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NUTRITION ET ALIMENTATION

A. Buldgen 1
F. Detimmerman 2

Les techniques d'embouche de moutons


M. Piraux 2
en région soudano-sahélienne
R. Compère' 1 sénégalaise

BULDGEN (A,), DETIMMERMAN (F.), PIRAUX (M.), COMPERE souvent organisée par les femmes qui utilisent les pailles
(R,). Les techniques d'~mbouche de moutons en région soudano-sahélien-
ne sénégalaise. Revue Elev. Méd. vét. Pays trop., 1992, 45 (3-4): 321-328
de brousse et les fanes d'arachide et de niébé complé·
mentées par des sous-produits disponibles localement,
Plusieurs techniques <l'embouche de mo'!tons ont été expérimentées ou des déchets ménagers pour nourrir les moutons près
pendant deux années consécutives à l'Ecole nationale supérieure des habitations. Les produits sont surtout commercialisés
d'agriculture (ENSA) et dans les exploitations agricoles villageoises à l'occasion des fêtes religieuses musulmanes ou catho-
du bassin arachidier sénégalais. L'expérimentation a été réalisée avec
des moutons de races Peul-peul et Touabire âgés de 9 à 30 mois. En liques, ce qui permet une opération spéculative au niveau
station, l'embouche intensive de courte durée (100 jours) en stabula- des prix du kilogramme vif, faibles à l'achat en période de
tion libre, réalisée au moyen de béliers Touabire de 40 kg, se solde disette alimentaire, et très élevés au moment des fêtes.
par des gains de poids vif élevés (75 à 80 g/j). Les indices de consom-
mation (kg de MS consommés par kg de gain de poids vif) sont toute- Plusieurs études récentes (5, 7, 12) ont été consacrées
fois liés aux régimes distribués : 14,9 pour l'ensilage d'Andropogon
gayanus ; 19,6 pour la paille de parcours naturels mélassée ; 21,3
aux méthodes destinées à contrô,er les performances
pour la coque d'arachide mélassée. Le résultat financier est étroite- individuelles des petits ruminants en milieu rural.
ment lié aux prix offerts sur les marchés à l'acquisition et à la vente, Cependant, la littérature manque de données récentes et
et aux rations alimentaires utilisées. Le profit par animal varie entre solides sur la productivité et l'économie des élevages
2 900 et 10 700 francs CFA à l'issue d'une période d'embouche de 100
jours. Les bénéfices peuvent être augmentés si l'embouche est de ovins de la région (2) ainsi que les possibilités d'intensifi-
longue durée (150 à 250 jours) sur les jachères spontanées avec une cation de la spéculation ovine en milieu villageois (12).
complémentation adéquate. Cette technique, utilisant davantage les
ressources fourragères naturelles de saison sèche, s'adresse surtout à Les résultats qui font l'objet de cet article ont été obtenus
des sujets en croissance (25 à 35 kg de poids vif) dont les perfor- au cours d'opérations d'embauche de moutons réalisées
mances se situent entre 50 et 60 g de gain de poids vif par jour. Elle en 1990 et 1991 au Centre d'application de l'École natio-
est moins dépendante des conditions de marché et permet de doubler
les profits qui sont obtenus lors d'opérations de courte durée en sta- nale supérieure d'agriculture (ENSA) àîhi~s et en milieu
bulation à l'aide de sous-produits. Dans les exploitations villageoises, villageois du bassin arachidier (carte 1). Le but poursuivi
l'embouche, qui dure 60 jours, assure un gain journalier de poids vif est de faciliter le choix, pour les agents du développe-
, de 48 g et une marge bénéficiaire par animal de 8 500 francs CFA.
Mots clés : Mouton - Embouche Gain de poids - Économie de l'éleva- ment rural, de la meilleure technique d'embouche garan-
ge - Sénégal. tissant un profit maximal pour l'éleveur compte tenu des
ressources alimentaires disponibles localement.

INTRODUCTION MAURITANIE • CAPITALE

• \llllE!l

,.. 1

1 ----
BASSIN
MAOHnmrn

La chute spectaculaire des rendements agricoles en


région soudano-sahélienne sénégalaise (10) est due prin-
cipalement aux déficits pluviométriques enregistrés au
cours des deux dernières décennies et à l'abaissement
continuel de la fertilité des sols (4). Les agriculteurs
réagissent face à cette faillite des productions végétales
en s'orientant vers des spéculations animales plus inten- MALI

sives, génératrices de nouveaux revenus telles que


TA~!oACOUHDA
l'embouche bovine et la production laitière. Cette diversifi-
cation des activités au sein des exploitations comprend
également l'embouche des moutons. Celle-ci est très

1. Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux, Unité de


Zootechnie, Passage des Déportés 2, B-5030 Gembloux, Belgique.
2. École nationale supérieure d'agriculture (ENSA), Département
des productions animales, BP 296 (RP), Thiès, Sénégal. Carte 1 : Le Sénégal. Localisation des zones d'expérimentation : ENSA
près de la ville de Thiès et exploitations agricoles à l'intérieur du bassin
Reçu le 13.1.1992, accepté le 30.3.1993. arachidier.

Revue Élev. Méd. vét. Pays trop., 1992, 45 (3-4): 321-328 321
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A. Buldgen F. Detimmerman M. Piraux R. Compère

MATÉRIEL ET MÉTHODES - lot 3: 21,5 p. 100 de coques d'arachide (0,00 UF et O g


de MAD/kg de MS) ; 41,0 p. 100 de mélasse de canne à
sucre ( 1,00 UF et 8 g de MAD/kg de MS) ; 12,0 p. 100 de,
farine basse de riz (0,97 UF et 92 g de MAD/kg de MS) ; :
13,0 p. 100 d'aliment du commerce (0,76 UF et 147 g de
MAD/kg de MS) ; 11,0 p. 100 de tourteau d'arachide,
Expérimentation conduite en station (1, 18 UF et 485 g de MAD/kg de MS) ; 1,0 p. 100 de car-
A l'ENSA, deux techniques d'embouche ont été expéri- bonate de calcium ; 0,5 p. 100 de sel marin du 1

mentées successivement : embouche intensive de courte commerce ; 47,5 F CFA/kg de MS.


durée en parcs en 1990 et embouche de longue durée
Les valeurs nutritives inscrites entre parenthèses sont,
sur jachères naturelles en 1991.
uniquement indicatives.
Tout au long de la période d'embouche, qui va de début
Embouche intensive d~ béliers adultes en mars à la mi-juin (103 jours au total), la consommation•
parc journalière de chaque .lot a été enregistrée. Par ailleurs,•
les gains de' poids vif ont été mesurés tout les 20 jours au•
Cinquante sept mâles de race Touabire âgés de plus de moyen d'une double pesée effectuée le matin à jeun pen- •
deux ans ont été achetés sur les marchés locaux. A dant deux jours consécutifs. ·
l'issue d'une période d'adaptation de 20 jours au cours de
laquelle un déparasitage a été effectué, les béliers ont été
.répartis en trois lots égaux. Après examen clinique, tous Embouche de longue durée sur les jachères
les sujets présentaient un état sanitaire satisfaisant et ont
naturelles ·
été jugés aptes à bénéficier d'une phase d'embouche effi-
cace. Deux catégories d'animaux ont été utilisées en vue
d'expérimenter l'embouche de longue durée par le pâtu-
Les trois rations ont été élaborées dans le but de fournir à rage des jachères naturelles avec une complémentation,
volonté à chaque lot un aliment apportant en principe
au cours de la saison sèche, à savoir:
0,75 UF et 100 g de MAD/kg de MS et couvrant les
besoins en Ca, P et Na. Par ailleurs, la couverture des - 40 béliers de race Peul-peul âgés de 1,5 ans achetés
besoins en oligo-éléments a été assurée au moyen de sur les marchés locaux et engraissés pendant 269 jours;
blocs à lécher commercialisés localement.
19 jeunes mâles de la même race âgés d'environ 9
Les matières premières entrant dans la composition des mois, issus de l'élevage réalisé au Centre d'application,
rations ont fait l'objet d'une analyse bromatologique qui a de l'ENSA, et engraissés pendant 250 jours.
permis de déterminer leurs valeurs en énergie nette (UF)
et en matières azotées digestibles (MAD) selon les Les sujets ont été préalablement vaccinés contre la peste
méthodes proposées par RIVIERE (11). et la pasteurellose. Ils ont été ensuite déparasités tous les
trois mois au cours de la période expérimentale.
La composition et le prix du kg de MS des différentes
rations sont respectivement : Dès le début de la saison des pluies ,(juillet), les 40
béliers en provenance du marché ont pâturé sur jachère
- lot 1 : 50 p. 100 d'ensilage d'Andropogon gayanus natureUe (espèces dominantes : voir plus haut pailles de
Kunth var. bisquamulatus (0,58 UF et 66 g de MAD/kg de brousse) sans complémentation. Vers la fin du mois de
MS) ; 50 p. 100 d'aliment du commerce* (0, 76 U F et janvier (milieu de la saison sèche froide), le groupe a été.
147 g de MAD/kg de MS) ; 43,5 F CFA/kg de MS ; divisé en deux lots : le lot 1 recevant un complément de
350 g d'aliment du commerce et le lot 2 recevant 350 g
- lot 2 : 31,5 p. 100 de paille de brousse** (0,35 UF et de graines de coton par animal et par jour. ·
0,45 g de MAD/kg de MS) ; 36,0 p. 100 de mélasse de
canne à sucre (1,00 UF et 8 g de MAD/kg de MS) ; Les 19 jeur:ies mâles issus de l'élevage de l'ENSA ont
9,0 p. 100 de tourteau d'arachide (1, 18 UF et 485 g de également pâturé les jachères naturelles durant l'hiverna·
MAD/kg de MS) ; 23,5 p. 100 d'aliment du commerce ge. En saison sèche froide (novembre à mars), ils ont été:
(0,76 UF et 147 g de MAD/kg de MS); 38,0 F CFA/kg de placés en parc à stabulation libre et ont bénéficié d'une
MS; phase d'embouche intensive à l'aide d'une ration dosant
0,94 UF et 197 g de MAD/kg de MS et comprenant: ·
- 9,5 p. 100 de foin d'Andropogon gayanus Kunth (1e~
* "[Link] bétail" commercialisé par les Grands Moulins de Dakar cycle) (0,59 UF et 42 g de MAD/kg de MS) ; 9,8 p. 100 de
(GMD). farine basse de riz (0,97 UF et 92 g de MAD/kg de MS) ;
16,0 p. 100 de mélasse de canne à sucre (1,00 UF et 8 g
•• Espèces dominantes : Chloris prieurii Kunth., Cenchrus biflorus
Roxb., Eragrostis tremula Hochst., Borreria stachydea (D.C.) H. et de MAD/kg de MS) ; 31,0 p. 100 de tourteau d'arachide,
Dalz., Zornia g/ochidiata Reichb. (1,18 UF et 485 g de MAD/kg de MS); 22,2 p. 100 de

l22
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NUTRITION ET ALIMENTATION

graines de coton (0,90 UF et 96 g de MAD/kg de MS) ; Compte tenu de durées d'engraissement très variables
1 ,0 p. 100 de carbonate de calcium ; 0,5 p. 100 de sel (58 à 81 jours), une appréciation continue des perfor~
marin du commerce. mances pondérales a pu être [Link]ée sur 35 sujets.
Toutefois, les résultats économiques complets ont été
calculés 'pour l'ensemble des éleveurs.
Les valeurs indiquées entre parenthèses ont été estimées
selon la même méthode que précédemment (11) et sont
donc indicatives.
RÉSULTATS
Cette ration, coûtant 40 F CFA le kg brut, a été distribuée
à raison de 900 g par animal et par jour. A partir du mois
de mars (début de la saison sèche chaude), les 19 sujets
ont exploité les résidus des jachères avec un complément
de 250 g/animal/jour de farine basse de riz. Paramètres techniques

.Les gains de poids vif ont été mesurés tous les 20 à 30


jours au moyen de pesées effectuées deux jours consé- Expérimentation conduite en station
cutifs le matin à jeun.
Embouche intensive de béliers adultes en parc

La synthèse des résultats obtenus en 1990 à l'ENSA et


Expérimentation conduite en milieu en milieu villageois figure au tableau 1. Par ailleurs, la
villageois figure 1 retrace l'évolution du gain de poids de vif des
trois lots de béliers placés en parc à stabulation libre et
nourris à l'aide de rations très énergêtiques.
Une opération d'embauche de moutons destinés à la fête
de la "Tabaski" a fait l'objet d'un suivi rapproché dans Pour la période d'embauche, les trois rations élaborées à
sept villages ; elle concerne un total de 85 béliers de race l'ENSA garantissent des gains de poids identiques, de
Peul-peul âgés de 1 à 1,5 ans. L'achat des sujets s'est l'ordre de 75 à 85 g/j. Au cours des 60 premiers jours, le
échelonné au cours des mois d'avril et mai (saison sèche gain de poids se révèle à la fois très élevé et très régulier
chaude) et la commercialisation a eu lieu au début du pour les trois lots (plus de 100 g/j). Au delà de cette pério~
mois de juillet. L'alimentation des animaux maintenus de, on enregistre une diminution très nette du gain quoti-
sous abri est composée de paille de brousse et de fane dien. La modification de la composition du croît (diminu-
d'arachide complémentées par du tourteau d'arachide, de tion de la teneur en eau et élévation de la quantité de
l'aliment du commerce et des déchets ménagers. graisse) doit être mise en cause.

TABLEAU I Performances pondérales des béliers embouchés en stabulation libre à l'ENSA et dans les exploitations agricoles villa-
geoises du bassin arachidier en 1990.

Nature des performances Stabulation libre à l'ENSA Exploitations


agricoles
villageoises
Lot 1 Lot 2 Lot 3

Effectifs 19 19 19 35
Poids vif au départ de l'embouche (kg) 41,3 ± 5,8 40,4 ± 5,4 41,1 ±3,7 29,6±4,7
Poids vif à l'issue de l'embouche (kg) 49,4 ± 7,9 49,0 ±7,7 48,8±8,1 32,8± 5,5
Durée de l'embouche Gours) 103 103 103 66
Gain de poids vif journalier (g/j) 79 ±38 83 ±52 75 ±57 48 ± 38
Consommation journalière (g de MS) 1 175 1 630 1 600 -
Indice de consommation
(kg de MS/kg de gain de poids vif) 14,9 19,6 21,3 -
Lot 1 : ensilage d' Andropogon gayanus; Lot 2 : paille de parcours naturels mélassée; Lot 3 : coque d'arachide mélassée.
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A. Buldgen F. Detimmerman M. Piraux R. Compère

L'examen des consommations journalières souligne que La distribution de compléments alimentaires en saison
les lots recevant un régime mélassé (lots 2 et 3) ingèrent sèche chaude, fait apparaître au cours du premier mois
des quantités plus élevées de nourriture, soit 90 g de une croissance compensatrice qui porte le GMQ à
MS/kg de pyo, 75 au lieu de 70 g pour le lot 1. 100 g/j. Par la suite, les performances se stabilisent au
niveau de 40 à 50 g par jour.
Les performances étant identiques pour les trois lots, les Pour la durée totale de l'embouche, le gain de poids vif
indices de consommation des lots 2 et 3 apparaissent moyen est de 61 ± 13 g/j pendant 269 jours pour les
moins favorables (19,6 à 21,3 kg de MS/kg de gain) que béliers, et de 50 ± 28 g/j pour les jeunes mâles pendant
celui calculé pour le lot 1 (14,9 kg de MS/kg de gain). 250 jours. Pour ces derniers, la croissance au pâturage

Embouche de longue durée sur les jachères naturelles


pâturées
50 Béliers Touabire en parcs

Les performances de croissance obtenues sur les Béliers Peul-peul au pâturage ,.-'-"' Pât\lrage ,[Link]
ca1t1pl4mentation
jachères naturelles pâturées au cours de l'année 1991 40
figurent au tableau Il et sont illustrées à la figure 1.
Poids vif 35
(k9) c~=~n:~~t::r~n
Béliers Peul-peul en croissance.,,,,......
,,-"'r~;;U:age·----*
avec+
complémentation
(pâturage et parc~-----
.Pour les béliers en croissance pâturant les jachères en 30 1
................ •--,....,...-
saison pluvieuse,' le tapis herbacé vert permet des gains 25
.... --•--_. 1 Engraissement en parc

de poids élevés, soit 77 g/j. En saison sèche froide, le r-pfiüi~e sans


lémentation
.saisol'l des Pl\lies
croît journalier se maintient à 47 g/j. A cette époque, les 20

animaux consomment essentiellement des légumineuses 50 300


D1.1rée de l'engraissement ( joun)
herbacées encore feuillues (0,60 à 0,70 UF et 120 à Ensila9e d I Andropogon gayanus
j

-
Engraissement ~ _ • Paille mélaasée
150 g de MAD/kg de MS) et délaissent les pailles des en parc [
1
...... - .....COque d'arachide mélassée

graminées. Toutefois, une brusque diminution des gains Engraissement[,.____. 350 g/j/.sujet d'aliment du commerce
au pâturage ill---• 3SO g/j/sujet de graines de coton
de poids vif apparaît à partir du milieu de la saison sèche
froide en l'absence de toute complémentation (GMQ de Fig. 1 : Courbes de développement pondéral des 6 lots de béliers embou-
7 g/j). chés sur les jachères et en parcs à stabulation libre à l 'ENSA.

TABLEAU II Performances .pondérales des béliers et jeunes mâles en croissance réalisées sur les jachères naturelles de l'ENSA en
1991.

Nature des performances Béliers en croissance Jeunes mâles

Effectifs 40 19
Saison pluvieuse
Poids vif au début .de la période (kg) 31,6 ± 4,3 24,2 ± 6,4
Poids vif à la fin de la période (kg) 37,8± 3,7 27,0±4,8
Durée de la période Uours) 81 78
Gain journalier de poids vif (g/j) 77 ±42 48 ±13
Saison sèche froide
(stabulation pour les jeunes)
Poids vif au début de la période (kg) 37,8 ± 3,7 26,8 ± 3,7
Poids vif à la fin de la période (kg) 41,9 ± 4,5 35,2 ±4,0
Durée de la période Uours) 87 111
Gain journalier de poids vif (g/1) 47 ± 11 69 ±40
Saison sèche chaude
Effectifs 20 20 19
Complément distribué Aliment du commerce Graine de coton Farine basse de riz
Poids vif au début de la période (kg) 41,3 ± 4,4 40,9±5,3 31,6 ± 5,8
Poids vif à la fin de la période (kg) 47,7±4,7 48,3±5,4 37,3± 6,5
Durée de la période (jours) 101 101 61
Gain journalier de poids vif (g/j) 63± 18 70 ± 18 20±27

Durée totale de l'embouche (jours) 269 250


Gain journalier de poids vif (g/j) 61 ± 13 50±28

'1."'IA
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NUTRITION ET ALIMENTATION

en hivernage apparaît relativement faible (48 ± 13 g/j) Les charges ont été évaluées de manière théorique pour
tandis que l'embouche en parc fournit des performances des élevages de grande dimension dont la création est de
moyennes intéressantes (69 g/j) mais avec un écart-type plus en plus envisagée au Sénégal dans le cadre de
très important (40 g/j). Enfin, le pâturage des jachères en l'entreprenariat agricole.
saison sèche chaude assure un faible gain de poids vif
Les amortissements inscrits prennent en considération le
moyen (20 ± 27 g/j) malgré la distribution de farine basse
coût des infrastructures réalisées à l'ENSA, soi't
de riz à raison de 250 g par animal et par jour.
2 300 000 F CFA pour un parc d'une capacité de 25
béliers adultes. Les frais de main-d'oeuvre ont été comp-
Expérimentation en milieu villageois tabilisés à raison d'une unité de travail pour l'entretien de
250 moutons placés en parc à stabulation. Les autres
En milieu villageois, les résultats d'embouche conduite dépenses alimentaires ont été calculées sur la base des
pendant 66 jours (tabl. 1) sont inférieurs à ceux enregis- consommations journalières enregistrées et du prix des
trés à l'ENSA pendant une période identique, soit un rations.
GMQ de 48 g. Le prix de revient des animaux correspond au prix
d'achat additionné des frais d'entretien engagés avant les
périodes expérimentales.
Résultats financiers
Le tableau Ill montre que lors d'une embouche intensive
conduite en parc, le prix d'achat des béliers sur les mar-
Expérimentation conduite en station chés locaux de la région de Thiès représente 75 à
80 p. 100 du prix de revient de l'animal commercialisé et
Embouche intensive de béliers adultes en parc que les frais d'alimentation interviennent largement dans
le coût, à raison de 15 à 20 p. 100 des charges. Dans les
Le bilan financier présenté au tableau Ill a été établi à conditions économiques d'achat de ces lots qui reflètent
partir de l'ensemble des résultats techniques enregistrés bien les cours pratiqués sur les marchés lors de la fête de
au cours des essais d'engraissement en parc. la "Tabaski", les résultats financiers soulignent qu'une dit-

TABLEAU III Bilans financiers des opérations d'embouche réalisées en stabulation libre et sur les jachères naturelles en 1990 et 1991
à l'ENSA (F CFA).
Mode d'embauche Stabulation libre des béliers Pâturage des jachères

Lots Lot 1 Lot 2 Lot 3 Béliers Jeunes mâles

1. Charges fixes
amortissements 1 051 1 051 1 051 2 743 2 550
frais généraux (5 p. 100) 53 53 53 137 128
Total: 1 104 1104 1 104 2 880 2 678
2. Charges variables
achats d'animaux ou prix de revient bruts 30 975 30 300 30 825 14 160 16 266
prix du kg vif 750 750 750 450 670
frais d'alimentation : en parc 5 314 6425 7828 2228 5 902
en pâturage - - - 2'089 1 261
frais vétérinaires 300 300 300 450 450
main-d'œuvre 446 446 446 130 585
intérêts sur cheptel vif (6 p. 100) 524 513 522 626 668
Total: 37 559 37984 39 921 19 743 25 132

Total des charges fixes et variables 38 663 39 088 41 025 22,623 27 810

3. Produits (*)
H1 : 900 F CFA/kg 44460 44100 43920 43 200 34 200
H2: 950 F CFA/kg 46 930 46 550 46360 45 600 36100
H3 : 1 000 F CFA/kg 49 400 49 000 48 800 48.000 38 000
4. Profits
H1: 900 F CFA/kg 5 797 5 012 2 895 20 577
1

6 390
H2: 950 F CFA/kg 8 267 7 462 5 335 22 977 8290
H3 : 1 000 F CFA/kg 10 737 9 912 7 775 25377 10 190

(*) selon diverses hypothèses réalistes du prix de vente du kg vif.


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A. Buldgen F. Detimmerman M. Piraux R. Compère

férence de l'ordre de 150 F CFA entre les prix d'achat La consommation du lot recevant le régime à base d'ensi-:
(750 F CFA/kg de poids vif) et de vente du kg de poids vif lage d'Andropogon gayanus correspond à une ingestion'
est minimale pour garantir un bénéfice satisfaisant. de 70 g de MS par kg de poids métabolique. Elle est tout 1

à fait normale et témoigne de la qualité de l'ensilage. Par•


Embouche de longue durée sur les jachères naturelles contre, les consommations des deux autres lots (90 g de;
pâturées MS par kg PV 0 ,75 ) sont très élevées, voire excessives.
Elles s'expliquent par une grande appétence des produits
Les résultats présentés au tableau Ill ont été calculés mélassés qui a déja été signalée par LEMAL et al (9). En
dans les mêmes conditions que pour l'embouche intensi- définitive, l'examen des indices de consommation indique,
ve en parc. Toutefois, les frais d'alimentation au pâturage que l'ensilage d'Andropogon gayanus est mieux utilisé•
correspondent au salaire d'un berger (jeune garçon équi- par les animaux que la paille de brousse et la coque;
valent à 0,5 unité de travail) en comptabilisant une unité mélassées, et que sa valeur a probablement été sous-:
de travail pour 500 moutons ; soit un jeune berger pour estimée lors de l'élaboration des rations. !

un troupeau de 250 sujets.


Les gains de poids vif enregistrés au cours du pâturage
Les conditions de marché étant restées identiques en
des jachères naturelles en saison des pluies confirment.
1990 et 1991, il est permis de comparer les bilans finan-
bien l'excellente valeur alimentaire des espèces
ciers obtenus par les deux techniques d'embouche expé-
annuelles (0,75 à 0,85 UF et 120 à 155 g de MAD/kg de,
rimentées au moyens des béliers. On constate que
MS) pendant leur phase de croissance végétative (1, 3,
l'embouche de longue durée : jachère pâturée et correc-
i

8). Par ailleurs, les maigres résultats obtenus en saison,


tement complémentée en saison sèche, permet de dou-
sèche chaude pour les jeunes béliers recevant'
bler les bénéfices par rapport à ceux obtenus en
250 g/j/animal de farine basse de riz, indiquent que celle-;
embouche intensive en parc.
ci constitue un complément peu adapté en raison de son;
insuffisance en matières azotées digestibles ; ce qui n'est;
Expérimentations en milieu villageois pas le cas de l'aliment du commerce et des graines de'
coton. '
En milieu villageois, on peut résumer le bilan financier de . .

la manière suivante pour l'expérience d'embouche de Si on considère la durée totale de l'embouche au pâtura- i

longue durée (moyennes et écarts-types en F CFA), à ge, la croissance des jeunes est moins élevée que celle;
savoir: des adultes. Ceci peut s'expliquer par une faible valorisa-··
tion des parcours par cette catégorie animale, le manque
- achat des animaux : 18 329 ± 2 349 d'adaptation rapide aux changements de régimes alimen-
- frais d'alimentation et vétérinaires : 2 090 ± 525 taires et une assez grande hétérogénéité du lot. Quoi qu'il
en soit, eu égard aux déplacements journaliers effectués
- vente des animaux : 29 003 ± 4 024 par les troupeaux sur une distance de 1,5 à 2 km, les
- profits: 8 584 ± 3 421 gains de poids vif réalisés (50 à 60 g/j) peuvent être
considérés comme satisfaisants.
Les frais d'alimentation correspondent uniquement aux
aliments concentrés achetés par les exploitants. Les E'n milieu villageois, l'embouche de courte durée assure'
marges réalisées apparaissent très intéressantes ; elles un GMQ relativement faible (48 g/j). Ce résultat corres-
résultent en grande partie de la différence de prix du kg pond toutefois à celui signalé par WILSON (12) pour,
vif à l'achat et à la vente des animaux soit, en moyenne, l'embouche des béliers de case. ·
respectivement 498 ± 79 et 884 ± 153 F CFA.
En ce qui concerne les résultats financiers, les calculs.
correspondant aux expérimentations réalisées à l'ENSA,
DISCUSSION ont été effectués dans le cadre d'élevages semi-indus-
triels du bassin arachidier sénégalais. Le Gouvernement•
prévoit en effet l'installation de petites entreprises privées·
Les GMQ de 75 à 85 g enregistrés lors des essais dans les régions de Thiès et de Dakar où les prix prati- ·
d'embauche intensive des béliers en parc apparaissent qués sont très différents de ceux en vigueur sur les mar-
très satisfaisants. Ils sont du même ordre de grandeur chés des zones pastorales (différences de 100 à
que ceux obtenus lors d'essais d'intensification réalisés 200 F CFA/kg de PV).
antérieurement à partir d'animaux plus jeunes (5, 6) car
on assiste à des phénomènes de croissance compensa- Pour l'engraissement en parc, les marges réalisées sont,
trice. Le matériel animal tout-venant choisi pour l'expéri- nettement plus élevées avec. le régime à base
mentation se révèle néanmoins très hétérogène avec des d'Andropogon gayanus qui est mieux valorisé par les
écarts-types de 32 à 57 g/jour. Le choix des sujets sur la moutons que les résidus de culture mélassés et se révè-'
base de leur conformation et de leur état général permet- le, par ailleurs, moins coûteux. En effet, cette graminée
trait sans doute d'améliorer les gains de poids. vivace particulièrement bien adaptée au climat sahélo-;
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NUTRITION ET ALIMENTATION

soudanien assure de hauts rendements en culture pluvia- L'expérimentation de courte durée réalisée en parc à
le et le prix de revient de l'ensilage utilisé lors des essais l'ENSA démontre qu'il est possible d'obtenir un gain de
est seulement de 37 F CFA/kg de MS. poids vif de 75 à 80 g/j en 100 jours avec des béliers tout-
venant. La réussite financière d'une telle opération
L'embouche de longue durée sur jachère fait entrevoir un conduite en unités semi-industrielles dépend du choix des
résultat économique plus intéressant pour les béliers pro- meilleurs sujets à partir de leur conformation et leur état
venant des marchés locaux que pour les jeunes mâles de santé et de l'utilisation d'un régime alimentaire le
issus de l'élevage naisseur de l'ENSA. Plusieurs élé- moins coûteux et le plus efficace. A ce propos, les expé-
ments sont à la base de cette différence, à savoir : riences soulignent qu'un fourrage .de qualité est préfé-
rable aux rations à base de résidus r;nélassés.
- prix d'achat nettement moins élevés pour les béliers
L'embouche de longue durée (150 à 200 jours) sur les
plus lourds que pour les jeunes mâles (voir grille des prix
jachères pâturées peut également être réalisée si les ani-
par kg de PV présentée au tableau Ill) ;
maux profitent au mieux de la qualité alimentaire excep-
tionnelle des graminées annuelles pâturées au stade
- frais d'alimentation plus importants pour les jeunes feuillu. En saison sèche, la complér;nentation en concen-
mâles qui ont été nourris préalablement d'une manière tré doit être adaptée à la baisse de la valeur fourragère
intensive en parc au moyen de régimes coûteux ; de l'herbe. Un bénéfice très élevé peut être obtenu pour
un gain de poids vif journalier de 50 à 60 g car la tech.-
• gains de poids vif plus importants pour les sujets plus nique est essentiellement basée sur l'utilisation des res-
âgés qui n'ont pas subi ·de modifications de leur régime sources naturelles. Toutefois, elle dépend aussi de la dif-
alimentaire au cours de l'expérience et croissance com- férence de prix de l'animal à l'achat et à la vente.
pensatrice plus intense pour cette catégorie de sujets.
Cette opération peu coûteuse est sans doute la mieux
Enfin, le bilan financier réalisé pour l'opération conduite adaptée au milieu villageois car elle garantit à l'agriculteur
en milieu villageois, fait apparaître de grandes différences un revenu appréciable en utilisant de manière rationnelle
entre les éleveurs. Celles-ci traduisent parfaitement la le faible disponible fourrager des exploitations agricoles
plus ou moins grande maîtrise de la technique par les de la région.
emboucheurs.

REMERCIEMENTS
CONCLUSION
Ces travaux ont été réalisés lors de la coopération entre la
Belgique et le Sénégal dans le cadre du Département des
L'embouche ovine que les agriculteurs du bassin arachi- Productions animales de l'ENSA. Les auteurs adressent
dier sénégalais peuvent entreprendre à l'occasion des leurs remerciements à !'Administrateur Général de la
, fêtes religieuses, constitue pour eux une source de reve- Coopération au Développement à Bruxelles et au Directeur
nus très intéressante. de l'ENSA pour leurs encouragements à ce projet.
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A. Buldgen F. Detimmerman M. Piraux R. Compère

BULDGEN (A.), DETIMMERMAN (F.), PIRAUX (M.), COMPERE BULDGEN (A.), DETIMMERMAN (F.), PIRAUX (M.), COMPERE ,
(R.). Sheep fattening techniques in the sahelo-sudanese region of (R.). Las tecnicas ge engorde de cameras en la region sudano-saheliana
Senegal. Revue Élev. Méd. vét. Pays trop., 1992, 45 (3-4): 321-328 senegalasa. Revue Elev. Méd. vét. Pays trop., 1992, 45 (3-4): 321-328 '
i
Severa! experimental sheep fattening trials were performed for two Varias técnicas de engorde de carneros fueron experimentadas 1

consecutive years at the Ecole nationale supérieure d' Agriculture durante dos aiios consecutivos en la Escuela Nacional Superior de·
(ENSA) and in village farms in the groundnut basin of Senegal. Agricultura (ENSA) y en las explotaciones agricolas aldeanas de las .
Sheep of the Peul-peul and Touabire breeds aged 9 to 30 months were cuencas productoras de mani del Senegal. La experimentacion se '
used in the experiment. Use of intensive short-term fattening tech- llevo a cabo con carneros de la razas Peul-peul y Touabire de 9 a 30
niques (100 days) applied to 40 kg Touabire rams kept in loose hou- meses de edad. En estacion, el engorde de corta duracion (100 dias) '
sing conditions .resulted in high liveweight gains (75-80 g/d). Feed en estabulacion libre realizado con carneros de 40 kg produjo ganan- '
conversion ratios (kg DM consumed per kg liveweight gain) were cias elevadas de peso vivo (75 a 80 g/dia). Sin embargo, los indices de ·
however related to the diet offered, i.e. 14.9 for Andropogon gayanus consumo (kg de MS consumidos por kg de ganancia de peso vivo)
silage ; 19.6 for rangeland straw molasses ; 21.3 for groundnut husks dependen de los regimenes distribuidos : 14,9 para el ensilaje de ,
molasses. Financial returns were closely related to purchase and sales Andropogon gayanus ; 19,6 para la. paja de praderas naturales con
prices and to feed rations used. Profit per animal ranged from 2,900 melaza ; 21,3 para la cascara de mani con melaza. El resultado finan-
and 10,700 F CFA at the end of a 100-day fattening period. The pro- ciero esta estrechamente ligado con Ios precios ofrecidos en el merca-
fits can be increased by long-term fattening trials (150 to 250 days) do al la compra y a la venta y con las raciones alimenticias utilizadas. ;
on natural fallow with a suitable feed supplementation. This tech- La ganancia por animal varia de 2 900 à 10 700 F CFA luego de un '
nique which relies more on a natural dry-season forage resources is periodo de engorde de 100 dias. Se 'puede aumentar los beneficios con
particularly suited for growing animais (25 to 35 kg liveweight) un engorde de larga duracion (150 à 250 dias) efectuado en Ios barbe- ,
where performances range from 50 to 60 g Iiveweight gain per day. chos con vegetacion espontanea y con una complementacion adecua- '
Being less dependent on fluctuating market prices, the Iong-term da. Esta técnica que permite una mejor utilizacion de los recursos
technique leads to increasing the profits by two as compared to those forrajeros naturales de la época seca se dirige sobre todo a Ios ani- !
obtained by short-term technique in pens using by-products. ln villa- males en crecimiento (25 a 35 kg de peso vivo) cuyas performances se:
ge farms, fattening periods lasting 60 days generate a daily liveweight situan entre 50 y 60 g de incremento por dia. Es menos dependiente
gain of 48 g and 8,500 F CFA profit per animal. Key words: Sheep - de las condiciones del mercado y permite duplicar los beneficios que ;
Fattening - Liveweight gain - Livestock economics - Senegal. son obtenidos en operaciones de engorde de corta duracion, en esta- '
bulacion y con la ayuda de sub-productos. En las explotaciones aldea-
nas, un engorde de 60 dias asegura una ganancia diaria de peso vivo
de 48 g con un margen beneficiario de 8 500 F CF A por animal. '
Palabras claves : Camera - Engorde - Ganancia de peso - Economfa de la;
cria - Senegal. · '

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