0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
477 vues63 pages

Les Passations Des Marchés Dans Les Collectivités Locales

ces quelques lignes vous aideront à comprendre le processus de passation de marchés dans les collectivités territoriales

Transféré par

fynamybusinesservices
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
477 vues63 pages

Les Passations Des Marchés Dans Les Collectivités Locales

ces quelques lignes vous aideront à comprendre le processus de passation de marchés dans les collectivités territoriales

Transféré par

fynamybusinesservices
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Dédicaces

Je dédie ce mémoire :

 A ma grand-mère Ami Faye, pour l’éducation de base


qu’elle m’a inculquée ainsi que les nombreuses valeurs importantes
qu’elle m’a apprises.

 A mes parents et à toute ma famille, que le Tout


Puissant leur accorde une longue vie.

 A tous ceux qui m’ont soutenu durant mon cursus


scolaire et universitaire et particulièrement à Mr Paul Gomis ancien
enseignant à l’école Stella Maris.

 A tous mes camarades de promotion (tous cycles et


sections confondus)

 A tous mes amis, sans oublier personne.

1
Remerciements

 A Allah le Tout Puissant et à son Prophète Mohamed (PSL)

 Je voudrais, ici, remercier sincèrement tous ceux qui m’ont


aidé dans l’élaboration de ce modeste travail, plus particulièrement :

 Mr Ndiaga N’diaye N’dong, mon encadreur ;


 Mr Mapathé Samb, directeur de l’Administration
Générale et de l’équipement du Ministère de la Justice ;
 Mr Serigne Leye Thioune directeur de
l’Aménagement Urbain ;
 Mr Doudou Séne chargé de la mobilité Urbaine à la
Direction de l’Aménagement Urbain ;
 Mr Adama Baye Racine N’ diaye, président de la
délégation spéciale du conseil régional de Diourbel ;
 Mr Abdou Karim Diallo, à l’Agence de
Développement Municipal (ADM)
 Mr Amadou Sy, élève à l’Ecole Nationale
d’Administration (ENA)

2
Sommaire
Les passations des marchés dans les collectivités locales
Le cas de la ville de Dakar

Introduction…………………………………………………………………………………06
Première Partie : Présentation générale…………………………………………………..07
Chapitre 1 : Le concept de la décentralisation et les compétences transférées.......................07
Section 1 : Les principes de la décentralisation………………………………………………07
Paragraphe 1 : Le principe de la libre administration……………………………………….09
Paragraphe 2 : Le principe de la solidarité………………………………………………….10
Paragraphe 3: Le principe du transfert de compétences
Et de la compensation financière………………………………11
Section 2 : Les différents domaines de compétences transférées……………………………12
SECTION 3 : Le marché et ses principes fondamentaux……………………………………13
Paragraphe 1 : Qu’est ce qu’un marché ?................................................................................13
Paragraphe 2 : Les principes fondamentaux de la passation des marchés…………………..14
- Le principe du libre accès à l’achat public………………………………………………….14
- Le principe de l’égalité de traitement des candidats………………………………………..14
- Le principe de la mise en concurrence………………………………………………………15
- Le principe de la couverture financière préalable…………………………………………..15
- Le contrôle…………………………………………………………………………………..16
Chapitre 2 : Nature et modalités de la passation des marchés…………………………...17
Section 1 : La nature de la passation des marchés……………………………………………17
Paragraphe1 : L’Avis d’Appel d’Offre………………………………………………………17
Paragraphe 2 : L’Adjudication……………………………………………………………….19
Paragraphe 3 : Le Gré à Gré ou l’Entente Directe……………………….. …………………20
Paragraphe 4 : La Demande de renseignement et de prix........................................................21
 Les montants………………………………………………...22

3
Section 2 : Les modalités de la passation des marchés…………………………………….....23
Paragraphe 1 : Les organes…………………………………………………………………..24
Paragraphe 2 : Les Documents Administratifs………………………………………………28
Paragraphe 3 : La procédure de dépouillement……………………………………………..30
Paragraphe 4 : Les cas d’annulation des marchés………………………...............................32
Section 3 : Les marchés passés par la ville de Dakar……………………...............................33
Paragraphe 1 : Les marchés de travaux…………………………………...............................33
Paragraphe 2 : Les marchés de fournitures…………………………………………………..34
Paragraphe 3 : Les marchés de services……………………………………………….….....34
Deuxième Partie : Etat des réalisations de la ville
De Dakar……………………………………………………………..........................35
Chapitre 1 : Construction et Réhabilitation d’infrastructures…………………………...38
Section 1 : Dans le domaine des infrastructures routiéres……………………………………43
Paragraphe1 : Les marchés de projets entièrement…………………………………………..
Financés par la ville de Dakar………………………………………………………...43
Section2 : Dans le domaine de la Santé……………………………………………………...44
Paragraphe1 : Les marchés de projets entièrement
Financés par la ville de Dakar………………………………………… ……………..45
Paragraphe 2 : Les marchés de projet financés par appui de l’extérieur……………………46
Section 3 : Dans le domaine de l’Education…………………………………………………47
Paragraphe1 : Les marchés de projets entièrement Financés par la ville de
Dakar………………………………………………………………………………………….49
Chapitre2 : Analyse de l’effectivité des marchés et leur efficience
Par rapport aux besoins des populations…………………………………………..53
Chapitre 3 : Les manquements inhérents à la Passation des Marchés..............................54
- La corruption…………………………………………………………………………………………56
- La non transparence………………………………………………………………………………….58
 Les propositions de solutions……………………………………………..60
Conclusion ………………………………………………………………………...................63

4
Introduction

Aujourd’hui les Collectivités Locales jouent un rôle important dans la


quête du développement de notre pays. En effet à un certain moment il est
apparu la nécessité d’alléger les lourdes charges de l’Etat, ainsi les Collectives
Locales ont été mises sur pied.
Avant la réforme de 1996 il n’y avait que deux ordres de Collectivités
Locales au Sénégal bien que ce processus de décentralisation ait été amorcé
depuis la veille des indépendances.
Cela montre que la volonté de décentraliser de la part de l’Etat s’est faite
de manière progressive et prudente.
Alors en jugeant que le moment était venu d’essayer de parfaire l’édifice
de la décentralisation, l’Etat du Sénégal a décidé de soumettre à l’assemblée
nationale, un projet qui érigerait la région, jusque là simple circonscription
administrative en territoire décentralisé doté de la personnalité morale et de
l’autonomie financière et de transférer à tous les niveaux de collectivités locales
d’importantes compétences.
Ainsi avec la Loi 96-06 du 22 mars 1996 portant code des collectivités
locales le Sénégal compte à présent trois ordres de collectivités locales à savoir
la commune, la communauté rurale et la région.
Ces dernières se sont vues transférer diverses compétences avec la Loi
96-07 du 22 mars 1996 portant transfert de compétences aux collectivités
locales. Par là le rôle qui leur est dévolu s’intensifie et elles prennent en charge
divers domaines de compétences qui visent essentiellement au développement
de leurs localités qui débouchera inéluctablement à celui du pays de manière
générale.
Le visage nouveau des collectivités locales, du fait des charges qu’elles
ont, est accompagné de beaucoup de principes qui ne visent qu’à jeter les bases
sur lesquelles elles doivent s’axer afin de mieux gérer leurs nouvelles charges.

5
Ainsi dans la perspective du développement, les collectivités locales
s’administrent pleinement et peuvent prendre différents actes inhérents à la
réussite de la prise en charge de tous les domaines qui leur ont été transférés.
Dans ce contexte les marchés qu’elles passent sont au cœur même de
toutes leurs activités, dans la mesure ou ces derniers touchent à tout ce qu’elles
entreprennent, que cela soit au niveau interne comme au niveau externe.
Ceci s’explique du fait que la collectivité n’étant pas un entrepreneur
doit contracter avec des personnes privées pour la réalisation de ses prestations,
services ou travaux. En effet, toutes les opérations de la collectivité locale
concernant l’acquisition de fournitures, la réalisation de travaux et aussi les
services dont elle a besoin, passent d’abord à travers les marchés qui sont régis
par le décret 2002-550 du 30mai 2002 portant code des marchés publics ; qui a
remplacé le décret n°82-690 du 7 septembre 1982 portant réglementation des
marchés publics.
Cette situation nous pousse à voir les passations des marchés dans les
collectivités locales et nous prendrons l’exemple de la ville de Dakar afin de
cerner de manière spécifique ces marchés qui revêtent un caractère très
important.
Ce thème nous est venu à l’esprit du fait des multiples transformations
qui sont apparues avec ces grandes compétences attribuées aux collectivités
locales et plus précisément les divers changements que nous constatons
aujourd’hui et qui sont liés notamment aux réalisations de la ville par rapport
aux marchés de travaux.

Notre étude aura donc comme ambition de voir, comme nous l’avons
précisé plus haut, les passations des marchés dans les collectivités locales avec
la ville de Dakar comme exemple.
Ainsi dans cette lancée nous verrons dans une première partie la
présentation générale au niveau de la quelle nous parlerons des principes de la
décentralisation dans la mesure ou c’est ce qui est à la base de tout ; ensuite il
s’agira de montrer la nature et les modalités de la passation des marchés.

6
Dans la deuxième partie qui étudiera l’état des réalisations de la ville de
Dakar, nous verrons la construction et la réhabilitation d’infrastructures puisque
c’est à travers de bonnes infrastructures qu’un pays peut aspirer au
développement qui commence à la base c’est- à- dire par la satisfaction des
besoins des populations.
Et dans ce sens nous nous focaliserons dans le domaine des
infrastructures routiéres ; dans le domaine de la santé et enfin dans le domaine
de l’éducation. Et là il apparaîtra les différences liées aux financements
Nous tenterons par la suite de faire une analyse de l’effectivité et de
l’efficience des marchés et puis nous ne manquerons pas aussi de soulever les
déficiences inhérentes à la passation des marchés à savoir la corruption et la non
transparence.
Nous ne saurons terminer sans pour autant donner des propositions de
solutions allant dans le sens de bien mener la passation des marchés
conformément aux lois et règlements.

7
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION
GENERALE

CHAPITRE 1 : Le concept de la décentralisation et les


compétences transférées

SECTION 1 : Les principes de la décentralisation


Il a été mis en place trois principes afin que les collectivités locales
puissent jouer pleinement le rôle qui leur est dévolu. Ces principes répondent
aux aspirations qui soutendent la décentralisation. En effet, la décentralisation
privilégie les trois principes suivants :

 Le principe de la Libre administration des Collectivités Locales ;


 Le principe de la Solidarité ;
 Le principe du Transfert de compétences et de la compensation
financière.

Paragraphe 1 : le principe de la libre administration des Collectivités


Locales

La loi constitutionnelle n°94.55du 13 juin 1994 portant révision de


l’ancienne constitution avait introduit un nouvel article 90 dont l’alinéa 2
disposait. « Dans le respect des loi a règlements, des Collectivités Locales
s’administrent librement par des conseils élus » cette disposition a été reprise
par l’article 1er alinéa 2 de la loi 93.06 du 22 mars 96 portant code des
Collectivités Locales au terme duquel « la région, la commune, la Communauté
rurale sont dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière ; elles
s’administrent librement par des conseillers élus au suffrage universel ; »

8
Il y a aussi l’article 102 de la constitution de 2001 qu vient réaffirmer ce
qui était déjà prévu en 1994.
« Les Collectivités Locales constituent le cadre institutionnel de la
participation des citoyens à la gestion des affaires politiques »
Ce principe de la libre administration occupe une place importante dans
la réforme de 1996 .Il confère aux Collectivités Locales la possibilité de
déterminer leurs propres besoins et de faire de sorte qu’ils soient satisfaits.
Ce principe recouvre divers corollaires.
- La quasi-suppression de la tutelle administrative.
La tutelle administrative est selon Vedel «le contrôle que les agents de l’Etat
exercent sur les actes des organes décentralisés pour faire respecter la légalité, éviter
les abus possibles et protéger l’intérêt national au regard des intérêts locaux ou
techniques-»

Ainsi cette tutelle administrative se fait par :


- approbation qui signifie que toutes les décisions que prend
une Collectivité Locale doivent être approuvé au préalable par les organes centraux de
l’Etat ou par leurs représentants locaux ;

- Annulation qui autorise l’autorité de tutelle à annuler les actes


de l’autorité sous tutelle pour violation de la loi ;

- substitution qui signifie que l’autorité de tutelle peut agir à la


place de l’autorité sous tutelle lorsque celle-ci s’abstient d’agir dans un domaine
déterminé par sa compétence.

Cette tutelle est justifiée par plusieurs arguments et trouve sa raison d’être dans
la mesure, où cette libre administration n’est pas synonyme de liberté totale qui
frôlerait l’indépendance. Dés lors, les Collectivités Locales sont mises sous tutelle
parce qu’il est prouvé que lorsque l’on donne des pouvoirs, à quelqu’un et qu’on lui
laisse une liberté totale, cette personne a toujours tendance à en abuser.

9
Et cela dévoierait des objectifs de la décentralisation et serait source
d’éventuelles partitions, non plus administratives mais politique et à travers cela,
l’intégrité et l’unité du pays pourraient être menacées.
Aussi pour alléger cette tutelle et par la même occasion donner son vrai sens à
la décentralisation, il a été mis sur place le contrôle de légalité qui est un contrôle
allégé.
Apres ce corollaire de la quasi suppression de la tutelle administrative il y a
celui de la non tutelle d’une Collectivité Locale sur une autre.

Paragraphe 2 : Le principe de solidarité

Ce principe est posé par l’article 14 du Code des Collectivités Locales qui
dispose que :
« Les Collectivités Locales peuvent entreprendre des actions de coopération
entre elles, cette coopération peut se traduire par la création d’un groupement de deux
ou plusieurs Collectivités Locales, ou de toute autre structure appropriée de promotion
et de coordination des actions de développement dans des domaines spécifiques. »
Ce principe de solidarité débouche à la coopération qui peut exister entre deux
Collectivités Locales nationales, ou entre une collectivité locale et l’Etat dans le cadre
de réalisation de programmes d’intérêt commun.
Cette coopération peut aussi exister entre une Collectivité Locale nationale et
Collectivités Locales de pays étrangers. Ces coopérations donnent lieu à des
conventions.
A travers le fond de dotation l’Etat entretient des coopérations avec les
Collectivités Locales à travers, des contrats plans pour la réalisation des objectifs de
développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifiques.
Ainsi à l’article 15 de la loi 96 .07 du 22 mars 96 portant transfert des
compétences. « L’Etat et les collectivités locales peuvent en tant que de besoin

10
s’associer sous forme contractuelle pour la réalisation d’objectifs et de projets d’utilité
publique. »

Paragraphe3 : Le principe du transfert de compétences et de la compensation


financière.

L’article 5 alinéas 2, du code des collectivités locales stipule « Tout transfert de


compétences à une collectivité, doit être accompagné du transfert concomitant par
l’Etat à celle-ci des ressources et moyens nécessaires à l’exercice normal de cette
compétence. »
L’article 6 de la Loi portant transfert de compétences ajoute que : « Les charges
correspondant à l’exercice des compétences transférées font l’objet d’une évaluation
préalable au transfert des dites compétences. »
Dés lors les collectivités locales devraient être en mesure de gérer les charges
que l’Etat leur a transférées.
Cependant dans la réalité ces dernières rencontrent d’énormes problèmes
inhérents à cette prise en charge des compétences.
Les modalités de la compensation financière des compétences transférées sont
spécifiées à l’article 4 du code des collectivités locales qui précisent que : « les
ressources nécessaires à l’exercice, par les Collectivités Locales de leurs compétences
leur sont dévolues soit par transfert de fiscalité soit par dotation ou par les deux à la
fois. »

SECTION 2 : Les différents domaines de compétences


transférées

Avec la Loi 96-07 du 22 mars 1996 portant transfert de compétences la


commune ; la communauté rurale et la région ont vu leurs compétences s’élargir.

11
Aujourd’hui ces collectivités locales prennent en charge neuf domaines de
compétences qui sont les suivants.

1- Domaine
2- Environnement et gestion des ressources naturelles
3- Santé, population et action sociale
4- Jeunesse sport et loisirs
5- Culture
6- Education
7- Planification
8- Aménagement du territoire
9- Urbanisme et habitat

Ces charges qui leur ont été dévolues, font d’elles les principales actrices de
leur développement, étant donné que ces divers domaines touchent leur quotidien,
avec tous leurs besoins tant au plan social, sanitaire, éducatif, culturel pour n’en citer
que ceux là.
Ainsi la commune de Dakar à l’instar de toutes les collectivités locales, s’active
pleinement pour la réussite de ses missions qui passe nécessairement par la prise en
charge complète de ses grandes compétences. Et afin d’atteindre les objectifs, elle use
de différents moyens en d’autres termes elle peut prendre différents actes et peut aussi
utiliser diverses procédures à l’image de la passation des marchés qui ne contribuent
qu’à la concrétisation de ses grandes taches.
Cela nous pousse à voir de manière précise la passation des marchés qui semble
être à la base même de tout projet de quelque nature que cela soit.

12
Section 3 : Le marché et les principes généraux

Paragraphe1 : Qu’est-ce qu’un marché ?

Définis dans le code des marchés publics comme des contrats administratifs
écrits et passée par l’Etat, les collectivités locales, les sociétés nationales, les
établissements publics, les marchés publics constituent un des principaux modes
d’exécution des dépenses de l’Etat en général, des collectivités locales et autres
sociétés en particulier. Ils sont régis par le code des marchés publics institué par le
décret 2002-550du 30 mai 2002 remplaçant le décret 82-690 du 07 septembre 1982
portant Réglementation des marchés publics.
Ce décret vise à :

 Moderniser le système des marchés publics pour une


réglementation adéquate et pour la promotion des pratiques plus
saines en la matière.

 Sauvegarder l’intérêt général et protéger les fonds


publics contre les engagements trop onéreux.

 Renforcer la transparence des procédures de


passation des marchés et le respect du principe de l’égal accès des
contractants privée à la demande publique.

13
Paragraphe 2 : Les principes fondamentaux de la passation des
marchés

La passation des marchés obéit à certains principes qu’il est nécessaire de


respecter et qui sont de quatre ordres.
Il s’agit notamment
- du principe du libre accès à l’achat public,
- du principe de l’égalité de traitement des candidats,
- du principe de la publicité et de la mise en concurrence,
- du principe de la couverture financière préalable.

 Le principe du Libre accès à l’achat public

L’article 12 stipule que toute personne physique ou morale peut, dans les conditions
prévues par la Loi et la réglementation, se porter librement candidate aux compétitions
relatives à la Passation des Marchés Publics.

 Le principe de l’égalité de traitement des candidats

Toujours à l’article 12, il est dit que les candidats à la Passation des Marchés ne
peuvent souffrir d’aucune discrimination résultant notamment de la définition des
besoins et de l’examen comparatif de leurs propositions.
Ainsi, nous voyons ici une nette illustration de la Constitution qui prône l’égalité de
tous devant la Loi et plus précisément l’égal accès aux emplois publics. En effet cette
égalité est observée dans les conditions fixées par la Loi mais aucune raison
discriminatoire de la nature de celle interdite par la Loi n’est valable pour écarter un
postulant.
Et là il apparaît la nécessité de mettre tous ces postulants sur un même pied.

14
 Le principe de la publicité et de la mise en concurrence

Ce principe pose l’obligation de porter publiquement à la connaissance des


candidats potentiels l’existence dune compétition lancée dans le but de satisfaire un
besoin précis exprimé par l’Administration. Cette publicité revêt d’une grande
importance, de manière quelle est gardée dans les archives et en cas de problèmes liés
à cette publicité, elle pourrait être la preuve concrète du fait de l’existence de la
diffusion de l’information.

 Le principe de la couverture financière préalable

La conclusion d’un marché est subordonnée à l’existence de crédits budgétaires


suffisants. Cette couverture financière est matérialisée par un document appelé
généralement « attestation d’existence de crédits » qui vaut garantie que les moyens
financiers nécessaires au règlement des prestations sont réservés pour les besoins du
marché à conclure.
En effet avant l’élaboration de tout marché il est d’abord opportun de s’assurer
de l’existence des crédits.

 Le contrôle

Comme nous l’avons spécifié plus haut, le contrôle occupe une place non
négligeable et pourrait être pris dans une certaine mesure comme le moyen de
maintenir les collectivités locales en équilibre.
Ainsi le contrôle peut être interne avec une commission interne à la collectivité
locale, un contrôle à postériorité commandité par le premier ministre. En effet, en
vertu de ses attributions générales en matière de contrôle de l’action gouvernementale,
il peut commanditer des audits ou requêtes ponctuelles pour s’enquérir des conditions
dans les quelles ont été préparé, passé, et exécuté les marchés de l’Etat, des
collectivités locales et des établissements publics.

15
A coté de ce contrôle du Premier Ministre, il y a celui de la Cour des Comptes.
Ainsi la Loi 99-70 du 17 février 1999 donne compétence à la Cour des Comptes de
sanctionner les acteurs impliqués dans la passation et l’exécution des marchés publics
lorsque ces derniers violent ces différents principes.

16
CHAPITRE 2 : Nature et Modalités de la passation des
marchés

La Passation Marchés se présente sous diverses formes On peut noter

 L’avis d’Appel d’offres ;


 L’adjudication ;
 L’entente directe ou gré à gré ;
 La demande de renseignements et de prix.

SECTION 1 : la nature

Paragraphe 1 : L’avis d’appel d’offre

A l’article 48, il est dit que l’Avis d’Appel d’Offres est le mode de passation de
marchés, par lesquels l’autorité contractante choisit son cocontractant après un appel
public à la concurrence et l’ouverture des offres au cours d’une séance publique.
L’appel d’offre peut revêtir différents aspects, il peut être ouvert, restreint ou
avec concours ; Appel d’Offres ouvert précédé d’une présélection, l’Appel d’Offres en
deux étapes.
Il est ouvert lorsqu’ un candidat qui n’est pas exclu en vertu des injonctions du
présent décret peut remettre une offre.
Il faut cependant noter que l’Avis d’Appel d’Offres est ouvert lorsque l’offre
demandée peut être satisfaite. Ce caractère le différencie de l’appel d’offre restreint qui
ne s’adresse qu’aux candidats que l’autorité contractante a décidé de consulter en
raison de la nature spéciale de la fourniture, des travaux ou des services.
S’agissant de l’Avis d’Appel d’Offres avec concours, il est question ici de faire
élaborer un projet dont l’exécution fera l’objet d’un marché ultérieur.
- L’Avis d’Appel d’Offres ouvert est publié au moins 30 jours avant la date
limite fixée pour la réception des offres.

17
La publicité est faite par voies d’affiches et par les moyens ordinaires de
publicité (journaux, bulletins des chambres de commerce)
L’Avis d’Appel d’Offres fait connaître l’objet du marché
Le lieu et la date où l’on peut prendre connaissance des documents
Le lieu et la date limite de réception des offres.
Le délai pendant lequel les soumissionnaires restent engagés par leurs offres.
Les justifications à produire concernant les qualités et capacités exigées des
soumissionnaires.
- L’Avis d’Appel d’Offres restreint est aussi publié 30 jours avant la date limite
pour la réception des offres. Contrairement à l’Avis d’appel d’Offres ouvert, celui-ci
ne concerne que certains fournisseurs du fait de la spécificité des fournitures, travaux
ou services qui sont demandés.
Néanmoins il existera toujours cette concurrence dans la mesure ou l’autorité
contractante retiendra un nombre suffisant de fournisseurs ou d’entrepreneurs.

Paragraphe 2 : L’adjudication

Sont passés par adjudication les marchés portant sur des fournitures ou travaux
d’un type courant qui peuvent sans inconvénients être livrés à une concurrence
illimitée et dont il est possible de définir toutes les spécification dans le cahier de
charges, avec une précision suffisante pour que les prestations conformes aux cahiers
des charges ne se différencient que par le prix demandé.
De même que l’Appel d’offre, elle peut être ouverte ou restreinte.

 L’Adjudication ouverte comporte :

- Une publicité préalable selon le mode de publicité prévu à l’article 50 c’est –à


dire 30 jours avant la date limite fixée pour la réception des offres.
- Une concurrence illimitée ;

18
- L’ouverture et la lecture en séance publique des offres faites par les
soumissionnaires ;
- L’obligation de n’attribuer le marché qu’au soumissionnaire ayant proposé le
prix le plus bas ou le rabais le plus avantageux.

L’avis d’adjudication fait connaître :


 L’autorité chargée de procéder à
l’adjudication ;

 L’objet du marché

 Le lieu et la date où l’on peut prendre


connaissance des cahiers des charges ou des modalités
d’obtention de ces documents ;

 Le lieu et la date limite de réception des plis,


le jour et l’heure fixée pour l’adjudication

 Les justifications à produire concernant les


qualités et capacités techniques et financières exigées des
soumissionnaires,

 Le délai, pendant lequel les soumissions


restent engagées par leurs offres, et ce délai ne peut être
inférieur à trois mois.

En cas d’urgence dûment justifiée selon les conditions de l’art 50 ce délai peut
être réduit à quinze jours.

19
Les soumissions sont placées sous double enveloppe cachetée. Sur l’enveloppe
intérieure qui contient l’offre est inscrit le nom du candidat.
L’adjudication restreinte est passée lorsque seul un petit nombre d’entreprises
peut fournir les services ou les fournitures.

o Le montant du marché est inférieur à 50 millions


Elle obéit aux règles de publicité prévues par l’article 50.

Paragraphe 3 : L’entente directe ou le gré à gré

Les marchés sont dits d’entente directe ou de gré à gré lorsque l’autorité
contractante, passe directement la commande avec le fournisseur ou le prestataire
ciblé, en respectant les prescriptions réglementaires stipulées par l’article 76 du
code des marchés publics. Il n’existe pas de dossiers de consultation pour le
marché du gré à gré. Aussi il ne peut être passer un marché de gré à gré que
lorsque :

 Les fournitures, travaux ou services dont la fabrication est


exclusivement réservée aux propriétaires de brevets d’invention à eux
même ou à leurs licenciés.

En effet, dans le but de la protection de leurs inventions, les propriétaires


s’inscrivent au service de la Propriété Intellectuelle pour l’acquisition de marques
et de brevets. Le service de la Propriété Intellectuelle est du ressort du ministère
de l’Industrie et des Mines. Ainsi une fois le dossier confectionné, il est ensuite
envoyé à l’Organisation Africaine de la Protection Industrielle (OAPI), pour
examen et approbation. Son siége se trouve à Yaoundé. Lorsque le produit ou
l’invention est brevetée, aucune autre personne ne peut en produire sous peine de
poursuites judiciaires.

20
Voila donc pourquoi lorsqu’il s’agit de fournitures, dont la fabrication est
exclusivement réservée , l’on ne peut utiliser que la procédure de l’entente directe
étant entendu que l’on ne peut contracter qu’avec les propriétaires.

 Pour les travaux, fournitures ou services qui par suite de deux


appels d’offres ou par l’adjudication n’ont fait l’objet d’aucune offre ou
soumission dans les délais prévus par les cahiers de charges, ou à l’égard
desquels, il n’a été proposé que des offres ou soumissions inacceptables
bien que toutes les conditions relatives à la concurrence aient été remplies.

Dans ce cas l’autorité contractante est tenue de mettre en compétition par lettre
au moins cinq personnes, fournisseurs, prestataires, ou entrepreneurs susceptibles de
livrer les fournitures ou de réaliser les services et travaux qui doivent faire l’objet d’un
tel marché.
 L’entente directe peut aussi être utilisée lorsqu’il apparaît une urgence, et
c’est le cas de la procédure d’urgence.
 Il peut aussi arriver qu’il y ait des marchés qui sont relatifs à la défense
nationale. Dans ce cas il est obligatoire d’instaurer une protection par
rapport à l’intégrité du territoire. Ici le secret occupe une grande place, et
c’est la raison pour laquelle, il est procédé au gré à gré.

Il faut noter que la demande pour la conclusion du marché ne doit pas dépasser
trois mois lorsqu’il s’agit notamment de la procédure normale.
Cependant, une autorité contractante ne peut passer un marché par entente
directe ou gré à gré sans l’autorisation préalable de Commission Nationale des
Contrats de l’Administration (CNCA).
En effet avant de passer un marché par entente directe, l’autorité contractante
envoie une correspondance à la CNCA dans laquelle elle demande l’application de ce
procédé et elle émet des raisons valables qui sont à la base de ce désir. Ces raisons
peuvent être de différents ordres ; elles peuvent être liées à la défense nationale qui

21
suscite un certain secret ; à un appel d’offres et à une adjudication infructueux à une
exclusivité au bénéfice d’un propriétaire ou au caractère urgent de la situation.
Après consultation et examen des différents arguments avancés par l’autorité
contractante la CNCA émet un avis favorable ou défavorable selon son interprétation
des données.

Paragraphe 4 : La demande de renseignements et de prix

L’autorité contractante peut recourir à la demande de renseignements et de prix


pour les fournitures, services et travaux dont la valeur estimée est inférieure aux seuils
des passations des marchés mais supérieure à trois (3) millions de francs pour les
fournitures et à six (6) millions pour les travaux et services. Dans ce cas, elle sollicite
par écrit des prix auprès d’au moins trois fournisseurs ou entrepreneurs. Toutefois il
est interdit à autorité contractante de fractionner les marchés pour rester en deçà du
seuil , afin de pouvoir invoquer les dispositions de la demande de renseignements et de
prix.

Les montants

Au niveau du décret 2002 550 du 30 mai 2002 il est précisé les montants
spécifiques aux marchés de fournitures et à ceux des travaux et services pour lesquels
il est nécessairement passer des marchés.

Ainsi, pour les fournitures, il est obligatoirement passé un marché lorsque le


montant est égal ou supérieur à quinze millions (15), et pour les travaux ou prestations
de services, il est passé des marchés lorsque le montant est égal ou supérieur à quinze
millions (15).
Cependant, il faudrait noter que le décret 2002-937 portant modification du
décret 2002-550 vient augmenter ces montants.

22
A présent, les seuils des passations des marchés pour les travaux ou prestations
de services sont à hauteur de vingt cinq millions (25) toutefois, ils restent à quinze
millions pour les fournitures.

23
SECTION 3 : Les modalités de la passation des marchés

Les passations des marchés obéissent à certaines règles, en effets elles


doivent être faites par des organes spécifiques, et elles suivent une procédure
spéciale. A coté de tout cela, il existe les documents administratifs qui sont
indispensables pour tout soumissionnaire.
Il faut noter que les marchés peuvent dans certains cas être annulés.

Paragraphe 1 : Les organes

Au niveau de la commune de Dakar, il a été crée un organe habilité à passer les


marchés.
Cet organe est composé :
 Du directeur de l’aménagement urbain ;
 Du directeur des affaires financières ;
 Du secrétaire municipal ;
 De l’agent voyer, qui est l’ingénieur en chef ;
 De deux représentants du conseil municipal ;
 Un représentant du ministère de l’Economie et des
Finances ;
 Un représentant du contrôle financier ;
 Le comptable ;
 Le chef du bureau des marchés.

Le chef du bureau des marchés est le rapporteur lors des séances de


dépouillement, en d’autres termes, c’est lui qui est chargé de faire le procès verbal au
sortir de chaque réunion.
Lorsqu’il s’agit d’un marché de fournitures la commission reste la même et la
seule particularité qui apparaît est l’absence de l’agent voyer c’est-à-dire l’ingénieur en
chef, en effet ce dernier n’intervient que lorsqu’il s’agit de marchés de travaux.

24
Ainsi se compose l’organe habilité à la passation des marchés au niveau de la
ville de Dakar. Et se sont ces derniers qui sont chargés de procéder au dépouillement
après que tous les dépôts aient été faits.

25
Paragraphe 2 : Les documents Administratifs

Afin de pouvoir prétendre à une éventuelle participation à un appel d’offres,


certains documents importants doivent être présentés. En effet l’exécution d’un
marché ne peut être confié qu’à un contractant ayant les capacités techniques,
juridiques et financières.
Chaque candidat ou soumissionnaire à un marché doit justifier ses capacités en
présentant tous les documents et attestations appropriés des autorités compétentes.

Les documents administratifs

-Une déclaration indiquant son intention de soumissionner et faisant connaître


ses nom, prénom, qualité, domicile, numéro d’inscription au registre du commerce et
du crédit mobilier au registre des métiers, numéro de compte de contribuable et du
NINEA. Si le candidat agit au nom d’une société, la qualité en vertu de la quelle il
s’agit et les pouvoirs qui lui sont conférés.
- Une note présentant le candidat et indiquant notamment ses moyens humains
et techniques, la nature et le montant des travaux, fournitures, ou services déjà
exécutés ou en cours d’exécution.
Les entrepreneurs et artisans du bâtiment et des travaux publics sont tenus de
fournir :
- l’attestation de qualification et de classification délivrées par la
commission nationale de qualification et classification des entreprises, entrepreneurs et
artisans de bâtiments et de travaux publics instituée par le décret n° 83-856 du10 Août
1983.
- Des attestations justifiant dans les conditions fixées par arrêté ministériel
qu’il a satisfait à ses obligations à l’égard de la Caisse de Sécurité Sociale (CSS) ,
l’institut de prévoyance des retraités du Sénégal (IPRES) , des services de
recouvrement fiscaux et de l’inspection du travail .

26
- Une caution solidaire
- U ne déclaration sur l’honneur attestant qu’il ne fait pas l’objet d’une
procédure de liquidation de biens ou de faillite personnelle.
- Et éventuellement tout autre document permettant de juger de sa capacité
financière.

En résumé nous retenons que les documents administratifs sont :

 Le numéro de compte du contribuable ;


 Une attestation de caisse de sécurité sociale ;
 Une attestation de l’IPRES ;
 Une attestation de l’Inspection du Travail ;
 Une attestation de la capacité financière d’un montant égal
au moins au montant de la soumission.

Il faut noter que ces documents devront être légalisés et au cas contraire ils
deviennent nuls et seront rejetés. A coté de ces différents documents qui sont à la base
même du dossier déposé par le soumissionnaire ; il existe des garanties qui sont
exigées.
Il s’agit notamment du cautionnement ; qui dans un premier temps est
provisoire et qui devient ensuite définitif. L’absence de caution à l’ouverture des plis
est motif d’élimination.
En effet, chaque type de marché a son propre type de contrat.
S’agissant de l’appel d’offres ouvert les documents sont constitués
principalement de la caution de soumission, des cahiers de prescription techniques ; du
contrat et de la caution de bonne exécution.

27
1/ La caution de soumission

Pour être admis aux adjudications ou aux appel d’offres, les soumissionnaires
sont tenus de fournir un cautionnement provisoire encore appelé caution de soumission
dont le montant est fixé dans le dossier d’appel d’offres.
Ce montant doit être compris entre 2% et 5% du montant estimatif du marché.
Pour les marchés d’études et les marchés de petits travaux d’un montant
inférieur au seuil fixé par arrêté du ministre des finances, les dossiers d’appel d’offres
ne peuvent exiger le cautionnement provisoire.
Le cautionnement provisoire est restitué dés qu’intervient la désignation
définitive du titulaire du marché. Toutefois en ce qui concerne le titulaire
adjudicataire ; cette restitution n’intervient que lors de la production du cautionnement
définitif s’il en est exigé. Le trésor restitue les cautionnements provisoires au vu de la
main levée donnée par l’autorité chargée de l’adjudication ou de la passation du
marché ou d’office par la réalisation de l’élément fixe de la caution définitive.

2 / Les cahiers de prescription techniques spéciales

Le cahier de prescriptions techniques revêt d’une grande claireté et d’une


précision assez nette. En effet, il y est spécifié dans un tableau
-La description des travaux,
-L’unité,
-La quantité,
-Le prix unitaire,
-Le prix total.
Toutes ces données sont obtenues avec l’aide d’un bureau d’études qui est
chargé de voir les prix approximatifs des travaux.
Aussi le bureau technique peut par exemple demander à un cabinet de
consultance d’effectuer des études géotechniques en vue de la caractérisation de

28
matériaux routiers avant que le travail ne puisse commencer. Après étude des sites, le
cabinet de consultance, tire des conclusions et donne les directives techniques à
prendre. Concernant la ville de Dakar, le principal maitre d’ouvrage est l’Agence de
Promotion des Travaux d’Intérêt Public (AGETIP).

3 / La caution de bonne exécution

C’est la garantie que tout titulaire à un marché doit fournir pour s’assurer de la
bonne exécution du marché afin d’éviter la contre façon, les malformations des
produits.

Elle est constituée de deux éléments :

 Un élément fixe constitué dés la notification du marché et


en tout état de cause prèablement à tout mandatement à titre de marché ;
 Un élément proportionnel aux acomptes reçus au titre du
marché ou d’une retenue de garantie d’un même montant.

Ensuite concernant les demandes de renseignements et de prix, il n’existe qu’un


seul document à savoir le contrat. Il n’y a pas de caution ni de cahiers de prescriptions
techniques spéciales ; il en est de même pour l’entente directe ou gré à gré.
Ainsi tout soumissionnaire est tenu d’être dans les règles par rapport à tous ces
documents et doit faire de sorte que les exigences préconisées soient remplies et cela
concernant notamment le cautionnement.

Paragraphe 3 : Les procédures de dépouillement

En dehors des séances publiques d’ouverture des plis et de dépouillement des


offres toutes les commissions des marchés délibèrent à huis clos et leurs débats sont
revêtus du secret absolu.

29
La commission ne peut délibérer qu’en présence de tous ses membres. Les
membres de la commission d’évaluation ne peuvent se faire représenter.

1/ L’ouverture des plis

Lors de l’ouverture des plis, les noms de chaque candidat, la présence ou


l’absence de cautionnement provisoire et aussi tout autre détail que l’autorité
contractante peut juger utile de faire connaître, sont lus à haute voix.
A l’article 83 il est dit que « tout les candidats qui ont soumis des offres sont
autorisés par l’autorité contractante à assister ou à se faire représenter à l’ouverture des
plis. »
Ainsi lors du dépouillement, il est paraphé un registre, cela approuvant la
présence des soumissionnaires ou de leurs représentants.
Au terme de l’ouverture des plis, il est établit un procès verbal de dépouillement
signé par tous les membres ; c’est-à-dire les membres qui composent l’organe habilité
à dépouiller, cette présence de tous les candidats ou de leurs représentants participe à
la volonté de faire les choses dans les règles de l’art. Ainsi chacun sait que son dossier
a été pris en compte et cela confirme dans une certaine mesure la volonté d’appliquer
les différents principes qui sont inhérents à la passation des marchés.

2/ L’analyse, l’évaluation et la comparaison des offres

Après l’ouverture des plis, la commission procède à leur analyse ensuite à une
évaluation et enfin intervient la comparaison de tous les plis.
En effet, elle procède à une évaluation des critères qui tiennent compte non
seulement des prix mais aussi de la qualité et de la compatibilité du matériel, des délais
d’exécution, des coûts de fonctionnement et d’entretien, des modalités de garantie de
la valeur technique des prestations et d’autres critères stipulés dans le dossier d’appel
d’offres.

30
En un mot, elle examine la conformité de chaque offre par rapport aux
stipulations et indications des cahiers de charges et de l’appel d’offres. C’est après cela
que candidat dont l’offre est évaluée la moins disante et conforme est retenu.
C’est alors la désignation de l’attributaire du marché.

3/ De la désignation de l’attributaire du marché

Lorsque le candidat dont l’offre est conforme et est la moins disante et


remplissant les critères de qualification annoncés dans le dossier d’appel d’offres est
choisi parmi tous les autres, la commission dresse dans les trois jours qui suivent un
procès verbal dans lequel elle relate les circonstances de son analyse et fait des
propositions de classement des offres qui ne peuvent être rendues publiques , ni
communiquées aux candidats ou à quiconque n’ayant pas qualité à participer à la
procédure d’évaluation. Le procès verbal, accompagné du cahier de charges et des
documents constituant les différentes offres sont adressés à l’autorité contractante ou à
son délégué et un exemplaire est également transmis à la CNCA.
En effet, la CNCA comme son nom l’indique est un corps de contrôle. Elle est
composée :
- D’un comité permanent comprenant six membres dont le président
plus le secrétaire permanent ;

- de six commissions spécialisées devant statuer sur les marchés


relevant de leurs compétences techniques.

Chaque commission est composée de quatre membres. La coordination des


commissions spécialisées est assurée par un secrétaire permanent choisi parmi les
fonctionnaires ou agents de la hiérarchie A.

A l’instar de la CNCA, il existe aussi des commissions régionales et un contrôle


interne à chaque collectivité locale qui est chargé à la bonne application des
dispositions légales et réglementaires relatives aux marchés publics.

31
Ainsi la CNCA jette un regard sur les marchés que passe la collectivité locale et
par là elle donne son autorisation compte tenu du respect de toutes les règles liées à la
passation des marchés.
L’approbation du procès verbal par l’autorité contractante doit intervenir dans
les trois jours ouvrables qui suivent celui de la décision de la commission des marchés.
En cas d’approbation du procès verbal, l’autorité contractante avise immédiatement
les autres candidats du rejet de leurs offres.
C’est cette procédure que suit le dépouillement des offres. Ainsi nous notons
que du début à la fin c’est-à-dire de l’ouverture des plis en passant par l’analyse
l’évaluation, la comparaison et jusqu’à l’attribution du marché, beaucoup de règles
apparaissent et leur respect donne à la procédure de dépouillement un caractère net et
ordonné.
Ainsi apparaît le véritable sens de l’ordre sans quoi rien ne peut aboutir.

Paragraphe 4 : Les cas d’annulation des marchés

Il peut arriver qu’un marché soit annulé ; cela survient lorsque le cocontractant
n’exécute pas ses obligations contractuelles (en quantité, qualité et dans les délais).
Dès lors, l’autorité contractante peut après mise en demeure écrite restée sans suite
décider la résiliation du marché.
Les litiges qui débouchent de cette situation sont réglés par voie amiable ou par
recours juridictionnel.
Lorsque les litiges sont réglés par voie amiable, il est procédé à la conciliation
ou à l’arbitrage.
Pour la conciliation, il s’agit d’une médiation de l’autorité hiérarchique
supérieure de la personne responsable du marché ou de la CNCA à qui l’article 216
reconnaît le rôle de rapprocher les positions des parties à un litige en communiquant
les conclusions résultant de sa propre appréciation des faits et de leur analyse en
regard des dispositions du code des marchés publics.
S’agissant de l’arbitrage, c’est un mode autonome de règlement amiable de
différends. Il permet d’éviter les lenteurs du contentieux juridictionnel.

32
Il faut préciser que les décisions du tribunal s’imposent aux parties à la
différence de la médiation ou de la conciliation ou la solution du litige résulte d’un
accord éventuel des parties.
Il peut aussi arriver des cas ou ces litiges sont réglés par voie juridictionnelle.
Ainsi, après deux lettres de mise en demeure restée sans suite, la commission de
réception constate la carence de l’entreprise adjudicataire par procès verbal. Ce procès
verbal de constat de carence signé par les membres de la commission est ensuite
envoyé à la CNCA pour une résiliation effective du marché. Une fois le procès verbal
approuvé par la CNCA, des pénalités sont appliquées vis-à-vis du contractant.
Pour les marchés de travaux, elles s’élèvent à 1/2500 du montant du marché et
pour les marchés de fournitures à 1/1000 du montant des articles non livrés.

Ainsi nous constatons que les marchés, à l’image de tout contrat, font naître des
obligations qui lorsqu’elles ne sont pas respectées débouchent sur des litiges ayant des
voies spécifiques de résolution. D’où l’illustration d’après les termes de l’article 40 du
code des obligations civiles et commerciales « Le contrat est un accord de volontés
générateur d’obligations. »

33
Section 3 : Les marchés passés par la ville de Dakar

La commune de Dakar, comme toutes les communes ayant reçu les diverses
compétences et par rapport au décret 2002-250 et toutes les modifications que celui-ci
a subi, passe différents marchés. C’est ce décret qui est à la base même de la
passation des marchés et l’on essaie tant bien que mal de respecter les prérogatives
qu’ils véhiculent.
Ainsi au niveau de la ville beaucoup de marchés sont passés. Il peut s’agir de
marchés de travaux, de marchés de fournitures ; ou de marchés de services.
Nous essayerons ici de définir ces trois termes à savoir les travaux, les
fournitures et les services.

Paragraphe 1 : Les marchés de travaux

Le terme « travaux » désigne toutes les opérations de construction,


reconstruction, démolition, réparation ou rénovation de tout ouvrage tels que la
préparation du chantier, les travaux de terrassement, l’érection, la construction,
l’installation d’équipements ou de matériels, la décoration et la finition ainsi que les
services accessoires aux travaux si la valeur de ces services ne dépasse pas celle des
travaux eux-mêmes.
Dans ce cadre, il peut être procédé à la construction et à la réhabilitation
d’infrastructures. Ainsi beaucoup de travaux ont vu le jour à l’image des travaux de
réhabilitation de la rue « Tally Américain » à Ouakam dans la ville de Dakar ; en effet
ces travaux avant d’être effectués ont d’abord été spécifiés de manière très claire au
niveau d’un cahier de prescriptions techniques.
Dans l’accomplissement des travaux qu’elle exécute la ville de Dakar ; maître
d’œuvre a comme principal maître d’ouvrage l’AGETIP.
L’agence d’exécution des travaux d’intérêt public est une organisation non
gouvernementale créée en 1989 sous un projet initié par le gouvernement du Sénégal
avec l’encouragement des bailleurs de fonds ; à la tête desquels figure la Banque
Mondiale.

34
Paragraphe 2 : Les marchés de fournitures

Le terme « fourniture » désigne des objets de toutes sorte y compris des


matières premières, produits, équipement et objet sous forme solide liquide ou gazeuse
et l’électricité ainsi que les services accessoires à la fourniture si la valeur de ces
services ne dépasse pas celle des biens eux-mêmes.
Ainsi dans le cadre de la prise en charge de la compétence « Santé » la mairie
peut passer des marchés relatifs à la fourniture de médicaments dans la mesure où c’est
elle qui gère les hôpitaux municipaux. Ces fournitures peuvent aussi toucher le
domaine de l’éducation avec l’acquisition de fournitures scolaires et aussi de matériels
de bureau (rames de papiers, stylos etc.) qui serviront au bon fonctionnement de la
mairie et de tous les services qui lui sont rattachés.

Paragraphe3 : les marchés de services

Le terme « service » désigne tout objet de marché autre que des fournitures ou
des travaux notamment des services de consultants.
Ainsi il arrive que lors de la réalisation de travaux, la ville fasse appel à des
cabinets de consultance comme IK consultance. Ces derniers effectuent des études
géotechniques en vue de la caractérisation de matériaux routiers par exemple avant le
début des travaux que la mairie aura à faire. En effet, après étude des sites c’est le
cabinet qui tire des conclusions et donne les directives à prendre.
Ce sont ces différents types de marché que la ville de Dakar passe et ils peuvent
concerner tous les domaines de compétences.
Cependant nous nous axerons plus sur les marchés de travaux dans notre
seconde partie dans la mesure où la réalisation de grandes infrastructures est
aujourd’hui à l’ordre du jour.

35
Deuxième partie : Etat des Réalisations dans la ville
de Dakar

La ville de Dakar, dans la prise en charge de ses diverses compétences, a fait de


nombreuses réalisations qui sont les résultats des marchés qu’elle a passés avec des
entreprises.
Ainsi, elle essaie par tous les moyens de relever les grands défis qui font face à
elle, en d’autres termes, vu les compétences qu’elle doit gérer il apparaît la délicatesse
de sa mission, et ceci par rapport aux nombreux freins qui existent dans nos pays en
voie de développement.
Malgré tout cela, nous pouvons constater aujourd’hui que la ville de Dakar a
réussi à mettre sur pied de nombreux édifices qui participent au bien être des
populations et de manière générale à leur développement.
Dans ce chapitre, nous parlerons de marchés de travaux c’est-à-dire des projets
de construction et de réhabilitation d’infrastructures. Ce choix est guidé par le fait
qu’aujourd’hui il est clair dans tous les esprits que le développement passe
inéluctablement par la création d’infrastructures.
Ainsi nous axerons notre étude sur les réalisations au niveau de trois domaines à
savoir le domaine des infrastructures routières, le domaine sanitaire, et enfin celui de l’
éducation. Ceci se justifie par le fait que ces domaines relèvent d’une grande
importance sinon sont à la base même de tout développement

36
Chapitre 1 : Construction et Réhabilitation d’Infrastructures

Dans le but de réaliser des travaux de construction et de réhabilitation


d’infrastructures, la ville de Dakar lance d’abord un avis d’appel d’offres dans lequel il
est précisé l’objet des travaux, leur nature et le lieu et la date de dépouillement, signé
par le maire .
Ensuite, il est établi dans un cahier de charges qui est composé du cahier de
prescriptions spéciales (cps), du cahier de prescriptions techniques particulières et
aussi des clauses renfermant les règlements particuliers de l’appel d’offres.
Concernant le cahier des prescriptions spéciales, il est le futur contrat que
l’attributaire du marché signera.
Le cahier de prescriptions techniques particulières renferme les descriptions des
travaux, c’est-à-dire leur mode d’exécution, leur nature, les matériaux nécessaires, les
moyens humains et matériels, les normes et les spécifications techniques auxquelles
l’on doit se référer ainsi que le cadre de devis quantitatif des travaux à réaliser.
Ainsi tout cela compose le dossier d’appel d’offres qui est retiré par les
soumissionnaires contre espèces puisqu’il existe une somme à verser en échange du
dossier.
L’appel d’offre est communiqué au public par la publication à travers les
journaux de la place et par affiche au niveau des services de la commune et fixe le
jour, le lieu, et l’heure de dépôt des plis.
Il faut noter que la phase de la publication est très importante car c’est ce
permet de faire circuler l’information afin que tous les soumissionnaires désirant
participer soient informés.
Rappelons que la publicité est un des principes fondamentaux de la passation
des marchés passés par Appel d’Offres.
Ensuite, il est procédé à l’ouverture des plis par la commission des marchés en
présence des soumissionnaires ou de leurs représentants.
Au cours de cette séance, il est vérifié le NINEA, le cautionnement, qui est un
motif d’élimination à l’ouverture des plis, l’inscription aux institutions de protection
sociale, etc.

37
Après l’ouverture des plis, les offres sont soumises à la consultation de la
commission d’étude technique qui dresse un rapport d’étude, qui sera distribué aux
membres de la commission des marchés pour examen. Ce n’est qu’après cet examen
que l’offre la meilleure pour la réalisation des travaux est retenue par la commission
des marchés de la commune réunie en séance d’adjudication.
La commission dresse alors un procès verbal d’adjudication qui est approuvé
par le maire.
Ce n’est qu’à ce moment que les services compétents élaborent le projet de
marché proprement dit c’est-à-dire le contrat d’exécution et les modalités du
paiement.
Le marché est signé en cinq exemplaires par le maire et le soumissionnaire
retenu, puis il est envoyé à la CNCA toujours en cinq exemplaires originaux et dix
copies après la certification de l’existence de crédits. La CNCA vérifie le respect des
procédures et en cas d’avis favorable, le marché est renvoyé au maire avec la mention
« avis favorable » de la commission.
Il est important de préciser que le marché est approuvé par le maire lorsqu’il
inférieur à cinquante millions (50) ; mais lorsqu’il est supérieur à cinquante millions
c’est le préfet qui doit nécessairement l’approuver.
Le marché est ensuite envoyé à l’entreprise pour l’enregistrement aux services
de l’enregistrement des domaines et du timbre de la Direction des impôts et domaines.
Les frais d’enregistrement et de timbre sont à la charge de l’entreprise. Enfin le marché
est retourné au service compétent de l’administration dans le cas de la ville de Dakar,
il s’agit de la Division de l’Aménagement Urbain (DAU) qui établit un ordre de
service de démarrage.
L’ordre de service de démarrage est signé par le maire et marque ainsi le
commencement des travaux.

Durant l’exécution des travaux de nombreux imprévus peuvent apparaître


changeant ainsi la nature des travaux. En effet ces imprévus peuvent faire augmenter
ou baisser les crédits relatifs aux travaux. Il peut arriver aussi qu’il y ait des
modifications mais cela se fait dans les limites des crédits disponibles et nécessitent un

38
ordre de service de réorientation des travaux, cependant les prix restent les mêmes. Il
existe aussi des ordres de service de travaux supplémentaires. Ces différentes
situations peuvent donner lieu à des avenants du marché initial.
Après chaque étape, il est procédé au paiement des prestations par rapport aux
travaux effectués ; il y’a aussi les paiement de décomptes.
A la fin des travaux, les services compétents de la municipalité effectuent la
réception provisoire des travaux et il est établit un procès verbal et c’est en ce moment
que les décomptes définitifs sont payés.
La réception définitive des travaux est prononcée un an après la réception
provisoire. Après ce temps là toutes les responsabilités de l’entreprise sont éteintes.
Cet intervalle d’un an après la réception provisoire s’explique par le fait qu’il
faut d’abord vérifier si les travaux ont été bien faits et cette période permet de voir les
imperfections qui peuvent apparaître. Au bout de cette période si les travaux reçus ont
été exécutés dans la règle de l’art , la retenue de garantie qui est une caution de 12% du
montant des travaux est restituée à l’entreprise après la réception définitive.
Ceci est la procédure que suit un marché de travaux. Par rapport à ces travaux
la ville compte à son actif beaucoup de réalisations que cela soit de nouvelles
réalisations à savoir les constructions ou des réhabilitation.

39
Section 1 : Les marchés de travaux dans le domaine des
infrastructures routières

Dans le domaine des infrastructures routières la ville de Dakar a lancé le


marché n° T-01-2006 souscrit le 07 Avril 2006, approuvé le 22 mai 2006.
En effet, dans le cadre de la modernisation des infrastructures routiéres, il été
mis en œuvre les travaux de réhabilitation et d’entretien de la voirie de Dakar.
Ces travaux nécessitent un montant global d’un milliard deux cent soixante
quinze millions deux cent quatre vingt quatorze mille sept quatre cent vingt trois
(1.275.294.783) et il a été engagé un montant de sept cent millions (700.000.000) avec
un délai d’exécution de huit (8) mois.
La réhabilitation et l’extension de la voirie municipale concernent :
 Fass Gueule tapée, Colobane, Médina, N’gor, Yoff, Ouakam,
Sicap Liberté6, Biscuiterie, Fann ,Point E ,Mermoz ; Sacré cœur,HLM ,
Parcelles assainies, Patte d’oie ; mais aussi le réaménagement des ronds points
et l’entretien des feux de signalisation.
Ainsi, beaucoup de travaux ont vu le jour à l’image des travaux de réhabilitation
de la rue « Tally Américain » à Ouakam qui est aujourd’hui quelque chose de concret.
En effet, ces travaux avant d’être effectué, ont d’abord été spécifiés au niveau d’un
cahier de prescriptions techniques. Dans ce cahier, les indications générales et les
descriptions des ouvrages sont mises en exergue, il apparaît aussi le mode d’exécution
des travaux qui est relatif à la provenance des matériaux, aux critères d’utilisation, à la
réception des matériaux, matériels et matières et enfin aux modalités d’exécution et de
mise en œuvre.
Il apparaît aussi le contrôle qui est très diversifié. Il s’agit notamment du
contrôle technique de terrassement, du contrôle du profilage et du compactage de la
couche de base, du contrôle de la fabrication et de la mise en œuvre du béton
bitumeux, des spécifications concernant le surfaçage et le contrôle de l’exécution des
ouvrages. Il y a aussi le mode d’évaluation des travaux et enfin les prescriptions
diverses.

40
Des travaux sont aussi entrepris concernant la réalisation d’une voirie d’accès
pour les équipements en construction dans la commune d’arrondissement de Yoff.
A coté de ces cahiers de prescriptions techniques, il existe d’autres documents
qui sont relatifs aux prix de références, ainsi les devis estimatifs des travaux sont bien
examinés. Les prix de références sont représentés dans un cahier avec des tableaux
précis.
Toujours à Ouakam, il y a eu la construction d’un escalier d’accès à la baie de
Ouakam en 2003 avec un montant de trente trois millions cinq cent quatre vingt treize
milles cent quatre vingt quatre FCFA (33.593.184) avec en plus, des travaux de
revêtement de cet escalier d’accès en 2004, qui s’élèvent à six millions huit cent
soixante neuf mille trios cent soixante dix FCFA (6.869.370)
La réfection et l’extension des voiries de Fass, Médina, Yoff, Ngor, Ouakam,
s’élèvent à un milliard sept cent dix huit millions cinq cent soixante dix sept mille
deux cent soixante douze FCFA (1.718.577.272).
Au cours de l’exécution des travaux, il peut arriver qu’il y ait une plus value ou
une moins value et cela comme nous l’avons déjà dit peut se répercuter sur les prix qui
peuvent baisser ou augmenter.
Ceci est apparu à travers les montants estimatifs effectués au mois de Juin et
d’Août. Ainsi dans un intervalle d’un mois les montants ont changés.

FANN HOCK 56 273 746 FCFA TTC


ZONE B 63 621 231 FCFA TTC
ZONE A 39 525 015 FCFA TTC
GIBRALTAR 22 165 939 FCFA TTC

41
Fann hock 26.501.887 FCFA TTC
Zone B 63 .621.231 FCFA TTC
Zone A 34.270.728 FCFA TTC
Gibraltar 22.165.993 FCFA TTC

Ces changements sont notifiés à l’ingénieur en chef par l’entreprise afin de lui
rendre compte, étant donné que les cahiers de prescriptions spéciales sont des devis
estimatifs et ce n’est que lorsque les travaux débutent que l’on connait les montants
réels. Et cela est inhérent aux multiples petits travaux que l’on doit faire et qui
n’avaient pas été pris en compte. Il peut aussi arriver que ces montants soient en baisse
dans la mesure où les travaux se font de manière plus simple, sans les aléas naturels
qui poussent l’entreprise à mettre en œuvre d’autres travaux. C’est dans ce sens que
l’entreprise maître d’ouvrage et la structure maître d’œuvre se rencontrent afin de
faire des mises au point de la situation qui est assez mouvante. (En annexe)
Il faut noter qu’avant le début des travaux il est d’abord procédé à l’élaboration
de plans par l’entreprise maîtresse d’ouvrage. (En annexe)
De l’année 2003 jusqu’en 2006, la ville a beaucoup investi dans la réhabilitation
et l’extension de la voirie :
 2003 : 1.915.010.456 FCFA
 2004 : 6.869.370 FCFA
 2005 : 1.239.411.914 FCFA
 2006 : 1.275.294.783 FCFA

Le montant global de tous les investissements relatifs à la construction et à la


réhabilitation de voiries de l’année 2003 à 2006, s’élève 4.436.586.523 FCFA soit un
pourcentage de 16,31%.
Mais nous ne saurions parler de infrastructures routiéres sans pour autant
mentionner l’éclairage public et le désencombrement de la voie publique facilitant
ainsi la mobilité urbaine.

42
L’éclairage public détient le record des investissements les plus élevés. En effet
depuis l’année 2003, un montant de 12 280 666 336 FCFA a été injecté dans ce
secteur.
Aujourd’hui, presque toutes les infrastructures routiéres bénéficient d’un
éclairage adéquat.
Ainsi la Ville a conclut le marché n° T 03 2003 relatif aux travaux d’entretien,
de réhabilitation et d’extension du réseau d’éclairage public de la ville de Dakar durant
l’exercice 2004 avec la Compagnie Générale de l’Energie (CGE).
Dans ce registre, il y a eu l’entretien, l’extension et la réhabilitation du réseau
d’éclairage public dans les communes d’arrondissement suivantes :

 Plateau- Médina- Gueule tapée- Fass-


Colobane- Point E- Amitié qui constitue le Lot 1 avec un
montant de 381 344 480 FCFA ;
 HLM- Grand Dakar- Biscuiterie- Dieupeul-
Liberté-Derklé et Mermoz Sacré cœur qui constitue le Lot 2
avec un montant de 484 934 147 FCFA ;
 Hann- Bel air- Grand Yoff et Gorée qui
constitue le Lot 3 avec un montant de 398 226 763 FCFA ;
 Patte d’oie- Parcelles Assainies- Cambérene
qui constitue le Lot 4 avec un montant de 380 999 990
FCFA ;
 Yoff- N’gor- Ouakam qui constitue le Lot 5
avec un montant de 577 299 649 FCFA.

Tous les travaux relatifs à l’éclairage public dans les communes qui ont été
réparti en cinq lots ont fait l’objet d’une réfection. En effet l’éclairage public, est un
point très sensible et dans le but de sa réfection et de sa modernisation d’autres travaux
ont été élaborés durant l’année 2006.
Le désencombrement de la voie publique est aussi très important parce que si
aujourd’hui, la Ville fait de sorte que les infrastructures routiéres soient développées et

43
qu’elle ne veille pas au désencombrement de la voie publique, ses efforts resteraient
vains. En effet l’ordre, la création d’espaces facilitent la mobilité urbaine qui se heurte
à beaucoup de barrières. Ces dernières sont relatives au fait que les rues sont occupées
de manière anarchique de sorte que quelques soient les réalisations, les objectifs
voulues seront difficiles à atteindre.
Dès lors, il est apparu la nécessité de désencombrer les rues afin que les
infrastructures qui sont mises en œuvre puissent répondre aux attentes qui ont motivé
leur élaboration.
Toujours dans le domaine des infrastructures routiéres, nous notons la
signalisation, qui occupe aussi une place au niveau du système routier. C’est dans ce
sens que la ville y a investi en 2005 un montant de 80 000 000 FCFA permettant ainsi
l’entretien des feux de signalisation.
Ainsi le domaine des infrastructures routières, est lié à d’autres secteurs avec
lesquels il forme un ensemble homogène.
Nous voyons que la construction et la réhabilitation d’infrastructures routiéres
n’est pas minimisée par la ville. En effet, elle occupe une place prépondérante dans le
sens ou la mobilité est nécessaire et qu’elle est source de tous les échanges.
Aujourd’hui, cette mobilité se heurte à de nombreuses barrières et ces constructions et
réhabilitations participent dans une certaine mesure au développement de ce secteur.

44
Section 2 : Les marchés de travaux dans le domaine de la santé

Pour la création d’infrastructures sanitaires, la ville de Dakar depuis l’année


2003 a fait de grandes réalisations. Ces réalisations concernent notamment la
construction de beaucoup de centres de santé, mais aussi de réhabilitation pour
d’autres.
Parmi les centres de santé qui ont été construits, nous pouvons citer :

 Le centre de santé de Gueule tapée Fass Colobane avec un


montant de 198 496 293 FCFA ;
 Le centre de santé de Philippe Senghor avec un montant de
160 927 409FCFA ;
 Le centre de santé de Grand Dakar avec un montant de
125 889 544FCFA ;
 Le centre de santé de Cambérene avec un montant de
240 251 333FCFA ;
 Le centre de santé de Ouakam avec un montant de
198 242 792FCFA.
 Le centre de santé Gaspard Camara avec un montant de
108 131 47FCFA ;
 Le centre de santé de Grand Yoff avec un montant de
255 000 000FCFA ;
 Le centre de santé des HLM avec un montant de
147 857 494FCFA ;

Une fois la construction de ces centres de santé terminée, il est procédé alors à
leur perfectionnement et c’est ainsi qu’il y a eu la construction du centre de
gérontologie sociale à Ouakam avec un montant de 198 242 792FCFA ainsi que d’un
laboratoire avec un montant de 12 461 626 FCFA.
A coté de toutes ces constructions, il existe des travaux de réfection qui ont été
fait à plusieurs niveaux. En effet la réfection a touché le centre de santé Philippe

45
Maguiléne Senghor avec un montant de 5 16 604FCFA ensuite le centre de santé de
Bail Air avec l’installation d’un nouveau système électrique qui a coûté
4 953 345FCFA .
Et dans cette lancée tous les centres de santé de Dakar ont vu leurs installations
électriques révisées en 2005 avec un montant de 3 493 838FCFA.
Toujours en 2005, les centres de santé de Grand Dakar, Ouakam, Plateau et
Colobane ont bénéficié de la confection et de fournitures d’enseignes lumineuses et
ces travaux sont évalués à 1 169 700FCFA.
Un appel d’offres a aussi été lancé pour la reconstruction du poste de santé de
Hann sur mer. Il s’agit notamment de la construction de deux bâtiments à savoir un
dispensaire et une maternité.
Le dispensaire sera composé de six bureaux, d’une pédiatrie, d’une pharmacie,
de toilettes, de dégagements d’un hall, d’une loge de gardien, d’un patio, et d’un local
technique.
Les travaux sont composés essentiellement par
- le terrassement : gros oeuvre
- L’étanchéité ;
- La plomberie et les sanitaires ;
- L’électricité ;
- Le carrelage ;
- La menuiserie ;
- La peinture.

Toutes ces données sont bien expliquées au niveau du cahier de prescriptions


techniques particulières sur lequel l’entreprise adjudicataire devra se conformer lors de
l’exécution des travaux.
C’est dans ce sens que lorsque les travaux sont achevés, la réception définitive
intervient une année après la réception provisoire des travaux. En effet si l’entreprise
ne respecte pas les directives qui ont été édictées dans le cahier de prescriptions
techniques spéciales qui sont l’œuvre d’experts qualifiés, au cours de cette année, il

46
peut apparaître des imperfections. Les travaux y afférent seront alors à la charge de
l’entrepreneur.
Si nous faisons un récapitulatif de toutes les dépenses que la ville a faites en
faveur de la construction de centres de santé et de réhabilitation, nous pouvons
constater que depuis 2003 la ville de Dakar a financé au niveau de ces travaux un
montant global de 2 350 917 026 FCFA. Tous ces travaux ont été financés par la ville
de Dakar ; mais, ce n’est pas toujours le cas.
En effet, les sources de financement peuvent provenir de l’appui de l’extérieur
et c’est le cas avec les travaux de réhabilitation de l’hôpital Abass N’dao avec la
coopération Luxembourgeoise.

 Marché de travaux financés par appui extérieur

Le gouvernement du Grand Duché de Luxembourg a co- financé le projet du


centre hospitalier de Abass Ndao avec la ville de Dakar. A ce niveau, c’est le bailleur
qui élabore un dossier d’appel d’offres renfermant les dispositions techniques et
financières et il est même élaboré un document modèle d’appel d’offres spécifique (en
annexe).
Ainsi, il a été lancé l’appel d’offre n° SEN / 014.04.401 pour la réfection de la
maternité, la construction de bureaux pour l’administration et aussi la construction
d’une pédiatrie. Il a aussi été mis sur pied un village famille qui permettra aux parents
des internes d’avoir un espace ou ils pourront préparer les repas des malades et
éventuellement se reposer.
Ici nous n’avons pas pu accéder au marché proprement dit ce qui fait que nous
ne sommes pas en mesure de donner les montants du marché co- financé avec le
gouvernement du grand duché de Luxembourg.
L’entreprise maîtresse d’ouvrage délégué est l’entreprise Sénégalaise de
Menuiserie et Bâtiments (ESMB).
Lorsque nous voyons les montants qui ont été injecté dans la construction et la
réhabilitation des infrastructures sanitaires, nous ressentons la place importante qui est
attribuée à la santé. En effet au niveau du budget général de l’Etat du Sénégal 10% est

47
accordé au domaine de la santé. Ceci montre que ce domaine est une priorité pour les
gouvernants et par là les collectivités locales, elles aussi, contribuent au
développement des infrastructures sanitaires.

SECTION 3 : Les marchés de travaux dans le domaine de


l’Education

A l’instar des constructions et réhabilitations dans les domaines des


infrastructures routiéres et sanitaires, l’éducation détient aussi une part.
Le domaine éducatif étant au cœur même des préoccupations de l’Etat avec un
budget de 40% qui lui est alloué, les collectivités locales aussi et notamment la ville de
Dakar participe à la modernisation de ce secteur. C’est ce qui fait que depuis l’année
2003 d’énormes réalisations ont été faites avec un montant global de 601 376 631
FCFA .
Ces réalisations ont trait la plupart du temps à des travaux de réhabilitations très
importants. Ainsi beaucoup d’écoles ont été réhabilité et cette réhabilitation concerne
de manière générale des travaux d’électrification, de réhabilitation de blocs d’hygiène.
En effet, la ville de Dakar étant une collectivité locale dont le seul but est de faire de
sorte que les conditions de vie des populations soient les meilleures, s’ouvre à ces
populations afin qu’elles expriment leurs besoins.
Ainsi des demandes sont faites par les écoles et après étude c’est la Ville qui
décide d’entreprendre des travaux.
Aujourd’hui, la vétusté des écoles a fait apparaître la nécessité d’une
réhabilitation.
La Ville de Dakar gère plusieurs écoles mais ces dernières sont dans la majeure
partie confrontées à un problème de vétusté. Alors de nombreuses réhabilitations
s’imposent.
Les écoles ont été divisées en lots, et concernant le lot n°2 , il a été réalisé des
travaux d’un montant de 100 389 022 FCFA et un montant de 21 656 088 FCFA pour
le lot n° 3.

48
Pour faire ressortir les travaux qui ont été exécuté nous citerons les travaux de
réhabilitation de la Bibliothèque Tafsir Ndiaga Gueye à Yoff avec budget de 605 045
FCFA ; ensuite celle de l’école El hadj Baytir Samb à Ngor avec un montant de
39 216 300 FCFA, enfin l’école Adja Warrack Diène à la Gueule Tapée avec un
montant de 22 197 369 FCFA.
La réfection des blocs d’hygiène de écoles primaires a coûté 65 538 212FCFA
en 2005.
La réhabilitation semble prendre la plus grande part des marchés que la ville
passe en faveur de la modernisation des écoles ; mais il existe aussi des travaux de
construction. Ces constructions sont relatives à l’élaboration de murs de clôtures au
niveau des écoles.
Ces murs revêtent d’une grande importance et garantissent dans une certaine
mesure la sécurité au sein des établissements scolaires. Ainsi plusieurs murs de clôture
ont été construits au niveau des écoles qui sont les suivantes :
Ecole Ibrahima Koita de Dieupeul avec un montant de 19 488 750 FCFA en
2003 ;
Ecole primaire Hann Mariste avec un montant de 17 017 960 FCFA ;
Des travaux concernant aussi la construction d’un mur de séparation entre le
CEM et l’école 3 de Cambérene 2 en 2006 avec un montant de 3 321 991 FCFA.
Lorsque nous examinons l’Audit Urbain de la ville de Dakar, il en ressort
toujours des réalisations dans ce domaine avec la réhabilitation du complexe scolaire
de la Médina, qui a coûté un montant de 18 000 000FCFA, et aussi celle de l’école
Hann Montagne avec un montant de 47 600 000 FCFA.
Au vu de tout cela, il apparaît de manière concrète que la compétence
« éducation » est bien prise en charge malgré tout ce qu’il reste à faire.
De manière générale, la ville de Dakar tente de relever tous les défis se
rapportant à la prise en charge des neuf domaines de compétences qui lui ont été
transférés.
A travers tous les travaux qu’elle a à son actif depuis 2003, nous remarquons
que les réformes qui sont intervenues avec le nouveau code des collectivités locales
avec la Loi 96.06 du 22 mars 1986 viennent participer à une meilleure implication des

49
collectivités locales dans le processus du développement enclenché depuis la veille des
indépendances. En effet, d’après l’étude que nous avons faite concernant les
réalisations, nous voyons que ces dernières ont pris un envol non négligeable depuis
l’entrée en vigueur du nouveau code des Collectivités Locales, le 01 janvier 1997. Par
là, il est donc évident aujourd’hui, que les réaménagements qui ont été apporté par la
Loi 96.06 du 22 mars 1996 dans le développement du processus de décentralisation
trouvent leur importance.
Mais, au de là de ces trois domaines à savoir les infrastructures routiéres, la
santé et l’éducation, la Ville réalise d’autres infrastructures dont le financement peut
provenir de son budget ou de l’appui des bailleurs de fonds. C’est ainsi que pour la
réalisation de diverses infrastructures la Ville de Dakar passe des marchés qui ne
visent en fait qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Cet état de fait nous amène alors à faire une analyse de l’effectivité de ces
marchés, mais nous ne manquerons pas aussi de jeter un œil quant à l’efficience de ces
réalisations, en d’autres termes nous examinerons l’efficacité de la dépense publique
par rapport aux besoins des populations.

50
CHAPITRE 2 : ANALYSE DE L’EFFECTIVITE DES
MARCHES ET DE L’EFFICIENCE DES REALISATIONS

La ville de Dakar a passé beaucoup de marchés qui ont trait à des travaux de
construction et de réhabilitation. Ceci se voit tout d’abord au niveau des documents à
savoir le plan général de Passation des marchés et aussi à travers tous les appels
d’offres qu’elle a lancé. Mais, nous ne saurions nous limiter à ces documents pour dire
de manière formelle que tous les appels d’offres qui ont été lancé, ont vu la
concrétisation d’infrastructures, sans pour autant descendre sur le terrain et voir ces
réalisations.
Ainsi cela nous permettra de voir cette effectivité des marchés.
Dans un souci d’accessibilité, nous nous sommes rendus à la commune
d’arrondissement de Ouakam afin de voir les infrastructures routières, sanitaires et
scolaires qui ont été classé dans le document intitulé « Bilan des investissements
2003 / 2006 »
En effet dans ce document, il est mis en exergue la construction d’un laboratoire
au centre de santé de Ouakam ainsi que d’un centre de Gérontologie Sociale (En
annexe), dans le domaine de l’éducation il y’a aussi la construction et l’équipement du
centre socio culturel (En annexe).
Une fois sur place, nous avons constaté qu’effectivement tous ces travaux ont
été mis sur pied et cela vient approuver l’effectivité, la concrétisation des marchés que
passe la ville de Dakar.
Egalement,au niveau du projet de réhabilitation de l’hôpital Abass N’dao avec
l’appui budgétaire du Luxembourg, nous constatons que la maternité, les bureaux
devant accueillir l’administration , le village famille, et la pédiatrie sont sortis de terre.
Toujours dans le domaine de la santé, il apparaît le centre de santé de
Cambérene construit en 2003.
Au niveau des équipements scolaires la réception provisoire atteste de
l’effectivité des travaux de réfection des blocs d’hygiène dans les écoles primaires de
la ville de Dakar.

51
Dès lors, il apparaît de manière très claire que tous les marchés que nous avons
eu l’occasion de consulter, mais aussi toutes les réalisations qui ont fait l’objet d’un
bilan au niveau du document précité, élaboré en Octobre 2006, ont effectivement été
concrétisés.
Après l’analyse de tout ce qui a été jusqu’ici mis en œuvre, il nous vient alors à
l’esprit les questions de savoir :
-Si ces réalisations sont en adéquation avec les besoins des populations ;
-Quels impacts elles ont dans l’amélioration de leurs conditions de vie ;
-Comment ces réalisations participent- elles au développement de manière
générale.
Afin de répondre à ces questions, nous dirons d’abord que toutes les réalisations
que nous avons pu voir, sont liées de manière assez proche aux besoins des
populations.
Lorsque nous prenons le domaine sanitaire, l’implantation de centres de santé
au niveau des communes d’arrondissement, a fait que les populations n’ont plus à se
déplacer jusqu’en ville pour bénéficier de soins. Ainsi elles trouvent tout près de chez
elles des institutions pouvant les soigner et le fait de disposer de ces infrastructures,
fait qu’elles ressentent plus le rôle des collectivités locales, qui a tendance à
transparaître de manière superflue.
Ces centres de santé étant dotés d’équipements adéquats et qui ont vu la
création d’autres infrastructures y afférentes à l’image de laboratoires se
perfectionnent de jour en jour et essaient de répondre à toutes les attentes de la
population.
Alors, il est évident que la création d’infrastructures est en adéquation avec les
besoins des populations, cela permet la promotion de l’accès aux services sociaux et
sanitaires, tel que décrit au niveau national par le Plan National de Développement
Sanitaire (PNDS)
En dehors du secteur sanitaire nous avons constaté que la ville de Dakar joue
dans tous les registres liés au neuf domaines de compétences qui lui ont été
transférées.

52
Ainsi comme précédemment écrit, l’éducation aussi occupe une grande place ;
tous les travaux qui ont été fait participent de manière positive à l’épanouissement des
élèves au niveau des établissements. Les murs de clôture garantissent dans une certaine
mesure la sécurité et la réfection de toilettes trouve sa raison d’être dans le sens où elle
permet l’instauration de la propreté synonyme de l’absence de maladies qui pourraient
être occasionnées par la saleté.
Ainsi la dotation d’infrastructures indispensables au bien être de la population
constitue des préalables pour renforcer le stock de capital humain et apporter des
solutions à la demande sociale à travers des investissements conséquents dans les
services sociaux (éducation, santé, transport, hydraulique etc.).
La volonté du gouvernement de renforcer le stock de capital humain à travers
notamment le renforcement du système éducatif et l’amélioration de la situation
sanitaire s’est traduite par une allocation conséquente des ressources du secteur de
l’éducation et de la santé. En effet, les ressources allouées à ce secteur n’ont cessé
d’augmenter d’année en année. De ce fait dans l’application de cette politique, les
Collectivités Locales jouent aussi leur partition et c’est en cela que la ville de Dakar
essaie de faire de sorte que ces deux secteurs si importants soient bien pris en compte.
A coté de ces deux secteurs, nous avons parlé aussi des infrastructures routières
et lorsque nous voyons les réalisations qui ont été fait sur ce plan, nous sentons qu’un
pas est en train d’être franchi. Ces infrastructures routiéres permettent aux populations
de meilleures conditions de déplacements et la qualité des routes atténue les risques
d’accident qui sont dus le plus souvent à leur l’étroitesse et aussi à leur mauvais état.
Les constructions à l’image de l’escalier d’accès de la baie de Ouakam comme
son nom l’indique facilitent l’accès à cette plage qui est très enclavée (En annexe).
Aujourd’hui, cet endroit étant un lieu de culte, il devient plus aisé d’y accéder.
Vus sous un autre angle, les travaux mis en œuvre par la ville de Dakar
permettent de créer des emplois tant bien même qu’ils soient temporaires. Ces travaux
permettent à de nombreux jeunes durant l’espace de quelques mois de gagner leur vie
face à ce terrible problème qu’est le chômage. En effet, le chômage touche beaucoup
de jeunes et est la cause fondamentale de la pauvreté.

53
Ces emplois mêmes temporaires favorisent dans une certaine mesure la création
de richesses. Ils permettront à des jeunes de pouvoir économiser afin de mettre sur
pied quelque chose de solide qui pourrait les dissuader de sombrer dans l’alcool ou la
drogue, ou alors de tenter un voyage suicidaire en bravant les mers dans des
embarcations de fortune.
D’après tout cela nous voyons que les réalisations ont un impact considérable
dans l’amélioration des conditions de vie des populations. En effet tant dans le
domaine éducatif, sanitaire pour n’en citer que ceux là, les populations par rapport au
début des années 90 ont vu leurs conditions de vie changer en s’améliorant même si
aujourd’hui il reste beaucoup de choses à faire.
Ainsi, le développement de la collectivité qui est la seule raison d’être de la
Ville trouve peu à peu des points concrets attestant de sa quête, qui est ralentie à cause
notamment de l’absence de ressources suffisantes.

54
CHAPITRE 3 : LES MANQUEMENTS INHERENTS A LA
PASSATION DES MARCHES

La passation des marchés est un domaine ou beaucoup de débats sont soulevés,


débats qui sont relatifs à la bonne exécution des dispositions contenues dans le code,
en d’autres termes à la transparence.
En effet c’est pour cette transparence dans la gestion des affaires publiques que
le nouveau code des marchés avec notamment le décret 2002 550 du 30 mai 2002
portant code de Marchés Publics a été élaboré, et cela s’avérait d’autant plus
nécessaire que l’indice de la perception de la corruption publié chaque année par
l’organisation Transparency International (TI), place le Sénégal à un rang médiocre.
En 2002, le Sénégal occupait la soixante sixième (66) position sur cent vingt (120)
pays avec un score de 3,1 (l’indice va de 1 à 10 ou 10 est la meilleure note)
Ajouté à cela plusieurs rapports récents avaient épinglé le Sénégal attestant de
l’existence de la corruption dans le pays :
 Le rapport 2002 du Programme National des Nations Unies pour
le Développement (PNUD) sur la « La bonne gouvernance et le
développement humain ». Mais surtout « La corruption au quotidien en
Afrique de l’Ouest » (concernant le Sénégal, le Niger et le Bénin) financé par
l’Union Européenne et la Direction du Développement et de la coopération
suisse ainsi que l’indice de perception de la corruption 2002 conjugué au
rapport annuel du forum civil, branche sénégalaise de Transparency
International.
Ainsi, il apparaît que la non transparence occupe une place de plus en plus
importante et cela malgré la volonté de venir à bout de cette situation qui se voit à
travers les politiques de bonne gouvernance.

55
Aujourd’hui parler de cette corruption n’est pas chose aisée dans la mesure ou
les milieux d’affaires refusent généralement tout débats là-dessus et adoptent la loi de
l’omerta.
D’après une enquête réalisée par la Mission Economique de Dakar, parmi les
chefs d’entreprises qui ont accepté de répondre à cette enquête près de 22% pensent
que l’on sait d’avance de quelle manière et combien il faut payer lorsqu’un don ou
versement non officiel est requis ; 13% pensent que dans ce cas le décideur public
exige directement une somme d’argent ou un cadeau.
Environ 8% déclarent avoir au moins une fois renonces à participer à un appel
d’offres pour plusieurs raisons d’abord la complexité et le coût de la procédure, ensuite
l’existence de la corruption.
Alors pour définir cette transparence, nous dirons qu’en matière de marchés
publics, la transparence est l’application équitable et rigoureuse de procédures connues
et qui constituent exclusivement la base des décisions d’attribution des marchés.
La transparence renforce la crédibilité de l’Administration et contribue à la
satisfaction en qualité et en quantité suffisante de la demande des populations en
matière notamment d’équipements collectifs et d’infrastructures publiques.
Mais comme nous l’avons dit cette transparence qui devrait être au cœur même
de la passation des marchés, a tendance à s’éclipser et laisse ainsi transparaître la
corruption qui vient dénaturer le sens même de la passation des marchés et jette par la
même occasion un doute quant à la crédibilité de l’Etat.
Dès lors l’impact de cette situation n’est pas des moindres sur la satisfaction des
besoins des populations.
Dans la perspective d’avoir une vision plus précise sur la corruption, nous
tenterons de voir les différentes manifestations de cette dernière.

 La corruption
En matière de marchés publics la corruption est l’ensemble des différentes
méthodes de court- circuitage des normes de transparence et d’impartialité censées
réglementer les marchés publics. Cela viendrait déroger aux principes fondamentaux
de la passation des marchés, ainsi nous constatons que les phases les plus «

56
corruptogénes » sont celles de la préparation des dossiers de consultation et du choix
de l’entreprise adjudicataire.
C’est dans ce sens que la Banque Mondiale au niveau des directives de
passation des marchés par les prêts de la BIRD et les crédits de l’IDA a pour principe
de demander d’observer lors de la passation et de l’exécution des marchés les règles
d’éthique professionnelle les plus strictes.
Ainsi dans les documents renfermant les directives, il est nettement spécifié les
caractéristiques liées à la corruption.
Alors est coupable de corruption :
- quiconque offre, sollicite directement ou indirectement un quelconque
avantage en vue d’influencer l’action d’un agent public au cours de l’attribution ou de
l’exécution d’un marché ;
- quiconque se livre à des manœuvres frauduleuses déforme, omet ou dénature
les faits afin d’influencer l’attribution ou l’exécution d’un marché.
Les pratiques collusoires sont définies comme un système ou un arrangement
entre deux soumissionnaires ou plus destinées à fixer les prix à des niveaux artificiels
et non concurrentiels. Les pratiques coercitives sont relatives aux préjudices ou
menaces de préjudices portés directement ou indirectement à des personnes ou à des
biens en vue d’influer sur leur participation au processus de Passation des Marchés ou
d’affecter l’exécution du marché.
A l’image de tous ces points noirs relevés par la Banque Mondiale, il en est de
même au niveau national.
Ainsi, il apparaît l’exclusion préalable de soumissionnaires potentiels par la
limitation de la publicité lors du lancement du marché dès lors l’information devient
confidentielle et là nous constatons le viol continu du principe de publicité et de mise
en concurrence.
A coté de cela il existe des mécanismes de dissuasion qui sont les suivants :
 Dossier d’appel d’offres taillé sur mesure ;
 Réduction abusive du temps de réponse autorisé aux
soumissionnaires potentiels ;
 Montant d’acquisition des dossiers d’appel d’offres très élevé ;

57
 Stratégie de pénuries administratives simulées par exemple
rupture fictive du stock de formulaires d’appel d’offres.
De manière générale nous pouvons dire que la corruption émane principalement
du non respect des principes fondamentaux qui sont à la base même de la Passation
des Marchés.
Toujours dans la même lancée, il apparaît la non transparence qui est
intimement liée à la corruption.

 La non transparence

La non transparence des marchés concerne essentiellement ceux passés par la


procédure de l’entente directe ou gré à gré. En principe cette procédure devrait être
uniquement utilisée dans quatre cas à savoir
-Le cas de la procédure d’urgence ;
-Le cas de deux Avis d’Appel d’Offres restés sans suite,
-Le cas où il n’existe qu’un seul fournisseur ;
-Le cas ou les fournitures ou travaux ont traits à des domaines stratégiques
comme la défense nationale ou le secret est nécessaire.
Ce n’est qu’après cela que le contractant est tenu de choisir directement son
cocontractant après avis favorable de la CNCA.
Cependant ceci a été interprété comme conférant à la CNCA le pouvoir
d’autoriser les marchés en dehors de ces quatre conditions. En effet, il est toujours
adopté le justificatif de la procédure d’urgence pour procéder au gré à gré. C’est en
réalité le sens de la notion d’urgence qui est faussé dans la mesure où le contractant
attend la dernière minute pour exprimer ses besoins, sans tenir compte du plan général
de passation des marchés qui est établi à priori.
Ainsi en 2001, la CNCA a eu un taux d’acceptation de 58% ce qui représentent
pour cette année 502 projets pour une valeur de 92 millions d’euros. Aussi toujours en
2001, les marchés par entente directe représentaient 35 millions d’euros soit 38% du
montant global des marchés agrée par la CNCA.

58
Ici, nous remarquons que les chiffres sont inférieurs à ceux des années
précédentes, néanmoins le gré à gré demeure une pratique courante.
Au de là de cette pratique fréquente du gré à gré, il y’a les pouvoirs
discrétionnaires des commissions des marchés. Elles restent en place pendant de
longues périodes, ce qui peut favoriser la naissance de réseaux de complicité entre
elles et le secteur privé.
Les marchés font aussi ressortir des problèmes relatifs à leur cadre institutionnel
même. En effet le code n’a pas fait l’objet de débats au niveau de l’Assemblée
Nationale pour son adoption, ce qui aurait été le cas s’agissant d’un projet de Loi, il a
seulement été entériné par décret et du coup, il suffirait simplement d’un autre décret
contradictoire pour le dénaturer.
Depuis l’année 2002, le code des marchés ne parvient pas à être promulgué et
ce n’est qu’en 2005 et 2006 que des circulaires ainsi que des décrets d’application ont
été pris.
Et s’agissant de la politique de bonne gouvernance élaborée à travers le
Programme National de Bonne Gouvernance (PNBG), nous remarquons
qu’aujourd’hui, son application pose problème dans la mesure où elle n’est pas du tout
ressentie au vu de l’ampleur que prend la corruption. Et c’est comme si elle ne venait
que pour compléter l’énorme lot de textes et de règles qui jusqu’ici sont restés non
appliqués.
Après tout cela, nous voyons les multiples freins qui viennent occulter le
respect des lois et règlements concernant la passation des marchés.
La corruption et le manque de transparence sont des problèmes cruciaux dont
l’éradication totale serait certes utopique, cependant il existe certainement des mesures
tendant à une plus grande transparence.

59
LES PROPOSITIONS DE SOLUTIONS

Avec tous les problèmes constatés au niveau de la passation des marchés, il


apparaît alors la nécessité de parfaire les choses car c’est à travers les marchés que
les collectivités locales, et même l’Etat de manière générale, peuvent faire ressortir
la quintessence de leurs réalisations.
De ce fait, il serait approprié aujourd’hui d’utiliser les voies législatives afin
que le texte soit préservé de toutes dérogations abusives. En effet, les nombreux
remaniements apportés à un texte peuvent occasionner son effritement, ainsi son
application deviendrait de plus en plus difficile.
Alors à la place du décret portant code des marchés, il serait plus intéressant
de faire une loi ce qui lui conférerait une plus grande portée.
En outre, le décret 2002 550 du 30mai 2002 n’a pas fait l’objet d’une
promulgation effective jusqu’à présent. Il est alors impératif à défaut de sa
promulgation de prendre des décrets d’application. Et bien qu’il y’a eu certains
décrets d’application, il a fallu une période de trois ans au moins afin qu’ils soient
effectifs.
Aussi afin d’instaurer la transparence, qui est à la base de toute réussite, il
faudrait veiller au respect du Plan Général de Passation des Marchés qui trouve
son importance dans la mesure ou rien ne devrait se faire de manière improvisée
bien que souvent, il peut survenir des imprévues. Là il nous vient en pensée la
procédure d’urgence qui est utilisée à outrance dans le but de justifier le gré à gré.
Alors il est urgent de mettre en place des compétences avec la création d’une
fonction « Passation des Marchés » au sein de l’Administration. Dès lors ce serait
un corps à l’image de celui des administrateurs civils qui peuvent être déplacés de
temps à autre afin qu’il n’existe plus d’affinités entre les contractants et les
cocontractants. Cette affinité est fréquente à cause du caractère fixe des
commissions. En effet, les commissions des marchés sont composées des mêmes
personnes qui, au fil du temps, entretiennent avec les cocontractants des relations
qui instaurent la subjectivité lors des choix.

60
Ainsi une fois ce corps mis en place, les maux qui gangrènent la passation
des marchés à défaut de disparaître pourraient être atténués.
S’agissant du contrôle, qui comme nous l’avons dit est au centre de tout, il
faudrait qu’il soit en amont et en aval des procédures.
Aujourd’hui la CNCA ne semble pas être en mesure d’exercer ce contrôle
du fait de ses nombreuses attestations relatives à la procédure de l’entente directe.
Il faudrait aussi faire de sorte que les règles de Bonne Gouvernance édictées
par le PNBG qui visent à relever le défi d’une Administration de qualité soient
appliquées. Ainsi de nombreuses mesures seront prises concernant le cadre
juridique ; avec la révision du code des obligations de l’Administration et du code
des marchés, et aussi le cadre institutionnel avec la création d’un organe chargé du
contrôle à priori. Ces mesures concerneront aussi une étude de la performance du
secteur privé et l’intégrité du système par un audit des marchés publics.

61
Conclusion

Les collectivités locales comme nous l’avons vu, sont des entités qui jouent
un rôle non négligeable dans la recherche de l’atteinte des objectifs de
développement, qui passe nécessairement par la redynamisation de nombreux
secteurs à l’image des domaines de compétences qui leur ont été transférées. Etant
donné que toutes les transactions que font les collectivités locales doivent être en
adéquation avec les Lois et Règlements, il intervient alors le code des marchés
publics qui renferme les directives liées à l’acquisition de fournitures, à la
prestation de services et à l’élaboration de travaux.
La passation des marchés est un dispositif très important qui intervient ainsi
dans toutes les transactions que font les collectivités.
Dans ce sens, la Ville de Dakar se base sur le code des marchés publics
institué par le décret 2002-550 du 30 mai 2002 pour l’élaboration de tous ses
marchés.
Le code des marchés publics vient en outre donner une grande dimension à
l’Administration, dans la mesure ou son respect et son application stricte auraient
été source de concrétisation de cette Politique de Bonne Gouvernance qui ne
parvient pas à trouver sa place. La passation des marchés est handicapée par
d’énormes problèmes, qui aujourd’hui ont pris une grande ampleur étant donné que
l’absence de transparence est souvent décriée, lors des passations des marchés tant
au niveau des collectivités locales qu’à celui de l’Etat.
Ainsi, malgré la précision notée au niveau du code des marchés, il est
jusqu’à présente question de Politique de Bonne Gouvernance. Elle n’aurait pas
trouvé sa raison d’être, si l’application du code avait été effective. Mais cette
politique de bonne gouvernance risque de ne pas se concrétiser si la situation
perdure ainsi.
Et il nous vient à l’esprit de faire un audit annuel de tous les marchés afin de
vérifier de manière précise la concordance entre les montants des marchés et ceux
réellement alloués au niveau du budget. Malheureusement cela ne suffirait pas,

62
dans la mesure ou la corruption est plus souvent ressentie au cours des procédures
de passation des marchés.
Alors il apparaît la nécessité d’ancrer en nous l’esprit de patriotisme et de
citoyenneté et de faire de sorte que l’intérêt général prime, sur l’intérêt personnel.
Ce n’est que de cette manière que les objectifs de développement pourront être
atteints.
Et à l’image de la plupart des américains, qui incarnent l’amour de leur
patrie, et s’acharnent à l’édification de leur nation, aujourd’hui, il est impératif
d’adopter ces valeurs afin d’accéder au développement qui commence d’abord par
l’éradication de ces nombreux maux.

63

Vous aimerez peut-être aussi