Tome I
Tome I
INTRODUCTION
Ce document d’électronique aux petits signaux, a été mis sur pied comme
document didactique pour améliorer la compréhension aux apprenants de la 3ème
humanité Electronique et de la 5ème humanité Electricité et Mécanique automobile.
1.1. Généralités
Une matière est tout ce qui nous entoure dans la nature possédant une masse et qui
peut occuper un volume, par exemple le bois, la craie, l’homme, … La matière est
l’ensemble des grains élémentaires, appelés des atomes, un atome par définition est la
plus petite particule de la matière qu’on peut plus diviser.
- Solide : les molécules ont moins de libertés, leurs mouvements se réduisent à des
simples oscillations autour de position de l’équilibre. Cet état est condensé et qui
peut être ordonné (état cristallin) ou désordonné (état amorphe) ; un solide possède
à la fois un volume et une forme propre ;
- Liquide :les molécules sont au contact les unes des autres, leurs mouvements sont
très limités, mais il existe encore une agitation moléculaire et leurs positions
relatives se modifient d’une façon continue. Ils constituent un état fluide càd
déformable, c’est un état condensé désordonné. Un liquide possède un volume
propre, mais pas de forme propre ;
- Gaz : les molécules sont très éloignés les unes des autres, d’autant plusque la
pression est plus faible. C’est un état non condensé et totalement désordonné, un
gaz n’a pas de volume propre, de même les gaz sont doués d’expansibilité : Ils
occupent tout le volume qui lui est offert.
Fig. 1.1
Pour le gaz, les électrons cherchent à évoluer vers un état d’équilibre. D’autant la
pression est faible, d’autant que les molécules sont éloignées, elle peut se calculer sous
cette formule : PV = nRT ; dit la loi de gaz parfait. Avec P : pression, V : volume, R :
constante de gaz parfait égale à 0,831 et T : température en degré kelvin (°K). Où,
1°C = (1+273) °K.
L’atome étant neutre constitué d’un noyau central et des électrons qui gravitent
autour du noyau. L’électron est négatif avec une charge de -1,6.10-19C, et le noyau de
l’atome à son tour est constitué des protons et neutrons. Le proton est une charge
positive, et sa charge est de +1,6.10-19C, tandis que le neutron est neutre càd une particule
qui n’a pas de charge.
Comme les électrons ont tendances de ses repousser ou ont tendance de s’attirer
(autrement s’attacher) à l’atome. Nous pouvons calculer la force d’attraction ou de
répulsion, par la relation suivante :
Légende
Électron
Couche électronique
Noyau
+
Fig. 1.2
En équilibre, l’atome est électriquement neutre, car le nombre d’électrons est égal
au nombre des protons. Les électrons se répartissent en couche, de la plus proche à la
plus éloignée du noyau. Ces couches sont habituellement désignées par les lettres
suivants : K, L, M, N, O, P et Q ; ou par les numéros de 1 à 7, dans l’ordre respectif :
- La couche K (n=1) ; peut accueillir 2 électrons
- La couche L (n=2) ; peut accueillir 8 électrons
- La couche M (n=3) ; peut accueillir 18 électrons
- Soit en règle général : 2.n2 électrons maximum par couche.
La couche la plus extrême d’un atome est appelée « couche périphérique ou
couche de valence ou encore couche électronique» ; elle désignée par la lettre Q (n=7).
Voir la figure (1.3) ci-dessous :
Q
P
O
N
M
+ L
K
Fig. 1.3
Ir. A0. Peter MUTSHIA +243 810 119 440
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La masse atomique :
Masse atomique = NA x masse d’un seul atome (g/mol)
Volume molaire :
- Le volume molaire (Vm) est le volume occupé par une mole de substance, il dépend
de l’état de la substance
Vm= 𝑉/𝑛
Comme n = /𝑀 donc Vm =𝑣/ ( /𝑀) = 𝑀𝑣/ ; or 𝑣/ est l’inverse de la masse
volumique 𝜌 donc :
Vm = M/𝜌
3
- cas des liquides : acide sulfurique H2SO4 Vm = 53,5 cm /mol
- cas des Gaz : une mole de gaz occupe un volume de 22,414 litre, V m= 22,414 L/mol
dans les conditions normales de température et de pression (CNTP) T=25 °C, P= 1
atm
-19
En joule (J) ; où Qé = 1,6.10 C
L’énergie potentielle (EP) d’un électron est donnée par la relation suivante :
; Avec
En joule(J)
Et, il y a moyen de déterminer l’énergie totale d’un électron par l’expression
suivante :
ET = EC + EP
Pour un atome qui a perdu un ou plusieurs électron(s) devient un ion positif (ou un
Cation), par contre un atome qui a gagné un ou plusieurs électrons supplémentaires
devient un ion négatif (ou un Anion)
1.7.2. But
Le but de ces liaisons est de permettre aux atomes de (d’) :
- Acquérir la configuration électrique des gaz rares, à titre d’exemple ;
- Stabiliser une réaction chimique ;
- Réaliser un octet ;
- Former les molécules.
Exemple
+ +
Fig. 1.4
Na (11 és et 11 protons) cl (17 és et 17 protons)
Après déplacement, Na est devenu Na+ et Cl va gagner cet électron ==> couche
externe saturée (K) 2(L) 8 (M) 8===> ainsi Cl est devenu Cl—
+ +
Fig.1.5
Par définition, la covalence, est une liaison qui consiste à la mise en commun
des atomes par les électrons. Càd elle résulte de la mise en commun entre 2 atomes
d’une ou plusieurs paires d’électrons: chaque atome fournit un e - par doublet mis en
commun. Les atomes se lient entre eux pour saturer leur couche externe et acquérir une
stabilité chimique (règle de l’octet).
Exemple
H H
Fig. 1.6
Une LIAISON COVALENTE TRIPLE résulte de la mise en commun entre deux atomes
de trois paires d’électron. Chaque atome fournit 3 électrons célibataires (1électron par
paire mise en commun).
CHAPITRE 2. SEMI-CONDUCTEURS
2.1. Introduction
Nous avons montré que dans un atome isolé, un électron soumis à l’action de son
noyau occupe un niveau d’énergie bin déterminé. Si l’électron est soumis à l’action d’un
deuxième noyau, il y a un phénomène de dédoublement, de cette façon le niveau
d’énergie de l’atome isolé est remplacé par une bande d’énergie.
2.2. Définition
Un semi-conducteur (S.C), est un matériau qui a les caractéristiques électriques
d’un isolant, mais pour lequel la probabilité qu’un électron puise passer de la bande de
valence à la bande de conduction est non nulle.
En outre, un SC est un corps qui est intermédiaire entre les isolants et les
conducteurs, càd il devient isolant à l’augmentation de la température et conducteur en
présence des impuretés (dopage), donc à la basse température.
Fig. 2.1
Fig. 2.3
Pour les trois matériaux, en terme de résistivité nous savons constater que :
2.3.1. Isolants
Dans les isolants, les bandes d’énergies les plus faibles sont entièrement pleines.
La hauteur de la bande interdite est très grande ( 5eV). Il n’y a pas des niveaux
d’énergies accessibles et pas de conduction
Ce sont des corps qui possèdent plus de quatre électrons ou plus de sept électrons
sur leurs couches périphériques et ont une résistivité trop élevée. Leur bande de valence
est saturée (totalement remplie), alors que la bande de conduction est entièrement vide,
ces deux bandes sont séparées par une bande interdite de très large Gap. Voir la figure
2.4ci – dessous :
E (eV)
Bande de Conduction
(vide)
Bande Interdite
(Gap 5eV)
Bande de Valence
(Remplie) Fig. 2.4
2.3.2. Conducteurs
Dans les conducteurs ou métaux la dernière bande occupée est partiellement
remplie par des électrons libres qui proviennent de la bande de valence, alors il existe
beaucoup des niveaux disponibles et la conduction est grande pour les bons conducteurs
ou métaux.
Un conducteur (ou métal) par contre n’a pas de bande interdite, les bandes de
conduction et de valence ses chevauchent càd ses suivent immédiatement, ainsi le
déplacement des électrons de valence entre les différents niveaux sont faciles. Voir la
figure 2.5ci – dessous :
E (eV)
Bande de Conduction
(Partiellement remplie)
Bande de Valence
Fig. 2.5
V
+
Fig. 2.6
Si e est la charge d’un électron en valeur absolue, n est la densité des électrons libres
(ou concentration en électrons libres) en (m-3), est la mobilité des électrons en
(m2/sv) ; leur vitesse moyenne en (m/s), dans une barre de longueur L en (m), de
section S en (m2), avec une tension V entre les extrémités en volt (v) ; nous pouvons
calculer autrement le (la) :
Courant électrique (I) en (A) par la relation suivante :
( ) ( ) ( )
( ) ( )
Matières Résistivité
(Ωm)
Argent 1,5.10-8
Cuivre 1,6.10-8
Aluminium 2,6.10-8
Tungstène 5.10-8
Fer 10.10-8
Nickel 12.10-8
plomb 22.10-8
2.3.3. Semi-conducteurs
2.3.3.1. Semi-conducteurs intrinsèques (ou purs)
Les semi-conducteurs les plus utilisés sont le Germanium (Ge) et le Silicium (Si), Les
semi-conducteurs (germanium et surtout silicium dont les propriétés sont indiqués en
annexe) possèdent 4 électrons sur leur couche périphérique car ils appartiennent à la 4ème
colonne de la classification périodique des éléments. Il est possible de les produire avec
un haut degré de pureté (moins de 1 atome étranger pour 10 11 atomes de semi-
conducteur) : on parle alors de S.C. intrinsèque.
E (eV)
Bande de Conduction
(vide)
Bande Interdite
(Gap = 𝚫E)
Bande de Valence
(Remplie)
Fig. 2.7
La figure 2.8 correspond à une représentation sur un plan de la structure. Les
traits figurent les électrons de valence. La théorie de bande d’énergies appliquées aux
semi-conducteurs amène à considérer une bande de valence entièrement pleine qui est
séparée d’une bande de conduction par une bande interdite distante de l’énergie . Dans
un SC l’écart en énergie séparant les deux bandes est assez faible pour autoriser, à
température ambiante, le passage d’un bon nombre d’électron de la bande de valence vers
la bande de conduction.
Fig. 2.8
a. Semi-conducteur du type P
On obtient un S.C. dopé de type P en injectant dans le silicium des atomes de la
3° colonne (bore, aluminium, indium, …) qui possèdent trois électrons périphériques.
Exemple
Fig. 2.9
Il manque ainsi un électron à l’atome trivalent pour réaliser les liaisons
covalentes avec les quatre atomes de silicium qui l’entourent (figure 2.9). En fait, les
électrons participant aux liaisons sont indiscernables les uns des autres. Tout ce passe
alors comme si un des atomes de silicium voisin avait cédé un électron à l’atome trivalent
de bore, créant ainsi un trou dans le cristal de silicium. L’atome de bore qui capte un
électron est appelé atome accepteur, il a perdu sa neutralité pour devenir un ion négatif
fixe.
A la température ordinaire, la quasi-totalité des atomes accepteurs sont ionisés.
Si NA est la concentration par cm3 des atomes accepteurs, ceux-ci vont libérer : p = NA
trous libres. Les concentrations en électrons libres (n) et en trous libres (p) sont liées par
la loi d’action de masse. P signifie que Les trous sont les porteurs majoritaires et les
électrons les porteurs minoritaires
b. Semi-conducteur du type N
On obtient un S.C. dopé de type N en injectant dans le cristal de silicium des
atomes qui possèdent 5 électrons sur leur couche périphérique (phosphore ou arsenic de
la 5° colonne de la classification de Mendeleïev).
Exemple
Fig. 2.10
Quatre de ces cinq électrons sont mis en commun avec les atomes de silicium
voisins pour réaliser des liaisons de covalences (figure 2.10). Le 5° électron, inutilisé, est
très faiblement lié à l’atome pentavalent. Une très faible énergie suffit pour le libérer et il
se retrouve “libre” dans la bande de conduction. L’atome de phosphore qui a fourni un
électron libre est appelé atome donneur. Il a perdu sa neutralité pour devenir un ion
positif fixe.
A la température ordinaire, la quasi-totalité des atomes donneurs sont ionisés.
Si ND est la concentration des atomes donneurs, ceux-ci vont libérer n = ND électrons
libres. Les concentrations en électrons libres (n) et en trous libres (p) sont liées par la loi
d’action de masse. N signifie que Les électrons sont les porteurs majoritaires et les
trous les porteurs minoritaires.
2.4. Applications
Les applications de S.C sont :
- La jonction PN ;
- Les circuits intégrés ; …
CHAPITRE 3. JONCTION PN
3.1. Introduction
En outre, une Jonction PN, est une zone neutre intermédiaire entre les SC dopés
positivement (type P) et dopé négativement (type N). La figure 3.1 suivante représente la
jonction PN
P N
Fig. 3.2
En observant attentivement la polarité résultante des charges électriques de la zone
isolante, on s'aperçoit qu'elle est inverse à la polarité de la région de dopage: charge
positive dans la zone N et charge négative dans la zone P. Cela signifie qu'une jonction
PN non alimentée est à l'image d'un condensateur, à savoir deux zones conductrices
séparées par une zone isolante.
Les connexions avec le milieu extérieur sont réalisées par des contacts métalliques,
appelée électrode, par construction la jonction entre métal et semi-conducteurs sont
purement ohmique. Dès que la continuité (contact) du cristal est réalisée entre les deux
types de SC, il y a les phénomènes suivant :
- Des trous diffusent de la région P vers la région Net y pressent des électrons ;
- Des électrons diffusent de la région N vers la région P, et y sont par des trous.
Ainsi, entre le SC de type P et SC de type N, il se crée une mince zone de
transition (environ un micromètre d’épaisseur) pratiquement dépourvu des porteurs de
charges et apparition des ions fixes provenant des atomes du dopeur : Ions négatifs du
coté P et Ions positifs du coté N.
P N
Fig. 3.4
Dans cette situation le champ électrique externe crée par le générateur de
tension s’oppose au champ électrique interne , un courant des majoritaires s’établit à
travers la jonction. Il existe pour une jonction PN, une tension de seuil, qui est
caractéristique du matériau utilisé :
- Pour le Ge : VO = 0,2 à 0,3V
- Pour le Si : VO = 0,6 à 0,7V
Fig. 3.5
Dans cette situation le champ électrique externe crée par le générateur fém.
de (Einv) s’ajoute au champ électrique interne de la jonction. La hauteur de la
barrière de potentiel augmente. Cela entraine que l’épaisseur de la zone de transition est
proportionnelle à √ .
3.5. Applications
Parmi les applications technologiques de la jonction PN, nous pouvons citer :
- Les Diodes ;
- Les Transistors ;
- Les Thyristors ;
- Le Diac ;
- Les Triac ; …
4.1. Introduction
Une diode à jonction, est un composant électronique actif unidirectionnel, càd qui
ne laisse passer le courant que dans un seul sens et dans l’autre elle reste bloquée.
4.2.2. Symbole
Le symbole d’une diode à jonction est représentée par la figure 4.1 suivant :
Fig. 4.1
La diode est un dipôle électrique unidirectionnel dont les bornes sont l’Anode (A)
et la cathode (K)
4.2.3. Constitution
La diode à jonction est un dispositif comportant une jonction PN dont les régions P
et N sont reliées à deux bornes, d’où la constitution d’une diode est similaire à celle
d’une jonction PN, raison pour laquelle on l’appelle aussi diode à jonction, représentée
par la figure 4.2 suivantes :
Fig. 4.2
Fig. 4.3
Fig. 4.4
A A
IA
IA
VDO
VDO
RD
K K
Il s’agit du modèle le plus utilisé (figure 4.5.b) car il prend en compte le défaut
principal d’une diode réelle à savoir la chute de tension que celle – ci engendre à l’état
passant :
4.2.7. Polarisation
Fig. 4.6
Polariser une diode en inverse, consiste à inverser la polarité, càd relier la borne
positive de la source de tension à la cathode (K) et la borne négative à l’Anode (A) de la
diode. Il en résulte que la diode se comporte comme un interrupteur ouvert. Donc la
diode est bloquée. Voir la figure 4.7ci – contre :
Fig. 4.6
Nous constatons que la zone vide de porteurs de charges s'élargit. La jonction est
isolante. La diode est bloquée et nous pouvons représenter cet état par un interrupteur
ouvert. Nous parlons ici de: polarisation dans le sens bloquant, ou dans le sens inverse;
en anglais "reverse".
VAK
VO U
D’après la loi de maille on a : Fig. 4.7
U – R.IA – VAK = 0
Si, IA = 0 ; donc VAK = U (1)
Si, VAK = 0 ; donc IA = U/R (2)
A. Couplage en série
En série, la caractéristique du dipôle équivalent s’obtient graphiquement en
considérant que la tension aux bornes de l’ensemble, est la somme des tensions aux
bornes de diodes (figure 4.8).
On peut aussi utiliser cette construction pour étudier l’association d’une diode
avec un autre dipôle passif comme exemple une résistance pure.
D1 D2 IA
IA
D1 D2 Déq
U R
U
Fig.4.8
B. Couplage en parallèle
a. Montage
A D K
+
UD1
UE UR
RC (Résistance de charge)
B
Fig. 4.9
b. Fonctionnement
Par contre lorsque la borne B devient positive par rapport à la borne A, la diode
est bloquée, alors aucun courant ne traverse la charge pendant toute l’alternance.
c. Forme du signal
Umax
0 𝝅 2𝝅
Umax
Fig. 4.10
URmax
D1 D1 D1
Fig.4.10.a
Courbe caractéristique Tension et courant de sortie
URed URed : Tension redressée
URC
Umax
Imax IRC
𝑡
Fig.4.10.b
t
TIC
Umax
Fig.4.10.c
d. Grandeurs caractéristiques
(Ou TIC)
Umax
Imax
C
M
Fig. 4.11
b) Fonctionnement
Lorsque VS1 est positive par rapport à M, la diode D1, étant en polarisation
directe, laisse passer le courant alors que la diode D2, en polarisation inverse, est
bloquée. Un courant circule à travers la charge durant toute l’alternance positive.
Lorsque VS2 devient positive par rapport à M, la diode D2 laisse passer le
courant qui circule à travers la charge durant toute l’alternance négative. La diode D1 est
alors bloquée.
Note : les deux alternances sont utilisées de sorte que le courant circulant en permanence
dans la charge, est un courant unidirectionnel pulsé.
c) Forme du signal
VS1
0 T/2 T 3T/2
t
VS2
T
t
0 T/2 3T/2
VR
0 T/2 T 3T/2
t
Fig.4.12
𝑈𝑅𝐶
𝑈𝑚𝑎𝑥
𝐼𝑅𝐶
t
Fig.4.12.a
TIC
2𝑈𝑚𝑎𝑥
Fig.4.12.b
d) Grandeurs caractéristiques
Après redressement on a :
a) Montage
Fig. 4.13
b) Fonctionnement
c) Forme du signal
Tension d’entrée et de sortie
Ve
𝑈𝑚𝑎𝑥
2𝝅 t
0 𝝅
𝝅
Vs
t
0
𝝅 𝟐𝝅
Fig. 4.14
URC
IRC
t
Fig. 4.14.a
TIC
𝑈𝑚𝑎𝑥
Fig. 4.14.b
d) Grandeurs caractéristiques
√
√
4.2.11. Applications
Les applications d’une diode ordinaire (ou classique), appelée aussi diode à
jonction, sont les suivantes :
Redressement de tension ;
Protection Inversion ;
Fonctions Logiques ;
Détection ;
Seuil de tension.
4.3.1. Définition
Une diode Zener, est un composant électronique actif bidirectionnel, en d’autre
terme la diode Zener est une diode qui a la particularité de pouvoir conduire dans le sens
inverse.
4.3.2. Symboles
Les symboles d’une diode Zener est représentée par la figure 4.15 suivante :
A K ≡ A K
Fig.4.15
4.3.3. Fonctionnement
Le fonctionnement d’une diode Zener dépend plus du sens de polarisation choisi.
Donc en polarisation directe, DZ se comporte comme une diode ordinaire (diode à
jonction) càd dès que la te tension appliquée aux bornes de DZ atteint la valeur de seuil
de conduction, elle devient passante et elle joue le rôle d’un interrupteur fermé (fil
conducteur).
En effet, quand une diode Zener est polarisée en inverse, à la différence de la diode
à jonction qui en inverse devient bloquée et ainsi la demeure, la diode Zener par contre
elle fonctionne en inverse en stabilisant la tension appliquée entre ses bornes à la valeur
de la tension Zener (VZ) ; à condition que cette dernière soit inférieure ou égale à la
tension appliquée, au cas contraire elle reste bloquée. Cependant en fonctionnement
inverse, la diode Zener est comparable à une batterie de fém. constante.
Fig. 4.15.a
Fig. 4.16
Fig.4.16.a
Observations :
- En direct la diode Zener conduit mais il y a « une tension de seuil » comme pour la
diode ;
- En direct Vak<1volt ;
- En inverse le courant est pratiquement nul (I<1μA) si Vak>Vz0, on dit que la diode est
bloquée ;
- En inverse si Vak<Vz0, il y a « effet zéner » c’est à dire que la tension Vak varie très
peu ;
VO
IZ r
A K
Fig.4.17
4.3.8. Stabilisation
Il est possible de réaliser un stabilisateur de tension en utilisant la diode Zener. On
suppose que le courant inverse IZ dans la diode est tel que le point de fonctionnement est
situé dans la partie linéaire de la caractéristique.
A. Montage
Soit le schéma détaillé de la stabilisation simple par diode Zener :
RP
I
Ve VZ DZ Rch VS
Fig.4.18
4.3.9. Applications
Les applications d’une diode Zener sont les suivantes :
- Tension de référence ;
- Régulation (ou stabilisation) de tension ;
- Protection contre la surtension ;
- Ecrêtage de tension ; …
4.4.1. Définition
La diode LED (Light Emitting Diode : qui veut dire en français, diode
électroluminescente « DEL »), C’est une diode qui a la propriété d’émettre de la
lumière quand elle est parcourue par un courant (phénomène d’électroluminescence).
4.4.2. Symbole
Fig.4.19
L’aspect physique d’une diode LED est représenté par la figure 4.x suivante :
Fig.4.20
C’est une diode qui a la propriété d’émettre de la lumière quand elle est parcourue
par un courant (phénomène d’électroluminescence).Le fonctionnement d’une diode
LED est simple, Lorsque la diode LED est polarisée en direct elle conduit en émettant un
flux lumineux proportionnel au courant la traversant et par contre Si la diode est
polarisée en inverse, elle n’émet pas de rayonnement optique, donc elle est bloquée et
aucune lumière n’est émise par la LED.
.
4.4.5. Tension de seuil
La tension de seuil d’une LED, est une tension à partir de laquelle une diode LED
peut émettre de la lumière ; c’est ainsi cette tension est caractérisée par la couleur de la
lumière émise par la diode.
jaune ou verte)
4.4.6. Protection
Une LED supporte un faible courant (quelques dizaines de mA), alors il faut la
protégée contre la surintensité du courant électrique à l’aide d’une résistance de
protection de valeur convenable.
Fig.4.21
Dimensionnement de R
4.4.7. Applications
4.5. PHOTODIODE
4.5.1. Définition
Une photodiode (PD), est une diode particulière dont la conduction est liée au flux
lumineux qu’elle reçoit.
4.5.2. Symbole
Le symbole d’une photodiode est représenté par la figure 4.22 suivante :
A K
Fig.4.22
4.5.3. Propriétés
Le flux lumineux reçu Φr est transformé en courant électrique.
Fig. 4.23
Fig. 4.24
Sous polarisation inverse, le courant circulant dans une jonction PN classique est
très faible. En effet, dans ce cas, les porteurs de charges électriques (électrons et trous)
attirés respectivement par l’électrode de polarité contraire, s’éloignent de la jonction. Il
crée ainsi une zone isolante vide de porteur, appelée zone de déplétion (figure 4.23)
La photodiode est conçu pour permettre l réception du flux lumineux. Lorsque la
longueur d’onde du rayonnement est inférieur à au seuil photoélectrique du matériau
constituant la jonction, il se forme des paires électrons-trous dans la zone de déplétion
qui contribuent à la création d’un courant inverse. Ainsi, le courant circulant dans une
photodiode polarisé en inverse est proportionnel au flux lumineux reçu.
IR= – ID PD
E
R VS VD IR= – ID
a b
4.6.1. Introduction
La diode Schottky est réalisée à partir d’une jonction métal semi-conducteur. Elle
doit sa popularité à son faible seuil de tension directe de conduction et à sa rapidité de
commutation. Ces particularités la détiennent en priorité à la détection des signaux
radiofréquences.
4.6.2. Symboles
Fig. 4.27
Schottky
Diode classique
Fig. 4.28
4.6.4. Propriétés
Les fils de connexion avec la jonction de la diode doivent former des liaisons non
directionnelles (ohmiques). Ceci est réalisé en créant une zone très dopée (N + ou P+) au
voisinage du conducteur métallique. Dans les diodes Schottky, la jonction PN est
remplacée par la jonction d’un métal avec un semi-conducteur peu dopé (de type N, car
les porteurs sont plus mobiles). Si le métal (anode) est positif par rapport à la zone N
(cathode) la jonction est conductrice. Cette diode qui ne fait intervenir qu’un seul type de
porteurs, présente une capacité beaucoup plus faible que les diodes classiques. Ces diodes
ont une faible tension de seuil (VO 0,25V) et elles ont des temps de recouvrement très
brefs.
4.6.5. Applications
- Détection ;
- Commutation rapide ; ….
La zone vide porteuse d’une jonction polarisée en inverse voit son épaisseur
augmenter si on augmente la tension inverse. Cette zone joue le rôle du diélectrique d’un
condensateur. Si l’épaisseur de cette zone augmente, alors la capacité diminue car
C = .S/e ; on obtient un condensateur dont la capacité est fonction de la tension inverse
appliquée selon une loi du type :
Si on insère une telle diode dans un circuit oscillant, on peut régler la fréquence de
résonnance (ou d’oscillation) du circuit en agissant sur la tension de commande de la
diode au lieu d’agir mécaniquement sur un condensateur variable.
Les diodes à effet tunnel, sont des diodes Zener dont le dopage est si grand que la
tension inverse est nulle. Donc, il s’agit d’une diode dont la courbe caractéristique
présente une partie à pente négative décroissante (résistance dynamique). Cette
particularité est exploitée pour réaliser des circuits oscillateurs HF.
Pour simplifier, la diode Laser est une LED structurée en cavité Laser de 2 cotés
latéraux parfaitement parallèle (figure 4.29), sont dotés de miroir réfléchissant orienté
vers l’intérieur. L’une des surfaces réfléchissante est quasiment parfaite, la seconde
transmet partiellement la lumière
Fig. 4.28
Comme pour la LED, la diode Laser (DL) la circulation du courant électrique dans
le sens direct produit l’émission spontanée de la lumière dans la jonction en fonction de
l’amplitude du courant. Au-dessus d’un certain seuil, les photons engendrés par
électroluminescence stimulent à leur tour l’émission cohérente d’autres photons créant
ainsi une amplification Laser. La longueur d’onde de la jonction détermine la longueur
d’onde du flux lumineux émis.
Legends