures
du poids et de la taille ; les pourcentages avec des données valides pour la taille-pour-âge, le poids-pour-
taille et le poids-pour-âge, sont respectivement de 95 %, 97 % et 97 %. Le Tableau 12 présente l’état
nutritionnel des enfants de moins de 5 ans.
Plus de quatre enfants de moins de 5 ans sur dix présentaient un retard de croissance (ils sont trop
petits par rapport à leur âge) et plus d’un sur cinq avait un retard de croissance sévère.
Neuf pour cent d’enfants moins de 5 ans étaient mal nourris (trop maigres par rapport à leur taille),
7 % sous la forme modérée et 2 % sont la forme sévère. D’autre part, 4 % des enfants de moins de cinq
ans étaient en surpoids par rapport à leur taille.
Un quart des enfants de moins de 5 ans présentaient insuffisance pondérale (ils étaient trop maigres et
trop petits par rapport à leur âge) et moins d’un sur dix une insuffisance pondérale sévère.
Note : Les résultats suggèrent des problèmes qui peuvent être associés soit à la qualité des données, soit à
la réalité du terrain. Les données doivent donc être interprétées avec prudence.
33
Tendances : Le Graphique 7 présente les tendances Graphique 7 Indicateurs de mesure de la
de la malnutrition en RDC depuis 2007. croissance de l’enfant : tendances
Globalement, entre 2007 et 2023–24, on ne constate Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans
pas de changement très important de la situation atteints de malnutrition
nutritionnelle des enfants : en effet, la prévalence de 46 45
43 Retard de
la malnutrition aiguë a peu varié, de 46 % en 2007 à croissance
43 % en 2013–14 et à 45 % en 2023–24. La
prévalence de l’émaciation a légèrement diminué,
passant de respectivement 10 % à 8 % et à 7 % ; de
même, la prévalence de l’insuffisance pondérale a 10 8 Émaciation
7
Excès
peu varié. Le pourcentage d’enfants en surpoids a 6
4 4 pondéral
légèrement diminué, passant de 6 % en 2007 à 4 % à
EDS-RDC EDS-RDC EDS-RDC
l’enquête actuelle. 2007 2013–14 2023–24
34
Tableau 12 État nutritionnel des enfants
Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans considérés comme atteints de malnutrition selon trois indices anthropométriques de mesure de la croissance de l’enfant : la
taille en fonction de l’âge, le poids en fonction de la taille et le poids en fonction de l’âge, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, République
Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Taille-pour-Âge1 Poids-pour-Taille Poids-pour-Âge
Pourcen- Score Score Score
Pourcen- tage en centré Pourcen- Pourcen- Pourcen- centré Pourcen- Pourcen- centré
tage en dessous réduit tage en tage en tage au- réduit tage en tage en réduit
Caractéristique dessous de moyen Effectif dessous dessous dessus moyen Effectif dessous dessous moyen Effectif
sociodémographique de -3 ET -2 ET2 (ET) d’enfants de -3 ET de -2 ET2 de +2 ET (ET) d’enfants de -3 ET de -2 ET2 (ET) d’enfants
Âge en mois
<6 8,8 22,0 -0,8 1 273 1,8 6,5 9,5 -0,2 1 276 5,4 12,8 -0,5 1 281
6–11 12,0 27,7 -1,2 1 175 2,8 9,0 3,9 -0,3 1 191 5,8 20,4 -1,0 1 206
12–23 19,3 47,9 -1,7 2 118 2,5 9,4 2,6 -0,3 2 158 7,5 24,2 -1,1 2 168
24–35 29,7 52,1 -2,1 2 225 2,0 6,5 3,3 -0,1 2 261 9,8 28,7 -1,3 2 268
36–47 27,7 51,5 -2,0 2 279 1,7 6,2 3,6 -0,1 2 348 9,3 26,7 -1,3 2 324
48–59 26,5 49,3 -2,0 2 227 1,1 6,2 2,1 -0,2 2 288 10,5 29,9 -1,4 2 268
0–23 14,5 35,5 -1,3 4 566 2,4 8,5 4,8 -0,2 4 626 6,5 20,1 -0,9 4 655
24–59 28,0 51,0 -2,0 6 731 1,6 6,3 3,0 -0,1 6 897 9,9 28,4 -1,3 6 860
Sexe
Masculin 24,0 47,2 -1,8 5 901 2,5 7,4 4,1 -0,1 6 040 9,3 27,0 -1,2 6 034
Féminin 21,0 42,0 -1,7 5 395 1,3 6,9 3,4 -0,1 5 483 7,6 22,9 -1,1 5 480
Interview de la mère
Interviewée 22,0 44,1 -1,7 10 142 1,9 7,3 3,9 -0,1 10 306 8,1 24,6 -1,1 10 330
Mère non interviewée mais
vivant dans le ménage 32,2 56,1 -2,1 250 4,6 7,1 2,7 -0,2 268 13,4 35,7 -1,4 267
Mère non interviewée et ne
vivant pas dans le
ménage3 25,7 48,2 -1,9 905 1,0 5,9 2,6 -0,1 949 11,3 26,9 -1,3 917
Résidence
Urbain 11,8 28,9 -1,1 3 376 1,0 6,0 4,2 -0,0 3 394 4,4 14,4 -0,7 3 406
Rural 27,1 51,5 -2,0 7 920 2,3 7,7 3,6 -0,2 8 129 10,2 29,5 -1,3 8 108
Province
Bas-Uele 26,2 47,2 -2,0 174 6,0 13,3 5,7 -0,3 176 15,4 36,3 -1,4 176
Equateur 17,9 34,8 -1,4 356 0,9 7,4 2,0 -0,3 358 7,7 22,3 -1,1 363
Haut-Katanga 20,4 44,1 -1,6 754 1,6 5,3 2,9 -0,0 761 6,1 18,6 -1,0 756
Haut Lomami 24,6 45,5 -1,7 354 3,4 8,4 3,8 -0,2 356 8,1 26,3 -1,2 362
Haut Uele 22,2 34,5 -1,3 197 0,4 5,0 2,0 -0,0 199 2,0 16,8 -0,8 203
Ituri 25,8 51,2 -2,1 552 1,6 3,8 4,2 0,2 579 4,9 20,2 -1,1 566
Kasaï 22,7 42,4 -1,7 504 4,9 14,5 2,0 -0,6 508 10,7 29,5 -1,5 511
Kasaï Central 27,9 52,5 -2,1 532 1,0 5,3 3,0 -0,0 543 10,7 29,6 -1,3 537
Kasaï Oriental 22,9 46,1 -1,8 376 0,8 8,5 2,0 -0,3 389 8,9 27,0 -1,3 378
Kinshasa 3,0 14,2 -0,6 971 0,5 5,1 3,8 -0,1 969 2,2 8,2 -0,4 977
Kongo Central 23,2 45,5 -1,9 612 2,9 8,8 2,6 -0,3 630 8,8 30,3 -1,3 630
Kwango 32,8 59,5 -2,2 392 2,6 14,7 2,2 -0,7 398 21,6 48,7 -1,9 399
Kwilu 17,7 46,2 -1,7 584 2,4 10,0 1,0 -0,6 597 9,6 29,8 -1,4 597
Lomami 21,8 40,0 -1,8 371 2,1 8,4 3,4 -0,3 373 10,2 25,1 -1,2 373
Lualaba 24,7 50,9 -1,8 560 2,5 6,5 3,5 -0,1 557 9,4 26,0 -1,2 562
Mai-Ndombe 18,3 38,7 -1,6 213 2,2 16,1 3,4 -0,4 217 10,1 27,6 -1,4 219
Maniema 29,3 56,7 -2,1 424 2,8 8,8 4,1 -0,2 435 10,5 31,6 -1,5 433
Mongala 15,5 43,1 -1,7 270 1,2 6,0 1,4 -0,3 273 7,9 21,7 -1,2 273
Nord-Kivu 33,9 55,9 -2,2 818 1,2 2,3 7,8 0,5 854 9,7 22,9 -1,0 845
Nord Ubangi 24,1 50,3 -1,9 180 1,6 4,8 8,3 0,2 184 6,8 20,1 -1,1 185
Sankuru 22,0 42,7 -1,7 232 1,7 6,3 1,4 -0,4 233 9,1 29,1 -1,3 235
Sud-Kivu 24,1 48,0 -1,8 803 1,3 6,7 7,3 0,2 857 6,8 24,0 -1,0 842
Sud Ubangi 28,4 53,6 -2,1 355 1,0 2,3 2,9 -0,0 359 10,4 29,0 -1,3 361
Tanganyika 24,7 45,9 -1,8 300 0,8 5,4 4,6 -0,1 299 7,1 24,5 -1,2 302
Tshopo 24,4 45,0 -1,7 180 3,2 9,0 4,8 -0,3 181 7,2 26,5 -1,3 188
Tshuapa 20,9 44,0 -1,7 235 3,4 8,1 3,4 -0,4 238 10,2 30,0 -1,3 242
Niveau d’instruction de la
mère
Aucun 29,2 54,6 -2,1 2 048 2,9 9,2 4,4 -0,3 2 124 11,0 32,0 -1,4 2 110
Primaire 27,0 50,6 -2,0 3 022 2,2 7,6 3,0 -0,2 3 054 10,2 28,8 -1,3 3 068
Secondaire 17,6 38,6 -1,5 4 932 1,6 6,5 3,9 -0,1 5 006 6,4 20,9 -1,0 5 024
Supérieur 8,1 16,5 -0,6 389 1,2 4,8 8,1 0,2 391 2,2 6,9 -0,2 396
Manquant 25,7 48,2 -1,9 905 1,0 5,9 2,6 -0,1 949 11,3 26,9 -1,3 917
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 28,3 52,3 -2,0 2 596 3,2 9,6 3,5 -0,3 2 668 12,1 31,5 -1,4 2 668
Second 26,0 50,9 -2,0 2 435 2,2 7,9 3,2 -0,3 2 519 9,9 31,1 -1,4 2 496
Moyen 28,6 52,0 -2,0 2 525 1,7 7,5 3,8 -0,1 2 575 9,9 29,1 -1,3 2 581
Quatrième 17,2 39,3 -1,6 2 140 1,3 5,0 4,0 0,0 2 154 6,0 18,7 -0,9 2 152
Le plus élevé 5,4 18,6 -0,7 1 600 0,5 4,4 4,6 0,1 1 608 1,7 6,9 -0,4 1 617
Ensemble 22,5 44,7 -1,7 11 296 1,9 7,2 3,8 -0,1 11 523 8,5 25,0 -1,2 11 514
Note : Chaque indice est exprimé en termes d’unités d’écart type (ET) par rapport à la médiane des Normes OMS de la croissance de l’enfant.
1
Les enfants de moins de 2 ans sont mesurés en position allongée ; tous les autres enfants sont mesurés en position debout.
2
Y compris les enfants qui se situent en dessous de -3 ET de la médiane des Normes OMS de la croissance de l’enfant
3
Y compris les enfants dont la mère est décédée
4
Pour les femmes qui n’ont pas été interviewées, l’information provient du Questionnaire Ménage. Non compris les enfants dont la mère n’est pas listée dans le
Questionnaire Ménage.
35
3.12 ALIMENTATION DU NOURRISSON ET DU JEUNE ENFANT
Les pratiques optimales d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (PANJE) sont essentielles pour la
santé et la survie des jeunes enfants. Les pratiques PANJE recommandées comprennent l’initiation précoce
de l’allaitement dans l’heure qui suit la naissance, l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois et
un régime alimentaire suffisamment varié (OMS et UNICEF 2021).
Un peu plus de la moitié des enfants de 0–23 mois a été mis au sein de manière précoce (dans l’heure
qui a suivi la naissances) (Tableau 13) ;
Moins de deux enfants de 6–23 mois sur dix ont reçu une alimentation diversifiée minimale, c’est-à-
dire qu’ils ont reçu, le jour avant l’interview des aliments et des liquides provenant d’au moins cinq
des huit groupes d’aliments définis ; et
Seulement 53 % des enfants de moins de 6 mois ont été exclusivement allaités avec le lait maternel.
1
Y compris les enfants nés au cours des 2 années ayant précédé l’enquête, que les enfants soient en
vie ou décédés au moment de l’enquête
36
Tendances : Depuis 2007, on constate une Graphique 8 Tendances de l’allaitement
augmentation du pourcentage d’enfants de 0–5 mois exclusif
exclusivement allaités, celui-ci étant passé de 36 % à Pourcentage d’enfants de 0–5 mois
48 % en 2013–14 et à 53 % à l’enquête actuelle
(Graphique 8).
Environ deux enfants de 6–23 mois sur dix ont consommé des boissons sucrées, et 15 % ont
consommé des aliments malsains come des chips, des beignets, des biscuits.
3.13 PALUDISME
Les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) repoussent et tuent les moustiques, fournissant ainsi une
protection contre les piqûres de moustiques et réduisant la transmission des parasites du paludisme. Quand
un niveau élevé de couverture en MII est atteint, cela permet de réduire le risque, non seulement au niveau
individuel, mais aussi au niveau de la communauté en réduisant la population des vecteurs. La distribution
des MII et leur utilisation est l’une des principales interventions en matière de prévention de l’infection du
paludisme en RDC.
37
Les résultats montrent que près de sept ménages sur dix possèdent au moins une MII et seulement 37 %
des ménages ont une moustiquaire pour deux personnes ayant passé la nuit dernière dans le ménage
(Tableau 14).
Moins de la moitié des ménages dans la province du Sankuru possèdent au moins une MII ; dans le
Kwango et le Kasaï Central, moins de deux ménages sur dix ont atteint la couverture universelle.
Pourcentage de ménages qui possède au moins une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) ; nombre moyen de MII par
ménage et pourcentage de ménages qui possèdent au moins une MII pour deux personnes qui ont passé la nuit dernière dans
le ménage, selon certaines caractéristiques, République Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Pourcentage de
ménages avec, au Effectif de
moins, une MII1 ménages avec, au
pour deux moins, une
personnes qui ont personne qui a
Pourcentage de passé la nuit passé la nuit
Caractéristique ménages avec au Nombre moyen de Effectif de dernière dans le dernière dans le
sociodémographique moins une MII1 MII1 par ménage ménages ménage 2
ménage
Résidence
Urbain 69,6 1,8 9 488 37,6 9 474
Rural 69,3 1,7 16 859 36,3 16 828
Province
Bas-Uele 66,5 1,3 344 24,3 344
Equateur 83,7 2,1 939 48,0 937
Haut-Katanga 91,4 2,7 1 594 58,5 1 585
Haut Lomami 97,5 2,9 684 58,4 683
Haut Uele 93,2 2,6 618 67,2 618
Ituri 60,9 1,5 1 257 33,7 1 256
Kasaï 56,7 1,3 989 25,2 988
Kasaï Central 53,1 1,0 910 14,1 908
Kasaï Oriental 81,6 1,9 899 44,2 897
Kinshasa 48,5 1,0 3 473 20,9 3 472
Kongo Central 60,8 1,1 2 033 30,3 2 030
Kwango 47,9 0,8 813 14,7 811
Kwilu 86,1 2,1 1 612 46,5 1 608
Lomami 75,3 1,9 773 39,1 773
Lualaba 88,7 2,4 1 024 55,8 1 023
Mai-Ndombe 95,1 2,5 529 72,3 529
Maniema 64,9 1,3 777 24,1 773
Mongala 91,0 2,8 477 52,1 476
Nord-Kivu 50,2 1,2 1 906 21,6 1 906
Nord Ubangi 98,2 3,2 317 69,3 315
Sankuru 41,8 0,8 479 19,2 479
Sud-Kivu 63,4 1,5 1 640 23,0 1 640
Sud Ubangi 94,3 3,1 671 64,9 665
Tanganyika 69,0 1,7 697 37,3 697
Tshopo 93,8 3,2 421 69,3 421
Tshuapa 82,8 2,5 470 47,6 470
Quintiles de bien-
être économique
Le plus bas 61,6 1,3 5 759 31,4 5 748
Second 69,9 1,7 5 473 37,2 5 459
Moyen 77,0 1,9 5 018 40,0 5 015
Quatrième 74,5 2,0 5 019 42,4 5 013
Le plus élevé 65,3 1,7 5 077 33,6 5 067
Ensemble 69,4 1,7 26 347 36,8 26 302
1
Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et
qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire. Dans l’EDS 2013–14, ce type de moustiquaire correspond à la Moustiquaire
Imprégnée à Longue Durée d’Action (MILDA).
2
Membres de fait des ménages
38
Tendances : Après avoir augmenté de manière Graphique 9 Tendances de la
importante entre 2007 et 2013–14, le pourcentage possession de Moustiquaires
étant passé de 9 % à 70 %, la disponibilité des MII Imprégnées d’Insecticide (MII)
dans les ménages a peu varié depuis la dernière par les ménages
enquête puisqu’il s’établit à 69 % (Graphique 9). Pourcentage de ménages possédant au
moins une moustiquaire imprégnée
Les MII agissent à la fois comme une barrière d’insecticide (MII)
physique et chimique contre les moustiques. En 70 69
réduisant la population de vecteurs, les MII peuvent
aider à réduire le risque de paludisme au niveau de la
communauté, ainsi que le risque pour les personnes
qui les utilisent. Le Tableau 15 présente les résultats 9
de l’utilisation des MII par les enfants de moins de 5
ans et les femmes enceintes. EDS-RDC EDS-RDC EDS-RDC
2007 2013–14 2023–24
Près de trois enfants de moins de cinq ans sur Note : Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est une
moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant
cinq ont dormi sous une MII la nuit précédant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire. Dans les
l’interview. Dans les ménages avec au moins une EDS précédentes, la MII correspond à la Moustiquaire Imprégnée
à Longue Durée d'Action (MILDA).
MII, le pourcentage d’enfants ayant utilisé une
MII la nuit précédant l’interview est nettement plus élevé (78 %).
Parmi les femmes de 15–49 ans enceintes, 60 % avaient dormi sous une MII la nuit avant l’interview. Dans
les ménages disposant d’au moins une MII, ce pourcentage atteint 83 %.
39
Tableau 15 Utilisation des Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide (MII) par les enfants et les femmes enceintes
Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans qui, la nuit avant l’interview, ont dormi sous une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) ; et
parmi les enfants de moins de 5 ans des ménages avec, au moins, une MII, pourcentage ayant dormi sous une MII la nuit avant l’interview ;
parmi les femmes de 15–49 ans enceintes, pourcentage qui, la nuit avant l’interview, ont dormi sous une MII, et parmi les femmes enceintes
de 15–49 ans des ménages possédant, au moins, une MII, pourcentage ayant dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’interview, selon
certaines caractéristiques République Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Enfants de moins Femmes enceintes
Enfants de moins de 5 ans dans les Femmes enceintes de 15–49 ans dans les
de 5 ans dans tous ménages possédant de 15–49 ans dans tous ménages possédant au
les ménages au moins une MII1 les ménages moins une MII1
Pourcentage Pourcentage Pourcentage Pourcentage
ayant dormi ayant dormi ayant dormi ayant dormi
sous une sous une sous une sous une
MII1 la nuit MII1 la nuit MII1 la nuit Effectif de MII1 la nuit Effectif de
Caractéristique avant Effectif avant Effectif avant femmes avant femmes
sociodémographique l’interview d’enfants l’interview d’enfants l’interview enceintes l’interview enceintes
Résidence
Urbain 59,3 6 808 77,4 5 213 61,1 812 80,1 619
Rural 56,0 15 986 77,8 11 521 60,1 1 830 84,8 1 296
Province
Bas-Uele 51,2 334 75,5 227 79,7 34 89,9 30
Equateur 75,6 702 86,5 614 77,3 94 89,8 81
Haut-Katanga 82,8 1 485 87,1 1 413 75,8 169 85,2 150
Haut Lomami 84,9 759 86,8 742 88,1 102 90,7 99
Haut Uele 83,4 457 88,8 429 85,1 71 88,5 69
Ituri 35,6 1 052 59,3 630 33,9 122 56,5 73
Kasaï 40,0 936 69,6 537 55,1 117 80,0 80
Kasaï Central 35,9 1 035 65,3 570 30,0 119 60,5 59
Kasaï Oriental 62,4 707 71,1 620 69,2 103 85,3 84
Kinshasa 38,1 2 083 68,7 1 155 36,9 244 (63,9) 141
Kongo Central 56,9 1 104 89,6 701 54,7 118 (85,3) 76
Kwango 41,7 749 78,8 396 54,5 83 90,7 50
Kwilu 74,3 1 322 84,2 1 168 70,8 147 84,2 124
Lomami 56,8 735 72,3 578 61,3 82 81,2 62
Lualaba 71,6 1 049 78,2 960 68,4 132 85,8 105
Mai-Ndombe 88,4 370 92,0 356 90,4 46 93,4 45
Maniema 48,3 869 74,6 562 66,4 105 89,5 78
Mongala 80,0 536 88,5 484 78,9 67 93,1 57
Nord-Kivu 36,0 1 822 65,5 1 000 40,3 202 89,1 91
Nord Ubangi 85,7 343 86,9 339 89,5 37 91,1 37
Sankuru 33,1 430 76,1 187 28,2 48 (84,8) 16
Sud-Kivu 47,2 1 718 71,0 1 143 56,2 135 88,1 86
Sud Ubangi 75,5 705 79,9 666 80,2 92 86,1 86
Tanganyika 69,9 622 90,7 480 60,3 72 94,4 46
Tshopo 72,0 383 74,8 368 84,1 39 88,7 37
Tshuapa 55,7 485 66,0 409 67,9 60 76,2 54
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 46,8 5 336 75,1 3 329 50,9 549 81,7 342
Second 58,9 4 967 79,5 3 681 62,6 643 84,1 479
Moyen 63,1 4 751 79,0 3 797 67,7 582 87,4 451
Quatrième 61,2 4 347 77,4 3 438 66,7 459 85,7 357
Le plus élevé 56,2 3 394 76,7 2 490 52,4 409 74,6 287
Ensemble 57,0 22 795 77,7 16 734 60,4 2 641 83,3 1 915
Note : Le tableau est basé sur les enfants et les femmes enceintes ayant passé la nuit précédant l’interview dans le ménage. Les valeurs
entre parenthèses sont basées sur 25–49 cas non pondérés.
1
Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne
nécessite pas de traitement supplémentaire. Dans l’EDS 2013–14, ce type de moustiquaire correspond à la Moustiquaire Imprégnée à
Longue Durée d’Action (MIILDA).
L’infection palustre durant la grossesse est un problème majeur de santé publique en RDC, comportant des
risques importants pour la mère, le fœtus et le nouveau-né. Le traitement préventif intermittent du
paludisme pendant la grossesse (TPIg) est un protocole thérapeutique complet d’antipaludiques
40
administrés aux femmes enceintes au cours de visites prénatales de routine pour prévenir le paludisme. Le
TPIg permet de prévenir les épisodes de paludisme chez la mère, l’anémie maternelle et fœtale, la
parasitémie placentaire, le faible poids à la naissance et la mortalité néonatale.
Parmi les femmes de 15–49 ans ayant eu une naissance et/ou un mort-né au cours des deux années
précédant l’enquête, 43 % ont reçu au moins deux doses de SP/Fansidar et 22 % ont reçu un traitement
préventif intermittent (TPI) pendant la grossesse, soit au moins trois doses de SP/Fansidar (Tableau
16).
Dans les provinces, le pourcentage de femmes ayant reçu un TPI varie de 37 % à Kinshasa à 8 % dans
la province du Tanganyika.
Tableau 16 Utilisation du Traitement Préventif Intermittent (TPIg) par les femmes au cours de
la grossesse
Pourcentage de femmes de 15–49 ans ayant eu une naissance vivante et/ou un mort-né au cours des
2 années ayant précédé l’enquête qui ont reçu une dose ou plus de SP/Fansidar ; pourcentage qui ont
reçu deux doses ou plus de SP/Fansidar, et pourcentage en ayant reçu trois doses ou plus pendant la
grossesse ayant abouti à la dernière naissance vivante ou mort-né, selon certaines caractéristiques,
République Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Effectif de femmes
ayant eu une
naissance
vivante et/ou un
Pourcentage ayant Pourcentage ayant Pourcentage ayant mort-né au cours
reçu une dose ou reçu deux doses reçu trois doses des 2 années
Caractéristique plus de ou plus de ou plus de ayant précédé
sociodémographique SP/Fansidar SP/Fansidar SP/Fansidar l’enquête
NAISSANCES VIVANTES
Résidence
Urbain 76,2 53,3 28,9 2 601
Rural 58,7 39,0 18,7 5 885
Province
Bas-Uele 51,3 35,0 16,5 118
Equateur 55,8 35,2 14,6 233
Haut-Katanga 54,2 24,0 13,1 576
Haut Lomami 65,0 49,4 24,2 314
Haut Uele 82,7 65,2 36,4 131
Ituri 74,5 56,7 34,0 359
Kasaï 39,3 30,1 17,1 337
Kasaï Central 63,3 46,3 15,7 404
Kasaï Oriental 51,2 35,1 16,3 285
Kinshasa 89,4 68,3 36,8 866
Kongo Central 67,8 52,0 24,5 389
Kwango 68,0 46,6 16,3 265
Kwilu 79,6 66,5 30,4 481
Lomami 52,5 38,1 19,0 291
Lualaba 51,6 27,0 16,7 441
Mai-Ndombe 71,7 56,0 31,3 124
Maniema 46,5 24,2 11,7 364
Mongala 38,3 20,7 11,2 184
Nord-Kivu 77,5 53,0 29,2 654
Nord Ubangi 70,5 58,9 33,8 131
Sankuru 35,8 25,3 12,2 146
Sud-Kivu 76,0 35,4 17,6 574
Sud Ubangi 58,8 39,6 18,6 260
Tanganyika 39,1 21,9 7,8 240
Tshopo 52,6 32,9 14,3 141
Tshuapa 57,1 34,3 20,9 179
Quintiles de bien-
être économique
Le plus bas 47,2 31,2 13,9 1 972
Second 57,5 38,5 17,7 1 811
Moyen 69,3 47,0 22,5 1 715
Quatrième 73,1 50,7 28,5 1 693
Le plus élevé 80,2 54,6 30,3 1 295
Ensemble 64,1 43,4 21,9 8 486
MORT-NÉS
Ensemble 51,7 37,6 17,2 150
À suivre…
41
Tableau 16—Suite
Effectif de femmes
ayant eu une
naissance
vivante et/ou un
Pourcentage ayant Pourcentage ayant Pourcentage ayant mort-né au cours
reçu une dose ou reçu deux doses reçu trois doses des 2 années
Caractéristique plus de ou plus de ou plus de ayant précédé
sociodémographique SP/Fansidar SP/Fansidar SP/Fansidar l’enquête
NAISSANCES VIVANTES ET MORT-NÉS1
Ensemble 64,0 43,4 21,8 8 580
Note : Les mort-nés sont des décès fœtaux qui se sont produits après une grossesse de 28 semaines
ou plus. Quand la durée de la grossesse est déclarée en mois, les mort-nés sont des décès fœtaux qui
se sont produits après une grossesse de 7 mois ou plus.
1
Pour les femmes ayant eu une naissance vivante et un enfant mort-né dans les 2 années ayant
précédé l’enquête, les données sont calculées sur la naissance la plus récente seulement.
Le Tableau 17 présente les résultats concernant la recherche de soins, le diagnostic et le traitement des
enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre dans les deux semaines ayant précédé l’interview.
Parmi les enfants de moins 5 ans, 20 % ont eu de la fièvre dans les 2 semaines ayant précédé l’enquête.
Parmi les enfants ayant eu de la fièvre, des conseils ou un traitement ont été recherchés pour un peu
plus de la moitié d’entre eux et environ un sur cinq a eu un prélèvement de sang pour être testé.
Parmi les enfants ayant eu de la fièvre dans les 2 semaines avant l’interview et qui ont été traités avec
un antipaludique, 39 % ont reçu une CTA.
42
Tableau 17 Enfants ayant eu de la fièvre, recherche de soins, diagnostic et traitement contre la fièvre
Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre au cours des 2 semaines ayant précédé l’interview ; parmi les enfants de
moins de 5 ans ayant eu de la fièvre, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement, pourcentage à qui on a
prélevé du sang au doigt ou au talon ; et parmi les enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre et ayant pris un antipaludique,
pourcentage ayant pris une Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine (CTA), selon certaines caractéristiques, République
Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Parmi les enfants de moins
Parmi les enfants Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre
de moins de 5 ans de 5 ans ayant eu de la fièvre et ayant pris un antipaludique
Pourcentage
ayant eu de la Pourcentage Pourcentage à
fièvre au cours pour lesquels qui on a
des 2 on a recherché prélevé du
semaines des conseils sang au doigt Pourcentage
Caractéristique avant Effectif ou un ou au talon Effectif ayant pris une Effectif
sociodémographique l’interview d’enfants traitement1 pour être testé d’enfants CTA d’enfants
Résidence
Urbain 18,1 6 128 51.6 21,1 1 110 30,0 415
Rural 21,3 14 269 50.4 21,6 3 039 42,4 937
Province
Bas-Uele 22,1 292 40,9 8,5 65 (13,7) 19
Equateur 20,5 618 54,9 15,9 127 20,4 58
Haut-Katanga 16,1 1 344 45,2 25,1 216 32,9 104
Haut Lomami 23,0 697 47,5 30,7 160 46,5 76
Haut Uele 23,0 396 69,2 33,5 91 (48,9) 42
Ituri 18,1 858 38,6 31,1 155 (66,6) 32
Kasaï 17,2 827 49,4 19,2 143 10,7 46
Kasaï Central 31,4 940 58,4 25,2 295 49,1 115
Kasaï Oriental 36,8 645 43,7 12,7 238 15,8 66
Kinshasa 15,0 1 918 43,5 19,4 289 (24,9) 117
Kongo Central 9,3 969 (50,2) (28,6) 91 * 21
Kwango 17,1 680 47,1 23,9 116 (26,3) 32
Kwilu 16,2 1 211 44,4 22,4 196 (12,0) 75
Lomami 14,6 672 50,6 21,0 98 44,1 36
Lualaba 20,2 964 48,4 10,2 194 39,0 58
Mai-Ndombe 15,7 338 62,0 17,5 53 * 29
Maniema 39,3 785 56,2 18,3 309 52,6 127
Mongala 25,0 461 45,2 24,9 115 (48,7) 23
Nord-Kivu 20,5 1 716 66,4 21,2 351 (37,6) 69
Nord Ubangi 12,7 303 43,2 30,3 38 (75,4) 14
Sankuru 16,3 355 29,5 16,6 58 * 10
Sud-Kivu 24,2 1 448 57,5 20,2 351 (69,5) 54
Sud Ubangi 15,9 629 44,4 37,4 100 80,4 39
Tanganyika 15,4 542 51,2 22,5 84 (21,1) 28
Tshopo 25,2 351 47,6 22,0 88 38,8 30
Tshuapa 29,6 436 41,2 15,7 129 30,0 32
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 21,7 4 840 47,4 20,2 1 049 47,1 296
Second 21,8 4 328 47,5 21,3 945 40,7 297
Moyen 21,0 4 205 52,0 23,0 883 41,8 294
Quatrième 20,9 3 950 54,6 20,6 827 29,7 299
Le plus élevé 14,5 3 074 55,7 23,3 445 29,7 166
Ensemble 20,3 20 396 50,7 21,5 4 150 38,6 1 352
Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25–49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins
de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée.
1
Comprend les conseils ou traitements des sources suivantes : secteur public, secteur médical privé, ONG secteur médical privé,
boutique, marché et marchand ambulant de médicaments. Non compris les conseils ou traitement d’un praticien traditionnel.
Les enfants de 6–59 mois étaient éligibles pour le test du paludisme au moyen d’un test de détection rapide
(TDR) ; de manière plus spécifique, SD Bioline P.f/Pan. Presque tous les enfants éligibles ont été testés
(95 %).
Les résultats montrent que la prévalence du paludisme chez les enfants de 6–59 mois est de 33 %
(Tableau 18). Dans sept provinces de la RDC, pour plus de la moitié des enfants, le résultat au test
rapide de diagnostic du paludisme s’est avéré positif.
43
Tableau 18 Prévalence du paludisme chez les enfants
Prévalence du paludisme chez les enfants de 6–59 mois selon les
résultats du test TDR, en fonction de certaines caractéristiques,
République Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Prévalence du paludisme selon le TDR
Caractéristique
sociodémographique TDR positif Effectif d’enfants
Résidence
Urbain 17,1 2 909
Rural 39,2 7 104
Province
Bas-Uele 61,0 157
Equateur 21,7 318
Haut-Katanga 20,5 663
Haut Lomami 44,2 309
Haut Uele 20,4 184
Ituri 33,7 504
Kasaï 37,5 453
Kasaï Central 58,3 459
Kasaï Oriental 43,1 336
Kinshasa 5,1 793
Kongo Central 50,8 543
Kwango 50,2 355
Kwilu 29,6 529
Lomami 52,1 299
Lualaba 50,2 494
Mai-Ndombe 15,4 190
Maniema 57,4 385
Mongala 11,9 246
Nord-Kivu 8,5 698
Nord Ubangi 23,7 160
Sankuru 41,9 209
Sud-Kivu 22,6 770
Sud Ubangi 26,1 309
Tanganyika 44,8 279
Tshopo 43,8 161
Tshuapa 42,0 211
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 48,3 2 315
Second 39,5 2 207
Moyen 36,3 2 269
Quatrième 22,3 1 852
Le plus élevé 4,3 1 370
Ensemble 32,8 10 013
3.14 VIH
La connaissance du mode de transmission du VIH est essentielle pour permettre aux gens d’éviter de
contracter l’infection par le VIH, et cela est particulièrement vrai pour les jeunes gens, qui constituent une
population plus à risques dans la mesure où, à ces âges, les relations peuvent être de courte durée, avec des
partenaires sexuels multiples et des comportements à risques plus fréquents.
44
Un peu plus de deux jeunes femmes sur dix et environ un quart des jeunes hommes de 15–24 ans
connaissent les moyens de prévention du VIH (Tableau 19).
Les pourcentages de jeunes qui connaissent les moyens de prévention sont plus faibles parmi ceux de
15–19 ans que parmi les plus âgés, cela aussi bien chez les femmes que chez les hommes.
Parmi les femmes ou les hommes célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels, seulement 30 %
connaissent un moyen de prévention du VIH.
À suivre…
45
Tableau 19—Suite
Femme de 15–24 ans Homme de 15–24 ans
Pourcentage ayant Pourcentage ayant
une connaissance une connaissance
Caractéristique des moyens de Effectif des moyens de Effectif
sociodémographique prévention du VIH1 de femmes prévention du VIH1 d’hommes
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 9,1 2 048 15,2 784
Second 13,2 2 189 19,7 945
Moyen 17,8 2 293 21,3 1 064
Quatrième 26,8 2 668 29,3 1 045
Le plus élevé 35,3 3 011 38,7 1 167
Ensemble 15–24 21,8 12 209 25,7 5 006
1
Sont considérés comme connaissant les moyens de prévention du VIH, les enquêtés qui savent que l’utilisation
systématique du condom au cours des rapports sexuels et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire
sexuel fidèle et non infecté peuvent réduire les risques de contracter le VIH, ceux qui savent qu’une personne
apparemment en bonne santé peut, en fait, avoir le VIH et ceux qui rejettent les deux conceptions erronées les plus
courantes sur la transmission ou la prévention du VIH : le VIH peut être transmis par les piqûres de moustiques et
une personne peut devenir infectée en partageant les repas avec une personne qui a le VIH
Les informations sur le comportement sexuel sont importantes pour mettre en œuvre et effectuer le suivi
des programmes d’interventions pour contrôler la propagation du VIH. Parmi toutes les femmes de 15–49
ans, 4 % ont déclaré avoir eu au moins deux partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois et 20 % ont
eu des rapports sexuels avec une personne qui n’était ni le partenaire avec qui elles vivaient, ni leur époux
(Tableau 20.1) :
Parmi les femmes ayant eu au moins deux partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois, moins de
deux sur dix (14 %) ont utilisé des condoms au cours de leurs derniers rapports sexuels.
Seulement 13 % des femmes ayant déclaré avoir eu des rapports sexuels avec une personne qui n’était
ni le partenaire avec qui elles vivaient, ni leur époux ont utilisé des condoms au cours des derniers
rapports sexuels avec cette personne.
En moyenne, les femmes de 15–49 ans sexuellement actives ont eu 2,8 partenaires sexuels durant leur
vie.
46
Tableau 20.1 Partenaires sexuels multiples et rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois : Femme
Parmi toutes les femmes de 15–49 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers
mois et pourcentage ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec une personne qui n’était ni leur mari, ni le partenaire avec
qui elles vivaient ; parmi les femmes ayant eu, au cours des 12 derniers mois, plus d’un partenaire sexuel, pourcentage ayant déclaré qu’un
condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels ; parmi les femmes de 15–49 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des
12 derniers mois avec une personne qui n’était ni leur mari, ni le partenaire avec qui elles vivaient, pourcentage ayant déclaré qu’un condom avait
été utilisé au cours des derniers rapports sexuels avec cette personne ; Parmi les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels, nombre moyen de
partenaires sexuels sur la durée de vie, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, République Démocratique du Congo (RDC), 2023–
24
Parmi les femmes qui
ont eu des rapports
sexuels au cours des
Parmi les femmes 12 derniers mois avec
ayant eu 2 partenaires une personne qui
sexuels ou plus au n’était ni leur mari, ni le Parmi les femmes
cours des 12 derniers partenaire avec qui ayant déjà eu des
Parmi toutes les femmes mois elles vivaient rapports sexuels1
Pourcen-
tage ayant
eu des
rapports
sexuels au
cours des
12 derniers Pourcen- Pourcen-
mois avec tage ayant tage ayant
Pourcen- une déclaré déclaré
tage ayant personne qu’un qu’un
eu 2 qui n’était condom condom
partenaires ni leur mari, avait été avait été Nombre
sexuels ou ni le utilisé au utilisé au moyen de
plus au partenaire cours des cours des partenaires
cours des avec qui derniers derniers sexuels sur
Caractéristique 12 derniers elles Effectif de rapports Effectif de rapports Effectif de la durée Effectif de
sociodémographique mois vivaient femmes sexuels femmes sexuels femmes de vie femmes
Groupe d’âges
15–24 4,5 26,2 12 209 16,7 550 13,6 3 200 2,4 7 663
15–19 4,4 24,6 6 646 16,0 294 13,1 1 638 2,2 2 800
20–24 4,6 28,1 5 563 17,6 257 14,2 1 563 2,5 4 863
25–29 4,3 20,3 4 116 17,5 175 17,9 835 2,9 3 979
30–39 3,5 13,5 6 994 7,9 245 10,7 942 3,0 6 920
40–49 2,8 9,3 4 264 7,1 118 6,9 397 2,9 4 215
État matrimonial
Célibataire 5,8 40,0 9 418 20,2 543 15,3 3 765 2,9 4 677
Mariée/vivant ensemble 2,0 3,5 15 683 5,6 310 9,0 542 2,5 15 637
En rupture d’union 9,5 43,0 2 483 9,8 235 8,5 1 067 3,9 2 464
Résidence
Urbain 3,9 25,5 11 406 25,2 444 18,0 2 907 2,8 8 826
Rural 4,0 15,3 16 177 6,0 644 7,8 2 467 2,7 13 951
Province
Bas-Uele 5,3 22,2 309 13,0 16 9,3 69 4,5 276
Equateur 7,7 30,8 892 2,4 68 11,4 275 4,4 765
Haut-Katanga 6,9 20,9 1 635 23,2 113 15,6 341 2,1 1 370
Haut Lomami 5,9 21,6 796 7,6 47 6,0 172 2,5 694
Haut Uele 11,9 40,2 615 11,6 73 15,0 247 5,2 534
Ituri 5,1 22,5 1 291 11,5 66 12,3 290 3,7 1 120
Kasaï 1,4 10,0 1 002 * 14 0,9 100 1,4 810
Kasaï Central 2,6 9,7 1 039 (10,1) 27 19,5 101 1,6 821
Kasaï Oriental 1,4 4,3 871 * 12 (41,0) 38 1,2 622
Kinshasa 2,9 30,8 4 431 (27,8) 130 16,6 1 364 2,8 3 533
Kongo Central 1,3 22,0 1 719 * 22 15,1 378 3,0 1 474
Kwango 3,0 15,9 740 * 23 8,6 118 2,4 647
Kwilu 2,2 17,9 1 676 * 38 15,3 301 2,2 1 407
Lomami 0,8 5,5 715 * 6 25,0 39 1,5 570
Lualaba 5,5 15,2 1 001 0,1 55 3,9 152 3,2 867
Mai-Ndombe 3,5 19,1 441 (9,0) 15 16,3 84 2,6 409
Maniema 4,0 9,3 758 (0,0) 30 6,6 71 2,6 676
Mongala 6,2 17,9 496 (4,4) 31 8,9 89 3,6 444
Nord-Kivu 4,4 18,5 2 219 19,2 98 16,8 411 2,2 1 768
Nord Ubangi 1,7 14,1 339 * 6 8,8 48 2,3 298
Sankuru 4,0 11,3 381 (0,0) 15 8,3 43 2,1 347
Sud-Kivu 3,5 11,1 1 871 (25,0) 66 12,4 208 2,3 1 285
Sud Ubangi 2,7 17,1 769 (13,8) 20 4,2 131 3,2 677
Tanganyika 0,7 7,6 634 * 4 6,4 48 1,8 545
Tshopo 6,3 20,9 442 1,1 28 5,9 93 3,2 366
Tshuapa 13,0 32,6 502 6,6 65 3,3 164 7,7 454
Niveau d’instruction
Aucun 3,0 11,3 4 067 3,2 121 6,1 462 2,7 3 807
Primaire 4,6 12,8 6 488 5,7 296 5,7 831 2,8 5 693
Secondaire 4,0 22,7 15 199 18,7 604 13,9 3 453 2,7 11 751
Supérieur 3,7 34,4 1 828 24,7 67 25,0 629 2,9 1 527
À suivre…
47
Tableau 20.1—Suite
Parmi les femmes qui
ont eu des rapports
sexuels au cours des
Parmi les femmes 12 derniers mois avec
ayant eu 2 partenaires une personne qui
sexuels ou plus au n’était ni leur mari, ni le Parmi les femmes
cours des 12 derniers partenaire avec qui ayant déjà eu des
Parmi toutes les femmes mois elles vivaient rapports sexuels1
Pourcen-
tage ayant
eu des
rapports
sexuels au
cours des
12 derniers Pourcen- Pourcen-
mois avec tage ayant tage ayant
Pourcen- une déclaré déclaré
tage ayant personne qu’un qu’un
eu 2 qui n’était condom condom
partenaires ni leur mari, avait été avait été Nombre
sexuels ou ni le utilisé au utilisé au moyen de
plus au partenaire cours des cours des partenaires
cours des avec qui derniers derniers sexuels sur
Caractéristique 12 derniers elles Effectif de rapports Effectif de rapports Effectif de la durée Effectif de
sociodémographique mois vivaient femmes sexuels femmes sexuels femmes de vie femmes
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 3,3 12,4 4 978 3,8 164 6,1 618 2,6 4 320
Second 4,2 16,3 5 057 5,8 212 7,8 827 2,8 4 411
Moyen 4,4 18,1 5 175 8,4 228 10,6 935 2,9 4 388
Quatrième 4,4 22,1 5 706 19,3 250 14,3 1 261 2,7 4 647
Le plus élevé 3,5 26,0 6 667 27,5 234 19,2 1 734 2,8 5 011
Ensemble 3,9 19,5 27 583 13,8 1 088 13,3 5 374 2,8 22 778
Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25–49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25
cas non pondérés et qu’elle a été supprimée.
1
Les moyennes sont calculées en excluant les enquêtées qui ont donné des réponses non numériques.
Parmi tous les hommes de 15–59 ans, 23 % ont déclaré avoir eu au moins deux partenaires sexuelles
au cours des 12 derniers mois et 38 % ont eu des rapports sexuels avec une personne qui n’était ni la
partenaire avec qui ils vivaient, ni leur épouse (Tableau 20.2).
Bien que les hommes soient proportionnellement plus nombreux que les femmes à avoir eu des
rapports sexuels avec au moins deux partenaires au cours des 12 derniers mois, le pourcentage
d’utilisation du condom n’est guère plus élevé que parmi les femmes.
Parmi les hommes de 15–59 ans ayant eu des rapports sexuels avec une personne qui n’était ni la
partenaire avec qui ils vivaient, ni leur épouse, environ un sur cinq ont utilisé des condoms au cours
des derniers rapports sexuels avec cette personne.
Les hommes de 15–59 ans ayant déclaré avoir déjà eu des rapports sexuels ont eu en moyenne 11,4
partenaires sexuelles sur la durée de vie.
48
Tableau 20.2 Partenaires sexuels multiples et rapport sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois : Homme
Parmi tous les hommes de 15–49 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d’une partenaire sexuelle au cours des 12 derniers
mois et pourcentage ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec une personne qui n’était ni leur épouse, ni la partenaire
avec qui ils vivaient ; parmi ceux ayant eu plus d’une partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant déclaré qu’un condom
avait été utilisé au cours de ces derniers rapports sexuels ; parmi les hommes de 15–49 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12
derniers mois avec une personne qui n’était ni leur épouse, ni la partenaire avec qui ils vivaient, pourcentage ayant déclaré qu’un condom avait
été utilisé au cours des derniers rapports sexuels avec cette personne ; parmi les hommes ayant déjà eu des rapports sexuels, nombre moyen de
partenaires sur la durée de vie, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, République Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Parmi les hommes
ayant eu des rapports
sexuels au cours des
12 derniers mois avec
Parmi les hommes une personne qui
ayant eu 2 partenaires n’était ni leur épouse, ni Parmi les hommes
ou plus au cours des la partenaire avec qui ayant déjà eu des
Parmi tous les hommes 12 derniers mois ils vivaient rapports sexuels1
Pourcen-
tage ayant
eu des
rapports
sexuels au Pourcen-
cours des tage ayant
12 derniers Pourcen- déclaré
mois avec tage ayant qu’un
une déclaré condom
Pourcen- personne qu’un avait été
tage ayant qui n’était ni condom utilisé au
eu 2 leur avait été cours des Nombre
partenaires épouse, utilisé au derniers moyen de
ou plus au ni la cours des rapports partenaires
cours des partenaire derniers sexuels sexuels sur
Caractéristique 12 derniers avec qui ils Effectif rapports Effectif avec cette Effectif la durée Effectif
sociodémographique mois vivaient d’hommes sexuels d’hommes personne d’hommes de vie d’hommes
Groupe d’âges
15–24 17,9 47,4 5 006 19,5 894 20,9 2 373 6,6 2 972
15–19 12,1 37,2 3 020 21,2 366 19,7 1 123 4,6 1 310
20–24 26,6 62,9 1 986 18,3 528 21,9 1 250 8,2 1 661
25–29 30,9 51,2 1 525 12,6 472 23,2 780 11,0 1 407
30–39 28,5 32,9 2 717 7,1 773 23,8 894 12,5 2 521
40–49 23,3 25,1 2 091 8,6 488 26,9 526 15,2 1 931
État matrimonial
Célibataire 18,0 54,2 5 349 23,6 965 22,3 2 899 6,4 3 236
Marié/vivant ensemble 27,0 24,7 5 625 5,3 1 520 23,7 1 392 13,1 5 258
En rupture d’union 39,0 77,3 365 15,9 142 19,2 282 18,5 336
Type d’union
En union polygame 55,8 25,0 765 2,1 427 16,1 192 17,9 719
En union non polygame 22,5 24,7 4 860 6,6 1 092 24,9 1 200 12,4 4 539
Non actuellement en
union 19,4 55,7 5 714 22,6 1 107 22,0 3 181 7,5 3 572
Résidence
Urbain 19,6 43,9 4 398 23,2 862 33,0 1 933 9,8 3 275
Rural 25,4 38,0 6 941 7,4 1 765 14,8 2 640 11,5 5 556
Province
Bas-Uele 51,1 54,4 139 5,1 71 7,6 76 18,4 117
Equateur 23,3 47,9 445 7,6 104 12,8 213 12,5 261
Haut-Katanga 13,4 31,9 658 23,2 88 20,4 210 9,2 504
Haut Lomami 22,1 34,9 345 14,7 76 19,7 121 9,5 271
Haut Uele 35,5 48,7 219 13,5 78 19,8 107 20,1 166
Ituri 21,6 45,8 578 20,9 125 26,1 264 11,5 437
Kasaï 15,4 31,8 481 1,5 74 10,5 153 6,4 308
Kasaï Central 22,5 29,7 405 13,1 91 29,3 120 8,9 297
Kasaï Oriental 17,8 20,1 322 18,8 57 70,6 65 5,4 186
Kinshasa 14,3 46,0 1 676 19,2 239 30,9 770 8,4 1 342
Kongo Central 25,7 42,3 614 2,5 158 13,2 259 9,1 546
Kwango 5,7 23,2 284 * 16 8,8 66 20,5 230
Kwilu 11,6 33,1 709 8,2 82 24,7 234 5,3 544
Lomami 15,4 17,2 310 15,4 48 24,2 53 6,4 236
Lualaba 32,7 39,8 484 14,5 159 25,1 193 10,3 419
Mai-Ndombe 33,4 57,4 235 16,0 78 20,1 135 12,2 219
Maniema 36,4 44,0 364 9,4 132 25,5 160 13,9 286
Mongala 46,7 63,6 240 2,7 112 6,3 153 17,0 203
Nord-Kivu 29,9 45,5 817 28,5 244 32,5 371 11,8 586
Nord Ubangi 37,4 47,6 156 14,1 58 18,7 74 20,2 137
Sankuru 26,5 23,3 155 0,0 41 5,0 36 7,1 136
Sud-Kivu 23,6 39,2 677 2,7 160 20,8 265 9,4 528
Sud Ubangi 44,7 53,0 302 9,7 135 21,0 160 23,9 267
Tanganyika 17,7 32,0 287 3,9 51 10,9 92 11,2 257
Tshopo 33,9 50,9 231 16,2 78 25,1 117 13,3 183
Tshuapa 33,9 50,4 207 0,0 70 3,3 105 13,4 166
À suivre…
49
Tableau 20.2—Suite
Parmi les hommes
ayant eu des rapports
sexuels au cours des
12 derniers mois avec
Parmi les hommes une personne qui
ayant eu 2 partenaires n’était ni leur épouse, ni Parmi les hommes
ou plus au cours des la partenaire avec qui ayant déjà eu des
Parmi tous les hommes 12 derniers mois ils vivaient rapports sexuels1
Pourcen-
tage ayant
eu des
rapports
sexuels au Pourcen-
cours des tage ayant
12 derniers Pourcen- déclaré
mois avec tage ayant qu’un
une déclaré condom
Pourcen- personne qu’un avait été
tage ayant qui n’était ni condom utilisé au
eu 2 leur avait été cours des Nombre
partenaires épouse, utilisé au derniers moyen de
ou plus au ni la cours des rapports partenaires
cours des partenaire derniers sexuels sexuels sur
Caractéristique 12 derniers avec qui ils Effectif rapports Effectif avec cette Effectif la durée Effectif
sociodémographique mois vivaient d’hommes sexuels d’hommes personne d’hommes de vie d’hommes
Niveau d’instruction
Aucun 20,2 29,7 451 6,1 91 13,5 134 11,2 382
Primaire 24,3 35,6 1 791 11,5 435 17,4 637 11,9 1 360
Secondaire 23,9 41,3 7 861 11,7 1 881 20,8 3 250 10,8 6 052
Supérieur 17,8 44,6 1 237 25,0 221 40,8 552 9,9 1 036
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 22,7 33,4 1 945 4,4 441 10,6 649 11,5 1 537
Second 26,4 41,2 2 207 6,7 583 14,9 909 11,4 1 819
Moyen 27,2 40,4 2 361 11,6 642 17,7 953 12,6 1 834
Quatrième 23,8 41,7 2 215 17,8 526 31,2 923 10,3 1 676
Le plus élevé 16,6 43,6 2 611 24,1 434 32,4 1 138 8,8 1 964
Total 15–49 23,2 40,3 11 339 12,6 2 627 22,5 4 573 10,9 8 830
50–59 18,6 16,0 1 342 4,6 250 16,8 214 15,4 1 192
Ensemble 15–59 22,7 37,8 12 681 11,9 2 877 22,3 4 787 11,4 10 022
Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée.
1
Les moyennes sont calculées en excluant les enquêtés qui ont donné des réponses non numériques.
Les programmes de dépistage du VIH diagnostiquent les personnes vivant avec le VIH afin qu’elles
puissent être orientées vers des soins et accéder à la thérapie antirétrovirale (TAR). La connaissance du
statut sérologique aide les personnes séronégatives à réduire leurs risques et à rester négative.
Parmi toutes les femmes de 15–49 ans, 26 % ont déjà fait un test de VIH, 25 % ont fait un test du VIH
et ont reçu le résultat et seulement 1 % n’ont pas eu connaissance du résultat. En outre, 8 % ont fait un
test du VIH au cours des 12 derniers mois et ont reçu le résultat (Tableau 21.1). Ces femmes
connaissent donc leur statut récent vis à vis du VIH.
Un peu plus de six femmes sur dix parmi celles qui ont atteint le niveau supérieur ont déjà fait un test
du VIH et ont reçu le résultat contre seulement 12 % de celles sans niveau d’instruction.
50
Tableau 21.1 Couverture du test du VIH antérieur à l’enquête : Femme
Répartition (en %) des femmes de 15–49 ans selon qu’elles ont fait, ou non, un test du VIH et selon qu’elles ont reçu, ou non, les résultats du
dernier test ; pourcentage de femmes de 15–49 ans ayant déjà fait un test du VIH et pourcentage de femmes ayant fait un test du VIH au cours
des 12 derniers mois et ayant reçu les résultats du dernier test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, République
Démocratique du Congo (RDC), 2023–24
Répartition (en %) des femmes selon Pourcentage
qu’elles ont fait, ou non, un test du VIH et ayant fait un
selon qu’elles ont reçu, ou non, test du VIH au
les résultats du dernier test cours des 12
A fait un test derniers mois
A fait un test du VIH mais N’a jamais fait Pourcentage et ayant reçu
Caractéristique du VIH et a n’a pas reçu le de test du ayant déjà fait le résultat du Effectif de
sociodémographique reçu le résultat résultat VIH1 Ensemble un test du VIH dernier test femmes
Groupe d’âges
15–24 12,3 0,9 86,8 100,0 13,2 5,5 12 209
15–19 5,2 0,4 94,4 100,0 5,6 2,7 6 646
20–24 20,8 1,5 77,7 100,0 22,3 8,8 5 563
25–29 36,1 2,3 61,7 100,0 38,3 12,3 4 116
30–39 36,5 1,7 61,8 100,0 38,2 12,2 6 994
40–49 32,0 1,5 66,5 100,0 33,5 7,0 4 264
État matrimonial
Célibataire 13,8 0,5 85,7 100,0 14,3 4,8 9 418
A déjà eu des rapports
sexuels 23,7 1,0 75,3 100,0 24,7 7,4 4 705
N’a jamais eu de rapports
sexuels 3,8 0,1 96,0 100,0 4,0 2,1 4 713
Mariée/vivant ensemble 30,4 1,9 67,7 100,0 32,3 10,5 15 683
En rupture d’union 33,6 1,5 64,9 100,0 35,1 9,6 2 483
Résidence
Urbain 38,8 1,2 60,0 100,0 40,0 12,7 11 406
Rural 15,3 1,5 83,2 100,0 16,8 5,4 16 177
Province
Bas-Uele 18,0 3,5 78,5 100,0 21,5 7,0 309
Equateur 18,0 1,7 80,2 100,0 19,8 6,0 892
Haut-Katanga 34,4 0,2 65,4 100,0 34,6 13,6 1 635
Haut Lomami 7,0 0,2 92,8 100,0 7,2 2,4 796
Haut Uele 40,6 4,0 55,4 100,0 44,6 15,3 615
Ituri 18,5 4,7 76,8 100,0 23,2 7,4 1 291
Kasaï 5,6 0,1 94,3 100,0 5,7 1,5 1 002
Kasaï Central 12,4 1,7 85,9 100,0 14,1 3,7 1 039
Kasaï Oriental 26,4 0,4 73,2 100,0 26,8 8,8 871
Kinshasa 47,4 1,3 51,3 100,0 48,7 12,8 4 431
Kongo Central 18,9 1,3 79,8 100,0 20,2 4,6 1 719
Kwango 9,3 0,8 89,9 100,0 10,1 3,3 740
Kwilu 15,5 0,2 84,3 100,0 15,7 6,0 1 676
Lomami 11,4 1,1 87,5 100,0 12,5 6,1 715
Lualaba 19,4 2,3 78,3 100,0 21,7 7,1 1 001
Mai-Ndombe 11,6 0,1 88,3 100,0 11,7 1,9 441
Maniema 11,7 0,9 87,4 100,0 12,6 5,3 758
Mongala 8,3 0,5 91,3 100,0 8,7 3,0 496
Nord-Kivu 40,9 2,7 56,4 100,0 43,6 16,3 2 219
Nord Ubangi 12,1 0,1 87,8 100,0 12,2 5,0 339
Sankuru 2,7 0,2 97,1 100,0 2,9 0,3 381
Sud-Kivu 39,8 1,6 58,6 100,0 41,4 15,1 1 871
Sud Ubangi 12,6 1,0 86,4 100,0 13,8 3,8 769
Tanganyika 4,1 0,9 95,0 100,0 5,0 1,9 634
Tshopo 25,1 1,7 73,2 100,0 26,8 7,5 442
Tshuapa 3,9 0,3 95,8 100,0 4,2 1,3 502
Niveau d’instruction
Aucun 12,3 1,9 85,8 100,0 14,2 4,2 4 067
Primaire 17,2 1,4 81,4 100,0 18,6 5,9 6 488
Secondaire 27,4 1,2 71,4 100,0 28,6 8,9 15 199
Supérieur 61,6 1,6 36,8 100,0 63,2 22,7 1 828
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 7,0 1,1 91,9 100,0 8,1 2,6 4 978
Second 11,5 1,2 87,3 100,0 12,7 3,6 5 057
Moyen 19,2 2,0 78,8 100,0 21,2 7,3 5 175
Quatrième 34,2 1,9 63,9 100,0 36,1 12,4 5 706
Le plus élevé 45,4 0,9 53,7 100,0 46,3 13,9 6 667
Ensemble 25,0 1,4 73,6 100,0 26,4 8,4 27 583
1
Y compris les enquêtées qui n’ont pas entendu parler du VIH ou qui ont refusé de répondre aux questions sur le test
51
Parmi tous les hommes de 15–59 ans, 23 % ont déjà fait un test du VIH, 22 % ont fait un test du VIH
et ont reçu le résultat et seulement moins d’un pour cent n’ont pas eu connaissance du résultat. En
outre, 8 % ‘ont fait un test du VIH au cours des 12 derniers mois et ont reçu le résultat (Tableau 21.2)
et connaissent donc leur statut récent vis à vis du VIH.
Près de quatre hommes sur dix ayant le niveau supérieur ont déjà fait un test du VIH et ont reçu le
résultat contre seulement 7 % parmi ceux sans niveau d’instruction.
À suivre…
52
Tableau 21.2—Suite
Répartition (en %) des hommes selon qu’ils Pourcentage
ont fait, ou non, un test du VIH et selon qu’ils ayant fait un
ont reçu, ou non, les résultats du dernier test test du VIH au
cours des 12
A fait un test derniers mois
A fait un test du VIH mais N’a jamais fait Pourcentage et ayant reçu
Caractéristique du VIH et a n’a pas reçu le de test du ayant déjà fait le résultat du Effectif
sociodémographique reçu le résultat résultat VIH1 Ensemble un test du VIH dernier test d’hommes
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 6,9 0,4 92,6 100,0 7,4 2,6 1 945
Second 12,4 0,3 87,3 100,0 12,7 5,0 2 207
Moyen 16,6 0,4 83,1 100,0 16,9 7,0 2 361
Quatrième 25,7 0,9 73,4 100,0 26,6 8,6 2 215
Le plus élevé 37,0 1,6 61,4 100,0 38,6 12,5 2 611
Total 15–49 20,6 0,7 78,7 100,0 21,3 7,4 11 339
50–59 30,9 1,6 67,5 100,0 32,5 7,7 1 342
Ensemble 15–59 21,7 0,8 77,5 100,0 22,5 7,5 12 681
1
Y compris les enquêtés qui n’ont pas entendu parler du VIH ou qui ont refusé de répondre aux questions sur le VIH
L’EDS RDC 2023–24 a offert aux personnes enquêtées la possibilité de faire mesurer leur tension
artérielle dans le cadre de l’enquête. Veuillez consulter le chapitre 1 de ce rapport pour une description des
méthodes utilisées pour mesurer la tension artérielle.
Hypertension
Les personnes enquêtées ont été classées comme souffrant d’hypertension
s’ils avaient une tension artérielle systolique de 140 mm Hg ou plus ou une
pression artérielle diastolique de 90 mm Hg ou plus au moment de l’enquête
ou s’ils prenaient des médicaments antihypertenseurs pour contrôler leur
tension artérielle. L’hypertension artérielle était classée de grade 1, 2 ou 3,
selon les seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS
1999).
Niveau de la pression Systolique (mm Diastolique (mm
artérielle Hg) Hg)
Optimal <120 ET <80
Normal 120–129 OU 80–84
Normal élevé 130–139 OU 85–89
Niveau de l’hypertension
Grade 1, Légèrement élevé 140–159 OU 90–99
Grade 2, Modérément élevé 160–179 OU 100–109
Grade 3, Très élevé 180+ OU 110+
Remarque : Les personnes dont la tension artérielle se classait dans deux
catégories différentes en fonction de leurs niveaux systolique et diastolique
moyens ont été classés selon la catégorie de tension artérielle la plus
élevée dans laquelle ils se situaient selon l’une ou l’autre des deux
mesures.
Échantillon : Femmes âgés de 15 à 49 ans et hommes âgés de 15 à 59 ans
Parmi les personnes testées, 9 % des femmes de 15–49 ans, 14 % des hommes de 15–49 ans et 29 % des
hommes de 50–59 ans ont été classés comme ayant de l’hypertension au cours de l’EDS 2023–24
(Tableau 22).
Globalement, la prévalence de l’hypertension artérielle est plus élevée parmi les hommes que parmi
les femmes.
53
La prévalence de l’hypertension artérielle est plus élevée chez les femmes du milieu urbain, les
femmes ayant le niveau d’instruction supérieur et parmi celles dont le ménage est classé dans le
quintile de bien-être économique le plus élevé.
Chez les hommes de 15–49 ans, la prévalence de l’hypertension est plus élevée chez les hommes sans
instruction et ceux avec un niveau d’instruction supérieur.
Les résultats par province montrent une prévalence plus élevée que la moyenne nationale dans le Haut
Uele pour les femmes et dans le Sankuru pour les hommes.
Parmi les femmes n’ayant pas reçu de diagnostic d’hypertension par un prestataire de santé,7 % ont
une tension artérielle trop élevée.
À suivre…
54
Tableau 22—Suite
Femme Homme
Caractéristique Prévalence de Effectif Prévalence de Effectif
sociodémographique l’hypertension1 de femmes l’hypertension1 d’hommes
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 7,1 2 474 13,3 1 897
Second 7,9 2 500 12,6 2 131
Moyen 8,4 2 693 14,1 2 290
Quatrième 9,3 2 905 15,1 2 080
Le plus élevé 12,4 3 259 14,9 2 456
Total 15–49 9,2 13 830 14,1 10 853
50–59 na na 29,1 1 275
Ensemble 15–59 na na 15,6 12 128
na = non applicable
1
Une personne est classée comme souffrant d’hypertension si, au moment de l’enquête, elle avait un niveau moyen de TAS
de 140 mm Hg ou plus, ou un niveau moyen de TAD de 90 mm Hg ou plus, or prenait actuellement des hypertenseurs. Le
terme hypertension tel qu’il est utilisé dans ce tableau ne peut pas être considéré comme un diagnostic clinique de la maladie ;
il doit plutôt être interprété comme une description statistique de la population interviewée au moment de l’enquête.
Comme pour la tension artérielle, L’EDS RDC 2023–24 a offert aux personnes enquêtées la possibilité de
faire tester leur niveau d’hémoglobine glyquée dans le cadre de l’enquête. Le chapitre 1 de ce rapport
présente une description des méthodes utilisées pour le test de l’hémoglobine glyquée. Le dosage de
l’hémoglobine glyquée (HbA1c) est le reflet le plus simple du taux moyen de glycémie. Exprimée en
pourcentage, l’hémoglobine glyquée est fonction de l’équilibre glycémique des deux à trois mois
précédents.
Diabète
Les personnes enquêtées ont été classées comme souffrant de diabète si
elles avaient un niveau d’hémoglobine glyquée supérieur ou égal à 6,5 %.
Échantillon : Femmes âgés de 15–49 ans et hommes âgés de 15–59 ans
En RDC, 4 % des femmes âgées de 15–49 ans et des hommes de 15–49 ans ainsi que 10 % des hommes de
50–59 ans ont été classés comme étant diabétiques au cours de l’EDS 2023–24 (Tableau 23).
Comme pour l’hypertension artérielle, la prévalence du diabète est plus élevée chez les femmes du
milieu urbain, celles dont le ménage est classé dans le quintile de bien-être économique le plus élevé et
elle a tendance à augmenter progressivement avec le niveau d’instruction.
Chez les hommes de 15–49 ans, la prévalence du diabète est, comme chez les femmes, plus élevée en
milieu urbain, parmi les hommes sans instruction, parmi ceux avec un niveau d’instruction supérieur,
ainsi que parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile de bien-être économique le plus élevé.
Les femmes et les hommes de Kinshasa se distinguent par des prévalences du diabète les plus élevées.
Parmi les femmes et les hommes n’ayant pas reçu de diagnostic de diabète par un prestataire de santé,
respectivement 4 % et 3 % souffrent de cette maladie.
55
Tableau 23 Prévalence du diabète sucré chez les femmes et les hommes
Parmi les femmes et les hommes de 15–49 ans, prévalence du diabète sucré, selon certaines
caractéristiques sociodémographiques, RDC, EDS 2023–24
Femme Homme
Prévalence du Prévalence du
Caractéristique diabète (HbA1c Effectif de diabète (HbA1c Effectif
sociodémographique ≥ 6.5%)1 femmes ≥ 6.5%)1 d’hommes
Groupe d’âges
15–19 3,2 3 126 2,8 1 084
20–24 2,8 2 761 2,6 1 843
25–29 4,1 1 992 1,9 1 411
30–34 3,3 1 739 4,0 1 163
35–39 5,7 1 712 4,7 1 367
40–44 5,7 1 166 4,4 1 115
45–49 4,5 991 5,7 813
A déjà reçu un diagnostic
de diabète par un
prestataire de santé
Oui 17,3 175 20,6 80
Non 3,7 13 311 3,4 8 716
Résidence
Urbain 6,3 5 450 5,4 3 246
Rural 2,3 8 037 2,5 5 550
Province
Bas-Uele 4,9 151 5,2 119
Equateur 1,9 458 2,5 375
Haut-Katanga 4,6 885 4,8 544
Haut Lomami 2,5 399 1,8 266
Haut Uele 3,5 234 3,6 159
Ituri 2,4 689 1,9 467
Kasaï 3,6 521 2,9 365
Kasaï Central 1,3 522 1,8 310
Kasaï Oriental 1,4 453 1,4 246
Kinshasa 9,5 1 907 7,0 1 269
Kongo Central 2,3 876 4,9 481
Kwango 0,5 379 1,6 235
Kwilu 2,4 811 4,4 521
Lomami 0,5 375 1,3 248
Lualaba 2,4 532 1,8 395
Mai-Ndombe 3,9 247 1,3 204
Maniema 1,1 383 2,7 290
Mongala 5,6 244 2,9 192
Nord-Kivu 3,6 1 041 4,8 563
Nord Ubangi 2,5 184 0,9 130
Sankuru 3,9 205 1,2 92
Sud-Kivu 6,6 881 3,3 484
Sud Ubangi 1,7 388 2,8 269
Tanganyika 1,7 311 1,7 235
Tshopo 2,6 217 2,8 187
Tshuapa 4,5 195 2,8 151
Niveau d’instruction
Aucun 2,1 2 184 3,7 400
Primaire 2,6 3 110 1,8 1 352
Secondaire 4,6 7 419 3,5 5 956
Supérieur 6,8 774 6,1 1 089
Quintiles de bien-être
économique
Le plus bas 2,3 2 445 1,6 1 582
Second 2,1 2 481 2,8 1 779
Moyen 2,0 2 616 2,4 1 820
Quatrième 3,4 2 836 3,5 1 683
Le plus élevé 8,5 3 107 6,9 1 932
Total 15–49 3,9 13 486 3,5 8 797
50–59 na na 10,3 1 225
Ensemble 15–59 na na 4,4 10 021
na = non applicable
1
Une personne est classée comme souffrant diabète sucré si, au moment de l’enquête, son niveau
d’hémoglobine glyquée était supérieur ou égal à 6,5 %.
56
RÉFÉRENCES
Bradley, S.E.K., T.N. Croft, J.D. Fishel, and C.F. Westoff. 2012. Revising Unmet Need for Family
Planning. DHS Analytical Studies No. 25. Calverton, Maryland, USA : ICF International.
Chaparro C. M., an Suchdev P. S. 2019. Anemia Epidemiology, Pathophysiology, and Etiology in Low-
and Middle-income Countries. Annals of the New York Academy of Sciences. 1450(1) :15–31. doi :
10.1111/nyas.14092.
Haider, B. A., I. Olofin, M. Wang, D. Spiegelman, M. Ezzati, and W. W. Fawzi. 2013. “Anaemia, Prenatal
Iron Use, and Risk of Adverse Pregnancy Outcomes : Systematic Review and Meta-Analysis.” BMJ 346 :
f3443. https ://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23794316.
Van Lerberghe, W., and V. De Brouwere. 2001. “Of Blind Alleys and Things That Have Worked :
History’s Lessons on Reducing Maternal Mortality.” In : De Brouwere, V., and W. Van Lerberghe, eds,
Safe Motherhood Strategies : A Recent Review of the Evidence. Antwerp : ITG Press, 7–33.
World Health Organization (WHO). 2003. World Health Report 2003. Geneva : WHO.
World Health Organization (WHO). 2006a. Standards for Maternal and Neonatal Care. Geneva : WHO.
World Health Organization (WHO). 2006b. Child Growth Standards. Geneva, Switzerland : WHO.
https ://www.who.int/childgrowth/standards/Technical_report.pdf.
World Health Organization (WHO) and United Nations Children’s Fund (UNICEF). 2021. Indicators for
Assessing Infant and Young Child Feeding Practices : Definitions and Measurement Methods. Geneva :
World Health Organization. https ://www.who.int/publications/i/item/9789240018389.
57