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Analyse Des Eaux

Analyse des eaux

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GOS Ue ee aR ae Cea RY 1 GENIE DE L’ ENVIRONNEMENT Analyse des eaux Réglementation, analyses volumétriques et spectrophotométriques, statistiques Cours et exercices corrigés Claude CARDOT Amaud GILLES TECHNOSUP Les FILIERES TECHNOLOGIOUES des ENSEIGNEMENTS SUPERIEURS GENIE DE L'ENVIRONNEMENT Analyse des eaux Réglementation, analyses volumétriques et spectrophotomeétriques, statistiques Cours et exercices corrigés Claude CARDOT Amaud GILLES Profs és Lye Bord, Day ‘Du méme auteur, dans la méme collection + Les traitements Claude CARDOT ‘+ Technique appliquées au trallement de eau (8) 256 p Coordination C, CARDOT eau. Cours et problmes cexamens (8) 256 9 Dane la méme collection + Les techniques de labortoe. Priicatins, analyses (A) 160. BOURGUET, C. AUGE ‘+ ‘Sépartion et analyse des blomolécules. Méthode physicochimiques (8) 256 p. ean-iere SINE ‘+ Blodégradation des matrix (C) 288 . A.CORNET,F. FEUGEAS, 8. TRIBOULET ‘+ Gestion des déchets, Réglementaton, organisation, mise en euve (A) 224 p. Thomas ROGAUME ‘+ Trallement des déchets. Valorsation, minaon (A) 288 p ‘med ADDOU ‘+ Lalnte biologique. Appication aux arthropods et adventices (8) 220 p. ‘Bernard PINTUREAU ISBN 978.2-7298-43478, (©Flipses ation Marking S.A.2013 32, ue Bargue 75740 Pars cee |S ‘Stocco ve ena ne ce tn np cnn worweditions-ellipses. fr AVANT-PROPOS ‘A partir des années 1800, dans un mouvement innovateur de la chimie et de la biolo ie, ln nécesstécassurer aux population la qualité de eau consommees'imposa aux dife- ‘ents intervenants de la san publique. Cete action générale se déclina en plusieurs points. La protection de la ressouce, le waltement de Teav distiboce ainsi que la mise’ en place analyses physico-chimiques et microbiologiques permettant ¢'appliqer une céglementation sanitaire sricte et sciemifique en constituent es outs Cet ouvrage explique Ia réglementation et la Kégislaton applicables aux eaux potable et usée, clase les analyses physico-chimiques en trois parties selon la technique employe (volumétrique, spectrophotoméirique, spécifique & I'eau usée et aux boues biologiques). Les rméthodes sont en général normalisées NF par 'APNOR (Agence Francaise de NORmalisa- tion), EN par le CEN (Comité Européen de Normalisation) ou ISO par OIN (Organisation In- temationale de Normalisation). La demnire partie aborde d'une fagon explcite et pédagogi- ‘que le traitement statistique des résultats expérimentaux obtenus dans le but de valider une analyse queleongue ‘Toutes les analyses présentées sont éalisables dans un laboratoire de chimie possédlant tun matériel extrémement usuel. Chaque dosage est tritéthéoriquement puis le mode opéra- toire est déailé afin d'étre le plus explicaif possible. Un nombre important d'exercices € application eniérement comigés permet d'approfondir les connaissances La microbiologie n'est qu'évoquée dans cet ouvrage. Les analyses physico-chimiques et les notions statistiques n'ont pas été taités d'une fagon exhaustive afin de resterfocalisées sur Vessentie! des méthodologies les plus répandues. Il agit de notre choix. Les auteurs Remerciements a : M. CHEZE, directeur de collection, pour sa confiance. M, LEYRAL, Inspecteur général, déeédé en 2007, pour m'avoir permis d’enscigner en BTS. "Matiers de Peavy Aux différentes promotions des étudiantes et étudiants du BTS Métiers de eau du lycée de Borda de Dax qui nous ont permis de “roder” cet ouvrage: M. et Mme GILLES, mes parents, pour mavoir soutenu et incité & aller le plus loin possible dans mes études. TABLE DES MATIERES A~REGLEMENTATION - LEGISLATION 1. Réglementation sanitaire de eau potable 1. Etablissement relation eat santé 2, Manifestations pathologiques hydriques 3. Nécessité d'une réglementation 4. Evolution de la réglementation IL, Législation de eau potable |. Principes généraux retenus Directives européenne “Fextes frangais Méthodes d'analyse ‘Accréditaton des laboraoires IIL Légistation de t'eau usée |. Directive européenne 91/271/CEE 2 Loi de l'eau 92.3 3. Décret 94-368 ct Arété du 22/12/1994 4. Amété du 22/06/2007 B - ANALYSES VOLUMETRIQUES I. Généralités TL Acidité ~ Basicté 2. Onydoréductions 3. Complenométrie 4. Précipitation Exercices TL, Alcalinité 1. Définitions 2. Principe 3. Méthodes analyse 4, Trinéme Homme/Faux/spbces carbon Bxercices HII, Demande en di 1 Indice permanganate 2. Dioxygbne dissous 3. Demande chimigue en oxygéne 4. Demande biochimique en oxygene Exercices “0 4 4 30 3 TV. Dureté 1. Méthodes d’analyse 2. Importance dela dureté Exercices V. Généralités sur 1'élément chlore 1. Généraités 2. Evolution du dichlore dans 'eau 3. Reactivité de Mélément chlore 4. Dosage de 'élément chlore Exercices VL. Halogénures 1. Théorie du dosage 2. Méthode de dosage 3. Iméréts de Vion chlorure Bxercices C- ANALYSES SPECTROPHOTOMETRIQUES 1. Généralités 1. Fondements théoriques 2. Limites de la loi 3. Principes des dosages IL, Elément azote 1. Généralités 2 Element azote et santé publique 3. Elimination de Pélément azote 4, Methodes de dosage Exercices IIL Fer — Manganése 1. Chimie 2. Méthodes de dosage 3. Imtérts dela mesure Exercices IV. Dichlore - Dioxyde de chlore 1. Dosage du dichlore 2 Dosage du dioxyde de chlore V. Phosphore 1. Généralités 2. Méthodes de dosage 3._Importance du phosphore Exercices 107 107 108, Ho 47 u7 ng 22 125 132 139 Bo 140 143 M3 1S 151 133 153 159 139 161 163 165, 169 15 75 176 140) 193 93 195 199 20s VI. Elément soufre 1. Généralités 2. Cyele du soutre 3, Diagramme potentiel-pH du soutre 44. Importance du sulfate et de Phydrogene sufuré 3. Elimination 6. Dosage du sulfate D~ ANALYSES SPECIFIQUES 1. Autres analyses des eaux usées 1. Paramétres globaux 2. Panorama des analyses 3. Mesure des MES. 4, Test de Guerée IL, Analyses des boues Types de boues 2 Caractristiques physico-chimiques 3. Composition 4. Analyses 3. Décantation 5 E- STATISTIQUES 1. Analyse statistique dune série de mesures 1. Deux catégories d’ereurs 2. Analyse d'une séte de mesures Exercices IL Analyse statistique de plusicurs séries 1 Principe d'un test statistique 2. Comparaison de deux séxies 3. Comparaison de plusieurs ries de mesures Exercices IML, Etalonnage et régression lin 1. Notion d'ajustement 2. Régression linéaire (méthodes des moindes carrés) 3, Eearttype et intervalle de confiance sur les coefficients 44 Intervalle de confiance d'une prédiction 3, Estimation d'une abscisse xy aun an 212 213 216 217 218 219 219 22 22 2 2 227 29 230 234 27 243 2as 248 253 253 253 254 257 263 263 264 264 265 266 IV. Tests relatifs ata linéa 1. Adéquation du modéle mathématique 2. Test de nullité de pente 3. Test de nullté de Pordonnée & 'origine 4, Test de comparaison de deux pentes Exercfees Annexes Table de Dixon 2. Table de Student 3. Table de Fischer-Snédécor 4. Table de Cochran 5. Table de Grubbs 6. Fiche dosage Aleainité 7. Fiche dosage Ammonium par Nessler 8. Fiche dosage Ammonium par tirimétrie 9. Fiche dosage Chlore par Bunsen et DPD 10. Fiche dosage Chore par DPD et iodométrie 11 Fiche dosage Chiorure 12 Fiche dosage DBOs 13. Fiche dosage DCO iche dosage Durelé 15, Fiche dosage Fer 16, Fiche dosage IMn 17 Fiche dosage Nitrite 18. Fiche dosage Phosphore 19 Fiche dosage Sulfate Index alphabétique m3 273 23 24 214 24 a 278 279 280 281 282 283 285 286 287 288 289 291 292 293 298 295 296 27 Partic A : Législation — Réglementation Chapitre I REGLEMENTATION SANITAIRE DE L’EAU POTABLE Une réglementation est le reflet d'un consensus général 2. un moment donné des ‘connaissances, des techniques et de leur mise en euvee tant en matite préventive ou curative. Cette efinition devait sappliquer& la production, distribution et consommation d'une eau 2 visée humaine afin de protéger la Santé publique. I fallait mettre en €vidence les iens entre la santé et l'eau, évaluer le plus inement possible les risques chimiques et microbiclogiques en- ‘courus en les quantiiant puis élaborer des textes de droit s'imposant & tous. 1, ETABLISSEMENT D'UNE RELATION EAU SANTE, 1.1. Considérations générales En ce qui conceme le sens eau > santé, on constate dans l'eau la présence de certains “agents”, substances ou micro-organismes, de telle nature et en tele quamtté, que suivant les connaissances su le pouvoir infectieux ou toxique de ces agents, on peut ou on doit supposer «que l'eau qui les contient est dangereuse pout la santé publique. Dans le sens inverse, on consiate 'existence de manifestations pathologiques dans un groupe {de personnes et que le seul paramétre commun pour expliquer ces troubles es la consomms- tion de la méme eau. On peut résumer sous forme de schéma, cette relation bijective, soit ee G+, ] Effet: patbologi | ‘Analyses | dans population t | Eagu ee Détennination pouvoir I pidksmiologigne | voxique ow T | t i | Tava Brann a | spate? ‘ me ity | ‘Samé }¢————— tu +———_ Sem tw — Sond Sur? Sand“ ta Schema 1: Analyses de la retin eau sad 0 4 A Législation Lépidémiologie est a discipline qui étudie les différents facteurs intervenant dans ‘Vapparition des maladies infectieuses ou non ou de phénoménes morbides déterminés (ex : suicides), ainsi que leur fréquence, leur mode de distribution, leur 6volution et la mise en cu- ‘re des moyens nécessaires leur prévention. 1.2.Etude de la relation, Pour Giablir d'une fagon certaine cete relation de cause & effet, il faut en démonter les deux sens ce qui est exceptionnel. Le sens I (eau = santé est le plis souvent le seul retenu, En effet, dans te cas de maladies rares, il est quasiment irapossible de regrouper un nombre suffisant de malades pour prouverIexistence du sons 2 (santé => eau), Les moyens de connaissance des maladies hydriques sont les suivants = Etude des accidents ayant conduit la mort ou 3 I'apparition de troubles chez un nom= bre suffisant de personnes. Malheureusement, il est difficile d'identifir la ou les cau- ses réelles et I'Gat des paramtires caractéristiques de 'eau lors de la survenue de accident. Tel est le cas de la pollution au mereure @ Minamata au Japon, Avant de ‘mettre en Evidence I'impact du polluant sur Ia population humaine, ‘attention fut por- (ée sur le comportement ués bizarre dela gente {line En effet, ces animaux, se nour- ‘issant de poissons contaminés, présentaient la fScheuse manie de se "'suicider” en se jetant des quais des ports. Avouons que le comportement félin est plus réservé que ce- at + Etudes toxicologiques menées sur des animaux en n’oubliant pas la diffculté &trans- [poser les résultats 2 I"homme. ~ _ Etudes épidémiologiques révospectives ou prospectives analysant des groupes de po- Dlations données par comparaison & un groupe tSmoin. Les différences existant entce les relations statistiques peuvent tre établies entre des valeurs chiffrées déerivant la {fréquence evou le degré des troubles de santé ou de modification de facteurs biologi- ‘ques considérés comme représentatifs ou indicateurs de troubles. Les causes sont mul- tifactorielles ce qui entrinent des problémes de bais. ‘Aucun de ces moyens de connaissances ne donne entiérement satisfaction, En conséquence. Jes maladies hyuniques sont décrites par un ensemble d'effets sur différents cles. 2. MANIFESTATIONS PATHOLOGIQUES HYDRIQUES ‘Aujourd' hui, environ 1,2 millirds d'individus n'ont pas acces & une source d'eau po table et 2.4 ne disposent pas de systéme d'assainissement. Selon OMS, 3.4 millions de per- sonnes décédent annuellement de maladies d'origine hydrique dans les pays en voie de déve- loppement. Méme aux USA. plus d'un demi million d'hommes souffre d'une affectio «d'origine hydrique sévere et 7.1 millions d'une affection bénigne ce qui provoque 1200 déces par an. Limpact d'une méme infection pept considérablement variet selon le niveau sanitaire de la population, En fonction de ce paramere, le aux de monalité d'une gasto-entéite passe de 03.1.6 %et celui du choléra de 8 4 22 %. Les origines des épidémics de maladies d'origine hhydrique sont reportées dans le tableau 1 ei-aprés {Origine | Ghimigue [Pra Bactérieane] — Virale— (tae) ier | zie In 6 Tableau 1 -Ongines dex afertionsdovigine drique I~ Réglementation sanitaire de 'eau potable u 2.1. Modalités de la contamination Une contamination peut die due autriptyque suivant: ingestion, inhalation, contact. ingestion peut étre drecte par le biais de la boisson, des aliments préparts avec de eau souilée a la maison et enfin par contamination des fruits et \égumes par 'arosage. Par contre, dans le cas ob le aliments ont &1é consttués en parte avec de l'eau transformée biologiquement qui a lassé des organiames ou substances qu'elle contenait (conchyliculture, pisciculture), on parle d'un mode indirect. inhalation se fait par le biais d'aérosols qui assurent la pénétration de particules dans les voies pulmonaire. Ce processus peut ére en liaison avec Iingestion direct. La leptospirase est la maladie caractristique dela transmission par contact, 2.2. Conséquences de la contamination Les manifestations pathologiques sont les conséquences principales d'une contamina- tion, Dans le eas ‘une substance chimique, on parle d'une intoxication et d'une infection si ‘un micro-organisme en est &l'orgine. Une affection aigue se manifeste immédiatement aprés la premidre agression. En regle géné: tale, les micro-organismes en soat responsables. Dans le cas des polluants chimiques, on note des effets & court terme. Les produits difusent rapidement dans le corps par le sang. Elle €= sulte de ‘absorption massive du toxique sur une période courte (24 heures). Ces intoxications sont plus ou moins graves, Elles se traduisent par des nausées, vomissements, maux de te, vertges ou de la géne respiratoire Les substances toxiques sont a la base des manifestations chroniques qui ont lieu “Iong- lemps"" apres F'ateinte originelle par sommation d'agressions répéiées (effet de dose). intoxication chronique résulte d'une exposition prolongée & un toxique 3 faible concentra- tion qui enirane une intoxication insidieuse, Les troubles peuvent apparatre parfois des an- ‘es apres la cessation de I'exposition. On distingue intoxication par accumulation du toxique : le produit s'accumule dans l'organisme jusqu'a apparition de symptémes ; ex: le plomb qui provogue le saturnisme, imoxication chronique par accumulation des effets: les effets engendrés par des exposi- tions répétéess'additionnent sans que le toxique ne s'accumule ; ex: vapeurs de benzéne. Lintensté de la contamination dépend d'un certain nombre de paraméues. Le premier est la nature de la substance toxique ou Tespéce du micro-organisme. En effet, i faut distinguer les, igermes pathogénes ou opportunistes mais également tenir comple que ceux-ci peuvent se dé- velopper dans l'eau ou dans les aliments souilés. La question de la dose infectante se pose dans les deux cas. La gravté des effets des polluants sur organisme dépend ‘de la nature du produit {es conditions d'exposition état physique du produit, durée de exposition) de la quantité de produit, ‘de la plus ou grande sensibilité du sujet. 1 faut noter que ceraines substances se lient aux protéines du sang et sont retenves par les Aiférents onganes ou tissus selon leurs caractéristiques physico-chimiques. Les organes les plus ierigués comme le cerveau, le foie, la rate ou riches en lipides tls que le cerveau ou le issu adipeux fixent les toxiques. Le systéme nerveux est la cible du plomb et des organochlo- és et les poumons celle du chrome. Les réactions de biodétoxification parle foie pour rendre plus solubles es moléeules hydrophobes afin dc les éliminer par voie rénale peuvent le ren Ure encore plus toxiques. Le benzéne transformé en époxybenztne provaque Ia leucémie et le imercureen ions mercurigues provoquent des troubles du systéme nerveus. 3 1 Réglementation sanitaire de eau potable ‘A Légistation 2 wey awa xg I TAL eg snboo 0 fds aout 222 v ndGov0d ypuowtes — SqEROEST aay 1s spuouodge., om op sa. L sound sap sanbpunye sonbsry : € MORO = 3p Sam0} & JHeNT| : sns38Ip aqm caradi Tw ost (208) aes = = + conenpeRa. 180 052 open snd vonephxg- Tero >a a woenaou ay | an on uy wepenesou2 on FI 3p ARTE yD snd vogue 7401 eouenes wopeeyua - vrai, | (aman | TON seme = vwos | vowarean Ton (ann mawesn0py re vonmaou- rit (og) aia | [705 | same Stowes jeT4H.9§= e139 | AQ) am dejan Bunge 2 vouendaid vids (99) weep one ootE wvo evieneny usm guy wopenesowe | sasgunaeg EAE op TT ’ mt A~Législation 1 Réglementation sanitaire de eau potable 5 En cas d'apparition d'une malaic, les réponses de la Santé publique sont les soins apportés au niveau de 'individu et Ia lutte contre I'extension du phénoméne par action sur les causes. L'action menée vis-t-vis des individus est souvent curative. Néanmoins, la prévention par Education sanitaire et la vaccination sont indispensables. Mais cette action ne conceme pas toutes les maladies notamment celles A moyen ou long terme. Par alleure, la dificule & Aétecler ta cause réelle des troubles en limite fortement lefficacité. Aussi, des mesures sanitaires prises vis-A-vis du milieu sont nécessaires, 3. NECESSITE D'UNE REGLEMENTATION La relation de cause & effets eau = santé ayant été établie, des contraines doivent tre imposées au milieu aqueux pour protéger la santé, Néanmoins, le degré de ces contraintes, peut dire us variable. En effet, il est nécessaire, au préalable, de préciser le niveau de santé Publique a atteindre pour définir les moyens & mettre en cuvre. Le législateur doit effectuer des choix. Faut-il empécher lappartion de troubles manifestes de santé ou prévenir la variation d'indicateurs biologiques?. Favt-il protéger la population dans son’ intégralité ‘uniformément ou mener une action particuliére vis--vis des groupes a risques (dialysés & domicile, femmes enceintes,immunodéprimés.), 3.1. Champs d’application Les actions sur le milieu “eau” ne s'appliquent pas uniquement la qualité de 'eau distsibuée mais concement l'ensemble de son cycle :ressource, caplage, traitement, slockage, distributions publique et privée, usages, rejts et réutilsation, La sauvegarde de Ia ressouree nécessite des périméttes de protection, le traitement doit Permetire d'obtenir une eau compatible avec Ia consommation humaine, I distribution doit en préserver les qualités chimiques et bactériologiques, les usages adaptés& a qualité de l'eau et Ja mise en place de traitements performants des eaux résiduaires urbaines et industrielles, permetientd'obtenir des rejets les moins polluants possibles, 3.2, Expression des régles sanitaires 1 faut distinguer trois cas distinets dans expression des régles sanitaires. En premier liew, tes connaissances disponibles permettent de décrire en detail la relation entre I'cau et la santé, II s‘agit d'obligations de résultats dont les normes de qualité des eaun constituent un exemple LLorsque le mangue de connaissances conduit & faire référence & des solutions considérées ‘comme saisfaisantes,telles que I'approbation des procédés et produits de traitements des eaux ou la mise en place des périmétres de protection, on a affaie & une obligation de moyen. LLobligation d'expertise se manifeste lorsque la complexité des phcnoménes inlervenant ct la ‘écessaire adaptation locale ne permettent pas une normalisation, L’avtorité sanitaire imervient dans le domaine de la Santé publique pat léimission de recommandations on «obligations. A prion, elle peut interven en définissant des réglementations et en eréant des procédures de consultation ou d'autorisation. En fonetionnement,Iautorté sanitaire. dans ba plupart des cas, laisse jouer ® plein les_rogles sanitaires établis. Elle peut également agir en cas de plaints. procéer A des vériications périodiques de earactére statistique et en eflectuct ‘un contre systématique de a situation. 3.3 Historique de la réglementation Lévolution de la réglementation conceme les domaines de traitement de l'eau, de la microbiologie et dela chimie. ‘Au niveau de la microbiologic, Van Leevwenhock invente le microscope et découvre des animalcules présents dans l'eau . En 1854, Paci aurait mis en évidence le bacille du cholera (Vibrio cholerae) qui sera redécouvert par Koch en 1883. Les fitvres typhoides ou typhus abdominal sont mises en évidence par Bretonneau en 1818. L'agent causal (Salmonella 1yphi) le fa en 1880 par Eberth qui lui donna son nom. La théorie des germes est laborée par Pasieu la méme année. Dans le cas des virus, on peut prendre comme exemple le Poliovirus. Cet Eniérovirus, responsable de la poliomyélite, présente un uopisme préférentiel pour le tractus digestif. En effet, des particules virales sont excrétées dans les matitres fécales durant plusieurs semaines’ aprés infection. En conclusion, toutes les maladies citées se transmetient principalement indirectement par voie oroféeale. Les Aécouvertes successives de la bactériologie ont permis une évolution constante de amelioration de l'état de santé de la population par identification des germes respoasables de maladies hydriques, mais aussi parla mise au point de techniques analytiques progressives. ct enfin par 'avnement des vaccins, En ce qui concerne le traitement de l'eau, le tableau 5 donne une vue générale des principales innovations dans les procédés mis en euvre pour obtenir une cau parfaitement consommable selon Iépoque. ‘Traitement de eau Période Eiémenis [Boo avant 3 — [Tas Chins préconisent de Fare boul eau avant Ge Ta baie [Chez les Egypliens un syseme de s6uimenation de V'eau consiue par wa| recipient muni de siphons, ’§ Rome eten Gite, présence de bac de dla Existence de simples. doubles et wipes fltaions. Ea stretion du premier fren 15% sitcle avant JC mn avani Te aque. bee pe 1807 [Glasgow est a prerire vi lr eau distribute. |e Uuiisation de Phypoctonte de sodium pou enleverFodeur de eau 1882 Premitre usne de uaitement physico-chimigue & Sonneville (USA), 186 En Yougoslavie ilisation du dichlore pour topper une épidémie de \yphoTde 1898 Premiere unité d'ozonation 8 Nice 190 [Chiortion de Peau 8 Paris 1924 Usiisaion du ehatbon at en pode poor Tater conte fs gous eles odeus ass Mis en place du breuk-poin aux USA. 1954 Action vrulicide de Focone (Coin) 1960 Uiilsaion dv charbon atten grains pour décor 1974 [Rook découve les tikalogénomdthane iowa vonation de Fea Tableau 5 Evolution du iratement de Tran Le premier texte d'envergure est la cireuaire ministérielle du 5109/1885, Elle fourit des indications «analyse chimique (6 paramétres) pour determiner la qualité des eaux en tes, ant en 4 catégores selon le tableau 6. Elle reconnait que “'analyse chimique de ea ‘constitue une opération fort délicae, nécesstant autre un eutillage compliqus, une grande habitude des opérations analytiques ct se trouve pour ces raisons praticable seulement dans un grand lnboratore’ a 16 A~Législation Cette circulaire précise 1a méthodologie de prélévement en insistant sur T'uilisation de bouteilles en verre et non en grés, mais également les volumes qui sont fonction de la qualité de I'eau, savoir: 21 pour une eau de source ou de rividre tres souilée, 4 L pour une eau de source et de torentsordinaireset 6 L. pour les lacs et torrents de montagne. Elle peéconise également de noter I'odeur, la saveur, la limpidité ainsi que sa réaction au papier de tournesol afin de stuer son caractre acide ou basique. ‘Eas irés pure | Bau potable | Bau suspecte | Eau mauvalse ae Sone ate asta [sa sae la” Taira oims nom | soot | — sous Gx gy kv. eaavOn Too | 00s [Perte de poids par chaleur rouge] < 0,015 005 0043007 | S01 ae see | sof eS a pes 2as sa12 aw >20 ‘Tovles valeurs on gL” saul dept hydrouimigue en (1): Mesure des chlorures par méthode de Mohr. = (2): Mesure des sulfates -(3) = Equivalent de indice permanganate -(4): Evaporation dau mons 1 Lear précision balances pe fable cepté au bord de la mer Tableau 6: Instructions accompugnant la cireuluire du 0SAO8/88S ° Les instructions du 12/07/1924 demandent des examens physiques tels que limpidié, couleur, température, résstvité électrique mais également chimiques comme le dosage des ‘matiéres organigues, la recherche des NHa', NOy et SO,”. du fer, du Titre Hydrotimetrique {otal (THT) et de alealinit En 1929, une instruction aborde pour la premidre fois la mesure de ta couleur & exprimer en mg.’ de platine on utilisant une méthode américaine (chlorure_platino- potassique et chlorure cobalteux hydraté) et de la turbidité mesurée av disque de Secchi ov par tubes horizontaux dans lesquels on verse de eau en notant la hauteur 3 laquelle on cesse de Tire une montre, une croix ou des letres d'un journal. Le principe de traitement des eaux acides est évogué : “elles sont dangereuses pour la Santé car elles attaguent les tuyaux de jplomb et peuvent donner du sstuisme aux consommateurs". Mais aucune concentration limite n'est fixée car les moyens analytiques sont inexistants. Il est a noter que cette imoxication est mise en évidence pour Ia premiére fois & Epinal (Vosges). La cause état le emplacement des canalistions en bois par un réseau en plomb a partir des années 1920, La circulate du 10/11/1954 jette les bases modemes de la qualité & exiger Jes eaux destinées la consommation humaine en introduisant a notion de toxiques tls que Te plom (0.05 mg.L'}, les Nuorures (1 mgt"), Marsenie (0.05 mg.) les ions eyanure et le chrome hexavalent C2 qui doivent étr absents dans la limite des méthodes existantes. La notion de ‘omposés indésrables 4 savoir cure, fer. manganése et zinc est mise en place. On note également des recommangations de concentrations & ne pas dépasser magnesium (125 mg.L- ‘chlorate (250 mg), sulfate (250 mg.L), nitrate (10 mg NL") et THT QO °F si possible). L'influence du traitement sur la qualité de Icau distribuge est prise en compte par analyse de aluminium au niveau de Ieau brute et ate. Le décret du OW/O8/I961 reprend les bases fondamentiles du texte précident en ‘modifiant quelques limites L"élément Selenium est introduit dans la limite de 0.05 me.I". La rotion de “inféricur au scuil de detection analytique™ est maintende. 1 Réglementation sanitaire de Peau potable 0 EVOLUTION DE LA REGLEMENTATION ‘Deux périodes peuvent ttre dstinguées selon les progrés des techniques analytiques. A aube des années 60, lélectrochimie, 1a spectrométrie absorption atomique, la cchromatographie en phase gazeuse de havle performance en phase liquide s‘affirment et permetten d'assister 3 une véritable explosion du champ «investigation et 2 un abaissement ‘onsidérable des limites de détection définies comme la plus petite quantité d'un analyte & ‘examiner dans un échantillon pouvant die détectée et considérée comme différent du blanc ‘mais non nécessairement quantifiée. 4.1. Période 1884 -1960 Selon te décret du 30/9/1884, le Comité Consultatif ¢"Hygitne Publique de France suit Je “régime des eavx au point de vue de leur salubrité™. En conséquence. tout projet de distribution d'eau devail Gre soumis & cette assemblée. Priorté était donnée & utilisation eaux souterraines bien protégées. La circular ministérielle du 5/9/1885 ext rédigée & panir des recommandations sur analyse de Feau et fixe des limites sur les chlorues, acide sulfurique (sulfate), O: emprunté au KMn0, en solution alcaline, pete de poids du dépot par la chaleur rouge et te degré Ihydrométrique total et persistant apres ébulltion. Ce texte distingue quatre qualiés d'eau {nts pure, potable, suspecte et mauvaise. L'examen microscopique est recommandé pour les ‘eaux d'origine superfiielle (voir 3.3). La circulate du 10/12/1900 met en place une procedure spéifique pour étude d'un projet de distribution d'eau, Ains, un examen par un géologue agréé et des analyses chimiques et ricrobiologiques sont instaurés, Les instructions parues le 12/07/1924 insistent sur le fait utiliser de prétérence les eaux souterines et que [exploitation d'une ressource superficielle n'est possible qu’aprés leur "“épuration™ préalable. Elles introduisent également une organisation de surveillance et de contrle de la qualité des eaux en mettant en place un agrément des laboratoires et en définissant des analyses types et leur fréquence selon ressource. Concernant eau tratée, de nouveaux paramétres apparaissen:limpidité,saveur et «qualité microbiologique. Le 12/08/1929, un texte précise lex provéds de correction et de “stérilisation™ des eaux. otables, Il fixe fes régles techniques de conception et d'exploitation des dispostifs. de traitement qui doivent étre congus pour produire une eau de qualité satsfaisame. D' autres, parameires équivalents& des normes de qualité sont Uéfinis: couleur, limpidité turbid, fer. -mangandse, agressvité et microbiologic. En 1935, le code de la Santé publique stipule clarement Voblig bactériologiquement et ehimiquement pure. t de fourtir une eau ‘Au début des années 50, juste apres sa eréation, OMS engage des travaux sur les problémes sanitiees His aux eaux destinges 2 Palimentation humaine qui aboutiront en 1958 2 la [publication des normes internationales pour lea de boisson. En France. la publication de la circulaire 9°70 du 24/11/1954 toilette ensemble des dispositions existantes, La_problématique de Feau (de la ressouree a 1a distribution) est ccnvisagée dans son intégralité, La surveillance de la qualité est enforege. Des analyse de ‘A- Légisation type I, It III sont définies pour y sépondre. Ce texte définit une liste de normes de qualité portant sur des paramdtres physiques, organoleptiques, chimiques et microbiologiques. Néanmoins, foisant preove de pragmatisme, le législateur permet de déliveer & la consommation des eaux de qualité chimique satisfasamte et exempte de germes suspects ‘méme si fraicheur et saveur sont absentes 4.2 Période 1961-2007 Le décret 61-859 du 01/08/1961 et I'arété du 10 du méme mois reprennent la circulaie de 1954 en ajoutant la coloration, la minéralistion totale et la radioactivité. Ces textes distinguent les ormes applicables aux caux distribuées aux colletivités, celles relatives aux eaux emboutcllées et celles concemant les eaux utilisées dans la préparation ct la consommation des aliments, ‘A Ia suite de Ia loi 64-1248 du 16/12/1964, des réflexions sont menées au niveau rational et intemational pour définir la qualité des eaux superficielles admissible pour la production d'eav alimentaire, Des 1971, le Conseil des Communautés Européennes définitI"élaboration de normes {de qualité d'eau pour la consommation humaine. Ces travaux permettont la publication des directives européennes 75/440/CEE et BO/T7B/CEE des 16/06/1975 et 15/07/1980 relatives & la qualité des eaux destinges & ta consommation humaine. La réglementation francaise s'est, pendant de nombreuses années, appuyée sur le décret 89-3 du 3/01/1989 modifié parle déeret 195-363 du 05/04/1995, La directive 9R/BCEE du 03/11/1998 a propasé une diminution du nombre de paramétres. tout en distinguant les limites de qualité 4 ne pas dépasser et les paramétres indicateurs de qualité dont le dépassement des valeurs pout &tre 8 origine de désagréments pour le consommateur qui révelent des dysfonctionnements des installations. Ce texte demande une mise en conformité pour des paramétresspécifiquestels que bromates,plomb et les trihalométhanes avee un calendrier proposant une baisse drastique de leur concentration, Cette directive européenne fut adaplée et traduite das ls Eats membres En France, le décret 2001-1220 du 20/12/2001 a été abrogé par intégration au code de Santé publique et les deux arrétés du 11/01/2007 "ont complété en portant respectivement sur la qualité de T'cau destinée & la consommation humaine et sur les programmes. de prélevements et d'analyses imposés par le suivi réglementaire des eaux brutes, produites, Stockées et distribuses, fs sont désormais les textes de rélérence Chapitre It LEGISLATION DE L’EAU POTABLE Ce chapitre ne trate que les demiers textes européen et frangais qui sont étudiés sous Je biais d'une comparaison, Dans un souci de clarté, de simplicité et de concision, il ne sintéresse qu'aux paramétres chimiques ainsi que leurs limites retenues 1. PRINCIPES GENERAUX RETENUS La potabilté comespond A la description de Iétat de qualité d'une eat et non & son usage: eau est destinge& la consommation humaine est potable ou non potable. Pour qu'elle soit considérée comme potable, il ne suffit pas que analyse de certains paramétres fasse apparaitre des résultats conformes aux normes, il est nécessaire qu'un ensemble de dispositions administatves, techniques et de surveillance soient respecées Un autre probldme est le point d'application des normes. La directive SOIT78/CFE prévoyait le respect de la qualité au point d'utilisation, Par contre, des analyses pouvaient ere effectuées sur des prélavements réalisés en des endroits pariculiers autres que ceux de la distribution directe au consommateur. Cet éat de fit a 6 abandonné dans les texts les plus récents en particulier le décret 2001-1220. Désormais, le espect des valeurs paramétriques doit etre assuré au point d' usage direct Les normes figurant dans les réglementations ont, selon les textes, une valeur obligatoire ou non. La directive 80/778/CEE reprenait les notions de valeur imperative (basée sur la CMA) et de Nombre Guide (NG) valeur indicative & respecter sur l'ensemble des paramétres physico-chimiques et mirobiologiques. Les textes ulérieurs curopéens ou frangais ont modifié ce concept. Ils ne reliennent qu'une valeur mais elassent les paramétres en limites et rérences de qual Quelque soit I'gpoque, pour certains paramétres, des dérogations peuvent aire accondées en fonction de conditions panticuligres (climatiques, géologiques. accidentelles) et ce dans un souct de praginaisme. Enfin, la qualité des eavx dot Ere régulidrement vérifige et les textes définisant des analyses types et leur fréquence doivent tenir compte de 'imporunce de la population desservie ainsi ‘que Vorigine ot dela nature de I'eau et des tratements éventuellement réalisé. 2. DIRECTIVES EUROPEENNES Physgues Micrablologiques | Total a [a La directive HOTTR/CEE prenait en compte 62 paramétres classy en $ groupes pour Ty 7 x a caractérser la potabilité d'une ea Areété20/122001 Distbution] 1 oR Tae sins ‘Groupe —— Froducion| 6 is 35 x | a 7 T. at 339} sa # Tableau 7 Exobon du nombre de paamtres mera gale des Cut de consonmion =o 3 | 1B —[Parameres concernant dev substances oxiqus | Anne ;Cadnium ; Pais 1E 1 Paameites micobologiges fms tecnotolants Tableau 1 Groupes et princes de Ta directive SUTTMCEE 2 Pa A Ligilation I~ Légisation de eau potable Pour chaque parame, dev seis aie! ids, save 8 “un aombre guide (NG) epesenant in object de qualité, 3 “ne EMA (oncentravon maximal admissible) idiquan’ we valeur ne pas depase. Fa 8 Pour enains params, cine valeur ia defini. I's agisal en pris de quelques 3 4 composes physco-chimiques ayant peu d'influence sur la same, ou d'autres pour lesquels les Fafabalatafatat ala 8} : 2 taeyatet. le ee |e ser tls net uaa pou fuer une CMA Sass SS85522) | ahuaauinesha EF PRER Tec. $ ERR Sa Sas ess La directive 98/83/CEE du 3711/1998 prenait en compte les avancées dans les giaee |S Reali slatal2|s domains analiqe et toncologve en moda 3 aft le nombre do params tla BE aay Philosophie application, En effet un nombre de 6 demcurintmpéais wu leu de 62 et BS eR font casts en eagorisregroopant chimie ct microbiologic BIS i paramstesimpertfs nieneurs de contamination técale 2), de pollaon agricole é att} HE {Composé phyonaiaie)ndusile et sour produ de désinecom (32) . His alg & - paras indicts 22 au ttl spats ene pluton mirbilogigve (2, A aad i i Chimigue (17) et radioactive (2). i EEE | le (Be 2 De pus les notions de NG et CMA ont jugtesdésbes et remplacées pur ne seule valeur F ee I Le 8 5 chiffrée absolue ou non par paraméire. Les tableaux 2 2 5 élablissent une comparaison entre 23.14 lel Ba _IStS| (3 3 : es dew dectve, : a Rees ilale (ee 2 TEXTES FRANCAIS FARE Gaal H ue aa daa S) salsiaielsiei2 3 |e) gq 8 Ne sont eavisgés dans ce perapraphe que les tenes es plus emblématiqus, en a i alee Wage |e i PEEEBBg roccvictt Siete Sapietenscnaene mmincrocsenras (ESE Se aaaedeg Fz fea aiae traduction dela vecive BNCEE. Le texte 89.3 pc son annexe fiat es es aalng cn repronan! fa tome du fete cucpécn foultcor mais cn eat groupe SoplneneFcmrenam pests opps pari du rae D (sans - — tongues del directive : * Dune manite gente, fe Ministre de ta Sané a echeché 2 tne la paper des 3 i pramétes CEE, assoiés atx valeus CMA (concentration meximale.admisbe) en 8 LAL abs Erenttlement es aggravant (couleur, tude pH), Ce service de Ea 2 également 8 Lobrua tute 22d propose der recommandatons dans Te ea ob er paraméier ne dispel que dev NG 3 auaeesfyege 2 {tombe guid) out en invoduit dev valeur lyme pour Tes ene saat: Cl, 1 = § aelceledeissg eae SiimeetBe Supuyocoes’panogines ‘et Encovne ll ¢'8e tre compe et > | wre des recomatatins de VOMS ov de rvs rents pou le eroupe D (Benzo(.pyen) sins LL bt tak te Z| \z t83 que pour le groupe F (Aldrine, dieldrine. CB (hexachlorobenzéne). PCB yan ae vas || |e be3 Cbitylplychlory et PCT caphénypychon Baga aee He ait Le ert 2001-1220 prvise dans som ate 1 ql eonceme “Youes les ea0x ui : 8 al| ib fee soit on Fa sat aps ratet ont deste 3a boson, cison ala preparation +E a ences aliments ov 2 dates usages donestquer queer sie! oumies pare tet allt E igdvave ubceaeee Sinton. & pan d'un camresiterme et outlcou en conteneu,y compre caus slaleleldlelclel® PEPE RSEEE CEE souree™. Ils agit d'une modification essenticle. En effet le déeret 89-3 ne stipulat que les lS} SSIES age g (Sslestels asics es aux livre Ta eomommation,conitionnges ov'non™, La phrase incorpoamt "2 dares Saige aI SSIES iF geesgegis Soe mesic peeve po ite cnr Begeeere ae (On souligne deux eatégories de risques Jn L : Beas: on av contact avec Fea svoir: allergies cuanes, pasage de micropolluans 2 geces organiqes 3 nov Ia peat (sans aloes) i Base dus a inhalation : produits volatils(solvants chlorés,trihalométhanes) et Legionella & Sl | |e [REESE pneumophila igeitigise. (212 |=" - 45 ebsege ge | 2°* Tableau 3: Parométres dont ta valeur a te modifier a ai A Législation ‘Groupe | Farambires Organoteptiques Commentaires F Unité Taekzon een. = Souci comportement cau en distribution. Ch, Mg", Na’, K": valeur CEE retenue. Physicochimigues |” Ap: Conuainte supplémentaie si pH deve ‘Substances qui ne présenientaucin danger pou fa Sani@ si Tear ‘concentration ext limite sinon cause du désagrément (Fe : Mn) ou ‘égadation réseau, INK = 2 mgl.” avait €€ proposé en raison de imprécison de ta méthode = COT non retenu car probléme de précision |: Hydrocarbures-phénos: valeurs limites supricures a dessus des seuils anal yuques. Fa CEE n'a fixé que des OMA reprises dans Te dca. Augmentation du nombre de parameues et baisse du seuil d| ‘étection analytique ; |-lnroducton du ben20(3.4)pyrene limite 0,01 ye HPA: valeur baste de 0.2 wg" pour un total de 6 substances {usifige pr le caractée eancérogtne Pour en limiter Ia tenear dans eau, les recommandations. de ‘OMS, en paniculir = Disposer d'une turbdité minimale car les HPA Tis aux MES. Evite application de revéiement A ase de goudrons au niveau des réseaux et chiteaur d'eau | Maintenit une surveillance des HAP. Le déeetreprend ls termes dc la directive CEE saul pour ‘exclusion des germestotaux (NG) et introduction des coliforms [Cex modifications entranent la mise en auvre de traitements | Microbiotogiques | performants et non seulement une simple désifection Selon TOMS, la connaissance des coliformes reste un moyen elicace pour survellr la qualité bacteriologique de Peau mais ve signife as 'absence de Glardia lamblia et intestinalis cause d| leur exirtme résistance a dichore, — Eniree des pesticides dans In réglementaion mais sans .s “tinction sépionale d'emploi des molécvles. Détermination des Pesticides et produits | \ajcurs limites pour chaque produit compte tens de sa toxcté spparentés | Cae notion a et retenue en ce qui concere Uae, dildrine, __| nepachlor et époxyde dhepiachlore. Tableau 6 Analver du dieret 80-3 c Indésirabes D Toxiques On distingue une are modification de tile: Ie point de véfication dela qualité des cau, Le décet #9-3, en accord avec la directive 8O/TIRICEE, prévoyat le respect des normes av point de mise & disposition de eau, Désormas, c'est au robinet normalement wilisé que se ‘fe la conformité ce qu signiie des analyses de contrle sur le réseau de distribution et chez Tusager. En conséquence, la prsible atéation de Veau dans le eéseau inéicur des iimmeubes est & envisager. Isagit la fois des paraméires chimiques tels que le plom. le Cuivre et le nickel mais également snicrobiologiques comme les légionelles. Le teste insite sar le parameire plomb. Tous les branchements comportant cet élément sont eter avant le tmois de Décembre 2013, Cee obligation cat & emplie pour Te méme mis de année 2003, ures meubs denser de eu pou pu. Un hance précis de a Eoncentration & respecter & savoir 25 ppd 25/12/2008 ay 25/12/2013 puis 10 wl" dts Le reap! de es eject neces enaclemca ne pie eh compe des ages de IL Légistation de eau potable 23 corrosivité de eau au niveau du réseau privé de l'immeuble. Le décret 89-3 répertoriait les exigences de qualité en deux catégories physico- chimiques et microbiologiques elles-mémes subdivisées en 6 groupes. Le déeret 2001-1220 éveloppe le concept de regrouper T'inégralité des paramétres en deux calégories conformément 3 la directive 98/83/CEE. (On distingue les limites de qualité qui sont les paramétres dont 'existence dans l'eau présente {es sques immédiats ou & plus long terme pour Ia santé du consommateur et qui concement aussi bien des paramétres microbiologiques que chimiques tels que NOs, pesticides, certains smétaux lourds, solvantschlorés, les HAP et sous-produits de désinfection. On note également les erences de qualité ou parambtres indicateurs de qualité témoins du fonctionnement des installations de production et de distribution. Le dépastement des valeurs fixées peut &tre & Trorigine de désagréments pour Iusager. Le fondement de cette réparttion est le degré de dangerosité pour Ia Santé publique. En cconséquence, es limites de qualité regroupent 2 paramétres microbiologiques et 30 ‘paramétres chimiques “"toxiques". Par rappon la directive européenne 1a turbidlé a é1é retenue. Des compasés ont éiéintégrés quand ils pouvaient induire un risque inacceptable pour la santé conformément & la directive OMS de 1998. C'est le cas du benzéne (1 ug") ‘Qu est considéré comme une alente vis-2-vis de la présence possible d'autres contaminants. Les produits apparentés aux pesticides ont été ajoutés. Il s‘agit des régulateurs de croissance, des produits de dégradation et de réaction peninemss des pesticides et de leurs métaboites. acrylamide, le chlorure de vinyl et I'épichlorhydrine issus des réactions entre l'eau et les ‘matériaux sont désormais quantifiés avec des limites maximalestrés basses, dans ordre: 0,1, 0,5 et 0,1 wg.L" évalués en monoméres. Viennent ensuite des références de qualité qui cegroupent des paramatres indicateurs S efficacié de traitement ov de dégradation de Ia quailé de eau. On en dénombre 26 qui se sépartissent en éléments microbiologiques (3), physico-chimiques (21) et radioactives (2) 4. METHODES D'ANALYSE L’arété du 17/09/2003 ot la circulaire d' application DGS/SD7A 1°2003-445 donnent ta procédure des analyses 4 respecter. Pour les parambtres ol la méthode d'analyse mise en ‘euvre parle laboratore influe directement sur le résultat de celle-ci emploi des provoeoles normalisés AFNOR ou normes ISO si les précédentes sont absentes. sont obligatores (anneres I et TV de arété) dans un délai de 9 mois apets parution. 1! ext di moter que les ‘analyses microbiologiques non explicitées dans cet ouvrage ne sont pas reportées. Tndicateurs de qualité ‘Parammdtres Rtereaces ‘Mithede ‘Activité iB globale 0.1 mSiever.an FM 60.801 — Tridum “100 BeeguereL IRE M 60.802.1 ‘Oder non deeciée pour un taux de dilation | NF EN 1622 Odeur- Saveur de 3A 28°C NEEN 180 7887_| ‘Gilore ibre et tial | Absence eur et saveur @Bagréable___[ NFEN 150 1393.3 Conductive THO << 1000pSem! 320°C NEN 2788 Couleu [—Aeceplale pour conscnmnateur NF EN ISO 7887 ——~‘tor ——etanchangemsnt snort] NFEN 18 igaiibrscaeo 10000. sensible, SUID1996, 3000 < < 10000 | “enn douces, estunres | 31122005 = 2000, eaux douces, eswaires | 31/1/3005 > 13000, Tormale, moins sensible | 31/12/2000. T0000 < < 15000, ‘normale, moins sensible | 31/12/2003 < 10000, aun hires ‘SU2A005 Tableau 2: Calendrier demise en conformi des sitions tpuraion 14, Rejet et conformité Les objectifs de qualité de MefMuent traité et donc 1a conformité d'un échantillon aient définis en fonction de la Sensibilité de la zone de rej. Deux notions complémentaires concemaient le reet d'une usine. En effet, Vobjecif de qualité du rejet était défini par te respect d'une concentration limite evou d'un pourcentage 6'élimination assoni d'une condition rédhibitote, c'est 4 dre d'une concentration maximale autorisée, Les exigences épuratoires étaient différentes suivant le caactére sensible ou non de 1a zone de rejel. Seuls les paramres de la pollution carbonée (DBOs, DCO. MES) devaient dre mesurés dans les zones normales. Tout rejet en zone sensible devait en outre satsfaire aux exigenees épuratoires concernant I'azote cou le phosphore. Paramiires | Concentration en mg” | Pourcentage | Valeur rédhibitoire - @'dimination | en mg.” DBO, B 70.390 30 ‘DCO. 13s > 15 250. MES. 3 290 ws Phosphore (Fp) _[ 2a Ppl _< 1H PT 30 ‘Rzoteplobal (NGL) [213 si NGLT <103i NGLZ] > 70.980 Tableau 3: Normes de rejet Les objectfs de qualité étaient fixés en fonction de la zone spécifiant le miliew récepteur et ‘on plus en niveaux en fonction du type de pollution (6 niveaux pour la pollution earbonée. 5 niveaux pour I'azote dont 3 pour le parame NK et 2 pour NGL et 2 niveaux pour la pollu tiom phosphorée) définis par la circulaire du 04/11/1980. Il est & noter que le paramétre NK a &é abandonné au profit du paramétre NGL qui inclue les formes oxydées (NO; NOs) conformément au souci de pretéger les zones sensibles Le préfet décide des caractérstiques du rejet en termes de respect d'une concentration ou dun pourcentage d’élimination. Les pollutions azotée et phosphorée ne comporten pas de valeurs rédhibitoires car leur appréciation se fait price A une moyenne annuelie. La directive a introduit un traitement statistique de ta confor 16 conforme si le nombre 4'échantillons non conformes est infigue 8 X pour Y échantllons prélevés au cours dune année et ceci pour la pollution carbone On observe que 5% des échantillons pouvaient ne pas &ire conformes. Cette régle ne concer: fait que les paramétres mesurant la pollution carbonée. Pour lex paraméires Pt et NGL, évaluation se faisait par calcul de la moyenne anauelle qui doit respecter les valeurs portées dans le tableau 3. Toutes ces prescriptions ont &4€ confirmées par le droit frangais (arétés di 22/12/1994 et du 22 Juin 2007), 'Y @hantilons |X échanillons | Y @chantillons |X tchaniilions prétevés | non conformes | prélevés | nom conformes 437 7 W723 187 14 B16 z 188 3203 5, ~_1Ta28 3 2048219 16 5 29480 4 2208235, 17 41333 3 236251 1 34867 6 2528 268 19 GEa8r 7 2698 284 20 92395 % 2853 300, 21 968 110 “9 3018317 2 111 125 10, 3183394 2 126.3 120, HL 3352350. 24 Tata 155 2 3513.365, 25 1368171 3 Tableau 7 Conformité du rejer La directive européenne a introduit Egalement le suivi analytique minimal de 'usine. ‘Celui ci permettait& lexploitant d'optimiser le fonctionnement de Iinstallation dépuration. [Le nombre minimal d'échantillons& prélever &intervalles réguiers au cours d'une année en- tibre était fixé en fonction de la taille de I'usine de dépoltution. Capac wine EH ‘ombre écaniilons }— 2 30000. __24 par an 000 << 39099 2 paran = Ta T™ ance gis 4 param poms 222) si.non conforme —> 12 par an Tableau 5: Nombre d'@chanilons analyser en fonction deTa capacié de usine Les analyses étwientréalisées sur des échantllons prélevés sur une période de 24 heures pro- portionnellement au débit ou 3 intervalles éguliers, en un point donné & la sortie et si besoin enirée de la station, Les performances des stations sont gtroitement contrlées. Elles sont considérées comme des unités devant fonetionner sans défaillances 24 heures sur 24, obligation d'avoir un rejet conforme 8.95 % du temps, implique de prévoir le dimension: rnement des ouvrages en fonction des débits de pointe et non plus des débits moyens d'effiuents en y intégrant, selon le cas, les variations saisonnitres de pellution. De plus, a prise en charge d'une partie du débit pluvial dans le cas des réseaux unitaires augmente autant le volume des ouvrages ou T'intallation elle-méme, 2, LOLSUR L’EAU : LOT 92.3 2.1, Généralités Jusqu’a la loi du 0301/1992, le droit de Peau éait constitué d'une multitude de textes prévoyant des régimes juridiques variables selon le type W'eau, La loi du 16/12/1964 dite ** loi echo" avait amélioré le sytéme. Rapidement, cs dispositions étaient devenues insuffisantes cer elles ne permetiaient pas une réelle gestion de Meau ni de transposer la directive euro- péenne, La gestion prévisionnelle des ressources en eau était devenue indispensable du fait de Ta médioere qualité des eau lige & des pratiques agricoles polluantes et & Minsuffisance de Fassainissement. Ces motifs de droit et de ait ont rendu urgente l'adoption d'une nouvelle loi La loi 92-3 reposat sur deux grands principes ‘ssurer une gestion globale et équiibre de la ressource en eau, visant a concilir kes ditfé- ‘ents usages tout en préservant le milieu naturel = tter contre la pollution avec une réparttion des compétences organisée par de nouvelles obligations juridiques. {L'eau, consacrée patrimoine national, est esprit de la loi 92-3. 2.2. Principaux apports 22.1. Planification et gestion de la ressource en eau La loi prévoyait la mise en place de schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) au niveau du bassin (art 2-3 et de schémas d’aménagement et de gestion des eaux au niveau d'un sous bassin (SAGE). Ces SDAGE et SAGE, élaborés par les comités de bassin, fixent les objctfs de qualité et de quantié des eaux ainsi que les aménagements & réaliser pour les atteindre. Iisagit done de vértables outils de planification comprenant = un inveniaire de I état des ressources, de leur mode d'ullisation et de répattion, = lafixation d'ebjectifs généraux pour la protection quantitative et qualitative des ressour- Le déai élaboration était large : S ans, done jusqu’au 001/97. Ceci était’ autant plus sur prenant qu'il fllatagir en urgence. lest 4 noter que I'élaboration, la révision et le suivi du ‘SAGE est I'atuibution de la commission locale de l'eau qui est constituée comme suit + 30% d'élus des collectvités territorales. 2 25 % d'usagers, de membres d'association et de professionnels de eau. < 25 % de représentants de l'état. En tout éiat de cause, il s'agit d'un renforcement fort de la démocrate locale de eau en ac- cord avec la décentalisation, 2.2.2. Institution dun régime de déclaration ou dautorisation Laticle 10 de 1a toi instaurait une police administrative des installations, ouvrages, travaux ot activités realises 8 des fins non domestiques susceptibles de modifier la qualité et la quantité des eau. Une nomenclature (décrets 93.342 et 343 du 21/10/93) issue du systme des installations cla. sles a fixé Ia liste des ouvrages, travaux ot activités devant faire V'objet d'une déclaation ou une autorisation. exploitation d'un ouvrage ou dune installation faisait donc objet d'un aréié d'autorisation de rejet (ou de déclaation), véritable contrat que devait respecter Vexpleitan. 22.3.Création d'un nouveau déit de pollution La loi prévoyait des sanctions administratives & Mencontre des exploitants non respec: tueux des prescriptions des arrés de rejet. On entend par sanction administrative, la co gration dune sommme d'argent correspondant 3 lestimation des travaux A réaliser, i leur exé- ution d’office ou la suspension de 'autorisation d'expoiter. Elle définisait un nouveau délit de pollution des eaux, en cas d'ateinte & Ta faune et & la fore, puni d'une amende de 200) a 500.000 francs eVou d'un emprisonnement de 2 mois 2 ans, La justice pout ete susie sur requéte des autorités administratives ou d'une association, 36 A+ Légistation 2.2.4.Extension du réle des collectivités territoriales Les compétences des collectvités territorales concement deux points principaux = aménagement et gestion des eaux: Ia loi confere aux collectivités la possibilité intervenir en réalisant des travaux ou études dédiés& la protection de environnement, + assainissement : la legislation renforce les compétences municipales en rendant obligatoi- res Vassainissement des eaux usées 2.3. Nouvelles obligations article 35 de la Joi modifiat le code des communes et transpossil ls dispositions de la directive qui prévoient la collecte et le traitement obligatoires suivant un échéancier de toutes les eaux usées ainsi que la délimitaion des zones sensibles 2.3.1.Prise en charge des dépenses Les communes doivent obligatoirement prendre en charge les dépenses liges aux sys- Lames d'assainissement collectif et 2 I'élimination des boues produites. Ces dispositions ‘concernant les agglomérations de plus de 2000 habitants (art 3 et 4 directive 91/271/CFE). En dégageant cette notion, le Iégslateur a tenu compte du fait qu'en France, 32500 communes ‘ont moins de 2000 habitants sot au total une population de 11 millions de personnes. Leur bbudget ne leur permetait pas de fare face aux dépenses inhérentes aux travaux, Le décret 94-469 précise qu'une agglomération est une zone dans laquelle la population evou les activités économiques sont sufisamment concentiées pour qu'il sot possible de collecter les ERU pour les acheminer vers une station d'puration ou un point de ejet unique. Autre ‘ment dit, une commune dont le flux polluant est inférieur & 2000 EH peut faire parte d'une aagglomération qui dépasse cette limite, auquel cas les dispositions légistatives curopéennes Sappliquent. 2.3.2,Délimitation de zones Les communes avaient pour obligation de délimiter leur terstoire en zones distinctes (an 35) = rones d'assinissementcollectif, dans lesquelles les communes doivent assurer la collecte ct le traitement des eaux usées. = zones d'assinissement non collectif,o¥ la collectvité assure obligatoirement le conirBle es dispositifs 4’ épuration et éventueilement our entretien. + zones sensibles aux eaux de ruissellement. Ces différents types de 2ones apparaissent dans le plan d’eccupation de sols (art 38.2). Leur limitation s'est effectude apres enquéte publique suivant Panicle L.372-3 du code dex communes. Il incombait done & la commune d'assurer la mise en place et Fentretien de ensemble des infrastructures de collece et de traitement des ERU. 2.3.3.Gestion des services d'eau et d'assainissement Les services sont indépendants(citeulaire comptable M.49) et gérés comme des entités A caraete industriel et commercial, Les communes doivent avoir un budget annexe équilibeé fen recettes ot en depenses pour déterminer le coat réel des services. Conformément & article 1..322-5 du cade des communes, ces demigres ot interdiction de subventionner ces services, l- Législation de Peau usée a” Le grand principe est de faire payer I'usager et non le contribuable. L'usager paye une rede- vance en échange de réelles prestations de service. Depuis le 04/01/94, toute facture d'eau doit Eure calculée en fonction du volume réellement consommé et peut comporter des charges fixes de service. Le systtme de tarification forfatare a disparu sauf pour les communes tou- risiques (art 13). Les obligations mises & la charge des colletivités locales en matiére 4assainissement, eu égard& leurs conséquences financiéres, sont pesantes. De plus, les communes ont eu des difficultés pour appréhender la mise en euvre concréte des Aispostis. Néanmoins, le département peut mettre la disposition des communes une assis= tance technique tel le SATESE (service d'assistance technique aux exploitans de stations 6'épuration). lest noter que depuis quelques années, le statu des SATESE a 6volué, La [oi 92.3 n'est pas la vértable transposition dela directive européenne. Le pouvoir régle- rmentaire a remédié A cette lacune grice au décret 94-469 et aux améiés des 22/12/94 et 21706196. 3, DECRET 94-364 ET ARRETE du 22/12/1994 3.1. Décret 94-364 du 3 juin 1994 Ce texte s'appliquait aux eaux résiduaires urbaines recueillies dans un réseau unitate 4e collecteet 3 tout ouvrage dont la charge polluante regue at supérieure 8 120 kg DBOs, I précisait la notion de charge brute de pollution organique 3 savoir, le poids d'oxygene correspondant & la DBOs calculé sur la base de la charge journalidre moyenne de la semaine au cours de laquelle est produite la plus fore charge de substances polluantes dans 'année. En conséquence, toutes eaux entrant dans le sysitme de collecte, exceptées certaines situ tions inhabitueltes (fortes pluies), doivent ére soumises 3 un traitement efficace. Le calendrier de mise en confonnité des ouvrages repris dans le tableau 2 de ce chapitre fOt confirm. De plus, le texte expliciat la notion d'agglomération qui est une zone dans laquelle la population ou les activités économiques sont suffisamment concentrées pour collecter et acheminer les eaux vers un systéme d°puraion unique. Le choix a été fait sur un point us (que de rejet marqué par un for fux d'eau plus ou moins waite au lieu de plusieurs & faible flux. En effet, il est plus sé d'optimiser et de gérer un site dépolluant que plusieurs. Le pré- fet devait établir un projet de carte d'agglomération communiqué aux communes qui avaient un délai de trois mois pour répondre. L'agglomération était define & parti du constat du sys- tame d'assainissement collecifexistant ou peévsible coun terme, En conséquence, la dél- tation a été tes simple, 32. Arrété du 22 décembre 1994 (J.0. du 15/02/1995) Cet arte, s‘appliquant aux mémes types de réseau et douvrages que le texte précbdent Drécsait que l'ensemble des sous-produits des systemes de collgcte et de traitement (prétra- ements compris) était concemé par les dispositions réglementares en T'occurrence leur trai lement et leur devenie. Les refus de dérillage, les sable et les graisses sont retinés de la lide eau, trates en général su site et leur devenie(épandage, incingration) assur, Toutes oes caractéristiques sont répertoriges dans V'arr&é W'autorisation de rojet (explicté dans Maré du 22/12/1994) dont laceeptation par le préft est subordonnée a la présentation d'un projet de zones d'épandage. de la quanti et de la composition des boues, de leur com- Patibilité aver les sls et de la eapacité de stockage sur et hors site

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