Rapport sur l'étude d'une autoroute en Tunisie
Rapport sur l'étude d'une autoroute en Tunisie
RAPPORT
DE MEMOIRE DE FIN D’ETUDES
Elaborè par
Wael Bouzid
Sujet :
i
Dédicaces
Tant d’encouragements et d’aides m’ont été offerts pour arriver à réaliser mon
projet de fin d’études et à réussir mes études supérieures.
Je dédié ce modeste travail
ii
Remerciements
iii
Table des matières
Introduction générale 3
2 Etude Géotechnique 9
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Les méthodes de classification du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2.1 Classification selon le catalogue Tunisien . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2.1.1 Principe de Classification . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2.1.2 Détermination de la Classe du Sol . . . . . . . . . . . . . 11
2.2.2 Classification L.C.P.C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.2.1 Principe de la classification . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.2.2 Classification L.C.P.C du sol support du projet . . . . . 14
2.2.3 Classification SETRA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.3.1 Principe de la classification . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.3.2 Classification SETRA du sol support du projet . . . . . . 15
2.2.4 Interprétation des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3 Etude Du Trafic 17
3.1 Les données nécessaires pour entamer une étude du trafic . . . . . . . . 17
3.1.1 Durée de vie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.1.2 Taux de croissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.1.3 Année de mise en service . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.2 Analyse du trafic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.2.1 Année de mise en service . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.3 Analyse du trafic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.3.1 Hypothèses de calcule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.3.2 Donnée de trafic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
3.3.2.1 Trafic de l’année de mise en service 2017 . . . . . . . . . 20
3.3.3 Détermination du nombre des voies . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
3.4 Application sur notre projet autoroutier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4 Dimensionnement De La Chaussée 24
4.1 Structure de la chaussée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.1.1 Couche de roulement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.1.2 Couche de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
4.1.3 Couche de fondation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
4.2 Dimensionnement par le catalogue Tunisien . . . . . . . . . . . . . . . . 25
4.2.1 Méthode de dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
4.2.2 Choix de la structure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.2.3 Caractéristique des matériaux de chaussée . . . . . . . . . . . . . 27
4.3 Vérification à l’aide du logiciel "ALIZE" . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
5 Etude Hydrologique 31
5.1 Données climatologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
5.1.1 Pluviométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
5.1.2 Température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
5.2 Etude Hydrologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
5.2.1 Organigramme des Études Hydrologiques . . . . . . . . . . . . 35
6 Etude Hydraulique 44
6.1 Méthode de dimensionnement des ouvrages hydrauliques . . . . . . . . 44
6.2 Dimensionnement des ouvrages hydrauliques . . . . . . . . . . . . . . . 46
9 Drainage Longitudinal 69
9.1 Dimensionnement du fossé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
9.1.1 Calcul de débit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
9.1.1.1 Calcul de la surface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
9.1.1.2 Calcul de coefficient de ruissellement . . . . . . . . . . . 71
9.1.1.3 Calcul de la pente " Ieq " . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
9.1.1.4 Calcul d’intensité de pluie I(t) . . . . . . . . . . . . . . . 72
9.1.2 Dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
9.1.2.1 Section de la fosse type I . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
9.1.2.2 Section de la fosse type II . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
9.2 Les ouvrages de Terre plein centrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
9.2.1 Choix de variantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
9.2.2 Caractéristique de Caniveau ouvert plat en terre végétale . . . . 76
9.2.3 Dimensionnement des caniveaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
9.3 Les ouvrages de décharge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
10 Signalisations Et Equipements 80
10.1 Signalisations horizontale et verticale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
10.1.1 Signalisation horizontale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
10.1.1.1 Section courante de l’autoroute . . . . . . . . . . . . . . 81
10.1.1.2 Bretelle d’échangeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
Conclusion générale 86
Bibliographie 89
réseau routier joue un rôle capital dans l’économie de chaque pays, c’est ce qui
L
E
explique le fait que son développement a été toujours une priorité aussi bien
pour les pays développés que pour ceux en voie de développement.
Notre pays de sa part a préparé toute une stratégie pour améliorer son infrastruc-
ture routière, En fait la construction des autoroutes en Tunisie est une activité en pleine
expansion, tant attendu par les utilisateurs de la route des touristes maghrébins et des
régions du sud puisque le réseau autoroutier s’est limité auparavant aux gouvernorats
au-delá de Sfax.
Dans le cadre de la stratégie nationale de priorisation du développement de l’au-
toroute Trans-maghrébine, L’idée de relier le capital tunisien à la frontière Tuniso-
Lybienne a vu le jour, après avoir réalisé l’autoroute A1 reliant le capital Tunis au
capital du sud Sfax , et après avoir lancer la conception de l’autoroute Sfax-Gabes ,
enfin le projet de l’autoroute Gabes-Ras Jedir été lancer afin de compléter ce réseau
routier Tunisien. Cet Autoroute s’étalera sur un linéaire de 188.520 kilomètres.
Sur le plan national et grâce à cette autoroute on aura la possibilité de relier, Le
pôle industriel de Gabès à la frontière Tuniso-Libyenne ce qui favoriserait une plus
grande homogénéité et intégration de l’économie tunisienne. Cette autoroute permet-
tra de donner un plein potentiel au port de Gabès et en partie au port de Zarsis, en
facilitant les échanges et l’accès à ces deux installations de première importance. En-
fin, l’autoroute permettra de valoriser et rapprocher les zones touristiques de Djerba et
Matmata.
La conception de l’autoroute ou d’un ouvrage d’art est seulement l’un des très im-
portants éléments du processus global du développement d’un projet.
Dans tout projet d’autoroute, les précipitations et les flux de rivières sont l’objet
d’étude puisque l’autoroute traverse plusieurs courts d’eaux. La structure adéquate
pour passer rapidement au-dessus de ces passages d’eau qui ont été conçus en ouvrage
hydraulique par des dalots préfabriquée dans le chapitre cinq et six. Ce chapitre exige
une connaissance approfondie de donnés hydraulique et hydrologique de la zone de
notre projet.
Par la suite, Le 7ème chapitre comprendra la conception du tracé en plan, Le profil
en long et les différents profils en travers de la section courante.
Au niveau du Point Kilométrique 114+214 Un échangeur été prévu, La conception,
L’aménagements des différents éléments est développé dans le chapitre huit. Le cha-
pitre suivant qui traitera le drainage de l’autoroute.
Enfin, afin d’évaluer ce projet en termes réalistes, nous avons dû réaliser un chapitre
de signalisation autoroutière.
Le projet de l’autoroute Gabès - Ras Jedir s’inscrit dans le cadre de la stratégie na-
tionale de priorisation du développement de l’autoroute Trans-maghrébine, il couvre
deux Gouvernorats tunisiens, Gabès et Médenine et se développe sur une longueur
totale de 188 Km. Il est composé de trois sections :
– Gabès - Médenine : 84 Km, ;
– Médenine - Ben Guerdane : 91 Km ;
– Ben Guerdane - Ras Jédir : 11 Km. ;
Comme indique la figure 1.1 :
Cinq échangeurs sont prévus pour la desserte de Gabès, Matmata, Mareth, Jerba, Mé-
denine, Zarzis, Tataouine et Ben Guerdane. Il contourne les villes de Gabès et Mareth
par l’Ouest, la 4 ville de Médenine par le Nord et enfin la ville de Ben Guerdane par le
Sud, avant de se raccorder à la RN1 qui sera dédoublée en 2 x2 voies plus accotements.
Pour des commodités de délai et de gestion, la deuxième partie est répartie en cinq lots
d’importances équivalentes. Le Tableau 1 décrit cette répartition et donne les caracté-
ristiques du lot étudié (marqué en vert).
Le tableau 1 montre les différents lots qui composent l’autoroute Gabès - Ras jedir,
leurs longueurs et les échangeurs.
L’objet de ce projet de fin d’étude est l’étude d’un aménagement autoroutier du (LOT
6) ainsi que l’aménagement de l’échangeur au PK 114+214 , le tronçon d’autoroute,
proposé par LCI est de longueur 20 km du PK 104+400 au PK 124+400, il est sujet de
conception, dimensionnent et calcul des différents éléments constituant l’autoroute .
aux principaux pôles de développement situés dans le Sud-Est du pays. Ainsi, ce projet
renforce l’intégration sous-régionale de la Tunisie au sein des pays de l’Union Magh-
rébin Arabe en complétant le maillon manquant de l’autoroute Trans-maghrébine.
Sur le plan environnemental, conformément aux procédures d’évaluation des effets
environnementaux et sociaux et aux lois tunisiennes concernant la protection de l’en-
vironnement, la banque africaine de développement a établi une étude d’impact envi-
ronnemental et social qui porte sur les deux sections autoroutières Gabés-Médenine et
Médenine-Ras Jédir [1].
L’exécution de ce projet nécessite l’expropriation, pour utilité publique, de terres, de
cultures et d’arbres le long de l’emprise. Conformément à la politique de la banque
africaine de développement en matière de déplacement involontaire et à la législation
tunisienne, le Ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Terri-
toire (MEHAT) a élaboré un plan de réinstallation et de compensation des personnes
affectées par le projet. Les objectifs de ce plan sont de minimiser les déplacements in-
volontaires, éviter la destruction de biens et indemniser les personnes affectées par
l’expropriation des terres agro-pastorales, des bâtiments et des équipements [1].
Etude Géotechnique
2.1 Introduction
Afin de connaitre la nature des sols ainsi que leur comportement, des études géotech-
niques doivent être réalisées pour définir le sol support. Le sol support doit présenter
une capacité portante suffisante pour :
– Assurer le transport des engins de chantier ainsi que le compactage des diffé-
rentes couches de la chaussée (à court termes).
– Supporter les charges transmises par la chaussée due essentiellement au trafic
routier (à long termes).
Cette classification se base sur l’essai CBR (California Bearing Ratio) et à partir de
cet essai on définit le CBR
CBR : C’est un indice de portance qui tient compte du climat c’est-à-dire le niveau
possible de saturation du sol cet indice est calculé par la formule suivante :
Notre projet étudié se situe dans le sud de tunisien (Mednine vers Ras-ejdir) dans
le gouvernorat de Mednine qui appartient à la région C.
D’où les coefficients α et β valent respectivement 0,83 et 0,17.
A partir de la valeur du CBR, nous déterminons la classe de sol selon le tableau de
classement des sols du catalogue de dimensionnement des chaussées (présentant dans
l’annexe ). Les résultats de calcul de CBR sont récapitulés dans ce tableau.
Essai Mécanique
CBR
N◦ de sondage Profondeur (m) PK Immédiat % Saturé %
S1 0.6 à1.5 109+360 37 27
S2 0.5 à1.5 112+360 49 23
S3 0.6 à1.5 115+360 47 17
S4 0.5 à1.5 119+360 39 24
S5 0.5 à1.5 121+360 24 15
⇒Cette classification selon le catalogue tunisien nous a donné une classe du sol sup-
port S4.
Cette classification se base sur l’analyse Granulométrique qui consiste à classer les
différents grains constituants l’échantillon en utilisant une série de tamis emboités les
unes sur les autre, dont les dimensions des ouvertures sont décroissantes du haut vert
le bat. Les matériaux étudié est placé en partie supérieure des tamis et le classement
des grains s’obtient par vibration de la colonne de tamis.
Le tableau ci -dessous présente les résultats de l’analyse granulométrique de notre sol.
Essai d’Identification
Granulométrie
PK % < 2µm %<0.08mm %<2mm % > 5mm
109+360 3 39 92 2
112+360 3 37 75 18
115+360 3 38 75 18
119+860 9 49 90 5
121+350 2 33 86 9
Pour classer un sol inconnu, il faut déterminer le refus à 0.08 mm selon la classification
LCPC :
– 1er cas : Si le refus à 0,08 mm est inférieure à 50% Sol Fin
=⇒On détermine WL et IP.
– 2ème cas : Si le refus à 0,08 mm est supérieure à 50% Sol Grenu
=⇒On détermine :
X Le refus à 2 mm à comparer avec 50% des éléments supérieurs à 0,08 mm.
X Tamisât (passant) à 0,08 mm.
Si le tamisât à 0,08mm < à 5%, on calcul Cu et Cc.
Si le tamisât à 0,08mm> à 12%, on voit les limites d’Atterberg.
Limites d’atterberg
Profondeur (m) PK Teneur en eau WL (%) IP (%)
0.6 à 1.5 109+360 1 23 8
0.5 à 1.5 112+360 2 21 6
0.6 à 1.5 115+360 1 22 6
0.5 à 1.5 119+860 2 21 5
0.5 à 1.5 121+350 3 24 9
– Dmax : Le diamètre maximal des granulats est déterminé à partir des courbes
granulométriques.
– Passant à 0.08mm.
– IP : Indice de plasticité.
– Wn : Teneur en eau normal.
– Wopn : Teneur en eau optimal du Proctor normal.
Etude Du Trafic
Introduction
Afin d’entamer l’étude du trafic, il est nécessaire de connaitre les paramètres sui-
vants.
C’est une durée qui permet de garantir à la route un bon comportement durant une
longue période et de planifier son renforcement dans des bonnes conditions.
Le choix de la durée de vie dépend de plusieurs paramètres dont essentiellement l’im-
Le taux de croissance du trafic est très important dans le sens qu’il permet de
prendre en compte l’accroissement qu’aura le nombre de véhicules sur le tronçon étu-
dié.
Si la route est existante, on peut avoir une idée sur l’évolution de trafic en analysant
les recensements effectués dans les années précédentes. On doit aussi tenir compte du
trafic induit et dévié qui passeront par les routes une fois réhabilité.
Si la route est nouvelle le taux de croissance est déduit d’une étude de la circulation
pour tous les réseaux routiers de la région qui ont une influence directe ou indirecte
sur la route projetée.
L’année de mise en service est l’année où le projet sera ouvert à la circulation. Dans
notre projet l’année de mise en service est l’année 2017.
La détermination du trafic à l’année de mise en service est basée sur la connaissance
de deux paramètres :
L’année de mise en service est l’année où le projet sera ouvert à la circulation. Dans
notre projet l’année de mise en service est l’année 2017. La détermination du trafic à
l’année de mise en service est basée sur la connaissance de deux paramètres :
– Le trafic journalier de recensement.
– Le taux de croissance annuel (i).
Sur la base des hypothèses citées ci-dessus :le taux d’accroissement du trafic est
estimé à 6% dans notre projet autoroutier Mednine-Ras Jedir [1] Ce tableau indique le
trafic de l’année de mise en service 2017.
Année VL PL TMJA
2017 8010 653 8663
Le trafic total en uvp, évalué au cours de la période 2017-2037, qui provient des résul-
tats précédents,en utilisant cette formule.
T M JAB = T M JAA ∗ (1 + τ )( B − A)
T LJA2037 = 9316 ∗ (1 + τ )2 037 − 2017 = 29878
Le trafic estimé sur le tronçon étudié évolue de 9316 à 29878 uvp/j de l’année 2017 à
l’année 2037.
→Le seuil de saturation d’une chaussée de type 2 × 2 voies est 45000 uvp/j [2] .Le trafic
estimé n’atteint pas ce seuil, il reste alors fluide pour ce type d’aménagement.
En estimant que le trafic à l’heure de pointe représente 10% du TMJA, il est de l’ordre
de 1494 u.v.p/voie à l’année 2037 c’est un seuil de circulation dense.Il est inférieur au
débit de saturation (2000u.v.p/voie [2]).
D’après ces résultats, nous avons optés à un aménagement de type 2 × 2 voies de cir-
culation, de largeur 3.5 m chacun.
•Données de base
Pour déterminer la classe du trafic nous avons utilisé les hypothèses suivantes :
– p : Durée de service prise égale à 20ans.
– i : Taux de croissance annuel sur la durée de service ; i = 6%.
– m : Année de mise en service (2017).
– Tm : Trafic de l’année, de mise en service.
– Largeur projetée de la chaussée : 7 m.
T2017 = 653P L/j/2sens
• Trafic équivalent de l’année de la mise en service 2017 en essieux 13t
Nous disposons parfois d’un nombre global de PL et non pas un trafic par type de
véhicule, dans ce cas le coefficient d’équivalence en essieu de 13t est le suivant :
1 PL = 0.36 essieux 13t
Alors :
T2017 = 235.08essieux13t/j/2sens
• Trafic cumulé
Pour déterminer le nombre de passage cumulés de l’essieu de référence on applique la
formule Suivante :
(1+i)p −1
Tc = 365 ∗ Tm ∗ i
AN :
Tc = 3.16 ∗ 106 essieux 13t/2 sens
• Trafic cumulé par sens
Pour déterminer le trafic cumulé par sens, on utilise le tableau suivant :
La largeur de la chaussée est 7 m, d’où L > 6,5m, donc on prend un coefficient "0.5".
T c = 1.58 ∗ 106 essieux 13t/ sens
• Correction du trafic
Le catalogue tunisien de dimensionnement exige des corrections si le taux de crois-
sance est différent de 8% ou si la durée de service diffère de 15 ans, pour ce faire, on se
base sur le tableau suivant :
• Classe du trafic
Pour déterminer la classe du trafic, on utilise le tableau du catalogue de dimensionne-
ment des chaussées.
Conclusion
Dimensionnement De La Chaussée
Introduction
La couche de roulement est en contact direct avec les roues des véhicules. Ses ca-
ractéristiques sont déterminantes pour le confort et la sécurité de la conduite. C’est
également la couche la plus sollicitée. Elle doit résister à la fois aux intempéries et à
l’usure produite par le frottement des pneumatiques.
C’est celle qui est en dessous de la couche de roulement, elle est moins sollicitée
que celle-ci, mais elle subit des déformations considérables. Pour cela, elle doit être
bien dimensionnée afin de pouvoir résister à la fatigue.
Elle repose directement sur la plate-forme, elle doit être bien épaisse pour suppor-
ter les charges appliquées par la chaussée. La Figure 6 présente la structure générale
de chaussée.
Elle présente deux clés d’entrées. Le premier est la classe de trafic supporté par la route,
la deuxième est la classe de sol support.
• Partie de renforcement : cette partie permet de dimensionner le renforcement des
chaussées existantes et elle présente aussi deux clés d’entrées, la première est la classe
de trafic supporté par la route, la deuxième est la classe résidentielle de la chaussée
existante.
Dans notre cas, la chaussée est neuve, donc on a besoin essentiellement à la :
• La classe du trafic.
• La classe du sol support.
En effet, le présent trafic est de classe T1 alors que la classe de sol est S4. On s’est référé
au catalogue Tunisien de dimensionnement des chaussées qui propose 10 fiches pour
les chaussées neuves dont 5 parmi eux nous donne des structures pour un fort trafic
(fiche n◦ : 6, 7, 8, 9, 10). Le choix entre eux se fait en comparant le cout et les techniques
de la réalisation de chacune et la disponibilité des matériaux.
•Fiche n◦ 6 : solution à retenir.
•Fiche n◦ 7 : solution à rejeter (on n’utilise pas fondation en tuf dans l’autoroute).
•Fiche n◦ 8 : solution à rejeter (non utilisable en Tunisie).
•Fiche n◦ 9 : solution à rejeter (non utilisable en Tunisie).
•Fiche n◦ 10 : solution à rejeter (non utilisable en Tunisie).
D’après les fiches proposées par le catalogue tunisien, on a retenu la variante qui
correspond à la fiche n◦ 6, qui donne les structures suivantes :
Fiche Structure
Fiche n◦ 6 6BB
14GB
25G
Les matériaux envisageables dans notre projet Lot n◦ 6 Mednin ras el jdir sont les
suivants :
• Béton bitumineux : pour couche de roulement est un mélange de graviers, sable
et de liant hydrocarboné (appelé couramment goudron ou bitume) appliqué en une ou
plusieurs couches pour constituer la chaussée des routes de fraction granulométrique
0/14 .
•Grave-bitume : pour couche de base est une grave enrobée de bitume, de 3 à 4
%. de fraction granulométrique 0/20.
•Grave concassée (G) : pour couche de fondation il s’agit d’un tout venant de
concassage 0/31.
Les valeurs des déformations sont calculées par le logiciel Alizée [6]. Ce dernier est
un programme qui a été mis au point par le laboratoire central des ponts et chaussées
(LCPC) français. Il permet de déterminer les sollicitations réelles et les sollicitations
admissibles de la structure. La Figure 8 illustre les résultats trouvés.
Les résultats du calcul, par le logiciel ALIZE, des déformations de la structure modifiée
sont récapitulés dans la Figure 10.
Conclusion
U ite au calcul des classes du trafic et du sol, nous avons vérifié la structure pro-
S posée par le catalogue tunisien de dimensionnement des chaussées à l’aide du
logiciel ALIZE [6]. Nous cherchons, par suite, une structure optimale en utilisant le
logiciel ALIZE [6]. La structure retenue est :
•Une couche de roulement en béton bitumineux (BB) d’épaisseur 6 cm.
•Une couche de base en grave bitume (GB) d’épaisseur 14 cm.
•Une couche de fondation en grave reconstituée humidifiée (GRH) d’épaisseur 20
cm.
•Sous-couche de fondation en grave non traitée (GNT) d’épaisseur 20cm.
Etude Hydrologique
Introduction
’eau, sous toutes ses formes : météorique, superficielle ou souterraine, cause d’énormes
L difficultés aux ingénieurs en ce sens qu’elle constitue une des causes premières
des dégradations diverses rencontrées sur les routes. Celles-ci sont liées à plusieurs
causes dont : la traversée des grandes rivières, l’écoulement des eaux sur des zones
inondables, l’écoulement des eaux pluviales, le franchissement des petits cours d’eau
ou des thalwegs. Ces problèmes surviennent à tout moment : en cours d’étude, en
cours de réalisation et durant l’exploitation.
Le dimensionnement de ces ouvrages est déterminé selon les débits des eaux à évacuer
à partir d’une étude hydrologique et hydraulique.
La protection de la route projetée nécessite une étude des caractéristiques hydrolo-
giques des différents écoulements traversés par la route et une étude hydraulique des
ouvrages de franchissement.
5.1.1 Pluviométrie
•Pluviométrie mensuelle
Sur la période de 1977 à 1990, pour la station météorologique de Médenine, les pluvio-
métries moyennes mensuelles données par la Météorologie Nationale sont représen-
tées par la Figure n◦ :
Nous remarquons à partir des résultats de cette station que la saison pluvieuse s’étend
du mois de Septembre jusqu’au mois de Mars.
•Intensité de la pluie
L’intensité de la pluie est déterminée à l’aide des courbes Intensité-Durée-Fréquence
(IDF) suivant la relation suivante :
i = aT × t−bT
Avec : i = intensité de la pluie en (mm/h)
T = période de retour (en an)
t = durée de la pluie (en mn)
aT et bT sont des coefficients régionaux établies par l’Institut Nationale de Météorolo-
gie (INM). Les courbes de la région de Médenine pour différentes périodes de retour
sont présentées par la Figure.
iA
i = a ∗ tb
A A
iB
= ( ttBA )b
→
i = a ∗ tb i = 36mm/h
B B B
i
log( iA ) log(68/36)
→b= t
B
log( tA )
= log(0.5/2)
= −0.451
B
iA
iA = a ∗ tbA → a = tbA
= 68/0.5− 0.451 = 49.74
Notre Projet dans la region de Mednine les coefficients a et b en fonction de la période
de retour de la station considérée sont classée dans le Tableau :
Paramètres / Station a b
Médnine 49.84 -0.451
5.1.2 Température
5.2.2.1 Définition
Le bassin versant est une superficie limitée par des lignes de crêtes, il fonctionne
comme collecteur chargé de recueillir les précipitations et de les transformer en écou-
lement à l’exutoire. Il est caractérisé généralement par :
•La morphologie : la forme géologique du terrain et les pentes des reliefs.
•La nature des terrains : la nappe d’eau et la couverture végétale.
•Le climat de la région : l’humidité, la température, l’intensité des précipitations,
leur durée et leur période de retour.
Un bassin versant est défini par la totalité de la surface topographique drainée par
un cours d’eau et ses affluents à l’amont de l’exutoire (emplacement de l’ouvrage hy-
draulique projeté). La délimitation des bassins versants a été faite à partir des levés
topographiques et des cartes d’Etat-major. En projetant l’axe en plan du projet sur la
carte, nous repérons les écoulements qui le coupent. Ensuite, il faut suivre les lignes de
crêtes, qui représentent les limites entre les bassins versants, et déterminer les points
hauts et les points bas.
La Figure représente les 13 bassins versants correspondants au tronçon autoroutier étu-
dié.
Avec :
Dénivelé : différence de niveau entre l’altitude max et la cote min du bassin versant.
Avec :
L : longueur de l’exutoire principal.
L’estimation des débits de pointe se base à priori sur les observations hydromé-
triques. En l’absence de mesures hydrométriques des cours d’eau à franchir, les calculs
sont élaborés à partir des méthodes en usage en Tunisie. Ces méthodes varient selon la
surface du bassin versant. Les méthodes utilisées pour l’étude sont la méthode ration-
nelle et la méthode de SOGERAH [10]. Vu l’importance du projet, la période de retour
T est prise égale à 20 ans.
XMéthode rationnelle
2Définition
La méthode rationnelle est un modèle simple qui permet d’estimer le débit de pointe
généré sur des petits bassins versants ayant une surface inférieure à 25 km2 et présen-
tant des caractéristiques homogènes. Elle repose sur le concept du temps de concentra-
tion (tc ) et suppose une linéarité de la transformation de la pluie en débit. La formule
rationnelle donne le débit de pointe (Qp ) à l’exutoire d’un bassin versant de surface S
et de coefficient de ruissellement (Cr ) pour une averse ayant une durée égale au temps
de concentration (tc ) et d’intensité moyenne (i(tc )) de période de retour (T) [9] .
• A : surface K 2
• i : pente moyenne %
• L : longueur de talweg Km
• Coefficient d’abattement Ka
Sur un bassin versant l’intensité pluviométrique "i" n’est pas constante, pour pouvoir
uniformiser l’intensité pluviométrique on applique un coefficient appelé coefficient
d’abattement de pluie Ka.
Le tableau suivant donne les valeurs de " Ka " en fonction de la surface du bassin.
Bassin Surface tc Ka Kr I Q
Versant (Km2 ) (h) (mm/h) (m3 /s)
BV-01 0.44 0.09 1 0.5 149.36 9.12
BV-03 0.55 0.12 1 0.5 128.11 9.73
BV-05 9.44 0.75 1 0.5 56.77 74.47
BV-06 17.23 0.84 1 0.5 53.91 129.02
BV-08 2.28 0.38 1 0.5 76.70 24.27
BV-09 1.62 0.32 1 0.5 83.06 18.69
BV-10 1.05 0.20 1 0.5 103.48 15.08
BV-11 1.02 0.20 1 0.5 102.31 14.51
BV-12 2.44 0.43 1 0.5 73.29 24.81
BV-13 4.92 0.69 1 0.5 58.80 40.20
X Méthode SOGREAH
Cette méthode est valable pour les bassins versants dont la surface est supérieure à
25km2 . Les débits de pointe de crue sont calculés par la formule suivante [9] :
−P0
QT = S 0,75 PT12
Où :
•S : surface du bassin versant en km2
• PT : pluie journalière de période de retour T en mm
•P0 : seuil de ruissellement en mm
La détermination du débit de pointe passe donc par la détermination de la pluie cen-
tennale P100 et le seuil de ruissellement P0 .
La méthode SOGREAH a été développée dans le cadre du projet national de protec-
tion contre les inondations élaboré pour le compte du Ministère de l’Environnement,
de l’Habitât et de l’Aménagement du Territoire en 1995.
Conclusion
’étude hydrologique montre que le tronçon autoroutier étudié est traversé par 13
L écoulements de caractéristiques différentes. Les débits de pointe à l’exutoire sont
calculés par deux méthodes suivant la surface de leurs bassins versants. Les ouvrages
hydrauliques seront dimensionnés en fonction de ces débits.
Etude Hydraulique
Introduction
peut faire transiter sans débordements la crue de projet, le régime est alors considéré
uniforme dans l’ouvrage et le débit se calcule par la formule de Manning-Strickler.
Le dimensionnement des ouvrages hydrauliques est fait selon les étapes suivantes :
On a calculé les débits supportés par tous les dalots préfabriqués existants et employés
en Tunisie.
Exemple Cas d’un dalot (1 × 1) :
b=1
h=1
i = 0.5%
H = 0.8 × h Q = 1.8053 /s
2
Sm = b ∗ H = 0.8m
Pm = b + 2h = 2.6m
0.8
Rh = 2.6 = 0.308
Conclusion
’étude hydrologique montre que le tronçon autoroutier étudié est traversé par 13
L écoulements de caractéristiques différentes. Les débits de pointe à l’exutoire sont
calculés par deux méthodes suivant la surface de leurs bassins versants. Les ouvrages
hydrauliques seront dimensionnés en fonction de ces débits.
Introduction
C tier du " lot 6 " qui relie Médenine à Ras Jédir et elle est conçu en 2x2 voies.
Le tronçon proposé par le Bureau d’études est de longueur 20 km (PK 104+400 au PK
124+400 ) avec un échangeur (Al Naffatia) au niveau du PK 114+214.
Les normes suivies dans la conception géométrique de l’autoroute Médenine-Ras Jédir
sont celles définies par les Instructions sur les Conditions Techniques d’Aménagement
des Autoroutes de Liaison (I.C.T.A.A.L 2000) de SETRA.
Le tracé en plan est la projection de l’axe de la chaussée sur le plan horizontal, c’est
une succussion de droites ou alignements droits et de courbes (raccordements circu-
laire ou raccordements à rayon de courbure progressif) [7].
Le tracé en plan est profondément marqué par l’influence de la dynamique des véhi-
cules : leur stabilité n’est acquise qu’à condition de respecter les lois liant vitesse du
véhicule, rayon de courbure du tracé en plan et dévers de chaussée (comprenant l’ef-
fet des forces centrifuges). Il faut tenir compte également de l’influence des facteurs
physiologiques intervenant lors de la conduite et éventuellement des problèmes de vi-
sibilité (il faut rendre visible une certaine longueur de trajet pour pouvoir conduire)
[7].
Le profil en long ou la ligne rouge d’une route est une ligne continue obtenue par
l’exécution d’une coupe longitudinale fictive, donc il exprime la variation de l’altitude
de l’axe routier en fonction de l’abscisse curviligne.
Il est défini par une succession de segments de droite (rampes, pentes) raccordés par
des courbes circulaires, pour chaque point du profil en long, on doit déterminer l’alti-
tude du terrain naturel et du projet ainsi que la déclivité de ce dernier.
Le calage de la ligne rouge de la route étudiée a été conçu de façon à :
• Assurer le bon calage des ouvrages hydrauliques.
• Répondre à certaines conditions concernant le confort, la stabilité et la sécurité.
•Garantir la mise hors d’eau de la chaussée et un drainage efficace de la plate-
forme.
• Respecter les normes correspondant à VR = 120 km/h et les impératifs géomé-
triques de façon à éviter les pertes de tracé et assurer la sécurité et le confort aux usagés.
Par convention, la ligne de référence du profil en long de l’autoroute est l’axe de la pla-
teforme si le T.P.C. est revêtu ou sinon, celui du bord gauche des chaussées. [7]
Dans notre projet le T.P.C en terre végétale alors la ligne de référence celui du bord
Le profil en long doit respecter certaines valeurs limites, en l’occurrence, une dé-
clivité maximale et un rayon minimal aussi bien en angle saillant qu’en angle rentrant
qui sont présentés dans le tableau :
Déclivité maximale 5%
Rayon minimal en angle saillant 12 500 m
Rayon minimal en angle rentrant 4200 m
L’étape suivante consiste à tracer les paraboles de la ligne du projet tout en respectant
les normes géométriques que présente le tableau précédent.
•Angles saillants :
Règle : il ne faut pas confondre le sommet de la parabole du profil en long (PL) avec
l’origine de la courbe en tracé en plan (TP).
Objectif : éviter que le virage soit masqué par le sommet de parabole.
• Angles rentrants :
T1 et T2 représente les points de tangente entre les alignements droits et des arcs des
cercles ou de Clothoïde.
Les ouvrages hydrauliques doivent être calés suivant leurs côtes fil d’eau. En effet
la côte fil d’eau doit être égale à la côte supérieure du radier inférieur de notre ouvrage.
du terrain naturel.
La topographie du terrain, peu accidenté, et la multitude des écoulements ou de zone
d’épandage traversés font que la grande partie du projet est en remblai. Du point de
vue déclivité, le profil en long est assez tendu dans l’ensemble.
En respectant ces étapes :
• Saisir les points imposés obtenus après calage des ouvrages hydrauliques.
• Relier les points entre eux par des droites.
• Raccorder les droites avec des paraboles à fin d’établir l’axe (la ligne rouge).
La figure illustre une partie du profil en long de l’autoroute réalisé moyennant le logi-
ciel Piste.
Les prévisions de trafic à l’horizon de l’an 2037 pour la liaison autoroutière Mé-
denine - Ras Jédir (voir étude de trafics) font ressortir des volumes horaires en UVP
compatibles avec ceux qu’une Autoroute à 2 x 2 voies peut dense.
Cependant un élargissement ultérieur à 2 x 3 voies est pris en compte, pour le long
terme, dans la conception de l’aménagement projeté. Comme pour l’autoroute exis-
tante Hammamet - Sfax, l’autoroute projetée Sfax - Gabès et l’autoroute Gabès - Méde-
nine l’élargissement des chaussées pour passer de 2 x 2 voies à 2 x 3 voies se fera par le
biais du terre-plein-central. Les profils en travers à adopter sont donc les mêmes que
ceux de l’autoroute existante. En section courante, le profil en travers se présente ainsi.
Le profil en travers d’une route est représenté par une coupe perpendiculaire à l’axe
de la route de la surface définie par l’ensemble des points représentatifs de cette sur-
face.
•Bande médiane
Elle sert à séparer physiquement les deux sens de circulation, à implanter certains équi-
pements (barrières de sécurité, supports de signalisation, ouvrages de collecte et d’éva-
cuation des eaux) et, le cas échéant, des piles d’ouvrages et des aménagements paysa-
gers. Sa largeur dépend, pour le minimum, des éléments qui y sont implanté [7].
=⇒Une bande médiane de 10m entre les bandes dérasées gauches ;
Il faut d’abord noter qu’un tel élargissement nécessite de prendre dès le départ, c’est
à dire au moment de la construction de l’autoroute, des mesures portant en particulier
sur l’aspect foncier et de dégagement des emprises, les problèmes de terrassement, et
les contraintes liées à l’aménagement des ouvrages.
Bien que l’investissement immédiat dans le cas d’un élargissement par l’intérieur est
plus important que celui d’un élargissement par l’extérieur, le choix d’une telle concep-
tion est justifié par plusieurs avantages techniques et aussi économiques si l’on consi-
dère le coût global de l’opération. Les avantages que présente un élargissement par
l’intérieur sont principalement :
- Il n’y aura pas de reprise sur les bretelles d’accès et de sorties au niveau des échan-
geurs. Ces reprises se traduiraient par un gène de la circulation ;
- Les ouvrages hydrauliques courants (buses, dalots) ne subiront aucune intervention
puisque leurs longueurs initiales tiennent compte de l’élargissement. Ceci reste valable
pour les grands ouvrages hydrauliques (ponts), dont la largeur initiale tiendra compte
d’un futur élargissement ;
- Il n’y aura pas de problèmes fonciers puisque la totalité de l’emprise de l’autoroute
sera acquise ;
- Le chantier des travaux d’élargissement est essentiellement concentré sur le TPC + le
renforcement de la chaussée, ce qui facilite énormément sa gestion et donc son coût.
Les revêtements préconisés pour les différents éléments de ce profil en travers sont :
- Chaussée : revêtement en béton bitumineux sur 8,30m dont 1,00m de la BDG et 0,30m
pris sur la BAU ;
- Bande d’arrêt d’urgence : enduit superficiel bicouche sur 2,80m ;
- Bande dérasée de gauche : même constitution que la chaussée ;
- Bande médiane (reste du séparateur) : terre végétale ;
- Berme et arrondi de talus : terre végétale ;
−→Profil en travers de notre section courante (voir annexe).
Introduction
Les échanges avec le réseau routier se feront au moyen d’un échangeur dans cette
L cadre l’échangeur autoroutier est un système de bretelles routières permettant de
basculer, soit d’un type de réseau routier à un autre (d’une route ordinaire ou une voie
rapide à une autoroute), soit de passer d’une autoroute à une autre.
Les échangeurs se trouvent donc aux intersections entre réseau routier de type dif-
férents et permettent ainsi d’éviter tout croisement à niveau pour limiter le ralentis-
sement des voies concernées, l’échangeur autoroutier compte au minimum un pont
permettant à réseau routier d’enjamber l’autre. Ce dernier peut être complet (bidirec-
tionnel) ou partiel (donnant accès à une seule direction de l’autoroute).
Une bretelle est, en conception routière, une connexion d’un échangeur ou, d’une façon
plus générale, une chaussée qui relie deux routes à niveaux différents ou deux routes
parallèles et par laquelle les véhicules peuvent entrer sur une chaussée déterminée ou
la quitter.
Dans notre projet autoroutier on a un échange avec la RR115, dans ce but on a conçu
l’aménagement d’un échangeur : échangeur El Naffatia avec un système de péage
fermé au sortie situé au PK114+214 du tracé de l’autoroute. L’échange se fait avec la
• L’échangeur du type losange est le type d’échangeur le plus classique ; les demi-
trèfles .. constituent des variantes utilisées lorsqu’il existe des contraintes dans les
"quadrants" de l’échangeur [2].
• L’échangeur du type trompette présente la particularité de regrouper l’entrée et la
sortie de la voie principale sur une bretelle unique : il est particulièrement adapté aux
échangeurs des autoroutes à péage [2].
Le raccordement d’une bretelle et de l’autoroute est réalisé en entrée par une voie
d’insertion, et en sortie par une voie de décélération [7].
• Le dispositif d’entrée comprend successivement :
- Une section d’accélération dont l’obliquité avec l’axe de l’autoroute est comprise entre
3 et 5%. Sa longueur qui dépend du rayon de la dernière courbe de la bretelle, doit per-
mettre d’atteindre au point "E = 1,00m", la vitesse conventionnelle de 55 km/h avec
une accélération en palier de 1 m/s2 .[7]
• Une section de manoeuvre adjacente à la chaussée de l’autoroute, longue de 200m et
large de 3,50m ;
• Un biseau long de 75m.
Dispositif d’entrée sur l’autoroute
sée. Le rayon minimal est de 40 m. Mais, à l’exception des boucles, le rayon de la pre-
mière courbe rencontrée en sortie doit être au moins de 100 m. [7].
• Raccordement progressif Une courbe circulaire est encadrée par deux arcs de clo-
thoïde de longueur égale à la plus grande des deux valeurs : 6R0,4 et7∆δ ; où R note
le rayon de courbure (en m), et ∆δ la différence des pentes transversales (en %) des
éléments du tracé raccordés.
Il s’agit de longueurs minimales, mais il n’est pas recommandé de recourir à des va-
leurs supérieures qui peuvent rendre l’appréciation de la courbure finale plus difficile
pour l’usager. [7] .
BRETELLE A
BRETELLE B
BRETELLE C
BRETELLE D
Notre tracé final retenu pour l’échangeur d’EL NAFFATIA décrit respectivement dans
cette figure :
Les valeurs limites des paramètres du profil en long sont les suivantes :
Déclivité maximale 6%
Rayon minimal en angle saillant 1500m
Rayon minimal en angle rentrant 800m
Dans une courbe de rayon inférieur à 100 m, une sur largeur de 50/R par voie est
introduire [7].
−→Profil en travers d’une bretelle unidirectionnelle (voir annexe).
−→ Profil en travers d’une bretelle bidirectionnelle (voir annexe).
Le profil d’une chaussée bidirectionnelle est constitué de deux versants plans rac-
cordés sur l’axe, celui d’une chaussée unidirectionnelle d’un seul versant. Les bandes
dérasées ont la même pente transversale que la voie adjacente.
En dehors des courbes déversées, la pente transversale d’un versant est de 2,5 % orien-
tée vers la droite. Dans les courbes déversées, la pente varie linéairement en fonction
de 1/R entre 2,5 % pour le rayon Rnd (300m) et 5 % pour 100m, et reste de 5 % en deçà
de 100m [7].
Drainage Longitudinal
Introduction
les évacuer rapidement vers un exutoire ou vers un point de rejet hors de l’em-
prise routière afin d’éviter l’inondation des chaussées et l’infiltration. Il y a deux types
d’ouvrages de drainage qui sont projetés le long de notre projet :
Les ouvrages longitudinaux situés dans la plate-forme ou en bordure de plate-forme
tels que les caniveaux du TPC, les tranchées drainant, cunettes latérales et fossés de
crête dans les sections en déblai, les bordures caniveau et fossés en pied des talus dans
les sections en remblai.
Les ouvrages transversaux et ouvrages de raccordement tels que dalots ou buses de
décharge, regards et descentes d’eau.
Les ouvrages de drainage sont dimensionnés pour une période de retour T = 20 ans.
Exemple de calcul
Secion 1 :
Nous rappelons que la longueur de la section 1 est de 200m, elle est déterminé
directement à partir du profil en long.
• Chaussée : C = 0,95
• Accotement : C = 0,7
• Berme : C= 0,35
• Talus : C= 0,6
L
La pente équivalente est calculée par la formule suivante [9] : Ieq = [ P L ]2
( √k )
Ik
Soit
Ieq = [ √ 8.3 8.3+2.8+0.9
+ √2.8 + √0.9
]2
0.025 0.04 0.08
Avec
L1 =8.3 Largeur de la chaussée.
L2 =2.8 Largeur de l’accotement.
L3 =0.9 Largeur de berme.
I1 =25% Pente de la chaussée.
I2 =4% Pente de l’accotement.
I3 =8% Pente de berme
La période de retour adoptée dans cette étude est de 20ans. Le temps de concentra-
tion est calculé par la formule suivante [9] :
q
Tc = 7.6 × SIeq en mm
Avec
• S : Superficie en Km2
• I : Pente de Talweg principal en m/m
q
−3 )
T c = 7.6 × ( 3.12×10
0.029
= 2.5mn = 0.41h
L’intensité de pluie est calculée par la formule suivante :
I = a × t−b
c en mm/h
Soit :
I = 49.84 × 0.041−0.451 = 210.4mm/h
On calcule alors le débit par la formule suivante :
tc
Qa = Kr × Cr × Seq × 3.6
en (m3 /s)
On trouve alors :
Section Profil Longueur Seq (10−3 Km2 ) Ceq Ieq I(t) Q(m3 /s)
1 P9-P19 200 3.12 0.78 0.029 209.23 0.141
2 P28-P32 87 1.246 0.78 0.029 257.34 0.069
3 P50-P56 125 1.66 0.78 0.029 241.22 0.087
4 P244-P246 35 0.44 0.78 0.029 325.42 0.031
5 P604-P610 12 1.63 0.78 0.029 242.21 0.086
FOSSES DROITES
Section Profil Longueur Seq (10−3 Km2 ) Ceq Ieq I(t) Q(m3 /s)
1 PT11-PT17 120 1.59 0.78 0.029 243.58 0.084
2 PT22-PT32 200 3.22 0.78 0.029 207.74 0.145
3 PT50-PT57 130 1.85 0.78 0.029 235.40 0.094
4 PT90-Pt91 25 0.32 0.78 0.029 349.65 0.24
5 PT295-Pt301 120 1.64 0.78 0.029 241.88 0.086
9.1.2 Dimensionnement
Type Caractéristiques
h L S P
I-1 0.5 1 0.25 1.414
I-2 0.75 1.5 0.56 2.21
Type Caractéristiques
h L S P
I-1 0.5 1.17 0.42 1.7
I-2 0.75 1.75 0.94 2.55
Fosses gauches
Fosses droites
L’assainissement du terre-plein central se fait par des caniveaux ouverts plats im-
plantés à l’axe. Ces caniveaux, de forme triangulaire, sont en général en terre végétale
sauf dans le cas de déclivité très faible (< 0,2 %).
Le tracé de mon projet ne comportant pas des sections déversées, les eaux de ruisselle-
ment dans le TPC ne proviennent que de l’emprise de celui-ci.
Donc on a choisi le type de caniveau ouvert plat en terre végétale
Alors le réseau du TPC est nécessaire pour les TPC non revêtus >= 3m, les ruisselle-
ments sera canalisé par un ouvrage superficiel du transport longitudinal de type fossé
peu profond.
Pour ce cas, on a :
•Sm = 0.2475m2
•Pm = 3.018095m
•Rh = 0.082005m
•K = 15
•B = 10.00m
•C = 0.350
La longueur d’un ouvrage ne doit pas dépasser une certaine longueur critique au-
dessus de la quelle on aura un débordement au bien un dépassement de la vitesse
maximale.
La détermination de la longueur critique d’un type d’ouvrage c’est-à-dire la longueur
maximale d’évacuation est obtenue quand le débit d’apport estimé par la formule ra-
tionnelle est égal au débit capable de l’ouvrage donné par la formule de Manning-
Strickler [9]. C’est à dire :
2/3
Qc = K × Rh × Sm × P ( 0.5) en m3 /s
I(tc )
Qa = C × A × 3.6
en (m3 /s)
Qa = Qc
La combinaison des formules et cette égalité nous conduit à la relation suivante :
√
L = λ × p en Km
−b 1
×Sm 1−b
λ = ( 3600×3.6
C×B×a
) × K × (Rh )2/3
• K : Coefficient de Manning
• C : Coefficient de ruissellement
• B : Largeur du bassin (en m)
•Sm : Section mouillée (en m2 )
•Rh : Rayon hydraulique (en m )
• a : Tel que I = a. t -b
• b : Tel que I = a. t -b
=⇒ λ est une constante propre à chaque type d’ouvrage Les ouvrages projetés dans le
T.P.C. sont :
- Caniveau ouvert plat en terre végétale
- Caniveau ouvert plat revêtu
−0.451 1
×0.2475 1−0.451
λ = ( 3600×3.6
0.35×10×49.84
) × 0.0822/3 × 15
⇒ λ = 19.24
√
⇒ L = 19.24 × P
Le Tableau illustre les longueurs critiques pour quelques sections.
•On remarque que ces sections ont des longueurs inférieures aux longueurs cri-
tiques pour les caniveaux en terre végétale, On calcule avec cette méthode toute notre
section autoroutière.
•Calcul de débit
Pour calculer le débit pour les caniveaux en terre végétale, on a utilisé la formule
d’écoulement simple [9]. :
I(tc )
Qa = Kr × Cr × Seq × 3.6
en(m3 /s)
Avec :
• Cr : Coefficient de ruissellement
• I(t) : Intensité de pluie en (mm/h)
• S : Superficie du bassin en km2
• Ka : Coefficient d’abattement
Section Profil Longueur Débit(m3 /s) Ceq Ieq I(t) Q(m3 /s)
1 PT1-PT29 0.56 5.60 0.35 0.11 247.68 0.135
2 PT29-PT69 0.80 8.00 0.35 0.11 228.54 0.178
3 PT69-PT109 0.80 8.00 0.35 0.11 228.54 0.178
4 PT109-PT150 0.82 8.20 0.35 0.11 227.27 0.181
5 PT150-PT192 0.84 8.40 0.35 0.11 226.04 0.185
6 PT192-PT230 0.76 7.60 0.35 0.11 231.20 0.171
On choisit des buses désignent les ouvrages de décharge autres que les ouvrages
hydrauliques devant traverser la section de l’autoroute pour évacuer les eaux de ruis-
sellement ou ces débits d’apport des caniveaux du T.P.C Ils sont constitués par des
buses de diamètre 1000 qui permet d’évacuer un débit attient à0.89m3 /s) [12]
Signalisations Et Equipements
Introduction
F IGURE 10.1 – Types de lignes discontinues longitudinales sur chaussées en France [13]
- Les voies d’insertion et de sortie sont séparées de la chaussée de l’autoroute par une
ligne du type T2 de largeur (5u).
Les panneaux de police sont utilisés au niveau des échangeurs projetés et des réta-
blissements des communications et signalent les diverses prescriptions pour organiser
le trafic Les panneaux de police utilisés sont [13] :
- De très grande gamme sur l’autoroute (section courante) ;
- De grande gamme sur les bretelles des échangeurs et sur les RN ;
- De gamme normale sur les RR, et les autres routes rétablies ;
F IGURE 10.4 – D51a Panneau d’avertissement de sortie simple avec symbole d’échan-
geur [13]
F IGURE 10.5 – D41b Panneau de pré signalisation de sortie non numérotée [13]
nels : Panneaux de position : Ces panneaux sont du type "D21" (forme rectangulaire,
terminés par une pointe de flèche). Ils comportent les mentions desservies. Ils sont im-
plantés de façon à indiquer sans ambiguïté la direction à emprunter et à ce que l’usager
puisse effectuer aisément sa manœuvre.
10.2.2 Accotements
- Dans les zones de remblai de plus de 2 mètres de hauteur, (file de glissière en GS4).
Notons que les supports de glissières utilisés ont une longueur de 2m [13].
Conclusion
est nécessaire de concevoir une bonne signalisation tout en respectant les critères
I
L
suivants :
• Cohérence entre la géométrie de la route et la signalisation (homogénéités).
• Cohérence avec les règles de circulation.
• Cohérence entre la signalisation verticale et horizontale.
• Simplicité : elle s’obtient en évitant une surabondance de signaux qui fatigue
l’attention de l’usager.
• Eviter la publicité irrégulière. [13]
[2] Michel Faure, Cours de route "Tome 1", Aléas Editeur, 1998.
[5] MEHAT : direction des ponts et chaussées, Etude de l’Entretien Routier : Cata-
logue de dimensionnement des chaussées neuves et renforcement, Tunis, Tunisie,
Aout 1984.
[6] Service d’études techniques des routes et autoroutes, ALIZE Laboratoire Centrale
des Ponts et Chaussées, version 1.3, France 2005.
[7] Service d’études techniques des routes et autoroutes, Instruction sur les Condi-
tions Techniques d’Aménagement des Autoroutes de Liaison, centre de la sécurité
et des techniques routières, France, Décembre 2000.
[8] Jamel Neji, Le Projet Routier, Centre de Publication Universitaire, Tunis, Tunisie,
2005.
[12] Gourey K., Calcul Hydraulique Des Ouvrages d’Art Routiers, Ecole National
d’Ingénieurs de Tunis, Tunis, 1984.