Qeesf 2004
Qeesf 2004
Quand
l’école
est finie...
Premiers pas dans la vie active
de la Génération 2004
Enquête
Génération
2004
Première interrogation U Printemps 2007
Céreq
Quand
l’école
est finie...
Premiers pas dans la vie active
de la Génération 2004
Enquête
Génération
2004
Première interrogation U Printemps 2007
P r é f a c e
Michel Quéré
Directeur du Céreq
4
S o m m a i r e
Quand l’école est finie...
2004-2007
Premiers pas dans la vie active
de la Génération 2004
■ La Génération 2004 11
1 Niveau de diplôme et profil démographique 12
2 Parcours scolaires 14
3 Origines socioculturelles 16
4 Les expériences de travail en cours d’études 18
Glossaire 81
92 993 994 995 996 997 998 999 000 001 002 003 004 005 006 007 008
19 1 1 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 2 2 2
8
Le déroulement de l’enquête Les questionnaires de l’enquête
« Génération 2004 »
s 5NE BASE DE SONDAGE
Pour l’enquête « Génération 2004», le Céreq a constitué une Dans le prolongement du questionnement de « Génération
base de sondage des jeunes ayant quitté le système éducatif 1998 » et de « Génération 2001 », cette nouvelle
en 2003-2004. Pour ce faire, a été contacté l’ensemble des enquête privilégie toujours une approche longitudinale
rectorats et des universités ainsi que des milliers d’autres de l’insertion. Elle permet à chaque jeune de retracer
établissements tels les centres de formation d’apprentis, les son parcours professionnel depuis sa sortie du système
lycées agricoles ou les écoles de l’enseignement supérieur. éducatif en 2004 jusqu’au printemps 2007, soit environ
1,2 million de jeunes, présumés sortis du système éducatif trois ans. Grâce à un calendrier mensuel, chaque jeune
en 2003-2004, ont ainsi été repérés, dont 737 000 avaient reconstitue son parcours. En fonction des situations
réellement mis fin à leur scolarité cette année là. Le tirage décrites dans ce calendrier – emploi, chômage, inactivité,
de l’échantillon s’est effectué sur la base de sondage ainsi reprise d’études ou formation –, des modules de questions
constituée. lui sont ensuite soumis automatiquement.
Des extensions de questionnement ont également été
s 5NE PHASE DE RECHERCHE TÏLÏPHONIQUE
conçues à l’occasion de « Génération 2004 », notamment
Chaque jeune de l’échantillon a fait l’objet d’une recherche
sur les thèmes de l’apprentissage et du handicap.
de numéros de téléphone dans les fichiers de France
Deux types de questionnaires ont été utilisés pour
Télécom, afin d’enrichir ou de confirmer les coordonnées
l’enquête « Génération 2004 » :
fournies par son dernier établissement de formation. Si le
s un questionnaire complet de 26 minutes en moyenne
jeune, ou ses parents, n’est pas retrouvé à l’adresse indiquée,
sur l’échantillon national,
il est alors recherché sur la commune et le département.
s une version « allégée » de ce questionnaire, de 14
Pour l’enquête « Génération 2004 », un nouveau type
minutes en moyenne, utilisée pour les extensions.
de recherche téléphonique a été mis en place (nom plus
commune, et nom plus département) afin de retrouver des
membres de sa famille, susceptibles de nous transmettre
ses coordonnées.
Les premiers pas dans la vie active de la Génération
s 5NE PHASE DE PRÏ QUALIlCATION 2004 sont analysés dans cet ouvrage au regard du
Une phase de pré-qualification, distincte de la phase plus haut diplôme obtenu par les jeunes durant leur
d’enquête, permet de retrouver les individus pour lesquels VÕÀÃÕÃÊ`iÊvÀ>ÌÊÌ>i]ÊÃV>ÀiÊÕÊÕÛiÀÃÌ>Ài°Ê
de nombreux numéros de téléphone sont disponibles suite Cette grille d’analyse est différente de celles utilisées
aux recherches téléphoniques. Elle est également utilisée précédemment dans les publications Quand l’école
pour retrouver des jeunes issus de formations pour lesquelles est finie. Premiers pas dans la vie active de la
les taux de poursuites d’études sont élevés tels que, par Génération 98 (Céreq, 2002) et Quand l’école est
exemple, les sortants présumés de collège. finie. Premiers pas dans la vie active de la Génération
2001Ê jÀiµ]ÊÓääx®°Ê iÃÊ`iÀmÀiÃÊÃiÊL>Ã>iÌÊÃÕÀÊ>Ê
s ,ENQUÐTE
formation suivie lors de la dernière année du parcours
L’enquête a mobilisé 120 enquêteurs durant trois mois.
scolaire, ce qui ne permet pas une correspondance
L’interrogation des individus a été réalisée par téléphone
terme à terme des résultats entre cet ouvrage et ses
avec saisie simultanée des réponses sur ordinateur grâce au
«Àj`jViÃÃiÕÀð
système CATI (Computer Assisted Telephone Interview).
UÊÃÊjÌ>iÌÊÃVÀÌÃÊ`>ÃÊÕÊjÌ>LÃÃiiÌÊ`iÊvÀ>ÌÊ>ÕÊVÕÀÃÊ`iʽ>jiÊÃV>ÀiÊÓääÎÓää{°
UÊIls ont quitté le système éducatif entre octobre 2003 et octobre 2004.
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Génération
2004 Parmi les 737 000 jeunes sortis de
formation initiale en 2004, 42 % sont
diplômés de l’enseignement supérieur mais
17 % ont quitté le système éducatif sans
aucun diplôme.
737 000 jeunes ont fait leurs premiers pas dans la vie active en 2004. Si
42 % d’entre eux sont diplômés de l’enseignement supérieur, 17 % ont
quitté le système éducatif sans aucun diplôme. 66 % ont au moins leur Les premiers pas dans la vie active de
baccalauréat en poche. la Génération 2004 sont analysés au
regard du plus haut diplôme obtenu par
On retrouve au sein de la Génération 2004 les différences précédemment les jeunes durant leur cursus de formation
constatées entre hommes et femmes. Ces dernières sont plus souvent initiale, scolaire ou universitaire.
diplômées de l’enseignement supérieur, 48 % contre 36 % des hommes. Cette grille d’analyse est différente de
Par ailleurs, seules 13 % d’entre elles sont sorties du système éducatif sans celles utilisées précédemment dans les
aucun diplôme, contre 21%. Elles sont également massivement issues de publications Quand l’école est finie.
Premiers pas dans la vie active de
spécialités tertiaires ou de filières universitaires en Sciences humaines et
la Génération 98 (Céreq, 2002) et
sociales. Ainsi, elles représentent 77 % des titulaires d’un CAP ou d’un BEP Quand l’école est finie. Premiers pas
tertiaire, contre seulement 10 % des diplômés de CAP ou BEP industriel. dans la vie active de la Génération
De même, 78 % des titulaires d’une licence en Lettres, Sciences humaines 2001 (Céreq, 2005). Ces dernières se
ou Gestion sont des femmes. Cette proportion atteint 88 % parmi les jeunes basaient sur la formation suivie lors de la
ayant un bac+2 de la Santé ou du Social. dernière année du parcours scolaire, ce
qui ne permet pas une correspondance
Les jeunes hommes entrés dans la vie active en 2004 ont arrêté leurs études à terme à terme des résultats entre cet
21 ans en moyenne, les femmes à 21,5 ans. Ceux qui sont sortis du système ouvrage et ses prédécesseurs.
éducatif sans diplôme ont quitté l’école en moyenne à 18 ans et les plus
Le plus haut diplôme a été déterminé à
diplômés à 24 ans, si l’on exclut les docteurs qui, pour leur part, terminent partir des informations suivantes :
en moyenne leurs études à 29 ans. U la classe suivie en 2003-2004,
information recueillie auprès des
établissements de formation,
U l’obtention du diplôme de sortie,
U des données complémentaires sur les
diplômes antérieurs,
U les spécialités, « industrielle »
ou « tertiaire » pour les formations
professionnelles, et « Maths, Sciences
exactes » ou « Lettres, Sciences
humaines, Gestion » pour les formations
universitaires.
Dix-huit groupes ont ainsi été distingués.
Chaque groupe est décrit de façon
détaillée page 79.
12
Niveau de diplôme et
1 profil démographique
■ À la sortie du
système éducatif Effectifs Répartition Âge moyen Part de femmes
(en %) (en années) (en %)
Non diplômé 123 000 17 18 36
CAP ou BEP 127 000 17 19 40
Tertiaire 58 000 8 19 77
Industriel 69 000 9 19 10
Baccalauréat 177 000 24 21 50
Professionnel ou technologique tertiaire 83 000 11 21 70
Professionnel ou technologique industriel 52 000 7 20 11
Général 42 000 6 21 61
Bac+2 137 000 19 22 57
De la santé ou du social 31 000 4 23 88
Tertiaire 66 000 9 22 66
Industriel 40 000 6 22 20
Licence 51 000 7 24 62
Licence professionnelle 12 000 1,5 22 35
LSH, Gestion, Droit 28 000 4 24 78
Maths, Sciences et Techniques 11 000 1,5 24 48
Bac+4 38 000 5 24 62
Master 70 000 9 24 45
LSH, Gestion, Droit 25 000 3 25 65
École de commerce 9 000 1 24 51
Maths, Sciences et Techniques 14 000 2 25 37
École d’ingénieurs 22 000 3 24 25
Doctorat 14 000 2 29 49
Ensemble 737 000 100 21 48
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).
Lycée agricole
28 000
Génération
2004 Même si les types de baccalauréat
se diversifient, les jeunes ayant un
baccalauréat général sont les plus nombreux
dans presque toutes les filières de formation
de l’enseignement supérieur.
Génération
1998 Les bacheliers de la Génération 2004 ont été un peu moins nombreux que ceux de la Génération 1998 a
s’orienter vers un DEUG, au profit notamment des BTS. D’une génération à l’autre, l’apprentissage progresse
légèrement, dans l’enseignement supérieur comme au niveau CAP ou BEP, où il débouche encore plus souvent que
pour la Génération 1998 sur l’obtention d’un diplôme.
14
2 Parcours scolaires
■ Parcours scolaire Après la classe de troisième, ils ont... Ils ont préparé
dans le secondaire Suivi une seconde générale Suivi une filière Arrêté leurs Total leur diplôme par
ou technologique professionnelle études apprentissage
(en %) (en %) (en %)
Non diplômé 27 58 15 100 21
CAP ou BEP 10 85 5 100 36
Tertiaire 3 94 3 100 22
Industriel 8 85 7 100 48
Baccalauréat 56 44 0 100 13
Professionnel ou technologique tertiaire 50 50 0 100 11
Professionnel ou technologique industriel 30 69 1 100 25
Général 98 2 0 100 2
Bac+2 85 15 0 100 11
De la santé ou du social 90 9 1 100 2
Tertiaire 87 13 0 100 13
Industriel 78 22 0 100 17
Licence 97 3 0 100 6
Licence professionnelle 93 7 0 100 23
LSH, Gestion, Droit 97 3 0 100 1
Maths, Sciences et Techniques 98 2 0 100 0
Bac+4 97 3 0 100 7
Master 98 2 0 100 6
LSH, Gestion, Droit 99 1 0 100 7
École de commerce 99 1 0 100 3
Maths, Sciences et Techniques 99 1 0 100 4
École d’ingénieurs 98 2 0 100 8
Doctorat 99 1 0 100 0
Ensemble 58 38 4 100 16
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).
Ensemble 13 % 17 % 31 % 15 % 13 % 4 6 38 % 11 % 29 % 8 54 5
Doctorat 8 8 80 % 38 % 4 23 % 29 % 4
École d’ingénieurs 90 % 8% 9 % 16 % 6 53 % 3 13 %
3e cycle ou
école de commerce 15 % 29 % 46 % 34 53 % 14 % 6 16 % 4 6
Licence générale 28 % 27 % 29 % 8 4 70 % 8 7 7 5
ou bac+4
Licence professionnelle 7 14 % 32 % 11 % 31 % 4 17 % 31 % 47 %
BTS ou DEUG 7 9 % 11 % 31 % 28 % 12 % 14 % 3 76 % 5
DUT 4 21 % 37 % 17 % 17 % 11 % 81 % 4
Bac+2 de la santé 9 % 16 % 41 % 5 26 % 21 % 7 6 49 % 11 % 5
ou du social
Bacheliers sortis du
supérieur sans diplôme 14 % 15 % 14 % 24 % 12 % 4 15 % 53 % 7 30 % 5
Champ : jeunes issus de l’enseignement supérieur ayant un baccalauréat (381 000 individus). Champ : jeunes issus de l’enseignement supérieur (385 000 individus).
Génération
2004 On compte neuf enfants de cadres pour
un enfant d’ouvriers parmi les titulaires d’un
doctorat. À l’inverse, parmi les jeunes qui
quittent le système éducatif sans diplôme, on
compte sept enfants d’ouvriers pour un enfant
de cadres.
16
3 Origines socioculturelles
en Afrique noire 36 % 40 % 9 15 %
en Turquie ou au Moyen-Orient 41 % 42 % 9 8
Génération
2004 Les trois quarts des jeunes de la Génération
2004 ont travaillé durant leurs études. Un sur six
a travaillé régulièrement durant cette période.
Génération
1998 Les jeunes de la Génération 2004 ont plus souvent exercé une activité professionnelle régulière durant
leurs études que ceux de la Génération 1998. Globalement, le nombre de jeunes déclarant avoir, d’une
façon ou d’une autre, travaillé tout en étant étudiant a augmenté d’une génération à l’autre. Mais lorsqu’ils ont
travaillé durant leurs études, les jeunes qui ont quitté le système éducatif en 2004 ont plus souvent occupé des
emplois sans aucun lien avec la formation qu’ils suivaient.
18
Les expériences de travail
4 en cours d’études
Proche de leur
domaine de formation 14 % 16 % 70 %
(20 %)
En lien direct
avec leur formation 10 % 12 % 78 %
(19 %)
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi régulier (hors apprentissage) au cours de leurs études (99 000 individus).
Génération
2004 Huit jeunes sur dix accèdent à leur premier
emploi en moins de six mois. Mais les
premières embauches sont sept fois sur dix à
durée déterminée.
22
1 Le premier emploi
Hommes Femmes
▼ ▼
Ensemble 13 % 28 %
Doctorat 18 % 26 %
Master 7% 14 %
Bac+4 20 % 25 %
Licence 21 % 31 %
Bac+2 10 % 19 %
Baccalauréat 14 % 34 %
CAP ou BEP 9% 36 %
Non diplômé 19 % 40 %
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).
Génération
2004 Dans l’industrie, les quatre cinquièmes
des premières embauches se font à durée
déterminée. Dans les services, plus du tiers
des premiers emplois sont à temps partiel.
Génération
1998 D’une génération à l’autre, les secteurs dans lesquels les jeunes trouvent leur premier emploi varient peu.
Le commerce, les services aux particuliers et la construction voient leur place se renforcer légèrement au
détriment des activités industrielles et du tertiaire administratif.
24
2 Le premier employeur
Dans le 13 % 16 %
57 600 Construction commerce
18 900 Transports
32 %
80 700 Services aux entreprises
45 %
39 000 Administration 19 %
■ Hommes ■ Femmes
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi dans le secteur du
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi salarié au cours commerce (125 000 individus) ou de la santé ou de l’action sociale (78 500
de leurs trois premières années de vie active (690 000 individus). individus) au cours de leurs trois premières années de vie active.
Génération
2004 60 % des jeunes occupent au moins un
emploi à durée indéterminée au cours de
leurs trois premières années de vie active.
Parmi les jeunes ayant travaillé durant leurs trois premières années de vie
active, six sur dix ont occupé au moins un emploi à durée indéterminée. Mais
dans 70 % des cas, le premier CDI n’est pas signé à la première embauche. Les emplois à durée indéterminée
L’accès à ce type de contrat dépend à la fois du niveau et de la spécialité regroupent les emplois sous contrat à
de formation. Les jeunes non qualifiés et les titulaires d’un baccalauréat durée indéterminée (CDI) du secteur
général sont moins nombreux à accéder à ce statut et, d’autre part, s’y privé ou public, et les emplois sous statut
de fonctionnaire.
maintiennent de façon moins durable. La spécialité de formation joue sur
les délais et les modes d’accès au CDI. Ainsi les jeunes issus des spécialités
industrielles aux niveaux baccalauréat ou bac+2 sont 30 % à débuter leur
vie professionnelle par de l’intérim. Ils mettent deux mois de plus que les
autres à trouver leur premier CDI. Pour autant, ils finissent par accéder à ce
statut dans les mêmes proportions que les autres jeunes ayant un niveau de
formation équivalent.
Dans 12 % des cas, le premier CDI est un emploi de fonctionnaire. Ce statut
constitue un premier débouché important pour les titulaires d’une licence
qui, pour la moitié, sont issus d’un IUFM. Parmi ces derniers, 75 % ont
commencé à travailler directement en tant que fonctionnaires.
Le premier CDI est également souvent à temps complet, notamment pour
les diplômés ayant au minimum une licence. Il est toutefois à temps partiel
deux fois et demie plus souvent pour les femmes que pour les hommes, et
ce temps partiel féminin est d’autant plus répandu que ces dernières sont
peu diplômées. Par ailleurs, les femmes qui ont un emploi en CDI dans le
secteur privé travaillent neuf fois sur dix dans le domaine des services.
La moitié des jeunes accèdent à ce premier CDI en moins de six mois. Cela
n’en garantit pas pour autant la longévité. En effet, dans 34 % des cas, ce
contrat a été rompu avant la fin de la troisième année de vie active. À ce
terme, la moitié des jeunes concernés occupe un autre CDI, un quart a un
emploi à durée déterminée, un sur sept est au chômage. Lorsque le premier
emploi en CDI prend fin, c’est dans 70 % des cas suite à une démission
et dans 16 % des cas en raison d’un licenciement ou de la fermeture de
l’établissement employeur.
Lors du premier CDI, les écarts de rémunérations entre secteur public et
secteur privé varient selon le niveau de diplôme des débutants. D’une façon La rémunération correspond au salaire
générale, les salaires sont plus faibles dans le privé pour les jeunes qui n’ont ou traitement mensuel net, primes
pas atteint le niveau bac+2, alors qu’ils sont plus élevés pour les diplômés incluses, à la fin du premier CDI, ou en
qui ont au moins un bac+5. À l’exception des fonctionnaires, les femmes fin de troisième année de vie active si le
jeune n’a pas changé d’emploi.
sont, lors de leur premier emploi, moins rémunérées que les hommes, ce
Le salaire médian est le salaire au-
quelque soit leur niveau de diplôme. Les plus gros écarts, de l’ordre de 300 dessus duquel la moitié des jeunes sont
euros, concernent les titulaires d’un master, ce indépendamment de leur rémunérés, quel que soit leur temps de
spécialité de formation. travail.
26
Le premier contrat
3 à durée indéterminée
■ Secteur d’activité
Agriculture Hommes
Construction
17 %
11 % 22 % 59 %
Industrie
16 %
Tertiaire
72 % Femmes
9%
88 %
Champ : jeunes ayant occupé au moins un CDI dans le secteur privé durant leurs trois premières années de vie active (365 000 individus).
Génération
2004 Un tiers des jeunes de la Génération
2004 a passé, au total, plus de six mois au
chômage au cours des trois premières années
de vie active.
54 % des jeunes de la Génération 2004 ont été au moins une fois confrontés
au chômage au cours de leurs trois premières années de vie active. 33 % ont
même passé au total plus de six mois dans cette situation. Si ces proportions
varient fortement selon le niveau de diplôme, les parcours des jeunes les
plus diplômés ne sont pas exempts d’épisodes de chômage. Ainsi, 28 % des
détenteurs d’un bac+4 ont cumulé au moins six mois de chômage au fil
de leurs trois premières années de vie active. Cette proportion est de 53 %
pour les jeunes non diplômés.
Parmi les jeunes qui débutent leur vie active par du chômage, les deux tiers
l’ont connu dès la fin de leur formation initiale. La durée de cet épisode de Les jeunes qui débutent leur vie active
chômage dépend du niveau et de la spécialité de formation. Ainsi, jusqu’au par du chômage ont entamé une
niveau bac+2 les diplômés issus de filières industrielles sont relativement période de chômage dans les trois
épargnés. En revanche, tel n’est pas le cas des jeunes non diplômés : au mois qui suivaient leur sortie du système
éducatif.
sortir de l’école, 45 % passent plus d’un an en recherche d’emploi. Si ce
chômage en tout début de vie active traduit, notamment chez les moins
diplômés, des difficultés à trouver sa place sur le marché du travail, il peut
aussi correspondre à une période d’attente dans la perspective d’accéder
à un premier emploi suffisamment satisfaisant. Ainsi, 42 % des jeunes
diplômés d’écoles d’ingénieur qui débutent leur parcours professionnel par
du chômage restent au moins six mois dans cette situation.
Au cours des épisodes de chômage, la plupart des jeunes effectuent de
nombreuses démarches de recherche d’emploi. Quelques-unes d’entre elles
sont toutefois plus usitées par certains jeunes. Ce sont préférentiellement les
jeunes ayant au moins une licence, et notamment ceux issus de l’université,
qui passent des concours de la Fonction Publique durant leurs périodes de
chômage. Au cours de leur plus longue période de chômage, 45 % des
jeunes non diplômés n’ont répondu à aucune offre d’emploi, contre 7 %
des détenteurs d’un master. Moins sollicités par les recruteurs et souvent
moins armés pour amorcer les activités de recherche d’emploi, les jeunes
non diplômés tendent à privilégier des démarches qui leur donnent moins
d’opportunités d’accéder à une situation professionnelle stable. Aussi
nombreux que les autres à fréquenter les acteurs institutionnels de l’insertion,
ANPE et CIO notamment, ils sont nettement plus nombreux à s’inscrire dans
une agence d’intérim. Au cours de leur plus long épisode de chômage, 58 %
des jeunes non diplômés n’ont passé aucun entretien d’embauche, contre
13 % des titulaires d’un master.
30
Chômage et
1 recherche d’emploi
De 1 à 5 mois 32 %
41 %
47 %
52 % 52 %
59 % 57 %
63 %
71 %
De 6 à 12 mois 23 %
25 % 34 %
24 %
30 %
21 %
21 % 30 %
Plus d’un an 45 %
20 %
28 % 25 % 24 %
20 % 16 % 18 %
9% 13 %
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4
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No CA Ba
Champ : jeunes ayant été au chômage dans les trois mois suivant leur sortie du système éducatif (257 000 individus).
Génération
2004 Pour la plupart des jeunes, inactivité
ne signifie pas désengagement total du
marché du travail. Si un emploi leur avait
été proposé au cours de leur plus longue
période d’inactivité, les deux tiers l’auraient
accepté.
32
2 Les temps d’inactivité
Ensemble 11 % 3 % 22 % Ensemble 34 %
Doctorat 5% 6% 2 13 % Doctorat 43 % 53 % 4
Master 6% 6 % 1 13 % Master 43 % 54 % 3
Bac+4 9% 14 % 3 26 % Bac+4 49 % 44 % 7
Licence 8% 17 % 3 28 % Licence 49 % 44 % 7
Bac+2 8% 8% 1 17 % Bac+2 40 % 53 % 7
Baccalauréat 9% 12 % 3 % 24 % Baccalauréat 35 % 47 % 18 %
Champ : jeunes ayant connu au moins une période d’inactivité durant les Champ : jeunes ayant connu au moins une période d’inactivité de plus de trois mois
trois années suivant leur sortie du système éducatif (165 000 individus). durant les trois années suivant leur sortie du système éducatif (95 000 individus).
Hommes Femmes
74 % Ensemble de 76 %
la Génération
36 % 17 % 2%
20 % 55 %
42 % 10 % 12 %
5%
22 % 25 %
2%
■ Non-diplomés SANS ENFANTS ■ Diplômés SANS ENFANTS ■ Non-diplomés AVEC ENFANT ■ Diplômés AVEC ENFANT
Champ : ensemble des jeunes de la Génération 2004 (737 000 individus) dont jeunes ayant eu
un parcours marqué par une inactivité précoce et prolongée (25 000 individus).
Génération
2004 Près d’un jeune sur sept a suivi une formation
en dehors des périodes où il était en emploi.
Les reprises d’études sont nettement plus rares,
hormis chez les bacheliers généraux.
Presque 6 % des jeunes de la Génération 2004 ont repris des études dans les
trois ans qui ont suivi leur sortie du système éducatif. Dans deux cas sur trois, Une reprise d’études correspond à une
ce retour sur les bancs de l’école s’est effectué en tout début de deuxième période d’études à temps plein (ce qui
année de vie active et quatre fois sur cinq il a duré plus de neuf mois. exclut les formations par apprentissage)
dans un établissement scolaire ou
Si les jeunes femmes sont un peu plus nombreuses que les jeunes hommes universitaire, intervenant plus de douze
à reprendre des études, retrouver le chemin de l’école ou de l’université mois après la fin de la formation initiale.
dépend surtout du niveau de formation initiale ainsi que de la spécialité.
En particulier, 17 % des jeunes ayant un baccalauréat général ont repris
des études. Tel est le cas également de 9 % des bacheliers issus des filières
professionnelles ou technologiques du tertiaire. Les titulaires d’une licence
en Lettres, Sciences Humaines, Gestion ou Droit, ainsi que les détenteurs
d’une maîtrise (M1) sont également un peu plus concernés que la moyenne
de leur génération par la reprise d’études.
Par ailleurs, 14 % des jeunes ont suivi une ou plusieurs formations dans des
périodes hors emploi. Ils sont d’autant plus nombreux dans ce cas qu’ils sont
peu diplômés, ou sont issus de filières pour lesquelles les difficultés d’accès à Les périodes hors emploi sont des
l’emploi sont plus prégnantes. Ainsi, 25 % des jeunes non diplômés, 23 % de périodes où le jeune n’occupait pas un
ceux ayant un baccalauréat général et 19 % des titulaires d’un CAP ou d’un emploi rémunéré dans une entreprise.
BEP tertiaire ont suivi au moins une formation hors emploi durant leurs trois Ces périodes peuvent être des temps
de recherche d’emploi, de formation
premières années de vie active. Les formations hors emploi sont rarement
ou d’inactivité apparente. Lors de
courtes. Dans près des trois quarts des cas, elles durent au moins six mois, l’enquête « Génération 2004 » chaque
et dans un tiers des cas, elles s’étalent même sur plus d’un an. jeune a été interrogé sur le nombre de
formations suivies au cours de chaque
Les jeunes de la Génération 2004 qui se sont formés hors des périodes où
période hors emploi de plus de trois
ils étaient en emploi poursuivaient plusieurs objectifs. Ils souhaitaient, en mois et il devait décrire ces formations
premier lieu, obtenir un diplôme ou un titre professionnel et, tout aussi lorsqu’elles avaient duré plus d’un mois.
fréquemment, apprendre un métier. Vient ensuite seulement la volonté de
se réorienter professionnellement. Plus d’un quart des jeunes non diplômés
qui se sont formés hors emploi l’ont fait dans la perspective de se remettre
à niveau.
38 % des jeunes qui ont effectué une formation hors emploi de plus d’un La principale formation est la plus
mois ont été orientés vers cette formation par l’ANPE, ou par une mission longue des formations suivies durant les
locale ou une PAIO. Le rôle de ces dernières institutions est plus important périodes hors emploi.
auprès des jeunes peu diplômés pour lesquels l’ANPE joue un rôle modeste.
Les titulaires d’une licence ou d’un master recourent plus marginalement
aux intermédiaires sur le marché du travail.
Génération
1998 Les jeunes de la génération 2004 ont été un peu plus nombreux que leurs aînés de la Génération 1998 à
suivre des formations hors emploi durant leurs trois premières années de vie active. Mais c’est surtout le
phénomène de reprise d’études qui a pris de l’ampleur, à quasiment tous les niveaux de diplôme.
34
Reprise d’études et
3 formation hors emploi
Ensemble 9% 29 %
À distance
Autre Doctorat 28 %
Master 22 % 1
8%
En entreprise 9% ■ ANPE
3% Bac+4 16 % 2
En organisme ■ Mission locale
de formation Licence 8% 1 ou PAIO
55 %
25 %
Bac+2 14 % 8%
Bac 8% 19 %
En organisme de formation
et en entreprise
CAP ou BEP 9% 41 %
Non diplômé 6 % 52 %
Génération
2004 L’intérim est sur tout une « affaire
d’hommes » : 35 % d’entre eux ont signé
au moins un contrat d’intérim durant leurs trois
premières années de vie active, contre18 %
des femmes.
Parmi les jeunes de la Génération 2004 ayant travaillé durant leur trois
premières années de vie active, 27 % ont effectué au moins une mission
d’intérim. L’importance de cette forme d’emploi est cependant très variable :
près d’un quart de ces jeunes n’ont travaillé qu’en intérim, un quart ont
travaillé en intérim plus de la moitié de leur temps d’activité.
La probabilité d’être intérimaire varie de 38 % pour les non diplômés à
4 % pour les titulaires d’un diplôme de niveau bac+5, avec un écart très
net entre le niveau bac+2 (28 %) et la licence (14 %). L’intérim reste une
« affaire d’hommes » : 35 % d’entre eux ont signé au moins un contrat
d’intérim, soit en proportion deux fois plus que de femmes. Cet écart, très
fort jusqu’à la licence, s’estompe au-delà. Cela est probablement lié à la
nature des postes offerts en mission d’intérim. On peut en effet distinguer
d’une part un « intérim de masse » constitué d’emplois conjoncturels, dans
l’industrie ou le bâtiment principalement et le plus souvent pourvu par des
hommes, d’autre part un « intérim de niche » qui requiert des qualifications
très spécialisées dans des domaines d’activité où les femmes peuvent être
majoritaires, telles les professions de la santé.
Mais l’intérim a aussi partie liée avec l’origine culturelle. Par exemple,
avoir ses deux parents nés au Maghreb plutôt qu’en France augmente
de dix points la probabilité d’être intérimaire en début de vie active. De
même, l’importance de l’intérim en proportion du temps passé en emploi
est également liée à l’origine culturelle. Ainsi, 10 % des jeunes dont les
deux parents sont nés à l’étranger n’ont travaillé qu’en intérim, contre 5 %
pour ceux dont les deux parents sont nés en France. L’origine culturelle
pèse tout particulièrement sur les statuts d’emploi des jeunes dont les deux
parents sont originaires d’un pays du Maghreb, ce quel que soit leur niveau
de diplôme.
Moins diplômés que les autres, les jeunes ayant travaillé en intérim durant
leurs trois premières années de vie active sont 14 % à être au chômage en fin
de troisième année de vie active, contre 9 % pour le reste de leur génération.
Si l’intérim semble jouer un rôle de transition vers l’emploi, il ne conduit
pas rapidement à des emplois à durée indéterminée. En effet, seuls 35 %
des jeunes ayant été intérimaires ont un emploi à durée indéterminée en
fin de troisième année de vie active, contre 60 % des jeunes n’ayant jamais
effectué de mission d’intérim.
Génération
1998 La proportion de jeunes ayant travaillé en intérim durant leurs trois premières années de vie active n’a
guère évolué d’une génération à l’autre. Il en va de même pour la part de temps passé en intérim durant
les périodes d’emploi.
36
4 Les emplois intérimaires
Répartition des jeunes selon la part de temps Proportion de jeunes ayant travaillé en intérim
d’emploi qu’ils ont passé en intérim durant leurs trois premières années de vie active
35 %
Ensemble de
18 %
la Génération
27 %
4
Doctorat 3
Pas d’intérim
Pas d’intérim 4
Hommes
73 %
73 % 13 %
Master 13 % Femmes
13 %
Ensemble
17 %
Bac+4 15 %
16 %
6% 23 %
7% 14 % Licence 8%
14 %
Totalité
Moins de 38 %
Plus de la moitié la moitié Bac+2 21 %
28 %
Part du temps d’emploi passé en intérim
36 %
Bac 20 %
Au total 28 %
27 % des jeunes 40 %
ayant eu un emploi au cours de leurs trois CAP ou BEP 19 %
premières années de vie active
32 %
ont travaillé en intérim
46 %
Non diplômé 22 %
38 %
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours
de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus). de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).
Jeunes dont...
Les deux parents sont L’un des parents est né Les deux parents sont Les deux parents sont
nés en France à l’étranger nés à l’étranger nés au Maghreb
10 % 14 % 15 %
5% 5% 13 %
7 % 14 % 7 % 13 % 8% 9%
Part du temps d’emploi passé en intérim ■ Plus de la moitié ■ Totalité ■ Moins de la moitié
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).
Génération
2004 Parmi les jeunes qui ont travaillé durant
leurs trois premières années de vie active,
10 % ont été embauchés au moins une fois en
alternance, 2 % en CES et 3 % en CNE.
38
Trois contrats de
5 travail particuliers
4% 2% 1
Licence
3% 1 2%
8% 2% 1
Bac+2
6% 2% 1
15 % 4% 1
Bac
18 % 3% 4%
14 % 5% 1
CAP ou BEP
12 % 4% 4%
Non diplômé 14 % 4% 2%
12 % 2 % 3 %
Proportion moyenne (10 %) (3 %) (2 %)
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).
10 % 64 %
38 %
49 % 20 %
44 %
6% 7%
19 % 20 %
7% 6%
Champ : jeunes ayant signé au moins un contrat en alternance (75 300 individus), un CNE (22 300 individus)
ou un CES (147 000 individus) durant leur trois premières années de vie active.
L ’enquête « Génération 2004 » permet d’étudier le l’ensemble de la Génération 2004 sous la forme du
parcours d’insertion professionnelle des jeunes tout au chronogramme ci-dessous.
long des premières années qui suivent leur sortie du Si cette présentation gomme l’enchaînement des
système éducatif. situations au niveau individuel, elle donne en revanche
Sur la base de calendriers professionnels, elle recense une première idée de l’évolution de leur poids au fil des
mois par mois la situation de chaque jeune : emploi, mois passés sur le marché du travail par la Génération
chômage, inactivité, formation ou reprise d’études. À 2004. Elle montre notamment que la part de jeunes
partir du calendrier qui décrit la durée et l’enchaînement ayant un emploi progresse fortement au cours de la
des différentes situations que traverse chaque jeune, première année de vie active, puis se stabilise petit
il est possible de retracer le parcours d’insertion de à petit.
s SONT AU
chômage
s 77 % ont
un emploi
Emploi
L es trajectoires suivies par chaque jeune ont été rapide et durable à l’emploi. La deuxième correspond
regroupées en fonction de leur proximité selon la à un accès différé à l’emploi après une période de
méthode du LIRHE : deux jeunes ont des trajectoires chômage alors que, dans la troisième, la stabilisation
d’autant plus proches qu’ils traversent au même moment en emploi succède à une période d’inactivité ou de
la même situation ; inversement, ils ont des trajectoires formation hors emploi. La quatrième trajectoire est
d’autant plus éloignées que le nombre de mois au cours marquée par un décrochage de l’emploi. Les cinquième
desquels leur situation diffère est élevé. Cette méthode et sixième se caractérisent par un chômage persistant
permet de saisir les principales transitions entre les ou récurrent pour l’une, par une inactivité durable
différentes situations. pour l’autre. Enfi n, les deux dernières trajectoires
Huit trajectoires types ont ainsi été identifiées. La sont marquées par des formations hors emploi ou des
première, très majoritaire, est une trajectoire d’accès reprises d’études plus ou moins durables.
58 % de la Génération
Formation
ou reprise
d’études
De longue 4%
durée
3% 12 % Accès différé
De courte à l’emploi
durée 3%
4%
8% Après une période de
8% chômage
Inactivité
durable Après une période
d’inactivité ou de formation
44
Accès rapide et Inactivité Chômage
Formation Inactivité
Après une période
de chômage
Études
12 % des jeunes ont débuté leur vie active par une Chômage
période de chômage avant de se stabiliser en emploi.
Les jeunes qui suivent cette trajectoire ont en moyenne
PASSÏ MOIS AU CHÙMAGE )LS SONT TOUTEFOIS AU lL DU
TEMPS DE PLUS EN PLUS NOMBREUX Ì TRAVAILLER EN Emploi
DÏBUT DE DEUXIÒME ANNÏE DE VIE ACTIVE EN lN
de troisième année de vie active. Quatre sur cinq ont
traversé plusieurs périodes de chômage.
Fin des études AN 2 ans ANS
Formation Chômage
Après une période d’inactivité
ou de formation
4 % des jeunes débutent leur parcours par de l’inactivité
ou une formation avant de se stabiliser en emploi. La Inactivité
Études
proportion de ceux qui travaillent augmente ensuite
RAPIDEMENT POUR ATTEINDRE DÒS LE DÏBUT DE LA Emploi
DEUXIÒME ANNÏE DE VIE ACTIVE ET Ì LISSUE DE LA
troisième année de vie active. Ceux qui ont été inactifs
l’ont été en moyenne onze mois. Les autres ont passé
en moyenne huit mois en formation.
Fin des études AN 2 ans ANS
de l’emploi
Études
8 % des jeunes de la Génération 2004 ont décroché de Chômage
l’emploi durant leur parcours bien qu’ils aient travaillé
en moyenne deux ans durant leurs trois premières
années de vie active. Emploi
Plus de neuf sur dix ont travaillé dès l’année suivant
la sortie du système éducatif, mais moins d’un quart
ont alors eu un emploi à durée indéterminée, cette
proportion ne progressant pas ensuite. Au cours de la
Fin des études AN 2 ans ANS
troisième année de vie active, ils sont de moins en moins
nombreux à travailler et tous connaissent alors une
période d’inactivité, de chômage ou de formation. Au
TERME DE CETTE PÏRIODE SEULS ONT UN AUTRE EMPLOI
SONT AU CHÙMAGE SONT INACTIFS ET ONT
repris leurs études ou sont en formation.
ou récurrent
Études
Inactivité Formation
durable
46
Formation ou reprise d’études
De courte durée
Inactivité
3 % des jeunes de la Génération 2004 ont connu un
épisode de formation hors emploi (six cas sur dix) ou Études
Études
Formation
de reprise d’études (quatre sur dix) au cours de leur
deuxième année de vie active. Ici, ces épisodes excèdent
rarement un an et demi, et la moitié d’entre eux durent Chômage
entre neuf et treize mois.
Au début de la première année de vie active, la moitié Emploi
de ces jeunes a un emploi. Mais, quatre fois sur cinq, cet
EMPLOI EST Ì DURÏE DÏTERMINÏE 0AR AILLEURS SONT AU
CHÙMAGE SONT INACTIFS LES AUTRES AYANT DÏJÌ ENTAMÏ
une formation hors emploi. Durant la deuxième année qui Fin des études AN 2 ans ANS
SUIT LEUR SORTIE DU SYSTÒME ÏDUCATIF SONT EN FORMATION
ET ONT REPRIS DES ÏTUDES %N lN DE TROISIÒME ANNÏE DE
VIE ACTIVE TRAVAILLENT n Ì DURÏE INDÏTERMINÏE
ET Ì DURÏE DÏTERMINÏE n ET RECHERCHENT UN
emploi.
De longue durée
Études
4 % des jeunes de la Génération 2004 se sont formés Formation
durant un temps relativement long, généralement plus Inactivité
de deux ans. Pour un tiers d’entre eux, il s’agissait de Chômage
formations hors emploi, pour les deux tiers restant de
reprises d’études.
Ces jeunes ont passé peu de temps en emploi, en moyenne Emploi
sept mois durant les trois ans qui ont suivi la fin de leur
formation initiale. Un tiers n’a même jamais travaillé.
Six mois après leur sortie du système éducatif, moment Fin des études AN 2 ans ANS
Oá ILS SONT LES PLUS NOMBREUX Ì TRAVAILLER SEULS ONT
UN EMPLOI DONT MOINS DE Ì DURÏE INDÏTERMINÏE
Néanmoins, plus de la moitié de ces jeunes n’ont jamais
été au chômage avant leur retour en formation.
Génération
2004 Accéder rapidement et durablement à
l’emploi demeure plus aisé pour les jeunes
les plus diplômés, mais la filière suivie et la
spécialité de formation ne sont pas sans effet
sur la trajectoire d’insertion.
48
Trajectoire et
1 formation initiale
■ Quelques trajectoires
Bacheliers
technologiques ou
professionnels sortis 61 % 14 % 10 7 5
non diplômés de Diplômés de
BTS ou DUT CAP ou BEP par 72 % 12 8 6
apprentissage
Titulaires d’un
baccalauréat
général sortis 59 % 9 7 9 16 %
non diplômés de
BTS ou DUT
Diplômés de
CAP ou BEP par 53 % 18 % 10 15 % 2
la voie scolaire
Sortants de DEUG 44 % 14 % 14 % 11 17 %
non diplômés
Génération
2004 À tous les niveaux de diplôme, pour les
jeunes hommes comme pour les jeunes
femmes, être issu de l’immigration augmente
sensiblement le risque de rester à l’écart de
l’emploi lors des trois premières années de
vie active.
50
Trajectoire, sexe et
2 origine socioculturelle
Jeunes issus
Femmes 55 % 16 % 8 12 9 d’une famille 62 % 15 % 8 7 8
de cadres
Ensemble de la
59 % 16 8 11 7
Génération 2004
Proportion de jeunes ayant accédé rapidement Proportion de jeunes ayant suivi une
et durablement à l’emploi trajectoire éloignée de l'emploi
73 % 3
Bac+3 et plus 63 % 7%
67 % 5%
71 % 4
Bac+2 65 % 5%
77 % 3
61 % 8%
Bac 47 % 12 %
57 % 8%
61 % 10 %
CAP ou BEP 49 % 16 %
55 % 13 %
39 % 22 %
Non diplômé 29 % 33 %
34 % 28 %
Génération
2004 En fin de troisième année de vie active,
le taux de chômage des jeunes varie
sensiblement selon leur région de formation,
souvent à la mesure du taux de chômage
global.
52
Insertion et
3 région de formation
■ Chômage des sortants du secondaire ■ Chômage des diplômés du supérieur
Taux de chômage en fin de troisième année de Taux de chômage en fin de troisième année
vie active des jeunes issus de l’enseignement de vie active des diplômés de l’enseignement
secondaire selon leur région de formation supérieur selon leur région de formation
(En %) (En %)
31,2 7,5
20,0 6,8
17,4 5,7
16,2 14,7 5,6 6,6
16,5 8,6
1 480 14,4
1 700 1 590 13,5
1 490 13,5
13,8
1 450 1 550 12,1 10,1
1 500 13,9
1 480 12,3
1 520 1 500 10,4 12,7
1 480 13,8
1 500 1 500 14,8 19,5
1 520 12,6
Génération
2004 Un quart des jeunes a connu au moins
trois employeurs. Ces mobilités concernent
davantage les jeunes ayant un niveau de
formation inférieur à la licence.
Plus de neuf jeunes de la Génération 2004 sur dix ont travaillé durant leurs
trois premières années de vie active. 44 % d’entre eux n’ont jamais changé
d’employeur, près d’un tiers a changé une seule fois et près d’un quart au Un changement d’employeur s’entend
moins deux fois. ici hors mutation entre établissements ou
au sein de la Fonction publique.
Les titulaires d’un bac+2 de la filière santé ou social, ou d’une licence
scientifique, sont parmi les débutants qui changent le moins souvent
d’employeur. A l’opposé, les jeunes ayant un baccalauréat technologique
ou professionnel tertiaire et les titulaires d’un bac+2, hors santé ou social,
connaissent plus fréquemment de multiples employeurs.
Toutefois, changer d’employeur ne présage pas d’un temps plus long passé
en emploi. Ainsi, au cours des trois premières années de vie active, les
jeunes non diplômés changent un peu plus souvent d’employeurs que
les autres. Surtout, ils restent en moyenne moins de temps chez un même
employeur. En dehors des titulaires d’un bac+2 de la filière santé ou social,
les changements d’employeurs concernent davantage les jeunes ayant un
niveau de formation inférieur à la licence.
Trois ans après être sortis du système éducatif, les jeunes travaillent le plus
souvent dans le commerce ou dans le domaine de la santé ou de l’action
sociale. Ce dernier secteur emploie près d’un quart des jeunes femmes de
la Génération 2004, alors que les hommes sont davantage présents dans les
secteurs de la construction ou de l’industrie.
Durant les trois premières années de vie active, la part des secteurs du
commerce et des services aux particuliers dans l’emploi des jeunes a diminué
au profit de l’administration, des activités financières et immobilières, et
des services qualifiés aux entreprises. L’équilibre entre secteur public et
secteur privé n’a en revanche pas évolué. Le privé emploie les trois quarts
des jeunes au terme de leur troisième année de vie active. Plus du quart des
jeunes femmes travaille dans la Fonction publique contre à peine plus d’un
homme sur dix. La répartition des jeunes selon la taille des établissements
reste également stable : la majorité des jeunes qui travaillent dans le secteur
privé sont employés par des PME.
✧
Génération
1998 Les jeunes de la Génération 2004 sont, en proportion, un peu plus nombreux que leurs homologues de la
Génération 1998 à avoir changé d’employeur durant leurs trois premières années de vie active. En particulier,
les diplômés ayant au moins une licence ont eu plus souvent de multiples employeurs.
56
1 D’un employeur à l’autre
Génération
2004 Bien que plus diplômées, les femmes
débutent avec des salaires inférieurs à
ceux des hommes. L’écart s’atténue au fil des
années.
L ors du premier emploi, les écarts salariaux restent limités jusqu’au niveau
de la licence. En revanche, les premiers salaires des jeunes ayant au moins un
master sont d’emblée supérieurs de 58 % à ceux des jeunes sans diplôme. Les
disparités salariales se creusent ensuite au fil des premières années passées
sur le marché du travail, avec des paliers importants au bénéfice des jeunes
détenteurs au moins d’un bac+2, d’un master ou plus. Au cours des trois
premières années de vie active, les diplômés de l’enseignement supérieur
voient leur salaire médian progresser de 24 %, contre seulement 13% pour
les diplômés du secondaire. Le salaire médian est le salaire au-
dessus duquel la moitié des jeunes sont
Les jeunes qui effectuent des mobilités professionnelles en début de vie rémunérés, quel que soit leur temps de
active connaissent en moyenne des progressions salariales plus importantes travail. Le salaire étant la rémunération
que les autres. Leur rémunération augmente de 10 % entre le premier salaire nette mensuelle, primes incluses.
et celui perçu en fin de troisième année de vie active, contre 7 % pour les L’évolution de salaire est la différence
jeunes qui n’ont occupé qu’un emploi. Cette progression est particulièrement entre le salaire perçu à l’embauche
importante pour les titulaires d’un bac+4 ou d’un master. Dans bien des au premier emploi et le dernier salaire
cas, elle permet d’ailleurs un rattrapage salarial par rapport aux jeunes qui perçu au cours des trois premières
années de vie active.
n’ont pas été mobiles et qui sont souvent mieux rémunérés au départ de leur
parcours professionnel. Les jeunes les plus mobiles, ayant connu au moins
trois mobilités, qui peuvent être aussi les plus précaires, peinent toutefois à Une mobilité correspond à un
rattraper leurs homologues plus stables. changement d’entreprise ou
d’établissement employeur, ou bien
Les évolutions de salaires sont également liées au secteur d’activité dans à une interruption d’activité suivie
lequel les jeunes exercent leur activité professionnelle. Elles s’échelonnent d’une reprise d’activité chez le même
de 4 à 10 %. Elles sont plus importantes dans les activités tertiaires, comme employeur.
la finance, qui offrent aussi les meilleurs salaires au premier emploi. À
l’inverse, l’industrie agroalimentaire se caractérise par des salaires initiaux
faibles et des progressions modestes.
Les progressions de salaires sont d’autant plus fortes que les jeunes ont passé
du temps en emploi. Elles sont également un peu plus importantes pour les
femmes que pour les hommes, permettant ainsi un relatif rattrapage sur ces
derniers. En effet, malgré leur désavantage en termes de formation initiale,
les hommes perçoivent lors de la première embauche un salaire médian
supérieur de 12 % à celui des femmes. Cet écart se réduit à 8 % en fin de
troisième année de vie active.
58
Débuts de carrière
2 salariale
mensuel
Fem
+ 16 %
Nombre de
+ 14 %
mobilités
+ 12 %
Aucune
+ 10 %
Une
+8%
Deux
+6%
Plus de deux
+4%
+2%
és
+2
+4
e
éa
ra
te
nc
bl
BE
lifi
to
as
c
c
r
m
ce
au
Ba
Ba
oc
ou
a
se
Li
qu
al
En
P
cc
on
CA
Ba
N
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi durant leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).
Génération
2004 Les premières années d’activité sont le théâtre
de nombreuses mobilités professionnelles et
notamment de changements de catégories
socioprofessionnelles.
60
3 Évolutions professionnelles
12 % 15 % 13 %
16 %
Cadre Cadre
Profession Profession
31 %
intermédiaire intermédiaire
29 %
36 %
Employé 43 % Employé
qualifié
Ouvrier
Ouvrier
qualifié
Employé
21 % non qualifié 14 %
Ouvrier
21 % non qualifié
16 %
37 %
16 %
41 %
6%
4%
14 %
9% 7%
Champ : jeunes occupant un emploi au terme de Champ : jeunes occupant un emploi au terme de leur troisième année
leur troisième année de vie active (570 000 individus). de vie active, hors artisans et agriculteur (560 000 individus).
Génération
2004 Trois jeunes sur dix ont travaillé hors de leur
région de formation au cours de leur trois
premières années de vie active. Par ailleurs,
la moitié des jeunes se disent prêts à quitter
la région où ils travaillent pour avancer dans
leur carrière.
Un jeune sur cinq déclare avoir changé de région pour poursuivre ses
études. Cette proportion s’élève avec le niveau d’études. Elle est de 11 %
parmi les jeunes issus de l’enseignement secondaire et de 32 % pour les
diplômés du supérieur.
Parmi les jeunes qui ont eu un emploi durant leurs trois premières années de
vie active, 29 % ont travaillé hors de leur région de formation. En particulier,
8 % sont allés en Île-de-France, région particulièrement attractive pour La région de formation est celle
les jeunes ayant au moins un bac+3. La proportion de jeunes amenés à dans laquelle est localisé le dernier
travailler hors de la région dans laquelle ils se sont formés est variable selon établissement de formation que le jeune
les régions et va de 25 % pour ceux formés en Corse, Île-de-France, Alsace a fréquenté avant sa sortie du système
éducatif, c’est-à-dire durant l’année
ou Nord-Pas-de-Calais à près de 40 % pour ceux issus des régions Centre,
scolaire 2003-2004.
Poitou-Charentes et Limousin.
Les changements de région en cours de
Un jeune sur vingt a occupé un emploi hors de sa région de formation avant vie active ont été évalués en comparant
de revenir y travailler. Mais un sur quatre travaille toujours dans sa région de la région d’origine et les régions où se
formation en fin de troisième année de vie active. Ce dernier cas de figure situent les entreprises dans lesquelles les
jeunes ont occupé un emploi durant leurs
est deux fois plus fréquent parmi les diplômés de l’enseignement supérieur
trois premières années de vie active.
que chez les jeunes issus de l’enseignement secondaire.
Avoir travaillé hors de sa région de formation semble avoir une influence
mineure sur les conditions d’insertion. En termes de rapidité d’accès et de
stabilité de l’emploi, les jeunes ayant quitté transitoirement leur région de
formation ont des conditions d’insertion légèrement moins satisfaisantes que
ceux n’ayant jamais travaillé hors de cette région. En revanche, quel que soit
leur niveau de diplôme, les jeunes ayant quitté leur région de formation de
manière plus pérenne perçoivent un meilleur salaire que les autres.
Dans leur ensemble, les jeunes ressentent la mobilité géographique comme
un enjeu dans le monde du travail. La moitié de ceux qui travaillent en fin
de troisième année de vie active se disent prêts à quitter leur région pour
avancer dans leur carrière. Pour autant, dans deux tiers des cas, la région
de formation est non seulement celle où le jeune résidait lorsqu’il était en
classe de sixième mais aussi celle où il travaille trois ans après être sorti du
système éducatif.
62
4 Mobilités géographiques
46 % 71 %
Ils ont un emploi stable 39 % 57 %
46 % 67 %
14 % 5
Ils sont au chômage 13 % 6
14 % 6
1 240 ` 1 650 `
Salaire net
1 200 ` 1 500 `
mensuel médian
1 200 ` 1 500 `
Ils ont travaillé de façon pérenne Ils ont travaillé transitoirement Ils n’ont jamais travaillé hors
hors de leur région de formation hors de leur région de formation de leur région de formation
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).
Génération
2004 Trois ans après avoir quitté le système
éducatif, plus des trois quarts des jeunes
ont un emploi. Mais, fait nouveau, un jeune
sur quinze est en formation.
Trois ans après être sortis du système éducatif, les jeunes de la Génération
2004 sont massivement présents sur le marché du travail. Leur taux d’activité
est de 90 % : 77 % travaillent et 13 % recherchent un emploi. Accéder à Le taux d’activité est la part des actifs,
l’emploi s’avère cependant une affaire délicate pour certains, notamment c’est-à-dire de jeunes en emploi ou au
pour les jeunes non diplômés ou les titulaires d’un baccalauréat général. chômage, rapporté à l’ensemble de la
Pour ces derniers, ce sont fréquemment les situations de reprise d’études qui génération.
expliquent leur moindre présence en emploi trois ans après leur sortie du Le taux de chômage est la part des
système éducatif. Les taux d’emploi et de chômage varient également selon la chômeurs parmi les actifs.
spécialité de formation au détriment des jeunes issus de filières tertiaires. Le taux d’emploi est la part de jeunes
ayant un emploi rapportée à l’ensemble
Trois ans après la fin de leur formation initiale, 7 % des jeunes de la de la Génération.
Génération 2004 ont repris leurs études ou suivent une formation. Il s’agit
principalement de jeunes qui avaient terminé leur cursus sur un échec :
jeunes non diplômés, titulaires d’un baccalauréat général, ou technologique
tertiaire, n’ayant pas obtenu de diplôme dans l’enseignement supérieur. Les
titulaires d’un bac+2 de spécialité tertiaire ou d’une licence en Lettres ou
Sciences humaines, sont également plus nombreux que la moyenne à avoir
repris des études ou à se former.
Par ailleurs, 3 % des jeunes sont inactifs. La plupart sont issus de
l’enseignement secondaire. 64 % de ces inactifs sont des femmes, dont les
deux tiers sont mères de famille.
Alors que dans l’ensemble de la population active, le chômage des femmes
est plus important que celui des hommes, cet écart n’apparaît pas pour la
Génération 2004 en fin de troisième année de vie active. La bonne situation
relative des diplômées de l’enseignement supérieur compense en effet le
sur-chômage dont continuent de pâtir les autres jeunes femmes. Plusieurs
facteurs peuvent expliquer ce constat. D’une part, le diplôme reste un atout
pour trouver un emploi et les femmes de la Génération 2004 sont de ce point
de vue mieux dotées que leurs homologues masculins : 13 % n’ont aucun
diplôme, contre 21% des hommes, et 48 % sont diplômées de l’enseignement
supérieur, contre seulement 36 % des hommes. Ces dernières peuvent en
outre bénéficier de conditions d’insertion favorables liées à leur orientation,
notamment dans les formations de la santé ou du social. Enfin, les jeunes
femmes se révèlent plus enclines à reprendre des études ou à entamer une
formation complémentaire.
Génération
1998 Trois ans après leur sortie du système éducatif, la situation professionnelle des jeunes de la Génération
2004 apparaît moins favorable que celle des jeunes de la Génération 1998. Moins souvent en emploi, ils
sont plus nombreux à être confrontés au chômage. Surtout, ils ont plus souvent repris des études ou entamé une
formation. Ces évolutions ont été, dans l’ensemble, un peu plus défavorables aux hommes qu’aux femmes.
66
1 Situation professionnelle
8% Doctorat 11 28
Doctorat
6%
Master 8 26
4
Master
7% Bac+4 23
6
11 %
Bac+4
9% Licence 10 23
8% Bac+2 26
Licence 7
6%
7% Bac 8 22
Bac+2
6%
CAP ou BEP 9 21
11 %
Bac
16 % Non diplômé 12 17
14 %
CAP ou BEP
22 % Ancienneté médiane Ancienneté médiane
29 % du chômage (en mois) en emploi (en mois)
Non diplômé Durée depuis laquelle la moitié des jeunes au Durée depuis laquelle la moitié des jeunes en
38 % chômage en fin de troisième année de vie active emploi en fin de troisième année de vie active
se trouve dans cette situation. se trouve dans cette situation.
Champ : jeunes actifs trois ans après leur sortie du système éducatif Champ : jeunes en emploi (570 000 individus) ou au chômage (94 000 individus)
(351 000 hommes, 313 000 femmes). au terme de leur troisième année de vie active.
Génération
2004 Un jeune sur trois occupe encore un emploi
à durée déterminée en fin de troisième
année de vie active, et ils sont d’autant plus
nombreux dans ce cas qu’ils sont moins
diplômés.
T rois ans après la sortie du système éducatif, les emplois à durée indéterminée
représentent la forme prédominante d’emploi parmi les diplômés de Un emploi à durée indéterminée
l’enseignement secondaire et supérieur. Ils concernent en revanche moins (EDI) est un emploi sous contrat à
de la moitié des jeunes non diplômés. La proportion relativement faible de durée indéterminée, sous statut de
titulaires d’un doctorat occupant un emploi à durée indéterminée s’explique fonctionnaire ou sous contrat nouvelle
embauche.
en partie par des formes d’emploi alternatives au salariat, comme l’exercice
d’une profession libérale.
Un jeune sur trois occupe encore un emploi à durée déterminée en fin de
troisième année de vie active, et ils sont d’autant plus nombreux dans ce cas
que leur niveau de diplôme est bas et qu’ils sont issus d’une spécialité tertiaire.
Au-delà du niveau master, les jeunes issus de filières universitaires restent, en fin
de troisième année de vie active, bien plus souvent en emploi à durée déterminée
que ceux issus d’une école de commerce ou d’ingénieurs. Le quart des jeunes Un emploi à durée déterminée
en emploi à durée déterminée est intérimaire. Cette forme d’emploi concerne au (EDD) est un emploi sous contrat à
premier chef les non diplômés et les détenteurs d’un CAP ou d’un BEP et, dans durée déterminée classique, en mission
une moindre mesure, les bacheliers et les titulaires d’un DUT ou d’un BTS. d’intérim ou un emploi aidé c’est-à-
dire relevant des mesures publiques
Les différents dispositifs publics en faveur de l’emploi des jeunes représentent (CAE, CES, CEC, CIE, contrat de
19 % des emplois à durée déterminée. Les CAE et les CES, peu fréquents, professionnalisation ou d’apprentissage).
concernent principalement des jeunes issus de l’enseignement secondaire.
À l’instar des contrats de professionnalisation, les contrats d’apprentissage se
concentrent pour l’essentiel sur les jeunes non diplômés.
Le niveau de diplôme affecte aussi d’autres dimensions de l’emploi. Ainsi, les
rémunérations perçues par les jeunes docteurs sont pratiquement deux fois plus
élevées que celles des jeunes non diplômés. Outre le niveau, la spécialité du
diplôme a également des effets sur les conditions d’emploi. Ainsi, des CAP et BEP Un jeune est considéré comme travaillant
au master, les jeunes issus des spécialités tertiaires ou de sciences humaines sont à temps partiel subi lorsqu’il a un
plus fréquemment employés à temps partiel ou en emploi à durée déterminée. emploi à temps partiel mais déclare
Ceux d’entre eux qui n’ont pas poursuivi leurs études au-delà du baccalauréat souhaiter travailler à temps plein.
apparaissent particulièrement vulnérables au temps partiel subi. Les jeunes
diplômés de spécialités industrielles sont pour leur part davantage en emploi, Il est considéré comme travaillant à
notamment par le biais de l’intérim. De plus, à niveau d’études équivalent, les temps partiel choisi lorsqu’il a un
diplômés des spécialités industrielles ou scientifiques perçoivent des salaires emploi à temps partiel et déclare
plus élevés, de 7 % à 14% selon leur niveau de diplôme. ne pas souhaiter travailler à temps plein.
✧
Génération
1998 Trois ans après la fin des études, les jeunes de la Génération 2004 sont un peu moins nombreux à avoir un
emploi à durée indéterminée que ceux de la Génération 1998. D’une génération à l’autre, la proportion de
débutants qui travaillent et ont un emploi à durée indéterminée se maintient parmi les jeunes issus de l’enseignement
secondaire, alors qu’elle baisse pour ceux ayant au moins un bac+2. Parmi les emplois à durée déterminée, les
emplois aidés sont en reflux, du fait notamment de la disparition des emplois-jeunes. De fait, la population bénéficiant
des dispositifs de la politique d’emploi se modifie et les jeunes issus du secondaire y redeviennent majoritaires.
Par ailleurs, l’éventail des salaires se resserre, les plus diplômés gagnant en moyenne 1,92 fois le salaire des moins
diplômés, contre 2,10 dans la Génération 1998.
68
2 Les conditions d’emploi
Ensemble 1 300 19 % 8% 6%
Ensemble
Doctorat 2 150 19 % 11
Doctorat
Master 1 990
14 % 21
Master
Bac+4 1 500
Bac+4 23 % 32
Licence 1 460
Licence 21 % 3 3
Bac+2 1 410
Bac+2 21 % 5 3
Bac 1 200
Bac 20 % 7% 10 %
CAP ou BEP 1 200
CAP ou BEP 19 % 11 % 8%
Non diplômé 1 140
Non diplômé 20 % 19 % 13 %
Salaire médian
25 % gagnent 25 % gagnent
25 % des jeunes 25 % des jeunes CDD Intérim Autre contrat à durée déterminée
moins plus
Champ : jeunes occupant un emploi au terme de Champ : jeunes occupant un emploi au terme de
leur troisième année de vie active (570 000 individus). leur troisième année de vie active (570 000 individus).
Génération
2004 Globalement, la majorité des jeunes salariés
se dit satisfaite de sa situation professionnelle
en fin de troisième année de vie active.
Cependant, ce sentiment varie nettement selon
les caractéristiques de leur emploi.
L es jeunes qui sont salariés trois ans après leur sortie du système éducatif
semblent majoritairement satisfaits de leur insertion : 67 % déclarent que
leur situation professionnelle leur convient et qu’ils ne cherchent pas un La satisfaction ou l’insatisfaction a été
autre emploi. À l’opposé, 13 % apparaissent insatisfaits d’une situation évaluée en croisant les réponses à deux
qui ne leur convient pas et qu’ils aimeraient quitter. Également en quête questions soumises aux jeunes ayant
d’un autre emploi, 10 % des jeunes souhaiteraient effectuer une mobilité un emploi salarié trois ans après leur
sortie du système éducatif : « Sur le plan
professionnelle tout en étant dans une situation qui leur convient. Enfin,
professionnel, votre situation actuelle
10 % de jeunes semblent résignés. Ils sont dans une situation qui ne leur vous convient-elle ? » et « Actuellement,
convient pas mais ne cherchent pas un autre emploi. recherchez-vous un autre emploi ? »
Ces appréciations varient surtout selon les caractéristiques des emplois
occupés. Les jeunes en CDI, comme ceux à temps plein, sont bien plus
fréquemment satisfaits que les autres. À l’inverse, 25 % de ceux qui travaillent
en intérim sont insatisfaits et 13 % sont résignés. Le degré de satisfaction varie
corrélativement selon le type de trajectoire : les jeunes ayant accédé de façon
« différée ou complexe » à l’emploi, ainsi que ceux dont la trajectoire est
L’« accès différé ou complexe » à
demeurée longtemps « éloignée de l’emploi », sont plus souvent insatisfaits l’emploi regroupe les trajectoires
et résignés que les autres. En revanche, être satisfait ou pas de sa situation d’« accès différé après une période de
professionnelle après trois ans de vie active dépend peu, par ailleurs, du chômage ou d’inactivité » et les parcours
niveau de diplôme ou du sexe. incluant une période de formation ou un
décrochage de l’emploi. La trajectoire
Le fait d’être satisfait, ou non, trouve également écho dans les sentiments « éloignée de l’emploi » regroupe les
exprimés par les jeunes quant à leur réalisation professionnelle ou à la trajectoires de « chômage récurrent ou
reconnaissance de leurs qualifications dans les emplois qu’ils occupent. Si, persistant », d’« inactivité longue ou de
dans l’ensemble, plus des trois quarts des jeunes salariés disent se réaliser reprise d’études longues » (cf. pages 43
professionnellement dans leur emploi, cette proportion s’élève à 90 % parmi à 45).
les jeunes satisfaits mais n’est que de 32 % parmi ceux qui sont insatisfaits.
60 % des jeunes se jugent utilisés à leur niveau de compétences, ce
sentiment est nettement moins fréquent pour les jeunes en quête de mobilité
qui s’estiment également moins souvent bien rémunérés. Enfin, parmi les
débutants qui sont dans une situation professionnelle qui ne leur convient
pas, moins d’un tiers estime être utilisé à son niveau de compétence et un
dixième pense être bien payé contre un cinquième parmi l’ensemble des
jeunes salariés.
✧
Génération
1998 Les jeunes de la Génération 2004 sont plus souvent satisfaits de leur insertion professionnelle que leurs
pairs de la Génération 1998. En revanche, ils déclarent moins souvent se réaliser professionnellement et
s’estiment plus fréquemment utilisés en dessous de leur niveau de compétences.
70
Satisfaction à l’égard
3 de l’emploi
Leur situation
professionnelle ne Insatisfaits Résignés
23 %
leur convient pas
13 % 10 %
23 % 77 % 100 %
Champ : jeunes occupant un emploi salarié au terme de leur troisième année de vie active (526 000 individus).
■ Satisfaction, Au terme de leur troisième année de vie active, ils ont un emploi et sont...
parcours et situation En quête
Satisfaits d’une mobilité Résignés Insatisfaits
professionnelle
professionnelle
(en %) (en %) (en %) (en %)
Trajectoire
Accès rapide et durable 71 9 9 11
Accès différé et complexe 60 11 13 16
Éloigné de l’emploi 60 12 10 18
Type de contrat de travail
CDI 74 9 8 9
CDD 55 13 13 19
Intérim 48 14 13 25
Temps de travail
Temps plein 71 9 9 11
Temps partiel 50 13 13 24
Champ : jeunes occupant un emploi salarié au terme de leur troisième année de vie active (526 000 individus).
Génération
2004 Moins souvent en emploi en fin de troisième
année de vie active, les jeunes qui vivent en-
core chez leurs parents perçoivent également
des rémunérations moins élevées.
G
Génération
1998 Trois ans après la fin de leurs études, les jeunes de la Génération 2004 vivent seuls, en couple ou chez
leurs parents dans les mêmes proportions que ceux de la Génération 1998. En revanche, ils sont moins
nombreux à être déjà parents.
72
4 Situation familiale
■ Situation trois Ils habitent chez Ils vivent Ils ont au moins
ans après la Âge moyen leurs parents en couple un enfant
fin des études Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes
(en années) (en %) (en %) (en %)
Non diplômé 21 76 56 10 29 4 19
CAP ou BEP 22 67 42 17 40 5 19
Bac 24 56 39 20 40 4 11
Bac+2 25 37 23 35 56 6 13
Licence 27 28 17 38 56 7 15
Bac+4 27 23 17 37 52 7 12
Master 27 11 9 43 58 7 10
Doctorat 32 5 4 67 74 35 41
Ensemble 24 52 31 24 46 5 14
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).
Ils habitent chez Ils vivent Ils vivent Ils ont au moins
leurs parents en couple seuls un enfant
7% 5% 5%
10 %
13 % 6% 6% 10 %
9% 19 %
9% 9%
18 %
20 %
15 %
91 % 88 %
80 % 84 %
78 %
72 %
64 % 62 %
Génération
2004 L’origine sociale infléchit le devenir
socioprofessionnel des débutants. Ainsi, un
jeune issu d’une famille de cadres a près de
huit fois plus de chances qu’un jeune de milieu
modeste d’être cadre à son tour.
74
Origine sociale et
5 situation professionnelle
Répartition
où le jeune quittait le système éducatif ■ CAP ou BEP ■ Bac+2
(en %)
Du père ▼ ▼ De la mère
Cadre Cadre 8 5 3 19 % 20 % 53 %
Cadre Non-cadre 16 8 %8 % 23 % 23 % 38 %
Non-Cadre Cadre 6 10 % 11 % 23 % 22 % 34 %
Employé Non-cadre 22 18 % 20 % 26 % 20 % 16 %
Ouvrier Non-cadre 24 21 % 25 % 26 % 17 % 11 %
Ensemble 100 17 % 17 % 23 % 20 % 23 %
Champ : jeunes dont la position professionnelle des deux parents est connue (608 000 individus).
Cadre Non-cadre 13 % 18 % 44 % 24 %
Non-Cadre Cadre 18 % 19 % 39 % 22 %
Employé Non-cadre 25 % 31 % 35 % 8%
Ouvrier Non-cadre 34 % 29 % 30 % 6%
Ensemble 24 % 25 % 35 % 14 %
Champ : jeunes dont la position professionnelle des deux parents est connue et ayant un emploi en fin de troisième année de vie active (521 000 individus).
Génération
2004 Un jeune sur huit déclare avoir été victime
d’une discrimination à l’embauche. Les motifs
de discrimination sont différents chez les hommes
et les femmes. Les jeunes issus de l’immigration se
sentent deux fois plus concernés que l’ensemble
de leur génération par la discrimination.
U n jeune sur huit estime avoir été victime au moins une fois d’une
discrimination à l’embauche durant son parcours d’insertion. Le nom,
la couleur de peau, le sexe et la situation familiale sont perçus comme
les principaux motifs de cette discrimination. Viennent ensuite le lieu de
résidence, le « look » ou une particularité physique.
Le sentiment d’avoir subi une discrimination est aussi fréquent chez
les hommes que chez les femmes mais les motifs de discrimination Le sentiment de discrimination abordé
évoqués diffèrent. Les femmes estiment plus souvent avoir été victimes de ici, vise à prendre la mesure de
discriminations de nature sexiste ou liées à leur situation familiale, c’est-à- perceptions discriminatoires ressenties
dire au fait d’avoir ou d’attendre un enfant. Les hommes dénoncent plutôt par les jeunes au cours des différentes
procédures de recrutement qui jalonnent
des pratiques de discrimination liées à leurs origines.
leur parcours d’insertion.
Si 10 % des jeunes dont les deux parents sont nés en France estiment avoir
été victimes de discrimination à l’embauche, c’est le cas de 14 % des jeunes
dont un des parents seulement est né en France et de 33 % des jeunes dont
les deux parents sont nés à l’étranger. Le risque de se sentir discriminé est
fortement corrélé au pays d’origine des parents. Il est faible pour les jeunes
originaires d’Europe du Sud ; il est élevé pour les jeunes originaires d’Asie
et d’Europe de l’Est, et plus marqué encore pour les jeunes originaires de Sont considérés comme originaires
Turquie ou du Moyen-Orient, d’Afrique noire et du Maghreb. Les jeunes d’une zone géographique donnée les
issus de l’immigration se sentent le plus souvent discriminés à cause de leur jeunes dont l’un au moins des parents
nom, de la couleur de leur peau ou de leur lieu de résidence. est né dans cette zone géographique,
sans aucun critère de nationalité.
Les jeunes qui se sentent le plus concernés par la discrimination sont les Sont considérés comme issus de
non-diplômés. Les titulaires d’un bac+2 de la Santé et du Social, ou d’une l’immigration, les jeunes dont l’un des
licence en Maths, Sciences et Techniques semblent quant à eux relativement parents au moins est né à l’étranger,
sans aucun critère de nationalité.
préservés du sentiment de discrimination. Pour autant, le niveau d’étude
ne constitue pas nécessairement un rempart efficace face au sentiment de
discrimination, surtout pour les femmes. Ainsi, 15 % des jeunes femmes
ayant un master se sentent discriminées. Celles dont la formation s’écarte des
stéréotypes de leur sexe, telles les femmes issues de spécialités industrielles,
apparaissent plus exposées que les autres.
Génération
1998 Dans l’ensemble, le sentiment de discrimination a peu évolué entre la Génération 1998 et la Génération
2004. Cependant, les jeunes de la Génération 2004 dont les deux parents sont nés à l’étranger déclarent
plus souvent avoir été discriminés. Le nom et la couleur de peau sont des motifs de discrimination qu’ils citent plus
fréquemment.
76
6 Discriminations
Plus haut diplôme obtenu en formation initiale par les jeunes de la Génération
2004, déterminé à partir de la classe suivie en 2004 sur la base d’informations
transmises par les établissements de formation, et à partir de données
complémentaires sur les diplômes acquis antérieurement par chaque jeune.
■ Non diplômé
s 3ORTANTS DE CLASSE DE QUATRIÒME OU TROISIÒME
s SORTANTS DE 3%'0! SECTION DENSEIGNEMENT GÏNÏRAL ET PROFESSIONNEL ADAPTÏ DE #0! CLASSE
PRÏPARATOIRE Ì LAPPRENTISSAGE DE #,)00! CYCLE DINSERTION PROFESSIONNELLE PAR ALTERNANCE
s SORTANTS DUNE ANNÏE NON TERMINALE DE #!0 OU "%0
s SORTANTS DE SECONDE GÏNÏRALE DE PREMIÒRE GÏNÏRALE OU TECHNOLOGIQUE
s SORTANTS NON DIPLÙMÏS DE CLASSE TERMINALE DE #!0 OU "%0
s JEUNES AYANT ÏCHOUÏ EN CLASSE DE TERMINALE AU BACCALAURÏAT GÏNÏRAL TECHNOLOGIQUE OU
PROFESSIONNEL
s OU AU BREVET PROFESSIONNEL OU TECHNOLOGIQUE
■ CAP ou BEP tertiaire
s 4ITULAIRES DUN #!0 OU DUN "%0
s DUN DIPLÙME OU DUNE MENTION COMPLÏMENTAIRE DE NIVEAU #!0 OU "%0
s DUN POST #!0 OU DUN POST "%0
s AIDES SOIGNANTES AUXILIAIRES DE PUÏRICULTURE
■ CAP ou BEP industriel
s 4ITULAIRES DUN #!0 OU DUN "%0
s DUN DIPLÙME OU DUNE MENTION COMPLÏMENTAIRE DE NIVEAU #!0 OU "%0
s DUN POST #!0 OU DUN POST "%0
■ Bac professionnel ou technologique tertiaire
s 4ITULAIRES DUN BACCALAURÏAT PROFESSIONNEL OU TECHNOLOGIQUE
s DUN BREVET PROFESSIONNEL OU TECHNOLOGIQUE
s DUN "-! BREVET DES MÏTIERS DART
s DUN DIPLÙME DE NIVEAU BACCALAURÏAT DE LA SANTÏ OU DU SOCIAL
s OU DE DIVERS DIPLÙMES PROFESSIONNELS DE NIVEAU BACCALAURÏAT
■ Bac professionnel ou technologique industriel
s 4ITULAIRES DUN BACCALAURÏAT PROFESSIONNEL OU TECHNOLOGIQUE
s DUN BREVET PROFESSIONNEL OU TECHNOLOGIQUE
s DUN "-!
s OU DE DIVERS DIPLÙMES PROFESSIONNELS DE NIVEAU BACCALAURÏAT
■ Bac général
80
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