Nom, prénom : Merimeche Rafik Classe : Term G5 Groupe … Date :01/05/2021
Enseignement scientifique – Physique-Chimie
Chap5 Activité 7 : Produire de l’électricité avec un alternateur
1. La fée électricité L’énergie électrique ou une énergie dont on ne peut (presque) plus se passer tant son
usage est répandu.
Or l’énergie électrique n’est pas une énergie primaire, on ne la trouve pas utilisable telle quelle dans la nature.
C’est une énergie finale qui ne peut être obtenue qu’après transformation d’une autre forme d’énergie.
L’essentiel (entre 98 % et 99 %) de l’énergie électrique mondiale est aujourd’hui produite par conversion d’énergie
électromécanique reposant sur le phénomène d’induction se produisant dans un alternateur mis en mouvement
par une turbine.
La turbine peut être mise en mouvement mécaniquement par un débit d’eau (centrale hydraulique) ou d’air (éolienne),
ou par un moteur thermique à vapeur.
Dans ce dernier cas, les différents systèmes électriques se différencient par la façon de produire cette vapeur,
autrement dit, de faire bouillir de l’eau à partir d’une source de chaleur. Cette source de chaleur est obtenue par
combustion du charbon, du pétrole, du gaz, de la biomasse, ou par fission de noyaux d’uranium.
2. L’alternateur : des temps héroïques au barrage de Serre-Ponçon.
Document 1 : le phénomène d’induction
Le physicien anglais Michael Faraday (1791-1867) s’intéresse à la conversion de l’énergie magnétique
d’un aimant en énergie électrique. En 1831, après de nombreuses recherches expérimentales, il observe
qu’un aimant en mouvement par rapport à un fil conducteur fermé sur lui-même peut induire un courant
électrique à travers le fil. Il nomme alors ce phénomène « induction électromagnétique ».
Le physicien écossais James Maxwell (1831-1879) s’appuie sur les résultats expérimentaux de
Faraday pour développer la théorie de l’électromagnétisme dont il publie les premiers résultats
théoriques en 1865. A partir d’un petit nombre d’équations, il décrit mathématiquement l’induction
électromagnétique.
Document 2 : l’alternateur de Grand’Papa
Les ingénieurs, dont Nikola Tesla, vont exploiter
le phénomène d’induction électromagnétique
découvert par Faraday pour concevoir un
système capable de générer de l’électricité à
partir d’un mouvement de rotation : c’est
l’alternateur.
Principe d’un alternateur : la rotation d’un
aimant autour de son axe génère un champ
magnétique variable. Cette variation induit entre
les bornes de la bobine, constituée d’un fil de
cuivre, une tension électrique alternative.
C’est ce principe qui est aujourd’hui utilisé dans
beaucoup d’installations pour produire de
l’électricité : centrale nucléaire, éolienne, centrale
à charbon…
Document 3 : un exemple d’alternateur
industriel
La centrale hydroélectrique de Serre Ponçon
(sud des Alpes françaises) est équipée d’un alternateur
produisant environ 700 GWh d’énergie par an.
Cela correspond, pour un fonctionnement optimal à la
conversion d’environ 735 GWh d’énergie mécanique
apportée par la turbine.
Document 4 : conversions d’énergie réalisées par l’alternateur
L’énergie mécanique reçue par l’alternateur est convertie en grande
partie en énergie électrique. Une faible partie est convertie en énergie
thermique perdue, à cause des frottements et de l’effet Joule dans la
bobine.
Le rendement r d’un alternateur mesure l’efficacité de la conversion de
l’énergie mécanique en énergie électrique.
Dans tout convertisseur, une partie de l’énergie reçue par le
convertisseur est perdue sous forme de chaleur.
Il y a toujours conservation de l’énergie de telle sorte que
énergie entrant dans le convertisseur = énergie sortant du
convertisseur donc
énergie absorbée par le convertisseur = énergie utile + énergie perdue
énergie utile en sotie
Par définition, le rendement énergétiqueη d’un convertisseur est η =
énergie reçue en entrée
énergie électrique fournie
Donc pour l’alternateur η =
énergie mécanique reçue
Le rendement est un nombre sans unité compris entre 0 et 1. Il peut aussi s’exprimer en pourcentage.
Dans le cas de l’alternateur, un rendement de 95%
signifie que 95% de l’énergie mécanique est convertie
en énergie électrique et 5% de l’énergie mécanique est
convertie en énergie thermique.
Questions
Q1 : Quels sont les deux principaux éléments constitutifs d’un alternateur ?
L’alternateur est constitué de 2 parties ; une bobine de cuivre (stator) et un aimant (rotor).
Q2 : A partir des documents donner une définition du phénomène d’induction électromagnétique.
L'induction électromagnétique est un phénomène physique qui fait apparaître une force électromotrice dans un
conducteur électrique soumis à un flux de champ magnétique (Aimant de l’alternateur). Cette force électromotrice
génère un courant électrique mais génère également une énergie thermique.
Q3 : D’après ce document, quelles sont les sources d’énergie primaire utilisées pour actionner la turbine d’un
alternateur ? Lesquelles sont renouvelables ? Lesquelles provoquent la formation de dioxyde de carbone ?
Pour actionner la turbine d’un alternateur les sources d’énergie primaire utilisées sont : l’énergie hydraulique, et
l’énergie éolienne. L’énergie éolienne provoque du dioxyde de carbone car avec le frottement, l’énergie mécanique
provoque de l’énergie thermique qui entraine la formation de dioxyde de carbone.
Q4 : Quelle(s) différence(s) entre les deux sources d’énergies primaires décrites dans les documents 3 et 4 ?
Contrairement a l’énergie éolienne, l’énergie hydraulique peux être contrôlé, En effet, l’énergie peut être produite
quand on le souhaite en effectuant un lâchage de l’eau stocké dans le réservoir. Les barrages permettent de stocker
l’énergie. Une centrale hydroélectrique peut produire 700 GWh d’énergie par an tandis que une éolienne produit 4
GWh par an en zone favorable. Le fonctionnement des éoliennes dépend de la météo et du vent mais contrairement a
un barrage l’éolienne prend très peut de d’espace et a très peu d’influence sur l’environnement.
Q5 : Calculer le rendement de l’alternateur industriel équipant le barrage de Serre-Ponçon.
Calculer le rendement d’un alternateur industriel qui reçoit une puissance de 20 MW (= 20 x 106 W) et qui délivre au
réseau électrique une puissance électrique utile de 19 MW.
η = (19x10^6) / (20x10^6) = 0,95 (pas d’unité car c’est un rendement)
Cela signifie que 95% de l’énergie mécanique est convertie en énergie électrique et 5% de l’énergie mécanique est
convertie en énergie thermique.