Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Section 01 : Présentation du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle en
Algérie :
Dans cette section, nous avons présenté la problématique de l’insertion professionnelle
dans le cadre de l’essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion
professionnelle des jeunes insérés dans le cadre du (CIP). Pour ce faire, nous avons exposé
en premier lieu les principaux objectifs et acteurs de l’insertion professionnelle en Algérie,
les causes de l’introduction du dispositif DAIP, puis, nous avons présenté l’organisme
d’accueil ANEM de Béjaïa et les différents lieux d’emplacements des jeunes insérés et enfin
une présentation détaillée du cadre global et législatif du dispositif d’aide à l’insertion
professionnelle des jeunes.
1. La genèse de l’insertion professionnelle :
La notion d'insertion des jeunes est apparue dans les années 1970 dans le champ de la
littérature sociologique et après la période prospère des 30 glorieuses. C'est pendant cette
période de crise que l'accès à l'emploi des jeunes est devenu une préoccupation nationale.
La genèse de l'insertion professionnelle est imputée à cette dernière une situation de
rétrécissement du marché de travail, situation dans laquelle les jeunes sortant du système
éducatif rencontreraient de plus en plus des difficultés pour décrocher un emploi.
L’insertion professionnelle constitue un processus de transition de l’école vers
l’emploi, pendant lequel les jeunes sortant de formation initiale cherchent à accéder à un
emploi stable.
1.1. L’insertion professionnelle : un problème de société :
A la fin des années 70, suite aux deux chocs pétroliers successifs, une crise
économique structurelle mondiale s’installe dont on assiste dans l’ensemble des pays à une
dégradation profonde et durable du niveau global de l’emploi et plus particulièrement celui
des jeunes. De plus en plus des jeunes sortants éprouvent des difficultés d’accéder à un
premier emploi et la période d’insertion, quasi-instantanée en période de croissance, tend à
s’allonger (application de la notion du chômage de longue durée).
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Les familles sont de plus en plus préoccupées par le devenir de leurs enfants qui, de
mieux en mieux formés (allongement de la durée de scolarité), éprouvent les difficultés à
accéder à un emploi. De leur coté, les pouvoirs publics se gardaient d’intervenir, jusque-là,
sur le marché du travail en raison de la forte croissance économique. Leur souci consiste
plutôt à préparer l’offre d’éducation et de formation en élargissant les capacités d’accueil et
en développant de nouvelles filières plus adaptées à la demande économique.
La montée en puissance du chômage des jeunes et sa persistance vont les obliger à
intervenir sur le marché du travail pour mieux en réguler le fonctionnement et d’adopter les
remèdes nécessaires pour venir en aide aux catégories de population les plus vulnérables.
Les difficultés nouvelles des jeunes et leurs conséquences sur leur socialisation vont
élargir la problématique initiale de l’insertion professionnelle à la question de leur insertion
sociale.
Ainsi donc, les difficultés croissantes et complexes des conditions de l’insertion
professionnelle des jeunes vont faire de ce thème de l’insertion une préoccupation sociale et
politique majeure au cours des années 80 et 901.
1.2. L’évolution du contenu de l’insertion professionnelle :
La période qui a suivi la deuxième guerre mondiale a été caractérisée par une
croissance économique sans précédent, dans un premier temps aux USA puis par la suite en
Europe et au Japon. La reconstruction des nations les plus touchées par cette guerre a
engendré de très nombreux besoins en main d’œuvre et le chômage était un phénomène
relativement maitrisé, circonscrit à quelque personne généralement peu instruites, ou résultant
de tensions légères et passagères de l’activité économique.
La crise des années 70, le progrès de la science et de la technologie relativement
accéléré à ce moment-là et son impact sur la réorganisation du travail et les énormes gains de
productivité engendrés dans le processus de production vont se traduire par une montée du
chômage et plus particulièrement de celui des jeunes qui se traduit par des difficultés
croissantes d’accès à l’emploi (des délais de recherche d’emploi de plus en plus longs).
1
DJAMEL Feroukhi : « la problématique de l’adéquation formation-emploi ; mode d’insertion et trajectoires
professionnelles des diplômés des sciences exactes et de la technologie », édition CREAD, 2005, Page 21 et 22.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Apparaît ainsi, l’existence d’une période plus ou moins longue marquée par le
passage par une succession d’étape intermédiaire (chômage, emploi précaire ou d’attente,
poursuite des études, emploi à contrat à durée déterminée (CDD), intérim, etc.) avant
l’insertion.
La question de l’insertion professionnelle dans un monde de plus en plus marqué par
un niveau élevé du chômage attire l’attention à la fois des pouvoirs publics, des familles, des
jeunes et des chercheurs.
Une attention de plus en plus particulière est alors accordée à l’étude du passage à la
vie active des jeunes sortants du système scolaire, munis ou pas d’un diplôme de formation
initiale2.
1.3. Le processus de l’insertion professionnelle :
Les études traitant de l’insertion professionnelle prennent pour objet le passage à la
vie active des jeunes sortant du système scolaire munis ou pas d’un diplôme de formation
initiale et sans expérience professionnelle préalable.
L'insertion est un processus complexe étant donné ses aspects multiformes touchant
aussi bien aux domaines de l'éducation que des marchés du travail et des systèmes de
formation. En plus, il ajoute que la population qui se trouve en situation d'insertion à une
période donnée est le plus souvent jeune et vient de sortir du système scolaire.
Le processus d’insertion professionnelle est pour beaucoup un véritable parcours du
combattant. Trouver un emploi, choisir et accéder à une formation, monter une activité, une
micro-entreprise, ou tout simplement exercer son métier selon ses qualifications et ses
diplômes3.
L'insertion des jeunes dans la vie active constitue depuis un certain nombre d'années
un problème de société récurrent, souvent vécu difficilement par les jeunes et leurs familles.
Malgré les moyens croissants mobilisés par les pouvoirs publics dans bon nombre de pays, la
proportion de jeunes au chômage demeure importante et inquiétante.4
2
Ibid, Page 22 et 23.
3
VERNIERE M : « Insertion professionnelle, analyse et débats », édition Economica, Paris, 1997, Page 391.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
2. Les objectifs de l’insertion professionnelle:
- Elle tente d’analyser le cheminement des sortants (diplômés ou non) du système
éducatif et de formation vers la vie active.
- Pendant cette période d’insertion, ils (les sortants) peuvent avoir poursuivi des études,
accompli leur obligation vis-à-vis du service national, occupé plusieurs emplois
successifs, effectués des stages de perfectionnement, connu des périodes d’inactivités
ou de chômage. C’est à ces différentes situations et à leur enchainement que
s’intéresse l’insertion professionnelle.
- Aider chaque jeune à faire le point de ses acquis, ses capacités, ses centres d'intérêts
afin:
-D'acquérir les pré-requis nécessaires à l'entrée dans un cursus de formation
professionnelle ou d'insertion.
-De préparer la réalisation de son projet.
- Proposer aux étudiants des offres de formation en adéquation avec des métiers
émergents et les besoins des partenaires du monde du travail.
- Renforcer la professionnalisation des formations;
- Optimiser l’information et l’orientation des étudiants;
- Informer les milieux socioprofessionnels sur les contenus et objectifs des formations
de l’Université.
- Favoriser toutes les démarches susceptibles d’encourager l’esprit d’entreprise et de
créativité chez les étudiants,
- Développer les partenariats avec les acteurs du marché du travail;
- Créer une dynamique et la culture entrepreneuriale chez les jeunes diplômés,
- promouvoir les actions d’ouverture de l’université au monde socio-économique5 .
3. Les acteurs de l’insertion professionnelle :
4
IRIGO Germain Bomisso : « L’insertion professionnelle des diplômés du supérieur à Abidjan », Mémoire de
fin d’étude, Ecole nationale de statistique et d’économie appliquée-ingénieur, 2008 in
http://www.memoireonline.com/07/10/3750/Linsertion-professionnelle-des-diplmes-du-superieur-Abidjan.htm.
5
DJAMEL Feroukhi : « La problématique de l’adéquation formation-emploi ; mode d’insertion et trajectoires
professionnelles des diplômés des sciences exactes et de la technologie », édition CREAD, 2005, Page 27.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Le déroulement de l’insertion professionnelle est le résultat de l’évolution d’une
combinaison de facteurs relatifs aux individus et à l’environnement dans lequel ils agissent 6.
3.1. L’université :
Une des missions fondamentales dévolue à l’université est de transmettre le savoir à
tous. Cette conception universaliste, induisant une organisation cloisonnée du savoir en
discipline et entre les filières générales ou fondamentales, le contenu est défini grâce à un
référentiel scientifique sans confrontation avec les milieux professionnelle.
La vocation de l’enseignement universitaire est de préparer à l’ensemble de la vie
active et non au seul premier emploi, ce qui doit conduire à ne pas privilégier la seule prise en
compte des besoins immédiats des entreprises, sachant la rapidité d’évolution des métiers.
Mais malheureusement nous constatons que la définition des formations de l’université est
principalement commandée par la seule éducative.
3.2. Les jeunes diplômés :
La majorité des jeunes ont une vision étroite sur les attentes du marché de l’emploi et
des recruteurs, et considèrent que la notoriété ou la nature du diplôme obtenu constitue un
facteur déterminant du recrutement alors que toute indique que les employeurs sont surtout
sensible à la motivation, aux stages et expérience professionnelle, à la connaissance du secteur
d’activité et à l’opérationnalité immédiate.
Les jeunes sont également ignorant sur les techniques de mise en valeur de leur
potentiel et sont totalement désarmés et non préparés à confronter la réalité d’un processus
d’embauche, allant de la candidature à l’entretien de sélection.
3.3. Les entreprises:
6
Colloque de LAOURARI Hacene membre du (CNES) :« des formations pour quels emplois : regard croises
université-entreprise », Problématique de l’insertion professionnelle des jeunes issus de l’enseignement
supérieur en Algérie, Université Mentouri Constantine, 2 et 3 juin 2010, in :
http://www.umc.edu.dz/vf/images/relations-universite-entreprises/presentation1.pdf
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Les entreprises interviennent par leurs pratiques de recrutement et leurs politiques
de formation. Les besoins de ces entreprises dépendent de leurs tailles et de la nature de leurs
activités
3.4. L’Etat :
L’Etat contribue à l’insertion par le social ; matérielle (contacts avec les employeurs,
petits contrats, rémunération, soutien dans les démarches administratives, inscription à
l’ANPE, droit à la couverture sociale) que morale (remise en confiance des plus fragiles,
appui psychologique et éviter l’implosion sociale) et l’insertion par l’économique (création
d’emplois par les projets de grands travaux publics).
3.5. Les collectivités locales :
Les collectivités locales n’est en fait qu’un espace administratifs déconcentré,
fortement tributaire des budgets de l’Etat et souvent mal utilisés. Elles semblent être
totalement déconnectées des enjeux économiques et de développement du pays.
Les collectivités locales, de part la composante de leurs ressources humaines, sont
incapable de penser un plan de développement de leurs potentialités économiques ou
d’intégrer une stratégie de complémentarité économiques régionale.
4. L’insertion professionnelle en Algérie :
En Algérie, L’insertion professionnelle des jeunes, sortant de l’enseignement
secondaire de l’éducation nationale, des centres de formation professionnelle ou ayant suivi
un stage d’apprentissage, maintenant problème récurrent de dimension nationale, est
identifiée comme préoccupation fondamentale de l’action gouvernementale. Ce problème,
difficilement vécu par les jeunes, rencontre un écho profond dans la population.
Force est de constater que, malgré l’injection massive de budgets publics sous
différentes formes et suite aux tentatives précédentes que le gouvernement Algérien a instauré
pour la lutte contre le chômage, l’insertion professionnelle des jeunes ; particulièrement ceux
issu de l’enseignement secondaire de l’éducation nationale ou des centres de formation
professionnelle ou ayant suivi un stage, demeure préoccupante au regard de l’accession à
l’emploi.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Face à cette situation, le pouvoir public a tenté de réagir en mettant en place une
nouvelle stratégie de l’emploi, qui se veut plus incitative et audacieuse que les précédentes.
Le cadre juridique du marché de l’emploi s’est enrichi d’un nouveau dispositif qui
consiste en le nouveau dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP) qui offre pour les
chômeurs des possibilités d’insertion adéquates pour différentes catégories. Cette nouvelle
stratégie applicable sur quatre ans (2009-2013) prévoit, l’introduction de nouvelles mesures
pour l’encouragement de l’emploi des jeunes et la création de petites entreprises
Le nouveau dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des jeunes, a été présenté
par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, M r Tayeb Louh, lors de la
2eme journée du regroupement régional de la CNAC organisée à Alger, il
s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’emploi et de lutte contre le chômage qui repose
sur le secteur économique générateur de richesses et d’emplois tout en favorisant et
encourageant les investissements en matière de formation des demandeurs d’emploi en vue
de garantir une main-d’œuvre qualifiée et même de contribuer à la croissance de l’économie
nationale.
4.1. Présentation du nouveau dispositif d'aide à l'insertion professionnelle des jeunes :
Le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des jeunes est régi par les
dispositions du décret exécutif N°08-126 du 13 Rabie Ethani 1429 correspondant au 19 Avril
20087. La gestion, le suivi, l'évaluation et le contrôle du dispositif sont assurés par l'ANEM en
relation avec la direction de l'emploi de la wilaya.
En objectifs globaux et à horizon 2013, il est prévu la création annuelle de plus de 450000
emplois et une baisse du taux de chômage à moins de 9 %8.
4.2. Les causes de l’introduction du DAIP :
7
Décret exécutif N°08-126 du 13 Rabie Ethani 1429 correspondant au 19 Avril 2008 portant du dispositif
DAIP.
8
Colloque de LAOURARI Hacene membre de (CNES) :« des formations pour quels emplois : regard croises
université-entreprise », Problématique des l’insertion professionnelle des jeunes issus de l’enseignement
supérieur en Algérie, Université Mentouri Constantine, 2 et 3 juin 2010, in :
http://www.umc.edu.dz/vf/images/relations-universite-entreprises/presentation1.pdf
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Le DAIP se veut un palliatif aux insuffisances des politiques d’emplois mises en
œuvre par le pouvoir public et aux certaines contraintes de l’environnement socioéconomique,
nous pouvons évoquer essentiellement :
- La prépondérance du traitement social du chômage.
- L’absence d’un réseau de collecte d’informations continu et fiable sur le marché du
travail.
- La persistance de la rigidité de l’environnement administratif et financier qui constitue
un obstacle à l’investissement.
- L’ampleur sans cesse grandissante de l’économie informelle.
- La persistance du facteur socioculturel lié à la période de l’économie administrée et
caractérisé par tendance du recours au salariat comme seule possibilité d’emploi.
- Le peu de développement d’une culture entrepreneuriale en milieu des jeunes.
- La faiblesse des capacités d’adaptation des entreprises au nouveau contexte
économique.
- La faible mobilité géographique et professionnelle de la main d’œuvre9.
Les objectifs du dispositif:
- Favoriser l'insertion professionnelle des jeunes primo-demandeurs.
- Encourager toutes formes d'actions et de mesures tendant à promouvoir l'emploi des
jeunes, ainsi que des programmes de Formation-Emploi et Recrutement.
- Ouvrir les portes du monde de travail à tous les jeunes sans discrimination à
commencer par les diplômés des universités, les détenteurs de diplômes de la
formation professionnelle, et même les jeunes sans formation ni qualification10.
Les catégories ciblées :
Le dispositif est destiné à trois (3) catégories de primo-demandeurs d’emploi :
9
Ibid, colloque de LAOURARI Hacene .
10
L’article 02 du décret exécutif N°08-126 du 13 Rabie Ethani 1429 correspondant au 19 Avril 2008 portant la
création du DAIP.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
- La première catégorie :
Les jeunes diplômés de l'enseignement supérieur et les techniciens supérieurs issus des
établissements nationaux de formation professionnelle.
- La deuxième catégorie :
Les jeunes sortant de l'enseignement secondaire de l'éducation nationale, des centres
de formations professionnelles, ou ayant suivi un stage d'apprentissage.
- La troisième catégorie :
les jeunes sans formation ni qualification.
Les conditions d'éligibilité :
Pour bénéficier des contrats d’insertion prévus dans le cadre du dispositif, le
bénéficiaire d’emploi doit :
- Etre primo-demandeur d'emploi.
- Etre de nationalité Algérienne
- Justifier de la situation vis à vis du service national.
- Etre âgé de 18 à 35.
- Etre titulaire de titre de diplôme et fournir des justifications de niveau d'instruction, de
qualification et d'acquis professionnels.
- Etre inscrit comme demandeur d'emploi auprès de l'agence locale de l'emploi
- L’âge minimum peut être porté à 16 ans pour les jeunes primo demandeurs à condition
qu’ils acceptent de suivre une formation dans les filières ou spécialités en déficit sur
le marché de l’emploi.
Le nombre de bénéficiaires :
Le nombre de bénéficiaires de contrats d’insertion des diplômés et de contrats
d’insertion professionnelle par employeur ne doit pas dépasser 15% de l’effectif en activité
au sein de l’organisme concerné.
Toutefois, les micro-entreprises, crées dans le cadre des dispositifs de soutien à
la création d’activités, peuvent bénéficier durant la phase de démarrage de leur activité de
l’affectation de deux (2) primo-demandeurs d’emploi en contrat d’insertion des
diplômés ou en contrat d’insertion professionnelle.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Les employeurs qui n’auront pas procédé au recrutement d’au moins 25%
des bénéficiaires de contrats d’insertion qui leur ont été affectés ne peuvent prétendre a de
nouvelles affectations de jeunes primo- demandeurs d’emploi dans le cadre du dispositif les
employeurs ayant réalisé un taux de recrutement supérieur au taux prévu d’au moins de 25%
peuvent bénéficier d’une affectation supplémentaire dans la limite de 30% de leur effectif
total11.
Les employeurs et les maîtres-artisans qui procèdent au recrutement des jeunes
insérés dans le dispositif bénéficient d’une réduction de l’impôt sur le revenu global (IRG) ou
de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS), selon le cas, les entreprises qui créent et
maintiennent des emplois nouveaux.
Cette réduction d’impôt est fixée a 50% du montant des salaires versés au tire
des emplois crées et préservés dans la limite de 5% du bénéfice imposable sans que cette
réduction n’excède un million de dinars (1.000.000 DA) par exercice conformément a
l’article 59 de la loi n°06-24 du 26/09/2006.
Les types de contrat d’insertion : Les contrats d’insertion prennent forme de :
- Le contrat d’insertion des diplômés (CID) : pour les universitaires diplômés.
- Le contrat d’insertion professionnelle (CIP) : pour les jeunes sortants de
l’enseignement secondaire de l’éducation nationale.
- Le contrat formation-emploi (CFE) : pour les jeunes sans formation ni qualification.
- Le contrat de travail aidé (CTA) : c’est la contribution de l’Etat dans le salaire des
jeunes placés en contrats d’insertion auprès des entreprises privées et publiques,
administratives ou économique.
La durée du contrat d’insertion : Elle est fixée comme suit :
- Une (1) année non renouvelable dans le secteur économique.
- Une (1) année renouvelable dans le secteur des institutions et administrations
publiques.
- La durée du contrat dans les chantiers des travaux divers est d’une année non
renouvelable.
11
L’article 07 du décret exécutif N°08-126 du 13 Rabie Ethani 1429 correspondant au 19 Avril 2008 portant la
création du dispositif DAIP
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
- Une (1) année non renouvelable pour les formations auprès des maîtres artisans.
La durée des contrats d’insertion est modifiée suite au nouveau décret législatif N° 11-
105 du Aouel Rabie Ethani 1432 correspondant au 6 mars 2011 modifiant et
complétant le décret exécutif n° 08-126 du 13 Rabie Ethani 1429 correspondant au 19
avril 2008 relatif au dispositif d’aide à l’insertion professionnelle, la durée des contrats
est respectivement comme suit12 :
- Une (01) année renouvelable dans le secteur économique.
- Trois (03) années renouvelable dans le secteur des institutions et administrations
publiques.
- Le reste est sans changement.
Les droits et obligations du bénéficiaire du contrat d’insertion :
- Les jeunes insérés dans le cadre du dispositif s’engagent à achever la période
d’insertion fixée dans le contrat y afférent. Ils ne peuvent prétendre au bénéfice d’un
nouveau contrat d’insertion que dans le cas où la rupture du contrat est due à des
motifs durement justifiés indépendamment de leur volonté.
- Respecter le règlement intérieur de l’organisme d’accueil.
- Les bénéficiaires d’un contrat d’insertion ne peuvent faire loi d’une rupture de contrat
sans motif dument justifiés
- Des prestations d’assurance sociale en matière de maladie, de maternité, d’accident du
travail et de maladies professionnelles conformément à la législation et à la
réglementation en vigueur
Les obligations des employeurs :
- Toute rupture du contrat d’insertion sans motif dument justifié par l’employeur
entraine la perte de son éligibilité au dispositif.
- Dans le cas ou l’employeur désire rompre le contrat d’insertion, il doit aviser par écrit
les services compétents de l’Agence Nationale de l’Emploi, sept (07) jours au moins
avant la rupture du contrat.
- L’employeur doit préciser par écrit les motifs de résiliation du contrat d’insertion;
12
Le décret législatif N° 11-105 du Aouel Rabie Ethani 1432 correspondant au 6 mars 2011 modifiant et
complétant le décret exécutif n° 08-126 du 13 Rabie Ethani 1429 correspondant au 19 avril 2008 relatif au
dispositif d’aide à l’insertion professionnelle
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
- La rupture du contrat d’insertion entraine la suspension du versement de la
rémunération ou de la bourse.
Formation pour l’adaptation au poste :
Les jeunes insérés dans le cadre du dispositif, et selon la demande de
l’employeur, peuvent bénéficier de formation complémentaire, recyclage ou
perfectionnement en vue de leur adaptation au poste de travail et de l’amélioration de leur
qualification.
Les actions de formation de recyclage et de perfectionnement sont organisées soit
au sein des structures de formation publiques ou privées, soit au niveau d’entreprises
publiques ou privées, soit auprès de maîtres-artisans ou auprès d’organismes
professionnelles disposant de structures de formation conformément à la législation et à
la réglementation en vigueur.
Mesures incitatives au recrutement :
Le recrutement des jeunes placés en contrat d’insertion, auprès des entreprises
publiques et privées, donnent lieu à une contribution de l’Etat aux salaires dans le cadre d’un
contrat de travail aidé, est versé comme suit :
- Trois (3) années pour les contrats d’insertion des diplômés.
- Deux (2) années pour les contrats d’insertion professionnelle.
- Une (1) année pour les contrats formation- insertion.
La gestion, le suivi, l’évaluation et le contrôle du dispositif :
La gestion du dispositif est assurée par l’Agence Nationale de l’Emploi en relation
avec la Direction de l’Emploi de la Wilaya.
Les relations entre l’Agence Nationale de l’Emploi en relation avec la Direction de
l’Emploi de la Wilaya dans le cadre de la mise en œuvre du dispositif sont précisées par
circulaire du Ministre chargé de l’emploi.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Durant la période d’insertion, le suivi des bénéficiaires, l’évaluation et le contrôle de
la mise en œuvre du dispositif sont assurés par l’Agence Nationale de l’Emploi en relation
avec la Direction de l’Emploi de la Wilaya.
Le contrôle de l’Agence Nationale de l’Emploi et de la Direction de l’Emploi de Wilaya
porte notamment sur :
- L’affectation du jeune bénéficiaire du contrat d’insertion et sa qualification,
- L’encadrement des bénéficiaires des contrats d’insertion des diplômés en
milieu professionnel,
- L’assiduité au poste de travail des bénéficiaires des contrats d’insertion à travers
la transmission mensuelle des feuilles de présence visée par l’employeur.
- Le recrutement du bénéficiaire à l’issue de la période d’insertion a travers la
transmission d’une copie du contrat de travail et de l’affiliation à la sécurité sociale.
- La remise de l’attestation d’insertion prévue dans le contrat d’insertion à l’issue de
la période contractuelle d’insertion pour les bénéficiaires qui n’auront pas fait
l’objet de recrutement.
Les dispositions financières :
- Les dépenses inhérentes au financement du dispositif sont inscrites à l’indicatif du
budget du ministère chargé de l’emploi.
- Les dotations financières allouées au dispositif sont gérées par l’Agence Nationale de
l’Emploi.
- Une quote-part, fixée à 3% des dépenses allouées au dispositif, est destinée à la
couverture des frais de gestion supportés par l’Agence Nationale de l’Emploi.
- Une quote-part, fixée à 15% des dépenses allouées au dispositif, est destinée à la
prise en la charge des actions et de perfectionnement.
Mesures d’appui aux employeurs du secteur économique :
Les mesures d’appui aux employeurs du secteur économique en cas de recrutement à
l’issue de la période d’insertion sont les suivants13 :
13
Décret exécutif n°08- 126 du 19 avril 2008, relatif au dispositif d’aide à l’insertion professionnelle.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
- Financement par l’Etat de formation complémentaire d’adaptation au poste du travail
durant la période de CID et du CIP, à la demande de l’employeur sur la base d’un
Contrat Emploi/ Formation (CEF) comportant un engagement de l’employeur pour le
recrutement durable du jeunes diplômé.
- Contribution de l’Etat aux salaires du poste dans le cadre d’un Contrat du Travail Aidé
(CTA).
- La contribution de l’Etat avec l’employeur au salaire de l’universitaire diplômé dans le
cadre de ces mesures incitatives est d’une durée de trois ans après son recrutement,
- 12,300 DA par mois durant la première année.
- 10, 000 DA la deuxième année.
- 7,800 DA durant la troisième année.
- Mais selon le nouveau décret législatif N° 11-105 du Aouel Rabie Ethani 1432
correspondant au 6 mars 2011 modifiant et complétant le décret exécutif n° 08-126 du
13 Rabie Ethani 1429 correspondant au 19 avril 2008 relatif au dispositif d’aide à
l’insertion professionnelle. Les bénéficiaires des contrats d’insertion des diplômés
perçoivent une rémunération mensuelle dont le montant est versé intégralement
comme suit :
- 15.000 DA pour les diplômés de l’enseignement supérieur,
- 10.000 DA pour les techniciens supérieurs.
- La deuxième catégorie de bénéficiaires constituée des jeunes sortant de l'enseignement
secondaire, des centres de formation professionnelle ou ayant suivi un stage
d’apprentissage bénéficie d’un contrat d'insertion professionnelle (CIP) d'une durée de
deux années avec des contributions mensuelles de :
- 8.000 dinars pour la première année.
- 6.000 dinars pour la 2ème année.
La dernière catégorie des jeunes chômeurs sans formation ni qualification bénéficie :
- D’un contrat de formation-insertion (CFI) d'une durée d'une année avec une
contribution mensuelle de 6.000 dinars.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
- D’une rémunération mensuelle d’un montant de 12.000 DA versé intégralement sur le
budget de l’Etat, aux bénéficiaires lorsqu’ils sont insérés dans le cadre de la réalisation
des chantiers d’utilité publique initiés par les secteurs et les collectivités locales 14.
- D’un salaire de poste de travail occupé comprenant une contribution de l’Etat dont le
montant est fixé à 53% lorsqu’ils sont placés dans les entreprises économiques devant
réaliser des projets d’utilité publique15.
D’une prime d'encouragement à la recherche de formation mensuelle de 3.000 dinars
au profit des bénéficiaires du dispositif qui auront réussi à s'inscrire dans un stage de
formation d'une durée maximale de six mois dans les filières ou spécialités en déficit
sur le marché de l'emploi dont la liste sera fixée par le Comité Intersectoriel de
Promotion de l’Emploi ( CIPE) dont la création est prévue dans le cadre du plan
d’action. Cette formation peut être dispensée dans des établissements de formation
agrées ou en entreprises.
Les avantages accordés par la CNAS :
Le décret exécutif N° 07-386 du 05 Décembre 2007 16fixant le niveau et les modalités
d’octroi des avantages prévus par la loi n°06-21 du 11 Décembre 2006 17 relative aux mesures
d'appui et d'encouragement à la promotion de l'emploi portant sur des abattements de la part
patronale de la Sécurité Sociale de :
- 20% pour chaque recrutement opéré pour une durée minimum de 12 mois
- 28% pour chaque recrutement de primo demandeurs pour une durée minimum de
12mois.
- 36% pour chaque recrutement dans les zones du Sud ou dans les Hauts Plateaux pour
une durée minimum de 12 mois.
14
Décret exécutif n° 11-105 du Aouel Rabie Ethani 1432 correspondant au 6 mars 2011 modifiant et complétant
le décret exécutif n° 08-126 du 13 Rabie Ethani 1429 correspondant au 19 avril 2008 relatif au dispositif d’aide à
l’insertion professionnelle.
15
Ibid.
16
Le décret exécutif n° 07-386 du 05 Décembre 2007 fixant le niveau et les modalités d’actroi des avantages
prévus par la loi n°06-21 du 11 Décembre 2006.
17
La loi n°06-21 du 11 Décembre 2006 relative aux mesures d'appui et d'encouragement à la promotion de
l'emploi portant sur des abattements de la part patronale de la sécurité sociale.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
- Les employeurs qui recrutent 30% de leur effectif en activité bénéficieront en outre
d'une affectation supplémentaire
- Les employeurs bénéficient d’une exonération de la cotisation globale de la sécurité
sociale pendant les périodes de formation pour une durée de trois mois.
- Les employeurs auront droit également à une subvention mensuelle à l'emploi de
1.000 dinars pour le recrutement de jeunes chômeurs en contrat de durée indéterminée
(CDI).
- Réduction de l’impôt sur le revenu globale ou de l’impôt sur les bénéfices des sociétés
pendant quatre ans.
Section 02 : Présentation du terrain d’étude.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Cette section est consacrée à la présentation du terrain d’étude l’ALEM de Béjaia et
les lieux d’emplacement des jeunes insérés.
1. Présentation de l’ANEM:
L’Agence Nationale de l’Emploi est un établissement public à gestion spécifique régi
par les dispositions du décret exécutif n° 06/77 du 17 Muharram 1427 correspondant au 18
février 2006, elle est dotée de la personnalité morale et jouit de l’autonomie financière. Cette
agence est placée sous la tutelle du Ministère chargé de travail, de l’emploi et de la sécurité
sociale.
Elle est chargée de l’organisation, la gestion et la régulation du marché de l’emploi,
dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de l’emploi décidé par le
gouvernement.
A ce titre, elle joue un rôle de charnière dans l’articulation « Formation-Entreprise-
Emploi » et constitue l’instrument privilégié de l’Etat dans la mise en œuvre de ses
prérogatives de régulation et d’observation du marché du travail.
1.1. L’histoire de l’ANEM:
Jusqu’à 1962 l’Agence Nationale de l’Emploi constituait la seule structure du
service public de l’emploi dont la création remonte en Novembre 1962, en effet l’ANEM s’est
substitué à ONAMO dont l’organisation et le fonctionnement ont fait l’objet de plusieurs
textes législatifs et réglementaires pris en fonction des objectifs fixés par les différentes
politiques de l’emploi, notamment :
- Le décret exécutif n° 62/99 du Novembre 1962.
- Le décret exécutif n°90/259 du 08Septembre 1990.
- Le décret exécutif n° 96/77 du 18 février 2006.
Structures centrales :
- Direction de l’organisation du marché de l’emploi.
- Direction des ressources humaines et des moyens.
- Direction de l’animation du réseau.
- Direction des finances et de la comptabilité.
- Direction du système d’information.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
- Direction de la main d’œuvre étrangère et du placement à l’étranger.
- Direction des études de la statistique et de la documentation.
Structures locales :
- 11 Directions Régionales de l’Emploi(DREW) dont les compétences territoriales
s’étendent à plusieurs wilayas.
- 48 Agences Wilaya de l’Emploi (AWEM) dont les compétences territoriales
s’étendent aux limites de wilayas.
- 200 Agences Locales de l’Emploi (ALEM) dont les compétences territoriales
s’étendent à plusieurs communes18 .
1.2. L’organisation de l’ANEM:
L’agence de l’ANEM contient deux services :
Le service demande se charge de :
- Recevoir, établir un entretien, orienter et inscrire les demandeurs d’emploi
Le service offre se charge de :
- L’entretien direct avec l’organisme employeur.
- Avoir un lien de partenariat et négocier l’offre pour sensibiliser l’employeur19 .
2. Les missions de l’ANEM :
- L'Agence Nationale de l'Emploi (ANEM) a pour mission d'organiser et d'assurer la
connaissance de la situation et de l'évolution du marché nationale de l'emploi et de la
main d'œuvre et de garantir à tout demandeur et à toute entreprise un service de
recrutement efficace et personnalisé. A ce titre, l'ANEM est chargée de :
- Mettre en place un système d'information permettant de renseigner de manière précise
régulière et fiable sur les fluctuations du marché de l'emploi et de la main d'œuvre.
- Procéder a toute analyse et expertise en matière d'emploi et de main d'œuvre.
- Entreprendre toutes études et enquêtes liées à l'accomplissement de sa mission.
- Développer et normalisé les instruments et outils permettant le développement de la
fonction observation du marché de l'emploi.
- Recueillir, approcher, réunir et mettre en relation l'offre et la demande de travail et à
ce titre elle est chargée :
18
Site de l’Agence Nationale de l’Emploi (ANEM) : www.anem.dz
19
Document d’Agence Nationale de l’Emploi (ANEM), 2011.
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
- D’assurer l'accueil, l'information, l'orientation et le placement des demandeurs
d'emploi.
- Procéder à la prospection et la collecte d'offre d'emploi auprès des organismes
employeurs.
- Organiser la compensation des offres et des demandes d'emploi au niveau national
régional et local.
- Orienter et informer les chômeurs.
- Favoriser la mobilité géographique et professionnelle des demandeurs d'emploi.
- Influencer sur l’activité des services de l’emploi.
3. Les objectifs de l’ANEM :
L'objectif de l'Agence Nationale de l'Emploi (ANEM) est d'assurer une mise en
marche maximale des candidatures des demandeurs et de maximiser la réussite des démarches
de recrutement des entreprises et de les épauler efficacement dans le recrutement de
candidates et de candidats car nous croyons que le capital humain d'une entreprise sera un
élément majeur pour l'accroissement de sa compétitivité et son développement.
Le contrôle de l’ANEM porte sur :
- L’affectation du jeune inséré à un poste de travail en rapport avec sa formation et sa
qualification;
- L’encadrement en milieu professionnel.
- La transmission mensuelle des feuilles de présence visées par l’employeur.
- Le recrutement du bénéficiaire à l’issue de la période d’insertion, à travers la
transmission d’une copie du contrat de travail et de l’affiliation de la sécurité sociale.
- La remise de l’attestation d’insertion pour les bénéficiaires qui n’auront pas fait l’objet
de recrutement.
4. Présentation des organismes employeurs de placement des jeunes insérés :
Chapitre 03 : Essai d’évaluation de l’efficacité du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des
jeunes insérés dans le cadre du (CIP).
Pour réaliser notre enquête sur le terrain, nous avons visité plusieurs organismes
employeurs publics et privés, dont administratifs et économiques.
4.1. Les organismes employeurs économiques :
L’ORLAC : La Laiterie d’Amizour.
SOCERCA : Société de Céramique d’Amizour.
SIBEA : Société Industrielle Boulonnerie de l’Est Algérien.
CANDIA : Tchin Lait.
BMT : Béjaïa Midétéraniènne Terminal.
EPB : Entreprise Portuaire Béjaïa.
BADR : Banque Algérienne de Développement Rural.
ACTEL : Algérie Telecom.
Imprimerie Harani.
BTP : Batiment et Travaux Publics ; Groupe lalawi Mahmoud.
BTP : Bâtiment et Travaux Publics ; EURL ERIDJ.
BTP Bâtiment et Travaux Publics ; Talla Ktran Moussa.
4.2. Les organismes employeurs administratifs :
L’Hôpital Ben Merad El Meki à Amizour.
La D’OU : La Direction des Œuvres Universitaires.
La DTP : La Direction des Travaux Public.
L’APC de Béjaïa.