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Qeesf 2004

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Céreq

Quand
l’école
est finie...
Premiers pas dans la vie active
de la Génération 2004

Enquête
Génération
2004
Première interrogation U Printemps 2007
Céreq

Quand
l’école
est finie...
Premiers pas dans la vie active
de la Génération 2004

Enquête
Génération
2004
Première interrogation U Printemps 2007
P r é f a c e

L e dispositif d’enquêtes dites « Génération » du Céreq offre une nouvelle livraison


d’informations à partir de la cohorte « Génération 2004 ». Après les jeunes
sortis du système éducatif en 1992, en 1998, et 2001, ceux ayant terminé leurs
études en 2004 ont fait l’objet d’une interrogation en 2007 dont cet ouvrage présente de
façon détaillée les parcours d’entrée dans la vie active.
Les enquêtes générationnelles alternent des enquêtes larges, à partir d’un échantillon d’au
moins 30 000 individus, et des enquêtes plus légères, basées sur un échantillon d’environ
10 000 individus. Les premières, dont fait partie « Génération 2004 », comprennent des
réinterrogations cinq ans et sept ans après l’entrée des jeunes sur le marché du travail, tout
en conservant la représentativité de l’échantillon. Elles offrent ainsi une compréhension
riche de l’insertion et du début de carrière professionnelle. Tout au long de cet ouvrage,
le parti pris rédactionnel est d'offrir au lecteur une série d'enseignements alternant
entre commentaires d'analyse et données chiffrées selon une logique de doubles pages
thématiques qui permettent ainsi une analyse assez exhaustive de l'ensemble des facettes
du processus d'insertion.
Il est tout d'abord frappant de constater la stabilité structurelle de la population de jeunes
qui quittent le système éducatif depuis 1998. D’une génération à l’autre, on compte
approximativement la même proportion de jeunes sans diplôme (17 % au sein de la
Génération 2004), de diplômés du secondaire (41 %), de titulaires d’un baccalauréat
(66 %), de jeunes qui poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur mais n’y
obtiennent pas de diplôme (8 %), ou encore de diplômés du supérieur (42 %). De même,
les distributions selon le sexe et selon l’origine socioculturelle restent relativement stables
d’une génération à l’autre.
Dès lors, il est intéressant de souligner la prégnance d’un ensemble de traits caractéristiques
du processus d’insertion qui, génération après génération, forment un ensemble de
données structurelles et spécifiques au système français. On peut ainsi noter :
s UNE PROPORTION RÏCURRENTE DE JEUNES QUI ACCÒDENT RAPIDEMENT ET DURABLEMENT Ì LEMPLOI
(près de 60 % des jeunes de chaque génération) ;
s DE FORTES DISPARITÏS SELON LE NIVEAU ET LA SPÏCIALITÏ DE FORMATION NOTAMMENT QUANT
à la durée de la période éventuelle de chômage au sortir du système éducatif, et au
salaire ;
s UNE INSERTION DANS LEMPLOI CONCENTRÏE DANS LES SECTEURS AUJOURDgHUI LES PLUS
pourvoyeurs d’emplois, tels le commerce, les services aux personnes, ou l’action sanitaire
et sociale.
Quelques caractéristiques du processus d’insertion semblent en outre être accentuées
par les difficultés de fonctionnement du marché du travail. Il en est ainsi de l’importance
des mobilités et des repositionnements en début de carrière professionnelle. Les
repositionnements sont d’autant plus importants que les jeunes peuvent, dans un
environnement économique perçu comme difficile, accepter des processus de
déclassement à la première embauche. Ces processus accentuent dès lors le jeu des
mobilités en début de parcours qui permet progressivement une meilleure reconnaissance
des qualifications que les jeunes détiennent.
De même, en matière d’insertion, les disparités territoriales sont fortes, au bénéfice de
l’Île-de-France et au détriment des régions les plus rurales. A l'échelle régionale, les taux
de chômage des jeunes de la Génération 2004 sont à l’image de ceux de l’ensemble des
actifs. De plus, les jeunes semblent percevoir l’importance de la mobilité géographique
dans leur parcours mais celle-ci reste peu fréquente, en particulier pour les jeunes peu
diplômés.

3 Enquête « Génération 2004 » ■ Céreq 2008


La majorité des jeunes qui travaillent en fin de troisième année de vie active se déclarent
satisfaits de leur situation professionnelle, même si ce degré de satisfaction varie
évidemment selon les caractéristiques des emplois qu’ils occupent et la trajectoire qu’ils
ont suivie.
Au-delà de ces traits communs entre générations, la Génération 2004 présente quelques
singularités qui ouvrent autant de pistes de réflexion pour les pouvoirs publics et,
vraisemblablement, de nouveaux champs d’investigation utiles à la compréhension de
l’évolution du processus d’insertion professionnelle.
Il en est ainsi de l’importance croissante de l’expérience professionnelle acquise en
cours d’études. Si la proportion des jeunes ayant travaillé durant leur cursus scolaire ou
universitaire augmente avec le niveau de formation, ces expériences professionnelles
concernent principalement les étudiants en formation universitaire et, dans une large
majorité des cas, elles peuvent s'avérer utiles pour l'insertion et sont perçues comme
non perturbantes pour les études.
Il en est également ainsi des reprises d’études ou de la formation hors emploi trois ans
après la sortie du système éducatif, un phénomène qui a pris une plus large ampleur
avec cette génération. Ce phénomène concerne des populations spécifiques de jeunes,
en particulier les titulaires du seul baccalauréat général. Sans doute liés aux difficultés
du marché du travail et à des expériences difficiles dans la transition vers un emploi,
ces retours en formation semblent témoigner d’une évolution dans les cheminements
individuels.
Enfin, on constate une évolution notable des conditions d’accès au premier emploi. En
intérim, à temps partiel ou à durée déterminée, il est assez souvent précaire, y compris
pour les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur même s’il évolue avec le temps
vers des formes d’emploi plus stables. Ainsi, en fin de troisième année de vie active, la
stabilité dans l’emploi est importante et redevient comparable à celle connue par les
générations précédentes.
Cette nouvelle enquête « Génération » apporte, comme les précédentes enquêtes, des
éléments de confirmation sur les difficultés rencontrées par certaines catégories de jeunes
dans la transition entre la formation initiale et l’emploi, entre l’école et l’entreprise, en
particulier pour les jeunes femmes et les jeunes issus de l'immigration. À ce titre, il est
important de rappeler combien l’insertion est un processus dont une bonne compréhension
requiert une analyse longitudinale, une analyse des trajectoires individuelles qui
conduisent, ou non, à un emploi stable et de qualité. L’enquête Génération 2004 fait
également apparaître des éléments nouveaux, plus inattendus, sources de réflexion
renouvelée pour le débat public, parmi lesquels l’importance des reprises d’études et la
formation trois ans après la sortie du système éducatif, les difficultés des CAP-BEP tertiaires
ou, de façon plus globale, l’instabilité accrue du premier emploi.
En dernier lieu, qu’il me soit ici permis de remercier l’ensemble des personnels du Céreq
qui se sont fortement investis à toutes les étapes de cette importante enquête et qui ont
permis la concrétisation de cet ouvrage. Les efforts que représente la disponibilité de
ces données et l’expertise intellectuelle que représentent les réflexions associées sous
forme de commentaires thématiques synthétiques et pédagogiques témoignent de la
rigueur et du professionnalisme acquis et développé par le Céreq en matière de conduite
d’enquêtes dans le champ de l’insertion professionnelle. Les pages de cet ouvrage sont
autant d’invitations à approfondir des questionnements utiles pour déceler les évolutions
de notre société en matière de transition entre « l’école » et « l’entreprise ». Sans imaginer
que le lecteur trouvera dans les multiples facettes thématiques de cet ouvrage toutes les
réponses à ses interrogations, l’ambition de ce travail reste de lui fournir matière à nourrir
et à approfondir sa propre connaissance de cet objet particulièrement compliqué qu’est
l’entrée dans la vie active.

Michel Quéré
Directeur du Céreq

4
S o m m a i r e
Quand l’école est finie...
2004-2007
Premiers pas dans la vie active
de la Génération 2004

■ L’enquête « Génération 2004 » 7

■ La Génération 2004 11
1 Niveau de diplôme et profil démographique 12
2 Parcours scolaires 14
3 Origines socioculturelles 16
4 Les expériences de travail en cours d’études 18

■ Les premiers pas 21


1 Le premier emploi 22
2 Le premier employeur 24
3 Le premier contrat à durée indéterminée 26

■ Événements du parcours d’insertion 29


1 Chômage et recherche d’emploi 30
2 Les temps d’inactivité 32
3 Reprise d’études et formation hors emploi 34
4 Les emplois intérimaires 36
5 Trois contrats de travail particuliers 38

■ Les trajectoires d’entrée dans la vie active 41


1 Trajectoire et formation initiale 48
2 Trajectoire, sexe et origine socioculturelle 50
3 Insertion et région de formation 52

■ Les mobilités dans l’emploi 55


1 D’un employeur à l’autre 56
2 Débuts de carrière salariale 58
3 Évolutions professionnelles 60
4 Mobilités géographiques 62

■ Trois ans après la fin de la formation initiale 65


1 Situation professionnelle 66
2 Les conditions d’emploi 68
3 Satisfaction à l’égard de l’emploi 70
4 Situation familiale 72
5 Origine sociale et situation professionnelle 74
6 Discriminations 76

Nomenclature des formations 79

Glossaire 81

5 Enquête « Génération 2004 » ■ Céreq 2008


L’enquête
« Génération 2004 »
■ L’enquête « Génération 2004 »

Au printemps 2007, le Céreq a interrogé un échantillon national de 33 655 jeunes


sortis de formation initiale en 2003-2004. Ces individus sont issus de tous les niveaux
de formation et font partie des 737 000 jeunes qui, cette année-là, ont quitté pour
la première fois le système éducatif. Cette enquête, qui s’inscrit dans le dispositif
des « enquêtes générationnelles » du Céreq, succède à trois précédentes éditions
auprès des jeunes sortis de formation initiale en 1992, en 1998 et en 2001.
Son objectif est d’analyser les premières années de vie active.

Les enquêtes générationnelles formation spécifiques : ce sont les « extensions » à


du Céreq l’enquête nationale.
Dans le cadre de l’enquête « Génération 2004 »,
Parmi les enquêtes générationnelles du Céreq, on des extensions nationales ont été réalisées sur les
distingue deux types d’opérations : formations doctorales, les licences générales et
s $ES ENQUÐTES DITES i GÏNÏRATION PLEINE w TELLE QUE professionnelles, les masters, les formations de
« Génération 2004 », d’au moins 30 000 questionnaires, la culture, de l’environnement, du commerce, de
qui se composent d’une première interrogation trois ans l’automobile ainsi que sur les formations de la santé,
après la sortie du système éducatif centrée sur l’insertion du social et du sport. Des extensions régionales
des jeunes, puis de plusieurs réinterrogations tournées ont également été réalisées en Nord-Pas-de-Calais,
vers l’analyse des trajectoires professionnelles. Provence-Alpes-Côte d’Azur, Lorraine, Poitou-
s $ES ENQUÐTES DITES i MINI GÏNÏRATION w DENVIRON Charentes et Basse-Normandie.
10 000 questionnaires, comprenant une seule Au total, ces extensions ont concerné environ 30 000
interrogation trois ans après la sortie du système individus, ce qui porte à 65 000 le nombre total de
éducatif et permettant d’actualiser les principaux jeunes interrogés au printemps 2007 dans le cadre de
indicateurs d’insertion. l’enquête « Génération 2004 ». À titre de comparaison,
les extensions réalisées pour l’enquête « Génération
Un dispositif ouvert à des extensions 1998 » comptaient 10 000 individus et celles réalisées
pour « Génération 2001» en comptaient 15 000.
En plus de l’échantillon national, le Céreq permet à Les données présentées dans cet ouvrage sont issues
des régions, des ministères ou des observatoires de de l’exploitation de l’échantillon national (hors
branches professionnelles d’interroger des individus extensions) de 33 655 individus ayant répondu au
supplémentaires issus de formations ou de régions de questionnaire de l’enquête « Génération 2004 ».

L’enchaînement des enquêtes générationnelles du Céreq

92 993 994 995 996 997 998 999 000 001 002 003 004 005 006 007 008
19 1 1 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 2 2 2

Génération 2004 3 ans

Génération 2001 3 ans

Génération 1998 3 ans 5 ans 7 ans 10 ans

Génération 1992 5 ans

Entrée de la génération sur le marché du travail Interrogations

8
Le déroulement de l’enquête Les questionnaires de l’enquête
« Génération 2004 »
s 5NE BASE DE SONDAGE
Pour l’enquête « Génération 2004», le Céreq a constitué une Dans le prolongement du questionnement de « Génération
base de sondage des jeunes ayant quitté le système éducatif 1998 » et de « Génération 2001 », cette nouvelle
en 2003-2004. Pour ce faire, a été contacté l’ensemble des enquête privilégie toujours une approche longitudinale
rectorats et des universités ainsi que des milliers d’autres de l’insertion. Elle permet à chaque jeune de retracer
établissements tels les centres de formation d’apprentis, les son parcours professionnel depuis sa sortie du système
lycées agricoles ou les écoles de l’enseignement supérieur. éducatif en 2004 jusqu’au printemps 2007, soit environ
1,2 million de jeunes, présumés sortis du système éducatif trois ans. Grâce à un calendrier mensuel, chaque jeune
en 2003-2004, ont ainsi été repérés, dont 737 000 avaient reconstitue son parcours. En fonction des situations
réellement mis fin à leur scolarité cette année là. Le tirage décrites dans ce calendrier – emploi, chômage, inactivité,
de l’échantillon s’est effectué sur la base de sondage ainsi reprise d’études ou formation –, des modules de questions
constituée. lui sont ensuite soumis automatiquement.
Des extensions de questionnement ont également été
s 5NE PHASE DE RECHERCHE TÏLÏPHONIQUE
conçues à l’occasion de « Génération 2004 », notamment
Chaque jeune de l’échantillon a fait l’objet d’une recherche
sur les thèmes de l’apprentissage et du handicap.
de numéros de téléphone dans les fichiers de France
Deux types de questionnaires ont été utilisés pour
Télécom, afin d’enrichir ou de confirmer les coordonnées
l’enquête « Génération 2004 » :
fournies par son dernier établissement de formation. Si le
s un questionnaire complet de 26 minutes en moyenne
jeune, ou ses parents, n’est pas retrouvé à l’adresse indiquée,
sur l’échantillon national,
il est alors recherché sur la commune et le département.
s une version « allégée » de ce questionnaire, de 14
Pour l’enquête « Génération 2004 », un nouveau type
minutes en moyenne, utilisée pour les extensions.
de recherche téléphonique a été mis en place (nom plus
commune, et nom plus département) afin de retrouver des
membres de sa famille, susceptibles de nous transmettre
ses coordonnées.
Les premiers pas dans la vie active de la Génération
s 5NE PHASE DE PRÏ QUALIlCATION 2004 sont analysés dans cet ouvrage au regard du
Une phase de pré-qualification, distincte de la phase plus haut diplôme obtenu par les jeunes durant leur
d’enquête, permet de retrouver les individus pour lesquels VÕÀÃÕÃÊ`iÊvœÀ“>̈œ˜Êˆ˜ˆÌˆ>i]ÊÃVœ>ˆÀiʜÕÊ՘ˆÛiÀÈÌ>ˆÀi°Ê
de nombreux numéros de téléphone sont disponibles suite Cette grille d’analyse est différente de celles utilisées
aux recherches téléphoniques. Elle est également utilisée précédemment dans les publications Quand l’école
pour retrouver des jeunes issus de formations pour lesquelles est finie. Premiers pas dans la vie active de la
les taux de poursuites d’études sont élevés tels que, par Génération 98 (Céreq, 2002) et Quand l’école est
exemple, les sortants présumés de collège. finie. Premiers pas dans la vie active de la Génération
2001Ê­ jÀiµ]ÊÓääx®°Ê iÃÊ`iÀ˜ˆmÀiÃÊÃiÊL>Ã>ˆi˜ÌÊÃÕÀʏ>Ê
s ,ENQUÐTE
formation suivie lors de la dernière année du parcours
L’enquête a mobilisé 120 enquêteurs durant trois mois.
scolaire, ce qui ne permet pas une correspondance
L’interrogation des individus a été réalisée par téléphone
terme à terme des résultats entre cet ouvrage et ses
avec saisie simultanée des réponses sur ordinateur grâce au
«Àj`jViÃÃiÕÀð
système CATI (Computer Assisted Telephone Interview).

Les jeunes de la Génération 2004 : qui sont-ils ?

Élèves, étudiants ou apprentis…

UʏÃÊjÌ>ˆi˜Ìʈ˜ÃVÀˆÌÃÊ`>˜ÃÊ՘ÊjÌ>LˆÃÃi“i˜ÌÊ`iÊvœÀ“>̈œ˜Ê>ÕÊVœÕÀÃÊ`iʏ½>˜˜jiÊÃVœ>ˆÀiÊÓää·Óää{°

UÊIls ont quitté le système éducatif entre octobre 2003 et octobre 2004.

UÊ ÃÊ ˜½>Û>ˆi˜ÌÊ «>ÃÊ ˆ˜ÌiÀÀœ“«ÕÊ iÕÀÃÊ jÌÕ`iÃÊ Õ˜iÊ >˜˜jiÊ œÕÊ «ÕÃÊ >Û>˜ÌÊ ½>˜˜jiÊ ÃVœ>ˆÀiÊ Óää·Óää{]
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UʏÃʘ½œ˜ÌÊ«>ÃÊÀi«ÀˆÃʏiÕÀÃÊjÌÕ`iÃÊ«i˜`>˜Ìʏ½>˜˜jiʵՈÊ>ÊÃՈۈʏiÕÀÊi˜ÌÀjiÊÃÕÀʏiʓ>ÀV jÊ`ÕÊÌÀ>Û>ˆ°

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9 Enquête « Génération 2004 » ■ Céreq 2008


La Génération 2004
■ La Génération 2004

Génération
2004 Parmi les 737 000 jeunes sortis de
formation initiale en 2004, 42 % sont
diplômés de l’enseignement supérieur mais
17 % ont quitté le système éducatif sans
aucun diplôme.

737 000 jeunes ont fait leurs premiers pas dans la vie active en 2004. Si
42 % d’entre eux sont diplômés de l’enseignement supérieur, 17 % ont
quitté le système éducatif sans aucun diplôme. 66 % ont au moins leur Les premiers pas dans la vie active de
baccalauréat en poche. la Génération 2004 sont analysés au
regard du plus haut diplôme obtenu par
On retrouve au sein de la Génération 2004 les différences précédemment les jeunes durant leur cursus de formation
constatées entre hommes et femmes. Ces dernières sont plus souvent initiale, scolaire ou universitaire.
diplômées de l’enseignement supérieur, 48 % contre 36 % des hommes. Cette grille d’analyse est différente de
Par ailleurs, seules 13 % d’entre elles sont sorties du système éducatif sans celles utilisées précédemment dans les
aucun diplôme, contre 21%. Elles sont également massivement issues de publications Quand l’école est finie.
Premiers pas dans la vie active de
spécialités tertiaires ou de filières universitaires en Sciences humaines et
la Génération 98 (Céreq, 2002) et
sociales. Ainsi, elles représentent 77 % des titulaires d’un CAP ou d’un BEP Quand l’école est finie. Premiers pas
tertiaire, contre seulement 10 % des diplômés de CAP ou BEP industriel. dans la vie active de la Génération
De même, 78 % des titulaires d’une licence en Lettres, Sciences humaines 2001 (Céreq, 2005). Ces dernières se
ou Gestion sont des femmes. Cette proportion atteint 88 % parmi les jeunes basaient sur la formation suivie lors de la
ayant un bac+2 de la Santé ou du Social. dernière année du parcours scolaire, ce
qui ne permet pas une correspondance
Les jeunes hommes entrés dans la vie active en 2004 ont arrêté leurs études à terme à terme des résultats entre cet
21 ans en moyenne, les femmes à 21,5 ans. Ceux qui sont sortis du système ouvrage et ses prédécesseurs.
éducatif sans diplôme ont quitté l’école en moyenne à 18 ans et les plus
Le plus haut diplôme a été déterminé à
diplômés à 24 ans, si l’on exclut les docteurs qui, pour leur part, terminent partir des informations suivantes :
en moyenne leurs études à 29 ans. U la classe suivie en 2003-2004,
information recueillie auprès des
établissements de formation,
U l’obtention du diplôme de sortie,
U des données complémentaires sur les
diplômes antérieurs,
U les spécialités, « industrielle »
ou « tertiaire » pour les formations
professionnelles, et « Maths, Sciences
exactes » ou « Lettres, Sciences
humaines, Gestion » pour les formations
universitaires.
Dix-huit groupes ont ainsi été distingués.
Chaque groupe est décrit de façon
détaillée page 79.

12
Niveau de diplôme et
1 profil démographique

■ À la sortie du
système éducatif Effectifs Répartition Âge moyen Part de femmes
(en %) (en années) (en %)
Non diplômé 123 000 17 18 36
CAP ou BEP 127 000 17 19 40
Tertiaire 58 000 8 19 77
Industriel 69 000 9 19 10
Baccalauréat 177 000 24 21 50
Professionnel ou technologique tertiaire 83 000 11 21 70
Professionnel ou technologique industriel 52 000 7 20 11
Général 42 000 6 21 61
Bac+2 137 000 19 22 57
De la santé ou du social 31 000 4 23 88
Tertiaire 66 000 9 22 66
Industriel 40 000 6 22 20
Licence 51 000 7 24 62
Licence professionnelle 12 000 1,5 22 35
LSH, Gestion, Droit 28 000 4 24 78
Maths, Sciences et Techniques 11 000 1,5 24 48
Bac+4 38 000 5 24 62
Master 70 000 9 24 45
LSH, Gestion, Droit 25 000 3 25 65
École de commerce 9 000 1 24 51
Maths, Sciences et Techniques 14 000 2 25 37
École d’ingénieurs 22 000 3 24 25
Doctorat 14 000 2 29 49
Ensemble 737 000 100 21 48
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

■ Le dernier établissement de formation fréquenté


Répartition des jeunes selon l’établissement de formation
fréquenté l’année de leur sortie du système éducatif

Centre de formation des apprentis


113 000 jeunes
Université ou établissement rattaché
15 %
186 000
25 %

École d’enseignement supérieur 10 % Lycée ou collège


73 000 du ministère de
43 %
3% l’Éducation nationale
4% 312 000
IUFM ou centre privé d’enseignement
25 000

Lycée agricole
28 000

Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

13 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ La Génération 2004

Génération
2004 Même si les types de baccalauréat
se diversifient, les jeunes ayant un
baccalauréat général sont les plus nombreux
dans presque toutes les filières de formation
de l’enseignement supérieur.

L e choix d’orientation en fin de troisième et de terminale, de même que les


redoublements en primaire, restent largement annonciateurs du niveau de
diplôme atteint par les jeunes à leur sortie du système éducatif. Ainsi, parmi
les jeunes de la Génération 2004 entrés en retard en classe de sixième, 70 %
quittent les bancs de l’école avec au plus un CAP ou un BEP, et seulement
13 % ont un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 42 % pour
l’ensemble de la Génération 2004. Arriver en sixième sans avoir redoublé
une classe de primaire ou avec de l’avance augmente les chances d’être
orienté conformément à son souhait en fin de troisième.
L’orientation vers la voie professionnelle en fin de troisième correspondait à la
demande des élèves dans les trois quarts des cas. Les jeunes de la Génération L’orientation vers la voie
2004 ayant connu une telle orientation « choisie » sont moins nombreux à professionnelle est considérée comme
quitter le système éducatif sans diplôme et, dans les spécialités industrielles, faite à la demande de l’élève si elle
ils sont plus nombreux à poursuivre jusqu’au baccalauréat professionnel. correspondait au premier vœu émis lors
de ses choix d’orientation.
Dans ces filières professionnelles, la voie de l’apprentissage a été empruntée
par plus d’un jeune sur trois, et par près d’un sur deux parmi ceux qui ont
suivi une spécialité industrielle. L’apprentissage a connu également un certain
succès parmi les titulaires d’une licence professionnelle : près d’un quart
ont opté pour cette voie de formation.
Après le baccalauréat, 38 % des jeunes s’orientent vers un DEUG, soit
presque autant que ceux qui préparent un BTS ou un DUT. Parmi les
bacheliers qui sont entrés en DEUG, près d’un quart avait aussi candidaté
pour un IUT ou une STS. Par ailleurs, 8 % des bacheliers intègrent une classe
préparatoire, qui demeure une voie d’accès privilégiée aux grandes écoles,
d’ingénieur notamment.
Après la terminale, certains jeunes
Le baccalauréat général est toujours le sésame permettant de poursuivre intègrent directement des écoles
des études supérieures. 61 % des diplômés de l’enseignement supérieur ont recrutant après le baccalauréat
ainsi obtenu un baccalauréat général, 32 % un baccalauréat technologique telles que, par exemple, des écoles
d’ingénieurs ou de commerce, les
et 6 % un baccalauréat professionnel. Même si les types de baccalauréat se
instituts d’études politiques, les écoles
diversifient, les jeunes ayant un baccalauréat général sont les plus nombreux notariales ou les écoles d’art. Ces
dans presque toutes les filières de formation de l’enseignement supérieur, formations sont regroupées dans la
excepté parmi les diplômés de BTS où ce sont les séries technologiques qui catégorie « Autre ».
sont majoritaires.

Génération
1998 Les bacheliers de la Génération 2004 ont été un peu moins nombreux que ceux de la Génération 1998 a
s’orienter vers un DEUG, au profit notamment des BTS. D’une génération à l’autre, l’apprentissage progresse
légèrement, dans l’enseignement supérieur comme au niveau CAP ou BEP, où il débouche encore plus souvent que
pour la Génération 1998 sur l’obtention d’un diplôme.
14
2 Parcours scolaires

■ Parcours scolaire Après la classe de troisième, ils ont... Ils ont préparé
dans le secondaire Suivi une seconde générale Suivi une filière Arrêté leurs Total leur diplôme par
ou technologique professionnelle études apprentissage
(en %) (en %) (en %)
Non diplômé 27 58 15 100 21
CAP ou BEP 10 85 5 100 36
Tertiaire 3 94 3 100 22
Industriel 8 85 7 100 48
Baccalauréat 56 44 0 100 13
Professionnel ou technologique tertiaire 50 50 0 100 11
Professionnel ou technologique industriel 30 69 1 100 25
Général 98 2 0 100 2
Bac+2 85 15 0 100 11
De la santé ou du social 90 9 1 100 2
Tertiaire 87 13 0 100 13
Industriel 78 22 0 100 17
Licence 97 3 0 100 6
Licence professionnelle 93 7 0 100 23
LSH, Gestion, Droit 97 3 0 100 1
Maths, Sciences et Techniques 98 2 0 100 0
Bac+4 97 3 0 100 7
Master 98 2 0 100 6
LSH, Gestion, Droit 99 1 0 100 7
École de commerce 99 1 0 100 3
Maths, Sciences et Techniques 99 1 0 100 4
École d’ingénieurs 98 2 0 100 8
Doctorat 99 1 0 100 0
Ensemble 58 38 4 100 16
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

■ Parcours scolaire des jeunes issus de l’enseignement supérieur


Type de baccalauréat Première orientation après la
obtenu terminale

Bac SMS ▼ Médecine ou pharmacie

Bac L Bac STI Bac pro École Santé ou Social


Bac ES Bac S Bac STT Autre DEUG DUT BTS CPGE Autre

Ensemble 13 % 17 % 31 % 15 % 13 % 4 6 38 % 11 % 29 % 8 54 5

Doctorat 8 8 80 % 38 % 4 23 % 29 % 4

École d’ingénieurs 90 % 8% 9 % 16 % 6 53 % 3 13 %
3e cycle ou
école de commerce 15 % 29 % 46 % 34 53 % 14 % 6 16 % 4 6
Licence générale 28 % 27 % 29 % 8 4 70 % 8 7 7 5
ou bac+4
Licence professionnelle 7 14 % 32 % 11 % 31 % 4 17 % 31 % 47 %

BTS ou DEUG 7 9 % 11 % 31 % 28 % 12 % 14 % 3 76 % 5

DUT 4 21 % 37 % 17 % 17 % 11 % 81 % 4

Bac+2 de la santé 9 % 16 % 41 % 5 26 % 21 % 7 6 49 % 11 % 5
ou du social
Bacheliers sortis du
supérieur sans diplôme 14 % 15 % 14 % 24 % 12 % 4 15 % 53 % 7 30 % 5

Champ : jeunes issus de l’enseignement supérieur ayant un baccalauréat (381 000 individus). Champ : jeunes issus de l’enseignement supérieur (385 000 individus).

15 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ La Génération 2004

Génération
2004 On compte neuf enfants de cadres pour
un enfant d’ouvriers parmi les titulaires d’un
doctorat. À l’inverse, parmi les jeunes qui
quittent le système éducatif sans diplôme, on
compte sept enfants d’ouvriers pour un enfant
de cadres.

L e capital scolaire détenu par les jeunes à la fin de leurs études initiales


reste fortement conditionné par leurs origines socioculturelles. Ainsi, la
proportion de jeunes issus de familles où les deux parents sont cadres
augmente régulièrement avec le niveau de diplôme, tandis que celle de La catégorie socioprofessionnelle des
jeunes issus de parents ouvriers diminue. On compte ainsi neuf enfants de parents correspond à celle de leur
cadres pour un enfant d’ouvriers parmi les titulaires d’un doctorat. Parmi emploi – ou du dernier emploi qu’ils ont
les diplômés de bac+2, enfants de cadres et enfants d’ouvriers se retrouvent occupé, s’ils étaient au chômage ou à
la retraite – au moment où leur enfant
en proportions équivalentes. À l’inverse, parmi les jeunes qui quittent le
sortait du système éducatif.
système éducatif sans diplôme, on compte sept enfants d’ouvriers pour un
enfant de cadres.
De façon moins spectaculaire, le niveau d’études atteint par les jeunes
apparaît également corrélé avec la situation professionnelle de leurs parents.
Lorsqu’ils ont quitté le système éducatif, 8 % des jeunes sans diplôme avaient
au moins l’un de leurs parents au chômage contre 4 % des diplômés de
l’enseignement supérieur.
Dans l’ensemble, les jeunes issus de l’immigration ont des parcours scolaires
plus courts que les autres. Lorsque leurs deux parents sont nés à l’étranger, Sont considérés ici comme issus de
le risque de quitter le système éducatif sans diplôme est presque doublé. Le l’immigration, les jeunes dont l’un des
niveau de diplôme des jeunes issus de l’immigration varie en outre selon parents au moins est né à l’étranger,
le pays d’origine de leur famille : les non diplômés sont plus souvent issus sans aucun critère de nationalité.
d’Europe de l’Est, de Turquie ou du Moyen-Orient, des pays du Maghreb
ou d’Afrique noire que les autres jeunes, les titulaires d’un diplôme du
secondaire d’Europe du Sud, et les diplômés de l’enseignement supérieur
d’Asie ou d’Europe.
Le fait d’être soi-même né à l’étranger n’est pas sans lien avec le niveau de
formation atteint. La proportion de jeunes nés à l’étranger est la plus forte aux
deux extrémités de l’échelle des diplômes, phénomène qui apparaît lié à l’âge
d’arrivée en France. Ainsi, 79 % des jeunes nés à l’étranger ont migré avant
la classe de sixième. Or, 30 % de ces jeunes sortent sans diplôme du système
éducatif contre 17 % pour l’ensemble de leur génération. En revanche,
parmi ceux arrivés plus tardivement en France, dont certains dans le but de
poursuivre des études universitaires, 59 % sont diplômés de l’enseignement
supérieur contre 42 % de l’ensemble des jeunes de la Génération 2004. De
plus, presque un sur deux a au minimum un bac+3, soit une proportion plus
de deux fois supérieure à l’ensemble de la génération.

16
3 Origines socioculturelles

Origine sociale Origine culturelle


Lorsque le jeune a quitté le système éducatif L’un
Ses deux
L’un de ses Ses deux L’un de ses Ses deux Le jeune de ses
parents
parents parents parents parents est né à parents
sont nés à
au moins étaient au moins étaient l’étranger est né à
l’étranger
était cadre cadres était ouvrier ouvriers l’étranger
(en %) (en %)
Non diplômé 12 2 45 14 8 9 22
CAP ou BEP 11 1 46 15 4 9 13
Tertiaire 10 1 44 13 6 8 15
Industriel 12 2 48 17 6 9 11
Baccalauréat 23 6 34 10 3 10 12
Professionnel ou technologique tertiaire 19 4 38 10 6 10 14
Professionnel ou technologique industriel 18 4 38 13 5 8 9
Général 36 10 23 5 5 12 11
Bac+2 28 7 27 7 2 9 9
De la santé ou du social 33 8 22 5 4 9 6
Tertiaire 28 7 28 7 4 9 11
Industriel 25 6 31 8 3 7 7
Licence 37 10 22 5 3 11 9
Licence professionnelle 31 8 25 7 4 9 7
LSH, Gestion, Droit 35 10 23 5 6 11 11
Maths, Sciences et Techniques 47 13 17 4 2 13 7
Bac+4 42 14 16 3 5 11 11
Master 52 19 13 2 5 13 9
LSH, Gestion, Droit 49 17 14 3 5 13 10
École de commerce 63 24 5 0 3 17 8
Maths, Sciences et Techniques 47 15 17 3 4 12 10
École d’ingénieurs 57 22 11 2 4 13 7
Doctorat 59 27 11 3 3 12 6
Ensemble 25 7 33 9 5 10 12
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

■ Niveau de diplôme et origine socioculturelle des jeunes

Lorsqu’ils sont sortis du système éducatif

Leurs deux parents étaient cadres 5 23 % 20 % 52 %

Leurs deux parents étaient ouvriers 24 % 53 % 20 % 8%

Leurs deux parents sont nés en France 15 % 41 % 21 % 23 %

Un de leurs parents au moins est né en Europe du Sud 17 % 46 % 17 % 20 %

Un de leurs parents au moins est né hors d’Europe 26 % 39 % 15 % 20 %

Leurs deux parents sont nés au Maghreb 32 % 42 % 12 % 14 %

en Afrique noire 36 % 40 % 9 15 %

en Turquie ou au Moyen-Orient 41 % 42 % 9 8

Sans diplôme Diplômés du secondaire Titulaires d’un bac+2 Titulaires au minimum


d’un bac+3

17 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ La Génération 2004

Génération
2004 Les trois quarts des jeunes de la Génération
2004 ont travaillé durant leurs études. Un sur six
a travaillé régulièrement durant cette période.

P armi les jeunes de la génération 2004 non issus de l’apprentissage, 75 %


ont exercé une activité professionnelle au cours de leurs études. 17 % dé-
clarent même avoir eu au moins un emploi régulier et 58 % n’ont effectué
que de petits boulots. Parmi ces derniers, un tiers indiquent avoir réalisé Un emploi régulier est une activité
fréquemment ce type d’activité. salariée qui occupe le jeune au moins
huit heures par semaine tout au long de
L’expérience professionnelle que les jeunes ont pu acquérir au cours de l’année scolaire. Les autres emplois sont
leur parcours scolaire ou universitaire recouvre des réalités différentes selon considérés comme des petits boulots.
leur niveau et leur spécialité de formation. Ainsi les diplômés du second Les jeunes qui ont quitté le système
cycle universitaire, notamment ceux issus de licence en Lettres, Sciences éducatif alors qu’ils venaient de suivre
humaines, Gestion ou Droit, sont particulièrement nombreux à avoir eu un une formation par apprentissage
emploi régulier. Par ailleurs, plus d’un diplômé sur cinq issu de bac+4 ou n’ont pas été intégrés à cette analyse
de l’activité professionnelle en cours
master en Lettres, Sciences humaines, Gestion ou Droit dit avoir travaillé
d’études.
régulièrement durant ses études. Le travail étudiant régulier est également
assez fréquent parmi les titulaires d’un doctorat ; en revanche, il concerne
peu les diplômés d’écoles d’ingénieurs ou de commerce. En deçà du niveau
baccalauréat, le travail régulier en cours d’études est rare.
19 % des jeunes ayant travaillé régulièrement durant leurs études estiment
que leur emploi avait un lien direct avec leur formation et 20 % évoquent
un lien indirect. En revanche, 61 % considèrent que cet emploi n’avait
aucun rapport avec leur formation. La gène qu’a pu engendrer le fait de
travailler régulièrement durant le parcours scolaire ou universitaire est
ressentie différemment selon le volume horaire de l’emploi et son lien avec
la formation. Globalement, 70 % des jeunes qui ont occupé un emploi
régulier estiment que cela n’a pas perturbé leurs études. Cette proportion
s’élève à 78 % parmi ceux qui ont effectué une activité en lien direct avec
leurs études.

Génération
1998 Les jeunes de la Génération 2004 ont plus souvent exercé une activité professionnelle régulière durant
leurs études que ceux de la Génération 1998. Globalement, le nombre de jeunes déclarant avoir, d’une
façon ou d’une autre, travaillé tout en étant étudiant a augmenté d’une génération à l’autre. Mais lorsqu’ils ont
travaillé durant leurs études, les jeunes qui ont quitté le système éducatif en 2004 ont plus souvent occupé des
emplois sans aucun lien avec la formation qu’ils suivaient.

18
Les expériences de travail
4 en cours d’études

Au cours de leurs études  Ils ont occupé un Ils n’ont effectué


Ils n’ont
ou des emplois réguliers que des petits boulots Total
jamais travaillé
Plusieurs Un seul Fréquemment Parfois
(en %) (en %) (en %) (en %)
Non diplômé 1 8 10 34 47 100
CAP ou BEP 1 8 14 36 41 100
Tertiaire 2 8 13 36 41 100
Industriel 1 7 16 36 40 100
Baccalauréat 2 16 20 41 21 100
Professionnel ou technologique tertiaire 3 15 19 40 23 100
Professionnel ou technologique industriel 2 12 23 43 20 100
Général 2 20 19 39 20 100
Bac+2 3 13 25 45 14 100
De la santé ou du social 4 13 22 42 19 100
Tertiaire 3 14 26 44 13 100
Industriel 2 10 27 48 13 100
Licence 6 26 20 39 9 100
Licence professionnelle 2 11 29 47 11 100
LSH, Gestion, Droit 7 32 17 37 7 100
Maths, Sciences et Techniques 6 23 20 40 11 100
Bac+4 7 21 20 42 10 100
Master 5 12 18 47 18 100
LSH, Gestion, Droit 8 20 21 41 10 100
École de commerce 5 9 20 41 25 100
Maths, Sciences et Techniques 3 12 21 48 16 100
École d’ingénieurs 2 4 12 55 27 100
Doctorat 4 16 14 40 26 100
Ensemble 3 14 18 40 25 100
Champ : ensemble de la Génération 2004, hors jeunes issus de l’apprentissage (617 000 individus).

■ Perturbation de la scolarité par les expériences de travail

Au cours de leurs études,


ils ont occupé un emploi régulier...

Sans aucun lien


avec leur formation 14 % 19 % 67 %
(61 %)

Proche de leur
domaine de formation 14 % 16 % 70 %
(20 %)

En lien direct
avec leur formation 10 % 12 % 78 %
(19 %)

Ils déclarent que


cet emploi a Fortement Peu perturbé Aucunement leur scolarité
perturbé perturbé

Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi régulier (hors apprentissage) au cours de leurs études (99 000 individus).

19 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


Les premiers pas
■ Parcours d’insertion

Génération
2004 Huit jeunes sur dix accèdent à leur premier
emploi en moins de six mois. Mais les
premières embauches sont sept fois sur dix à
durée déterminée.

Le premier emploi correspond au


premier emploi occupé, hors vacances
scolaires, après la sortie du système
94 % des jeunes de la génération 2004 ont travaillé au cours des trois éducatif. Il a pu débuter alors que le
années qui ont suivi leur sortie du système éducatif. À tous les niveaux de jeune était encore en formation initiale.
diplôme, au moins la moitié des jeunes accèdent à leur premier emploi en
moins de trois mois. Toutefois, une partie significative des non-diplômés et
des titulaires d’un CAP ou d’un BEP tarde davantage à trouver un premier
emploi. Les contrats temporaires recouvrent les
CDD, les contrats aidés, les missions
Cette rapidité d’entrée dans le monde professionnel n’est toutefois pas d’intérim et les contrats saisonniers.
synonyme de stabilité puisque sept jeunes sur dix débutent leur parcours
professionnel avec un contrat de travail temporaire, contrat qui ne se verra
transformé en emploi à durée indéterminée que dans 14 % des cas. 19 % des Les emplois à durée indéterminée (EDI)
premières embauches se font en intérim, avec toutefois de fortes disparités regroupent les emplois sous contrat à
au sein de la Génération. Jusqu’au niveau bac+2 au moins, les jeunes issus durée indéterminée (CDI) du secteur
de filières industrielles sont deux fois plus concernés que ceux issus de privé ou public, et les emplois sous statut
de fonctionnaire.
filières tertiaires.
Un jeune sur cinq est embauché à temps partiel pour son premier emploi. Le
temps partiel concerne davantage les femmes, notamment lorsqu’elles n’ont
pas atteint le niveau baccalauréat. Au-delà du baccalauréat, les écarts entre
hommes et femmes se réduisent. Par ailleurs, les jeunes issus de spécialités
tertiaires travaillent plus souvent à temps partiel que les autres, ce quel que
soit leur niveau de formation.
Les jeunes sont d’autant plus nombreux à être recrutés en emploi à durée
indéterminée sur leur premier emploi que leur niveau de formation est élevé.
Une première embauche en emploi à durée indéterminée n’est cependant
plus la norme pour les diplômés du supérieur. À l’exception de ceux issus Le salaire correspond à la rémunération
d’une école d’ingénieurs ou de commerce et des titulaires d’une licence en nette mensuelle, primes comprises,
Maths, Sciences et Techniques, ils débutent majoritairement leur parcours perçue à l’embauche lors du premier
professionnel par des emplois à durée déterminée. Pour les docteurs, la emploi, quel que soit le temps de travail.
proportion relativement faible d’emplois à durée indéterminée s’explique Le salaire médian est le salaire au-
en partie par des formes d’emploi alternatives au salariat, comme le statut dessus duquel la moitié des jeunes est
de profession libérale. rémunérée.

À la première embauche, la hiérarchie des salaires reproduit globalement


celle des diplômes, avec des écarts assez faibles jusqu’au niveau master. Au
niveau bac+2, les titulaires d’un diplôme de la santé ou du social se détachent Les contrats aidés recouvrent
avec des salaires nettement supérieurs. Mais, de façon générale, les jeunes les contrats de professionnalisation, les
issus de spécialités tertiaires ont des niveaux de rémunération plus faibles, contrats d’apprentissage, les CAE, CES,
notamment parce qu’ils sont recrutés dans des domaines professionnels où CEC, ainsi que les autres mesures d’aides
à l’emploi tel le CIE (cf. page 81).
le temps partiel est plus répandu.

22
1 Le premier emploi

■ Le premier emploi en Temps médian Statut à l’embauche


Temps
Salaire mensuel
quelques indicateurs d’accès au Contrat net médian à
CDI CDD Intérim partiel
premier emploi aidé l’embauche
(en mois) (en %) (en %) (en euros)
Non diplômé 3 23 31 27 13 25 1 000
CAP ou BEP 2 28 35 22 12 19 1 070
Tertiaire 2 25 46 14 12 31 1 000
Industriel 1 30 27 27 12 10 1 100
Baccalauréat 2 25 37 20 13 24 1 000
Professionnel ou technologique tertiaire 2 24 40 16 16 29 980
Professionnel ou technologique industriel 0 28 29 31 9 10 1 100
Général 2 26 41 16 13 32 980
Bac+2 1 30 42 20 5 15 1 190
De la santé ou du social 0 40 46 5 1 13 1 410
Tertiaire 2 29 46 17 6 20 1 070
Industriel 2 24 33 34 7 9 1 200
Licence 2 41 42 10 3 27 1 150
Licence professionnelle 0 34 39 22 3 7 1 250
LSH, Gestion, Droit 2 40 45 7 4 35 1 040
Maths, Sciences et Techniques 2 52 35 6 3 28 1 200
Bac+4 2 36 46 10 3 23 1 200
Master 1 45 41 9 2 10 1 580
LSH, Gestion, Droit 1 38 48 8 3 17 1 300
École de commerce 1 51 36 9 1 5 1 780
Maths, Sciences et Techniques 1 36 42 13 3 9 1 500
École d’ingénieurs 2 57 33 8 1 3 1 800
Doctorat 0 31 51 2 1 22 1 740
Ensemble 2 30 38 19 9 20 1 100
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).

■ Hommes, femmes et temps partiel


Proportions de jeunes embauchés à temps partiel pour leur premier emploi

Hommes Femmes
▼ ▼
Ensemble 13 % 28 %

Doctorat 18 % 26 %

Master 7% 14 %

Bac+4 20 % 25 %

Licence 21 % 31 %

Bac+2 10 % 19 %

Baccalauréat 14 % 34 %

CAP ou BEP 9% 36 %

Non diplômé 19 % 40 %

Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).

23 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Parcours d’insertion

Génération
2004 Dans l’industrie, les quatre cinquièmes
des premières embauches se font à durée
déterminée. Dans les services, plus du tiers
des premiers emplois sont à temps partiel.

L es deux tiers des débutants ayant travaillé au cours de leurs trois


premières années de vie active ont trouvé leur premier emploi dans les
secteurs de l’industrie, dans le commerce, les services aux particuliers, et
les activités du domaine de la santé et de l’action sociale. Les débouchés
des hommes et des femmes sont nettement différents. Les jeunes hommes
sont nombreux dans l’industrie et la construction tandis que les jeunes
femmes se dirigent principalement vers les divers secteurs des services. Le
commerce et l’administration accueillent autant de jeunes femmes que de
jeunes hommes.
Les secteurs vers lesquels se dirigent la plupart des jeunes varient également
selon le niveau de diplôme. Ainsi, près d’un jeune sur quatre ayant un
Les services qualifiés aux
baccalauréat obtient son premier emploi dans le commerce. Les jeunes entreprises recouvrent les activités
sans diplôme ou titulaires d’un CAP ou BEP s’insèrent davantage dans la de conseil, d’assistance, de
construction ou les services aux particuliers. Les diplômés du supérieur recherche-développement et de
débutent pour leur part massivement dans les domaines de la santé, de télécommunication.
l’éducation et des services qualifiés aux entreprises.
Selon le secteur dans lequel ils entament leur parcours professionnel, les
Pour les jeunes intérimaires, le secteur
conditions d’emploi des jeunes diffèrent. En effet, plus des trois quarts des d’activité pris en compte est celui de
premières embauches se font pour une durée limitée dans les secteurs l’entreprise dans laquelle ils ont effectué
industriels ainsi que dans le transport. La proportion de premier emploi en leur première mission d’intérim.
intérim est particulièrement élevée dans l’industrie automobile et dans les
industries des biens intermédiaires. Le travail à temps partiel concerne plus
du tiers des premiers emplois dans les activités de services aux particuliers Les industries de biens intermédiaires
et dans l’éducation, et un peu plus du quart dans le commerce où les sont les produits minéraux, le textile, le
jeunes femmes sont deux fois plus souvent à temps partiel que les jeunes bois, le papier, le carton, le caoutchouc,
hommes. le plastique, les produits chimiques,
les métaux, le matériel électrique et les
composants électroniques. L’énergie a
été considérée comme une industrie de
biens intermédiaires.

Génération
1998 D’une génération à l’autre, les secteurs dans lesquels les jeunes trouvent leur premier emploi varient peu.
Le commerce, les services aux particuliers et la construction voient leur place se renforcer légèrement au
détriment des activités industrielles et du tertiaire administratif.
24
2 Le premier employeur

■ Le secteur d’activité du Répartition par secteurs d’activité Embauche


premier employeur Non
CAP Part
2e ou 3e femmes
de à durée Temps
Ensemble ou Bac Bac+2 déterminée en partiel
diplômé cycle
BEP intérim
(en %) (en %) (en %) (en %)
Agriculture, Sylviculture, Pêche 2 3 3 3 2 1 24 69 8 12
Industries agricoles et alimentaires 5 7 7 5 4 3 43 79 41 13
Industries des biens de consommation 3 3 2 2 3 2 46 77 40 8
Industrie automobile 2 4 3 2 1 1 19 88 67 4
Industries des biens d’équipement 3 2 2 3 4 3 22 79 42 3
Industries des biens intermédiaires 6 7 7 7 6 4 22 81 54 5
Construction 8 15 17 7 5 3 10 63 27 5
Commerce 18 19 21 24 17 11 51 66 17 27
Transports 3 3 3 3 2 2 31 76 35 12
Activités financières et immobilières 3 1 0 2 6 5 64 64 11 7
Services qualifiés aux entreprises 7 3 2 5 8 17 42 58 11 10
Services opérationnels aux entreprises 3 4 3 3 3 3 44 68 26 30
Services aux particuliers 12 17 14 15 7 8 58 54 4 40
Éducation 7 2 1 4 3 23 66 54 1 37
Santé, Action sociale 12 5 11 9 25 6 83 64 3 22
Administration 6 5 4 6 4 8 52 70 2 23
Ensemble 100 100 100 100 100 100 48 67 19 20
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi salarié au cours de leurs trois premières années de vie active (690 000 individus).

■ Dans quels secteurs débutent-ils ? ■ Niveau de diplôme et secteur


d’activité, deux exemples
Nombre de débutants par secteurs d’activité
Répartition des jeunes par niveau de diplôme
selon leur emploi
14 400 Agriculture, Sylviculture, pêche ■ Non ■ CAP ■ Bac ■ Bac+2 ■ 2e et 3e
diplômé et BEP cycles
129 400 Industrie

 Dans le 13 % 16 %
57 600 Construction commerce

125 000 Commerce 19 %


20 %

18 900 Transports
32 %
80 700 Services aux entreprises

80 700 Services aux particuliers  Dans la santé et


l’action sociale
12 % 7%
49 800 Education
17 %
78 500 Santé, Action sociale

45 %
39 000 Administration 19 %

■ Hommes ■ Femmes
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi dans le secteur du
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi salarié au cours commerce (125 000 individus) ou de la santé ou de l’action sociale (78 500
de leurs trois premières années de vie active (690 000 individus). individus) au cours de leurs trois premières années de vie active.

25 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Parcours d’insertion

Génération
2004 60 % des jeunes occupent au moins un
emploi à durée indéterminée au cours de
leurs trois premières années de vie active.

Parmi les jeunes ayant travaillé durant leurs trois premières années de vie
active, six sur dix ont occupé au moins un emploi à durée indéterminée. Mais
dans 70 % des cas, le premier CDI n’est pas signé à la première embauche. Les emplois à durée indéterminée
L’accès à ce type de contrat dépend à la fois du niveau et de la spécialité regroupent les emplois sous contrat à
de formation. Les jeunes non qualifiés et les titulaires d’un baccalauréat durée indéterminée (CDI) du secteur
général sont moins nombreux à accéder à ce statut et, d’autre part, s’y privé ou public, et les emplois sous statut
de fonctionnaire.
maintiennent de façon moins durable. La spécialité de formation joue sur
les délais et les modes d’accès au CDI. Ainsi les jeunes issus des spécialités
industrielles aux niveaux baccalauréat ou bac+2 sont 30 % à débuter leur
vie professionnelle par de l’intérim. Ils mettent deux mois de plus que les
autres à trouver leur premier CDI. Pour autant, ils finissent par accéder à ce
statut dans les mêmes proportions que les autres jeunes ayant un niveau de
formation équivalent.
Dans 12 % des cas, le premier CDI est un emploi de fonctionnaire. Ce statut
constitue un premier débouché important pour les titulaires d’une licence
qui, pour la moitié, sont issus d’un IUFM. Parmi ces derniers, 75 % ont
commencé à travailler directement en tant que fonctionnaires.
Le premier CDI est également souvent à temps complet, notamment pour
les diplômés ayant au minimum une licence. Il est toutefois à temps partiel
deux fois et demie plus souvent pour les femmes que pour les hommes, et
ce temps partiel féminin est d’autant plus répandu que ces dernières sont
peu diplômées. Par ailleurs, les femmes qui ont un emploi en CDI dans le
secteur privé travaillent neuf fois sur dix dans le domaine des services.
La moitié des jeunes accèdent à ce premier CDI en moins de six mois. Cela
n’en garantit pas pour autant la longévité. En effet, dans 34 % des cas, ce
contrat a été rompu avant la fin de la troisième année de vie active. À ce
terme, la moitié des jeunes concernés occupe un autre CDI, un quart a un
emploi à durée déterminée, un sur sept est au chômage. Lorsque le premier
emploi en CDI prend fin, c’est dans 70 % des cas suite à une démission
et dans 16 % des cas en raison d’un licenciement ou de la fermeture de
l’établissement employeur.
Lors du premier CDI, les écarts de rémunérations entre secteur public et
secteur privé varient selon le niveau de diplôme des débutants. D’une façon La rémunération correspond au salaire
générale, les salaires sont plus faibles dans le privé pour les jeunes qui n’ont ou traitement mensuel net, primes
pas atteint le niveau bac+2, alors qu’ils sont plus élevés pour les diplômés incluses, à la fin du premier CDI, ou en
qui ont au moins un bac+5. À l’exception des fonctionnaires, les femmes fin de troisième année de vie active si le
jeune n’a pas changé d’emploi.
sont, lors de leur premier emploi, moins rémunérées que les hommes, ce
Le salaire médian est le salaire au-
quelque soit leur niveau de diplôme. Les plus gros écarts, de l’ordre de 300 dessus duquel la moitié des jeunes sont
euros, concernent les titulaires d’un master, ce indépendamment de leur rémunérés, quel que soit leur temps de
spécialité de formation. travail.

26
Le premier contrat
3 à durée indéterminée

■ Le premier contrat Ils ont occupé Lors de leur premier CDI


stable en quelques au moins un Ils avaient un emploi Ils travaillaient Salaire mensuel Leur CDI a
indicateurs CDI de fonctionnaire à temps partiel net médian été rompu
(en %) (en %) (en euros) (en %)
Non diplômé 42 6 27 1 120 45
CAP ou BEP 56 4 18 1 200 35
Tertiaire 52 7 32 1 100 36
Industriel 59 2 8 1 220 34
Baccalauréat 58 5 20 1 200 35
Professionnel ou technologique tertiaire 53 6 30 1 120 39
Professionnel ou technologique industriel 65 5 9 1 280 30
Général 49 17 34 1 200 42
Bac+2 70 9 12 1 400 28
De la santé ou du social 77 24 11 1 590 18
Tertiaire 67 4 17 1 300 33
Industriel 69 5 7 1 400 29
Licence 68 40 18 1 350 42
Licence professionnelle 80 9 5 1 500 32
LSH, Gestion, Droit 61 50 23 1 300 46
Maths, Sciences et Techniques 72 55 21 1 350 43
Bac+4 65 28 14 1 500 35
Master 79 9 6 1 950 29
LSH, Gestion, Droit 72 16 11 1 740 29
École de commerce 93 1 3 2 190 33
Maths, Sciences et Techniques 71 10 5 1 870 26
École d’ingénieurs 88 4 2 2 100 28
Doctorat 58 38 13 2 100 24
Ensemble 60 12 17 1 300 34
Champ : jeunes ayant occupé un emploi (695 000 individus) pour la première colonne ou
ayant signé un CDI (417 000 individus) au cours de leurs trois premières années de vie active.

■ Secteur d’activité

Répartition des premiers CDI par secteurs d’activité

Agriculture Hommes
Construction
17 %

11 % 22 % 59 %

Industrie
16 %

Tertiaire
72 % Femmes

9%

88 %

Champ : jeunes ayant occupé au moins un CDI dans le secteur privé durant leurs trois premières années de vie active (365 000 individus).

27 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


Événements du
parcours d’insertion
■ Parcours d’insertion

Génération
2004 Un tiers des jeunes de la Génération
2004 a passé, au total, plus de six mois au
chômage au cours des trois premières années
de vie active.

54 % des jeunes de la Génération 2004 ont été au moins une fois confrontés
au chômage au cours de leurs trois premières années de vie active. 33 % ont
même passé au total plus de six mois dans cette situation. Si ces proportions
varient fortement selon le niveau de diplôme, les parcours des jeunes les
plus diplômés ne sont pas exempts d’épisodes de chômage. Ainsi, 28 % des
détenteurs d’un bac+4 ont cumulé au moins six mois de chômage au fil
de leurs trois premières années de vie active. Cette proportion est de 53 %
pour les jeunes non diplômés.
Parmi les jeunes qui débutent leur vie active par du chômage, les deux tiers
l’ont connu dès la fin de leur formation initiale. La durée de cet épisode de Les jeunes qui débutent leur vie active
chômage dépend du niveau et de la spécialité de formation. Ainsi, jusqu’au par du chômage ont entamé une
niveau bac+2 les diplômés issus de filières industrielles sont relativement période de chômage dans les trois
épargnés. En revanche, tel n’est pas le cas des jeunes non diplômés : au mois qui suivaient leur sortie du système
éducatif.
sortir de l’école, 45 % passent plus d’un an en recherche d’emploi. Si ce
chômage en tout début de vie active traduit, notamment chez les moins
diplômés, des difficultés à trouver sa place sur le marché du travail, il peut
aussi correspondre à une période d’attente dans la perspective d’accéder
à un premier emploi suffisamment satisfaisant. Ainsi, 42 % des jeunes
diplômés d’écoles d’ingénieur qui débutent leur parcours professionnel par
du chômage restent au moins six mois dans cette situation.
Au cours des épisodes de chômage, la plupart des jeunes effectuent de
nombreuses démarches de recherche d’emploi. Quelques-unes d’entre elles
sont toutefois plus usitées par certains jeunes. Ce sont préférentiellement les
jeunes ayant au moins une licence, et notamment ceux issus de l’université,
qui passent des concours de la Fonction Publique durant leurs périodes de
chômage. Au cours de leur plus longue période de chômage, 45 % des
jeunes non diplômés n’ont répondu à aucune offre d’emploi, contre 7 %
des détenteurs d’un master. Moins sollicités par les recruteurs et souvent
moins armés pour amorcer les activités de recherche d’emploi, les jeunes
non diplômés tendent à privilégier des démarches qui leur donnent moins
d’opportunités d’accéder à une situation professionnelle stable. Aussi
nombreux que les autres à fréquenter les acteurs institutionnels de l’insertion,
ANPE et CIO notamment, ils sont nettement plus nombreux à s’inscrire dans
une agence d’intérim. Au cours de leur plus long épisode de chômage, 58 %
des jeunes non diplômés n’ont passé aucun entretien d’embauche, contre
13 % des titulaires d’un master.

30
Chômage et
1 recherche d’emploi

■ Temps total passé De De Plus


■ Démarches effectuées
au chômage durant 0
 Ì   Ì  d’un Total
les trois premières
mois
mois mois an Lors de la première période de
années de vie active (en %)
chômage de plus de trois mois
Non diplômé 32 15 17 36 100
Plusieurs réponses possibles
CAP ou BEP 44  16 22 100
Tertiaire 39 19 17 25 100
Industriel 49 18 15 18 100 s )LS SONT ALLÏS Ì L!.0%  
Baccalauréat 50 22 15 13 100 s )LS ONT FAIT UNE DÏMARCHE
Professionnel ou technologique tertiaire 44 23 17 16 100 77 %
auprès d’un employeur
Professionnel ou technologique industriel 53 23 14 10 100
Général 57 18 13 12 100 s )LS ONT RÏPONDU Ì UNE
71 %
Bac+2 52 26 14  100 OFFRE DEMPLOI
De la santé ou du social 78 17 4 1 100
Tertiaire 42 29 19 10 100
s )LS SE SONT INSCRITS DANS UNE
57 %
Industriel 50 26 16 8 100 agence d’intérim
Licence 63 17 11 9 100 s )LS SONT ALLÏS DANS UN #)/  
Licence professionnelle 50 28 15 7 100
LSH, Gestion, Droit 63 15 11 11 100 s )LS ONT PASSÏ UN CONCOURS
12 %
Maths, Sciences et Techniques 73 12 9 6 100 de la Fonction publique
Bac+4 52 20 16 12 100
Master 46 26  10 100
s )LS SONT ALLÏS Ì L!0%# 
LSH, Gestion, Droit 47 25 17 11 100 s )LS NONT RIEN FAIT DE TOUT CELA 
École de commerce 52 27 16 5 100
Maths, Sciences et Techniques 43 24 20 13 100 s Par ailleurs, ils ont passé
École d’ingénieurs 45 27 20 8 100 59 %
un entretien d’embauche
Doctorat 66 12 12 10 100
Ensemble 46 21 16 17 100 Champ : jeunes ayant connu au moins une période de
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus). chômage de plus de trois mois (278 200 individus).

■ Le chômage en début de vie active

Durée des périodes de chômage intervenant en début de vie active

De 1 à 5 mois 32 %
41 %
47 %
52 % 52 %
59 % 57 %
63 %
71 %

De 6 à 12 mois 23 %

25 % 34 %
24 %
30 %
21 %
21 % 30 %
Plus d’un an 45 %
20 %
28 % 25 % 24 %
20 % 16 % 18 %
9% 13 %

é t ce r rat
lôm
EP réa c+
2
en c+
4
ste ble
ip uB lau Ba Lic Ba Ma cto sem
nd Po cca Do En
No CA Ba
Champ : jeunes ayant été au chômage dans les trois mois suivant leur sortie du système éducatif (257 000 individus).

31 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Parcours d’insertion

Génération
2004 Pour la plupart des jeunes, inactivité
ne signifie pas désengagement total du
marché du travail. Si un emploi leur avait
été proposé au cours de leur plus longue
période d’inactivité, les deux tiers l’auraient
accepté.

A u cours des trois années suivant leur sortie du système éducatif, 22 %


des jeunes de la Génération 2004 ont traversé une ou plusieurs périodes
d’inactivité. Au-delà du niveau master, celles-ci se raréfient dans les parcours.
Mais l’inactivité n’est pas spécifiquement une affaire de jeunes peu ou pas
diplômés puisqu’elle concerne 28 % des titulaires d’une licence et 26 %
des jeunes ayant un bac+4.
Dans plus du tiers des cas, l’épisode d’inactivité le plus long dure moins de Les jeunes ont traversé un court épisode
trois mois et intervient dès l’arrivée sur le marché du travail ou peu après. d’inactivité en tout début de parcours
Ces périodes d’inactivité brèves et précoces concernent indifféremment lorsque leur plus longue période
des jeunes de tous niveaux de formation. Dans un cas sur six, l’inactivité d’inactivité a duré moins de trois mois et
est intervenue durant l’année suivant leur
est aussi précoce mais se prolonge pendant plus d’un an. Elle concerne
sortie du système éducatif.
alors principalement les jeunes non diplômés, et de façon particulièrement
Ils ont traversé un épisode
marquée les jeunes femmes. Enfin, dans la moitié des cas, l’épisode d’inactivité différée lorsque leur plus
d’inactivité le plus long que connaissent les jeunes intervient de façon différée longue période d’inactivité est intervenue
dans les parcours, plus d’un an après la sortie du système scolaire. au moins un an après leur sortie du
système éducatif.
Parmi les jeunes qui ont connu l’inactivité, on ne compte que 14 % de
Enfin, ils ont connu une inactivité
jeunes femmes ayant des enfants. Si être mère en tout début de vie active précoce et prolongée lorsque leur plus
accroît le risque de traverser une ou plusieurs périodes d’inactivité, cette longue période d’inactivité commence
inactivité prend la forme d’un retrait précoce et durable du marché du dans l’année qui suit leur sortie du
travail principalement pour les jeunes femmes n’ayant pas atteint le niveau système éducatif et lorsqu’elle dure plus
baccalauréat. Pour autant, les jeunes mères ne constituent qu’un quart des d’un an.
jeunes qui se retirent tôt et durablement du marché du travail. Pour les jeunes
hommes de la Génération 2004, être père dans les années qui suivent la sortie
du système éducatif s’accompagne d’une moindre propension aux épisodes
d’inactivité aussi bien en tout début de parcours que par la suite.
Pour la plupart des jeunes, l’inactivité ne correspond pas à un retrait total
du marché du travail. Si un emploi leur avait été proposé au cours de leur
plus longue période d’inactivité, 48 % l’auraient accepté en fonction de
sa nature et 18 % l’auraient même accepté quel qu’il ait pu être. En outre,
les trois quarts disent avoir effectué au moins une démarche de recherche
d’emploi et un tiers ont répondu à au moins une offre d’emploi au cours de
leur plus longue période d’inactivité.

32
2 Les temps d’inactivité

■ Ils ont été inactifs ■ Face à une proposition d’emploi


Part de jeunes ayant connu... Face à une proposition d’emploi durant la
■ Un court épisode d’inactivité première période d’inactivité, ils auraient :
en tout début de parcours
■ Un épisode d’inactivité différé
Refusé Accepté Accepté
■ Une inactivité précoce et prolongée
tout emploi certains emplois tout emploi

Ensemble  11 % 3 %  22 % Ensemble 34 %    

Doctorat 5% 6% 2  13 % Doctorat 43 % 53 % 4

Master 6% 6 % 1  13 % Master 43 % 54 % 3

Bac+4 9% 14 % 3  26 % Bac+4 49 % 44 % 7

Licence 8% 17 % 3  28 % Licence 49 % 44 % 7

Bac+2 8% 8% 1  17 % Bac+2 40 % 53 % 7

Baccalauréat 9% 12 % 3 %  24 % Baccalauréat 35 % 47 % 18 %

CAP ou BEP 7% 11 % 3 %  21 % CAP ou BEP 33 % 46 % 21 %

Non diplômé 8% 13 % 8%  29 % Non diplômé 24 % 49 % 27 %

Champ : jeunes ayant connu au moins une période d’inactivité durant les Champ : jeunes ayant connu au moins une période d’inactivité de plus de trois mois
trois années suivant leur sortie du système éducatif (165 000 individus). durant les trois années suivant leur sortie du système éducatif (95 000 individus).

■ Inactivité, sexe et situation familiale


Répartition selon la situation familiale des jeunes ayant connu une inactivité précoce et prolongée

Hommes Femmes

74 % Ensemble de 76 %
la Génération

36 % 17 % 2%
20 % 55 %
42 % 10 % 12 %
5%
22 % 25 %
2%

Jeunes ayant connu une


inactivité précoce et prolongée

■ Non-diplomés SANS ENFANTS ■ Diplômés SANS ENFANTS ■ Non-diplomés AVEC ENFANT ■ Diplômés AVEC ENFANT
Champ : ensemble des jeunes de la Génération 2004 (737 000 individus) dont jeunes ayant eu
un parcours marqué par une inactivité précoce et prolongée (25 000 individus).

33 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Parcours d’insertion

Génération
2004 Près d’un jeune sur sept a suivi une formation
en dehors des périodes où il était en emploi.
Les reprises d’études sont nettement plus rares,
hormis chez les bacheliers généraux.

Presque 6 % des jeunes de la Génération 2004 ont repris des études dans les
trois ans qui ont suivi leur sortie du système éducatif. Dans deux cas sur trois, Une reprise d’études correspond à une
ce retour sur les bancs de l’école s’est effectué en tout début de deuxième période d’études à temps plein (ce qui
année de vie active et quatre fois sur cinq il a duré plus de neuf mois. exclut les formations par apprentissage)
dans un établissement scolaire ou
Si les jeunes femmes sont un peu plus nombreuses que les jeunes hommes universitaire, intervenant plus de douze
à reprendre des études, retrouver le chemin de l’école ou de l’université mois après la fin de la formation initiale.
dépend surtout du niveau de formation initiale ainsi que de la spécialité.
En particulier, 17 % des jeunes ayant un baccalauréat général ont repris
des études. Tel est le cas également de 9 % des bacheliers issus des filières
professionnelles ou technologiques du tertiaire. Les titulaires d’une licence
en Lettres, Sciences Humaines, Gestion ou Droit, ainsi que les détenteurs
d’une maîtrise (M1) sont également un peu plus concernés que la moyenne
de leur génération par la reprise d’études.
Par ailleurs, 14 % des jeunes ont suivi une ou plusieurs formations dans des
périodes hors emploi. Ils sont d’autant plus nombreux dans ce cas qu’ils sont
peu diplômés, ou sont issus de filières pour lesquelles les difficultés d’accès à Les périodes hors emploi sont des
l’emploi sont plus prégnantes. Ainsi, 25 % des jeunes non diplômés, 23 % de périodes où le jeune n’occupait pas un
ceux ayant un baccalauréat général et 19 % des titulaires d’un CAP ou d’un emploi rémunéré dans une entreprise.
BEP tertiaire ont suivi au moins une formation hors emploi durant leurs trois Ces périodes peuvent être des temps
de recherche d’emploi, de formation
premières années de vie active. Les formations hors emploi sont rarement
ou d’inactivité apparente. Lors de
courtes. Dans près des trois quarts des cas, elles durent au moins six mois, l’enquête « Génération 2004 » chaque
et dans un tiers des cas, elles s’étalent même sur plus d’un an. jeune a été interrogé sur le nombre de
formations suivies au cours de chaque
Les jeunes de la Génération 2004 qui se sont formés hors des périodes où
période hors emploi de plus de trois
ils étaient en emploi poursuivaient plusieurs objectifs. Ils souhaitaient, en mois et il devait décrire ces formations
premier lieu, obtenir un diplôme ou un titre professionnel et, tout aussi lorsqu’elles avaient duré plus d’un mois.
fréquemment, apprendre un métier. Vient ensuite seulement la volonté de
se réorienter professionnellement. Plus d’un quart des jeunes non diplômés
qui se sont formés hors emploi l’ont fait dans la perspective de se remettre
à niveau.
38 % des jeunes qui ont effectué une formation hors emploi de plus d’un La principale formation est la plus
mois ont été orientés vers cette formation par l’ANPE, ou par une mission longue des formations suivies durant les
locale ou une PAIO. Le rôle de ces dernières institutions est plus important périodes hors emploi.
auprès des jeunes peu diplômés pour lesquels l’ANPE joue un rôle modeste.
Les titulaires d’une licence ou d’un master recourent plus marginalement
aux intermédiaires sur le marché du travail.

Génération
1998 Les jeunes de la génération 2004 ont été un peu plus nombreux que leurs aînés de la Génération 1998 à
suivre des formations hors emploi durant leurs trois premières années de vie active. Mais c’est surtout le
phénomène de reprise d’études qui a pris de l’ampleur, à quasiment tous les niveaux de diplôme.
34
Reprise d’études et
3 formation hors emploi

■ Reprise d’études et )LS ONT SUIVI ■ Se former, pourquoi ?


)LS ONT REPRIS au moins une
accès à la formation leurs études FORMATION HORS
hors emploi emploi Finalités de la principale formation de
(en %) plus d’un mois
Non diplômé 6 25 Plusieurs réponses possibles
CAP ou BEP 3 14
Tertiaire 4 19
Industriel 2 10 s Acquérir un diplôme ou 50 %
Baccalauréat 9 16 UN TITRE PROFESSIONNEL
Professionnel ou technologique tertiaire 9 17
Professionnel ou technologique industriel 4 10
Général 17 23 s Apprendre un métier 50 %
Bac+2 5 7
De la santé ou du social 1 1 s 3E RÏORIENTER
Tertiaire 7 9
professionnellement 42 %
Industriel 5 9
Licence 7 11
Licence professionnelle 2 5 s 3E PERFECTIONNER
LSH, Gestion, Droit 9 15 dans un métier 34 %
Maths, Sciences et Techniques 6 8
Bac+4  13
Master 2  s 3E REMETTRE Ì NIVEAU  
LSH, Gestion, Droit 3 10
École de commerce 1 4
Maths, Sciences et Techniques 3 9 s !UTRES  
École d’ingénieurs 2 8
Doctorat 1 5
Ensemble 6 14 Champ : jeunes ayant suivi au moins une formation hors emploi
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus). de plus d’un mois au cours de leurs trois premières
années de vie active (80 000 individus).

■ Se former, où ? ■ Organisme ayant orienté vers


la principale formation
Lieu de la principale formation

Ensemble 9% 29 %
À distance
Autre Doctorat 28 %

Master 22 % 1
8%
En entreprise 9% ■ ANPE
3% Bac+4 16 % 2
En organisme ■ Mission locale
de formation Licence 8% 1 ou PAIO
55 %
25 %
Bac+2 14 % 8%

Bac 8% 19 %
En organisme de formation
et en entreprise
CAP ou BEP 9% 41 %

Non diplômé 6 % 52 %

Champ : jeunes ayant suivi au moins une formation


hors emploi de plus d’un mois au cours de leurs trois Champ : jeunes ayant suivi au moins une formation hors emploi de plus
premières années de vie active (80 000 individus). d’un mois au cours de leurs trois premières années de vie active (80 000 individus).

35 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Parcours d’insertion

Génération
2004 L’intérim est sur tout une « affaire
d’hommes » : 35 % d’entre eux ont signé
au moins un contrat d’intérim durant leurs trois
premières années de vie active, contre18 %
des femmes.

Parmi les jeunes de la Génération 2004 ayant travaillé durant leur trois
premières années de vie active, 27 % ont effectué au moins une mission
d’intérim. L’importance de cette forme d’emploi est cependant très variable :
près d’un quart de ces jeunes n’ont travaillé qu’en intérim, un quart ont
travaillé en intérim plus de la moitié de leur temps d’activité.
La probabilité d’être intérimaire varie de 38 % pour les non diplômés à
4 % pour les titulaires d’un diplôme de niveau bac+5, avec un écart très
net entre le niveau bac+2 (28 %) et la licence (14 %). L’intérim reste une
« affaire d’hommes » : 35 % d’entre eux ont signé au moins un contrat
d’intérim, soit en proportion deux fois plus que de femmes. Cet écart, très
fort jusqu’à la licence, s’estompe au-delà. Cela est probablement lié à la
nature des postes offerts en mission d’intérim. On peut en effet distinguer
d’une part un « intérim de masse » constitué d’emplois conjoncturels, dans
l’industrie ou le bâtiment principalement et le plus souvent pourvu par des
hommes, d’autre part un « intérim de niche » qui requiert des qualifications
très spécialisées dans des domaines d’activité où les femmes peuvent être
majoritaires, telles les professions de la santé.
Mais l’intérim a aussi partie liée avec l’origine culturelle. Par exemple,
avoir ses deux parents nés au Maghreb plutôt qu’en France augmente
de dix points la probabilité d’être intérimaire en début de vie active. De
même, l’importance de l’intérim en proportion du temps passé en emploi
est également liée à l’origine culturelle. Ainsi, 10 % des jeunes dont les
deux parents sont nés à l’étranger n’ont travaillé qu’en intérim, contre 5 %
pour ceux dont les deux parents sont nés en France. L’origine culturelle
pèse tout particulièrement sur les statuts d’emploi des jeunes dont les deux
parents sont originaires d’un pays du Maghreb, ce quel que soit leur niveau
de diplôme.
Moins diplômés que les autres, les jeunes ayant travaillé en intérim durant
leurs trois premières années de vie active sont 14 % à être au chômage en fin
de troisième année de vie active, contre 9 % pour le reste de leur génération.
Si l’intérim semble jouer un rôle de transition vers l’emploi, il ne conduit
pas rapidement à des emplois à durée indéterminée. En effet, seuls 35 %
des jeunes ayant été intérimaires ont un emploi à durée indéterminée en
fin de troisième année de vie active, contre 60 % des jeunes n’ayant jamais
effectué de mission d’intérim.

Génération
1998 La proportion de jeunes ayant travaillé en intérim durant leurs trois premières années de vie active n’a
guère évolué d’une génération à l’autre. Il en va de même pour la part de temps passé en intérim durant
les périodes d’emploi.
36
4 Les emplois intérimaires

■ Temps passé en intérim ■ Intérim et niveau de formation

Répartition des jeunes selon la part de temps Proportion de jeunes ayant travaillé en intérim
d’emploi qu’ils ont passé en intérim durant leurs trois premières années de vie active

35 %
Ensemble de
18 %
la Génération
27 %

4
Doctorat 3
Pas d’intérim
Pas d’intérim 4
Hommes
73 %
73 % 13 %
Master 13 % Femmes
13 %
Ensemble
17 %
Bac+4 15 %
16 %
6% 23 %
7% 14 % Licence 8%
14 %
Totalité
Moins de 38 %
Plus de la moitié la moitié Bac+2 21 %
28 %
Part du temps d’emploi passé en intérim
36 %
Bac 20 %
Au total 28 %
27 % des jeunes 40 %
ayant eu un emploi au cours de leurs trois CAP ou BEP 19 %
premières années de vie active
32 %
ont travaillé en intérim
46 %
Non diplômé 22 %
38 %
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours
de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus). de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).

■ Intérim et origine nationale


Répartition des jeunes selon la part de temps d’emploi qu’ils ont passé en intérim

Jeunes dont...
Les deux parents sont L’un des parents est né Les deux parents sont Les deux parents sont
nés en France à l’étranger nés à l’étranger nés au Maghreb

Pas d’intérim Pas d’intérim Pas d’intérim Pas d’intérim


74 % 75 % 69 % 62 %

10 % 14 % 15 %
5% 5% 13 %
7 % 14 % 7 % 13 % 8% 9%

Part du temps d’emploi passé en intérim ■ Plus de la moitié ■ Totalité ■ Moins de la moitié
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).

37 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Parcours d’insertion

Génération
2004 Parmi les jeunes qui ont travaillé durant
leurs trois premières années de vie active,
10 % ont été embauchés au moins une fois en
alternance, 2 % en CES et 3 % en CNE.

L es recrutements sous contrat de travail en alternance sont fortement liés


au niveau de formation des jeunes au sortir du système éducatif. Ce type
de contrat est en effet fréquent jusqu’au niveau du baccalauréat et plus rare Entre 2004 et 2008, durant les
au-delà. Ce sont les titulaires d’un baccalauréat, et notamment les jeunes premières années de vie active de la
bachelières, qui sont les plus nombreux à travailler en alternance. Une fois Génération 2004, étaient en vigueur
sur deux, les jeunes qui signent un contrat en alternance le font dès leur les contrats de travail particuliers
suivants : dans le secteur marchand,
entrée sur le marché du travail. Cela tendrait à montrer que leurs choix
le contrat nouvelle embauche (CNE),
d’orientation font écho à des politiques de recrutement planifiées par les le contrat initiative emploi (CIE), le
entreprises, ce que semble d’ailleurs confirmer la durée du lien entre les contrat jeune en entreprise (CJE), le
jeunes et les entreprises. En effet, au moins la moitié des bénéficiaires d’un contrat d’apprentissage et le contrat
contrat en alternance restent plus d’un an dans l’entreprise qui les a recrutés de qualification – remplacé en 2005
et, lorsqu’ils la quittent, près des trois quart sont allés au terme de leur contrat. par le contrat de professionnalisation ;
De plus, à l’issue de ce type de contrat, la plupart a retrouvé un employeur. dans le secteur non marchand, les
Ainsi, en fin de troisième année de vie active, 72 % des jeunes qui ont quitté derniers contrats emplois jeunes, les
contrats emploi solidarité (CES) ou
l’entreprise où ils ont travaillé en alternance ont un emploi.
consolidé (CEC), les contrats d’avenir
Les recrutements en CES concernent plus souvent les jeunes femmes et sont et les contrats d’accompagnement à
moins liés au niveau de diplôme. La signature d’un CES semble par ailleurs l’emploi (CAE). Le mode d’interrogation
de l’enquête Génération 2004
se faire souvent faute de mieux. En effet, dans 65 % des cas, elle fait suite
conduit à sous estimer le nombre de
à une période de chômage. De plus, il s’agit généralement d’une situation bénéficiaires des contrats qui n’ont
transitoire. Seuls 29 % des CES interrompus ont duré plus d’un an. La situation pas de caractéristiques suffisamment
des jeunes ayant signé un CES demeure ensuite fragile puisqu’en fin de affirmées pour être clairement identifiés
troisième année de vie active, seule la moitié d’entre eux a un emploi. Par par les jeunes. Seuls sont analysés ici les
ailleurs, en proportion, ils sont plus nombreux que les autres bénéficiaires contrats qui sont reconnus sans hésitation
de contrats aidés à s’être engagés dans une nouvelle formation. par leurs bénéficiaires, à savoir les
contrats en alternance (apprentissage,
Le CNE, pour sa part, concerne aussi bien les jeunes hommes que les jeunes qualification, professionnalisation), le
femmes, et ce quelque soit leur niveau de diplôme. Ainsi, en proportion, CES et le CNE.
les femmes diplômées d’un troisième cycle de l’enseignement supérieur
sont plus nombreuses que les non-diplômées à signer un CNE au cours
de leurs trois premières années d’activité. Ce type de contrat relève de
logiques assez diverses. Dans 38 % des cas, il permet de sortir du chômage,
et dans 45 % des cas il intervient dans le cadre d’un changement d’emploi.
Lorsque l’expérience n’est pas concluante, elle s’achève rapidement. En
effet, à l’instar des CES, seuls 29 % des contrats qui ont été interrompus
ont duré plus d’un an. La séparation avec l’entreprise est d’ailleurs souvent
conflictuelle : la proportion de rupture à l’initiative de l’employeur est de
29 %. Par ailleurs, en fin de troisième année de vie active, la situation des
jeunes qui ont signé un CNE rompu par la suite est moins bonne que celle
des jeunes ayant travaillé en alternance, ce en dépit d’un niveau moyen de Le taux d’emploi est le nombre de
formation plus élevé. jeunes ayant un emploi rapporté au
nombre total de jeunes.

38
Trois contrats de
5 travail particuliers

■ Contrats particuliers et niveau de formation


Part de jeunes ayant bénéficié d’un contrat particulier durant leurs trois premières années de vie active
Contrat en alternance CNE CES
▼ 1 ▼ 1 ▼
Doctorat
1 3%
1 2% 1 Hommes
Master 2% 1
1 Femmes
2% 3% 1
Bac+4
4% 2% 2%

4% 2% 1
Licence
3% 1 2%

8% 2% 1
Bac+2
6% 2% 1

15 % 4% 1
Bac
18 % 3% 4%
14 % 5% 1
CAP ou BEP
12 % 4% 4%

Non diplômé 14 % 4% 2%
12 % 2 % 3 %
Proportion moyenne (10 %) (3 %) (2 %)
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

■ Contrats particuliers, Jeunes ayant signé au moins un...


et après ? Contrat en alternance CNE CES CDI
(en %) (en %)
En fin de troisième année de vie active, part des jeunes restés plus d’un an dans l’entreprise sous ce type de contrat
Parmi ceux dont le contrat est toujours en cours 76 67 61 86
Parmi ceux dont le contrat a été rompu 49 29 29 47
-OTIF DU DÏPART LORSQUILS ONT QUITTÏ LENTREPRISE
Fin de contrat 72 - 68 -
Licenciement 4 29 4 15
Démission 21 45 28 69
Fermeture de l’entreprise ou autre motif 3 26 0 16
Lorsqu’ils ont quitté l’entreprise, situation au terme de la troisième année de vie active
Taux de chômage 21 31 42 17
Taux d'emploi 72 63 50 74
Part des retours en formation 7 5 10 6
Champ : jeunes ayant signé au moins un contrat en alternance (75 300 individus), un CNE (22 300 individus), un CES (147 000 individus)
ou un CDI (417 000 individus) durant leur trois premières années de vie active.

■ Situation avant le premier contrat particulier

■ Formation initiale ■ Formation hors emploi ■ Inactivité ■ Chômage ■ Emploi

Contrat en alternance CNE CES

10 % 64 %
38 %
49 % 20 %
44 %
6% 7%
19 % 20 %
7% 6%

Champ : jeunes ayant signé au moins un contrat en alternance (75 300 individus), un CNE (22 300 individus)
ou un CES (147 000 individus) durant leur trois premières années de vie active.

39 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


Les trajectoires d’entrée
dans la vie active
Le parcours suivi par l’ensemble de la Génération 2004

L ’enquête « Génération 2004 » permet d’étudier le l’ensemble de la Génération 2004 sous la forme du
parcours d’insertion professionnelle des jeunes tout au chronogramme ci-dessous.
long des premières années qui suivent leur sortie du Si cette présentation gomme l’enchaînement des
système éducatif. situations au niveau individuel, elle donne en revanche
Sur la base de calendriers professionnels, elle recense une première idée de l’évolution de leur poids au fil des
mois par mois la situation de chaque jeune : emploi, mois passés sur le marché du travail par la Génération
chômage, inactivité, formation ou reprise d’études. À 2004. Elle montre notamment que la part de jeunes
partir du calendrier qui décrit la durée et l’enchaînement ayant un emploi progresse fortement au cours de la
des différentes situations que traverse chaque jeune, première année de vie active, puis se stabilise petit
il est possible de retracer le parcours d’insertion de à petit.

■ Évolution de la proportion de jeunes selon leur situation


au cours de leurs trois premières années de vie active

En novembre En mars En mars En mars


2003 2005 2006 2007

s 100 % des jeunes s   DES JEUNES ONT


sont en formation initiale repris des études
ou suivent une
formation
Études
Chômage s   SONT INACTIFS

s   SONT AU
chômage

s 77 % ont
un emploi
Emploi

1re année de vie active 2e année 3e année

Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

43 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Les trajectoires d’entrée dans la vie active

Huit trajectoires types d’insertion professionnelle

L es trajectoires suivies par chaque jeune ont été rapide et durable à l’emploi. La deuxième correspond
regroupées en fonction de leur proximité selon la à un accès différé à l’emploi après une période de
méthode du LIRHE : deux jeunes ont des trajectoires chômage alors que, dans la troisième, la stabilisation
d’autant plus proches qu’ils traversent au même moment en emploi succède à une période d’inactivité ou de
la même situation ; inversement, ils ont des trajectoires formation hors emploi. La quatrième trajectoire est
d’autant plus éloignées que le nombre de mois au cours marquée par un décrochage de l’emploi. Les cinquième
desquels leur situation diffère est élevé. Cette méthode et sixième se caractérisent par un chômage persistant
permet de saisir les principales transitions entre les ou récurrent pour l’une, par une inactivité durable
différentes situations. pour l’autre. Enfi n, les deux dernières trajectoires
Huit trajectoires types ont ainsi été identifiées. La sont marquées par des formations hors emploi ou des
première, très majoritaire, est une trajectoire d’accès reprises d’études plus ou moins durables.

Accès rapide et durable à l’emploi

58 % de la Génération

Formation
ou reprise
d’études

De longue 4%
durée
3% 12 % Accès différé
De courte à l’emploi
durée 3%
4%
8% Après une période de
8% chômage
Inactivité
durable Après une période
d’inactivité ou de formation

Chômage persistant Décrochage


ou récurrent de l’emploi
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

44
Accès rapide et Inactivité Chômage

durable à l’emploi  


Études
58 % des jeunes de la Génération 2004 ont accédé
rapidement et durablement à l’emploi. Ils ont passé
en moyenne 34 mois en emploi et seulement un mois
au chômage. Les deux tiers d’entre eux n’ont même Emploi
jamais connu le chômage. Après trois ans de vie
ACTIVE   ONT UN EMPLOI ET   UN EMPLOI Ì DURÏE
indéterminée.
Cet accès rapide et durable à l’emploi n’est pas pour
AUTANT SYNONYME DE STABILITÏ 3I   DE CES JEUNES NONT Fin des études  AN 2 ans  ANS
connu qu’un emploi au cours de leurs trois premières
ANNÏES DE VIE ACTIVE   EN ONT CONNU DEUX ET  
au moins trois. Parmi ceux qui n’ont eu qu’un emploi, LACCÒS Ì LA STABILITÏ EST MOINS AISÏ  SEULEMENT  
celui-ci était, pour la moitié d’entre eux, à durée d’entre eux débutent leur vie professionnelle par un
INDÏTERMINÏE DÒS LEMBAUCHE ET PRÒS DE   ONT UN emploi à durée indéterminée et ils ne sont, eux, que
emploi à durée indéterminée en fin de troisième année   Ì TRAVAILLER Ì DURÏE INDÏTERMINÏE EN lN DE TROISIÒME
de vie active. Pour les jeunes ayant eu deux emplois, année de vie active.

Accès différé à l’emploi

Formation Inactivité
Après une période
 
de chômage
Études
12 % des jeunes ont débuté leur vie active par une Chômage
période de chômage avant de se stabiliser en emploi.
Les jeunes qui suivent cette trajectoire ont en moyenne
PASSÏ  MOIS AU CHÙMAGE )LS SONT TOUTEFOIS AU lL DU
TEMPS DE PLUS EN PLUS NOMBREUX Ì TRAVAILLER    EN Emploi
DÏBUT DE DEUXIÒME ANNÏE DE VIE ACTIVE   EN lN
de troisième année de vie active. Quatre sur cinq ont
traversé plusieurs périodes de chômage.
Fin des études  AN 2 ans  ANS

Formation Chômage
Après une période d’inactivité
 
ou de formation
4 % des jeunes débutent leur parcours par de l’inactivité
ou une formation avant de se stabiliser en emploi. La Inactivité
Études
proportion de ceux qui travaillent augmente ensuite
RAPIDEMENT POUR ATTEINDRE   DÒS LE DÏBUT DE LA Emploi
DEUXIÒME ANNÏE DE VIE ACTIVE ET   Ì LISSUE DE LA
troisième année de vie active. Ceux qui ont été inactifs
l’ont été en moyenne onze mois. Les autres ont passé
en moyenne huit mois en formation.
Fin des études  AN 2 ans  ANS

45 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Les trajectoires d’entrée dans la vie active

Décrochage Inactivité Formation

de l’emploi  
Études
8 % des jeunes de la Génération 2004 ont décroché de Chômage
l’emploi durant leur parcours bien qu’ils aient travaillé
en moyenne deux ans durant leurs trois premières
années de vie active. Emploi
Plus de neuf sur dix ont travaillé dès l’année suivant
la sortie du système éducatif, mais moins d’un quart
ont alors eu un emploi à durée indéterminée, cette
proportion ne progressant pas ensuite. Au cours de la
Fin des études  AN 2 ans  ANS
troisième année de vie active, ils sont de moins en moins
nombreux à travailler et tous connaissent alors une
période d’inactivité, de chômage ou de formation. Au
TERME DE CETTE PÏRIODE SEULS   ONT UN AUTRE EMPLOI
  SONT AU CHÙMAGE   SONT INACTIFS ET   ONT
repris leurs études ou sont en formation.

Chômage persistant Inactivité Formation

ou récurrent  
Études

8 % des jeunes se sont trouvés confrontés à un chômage


persistant ou récurrent. La moitié d’entre eux a passé au Chômage
moins un an au chômage. 3I   NONT JAMAIS TRAVAILLÏ
tous ces jeunes ne sont pas pour autant « exclus » de
l’emploi. Près d’un tiers a en effet occupé deux emplois
et un autre tiers au moins trois. Toutefois ces emplois
sont de courte durée, quatre mois en moyenne. Trois Emploi
ANS APRÒS LA lN DE LEURS ÏTUDES   DE CES JEUNES Fin des études  AN 2 ans  ANS
SONT AU CHÙMAGE 3EULS   ONT UN EMPLOI TRÒS
majoritairement à durée déterminée.

Inactivité Formation
durable  

3 % des jeunes de la Génération 2004 ont eu un Études


parcours dominé par l’inactivité. Un quart d’entre Inactivité
eux n’a connu que cette situation, la moitié n’a jamais
EU DEMPLOI ET SEULS   ONT TRAVAILLÏ PLUS DUN AN
Dans tous les cas, les emplois qu’ils ont occupés ont
été brefs, moins de trois mois pour la moitié d’entre Chômage
eux. Près des deux tiers de ces jeunes confrontés à Emploi
une inactivité durable ne font pas état de périodes de
Fin des études  AN 2 ans  ANS
recherche d’emploi.

46
Formation ou reprise d’études

De courte durée
Inactivité
3 % des jeunes de la Génération 2004 ont connu un  
épisode de formation hors emploi (six cas sur dix) ou Études
Études
Formation
de reprise d’études (quatre sur dix) au cours de leur
deuxième année de vie active. Ici, ces épisodes excèdent
rarement un an et demi, et la moitié d’entre eux durent Chômage
entre neuf et treize mois.
Au début de la première année de vie active, la moitié Emploi
de ces jeunes a un emploi. Mais, quatre fois sur cinq, cet
EMPLOI EST Ì DURÏE DÏTERMINÏE 0AR AILLEURS   SONT AU
CHÙMAGE   SONT INACTIFS LES AUTRES AYANT DÏJÌ ENTAMÏ
une formation hors emploi. Durant la deuxième année qui Fin des études  AN 2 ans  ANS
SUIT LEUR SORTIE DU SYSTÒME ÏDUCATIF   SONT EN FORMATION
ET   ONT REPRIS DES ÏTUDES %N lN DE TROISIÒME ANNÏE DE
VIE ACTIVE   TRAVAILLENT n   Ì DURÏE INDÏTERMINÏE
ET   Ì DURÏE DÏTERMINÏE n ET   RECHERCHENT UN
emploi.

De longue durée
 
Études
4 % des jeunes de la Génération 2004 se sont formés Formation
durant un temps relativement long, généralement plus Inactivité
de deux ans. Pour un tiers d’entre eux, il s’agissait de Chômage
formations hors emploi, pour les deux tiers restant de
reprises d’études.
Ces jeunes ont passé peu de temps en emploi, en moyenne Emploi
sept mois durant les trois ans qui ont suivi la fin de leur
formation initiale. Un tiers n’a même jamais travaillé.
Six mois après leur sortie du système éducatif, moment Fin des études  AN 2 ans  ANS
Oá ILS SONT LES PLUS NOMBREUX Ì TRAVAILLER SEULS   ONT
UN EMPLOI DONT MOINS DE   Ì DURÏE INDÏTERMINÏE
Néanmoins, plus de la moitié de ces jeunes n’ont jamais
été au chômage avant leur retour en formation.

47 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Les trajectoires d’entrée dans la vie active

Génération
2004 Accéder rapidement et durablement à
l’emploi demeure plus aisé pour les jeunes
les plus diplômés, mais la filière suivie et la
spécialité de formation ne sont pas sans effet
sur la trajectoire d’insertion.

S ensible dès l’entrée sur le marché du travail, l’effet du niveau de diplôme


se fait également sentir sur les trajectoires des jeunes tout au long de
leurs trois premières années de vie active. Ainsi, près des trois quarts des
diplômés de l’enseignement supérieur accèdent rapidement et durablement à
l’emploi contre seulement un tiers des jeunes non diplômés. Les trajectoires
comportant un décrochage de l’emploi, comme celles éloignées de l’emploi,
concernent principalement des diplômés de l’enseignement secondaire. En Les trajectoires éloignées de l’emploi
revanche, à tous les niveaux de diplôme, une proportion quasi identique de regroupent la trajectoire de « chômage
jeunes accède de façon différée à l’emploi. persistant ou récurrent » et celle marquée
par une « inactivité durable » (cf. page
La spécialité du diplôme influence également les trajectoires d’entrée dans 44).
la vie active. 70 % des bacheliers technologiques de la Génération 2004 ont
en effet accédé rapidement et durablement à l’emploi contre seulement 47 %
des détenteurs d’un baccalauréat général. Pour les titulaires d’un CAP ou
d’un BEP industriel, le fait d’être passé par la voie de l’apprentissage accroît
très nettement les chances d’accéder rapidement et durablement à l’emploi.
De même, les jeunes qui ont préparé un BTS ou un DUT sans l’obtenir
suivent des trajectoires d’insertion plus favorables que leurs homologues
ayant échoué à un DEUG.
Ces écarts entre filières ou entre spécialités de formation existent aussi pour
les diplômés de l’enseignement supérieur long. Ainsi, 76 % des titulaires
d’une licence professionnelle accèdent rapidement et durablement à
l’emploi, contre 59 % des titulaires d’un bac+4. De même, seuls 63 % des
jeunes ayant une licence en Lettres ou Sciences humaines connaissent un
accès rapide et durable à l’emploi contre 75 % chez leurs homologues issus
des sciences exactes.
7 % des jeunes de la Génération 2004 connaissent une trajectoire marquée
par des retours en formation ou des reprises d’études de longue durée.
Rare au-delà du niveau bac+4, ce type de parcours concerne en premier
lieu les détenteurs du baccalauréat général et, au-delà, les jeunes issus de
spécialités littéraires ou tertiaires. Les retours en formation de plus courte
durée concernent davantage les titulaires d’un bac+4, ainsi que les jeunes
non diplômés.

48
Trajectoire et
1 formation initiale

■ Trajectoire et niveau Accès rapide et Accès différé Décrochage Éloignée de Formation ou


Total
de formation durable à l'emploi à l'emploi de l'emploi l'emploi reprise d'études
(en %)
Non diplômé 34 20 10 28 8 100
CAP ou BEP 55 17 10 13 5 100
Tertiaire 47 20 10 17 6 100
Industriel 62 15 9 11 3 100
Baccalauréat 57 13 10 8 12 100
Professionnel ou technologique tertiaire 54 14 12 9 11 100
Professionnel ou technologique industriel 69 13 7 5 6 100
Général 47 11 11 9 22 100
Bac+2 73 13 6 3 5 100
De la santé ou du social 91 4 3 1 1 100
Tertiaire 63 17 9 4 7 100
Industriel 74 13 5 3 5 100
Licence 68 12 6 6 8 100
Licence professionnelle 76 15 4 2 3 100
LSH, Gestion, Droit 63 12 7 7 11 100
Maths, Sciences et Techniques 75 9 4 5 7 100
Bac+4 59 18 8 6 9 100
Master 68 22 4 4 2 100
LSH, Gestion, Droit 66 23 4 4 3 100
École de commerce 78 14 5 2 1 100
Maths, Sciences et Techniques 62 24 6 5 3 100
École d’ingénieurs 72 21 3 2 2 100
Doctorat 77 12 5 5 1 100
Ensemble 58 16 8 11 7 100
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

■ Quelques trajectoires

Trajectoires des jeunes sortis non diplômés Trajectoires des titulaires


de l’enseignement supérieur d’un CAP ou d’un BEP industriel

Bacheliers
technologiques ou
professionnels sortis 61 % 14 % 10 7 5
non diplômés de Diplômés de
BTS ou DUT CAP ou BEP par 72 % 12 8 6
apprentissage
Titulaires d’un
baccalauréat
général sortis 59 % 9 7 9 16 %
non diplômés de
BTS ou DUT
Diplômés de
CAP ou BEP par 53 % 18 % 10 15 % 2
la voie scolaire
Sortants de DEUG 44 % 14 % 14 % 11 17 %
non diplômés

Accès rapide et Accès différé Décrochage Éloignée de Formation ou


durable à l’emploi à l’emploi de l’emploi l’emploi reprise d’études

49 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Les trajectoires d’entrée dans la vie active

Génération
2004 À tous les niveaux de diplôme, pour les
jeunes hommes comme pour les jeunes
femmes, être issu de l’immigration augmente
sensiblement le risque de rester à l’écart de
l’emploi lors des trois premières années de
vie active.

A u sein de la Génération 2004, 61 % des hommes ont accédé rapidement et


durablement à l’emploi contre 55 % des femmes. Ces dernières connaissent
plus souvent que les hommes des parcours marqués par une reprise d’études
ou de la formation, ou des trajectoires éloignées de l’emploi. Toutefois, ces
écarts ne sont pas uniformes : ils sont très marqués pour les jeunes les moins Les trajectoires éloignées de l’emploi
diplômés et beaucoup moins nets parmi les diplômés ayant au moins une regroupent la trajectoire de « chômage
licence. À ces niveaux de formation, seule subsiste la propension un peu persistant ou récurrent » et celle marquée
plus grande des jeunes femmes à reprendre leurs études ou à suivre une par une « inactivité durable » (cf. page
44).
formation.
L’origine sociale a également un impact sur le fait de suivre une trajectoire
d’insertion plutôt qu’une autre au fil des trois premières années de vie active.
Toutefois, cet effet semble le plus souvent modeste. Lorsqu’ils sont issus d’une
famille de cadres, les titulaires d’un baccalauréat ou d’un bac+2 ont plus
tendance à reprendre leurs études ou à se former et les jeunes non diplômés Est considéré ici comme issu d’une
sont moins concernés par les parcours éloignés de l’emploi. Les jeunes famille de cadres, un jeune dont l’un
issus de familles ouvrières sont, au moins jusqu’au niveau baccalauréat des parents au moins était cadre ou
ainsi qu’aux niveaux licence et master, plus nombreux que les autres à exerçait une profession intellectuelle
supérieure au moment où le jeune
accéder de façon rapide et durable à l’emploi et sont moins concernés par
quittait le système éducatif. Est considéré
les trajectoires éloignées de l’emploi. comme issu d’une famille ouvrière,
L’origine culturelle influe plus notablement sur les parcours d’insertion des un jeune dont les deux parents étaient
ouvriers.
jeunes. À tous les niveaux de diplôme, pour les jeunes hommes aussi bien que
pour les jeunes femmes, être issu de l’immigration augmente sensiblement
le risque de rester à l’écart de l’emploi lors des trois premières années de Est considéré ici comme issu de
vie active. Cela augmente également, bien que plus marginalement, le l’immigration un jeune dont l’un des
risque de n’accéder que de façon différée à l’emploi, ou de décrocher de parents au moins est né à l’étranger.
l’emploi. Seuls 49 % des jeunes issus de l’immigration accèdent rapidement
et durablement à l’emploi contre 59 % sur l’ensemble de la génération. Cette
tendance semble s’estomper à partir du niveau master. Fait notable, qu’ils
soient ou non issus de l’immigration, les titulaires d’un bac+2 de la Santé ou
du Social connaissent des parcours d’insertion tout aussi favorables.

50
Trajectoire, sexe et
2 origine socioculturelle

■ Trajectoire, sexe, origine sociale et origine culturelle


Répartition des jeunes selon leur trajectoire d’insertion professionnelle

Jeunes issus
Femmes 55 % 16 % 8 12 9 d’une famille 62 % 15 % 8 7 8
de cadres

Jeunes Jeunes issus


issus de 49 % 18 % 10 16 % 7 de parents 58 % 17 % 8 11 6
l’immigration ouvriers

Ensemble de la
59 % 16 8 11 7
Génération 2004

Accès rapide et Accès différé Décrochage Éloignée Formation ou


durable à l’emploi à l’emploi de l’emploi de l’emploi reprise d’études
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

■ Trajectoire, origine sociale, origine culturelle et niveau de diplôme

Proportion de jeunes ayant accédé rapidement Proportion de jeunes ayant suivi une
et durablement à l’emploi trajectoire éloignée de l'emploi
 
73 % 3
Bac+3 et plus 63 % 7%
67 % 5%

71 % 4
Bac+2 65 % 5%
77 % 3

61 % 8%
Bac 47 % 12 %
57 % 8%

61 % 10 %
CAP ou BEP 49 % 16 %
55 % 13 %

39 % 22 %
Non diplômé 29 % 33 %
34 % 28 %

Jeunes issus d’une Jeunes issus de Ensemble de


famille ouvrière l’immigration la Génération
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

51 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Les trajectoires d’entrée dans la vie active

Génération
2004 En fin de troisième année de vie active,
le taux de chômage des jeunes varie
sensiblement selon leur région de formation,
souvent à la mesure du taux de chômage
global.

D ans l’ensemble, 14 % des jeunes de la Génération 2004 sont au chômage


en fin de troisième année de vie active. Ce taux varie toutefois sensiblement
selon leur région de formation. Avec un taux de chômage supérieur à 16 %,
la situation est particulièrement défavorable pour les jeunes de Picardie, La région de formation est celle
Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Nord-Pas-de-Calais. dans laquelle est localisé le dernier
Or ces quatre régions sont celles où, pour l’ensemble des actifs, les taux établissement de formation que le jeune
de chômage sont les plus élevés. Les difficultés qu’y rencontrent les jeunes a fréquenté avant sa sortie du système
éducatif, c’est-à-dire durant l’année
sont le reflet de situations globalement difficiles sur les marchés du travail
scolaire 2003-2004.
régionaux. Elles affectent en priorité les débutants issus de l’enseignement
secondaire, qu’ils soient ou non diplômés, mais peuvent épargner en partie
les diplômés de l’enseignement supérieur. C’est le cas pour la Picardie et
le Nord-Pas-de-Calais. À l’opposé, en Aquitaine, le taux de chômage des
diplômés du supérieur est parmi les plus élevés alors que celui des jeunes
issus de l’enseignement secondaire est inférieur à la moyenne nationale.
Parmi les jeunes issus de l’enseignement secondaire, l’accès à l’emploi
est généralement plus difficile pour les femmes que pour les hommes.
L’Île-de-France fait exception et l’écart est faible pour la Basse-Normandie,
le Languedoc-Rousillon et l’Alsace. Pour les diplômés de l’enseignement
supérieur, les situations sont plus contrastées : moins de la moitié des régions
donne l’avantage aux hommes.
Les jeunes ayant au mieux un baccalauréat perçoivent, lorsqu’ils travaillent
en fin de troisième année de vie active, un salaire médian de 1 200 euros.
Ce niveau de rémunération varie très peu selon la région de formation. Il
est toutefois plus faible pour le Languedoc-Roussillon, Poitou-Charentes, la
Basse-Normandie, la Bretagne et le Centre. La variabilité est plus importante
parmi les diplômés de l’enseignement supérieur. Ceux ayant effectué leurs
études en Île-de-France se démarquent nettement avec un salaire médian
de 1 700 euros. La rémunération médiane dépasse également 1 500 euros
pour cinq autres régions : la Lorraine, l’Alsace, Provence-Alpes-Côte d’Azur,
le Nord-Pas de Calais et l’Auvergne. Ainsi, les jeunes d’Île-de-France, de
Lorraine et d’Alsace connaissent à la fois un accès parmi les plus aisés à
l’emploi et les salaires les plus élevés.
En règle générale, le temps partiel concerne fortement les régions où le
taux de chômage est élevé, mais ce n’est pas toujours le cas. Ainsi en
Provence-Alpes-Côte d’Azur, coexistent un fort taux de chômage et une
faible proportion de débutants à temps partiel.

52
Insertion et
3 région de formation
■ Chômage des sortants du secondaire ■ Chômage des diplômés du supérieur
Taux de chômage en fin de troisième année de Taux de chômage en fin de troisième année
vie active des jeunes issus de l’enseignement de vie active des diplômés de l’enseignement
secondaire selon leur région de formation supérieur selon leur région de formation
(En %) (En %)
31,2 7,5

21,8 24,0 6,1


4,3
16,7 6,6
21,8 22,1 6,1 6,2
19,9 5,1
13,6 17,5 6,5 4,4

14,8 20,2 19,2 7,0 8,2 7,9


17,7 8,1

20,0 6,8
17,4 5,7
16,2 14,7 5,6 6,6

16,5 8,6

15,3 24,6 7,8 10,3


22,4 9,0

Pour l’ensemble : 20,1 %. Pour l’ensemble : 6,9 %.


Champ : jeunes issus du secondaire dont la région de formation se Champ : jeunes diplômés du supérieur dont la région de formation se
situe en France métropolitaine (428 000 individus). situe en France métropolitaine (309 000 individus).

■ Salaire des diplômés du supérieur ■ Temps partiel


Salaire net mensuel médian au bout de trois ans Part de jeunes travaillant à temps partiel au
de vie active des diplômés de l’enseignement terme de leur troisième année de vie active
supérieur, selon leur région de formation (En %)
(En euros)
1 520 17,0

1 500 1 500 15,3 18,2

1 480 14,4
1 700 1 590 13,5
1 490 13,5
13,8
1 450 1 550 12,1 10,1

1 450 1 500 1 500 12,0 12,5


1 430 13,7 13,2

1 500 13,9
1 480 12,3
1 520 1 500 10,4 12,7

1 480 13,8
1 500 1 500 14,8 19,5
1 520 12,6

Pour l’ensemble : 1 520 euros. Pour l’ensemble : 13,8 %.


Champ : jeunes diplômés du supérieur dont la région de formation se situe Champ : jeunes dont la région de formation se situe en France métropolitaine
en France métropolitaine et occupant un emploi au terme de leur troisième et occupant un emploi salarié au terme de leur troisième année de vie active
année de vie active (271 000 individus). (546 000 individus).

53 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


Les mobilités
dans l’emploi
■ Mobilités dans l’emploi

Génération
2004 Un quart des jeunes a connu au moins
trois employeurs. Ces mobilités concernent
davantage les jeunes ayant un niveau de
formation inférieur à la licence.

Plus de neuf jeunes de la Génération 2004 sur dix ont travaillé durant leurs
trois premières années de vie active. 44 % d’entre eux n’ont jamais changé
d’employeur, près d’un tiers a changé une seule fois et près d’un quart au Un changement d’employeur s’entend
moins deux fois. ici hors mutation entre établissements ou
au sein de la Fonction publique.
Les titulaires d’un bac+2 de la filière santé ou social, ou d’une licence
scientifique, sont parmi les débutants qui changent le moins souvent
d’employeur. A l’opposé, les jeunes ayant un baccalauréat technologique
ou professionnel tertiaire et les titulaires d’un bac+2, hors santé ou social,
connaissent plus fréquemment de multiples employeurs.
Toutefois, changer d’employeur ne présage pas d’un temps plus long passé
en emploi. Ainsi, au cours des trois premières années de vie active, les
jeunes non diplômés changent un peu plus souvent d’employeurs que
les autres. Surtout, ils restent en moyenne moins de temps chez un même
employeur. En dehors des titulaires d’un bac+2 de la filière santé ou social,
les changements d’employeurs concernent davantage les jeunes ayant un
niveau de formation inférieur à la licence.
Trois ans après être sortis du système éducatif, les jeunes travaillent le plus
souvent dans le commerce ou dans le domaine de la santé ou de l’action
sociale. Ce dernier secteur emploie près d’un quart des jeunes femmes de
la Génération 2004, alors que les hommes sont davantage présents dans les
secteurs de la construction ou de l’industrie.
Durant les trois premières années de vie active, la part des secteurs du
commerce et des services aux particuliers dans l’emploi des jeunes a diminué
au profit de l’administration, des activités financières et immobilières, et
des services qualifiés aux entreprises. L’équilibre entre secteur public et
secteur privé n’a en revanche pas évolué. Le privé emploie les trois quarts
des jeunes au terme de leur troisième année de vie active. Plus du quart des
jeunes femmes travaille dans la Fonction publique contre à peine plus d’un
homme sur dix. La répartition des jeunes selon la taille des établissements
reste également stable : la majorité des jeunes qui travaillent dans le secteur
privé sont employés par des PME.


Génération
1998 Les jeunes de la Génération 2004 sont, en proportion, un peu plus nombreux que leurs homologues de la
Génération 1998 à avoir changé d’employeur durant leurs trois premières années de vie active. En particulier,
les diplômés ayant au moins une licence ont eu plus souvent de multiples employeurs.
56
1 D’un employeur à l’autre

■ Les mobilités au cours Nombre d’employeurs Temps moyen


des trois premières depuis la sortie du système éducatif passé chez un
Un Deux Au moins trois Total employeur
années de vie active (en %) (en années)
Non diplômé 42 33 25 100 1,2
CAP ou BEP 43 31 26 100 1,5
Tertiaire 45 30 25 100 1,4
Industriel 41 32 27 100 1,5
Baccalauréat 40 31 29 100 1,4
Professionnel ou technologique tertiaire 39 31 30 100 1,4
Professionnel ou technologique industriel 41 31 28 100 1,6
Général 44 30 26 100 1,4
Bac+2 41 31 28 100 1,6
De la santé ou du social 64 22 14 100 2,0
Tertiaire 36 33 31 100 1,4
Industriel 34 35 31 100 1,5
Licence 54 28 18 100 1,7
Licence professionnelle 41 38 21 100 1,6
LSH, Gestion, Droit 56 26 18 100 1,7
Maths, Sciences et Techniques 62 22 16 100 1,9
Bac+4 49 28 23 100 1,6
Master 52 32 16 100 1,7
LSH, Gestion, Droit 51 31 18 100 1,6
École de commerce 46 35 19 100 1,8
Maths, Sciences et Techniques 50 32 18 100 1,6
École d’ingénieurs 57 30 13 100 1,8
Doctorat 52 33 15 100 1,8
Ensemble 44 31 25 100 1,5
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi salarié, hors emploi de vacances, durant leurs trois premières années de vie active (680 000 individus).

■ Répartition des Hommes Femmes Ensemble


emplois occupés En fin de En fin de En fin de
En début de troisième En début de troisième En début de troisième
par les jeunes
vie active année de vie active année de vie active année de
vie active vie active vie active
En janvier Au printemps En janvier Au printemps En janvier Au printemps
2005 2007 2005 2007 2005 2007
Par secteurs d’activité (en %) (en %) (en %)
Agriculture, Sylviculture, Pêche 2,7 2,5 0,6 0,7 1,7 1,7
Industries agricoles et alimentaires 4,7 3,6 3,7 2,7 4,2 3,2
Industries des biens de
2,8 2,3 2,6 2,4 2,7 2,3
consommation
Industrie automobile 3,7 2,3 0,9 0,5 2,4 1,5
Industries des biens d’équipement 4,8 5,2 1,2 1,3 3,1 3,3
Industries des biens intermédiaires 9,3 8,6 2,7 2,4 6,2 5,7
Construction 15,1 15,1 1,6 1,9 8,7 8,9
Commerce 17,1 15,9 18,9 16,4 18,0 16,2
Transports 3,4 4,1 1,9 2,0 2,7 3,1
Activités financières et immobilières 2,2 2,9 4,6 6,2 3,3 4,4
Services qualifiés aux entreprises 8,0 9,7 6,8 7,6 7,4 8,7
Services opérationnels aux entreprises 2,8 2,9 2,5 2,5 2,7 2,7
Services aux particuliers 9,0 7,3 12,5 10,4 10,6 8,8
Éducation 5,4 5,2 12,3 11,5 8,7 8,1
Santé, Action sociale 3,8 4,5 21,4 23,6 12,1 13,5
Administration 5,2 7,9 5,8 7,9 5,5 7,9
Ensemble 100 100 100 100 100 100
Champs : jeunes en emploi en janvier 2005 (505 000 individus) ou au terme de leur troisième année de vie active (569 000 individus).

57 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Mobilités dans l’emploi

Génération
2004 Bien que plus diplômées, les femmes
débutent avec des salaires inférieurs à
ceux des hommes. L’écart s’atténue au fil des
années.

L ors du premier emploi, les écarts salariaux restent limités jusqu’au niveau
de la licence. En revanche, les premiers salaires des jeunes ayant au moins un
master sont d’emblée supérieurs de 58 % à ceux des jeunes sans diplôme. Les
disparités salariales se creusent ensuite au fil des premières années passées
sur le marché du travail, avec des paliers importants au bénéfice des jeunes
détenteurs au moins d’un bac+2, d’un master ou plus. Au cours des trois
premières années de vie active, les diplômés de l’enseignement supérieur
voient leur salaire médian progresser de 24 %, contre seulement 13% pour
les diplômés du secondaire. Le salaire médian est le salaire au-
dessus duquel la moitié des jeunes sont
Les jeunes qui effectuent des mobilités professionnelles en début de vie rémunérés, quel que soit leur temps de
active connaissent en moyenne des progressions salariales plus importantes travail. Le salaire étant la rémunération
que les autres. Leur rémunération augmente de 10 % entre le premier salaire nette mensuelle, primes incluses.
et celui perçu en fin de troisième année de vie active, contre 7 % pour les L’évolution de salaire est la différence
jeunes qui n’ont occupé qu’un emploi. Cette progression est particulièrement entre le salaire perçu à l’embauche
importante pour les titulaires d’un bac+4 ou d’un master. Dans bien des au premier emploi et le dernier salaire
cas, elle permet d’ailleurs un rattrapage salarial par rapport aux jeunes qui perçu au cours des trois premières
années de vie active.
n’ont pas été mobiles et qui sont souvent mieux rémunérés au départ de leur
parcours professionnel. Les jeunes les plus mobiles, ayant connu au moins
trois mobilités, qui peuvent être aussi les plus précaires, peinent toutefois à Une mobilité correspond à un
rattraper leurs homologues plus stables. changement d’entreprise ou
d’établissement employeur, ou bien
Les évolutions de salaires sont également liées au secteur d’activité dans à une interruption d’activité suivie
lequel les jeunes exercent leur activité professionnelle. Elles s’échelonnent d’une reprise d’activité chez le même
de 4 à 10 %. Elles sont plus importantes dans les activités tertiaires, comme employeur.
la finance, qui offrent aussi les meilleurs salaires au premier emploi. À
l’inverse, l’industrie agroalimentaire se caractérise par des salaires initiaux
faibles et des progressions modestes.
Les progressions de salaires sont d’autant plus fortes que les jeunes ont passé
du temps en emploi. Elles sont également un peu plus importantes pour les
femmes que pour les hommes, permettant ainsi un relatif rattrapage sur ces
derniers. En effet, malgré leur désavantage en termes de formation initiale,
les hommes perçoivent lors de la première embauche un salaire médian
supérieur de 12 % à celui des femmes. Cet écart se réduit à 8 % en fin de
troisième année de vie active.

58
Débuts de carrière
2 salariale

■ Évolution du salaire médian net mensuel ■ Évolution du salaire et


secteur d’activité
Durant les trois premières Hommes Femmes
Premier Dernier Premier Dernier Taux de croissance annuel
années de vie active moyen des salaires (en %)
salaire salaire salaire salaire
(en euros) (en euros) Premier salaire
Non diplômé 1 080 1 180 900 1 000 net médian (en euros)
CAP ou BEP 1 100 1 220 950 1 040
Bac 1 100 1 260 920 1 090 s !GRICULTURE 1 070 8,1
Bac+2 1 200 1 420 1 150 1 350 s )NDUSTRIE 1 100 6,3
Licence 1 200 1 470 1 100 1 360 agroalimentaire
s )NDUSTRIE DES BIENS
Bac+4 1 250 1 550 1 170 1 450 1 200 8,1
de consommation
Master 1 700 2 100 1 400 1 730 s !UTOMOBILE 1 300 4,1
Doctorat 1 780 2 150 1 700 2 050 s )NDUSTRIE DES BIENS 1 290 6,8
Ensemble 1 160 1 300 1 030 1 200 d'équipements
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi durant leurs trois s )NDUSTRIE DES BIENS 1 200 6,4
premières années de vie active (695 000 individus). intermédiaires
s #ONSTRUCTION 1 150 7,9
s #OMMERCE 1 000 8,9
■ Évolution de salaire et temps passé en emploi s 4RANSPORTS 1 150 8,2
Durant les trois premières années de vie active s !CTIVITÏS lNANCIÒRES 1 270 9,1
et immobilières
s 3ERVICES QUALIlÏS 1 360 8,4
Temps passé Moins De 25 De 50 Plus de aux entreprises
en emploi de 25 % à 50 % à 75 % 75 % s 3ERVICES OPÏRATIONNELS 1 100 7,9
aux entreprises
s 3ERVICES AUX
1 400 980 9
particuliers
mes

Salaire net 1 300


s Éducation 1 200 8,3
s 3ANTÏ !CTION SOCIALE 1 250 6,5
Hom

mensuel
Fem

médian 1 200 s !DMINISTRATION 1 140 8,3


1 170
mes

(en euros) 1 200 s %NSEMBLE 1 140 7,9


1 090 1 090 Champ : jeunes n’ayant pas changé de secteur
Dernier 1 100 1 100 d’activité au cours de leurs trois premières années de
1 070 1 070 1 000
970 vie active (437 000 individus).

950 950 960


Premier Le taux de croissance annuel moyen
des salaires est un taux d’augmentation
qui permet de neutraliser l’effet des
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi durant leurs différentes durées passées en emploi
trois premières années de vie active (695 000 individus).
sur l’évolution de salaire.

■ Évolution de salaire et nombre de mobilités


Taux de croissance annuel moyen du salaire
+ 18 %

+ 16 %
Nombre de
+ 14 %
mobilités
+ 12 %
Aucune
+ 10 %
Une
+8%
Deux
+6%
Plus de deux
+4%

+2%
és

+2

+4

e
éa

ra
te
nc

bl
BE
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c

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r

m
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Ba

Ba

oc
ou
a

se
Li
qu

al

En
P

cc
on

CA

Ba
N

Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi durant leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).

59 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Mobilités dans l’emploi

Génération
2004 Les premières années d’activité sont le théâtre
de nombreuses mobilités professionnelles et
notamment de changements de catégories
socioprofessionnelles.

E n fin de troisième année de vie active, la position sociale des jeunes de la


Génération 2004 sur le marché du travail reste largement déterminée par leur
niveau de formation. Lorsqu’ils travaillent, les non-diplômés et les titulaires
d’un CAP ou d’un BEP ont plus de huit chances sur dix d’être ouvriers ou
employés. À l’inverse, les titulaires d’un doctorat, d’un diplôme d’ingénieur
ou d’un master ont plus de sept chances sur dix d’être cadres. Entre ces
deux extrêmes, les professions intermédiaires constituent l’horizon le plus
probable des titulaires d’un diplôme de niveau bac+2 à bac+4.
Le statut de salarié constitue toujours une norme et les installations précoces
« à son compte » sont rares. Moins de 2 % des jeunes de la Génération 2004
sont travailleurs indépendants, agriculteurs compris, en fin de troisième
année de vie active. Il s’agit le plus souvent de jeunes ayant un bas niveau
de formation.
Au sein de la Génération 2004, la répartition sexuée des emplois demeure
marquée. 41 % des jeunes hommes qui ont un emploi sont ouvriers contre
seulement 7 % des jeunes femmes. Ces dernières sont plus touchées par
le chômage et plus souvent inactives mais, lorsqu’elles sont salariées, elles
exercent huit fois sur dix des fonctions d’employées ou une profession
intermédiaire. Au terme de leurs trois premières années de vie active, elles
ont moins souvent que leurs homologues masculins atteint des positions de
cadre (13 % contre 16 %).
Au sortir du système éducatif, de nombreux jeunes acceptent une
déqualification à l’embauche ou un emploi d’attente qui n’a que peu de
rapport avec leur formation ou leurs aspirations. Les premières années
d’activité sont ensuite le théâtre de nombreuses mobilités professionnelles.
Une promotion correspond au passage
Celles-ci permettent une meilleure reconnaissance des qualifications. En d’une catégorie socioprofessionnelle à
effet, entre la première embauche et l’emploi occupé en fin de troisième une autre plus élevée.
année de vie active, la part de jeunes occupant un emploi non qualifié
Un déclassement correspond
diminue, de cinq points pour les ouvriers non qualifiés et de deux points au passage d’une catégorie
pour les employés non qualifiés. Au contraire, la proportion de jeunes cadres socioprofessionnelle à une autre
ou exerçant une profession intermédiaire augmente. Ces évolutions sont le inférieure.
fruit de promotions, très fréquentes, mais aussi de déclassements dont le
nombre n’est pas négligeable. Ainsi, 51 % des jeunes qui ont été recrutés sur La distinction entre employés qualifiés
des postes non qualifiés à leur première embauche sont ouvriers qualifiés et employés non qualifiés a été réalisée
en fin de troisième année de vie active. À l’inverse, 8 % des jeunes recrutés à partir de la définition de G. Burnod
sur leur premier emploi en tant qu’ouvriers ou employés qualifiés occupent et A. Chenu (cf. « Employés qualifiés
et non qualifiés : une proposition
trois ans plus tard des emplois non qualifiés. Les mouvements s’équilibrent
d’aménagement de la nomenclature
dans certains cas : 6 % des jeunes recrutés sur leur premier emploi pour des catégories socioprofessionnelles »,
exercer une profession intermédiaire deviennent ensuite cadres, mais 7 % Travail et Emploi, n° 96, avril 2001) et
des jeunes embauchés pour la première fois en tant que cadres acceptent de la nomenclature des professions et
par la suite une position professionnelle moins élevée. catégories socioprofessionnelles (PCS)
de 2003.

60
3 Évolutions professionnelles

■ Évolution du statut ■ Statut et sexe


Répartition par catégorie socioprofessionnelle... Répartition par catégorie socioprofessionnelle
en fin de troisième année de vie active
Lors de la En fin de
première troisième année
embauche de vie active Hommes Femmes
   

12 % 15 % 13 %
16 %

Cadre Cadre
Profession Profession
31 %
intermédiaire intermédiaire
29 %
36 %
Employé 43 % Employé
qualifié
Ouvrier
Ouvrier
qualifié
Employé
21 % non qualifié 14 %
Ouvrier
21 % non qualifié

16 %
37 %
16 %
41 %
6%

4%
14 %
9% 7%

Champ : jeunes occupant un emploi au terme de Champ : jeunes occupant un emploi au terme de leur troisième année
leur troisième année de vie active (570 000 individus). de vie active, hors artisans et agriculteur (560 000 individus).

■ Catégorie socioprofessionnelle et niveau de formation


Catégorie socioprofessionnelle
en fin de troisième année de vie active
Agriculteur
Profession
ou travailleur Ouvrier Employé Cadre
intermédiaire
indépendant
(en %)
Non diplômé 2 50 30 17 1
CAP ou BEP 2 51 34 12 1
Bac 3 29 35 30 3
Bac+2 2 10 20 62 6
Licence 1 3 15 65 16
Bac+4 1 3 13 50 33
Master 1 1 4 24 70
Doctorat 1 0 1 7 91
Ensemble 2 24 24 36 14
Champ : jeunes ayant un emploi au terme de leur troisième année de vie active (570 000 individus).

61 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Mobilités dans l’emploi

Génération
2004 Trois jeunes sur dix ont travaillé hors de leur
région de formation au cours de leur trois
premières années de vie active. Par ailleurs,
la moitié des jeunes se disent prêts à quitter
la région où ils travaillent pour avancer dans
leur carrière.

Un jeune sur cinq déclare avoir changé de région pour poursuivre ses
études. Cette proportion s’élève avec le niveau d’études. Elle est de 11 %
parmi les jeunes issus de l’enseignement secondaire et de 32 % pour les
diplômés du supérieur.
Parmi les jeunes qui ont eu un emploi durant leurs trois premières années de
vie active, 29 % ont travaillé hors de leur région de formation. En particulier,
8 % sont allés en Île-de-France, région particulièrement attractive pour La région de formation est celle
les jeunes ayant au moins un bac+3. La proportion de jeunes amenés à dans laquelle est localisé le dernier
travailler hors de la région dans laquelle ils se sont formés est variable selon établissement de formation que le jeune
les régions et va de 25 % pour ceux formés en Corse, Île-de-France, Alsace a fréquenté avant sa sortie du système
éducatif, c’est-à-dire durant l’année
ou Nord-Pas-de-Calais à près de 40 % pour ceux issus des régions Centre,
scolaire 2003-2004.
Poitou-Charentes et Limousin.
Les changements de région en cours de
Un jeune sur vingt a occupé un emploi hors de sa région de formation avant vie active ont été évalués en comparant
de revenir y travailler. Mais un sur quatre travaille toujours dans sa région de la région d’origine et les régions où se
formation en fin de troisième année de vie active. Ce dernier cas de figure situent les entreprises dans lesquelles les
jeunes ont occupé un emploi durant leurs
est deux fois plus fréquent parmi les diplômés de l’enseignement supérieur
trois premières années de vie active.
que chez les jeunes issus de l’enseignement secondaire.
Avoir travaillé hors de sa région de formation semble avoir une influence
mineure sur les conditions d’insertion. En termes de rapidité d’accès et de
stabilité de l’emploi, les jeunes ayant quitté transitoirement leur région de
formation ont des conditions d’insertion légèrement moins satisfaisantes que
ceux n’ayant jamais travaillé hors de cette région. En revanche, quel que soit
leur niveau de diplôme, les jeunes ayant quitté leur région de formation de
manière plus pérenne perçoivent un meilleur salaire que les autres.
Dans leur ensemble, les jeunes ressentent la mobilité géographique comme
un enjeu dans le monde du travail. La moitié de ceux qui travaillent en fin
de troisième année de vie active se disent prêts à quitter leur région pour
avancer dans leur carrière. Pour autant, dans deux tiers des cas, la région
de formation est non seulement celle où le jeune résidait lorsqu’il était en
classe de sixième mais aussi celle où il travaille trois ans après être sorti du
système éducatif.

62
4 Mobilités géographiques

■ Mobilités Durant leurs


Durant leurs trois premières
En fin de troisième année de vie
géographiques durant années de vie active
études, ils active, ils se disent prêts à quitter
Ils ont travaillé Ils sont
les trois premières ont quitté la région où ils travaillent pour
hors de leur région allés travailler
années de vie active leur région avancer dans leur carrière
de formation en Île-de-France
(en %)
Non diplômé 7 19 4 50
CAP ou BEP 9 20 3 46
Tertiaire 8 17 3 42
Industriel 10 22 4 48
Baccalauréat 16 25 5 52
Professionnel ou technologique tertiaire 11 22 5 49
Professionnel ou technologique industriel 15 25 3 51
Général 24 29 8 63
Bac+2 23 33 7 45
De la santé ou du social 31 36 6 35
Tertiaire 19 29 8 46
Industriel 22 36 6 52
Licence 30 35 11 48
Licence professionnelle 35 49 13 57
LSH, Gestion, Droit 29 29 9 45
Maths, Sciences et Techniques 28 36 11 44
Bac+4 36 39 16 55
Master 51 57 27 66
LSH, Gestion, Droit 45 49 21 63
École de commerce 59 63 53 77
Maths, Sciences et Techniques 51 55 24 61
École d’ingénieurs 56 66 29 68
Doctorat 46 47 14 57
Ensemble 20 29 8 50
Champs : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus) pour la première colonne ; jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours de leurs trois premières années de
vie active pour la deuxième colonne (695 000 individus) ; jeunes formés hors Île-de-France pour la troisième colonne (571 000 individus) ;
jeunes ayant un emploi salarié en fin de troisième année de vie active (526 000 individus) pour la quatrième colonne.

■ Mobilité géographique et conditions d’insertion

Sortants de l’enseignement secondaire Diplômés de l’enseignement supérieur


Proportion de jeunes 57 % 70 %
qui ont accédé rapidement 50 % 64 %
et durablement à l’emploi 54 % 72 %

Trois ans après la sortie du système éducatif...


76 % 90 %
Ils ont un emploi 78 % 86 %
77 % 89 %

46 % 71 %
Ils ont un emploi stable 39 % 57 %
46 % 67 %
14 % 5
Ils sont au chômage 13 % 6
14 % 6

1 240 ` 1 650 `
Salaire net
1 200 ` 1 500 `
mensuel médian
1 200 ` 1 500 `

Ils ont travaillé de façon pérenne Ils ont travaillé transitoirement Ils n’ont jamais travaillé hors
hors de leur région de formation hors de leur région de formation de leur région de formation
Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours de leurs trois premières années de vie active (695 000 individus).

63 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


Trois ans après la fin de
la formation initiale
■ Trois ans après

Génération
2004 Trois ans après avoir quitté le système
éducatif, plus des trois quarts des jeunes
ont un emploi. Mais, fait nouveau, un jeune
sur quinze est en formation.

Trois ans après être sortis du système éducatif, les jeunes de la Génération
2004 sont massivement présents sur le marché du travail. Leur taux d’activité
est de 90 % : 77 % travaillent et 13 % recherchent un emploi. Accéder à Le taux d’activité est la part des actifs,
l’emploi s’avère cependant une affaire délicate pour certains, notamment c’est-à-dire de jeunes en emploi ou au
pour les jeunes non diplômés ou les titulaires d’un baccalauréat général. chômage, rapporté à l’ensemble de la
Pour ces derniers, ce sont fréquemment les situations de reprise d’études qui génération.
expliquent leur moindre présence en emploi trois ans après leur sortie du Le taux de chômage est la part des
système éducatif. Les taux d’emploi et de chômage varient également selon la chômeurs parmi les actifs.
spécialité de formation au détriment des jeunes issus de filières tertiaires. Le taux d’emploi est la part de jeunes
ayant un emploi rapportée à l’ensemble
Trois ans après la fin de leur formation initiale, 7 % des jeunes de la de la Génération.
Génération 2004 ont repris leurs études ou suivent une formation. Il s’agit
principalement de jeunes qui avaient terminé leur cursus sur un échec :
jeunes non diplômés, titulaires d’un baccalauréat général, ou technologique
tertiaire, n’ayant pas obtenu de diplôme dans l’enseignement supérieur. Les
titulaires d’un bac+2 de spécialité tertiaire ou d’une licence en Lettres ou
Sciences humaines, sont également plus nombreux que la moyenne à avoir
repris des études ou à se former.
Par ailleurs, 3 % des jeunes sont inactifs. La plupart sont issus de
l’enseignement secondaire. 64 % de ces inactifs sont des femmes, dont les
deux tiers sont mères de famille.
Alors que dans l’ensemble de la population active, le chômage des femmes
est plus important que celui des hommes, cet écart n’apparaît pas pour la
Génération 2004 en fin de troisième année de vie active. La bonne situation
relative des diplômées de l’enseignement supérieur compense en effet le
sur-chômage dont continuent de pâtir les autres jeunes femmes. Plusieurs
facteurs peuvent expliquer ce constat. D’une part, le diplôme reste un atout
pour trouver un emploi et les femmes de la Génération 2004 sont de ce point
de vue mieux dotées que leurs homologues masculins : 13 % n’ont aucun
diplôme, contre 21% des hommes, et 48 % sont diplômées de l’enseignement
supérieur, contre seulement 36 % des hommes. Ces dernières peuvent en
outre bénéficier de conditions d’insertion favorables liées à leur orientation,
notamment dans les formations de la santé ou du social. Enfin, les jeunes
femmes se révèlent plus enclines à reprendre des études ou à entamer une
formation complémentaire.

Génération
1998 Trois ans après leur sortie du système éducatif, la situation professionnelle des jeunes de la Génération
2004 apparaît moins favorable que celle des jeunes de la Génération 1998. Moins souvent en emploi, ils
sont plus nombreux à être confrontés au chômage. Surtout, ils ont plus souvent repris des études ou entamé une
formation. Ces évolutions ont été, dans l’ensemble, un peu plus défavorables aux hommes qu’aux femmes.

66
1 Situation professionnelle

Trois ans après la fin Situation professionnelle


Taux de
de leurs études Actifs Reprise d’études
Inactivité Total chômage
Emploi Chômage ou formation
(en %) (en %)
Non diplômé 58 27 7 8 100 32
CAP ou BEP 76 16 4 4 100 17
Tertiaire 71 18 6 5 100 21
Industriel 80 14 2 4 100 15
Baccalauréat 74 11 3 12 100 13
Professionnel ou technologique tertiaire 73 14 3 10 100 16
Professionnel ou technologique industriel 85 9 1 5 100 9
Général 62 10 4 24 100 14
Bac+2 88 6 1 4 100 7
De la santé ou du social 97 2 1 1 100 2
Tertiaire 83 9 2 6 100 10
Industriel 90 6 1 3 100 6
Licence 84 6 3 7 100 7
Licence professionnelle 91 5 2 2 100 5
LSH, Gestion, Droit 79 8 3 10 100 9
Maths, Sciences et Techniques 88 3 3 5 100 4
Bac+4 83 9 3 5 100 10
Master 91 5 1 2 100 5
LSH, Gestion, Droit 90 6 2 2 100 6
École de commerce 93 5 1 1 100 5
Maths, Sciences et Techniques 89 7 1 3 100 7
École d’ingénieurs 94 3 1 1 100 4
Doctorat 91 7 1 1 100 7
Ensemble 77 13 3 7 100 14
Champs : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus) ; jeunes actifs trois ans après leur sortie du système éducatif pour le « taux de chômage » (664 000 individus).

■ Taux de chômage ■ Ancienneté en emploi ou au chômage


1 an 2 ans
14 % Hommes
Ensemble Ensemble 9 23
15 % Femmes

8% Doctorat 11 28
Doctorat
6%
Master 8 26
4
Master
7% Bac+4 23
6
11 %
Bac+4
9% Licence 10 23

8% Bac+2 26
Licence 7
6%
7% Bac 8 22
Bac+2
6%
CAP ou BEP 9 21
11 %
Bac
16 % Non diplômé 12 17
14 %
CAP ou BEP
22 % Ancienneté médiane Ancienneté médiane
29 % du chômage (en mois) en emploi (en mois)
Non diplômé Durée depuis laquelle la moitié des jeunes au Durée depuis laquelle la moitié des jeunes en
38 % chômage en fin de troisième année de vie active emploi en fin de troisième année de vie active
se trouve dans cette situation. se trouve dans cette situation.

Champ : jeunes actifs trois ans après leur sortie du système éducatif Champ : jeunes en emploi (570 000 individus) ou au chômage (94 000 individus)
(351 000 hommes, 313 000 femmes). au terme de leur troisième année de vie active.

67 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Trois ans après

Génération
2004 Un jeune sur trois occupe encore un emploi
à durée déterminée en fin de troisième
année de vie active, et ils sont d’autant plus
nombreux dans ce cas qu’ils sont moins
diplômés.

T rois ans après la sortie du système éducatif, les emplois à durée indéterminée
représentent la forme prédominante d’emploi parmi les diplômés de Un emploi à durée indéterminée
l’enseignement secondaire et supérieur. Ils concernent en revanche moins (EDI) est un emploi sous contrat à
de la moitié des jeunes non diplômés. La proportion relativement faible de durée indéterminée, sous statut de
titulaires d’un doctorat occupant un emploi à durée indéterminée s’explique fonctionnaire ou sous contrat nouvelle
embauche.
en partie par des formes d’emploi alternatives au salariat, comme l’exercice
d’une profession libérale.
Un jeune sur trois occupe encore un emploi à durée déterminée en fin de
troisième année de vie active, et ils sont d’autant plus nombreux dans ce cas
que leur niveau de diplôme est bas et qu’ils sont issus d’une spécialité tertiaire.
Au-delà du niveau master, les jeunes issus de filières universitaires restent, en fin
de troisième année de vie active, bien plus souvent en emploi à durée déterminée
que ceux issus d’une école de commerce ou d’ingénieurs. Le quart des jeunes Un emploi à durée déterminée
en emploi à durée déterminée est intérimaire. Cette forme d’emploi concerne au (EDD) est un emploi sous contrat à
premier chef les non diplômés et les détenteurs d’un CAP ou d’un BEP et, dans durée déterminée classique, en mission
une moindre mesure, les bacheliers et les titulaires d’un DUT ou d’un BTS. d’intérim ou un emploi aidé c’est-à-
dire relevant des mesures publiques
Les différents dispositifs publics en faveur de l’emploi des jeunes représentent (CAE, CES, CEC, CIE, contrat de
19 % des emplois à durée déterminée. Les CAE et les CES, peu fréquents, professionnalisation ou d’apprentissage).
concernent principalement des jeunes issus de l’enseignement secondaire.
À l’instar des contrats de professionnalisation, les contrats d’apprentissage se
concentrent pour l’essentiel sur les jeunes non diplômés.
Le niveau de diplôme affecte aussi d’autres dimensions de l’emploi. Ainsi, les
rémunérations perçues par les jeunes docteurs sont pratiquement deux fois plus
élevées que celles des jeunes non diplômés. Outre le niveau, la spécialité du
diplôme a également des effets sur les conditions d’emploi. Ainsi, des CAP et BEP Un jeune est considéré comme travaillant
au master, les jeunes issus des spécialités tertiaires ou de sciences humaines sont à temps partiel subi lorsqu’il a un
plus fréquemment employés à temps partiel ou en emploi à durée déterminée. emploi à temps partiel mais déclare
Ceux d’entre eux qui n’ont pas poursuivi leurs études au-delà du baccalauréat souhaiter travailler à temps plein.
apparaissent particulièrement vulnérables au temps partiel subi. Les jeunes
diplômés de spécialités industrielles sont pour leur part davantage en emploi, Il est considéré comme travaillant à
notamment par le biais de l’intérim. De plus, à niveau d’études équivalent, les temps partiel choisi lorsqu’il a un
diplômés des spécialités industrielles ou scientifiques perçoivent des salaires emploi à temps partiel et déclare
plus élevés, de 7 % à 14% selon leur niveau de diplôme. ne pas souhaiter travailler à temps plein.


Génération
1998 Trois ans après la fin des études, les jeunes de la Génération 2004 sont un peu moins nombreux à avoir un
emploi à durée indéterminée que ceux de la Génération 1998. D’une génération à l’autre, la proportion de
débutants qui travaillent et ont un emploi à durée indéterminée se maintient parmi les jeunes issus de l’enseignement
secondaire, alors qu’elle baisse pour ceux ayant au moins un bac+2. Parmi les emplois à durée déterminée, les
emplois aidés sont en reflux, du fait notamment de la disparition des emplois-jeunes. De fait, la population bénéficiant
des dispositifs de la politique d’emploi se modifie et les jeunes issus du secondaire y redeviennent majoritaires.
Par ailleurs, l’éventail des salaires se resserre, les plus diplômés gagnant en moyenne 1,92 fois le salaire des moins
diplômés, contre 2,10 dans la Génération 1998.
68
2 Les conditions d’emploi

Trois ans après la fin Statut de l’emploi Temps de travail


de leurs études Temps Temps partiel
EDI EDD Non salarié Total Total
complet « choisi » « subi »
(en %) (en %)
Non diplômé 44 52 4 100 81 6 14 100
CAP ou BEP 58 38 4 100 85 4 11 100
Tertiaire 56 41 3 100 74 6 20 100
Industriel 61 35 4 100 93 2 5 100
Baccalauréat 59 37 4 100 83 6 11 100
Professionnel ou technologique tertiaire 55 42 4 100 78 7 15 100
Professionnel ou technologique industriel 68 26 6 100 95 2 3 100
Général 53 43 3 100 77 9 14 100
Bac+2 70 25 5 100 91 3 6 100
De la santé ou du social 74 17 9 100 88 7 6 100
Tertiaire 69 28 3 100 89 3 8 100
Industriel 68 27 5 100 96 2 3 100
Licence 71 26 3 100 85 6 9 100
Licence professionnelle 78 18 4 100 97 2 2 100
LSH, Gestion, Droit 66 31 3 100 80 8 12 100
Maths, Sciences et Techniques 74 24 2 100 85 5 9 100
Bac+4 68 28 4 100 89 4 7 100
Master 80 16 4 100 94 2 3 100
LSH, Gestion, Droit 73 22 4 100 90 4 6 100
École de commerce 91 7 3 100 97 2 2 100
Maths, Sciences et Techniques 72 21 7 100 96 3 2 100
École d’ingénieurs 89 10 1 100 98 1 1 100
Doctorat 59 27 14 100 87 7 6 100
Ensemble 63 33 4 100 87 4 9 100
Champ : jeunes occupant un emploi au terme de leur troisième année de vie active (570 000 individus).

■ Rémunérations ■ Les contrats atypiques


Salaires mensuels nets médians (en euros) Proportions de jeunes occupant un emploi à
durée déterminée
500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000

Ensemble 1 300 19 % 8% 6%
Ensemble

Doctorat 2 150 19 % 11
Doctorat
Master 1 990
14 % 21
Master
Bac+4 1 500
Bac+4 23 % 32

Licence 1 460
Licence 21 % 3 3

Bac+2 1 410
Bac+2 21 % 5 3

Bac 1 200
Bac 20 % 7% 10 %
CAP ou BEP 1 200
CAP ou BEP 19 % 11 % 8%
Non diplômé 1 140
Non diplômé 20 % 19 % 13 %

Salaire médian
25 % gagnent 25 % gagnent
25 % des jeunes 25 % des jeunes CDD Intérim Autre contrat à durée déterminée
moins plus
Champ : jeunes occupant un emploi au terme de Champ : jeunes occupant un emploi au terme de
leur troisième année de vie active (570 000 individus). leur troisième année de vie active (570 000 individus).

69 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Trois ans après

Génération
2004 Globalement, la majorité des jeunes salariés
se dit satisfaite de sa situation professionnelle
en fin de troisième année de vie active.
Cependant, ce sentiment varie nettement selon
les caractéristiques de leur emploi.

L es jeunes qui sont salariés trois ans après leur sortie du système éducatif
semblent majoritairement satisfaits de leur insertion : 67 % déclarent que
leur situation professionnelle leur convient et qu’ils ne cherchent pas un La satisfaction ou l’insatisfaction a été
autre emploi. À l’opposé, 13 % apparaissent insatisfaits d’une situation évaluée en croisant les réponses à deux
qui ne leur convient pas et qu’ils aimeraient quitter. Également en quête questions soumises aux jeunes ayant
d’un autre emploi, 10 % des jeunes souhaiteraient effectuer une mobilité un emploi salarié trois ans après leur
sortie du système éducatif : « Sur le plan
professionnelle tout en étant dans une situation qui leur convient. Enfin,
professionnel, votre situation actuelle
10 % de jeunes semblent résignés. Ils sont dans une situation qui ne leur vous convient-elle ? » et « Actuellement,
convient pas mais ne cherchent pas un autre emploi. recherchez-vous un autre emploi ? »
Ces appréciations varient surtout selon les caractéristiques des emplois
occupés. Les jeunes en CDI, comme ceux à temps plein, sont bien plus
fréquemment satisfaits que les autres. À l’inverse, 25 % de ceux qui travaillent
en intérim sont insatisfaits et 13 % sont résignés. Le degré de satisfaction varie
corrélativement selon le type de trajectoire : les jeunes ayant accédé de façon
« différée ou complexe » à l’emploi, ainsi que ceux dont la trajectoire est
L’« accès différé ou complexe » à
demeurée longtemps « éloignée de l’emploi », sont plus souvent insatisfaits l’emploi regroupe les trajectoires
et résignés que les autres. En revanche, être satisfait ou pas de sa situation d’« accès différé après une période de
professionnelle après trois ans de vie active dépend peu, par ailleurs, du chômage ou d’inactivité » et les parcours
niveau de diplôme ou du sexe. incluant une période de formation ou un
décrochage de l’emploi. La trajectoire
Le fait d’être satisfait, ou non, trouve également écho dans les sentiments « éloignée de l’emploi » regroupe les
exprimés par les jeunes quant à leur réalisation professionnelle ou à la trajectoires de « chômage récurrent ou
reconnaissance de leurs qualifications dans les emplois qu’ils occupent. Si, persistant », d’« inactivité longue ou de
dans l’ensemble, plus des trois quarts des jeunes salariés disent se réaliser reprise d’études longues » (cf. pages 43
professionnellement dans leur emploi, cette proportion s’élève à 90 % parmi à 45).
les jeunes satisfaits mais n’est que de 32 % parmi ceux qui sont insatisfaits.
60 % des jeunes se jugent utilisés à leur niveau de compétences, ce
sentiment est nettement moins fréquent pour les jeunes en quête de mobilité
qui s’estiment également moins souvent bien rémunérés. Enfin, parmi les
débutants qui sont dans une situation professionnelle qui ne leur convient
pas, moins d’un tiers estime être utilisé à son niveau de compétence et un
dixième pense être bien payé contre un cinquième parmi l’ensemble des
jeunes salariés.


Génération
1998 Les jeunes de la Génération 2004 sont plus souvent satisfaits de leur insertion professionnelle que leurs
pairs de la Génération 1998. En revanche, ils déclarent moins souvent se réaliser professionnellement et
s’estiment plus fréquemment utilisés en dessous de leur niveau de compétences.
70
Satisfaction à l’égard
3 de l’emploi

■ Satisfaction des jeunes à l’égard de leur situation professionnelle

En fin de troisième année de Ils recherchent Ils ne recherchent


vie active, ils ont un emploi un autre emploi pas d’autre emploi
et...

Leur situation En quête d’une mobilité


Satisfaits
professionnelle professionnelle 77 %
leur convient
67 %
10 %

Leur situation
professionnelle ne Insatisfaits Résignés
23 %
leur convient pas
13 % 10 %

23 % 77 % 100 %

Champ : jeunes occupant un emploi salarié au terme de leur troisième année de vie active (526 000 individus).

■ Satisfaction, Au terme de leur troisième année de vie active, ils ont un emploi et sont...
parcours et situation En quête
Satisfaits d’une mobilité Résignés Insatisfaits
professionnelle
professionnelle
(en %) (en %) (en %) (en %)
Trajectoire
Accès rapide et durable 71 9 9 11
Accès différé et complexe 60 11 13 16
Éloigné de l’emploi 60 12 10 18
Type de contrat de travail
CDI 74 9 8 9
CDD 55 13 13 19
Intérim 48 14 13 25
Temps de travail
Temps plein 71 9 9 11
Temps partiel 50 13 13 24
Champ : jeunes occupant un emploi salarié au terme de leur troisième année de vie active (526 000 individus).

■ Satisfaction des jeunes à l’égard de leur insertion professionnelle

En fin de troisième Disent se réaliser S'estiment utilisés à leur Se disent bien


année de vie active, professionnellement niveau de compétence rémunérés
ils travaillent et..   
90 %
Jeunes
78 % 77 %
■ En quête d’une 71 %
mobilité
61 %
■ Satisfaits 56 %
■ Insatisfaits 48 %
■ Résignés 36 %
32 %
27 % 26 %
■ Ensemble 22 % 19 %
11 % 12 %
Champ : jeunes occupant un emploi salarié au terme de leur troisième année de vie active (526 000 individus).

71 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Trois ans après

Génération
2004 Moins souvent en emploi en fin de troisième
année de vie active, les jeunes qui vivent en-
core chez leurs parents perçoivent également
des rémunérations moins élevées.

A u moment où ils terminent leur formation initiale, les jeunes résident


très majoritairement chez leurs parents. Tel est le cas de 74 % des hommes
et de 62 % des femmes. À l’issue de leurs trois premières années de vie
active, cette proportion n’est plus que de 52 % pour les hommes et de
31 % pour les femmes, tandis que 24 % des hommes et 46 % des femmes
vivent en couple. Le départ du domicile parental n’est pas toujours définitif
puisqu’au cours des trois premières années de vie active, 5 % des jeunes
font une expérience de vie autonome, seul ou en couple, avant de revenir
au domicile parental.
Naturellement, les jeunes de la Génération 2004 sont d’autant moins
nombreux à habiter chez leurs parents que leur niveau de diplôme est élevé
et, par voie de conséquence, qu’ils sont plus âgés. Mais la décohabitation
intervient souvent de manière plus précoce pour les jeunes femmes. Elles
sont également beaucoup plus nombreuses que les hommes de même âge à
avoir un enfant, en particulier lorsqu’elles sont peu diplômées. Par ailleurs,
devenir mère en tout début de vie active s’accompagne plus souvent de
périodes de retrait du marché du travail. Au terme de la troisième année
de vie active, 19 % des jeunes femmes ayant au moins un enfant sont en
effet inactives.
En outre, situation familiale et situation professionnelle ne sont pas sans
liens. Ainsi, seuls 69 % des jeunes vivant toujours chez leurs parents ont un
emploi, contre 84 % de ceux qui vivent en couple et 81 % de ceux vivant
seuls. De plus, lorsqu’ils travaillent, les jeunes résidant chez leurs parents
perçoivent un salaire médian inférieur à ceux vivant seuls ou en couple. Enfin,
ils se déclarent moins souvent satisfaits de leur situation professionnelle, et Le salaire médian est le salaire net
sont plus nombreux que les autres à avoir comme priorité le fait de trouver mensuel, primes incluses, exprimé
ou de conserver un emploi stable plutôt que d’améliorer leur situation en euros courants, au-dessus duquel
professionnelle ou de ménager leur vie hors travail. sont rémunérés la moitié des jeunes
considérés, quel que soit leur temps de
Résider au domicile parental est, à diplôme équivalent, beaucoup plus travail.
fréquent chez les jeunes issus de l’immigration, et l’écart est moins important
entre hommes et femmes que parmi les jeunes français d’origine. Sont considérés ici comme issus de
l’immigration les jeunes dont les deux
parents sont nés à l’étranger.
Sont considérés ici comme français
d’origine ceux dont l’un des parents au
moins est né en France.

G
Génération
1998 Trois ans après la fin de leurs études, les jeunes de la Génération 2004 vivent seuls, en couple ou chez
leurs parents dans les mêmes proportions que ceux de la Génération 1998. En revanche, ils sont moins
nombreux à être déjà parents.
72
4 Situation familiale

■ Situation trois Ils habitent chez Ils vivent Ils ont au moins
ans après la Âge moyen leurs parents en couple un enfant
fin des études Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes
(en années) (en %) (en %) (en %)
Non diplômé 21 76 56 10 29 4 19
CAP ou BEP 22 67 42 17 40 5 19
Bac 24 56 39 20 40 4 11
Bac+2 25 37 23 35 56 6 13
Licence 27 28 17 38 56 7 15
Bac+4 27 23 17 37 52 7 12
Master 27 11 9 43 58 7 10
Doctorat 32 5 4 67 74 35 41
Ensemble 24 52 31 24 46 5 14
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

■ Situations familiale et professionnelle

Ils habitent chez Ils vivent Ils vivent Ils ont au moins
leurs parents en couple seuls un enfant
   
7% 5% 5%
10 %
13 % 6% 6% 10 %
9% 19 %
9% 9%
18 %
20 %
15 %

91 % 88 %
80 % 84 %
78 %
72 %
64 % 62 %

Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes

Emploi Chômage Inactivité Formation


ou reprise d’études
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

■ Salaire trois Salaire net médian des jeunes qui...


ans après la Habitent chez leurs parents Vivent en couple Vivent seuls
fin des études Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes
(en euros) (en %) (en %)
Non diplômé 1 190 9 80 1 270 1 080 1 200 1 000
CAP ou BEP 1 250 1 010 1 300 1 100 1 250 1 100
Bac 1 270 1 080 1 350 1 110 1 300 1 150
Bac+2 1 400 1 300 1 520 1 400 1 470 1 400
Licence 1 300 1 300 1 500 1 480 1 520 1 400
Bac+4 1 530 1 470 1 680 1 500 1 700 1 500
Master 1 950 1 700 2 130 1 790 2 120 1 800
Doctorat ns ns 2 200 2 130 2 200 2 000
Ensemble 1 250 1 110 1 520 1 310 1 480 1 320
ns : données non significatives. Champ : jeunes en emploi au terme de leur troisième année de vie active (570 000 individus).

73 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Trois ans après

Génération
2004 L’origine sociale infléchit le devenir
socioprofessionnel des débutants. Ainsi, un
jeune issu d’une famille de cadres a près de
huit fois plus de chances qu’un jeune de milieu
modeste d’être cadre à son tour.

Trois ans après la fin de leurs études, la situation socioprofessionnelle des


jeunes de la Génération 2004 demeure marquée par leurs origines sociales.
Ainsi, les jeunes issus de milieux sociaux modestes sont près de deux fois
plus souvent au chômage que ceux issus de familles de cadres. Lorsqu’ils Sont considérés comme issus de milieux
travaillent, leurs emplois sont fréquemment moins élevés dans la hiérarchie sociaux modestes les jeunes ayant,
sociale. Un jeune issu d’une famille de cadres a, par exemple, près de huit au moment de leur sortie de formation
fois plus de chances qu’un jeune de milieu modeste d’être lui aussi cadre initiale, un père ouvrier et une mère
ouvrière, employée ou exerçant une
trois ans après son entrée dans la vie active.
profession intermédiaire.
Les positions socioprofessionnelles des jeunes femmes sont marquées par un Sont considérés comme issus de
renforcement des positions intermédiaires, « employées » ou « professions familles de cadres les jeunes ayant,
intermédiaires ». C’est le cas de 80 % des jeunes femmes, en particulier des au moment de leur sortie de formation
filles d’employées, d’ouvrières ou d’agricultrices, contre 64 % des mères au initiale, un père et une mère occupant
un emploi de cadre ou une profession
moment où leurs filles sortaient de formation initiale. Les jeunes femmes
intellectuelle supérieure.
dont les mères occupaient un emploi classé « profession intermédiaire »
La comparaison des positions sociales
sont particulièrement nombreuses à occuper à leur tour cette position, des deux générations repose sur la
suivies des filles de cadres, d’employées et d’indépendantes. Au-delà de déclaration par les jeunes de la position
leur polarisation autour des positions intermédiaires, une tendance à la sociale de leur père et de leur mère
reproduction de la position de la mère se mêle à des effets de mobilité au moment où ils ont quitté le système
sociale ascendante pour dessiner le devenir socioprofessionnel des jeunes éducatif, d’une part, sur la déclaration
femmes de la Génération 2004. de leur propre position professionnelle,
d’autre part.
Le tableau est différent lorsqu’on compare les positions socioprofessionnelles
des jeunes hommes à celles de leurs pères. 40 % d’entre eux, notamment les
fils d’ouvriers, d’employés ou d’agriculteurs, sont ouvriers en début de vie
active contre 28 % des pères. De même, 28 % des jeunes hommes ont un
emploi classé « profession intermédiaire », au premier chef les fils de cadres
ou de professions intermédiaires, contre 10 % des pères. Mais dans les trois
années qui suivent la fin de leur formation initiale, les fils de cadres accèdent
aussi deux fois plus souvent que les autres à une position de cadre. Si les
phénomènes de polarisation sont moins forts chez les jeunes hommes que
chez les jeunes femmes, des processus analogues sont à l’œuvre, combinant
transmission sexuée et mobilité sociale.
Ces mouvements de mobilité sociale sont, bien entendu, susceptibles
d’évoluer au gré de la progression de carrière des jeunes et de leur stabilisation
dans des positions professionnelles. Les inégalités de position sur le marché
du travail liées à l’origine sociale se jouent aussi en amont de l’insertion
professionnelle, au travers d’importantes disparités de diplômes en fin de
formation initiale. Les jeunes issus de milieux sociaux modestes obtiennent
cinq fois moins souvent un diplôme du supérieur long que ceux dont les deux
parents étaient cadres. Leur moindre accès aux positions de cadre en début
de vie active pourrait également s’expliquer par un moindre capital social.

74
Origine sociale et
5 situation professionnelle

■ Niveau de diplôme et statut des parents

Niveau de formation des jeunes

Statut de leurs parents au moment ■ Non diplômé ■ Bac ■ Bac+3 ou plus

Répartition
où le jeune quittait le système éducatif ■ CAP ou BEP ■ Bac+2

(en %)
Du père ▼ ▼ De la mère
Cadre Cadre 8 5 3 19 % 20 % 53 %

Cadre Non-cadre 16 8 %8 % 23 % 23 % 38 %

Non-Cadre Cadre 6 10 % 11 % 23 % 22 % 34 %

Profession intermédiaire Non-cadre 9 11 % 12 % 22 % 26 % 29 %

Employé Non-cadre 22 18 % 20 % 26 % 20 % 16 %

Ouvrier Non-cadre 24 21 % 25 % 26 % 17 % 11 %

Travailleur indépendant Travailleur indépendant 4 10 % 12 % 28 % 28 % 22 %

Travailleur indépendant Non-Cadre 9 15 % 19 % 24 % 23 % 19 %

Non-cadre Travailleur indépendant 2 14 % 18 % 28 % 19 % 21 %

Ensemble 100 17 % 17 % 23 % 20 % 23 %

Champ : jeunes dont la position professionnelle des deux parents est connue (608 000 individus).

■ Catégorie socioprofessionnelle et statut des parents

Position socioprofesionnelle des jeunes en emploi


en fin de troisième année de vie active

Statut de leurs parents au moment ■ Profession intermédiaire ■ Cadre


où le jeune quittait le système éducatif ■ Indépendant ou autre ■ Ouvrier ■ Employé
Du père ▼ ▼ De la mère
Cadre Cadre 8 % 13 % 38 % 40 %

Cadre Non-cadre 13 % 18 % 44 % 24 %

Non-Cadre Cadre 18 % 19 % 39 % 22 %

Profession intermédiaire Non-cadre 20 % 21 % 42 % 16 %

Employé Non-cadre 25 % 31 % 35 % 8%

Ouvrier Non-cadre 34 % 29 % 30 % 6%

Travailleur indépendant Travailleur indépendant 8% 22 % 23 % 32 % 15 %

Travailleur indépendant Non-Cadre 27 % 24 % 33 % 12 %

Non-cadre Travailleur indépendant 30 % 25 % 33 % 10 %

Ensemble 24 % 25 % 35 % 14 %

Champ : jeunes dont la position professionnelle des deux parents est connue et ayant un emploi en fin de troisième année de vie active (521 000 individus).

75 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


■ Trois ans après

Génération
2004 Un jeune sur huit déclare avoir été victime
d’une discrimination à l’embauche. Les motifs
de discrimination sont différents chez les hommes
et les femmes. Les jeunes issus de l’immigration se
sentent deux fois plus concernés que l’ensemble
de leur génération par la discrimination.

U n jeune sur huit estime avoir été victime au moins une fois d’une
discrimination à l’embauche durant son parcours d’insertion. Le nom,
la couleur de peau, le sexe et la situation familiale sont perçus comme
les principaux motifs de cette discrimination. Viennent ensuite le lieu de
résidence, le « look » ou une particularité physique.
Le sentiment d’avoir subi une discrimination est aussi fréquent chez
les hommes que chez les femmes mais les motifs de discrimination Le sentiment de discrimination abordé
évoqués diffèrent. Les femmes estiment plus souvent avoir été victimes de ici, vise à prendre la mesure de
discriminations de nature sexiste ou liées à leur situation familiale, c’est-à- perceptions discriminatoires ressenties
dire au fait d’avoir ou d’attendre un enfant. Les hommes dénoncent plutôt par les jeunes au cours des différentes
procédures de recrutement qui jalonnent
des pratiques de discrimination liées à leurs origines.
leur parcours d’insertion.
Si 10 % des jeunes dont les deux parents sont nés en France estiment avoir
été victimes de discrimination à l’embauche, c’est le cas de 14 % des jeunes
dont un des parents seulement est né en France et de 33 % des jeunes dont
les deux parents sont nés à l’étranger. Le risque de se sentir discriminé est
fortement corrélé au pays d’origine des parents. Il est faible pour les jeunes
originaires d’Europe du Sud ; il est élevé pour les jeunes originaires d’Asie
et d’Europe de l’Est, et plus marqué encore pour les jeunes originaires de Sont considérés comme originaires
Turquie ou du Moyen-Orient, d’Afrique noire et du Maghreb. Les jeunes d’une zone géographique donnée les
issus de l’immigration se sentent le plus souvent discriminés à cause de leur jeunes dont l’un au moins des parents
nom, de la couleur de leur peau ou de leur lieu de résidence. est né dans cette zone géographique,
sans aucun critère de nationalité.
Les jeunes qui se sentent le plus concernés par la discrimination sont les Sont considérés comme issus de
non-diplômés. Les titulaires d’un bac+2 de la Santé et du Social, ou d’une l’immigration, les jeunes dont l’un des
licence en Maths, Sciences et Techniques semblent quant à eux relativement parents au moins est né à l’étranger,
sans aucun critère de nationalité.
préservés du sentiment de discrimination. Pour autant, le niveau d’étude
ne constitue pas nécessairement un rempart efficace face au sentiment de
discrimination, surtout pour les femmes. Ainsi, 15 % des jeunes femmes
ayant un master se sentent discriminées. Celles dont la formation s’écarte des
stéréotypes de leur sexe, telles les femmes issues de spécialités industrielles,
apparaissent plus exposées que les autres.

Génération
1998 Dans l’ensemble, le sentiment de discrimination a peu évolué entre la Génération 1998 et la Génération
2004. Cependant, les jeunes de la Génération 2004 dont les deux parents sont nés à l’étranger déclarent
plus souvent avoir été discriminés. Le nom et la couleur de peau sont des motifs de discrimination qu’ils citent plus
fréquemment.
76
6 Discriminations

■ Ils ont le sentiment Leurs deux Un seul de leurs Leurs deux


d’avoir subi une Ensemble Hommes Femmes parents sont parents est né à parents sont
discrimination à nés en France l’étranger nés à l’étranger
l’embauche (en %) (en %) (en %)
Non diplômé 18 18 18 13 23 32
CAP ou BEP 15 14 17 12 18 33
Tertiaire 16 17 16 12 23 32
Industriel 14 13 24 11 14 35
Baccalauréat 13 12 14 9 14 35
Professionnel ou technologique tertiaire 15 15 15 10 16 37
Professionnel ou technologique industriel 11 9 26 9 15 33
Général 11 14 10 9 11 30
Bac+2 10 9 11 8 11 31
De la santé ou du social 5 3 5 4 8 12
Tertiaire 14 13 14 11 13 34
Industriel 10 8 17 8 11 35
Licence 8 9 8 6 7 29
Licence professionnelle 10 8 14 7 15 32
LSH, Gestion, Droit 9 11 8 6 3 29
Maths, Sciences et Techniques 6 8 4 4 8 23
Bac+4 12 11 13 9 6 38
Master 11 8 15 8 14 30
LSH, Gestion, Droit 14 12 15 10 17 35
École de commerce 10 6 14 8 13 22
Maths, Sciences et Techniques 11 9 15 9 14 28
École d’ingénieurs 8 6 16 6 12 27
Doctorat 10 9 12 9 8 28
Ensemble 13 13 14 10 14 33
Champ : ensemble de la Génération 2004 (737 000 individus).

■ Pour quel motif se sont-ils sentis discriminés ?


Jeunes dont l’un au moins des parents est né en :
Ensemble

13 % se sont sentis Europe du Sud Asie Europe de l’Est
discriminés   
10 % se sont sentis 17 % 19 %
discriminés

Leurs deux parents Un de leurs parents


sont nés en France est né à l’étranger Turquie
  Afrique noire Maghreb
10 % 25 % ou Moyen-Orient  
 29 % 32 %
26 %

Hommes Femmes Motifs de discrimination déclarés


 
13 % 14 % Le nom Le lieu de résidence
La couleur de peau Le sexe, la situation familiale
Autre (l’accent, les origines ethniques ou religieuses, le look,
une particularité physique).

77 Enquête « Génération 2004 »  Céreq 2008


Nomenclature des formations

Plus haut diplôme obtenu en formation initiale par les jeunes de la Génération
2004, déterminé à partir de la classe suivie en 2004 sur la base d’informations
transmises par les établissements de formation, et à partir de données
complémentaires sur les diplômes acquis antérieurement par chaque jeune.

■ Non diplômé
s 3ORTANTS DE CLASSE DE QUATRIÒME OU TROISIÒME
s SORTANTS DE 3%'0! SECTION DENSEIGNEMENT GÏNÏRAL ET PROFESSIONNEL ADAPTÏ DE #0! CLASSE
PRÏPARATOIRE Ì LAPPRENTISSAGE DE #,)00! CYCLE DINSERTION PROFESSIONNELLE PAR ALTERNANCE
s SORTANTS DUNE ANNÏE NON TERMINALE DE #!0 OU "%0
s SORTANTS DE SECONDE GÏNÏRALE DE PREMIÒRE GÏNÏRALE OU TECHNOLOGIQUE
s SORTANTS NON DIPLÙMÏS DE CLASSE TERMINALE DE #!0 OU "%0
s JEUNES AYANT ÏCHOUÏ EN CLASSE DE TERMINALE AU BACCALAURÏAT GÏNÏRAL TECHNOLOGIQUE OU
PROFESSIONNEL
s OU AU BREVET PROFESSIONNEL OU TECHNOLOGIQUE
■ CAP ou BEP tertiaire
s 4ITULAIRES DUN #!0 OU DUN "%0
s DUN DIPLÙME OU DUNE MENTION COMPLÏMENTAIRE DE NIVEAU #!0 OU "%0
s DUN POST #!0 OU DUN POST "%0
s AIDES SOIGNANTES AUXILIAIRES DE PUÏRICULTURE
■ CAP ou BEP industriel
s 4ITULAIRES DUN #!0 OU DUN "%0
s DUN DIPLÙME OU DUNE MENTION COMPLÏMENTAIRE DE NIVEAU #!0 OU "%0
s DUN POST #!0 OU DUN POST "%0
■ Bac professionnel ou technologique tertiaire
s 4ITULAIRES DUN BACCALAURÏAT PROFESSIONNEL OU TECHNOLOGIQUE
s DUN BREVET PROFESSIONNEL OU TECHNOLOGIQUE
s DUN "-! BREVET DES MÏTIERS DART
s DUN DIPLÙME DE NIVEAU BACCALAURÏAT DE LA SANTÏ OU DU SOCIAL
s OU DE DIVERS DIPLÙMES PROFESSIONNELS DE NIVEAU BACCALAURÏAT
■ Bac professionnel ou technologique industriel
s 4ITULAIRES DUN BACCALAURÏAT PROFESSIONNEL OU TECHNOLOGIQUE
s DUN BREVET PROFESSIONNEL OU TECHNOLOGIQUE
s DUN "-!
s OU DE DIVERS DIPLÙMES PROFESSIONNELS DE NIVEAU BACCALAURÏAT
■ Bac général

■ Bac+2 de la santé ou du social


s )NlRMIERS KINÏSITHÏRAPEUTES PÏDICURES MANIPULATEURS EN ÏLECTRORADIOLOGIE ERGOTHÏRAPEUTES
PSYCHOMOTRICIENS SAGES FEMMES PUÏRICULTRICES CONSEILLERS EN ÏCONOMIE SOCIALE ET FAMILIALE
ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL ÏDUCATEURS DE JEUNES ENFANTS ÏDUCATEURS SPÏCIALISÏS
■ Bac+2 tertiaire
s 4ITULAIRES DUN "43 DUN $54 DUN POST "43 OU DUN POST $54
s DUN $0%#& DIPLÙME PRÏPARATOIRE AUX ÏTUDES COMPTABLES ET lNANCIÒRES
s DUN $-! DIPLÙME DES MÏTIERS DART
s DE DIVERS DIPLÙMES DE NIVEAU BAC  ÏCOLE ARTISTIQUE DARCHITECTURE DE SERVICESx
s DUN $%5'
s DUN $%534
s DUN DIPLÙME DE NIVEAU BAC  DUNE UNIVERSITÏ PRIVÏE ET DE DIVERS DIPLÙMES DE NIVEAU BAC 
DONT CEUX DES ÏCOLES ARTISTIQUES QUAND LA SPÏCIALITÏ DU DIPLÙME EST DISCIPLINAIRE 

79 Enquête « Génération 2004 » ■ Céreq 2008


■ Bac+2 industriel
s 4ITULAIRES DUN "43 DUN $54 DUN POST "43 OU DUN POST $54
s DUN $-!
s DE DIVERS DIPLÙMES DE NIVEAU BAC 
s DUN $%5'
s DUN $%534
s DUN DIPLÙME DE NIVEAU BAC  DUNE UNIVERSITÏ PRIVÏE ET DE DIVERS DIPLÙMES DE NIVEAU BAC 
■ Licence professionnelle
s 4ITULAIRES DUNE LICENCE PROFESSIONNELLE
■ Licence LSH, Gestion, Droit
s 4ITULAIRES DUNE LICENCE EN ,ETTRES 3CIENCES HUMAINES 'ESTION
s DIPLÙMÏS DE BAC  DANS UNE SPÏCIALITÏ TERTIAIRE
s TITULAIRES DUN $.43 DE SPÏCIALITÏ TERTIAIRE
■ Licence Maths, Sciences et Techniques
s 4ITULAIRES DUNE LICENCE EN 3CIENCES ET STRUCTURE DE LA MATIÒRE 3CIENCES ET TECHNOLOGIE 3CIENCES
POUR LINGÏNIEUR 3CIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE 3ANTÏ OU 34!03 3CIENCES ET TECHNIQUES DES
ACTIVITÏS PHYSIQUES ET SPORTIVES
s DIPLÙMÏS DE NIVEAU BAC  DANS UNE SPÏCIALITÏ INDUSTRIELLE
s TITULAIRES DUN $.43 DE SPÏCIALITÏ INDUSTRIELLE
■ Master 1
s $IPLÙMÏS DE NIVEAU BAC  MAÔTRISE 
■ Master 2 LSH, Gestion, Droit
s 4ITULAIRES DUN DIPLÙME DE NIVEAU BAC  UNIVERSITAIRE EN ,ETTRES 3CIENCES HUMAINES 'ESTION
$ROIT
s OU DE DIVERS DIPLÙMES DE NIVEAU BAC  DE SPÏCIALITÏ TERTIAIRE
■ École de commerce
s 4ITULAIRES DUN DIPLÙME DUNE ÏCOLE DE COMMERCE DE NIVEAU BAC 
■ Master 2 Maths, Sciences et Techniques
s 4ITULAIRES DUN DIPLÙME DE NIVEAU BAC  UNIVERSITAIRE EN 3CIENCES ET STRUCTURE DE LA MATIÒRE
3CIENCES ET TECHNOLOGIE 3CIENCES POUR LINGÏNIEUR 3CIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE 3ANTÏ OU
34!03
s OU DE DIVERS DIPLÙMES DE NIVEAU BAC  DE SPÏCIALITÏ INDUSTRIELLE
■ École d’ingénieurs
s 4ITULAIRES DUN DIPLÙME DUNE ÏCOLE DINGÏNIEUR
■ Doctorat
s 4ITULAIRES DUN DOCTORAT Y COMPRIS DE MÏDECINE

80
G l o s s a i r e

!.0% !GENCE NATIONALE POUR LEMPLOI


!0%# !SSOCIATION POUR LEMPLOI DES CADRES
"AC %3 "ACCALAURÏAT ÏCONOMIQUE ET SOCIAL
"AC , "ACCALAURÏAT LITTÏRAIRE
"AC PRO "ACCALAURÏAT PROFESSIONNEL
"AC 3 "ACCALAURÏAT SCIENTIlQUE
"AC 3-3 "ACCALAURÏAT DES 3CIENCES MÏDICO SOCIALES
"AC 34) "ACCALAURÏAT DES 3CIENCES ET 4ECHNOLOGIES INDUSTRIELLES
"AC 344 "ACCALAURÏAT DES 3CIENCES ET 4ECHNOLOGIES DU TERTIAIRE
"AC "ACCALAURÏAT
"%0 "REVET DÏTUDES PROFESSIONNELLES
")4 "UREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL
"43 "REVET DE TECHNICIEN SUPÏRIEUR
#!% #ONTRAT DACCOMPAGNEMENT DANS LEMPLOI
#!0 #ERTIlCAT DAPTITUDE PROFESSIONNELLE
#$$ #ONTRAT Ì DURÏE DÏTERMINÏE
#$) #ONTRAT Ì DURÏE INDÏTERMINÏE
#%# #ONTRAT EMPLOI CONSOLIDÏ
#%3 #ONTRAT EMPLOI SOLIDARITÏ
#)% #ONTRAT INITIATIVE EMPLOI
#)/ #ENTRE DINFORMATION ET DORIENTATION
#.% #ONTRAT NOUVELLE EMBAUCHE
#0'% #LASSE PRÏPARATOIRE AUX GRANDES ÏCOLES
$%5' $IPLÙME DÏTUDES UNIVERSITAIRES GÏNÏRALES
$%534 $IPLÙME DÏTUDES UNIVERSITAIRES SCIENTIlQUES ET TECHNIQUES
$54 $IPLÙME UNIVERSITAIRE DE TECHNOLOGIE
%$$ %MPLOI Ì DURÏE DÏTERMINÏE
%$) %MPLOI Ì DURÏE INDÏTERMINÏE
)5&- )NSTITUT UNIVERSITAIRE DE FORMATION DES MAÔTRES
)54 )NSTITUT UNIVERSITAIRE DE TECHNOLOGIE
,)2(% ,ABORATOIRE INTERDISCIPLINAIRE DE RECHERCHE SUR LES RESSOURCES HUMAINES ET LEMPLOI
DE LUNIVERSITÏ 4OULOUSE ) CENTRE ASSOCIÏ AU #ÏREQ POUR LA RÏGION -IDI 0YRÏNÏES
,3( ,ETTRES 3CIENCES HUMAINES
0!)/ 0ERMANENCE DACCUEIL DINFORMATION ET DORIENTATION
0-% 0ETITE ET MOYENNE ENTREPRISE
34!03 3CIENCES ET TECHNIQUES DES ACTIVITÏS PHYSIQUES ET SPORTIVES
343 3ECTION DE TECHNICIEN SUPÏRIEUR

81 Enquête « Génération 2004 » ■ Céreq 2008


N o t e s
N o t e s
/UVRAGE ÏDITÏ PAR LE #ÏREQ
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Michel Quéré

DIRECTEUR SCIENTIFIQUE José Rose

COORDINATION Virginie Mora et Emmanuel Sulzer

RESPONSABLE D’ÉDITION Isabelle Bonal

AUTEURS Christel Aliaga


Jean-Jacques Arrighi
Julien Calmand
Bérangère Duplouy
Thomas Couppié
Henri Eckert
Céline Gasquet
Olivier Joseph
Nathalie Marchal
Mickaële Molinari-Perrier
Nathalie Moncel
Virginie Mora
Pascale Rouaud
Florence Ryk
Emmanuel Sulzer

SECRÉTARIAT DE RÉDACTION
Isabelle Bonal
ET PAO

CONCEPTION MAQUETTE Zineb Mouaci

CORRECTIONS Christophe Guitton


Pierre Hallier
Dominique Maillard

IMPRIMÉ PAR IMPRIMERIE SIRIS, MARSEILLE

Photo de couverture : La Documentation française, photo Vincent Dubourg

DIFFUSION
■ #ÏREQ ■ #ÏREQ
,IBRAIRIE  RUE 6AUQUELIN
 PLACE DE LA *OLIETTE  0ARIS
"0  4ÏL     
 -ARSEILLE CEDEX  &AX     
4ÏL     
&AX     

¥ #ÏREQ 
Céreq
CENTRE D’ÉTUDES ET DE RECHERCHES SUR LES QUALIFICATIONS
10, place de la Joliette - BP 21321 - 13567 Marseille cedex 2
Tél. 04 91 13 28 28 - Fax. 04 91 13 28 80

Dépôt légal 3e trimestre 2008


ISBN 978-2-11-096908-8
18 `

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