Français :
Grammaire
Apports théoriques
LES CLASSES GRAMMATICALES
DEFINITION ET PRESENTATION
On distingue aujourd’hui 9 classes grammaticales dans la langue française :
ü les déterminants,
ü les noms,
ü les adjectifs qualificatifs,
ü les pronoms,
ü les verbes,
ü les adverbes,
ü les prépositions,
ü les conjonctions
ü les interjections.
Plusieurs critères sont utilisés pour distinguer les classes grammaticales :
♦ Le critère formel oppose les mots variables et les mots invariables.
♦ Le critère syntaxique associe chaque classe grammaticale à une ou plusieurs
fonctions syntaxiques typiques: traditionnellement, la fonction sujet est caractéristique
du nom, la fonction attribut est caractéristique de l’adjectif… (voir la fiche sur les
Fonctions).
♦ Le critère sémantique et fonctionnel permet d’opposer les mots lexicaux et les mots
grammaticaux. Les mots lexicaux portent l’essentiel du contenu sémantique : les noms
réfèrent à des objets, les verbes à des actions, les adjectifs à des propriétés de la
même façon que les adverbes. Les mots grammaticaux marquent des relations entre
les mots (prépositions, conjonctions…) les remplacent (pronoms) ou servent à les
introduire dans une phrase (déterminants).
Pour entrer dans la notion...
La carte heuristique ci-dessous vous permet dans un premier temps de visualiser de façon
synthétique ces 9 classes tout en percevant les deux catégories fondamentales suivant le
critère formel : la classe des mots invariables et la classe des mots variables.
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Adresse pour mieux voir la carte heuristique
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On peut ainsi résumer la distinction entre les mots invariables et les mots variables :
il modifie le sens d’un mot ou →adverbe elle est vraiment
groupe de mots. intéressante
il introduit un groupe de mots →préposition la taille de cet arbre
il relie des mots ou groupes de →conjonction j’aime le miel et la
Le mot est invariable
mots confiture
je pense qu’il viendra
il exprime une exclamation →interjection oh ! cet arbre est
magnifique
il se conjugue →verbe je pense / nous
pensons
il varie en personne, genre, →pronom il / ils
nombre ; il remplace un nom.
il varie en genre et nombre; il →déterminant cette abeille / ces
Le mot est variable précède un nom abeilles
il varie en genre et nombre, il →nom un arbre / des arbres
est associé à un déterminant.
il varie en genre et nombre, il →adjectif ce grand arbre
précise un nom. qualificatif centenaire
A retenir :
↪Pour analyser la classe grammaticale d’un groupe de mots, il faut observer son mot
noyau, celui autour duquel le groupe est construit.
SI LE MOT NOYAU EST... ALORS LE GROUPE EST...
un nom un groupe nominal
un verbe conjugué un groupe verbal
un verbe à l’infinitif un groupe infinitif
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DANS LA CLASSE DES MOTS INVARIABLES
L’adverbe
Il partage plusieurs propriétés:
♦ Invariabilité.
♦ Dépendance : il dépend d’un terme qu’il modifie.
♦ Intransitivité : en principe, il ne reçoit pas de complément
sauf certains qui peuvent être suivis d’un complément : un groupe prépositionnel
commençant par à ou de :
Ex : “ il agit contrairement à votre avis”.
ou d’une subordonnée complétive introduite par que
Ex:” heureusement que tu es là!”
On distingue traditionnellement plusieurs classes sémantiques d’adverbes qui désignent le
temps, le lieu, la manière, la quantité, l’intensité, la négation.
temps lieu manière quantité / intensité négation
• alors • ailleurs • comment • assez • guère
• aujourd’hui • autour • quasi • aussi • nullement
• auparavant avant- • dehors • vite • combien • jamais
hier • derrière • volontiers • comment (à quel
• bientôt • dessous, • mieux point)
• demain dessus, • mal • fort
• dorénavant • là • bien • guère
• enfin, • ici, • peu
• ensuite • loin, • plus
• hier • partout, • presque
• jadis • près
• maintenant
+ locutions
adverbiales : au
dedans, ci-contre
en avant
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La préposition
C’est un mot de relation qui établit un rapport de dépendance entre l’élément (mot ou groupe
de mots) qu’elle introduit et un élément précédent. On ne peut pas la supprimer.
On distingue:
♦ les prépositions simples
♦ les locutions prépositives constituées de plusieurs mots qui équivalent à une
préposition simple
Des prépositions simples
à, après, avant, avec, chez, contre, dans, de, depuis, derrière, dès, devant, durant, en,
entre, envers, excepté, hors, jusque, malgré, outre, par, parmi, pendant, pour, près, proche,
sans, sauf, sous, suivant, sur, vers...
Des locutions prépositives
à cause de, à côté de, à force de
à l’égard de, à l’encontre de
à l’exception de
à l’insu de
à la faveur de
à la merci de
à moins de
afin de, au lieu de, au-dehors, auprès de,
de peur de , du côté de, en dépit de,
en face de, en faveur de, faute de,
grâce à, loin de, par rapport à...
La préposition peut introduire différentes valeurs ; en voici quelques-unes majoritairement
employées :
Rang : devant, derrière, Marie est passée devant Pierre.
après... .
Lieu : dans, en, à, chez, Le chat est sous le divan.
Localisation
sous...
Direction : à, vers... Il se dirige vers le centre-ville.
Destination : pour, jusqu'à Elle a couru jusqu'à lui pour le serrer
dans ses bras
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Localisation Origine : de, du Il est originaire du Canada
Un roman de Marguerite Duras
Passage : par Nous sommes déjà passés par ici.
Temporalité Moment repérable dans le
temps Je serai chez toi vers quatre heures.
à, au, en , vers, avant,
après
Moment ultérieur dans Je pars dans trois jours.
Durée J'ai peint ce tableau en deux heures. /
en, pendant, depuis, pour Il part mercredi pour deux semaines.
Cause par, de, à cause de Il l'a quittée par dépit
But pour, à Il l'a épousée pour sa fortune
Manière en, avec, par, à, selon Je viendrai avec plaisir
Matière en, de Un soldat de bois
Possession de, à Le livre de Julie
Relation de, à, envers Il n'est pas juste envers elle
Séparation sans, sauf Un couple sans enfants
Opposition contre, malgré Elle a voté contre ce projet malgré les
pressions
Accompagnement avec Je vais faire des courses avec ma mère
Approbation pour Je suis totalement pour ce projet
Distribution par Je mange une orange par jour
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La conjonction
On distingue les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination.
Ces deux procédés permettent de mettre en relation des éléments (mots ou groupes de
mots) d’une même phrase, ou de relier entre elles des phrases ou des propositions différentes
par un mot qui indique le type de relation entretenu.
La coordination permet de mettre en relation des mots, groupes de mots ou phrases qui
ont le même statut syntaxique: mêmes fonctions, mêmes classes grammaticales. L’existence
de l’un des éléments mis en relation ne dépend pas de l’existence de l’autre.
La subordination est une relation qui établit entre des mots, des groupes de mots ou
phrases qui ont des statuts syntaxiques inégaux, des fonctions différentes; l’existence de l’un
des éléments mis en relation dépend de l’existence de l’autre.
Les conjonctions de coordination = mais, ou , et , donc, or, ni, car.
Chaque conjonction exprime un rapport logique spécifique :
Addition è et ni
Disjonction è ou
Opposition è mais or
Cause è car
Conclusion è donc
Les conjonctions de subordination
On peut les distinguer par leurs formes : les conjonctions simples et les locutions
conjonctives.
♦ -Les conjonctions simples sont peu nombreuses : que, quand, comme, si…
♦ -Les locutions conjonctives très nombreuses comportent en général la conjonction que
après un autre élément :
adverbe + que = bien que, alors que…
préposition + que = avant que , pour que…
groupe prépositionnel ou groupe nominal + que = au lieu que, à condition que...
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Les conjonctions introduisent des subordonnées circonstancielles et indiquent différents
rapports sémantiques. Une même conjonction peut avoir plusieurs valeurs:
But è afin que, pour que, de peur que...
Cause è comme, parce que , puisque, attendu que, vu que, étant donné que
Comparaison è comme, de même que, ainsi que, selon que
Concession/opposition è bien que, quoique, alors que , tandis que
Condition/supposition è si, au cas où, à condition que, pourvu que, à moins que...
Conséquence è de sorte que, en sorte que, de façon que, de manière que...
Temps è quand lorsque, comme, avant que, après que, alors que, dès lors que, tandis
tandis que, depuis que...
. L’interjection
Elle est librement insérée dans une phrase ou bien elle peut constituer une phrase à elle
seule : c’est alors un mot-phrase d’ordre subjectif qui équivaut à une phrase exclamative.
On distingue les monosyllabes des noms seuls avec déterminant ; on obtient ainsi les
distinctions suivantes dans les interjections à connaître :
ü Ce sont de simples cris ou des onomatopées (mot imitant un bruit) :
Ah ! Eh ! Euh ! Ouais ! Ouf ! Bah ! Pouah ! Chut ! Holà ! Pst ! Paf ! Boum ! Aïe !
ü Ce sont des noms employés seuls ou précédés d'un déterminant, d'une préposition
ou encore suivi d'une épithète :
Attention ! Courage ! Horreur ! Juste ciel ! Bonté divine !
Ma foi ! Mon œil ! Par exemple ! Sans blague !
ü Ce sont des adjectifs :
Bon ! Chic ! Mince !
ü Ce sont des adverbes (ou locutions adverbiales) :
Alors ! Bien ! Doucement ! En avant ! Tant mieux !
ü Ce sont des verbes à l'impératif :
Allons ! Gare ! Halte ! Suffit ! Voyons !
ü Ce sont des phrases figées : Sauve qui peut ! Le diable l'emporte ! Fouette cocher !
Vogue la galère !
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Leurs valeurs : les interjections expriment des sentiments divers, qui varient selon la phrase
dans laquelle elles sont employées.
En voici quelques exemples:
Ah ! exprime la joie, la douleur, l'admiration, la surprise, la colère, etc. :
Ah ! que je suis heureuse de te revoir !
Ah ! quel malheur !
Ah ! que cela est beau !
Ah ! comment va-t-on faire ?
Eh ! exprime la surprise :
Eh ! toi ici !
Hein ? marque l'étonnement dans le discours familier :
Hein ? Qu'est-ce que tu dis ?
Hep ! est également d'un emploi familier. Il permet d'appeler :
Hep ! Tu viens ou pas ?
Ô exprime l'admiration, la douleur, etc. :
Ô toi que j'eusse aimée !
Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie !
Oh ! marque la surprise :
Oh ! Incroyable !
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DANS LA CLASSE DES MOTS VARIABLES
Le verbe
Depuis la nomenclature de 1910, on distingue trois groupes de verbes.
1ER GROUPE verbes en –ER chanter
2ÈME GROUPE verbes en -IR finir
(verbes qui ont un participe en issant)
3ÈME GROUPE autres verbes -partir
en -IR -savoir
en -OIR -prendre
en -RE
On peut distinguer :
Les verbes défectifs
Ils ne se conjuguent pas à toutes les personnes ni à tous les modes : falloir, gésir, résulter.
Les semi-auxiliaires : devoir, faire, aller, venir de + infinitif. ( tu me fais pleurer)
Les verbes impersonnels
Ils ont un sujet indéterminé ne représentant aucune personne et aucun objet. ils sont
employés à la troisième personne du singulier, à chaque temps.
Ex : Il pleut, il neigera.
- Il est le sujet apparent.
Le sujet réel est le mot ou la proposition qui se présente sous la forme de complément:
Ex : Il pleut des cordes. Il faut que vous vous taisiez.
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Les verbes pronominaux : on en distingue plusieurs catégories.
♦ -Ceux qui sont essentiellement pronominaux :
Ex : il s’écrie que l’on se fiche de lui ( “écrier” n’existe pas)
♦ de sens passif:
Ex : cette musique s’entend de loin (cette musique est entendue de loin)
♦ -de sens réfléchi :
Ex : je me rince les mains ( le sujet exerce l’action sur lui-même)
♦ -de sens réciproque:
Ex : ils se battent (les sujets exercent une action les uns sur les autres)
Le verbe pronominal est accompagné d’un pronom représentant la même personne que le
sujet :
Ex : je me regarde.
La plupart des verbes pronominaux sont réfléchis lorsque c’est la même personne qui fait
l’action et la reçoit. L’action est alors reportée ou réfléchie sur le sujet ( Je me suis blessée)
Quand les verbes pronominaux sont réciproques, plusieurs sujets agissent l’un sur l’autre (ils
se battent)
Le pronom
Le pronom renvoie à un référent, un élément de la réalité (personne, objet, sentiment). On
distingue trois sortes de référence:
♦ la référence anaphorique qui s’appuie sur le contexte : un nom propre ou un GN que
le pronom reprend.
♦ la référence déictique qui renvoie à la situation d’énonciation ( les participants d’une
communication)
♦ la référence par défaut qui se réduit à quelques traits ou caractéristiques (humains
ou non humains). Ni le contexte linguistique ni la situation d’énonciation ne permettent
d’identifier plus précisément le référent.
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Pronoms simples et pronoms composés
On distingue les pronoms simples, constitués d’un seul mot et les pronoms composés de
plusieurs mots graphiquement soudés ou non. Cette variation de formes concerne les
démonstratifs indéfinis, interrogatifs et relatifs.
Démonstratifs Indéfinis Interrogatifs Relatifs
Formes celui, celle(s), ce, nul, personne, qui, que, quoi qui, que,
simples ceux chacun quoi, dont,
où
Formes celui-ci, celle-là, quelqu’un, lequel, auquel, lequel,
composées ceux-ci quelque chose duquel auquel,
duquel
Pronom possessif
Il varie en personne, genre et nombre.
Relation avec une personne = Le mien, le tien…la mienne, les miennes...
Relation avec plusieurs personnes = le nôtre, le vôtre le leur / les nôtres, les vôtres...les leurs
Pronoms indéfinis
Ils se répartissent en formes simples et formes composées.
Pronoms quantifiants Pronoms identificateurs
quantité nulle totalité quantité indéterminée équivalence différence
aucun chacun certain(e)s le même autrui
nul tout d’aucune tel l’autre les autres
pas un toute(s) plusieurs l’un l’autre
personne tous quelqu’un(e) les uns les autres
rien quelques-uns
quelque-chose
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Pronoms interrogatifs
Ils servent à poser une question relative à l’identité des référents en signalant parfois qu’il
s’agit d’être animés ou nom animés.
ü on parle de formes simples : qui / que...quoi
ü on parle de formes composées : lequel
ü on parle de formes renforcées : est-ce que …
A noter : que interrogatif renvoie à un référent non catégorisé :
Ex : que reste-t-il ?
Pronoms relatifs
On distingue les formes simples et composées ; celles-ci varient selon le genre et le nombre
de l’antécédent et peuvent être soudées aux prépositions à et de.
Singulier Pluriel
masculin féminin masculin féminin
lequel laquelle lesquels lesquelles
auquel à laquelle auxquels auxquelles
duquel de la quelle desquels desquelles
Un cas particulier : QUE
Que est le mot grammatical le plus employé. La difficulté est qu’il peut appartenir à différentes
classes grammaticales
Pronom
Pronom relatif Le paysage que j’admire.
Pronom interrogatif Que cherches-tu ?
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Conjonction de subordination
Conjonction introduisant une Je pense qu’il a raison.
complétive
Dans une locution conjonctive Parce qu’il révise, il réussira sans aucun doute.
introduisant une circonstancielle de
temps, but, cause...
Quand elle remplace une autre Comme il fait froid et que la nuit tombe, nous
conjonction de subordination pour allons plutôt rester.
éviter une répétition
A la place de “pour que, afin que”, il Venez que nous puissions parler !
introduit une proposition subordonnée
circonstancielle de but
Adverbe exclamatif Que tu es belle ! Qu’il fait froid ici !
Autres emplois
Que introduit une indépendante au Que tout le monde se taise!
subjonctif
Autres ne...que restrictif = il n’y a que toi qui sais.
locution interrogative : Est-ce que tu viens ?
Présentatif : C’est...que, voilà ...que, il y a ...que
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Le déterminant
Il est avec le nom un des deux constituants obligatoires du Groupe nominal. Il n’est pas
possible de le supprimer
L’article défini
Il se place devant un nom dont le sens est déterminé. L’être ou l’objet est identifiable par le
récepteur.
Singulier devant Singulier devant Pluriel
consonne voyelle
Masculin • le • l’ • les
• au • aux
• du • des
Féminin • la
L’article indéfini
Il se place devant un nom pour indiquer que l’être ou l’objet nommé n’est pas encore connu ni
identifiable exactement par le récepteur.
Singulier Pluriel
Masculin • un • des
Féminin • une
L’article partitif
Il se place devant un nom pour indiquer qu’il s’agit d’une partie seulement ou d’une certaine
quantité de ce qui est désigné par le nom.
Il résulte de l’amalgame de la préposition “de” avec l’article défini le, la , l’, les. Il s‘emploie
essentiellement au singulier.
Masculin = de + le = du de + l’ = de l’ devant une
voyelle
Féminin = de + la = de la
Les déterminants définis : les démonstratifs, les possessifs.
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Ils précisent les êtres ou les objets désignés par les noms auxquels ils sont joints en les
situant dans l’espace. Ils indiquent que le référent du groupe nominal est présent ou
accessible dans la situation de communication. Ils renvoient à un élément figurant dans le
contexte antérieur (anaphore) , parfois ultérieur ( cataphore).
Singulier Pluriel
Masculin • ce (devant consonne) • ces
• cet (devant voyelle)
Féminin • cette
Les déterminants possessifs
Ils précisent le référent du nom en indiquant une relation avec une personne grammaticale. Ils
varient en genre et en nombre en fonction du nom qu’ils déterminent, en fonction de la
personne grammaticale qu’ils représentent et de son nombre.
Singulier Pluriel
Masculin • mon, ton, son • mes, tes, ses
•
Féminin • ma, ta, sa
Pluriel • notre, votre, leur • nos, vos leurs
Les déterminants numéraux, indéfinis
Ils indiquent le nombre précis des êtres ou des objets par le nom.
♦ Les numéraux cardinaux simples = un, deux, trois…
♦ Les numéraux cardinaux composés= dix-sept, trente-et-un...
Les déterminants indéfinis se joignent au nom pour marquer une idée plus ou moins vague de
quantité( nulle, unité, pluralité, totalité) ou de qualité( certains, n’importe quel, ) ou une idée
d’identité, de ressemblance, de différence. (tel, même , autre…)
Quantité nulle Unité Pluralité Totalité Distributivité Identité et
différence
• aucun(e) • quelque • quelques • tout(e) chaque • tel (le)s
• nul(le) • je ne sais quel(le)• plusieurs • même(s)
• pas un(e) • certain(e) • divers(es) • autres (s)
• n’importe quel(le) • différent(es)
• certain(es)
• maint(es)
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Les déterminants interrogatifs, exclamatifs, relatifs
Quel = peut être déterminant interrogatif ou exclamatif selon le type de phrase où il est
employé.
En phrase interrogative, quel, quelle, quels, quelles indiquent que l’être désigné par le nom
fait l’objet d’une question relative à la qualité, à l’identité.
Cet objet … Quel est-il ?
Les déterminants relatifs se placent devant un nom pour indiquer que l’on met en relation
avec ce même nom déjà exprimé précédemment la proposition qu’ils introduisent.
Singulier Pluriel
Masculin • lequel • lesquels
• duquel • desquels
• auquel • auxquels
Féminin • laquelle • lesquelles
• de laquelle • desquelles
• à laquelle • auxquelles
Le nom
♦ Il peut être précédé d’un déterminant ; il possède son propre genre et est le noyau du
groupe nominal.
♦ Le groupe nominal peut être constitué des éléments suivants ; déterminant + nom /
déterminant + nom + adjectif / nom propre.
♦ Le nom commun désigne des êtres, des choses, des idées qui partagent des
caractéristiques communes. On distingue les noms animés et non animés:
- Les noms animés désignent des êtres vivants: des humains ou des animaux.
- Les noms non animés désignent autre chose que des humains ou des animaux:
des choses, des qualités…
♦ Le nom propre désigne un seul être ou objet, comme une étiquette qui lui a été
attachée par “baptême linguistique”. Il s’agit le plus souvent de noms de personnes ou
de noms de lieux.
♦ Les noms concrets /abstraits
- Les noms concrets désignent des êtres ou des objets qui sont perceptibles par un
des cinq sens.
- Les noms abstraits désignent des propriétés , des qualités non perceptibles par nos
sens ( ex: courage, honneur, déception…)
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L’adjectif
On peut noter que l’adjectif qualificatif peut varier en degrés. On distingue l’intensité et la
comparaison.
L’intensité : on distingue l’intensité faible, moyenne ou élevée. Soit on utilise des moyens
syntaxiques comme des adverbes placés avant l’adjectif ; soit par des moyens
morphologiques comme les affixes et les éléments de composition.
Intensités
Intensité faible adverbes : faiblement intéressant
moyens morphologiques : sous-développé
Intensité moyenne adverbes = assez, plutôt, moyennement quasiment.
j’étais assez désemparé.
Intensité élevée moyens morphologiques : archi, extra, super, sur,
suffixe -issime
hyper ultra marquent une intensité forte = hyperactif.
Les degrés de comparaison :
Le comparatif permet d’évaluer le degré de propriété exprimée par l’adjectif par comparaison
avec un ou plusieurs autres termes de référence.
Ex: Pierre est aussi gentil que Paul est sage.
Le superlatif relatif permet d’extraire, d’un ensemble d’êtres ou d’objets de la même
catégorie, une qualité dénotée par l’adjectif et de la porter au degré le plus élevé (supériorité)
ou le plus bas (infériorité).
Ex : Le moins dynamique de l’équipe est Pierre.
Le superlatif relatif est formé de l’adjectif au comparatif de supériorité ( plus + adjectif) ou
d’infériorité (moins + adjectif) précédé de :
- un article défini ( le la les) (C’est le plus / le moins…)
- un déterminant possessif : quel est votre moins beau souvenir ?
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