Eudicotylédones:
Caractères généraux :
400 familles, 170000 espèces
Grain de pollen avec trois apertures ou plus
Présence de 2 cotylédons au niveau de l’embryon
Système racinaire pivotant
Présence de formations secondaires
Feuilles à nervation pennée (parfois palmée)
Eudicotylédones : Eudicotylédones archaïques
Eudicotylédones atypiques
Dicotylédones supérieurs dialypétales = Rosidées
Dicotylédones supérieures gamopétales = Asteridées
I) Paleo-eudicotylédones = dicotylédones archaïques :
Fleur souvent de type 3
Périanthe à tépales
Dialycarpie fréquente
O/ Ranaunculales
F/Renonculacées = Ranunculaceae :
60 genres, 2500 espèces : Ranunculus avec 400 espèces
Régions tempérées et froides, souvent milieux humides
Famille "par enchaînement"= famille hétérogène (dans la même famille, les
caractères diffèrent d’un genre à un autre et d’une espèce à une autre) et les
caractères s’enchainent du plus archaïque au plus évolué
Appareil végétatif :
Plantes herbacées vivaces (bulbe, rhizome) en général
Les Angiospermes Page
(suite) 1
Feuille souvent simple, alterne à bulbe découpé (exception hellebore
feuilles composées)
Appareil reproducteur :
Inflorescence variée (cyme hellebore, grappe aconit)
Parfois fleur solitaire (anemone)
Fleur : à Thalamus (réceptacle bombé), insertion spiralée, sépales pétaloïdes
périanthe non différencié
Périanthe cyclique : Etamines et Carpelles nombreux en hélice
Acquisition de la 2ème enveloppe de protection
Fleur zygomorphe
Androcée polystémone
Gynécée à 3-n carpelles libres (soudés chez la nigelle)
Fruit sec (akène, follicule ou capsule)
Structure secondaire absente
Souvent toxiques (alcaloïdes, hétérosides cardiotoniques)
Ranunculus ficaria L : La ficaire
Petite plante herbacée vivace (car elle a des racines tubérisées)
Feuilles cordiformes
L’inflorescence est une cyme
Thalamus
Fleurs jaunes : 3 sépales vertes, 6 à 12 pétales jaunâtres
Androcée polystémone
Gynécée à n Carpelles libres
Le fruit est un akène
Ses racines tubérisées crus sont toxiques
Propriétés :
Propriétés vasoconstrictrices : anti hémorroïdaires
Faiblement toxique, la ficaire peut toutefois provoquer des irritations et
des inflammations de la peau
Riche en vitamine C, la ficaire aurait été utilisée par les marins en
prévention contre le scorbut en la mélangeant à du sel
F/ Papaveracées :
760 espèces dont 100 Papaver
Plantes herbacées régions tempérées à froides
Feuilles alternes, généralement découpées
Fleurs : dimères (parfois trimères) : 2S + (2+2)P + (n+n)E + (n ou 2)C
Sépales caduques
Pétales plissées chiffonnées dans le bouton floral
Androcée méristémone
Gynécée à ovaire super avec un disque stigmatique, gamocarpellé et
uniloculaire
Ovules à placentation pariétale (médiane chez le pavot)
Fruit : capsule (pavot), silique (glaucium, chelidoine)
Latex riche en alcaloïdes
très nombreuses grains très petites
Histologie :
Pas de structure secondaire
Appareil sécréteur à latex : laticifères
Présence de poils tecteurs
Pavot à opium : (Papaver somniferum)
Plante herbacée
1 m à 1,5 m, ramifiée
Feuilles inférieures pennatiséquées, feuilles supérieures dentées
Fleurs blanches à rouge violacé
8 – 12 carpelles
Grosse capsule sphérique (25 000 à 30 000 graines)
Latex blanc riche en alcaloïdes
2 variétés :
Var. nigrum pavot à oeillette :
Capsule poricide
Graines noires
Cultivé en France (huiles, boulangerie…)
Alcaloïdes (à partir de la paille)
Var. album pavot à opium :
Très grosses capsules indéhiscentes (4-8 cm) (capsules aveugles)
Graines blanches
Incisions de la capsule donnent latex blanc (de nos jours capsules broyées)
Latex séché = opium (5 à 15% morphine, papavérine, thébaïne…)
La morphine (analgésique) peut être convertie en codéine, apomorphine…
Héroïne : dérivé hémi synthétique de la morphine (plus active et plus toxique)
II) Eudicotylédone atypiques = Caryophyllidées
O/Caryophyllales
O/Santanales
O/Saxifragales
III) Dicotylédones supérieurs dialypétales : Rosidées
Fleurs cyclique, hétérochlamyde, tétra ou pentamère
Rosidées I : Hypogyne, dialycarpellé, à feuilles dentées découpées ou
composées : Rosales, Fabales
Rosidées II : Hypogyne, gamocarpellé,à feuilles simples entières : Malpighiales
Rosidées III : Hypogyne, gamocarpellé à feuilles composées parfois découpées :
Brassicales, sapindales
Rosidées IV : Péri ou épigyne à feuilles simples souvent opposées : Myrtales
1) Rosidées I :
O/Rosales : Plusieurs carpelles, fleur actinomorphe
F/Cannabacées (11 genres et 170 espèces)
G/Cannabis
Une seule espèce : Cannabis sativa variété indica, chanvre indien « hachiche »
Canabis sativa : Originaire d’Asie centrale
Appareil végétatif :
Plantes herbacée, dioïque, annuelle, à tige cannelée
A la base : feuilles palmatiséquées (5-7 segments inégaux), dentées,
stipulées, opposées
Au sommet : feuilles simples ou à 3 segments, alternes
Présence de poils à cystolithes (carbonate de calcium) et des poils sécréteurs
de résine
Appareil reproducteur :
Espèce dioïque
Fleurs males :
Groupées en panicule (grappe lâche)
Apétales, 5 sépales, 5 étamines épisépales
Les filets sont dressés dans le bouton floral
Pas de bractées
Fleurs femelles :
Groupées en cyme compactes avec bractées
Apétales, calice urcéolé
Gynécée bicarpellé uniovulé (l’un des 2 carpelles avorte)
présence de glandes résinifères
Fruit : Akène nommé « chenevis »
Histo-anatomie : feuille
Présence de poils tecteurs nombreux, unicellulaires à paroi lisse et
extrémité recourbée, parfois présentent des renflements « cystolithes » (sur
les deux faces)
Présence de poils sécréteurs surtout au niveau des bractées de
l’inflorescence femelle, rarement au niveau des feuilles. A pieds
pluricellulaire pluriserié et tête (8-16 cellules globuleuses), souvent détachée
Usage :
Drogue : sommités fleuries et fructifères ou résine (toxicomanie)
L’activité est due au Tetrahydrocannabinol (THC) : stupéfiant, euphorisant
2 types de chanvres : selon la présence ou absence du THC et du
cannabidiol :
Chanvres à fibres :
Faible teneur en THC
Riche en fibres
Chanvre à résine :
Forte teneur en THC
Deux variétés :
1) Méditerranée : Maroc (présence de Cannabidiol)
2) Zones climatiques chaudes : Mexique (Absence de Cannabidiol)
Systématique infra-spécifique complexe : on distingue en général 2 variétés :
Chanvre à fibres :
Régions tempérées
Très cultivé autrefois (cannebière…), actuellement culture très réglementée,
utilisée pour fabrication de papiers spéciaux, de vêtements, de
panneaux isolants
Chanvre à résine :
Régions chaudes et sèches (C. sativa var. indica)
Sommités femelles fleuries séchées : marijuana
Résine : hachiche (parfois résine + sommités fleuries)
Principe actif THC : Tetrahydrocannabinol à propriétés psychotropes et
effets secondaires nombreux (troubles psychologiques, perturbation du
processus de mémorisation…)
Usage :
L’usage du chanvre en thérapeutique reste très discuté
Néanmoins on lui reconnait certains effets tels que : Antiémétique, anti
glaucomateux, analgésique
MAIS ce produit reste très toxique (SNC) et son usage est le plus souvent
illicite
Rosidées I (suite)
O/ Fabales F/ Fabacées :
Fabacées = légumineuses
Répartie dans le monde entier (18000 espèces)
3ème famille par son importance
Appareil végétatif :
Port variable
Nodules racinaires = nodosités
La plupart des fabacées vivent en symbiose avec des bactéries du genre
Rhizobium capable de fixer l’azote atmosphérique
Ces bactéries se trouvent dans des nodosités au niveau des racines
Feuilles composées en général, alternes
Présence de stipules souvent
Appareil reproducteur :
Fleur zygomorphe « papilionacée » (en général) hétérochlamyde
Gynécée monocarpellé, pluriovulaire
Fruit de type gousse (légume)
La famille des fabacées est subdivisée en 3 sous familles:
Mimosoïdeae :
Fleur actinomorphe (exception), groupées en inflorescence
10 étamines ou plus
Faboïdeae :
Fleurs zygomorphe
Préfloraison vexillaire
Androcée di-ou monadelphe (10E)
Cesalpinoïdeae :
Fleurs zygomorphe
Les Angiospermes Page 1
(suite)
Préfloraison carénale
10 étamines ou moins libres
Mimosoïdeae : (3000 espèces)
Régions tropicales
Appareil végétatif :
Arbres ou arbustes (port ligneux)
Feuilles composées bi-pennées (parfois phyllode fausse feuille)
Appareil reproducteur :
Inflorescence type glomérule
Fleur actinomorphe
Corolle à préfloraison valvaire
Androcée polystémone, dialystémone
Gynécée monocarpellé
Fruit : gousse
Exemple d’étude : Acacia senegal
Acacia senegal= Acacia verek
Verek ou gommier blanc
Originaire de l’Afrique de l’est
Partie employée : gomme arabique et gomme sénégal
Usages : émollient, agent émulsifiant, enrobant, antihémorragique
Utilisée dans l’industrie pharmaceutique mais aussi en confiserie et en
papeterie
Cesalpinoïdeae: (3000 espèces)
Régions tropicales
Appareil végétatif :
Arbres ou arbustes
Feuilles composées pennées en général
Appareil reproducteur :
Inflorescence de type grappe
Fleur zygomorphe
Corolle papilionacée à préfloraison carénale
Androcée dialystémone (10E ou moins, libres entre eux)
Gynécée monocarpellé
Fruit : gousse
Exemple d’étude : Cassia angustifolia
Senné (sana el mekki)
Originaire d’Afrique et d’Asie
Partie employée : foliole et gousse
Usage : laxatif, purgatif
Faboïdeae : (12000 espèces)
Cosmopolite
Appareil végétatif :
Herbes, parfois arbres ou arbustes
Feuilles composées pennées, alternes
Présence de stipules parfois transformées en épines
Appareil reproducteur :
Inflorescence de type grappe
Fleur zygomorphe
Corolle papilionacée à préfloraison vexillaire
Androcée mona-ou diadelphe (10E ou moins)
Gynécée monocarpellé
Fruit : gousse
Exemple d’étude: Glycyrrhiza glabra
Réglisse (arq essousse)
Originaire de la région méditerranéenne
Herbacée vivace à rhizome
Feuilles composées imparipennées, alternes
Partie employée : rhizome et racine
Usage : expectorant, diurétique, antiulcéreux
Edulcorant
Rosidées II
O/Malpighiales :
F/Erythroxylacée
F/Euphorbiacées
O/Malpighiales F/Erythroxylacées : (200 espèces)
Régions tropicales (Amérique du sud)
Appareil végétatif :
Arbres ou arbustes
Feuilles simples, entières, alternes
Présence de stipules
Nervation différente entre le centre du limbe et ses marges
Appareil reproducteur :
Fleur actinomorphe
Corolle
dialypétales
Androcée monadelphe
Gynécée tricarpellé, triloculaire, gamocarpellé à styles libres
Fruit : drupe
O/Malpighiales F/Euphorbiacées : (10000 espèces)
Cosmopolite
Famille par enchaînement
Appareil végétatif :
Port variable
Feuilles variables souvent longuement pétiolées
Présence de glandes
Présence de lactifères (latex blanc ou coloré souvent irritant)
Appareil reproducteur :
Inflorescence : variable, typique chez les Euphorbias « cyathium »
Fleur achlamyde ou haplochlamyde (calice), unisexuée
Gynécée tricarpellé, triloculaire, gamocarpellé à styles libres
Fruit : capsule tricoque (loculicide, septicide, septifrage)
Graine à caroncule (petite expansion du micropyle)
Cyathium des Euphorbia = cyme multiple avec
Une seule fleur femelle centrale réduite au pistil
N fleurs males périphériques réduites chacune à 1 seule étamine
Des glandes nectarifères
Des bractées externes plu ou moins colorées
Exemple d’étude : Ricin (Ricinus communis)
Plante spontanée en Algérie
Feuille palmatilobée
Fleurs mâles et fleurs femelles sur le même pied (plante monoïque)
Fleurs mâles : très nombreuses, étamines ramifiées (androcée
méristémone)
Fleurs femelles à stigmates rouges
Graine très toxique (lectine : ricine)
Plante contient un allergène respiratoire
Graine donne huile : aéromodélisme, fabrication de Rilsan (matière
plastique), laxatif drastique (dangereux), utilisé en cosmétologie
Botanique : 3eme trimestre
Rosidées III : Hypogynes, gamocarpellés à feuilles composées parfois
découpées : Brassicales, sapindales
O/ Brassicales F/Brassicacées :
4000 espèces
Appelées aussi crucifères
Régions tempérées et froides
Appareil végétatif :
Herbacées annuelles (moutardes), bisannuelles (chou) ou rarement
vivaces (giroflier)
Feuilles simples alternes parfois en rosette, découpées le plus souvent
Ces plantes dégagent une odeur soufrées : plantes riches en composées
soufrés
(glucosinolates)
Appareil reproducteur :
Inflorescence type grappe
Fleurs dépourvues de
bractées
Fleurs dimères : 2S +2S +4P +2e +4E +2C
Corolle cruciforme
Androcée tétradyname
Ovaire bicarpellé uniloculaire partagé ensuite en 2 loges par une "fausse
cloison"
ou replum, pluriovulé
Placentation pariétales
Fruit : silique ou silicule de forme variée
Il s’agit d’une famille très homogène, reconnaissable par ces fleurs
cruciformes
Moutardes :
Herbes annuelles, feuilles à la base + ou – profondément découpées, à fleurs
jaunes en grappe, à siliques allongées
Moutarde condiment : Sinapis alba
Graines broyées ou non mélangées à du sel et du
vinaigre Moutardes officinales : Brassica nigra,
B.juncea Propriétés révulsives des graines (farines de
moutarde)
Rosidé Page
es 1
O/ Sapindales F/ Rutacées :
Famille des régions tropicales aux pays chauds (bords de la Méditerranée)
Appareil végétatif :
Arbres ou arbustes aromatiques, exceptionnellement des herbes vivaces
(comme la ruta graveolens)
Epines sur le tronc, les branches ou le rachis foliaire
Feuilles alternes ou opposées, généralement composées imparipénnées,
trifoliées ou unifoliées (citrus)
Criblées de ponctuations translucides
Rachis parfois ailé ou pétiole des feuilles unifoliées
Pas des stipules
Appareil reproducteur :
Inflorescence de type
variable Fleur :
o Dialypétale, pentamère ou tetramère, actinomorphe
o Discifère (disque nectarifère intrastaminal)
o Androcée obdiplostémone
o Hypogyne
o Dialycarpellie partielle et placentation axile
De nombreuses variations sont possibles :
1. Sépales et pétales soudés à la base
2. Androcée réduit à l’isostémonie ou multiplié « méristémonie » (Citrus),
voire concrescence par les filets
Il s’agit d’une famille par enchaînement, sans réel caractère
constant Le gynécée : il existe deux types
1.Type rutoidées :
Ovaire partiellement libre
Carpelles multiovulés
Le fruit est donc une réunion de follicules ou capsule
2.Type aurantioidées :
Nbre de carpelles > nbre des sépales
C.concrescents par toutes leurs régions ovariennes et par le style
La placentation est axiale, avec de nombreux ovules dans chaque
loge ou 2 seulement
Le fruit est une baie : Hespéride
Fruit : schizocarpe, capsule, hespéride (Citrus)
Caractères histologiques :
Poches schizolysigènes +
++ Cellules à essence
volumineuses Oxalates de
calcium
Composition chimique :
Famille à essences : huiles
essentielles Furanocoumarines
Hétérosides flavoniques : hesperidoside, rutoside,
naringoside Alcaloïdes : cusparine, pilocarpine
Vitamine : acide ascorbique
Interêts :
Médicinale :
Les jaborandis (pilocarpus), diurétique et sialagogue: renferment à côté
d’autres alcaloïdes, la pilocarpine
L’écorce d’angustura : Galipea est tonique
Par leur essence, la rue est abortive, le buchu est antiseptique urinaire
Le suc de citron est antiscorbutique grâce à sa haute teneur en vitamine
C et en divers principes augmentent la résistance capillaire
Autres intérêts
Fruits comestibles: Citrus (les agrumes), Fortunella
Huiles essentielles: Ruta, Toddalia …
Cosmétique (thanaka): Limonia acidissima & quelques Murraya
Plantes médicinales:
Plantes ornementales: Citrus, Severinia
Carburant (bois inflammable)
Toxicité :
La plupart sont toxiques: action dermatologique
Furanocoumarines: photosensibilisantes, phototoxiques en présence
du soleil (surtout les agrumes)
Symptômes : Érythème, souvent suivi de vésicules et des bulles et
hyperpigmentation (stimulation de la mélanogenèse)
L’Union Européenne a interdit la commercialisation d’HE de Citrus
aurantium L.ssp. bergamia Engler, destinées à accélérer le bronzage.
L’hyperpigmentation (due au Rutaceae) a été mise à profit par les
égyptiens, pour traiter les psoriasis, le vitiligo et d’autres affections
dermatologiques Actuellement : on parle de photochimiothérapie
(PUVAthérapie): pas sans
risque !!
Le Bigaradier :
Noms communs : bigaradier, oranger de Séville, oranger amer
Nom botanique : Citrus aurantium L. var. amara L.
Originaire de l’Inde du nord. Connu avant l’oranger doux, plus
résistant Arbre 5-10m, à floraison continue principalement
Feuilles à limbe coriace, articulé, et pétiole ailé
éme
La 10 édition de la pharmacopée française consacre 3 monographies à
cette espèce :
1.La feuille séchée
2.La fleur non épanouie séchée
3.L’écorce d’orange amère (fruit) mûre ou presque mûre
A/ Feuille d’oranger amère :
Description :
4-9/0.5-4cm, ovales, lancéolées, entières, rarement dentées en scie, coriaces
Pétiole largement ailé
Fortement odorantes, amères, bien séchées et sans tâches
Anatomie :
Epiderme supérieur à cuticule épaisse et à volumineux cristaux d’oxalate
A la face inférieure stomates avec 4-5 cellules péristomatiques
Mésophyle hétérogène
Poches sécrétrices schizolysigènes
Composition chimique :
0.5 % – 0.6% d’essence (essence de petit grain)
Subsitutions :
Feuille de bigaradier Feuille d’oranger doux Feuille de citronnier
- Aromatique et amère ++ - Pétiole à ailes étroites - Pétiole à ailes
+ presque nulles
- Pétiole à ailes larges
Emploi thérapeutique :
Sédative et antispasmodique (en infusion)
B/ fleurs d’oranger amèr :
Description :
Fleur pentamère, à calice gamosépale, sépales et pétales charnus,
androcée à 20 étamines plus courtes que les pétales, polyadelphe,
gynécée à 8-10 loges, pluriovulé
Boutons allongés, ovoïdes, 1cm de long
Très odorante, jaunâtre, saveur aromatique
Les fleurs doivent être récoltées avant épanouissement
Substitusions :
Fleurs du bigaradier Fleurs d’oranger doux Fleurs du citronnier
- Jaunâtre - Structure analogue - Pétales rosés en dehors
- Très odorante - Moins odorantes - Moins odorantes
Usages :
Fraîches : préparation de l’eau de fleurs d’oranger, l’essence de Néroli
Sèches, en infusion, antispasmodique (hoquet, neurasthénie)
Eau de fleur d’oranger : calmante, antispasmodique, contre l’insomnie,
édulcorant des préparations médicamenteuses
C/ écorce d’orange amère:
Fournie par les fleurs encore vertes du bigaradier
Description : Formes inégales
En rubans étroits et minces :
« flavedo » vert brunâtre, sombre au dehors avec nombreuses
poches sécrétrices. « albedo » blanche, spongieuse, et
mucilagineuse, elle doit être mince ou absente
En quartiers fusiformes, verdâtres à rougeâtres en dehors, blancs en
dedans.
Composition chimique :
Mucilages, huiles essentielles, principe amer, heperidine…
L’essence s’obtient par expression de l’écorce fraiche du fruit. C’est un
liquide jaune ou brunâtre, d’odeur agréable, de saveur douce
aromatique.
falcification : Écorce d’oranger douce
Usage :
Excellent amer aromatique, tonique, stomachique, antihémorragique,
légèrement cholagogue
Rosidées IV :
O/Myrtales
F/Myrtacées
Originaire d’Amérique et d’Australie, en Algérie le genre myrtus avec deux espèces
spontanées dont l’eucalyptus
Étude botanique :
Appareil végétatif :
Ligneuses : Arbres ou arbustes aromatiques (jamais herbacées)
Écorce se desquamant par plaques.
Feuilles : Opposées, simples, entières, rarement alternes, ponctuées de glandes.
Eucalyptus : feuilles latéralement en lames de faucille.
Appareil reproducteur :
Inflorescence : variable
Fleur : Calice plus ou moins tubuleux ou en coupe, 4 à 5 sépales libres ou soudés,
4 à 5 pétales libres ou soudés, insérés sur les bords d’un disque bordant le tube
calycinal ; Parfois pétales soudés en un capuchon.
Hypanthium : Concrescence de la base des sépales, des pétales et des filets. On
ne le retrouve que chez l’eucalyptus
Androcée : Polystémone, polyadelphe,
Anthère à déhiscence longitudinale ou parfois poricide
Gynécée : épigyne, disque nectarifère, ovaire infère, placentation axile.
La fleur en résumé :
- Odorante, cyclique, hétérochlamyde, dialypétale, tétramère ou pentamère,
actinomorphe.
- Polystémone, épigyne, bisexuée.
(Retenez surtout que l’ovaire est infère et qu’elle est polystémone)
Fruit :
Capsule loculicide (Eucalyptus) ou baie, parfois drupe (Myrte) ou akène.
Graine sans albumen.
Histologie : (+++ important pour cette famille)
- Présence de phloème interne (tissu criblé interne)
Rosidées Page 7
- Souvent cellules à tanins
- Poches schizogènes
Biochimie :
Huiles essentielles : terpénoïdes + composés aromatiques dérivés de
phénylpropanes
Plantes utilitaires :
- Bois : plusieurs espèces d’eucalyptus utilisées en reboisement massif en zones
tropicales.
- Plantes médicinales :
Eucalyptus globulus (espèce de pharmacopée) (Gommier bleu) :.Feuilles et
huiles essentielles (On en tire l’eucalyptol) : Balsamique, antiseptique.
Melaleuca quinquenervia (Niaouli) : Feuilles, huiles essentielles :
antiseptique, fébrifuge, anti diarrhéique, antirhumatismal.
Myrtus communis (myrte commun) : feuilles, huiles essentielles : contre les
affections pulmonaires et les hémorroïdes.
zyzygium aromaticum (clou de girofle) : bouton floral, huiles essentielles :
épice, stimulant, aromatique, analgésique dentaire, bactéricide,
insecticide.
Exemple d’étude : Eucalyptus globulus (Gommier bleu)
Eucalyptus : espèce d’origine australienne.
Botanique :
- Grand arbre, tronc s’exfoliant en lambeaux
- Dimorphisme foliaires très marqué : (important +++)
1) Feuilles des jeunes pousses : opposées, sessiles, vert glauque, cireuses, à
limbe arrondi
2) Feuilles des rameaux âgées : alternes, courtement pétiolées, vert grisâtre,
coriace, pendantes, à limbe falciforme
Fleurs : Naissent à l’aisselle des feuilles
- 04 sépales soudés, rugueux, soudés en une urne.
- 04 pétales soudés se détachent et laissent apparaitre de nombreuses étamines.
Fruit : Capsule loculicide.
Rosidées Page 8
Drogue :
a) Eucalypti folium (la feuille qui est utilisée)
- Pharmacopée européenne 2005 :
« La feuille d’eucalyptus est constituée par la feuille séchée, entière ou coupée,
récoltées sur les rameaux plus âgées d’eucalyptus globulus labill. La drogue
entière contient au minimum 20ml/kg et la drogue coupée au minimum 15ml/kg
d’huile essentielle, les 2 teneurs étant calculées par rapport à la drogue
anhydre »
Odeur : Forte et balsamique
Saveur : Chaude et aromatique.
Exigences : Histologie de la drogue :
- Épiderme avec la cuticule qui est épaisse.
- Stomates aux deux faces.
- Limbe à mésophylle symétrique (parenchyme palissadique sur les deux
faces)
- Nervure peu saillante
- Tissu criblé péri médullaire. (phloème interne)
- Faisceaux libéro-ligneux : arc principal (Face inférieur) et 2 arcs
secondaires à orientation inverse (Face supérieure).
- Poches sécrétrices schizogènes à essences.
Exigences chimiques :
- Teneur en huiles essentielles : 5 à 35 ml/kg
- 1,8-cinéole (son autre nom : eucalyptol) : Constituant majoritaire (70%-
80%)
Usages :
1. Extraction de l’essence officinale et de l’eucalyptol
2. Formes galéniques : excellents antiseptiques des bronches, diminue la toux
(antitussif), et fluidifie les branches (décongestionnant)
3. En nature : Fumigations, cigarettes, décoctions, inhalations.
b) Huiles essentielles : Eucalypti aeroleum
Pharmacopée européenne (exigences) :
- À partir des feuilles fraiches ou des tiges terminales fraiches de plusieurs
espèces d’eucalyptus riche en 1,8-cinéole (eucalyptol)
- L’huile essentielle d’eucalyptus contient au minimum 70.0%(m/m) de 1.8-cinéole
(eucalyptol)
Rosidées Page 9
Action pharmacologique :
- Propriétés antiseptiques sur de nombreux germes.
- Propriétés expectorantes, décongestionner les voies aériennes supérieures
en cas de rhinite (sensation de mieux respirer)
- A fortes doses, l’HE est neurotoxique (ingestion de 10 à 30 ml est mortelle)
- Le cinéole est épileptogène.
Myrtus communis (myrte commun) ou el ri7ane
Arbuste
Feuilles opposées
Usages :
Remède populaire : antiseptique des bronches, contre la leucorrhée et les
hémorroïdes.
Utilisation en parfumerie.
Eau distillée de feuilles de myrte est aromatique : eau d’ange.
Autres myrtacées :
Syzygium aromaticum (ou Eugénia caryophyllata)
Nom commun : giroflier ou clou de girofle
Partie utilisé : bouton floral antiseptique
Rosidées Page 10