UNIVERSITE KASDI MERBAH - OUARGLA -
FACULTE DESHYDROCARBURES, DES ENERGIES RENOUVELABLES ET DES
SCIENCES LA TERRE ET DE L’UNIVERS
Département des Sciences de la Terre et de l’[Link]
UNIVERSITE KASDI
MERBAH-OUARGLA
MEMOIRE DE FIN D’ETUDE
En Vue De L’obtention Du Diplôme D’ingénieur d’Etat en Géologie
Option : Géologie de l’Ingénieur
THEME
Contribution à la valorisation des potentiels
locaux en granulats de la région de Ouargla
par les méthodes géotechniques
Soutenu publiquement par :
Le 11/ 60 / 2014
Mr. HOUGA Abdelbasset
Mr. SOLTANA Abdallah
Devant le jury :
Président : Mellaoueh Oualid M.A.A
Promoteur : SATOUH Adel M.A.A
Co promoteur : ZENKHRI Abdelrazzak M.A.A
Examinateur : REMITA Abdelatif M.A.A
Année Universitaire : 1613/1614
Remerciements
A l’issue de cette étude, nous remercions le BON DIEU tout puissant qui nous a
donné tant de courage, de volonté, de patience et d’abnégation pour mener à
terme ce mémoire.
Nous remercions tous ceux qui nous ont aidés et qui nous ont facilité la tâche
pendant toute la durée de nos études, surtout nos enseignants qui ont participé à
notre formation ainsi que le personnel administratif.
Nous remercions également toutes les personnes qui ont contribué à la
réalisation de ce mémoire de fin d’études et particulièrement notre encadreur
Mr Adel Satouh qui a suivi notre travail ainsi que Mr Zenkhri pour leurs
conseils et leur aide précieuse.
Nous exprimons aussi nos remerciements à :
tous les responsables de LTPS : Mr Hafsi, l’ingénieur Mr. Chebouba Hamlaoui.
Nous remercions également tous les étudiants, enseignants de l’université
d’Ouargla qui nous ont apporté aide et conseils.
**Dédicace**
Je dédis ce travail à la lumière de
mes jours ma mère et mon père,
A’ mon frère Younes et Zakaria .
Et mes sœurs: Laila, Marwa ,Tahani ,Sonia
et le petite de la maison Baraa et Bouthaina
A mes grandes mères, tous mes oncles et mes
tantes.
A’ toute ma famille (Soltana, Farsi) et mes amis
Massaoud, Bassout, Bakki, Alla, Mouharram,
Hafnaoui,Houssam,Ismail ,Amair,
Chafik,Bacha,Kamel,Zakaria,Yassine,Youcef,Othma
ne,Redha,Taha ,Oussama,Makki,Lamine,
Mohammed,Hamza,Basset.
A tous mes amies
♥ Abdallah ♥
**Dédicace**
J e dédis ce travail à la lumière de
mes jours ma mère et mon père,
A’ mes frères : Tareck, Yahia, Haouari .
Et mes sœurs: Gamra et Imane .
A’ toute ma famille (Houga, Bessa) et mes amis
Massaoud, Abdellah Bakki, Alla, Mouharram,
Mohammed, Fares, Houdaifa,Nabile, Najeb, Ayoub,
Amine, Maki, Younes, Salime, Bahi, Halime,
Rachid, Fouad, Ziyad, Oussama, Imad, Ramdan,
Hossam .
A tous mes amies
♥ Abdelbasset ♥
Résumé :
Les granulats sont des matériaux naturels qui peuvent provenir soit de roches massives
(d'origine éruptive, métamorphique ou sédimentaire consolidé), soit de roches meubles
(formations alluvionnaires, granulats marins et autres sables) ou soit des produits de
recyclage. Leur taille est comprise entre 0 et 125 mm. Leur nature et leur forme varient en
fonction du type de gisement et des techniques de production.
La cuvette d’Ouargla est située au Nord-Est du Sahara algérien. Elle présente une
superficie de l'ordre de 95 000 ha et un climat aride. La région d’Ouargla, par sa position
géographique centrale et de sa proximité aux bassins pétroliers et gaziers, s'installe
progressivement comme le centre administratif, technique et industriel du territoire saharien
d’où la recherches de nouveaux ressources sur le plan matériaux de constructions, agrégat,
ciment est devenue une préoccupation qui demande plus d’étude de prospection et
valorisation .
Sur le plan géologique, la région d’étude fait partie de la plateforme saharienne dont
elle ne constitue qu’un sous bassin intra-cratonique, sa bordure Nord s’allonge
progressivement vers la flexure sud atlasique saharienne où l’existence d’un fossé très
subsidient au Mésozoïque donnera naissance à la chaîne péri-cratonique de l’Atlas saharien.
La reconnaissance géologie autre les deux région (HASSI EL HADJAR et de
HAOUD EL HAMRA) montre quelle sont constituées de plusieurs ensembles
d’affleurements exogènes (gypse ; calcaires ; grés sable). Les deux secteurs d’étude ont
presque les mêmes qualités avec un simple supériorité de la région de HASSI EL HADJAR .
La reconnaissance géotechnique des différents roches de la futur carrière au lieu-dit
HASSI EL HADJAR par sondage carotté, échantillonnage par ramassage de roche avec essai
et les analyses au laboratoires , montrent qu’elles sont des calcaires denses dont les
caractéristiques géotechniques intrinsèques sont bonnes, permettant d’obtenir des granulats de
qualité destinées aux travaux routiers et de béton. En ce qui concerne la qualité des agrégats
de la carrière de HAOUD EL HAMRA, elle ne peuvent utilisés que pour le béton.
Mots Clés : granulats, agrégats, béton, ciment, sable, calcaire, gypse, grés, HAOUD EL
HAMRA, HSSI EL HEDJAR, Ouargla
Abstract :
The aggregates are a natural materials that can originate either from massive rocks of
(volcanic origin, metamorphic or sedimentary consolidated rocks) or unconsolidated rocks
(alluvial formations, marine and other aggregates sands) or they are product from recycling
materials. Their size is comprised between 0 and 125 mm. Their nature and shape are very
depending on the type of deposit and production techniques.
Basin Ouargla is located north-east of the Algerian Sahara. It has an area of about
95000 ha and has an arid climate. The Ouargla region, has central geographic position and its
situated in proximity to oil and gas basins progressively. installed as an important
administrative, technical and industrial center of the Saharan territory. for that: the search for
new resources for building materials, aggregate, cement has become a worry that requires
more study exploration and exploitation.
Geologically, the study area is part of the Saharan platform from which it is located in
intra-cratonic basin, its northern edge gradually extends to the South Atlas flexure Saharian
Africa where the existence very subsidizing gap Mesozoic give rise to peri-cratonic Atlas
Mountains Sahara.
Recognition geology another two region (Hassi HADJAR EL and EL HAOUD
HAMRA) Almost the same quality with a simple superiority of the first region It consists of
several outcrop exogenous sets (gypsum, limestone, sandstone sand).
The geotechnical future career at a place called El Hassi HADJAR by core sampling,
sampling collection of rock with testing and laboratory analysis, and consisting of dense
limestone, whose intrinsic geotechnical characteristics are good for obtaining aggregates
quality for road works and concrete regarding the career HAOUD EL HAMRA Is it not the
same quality that aggregates used only for concrete.
Key words: aggregates, gypsum, limestone, sandstone, sand, concrete, Cement, HAOUD EL
HAMRA, HSSI EL HEDJAR, Ouargla
ملخص :
انزكاو ْٕ يادج طثٛعٛح ًٚكٍ أٌ ذُشأ إيا يٍ انصخٕر انضخًح (اصٕل َارٔ ّٚيرحٕنّ أ
رسٕتٛح يرًاسكح ) اٚضا صخزِ ْشح ( ذشكٛالخ انطًٔ ٙانزكاو ٔانزيال انثحزٚح األخزٖ )ٔ أخٛزا
إعادج ذذٔٚز انًُرح أ إعادج اسرخذاو يٕاد يٍ ذذيٛز يثُٗ أ طزٚك ,حٛث ٚرزأذ حدًٓا يا تٔ 0 ٍٛ
521يهى ايا يٍ َاح ّٛانطثٛعح شكهٓا ٚخرهف ذثعا نُٕع ذمُٛاخ انٕدائع ٔاإلَراج .
حٕض ٔرلهح ٚمع شًال شزق انصحزاء اندشائزٚحٔ .ذثهغ يساحرٓا حٕانْ 01000 ٙكرار ،حٛث
ذرًٛش تًُاخ خاف ,ايا تانُسثح نهًٕلع اندغزاف ٙنًُطمّ ٔرلهح ٚعرثز يزكش٘ ٔلزٚة يٍ أحٕاض انُفظ
ٔانغاس حٛث ذثثد ذذرٚدٛا كًزكش ادار٘ ،يا ٚؤد٘ انٗ انثحث عٍ يٕارد خذٚذج يٍ حٛث يٕاد انثُاء،
ركاو ،اسًُد ،حٛث أصثحد يصذر لهك ٚرطهة انًشٚذ يٍ انذراسح االسركشاف ٔاالسرغالل .
يٍ انُاحٛح اندٕٛنٕخٛح يُطمح انذراسح ْ ٙخشء يٍ يُصح انصحزاء ٔانر ٙذعرثز ف ٙحٕض
داخم كزاذَٕٛك ،ايا يٍ انُاحٛح انشًانٛح فرًرذ ذذرٚدٛا َحٕ اَثُاء خُٕب االطهس انصحزأ٘ حٛث ذٕخذ
فدِٕ دعى كثٛزِ ف ٙانًٛشاسٔٚك )انذْز انٕسٛظ (ذٕنذ سهسهح شثّ كزاذَٕٛك يٍ األطهس انصحزأ٘ .
االعرزاف اندٕٛنٕخ ٙف ٙانًُطمر) ٍٛحاس ٙانحدز ٔ حٕض انحًزا ) ذمزٚثا َفس انُٕعٛح يع
ذفٕق تسٛظ نهًُطمح االٔنٗ يع تزٔس خارخ) ٙاندثس؛ انحدز اندٛز٘؛ انزيم ,انحدز انزيه)ٙ
االعرزاف اندٕٛذمُ ٙف ٙانًُطمح اندذٚذج انًسرمثهٛح ٔانر ٙذسًٗ حاس ٙانحدز لثم أخذ انعُٛاخ
األساسٛحٔ ،خًع عُٛاخ يٍ انصخٕر يع االخرثار ٔانرحانٛم انًخثزٚح ٔذركٌٕ يٍ انحدز اندٛز٘ انكثٛف،
اٌ انخصائص اندٕٛذمُٛح اندْٕزٚح ْ ٙخٛذج نهحصٕل عهٗ خٕدج أعًال انطزق ٔانخزساَح ،فًٛا ٚرعهك
تًُطمّ حٕض انحًزا نٛس يٍ َفس َٕعٛح انزكاو ف ٙانًُطمح االٔنٗ ٔانر ٙذسرخذو فمظ ف ٙانخزساَح.
الكلمات المفتاح :انزكاو ,االسًُد ,انخزساَح ,اندثس؛ انحدز اندٛز٘؛ انزيم ,انحدز انزيه, ٙ
ٔرلهح ,حاس ٙانحدز ,حٕض انحًزا
LISTE DES TABLEAUX
Tableau. 01 : Classes granulaires des granulats …………………..………………….…..…...1
Tableau. 02 : Différents types de granulats issus de roches massives ..………………….... 6
Tableau. 03 : Classification des granulats en fonction de leur masse volumique …….…… 50
Tableau. 04 : Influence des caractéristiques du granulat sur les performances des bétons... 54
Tableau. 05 : Défirent les essais géotechnique et leur norme …………...………………... 56
Tableau. 06 : Récapitulatif des essais des granulats HASSI EL HEDJAR……….….....… 48
Tableau. 07 : Récapitulatif des essais au( LTPS ) des granulats HAOUD EL HAMRA….. 51
LISTES DES FIGURES
Figure. 01 :Carte de situation géographique......................................................................... 17
Figure. 02 : La situation géographique de la zone d'étude................................................... 18
Figure. 03 : Carte géologique du Bas-Sahara (d'après Nesson, 1975).................................. 20
Figure. 04 : Colonne stratigraphique typique du Sahara septentrional (Sonatrach
Division Forage,2004)…………….................................................................. 22
Figure. 05 : Coupe géologique du Sahara (Sonatrach, 1972)................................................ 26
Figure. 06 : Carte tectonique représente Sahara septentrional (J. Fabre ,1976)................... 28
Figure. 07 : Carte géologique représentant région l’étude au 1/5 000 000........................... 32
Figure. 08 : Echantillons de roche affleurant en surface…………………………………… 33
Figure. 09 : Cartes d’implantation des sondages carottant au niveau de la région
HASSI EL HEDJAR......................................................................................... 34
Figure. 10 : Carte géologique détaillée de la région de HASSI LE HEJAR………............. 34
Figure. 11 : Coupe géologique Nord-Sud (A-B) détaillée de la région de
HASSI LE HEJAR ……………………………….…………………….…… 35
Figure. 12 : Faille de direction NE-SW au niveau de la région de HASSI EL HEDJAR.. 36
Figure. 13 : Conglomérat avec silex au sondage N° 1……………………………............. 37
Figure. 14 : Formation gypseuse au sondage N° 2………….………………….................. 38
Figure. 15 : Sable rouge et grés du sondage N° 9……………………................................. 38
Figure. 16 : La caisse à carottes du sondage N° 6 et TC 1 .................................................. 39
Figure. 17 : La caisse à carottes du sondage N°7………………………………………….. 39
Figure. 18 : La caisse à carottes du sondage N° 8………………………………………….. 40
Figure. 19 : Photo montrant les Calcaires lumachellique détaillée de la région de
HASSI LE HEJAR ………………...………..…………………………………. 41
Figure. 20 : Matériel d’ Essais Los Angeles………………………………………………… 43
Figure. 21 : Matériel d’Essais Micro Deval…………………………………………………. 44
Figure. 22 : l'éprouvette de la Masse volumique absolue…………………………………… 46
Figure. 23 : l'éprouvette de la Masse volumique apparente………………………………… 46
Figure. 24 : Abaque de DRG………………………………………………………………… 50
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE……………......………....................……........ 1
CHAPITRE I : Généralités sur les Granulats
I. 1. Introduction ..………….……………………………………...………...…………........ 3
I. 2. Définitions .……………….………………………………………...……………........... 4
I. 3. Classification des granulats …….…………………….………………………..….…... . 4
I. 4. Différents types de granulats …….………………………………………..……………. 5
I. 4. 1. Selon la masse volumique réelle .….…………………………………..………....….. 5
I. 4. 1. 1. Granulats légers .…………………………………………………………………... 5
I. 4. 1. 2. Granulats courants…………………………………………………………………. 5
I. 4. 1. 3. Granulats lourds…………………………………………………………………… 5
I. 4. 2. Selon l’origine……………………………………………………..…………………. 6
I. 4. 2. 1. Granulats naturels………………………………………........................................ 6
I. 4. 2. 2. Granulats artificiels…………………………...…………….……............................ 6
• sous-produits industriels, concasses ou non……………….……………………………….. 6
• granulats a hautes caractéristiques……................................................................................. 7
• granulats recycles………………………………….………..………………….…………… 7
I. 4. 3. Selon la forme de leurs grains…………………………………………..……….…... 7
I. 4. 3. 1. Les granulats concasses……………………………………………………………. 7
I. 4. 3. 2. Les granulats roules……………………………………………………………….. 7
I. 5. Caractéristiques…………………………………………………………………….…… 7
I. 5. 1. Caractéristiques géométriques……………………………………….…………..…… 8
I. 5. 1. 1. Granularité ou courbe granulométrique…………………………………………….. 8
I. 5. 1. 2. L'influence de la teneur en fines …………………………………………………… 8
I. 5. 1. 3. La teneur optimale en fines……………………………………………………….... 8
I. 5. 1. 4. Forme………………………………………………………………….….………… 9
I. 5. 2. Caractéristiques physiques et mécanique …………………………………………... 10
I. 5. 2. 1. Masse volumique et absorption d’eau ……………………………......................... 10
I. 5. 2. 2. Résistance à la fragmentation des gravillons (Los Angeles)……..………..……… 11
I. 5. 2. 3. Résistance à l’usure des gravillons (Micro-Deval)……...……………….………... 11
I. 5. 2. 4. Résistance au polissage des gravillons……………………………………….…… 11
I. 5. 2. 5. Résistance des gravillons au gel-dégel……………………………………………. 12
I. 5. 3. Caractéristiques chimiques……………………………………………………………12
I. 5. 3. 1. Les chlorures………………………………………………………...……………. 12
I. 5. 3. 2. Soufre et sulfates solubles…………………………………...……….…………… 12
I. 5. 4. Propreté (coefficient d’absorption)…………………….……………………………. 13
I. 6. Granulats pour bétons ………………………………………….…………….………… 13
I. 6. 1. Les rôles granulats pour bétons………………………….………………………….. 13
I. 6. 2. L’adéquation granulats/béton……………………………………………...………… 13
I. 6. 3. Granulat pour intérêt des granulats dans le béton……………………………………. 14
I. 7. Granulats pour routiers………………………………………………...……………….. 15
I. 8. La production des granulats………………………………………………..…………… 15
I. 9. Norme française …………………………………………………………………………16
I. 10. Conclusion……………...…………………………………………………………….. 16
CHAPITRE II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II.1. Cadre géographique ………………....…………………………………..…................ 17
II. 1. 1. Situation géographique d’Ouargla ………………..………………...….....………. 17
II. 1. 2. Situation géographique de région d’étude …………………………………….….. 18
II. 2. Géologique régionale…………………………………………………...…………... 19
II. 2. 1. Introduction……………………………………………………..……….………... 19
II.2. 2. Géologie de bas Sahara……...……………………………………………………. 19
II.2. 2. 1. Stratigraphie…………………………………………………..…….....……….. 21
II. 2. 2. 2. Evolution tectonique …………………………………………………….………. 27
II. 2. 3. Reconstitution paléogéographique……………………………….………………… 29
II. 2. 4. Géomorphologie et unités géomorphologiques……………………..……….……... 30
II. 2. 4. 1. La hamada…………………………………………..…………………………… 30
II. 2. 4. 2. Les glacis…………………………………………..…………………….…….... 30
II. 2. 4. 3. Les sebkhas………………………………………………………………………. 31
II. 2. 4. 4. Les dunes…………………………………………..…………………………….. 31
II. 2. 5. Conclusion………………………………………………….………………………. 32
II. 3. Cadre géologique locale……………………………………………...……………….. 32
II. 3. 1. Cadre géologie HASSI EL HEDJAR……………………….……………….…….. 32
II. 3. 1. 1. Stratigraphie………………………………………..……………………….…… 32
II. 3. 1. 2. Cadre géologique du site………………………………………………….……... 33
II. 3. 1. 3. Description de facies………………………………….…………………………. 35
II. 3. 1. 4. Sondages carottes…………………………………………..……………………. 37
II. 3. 1. 5. Calcul des réserves…………………………………………..…………….…….. 41
II .3 .2 .géologie de HAOUD EL HAMRA……………………………..…………….…… 42
II. 3. 2. 1. Stratigraphique…………………………………………..………………..……... 42
II. 3. 2. 2. Gravier de HAOUD EL HAMRA………………………………………….…… 42
CHAPITRE III : ETUDE GEOTECHNIQUE
III. 1. Etude géotechnique de HASSI EL HEDJAR……..………………….….…………. 43
III. 1. 1. Essais de laboratoire ( LTPS )……………………………….……..………….… 43
III . 1. 1. 1. Essai los Angeles…………………..…………………………………….…… 43
III. 1. 1. 2. Essai micro Deval…………...……………………………………...………… 44
III. 1. 1. 3. Masses volumiques apparentes et absolues….................................................... 45
III. 1. 1. 4. Coefficient d’absorpsion…………………………………………………….…. 46
III. 1. 1. 5. Analyse chimique…………………………………………………………….…. 47
III. 1. 2. Impact sur le milieu naturel et l'activité humaine………………………………..... 49
III. 1. 2. 1. Bruits – vibrations……………………………………….………………….…... 49
III. 1. 2. 2. Nuisances dues aux transports des matériaux………………………………...... 49
III. 1. 2. 3. Poussières……………………………………………...…………………...…… 49
III. 1. 3. Dureté relative globale (DRG)……………….……………………..………..….… 49
III. 2. Etude expérimentale de HAOUD EL HAMRA…………………………………..…. 51
III. 3. Interprétation des résultats………………………………………………………….… 52
III. 3. 1. Résultats de HASSI EL HEDJAR………………….…………….………………. 52
III. 3. 2. Résultats de HAOUD EL HAMRA……………………………….……………… 52
III. 4. comparaison résultats les deux région………………...………………………..…… 53
Conclusion générale......................................................................................................54
INTRODUCTION GÉNÉRALE
La dernière décennie, l’Algérie a connu une explosion sur le plan industriel,
économique, et au niveau des réseaux routiers, de ce fait la valorisation et la prospection des
matériaux locaux de construction est devenue une obligation afin de réalisé ces mégaprojets.
Les carrières font, depuis longtemps, partie de notre paysage. Elles ont permis
l’extraction des matériaux pierreux destinés à l’édification de nos maisons, de nos routes ou
de nos monuments. L’évolution des techniques de construction n’a pas réduit notre besoin
d’en exploiter. La mise en œuvre de l’ensemble de ces programmes, nécessite le recours
massif aux matériaux de construction et aux granulats.
Le manque de cette ressource, devenue stratégique, est ressenti comme une entrave au
développement. Les pouvoirs publics font face depuis plusieurs décennies au problème
«granulats ».
En effet, des milliers de m3 de granulats sont extraits chaque jour des carrières de la
wilaya d'Ouargla en vue de répondre à une demande sans cesse croissante. Cependant, nous
manquons d’informations sur :
les carrières exploitées.
la nature et la qualité des granulats produits.
les secteurs utilisateurs qui en sont destinataires.
Ce sont là autant de questions, que ce travail se propose d’y répondre afin que
nouspuissions identifier et évaluer ce produit ou cette ressource aux multiples usages.
Le présent travail s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche, il est principalement
axé sur la réalisation d’une enquête sur les carrières d’agrégats dans la wilaya de Ouargla .
Les objectifs de ce mémoire est de valoriser le potentiel local en granulat par la
constitution d’une banque de données sur les matériaux granulaires de la région de HASSI EL
HEDJAR, ainsi que leur utilisation rationnelle pour améliorer les performances de résistance
et de durabilité dans la construction.
Ainsi, cet outil va offrir aux maîtres d'ouvrages et/ou maîtres d'œuvres la possibilité
d’opérer une sélection optimale de la ressource en granulats lors de la réalisation d'ouvrages
de génie civil, et dans le cadre d’une démarche de développement durable.
But d’étude
1
L’inventaire des ressources existantes et potentielles va fournir un bon panorama de
leurs disponibilités dans la région, visant à combler un manque quasi-total d’informations qui
permettront à l’avenir de ne plus extraire : n’importe quoi, n’importe où et n’importe
comment.
L'objet l’étude géologique et géotechnique d’une carrière destinée pour la production des
agrégats au lieu-dit HASSI EL HEDJAR située dans le territoire de la commune d’Ouargla.
Cette carrière est d’une superficie de 120 hectares.
Il nous a été demandé d’examiner le site et son environnement afin de recueillir le
maximum d’informations dans les domaines de notre compétence.
Le programme de reconnaissance géotechnique était comme suit :
Une visite sur site et prospection de la zone d’étude.
Exécution des sondages carottés avec prélèvements d’échantillons.
Réalisation des essais et analyses en laboratoire.
Prélèvement d’échantillons de roches pour essais mécaniques.
Exploitation et commentaire des résultats.
Les matériaux utilisés, sont ceux disponibles au niveau local à savoir : sable de dune de
AIN ELBEIDA (Ouargla), sable alluvionnaire de HASSI-ESSAYAH (Ouargla), gravier de
HAOUD EL HAMRA (Hassi-Messaoud) et le ciment de AIN TOUTA (Batna).
2
Chapitre I :
Généralités sur les
Granulats
1. INTRODUCTION
2. DEFINITIONS
3. CLASSIFICATION DES GRANULATS
4. DIFFERENTS TYPES DE GRANULATS
5. CARACTERISTIQUES
6. GRANULATS POUR BETONS
7. GRANULATS POUR ROUTIERS
8. LA PRODUCTION DES GRANULATS
9. NORME FRANÇAISE
10. CONCLUSION
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
I. 1. Introduction :
L’ensemble de grains inertes destinés à être agglomérés par un liant et à former un
agrégat est dit granulats.
Le terme agrégats, utilisé pour désigner les granulats, est donc impropre. En effet, un
agrégat est un assemblage hétérogène de substances ou éléments qui adhérent solidement
entre eux (le mortier ou le béton par exemple).
Le terme granulat, au singulier, désigne un ensemble de grains d'un même type, quel
que soit le critère de classification utilisé. Le terme granulats, au pluriel, sera utilisé pour
désigner un mélange de grains de divers types.
Les granulats utilisés dans les travaux de génie civil doivent répondre à des impératifs
de qualité et des caractéristiques propres à chaque usage. Les granulats constituent le squelette
du béton et ils représentent, dans les cas usuels, environ 80 % du poids total du béton.
Les granulats sont nécessaires pour la fabrication des bétons; du point de vue
économique, car ils permettent de diminuer la quantité de liant qui est plus cher; du point de
vue technique, car ils augmentent la stabilité dimensionnelle (retrait, fluage) et ils sont plus
résistants que la pâte de ciment. Il faut par conséquent, augmenter au maximum la quantité de
granulats, en respectant toutefois les deux conditions suivantes:
• Les granulats doivent satisfaire à certaines exigences de qualité.
• La qualité de pâte liante doit être suffisante pour lier tous les grains et remplir les
vides.
3
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
I. 2. Définitions :
On désigne en général par granulats l’ensemble des matériaux inertes-naturels ou
artificiels-qui sont solidarisés par le ciment. Ce mélange qui se compose de diverses classes
granulaires, constitue le squelette granulaire du béton et doit comporter le moins de vides
possibles. Par rapport à la pâte de ciment qui les enrobe, des granulats de bonne qualité
offrent les avantages suivants :
- résistance généralement plus élevée
- meilleure durabilité
- stabilité volumique en présence d’humidité, d’où un effet favorable sur le retrait du
béton (réduction)
- absorption d’une partie de la chaleur d’hydratation, d’où un effet régulateur sur le
processus de prise.
I. 3. Classification des granulats :
On peut classer les granulats en fonction de leur granularité déterminée par analyse
granulométrique sur des tamis de contrôle à maille carrées dans une série normalisée. On
distingue plusieurs familles de granulats
• Fillers 0/D où D≤ 2 mm et contenant au moins 70% de passant à 0.063mm.
• Sablons 0/D où D≤ 1 mm et contenant moins de 10% de passant à 0.063mm.
• Sable 0/D où D≤ 6.3 mm sauf les sables pour béton où D≤ 4mm.
• Graves 0/D où D>6.3 mm.
• Gravillons d/D où d≥ 1 mm et D≤31.5 mm.
• Cailloux d/D où d≥ 20 mm et D≤125 mm.
Remarque :
La famille dite ballast d/D où d≥ 25 mm et D≤50 mm est complètement contenue dans la
famille dite cailloux d/D où d≥ 20 mm et D≤125 mm, c’est pour cela qu’elle n’est pas citée
dans la classification précédente.
Il peut être utile dans certains cas d'écrire la classification suivante:
4
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
Tableau. 01 : Classes granulaires des granulats
I. 4. Différents types de granulats :
On peut citer plusieurs types en fonction de plusieurs critères concernant le granulat lui-
même.
I. 4. 1. Selon la masse volumique réelle :
I. 4. 1. 1. Granulats légers :
Ce sont les granulats dont la masse volumique réelle est inférieure à 2 t/m3, comme
les argiles, les schistes, les laitiers expansés ou encore les pouzzolanes. Ils sont destinés à la
préparation des bétons légers.
I. 4. 1. 2. Granulats courants :
Ce sont les granulats dont la masse volumique réelle est entre 2 et 3 t/m3,
I. 4. 1. 3. Granulats lourds :
comme les matériaux naturels, alluvionnaires (silex, calcaire dur silico-calcaire) de
densité entre 2.5 et 2.7, éruptifs ou sédimentaires (grés, porphyres, diorite, basaltes, …etc.) de
densité entre 2.6 et 3.
Ce sont les granulats dont la masse volumique réelle est supérieure à 3 t/m3. Ils sont
essentiellement employés pour la confection des bétons lourds utilisés pour construire des
ouvrages nécessitant une protection biologique contre le rayonnement. On utilise en
particulier les barytines, les magnétites qui ont une densité entre 3.4 et 5.1, aussi les riblons et
les grenailles de fonte qui ont une densité entre 7.6 et7.8.
5
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
I. 4. 2. Selon l’origine :
I. 4. 2. 1. Granulats naturels :
D’origine minérale, issus de roches meubles (alluvions) ou de roches massives,
n’ayant subi aucune transformation autre que mécanique (tels que concassage, broyage,
criblage, lavage).
Les granulats naturels sont issus de roches meubles ou massives. Les roches meubles
(matériaux alluvionnaires)sont exploitées le long des fleuves et des rivières. Les roches
massives calcaires constituent les bassins sédimentaires et les chaînes récentes; les roches
massives éruptives constituent les massifs anciens
Tableau. 02 : Différents types de granulats issus de roches massives
Types de roches massives Exemple de famille de granulats
Roche magmatique Roche éruptive Granite, rhyolite, porphyre, diorite, basalte, etc.
Roche sédimentaire Grès, grès quartziques, silex, calcaires, etc.
Roche métamorphique Gneiss, micaschistes, quartzites, etc.
- Origine minéralogique :
Parmi les granulats naturels, les plus utilisés pour le béton proviennent de roches
sédimentaires siliceuses ou calcaires, de roches métamorphiques telles que les quartz et
quartzites ou de roches éruptives telles que les basaltes, les granites, les porphyres.
I. 4. 2. 2. Granulats artificiels :
D’origine minérale résultant d’un procédé industriel comprenant des transformations
thermiques ou autres.
Des granulats artificiels peuvent être employés pour réaliser des bétons à usages
spécifiques.
Sous-produits industriels, concassés ou non :
Les plus employés sont le laitier cristallisé concassé et le laitier granulé de haut
fourneau obtenus par refroidissement à l’eau.
6
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
Granulats à hautes caractéristiques :
Il s’agit de granulats élaborés industriellement pour répondre à certains emplois,
notamment granulats très durs pour renforcer la résistance à l’usure de dallages industriels
(granulats ferreux) ou granulats réfractaires.
Granulats recyclés :
obtenu par traitement d’une matière in organique utilisée précédemment dans la
construction ,tels que des bétons de démolition de bâtiments.
Ce sont essentiellement des granulats obtenus pour recyclage de béton de démolition.
I. 4. 3. Selon la forme de leurs grains :
I. 4. 3. 1. Les granulats concassés :
Ce sont des granulats provenant du concassage des pierres et dont les grains ont une
certaine angularité. Ils sont issus du concassage des roches de porphyres, grés, calcaires,
quartzites, de galets concassés et de laitiers.
I. 4. 3. 2. Les granulats roulés :
Ils représentent les granulats ayant subis une altération naturelle mécanique due à
l’eau, au vent, à l’usure réciproque des granulats lors de leur transportation dans la nature. Il
résulte que plus de 90% des surfaces des grains sont arrondies et de provenance alluvionnaire.
I. 5. Caractéristiques:
Les exigences concernant les caractéristiques des granulats pour béton sont spécifiées
dans la NBN EN 12620« Granulats pour béton » et le PTV 411 « Codification des granulats ».
Les caractéristiques principales des granulats pour bétons ont les suivantes :
caractéristiques géométriques (granularité, teneur en fines, forme)
caractéristiques physiques et mécanique (Los Angeles, Micro Deval, masse
volumique et absorption d’eau, gélivité, réaction alcali-silice , résistance au polissage)
caractéristiques chimiques (chlorure, sulfates solubles, soufre)
propreté.
7
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
I. 5. 1. Caractéristiques géométriques :
I. 5. 1. 1. Granularité ou courbe granulométrique
La granularité influence de manière déterminante la porosité du squelette granulaire, et
par conséquent la densité du béton et sa résistance. Elle a également une influence
considérable sur la demande en eau et sur l’ouvrabilité du béton.
La granularité représente la distribution dimensionnelle des grains, exprimée en
pourcentage de masse passant au travers d’un ensemble spécifié de tamis.
En tamisant le granulat au moyen d’une série de tamis normalisés à mailles carrées, on
obtient pour chaque tamis un refus qui permet de désigner les granulats enter mes de
dimension inférieure (d) et supérieure (D) de tamis, exprimé en d/D. Comme les classes
granulaires d’un granulat présentent généralement plus ou moins toutes la même masse
volumique, il est suffisant de spécifier la granularité en pourcentage de masse
I. 5. 1. 2. L'influence de la teneur en fines :
La fraction 0-4 mm a une influence primordiale sur la qualité d’ensemble du mélange
de granulats. C’est sa porosité et la forme de sa granularité qui va jouer un grand rôle sur la
demande en eau.
Un bon sable à béton doit avoir environ un tiers de ses grains compris entre 0,250 et
0,500 mm.
Les fines (< 0,125 mm) jouent aussi un rôle déterminant. Pour cette raison, il peut être
nécessaire de recomposer la fraction 0-4 mm à partir de sable naturel lavé, de sable concassé
sec et/ou de sable concassé lavé.
L’expérience a montré que la teneur totale en fines (ciment, additions et part des
granulats de dimensions ≤0,125 mm).
I. 5. 1. 3. La teneur optimale en fines :
Accroît la quantité de film lubrifiant sans augmentation notable de la quantité
d’eau de gâchage
Garantit une meilleure ouvrabilité du béton
Améliore la capacité de rétention d’eau du mélange et prévient le ressuage
pendant et après la mise en place
Empêche la ségrégation lors de la mise en place et facilite le compactage du
béton
8
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
Améliore la compacité de la pâte de ciment et, par conséquent, l’étanchéité du
béton
Améliore l’efficacité des adjuvants
Il faut cependant veiller à ce que les fines ne comportent pas de substances argileuses
de nature gonflante.
I. 5. 1. 4. Forme :
La porosité et la forme des grains, mais aussi leur état de surface et leur distribution
dimensionnelle influencent considérablement le besoin en eau du mortier d’enrobage, ainsi
que l’ouvrabilité et la stabilité (ressuage) du béton.
L’expérience a montré qu’un mélange pour béton comprenant exclusivement des
classes granulaires de granulats concassés pouvait très bien être utilisé.
Les granulats concassés améliorent la résistance mécanique du béton(traction,
compression, abrasion), mais influencent défavorablement l’ouvrabilité. La limitation des
gravières exploitables entraîne un épuisement progressif des gisements de sables et de
graviers naturels roulés, raison pour laquelle le recours aux granulats concassés et recyclés
sera de plus en plus fréquent à l’avenir. Ceci ne pose aucun problème, pour autant que le
volume de pâte de ciment soit adapté en conséquence.
9
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
I. 5. 2. Caractéristiques physiques et mécanique :
I. 5. 2. 1. Masse volumique et absorption d’eau :
L’origine minéralogique et la porosité des granulats déterminent leur masse volumique
nécessaire au calcul des matériaux (tableau. 3).
La densité apparente correspond à la masse de matériau en vrac par unité de volume.
Le taux d’humidité des granulats comprend l’eau à la surface des grains et celle absorbée
par ceux-ci.
L’humidité des sables est généralement comprise entre4 et 8% de la masse, tandis que
celle des granulats plus grossiers n’excède pas 3%.
Le taux d’humidité des granulats doit être pris en compte pour le calcul des volumes de
granulats et pour celui de l’eau de gâchage.
L’eau absorbée par les granulats n’est pas disponible pour l’hydratation et la fluidité du
béton.
L’eau absorbée par les gravillons peut être néfaste pour la résistance au gel.
La corrélation entre le taux d’humidité des granulats ,spécialement du sable.
Tableau. 03 : Classification des granulats en fonction de leur masse volumique
Masse volumique
Granulats (kg/m3) Nature des granulats Utilisation
Dépôts fluviaux, granulats Béton armé et non armé,
Granulats courants 2650 – 2800
concassés produits en ciment
Barytine, minerai de fer,
Béton de protection
Granulats lourds ≥ 3000 hématite, granulats en
contre les radiations
acier
Argile, schiste ou verre Béton léger, béton
Granulats légers ≤ 2000
expansé, pierre ponce isolant, béton de pente
Quartz, corindon, carbure Revêtements durs, béton
Granulats durs ≥ 2500
de Silicium résistant à l’abrasion
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Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
I. 5. 2. 2. Résistance à la fragmentation des gravillons (Los Angeles) :
Elle est déterminée par le coefficient Los-Angeles. Le principe de cet essai est la
détermination du coefficient dit " Los-Angeles " pour évaluer la résistance à la fragmentation
par chocs et à l’usure par frottements réciproques.
Il consiste à faire tourner les granulats dans un tambour fermé contenant des boulets
métalliques. Le coefficient LA représente la proportion d’éléments fins produits au cours de
l’essai. Plus le coefficient, est faible plus la résistance des gravillons, est élevée.
A l’aide d’un autre coefficient on peut également évaluer la résistance d’un granulat à
la fragmentation, c’est le coefficient de fragmentation dynamique.
Il est déterminé à partir d’un essai qui consiste à mesurer la quantité d’éléments fins
inférieurs à 1.6 mm produits en soumettant le matériau aux chocs d’une masse normalisée. La
formule qui sert à calculer le coefficient de fragmentation dynamique est la même que celle du
coefficient Los-Angeles.
I. 5. 2. 3. Résistance à l’usure des gravillons (Micro-Deval) :
Elle est déterminée par l’essai Micro-Deval en présence d’eau ou à sec. Cet essai
consiste à reproduire dans un cylindre en rotation des phénomènes d’usure par frottement.
Cette résistance est caractérisée par le coefficient Micro-Deval qui représente la
proportion d’éléments fins produits pendant l’essai (éléments inférieurs à 1.6mm). Plus le
coefficient MD est faible, plus la résistance à l’usure des gravillons, est élevée.
On peut aussi exploiter un autre coefficient pour évaluer la résistance à l’usure des
gravillons et aussi des cailloux, c’est le coefficient Deval " D ", il est déterminée à partir d’un
essai Deval qui a pour objet de définir la résistance à l’usure des gravillons et des cailloux par
frottement mutuel dans un cylindre à sec ou en présence d’eau.
Il est donné par la formule suivante :
𝐌𝐃𝐄=𝟓𝟎𝟎−𝐦/𝟓
Où m : la masse des éléments fins inférieurs à 1.6 mm produits lors de l’essai.
I. 5. 2. 4. Résistance au polissage des gravillons :
Cette résistance est évaluée à partir d’un coefficient de polissage accéléré des
gravillons, ce dernier se calcule à partir d’un essai qui fournit une mesure relative
caractérisant l’aptitude des gravillons à se polir. Plus le coefficient de polissage accéléré est
élevé, plus la résistance au polissage est importante.
11
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
I. 5. 2. 5. Résistance des gravillons au gel-dégel :
Lorsque le béton doit résister au gel, il convient de s’assurer de la résistance au gel-
dégel des gravillons.
Un gravillon ayant une absorption d’eau < 1% et/ou un LA<25 sera considéré comme
non gélif (sans essais complémentaires nécessaires).
Certains granulats peuvent avoir un coefficient d’absorption d’eau > 2% et offrir
une résistance au gel - dégel adéquate.
L’essai de gélivité des granulats consiste à faire subir des cycles de gel-dégel aux
granulats saturés en eau et de mesuré la perte de masse en fin d’essai.
I. 5. 3. Caractéristiques chimiques :
I. 5. 3. 1. Les chlorures :
La teneur en ions chlorures solubles dans l’eau doit être connue afin de faire le bilan
en chlorure du béton.
La quantité de chlorures contenue dans le béton doit être maîtrisée afin de limiter les
risques de corrosion des armatures. Certains chlorures sont de surcroît accélérateurs de prise
et de durcissement du béton. Ils se retrouvent essentiellement dans les granulats marins mal
lavés.
I. 5. 3. 2. Soufre et sulfates solubles :
Les teneurs en soufre total et en sulfates sont des caractéristiques qui régionalement
sont indispensables pour évaluer l’impact d’une source de granulat dans la durabilité des
bétons vis-à-vis d’éventuelles réactions gétiques secondaires.
A noter que dans le cas des granulats recyclés, la méthode d’essais est modifiée pour
ne recueillir que les sulfates solubles dans l’eau. En effet, les sulfates liés présents dans la
fraction mortier en seraient libérés par l’attaque acide de la méthode d’essais granulat naturel
avec comme conséquence une valeur largement surévaluée de la teneur en sulfates actifs.
La présence de sulfures de fer (pyrite, marcassite, …) est une information à prendre en
compte dans le cas de béton dont l’aspect esthétique est une caractéristique importante (risque
de taches de rouille).
12
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
I. 5. 4. Propreté (coefficient d’absorption) :
Une propreté insuffisante des granulats est préjudiciable à la qualité du béton. Il en
résulte, par exemple, une altération de la prise et du durcissement ainsi qu’une diminution de
la résistance au gel.
Raison pour laquelle beaucoup de granulats doivent être lavés , afin d’être exempts de
matières organiques, dangereuses pour l’hydratation des ciments, et de particules argileuses
,dont la nocivité sera appréciée par des essais tels que équivalent de sable et bleu de
méthylène.
I. 6. Granulats pour bétons :
I. 6. 1. Les rôles Granulats pour bétons :
Les granulats pour bétons –norme de définition XPP18-540 –sont des grains minéraux
classés en fillers, sablons, sables, gravillons, graves ou ballasts, suivant leurs dimensions
comprises entre 0 et 125mm. Selon un concept traditionnel, les granulats constituent le
squelette du béton. Les granulats, qui sont généralement moins déformables que la matrice de
ciment, s’opposent à la propagation des microfissures provoquées dans la pâte par le retrait.
Ils améliorent ainsi la résistance de la matrice. La nature des liaisons qui se manifestent à
l’interface granulat/pâte de ciment, conditionne les résistances mécaniques du béton. Le choix
d’un granulat est donc un facteur important de la composition du béton, qui doit toujours être
étudiée en fonction des performances attendues, spécialement sur le plan de la durabilité.
I. 6. 2. l’adéquation granulats/béton :
Les granulats présentent des caractéristiques très différentes selon leur origine. Ces
caractéristiques influant sur celles du béton, il importe de bien les connaître et de veiller au
respect des spécifications prévues par la réglementation. On peut présenter sous forme de
tableau l’influence que peuvent avoir sur le béton un certain nombre de caractéristiques
géométriques et physiques des granulats.
13
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
Tableau. 04 : Influence des caractéristiques du granulat sur les performances des
bétons
Caractère du granulat Influence sur les bétons
La plupart des granulats conviennent pour le
béton.
Nature minéralogique Influence défavorable des argiles, des
calcaires marneux (gonflement et altération à
terme).
Influence défavorable sur la prise et
Présence de matières organiques
le durcissement, chute de résistances.
Réaction avec le ciment, fissuration,
Teneur élevée en sulfates, sulfures, chlorures
corrosion des armatures.
Critère important. Les impuretés perturbent
Propreté des granulats l’hydratation du ciment et entraînent des
défauts d’adhérence granulats/pâte.
Généralement peu importante : certains sables
concassés peuvent parfois être défavorables
Forme des grains, angularité
à la mise en œuvre du béton et à sa compacité
finale.
Granularité Importante pour la bonne composition du
béton.
I. 6. 3. Granulat pour Intérêt des granulats dans le béton :
- Intérêt économique : Diminution de la quantité de liant (ciment et addition)
- Intérêt technique : Limitent les variations dimensionnelles dans le béton (les granulats sont
plus rigide que la pâte de ciment)
14
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
I. 7. Granulats pour routiers :
Les granulats routiers sont des matériaux qui entrent dans la composition des bétons et
enrobés bitumineux des chaussées routières et des ballasts de voie ferrée, provenant soit des
matériaux naturels comme les alluvions ou les formations résiduelles, soit du concassage des
roches massives (roches éruptives, métamorphiques ou sédimentaires).
Ils ont en commun d'être définis non par une teneur en eau, comme les minerais
métalliques, mais par des propriétés essentiellement physiques, mécaniques et chimiques:
granularité, forme, état de surface, propreté, altérabilité, résistances mécaniques, affinité pour
les liants, etc..! La qualité des granulats est directement conditionnée par la nature
pétrographique (composition minéralogique et texture) de la roche et le mode d'élaboration du
granulat.
Ce sont des pondéreux et leur valeur pour l'usager est directement fonction des coûts
de transport.
On admet que le coût d'un parcours de 30 km est équivalent au prix des matériaux
départ carrière.
Les granulats routiers proviennent en majeure partie du concassage des roches
basaltiques, des calcaires et des grès et de l'extraction des sables et des graveleux latéritiques.
Les installations de production de granulats concassés varient en fonction de la nature
de la roche exploitée et du débouché commercial des granulats produits qui couvre une large
gamme: 0/3, 3/8, 8/16 , 16/25 , 25/40 et les tout-venants de concassages 0/25, 0/40, 0/60.
I. 8. La production des granulats :
La production des granulats nécessite deux principaux types d'opérations l'extraction
et le traitement.
• L'extraction s'effectue dans des carrières qui utilisent des techniques différentes selon qu'il
s'agit de roches massives ou de granulats alluvionnaires meubles, soit à sec, soit en milieu
hydraulique.
• Le traitement est réalisé dans des installations de traitement généralement situées sur le site
de la carrière.
Parfois les installations peuvent se situer à un endroit différent du site d'extraction. Dans tous
les cas, on retrouve
les cinq mêmes principales étapes de production :
- décapage des niveaux non exploitables,
- extraction des matériaux,
15
Chapitre I : GENERALITES SUR LES GRANULATS
- transfert sur les lieux de traitement,
- traitement des granulats pour obtenir les produits finis,
- remise en état du site exploité.
I. 9. Norme Française :
Tableau. 05 : Défirent les essais géotechnique et leur norme
Norme Essais Buts
La présente norme a pour objet de définir les modes opératoires
NF P 18-554 Masses pour la mesure des masses volumiques, de la porosité, du
Déc. 90 Volumiques coefficient d’absorption et de la teneur en eau d’un échantillon
de gravillons ou de cailloux définis par la norme P 18-101
La présente norme a pour objet de définir les modes opératoires
NF P 18-572
Micro Deval pour la mesure de la résistance à l’usure d’un échantillon de
Déc. 90
granulats.
La présente norme a pour objet de définir les modes opératoires
NF P 18-573
Los Angeles pour la mesure de la résistance à la fragmentation par chocs des
Déc. 90
éléments d’un échantillon de granulats.
La présente norme a pour objet de définir le mode opératoire
coefficient
NF P 18-561 pour la détermination du coefficient d´aplatissement d´un
d´aplatissement
Sep. 90 échantillon de granulats dont les dimensions sont comprises
entre 4 et 50 mm.
La présente norme a pour objet de définir le mode opératoire
NF P 18-591 coefficient
pour la détermination de la propreté superficielle des granulats
Sep. 90 d’absorption
supérieurs à 2 mm.
I. 10. Conclusion :
Généralement les granulats sont des matériaux inertes-naturels ou artificiels-qui sont
solidarisés par le ciment. Ils constitues le squelette granulaire du béton et doit comporter le
moins de vides possibles.
Les granulats sont une importante source de matière première indispensable pour le
développement industriel et économiques et des infrastructures.
Dons ce chapitre nous avons présentez des notions générales sur les granulats en terme
caractéristique, norme et essais
16
Chapitre II :
CADRE GENERALE
DE L’ETUDE
1. CADRE GEOGRAPHIQUE
2. GEOLOGIQUE REGIONALE
3. CADRE GEOLOGIQUE LOCALE
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II.1. Cadre géographique :
II. 1. 1. Situation géographique d’Ouargla :
La région d’Ouargla, par sa position géographique centrale et de sa proximité aux
bassins pétroliers et gaziers, s'installe progressivement comme le centre administratif,
technique et industriel du territoire saharien (Fig. 01).
La Wilaya de Ouargla est située au Sud-Est du pays dans le bas Sahara dans les limites
de latitude 28°45 et 33°55 et de longitude 3° et 9°35 couvrant un territoire de 163 230 Km2.
Elle est limitée par la Wilaya d’El Oued au Nord, la Wilaya d’Illizi au Sud, les Wilaya de
Djelfa Biskra et Ghardaïa au Nord – Ouest et Ouest la Wilaya de Tamanrasset au Sud – Ouest
et par la Tunisie à l’Est.
Fig. 01 : Carte de situation géographique
17
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II. 1. 2. Situation géographique de région d’étude :
La ville de Ouargla se situe dans une dépression (cuvette), elle inclut les
agglomérations de Ouargla, HASSI EL HEDJAR , HAOUD EL HAMRA ( fig. 02)
Le site objet de la présente étude s’étend sur une superficie de 120 Ha, HASSI EL
HEDJAR (fig. 08) est situé à environ 75 Km au sud-ouest de la ville de Ouargla et 200 km de
El Meniaa.
Fig. 02 : La situation géographique de la zone d'étude
L'accès à ce terrain se fait à travers plusieurs pistes, du flanc gauche de la RN 51 qui
relie Ouargla a EL GOLEA (Fig. 08).
18
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II. 2. Géologique régionale :
II. 2. 1. Introduction :
La géologie du bassin de Sahara septentrional a été étudiée en se référant aux anciens
travaux géologiques, réalisés par de nombreux géologues chercheurs tels que :
[Link](1966) et [Link] (1960) qui ont réalisé la carte géologique de Sahara Algérien
au 1/2.000. 000.
Ces travaux sur le bassin de Sahara septentrional ont montré qu’il s’agit des terrains
sédimentaires affleurent en surface qui offrent une source d’inspiration et un axe
d’observations et de réflexions où de nombreuses questions demeurent non résolues et vagues
et qui suscitent par la suite un intérêt scientifique et économique.
De nombreux ouvrages ont été alors consacrés à cette région. Les écrits de Jean
Fabre(5066) sur cette région décrivent ses aspects géologiques nombreux.
La géologie est une partie très importante dans toute étude de valorisation des
ressources en agrégats. Ainsi, la lithologie, la tectonique et la structure géologique jouent un
rôle primordial sur la qualité des roches. Donc la connaissance de géologie est primordiale.
La géologie est une partie très importante dans toute étude de valorisation des
ressources en agrégats. Ainsi, la lithologie, la tectonique et la structure géologique jouent un
rôle primordial sur la qualité des roches. Donc la connaissance de géologie est primordiale.
II.2. 2. Géologie du bas Sahara :
La région d’étude fait partie de bassin du Sahara oriental (Fig. 03), elle appartienne à
la plateforme saharienne dont elle ne constitue qu’un sous bassin intra-cratonique, sa bordure
Nord s’allonge progressivement vers la flexure sud atlasique saharienne où l’existence d’un
fossé très subsidient au Mésozoïque donnera naissance à la chaîne péri-cratonique de l’Atlas
saharien.
19
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Fig. 03: Carte géologique du Bas-Sahara (d'après Nesson, 1975)
20
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II.2. 2. 1. Stratigraphie :
D’après Cornet (1964), Bel et Cuche (5060) et les travaux de l’Ecole des Mines de
Paris en (1975) : La carte géologique de la région ne fait apparaître qu’une couverture
tabulaire de terrains secondaires, tertiaires, et de dépôts détritiques quaternaires.
La litho stratigraphie est plus ou moins complète, elle n’est connue que grâce aux
forages profonds d’exploration pétrolière ou hydraulique . Les formations qui se représentent
dans la du Sahara septentrionale sont (Fig. 04):
II. 2. 2. 1. 1. Le Paléozoïque :
II. 2. 2. 1. 1. 1. Le Cambrien :
Les dépôts cambriens reposent sur le socle cristallin et sont représentés par des grès et
des quartzites à passées conglomératiques. L’origine de ces ensembles est azoïque gréso-
conglomératique. Ce sont continentales (fluviatile).
II. 2. 2. 1. 1. 2. L’Ordovicien :
L’Ordovicien dans la région de Sahara septentrional est comme celle dans le sud
tunisien, les premiers sédiments de l’ordovicien sont datés du Trémadoc, ils sont des grés bien
classés, dits « grés isométriques d’El Gassi ». Les sondages pétroliers ont traversé, sous le
grand Erg orientale, un ordovicien « moyen » argileux ou argilo-gréseux. Ce sont les
formations de Hassi Touareg. Celui-ci comporte un membre argileux médian (Azel), riche en
fossiles (graptolites, brachiopodes, lamellibranches, trilobites), encadré de deux membres
gréseux, les grés de Ouargla à la base, et ceux de l’Oued Saret au-dessus. Les superpositions
des autres séries gréseux tel que grés d’El Hamra grés El Atchan contiennent de mince
intercalations argileuses. Elles ont livré des graptolites de l’Arenig inférieur. Épaisseur de
cette série et de 300 à 400m.
21
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Fig. 04: Colonne stratigraphique typique du Sahara septentrional (Sonatrach Division
Forage, 2004)
22
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II. 2. 2. 1. 1. 3. Le Silurien :
Le silurien est caractérisé par une sédimentation terrigène fine, argileuse en milieu
marin. Il est formé des argiles noires et siltites à graptolite, des argiles à passées gréseuses et
rares bancs carbonatés sont bien développées au Sahara septentrional d'environ 600m
d’épaisseur. Des nombreux sondages pétroliers les ont rencontrées sous une couverture de
terrains méso-cénozoïques. Les fossiles caractérisant de silurien du Sahara septentrional sont
des orthocéres, quelques petits trilobites (Phacops), des lamellibranches (Cardiola) qui
caractérise du silurien, des débris de poissons cuirassés et des graptolites.
II. 2. 2. 1. 1. 4. Le Dévonien :
Le Dévonien du Sahara oriental apparaissait autrefois comme un mégacycle
sédimentaire bien caractérisé. Le passage du silurien au Dévonien se fait au sein d’une
sédimentation argileuse continue. Plus tard, reprise de sédimentation sableuse fine (formation
des grés de Zeilmet) à laquelle succède une sédimentation argileuse parfois interrompue par
des dépôts calcaires
II. 2. 2. 1. 1. 5. Permo-Carbonifère :
Le Carbonifère correspond au cycle sédimentaire paléozoïque final. On peut l'observer
dans les domaines occidentaux et orientaux, séparés par le môle d'Amguid-El Biod-
Messaoud d'où les dépôts sont absents. Les faciès varient, de marin profond jusqu'à
continental. De même, les épaisseurs varient de 900m à l'est pour atteindre 2800m à l'ouest.
II. 2. 2. 1. 2. Le Secondaire :
II. 2. 2. 1. 2. 1. L’Albien :
A la base de l’albien, les grès fins rouges avec des intercalations argileuses, Suivi des
couches d’une épaisseur de 50 à 60 m. La partie inférieure est entièrement continentale alors
que la partie supérieure comprend des argiles, des marnes, des anhydrites, des calcaires et des
dolomies. Au sommet, l’Albien, avec une puissance de 400 m, et qui renferme principalement
des grès rouges avec des intercalations argileuses L’ensemble a une épaisseur de l’ordre de
500 m. On y trouve peu de fossiles : des débris de bois, des mollusques.
II. 2. 2. 1. 2. 2. Le Vraconien :
Le Vraconien est représenté par des dépôts de 70 m à 100 m de calcaire dans le nord
du grand erg oriental. Il est représenté par des dolomies microcristallines et de calcaires
dolomitiques à intercalation d'argiles pélitiques et de marnes dolomitiques de couleur brune
ou rouge. Ce Vraconien carbonaté n'est qu’un terme de passage entre l'Albien gréseux
23
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
(sommet du Continental Intercalaire), et le Cénomanien argilo-carbonaté (base de Complexe
Terminal).
II. 2. 2. 1. 2. 3. Le Cénomanien :
Busson et Cornée (1991) remarquent que du gypse, de l’anydrite et des argiles de
Cénomanien se déposent dans le Sahara juste avant la transgression marine cénomanien.
L’argile vert de Cénomanien est riche en bancs de gypse (évaporites) et son épaisseur semble
varier d'environ 100 à 200m d'épaisseur, La facies caractéristiques ce sont des argiles et gypse
de faciès laguno-marin qui marquent le début de la grande transgression néo-crétacée après la
phase d'émersion du « Continental intercalaire ». Ces dépôts, parfaitement imperméables,
constituent le « toit » de la nappe aquifère en charge contenue dans les grès sous-jacents.
L’épaisseur est de 300 à 500 m.
Au cénomanien supérieur, la mer s’avance sur une pénéplaine en parle de la
transgression Cénomanien. A cet âge en remarque des facies de calcaire à ammonites.
II. 2. 2. 1. 2. 4. Le Turonien :
Le Turonien du Sahara septentrional est constitué des calcaires crayeux en gros bancs
à silex, ces formations affleurant sont formés par les plateaux, les cuestas de Tademaït, du
Tinrhert et du Dahar. Ils sont d’épaisseur de 120 m environ.
II. 2. 2. 1. 2. 5. Le Sénonien :
Le Sénonien est constitué de deux formations lithologiques superposées :
Le sénonien inférieur (lagunaire)
le Sénonien supérieur carbonaté
Le Sénonien lagunaire :
Le sénonien lagunaire est marqué par des formations argileuses et salifères à anhydrite
et de sel gemme. Quelques lits de lignite mais aussi de marnes dolomitiques, de dolomies ou
de calcaire oolitique y sont inter stratifiés. Ces derniers ont livré des poissons, des ostracodes,
des foraminifères, des algues calcaires et des polypiers. Ces facies indiquent tantôt un golfe à
demi fermé et des lagunes où se déposent des évaporites, tantôt un milieu continental de lacs
d’eau douce ou de marais à lignites. Le Sénonien lagunaire a une épaisseur qui varie de 0 à
500 mètres
24
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Le Sénonien carbonaté (Maestrichtien) :
Le Sénonien carbonaté est essentiellement constitué de calcaire crayeux fossilifère et
argileux, dolomies beiges vacuolaires, dolomies calcaires à débris, marnes dolomitiques et
marnes grises. L’épaisseur du Sénonien carbonaté dans la région de Ouargla est de 90 mètres
environ. La transition Sénonien lagunaire-Sénonien carbonaté est floue. On peut prendre
comme limite supérieure du Sénonien lagunaire : soit le toit du dernier banc d’anhydrite
lorsque le changement est franc, soit le niveau où le pourcentage des carbonates devient
supérieure à celui des évaporites, lorsque le changement de faciès est progressif.
II. 2. 2. 1. 3. Le Tertiaire :
II. 2. 2. 1. 3. 1. L’Eocène :
Dans l’Eocène, on distingue deux formations lithologiques, comme dans le Sénonien :
l’Eocène inférieure carbonaté à la base
l’Eocène moyen évaporitique au sommet
II. 2. 2. 1. 3. 2. L’Eocène carbonaté (Yprésien) :
En Bordure du Grand Erg Oriental, l’Éocène est représenté dans la majeure partie du
Bas-Sahara et jusque sur la bordure Sahara septentrionale par des calcaires, des dolomies et
des marno-calcaires à Nummulites et Operculines. Ces formations sont surmontés par des
grés, marnes et calcaire à Globorotalia (Busson, 1964).Dans la région des Ziban ce sont ces
calcaires qui, associés aux calcaires massifs du Sénonien terminal de la bordure atlasique,
renferment la nappe aquifère alimentant les oasis du groupe de Tolga. Son épaisseur est de
140 mètres environ.
II. 2. 2. 1. 3. 3. L’Eocène moyen évaporitique (Lutétien) :
Les formations de L’Eocène moyen sont des séries lagunaires, à anhydrite, argiles et
rares calcaires. A cette formation est associée une microfaune, d’âge éocène (moyen),
constituée de nummulites, de milioles et de globigérines. A l’Eocène moyen annonçant
l'émersion définitive de tout le Sahara septentrional algérien. Généralement, l’épaisseur de ces
formations est faible
II. 2. 2. 1. 3. 4. Le Mio-Pliocène :
Le formations de Moi-Pliocène sont continentales de remblaiement constituées par
une alternance d'argiles, d'argiles sableuses et de sables plus ou moins consolidés en grès dont
la puissance est de l'ordre de 150 à 200 m. Des calcaires sont présents à la base dans la région
de El Hadjira. Le Mio-Pliocène est donc caractérisé par une forte hétérogénéité, aussi bien
25
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
dans la direction verticale que dans les directions horizontales. Bel et Dermagne (1966) ont
tenté de différencier à l’échelle du bassin oriental du Sahara Algérien,
II .2. 2. 1. 4. Le Quaternaire :
La série tertiaire se termine par des formations argilo-sableuses rouges, avec dépôts
évaporitiques, puis par quelques bancs calcaires assez épais. Une croûte de grès
conglomératiques à ciment siliceux en forme la surface. Cette période, d’abord nettement sub-
aride atténuée, correspond vraisemblablement au Plio-Villafranchien (Aumassip. 2005).
Mais ces dernières formations n’apparaissent pas dans la vallée. Que ce soit par
érosion fluviale (la subsidence récente des chotts Melghir et Merouane provoquant
l’encaissement progressif de l’Oued Mya dans le plateau des Ganntra), ou par déflation
éolienne, les couches supérieures de la série tertiaire ont disparu du fossé et le remblaiement
quaternaire, constitué de sables alluviaux ou éoliens, fins à moyen, et sables gypseux et
parfois argileux ou carbonaté, vient reposer en discordance et irrégulièrement dans la vallée
sur les séries moyennes du Continental Terminal. Les épaisseurs de ce dépôt détritique
augmentent considérablement du Sud au Nord du bassin de 10 mètres environ. (Voir Fig. 05).
Fig. 05 : Coupe géologique du Sahara (Sonatrach, 1972).
26
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II. 2. 2. 2. Evolution tectonique :
L’évolution tectonique de la région d’étude depuis le Cambrien comporte deux étapes
majeures:
1- La sédimentation du Paléozoïque, pratiquement restreinte au Paléozoïque inférieur et
sa structuration pré-hercynienne,
2- La création d’un bassin au Trias et son évolution au cours du Mésozoïque et du
Tertiaire.
Ces deux étapes principales de l’histoire régionale conduisent à considérer deux
mégacycles sédimentaires, paléozoïque et mésozoïque, classiquement séparés par la
discordance hercynienne, avec la pérennité pendant tout le Paléozoïque des zones hautes
structurant la région.
Le bassin oriental se présente également comme un vaste synclinal. Cette structure est
orientée est-ouest ; elle sépare la fosse des chotts, au nord, du reste du bassin.
Les bassins du Sahara septentrional est relativement stable. La plate-forme saharienne
était le siège des mouvements épi-orogéniques au cours du Secondaire et du Tertiaire, parfois
émergée, sur laquelle se déposaient un matériel continental, et d’autres fois immergée
favorisant le dépôt de plate-forme néritique. Cependant, des mouvements orogéniques
affectaient les sillons atlasiques et telliens formant de véritables chaînes de montagnes.
Un effondrement de la partie centrale du bassin suivant un axe N-S ou NE-SW qui
longe sensiblement les vallées de l'Oued Mya et de l’Oued Righ a marqué le Cénomanien, et
des phases orogéniques alpines d’âge Eocène moyen et supérieur responsables de la fermeture
du sillon atlasique, ont donné naissance à la chaîne intra-cratonique de l’Atlas saharien. Les
répercussions de ces mouvements est marquées par un exhaussement général permettent
d'expliquer l'absence de l'Oligocène dans tout le Sahara, ceci est suivi par un mouvement de
descente dès le Miocène et dure encore actuellement.
Des ondulations subméridiennes à grandes amplitudes de 50 à 100 m de large (la
dorsale du M’zab), dont le prolongement des grandes failles méridiennes du Hoggar et leur
rejet seront responsables (Fabre, 1976).
La tectonique actuelle, bien que perceptible ne joue qu’un rôle mineur dans la nature
des dépôts contrairement à ce que l’on observe dans des régions atlasiques et en particulier
sur les rives de la Méditerranée. Par contre elle parait responsable de la création de certaines
dépressions, lacs et leur mode d’alimentation. La surrection du massif central saharien au
27
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Plio-Quaternaire serait d’environ 500 m pour 5Ma et 4 m seulement depuis l’arrivée des
atériens au pléistocène supérieur.
Fig. 06 : Carte tectonique représente Sahara septentrional (J. Fabre ,1970)
28
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II. 2. 3. Reconstitution paléogéographique :
Pendant toute la première moitié de l'ère secondaire ; la sédimentation sur la
plateforme saharienne a été de type continentale. Du trias à l'albien se sont en effet déposé des
argiles et des sables d'origine éolienne ou fluviatile et des évaporites. On note cependant
quelques rares intrusions marines en particulier au jurassique et à l'Albien. Ces dépôts
constituent le continental intercalaire et contiennent la plus importante ressource aquifère du
Sahara.
Au-dessus des grés continentaux Albien, viennent en transgression, les calcaires
marins du cénomanien. Ces calcaires alternent avec des argiles et des évaporites. Cette
alternance est l'indice d'un régime marin peu profond où les régressions sont responsables du
dépôt d'évaporites et d'argiles gypsifères. La transgression Cénomanienne est très
vraisemblablement, venue du Nord-Est comme le montre l'épaississement de la série et
l'augmentation du pourcentage des carbonates dans cette direction. Au Turonien, le régime
marin s'est stabilisé permettant le dépôt d’une barre calcaire homogène atteignant, par endroit
plus de 100m d'épaisseur. La transgression marine Turonien est venue comme la précédente,
Nord-Est. Du Sud au Nord, le Turonien passe d'un faciès légèrement lagunaire (marnes vertes
à anhydrites du Tademaït et Tinhert) à un faciès marin franc. Cette variation de faciès
s'accompagne d'un épaississement des sédiments. La stabilisation du régime marin durant le
Turonien n'est que passagère. En effet, dès le début du Sénonien, dans tout le Sahara oriental,
se dépose en alternance, de l'Anhydrite, des sels, des argiles, des dolomies et aussi quelques
bancs calcaires.
En particulier, le dépôt en certains points, de plus de cent mètres de sel, témoigne du
régime lagunaire qui s'est établi au Sahara oriental durant tout le Sénonien inférieur. Il est
important de noter que le sénonien lagunaire n'existe que dans le bassin du Sahara oriental.
On ne le connaît pas à l'Ouest de Laghouat.
Le régime marin franc se rétablit, une nouvelle fois au Sénonien supérieur et dépose la
deuxième falaise calcaire. Cette transgression Sénonienne semble moins importante que la
transgression Turonienne.
En effet ; d'une part, on trouve toujours dans les calcaires Sénoniens des petites
intercalations d'évaporites, ce qui n'existe pas au Turonien. D’autre part, il est possible aussi
que les dépôts du Sénonien supérieur aient été décapés par l'érosion avant la sédimentation du
Mio-Pliocène.
29
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Au début du Tertiaire, pendant l'Eocène inférieur, la mer continue à recouvrir le
Sahara oriental. Les calcaires à Nummulites semblent toujours concordants sur le Sénonien. Il
est d'ailleurs très difficile de les distinguer les uns des autres.
Durant l'Eocène moyen et supérieur, les sédiments marins de L'Eocène inférieur sont
peu à peu remplacés par des dépôts lagunaires où alternent les argiles, les évaporites et les
calcaires .Ce dernier golf marin du Saharien est très réduit en surface. Il ne recouvre plus que
le bas Sahara au Nord de Ouargla.
Ce sont les derniers dépôts de la mer Saharienne dont la disparition définitive se place
vers la fin de l'Eocène, le Sahara se présente donc comme une grande plateforme émergée.
Pendant tout l'Oligocène, l'érosion va pouvoir agir.
Au Mio-pliocène, après des modifications des structures apportées par les contres-
coups de la tectonique Alpine, des sédiments argileux et sableux continentaux se déposent sur
l'ensemble du Sahara, à l'exception vraisemblablement du M'Zab, sans doute émergés à cette
époque. Les dépôts du Mio-pliocène sont particulièrement épais (2000m) dans la fosse Sud-
Atlasique..
II. 2. 4. Géomorphologie et unités géomorphologiques:
La morphologie générale de la zone d’El Hadjira est subdivisée en quatre unités
géomorphologique :
hamada
Les glacis
Les sebkhas
Les dunes
II. 2. 4. 1. La hamada :
Mio-Plio-Quaternaire (plateau où affleurent de grandes dalles rocheuses) : C'est une
formation continentale détritique qui forme un plateau dont l'altitude moyenne est de 200 m.
Ce plateau s'abaisse légèrement où il est très fortement érodé et ne laissant que quelques
buttes témoins appelées « goure ».
II. 2. 4. 2. Les glacis :
Sur les versants, les glacis s'étagent du plus ancien au plus récent, sur quatre niveaux
de 200 à 140 m d'altitude. De 180 à 160 m les glacis situés se caractérisent par des
30
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
affleurements du substrat gréseux du Mio-Pliocène. L'Est de la cuvette est un vaste glacis
alluvial à sable grossier situé à 150 m d'altitude.
II. 2. 4. 3. Les sebkhas :
Elles regroupent des marécages salés et les zones d’épandage (zones inondables), le
plus souvent asséchés, occupant le fond d'une dépression. Le chott (ou sebkha) constitue le
point le plus bas. Il est constitué de sable siliceux et/ou gypseux à croûte gypseuse de surface
et de sub surface. Le bas fond se caractérise par une nappe phréatique permanente très peu
profonde de 1 à 5 m parfois jaillisse en surface se forme des petites marécages.
II. 2. 4. 4. Les dunes :
Elles s’étendent sur toute la surface de la zone sous forme de voiles sableux ou de
petits amas de sables pièges dans de petites touffes de végétation, mais particulièrement dans
le secteur nord-ouest aux environs. Les principaux facteurs d’érosion qui ont marqué (et qui
marquent encore, même a un degré moindre), l’évolution de la région sont le ruissellement,
sous ses deux formes (concentre et diffus) d’une part, et l’action du vent qui prend le relais
notamment à l’ère actuelle. Ces deux processus, conjugues, sont responsables de l’ablation, le
transport et l’accumulation des matériaux détritiques arraches a la roche mère. Ces deux
facteurs d’érosion sont davantage favorises par la nature lithologique du substrat contenant
des matériaux éolisables (généralement des grés), le climat (la rareté des précipitations et leur
mauvaise répartition), ou encore par l’absence d’une couverture végétale protectrice.
II. 2. 5. Conclusion :
L’étude géologique de la zone d’étude nous a permis de dégager les constatations
suivantes :
La zone de l’étude fait partie de plateforme saharienne et se localise dans la
partie orientale du Sahara Algérienne. Elle est constituée de cinq grands
ensembles d’affleurement exogène qui sont : les dunes de sable, quaternaire
indifférencié, Mio-Pliocéne, Plio-Quaternaire et Sénonien et Eocène
Avec des unités complètes de Mésozoïque et de Cénozoïque (tertiaire et
quaternaire) sont endogènes. On ne peut pas déceler qu’à l’aide des forages à
objectifs pétrolières ou bien hydriques des lacunes ou cours de paléozoïques
sont marqués.
Les activités tectoniques ont produit des dépressions et des chotts de direction
NE-SW.
31
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II. 3. Cadre géologique locale :
II. 3. 1. Cadre géologie HASSI EL HEDJAR :
II. 3. 1. 1. Stratigraphie :
La structure géologique de la région de HASSI EL HEDJAR est formé par un
ensemble de roche d’âge allant du Crétacé au Eocène inferieur au Miopliocène recouverte très
souvent par des dunes de sable éolien de bas en haut on a :
Crétacé : essentiellement carbonaté et marneux affleurement (Oued. Mya), et
sel anhydrites (forage), d’après Ait Salem H (1990).
Eocène inferieur : à marnes noires a verdâtre d’épaisseurs allant de 50 à 300
m, surmontés par des marno-calcaire à silex d’environ 100 m d’épaisseurs
Miopliocène : les dépôts sont transgressifs sur l’Eocène, Oligocène d’une
puissance de 200m (selon le service de l’hydraulique). Ce sont surtout des
sables quartzeux, argile jaunes et calcaire lacustres blancs à rognons et amas de
silex (dite formation de Hamada).
Fig. 07 : Carte géologique représentant région l’étude au 1/5 000 000
32
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II. 3. 1. 2. CADRE GEOLOGIQUE DU SITE :
La minute géologique a été réalisé à l’aide du GPS en suivant les contours de
tous les affleurements de la matière a exploité.
Fig. 08 : Echantillons de roche affleurant en surface
33
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Fig. 09 :Cartes d’implantation des sondages carottant au niveau de la région HASSI EL
HEDJAR.
Fig. 10 : Carte géologique détaillée de la région de HASSI LE HEJAR.
34
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Fig. 11 : Coupe géologique Nord-Sud (A-B) détaillée de la région de HASSI LE HEJAR.
II. 3. 1. 3. Description de facies :
Le territoire de la wilaya d’Ouargla fait partie de la plateforme saharienne stable de
l’Algérie au mésozoïque.
Les travaux de forages (SONATRACH) ont mis en évidence des bassins salifères. Il s’agit en
effet d’une tectonique étagée qui se traduit par un plissement modéré des roches du trias à
l’Eocène et une pile sub-tabulaire de roches principalement meubles de l’Oligocène au
quaternaire.
Les failles rencontrer sur terrain sont de direction NE-SW, le sondage N° 7 se trouve
sur une faille d’où la mylonitisation des roches est observé.
35
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Fig. 12 : Faille de direction NE-SW au niveau de la région de HASSI EL HEDJAR.
36
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II. 3. 1. 4. SONDAGES CAROTTES :
Afin de d’explorer (LTPS) le sous-sol et déterminer les épaisseurs de différentes
couches et d’estimer les réserves exploitables, après (LTPS) exécuté 25 sondages de 8.0 m de
profondeur implantés d’une manière à couvrir l’ensemble de l’assiette (un sondage pour une
surface de 250 m2) et un sondage supplémentaire mené à 2.0 m de profondeur. Les
coordonnées GPS sont :
La description pétrographique et la suivante :
Sondage SN 1:
0.00- 6.50m : Sable rouge et noire avec des passages gréseux .
6.5 -8.00m : Conglomérat avec des rognons de silex .
Fig .13 : Conglomérat avec silex au sondage N° 1
Sondage SN 2:
0.00- 2.50m : gypse de couleur jaunâtre ;
2.5 -8.00m : calcaire lumachellique .
37
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Fig. 14 : formation gypseuse au sondage N° 2
Sondage SN 3:
0.00- 5.00m : Sable rougeâtre avec des passages gréseux .
5.00 -8.00m : calcaire lumachellique.
Sondage SN 4,5,9,10,11,12,13,14,15,TC2,TC3 et TC 7:
0.00- 8.00m : Sable rougeâtre avec des passages gréseux .
F
i
Fig. 15 : Sable rouge et grés du sondage N° 9
38
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Sondage SN 6,17,TC1,TC4 et TC6:
0.00 -8.00m : calcaire lumachellique;
Fig. 16 : La caisse à carottes du sondage N° 6 et TC 1
Sondage SN 7:
0.00- 1.00m : intercalation de calcaire et grés .
1.00 -6.50m : Roche gréseuse a ciment carbonaté (melonite).
6.50 -8.00 : calcaire lumachellique.
NB : le sondage N° 7 se trouve sur faille d’où la roche mylonitisé
Fig. 17 : La caisse à carottes du sondage N°7
Sondage SN 8:
0.00- 3.80m : Sable rougeâtre avec des passages gréseux .
3.80 -8.00 : calcaire lumachellique.
39
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Fig. 18 : La caisse à carottes du sondage N° 8
Sondage SN 16:
0.00- 6.00m : Sable rougeâtre avec des passages gréseux et
gypseux.
6.00 -8.00 : calcaire lumachellique.
Sondage SN 18:
0.00- 2.00m : Sable rougeâtre avec des passages gréseux .
2.00 -8.00 : calcaire lumachellique.
Sondage n°TC5:
0.00- 5.50m : Sable rougeâtre avec des passages gréseux .
5.50 -8.00 : calcaire lumachellique.
Sondage n°TC8:
0.00- 4.50m : Sable rougeâtre avec des passages gréseux .
4.50 -5.50 : Grés .
5.50 -8.00: calcaire lumachellique.
40
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
Fig. 19 : Photo montrant les Calcaires lumachellique
détaillée de la région de HASSI LE HEJAR.
Vu les coupes des sondages réalisés on peut en conclure ce qui suit :
La roche carbonaté du crétacé supérieur (maestrichtien) forme pour le
terrain de la carrière le substratum, il est à la base avec des épaisseurs qui dépasse largement
les huit (08 m) mètres, dessus on rencontre un sable rouge gréseux du méo-pliocène qui vient
en transgression sur la roche carbonaté aidé par la couche du trias qui joue le rôle d’une
couche savon.
II. 3. 1. 5. CALCUL DES RESERVES :
II. 3. 1. 5. 1. Reserve Exploitable :
Les endroits où la roche affleure en surface indique que le taux de découverture et
nul cela veut dire qu’en peut passer directement à l’exploitation.
Les affleurements de la roche se localisent dans deux endroit distinct la plus grosse partie se
trouve au nord de l’exploitation sur une superficie de 223 344 m2 soit 423 m x 528 m sur une
épaisseur moyenne de 8 m, on aura un volume de 1 786 752 m3 et prenons une densité
moyenne de 2.60 t/m3 on aura à la fin 4 645 555,2 Tonnes.
Au sud-ouest un deuxième affleurement de petite envergure 182 m sur 314 m soit
une surface de 57 148 m2 sur 8 m d’épaisseurs cela fait un volume de 457 184 m3 ce qui
donne une quantité de 1 188 678,4 tonnes.
41
Chapitre II : CADRE GENERALE DE L’ETUDE
II. 3. 1. 5. 2. Reserve Géologique :
Les réserves géologique sont très importante elles dépassent largement les 20 millions
de tonnes mais vu l’amplitude de la couche sable gréseux (stérile) qui présente un taux de
découverture élevé qui oscille entre 1 et 2.
Le taux de découverture et égale à la quantité du stérile enlevé sur la quantité exploité.
Pour mettre en évidence les réserves géologique il faut approfondir l’étude par un resserrage
des mailles et de descendre plus en profondeur.
II. 3. 1. Géologie de HAOUD EL HAMRA :
II. 3. 2. 1. Stratigraphique :
La structure géologique de région de HAOUD EL HAMRA est formé par un ensemble de
roche d’âge allant de l’Oligocène ou Moi-pliocène recouverte très souvent par grés et calcaire
et sable.
- Oligocène :
- représenté par des argiles, conglomérat, grès-calcaire et sable a la base
- grès rouge et conglomérat au milieu
-grès grossier fossilifères au sommet
Moi-pliocène :
les dépôts sont transgressifs sur l’Eocène, Oligocène d’une puissance de 200m (selon le
service de l’hydraulique). Ce sont surtout des sables quartzeux, argile jaunes et calcaire
lacustres blancs à rognons et amas de silex (dite formation de Hamada).
II. 3. 2. 2. GRAVIER de HAOUD EL HAMRA
Le gravier utilisé provenant de la carrière de HAOUD EL-HAMRA est constitué de
calcaire compact.
42
Chapitre III :
ETUDE
GEOTECHNIQUE
1. ETUDE GEOTECHNIQUE DE HASSI EL HEDJAR
2. ETUDE EXPERIMENTALE DE HAOUD EL HAMRA
3. INTERPRETATION DES RESULTATS
4. DIFFERENT RESULTATS LES DEUX REGION
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
III. 1. Etude Géotechnique de HASSI EL HEDJAR :
L’étude géotechnique est réalisé sur 16 échantillons de roche affleurant en
surface par ramassage et 04 à partir des sondages carottés (SN6, SN7, TC5 et TC8).
Avant de passer aux expériences géotechniques, Les échantillons vont subir un pré
traitement. Ils vont être passé dans le concasseur puis en un tamisé pour l’obtention de la
fraction 10/14 afin de déterminer les caractéristiques mécaniques intrinsèques et
chimiques.
III. 1. 1. Essais de laboratoire ( LTPS ) :
III . 1. 1. 1. Essai Los Angeles:
III. 1. 1. 1. 1. But de l’essai :
L'essai consiste à mesurer la masse m
d'éléments inférieurs à 1,6 mm, produits par la
fragmentation du matériau testé (diamètres
compris entre 4 et 47 mm) et que l'on soumet
aux chocs de boulets normalisés, dans le
cylindre de la machine Los Angeles en 500
rotations.
III. 1. 1. 1. 2. Méthode d’essai :
- La prise de 5 Kg de granulats, soit M1 Fig. 20 : Matériel d’Essais Los Angeles
- Prendre le poids total des boules 4584 ± 25 g (11 boules)
- La pesé des boules l'un après l' autre jusqu'à l'obtention du poids nécessaire ,ce qui
nous conduisent à prendre 11 à 12 boules.
- Nettoyage de l'appareil .
- Mettre le gravier avec les boules.
- On met en marche l'appareil après réglage, on met 500 tours pendant 15minutes.
- Après 15 mn le gravier a subi deux modes : abrasion + chocs.
- Verser le contenu et faire passer par le tamis 1.6 mm pour enlever les particules fines
- Laver le matériau retenu sur le tamis de 1.6 mm .
- La pesé les deux refus des tamis ; soit M2
- Le calcul la résistance de l' abrasions M
43
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
III. 1. 1. 1. 3. Résultat d’essai :
La dureté de la roche mesurée par l’essai LOS ANGELES (LA) a révélé un coefficient
variant entre 15 et 25 %.
III. 1. 1. 2. Essai Micro Deval :
III. 1. 1. 2. 1. But de l’essai:
L’essai MICRO DEVAL permet de
mesurer les résistances combinées à la
fragmentation par chocs et à l’usure par
frottements réciproques des éléments d’un
granulat.
Il vise à caractériser les granulats
utilisés pour la constitution des assises de
chaussée, y compris les couches de
roulement. L'essai MICRO DEVAL
peut s’effectuer sur des matériaux secs
"MDS" ou sur des matériaux imbibés
d'eau "MDE".
III. 1. 1. 2. 2. Méthode d’essai : Fig. 21 : Matériel d’Essais Micro Deval
1- Prise d’essai de 500 g lavée et séchée .
2- Mise en place dans un tambour avec 5 kg de billes métallique calibrées.
3- Appliquer une rotation de 12000 tours au tambour à la vitesse de 100 tour/m.
4- Retirer alors la prise d’essai. Pour lavage au-dessus d’un tamis de 1.5 mm.
5- Peser le refus à ce tamis après séchage ( [Link]é en g )
III. 1. 1. 2. 3. Résultat d’essai :
Afin d’apprécier la résistance à l’usure de la roche, la fraction 10/14 ont été soumis à
l’essai Micro-DEVAL en présence d’eau (MDE). Les valeurs trouvées varient entre 09 et
27 %.
Ce qui reflète les bonnes caractéristiques de la roche que ce soit du point de vue dureté ou
résistance à l’usure.
44
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
III. 1. 1. 3. Masses volumiques apparentes et absolues :
III. 1. 1. 3. 1. But de l'essai :
Cet essai a pour but de permettre de connaître la masse d'une fraction granulaire .Ce
paramètre permet, en particulier, de déterminer la masse ou le volume des différentes classes
granulaires
III. 1. 1. 3. 2. Méthode de l’essai :
- Masse volumique absolue :
Cette méthode est très simple et très rapide. Elle utilise du matériel très courant de
laboratoire. Toutefois sa précision est faible.
1. Remplir une éprouvette graduée avec un volume V1 d'eau.
2. Peser un échantillon sec M de granulats (environ 300 g) et l'introduire dans l'éprouvette en
prenant soin d'éliminer toutes les bulles d'air.
3. Le liquide monte dans l'éprouvette. Lire le nouveau volume V 2.
La masse volumique est alors:
Pour opérer dans de bonnes conditions, utiliser une éprouvette graduée en verre de 500
3
cm de volume. La lecture des niveaux V1 et V2 doit se faire en bas du ménisque formé par
l'eau. En effet, celle-ci a tendance à remonter sur les bords de l'éprouvette sur une hauteur de
1 à 2 mm, ce qui fausse bien sûr la lecture des volumes si la lecture est effectuée en haut du
ménisque.
45
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
Fig . 22 : l'éprouvette de la Masse volumique absolue
- Masse volumique apparente :
• La masse volumique apparente est donnée par:
• L’essai est répété 5 fois pour un volume de 1 litre et la moyenne de ces essais donne la
valeur de la masse volumique apparente.
Fig. 23 : : l'éprouvette de la Masse volumique apparente
III. 1. 1. 3. 3. Résultat d’essai :
La densité apparente de la roche de couleur beige plus ou moins fissurée est de 1.35 à
1.39 t/m3 et une densité absolue est de 2.61 à 2.68 t/m3. Ces valeurs caractérisent une roche
calcaire dense.
III. 1. 1. 4. Coefficient d’absorpsion :
III. 1. 1. 4. 1. But de l’essai :
Cet essai permet de déterminer le coefficient d’absorption d’eau d’un matériau.
La masse M à préparer pour des granulats
46
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
III. 1. 1. 4. 2. Méthode de l’essai :
1. Faites sécher le gravier à l'étuve à 105 °C pendant 24 heures.
[Link]élevez un échantillon de gravier sec et pesez-le: M0.
[Link] l'échantillon dans l'eau et portez à ébullition.
[Link] l'ébullition pendant 2 heures (ou moins si la séance ne le permet pas)pour chasser
l'air des pores.
[Link] refroidir dans l'eau pour que celle-ci rentre dans les vides.
6. Retirez de l'eau l’échantillon et essuyez chaque grain.
7. Pesez à nouveau l'échantillon: M1.
III. 1. 1. 4. 3. Résultat d’essai :
L’ensemble des valeurs sont acceptables, elles varient entre 1.85 et 3.11 %.
III. 1. 1. 5. Analyse chimique :
Après (LTPS) ,les analyses chimiques sommaires effectuées pour les
échantillons ont révélé les proportions suivantes :
Une teneur en carbonates de 70 à 90 %.
Un taux d’insolubles de 2 à 24 %.
Le taux de sulfates varie de 0.8 à 1.12 %.
Un taux de Chlorures (CL¯) varie de 0.03 à 0.05 % .
La première remarque c’est que la roche est d’origine carbonatés renferment des insoluble
qui sont tous simplement du Grés (roche carbonaté gréseuse).
47
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
Tableau. 06 : Récapitulatif des essais des granulats HASSI EL HEDJAR
Densité Analyse Chimique
Los Coef
[Link] DRG Sulf
Angeles Absolue App abs Carb% Chlor% Inso%
%
Ech 01 18,64 27,17 2,61 1.40 15 2,53 81 1,12 0.009 11,34
Ech 02 21.19 20.78 2.59 1.37 15 1.87 86 0.71 0.010 9.75
Ech 03 21.35 27,4 2,68 1.5 14 3.11 90 0,32 0.013 7,72
Ech 04 25,03 27,53 2,62 1.42 12 1,96 70 0,60 0.006 24,96
Ech 05 19,29 23,00 2,63 1.43 15 - 74 0,56 0.007 11,95
Ech 06 15,43 8,86 2,67 1.49 16 1,36 89 0,18 0.011 2,61
Ech 07 19,94 14,57 2,63 1.43 15 2,94 - - - -
Ech 08 21,36 16,21 2,67 1.49 14 2,04 - - - -
Ech 09 23,52 19,95 2,62 1.42 13 2,45 - - - -
Ech 10 21,82 14,87 2,65 1.47 14 1,68 89 0,47 0.011 5,60
Ech 11 19,80 19,76 2,62 1.42 15 2,57 91 0,58 0.014 4,14
Ech 12 24,28 18,77 2,65 1.47 13 2,90 92 0,60 0.014 2,77
Ech 13 22,44 20,18 2,62 1.42 14 2,84 84 0,20 0.010 4,06
Ech 14 26,23 24,72 2,60 1.39 13 3,83 74 0,45 0.007 21,94
Ech 15 20,15 16,79 2,62 1.42 15 2,32 87 0,37 0.010 9,44
Ech 16 23,04 19,58 2,64 1.45 13 1,85 86 0,71 0.010 9,75
SN : 06 3,16 22,80 2,67 1.49 14 2,55 - - - -
SN : 07 38,60 47,30 2,63 1.43 < 05 2,28 74 0,62 0.007 2,8
TC : 01 23,66 22,88 2,58 1.36 14 3,17 - - - -
TC : 08 19,89 18,91 2,59 1.37 15 2,28 86 0,30 0.010 9,42
48
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
III. 1. 2. Impact sur le milieu naturel et l'activité humaine :
III. 1. 2. 1. Bruits – vibrations :
La carrière est située dans un environnement acoustique de type rural : 20 à 25 dB (A),
altéré par la circulation de la R N ; on n'a pas noté de sources particulières de vibrations.
Les résultats montrent qu'au centre d’une installation le niveau énergétique moyen est de 86
dB.
A partir de ces résultats, ont été dressées des courbes iso phones prévisionnelles en
tenant compte du site et de la direction des vents dominants et des vents forts (d'où tolérance
de 2 dB (A) sur chaque iso phone). Il apparaît ainsi que la zone habitée la plus proche se situe
à 80 Km environ de l'installation donc aucun effet.
III. 1. 2. 2. Nuisances dues aux transports des matériaux :
Le transport des matériaux occasionne des nuisances dues au bruit, à la poussière, aux
dégradations des chaussées et aux risques de gênes de la circulation.
Cette source de nuisances mobiles se situant hors du périmètre d'exploitation est
ressentie, par les riverains, comme une gêne spécifique liée au trajet emprunté, à la densité de
la circulation et aux manœuvres et arrêts des véhicules ainsi qu'aux horaires de transports.
III. 1. 2. 3. Poussières :
Les émissions de poussières qui, comme nous l'avons indiqué, peuvent avoir des
conséquences désagréables, seront tempérées par les dispositions suivantes :
— capotage des installations de criblage secondaire et concassage tertiaire.
— mise en place d'un appareil de dépoussiérage sur l'engin de extraction.
— pulvérisation d'eau mélangée à un agent mouillant à la sortie des concasseurs.
— arrosage des pistes par temps sec ; de plus, à la sortie de l’exploitation, le chemin reliant le
site à la route nationale N°51 sera revêtu afin de supprimer les émissions de poussières dues
au passage des véhicules.
III. 1. 3. DURETE RELATIVE GLOBALE (DRG) :
Il existe une relation entre les valeurs de l’essai Deval et l’essai Los Angeles. Cette
relation traduit la dureté relative globale d’une roche.
Dans le cas du ballast, la valeur de la dureté relative est la plus faible des deux valeurs
obtenues successivement à partir des couples de coefficients :(DS – LA) puis (DH -LA).
Dans le cas des graviers, la valeur de la dureté relative est obtenue à partir du seul
couple de coefficient (MDE, LA).
49
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
Les pierres doivent présenter une DURETE GLOBALE au moins égale à 12.
Fig. 24 : Abaque de DRG
50
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
III. 2. Etude expérimentale de Haoud El Hamra :
Le gravier utilisé provenant de la carrière de HAOUD EL-HAMRA est constitué de
calcaire compact. Dans notre étude (3) classes de gravier ont été utilisées : Gravier G1 (8/15)
& Gravier G2 (15/25) & Gravier G3 (2/16) .
L’étude géotechnique est réalisé sur Echantillons : coordonnée 31°53'27.68" N
6° 0'5.16" E
Tableau. 07 : Récapitulatif des essais au( LTPS ) des granulats HAOUD EL HAMRA
Recommendations
Essais Résultats / Classe
(générales)
Ouverture tamis on GC GC
GC 15/25
mm 8/15 2/16
Analyse Inf. à 25 - 98 -
Granulometrique Inf. à 20 - 65 -
(voir courbes et Inf. à 16 98 23 -
Fuseaux Inf. à 12.5 65 06 97
correspondants Inf. à 10 31 01 72
En annexe ) Inf. à 8 06 - 44
Inf. à 6.3 01 - 26 Inférieur de fuseaux
Inf. à 5 00 - 13
Inf. à 4 - - 06
Inf. à 3.15 - - -
Inf. à 2.5 - - -
Inf. à 2 - - -
Inf. à 1 - - -
Inf. à 0.08 - - -
Béton : Inférieur à 40
Essai Los Angles LA Classe 10-14 28.00 27.39 27.39
Route : Inférieur à 26
Essai Micro
MDE Classe 10-14 50.28 40.71 36.27 Route : Inférieur à 20
Deval
COEFFICIENT Selon destination (<2 ou
P% 03.07 0.50 0.99
D’ABSORPSION <1)
Essai de Forme
A 10.19 14.02 17.49 Inférieur à 20
(Aplatissement)
Masses Absolue (g/cc) 02.61 02.59 02.61 -
Volumiques Apparente (g/cc) 01.40 01.37 01.26 -
% Insolubles 28.08 25.48 25.05 -
Inférieur à 0.4 pour
Analyse % Sulfate (SO3¯) 0.56 0.88 0.51
Béton
Chimique % Carbonates 68.00 69.00 70.00 -
% Chlorures (CL¯) 0.003 0.005 0.005 -
51
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
III. 3. Interprétation des résultats :
III. 3. 1. Résultats de HASSI EL HEDJAR :
En tenant compte des normes sur les granulats adoptées par l’Algérie (09%>Deval > 27%)
et (15 %>Los Angeles > 25%), les résultats des essais géotechniques que nous avons obtenus
(tableau.7.) ont donné des valeurs qu’on peut qualifier de moyennes à médiocres étant donné
que toutes ces valeurs sont légèrement inférieures et parfois supérieures aux limites
supérieures acceptables fixées par les normes.
D’autre part , il présente une résistance à la fragmentation (Essai Los Angles) un peu
supérieure à celle recommandée pour granulat routier.
Aussi la résistance à l’usure sous l’eau (Essai MDE) est moyenne .
La forme du gravier est acceptable, , mais, son indice de Coef, d’absorpsion est élevé,
indiquant que le gravier est pollué en fines de poussière.
D’autre part, la fraction sulfate est quelque peu supérieure à la limite généralement fixée
pour les granulats destinés pour les béton.
La densité apparente de la roche de couleur beige plus ou moins fissurée est de 1.35 à
1.39t/m3 et une densité absolue est de 2.61 à 2.68 t/m 3. Ces valeurs caractérisent une roche
calcaire dense.
III. 3. 2. Résultats de HAOUD EL HAMRA :
- Gravier Classe 8/15 :
Il présente une granulométrie pratiquement à l’intérieur du fuseau.
D’autre part , il présente une résistance à la fragmentation (Essai Los Angles) un peu
inférieure à celle recommandée pour granulat routier.
La forme et la propreté du gravier sont acceptables.
- Gravier Classe 15/25 :
Il présente une granulométrie pratiquement à l’intérieur du fuseau.
D’autre part , il présente une résistance à la fragmentation (Essai Los Angles) un peu
inférieure à celle recommandée pour granulat routier . Aussi la résistance à l’usure sous l’eau
(Essai MDE) est trop faible .
La forme du gravier est acceptable, mais, son indice de Coef, d’absorpsion est élevé,
indiquant que le gravier est pollué en fines de poussière.
52
Chapitre III : ETUDE GEOTECHNIQUE
D’autre part, la fraction sulfate est quelque peu supérieure à la limite généralement fixée
pour les granulats destinés pour les béton.
- Gravier Classe 2/16 :
Il présente une bonne granulométrie en grande partie à l’extérieur du fuseau, il est propre,
de bonne forme (Aplatissement <20).
D’autre part , il présente une résistance à la fragmentation (Essai Los Angles) un peu
inférieure à celle recommandée pour granulat routier. Aussi la résistance à l’usure sous l’eau
(Essai MDE) est trop faible
III. 4. Comparaison des résultats les deux région :
Quant aux résultats des essais obtenus pour les deux autres carrières (HASSI EL HEDJAR
et HAOUD EL HAMRA), on note une différence entre les valeurs des essais Deval qui sont
relativement acceptables compte tenu des normes adoptées par l’Algérie et certains pays,
tandis que les essais Los Angeles ont donnés différent plus élevée des valeurs à la limite où
qui dépassent les normes exigées.
Cette différences entre les deux essais (Deval et Los Angeles) peut s’expliquer par la
présence de fissures dans les échantillons analysées, ce qui peut avoir une grande influence
sur les valeurs du coefficient Los Angeles qui est très sensible à la présence de fissures dans
un échantillon, étant donné que l’essai Los Angeles vérifie la sollicitation des éléments du
granulats pas chocs.
Afin de vérifier d’éventuelles relations entre les caractéristiques géotechniques entre eux
et avec la composition chimique (teneur en carbonate) des échantillons étudiés
La valeur faible du Deval sec de l’échantillon du HASSI EL HEDJAR selon HAOUD EL
HAMRA est probablement due à la valeur relativement fort de la teneur en carbonate
(92 %)et HASSI EL HEDJAR selon HAOUD EL HAMRA(70 %) .
53
CONCLUSION
GÉNÉRALE
CONCLUSION GÉNÉRALE
Les granulats est une importante source de matière première indispensable pour le
développement industriel et économiques et des infrastructures.
La plus grande quantités des granulats utilisés au niveau d’Ouargla proviennent des
carrières de la région de Batna. Le présents travail entre dans le cadre de la valorisation des
granulats qui dérivent soit des calcaires, soit des grés se trouvant dans la région de Ouargla.
L’étude géologique de la région nous a permis de dégager les constatations suivants :
la région de l’étude fait partie de plateforme saharienne
Elle est localisé dans la partie orientale du Sahara Algérienne.
Elle est constituée des plusieurs ensembles d’affleurement exogène (gypse ; calcaires ;
grés sable, argile)
La reconnaissance géotechnique de la futur carrière au lieu-dit HASSI EL HADJAR
par sondage carotté, échantillonnage par ramassage de roche avec essai et analyse au
laboratoire ont montré que le gîte est relativement homogène, constitué de roches calcaires
denses, dont les caractéristiques géotechniques intrinsèques sont bonnes permettant d’obtenir
des granulats de qualité pour les travaux routiers et de béton.
Les réserves estimées approximativement s’élève à près de 5 834 233.6 Tonnes en roche
compacte (avant concassage), toutefois, et afin d’avoir un bon produit lors de l’exploitation, il
est vivement recommandé de :
Mettre les moyens logistiques adéquats pour la bonne marche de la station de
concassage.
Le ramassage ne doit toucher que la roche saine.
Dégager les joints de remplissage et éviter d’exploiter des roches altérées notamment
la partie stérile.
Procéder à un double criblage :
Produire à titre d’exemple une classe de 25/60, avec élimination des < à 25 mm.
Puis concasser le reste 25/40 et produire les classes usuelles.
Ceci servira sans aucun doute à éliminer les éléments friables et améliorer les caractéristiques
intrinsèques et celles de fabrication.
54
Il est vivement conseiller de procéder aux contrôles et suivi rigoureux des granulats en
amont et en aval :
Au stade du gisement rocheux.
Au stade du matériel de concassage.
Prendre en considération la direction du vent dominant pour l’installation du
concasseur afin d’éviter l’auto pollution du produit et de l’environnement.
Les résultats des essais obtenus pour les deux carrières (HASSI EL HEDJAR et
HAOUD EL HAMRA), ont des caractéristiques mécaniques différentes, cette disparité
est observé au niveau des résultats des essais( micro-Deval et Los Angeles) qui peut être
interprété par la présence de fissures.
Les Caractéristiques chimiques d’essais montre que les agrégats HASSI EL HEDJAR
ont des teneurs relativement fort (carbonate 92 %) de ce fait ils sont supposés de qualité
meilleurs que celles de HAOUD EL HAMRA (70 %).
En conclusion et sur le plan qualité, les granulats dans HASSI EL HEDJAR (utilisés pour
béton et les routes) sont les plus meilleur que celle de HAOUD EL HAMRA utilise pour
seulement pour le béton.
55
Bibliographiques
Références Bibliographiques
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l'Homme, Ibis Press,.
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Rapport de HAOUD EL HAMRA : d’analyse sur granulats de classes 8/15, 15/25, 2/16.
Projet routes carrière HAOUD EL HAMRA
Listes des symboles
Symbole Définition
NBN EN 12620 Granulats pour béton
PTV 411 Codification des granulats
LTPS Laboratoire travaux publique de sud
LA Los-Angeles
MDE Micro-Deval en présence d’eau
MDS Micro-Deval en présence secs
NF P 18-545 Norme Française
FTP Fiche technique produits
SN Sondage
M Masse
Norme de définition Les granulats pour
XPP18-540
bétons
V Volume
Ps Masse volumique
DRG Dureté relative globale
d Dimension inférieure
D Dimension supérieure