TOPOLOGIE
1-Pour montrer qu’une fonction f est continue sur une partie B de E un e.v.n, on pourra utiliser :
La définition
f est continue sur B :
f est k-lipchitzienne sur B f est continue sur B.
f est uniformément continue sur B f est continue sur B. (On a la réciproque si B est compact)
f est continue ( ) .**
Pour , f est continue sur B f est continue sur A, B\A et Fr(A).
Si B=∏ et f= ( , f est continue ⟦ ⟧ , est continue. (continuité des
composantes).
Si f une forme linéaire, f est continue sur B Ker(f) est fermé. **
et sont continues sur B f est continue sur B .
et sont continues sur B f est continue sur B .
Une combinaison linéaire finie de fonctions continues est une fonction continue .
Le produit de deux fonctions continues est une fonction continue .
La composée de deux fonctions continues.
Si f est polynomiale ou rationnelle de dénominateur ne s’annulant pas en B alors f est continue .
f est continue sur B L’image réciproque de toute ouvert de B est un ouvert.
f est continue sur B L’image réciproque de toute fermé de B est un fermé.
Si f est linéaire en dimension finie alors f est continue.
Si f est multilinéaire en dimension finie alors f est continue.
Si f est linéaire : f est continue sur B f est continue en 0
f est bornée sur la boule unité fermée
f est bornée sur la sphère unité
‖ ‖ ‖ ‖
f est lipchitzienne
f est uniformément continue
Si f est multilinéaire : f est continue sur B ∏
‖ ‖ ‖ ‖...‖ ‖
2- Pour montrer qu’une partie O de E e.v.n est un ouvert, on pourra utiliser :
La définition.
O est ouvert est fermé.
Si O est l’image réciproque d’un ouvert par une fonction continue, il est donc ouvert.
Si O est réunion quelconque d’ouverts, il est ouvert.
Si O est une intersection finie d’ouverts, il est ouvert.
Si O est l’intérieur de A E, il est ouvert par définition.
Si alors O est ouvert.
- Des ouverts classiques :
Soit E un e.v.n
est un ouvert de .
Les ouvert de sont les réunions au plus dénombrables d'intervalles ouverts non vides
disjoints.
3- Pour montrer qu’une partie F de E e.v.n est un fermé, on pourra utiliser :
F est fermé est ouvert .
( ) F est fermé
Si F est réunion finie de fermé, il est donc fermé.
Si F est une intersection quelconque de fermés, alors il est fermé.
Si F est l’adhérence de A E, il est fermé par définition.
Si alors F est fermé.
Si F est l’image réciproque d’un fermé par une fonction continue, il est donc fermé.
Si F est un hyperplan qui n’est pas dense alors il est fermé.**
Si F est la frontière de A E, c’est donc un fermé par définition.
- Des fermés classiques :
Soit X une partie de F e.v.n et E un e.v.n
( ‖ ‖ ) est un fermé de ( ‖ ‖ ).
L’ensemble des valeurs d’adhérences d’une suite x :
Adh(x) = ⋂ avec { }
4- Pour montrer qu’une partie C de E e.v.n est complète, on pourra utiliser :**
C est complet toute suite de Cauchy dans C converge .
Si C est un fermé d’une partie complète alors il est complet.
Si C est un sous e.v.n de dimension finie, alors il est complet.
Si C est un compact alors il est complet.
Si C est le produit cartésien fini de parties complètes il est donc complet.
C est complet toute série absolument convergente d’éléments de C est convergente.*
Exemples d’espaces complets :
- Soit X une partie de F e.v.n et E un e.v.n complet :
l’ensemble des fonctions bornées de X dans E, ( ‖ ‖ ).
Si X est compact , l’ensemble des fonctions continues sur X à valeurs dans E, ( ‖ ‖ ).
L’ensemble des applications linéaires continues de F dans E ( ‖‖ )
Pour p > 1, on note le -espace vectoriel formé des suites u pour lesquelles la série
∑ | | converge. est complet.
5- Pour montrer qu’une partie K de E e.v.n est un compact, on pourra utiliser :
K est compact de toute suite d’éléments de K , on peut extraire une suite convergente.
K est compact de tout recouvrement de K par des ouverts, on peut extraire un recouvrement
fini. **
K est compact K est précompact et complet (sans la complétude, on n’a pas la réciproque)
Si K est réunion finie ou produit cartésien fini de compacts alors c’est un compact.
Si K est un fermé d’un compact alors il est compact.
Si K est l’image d’un compact par une fonction continue c’est donc un compact
Si K est un fermé borné dans e.v.n de dimension finie , alors c’est un compact
(0,1) est compacte E est de dimension finie.**
- Exemples de compacts :
Le groupe orthogonal { } est compact.
Soit une suite convergente, de limite notée x, d’un espace métrique X.
A = {x} ∪ { , n N} est une partie compacte de X.
6- Pour montrer qu’une partie A de E e.v.n est connexe, on pourra utiliser :**
A est connexe Les seules parties à la fois ouvertes et fermées de A sont ∅ et A.
Pour toute paire ( , ) d’ouverts disjoints de A telle que A ( ∪ ):
on a A ou A .
Pour toute paire ( , ) fermés disjoints de A telle que A ( ∪ ):
on a A ou A .
Les seules applications continues de E vers {0, 1} sont les fonctions constantes.
Si A est l’adhérence d’un connexe alors c’est un connexe.
A est connexe par arc A est connexe (On a la réciproque si A est ouvert)
Si A est l’image d’un connexe par une fonction continue c’est donc un connexe.
- Exemples de connexes :
Toute partie A est réunion de composantes connexes.
le groupe des matrices inversibles de taille n a deux composantes connexes,
données par le signe du déterminant
L’adhérence de { } dans est connexe mais pas connexe par arcs.
7- Pour montrer qu’une partie B de E e.v.n est connexe par arc, on pourra utiliser :
B est connexe par arc ssi deux points quelconques de B peuvent toujours être connectés par un
chemin continu.
B convexe B étoilé B connexe par arc B connexe
Si B est l’image d’une partie connexe par arc par une fonction continue il est donc connexe par arc.
- Exemples de connexes par arc :
Toute partie A est réunion de composantes connexes pars arc.
Les parties connexes par arcs de sont les intervalles
Si est un ensemble d´enombrable, alors \D est connexe par arcs.
Un cercle dans est connexe par arcs mais pas par arcs polygonaux.
Le groupe spécial orthogonal et le groupe général linéaire sont
connexes par arcs.
8- Pour montrer qu’une partie D de E e.v.n est dense dans E, on pourra utiliser :
D est dense dans E tout ouvert non vide de E contient des éléments de D.
=E
=∅
Pour tout point il existe une suite d'éléments de D qui converge
vers x.
Pour tout x de E, pour tout , il existe avec
Si D est un hyperplan qui n’est pas fermé, alors il est dense.**
- Exemples d’ensembles denses :
est un ouvert dense de .
[X] est dense danc (Weierstrass)
L'ensemble des matrices diagonalisables dans est dense, mais pas dans .
L’ensemble des fonctions en escalier et affines par morceaux sont denses
dans .
Les sous-groupes additives de ( qui ne sont pas discrets sont denses.
La famille où est dense dans l’ensemble des fonctions
-périodiques à carré sommable. (Théorème de Fejér)
NB : le signe ** signifie que la proposition qui le précède est hors programme et que son utilisation nécessite une
démonstration.
MARZOUG Abdellah