Les Passations Des Marchés Dans Les Collectivités Locales
Les Passations Des Marchés Dans Les Collectivités Locales
Je dédie ce mémoire :
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Remerciements
2
Sommaire
Les passations des marchés dans les collectivités locales
Le cas de la ville de Dakar
Introduction…………………………………………………………………………………06
Première Partie : Présentation générale…………………………………………………..07
Chapitre 1 : Le concept de la décentralisation et les compétences transférées.......................07
Section 1 : Les principes de la décentralisation………………………………………………07
Paragraphe 1 : Le principe de la libre administration……………………………………….09
Paragraphe 2 : Le principe de la solidarité………………………………………………….10
Paragraphe 3: Le principe du transfert de compétences
Et de la compensation financière………………………………11
Section 2 : Les différents domaines de compétences transférées……………………………12
SECTION 3 : Le marché et ses principes fondamentaux……………………………………13
Paragraphe 1 : Qu’est ce qu’un marché ?................................................................................13
Paragraphe 2 : Les principes fondamentaux de la passation des marchés…………………..14
- Le principe du libre accès à l’achat public………………………………………………….14
- Le principe de l’égalité de traitement des candidats………………………………………..14
- Le principe de la mise en concurrence………………………………………………………15
- Le principe de la couverture financière préalable…………………………………………..15
- Le contrôle…………………………………………………………………………………..16
Chapitre 2 : Nature et modalités de la passation des marchés…………………………...17
Section 1 : La nature de la passation des marchés……………………………………………17
Paragraphe1 : L’Avis d’Appel d’Offre………………………………………………………17
Paragraphe 2 : L’Adjudication……………………………………………………………….19
Paragraphe 3 : Le Gré à Gré ou l’Entente Directe……………………….. …………………20
Paragraphe 4 : La Demande de renseignement et de prix........................................................21
Les montants………………………………………………...22
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Section 2 : Les modalités de la passation des marchés…………………………………….....23
Paragraphe 1 : Les organes…………………………………………………………………..24
Paragraphe 2 : Les Documents Administratifs………………………………………………28
Paragraphe 3 : La procédure de dépouillement……………………………………………..30
Paragraphe 4 : Les cas d’annulation des marchés………………………...............................32
Section 3 : Les marchés passés par la ville de Dakar……………………...............................33
Paragraphe 1 : Les marchés de travaux…………………………………...............................33
Paragraphe 2 : Les marchés de fournitures…………………………………………………..34
Paragraphe 3 : Les marchés de services……………………………………………….….....34
Deuxième Partie : Etat des réalisations de la ville
De Dakar……………………………………………………………..........................35
Chapitre 1 : Construction et Réhabilitation d’infrastructures…………………………...38
Section 1 : Dans le domaine des infrastructures routiéres……………………………………43
Paragraphe1 : Les marchés de projets entièrement…………………………………………..
Financés par la ville de Dakar………………………………………………………...43
Section2 : Dans le domaine de la Santé……………………………………………………...44
Paragraphe1 : Les marchés de projets entièrement
Financés par la ville de Dakar………………………………………… ……………..45
Paragraphe 2 : Les marchés de projet financés par appui de l’extérieur……………………46
Section 3 : Dans le domaine de l’Education…………………………………………………47
Paragraphe1 : Les marchés de projets entièrement Financés par la ville de
Dakar………………………………………………………………………………………….49
Chapitre2 : Analyse de l’effectivité des marchés et leur efficience
Par rapport aux besoins des populations…………………………………………..53
Chapitre 3 : Les manquements inhérents à la Passation des Marchés..............................54
- La corruption…………………………………………………………………………………………56
- La non transparence………………………………………………………………………………….58
Les propositions de solutions……………………………………………..60
Conclusion ………………………………………………………………………...................63
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Introduction
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Ainsi dans la perspective du développement, les collectivités locales
s’administrent pleinement et peuvent prendre différents actes inhérents à la
réussite de la prise en charge de tous les domaines qui leur ont été transférés.
Dans ce contexte les marchés qu’elles passent sont au cœur même de
toutes leurs activités, dans la mesure ou ces derniers touchent à tout ce qu’elles
entreprennent, que cela soit au niveau interne comme au niveau externe.
Ceci s’explique du fait que la collectivité n’étant pas un entrepreneur
doit contracter avec des personnes privées pour la réalisation de ses prestations,
services ou travaux. En effet, toutes les opérations de la collectivité locale
concernant l’acquisition de fournitures, la réalisation de travaux et aussi les
services dont elle a besoin, passent d’abord à travers les marchés qui sont régis
par le décret 2002-550 du 30mai 2002 portant code des marchés publics ; qui a
remplacé le décret n°82-690 du 7 septembre 1982 portant réglementation des
marchés publics.
Cette situation nous pousse à voir les passations des marchés dans les
collectivités locales et nous prendrons l’exemple de la ville de Dakar afin de
cerner de manière spécifique ces marchés qui revêtent un caractère très
important.
Ce thème nous est venu à l’esprit du fait des multiples transformations
qui sont apparues avec ces grandes compétences attribuées aux collectivités
locales et plus précisément les divers changements que nous constatons
aujourd’hui et qui sont liés notamment aux réalisations de la ville par rapport
aux marchés de travaux.
Notre étude aura donc comme ambition de voir, comme nous l’avons
précisé plus haut, les passations des marchés dans les collectivités locales avec
la ville de Dakar comme exemple.
Ainsi dans cette lancée nous verrons dans une première partie la
présentation générale au niveau de la quelle nous parlerons des principes de la
décentralisation dans la mesure ou c’est ce qui est à la base de tout ; ensuite il
s’agira de montrer la nature et les modalités de la passation des marchés.
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Dans la deuxième partie qui étudiera l’état des réalisations de la ville de
Dakar, nous verrons la construction et la réhabilitation d’infrastructures puisque
c’est à travers de bonnes infrastructures qu’un pays peut aspirer au
développement qui commence à la base c’est- à- dire par la satisfaction des
besoins des populations.
Et dans ce sens nous nous focaliserons dans le domaine des
infrastructures routiéres ; dans le domaine de la santé et enfin dans le domaine
de l’éducation. Et là il apparaîtra les différences liées aux financements
Nous tenterons par la suite de faire une analyse de l’effectivité et de
l’efficience des marchés et puis nous ne manquerons pas aussi de soulever les
déficiences inhérentes à la passation des marchés à savoir la corruption et la non
transparence.
Nous ne saurons terminer sans pour autant donner des propositions de
solutions allant dans le sens de bien mener la passation des marchés
conformément aux lois et règlements.
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PREMIERE PARTIE : PRESENTATION
GENERALE
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Il y a aussi l’article 102 de la constitution de 2001 qu vient réaffirmer ce
qui était déjà prévu en 1994.
« Les Collectivités Locales constituent le cadre institutionnel de la
participation des citoyens à la gestion des affaires politiques »
Ce principe de la libre administration occupe une place importante dans
la réforme de 1996 .Il confère aux Collectivités Locales la possibilité de
déterminer leurs propres besoins et de faire de sorte qu’ils soient satisfaits.
Ce principe recouvre divers corollaires.
- La quasi-suppression de la tutelle administrative.
La tutelle administrative est selon Vedel «le contrôle que les agents de l’Etat
exercent sur les actes des organes décentralisés pour faire respecter la légalité, éviter
les abus possibles et protéger l’intérêt national au regard des intérêts locaux ou
techniques-»
Cette tutelle est justifiée par plusieurs arguments et trouve sa raison d’être dans
la mesure, où cette libre administration n’est pas synonyme de liberté totale qui
frôlerait l’indépendance. Dés lors, les Collectivités Locales sont mises sous tutelle
parce qu’il est prouvé que lorsque l’on donne des pouvoirs, à quelqu’un et qu’on lui
laisse une liberté totale, cette personne a toujours tendance à en abuser.
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Et cela dévoierait des objectifs de la décentralisation et serait source
d’éventuelles partitions, non plus administratives mais politique et à travers cela,
l’intégrité et l’unité du pays pourraient être menacées.
Aussi pour alléger cette tutelle et par la même occasion donner son vrai sens à
la décentralisation, il a été mis sur place le contrôle de légalité qui est un contrôle
allégé.
Apres ce corollaire de la quasi suppression de la tutelle administrative il y a
celui de la non tutelle d’une Collectivité Locale sur une autre.
Ce principe est posé par l’article 14 du Code des Collectivités Locales qui
dispose que :
« Les Collectivités Locales peuvent entreprendre des actions de coopération
entre elles, cette coopération peut se traduire par la création d’un groupement de deux
ou plusieurs Collectivités Locales, ou de toute autre structure appropriée de promotion
et de coordination des actions de développement dans des domaines spécifiques. »
Ce principe de solidarité débouche à la coopération qui peut exister entre deux
Collectivités Locales nationales, ou entre une collectivité locale et l’Etat dans le cadre
de réalisation de programmes d’intérêt commun.
Cette coopération peut aussi exister entre une Collectivité Locale nationale et
Collectivités Locales de pays étrangers. Ces coopérations donnent lieu à des
conventions.
A travers le fond de dotation l’Etat entretient des coopérations avec les
Collectivités Locales à travers, des contrats plans pour la réalisation des objectifs de
développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifiques.
Ainsi à l’article 15 de la loi 96 .07 du 22 mars 96 portant transfert des
compétences. « L’Etat et les collectivités locales peuvent en tant que de besoin
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s’associer sous forme contractuelle pour la réalisation d’objectifs et de projets d’utilité
publique. »
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Aujourd’hui ces collectivités locales prennent en charge neuf domaines de
compétences qui sont les suivants.
1- Domaine
2- Environnement et gestion des ressources naturelles
3- Santé, population et action sociale
4- Jeunesse sport et loisirs
5- Culture
6- Education
7- Planification
8- Aménagement du territoire
9- Urbanisme et habitat
Ces charges qui leur ont été dévolues, font d’elles les principales actrices de
leur développement, étant donné que ces divers domaines touchent leur quotidien,
avec tous leurs besoins tant au plan social, sanitaire, éducatif, culturel pour n’en citer
que ceux là.
Ainsi la commune de Dakar à l’instar de toutes les collectivités locales, s’active
pleinement pour la réussite de ses missions qui passe nécessairement par la prise en
charge complète de ses grandes compétences. Et afin d’atteindre les objectifs, elle use
de différents moyens en d’autres termes elle peut prendre différents actes et peut aussi
utiliser diverses procédures à l’image de la passation des marchés qui ne contribuent
qu’à la concrétisation de ses grandes taches.
Cela nous pousse à voir de manière précise la passation des marchés qui semble
être à la base même de tout projet de quelque nature que cela soit.
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Section 3 : Le marché et les principes généraux
Définis dans le code des marchés publics comme des contrats administratifs
écrits et passée par l’Etat, les collectivités locales, les sociétés nationales, les
établissements publics, les marchés publics constituent un des principaux modes
d’exécution des dépenses de l’Etat en général, des collectivités locales et autres
sociétés en particulier. Ils sont régis par le code des marchés publics institué par le
décret 2002-550du 30 mai 2002 remplaçant le décret 82-690 du 07 septembre 1982
portant Réglementation des marchés publics.
Ce décret vise à :
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Paragraphe 2 : Les principes fondamentaux de la passation des
marchés
L’article 12 stipule que toute personne physique ou morale peut, dans les conditions
prévues par la Loi et la réglementation, se porter librement candidate aux compétitions
relatives à la Passation des Marchés Publics.
Toujours à l’article 12, il est dit que les candidats à la Passation des Marchés ne
peuvent souffrir d’aucune discrimination résultant notamment de la définition des
besoins et de l’examen comparatif de leurs propositions.
Ainsi, nous voyons ici une nette illustration de la Constitution qui prône l’égalité de
tous devant la Loi et plus précisément l’égal accès aux emplois publics. En effet cette
égalité est observée dans les conditions fixées par la Loi mais aucune raison
discriminatoire de la nature de celle interdite par la Loi n’est valable pour écarter un
postulant.
Et là il apparaît la nécessité de mettre tous ces postulants sur un même pied.
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Le principe de la publicité et de la mise en concurrence
Le contrôle
Comme nous l’avons spécifié plus haut, le contrôle occupe une place non
négligeable et pourrait être pris dans une certaine mesure comme le moyen de
maintenir les collectivités locales en équilibre.
Ainsi le contrôle peut être interne avec une commission interne à la collectivité
locale, un contrôle à postériorité commandité par le premier ministre. En effet, en
vertu de ses attributions générales en matière de contrôle de l’action gouvernementale,
il peut commanditer des audits ou requêtes ponctuelles pour s’enquérir des conditions
dans les quelles ont été préparé, passé, et exécuté les marchés de l’Etat, des
collectivités locales et des établissements publics.
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A coté de ce contrôle du Premier Ministre, il y a celui de la Cour des Comptes.
Ainsi la Loi 99-70 du 17 février 1999 donne compétence à la Cour des Comptes de
sanctionner les acteurs impliqués dans la passation et l’exécution des marchés publics
lorsque ces derniers violent ces différents principes.
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CHAPITRE 2 : Nature et Modalités de la passation des
marchés
SECTION 1 : la nature
A l’article 48, il est dit que l’Avis d’Appel d’Offres est le mode de passation de
marchés, par lesquels l’autorité contractante choisit son cocontractant après un appel
public à la concurrence et l’ouverture des offres au cours d’une séance publique.
L’appel d’offre peut revêtir différents aspects, il peut être ouvert, restreint ou
avec concours ; Appel d’Offres ouvert précédé d’une présélection, l’Appel d’Offres en
deux étapes.
Il est ouvert lorsqu’ un candidat qui n’est pas exclu en vertu des injonctions du
présent décret peut remettre une offre.
Il faut cependant noter que l’Avis d’Appel d’Offres est ouvert lorsque l’offre
demandée peut être satisfaite. Ce caractère le différencie de l’appel d’offre restreint qui
ne s’adresse qu’aux candidats que l’autorité contractante a décidé de consulter en
raison de la nature spéciale de la fourniture, des travaux ou des services.
S’agissant de l’Avis d’Appel d’Offres avec concours, il est question ici de faire
élaborer un projet dont l’exécution fera l’objet d’un marché ultérieur.
- L’Avis d’Appel d’Offres ouvert est publié au moins 30 jours avant la date
limite fixée pour la réception des offres.
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La publicité est faite par voies d’affiches et par les moyens ordinaires de
publicité (journaux, bulletins des chambres de commerce)
L’Avis d’Appel d’Offres fait connaître l’objet du marché
Le lieu et la date où l’on peut prendre connaissance des documents
Le lieu et la date limite de réception des offres.
Le délai pendant lequel les soumissionnaires restent engagés par leurs offres.
Les justifications à produire concernant les qualités et capacités exigées des
soumissionnaires.
- L’Avis d’Appel d’Offres restreint est aussi publié 30 jours avant la date limite
pour la réception des offres. Contrairement à l’Avis d’appel d’Offres ouvert, celui-ci
ne concerne que certains fournisseurs du fait de la spécificité des fournitures, travaux
ou services qui sont demandés.
Néanmoins il existera toujours cette concurrence dans la mesure ou l’autorité
contractante retiendra un nombre suffisant de fournisseurs ou d’entrepreneurs.
Paragraphe 2 : L’adjudication
Sont passés par adjudication les marchés portant sur des fournitures ou travaux
d’un type courant qui peuvent sans inconvénients être livrés à une concurrence
illimitée et dont il est possible de définir toutes les spécification dans le cahier de
charges, avec une précision suffisante pour que les prestations conformes aux cahiers
des charges ne se différencient que par le prix demandé.
De même que l’Appel d’offre, elle peut être ouverte ou restreinte.
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- L’ouverture et la lecture en séance publique des offres faites par les
soumissionnaires ;
- L’obligation de n’attribuer le marché qu’au soumissionnaire ayant proposé le
prix le plus bas ou le rabais le plus avantageux.
L’objet du marché
En cas d’urgence dûment justifiée selon les conditions de l’art 50 ce délai peut
être réduit à quinze jours.
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Les soumissions sont placées sous double enveloppe cachetée. Sur l’enveloppe
intérieure qui contient l’offre est inscrit le nom du candidat.
L’adjudication restreinte est passée lorsque seul un petit nombre d’entreprises
peut fournir les services ou les fournitures.
Les marchés sont dits d’entente directe ou de gré à gré lorsque l’autorité
contractante, passe directement la commande avec le fournisseur ou le prestataire
ciblé, en respectant les prescriptions réglementaires stipulées par l’article 76 du
code des marchés publics. Il n’existe pas de dossiers de consultation pour le
marché du gré à gré. Aussi il ne peut être passer un marché de gré à gré que
lorsque :
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Voila donc pourquoi lorsqu’il s’agit de fournitures, dont la fabrication est
exclusivement réservée , l’on ne peut utiliser que la procédure de l’entente directe
étant entendu que l’on ne peut contracter qu’avec les propriétaires.
Dans ce cas l’autorité contractante est tenue de mettre en compétition par lettre
au moins cinq personnes, fournisseurs, prestataires, ou entrepreneurs susceptibles de
livrer les fournitures ou de réaliser les services et travaux qui doivent faire l’objet d’un
tel marché.
L’entente directe peut aussi être utilisée lorsqu’il apparaît une urgence, et
c’est le cas de la procédure d’urgence.
Il peut aussi arriver qu’il y ait des marchés qui sont relatifs à la défense
nationale. Dans ce cas il est obligatoire d’instaurer une protection par
rapport à l’intégrité du territoire. Ici le secret occupe une grande place, et
c’est la raison pour laquelle, il est procédé au gré à gré.
Il faut noter que la demande pour la conclusion du marché ne doit pas dépasser
trois mois lorsqu’il s’agit notamment de la procédure normale.
Cependant, une autorité contractante ne peut passer un marché par entente
directe ou gré à gré sans l’autorisation préalable de Commission Nationale des
Contrats de l’Administration (CNCA).
En effet avant de passer un marché par entente directe, l’autorité contractante
envoie une correspondance à la CNCA dans laquelle elle demande l’application de ce
procédé et elle émet des raisons valables qui sont à la base de ce désir. Ces raisons
peuvent être de différents ordres ; elles peuvent être liées à la défense nationale qui
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suscite un certain secret ; à un appel d’offres et à une adjudication infructueux à une
exclusivité au bénéfice d’un propriétaire ou au caractère urgent de la situation.
Après consultation et examen des différents arguments avancés par l’autorité
contractante la CNCA émet un avis favorable ou défavorable selon son interprétation
des données.
Les montants
Au niveau du décret 2002 550 du 30 mai 2002 il est précisé les montants
spécifiques aux marchés de fournitures et à ceux des travaux et services pour lesquels
il est nécessairement passer des marchés.
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A présent, les seuils des passations des marchés pour les travaux ou prestations
de services sont à hauteur de vingt cinq millions (25) toutefois, ils restent à quinze
millions pour les fournitures.
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SECTION 3 : Les modalités de la passation des marchés
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Ainsi se compose l’organe habilité à la passation des marchés au niveau de la
ville de Dakar. Et se sont ces derniers qui sont chargés de procéder au dépouillement
après que tous les dépôts aient été faits.
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Paragraphe 2 : Les documents Administratifs
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- Une caution solidaire
- U ne déclaration sur l’honneur attestant qu’il ne fait pas l’objet d’une
procédure de liquidation de biens ou de faillite personnelle.
- Et éventuellement tout autre document permettant de juger de sa capacité
financière.
Il faut noter que ces documents devront être légalisés et au cas contraire ils
deviennent nuls et seront rejetés. A coté de ces différents documents qui sont à la base
même du dossier déposé par le soumissionnaire ; il existe des garanties qui sont
exigées.
Il s’agit notamment du cautionnement ; qui dans un premier temps est
provisoire et qui devient ensuite définitif. L’absence de caution à l’ouverture des plis
est motif d’élimination.
En effet, chaque type de marché a son propre type de contrat.
S’agissant de l’appel d’offres ouvert les documents sont constitués
principalement de la caution de soumission, des cahiers de prescription techniques ; du
contrat et de la caution de bonne exécution.
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1/ La caution de soumission
Pour être admis aux adjudications ou aux appel d’offres, les soumissionnaires
sont tenus de fournir un cautionnement provisoire encore appelé caution de soumission
dont le montant est fixé dans le dossier d’appel d’offres.
Ce montant doit être compris entre 2% et 5% du montant estimatif du marché.
Pour les marchés d’études et les marchés de petits travaux d’un montant
inférieur au seuil fixé par arrêté du ministre des finances, les dossiers d’appel d’offres
ne peuvent exiger le cautionnement provisoire.
Le cautionnement provisoire est restitué dés qu’intervient la désignation
définitive du titulaire du marché. Toutefois en ce qui concerne le titulaire
adjudicataire ; cette restitution n’intervient que lors de la production du cautionnement
définitif s’il en est exigé. Le trésor restitue les cautionnements provisoires au vu de la
main levée donnée par l’autorité chargée de l’adjudication ou de la passation du
marché ou d’office par la réalisation de l’élément fixe de la caution définitive.
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matériaux routiers avant que le travail ne puisse commencer. Après étude des sites, le
cabinet de consultance, tire des conclusions et donne les directives techniques à
prendre. Concernant la ville de Dakar, le principal maitre d’ouvrage est l’Agence de
Promotion des Travaux d’Intérêt Public (AGETIP).
C’est la garantie que tout titulaire à un marché doit fournir pour s’assurer de la
bonne exécution du marché afin d’éviter la contre façon, les malformations des
produits.
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La commission ne peut délibérer qu’en présence de tous ses membres. Les
membres de la commission d’évaluation ne peuvent se faire représenter.
Après l’ouverture des plis, la commission procède à leur analyse ensuite à une
évaluation et enfin intervient la comparaison de tous les plis.
En effet, elle procède à une évaluation des critères qui tiennent compte non
seulement des prix mais aussi de la qualité et de la compatibilité du matériel, des délais
d’exécution, des coûts de fonctionnement et d’entretien, des modalités de garantie de
la valeur technique des prestations et d’autres critères stipulés dans le dossier d’appel
d’offres.
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En un mot, elle examine la conformité de chaque offre par rapport aux
stipulations et indications des cahiers de charges et de l’appel d’offres. C’est après cela
que candidat dont l’offre est évaluée la moins disante et conforme est retenu.
C’est alors la désignation de l’attributaire du marché.
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Ainsi la CNCA jette un regard sur les marchés que passe la collectivité locale et
par là elle donne son autorisation compte tenu du respect de toutes les règles liées à la
passation des marchés.
L’approbation du procès verbal par l’autorité contractante doit intervenir dans
les trois jours ouvrables qui suivent celui de la décision de la commission des marchés.
En cas d’approbation du procès verbal, l’autorité contractante avise immédiatement
les autres candidats du rejet de leurs offres.
C’est cette procédure que suit le dépouillement des offres. Ainsi nous notons
que du début à la fin c’est-à-dire de l’ouverture des plis en passant par l’analyse
l’évaluation, la comparaison et jusqu’à l’attribution du marché, beaucoup de règles
apparaissent et leur respect donne à la procédure de dépouillement un caractère net et
ordonné.
Ainsi apparaît le véritable sens de l’ordre sans quoi rien ne peut aboutir.
Il peut arriver qu’un marché soit annulé ; cela survient lorsque le cocontractant
n’exécute pas ses obligations contractuelles (en quantité, qualité et dans les délais).
Dès lors, l’autorité contractante peut après mise en demeure écrite restée sans suite
décider la résiliation du marché.
Les litiges qui débouchent de cette situation sont réglés par voie amiable ou par
recours juridictionnel.
Lorsque les litiges sont réglés par voie amiable, il est procédé à la conciliation
ou à l’arbitrage.
Pour la conciliation, il s’agit d’une médiation de l’autorité hiérarchique
supérieure de la personne responsable du marché ou de la CNCA à qui l’article 216
reconnaît le rôle de rapprocher les positions des parties à un litige en communiquant
les conclusions résultant de sa propre appréciation des faits et de leur analyse en
regard des dispositions du code des marchés publics.
S’agissant de l’arbitrage, c’est un mode autonome de règlement amiable de
différends. Il permet d’éviter les lenteurs du contentieux juridictionnel.
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Il faut préciser que les décisions du tribunal s’imposent aux parties à la
différence de la médiation ou de la conciliation ou la solution du litige résulte d’un
accord éventuel des parties.
Il peut aussi arriver des cas ou ces litiges sont réglés par voie juridictionnelle.
Ainsi, après deux lettres de mise en demeure restée sans suite, la commission de
réception constate la carence de l’entreprise adjudicataire par procès verbal. Ce procès
verbal de constat de carence signé par les membres de la commission est ensuite
envoyé à la CNCA pour une résiliation effective du marché. Une fois le procès verbal
approuvé par la CNCA, des pénalités sont appliquées vis-à-vis du contractant.
Pour les marchés de travaux, elles s’élèvent à 1/2500 du montant du marché et
pour les marchés de fournitures à 1/1000 du montant des articles non livrés.
Ainsi nous constatons que les marchés, à l’image de tout contrat, font naître des
obligations qui lorsqu’elles ne sont pas respectées débouchent sur des litiges ayant des
voies spécifiques de résolution. D’où l’illustration d’après les termes de l’article 40 du
code des obligations civiles et commerciales « Le contrat est un accord de volontés
générateur d’obligations. »
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Section 3 : Les marchés passés par la ville de Dakar
La commune de Dakar, comme toutes les communes ayant reçu les diverses
compétences et par rapport au décret 2002-250 et toutes les modifications que celui-ci
a subi, passe différents marchés. C’est ce décret qui est à la base même de la
passation des marchés et l’on essaie tant bien que mal de respecter les prérogatives
qu’ils véhiculent.
Ainsi au niveau de la ville beaucoup de marchés sont passés. Il peut s’agir de
marchés de travaux, de marchés de fournitures ; ou de marchés de services.
Nous essayerons ici de définir ces trois termes à savoir les travaux, les
fournitures et les services.
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Paragraphe 2 : Les marchés de fournitures
Le terme « service » désigne tout objet de marché autre que des fournitures ou
des travaux notamment des services de consultants.
Ainsi il arrive que lors de la réalisation de travaux, la ville fasse appel à des
cabinets de consultance comme IK consultance. Ces derniers effectuent des études
géotechniques en vue de la caractérisation de matériaux routiers par exemple avant le
début des travaux que la mairie aura à faire. En effet, après étude des sites c’est le
cabinet qui tire des conclusions et donne les directives à prendre.
Ce sont ces différents types de marché que la ville de Dakar passe et ils peuvent
concerner tous les domaines de compétences.
Cependant nous nous axerons plus sur les marchés de travaux dans notre
seconde partie dans la mesure où la réalisation de grandes infrastructures est
aujourd’hui à l’ordre du jour.
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Deuxième partie : Etat des Réalisations dans la ville
de Dakar
36
Chapitre 1 : Construction et Réhabilitation d’Infrastructures
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Après l’ouverture des plis, les offres sont soumises à la consultation de la
commission d’étude technique qui dresse un rapport d’étude, qui sera distribué aux
membres de la commission des marchés pour examen. Ce n’est qu’après cet examen
que l’offre la meilleure pour la réalisation des travaux est retenue par la commission
des marchés de la commune réunie en séance d’adjudication.
La commission dresse alors un procès verbal d’adjudication qui est approuvé
par le maire.
Ce n’est qu’à ce moment que les services compétents élaborent le projet de
marché proprement dit c’est-à-dire le contrat d’exécution et les modalités du
paiement.
Le marché est signé en cinq exemplaires par le maire et le soumissionnaire
retenu, puis il est envoyé à la CNCA toujours en cinq exemplaires originaux et dix
copies après la certification de l’existence de crédits. La CNCA vérifie le respect des
procédures et en cas d’avis favorable, le marché est renvoyé au maire avec la mention
« avis favorable » de la commission.
Il est important de préciser que le marché est approuvé par le maire lorsqu’il
inférieur à cinquante millions (50) ; mais lorsqu’il est supérieur à cinquante millions
c’est le préfet qui doit nécessairement l’approuver.
Le marché est ensuite envoyé à l’entreprise pour l’enregistrement aux services
de l’enregistrement des domaines et du timbre de la Direction des impôts et domaines.
Les frais d’enregistrement et de timbre sont à la charge de l’entreprise. Enfin le marché
est retourné au service compétent de l’administration dans le cas de la ville de Dakar,
il s’agit de la Division de l’Aménagement Urbain (DAU) qui établit un ordre de
service de démarrage.
L’ordre de service de démarrage est signé par le maire et marque ainsi le
commencement des travaux.
38
ordre de service de réorientation des travaux, cependant les prix restent les mêmes. Il
existe aussi des ordres de service de travaux supplémentaires. Ces différentes
situations peuvent donner lieu à des avenants du marché initial.
Après chaque étape, il est procédé au paiement des prestations par rapport aux
travaux effectués ; il y’a aussi les paiement de décomptes.
A la fin des travaux, les services compétents de la municipalité effectuent la
réception provisoire des travaux et il est établit un procès verbal et c’est en ce moment
que les décomptes définitifs sont payés.
La réception définitive des travaux est prononcée un an après la réception
provisoire. Après ce temps là toutes les responsabilités de l’entreprise sont éteintes.
Cet intervalle d’un an après la réception provisoire s’explique par le fait qu’il
faut d’abord vérifier si les travaux ont été bien faits et cette période permet de voir les
imperfections qui peuvent apparaître. Au bout de cette période si les travaux reçus ont
été exécutés dans la règle de l’art , la retenue de garantie qui est une caution de 12% du
montant des travaux est restituée à l’entreprise après la réception définitive.
Ceci est la procédure que suit un marché de travaux. Par rapport à ces travaux
la ville compte à son actif beaucoup de réalisations que cela soit de nouvelles
réalisations à savoir les constructions ou des réhabilitation.
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Section 1 : Les marchés de travaux dans le domaine des
infrastructures routières
40
Des travaux sont aussi entrepris concernant la réalisation d’une voirie d’accès
pour les équipements en construction dans la commune d’arrondissement de Yoff.
A coté de ces cahiers de prescriptions techniques, il existe d’autres documents
qui sont relatifs aux prix de références, ainsi les devis estimatifs des travaux sont bien
examinés. Les prix de références sont représentés dans un cahier avec des tableaux
précis.
Toujours à Ouakam, il y a eu la construction d’un escalier d’accès à la baie de
Ouakam en 2003 avec un montant de trente trois millions cinq cent quatre vingt treize
milles cent quatre vingt quatre FCFA (33.593.184) avec en plus, des travaux de
revêtement de cet escalier d’accès en 2004, qui s’élèvent à six millions huit cent
soixante neuf mille trios cent soixante dix FCFA (6.869.370)
La réfection et l’extension des voiries de Fass, Médina, Yoff, Ngor, Ouakam,
s’élèvent à un milliard sept cent dix huit millions cinq cent soixante dix sept mille
deux cent soixante douze FCFA (1.718.577.272).
Au cours de l’exécution des travaux, il peut arriver qu’il y ait une plus value ou
une moins value et cela comme nous l’avons déjà dit peut se répercuter sur les prix qui
peuvent baisser ou augmenter.
Ceci est apparu à travers les montants estimatifs effectués au mois de Juin et
d’Août. Ainsi dans un intervalle d’un mois les montants ont changés.
41
Fann hock 26.501.887 FCFA TTC
Zone B 63 .621.231 FCFA TTC
Zone A 34.270.728 FCFA TTC
Gibraltar 22.165.993 FCFA TTC
Ces changements sont notifiés à l’ingénieur en chef par l’entreprise afin de lui
rendre compte, étant donné que les cahiers de prescriptions spéciales sont des devis
estimatifs et ce n’est que lorsque les travaux débutent que l’on connait les montants
réels. Et cela est inhérent aux multiples petits travaux que l’on doit faire et qui
n’avaient pas été pris en compte. Il peut aussi arriver que ces montants soient en baisse
dans la mesure où les travaux se font de manière plus simple, sans les aléas naturels
qui poussent l’entreprise à mettre en œuvre d’autres travaux. C’est dans ce sens que
l’entreprise maître d’ouvrage et la structure maître d’œuvre se rencontrent afin de
faire des mises au point de la situation qui est assez mouvante. (En annexe)
Il faut noter qu’avant le début des travaux il est d’abord procédé à l’élaboration
de plans par l’entreprise maîtresse d’ouvrage. (En annexe)
De l’année 2003 jusqu’en 2006, la ville a beaucoup investi dans la réhabilitation
et l’extension de la voirie :
2003 : 1.915.010.456 FCFA
2004 : 6.869.370 FCFA
2005 : 1.239.411.914 FCFA
2006 : 1.275.294.783 FCFA
42
L’éclairage public détient le record des investissements les plus élevés. En effet
depuis l’année 2003, un montant de 12 280 666 336 FCFA a été injecté dans ce
secteur.
Aujourd’hui, presque toutes les infrastructures routiéres bénéficient d’un
éclairage adéquat.
Ainsi la Ville a conclut le marché n° T 03 2003 relatif aux travaux d’entretien,
de réhabilitation et d’extension du réseau d’éclairage public de la ville de Dakar durant
l’exercice 2004 avec la Compagnie Générale de l’Energie (CGE).
Dans ce registre, il y a eu l’entretien, l’extension et la réhabilitation du réseau
d’éclairage public dans les communes d’arrondissement suivantes :
Tous les travaux relatifs à l’éclairage public dans les communes qui ont été
réparti en cinq lots ont fait l’objet d’une réfection. En effet l’éclairage public, est un
point très sensible et dans le but de sa réfection et de sa modernisation d’autres travaux
ont été élaborés durant l’année 2006.
Le désencombrement de la voie publique est aussi très important parce que si
aujourd’hui, la Ville fait de sorte que les infrastructures routiéres soient développées et
43
qu’elle ne veille pas au désencombrement de la voie publique, ses efforts resteraient
vains. En effet l’ordre, la création d’espaces facilitent la mobilité urbaine qui se heurte
à beaucoup de barrières. Ces dernières sont relatives au fait que les rues sont occupées
de manière anarchique de sorte que quelques soient les réalisations, les objectifs
voulues seront difficiles à atteindre.
Dès lors, il est apparu la nécessité de désencombrer les rues afin que les
infrastructures qui sont mises en œuvre puissent répondre aux attentes qui ont motivé
leur élaboration.
Toujours dans le domaine des infrastructures routiéres, nous notons la
signalisation, qui occupe aussi une place au niveau du système routier. C’est dans ce
sens que la ville y a investi en 2005 un montant de 80 000 000 FCFA permettant ainsi
l’entretien des feux de signalisation.
Ainsi le domaine des infrastructures routières, est lié à d’autres secteurs avec
lesquels il forme un ensemble homogène.
Nous voyons que la construction et la réhabilitation d’infrastructures routiéres
n’est pas minimisée par la ville. En effet, elle occupe une place prépondérante dans le
sens ou la mobilité est nécessaire et qu’elle est source de tous les échanges.
Aujourd’hui, cette mobilité se heurte à de nombreuses barrières et ces constructions et
réhabilitations participent dans une certaine mesure au développement de ce secteur.
44
Section 2 : Les marchés de travaux dans le domaine de la santé
Une fois la construction de ces centres de santé terminée, il est procédé alors à
leur perfectionnement et c’est ainsi qu’il y a eu la construction du centre de
gérontologie sociale à Ouakam avec un montant de 198 242 792FCFA ainsi que d’un
laboratoire avec un montant de 12 461 626 FCFA.
A coté de toutes ces constructions, il existe des travaux de réfection qui ont été
fait à plusieurs niveaux. En effet la réfection a touché le centre de santé Philippe
45
Maguiléne Senghor avec un montant de 5 16 604FCFA ensuite le centre de santé de
Bail Air avec l’installation d’un nouveau système électrique qui a coûté
4 953 345FCFA .
Et dans cette lancée tous les centres de santé de Dakar ont vu leurs installations
électriques révisées en 2005 avec un montant de 3 493 838FCFA.
Toujours en 2005, les centres de santé de Grand Dakar, Ouakam, Plateau et
Colobane ont bénéficié de la confection et de fournitures d’enseignes lumineuses et
ces travaux sont évalués à 1 169 700FCFA.
Un appel d’offres a aussi été lancé pour la reconstruction du poste de santé de
Hann sur mer. Il s’agit notamment de la construction de deux bâtiments à savoir un
dispensaire et une maternité.
Le dispensaire sera composé de six bureaux, d’une pédiatrie, d’une pharmacie,
de toilettes, de dégagements d’un hall, d’une loge de gardien, d’un patio, et d’un local
technique.
Les travaux sont composés essentiellement par
- le terrassement : gros oeuvre
- L’étanchéité ;
- La plomberie et les sanitaires ;
- L’électricité ;
- Le carrelage ;
- La menuiserie ;
- La peinture.
46
peut apparaître des imperfections. Les travaux y afférent seront alors à la charge de
l’entrepreneur.
Si nous faisons un récapitulatif de toutes les dépenses que la ville a faites en
faveur de la construction de centres de santé et de réhabilitation, nous pouvons
constater que depuis 2003 la ville de Dakar a financé au niveau de ces travaux un
montant global de 2 350 917 026 FCFA. Tous ces travaux ont été financés par la ville
de Dakar ; mais, ce n’est pas toujours le cas.
En effet, les sources de financement peuvent provenir de l’appui de l’extérieur
et c’est le cas avec les travaux de réhabilitation de l’hôpital Abass N’dao avec la
coopération Luxembourgeoise.
47
accordé au domaine de la santé. Ceci montre que ce domaine est une priorité pour les
gouvernants et par là les collectivités locales, elles aussi, contribuent au
développement des infrastructures sanitaires.
48
Pour faire ressortir les travaux qui ont été exécuté nous citerons les travaux de
réhabilitation de la Bibliothèque Tafsir Ndiaga Gueye à Yoff avec budget de 605 045
FCFA ; ensuite celle de l’école El hadj Baytir Samb à Ngor avec un montant de
39 216 300 FCFA, enfin l’école Adja Warrack Diène à la Gueule Tapée avec un
montant de 22 197 369 FCFA.
La réfection des blocs d’hygiène de écoles primaires a coûté 65 538 212FCFA
en 2005.
La réhabilitation semble prendre la plus grande part des marchés que la ville
passe en faveur de la modernisation des écoles ; mais il existe aussi des travaux de
construction. Ces constructions sont relatives à l’élaboration de murs de clôtures au
niveau des écoles.
Ces murs revêtent d’une grande importance et garantissent dans une certaine
mesure la sécurité au sein des établissements scolaires. Ainsi plusieurs murs de clôture
ont été construits au niveau des écoles qui sont les suivantes :
Ecole Ibrahima Koita de Dieupeul avec un montant de 19 488 750 FCFA en
2003 ;
Ecole primaire Hann Mariste avec un montant de 17 017 960 FCFA ;
Des travaux concernant aussi la construction d’un mur de séparation entre le
CEM et l’école 3 de Cambérene 2 en 2006 avec un montant de 3 321 991 FCFA.
Lorsque nous examinons l’Audit Urbain de la ville de Dakar, il en ressort
toujours des réalisations dans ce domaine avec la réhabilitation du complexe scolaire
de la Médina, qui a coûté un montant de 18 000 000FCFA, et aussi celle de l’école
Hann Montagne avec un montant de 47 600 000 FCFA.
Au vu de tout cela, il apparaît de manière concrète que la compétence
« éducation » est bien prise en charge malgré tout ce qu’il reste à faire.
De manière générale, la ville de Dakar tente de relever tous les défis se
rapportant à la prise en charge des neuf domaines de compétences qui lui ont été
transférés.
A travers tous les travaux qu’elle a à son actif depuis 2003, nous remarquons
que les réformes qui sont intervenues avec le nouveau code des collectivités locales
avec la Loi 96.06 du 22 mars 1986 viennent participer à une meilleure implication des
49
collectivités locales dans le processus du développement enclenché depuis la veille des
indépendances. En effet, d’après l’étude que nous avons faite concernant les
réalisations, nous voyons que ces dernières ont pris un envol non négligeable depuis
l’entrée en vigueur du nouveau code des Collectivités Locales, le 01 janvier 1997. Par
là, il est donc évident aujourd’hui, que les réaménagements qui ont été apporté par la
Loi 96.06 du 22 mars 1996 dans le développement du processus de décentralisation
trouvent leur importance.
Mais, au de là de ces trois domaines à savoir les infrastructures routiéres, la
santé et l’éducation, la Ville réalise d’autres infrastructures dont le financement peut
provenir de son budget ou de l’appui des bailleurs de fonds. C’est ainsi que pour la
réalisation de diverses infrastructures la Ville de Dakar passe des marchés qui ne
visent en fait qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Cet état de fait nous amène alors à faire une analyse de l’effectivité de ces
marchés, mais nous ne manquerons pas aussi de jeter un œil quant à l’efficience de ces
réalisations, en d’autres termes nous examinerons l’efficacité de la dépense publique
par rapport aux besoins des populations.
50
CHAPITRE 2 : ANALYSE DE L’EFFECTIVITE DES
MARCHES ET DE L’EFFICIENCE DES REALISATIONS
La ville de Dakar a passé beaucoup de marchés qui ont trait à des travaux de
construction et de réhabilitation. Ceci se voit tout d’abord au niveau des documents à
savoir le plan général de Passation des marchés et aussi à travers tous les appels
d’offres qu’elle a lancé. Mais, nous ne saurions nous limiter à ces documents pour dire
de manière formelle que tous les appels d’offres qui ont été lancé, ont vu la
concrétisation d’infrastructures, sans pour autant descendre sur le terrain et voir ces
réalisations.
Ainsi cela nous permettra de voir cette effectivité des marchés.
Dans un souci d’accessibilité, nous nous sommes rendus à la commune
d’arrondissement de Ouakam afin de voir les infrastructures routières, sanitaires et
scolaires qui ont été classé dans le document intitulé « Bilan des investissements
2003 / 2006 »
En effet dans ce document, il est mis en exergue la construction d’un laboratoire
au centre de santé de Ouakam ainsi que d’un centre de Gérontologie Sociale (En
annexe), dans le domaine de l’éducation il y’a aussi la construction et l’équipement du
centre socio culturel (En annexe).
Une fois sur place, nous avons constaté qu’effectivement tous ces travaux ont
été mis sur pied et cela vient approuver l’effectivité, la concrétisation des marchés que
passe la ville de Dakar.
Egalement,au niveau du projet de réhabilitation de l’hôpital Abass N’dao avec
l’appui budgétaire du Luxembourg, nous constatons que la maternité, les bureaux
devant accueillir l’administration , le village famille, et la pédiatrie sont sortis de terre.
Toujours dans le domaine de la santé, il apparaît le centre de santé de
Cambérene construit en 2003.
Au niveau des équipements scolaires la réception provisoire atteste de
l’effectivité des travaux de réfection des blocs d’hygiène dans les écoles primaires de
la ville de Dakar.
51
Dès lors, il apparaît de manière très claire que tous les marchés que nous avons
eu l’occasion de consulter, mais aussi toutes les réalisations qui ont fait l’objet d’un
bilan au niveau du document précité, élaboré en Octobre 2006, ont effectivement été
concrétisés.
Après l’analyse de tout ce qui a été jusqu’ici mis en œuvre, il nous vient alors à
l’esprit les questions de savoir :
-Si ces réalisations sont en adéquation avec les besoins des populations ;
-Quels impacts elles ont dans l’amélioration de leurs conditions de vie ;
-Comment ces réalisations participent- elles au développement de manière
générale.
Afin de répondre à ces questions, nous dirons d’abord que toutes les réalisations
que nous avons pu voir, sont liées de manière assez proche aux besoins des
populations.
Lorsque nous prenons le domaine sanitaire, l’implantation de centres de santé
au niveau des communes d’arrondissement, a fait que les populations n’ont plus à se
déplacer jusqu’en ville pour bénéficier de soins. Ainsi elles trouvent tout près de chez
elles des institutions pouvant les soigner et le fait de disposer de ces infrastructures,
fait qu’elles ressentent plus le rôle des collectivités locales, qui a tendance à
transparaître de manière superflue.
Ces centres de santé étant dotés d’équipements adéquats et qui ont vu la
création d’autres infrastructures y afférentes à l’image de laboratoires se
perfectionnent de jour en jour et essaient de répondre à toutes les attentes de la
population.
Alors, il est évident que la création d’infrastructures est en adéquation avec les
besoins des populations, cela permet la promotion de l’accès aux services sociaux et
sanitaires, tel que décrit au niveau national par le Plan National de Développement
Sanitaire (PNDS)
En dehors du secteur sanitaire nous avons constaté que la ville de Dakar joue
dans tous les registres liés au neuf domaines de compétences qui lui ont été
transférées.
52
Ainsi comme précédemment écrit, l’éducation aussi occupe une grande place ;
tous les travaux qui ont été fait participent de manière positive à l’épanouissement des
élèves au niveau des établissements. Les murs de clôture garantissent dans une certaine
mesure la sécurité et la réfection de toilettes trouve sa raison d’être dans le sens où elle
permet l’instauration de la propreté synonyme de l’absence de maladies qui pourraient
être occasionnées par la saleté.
Ainsi la dotation d’infrastructures indispensables au bien être de la population
constitue des préalables pour renforcer le stock de capital humain et apporter des
solutions à la demande sociale à travers des investissements conséquents dans les
services sociaux (éducation, santé, transport, hydraulique etc.).
La volonté du gouvernement de renforcer le stock de capital humain à travers
notamment le renforcement du système éducatif et l’amélioration de la situation
sanitaire s’est traduite par une allocation conséquente des ressources du secteur de
l’éducation et de la santé. En effet, les ressources allouées à ce secteur n’ont cessé
d’augmenter d’année en année. De ce fait dans l’application de cette politique, les
Collectivités Locales jouent aussi leur partition et c’est en cela que la ville de Dakar
essaie de faire de sorte que ces deux secteurs si importants soient bien pris en compte.
A coté de ces deux secteurs, nous avons parlé aussi des infrastructures routières
et lorsque nous voyons les réalisations qui ont été fait sur ce plan, nous sentons qu’un
pas est en train d’être franchi. Ces infrastructures routiéres permettent aux populations
de meilleures conditions de déplacements et la qualité des routes atténue les risques
d’accident qui sont dus le plus souvent à leur l’étroitesse et aussi à leur mauvais état.
Les constructions à l’image de l’escalier d’accès de la baie de Ouakam comme
son nom l’indique facilitent l’accès à cette plage qui est très enclavée (En annexe).
Aujourd’hui, cet endroit étant un lieu de culte, il devient plus aisé d’y accéder.
Vus sous un autre angle, les travaux mis en œuvre par la ville de Dakar
permettent de créer des emplois tant bien même qu’ils soient temporaires. Ces travaux
permettent à de nombreux jeunes durant l’espace de quelques mois de gagner leur vie
face à ce terrible problème qu’est le chômage. En effet, le chômage touche beaucoup
de jeunes et est la cause fondamentale de la pauvreté.
53
Ces emplois mêmes temporaires favorisent dans une certaine mesure la création
de richesses. Ils permettront à des jeunes de pouvoir économiser afin de mettre sur
pied quelque chose de solide qui pourrait les dissuader de sombrer dans l’alcool ou la
drogue, ou alors de tenter un voyage suicidaire en bravant les mers dans des
embarcations de fortune.
D’après tout cela nous voyons que les réalisations ont un impact considérable
dans l’amélioration des conditions de vie des populations. En effet tant dans le
domaine éducatif, sanitaire pour n’en citer que ceux là, les populations par rapport au
début des années 90 ont vu leurs conditions de vie changer en s’améliorant même si
aujourd’hui il reste beaucoup de choses à faire.
Ainsi, le développement de la collectivité qui est la seule raison d’être de la
Ville trouve peu à peu des points concrets attestant de sa quête, qui est ralentie à cause
notamment de l’absence de ressources suffisantes.
54
CHAPITRE 3 : LES MANQUEMENTS INHERENTS A LA
PASSATION DES MARCHES
55
Aujourd’hui parler de cette corruption n’est pas chose aisée dans la mesure ou
les milieux d’affaires refusent généralement tout débats là-dessus et adoptent la loi de
l’omerta.
D’après une enquête réalisée par la Mission Economique de Dakar, parmi les
chefs d’entreprises qui ont accepté de répondre à cette enquête près de 22% pensent
que l’on sait d’avance de quelle manière et combien il faut payer lorsqu’un don ou
versement non officiel est requis ; 13% pensent que dans ce cas le décideur public
exige directement une somme d’argent ou un cadeau.
Environ 8% déclarent avoir au moins une fois renonces à participer à un appel
d’offres pour plusieurs raisons d’abord la complexité et le coût de la procédure, ensuite
l’existence de la corruption.
Alors pour définir cette transparence, nous dirons qu’en matière de marchés
publics, la transparence est l’application équitable et rigoureuse de procédures connues
et qui constituent exclusivement la base des décisions d’attribution des marchés.
La transparence renforce la crédibilité de l’Administration et contribue à la
satisfaction en qualité et en quantité suffisante de la demande des populations en
matière notamment d’équipements collectifs et d’infrastructures publiques.
Mais comme nous l’avons dit cette transparence qui devrait être au cœur même
de la passation des marchés, a tendance à s’éclipser et laisse ainsi transparaître la
corruption qui vient dénaturer le sens même de la passation des marchés et jette par la
même occasion un doute quant à la crédibilité de l’Etat.
Dès lors l’impact de cette situation n’est pas des moindres sur la satisfaction des
besoins des populations.
Dans la perspective d’avoir une vision plus précise sur la corruption, nous
tenterons de voir les différentes manifestations de cette dernière.
La corruption
En matière de marchés publics la corruption est l’ensemble des différentes
méthodes de court- circuitage des normes de transparence et d’impartialité censées
réglementer les marchés publics. Cela viendrait déroger aux principes fondamentaux
de la passation des marchés, ainsi nous constatons que les phases les plus «
56
corruptogénes » sont celles de la préparation des dossiers de consultation et du choix
de l’entreprise adjudicataire.
C’est dans ce sens que la Banque Mondiale au niveau des directives de
passation des marchés par les prêts de la BIRD et les crédits de l’IDA a pour principe
de demander d’observer lors de la passation et de l’exécution des marchés les règles
d’éthique professionnelle les plus strictes.
Ainsi dans les documents renfermant les directives, il est nettement spécifié les
caractéristiques liées à la corruption.
Alors est coupable de corruption :
- quiconque offre, sollicite directement ou indirectement un quelconque
avantage en vue d’influencer l’action d’un agent public au cours de l’attribution ou de
l’exécution d’un marché ;
- quiconque se livre à des manœuvres frauduleuses déforme, omet ou dénature
les faits afin d’influencer l’attribution ou l’exécution d’un marché.
Les pratiques collusoires sont définies comme un système ou un arrangement
entre deux soumissionnaires ou plus destinées à fixer les prix à des niveaux artificiels
et non concurrentiels. Les pratiques coercitives sont relatives aux préjudices ou
menaces de préjudices portés directement ou indirectement à des personnes ou à des
biens en vue d’influer sur leur participation au processus de Passation des Marchés ou
d’affecter l’exécution du marché.
A l’image de tous ces points noirs relevés par la Banque Mondiale, il en est de
même au niveau national.
Ainsi, il apparaît l’exclusion préalable de soumissionnaires potentiels par la
limitation de la publicité lors du lancement du marché dès lors l’information devient
confidentielle et là nous constatons le viol continu du principe de publicité et de mise
en concurrence.
A coté de cela il existe des mécanismes de dissuasion qui sont les suivants :
Dossier d’appel d’offres taillé sur mesure ;
Réduction abusive du temps de réponse autorisé aux
soumissionnaires potentiels ;
Montant d’acquisition des dossiers d’appel d’offres très élevé ;
57
Stratégie de pénuries administratives simulées par exemple
rupture fictive du stock de formulaires d’appel d’offres.
De manière générale nous pouvons dire que la corruption émane principalement
du non respect des principes fondamentaux qui sont à la base même de la Passation
des Marchés.
Toujours dans la même lancée, il apparaît la non transparence qui est
intimement liée à la corruption.
La non transparence
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Ici, nous remarquons que les chiffres sont inférieurs à ceux des années
précédentes, néanmoins le gré à gré demeure une pratique courante.
Au de là de cette pratique fréquente du gré à gré, il y’a les pouvoirs
discrétionnaires des commissions des marchés. Elles restent en place pendant de
longues périodes, ce qui peut favoriser la naissance de réseaux de complicité entre
elles et le secteur privé.
Les marchés font aussi ressortir des problèmes relatifs à leur cadre institutionnel
même. En effet le code n’a pas fait l’objet de débats au niveau de l’Assemblée
Nationale pour son adoption, ce qui aurait été le cas s’agissant d’un projet de Loi, il a
seulement été entériné par décret et du coup, il suffirait simplement d’un autre décret
contradictoire pour le dénaturer.
Depuis l’année 2002, le code des marchés ne parvient pas à être promulgué et
ce n’est qu’en 2005 et 2006 que des circulaires ainsi que des décrets d’application ont
été pris.
Et s’agissant de la politique de bonne gouvernance élaborée à travers le
Programme National de Bonne Gouvernance (PNBG), nous remarquons
qu’aujourd’hui, son application pose problème dans la mesure où elle n’est pas du tout
ressentie au vu de l’ampleur que prend la corruption. Et c’est comme si elle ne venait
que pour compléter l’énorme lot de textes et de règles qui jusqu’ici sont restés non
appliqués.
Après tout cela, nous voyons les multiples freins qui viennent occulter le
respect des lois et règlements concernant la passation des marchés.
La corruption et le manque de transparence sont des problèmes cruciaux dont
l’éradication totale serait certes utopique, cependant il existe certainement des mesures
tendant à une plus grande transparence.
59
LES PROPOSITIONS DE SOLUTIONS
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Ainsi une fois ce corps mis en place, les maux qui gangrènent la passation
des marchés à défaut de disparaître pourraient être atténués.
S’agissant du contrôle, qui comme nous l’avons dit est au centre de tout, il
faudrait qu’il soit en amont et en aval des procédures.
Aujourd’hui la CNCA ne semble pas être en mesure d’exercer ce contrôle
du fait de ses nombreuses attestations relatives à la procédure de l’entente directe.
Il faudrait aussi faire de sorte que les règles de Bonne Gouvernance édictées
par le PNBG qui visent à relever le défi d’une Administration de qualité soient
appliquées. Ainsi de nombreuses mesures seront prises concernant le cadre
juridique ; avec la révision du code des obligations de l’Administration et du code
des marchés, et aussi le cadre institutionnel avec la création d’un organe chargé du
contrôle à priori. Ces mesures concerneront aussi une étude de la performance du
secteur privé et l’intégrité du système par un audit des marchés publics.
61
Conclusion
Les collectivités locales comme nous l’avons vu, sont des entités qui jouent
un rôle non négligeable dans la recherche de l’atteinte des objectifs de
développement, qui passe nécessairement par la redynamisation de nombreux
secteurs à l’image des domaines de compétences qui leur ont été transférées. Etant
donné que toutes les transactions que font les collectivités locales doivent être en
adéquation avec les Lois et Règlements, il intervient alors le code des marchés
publics qui renferme les directives liées à l’acquisition de fournitures, à la
prestation de services et à l’élaboration de travaux.
La passation des marchés est un dispositif très important qui intervient ainsi
dans toutes les transactions que font les collectivités.
Dans ce sens, la Ville de Dakar se base sur le code des marchés publics
institué par le décret 2002-550 du 30 mai 2002 pour l’élaboration de tous ses
marchés.
Le code des marchés publics vient en outre donner une grande dimension à
l’Administration, dans la mesure ou son respect et son application stricte auraient
été source de concrétisation de cette Politique de Bonne Gouvernance qui ne
parvient pas à trouver sa place. La passation des marchés est handicapée par
d’énormes problèmes, qui aujourd’hui ont pris une grande ampleur étant donné que
l’absence de transparence est souvent décriée, lors des passations des marchés tant
au niveau des collectivités locales qu’à celui de l’Etat.
Ainsi, malgré la précision notée au niveau du code des marchés, il est
jusqu’à présente question de Politique de Bonne Gouvernance. Elle n’aurait pas
trouvé sa raison d’être, si l’application du code avait été effective. Mais cette
politique de bonne gouvernance risque de ne pas se concrétiser si la situation
perdure ainsi.
Et il nous vient à l’esprit de faire un audit annuel de tous les marchés afin de
vérifier de manière précise la concordance entre les montants des marchés et ceux
réellement alloués au niveau du budget. Malheureusement cela ne suffirait pas,
62
dans la mesure ou la corruption est plus souvent ressentie au cours des procédures
de passation des marchés.
Alors il apparaît la nécessité d’ancrer en nous l’esprit de patriotisme et de
citoyenneté et de faire de sorte que l’intérêt général prime, sur l’intérêt personnel.
Ce n’est que de cette manière que les objectifs de développement pourront être
atteints.
Et à l’image de la plupart des américains, qui incarnent l’amour de leur
patrie, et s’acharnent à l’édification de leur nation, aujourd’hui, il est impératif
d’adopter ces valeurs afin d’accéder au développement qui commence d’abord par
l’éradication de ces nombreux maux.
63