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Pouvoirs et responsabilités du Président

Droit constitutionnel 1ere année

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Dominique Salloum
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Pouvoirs et responsabilités du Président

Droit constitutionnel 1ere année

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Droit constitutionnel

13 Mai partiel
15/01
Titre 1. Un exécutif dominant.
Chapitre 1. Le Président de la République.
Premier PDR : suffrage universel direct masculin 1848 = Louis Napoléon Bonaparte

Section 1. Missions et statut du Président de la République.

§1. Les missions en faisant un véritable chef de l’État.


Art 5 C° : «Le président de la Rép veille au respect de la C°. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement
régulier des pouvoirs publics ainsi la continuité de l’État.
Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités»
GDG représente la France libre (discours à Bayeux)
-Gardien
-Arbitre = au dessous des parties politique, de la masse pour faire en sorte que le pays avance (la dissolution
est un pouvoir d’arbitrage
-Garant = envoie de l’armée si non respect des traités internationaux (défense et affaires étrangères, détient le
bouton bombe nucléaire = force dissuasive)
Michel Debré a dit « le PDR est la clé de voûte de l’édifice constitutionnel» car il est titulaire, et doit
incarner l’article 5. Conseil Constitutionnel = gardien de la C°
A partir de 1965, le PDR peut être élu au suffrage universel direct
En 1958, le PDR va éviter 5 attentats

Révision constitutionnelle art 11 = le PDR va pouvoir être élu au suffrage universel direct

§2. L'exercice du mandat présidentiel.

A/ Le problème résolu de la durée du mandat présidentiel.


1°) Le septennat.
Au départ, l’article 6 prévoit que le PDR est élu pour 7 ans sans limite de mandat.
Depuis 1875, il est ancré
Napoléon va essayer de réviser la C° pour changer les limites de mandat (mais C° rigide donc n’arrive pas à
réviser). Il effectue donc un Coup d’État (1852=second empire)

2°) La réduction du mandat présidentiel à 5 ans.


Proposé lors de la cohabitation François Mitterrand (2ème cohabitation avec Balladur) et Jacques Chirac (3
ème cohabitation avec Lionel Jospin (7ans trop long, grâce au quinquennat il n’y aura plus de cohabitation)
16% de vote blanc ou nul
70% d’abstention
Révision de 2000 = principe de 5 ans mais pas de limite de mandats
Révision de 2008 = pas + de 2 mandats consécutifs

B/ La cessation des fonctions.

→Fin de mandat, mais cela peut s’arrêter de manière prématuré lorsque le conseil constitutionnel
constate un empêchement définitif qui ouvre une période de vacance (démission, mort, captivité) et
l’intérim (le président du sénat)

1°) L'échéance du mandat présidentiel : la vacance et l'empêchement


→ la fonction présidentielle est privée de son titulaire.L'impossibilité définitive pour le Président d'exercer
ses fonctions.Ouverture d'une période d'intérim

2°) La suppléance du Président de la République.


→Hypothèse où le Président de la République est remplacé par le Premier ministre pour une courte absence
Il faut une délégation expresse et un ordre du jour déterminé donc le chef d’État dit au 1 er ministre qui peut
décider mais que sur certain domaine.

3°) L'intérim du Président de la République


→Hypothèse où le Président de du Sénat exerce les fonctions du Président de la République en cas de
vacance
Déjà arrivé à 2 reprises : général de gaule démissionne en 1962 puis remplacé par le PDR du sénat = Poher
L‘élection présidentielle: 15 jours entre les deux tours des élections

C/ La responsabilité du Chef de l’État.

1°) Le principe d'irresponsabilité politique du Président de la République.


Régime parlementaire donc irresponsabilité politique, mais certains moments les français peuvent exprimer
qqch
2°) Une responsabilité pénale du Président de la République réformée en 2007.
22/01
Section 2. Les pouvoirs du Président de la République.
Art 19 de la C° dispose que les actes du Président de la République autres que ceux prévus aux articles 8
alinéa 1er, 11,12,16,18,54,56 et 61 sont contresignés par le Premier Ministre et, le cas échéant, par les
ministres responsables.

Pouvoirs propres = pouvoirs qui ne sont pas contresignés par le 1 er Ministre ou les ministres.
Le président de la République peut prendre des actes sans contreseing, pour autant nous sommes dans un
régime parlementaire donc mais cela implique la responsabilité gouvernementale du gouvernement. Au sein
de mon exécutif, le chef de l’État est la clé de voûte des Institutions.
Est-ce une novation? Oui
Est-ce une révolution? Pas vraiment
Est-ce en accord avec la 5ème Rép = Oui totalement
Art 5 et Art 19 sont cumulatifs
Arbitrage = pouvoirs énoncés à l’alinéa 1 de l’art 8 de la C°

§1. Le Président de la République et le peuple.

A/ Le référendum réhabilité mais inusité. = Art 11 : modifié en 2008 en introduisant un 2nd type de
référendum.

Dernier référendum en France, c’est celui qui met en place celui de 1946, mais il en a fallu 2 pour l’accepter
dans la C° car la 1 ère fois les français n’acceptent pas
Avant celui-là, c’est Napoléon I et Napoléon III qui font des référendum à leur manière en trafiquant les
résultats (=Plébiscite). Le référendum n’était donc plus utilisé car c’était une forme de dictature
Le peuple n’ a plus été consulté depuis 205 (dernier référendum). Il est inusité depuis 19 ans.
Référendum depuis 1958
Date Objet Résultat
8 janvier 1961 Autodétermination des populations algériennes 74,99 %
8 avril 1962 Approbation des accords d’Évian 90,7 %
28 octobre 1962 Révision de la Constitution, élection Pdt Rep. au SUD 62,2 %
27 avril 1969 Création des régions et transformations du Sénat 52,4 %
non
23 avril 1972 Autorisation de ratifier le traité d’élargissement de la CEE : Grande 68,31 %
Bretagne, Irlande, Danemark et Norvège.
6 novembre Evolution statuaire de la Nouvelle Calédonie 79,9 %
1988
20 novembre Autorisation de ratifier le traité sur l’UE 51 %
1992
29 mai 2005 Autorisation de ratifier le traité instituant une Constitution pour 55 %
l’Europe

• référendum législatif = pouvoirs propres.

1°) La procédure référendaire.


Deux référendums donc 2 procédures différentes. Le référendum est une arme relativement dangereuse car
aujourd’hui il se résume à une question posée. (l’objet du référendum doit être probable)
Exemple : loi immigration par référendum non envisageable (sociétale et non social)

2°) La pratique référendaire


→Le PR en a l’initiative, cad que le jour où il décide de faire passer qqch, il n’a pas besoin de la signature de
on PM pour enclencher le référendum mais le gouvernement doit proposer le texte. Il n’a pas accès à tous les
domaines, il ne peut faire des référendum que sur 4 objets = l’organisation des pouvoirs pb, sur des réformes
relatives à la politique économique (Art 11) (loi immigration= il fallait passer par une loi)

• référendum d’initiative populaire

1°) La procédure référendaire.


→Part du peuple, sur proposition des 1/5 des membres du Parlement (=il faut 184 Parlementaires) et il faut
1/10 des signatures des électeurs inscrits (= en tout, il y a 48 752 339 inscrits). Ils proposent un référendum
que le PDR va soumettre au peuple.
Initiative est bonne car elle est double.

2°) La pratique référendaire (schéma référendum depuis 1958 en France)


Référendum 2005 = 55% non
Ces 2 révisions de 1962 et 1969, que le Général De Gaulle passe par le référendum de l’article 11 de la C°.
En 1969, le non l’emporte, les français disent non à cet objet = Général de Gaulle quitte le pvr = intérim
présidentiel

B/ La dissolution réhabilitée, banalisée et inusitée = Art 12 n’a pas été modifié depuis 1958 : pouvoir
propre, procédure d’arbitrage du PDR et élément essentiel du régime parlementaire.
Il y a eu 5 dissolutions = 1962, 1968, 1981, 1988,1997

1°) La procédure.

Cadre juridique = dissolution est autonome car c’est une procédure d’arbitrage pour protéger le régime(ne
sera pas forcément lié à un renversement du gouvernement)
C’est même ce que Michel Debré appelait « un instrument de stabilité ». On retrouve la faculté d’empêcher
(1er semestre). Ce sera un décret non contresigné
Les conditions pour enclencher la dissolution sont des consultations :
• Premier ministre
• Président de l’assemblée Nationale
• Président du Sénat
• Avis obligatoires mais simples ( qui ne se lient pas, ce ne sont pas des avis conformes, si 1 ne veut
pas dissoudre, le PDR peut quand même dissoudre)

Les limites de la dissolution :


• Pendant l’intérim présidentiel
• Pendant l’application de l’article 16 (car art 16 = pleins pouvoirs)
• Si une précédente dissolution remonte à moins de 12 mois (alinéa 4)

2°) La pratique de la dissolution.

Les 5 dissolutions :

• dissolutions pour réduire une crise de régime :

09 octobre 1962 = dissolution sanction avec une crise constitutionnelle. Cela fait suite à l’attentat du Petit
Clamart. Le GdG peut réviser la C° par l’article 11 sauf que le chef de l’État est irresponsable politiquement
donc l’AN ne peut renverser le Président. L’AN va donc renverser le gouvernement de POMPIDOU avec
une motion de censure qui va être adoptée donc le gouvernement est renversé. DE GAULLE prononce la
dissolution de la Chambre basse pour que le peuple rende son verdict par l’élection. Il demande aux français
s’ils sont d’accords avec ce qu’il s’est passé .
30 mai 1968 = dissolution substitue au référendum avec une crise sociale & sociétale. Grève mai 68, la
France est à l’arrêt. Pompidou lui propose de passer à la dissolution et de demander l’avis au français, De
Gaulle fait une courte allocution et donc dans les 40 jours suivants son discours, il y aura une élection
législative. Pendant la période des élections, sortent les accords de Grenelle qui sont une avancée sociale
énorme.
Mitterrand essaie de transformer cette crise sociale en crise politique.
Il n’aura jamais autant de députés a ses cotés.

• dissolution de moyen de prévenir une crise de régime

PARACHEVER L’ALTERNANCE

1974 1978 1981 1986 1988


élections législatives élection F.Mitterrand drte F.Mitt
= majorité Mandat Rep (gauche) 2eme mandat
+ dissolution (AN→gauche) Gauche = disso°

• dissolution pour promouvoir une majorité parlementaire

1993 = élection législative = la droite l’emporte


} 2eme cohabitation
1995 = élection présidentielle = J.Chirac est élu et la droit l’emporte
1997 = élection législative normalement prévue en 98 mais il doit déjà avoir les législatives et les
européennes donc Chirac a peur que le européenne marche sur les législative et que cela soit donc en
défaveur de la droite donc il anticipe avec une dissolution pour promouvoir la majorité parlementaire
, c’est la gauche qui l’emporte. = 3eme cohabitation.

29/01
C/ La dictature temporaire ou l'article 16.
1°) La mise en œuvre de l'article 16.

Lorsque le PDR «prend toutes mesures[...]» exigées par ces circonstances →l’ensemble des pouvoirs vont
être dans la main d’une seule personne = relié à l’article 5

Le PdR de la Rep a des pouvoirs propres, il enclenche seul les pleins pouvoirs mais à conditions
« Dictature de salut public » J.Gicquel

2°) Les effets de cette mise en œuvre.

Conditions de l’article 16
Il faut :
- Une menace grave et immédiate pesé sur
• Les institutions de la République
• Ou l’indépendance de la nation
• Ou l’intégrité du territoire
• Ou l’exécution des engagements internationaux
• Et une interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics
(exemple : Attentat 17 novembre, il a demandé s’il pouvait enclencher le 16 = vrai menace de l’intégrité du
pays, l’État d’urgence a été déclenché)

-On reste en État de droit, car le PdR doit procéder à des consultations avec :
• 1er Ministre
• Président AN
• Président du Sénat
• Conseil Constitutionnel (60 députés ; 60 sénateurs)

Al 6 de l’art 16 est maintenant possible dans une certaine temporalité, après 30 jours d’exercice, le président
de l’AN, président du Sénat et (60 députés ; 60 sénateurs) peut vérifier si les conditions sont toujours réunies
par une saisine du Conseil Constitutionnel. C’est un article qu’il ne faudra jamais retirer, mais nos hommes
politiques ne sont pas des tyrans dans l’âme pour l’enclencher (même en période d’attentat, il ne sera pas
enclencher)

- Un message à la nation
- Le Parlement se réunit de plein droit durant tout la durée de l’art 16.

3°) L’encadrement de l’article 16 prévu par la révision constitutionnelle de 2008.

Limites :
- Le PdR ne peut pas dissoudre l’AN
- Pas de révision de la C°
- Pas de responsabilité gouvernementale

Limites dans le temps :


-Depuis 2008, après 30 jours d’exercice, le Président du sénat peut l’examiner. Il peut y avoir une saisine du
Conseil Constitutionnel pour savoir si nous sommes dans les conditions.
-Au bout de 60 jours, le Conseil Constitutionnel peut décider lui-même, il va s’ auto saisir pour vérifier ces
conditions.

Pratique : Générale DG 23 Avril-30 septembre 1961, prend les pleins pouvoirs pour 5 mois (alors que les
problèmes ont été réglés en 5 jours)

§2. Le Président de la République et le gouvernement.


A/ Le pouvoir de nomination.

1°) La nomination et la "révocation" du Premier ministre. Article 8 alinéa 1.

«Le PDR nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission
du Gouvernement»→ il ne le révoque pas

a°) La nomination du Premier ministre.


Le PDR nomme qui il veut à condition que le PM soit soutenu par la chambre(AN) pour pas qu’il n’y ai de
responsabilité gouvernementale et donc pour éviter de se faire renverser. PM pas forcément sénateur et peut
être un sénateur.

Exemples :
Attal = ministre; Filon = sénateur; GO/Pompidou = prof

Le président va choisir qqn avec qui il a un lien, avec qui il s’entend bien,
Mais lorsqu’il va y avoir des périodes de cohabitation, il ne peut nommer qui il veut car trop grande majorité,
il a un faux choix.
Un PM de cohabitation est «indéboulonnable», on se retrouve avec un monisme, si on peut révoquer et
changer on est dans un dualisme.

b°) La fin des fonctions du Premier ministre.


Plusieurs cas :

• Démission du Premier Ministre


Normalement il ne peut y avoir que la démission, Le 1 er ministre peut, spontanément présenté sa démission,
cela entraîne donc celle du gouvernement. Cette démission est soit : de courtoisie ou une vraie démission
(J.Chirac, 1976).
On parle de démission de courtoisie, on dit à leur président respectif «Je trouve que ma tâche est terminée»
car en effet, on est sur le cas où le PM est en accord avec le PDR. On considère qu’il a fait sa tâche, qu’il a
des raisons perso ( M. Débré 1962 et P. Mauroy 1984)
J.Chirac, lui, a fait une vraie démission : il a dit «Je n’ai pas les moyens de mener ma politique» ; il en a
décidé lui-même de sa propre initiative.Le PM dépend du président car c’est lui qui le nomme, et lorsqu’il y
a démission de courtoisie il va dire à son président je veux démissionner.

• Perte de confiance de l’AN


L’AN renverse le gvt, par conséquent, le PM et son gvt démissionne
Déclenchement de l’article 12 : « Le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre
et des présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale. »
Ex : CDG va dissoudre la chambre

• «Révocation» impossible en cohabitation (dualiste)


En droit strict, le président n’a pas la responsabilité de révoquer le PM, en cohabitation c’est impossible.
Dans la pratique, cette «révocation» se met en place. Au sein du bicéphalisme, les deux têtes ne sont pas
égales. Le PM est donc sur une place de subordonné.
On le sait dans les lettres de démission des PM (une seule aujourd’hui n’a pas été publié)
Ex : G.Pompidou / E.Borne

En période de cohabitation = régime moniste = un lien de confiance


Hors cohabitation = régime parlementaire dualiste = deux liens de confiance

2°) La nomination et démission des autres membres du gouvernement. Article 8 alinéa 2.

«Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs
fonctions»
Sur proposition du PM, le président nomme les ministres.Cela peut dépendre de la relation entre le PdR et le
PM. On peut présupposer que le PdR va imposer des gens, et exclure des gens, ils vont composer le gvt
ensemble.
Normalement ils doivent avoir essayé de représenter l’hexagone, d’avoir des gens compétents, d’avoir tous
les courants…
En période de cohabitation, le PdR a + de mal à imposer des gens sauf dans 2 domaines : affaires étrangères /
la défense (ce sont des domaines partagés / pouvoirs partagés)

Le PM propose > le PDR nomme ; si le PM démissionne = tout le monde démissionne


Un ministre qui n’est pas d’accord avec la politique gouvernementale, car principe de solidarité et
collégialité gouvernementale, doit démissionner.
05/02
B/ La présidence du conseil des ministres et le pouvoir réglementaire.

1°) La présidence du conseil des ministres. Art 9 de la constitution (pouvoirs partagés)

« Le Président de la République préside le conseil des ministres.»


Ce conseil des ministres permet de démontrer la collégialité et la solidarité gouvernementale (mercredi matin
= lieu de discussion)
A lieu avec le président et chez lui = unique au monde en régime parlementaire
ça tente à démontrer que l’exécutif est dominant, et que le chef d’État prime dans cette Veme Rep
Divisé en 4 thèmes abordés :
partie a : textes ( projets de lois et décrets)
partie b : nomination
partie c : communication / éléments de langage et discussion (politique formatée, exemple :otages franco-
israelien, point sur la guerre en uk)
partie d : retransmission avec la porte parole (parle à la presse et évoque ce qui a été dit)

2°) Le pouvoir réglementaire et le pouvoir de nomination. Art 13 C°: article partagé avec l’art 20 et 21

« Le Président de la République signe les ordonnances et les décrets délibérés en Conseil des ministres. Il
nomme aux emplois civils et militaires de l’État »
Le pouvoir réglementaire est énoncé dans la pyramide de Kelsen
Au sein de ce bicéphalisme de cet exécutif, un chef de l’État est élu au suffrage universel indirect, le peuple
pense que les 2 têtes vont faire la même chose or ce n’est pas le cas :
rôle 1er ministre : art 20, 21, met en œuvre le quotidien
« Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Il dispose de l'administration et de la force
armée. Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles
49 et 50. »
« Le Premier ministre dirige l'action du Gouvernement. Il est responsable de la défense nationale. Il assure
l'exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l'article 13, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme
aux emplois civils et militaires. »

(ex de la C° 1958 : conférence de presse du 15 janvier : «réarmement démographique». Chef de l’État fixe
ses objectifs de son quinquennat au 1erministre, et celui ci essaie de mettre des mesures qui vont conduire la
politique du président ( 49,1)
Gabriel Attal dans sa déclaration de politique général : va raccourcir le congé parental et l’indemniser
Jean Pierre Rafarin)

C/ La politique étrangère et la défense.


Pouvoirs contre signés = Art 14 et 15
1°) La politique étrangère. Art 14

Pouvoirs partagés car pas compris à l’art 19.


art 14 : « Le Président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des
puissances étrangères; les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires étrangers sont accrédités auprès de lui»
+ art 5 : « Le président veille au respect de la C° »
- Il incarne la France aux yeux des étrangers
- Le PdR a le pouvoir de négocier / ratifier les traités mais avec l’accord du parlement
2°) La défense. Art 15

« Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la
défense nationale. »
Il est le gardien de l’intégrité du pouvoir, il a le pouvoir de défense, il est chef des armées et représentant du
pays à l’international (ex : lors de la COP 28)
Le PM est responsable de la Défense Nationale et la représente.
Depuis le 16 janvier 1974, le PdR peut, engager seul les forces nucléaires → force de dissuasion
C’est lui qui va engager les troupes. (ex Gab attal dirige les forces armées ( art 21) )
Le chef de l’État déclenche les forces armées, au bout de 4 mois, la prolongation demande l’accord des deux
chambres parlementaires (révision de 2008)

§3. Le Président de la République et le Parlement.


A/ Le droit de message aux assemblées.
Art 18 : pouvoir propre
« Le Président de la République communique avec les deux assemblées du Parlement par des messages qu'il
fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat.
Il peut prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès. Sa déclaration peut donner lieu,
hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote.
Hors session, les assemblées parlementaires sont réunies spécialement à cet effet. »

1°) Message lu aux assemblées. Al 1

C’est un message lu par les parlementaires sans réplique (mode de communication institutionnelle)
Le PR congrès (assemblé N + Sénat)
le PdR peut lire un message au congres, ça peut donner lieu a un débat
2°) Déclaration devant le Congrès. Al 2
Novation constitutionnel de la révision de 2008
Transformation 2/3 des articles

B/ Les pouvoirs en relation avec la loi.

1°) La promulgation de la loi.

Art 10 : «Le Président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au
Gouvernement de la loi définitivement adoptée. Il peut, avant l'expiration de ce délai, demander au Parlement
une nouvelle délibération de la loi ou de certains de ses articles. Cette nouvelle délibération ne peut être
refusée. » →le PdR la promulgue.
C’est donc un décret présidentiel
Compétence liée
2°) La demande d'une nouvelle délibération de la loi.
Le PR peut dire que la loi votée par les représentants de la nation est mal faite car manque un numéro ( pas
pcq il est en désaccord)
3°) La convocation du parlement en session extraordinaire.

Il peut, à certain moment ouvrir un temps particulier pour que le parlement travaille (15 jours renouvelable).
Il provoque donc une session extraordinaire

§4. Le Président de la République et le pouvoir judiciaire.

1°) L'exercice du droit de grâce.

Il est compris à l’article 17 : « Le Président de la République a le droit de faire grâce à titre individuel. »
A été rajouté en 2008 « à titre individuel »
Un droit de grâce est un héritage monarchique, pour permettre de diminuer les peines. Elle est bien à titre
individuel, c’est le synonyme d’oublie. Ça fait disparaître, mais sur le casier judiciaire la peine est toujours
notifiée. C’est un pouvoir partagé, c’est un décret présidentiel, signé par le président, le 1 er ministre et le
garde des sceaux (Ex:François Hollande pour l’affaire SAUVAGE)

2°) Les relations avec l’autorité judiciaire.

Arts de l’autorité judiciaire


En France il y a une autorité judiciaire.

3°) Les relations avec le Conseil Constitutionnel. 9 membres au CC, le président est garant de l’autorité de
nomination relativement discrétionnaire

art 56 : «Le Conseil constitutionnel comprend neuf membres, dont le mandat dure neuf ans et n'est pas
renouvelable. Le Conseil constitutionnel se renouvelle par tiers tous les trois ans. Trois des membres sont
nommés par le Président de la République, trois par le président de l'Assemblée nationale, trois par le président
du Sénat. La procédure prévue au dernier alinéa de l'article 13 est applicable à ces nominations. Les
nominations effectuées par le président de chaque assemblée sont soumises au seul avis de la commission
permanente compétente de l'assemblée concernée.
En sus des neuf membres prévus ci-dessus, font de droit partie à vie du Conseil constitutionnel les anciens
Présidents de la République.
Le président est nommé par le Président de la République. Il a voix prépondérante en cas de partage. »

→ Le PdR a une autorité de nomination


art 54 : « Si le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la République, par le Premier ministre, par le
président de l'une ou l'autre assemblée ou par soixante députés ou soixante sénateurs, a déclaré qu'un
engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l'autorisation de ratifier ou
d'approuver l'engagement international en cause ne peut intervenir qu'après révision de la Constitution. »Le

→PdR va pouvoir saisir le Conseil Constitutionnel pour conformité d’un traité


art 61 : «Les lois organiques, avant leur promulgation, les propositions de loi mentionnées à l'article 11 avant
qu'elles ne soient soumises au référendum, et les 19 1 janvier 2015 règlements des assemblées parlementaires,
avant leur mise en application, doivent être soumis au Conseil constitutionnel qui se prononce sur leur
conformité à la Constitution. [...] »

→Saisi du Conseil Constitutionnel pour la conformité d’une loi sans contre seing
Chapitre 2. Le gouvernement.
Section 1. Statut et organisation du gouvernement.

§1. La hiérarchie et structure gouvernementale.

A/ Hiérarchie gouvernementale.
→il y a un chef du gvt ( PM)
→ normalement il y a un misnitre d’état ( Attal et Borne en avait pas) c’est un titre honorifique soit
par rapport à la personne ( Simone Veil )
→ensuite il y a des ministres
L’ordre a une importance = ordre protocolaire
On a adjoint des ministres délégué et on aurait pu adjoindre secrétaire d’état ils vont à leur
réunion que par invitation
B/ Les lieux d’interministérialité.

1°) Conseil des ministres :

Les ministres s’y réunissent : art 9 du cc, c’est un pouvoir partagé mais inhabituel en régime
parlementaire on voit la force et l’importance du président de la rep car habituellement c’est le PM
qui le préside. Collégialité gouvernementale

2°) Les autres conseils ou comités.

Présidé par président de la rep et non premier ministre


Collégialité gouvernementale
§2. Le régime des incompatibilités.
§3. Le problème de la responsabilité
§4. Le problème de l'investiture.
Section 2. La fonction gouvernementale.
§1. La conception de la fonction gouvernementale.

Président titulaire art 5 il a donc des grandes missions ( ex : garent l’indépendance )


Conception de la fonction gouvernementale -> art 20 et 21
Art 5 sous le 15 et 21 ( pvrs partagés ) : PM est responsable de La Défense national : président
donne ordre d’attaquer et PM déploie les armées ( président = chef des armées et celui qui dirige
l’action du gvt = le PM )
La fonction gvt se conçoit par le dualisme

- ((le gouvernement est responsable que devant l’assemblée nationale pas le parlement ))
§2. Les attributions du gouvernement.
1°) La direction de l'action gouvernementale.
2°) La responsabilité de la défense nationale :
3°) Le pouvoir réglementaire appartient au Premier ministre :
4°) La faculté de saisir le Conseil Constitutionnel :
5°) Le suppléant du Président de la République.

Titre II. Un parlement réévalué.


Chapitre 1. Un parlement bicaméral.

-Assemblée nationale : suffrage


universel indirecte pour le sénat
-Chambre basse = AN
-Chambre haute = sénat
Le parlement bicaméral

AN SENAT

348
577 députés 6 ans
5 ans Représentant les collectivités territoriales
Scrutin uninominal et les français établis
majoritaire à 2 tours hors de France
Moy age : 56 ans SUI, college électoral
Moy Age : 61 et 9 mois

Congrès
Les 2 assemblées siègent ensemble pour la révision
de la constitution
Maj requise des 3/5

Section 1. Le statut individuel des parlementaires.

Art 26
§1. Les droits des parlementaires.
A/ La protection des parlementaires.
L’art 26 permet aux parlementaires de bénéficier d’une protection on ne peut leur reprocher ce
qu’il disent ou votent dans l’hémicycle.

B/ L'indemnité parlementaire.
Art 25 : on fixe aux parlementaires leur indemnités ils se les fixent eux même, ils ont deux
collaborateurs : un sur paris et un qui reste en local. Ils sont généralement de très jeunes
chercheurs. Certains en font leur métier, ce sont des métiers assez précaires.

C/ Divers droits.

- son premier devoir : l’assiduité, le vote est personnel, le mandat impératif est nul art 27 = le
mandat est représentative et général , le scrutin est dit public, la dignité est la base un
parlementaire dans l’exercice de ses fonctions doit être digne. Depuis 2022 il y a de plus en plus
de parlementaire qui ne tiennent pas leur fonctions de manière digne ( débordement , racisme )

§2. Les devoirs du parlementaire.

A/ L’assiduité et la dignité du parlementaire.

B/ Les incompatibilités.

Section 2. L’organisation du Parlement.


§1.La structure du travail parlementaire.
A/ Les Présidents des assemblées.
B/ Le bureau de l'assemblée.
C/ La conférence des Présidents.
D/ Les commissions.
1°) Les commissions permanentes :
2°) Les commissions spéciales.
3°) Les commissions d’enquête.
4°) Les commissions chargées des affaires européennes.
5°) Les commissions ad hoc.
E/ Les groupes politiques.
§2. Le régime des sessions du Parlement.
A/ La session ordinaire.
B/ Les sessions extraordinaires.
C/ Les sessions de plein droit.
D/ Les séances parlementaires.
04/03
Chapitre 2. Le Parlement législateur.
Grande révolution juridique 1958
Démocratie libérale
Faire la loi = expression de la volonté générale
En 1958 GDG vont essayer d’encadrer/limiter le parlement car celui-ci représentait tout (il va trop
le limiter et donc avec la révision de 2008, on va ré évaluer le parlement = lui redonner les
pouvoirs)
Nous faisons trop de lois

Section 1. La définition du domaine de la loi.

Tout ce que les parlementaires faisaient = devient loi


Notre constitution comprend un domaine à l’article 34 (domaine de la loi)

§1. La limitation apportée au domaine de la loi.


Domaine que l’on assigne à la loi = art 34
Cet article dispose que la loi fixe les règles, la loi détermine les principes fondamentaux = énumération des
matières où les parlementaires peuvent faire des lois. Bornée à l’article 37
Art 37 al 1er : «les matières autres que celles qui sont du domaine de la loi ont un caractère réglementaire
(prise par le pvr exécutif)»
Les parlementaires n’ont pas les contraventions alors qu’avant oui.
La loi qui avait une définition formelle, a aussi désormais une définition matérielle

§2. Les moyens d'empêcher le législateur de sortir de son domaine.


Procédure pour être sûr qu’il ne sorte pas de son domaine

A/ L'irrecevabilité de l'article 41 « S'il apparaît au cours de la procédure législative qu'une proposition


ou un amendement n'est pas du domaine de la loi ou est contraire à une délégation accordée en vertu de
l’article 38, le Gouvernement ou le président de l'assemblée saisie peut opposer l'irrecevabilité. »
gardien de la Constitution = conseil constitutionnel, lui qui intervient
B/ La procédure de l'article 37 alinéa 2.
On a les juristes qui étaient avec Debré qui se sont posés la question suivante= tout ce que les parlementaires
touchaient étaient de la loi
Comment ça se passe quand c’était dans le domaine et la loi et que maintenant c’est le domaine du règlement
? = modifier par le règlement
§3. L'absence de limitation réelle au domaine de la loi.
Frontière plus poreuse
Art 58
Le conseil constitutionnel est répartiteur de compétences entre art 34 et 37.
Améliorer la qualité de la loi

Section 2. La procédure législative ordinaire.


1°) L’initiative des lois.
a°) L'initiative du Premier ministre.
b°) L'initiative des parlementaires.
2°) Dépôt sur le bureau d’une des 2 Assemblées. L'article 40, l'irrecevabilité financière. L'article 41,
l'irrecevabilité concernant la répartition entre les domaines de la loi et du règlement.
3°) Renvoi pour examen en commission.
4°) L’inscription à l’ordre du jour.
5°) Discussion en séance plénière.
6°) Le droit d’amendement.
7°) Le temps de parole.
8°) L'adoption du texte.
9°) Le dialogue avec l’autre assemblée : l'effet du bicamérisme.
10°) Convocation de la commission mixte paritaire (CMP).
11°) La demande d'une nouvelle délibération.
12°) Le contrôle de Constitutionnalité des lois.
13°) La promulgation de la loi.
14°) La publication de la loi.
Chapitre 3. Le Parlement contrôleur.
Section 1. L'information du Parlement.
§1. Les questions.
A/ Les questions écrites.
B/ Les questions orales.
Remarque : les questions au gouvernement.
§2. Les techniques d’enquête et d’évaluation.
A/ Le droit à l’information.
B/ Les commissions d’enquête.
C/ Le contrôle des finances publiques.
1°) Le contrôle budgétaire.
2°) Le contrôle de l’application des lois de financement de la sécurité sociale.
3°) L’évaluation des politiques publiques.
D/ Nouveautés de 2008.
1°) Les affaires européennes.
2°) La politique étrangère et de défense.
3°) Le pouvoir de nomination.
4°) Les perspectives de revalorisation du rôle de l’opposition.

Section 2. La mise en jeu de la responsabilité du gouvernement.

§1. La question de confiance, article 49 alinéa 1.


§2. La motion de censure spontanée, article 49 alinéa 2.
§3. L'engagement de responsabilité sur le vote d'un texte, article 49 alinéa 3.
§4. L'approbation d'une déclaration de politique générale par le Sénat, article 49 alinéa 4.

Titre III. Un État de Droit renforcé

Chapitre 1. Le Conseil Constitutionnel.

Section 1. L'organisation du Conseil constitutionnel.


§1. Désignation des membres.
§2. Le statut des membres.
Section 2. Les missions du Conseil Constitutionnel.
§1. Les compétences d'attribution du Conseil constitutionnel.
A/ Le Conseil constitutionnel, organe consultatif (autorité constitutionnelle).
B/ Le Conseil constitutionnel, juge électoral.
C/ Le Conseil constitutionnel, organe chargé de missions déclaratoires.
D/ Le Conseil constitutionnel, gardien de la suprématie de la Constitution (juge
constitutionnel).
E/ Le Conseil constitutionnel, gardien du domaine de la loi (juge de la répartition des
compétences législative et réglementaire).
§2. Le contrôle de constitutionnalité des lois et des traités.
A/ La saisine du Conseil constitutionnel.
1°) Quel acte ?
2°) Quand ?
3°) Par qui ?
4°) Le contrôle de la loi par voie d’exception, novation constitutionnelle de 2008. La question
prioritaire de constitutionnalité.
B/ La décision.
1°) La procédure.
2°) L'exécution, la portée et l'autorité des décisions du Conseil constitutionnel.

Chapitre 2. La hiérarchie des normes.


§1. La primauté de la Constitution.
§2. Les normes internationales.
§3. Les normes législatives.
§4. Les normes infra législatives.

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