Les méthodes d’analyses physique / chimique et
microbiologique de l’eau
SOMMAIRE
INTRODUCTION ………………………………………………………………………
I – Les caractéristiques organoleptiques de l’eau ……………………………………………
I - 1 – Couleur
I - 2 -- Odeur et Saveur …………………………………………………….
II – Les caractéristiques physico-chimiques :……………………………………….
II – 1 - pH …………………………………………………
II – 2 - La conductivité ……………………………………
II – 3 - Température
II – 4 - La turbidité
II – 5 - Titre alcalimétrique (TA) et titre alcalimétrique complet (TAC)
II – 6 - détermination de la dureté totale par Titre hydrotimétrique (TH)
II – 7 - Chlorure (Cl-)
II – 8 - Ammonium (NH4 +)
II – 9 - Les nitrates et nitrites
II – 10 - Le sulfate
II – 11 - Ions Phosphates : PO4 -3
III - Les méthodes d’analyse bactériologique de l’eau
III – 1 - Analyse de routine ………………………………………………………………..
III – 1 – 1– Dénombrement des microorganismes revivifiables
III – 1 – 2– Colimétrie (recherche et dénombrement des coliformes)
III – 1 – 3 – Streptocoques fécaux ou entérocoques
III – 1 – 4 – Recherche et dénombrement des bactéries sulfito-réductrices et de leurs spores
III – 2– Recherche des germes pathogènes
III – 2– 1– Recherche des salmonella
III – 2– 2– Recherche et dénombrement des Staphylocoques pathogènes
III – 2– 3– Recherche et dénombrement des Vibrio cholerae
III – 2– 4– Recherche des Pseudomonas Aeroginosa
IV - les normes marocaine de l’eau potable
IV – 1 – La norme marocaine n° 03.7.001
IV – 2 – la norme marocaine n° 03.7.002
…………………………………………………………………………………….
CONCLUSIONS ……………………………………………………………………………
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES …………………………………………………….
INTRODUCTION
L’utilisation de l’eau dans le domaine alimentaires ou d’hygiène nécessite une excellente
qualité physico-chimique et microbiologique. L’eau potable est l’un des produits alimentaires
les plus contrôlés. Elle doit être conforme aux normes de la qualité. Ainsi, elle ne doit contenir
aucun micro-organisme, aucun parasite ni aucune substance constituant un danger potentiel
pour la santé humaine ; elle doit répondre aux exigences des normes de potabilité.
I – Les caractéristiques organoleptiques de l’eau
Ces paramètres concernent les qualités sensibles de l'eau : la couleur, la saveur, l'odeur, la
transparence. Ils n'ont pas de valeur sanitaire directe, une eau de consommation doit être
limpide, incolore et ne possède aucun goût ou odeur désagréable.
I - 1 – Couleur
Paramètre traduit une nuisance d’ordre esthétique, la coloration des eaux peut avoir une
origine naturelle, industrielle chimique, ou biologique. Cet élément va être éliminée pour
rendre l’eau agréable à boire, même une fois traitée n’est jamais rigoureusement incolore (si
on la compare, par exemple à une eau distillée). Pour l’eau potable, le degré de couleur
maximale acceptable est de 15 UCV (unité de couleur vraie) à partir duquel le consommateur
peut percevoir la coloration de l’eau dans un verre d’eau.
I - 2 -- Odeur et Saveur
Ces deux propriétés sont simultanément excitées et ils sont extrêmement difficile de les
distinguer l’un de l’autre, sont extrêmement subjectives et il n’existe aucun appareil pour les
mesurer. Les problèmes de goût et d’odeur sont la cause principale des plaintes formulées par
les usagers.
Les eaux de consommation doivent posséder un goût et une odeur « non désagréable ».
II – Les caractéristiques physico-chimiques :
II – 1 - pH
Le pH d’une eau , c'est le paramètre le plus important de la qualité de l'eau, il doit être
surveillé au cours de toute opération de traitement. Les législations européennes précisent
pour l’eau destinée à la consommation humaine un pH moyennement neutre comme niveau
guide 6,5 < pH < 8,5
II – 2 - La conductivité
La conductivité électrique d’une eau est la conductance d’une colonne d’eau comprise entre
deux électrodes métalliques de 1 cm2 de surface et séparées l’une de l’autre de 1 cm. Elle est
l’inverse de la résistivité électrique
II – 3 - Température
Il est important de connaître la température de l'eau avec une bonne Précision. En effet,
celle-ci joue un rôle dans la solubilité des sels et surtout des gaz, dans la dissociation des sels
est impliquée dans la conductivité électrique ainsi la détermination du pH …Etc., En rapport
avec les normes de potabilités de l’eau fixées par la norme marocaine de la température d’eau
est inferieur 25°C.
II – 4 - La turbidité
La turbidité d’une eau est due à la présence des particules en suspension, notamment
colloïdales : argiles, limons, grains de silice, matières organiques, Elle est liée à sa transparence
et éveille la méfiance et la répugnance du consommateur La consommation d’une eau très
trouble peut constituer un risque pour la santé car une turbidité excessive peut protéger des
micro-organismes pathogènes ou stimuler la croissance des bactéries dans les réseaux. Pour
cette raison, réduire de la turbidité est l’un des buts primordiaux du traitement.
II – 5 - Titre alcalimétrique (TA) et titre alcalimétrique complet (TAC)
L’alcalinité d’une eau correspond à la présence de bases et de sels d’acides faibles. Dans les
eaux naturelles, l’alcalinité résulte le plus généralement à la présence des carbonates et
hydroxydes.
Le TAC la détermination de la teneur en hydrogénocarbonates (carbonates et les bicarbonates)
II – 6 - détermination de la dureté totale par Titre hydrotimétrique (TH)
La dureté ou titre hydrotimétrique d’une eau correspond à la somme des concentrations en
cations métalliques à l’exception de ceux des métaux alcalins et de l’ion hydrogène.
Le titre hydrotimétrique représente la concentration en ions alcalinoterreux présents dans l'eau.
On distingue :
A) TH total : teneur en Ca et Mg.
B) B) TH calcique : teneur en Ca
II – 7 - Chlorure (Cl-)
Les chlorures sont présents en grande quantité dans l'eau de mer. Leur concentration dans
l'eau de pluie est approximativement de 3mg/l. Les chlorures sont très répandus dans la nature
généralement sous forme de sels du sodium (Nacl), de potassium (kcl) et de calcium (cacl2)
Les teneurs en chlorures (Cl-) des eaux sont extrêmement variées et liées principalement à la
nature des terrains traversés. Ainsi, les eaux courantes non polluées ont souvent une teneur en
chlorure. Dans l’eau, le chlorure n’a ni odeur, ni couleur, mais peut procurer un goût salé.
II – 8 - Ammonium (NH4 +)
L’ammoniaque constitue un des maillons du cycle de l’azote. Dans son état primitif,
l’ammoniac (NH3) est un gaz soluble dans l’eau, mais, suivant les conditions de pH, il se
transforme soit en un composé non combiné, soit sous forme ionisée (NH4+). Les réactions
réversibles avec l’eau sont fonction également de la température et sont les suivantes :
NH3 +H2O → NH4OH → NH+4 + OH-
L'ammonium NH4+dans l'eau traduit habituellement un processus de dégradation incomplet
de la matière organique. L'ammonium provient de la réaction de minéraux contenant du fer avec
des nitrates. C'est donc un excellent indicateur de la pollution de l'eau par des rejets organiques
d'origine agricole, domestique ou industriel.
II – 9 - Les nitrates et nitrites
Les nitrates se trouvant naturellement dans les eaux provenant en grande partie de l’action
de l’écoulement des eaux sur le sol constituant le bassin versant. Leurs concentrations naturelles
ne dépassent pas 3 mg /L dans les eaux superficielles et quelques mg/L dans les eaux
souterraines. La quantité des nitrates maximale admissible est fixée de 50 mg/L
Les nitrites sont formés par dégradation de la matière azotée mais ils sont rapidement
transformés en nitrates dans les sources d'eau potable.
Toutefois, une eau renfermant une quantité élevée de nitrites est considérée comme suspecte
car cette présence est souvent liée à une détérioration de la qualité microbiologique.
II – 10 - Le sulfate
Les sulfates (SO4) peuvent être trouvés dans presque toutes les eaux naturelles. L'origine de
la plupart des composés sulfates est l'oxydation des minerais de sulfites, la présence de schistes,
ou de déchets industriels. Le sulfate est un des éléments majeurs des composés dissouts dans
l'eau de Pluit.
La concentration en ion sulfate des eaux naturelles est très variable. Dans les terrains ne
contenant pas une proportion importante de sulfates minéraux, elle peut atteindre 30 à 50 mg/L,
mais ce chiffre peut être très largement dépassé (jusqu’à 300 mg / L) dans les zones contenant
du gypse ou lorsque le temps de contact avec la roche est élevé.
II – 11 - Ions Phosphates : PO4 -3
Les phosphates sont généralement responsables de l’accélération du phénomène
eutrophisation dans les lacs ou les rivières. S’ils dépassent les normes, ceux-ci sont considérer
comme indice de contamination fécale entrainant une prolifération des germes, goût et
coloration.
III - Les méthodes d’analyse bactériologique de l’eau
III – 1 - Analyse de routine
III – 1 – 1– Dénombrement des microorganismes revivifiables
• Définition et nature des microorganismes revivifiables
Les microorganismes revivifiables sont définis comme toute bactérie aérobie, levure ou
moisissure, capable de former des colonies dans le milieu spécifié.
On peut distinguer deux catégories différentes sur le plan de l’hygiène :
- Les microorganismes se développant à 22°C qui sont des saprophytes présents
naturellement dans l’eau.
- Les microorganismes se développant à 37°C, qui proviennent de l’homme ou d’animaux à
sang chaud.
• la raison de la recherche :
Le dénombrement des germes revivifiables, nommés également mésophiles aérobies, est
utilisé pour estimer la charge microbienne du milieu et comme indicateur de pollution.
Ce dénombrement vise aussi à mesurer l’efficacité de fonctionnement du procédé de
traitement des alimentations publiques en eau potable et même celle distribuée sous forme
embouteillée (eau de source/ eau minérale).
III – 1 – 2– Colimétrie (recherche et dénombrement des coliformes)
• Définition et nature des coliformes :
Le groupe des coliformes comprend traditionnellement un petit nombre d'espèces
appartenant appartenant à la famille des Enterobacteriacea : Escherichia, Citrobacter,
Enterobacter, Klebsiella, Yersinia, Serratia.
Ce sont des organismes en bâtonnets, Gram-, oxydase -, aéro-anaérobie facultatifs,
fermententle lactose avec production d'acide et de gaz et sont capables de se multiplier en
présence de sels biliaires à 37°C.
Le terme de « coliformes fécaux » ou de « coliformes thermotolérants » correspond à des
coliformes qui présentent les mêmes propriétés des coliformes après incubation à la température
de 44°C.
L’Escherichia coli appartient aux coliformes thermotolérants mais qui présente la
particularité de produire l'indole à partir du tryptophane à 44 °C.
• la raison de la recherche
La recherche des coliformes totaux à 37 °C : juge l'efficacité de la désinfection d'une
eau, intérêt moindre pour déceler une contamination d'origine fécale.
La recherche des coliformes thermotolérants à 44°C : la présence de coliformes fécaux
indique l'existence quasi certaine de la contamination fécale d'une eau .
La recherche des Escherichia coli : actuellement, on le considère comme le meilleur indice
de contamination fécale récente.
III – 1 – 3 – Streptocoques fécaux ou entérocoques
• Définition et nature des streptocoques fécaux :
Les streptocoques fécaux font partie du groupe streptocoque et sont appelés aussi
entérocoques ou streptocoques du groupe D. Ce sont des bactéries Gram positif, sphériques à
ovoïdes, formant des chaînettes, non sporulées, catalase négative, possédant l'antigène de
groupe D, capables d'hydrolyser l'esculine en 2 heures à 44°C après repiquage sur milieu BEA
(Bile-Esculine-Azide).
• La raison de la recherche :
Les streptocoques du groupe D susceptibles de contaminer les eaux d'approvisionnement sont
plutôt typiques des déjections animales, comme Streptococcus bovis. ... Ils témoignent d'une
contamination d'origine fécale ancienne.
III – 1 – 4 – Recherche et dénombrement des bactéries sulfito-réductrices et de leurs
spores :
• Définition et nature des bactéries anaérobies sulfito-réducteurs (ASR) :
Bactéries à Gram positif, anaérobies sporogènes (forme de résistance), capables de réduire
les sulfites en sulfure (nommées sulfito-réductrices) :
SO3 2- + 6H+ + 6e- S -2 + 3H2O
Leurs spores sont très résistantes aux conditions défavorables de l'environnement, aux
désinfectants chimiques. C’est pour cette raison qu’elles sont largement répandues dans
l’environnement et leur présence n’est pas exclusivement fécale. L’espèce la plus importante
est Clostridium perfringens.
• la raison de la recherche :
- La recherches de Clostridium perfringens reste la plus spécifique, en tant qu'indicateur de
contamination fécale.
- Par contre, les spores de bactéries anaérobies sulfitoréductrices et celles de Clostridium
perfringens peuvent être intéressantes en tant qu'indicateurs d’efficacité traitement de filtration.
III – 2– Recherche des germes pathogènes
III – 2– 1– Recherche des salmonella
• Définition et nature des salmonelles :
Ce sont des bactéries Gram négatif, mobile, oxydase négative, glucose (+), lactose (-), aéro
anaérobies facultatives, asporulées, en forme de bâtonnet.
Elles se retrouvent fréquemment dans les milieux aquatiques pollués.
• la raison de la recherche :
Recherche en cas d’épidémie ou systématique pour les eaux embouteillées (les eaux
destinées à la commercialisation)
III – 2– 2– Recherche et dénombrement des Staphylocoques pathogènes
• Définition et nature des staphylocoques
Coques Gram positif, groupés en amas (en grappe de raisin), aéro-anaérobies facultatifs,
asporulés, catalase positive, Seront considérées comme staphylocoques pathogènes ceux qui
sont coagulase positive.
• la raison de la recherche :
C’est surtout dans les eaux destinées à la baignade, et particulièrement dans les eaux de
piscine que la recherche de ces staphylocoques présente un intérêt pratique.
III – 2– 3– Recherche et dénombrement des Vibrio cholerae
• Définition et nature des Vibrio cholerae
Ce sont des bacilles à gram négatifs droits ou incurvés, oxydase (+), catalase (+), aérobie
Anaérobies facultatifs, basophile, mobiles.
• la raison de la recherche : cas d’épidémie
III – 2– 4– Recherche des Pseudomonas Aeroginosa
• Définition
Bacille à gram négatif, non sporulé, aérobie strict, très mobile grâce à un cil polaire. Ils sont
de plus capables de synthétiser un pigment : la pyocyanine.
IV - les normes marocaine de l’eau potable
IV – 1 – La norme marocaine n° 03.7.001 :
relative à la qualité des eaux d’alimentation humaine.
IV – 2 – la norme marocaine n° 03.7.002 :
relative au contrôle et à la surveillance des réseaux d’approvisionnement publics en eau.