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Rapport Jury CAPET 2017 Sciences Industrielles

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Jérémy HENAFF
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Concours de recrutement du second degré

Rapport de jury

Concours : Troisième CAPET

Section : sciences industrielles de l’ingénieur

Options : ingénierie des constructions


ingénierie électrique
ingénierie informatique
ingénierie mécanique

Session 2017

Rapport de jury présenté par :


Norbert PERROT
Président du jury

© www.devenirenseignant.gouv.fr

1
Sommaire

Avant-propos 4

Résultats statistiques 7

Épreuve d’admissibilité « Étude d'un système, d'un procédé ou d’une organisation »

Éléments de correction pour l’option ingénierie des constructions 11


Rapport du jury pour l’option ingénierie des constructions 27

Éléments de correction pour l’option ingénierie électrique 31


Rapport du jury pour l’option ingénierie électrique 40

Éléments de correction pour l’option ingénierie informatique 45


Rapport du jury pour option ingénierie informatique 55

Éléments de correction pour l’option ingénierie mécanique 58


Rapport du jury pour l’option ingénierie mécanique 67

Épreuve d’admission « Mise en situation professionnelle »

Exemple de sujet 71
Rapport du jury 85

Rapport sur la transmission des valeurs et principes de la République 92

2
e
Les réunions préparatoires à cette session 2017 du CAPET 3 voie de sciences industrielles de
l’ingénieur (concours externe et CAFEP) se sont déroulées au lycée Raspail à Paris. Les épreuves
d’admission se sont déroulées les 14 et 15 juin 2017 dans de très bonnes conditions au lycée Franklin
Roosevelt à Reims.
Les membres du jury adressent de vifs remerciements aux proviseurs de ces établissements et à
leurs directeurs délégués aux formations professionnelles et technologiques ainsi qu’à leurs
collaborateurs pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé.

3
Avant-propos

Pour la deuxième année consécutive, le CAPET de sciences industrielles de l’ingénieur a été ouvert
e
pour des candidats de la 3 voie. Ce concours s’appuie sur deux épreuves du concours externe.

Pour cette session 2017, l’épreuve d’admissibilité était très classique. Par conséquent, j’insisterai plus
dans cet avant-propos sur l’épreuve d’admission.

En effet, il est utile de rappeler que le CAPET a pour objectif de répondre à la demande de l’État
employeur qui souhaite recruter des professeurs. Les compétences pédagogiques ont été vérifiées
lors de cette session 2017, essentiellement lors de l’épreuve d’admission. Ainsi, il est indispensable
de s’y préparer dès l’inscription au concours, en assistant dans plusieurs lycées et collèges à des
séances en présence d’élèves et en échangeant avec des professeurs chevronnés qui maîtrisent la
didactique des sciences industrielles de l’ingénieur. Cette immersion en établissements scolaires
permet aussi d’observer les évolutions de la pédagogie, le travail, l’implication et la réactivité des
élèves et ainsi d’actualiser ses connaissances du système éducatif.

Les futurs candidats devront, au cours de leur préparation au concours, mener les réflexions
nécessaires à la mise en place d’une progression pédagogique par cycle, progression devant être
élaborée dans le cadre d’une évaluation par compétences. Ils doivent se concentrer sur les objectifs
des différentes séquences de collège et de lycée, et imaginer les stratégies pédagogiques et
didactiques à mettre en œuvre pour faire acquérir aux élèves les compétences visées par les
différents programmes. Le jury attend la description précise de la séquence inscrite dans une
progression pédagogique, de ses attendus, de l'organisation de la séance présentée par le candidat,
ainsi que la justification des choix faits pour chacun de ces points. Bien évidemment, dans un souci
d’efficacité, en plus des réflexions précédentes, les candidats doivent vraiment s'appuyer sur leur
expérience professionnelle pour intégrer à leur exposé la différenciation pédagogique, l’évaluation des
compétences et des connaissances associées, la remédiation et l’accompagnement personnalisé
dans les contenus pédagogiques présentés.

L’épreuve d’admission a pour objectif de valider les compétences scientifiques, technologiques,


expérimentales, pédagogiques et didactiques des candidats. La séquence pédagogique à présenter
est liée aux activités pratiques réalisées lors de la première phase de l’épreuve ; elle est relative aux
enseignements de technologie au collège ou aux enseignements technologiques du cycle terminal
« sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D) » ou bien aux sciences
de l’ingénieur de la voie scientifique du lycée (S-SI). Le niveau de cette séquence est imposé aux
candidats. Par conséquent, ces derniers devront se préparer à être confrontés à l’une des trois
situations d’enseignement précisées ci-dessus. Il est donc indispensable que les candidats se soient
approprié les programmes du collège et du lycée, et surtout se soient imprégné de la philosophie des
enseignements, en, je le rappelle, se déplaçant directement dans des établissements scolaires pour
échanger avec des enseignants sur leurs pratiques pédagogiques et pour prendre connaissance de la
réalité des plateaux techniques : organisation du laboratoire, quantités et types de supports
didactiques et de postes informatiques mis à la disposition des élèves.
Le jury a été surpris de constater que certains candidats n’avaient pas lu les programmes
correspondants aux exigences de l'épreuve, pourtant facilement accessibles par Internet. Cette
désinvolture a souvent entraîné des notes qui ne permettent pas d’être reçu à ce concours.

4
Le jury a été également surpris de constater que de nombreux candidats ne maîtrisaient pas les
différentes démarches : investigation, résolution de problème technique et démarche de projet.
Trop souvent, la démarche d’investigation se résume à une recherche sur documents. Ces démarches
suivent des schémas qui leur sont propres et prédéfinis, elles sont illustrées dans les documents
d’accompagnements disponibles sur Eduscol. Le jury encourage les candidats à se familiariser avec
ces démarches et ainsi les réexploiter avec efficience lors de la présentation de la séquence et des
séances.

L’épreuve d’admission est une épreuve longue qui nécessite également une bonne gestion du temps
afin que l’exposé ne porte pas que sur la partie TP qui a déjà été évaluée, mais essentiellement sur la
présentation de la séquence au niveau demandé.

Depuis la session 2017, que ce soit à l’agrégation ou au CAPET, à l’externe comme à l’interne, il
existe une option ingénierie informatique et surtout un programme d’informatique pour toutes les
options de ces concours. Les compétences liées à ce programme sont par conséquent également
évaluées. Le jury conseille aux futurs candidats de ne surtout pas faire l’impasse sur l’informatique qui
tient dorénavant une place non négligeable dans les programmes de technologie au collège, des
enseignements technologiques du cycle terminal « sciences et technologies de l’industrie et du
développement durable (STI2D) » et des sciences de l’ingénieur de la voie scientifique du lycée (S-
SI).

La réussite à cette épreuve ne s’improvise pas. Il faut s’y préparer dès l’inscription au concours.
Proposer une séquence pédagogique étayée à partir d’activités expérimentales nécessite une
préparation rigoureuse. Mettre à profit son expérience professionnelle en s’imposant une élaboration,
de ses propres séquences pédagogiques, qui respecte la démarche didactique exigée par le
concours, ne peut que favoriser de bons résultats.

Pour cette épreuve d’admission, l’accès à l’Internet est autorisé afin que les candidats soient dans les
conditions du métier qu’ils envisagent d’exercer. Mais, cela ne doit pas masquer la réflexion, la
cohérence, l’appréciation du niveau des élèves et la précision pédagogique dans les explications qui
sont des qualités précieuses pour un futur enseignant.

La description des épreuves des concours précise qu' « au cours de l'entretien qui suit l'exposé du
candidat, la perspective d'analyse de situation professionnelle définie par l'épreuve est élargie à la
capacité du candidat à prendre en compte les acquis et les besoins des élèves, à se représenter la
diversité des conditions d'exercice de son métier futur, à en connaître de façon réfléchie le contexte
dans ses différentes dimensions (classe, équipe éducative, établissement, institution scolaire, société)
et les valeurs qui le portent, dont celles de la République ». Le ministère de l’Éducation nationale a
demandé à tous les présidents des concours de recrutement « de veiller à ce que dans ce cadre, les
thématiques de la laïcité et de la citoyenneté trouvent toute leur place » afin « que l'École soit en
mesure, par la formation et le recrutement de nos futurs enseignants, de valider la mission première
que lui fixe la Nation, à savoir de transmettre et de faire partager aux élèves les valeurs et principes
de la République ainsi que l'ensemble des dispositions de la Charte de la laïcité, portant notamment
égale dignité de tous les êtres humains et liberté de conscience de chacun ».
Cette demande a été prise en compte pour l’épreuve d’admission. Le comportement des candidats face
aux questions du jury, sur ces sujets particulièrement sensibles, a donné globalement satisfaction. Des
informations sur les questions posées et quelques conseils aux futurs candidats sont donnés dans ce
rapport.

Dans toutes les épreuves, le jury attend des candidats une expression écrite et orale irréprochable.

5
Le CAPET est un concours exigeant qui impose de la part des candidats un comportement et une
présentation exemplaires. Le jury reste vigilant sur ce dernier aspect et invite les candidats à avoir une
tenue adaptée aux circonstances particulières d’un concours de recrutement de cadres de catégorie A
de la fonction publique.

Pour cette deuxième session, le jury est globalement satisfait des prestations des candidats. Il regrette
cependant que des candidats admissibles (environ 15 %) ne se soient pas présentés à la session
d’admission. Cela étant, il conseille aux futurs candidats de lire attentivement ce rapport, de
s‘imprégner de la didactique de la discipline et de la méthode pour élaborer une séquence
pédagogique et d’avoir étudié les programmes du collège, de STI2D et de sciences de l’ingénieur de
la série S.

Pour la prochaine session, l’épreuve d’admissibilité sera la même que la première épreuve écrite
d'admissibilité du concours externe du CAPET de sciences industrielles de l'ingénieur (voir arrêté du
30 mars 2017 publié au JORF du 2 mai 2017). Les compétences pédagogiques seront donc aussi
évaluées lors de l’épreuve d’admissibilité. J’engage les futurs candidats à se préparer à cette épreuve
dont des exemples sont reproduits dans le rapport 2017 du CAPET externe sciences industrielles de
l’ingénieur.

Pour conclure cet avant-propos, j’espère sincèrement que ce rapport sera très utile aux futurs
e
candidats du CAPET SII 3 voie.

Norbert PERROT
Président du jury

6
Résultats statistiques
Option ingénierie des constructions
CAPET

Nombre Présents à Présents à


Inscrits de l’épreuve Admissibles l’épreuve Admis
postes d’admissibilité d’admission
52 9 19 12 10 7

Moyenne obtenue par le premier candidat admissible 15,03

Moyenne obtenue par le dernier candidat admissible 6,04

Moyenne obtenue par le premier candidat admis 12,87

Moyenne obtenue par le dernier candidat admis 7,50

7
Option ingénierie électrique
CAPET

Nombre Présents à Présents à


Inscrits de l’épreuve Admissibles l’épreuve Admis
postes d’admissibilité d’admission
88 9 25 17 16 9

Moyenne obtenue par le premier candidat admissible 16,26

Moyenne obtenue par le dernier candidat admissible 6,09

Moyenne obtenue par le premier candidat admis 14,67

Moyenne obtenue par le dernier candidat admis 9,44

8
Option ingénierie informatique
CAPET

Nombre Présents à Présents à


Inscrits de l’épreuve Admissibles l’épreuve Admis
postes d’admissibilité d’admission
136 5 45 13 9 5

Moyenne obtenue par le premier candidat admissible 14,85

Moyenne obtenue par le dernier candidat admissible 11,63

Moyenne obtenue par le premier candidat admis 15,98

Moyenne obtenue par le dernier candidat admis 11,33

9
Option ingénierie mécanique
CAPET

Nombre Présents à Présents à


Inscrits de l’épreuve Admissibles l’épreuve Admis
postes d’admissibilité d’admission
96 17 33* 22 19 15
* : un candidat a rendu une copie relative à l'option ingénierie des constructions ; la note zéro lui a été
attribuée.

Moyenne obtenue par le premier candidat admissible 17,99

Moyenne obtenue par le dernier candidat admissible 6,03

Moyenne obtenue par le premier candidat admis 15,22

Moyenne obtenue par le dernier candidat admis 7,03

CAFEP

Nombre Présents à Présents à


Inscrits de l’épreuve Admissibles l’épreuve Admis
postes d’admissibilité d’admission
30 1 6 3 3 1

Moyenne obtenue par le premier candidat admissible 15,69

Moyenne obtenue par le dernier candidat admissible 8,69

Moyenne obtenue par le candidat admis 15,75

10
Éléments de correction de l’épreuve « Étude
d'un système, d'un procédé ou d'une
organisation » – option ingénierie des
constructions

Question 1
Le projet est situé en zone UD1 45mHT SMS2.

Article 2 : Zone SMS2 et Programme 57 logements   12 logements


⟹ 35 % de logements locatifs sociaux à produire soit :
4 339 m² x 0,35 = 1 518,65 m² minimum de logements locatifs sociaux
Article NON RESPECTÉ car seulement 25 % de logements locatifs sociaux (1039/4339)

Article 10 et règlement graphique : hauteur maximale HT = 45 mHT.


ÉLÉVATION OUEST

Quai : 137,62 m NGF (- 1,16 m) Dénivelée Tourette – Quai :


26,91+1,16 = 28,07 mHT
Hauteur Tourette 165,69 m NGF (+ 26,91 m)
Dénivelée Mât - Quai :
Hauteur mât de drapeau : 172,68 m NGF (+33,90 m) 33,90 +1,16 = 35,06 mHT

Article RESPECTÉ, la hauteur du bâtiment : 28,07 mHT< 35,06 mHT < 45,00 mHT

Question 2

Critère CCTP : TMS Efyos Knauf Thane Sol

Épaisseur isolant sous chape disponible en 56, 60 et 61 disponible en 57 et 61 mm


60 +/- 5 mm mm OK OK

Réduction des bruits de chocs : ∆Lw ≥ Sans objet plancher donnant sur l’extérieur
20 dB (isolant seul ∆Lw ≥ 18dB) (porte à faux)

Impossible à atteindre avec ces épaisseurs


Isolation thermique : R = 3,7 m²K/W -1
Risolant max (61mm) =2,80 m²KW
 = 0,022 W·m ·K
-1 -1
= 0,022 Wm K
-1 -1
Coefficient de conductivité thermique =
0,022 W·mK (de 40 à 160 mm) OK (de 40 à 160 mm) OK
Classement des couches isolantes : 21 à 120 mm : SC1a2Ch 24 à 101 mm : SC1a2Ch
SC1a2Ch OK OK
Mise en œuvre d’un isolant thermique Seulement disponible en 57
Existe en 56 mm : OK
de 56 mm d’épaisseur et 61 mm Acceptable
FDES : un panneau rigide FDES : un panneau rigide
Mousse de polyuréthane revêtue sur
en polyuréthane (PUR) en Polyuréthane (PUR)
ses 2 faces d’un parement multicouche
parementé, OK aucune info sur le parement

11
Question 3
L’unité fonctionnelle est la base d’une analyse de cycle de vie d’un produit.
Elle précise les caractéristiques du produit étudié :
 nature du produit ;
 quantité étudiée et épaisseur ;
 durée considérée pour l’étude et Durée de Vie Typique (DVT) du produit.

TMS Efyos Knauf Thane Sol Conclusion

1 m² d’isolant PU
Nature du produit 1 m² d’isolant PU Comparable
parementé
Les épaisseurs sont
Épaisseur
Épaisseur 56 mm Épaisseur 62 mm proches mais
différentes
Résistance -1 RD non précisé
RD = 2,60 m²KW Différentes
thermique (2,80 d’après Acermi)

DVT 50 ans 50 ans OK

Conclusion : les épaisseurs des deux produits sont différentes et donc leur RD aussi. Il y a un écart
de 10 % entre les deux épaisseurs : la comparaison reste acceptable.
Préconisation : application d’un coefficient de 56 / 62 = 0,903 sur le Knauf Thane Sol.

12
Knauf Thane Sol ep. Équivalente 56
TMS 56 mm mm
Comparaison
Valeur de l'indicateur Valeur de l'indicateur
N° Impact environnemental épaisseurs
pour toute la DVT pour toute la DVT
équivalentes
Consommation de ressources
1 énergétiques
Énergie primaire totale 220 MJ 206,3 MJ -6,23 %
Énergie renouvelable 11,9 MJ 21,1 MJ 77,61 %
Énergie non renouvelable 208 MJ 185,2 MJ -10,98 %
2 Épuisement des ressources (ADP) 0,0823 kg eq. Sb 0,00170 kg eq. Sb -97,94 %
3 Consommation d'eau totale 151 L 47,8 L -68,36 %
4 Déchets solides
Déchets valorisés (total) 0,219 kg 0,0411 kg -81,23 %
Déchets éliminés
Déchets dangereux 0,105 kg 1,11 kg 958,06 %
Déchets non dangereux 2,39 kg 4,74 kg 98,41 %
Déchets inertes 0,423 kg
Déchets radioactifs 2,42E-04 kg 2,75E-03 kg 1 038,36 %
5 Changement climatique 7,83 kg eq. CO2 7,12 kg eq. CO2 -9,10 %
6 Acidification atmosphérique 0,0407 kg eq. SO2 0,0292 kg eq. SO2 -28,32 %
3 3
7 Pollution de l'air 556 m 672 m 20,86 %
3 3
8 Pollution de l'eau 2,57 m 1,74 m -32,17 %
9 Destruction couche d'ozone 0,0 kg CFC eq.R11 0,0 kg CFC eq.R11
10 Formation d’ozone photochimique 0,0043 kg eq. éthylène 0,00337 kg eq. éthylène -21,65 %

Indicateurs les plus significatifs

N° Commentaires
À épaisseur équivalente le produit Knauf est plus performant, sa production consomme moins d’énergie primaire totale et d’énergie non renouvelable
1
Le produit knauf utilise deux fois plus d'énergie renouvelable, c'est mieux
La production de déchet est dix fois plus importante pour le produit knauf néanmoins il faut
4
regarder précisément ce qu'incluent les deux études (découpes, emballages…)
5 À épaisseur équivalente le produit Knauf est plus performant pour les émissions de CO2
6 À épaisseur équivalente le produit Knauf est moins polluant vis-à-vis de l'acidification de l’atmosphère.

13
Question 4
Épaisseur minimale de l’isolant :
R  3,70 m²KW
-1

2
3,5  10 5  10 2 e 14  10 2
R     0,17  0,04  3,70
1,75 1,75 0,022 1,75
Soit :
 0,225 
e   3,70  0,21    0,022
 1,75 
e  74 mm

La réserve pour le revêtement de sol sur le plan de CM est de 266 mm, l’épaisseur minimale de
l’ensemble sera de :
140 mm (prédalle) + 74 mm (isolant) + 50 mm (chape) + 35 mm (revêtement et ragréage) = 299 mm
minimum.
L’épaisseur d’isolant est donc incompatible avec la réserve prévue. Il faut prévoir une isolation
sous chape de 41 mm maximum (266 - 140-85 = 41 mm) et un complément d’isolation en sous-face
des prédalles entre les HEB300.

Question 5
U  0,17 Wm K
-2 -1
Exigence BE Thermique (pour RT2012) :
soit R  5,88 m²KW
-1

Rrevêtement  ragréage  Rchape  Risolant sous chape  Rprédalle  Risolant sous face  Rsi  Rse  5,88
3,5  10 2  5  10 2 40  103 14  10 2 e
    0,17  0,04  5,88
1,75 0,022 1,75 0,035
e
0,05  1,82  0,08   0,21  5,88
0,035
Soit :
e  5,88  2,16  0,035
e  3,73  0,035
e  0,130 m

-1
Choix isolant Rockfeu REI 120 de 130 mm avec R= 3,75 m²KW
Le calcul, pour être plus précis, aurait dû prendre en compte les ponts thermiques linéiques créés
par les profilés HEB300 et les ponts thermiques ponctuels des fixations.

Question 6
6.1 Flux de chaleur :   U  T  0,17  20   6)  4,42 W  m-2

14
Abscisse Épaisseur  R T
Matériaux
(Wm K )
-1 -1 -1
(m) (m) (m²KW ) (°C)
Rsi 0,17 20
Chape + revêtement 0 0,085 1,75 0,049 19,25

Polyuréthane 0,085 0,04 0,022 1,818 19,03

Béton 0,125 0,14 1,75 0,080 10,98


Isolant sous face LdR 0,265 0,13 0,035 3,714 10,63
Rse 0,04 -5,82
R 5,871 -6,00
Wm K
-2 -1
U= 0,170

Évolution de la température dans la paroi

20
Températures (°C)

10
Intérieur Plancher Extérieur

-10
-0,395 0 0,395 0,79
Abscisse (m)

6.2 Pressions saturantes


T°(°C) Ps (Pa)
20 2 339,0
19,25 2 233,6
19,03 2 203,5
10,98 1 311,3
10,63 1 281,6
-5,82 374,0
-6,00 368,0

6.3 Pressions réelles


Pse (-6°C) = 368 Pa Psi (20°C) = 2 339 Pa
Pe (HR=95 %) = 0,95 x 368 = 349,6 Pa Pe (HR=95 %) = 0,60 x 2339 = 1 403,4 Pa
Sd1 = 130 x 0,085 = 11,05 m, etc.
SGLOBAL   Sd = 11,05+2,40+18,20+0,13 = 31,78 m

15
Flux de vapeur :  NOTA: m  g 
 
 π air 

m
P
SGLOBAL

1403,4  349,6
31,78

 33,16 Pa.m-1 g  6,135  10 9 kg  m 2  s 1 

PV1  Pi  RD1  g  Pi  RD1  m   air   Pi   m   air  


SD1
 air
PV1  Pi  SD1  m  1403,4  11,05  33,16  1036,99 Pa
Et ainsi de suite pour les pressions de vapeur aux autres interfaces.

Coefficient de
Épaisseur Sd Pv
Matériaux résistance à la
(m) (m) (Pa)
diffusion de vapeur 
1 403,40
Chape+revêtement 0,085 130 11,05
1 036,99
Polyuréthane 0,04 60 2,40
957,41
Béton 0,14 130 18,20
353,91
Isolant sous face LdR 0,13 1 0,13
349,60
SGLOBAL = 31,78

La composition de la paroi permet d’éviter les risques de condensation dans la paroi. La pression de
vapeur réelle est toujours inférieure à la pression de vapeur saturante.

16
Néanmoins, même dans d’autres configurations hygrométriques, le risque sera limité, car l’isolant
sous chape est revêtu sur les deux faces. Donc la vapeur d’eau ne peut pas migrer.

Question 7
Aire d’absorption équivalente du couloir :
Ssol
A  Ssol  0,20  S plafond  0,10  Smur  0,02  S porte  0,08 
4
A  Ssol  0,20  S plafond  0,10  Smur  0,02  S porte  0,08  0,25  Ssol
Or Ssol = Splafond soit :
Ssol  0,20  Ssol  0,10  Smur  0,02  Sporte  0,08  0,25  Ssol
0,30  Ssol  Smur  0,02  Sporte  0,08  0,25  Ssol
Respecté, car 0,30 > 0,25 ! Inutile de faire le calcul…

Question 8
-1
Bruits aériens : bruits se déplaçant dans l’air (340 ms ).
La mesure de l’isolement acoustique d’un local s’effectue en mettant en place dans un local
d’émission une machine à bruit (bruit rose à l’émission) et en mesurant le niveau sonore dans le local
de réception à l’aide d’un sonomètre. L’étude s’effectue en général par bande d’octaves ou par un
tiers d’octave pour plus de précision.
Bruits de chocs ou bruits d’impacts : bruits se déplaçant dans les solides dus aux chocs sur un
plancher ou un mur.
La vérification du bon isolement d’un plancher vis-à-vis de ces bruits se fait à l’aide d’une machine à
choc, munie de 5 marteaux, posée sur le plancher du local d’émission. Le niveau sonore est mesuré
dans le local réception et ne doit pas dépasser un certain seuil.

Question 9
Intérêt d’étudier cette zone :
 plus le volume de réception V est petit, plus le calcul d’isolement est défavorable d’après
l’expression
 0,32.V 
DnT , A  [Rw  C ]  10.log  A
 S 
 de plus, l’objectif visé n’est pas la NRA2000, mais le niveau NF Habitat HQE qui est plus
contraignant lorsque le local de réception est un studio.

Vérifications
Bruits aériens

NF Habitat HQE
Lorsque le local de réception est une chambre ou une pièce principale d'un studio. DnT,A   58 dB

1. Détermination de l’indice d’affaiblissement de la prédalle béton par la loi de masse


-2
mS = 0,14 x 2400 = 336 kgm
(Rw+C) = (40 log 336) – 47
(Rw+C) = 54 dB
2. Prise en compte de la chape flottante
17  L w  20 dB et e  10 mm.
(R w + C) = (R w + C)support + 1 dB
(R w + C) = 54 + 1 =55 dB

17
3. Prise en compte du faux plafond avec laine minérale (Solution Placoplatre)

Rw+C = (68-3)-(56-2) = 65-54


Rw+C = 11 dB
(R w + C) = 55 dB +11 dB = 66 dB

4. Calcul prévisionnel simplifié de l’isolement acoustique entre deux locaux :


 0,32V 
DnT , A  (Rw  C )  10log  A
 S 
S = 3,76 + 18,56 = 22,32 m²
3
V = 22,32 x 2,50 = 55,800 m
 0,32  55,800 
DnT , A  66  10.log.   5 = 60 dB
 22,32 

DnT,A > 58 dB, l’isolement aux bruits aériens est satisfaisant pour respecter la NF Habitat HQE.

Bruits d’impacts

NF Habitat HQE
Lorsque le local de réception est une chambre ou une pièce principale d'un studio. L'nT,w  52 dB

Sans prendre le faux plafond :


L' nT,w  Ln,w  Lw  15  10.log.V   A  K
⟹ Exigence non respectée ( > 52 dB)
L' nT,w  75  18  15  10.log.55,800  5  0  59,5 dB
Avec prise en compte du faux plafond :
L'nT,w  Ln,w  Lw  15  10. log.V   A  K
⟹ Exigence respectée ( 52 dB)
L'nT,w  65  18  15  10. log .55,800  5  0  49,5 dB

Question 10

NF Habitat HQE
Lorsque le local de réception est une chambre ou une pièce principale d'un studio. DnT,A  45 dB

Indice d’affaiblissement minimal porte + cloison :


 0,32  V  Sr
DnT ,A  (Rw  C )  10  log    5  N  10
 S 
3
Volume : 55,800 DnT,A m
2
S = 4,13 m
N=0
Sr = 0

18
donc : (Rw+C) = - (10 log (0,32*V/S) -5 + N-Sr/10

(Rw+C) = 43,6 dB Soit > 44 dB

Question 11
11.1 Affaiblissement minimal de la menuiserie RW+Cporte = 38 dB dans le CCTP
S i
Rg  10  log i
Ri

 Si  10
i
10

4,13
44  10  log 38 R
 
2,03  10 10
 2,10  10 10

On inverse le logarithme décimal pour isoler R :


44
4,13
10 10  38 R
 
2,03  10 10  2,10  10 10
R
 4,13
2,03  10 3,8  2,10  10 10

10 4,4

R
1  4,13 
10 10
   2,10  10 3,8 
2,10  10 4,4

 1  4,13 3,8  
R  10  log   104,4  2,10  10    10  log 7,5  10
 
5
  PAS DE SOLUTION
 2,10
Le label ne peut être atteint en conservant cette menuiserie. On devra changer de menuiserie ou se
contenter du niveau NRA2000 (DnTA =40 dB). Le niveau sonore d’une paroi composite est toujours
plus proche de l’élément le plus faible (dans ce cas, la porte).

11.2
Affaiblissement minimal de la menuiserie RW+Cporte = 38 dB dans le CCTP.
Affaiblissement minimal de la cloison RW+Ccloison = 67 dB dans le CCTP.

S i
Rg  10  log i
Ri

S i
i  10 10

4,13
Rg  10  log 38 67
 41,1 dB
 
2,03  10 10
 2,10  10 10

 0,32  V  Sr
DnT ,A  (Rw  C )  10  log    5  N  10
 S 
0,32  55,800
DnTA  41,1  10  log  5  42,4 dB
4,13
Le niveau NRA2000 est bien vérifié (DnTA > 40 dB), mais le label NF Habitat HQE ne l’est pas.
Question 12

19
Graviers lâches

Graviers de compacité moyenne

Résistance de pointe :
Rb  Ab  qb
Avec :
qb  kp  ple*  2  1  2,6 Mpa
Ab  0,34  0,34  0,1156 m2

Rb  300,56 kN

Résistance de frottement latéral : Rs  qs  D  Ps


 RS  25  0,34  4  1,9  80  0,34  4  0,9
RS  162,52 kN
 Rc  Rb  Rs , donc Rc 463 kN

Question 13
RC/3pieux = 3  463 = 1 389 kN

Question 14
Le micropieu est un pieu foré de faible diamètre mis en place dans le sol par injection de coulis de
ciment et équipé le plus souvent d’une armature métallique perdue (barre, tube d’acier, profilé
métallique…).Le pieu est foré à l’air comprimé ou au moyen d'un fluide de forage (eau, coulis de
ciment, bentonite).
Procédé d'exécution
1. Mise en place du premier tube de
forage, pourvu du taillant, et démarrage
du forage sous fluide à travers le tube de
forage.
2. Couplage des tubes de forage et
poursuite du forage sous fluide de forage
jusqu'au niveau d'assise désiré.
3. La profondeur prescrite atteinte,
remplacement du fluide de forage par un
coulis de scellement (coulis de ciment).
Exécution de l’injection du mortier de
scellement sous pression.
4. Micropieu achevé.
Question 15

20
Logements
Charges permanentes
Plancher 650 4,5 2925
Poids propre 117
·m-1
g1 = 3 042 daNž
Charges d'exploitation
150 4,5 675
q1 = ·m-1
675 daNž

Balcons
Charges permanentes
Plancher 100 4,5 450
Poids propre 117
g2 = ·m-1
567 daNž
Charges d'exploitation
350 4,5 1575
q2 = ·m-1
1575 daNž

21
Question 16

Structure (S)

382,6
kN

̅)
Structure (𝑺

E  I  ΔF'  
structure
M(x)  MJ (x)  dx

4,7
 
4,19
  -2,61 4,19
-2,61 -2,10
0 -195,1 -195,1

 0,51 195,1 2  2,61  2,10


1 1
  4,19  195,1 2,61 
3 6
 711,20  122,03
 833,23

833,23  10 3
F'   0,0158 m
210000  25170  10 8

F'  1,58 cm

22
Question 17
L 261
fadm    1,30 cm  fcalculée  1,58 cm
200 200
En conclusion, la rigidité du profilé HEB 300 est insuffisante.

Question 18
4 4
Moment quadratique du HEM 280 plus élevé (39 550 cm contre 25 170 cm pour le HEB300) grâce
à:
 une plus grande hauteur ;
 des épaisseurs d’âmes et surtout d’ailes plus importantes.

Question 19

F3ELU = 519,4 kN

p1ELU = 51,2 kNm-1


-1
p2ELU =31,3 kNm

YE YF

4,19 m 0,51 2,10 m

51,2  4,7  2,35  31,3  2,10  5,75  519,4  4,7


YF 
4,19

YF  807,8 kN

YE  51,2  4,7  31,3  2,10  519,4  807,84

YE  17,97 kN

23
Question 20

Question 21

196,56 kN
140,25 kN

v(x) :

0,349 2,741 1,100


4,190
V3,09  140,25 kN

196,56  140,25
M3,09  374,25   1,10
2
M3,09  189 kN  m

24
Question 22
k2  fub  As 0,9  600  561
Ft ,Rd    103
M 2 1,5
Ft ,Rd  201,96 kN

Question 23
Les boulons les plus sollicités sont ceux qui sont les plus éloignés de l’axe de compression, c’est-à-
dire ceux qui se trouvent au-dessus de l’aile supérieure des profilés.

Question 24
M  d1 190  0,342
N1    400,4 kN
 i
d 2
0,3422
 0,1922  0,0922

Il y a deux boulons sur cette rangée, chaque boulon doit donc reprendre un effort de traction F t,Ed égal
à:
N1 400,4
  200,2 kN
2 2
Ft ,Ed  200,20 kN  Ft ,Rd  201,96 kN

En conclusion, l’assemblage est bien dimensionné vis-à-vis du moment fléchissant.

Question 25
  f  A s 0,5  600  561
FV,Rd  V ub   103
 M2 1,25
FV ,Rd  134,64 kN

Vassemblage V(3.09) 140,25


   1,04 ⟹ 2 boulons suffisent pour reprendre l’effort tranchant.
FV,Rd FV,Rd 134,64

140,25
FV ,Ed   23,4 kN
6
FV ,Ed Ft ,Ed 23,4 200,2
    0,88  1 ⟹ vérifié.
FV ,Rd 1,4  Ft ,Rd 134,64 1,4  201,96

25
Question 26

Masse
Longueur Masse
Désignations / Calculs linéique
(m) (kg)
( kg·m-1)
HEA 300 3,705 x1= 3,71
12,557 x1= 12,56
2,484 x2= 4,97
4,17 x2= 8,34
9,626 x1= 9,63
ens 39,20 88,3 3461,0

HEA 280 9,00 x2= 18,00 76,4 1375,2

HEB 300 17,50 117,0 2047,5

PL 25*270 10,05 x2= 20,10 53,0 1065,1

PL 20*200 10,05 x4= 40,20 31,4 1262,3


Total 9211,1
Masse linéique PL25*270 = 7850×0,025×027=52,99 kg∙m-1

MTOTAL  9211 1,05  9671,55  9700 kg

Question 27
P  9700  9,81  95157 N

Félingue Félingue

FY 47578
Félingue   P
 
sin 63  
sin 63
Félingue  53600 N  5,36 t / élingue

Question 28
Choix : élingues  24

Question 29
Hauteur du bâtiment / base de la grue = 21,92+1,16 = 23,08 m
Hlevage = 23,08 + 5,36 + 2 = 30,44 m
Portée =18 m

Capacité de levage de la grue : 13,3 t pour une hauteur de 32 m.

26
Rapport du jury de l’épreuve « Étude d'un
système, d'un procédé
ou d'une organisation » – option ingénierie des
constructions

1. Présentation du sujet

Le support du sujet est une réhabilitation des entrepôts Seegmuller, un bâtiment industriel des
années 30, en un ensemble mixte de logements, bureaux, commerces et un espace dédié au
numérique et à la culture. Ce projet nommé « Les Dock’s » est un projet architectural et technique fort
pour la ville de Strasbourg.
Le sujet vise à évaluer les compétences des candidats dans de nombreux domaines de l’ingénierie
des constructions. Ces domaines – validation architecturale, étude thermique et étude d’impact
environnemental, étude acoustique, études mécaniques et technologiques – sont indispensables à
l’enseignement des sciences de l’ingénieur de la série S et de l’enseignement spécifique de spécialité
architecture et construction en STI2D.

2. Analyse globale des résultats

Le sujet propose un questionnement sur les différents champs des sciences de l’ingénieur de la
construction. Comme lors des sessions précédentes, la majorité des candidats a abordé le sujet de
manière linéaire en suivant le questionnement proposé. Les différentes parties sont donc traitées de
manière inégale alors qu’une lecture complète du sujet aurait permis aux candidats de mieux cibler
leurs points forts et de mieux gérer leur temps.
Le jury constate que les questions d'analyse documentaire du début de sujet sont bien traitées. Les
études techniques proposées, elles, le sont de manière inégale. La multitude des domaines abordés
ne permettait peut-être pas de répondre à l’intégralité du sujet mais devait permettre à chaque
candidat de réussir les parties dans lesquelles il est le plus compétent. Il s’avère que c’est assez peu
le cas.

3. Commentaires sur les réponses apportées et conseils aux candidats

Étude 1 : validation architecturale des règles d’urbanisme


Cette courte partie permet au candidat de prendre connaissance du sujet et de vérifier le respect des
règles d’urbanisme de ce projet vis-à-vis du PLU. Ces vérifications sont à présenter de manière claire
et synthétique. Une dissertation de plusieurs pages est inutile et chronophage.

Étude 2 : étude thermique du plancher sur porte-à-faux


Cette étude est l’une des plus longues du sujet. Elle comporte un questionnaire visant les notions et
vérifications des bases de thermique que doivent connaître les candidats. Après une validation
technique d’un isolant sous chape, les candidats comparent l’impact environnemental de deux
systèmes d’isolation sous chape similaires techniquement. Cette étude, à partir des FDES de produit,
est similaire à ce qui est fait en enseignement transversal de STI2D lors des études d’Analyse de
Cycle de Vie des produits. Cette comparaison doit être présentée sous forme de tableau en calculant
des écarts en pourcentage et sur une base commune. Il est donc nécessaire de ramener les impacts

27
environnementaux des deux produits à une durée égale (un an ou DVT) et à une épaisseur égale. De
nombreux candidats oublient de le faire, et une très faible proportion fait une comparaison en
pourcentage des écarts ce qui est indispensable pour avoir une comparaison objective. Il est, de plus,
indispensable d’indiquer les unités des impacts étudiés et de conclure l’étude.
La majorité des candidats a ensuite traité les calculs de thermique permettant de mettre en évidence
la nécessité d’un complément d’isolation en sous-face du plancher sur porte-à-faux. Certains oublient
cependant de prendre en compte les résistances superficielles dans ces calculs, résistances
permettant de prendre en compte de manière forfaitaire les phénomènes de convection et
rayonnement sur la paroi.
En revanche, peu de candidats ont tracé les diagrammes des températures, et surtout des pressions
de vapeur d’eau dans la paroi. Sauf exception, le jury constate que la méthode proposée pour le
calcul des pressions réelles à partir des coefficients de résistance à la diffusion de vapeur  donnés
dans les règles ThU de la RT2012 n’est pas bien comprise par les quelques candidats traitant la
question.

Étude 3 : étude acoustique d’un appartement et des circulations


Cette partie aborde l’ensemble des problématiques d’acoustique du bâtiment que sont en mesure
d’appréhender des élèves de STI2D AC ou de S SI. Cependant, quand elle est traitée par les
candidats, de nombreuses lacunes apparaissent.
La vérification du temps de réverbération des circulations est plutôt réussie bien que la méthode soit
parfois maladroite. Il n’est en effet pas nécessaire de calculer les surfaces des différents matériaux
constitutifs des parois de circulation dès lors que le problème est bien posé.
En ce qui concerne la question 8, le jury s’inquiète du grand nombre de candidats incapables de
définir clairement les bruits d’impact et les bruits aériens, bases de l’acoustique du bâtiment, ainsi que
les protocoles de mesurages in situ associés à ces bruits. Ces méconnaissances sont préjudiciables
pour l'étude suivante de l’isolement acoustique d’un plancher entre un appartement et un studio
devant être mené pour ces deux types de bruits. Cela étant, trop de candidats font des erreurs dans
l’exploitation des formules et notamment des erreurs de signes.
La dernière étude d’acoustique, consistant en l’étude d’une cloison séparative entre un logement et
une circulation comportant une porte palière, nécessite l’utilisation des écritures logarithmiques pour
prévoir l’affaiblissement de cette paroi composite. Aucun candidat ne réussit utiliser correctement
cette loi physique pour se rendre compte in fine que seul le niveau NRA2000 était atteignable en lieu
et place de l’affaiblissement visé NF Habitat HQE.

Étude 4 : vérification des fondations existantes


Cette partie du sujet relève du traitement d’un problème de mécanique des sols en phase de pré-
dimensionnement et plus précisément, dans le cadre de cette réhabilitation, de la vérification
ponctuelle d’une partie du système de fondations en vue de la nouvelle destination du bâtiment.
D’une manière générale cette partie du sujet, pourtant très simple et d’un niveau STS, n’a été abordée
que par seulement la moitié des candidats. Le jury déplore le manque de connaissances dans ce
domaine spécifique de la construction, pourtant indispensable à la maîtrise de la conception
structurelle des bâtiments.
L’analyse des copies abordant ces questions témoigne de lacunes tant sur le plan scientifique que
technologique. Certains candidats confondent le comportement mécanique des fondations
superficielles avec celui des fondations profondes. Le jury rappelle qu’il est indispensable de lire
attentivement les documents fournis (plans, extraits de DTU et extrait du rapport de sol) pour
appréhender ce type de problématique.
Les candidats doivent s’attacher à maîtriser, préalablement à cette épreuve, les modes d’exécution
des éléments d'ouvrages et ouvrages simples et récurrents de type fondations, porteurs verticaux et
horizontaux, etc. tant pour les bâtiments que les ouvrages d’art.

28
Étude 5 : étude de la structure métallique du porte-à-faux latéral
Cette partie du sujet permet d’aborder l’un des aspects structurels du bâtiment. Le questionnement
relève essentiellement du domaine de la résistance des matériaux. Quelques candidats témoignent
d’une bonne maîtrise des démarches scientifiques attendues dans le domaine de la conception.
Toutefois, trop de copies laissent apparaître des lacunes inquiétantes en mécanique des structures.
Le jury conseille aux futurs candidats de mieux se préparer, pour les prochaines sessions, à la
mécanique des structures. Elle est indispensable pour assurer les fonctions professionnelles qu’ils
briguent.
Le jury rappelle aux candidats les notions fondamentales :
 transmission des efforts et descente de charges avec la maîtrise des unités ;
 application du principe fondamental de la statique (PFS) sur des systèmes isostatiques ;
 maîtrise, pour le moins graphique, de la répartition des sollicitations internes dans une poutre ;
 lecture d’un règlement de calcul type Eurocodes.

Étude 6 : préhension des fermes treillis


Cette partie permet d’aborder une phase opérationnelle de l’exécution des travaux et concerne plus
précisément l’approche globale d’une préparation à la phase de préhension d’une partie d’ouvrage
réalisé en structure métallique. Le questionnement demandé est des plus classiques et correspond à
des problématiques simples rencontrées sur chantier.
Seulement 30 % des candidats abordent cette partie. Pour ceux issus du secteur professionnel, à la
recherche d’une reconversion, cette partie aurait pu permettre de s’exprimer largement.
Encore une fois, dans les copies qui ont traité cette étude, l’analyse des réponses montre un manque
dans la maîtrise de calculs très simples liés à la mécanique des structures. Les candidats doivent
davantage se préparer à ce type de questionnement pour les sessions à venir. Un questionnement sur
des problématiques de préparation de travaux nécessite une approche scientifique autour de
connaissances simples en résistance des matériaux.
Il est bon de rappeler ici que les problématiques de préparation de travaux nécessitent une approche
très rigoureuse usant de connaissances bien établies en résistance des matériaux. On peut même
avancer que dans certains cas, en particulier dans les situations de manutention, l'impréparation peut
se révéler source d'accidents très graves.

4. Conclusion

Le jury rappelle aux candidats l’importance à accorder au soin dans la présentation des copies et la
qualité de la rédaction, à l'orthographe et la grammaire. Les candidats doivent correctement repérer
les questions traitées, et penser à mettre les résultats en évidence en les encadrant par exemple.
Les raisonnements doivent être menés de façon lisible et explicite de manière à faire ressortir la
méthode utilisée. Les réponses qui se limitent à l’écriture du résultat sans explication ne sont pas
admises.
Il est également important de connaître les unités des différentes grandeurs physiques pour avoir un
regard critique sur l'homogénéité des relations et des résultats proposés. Le jury invite donc les
candidats à traiter ces aspects avec beaucoup plus de rigueur.
Enfin, le jury rappelle à tous les candidats l’importance d’avoir un minimum de connaissances et de
culture technologique dans le domaine du BTP.
À titre d’annales, les candidats sont invités à visualiser les contenus et les éléments de correction des
épreuves U4 et U5 des différents BTS du secteur du BTP.

Tous ces points seront nécessaires aux candidats dans la pratique de leur futur métier d'enseignant
pour exposer clairement les savoirs qu'ils souhaiteront communiquer aux apprenants.

29
5. Résultats

19 copies ont été évaluées pour cette épreuve du CAPET, la moyenne des notes obtenues est de 7,0
avec :
 15,03 comme meilleure note ;
 1,35 comme note la plus basse.

30
Éléments de correction de l’épreuve « Étude
d'un système, d'un procédé ou d'une
organisation » – option ingénierie électrique

PARTIE A

Question A1
C’est la température de consigne Tcons.

Question A2
Variable « mode » qui correspondra à : « hors gel », « mode standard » et « mode éco ».
Variable « température de l’eau » : Teau indique la température de l’eau dans le spa.
Variable « chauffage » qui est utilisée pour la mise en marche ou l’arrêt du chauffage.

Question A3
La température de consigne est réglée à 10°C.

Question A4 :
Si filtration est vraie
Alors
Si Teau est supérieure à la Tcons
Alors mise à l’arrêt du chauffage
Si Teau est inférieure à la Tcons-0,5
Alors mise en marche de chauffage
Sinon mise à l’arrêt du chauffage

Autre présentation
Si filtration = vraie

31
Alors
Si Teau > Tcons
Alors chauffage← arrêt
Si Teau < (Tcons-0,5)
Alors chauffage←marche
Sinon chauffage← arrêt

Question A5.
Tant que mode correspond au « mode eco » Faire
Si filtration est vraie
Alors
Si Teau > Tcons
Alors mise à l’arrêt du chauffage
Si Teau < Tcons-0,5
Alors mise en marche du chauffage
Sinon mise à l’arrêt du chauffage
Mise à jour de la valeur de mode
Fin tant que

Autre présentation
Tant que mode = « mode eco » faire
Si filtration = vraie
Alors
Si Teau > Tcons
Alors chauffage← arrêt
Si Teau < (Tcons-0,5)
Alors chauffage←marche
Sinon chauffage←arrêt
Mise à jour de la valeur de mode
Fin tant que

PARTIE B

Question B1.1
Réchauffeur : 3 kW
Pompes d’hydro massage : 2 x 2,25 kW
Pompes de circulation : 260 W

Question B1.2
Voir document réponse n°2.

Question B1.3
Réchauffeur
En monophasé pour 3 kW (4HP, il faut une base LUB32
Module de contrôle LUCC pour du monophasé
Iréchauffeur = 13,05 A  calibre de 4,5 A à 18 A soit LUCC18**
Commande 24 V alternatif  LUCC18B
Pompes d’hydro massage
En monophasé pour 2,25 kW (3 HP), il faut une base LUB32
Module de contrôle standard LUCC

32
IPompe H = 11,37 A  calibre de 3 A à 12 A soit LUCC12**
Commande 24 V alternatif  LUCC12B
Pompe de circulation
En monophasé pour 0,26 kW (1/3 HP) Il faut une base LUB12
Module de contrôle standard LUCC
IPompe C = 1,41 A  calibre de 1,25 à 5 A soit LUCC05**
Commande 24 V alternatif  LUCC05B

Question B1.4
Voir document réponse n°1 : le réchauffeur et les pompes doivent être raccordés sur les phases 1 et 3
du LUB et non rebouclés avec la phase 2.

Le propriétaire du SPA a un abonnement de 18 kVA en triphasé avec heures creuses. Ces dernières
factures font apparaître des consommations régulières de 16 kW au maximum sans déséquilibre
notable.

Question B2.1
Lors de l’utilisation des pompes d’hydro massage, la pompe de circulation n’est pas utilisée puisque le
réchauffeur est arrêté.
Cas 1 : pompe de filtration et réchauffeur.
Cas 2 : pompes d’hydro massage.
Cas 3 : pompe de filtration seule.

En mode « éco »
Lors de l’utilisation des pompes d’hydro massage, la pompe de circulation n’est pas utilisée puisque le
réchauffeur est arrêté.
Cas 1 : pompe de filtration et réchauffeur.
Cas 2 : pompes d’hydro massage.
Cas 3 : pompe de filtration seule.
Le mode « éco » est ainsi nommé, car pendant les phases de non filtration le réchauffeur n’est pas
mis en marche quelle que soit la température.

Question B2.2
Bilan de puissance et cas de fonctionnement : voir document réponse °2.
Le SPA consomme plus de courant et de puissance quand le réchauffeur et la pompe de circulation
fonctionnent.

Question B2.3
C’est lors du fonctionnement du réchauffeur que la puissance est la plus élevée. La puissance
supplémentaire sur la phase 1 est :
Pphase1  Préchauffeur  Pcirculation  3000  260  3260 W soit 3,26 kW .
Puissance nécessaire en plus sur l’abonnement triphasé : P  3  Pphase1  3  3,26  9,78 kW .
Nouvel abonnement = consommation maximale actuelle + puissance nécessaire en plus sur le
triphasé :
P  16  9,78  25,78 kW .
Soit un nouvel abonnement de 30 kVA.

33
Abonnement Prix du kWh
Puissance (cts € TTC/kWh)
annuel
souscrite (kVA)
(€ TTC/an) HP HC
Ancien abonnement 18 266,84 16,36 11,50

Nouvel abonnement 30 761,47 16,36 11,50


Le tarif de l’abonnement augmente de : 761,47  266,86  494,61 € .
Le tarif du kWh est le même.

PARTIE C

Question C1.1
La puissance dissipée par une résistance soumise à une tension continue de 230 V est la même que
celle d’une résistance soumise à une tension dont la valeur efficace vaut 230 V.
Il est nécessaire de réaliser le modèle avec une tension continue, car il n’est pas possible de simuler
correctement en même temps une fréquence de 50 Hz (tension du réseau) et une fréquence de
-5
1,15*10 Hz (fréquence de la température extérieure de la simulation).

Question C1.2
La puissance du réchauffeur est de 3 000 W et la tension d’alimentation est de 230 V
U 2 2302
R   17,6 
P 3000

Question C2.1
D’après le DT1, la masse de l’eau dans le SPA est de 1 620 kg, d’où :

Cspa  4 186  1 620  677 9700 J  K -1

Question C2.2
Les dimensions du SPA sont les suivantes : 2,18×2,18×0,90 soit une surface d’environ
Se  2,18 2,18  4,75 m2 entre la couverture et l’eau du SPA.

Unités en abscisses : seconde.

34
Question C2.3
S 4,75
  p  e  0,4   17,3 W  K -1
e 0,11

Question C3.1
Un cycle de filtration a lieu durant les heures pleines soit une énergie de Efhp  0,26  4  1,04 kWh .

Un cycle de filtration a lieu durant les heures creuses soit une énergie de Efhc  0,26  4  1,04 kWh .

Question C3.2
Cfh  E fhp  0,1636  E fhc  0,115  1,04  0,1636+ 1,04  0,115 = 0,170144+ 0,1196 = 0,289744 0,29 €

Question C3.3
Si l’on considère que la simulation commence à minuit : la période d’heures pleines commence à
7 h 30 soit 7,5 h plus tard soit 27 000 s plus tard.
La période d’heures pleines commence à l’instant t = 27 000 s. L’énergie à cet instant vaut 1,95 kWh.
La période d’heures pleines se termine à 22 h 30 soit 15 h plus tard soit 54 000 s plus tard. La période
d’heures pleines se termine à l’instant t = 27 000 + 54 000 = 81 000 s.
L’énergie à cet instant vaut 5,85 kW·h.
L’énergie consommée pendant la période d’heures pleines est donc de :
Efep  5,85  1,95  3,9 kWh .

La période d’heures creuses dure 9 h. La pompe fonctionnant en continu :


Efec  0,26  9  2,34 kWh .

Question C3.4
Cfe  Efep  0,1636  Efec  0,115  3,9  0,1636 + 2,34  0,115 = 0,63804 + 0,2691 = 0,90714  0, 91 € .

Question C3.5
La simulation débute en heures pleines. La période d’heures creuses commence à 22 h 30 soit
8,5 heures plus tard. Soit 30 600 secondes plus tard. Durant cette première période, 1 kWh a été
consommé.
La période d’heures creuses se termine à 7 h 30 soit 9 h plus tard soit 32 400 s plus tard. La nouvelle
période d’heures pleines commence à l’instant t = 30 600 + 32 400 = 63 000 s
La consommation repart alors de 3 kW·h jusqu’au maximum de température suivant qui correspond à
14 h 00 ; 1 kW·h a été consommé. Erhp  2 kW  h .

La période d’heures creuses a lieu entre les instants 30 600 s et 63 000 s. Erhc  2 kWh .

Unité en
abscisses :
seconde.

35
Question C3.6
Crh  Erhp  0,1636  Erhc  0,115  2  0,1636+2  0,115=0,3272+0,23=0,5572  0,56 €

Question C3.7
La simulation débute en heures pleines. La période d’heures creuses commence à 22 h 30 soit 8,5
heures plus tard. Soit 30 600 secondes plus tard. Durant cette première période, il n’y a eu aucune
consommation.
La période d’heures creuses se termine à 7 h 30 soit 9 h plus tard soit 32 400 s plus tard. La nouvelle
période d’heures pleines commence à l’instant t = 30 600 + 32 400 = 63 000 s
La consommation repart alors de 2 kW·h.
Jusqu’au maximum de température suivant qui correspond à 14 h 00, il n’y a eu aucune
consommation.
Erep  0 kWh

La période d’heures creuses a lieu entre les instants 30 600 s et 63 000 s


Erec  2 kWh .

Question C3.8
Cre  Erep  0,1636  Erec  0,115  0  0,1636+2  0,115  0,23 €

Question C3.9
Les pompes de massage fonctionnent de 17 h à 17 h 30 soit 0,5 h pendant les heures pleines.
Leur puissance électrique consommée vaut 2×2,25 kW soit 4,5 kW.
Em  4,5  0,5  2,25 kWh
On en déduit que : Cm  Em  0,1636  2,25  0,1636  0,3681 0,37 € .

Question C3.10
CTh  Cfh  Crh  Cm  0,289744 0,5572 0,3681 1,215 € .

CTe  Cfe  Cre  Cm  0,90714 0,23  0,3681 1,515 € .

8 4 8 4
CTA  CTh   365  CTe   365  1,215   365  1,515   365  295,65  180,13  475,78 € .
12 12 12 12

PARTIE D

Question D1.1
Voir document réponse n°3.

Question D1.2
Il est possible de régler les programmes et l’horodateur pour profiter au maximum des heures creuses.

Question D2.1
Il est possible de mettre en œuvre des panneaux solaires PV pour alimenter le spa la journée en
heures pleines, d’utiliser des panneaux solaires thermiques ou une PAC pour maintenir la température
de l’eau dans le SPA.

Question D2.2
3000
Tch  20   10,9 min .
5500

36
60
W jPACété  1500  0,55 kWh .
12
60
W jPAChiver  1500  1,09 kWh .
6

Question D2.3
Voir document réponse n°3.

Question D2.4
Calcul de l’économie sur la consommation : Eco.conso.  480,20  357,01  123,19 € .
Calcul de l’économie sur l’abonnement : Eco.abo.  661,91 560,18  101,73 € .
Le retour sur investissement est de :
1800 1800
RI    8 ans
123,19  101,73 224,92
L’investissement n’est pas très rentable financièrement par rapport à la durée de vie d’une PAC, mais
il est intéressant du point de vue du développement durable.

37
Document réponse DR1

DOSSIER TECHNIQUE

38
Document réponse DR2

Question B1.2

Récepteurs Réchauffeur Pompes d’hydro massage Pompe de circulation

P (W) 3000 2250 260

Facteur de
1 0,86 0,8
puissance

P 2250 P 260
S (VA) 3000 S   2616 VA S   325 VA
FP 0,86 FP 0,8

S 3000 S 2616 S 325


I (A) IR    13,05 A IP    11,37 A IC    1,41 A
U 230 U 230 U 230

Question B2.2

Remarque : le nombre de colonnes ne présage pas du nombre de cas.

Pompes Pompe de filtration


Cas Pompe de filtration et réchauffeur
d’hydro massage seule
P (W) 3000+260=3260 2250 260
S  32602  325  0,6  3265 VA
2
S (VA) 2616 325

I phase2  IP  11,37 A
3265 I phase1  IC  1,41 A
I (A) I phase1   14,2 A et/ou
230 I phase3  IP  11,37 A

38
Document réponse DR3

Question D1.1
HC HP Base

PU TTC cts €/kWh 11,50 16,36 15,03

été 57,80 € 127,14 € 192,35 €

hiver 84,95 € 210,30 € 304,24 €

total 142,76 € 337,44 € 496,59 €

bilan 480,20 € 496,59 €

661,91 € 624,69 €

1 142,11 € 1 121,28 €

Question D2.3

filtration pompage chauffage total/jour

HC HP HC HP HC HP HC HP total

été 3 3 0 2,25 0,27 0,27 3,39 5,64 9,04

hiver 1 1 0 2,25 0,55 0,55 1,59 3,84 5,42

Question D2.3

Total consommation (kWh)


nb jours nb heures
HC HP

été 122 2928 413,91 688,41

hiver 243 5832 385,27 932,02

année 365 8760 799,18 1620,43

Question D2.4

HC HP

PU TTC cts €/kWh 11,50 16,36

été 47,60 € 112,62 €

hiver 44,31 € 152,48 €

total 91,91 € 265,10 €

bilan 357,01 €

39
Rapport du jury de l’épreuve « Étude d'un
système, d'un procédé
ou d'une organisation » – option ingénierie
électrique

1. Présentation du sujet
Le support de l’épreuve est le SPA « Sydney Premium » de la marque VOLITION SPAS® installé chez
un particulier.
La pratique du SPA (bain à remous) est reconnue pour apporter de nombreux bienfaits. L'action des
multiples buses de massage d'eau chaude décontracte chacun des muscles, favorise la circulation du
sang et l'élimination des toxines de l'organisme. Les effets conjugués de la chaleur, de l’apesanteur et
du massage sont les trois ingrédients apportant une sensation de détente et de bien-être. L’eau
chaude fait monter la température du corps et dilate les vaisseaux, améliorant ainsi la circulation
sanguine.
La pression exercée sur les muscles et sur les articulations se relâche.
L'hydro massage des articulations et des muscles procuré par les jets accélère la récupération après
l'effort.

La problématique retenue est résumée par les deux questions suivantes : comment réduire l’énergie
électrique consommée par un SPA ? La solution retenue est-elle économiquement viable ?

2. Analyse globale des résultats

Les candidats ont majoritairement traité l’ensemble des questions posées, signe d’une préparation
sérieuse à cette épreuve du concours. Certains candidats montrent une certaine maîtrise des attendus
du programme.
Si les candidats parviennent en grande majorité à faire le lien entre les différentes parties de l’épreuve,
un nombre non négligeable n’a pas assez pris de recul sur l’objectif du sujet dans la recherche d’une
solution économique viable pour la consommation d’énergie électrique.
Le jury constate des lacunes sur le plan disciplinaire dans les fondamentaux de l’ingénierie électrique
(choix de matériel, élaboration de schéma électrique, rudiments de programmation).

Le jury rappelle aux candidats l’importance de soigner la présentation de la copie et la qualité de la


rédaction. Le jury demande aux candidats de faire particulièrement attention aux fautes d'orthographe
et de grammaire. Les candidats doivent correctement repérer les questions et en cas d’absence de
réponse, l’indiquer. Le jury conseille également de mettre les résultats en évidence en les encadrant
par exemple.
Les raisonnements doivent être menés de façon lisible et explicite de manière à faire ressortir la
méthode utilisée. Les réponses qui se limitent à l’écriture du résultat sans explication ne sont pas
admises. Certains candidats sont en difficulté dans la conduite de calculs complexes.

40
3. Commentaires sur les réponses apportées et conseils aux candidats

PARTIE A
Cette partie permet d’évaluer, d’une part le candidat sur la compréhension du fonctionnement du
système, et d’autre part sur les connaissances des algorithmes. Une grande majorité des candidats a
traité cette partie.

Les réponses à la question A1 sont trop souvent imprécises. La lecture du sujet sur le fonctionnement
du système met en évidence l’élément central de la gestion de la température dans ce mode. Les
candidats ont trop souvent recopié une liste de caractéristiques. Il était attendu un paramètre
intervenant dans la régulation.

Pour la question A2, comme pour la question précédente, le manque de précision dans les réponses
montre la difficulté qu’ont rencontrée les candidats dans l’analyse du système dès le début de sujet. La
question porte sur la définition de variables et non une simple liste. Il faut indiquer la grandeur
physique correspondant à chaque variable. Des candidats n’ont pas respecté le mode de
fonctionnement imposé : « mode éco ».

Trop peu de candidats ont mis en évidence, dans la question A3, le cycle d’hystérésis de ce mode de
régulation de chauffage. Il ne s’agit pas de recopier un morceau incomplet de la présentation du
système, mais bien de retranscrire son fonctionnement. Une représentation graphique accompagnée
d’un petit commentaire suffit amplement.

La maîtrise de ces représentations « informatiques », dans la question A4, fait défaut chez de
nombreux candidats. Il s’agit de retranscrire le résultat de la question précédente sous un formalisme
différent. Des candidats décrivent des fonctionnements différents du système sur ces deux questions.
Le fonctionnement réalisé doit rester logique en évitant le blocage de l’algorithme sur une ligne en
attendant une condition de température. En effet, les constantes de temps thermiques du SPA étant
grandes, les ordres du propriétaire doivent être pris en compte à tout instant. La structure de choix
attendue est :
Si condition est vraie :
Alors faire action 1
Sinon faire action 2.

La question A5, moins abordée par les candidats, utilise une structure de boucle : « Tant que condition
est vraie Faire action Fin tant que » qui englobe la question précédente dans son corps. Il ne faut pas
oublier, dans l’action, la mise à jour de la variable « condition » pour éviter les dysfonctionnements dus
à une boucle infinie.

Partie B
C’est la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances techniques et à exploiter les
documentations qui est mise en valeur dans cette partie. Presque tous les candidats ont abordé cette
partie orientée électrotechnique. Il est conseillé aux candidats de noter sur leur copie les formules
littérales et le détail de leurs calculs pour éviter les notations binaires lorsque seuls les résultats
apparaissent.

Peu de candidats ont échoué à la question B1.1 de lecture de diagramme SysML.

La remarque générale prend tout son sens dans la question B1.2. Il est à déplorer que des candidats
ne connaissent pas cette relation de base de l’électrotechnique. Les notions de facteur de puissance et

41
des différentes puissances P, Q, S sont connues de façon trop imprécise et ne permettent pas aux
candidats de se corriger dans leurs éventuelles erreurs de calcul.

Pour la question B1.3, il est fortement conseillé aux candidats de faire apparaître clairement les
critères de choix et le raisonnement employé pour définir le matériel. Il ne s’agit pas de faire un récit
littéraire, mais d’exposer sa réflexion. Les références complètes ne justifient pas le choix.

Trop peu de candidats ont présenté un schéma électrique correct à la question B1.4. Les candidats
doivent se présenter à l’option ingénierie électrique du CAPET sciences industrielles de l'ingénieur
avec les bases concernant la sécurité des personnes et des biens. Le câblage des « départs-moteur
auto-protégés » est à recopier à partir de la documentation.

La nouvelle information introduite dans la question B2.1 n’a pas été prise en compte par tous les
candidats. Cette question de synthèse du fonctionnement permet d’isoler les différents cas de
fonctionnement « simultanés » des consommateurs électriques dans le but de faire un bilan des
puissances. L’erreur à ne pas commettre est d’introduire le facteur temps lié à la pompe de filtration qui
multiplie les cas et apporte des redondances.

Pour la question B2.2, même remarque générale que pour la question B1.2. Les puissances
apparentes, dans ce cas et très souvent, ne s’ajoutent pas. De plus, le système est triphasé et
déséquilibré, le bilan de consommation doit être réalisé pour chaque phase, ou du moins pour la plus
consommatrice.

La question B2.3 est trop souvent traitée sans une argumentation construite et logique basée sur des
chiffres. L’information de consommation régulière de 16 kW au maximum sans déséquilibre notable est
à prendre en compte en supplément de celle du spa. Dans cette question de conclusion, le comparatif
des abonnements n’est globalement pas réalisé.

PARTIE C
Dans cette partie les candidats étaient amenés à déterminer les éléments du modèle et à exploiter la
simulation de ce modèle pour prédire la consommation énergétique annuelle du SPA.

À la question C1.1, peu de candidats connaissent parfaitement la notion de grandeur efficace et de


puissance active qui correspond à la valeur moyenne de la puissance instantanée.
Pour une simulation sous Matlab ou Scilab, il est préférable de ne pas prendre de tension
d’alimentation sinusoïdale pour réduire le nombre d’échantillons, car pour l’étude du système
thermique il faut une simulation sur une journée complète. Le temps de simulation serait beaucoup
trop long. Ce point n’a quasiment jamais été évoqué par les candidats.

Dans la question C1.2, certains candidats ne savent pas déterminer une résistance à partir de sa
puissance.

Pour le calcul de la capacité thermique à la question C2.1, il fallait rechercher dans la documentation
technique la masse correspondant au volume d’eau dans le SPA qui ne correspond pas à la masse
brute du SPA.

Le calcul de surface à la question C2.2 n’a pas posé de problème, certains candidats ont enlevé
l’épaisseur des bordures du SPA pour un calcul plus rigoureux.

Les candidats confondent souvent conductivité et résistance thermique à la question C2.3.

42
Pour l’ensemble des questions C3.1 à C3.10, deux cas de figure se sont présentés : soit les candidats
ont traité complètement et correctement cette partie, soit les candidats n’ont pas abordé du tout cette
partie. D’une part, il fallait conduire des calculs assez longs, d’autre part il fallait lire les consommations
en kWh directement sur les chronogrammes de simulation ; un grand nombre de candidats n’ont pas
su interpréter les résultats de la simulation.

PARTIE D
Cette partie n’a pas été abordée par 20 % des candidats. Le calcul de la consommation énergétique
d’une installation et du coût de l’énergie électrique est mal maîtrisé par les candidats. Cela n’a pas
permis de faire la comparaison entre les différentes formules qui s’offraient au client et de choisir la
bonne option tarifaire.
De façon générale les calculs sont imprécis. La notion de consommation d’énergie exprimée en kWh
est mal maîtrisée par un grand nombre de candidats.

À la question D1.1, beaucoup de candidats ont confondu cts € (centimes d’euro) et €. Une grande
partie n’a pas fait la distinction entre l’option de base pour laquelle il faut prendre la consommation
totale en kWh pour chaque saison (colonne bilan) et l’option heures creuses et heures pleines pour
laquelle il faut conduire le calcul avec la consommation en kW·h de chaque période (colonnes HC et
HP). Le bilan permettait de mettre en évidence que l’option HC/HP n’avait pas d’intérêt pour le SPA
seul. Néanmoins, celle-ci pouvait être intéressante pour le reste de la maison et notamment pour le
chauffe-eau électrique.
À la question D1.2, les candidats n’ont pas su proposer de solutions pour utiliser au mieux l’option
HC/HP tarifaire en modifiant le réglage de l’horodateur pour faire fonctionner les appareils les plus
énergivores pendant les heures creuses.

À la question D2.1, peu de candidats ont fait l’inventaire de toutes les solutions alternatives, qui se
présentaient à l’utilisateur et montré que la réduction de la consommation engendrait en plus une
diminution de la puissance souscrite donc de l’abonnement (frais fixe).

La question D2.2 n’a pas été traitée par la majeure partie des candidats, pourtant elle était nécessaire
pour faire le nouveau bilan de consommation avec la PAC.

Pour la question D2.3, la modification apportée ne concernait que la partie chauffage qui grâce à la
PAC permettait de réduire le temps de chauffe par l’augmentation de la puissance restituée et la
puissance absorbée donc a fortiori de la consommation d’énergie électrique. Cette partie, lorsqu’elle a
été abordée par le candidat, a été correctement traitée.

À la question D2.4, le jury a été surpris de constater que certains candidats ne connaissent pas la
notion de retour sur investissement qui permet de vérifier qu’une solution est économiquement viable.

4. Conclusion

Le jury a apprécié la qualité de l’argumentation déployée par certains candidats qui ont montré une
bonne maîtrise des savoirs disciplinaires, mais a regretté que de trop nombreux candidats aient
abordé cette épreuve de manière trop superficielle et sans se soucier de l’articulation entre les
différentes parties.

Il est important de connaître les unités des différentes grandeurs physiques pour avoir un regard
critique sur l'homogénéité des relations et des résultats proposés. Le jury invite donc les candidats à
traiter ces aspects avec plus de rigueur.

43
Enfin, le jury rappelle aux candidats qu’il est essentiel d’accorder une grande importance à la
présentation de la copie et à la qualité de la rédaction.

5. Résultats

25 copies ont été évaluées pour cette épreuve du CAPET, la moyenne des notes obtenues est de 8,0
avec :
 16,26 comme meilleure note ;
 2,13 comme note la plus basse.

44
Éléments de correction de l’épreuve « Étude
d'un système, d'un procédé ou d'une
organisation » – option ingénierie informatique

Question 1

Question 2
Avantages RS485 : liaison filaire différentielle garantissant une bonne immunité au bruit sur une
longue distance.
Inconvénients RS485 : coût de la liaison filaire (des kilomètres de fil de cuivre). Difficulté d’installation.
Avantages Wifi : liaison radio. Facilité d’installation et d’utilisation.
Inconvénients Wifi : risque de perturbation radio. Sécurité à garantir.
Justification : la transmission Wifi est moins coûteuse, plus facile à installer et à maintenir que
l’installation RS485.

Question 3
La méthode CSMA/CD fait partie des méthodes non persistantes. Si l’émetteur constate que le média
est occupé, il ne reste pas à l’écoute en attendant qu’il soit libre, mais réessaie ultérieurement. Dans
une méthode CSMA/CD, l’interface réseau reste à l’écoute pendant l’émission de la trame, au cas où
une autre trame serait émise d’un autre point du réseau alors que l’émission a commencé. Le temps
d’écoute après émission doit être au moins égal à deux fois celui nécessaire pour transmettre la trame
entre les points les plus éloignés du réseau. Si une autre émission est détectée, chaque émetteur
arrête son émission et attend pendant une durée différente puis émet de nouveau son message.
Dans le cas d’une transmission par Wifi, l’interface ne peut écouter et émettre simultanément, d’où
l’utilisation de la méthode CSMA/CA. Dans ce cas, les conflits d’accès au média sont évités avant
l’émission d’un message. L’émetteur envoie un premier message indiquant qu’il va émettre des
données. L’inconvénient de ces méthodes est qu’elles ne sont pas déterministes (voir question
suivante).

Question 4
La communication par bus RS485 avec un protocole Maître-Esclave est déterministe, c'est-à-dire
qu’elle permet un fonctionnement en temps réel, donc une datation du signal émis par synchronisation

45
de tous les capteurs sur une même horloge. La méthode CSMA/CA implique que l’émission peut être
retardée aléatoirement, si bien que la datation n’est plus possible du fait que l’on ne peut pas garantir
que les capteurs aient la même horloge (qui doit être précise à quelques micro-secondes dans le cas
de l’application CASC).

Question 5
Si la présence d’une interface GPS permet la localisation, elle permet aussi d’avoir l’heure absolue,
donc la datation des événements détectés (signal PPS – Pulse Per Second – précis à +/-50 ns).

Question 6

46
Question 7

47
Question 8

Question 9
Relation d’association : la classe GestionnaireSPI doit pouvoir utiliser la méthode MessageAddSignal()
de la classe GestionnaireTrames.

Question 10
void GestionnaireSPI::AnalyserBufferSPI(short *buffer, unsigned int buffer_size)
{
Donné dans l’énoncé…

for (index=0; index<buffer_size; index++) {


// Si dépassement du seuil haut
if ((buffer[index] >= seuil_haut) || (buffer[index] <= 0 - seuil_haut)) {
// Datation absolue du signal au dépassement de seuil

48
this->CalculHeureAuDepSeuil (index, &heure, &minute, &seconde, &microseconde,
&gps);

// Recopie bloc à bloc les données dans le signal à envoyer


memcpy (buffer_signal, buffer + index – PRE_TRIGGER + 1, sizeof(short) *
(PRE_TRIGGER + POST_TRIGGER));

// Autre solution
for (int i=0; i < NOMBRE_ECHANTILLONS_TOTAL; i++)
buffer_signal[i] = buffer[index – PRE_TRIGGER + 1 + i];

// Passe le signal évalué au Gestionnaire de trames


this->gestionnaire_trames->MessageAddSignal (heure, minute, seconde, microseconde, gps,
buffer_signal, NOMBRE_ECHANTILLONS_TOTAL * sizeof(short));

// Avance l'index de recherche après ce signal


index += POST_TRIGGER;
}
}
}

Question 11
MUTEX ou sémaphore booléen : lock et unlock en début et fin de construction de la trame qui est une
zone critique.

Question 12
L’allocation dynamique (new et delete) se fait dans le tas.
Il peut y avoir des fuites mémoires (tas plein) entraînant un « plantage » de l’application.
Libérer chaque allocation mémoire après son utilisation (un new = un delete).

Question 13
UDP : pas de contrôle des données donc plus rapide.
TCP : contrôle des données donc plus de sécurité sur la transmission.
Choix de la fiabilité des transmissions (vies humaines en jeu).

Question 14
Message est une union des différents types de message :
MessageSignal : 4 unsigned short + 1 unsigned int + 2000 unsigned shorts soit
4×2 + 1×4 + 2000×2 = 4012 octets
MessageASCII : 100 char soit 1×100 = 100 octets
MessageDemandeMAJ : 5 short soit 5×2 = 10 octets
MessageReceptionMAJ : 12 short soit 12×2 = 24 octets
Le compilateur réservera la taille de 3 short (id, size et sub_id) plus la taille de la structure la plus
grande (MessageSignal) pour un message (union).
La taille maximale d’un message est donc de : 3*2 + 4012 = 4018 octets.

Question 15
Capteur CASC : client – Superviseur : serveur.

49
Question 16
Pas d’acquittement lors de la demande de synchronisation.
Le port d’écoute du superviseur est sur 4001 au lieu du port 4000 annoncé en configuration dans
l’énoncé.

Question 17
Capteur CASC : Superviseur
Port TCP : 51220 (c814 en hexadécimal) Port TCP : 4000 (0fa0 en hexadécimal)
Adresse IP : 192.168.0.11 Adresse IP : 192.168.0.20
Adresse MAC : 54 : 42 : 49 : 5a : ed : bd Adresse MAC : 14 : fe : b5 : c5 : b9 : 62

Question 18
Trames 2 et 3 correspondant à la recherche de l’adresse MAC du destinataire (ARP : Address
Resolution Protocol) pour amorcer la communication.

Question 19
Trame 1 : demande de communication (Synchronisation SYN) de la part du client.
Trame 4 : acquittement de la demande SYN de la part du superviseur.
Trame 5 : acquittement de l’acquittement de la part du client.

Question 20
Début du message : (0E 00)16 Little Indian = (00 0E)16 = (14)10. Il s’agit donc d’un message de type
MessageSignal.

Question 21
Les trames 6, 7 et 8 émettent les trames contenant les données relatives à la rupture. La couche 3 (IP)
s’occupe de fragmenter le paquet de données IP en 3 trames, car la couche 2 (Ethernet) ne peut
émettre 1 500 octets par trame (MTU Ethernet : Maximum Transfert Unit).
Taille trame 6 : len = 1448
Taille trame 7 : len = 1448
Taille trame 8 : len = 1122
Taille totale = 4018 = taille d’un message de la question 14.

Question 22
Processeur SIMD : Single Instruction on Multiple Data « instruction unique, données multiples ». La
même instruction est appliquée simultanément à plusieurs données pour produire plusieurs résultats.
Mettre du parallélisme pour traiter des données de vecteurs ou de matrices. Application CASC :
domaine du traitement du signal, donc SIMD adapté.

Question 23
Ce processeur possède un sous-système DSP (Imaging Video and Audio Processor). Le DSP (Digital
Signal Processor) contient un jeu d’instructions spécifique pour le traitement du signal adapté à
l’application CASC.

50
Question 24
Contenu du Contenu du fichier Utilisé en entrée Utilisé en entrée
Type de fichier fichier (binaire : de la phase de de la phase
(texte : code machine) compilation d’édition de lien
code ASCII)
GestionnaireTrames.cpp X X
GestionnaireTrames.o X X
GestionnaireTrames.h X X
libboost_system.so X X
build/Release/bin/Casc X

Question 25
C’est la phase d’édition de lien (linkage) permettant de générer l’exécutable à partir des fichiers objets
et des bibliothèques.

Question 26
Boucle « while » : le capteur CASC teste la connectivité avec le cloud à travers le réseau IP
(commande ping). Si le ping aboutit, l’application CASC ainsi que quelques services sont démarrés. Au
bout de 10 tentatives infructueuses, le capteur reboote.
Remarque : une erreur de transcription s’est glissée dans le script shell du DT9 : il manque la
commande exit(0) après le lancement de l’application CASC (Casc &) afin d’éviter le problème du
redémarrage permanent du capteur.

Question 27
Pas de droit d’exécution (absence de « x »).

Question 28
Commande modifiant les droits d’exécution :
chmod ugo+x autorun.sh
ou bien chmod 755 autorun.sh
ou bien chmod u=rwx, g=rx, o=rx autorun.sh

51
Question 29

Question 30
Champs Explications
POST requête http POST (émission de données)
/cloudcascapp/evenement_casc/ adresse URL du service cloud concerné par la demande
HTTP/1.1 protocole et version du protocole http utilisée (1.1)
Host: casc.ifsttar.fr adresse du destinataire dans le cloud
Content-Length:16241 nombre de données transmises
timestamp=… données transmises avec la requête

Question 31
Requête POST : émission de données vers un service web.
Requête GET : demande de ressource disponible sur un service web.

Dans le cas étudié, le capteur transmet des données vers le cloud. Le POST s’impose.

Bien qu’il soit possible de transmettre des données avec une requête GET (dans l’URL), la taille de
celle-ci est limitée par le serveur à environ 2 000 caractères.

Question 32
&capteur=54:42:49:5a:ed:bd&

Question 33
201 : requête réalisée ; ressource créée (2XX = OK)
404 : ressource indisponible (4XX = erreur)

Question 34
Aucune ambiguïté puisque les deux capteurs sont sur des réseaux locaux différents (adresses IP
privées gérées par deux passerelles différentes).

52
Question 35
NAT (Network Address Translation) : la passerelle fait le lien entre la partie privée (réseau local) et la
partie publique (Internet). Les adresses IP des passerelles Internet sont publiques et uniques alors que
les adresses IP peuvent être réutilisées dans d’autres réseaux locaux.

Question 36
Adresse IP de la passerelle par défaut : 192.168.0.254/24.

Question 37
adresse_mac : clé primaire
ligne_id : clé étrangère

Question 38
UPDATE cloudcascapp_capteur
SET seuil_haut = 150 ;

Question 39
INSERT INTO cloudcascapp_ligne
(nom, commentaires, filtretemporel_actif, flitretemporel, ouvrage_id)
VALUES (‘Ligne RD aval’, ’10 juillet 2016’, 1, 5000, 2) ;

Question 40
SELECT auth_user.email from auth_user
JOIN cloudcacscapp_ouvrage on gestionnaire_id = auth_user.id
WHERE cloudcacscapp_ouvrage.id = 5

Question 41
Relation d’agrégation

Question 42
 X  Vonde  t i  t 0  1 1
 X   L ij - Vonde  t j  t i    L ij - Vonde  Δt ij 
L ij - X  Vonde  t j  t 0 

2 2

Question 43
# la variable « liste » est initialisée par le constructeur de la classe rupture à partir de 3 événements
def calculer_position_rupture(self) :
vonde = (self.liste[1][2]-self.liste[0][2])/(self.liste[1][1]-self.liste[0][1])
longueur_troncon = self. liste[2][2] – self.liste[1][2]
dt = self.liste[2][1] – self.liste[1][1]
localisation = 0.5*(longueur_troncon - vonde * dt)
return [self.liste[1][0], self.liste[2][0], localisation, vonde]
ou bien
def calculer_position_rupture(self) :
vonde = calculer_vitesse_onde(self)
# pour ceux qui ont bien regardé le diagramme de classes
longueur_troncon =self. liste[2][2] – self.liste[1][2]
dt = self.liste[2][1] – self.liste[1][1]
localisation = 0.5*(longueur_troncon - vonde * dt)
return [self.liste[1][0], self.liste[2][0], localisation, vonde]

53
Question 44

Question 45
Utilisation d’un système de gestion de version (git, subversion, etc.).
Utilisation d’un framework de tests unitaires (Test Driven Development).
Utilisation d’outils d’intégration continue (Jenkins, Wercker, etc.).
D’autres réponses sont aussi acceptées comme la documentation du code, l’utilisation de modélisation
UML/SysML, etc.

Question 46
Cycle en V – Enchaînement de plusieurs phases : analyse des besoins et faisabilité, spécification
fonctionnelle, conception architecturale, conception détaillée, codage, Test unitaire, test d'intégration,
test de validation, test d'acceptation
Inconvénients du cycle en V : lourdeurs. Effet tunnel. Peu itératif. Tests et démonstrations tardifs.
Agile :
 viser la satisfaction client (accepter les changements) ;
 démontrer l’avancement (TODO, DOING, TO VERIFY, DONE) ;
 livrer l’attendu après des itérations courtes de 2 à 3 semaines (plus d’effet tunnel) ;
 itérer sur des fonctionnalités hiérarchisées.

54
Rapport du jury de l’épreuve de l’épreuve
« Étude d'un système, d'un procédé
ou d'une organisation » – option ingénierie
informatique

1. Présentation du sujet

Le support du sujet est un système de surveillance des haubans de ponts, notamment la surveillance
des ruptures de câbles développée par l’Institut Français des Sciences et Technologies, des
Transports, de l’Aménagement et des Réseaux (IFSTTAR) situé à Bouguenais (Loire Atlantique). Le
principe de base est la détection de l’onde générée par la rupture d’un fil métallique constituant l’un
des torons du câble sous surveillance. La détection et la datation de cette onde par les différents
capteurs positionnés le long du câble permettent de localiser la rupture et d’évaluer son importance.
Le sujet vise à étudier l’évolution des différentes générations de capteurs, de la version filaire jusqu’à
la version « cloud ».

2. Analyse globale des résultats

Le sujet couvre la majorité des compétences et connaissances du programme informatique de l’option


ingénierie informatique excepté celles liées au domaine du traitement d’images. Les cinq parties
indépendantes sont abordées de manière linéaire par une majorité des candidats. Les dernières
parties sont moins bien traitées par beaucoup de candidats. Le jury invite donc les candidats à gérer
efficacement le temps de l’épreuve afin d’avoir une couverture optimale du sujet.
e
Au total, 170 candidats ont composé, dont 45 pour le concours 3 voie. Les notes des candidats se
répartissent sur une grande partie de l’échelle de notation. Le jury note une moyenne plus élevée pour
e
le concours 3 voie.
Concernant les réponses aux questions, le jury souligne l’importance d’une rédaction claire, rigoureuse
et concise. En effet de trop nombreuses copies comptent un nombre important de fautes
d’orthographe, de problèmes de syntaxe ou sont difficiles à déchiffrer.

3. Commentaires sur les réponses apportées et conseils aux candidats

Partie 1 – Étude des différentes générations de capteur CASC


Cette partie du sujet a pour but d’étudier les différentes technologies employées pour réaliser la
transmission des données de rupture et leur traitement tant du point de vue matériel que logiciel. Cette
partie a été correctement traitée par la majorité des candidats.

Le jury constate une maîtrise inégale du langage de modélisation SysML permettant la description des
évolutions du système étudié. Les principaux diagrammes SysML et les notions associées (bloc,
relation, cardinalité, etc.) doivent être connus des candidats.

Le jury invite les candidats à se relire, car les justifications sont parfois incompréhensibles (oubli de
mots ou d’articles dans la phrase, phrase trop longue ou incohérente...). La capacité à aller droit à
l’essentiel en faisant ressortir les points importants fait partie des qualités recherchées pour un
enseignant.

55
Partie 2 – Transmission des données de la carte mère vers le superviseur
Cette partie du sujet a pour but de tester les connaissances des candidats sur la conception et la
réalisation d’un module logiciel permettant le traitement des données de rupture ainsi que les
connaissances liées à la transmission de ces données entre un capteur et le superviseur sur un
réseau Wifi en utilisant le protocole TCP/IP.

Le lien entre le diagramme des cas d’utilisation et le diagramme de séquences est bien compris par
une large majorité des candidats. Par contre, les concepts de base d’un langage objet comme les
relations entre les classes (association, composition, agrégation, héritage, etc.) sont trop peu maîtrisés
par la majorité des candidats.

Le jury souligne aussi l’importance de savoir traduire un algorithme dans un langage de


programmation (le C++ dans cette partie) et de maîtriser la conception des structures de données
utilisées dans les traitements (notion de structure, de type, d’allocation mémoire, etc.).

La transmission de données entre un client et un serveur en utilisant le protocole TCP/IP fait partie des
classiques à connaître. L’analyse des trames échangées sur un réseau peut paraître difficile, mais elle
est indispensable pour consolider les connaissances du domaine des réseaux et mettre en évidence
des notions parfois mal maîtrisées par les candidats (la diffusion, les adresses physiques et logiques,
le protocole ARP, les ports TCP, la segmentation des paquets, etc.).

Partie 3 – Évolution vers la gestion de n ponts : troisième génération du capteur CASC


Dans cette partie, on étudie la dernière génération de capteur CASC et les technologies utilisées dans
le monde de l’Internet des objets pour transmettre des données des ruptures détectées par les
capteurs vers une application web dans un cloud.

Les thèmes abordés dans cette partie permettent de tester la maîtrise des candidats sur quelques
notions liées au matériel (microprocesseur, DSP, etc.), sur les langages compilés et interprétés, et
enfin, sur les réseaux IP et le protocole HTTP.
Ce dernier thème est globalement bien traité par les candidats. Les difficultés sont plutôt concentrées
sur les connaissances liées au matériel et sur les contraintes spécifiques aux systèmes embarqués.
Les langages compilés sont encore largement utilisés dans les systèmes embarqués et il est important
de connaître les principales étapes de génération des exécutables (compilation, édition de liens, etc.)
ainsi que les différents types de fichiers rencontrés (les fichiers sources, les bibliothèques, les fichiers
objets, etc.).

Partie 4 – Évolution vers la gestion de n ponts : Stockage et localisation des ruptures


Cette partie du sujet a pour but de tester les connaissances des candidats dans le domaine des bases
de données et dans le domaine de la conception et la réalisation du module logiciel permettant la
localisation de la rupture.
Cette partie n’a été traitée correctement que par quelques candidats.
Le jury insiste sur l’importance de maîtriser les fondamentaux du domaine des bases de données
comme les notions de clé et de jointure, la manipulation d’enregistrements dans une table en utilisant
le langage SQL (recherche, insertion, modification).

Partie 5 – Synthèse
Cette partie ouvre vers les évolutions dans le domaine du génie logiciel comme l’apparition de
nouvelles méthodes de gestion de projet informatique (les méthodes agiles) et les bonnes pratiques
utilisées dans l’industrie du logiciel (gestion de version, intégration continue, etc.). L’objectif n’est pas
que les candidats maîtrisent l’ensemble de ces bonnes pratiques, mais qu’ils se tiennent informés des

56
nombreuses évolutions du monde des systèmes numériques. La capacité́ à assurer une veille
documentaire et technologique fait partie des qualités recherchées pour un enseignant.

4. Conclusion

Les compétences et connaissances les moins maîtrisées par les candidats se concentrent autour de
l’architecture des microprocesseurs et des mécanismes des systèmes d’exploitation multitâches.
Celles concernant les principales techniques de transport mises en œuvre dans les réseaux sont
maîtrisées de manière inégale par les candidats, mais le niveau reste correct. Il en est de même pour
le domaine des bases de données et celui de la conception et la réalisation d’un composant logiciel.

e
Le jury note l’excellence de plusieurs copies, y compris dans le concours 3 voie, démontrant une très
bonne maîtrise des connaissances de l’Ingénierie Informatique par leur auteur.

Le jury rappelle aux candidats l’importance d’avoir un niveau de connaissances et de culture technique
suffisant dans l’ensemble des domaines de la spécialité Ingénierie Informatique et invite les futurs
candidats à travailler dans ce sens.

5. Résultats

45 copies ont été évaluées pour cette épreuve du CAPET, la moyenne des notes obtenues est de 9,0
avec :
 14,85 comme meilleure note ;
 3,80 comme note la plus basse.

9
8
7
6
5
4
3
2
1
0

57
Éléments de correction de l’épreuve « Étude
d'un système, d'un procédé ou d'une
organisation » – option ingénierie mécanique

Question 1
La distance D (en km) parcourue par le courant circumpolaire à une latitude moyenne de 50°
sud s’écrit :
 
D  2 Rt sin(  50 )  25727 km
2 180
Le temps Tc (en jours) pour faire le tour
du continent Antarctique à la vitesse
−1 25727
moyenne de 1 nœud soit 1,852 km·h vaut alors : Tc   13891,47 h  578,8 j
1,852
Question 2
−1
Sur une année, la vitesse moyenne réelle du Polar Pod notée Vp (en km·h ) doit être :
25727
Vp   2,94 km  h-1
365  24
−1
On en déduit la vitesse relative moyenne Vv (en km·h ) du Polar Pod par rapport aux courants
marins : Vv  Vp  1,852  1,08 km  h-1
Question 3
L’océan austral est méconnu, car difficile d’accès pour les scientifiques, pourtant il renferme des
informations essentielles relatives au bon devenir de la planète, notamment des informations qui
concernent l’absorption du CO2, mais aussi l’acidification des océans. Le Polar Pod permettra donc
l’accès à ces informations lors de son déplacement sur une année tout en respectant l’environnement
grâce à ses voiles dans ces latitudes très ventées, et l’utilisation d’une énergie renouvelable.

Question 4
La norme de l'action mécanique (en kN) qu’exerce la pesanteur sur l’engin et la norme de l'action
mécanique qu’exerce l’eau sur l’engin sont égales et valent :
F pes engin  F eau engin  M  g  1614790  9,81  15841kN
M 1614790
La carène de l’engin déplace alors le volume d’eau : V0    1560,18 m3
eau 1035

Question 5
Représentation des actions mécaniques de pesanteur (en noir) et d’Archimède (en bleu) (échelle de
7
représentation : 1 cm = 10 N) :

58
Pour avoir une situation d’équilibre stable, il faut que C soit au-dessus de G (situation 1). Pour
améliorer la stabilité, il faut écarter les points C et G. En effet, même si l’engin s’incline sous l’effet de
la houle, la force de la pesanteur sur l’engin et la force d’Archimède l’obligent à revenir dans la position
stable. Plus la distance entre C et G est importante, plus le moment créé par les 2 efforts est important.
La situation d’équilibre instable est la situation 4.

Question 6
Le volume de carène doit donc être identique pour maintenir l’équilibre du Polar Pod. Le lest en acier
est moins volumineux que le lest en béton. Pour avoir un volume de carène identique, l’engin va donc
s’enfoncer dans l’eau de telle manière à avoir un volume de carène identique. Les points C et G seront
donc plus éloignés avec un lest en acier, ce qui améliore la stabilité.

Question 7
La situation la plus défavorable est obtenue avec une période de 13 secondes et une amplitude crête à
creux de 14 m. Alors :
amplitude du pilonnement  hauteur crête à creux  H  14·H
avec H = 108/20 = 0,398
ce qui donne une amplitude de 5,57 m pour l’engin.
Remarque : la nacelle est à 15 m du niveau de mer (mer calme)

Question 8
Un navire d’expédition classique est très assujetti à la houle. Le rapport entre l’amplitude du
déplacement vertical d’un navire d’expédition et la hauteur crête à creux des vagues est proche de 1
quelles que soient les caractéristiques de houle. La structure de type SPAR permet donc d’obtenir une
très bonne stabilité même par mer très agitée.

Question 9
À la fin de l’étape 1, le nouveau volume de carène vaut :
96,6 96,6
V1  V0   VB 23  1560,18   149  1704,11m3
100 100

59
Question 10
À la fin de l’étape 1, le ballast B2-3 est passé de 3,4 % à 100 % en taux de remplissage  la masse de
96,6  VB 23
l’engin a augmenté ( Volume d ' eau  soit une masse de eau  Volume d ' eau )
100
Pour retrouver l’équilibre, l’engin s’enfonce dans l’eau jusqu’à atteindre un volume de carène plus
96,6
grand V1  V0   VB 23 (1)
100
Or :
V1  V0  8,4  Streillis  (z1  8,4)  Snacelle (2)
À partir de (1) et (2), on trouve l’abaissement total à la fin de l’étape 1 :
96,6
 VB 23  8,4(Snacelle  Streillis )
z1  100
Snacelle
A. N. :
143,93  8,4(29,08  2,939)
z1   12,5 m
29,08

60
Question 11

Étape N°figure
Étape 0 : position verticale 1

Étape 1 : abaissement 2

Étape 2 : préparation du basculement 3

Étape 2" : situation intermédiaire 6

Étape 2"' : fin du basculement 9

Étape 3 : mise en flottaison du caisson de pied 7

Étape 4 : allègement - position horizontale 12

Le flotteur central forme un anneau. Le ballast B2−3 est situé sur une portion angulaire de 45 °et permet
d’orienter la nacelle du Polar Pod lors de la manœuvre de telle sorte que les portes soient hors de
l’eau.
Le ballast B4 joue un rôle essentiel dans le basculement de l’engin. Le centre de carène de ce ballast
est désaxé, ce qui permet de créer un moment qui entraine le basculement.

Question 12
On commence par évaluer l’action en A.

 L
On isole P  pour x   0,  .
 2
mf  mp x
TMS en G projeté sur z : Mfz ( x )   g  x  (p  x) 
0
2 2
x
D’où l’expression littérale du moment fléchissant : Mfz ( x )   ((mf  mp )  g  ( p  x ))
2
L mp g  L
Mƒz(x) est maxi pour x   max(Mfz )  (mf  )
2 2 4

Allure du moment fléchissant :

61
Question 13
La poutre est soumise à la flexion simple (car Ty≠0). La contrainte s’écrit :
M (x)
 ( x, y , z )  fz  y . Elle est maximale pour
Igz
D
y 
2

Mfz ( x ) D Mfz ( x ) D
 ( x, y , z )    
Donc : Igz 2  D4 2
64
L  L 
Mfz ( x )   (mf  mp )  g  ( p  ) et
4  2 
 D2
mp   L  acier
4
Finalement :
 D2  L  acier g  L 32
 max  (mf  ) 
8 4  D3
 D2  L  acier 8g L
 max  (mf  )
8  D3

Question 14
Le code Python permettant de calculer la contrainte normale maximale en fonction d’un diamètre D se
rédige ainsi :
def sigma_max(D):
return mfz_max(D) / Igz(D) · D / 2

Question 15
D’après la courbe présentée DT4, avec un coefficient de sécurité de 2, on a D min = 3 m.

Question 16
On a bien σmax =134,8 MPa < Re. De même, s≈3,1 > 2. On conclut que la poutre de type treillis est
correctement dimensionnée.

Question 17
Les 2 types de structure conviennent d’un point de vue résistance mécanique. L’atténuation du
mouvement de pilonnement est nettement meilleure avec une structure de type treillis quelles que
soient les périodes de houle. Le choix s’orientera donc vers ce type de structure.

Question 18
On isole l’embarcation + les 2 crochets + les deux poulies du système de mouflage puis on applique le

théorème de la résultante statique en projection sur z 0 .
L’énoncé indique que la masse est régulièrement répartie entre les crochets avant et arrière.
On a donc : 4Tstat = M·g donc Tstat = 1 500*9,81 / 4 = 3,68 kN
Autre possibilité : on isole une poulie et une portion de câble.

62
Question 19
On isole l’embarcation + les 2 crochets + les deux poulies du système de mouflage puis on applique le
TRD en projection sur z0.
On a 4·Tdyn – Mg = Ma avec a l’accélération de l’embarcation.
-2
La tension est maximale lorsque l’accélération a est maximale, c’est-à-dire a = 3,5/0,5 = 7 m·s :
Tdyn = 1500·9,81+7) / 4 = 6,3 kN

Question 20
Le câble AAGA180 suffit amplement, car 6 300 · 3 = 18 900 << 85 700 N.

Question 21
Par construction géométrique, on écrit :
L-L = ·R
L+L = ·(R+d)

Question 22
Par la loi de Hooke et les relations précédentes, on obtient :
d /2 d  E 
  E   E   Re d’où Rmin     1
R d /2 2  Re 
A.N. : Rmin = 63,3 mm < Rt  Le diamètre de tambour est correctement choisi.

Question 23
Les liaisons sont parfaites et le câble roule sans glisser sur les poulies et tambours. Reste la puissance
dissipée sous forme de chaleur :
Pint ()  (1   )  Cm  m  0

Question 24
Pmot  /0  Cm  m
1 1
Pmot  /0  F poids  1 emb  V emb /0   M g z0  V z0   M  g  V
2 2 2

Question 25
Le CIR de la poulie / châssis correspond au point A. On justifie ainsi aisément le résultat proposé avec
la figure suivante :

63
Autre méthode :
VA,poulie / chassis  0
VB,poulie / chassis  BA  poulie /chassis  Rp y 0   x0  Rp z0
VC,poulie / chassis  CA   x0  2Rp y0   x0  2Rp z0

VB,poulie / chassis  VB,emb / chassis  V z0


Or
VC,poulie / chassis  VC,cable vertical / chassis  V z0
Finalement, on a montré que 2V = Vc.

Question 26
Pour l’ensemble , l’énergie cinétique galiléenne de  est la somme des énergies cinétiques
1 1 1 1M 2
galiléennes de chaque solide : T(  /0)  T(S /0)  Jm  m
2
 Jred  red 2  Jt  t 2  V
2 2 2 2 2

Question 27
En utilisant les relations cinématiques, elle devient :
1 1 1 1 M Rt km 2
T  /0  Jm  m 2
 Jred  (km )2  Jt  (km )2  ( )
2 2 2 2 2 2
1 M
T  /0  (Jm  Jred  k 2  Jt  k 2  Rt 2  k 2 )  m
2
2 8
M
d’où Jeq  Jm  Jred  k 2  Jt  k 2  Rt 2  k 2
8
On applique le théorème de l’énergie cinétique au système isolé dans le référentiel galiléen :
d 1 1
( Jeqm 2
)  Cm m  (1   ) Cm m  M g V
dt 2 2
1 1
Jeq m m   Cm m  M g ( Rt k m )
2 2
M g Rt k
D’où Creq 
4
Question 28
Les tracés des profils vitesse/couple/puissance moteur pour la phase de montée de l’embarcation
sont :

64
Les valeurs numériques caractéristiques de ces courbes pour la phase de montée de l’embarcation
sont :
60  m 60  2  V 60  2  3,5
N    2971 tr  min-1
2 2  r  k 2  0,15  0,15
2  N
m   311,1rad  s-1
60

À vitesse constante :
Creq 1500  9,8  0,15  0,15
Cm    95,1N  m
 4  0,87
2  2972
Pm  Cm  m  95,1  29585 W  29,6 kW
60

Phase d’accélération :
d 311
Jeq   Creq 0,191  82,7
dt 0,5
Cm    231,5 N  m
 0,87

65
2  2 972
Pm  Cm  m  231,5   72 049 W  72 kW
60

Phase de décélération :
d 311
Jeq   Creq 0,191  82,7
dt 0,5
Cm    41,5 N  m
 0,87
2  2 972
Pm  Cm  m  41,5   12 915 W  12,9 kW
60

Question 29.
On propose le moteur asynchrone référencé LS 200 LT. En effet :
 Pnom = 30 kW > 29,6 kW
 Md = 2,7 Mn = 2,7  97,2 = 262,44 Nm > 231,5 Nm
 Mn = 97,2 Nm > 95,1 Nm

Question 30
Les principales exigences liées à la conception et les solutions constructives retenues, pour permettre
la vie à bord de sept personnes afin d’assurer des missions scientifiques de manière totalement
autonome et sécurisée dans les eaux du courant circumpolaire Antarctique sont les suivantes :
 être autonome tout en minimisant l’impact environnemental ; le Polar Pod utilise la force des
vents pour se déplacer plus rapidement que la vitesse des courants marins grâce à ses voiles
qui donnent une vitesse relative par rapport au courant et ainsi assurer sa mission en un an
tout en utilisant une énergie renouvelable ;
 résister aux conditions extrêmes rencontrées dans l’océan austral ; cette exigence est assurée
grâce à la structure et au dimensionnement de la poutre principale. Le choix se porte sur une
poutre en treillis qui présente une bonne résistance mécanique pour une structure plus légère
par rapport à une poutre pleine ;
 assurer une très bonne stabilité
 par mer calme, l’influence des matériaux constituant le lest permettra de maintenir
l’engin enfoncé dans l’eau de façon à avoir une position du centre de carène au-
dessus du centre de gravité et le plus éloigné possible afin de maintenir l’équilibre
du Polar Pod.
 par mer agitée, l’influence de la géométrie de la poutre en treillis permet de
diminuer l’amplitude du pilonnement.

 être transportable du lieu de fabrication à l’océan ; cette action est contrôlée et sécurisée grâce
à un système de ballasts qui permet le basculement de l’engin en position horizontale (B4) et
l’orientation de la nacelle (B2-3) lors de la manœuvre ;
 assurer l’évacuation en cas d’urgence des passagers ; un système de treuil correctement
dimensionné (câbles, motorisation) permettra d’assurer la mise à l’eau d’une embarcation de
secours en toute sécurité dans les conditions extrêmes de mer agitée.

66
Rapport du jury de l’épreuve de l’épreuve
« Étude d'un système, d'un procédé
ou d'une organisation » – option ingénierie
mécanique

1. Présentation du sujet

Acteur majeur du climat et de la circulation océanique mondiale, l’océan Austral est une immensité
océanique encore méconnue. Le Polar Pod en est le futur observatoire permanent. Alors que les
navires de recherche ne viennent dans cette région que quelques semaines en été, il peut assurer une
présence toute l’année dans cette zone de la planète que l'on surnomme « les cinquantièmes
hurlants » (en référence à la latitude 50 degrés sud) grâce à son profond pied dans l’eau qui le
stabilise. Plébiscité par la communauté scientifique internationale comme étant un navire
océanographique du futur, en phase avec l’évolution économique et les progrès technologiques de la
recherche océanique, il peut embarquer à son bord sept personnes.
Le choix de solutions technologiques respectueuses de l’environnement, la validation de la structure
du point de vue de la navigation, de la manœuvrabilité et du transport ainsi que l’évacuation de
l’équipage en cas d’urgence sont les thèmes abordés au travers d’analyses de fonctionnement, de
modélisations, de vérifications de performances et de dimensionnement de constituants ou de
composants.

2. Analyse globale des résultats

Seuls certains candidats ont abordé toutes les questions. La majorité des candidats a abordé le sujet
de manière linéaire en suivant le questionnement proposé. D’autres ont eu une approche partielle du
questionnement, mais globale du sujet en abordant toutes les parties. Ces candidats ont bien su
restituer l’esprit du sujet dans leur synthèse. Le jury invite les candidats à porter une attention
particulière à la bonne gestion de leur temps de composition, inhérente à ce type d’épreuve.
Le jury constate des erreurs inacceptables pour un scientifique, notamment en ce qui concerne des
-1
calculs basiques (périmètre, vitesse en kmh , volume...) et le non-respect des unités des grandeurs
physiques. Il est recommandé aux candidats de se munir d’une calculatrice en état de fonctionnement
afin de bien réaliser les calculs attendus.
La qualité de l’écriture, de l’orthographe, de la syntaxe ou encore de la présentation générale de la
copie est parfois à déplorer, ce qui nuit fortement à la clarté des réponses apportées par le candidat.
Enfin, le jury conseille aux candidats de présenter leurs réponses dans l’ordre du questionnement,
quand bien même ils n’abordent pas les questions dans cet ordre. Le jury conseille également de
mettre les résultats en évidence, en les encadrant par exemple.

3. Commentaires sur les réponses apportées et conseils aux candidats

La première partie traitait des enjeux de l’expédition en ce qui concerne les données scientifiques
collectées ainsi que la durée et les conditions extrêmes dans lesquelles elle a lieu.
Elle a été bien réussie par la majorité des candidats. Le jury invite les candidats à proposer une
expression analytique complète de la grandeur cherchée avant de réaliser l’application numérique,
ceci afin d’éviter la propagation des erreurs d’arrondis. La conclusion attendue dans cette partie portait

67
sur les enjeux de l’expédition ; le recopiage des différentes exigences associées au Polar Pod ne
constitue pas une réponse adéquate.

La deuxième partie traitait du choix de la structure de navigation pour assurer une très bonne stabilité
en mer.
Le jury demande aux candidats de respecter le questionnement et ainsi de ne pas donner la valeur
d’une force en N lorsqu’elle est explicitement demandée en kN. Il regrette un manque de sens
physique de quelques rares candidats, qui ne font pas la distinction entre équilibre et stabilité ou, plus
ennuyeux, maîtrisent mal la notion de moment. Le jury déplore la confusion entre le gain et l’amplitude.
Il encourage les conclusions étayées d’arguments pertinents et ne saurait valoriser des réponses très
larges ou évasives.

La troisième partie traitait de la conception, du dimensionnement de la structure centrale du Polar Pod


et de la faisabilité technique.
Le jury demande aux futurs candidats de bien maîtriser la résistance des matériaux. Un résultat brut ne
peut être valorisé que si les méthodes ne sont mises en évidence. En revanche, le jury a apprécié tout
schéma expliquant les démarches et/ou calculs. La question 14 a été très peu abordée ; le jury
encourage les candidats à s’approprier les compétences liées à la nouvelle option. Le jury apprécie les
erreurs assumées, par exemple lorsqu’une valeur numérique aberrante est signalée par le candidat.

La quatrième partie traitait du dimensionnement d’un treuil pour l’évacuation sécurisée des passagers
en cas d’urgence dans des conditions extrêmes de houle.
Le jury demande aux candidats de respecter le questionnement, et ainsi de préciser le système isolé
et le théorème utilisé lorsque cela est explicitement demandé ou que cela justifie un résultat.
L’expression des puissances et de l’énergie cinétique galiléennes n’a pas été traitée correctement.
L’analyse et la recherche d’une motorisation adéquate, questions 28 et 29, ont mis en difficulté la
plupart des candidats. Tout choix de composant sans argument ne peut être valorisé.
La fin de cette partie a été peu traitée. Le jury renouvelle son conseil pour une meilleure gestion du
temps de composition.

La dernière partie proposait une synthèse des études menées dans le sujet.
Elle a été traitée par la majorité des candidats et bien réussie par les candidats qui ont su prendre du
recul sur le sujet. Le simple recopiage des exigences ne constitue pas une réponse adéquate.
Il est attendu que les candidats soient capables d’aller droit à l’essentiel en faisant ressortir les points
importants.

4. Conclusion

La préparation de cette épreuve ne s’improvise pas. Elle mobilise de nombreuses compétences de


fond et de forme que certains candidats ont parfaitement su restituer à travers les études proposées.
Les raisonnements doivent être menés de façon lisible et explicite. Les réponses ne se limitent pas à
l’écriture du résultat sans explication.
Quant aux questions de synthèse et à la cohérence des résultats, le recul et l’analyse sont des qualités
recherchées chez un enseignant.
Le jury encourage les futurs candidats à ne pas négliger les principes scientifiques de base, les unités
des différentes grandeurs usuelles et l’utilisation de schémas et croquis explicatifs.
Le jury rappelle que les compétences liées à la communication écrite sont indispensables au métier
auquel les candidats postulent à travers ce concours.
La présentation générale de la copie, la clarté de la rédaction, la qualité de l’écriture et de
l’orthographe doivent être soignées. Les questions doivent notamment être correctement repérées.

68
Le jury encourage les candidats à s’approprier les compétences liées au nouveau programme
d’informatique qui a été clairement défini et intégré dans le référentiel commun des quatre options du
CAPET SII.
Pour réussir cette épreuve, au-delà d’une préparation sérieuse, les candidats doivent faire preuve de
rigueur dans les démarches, dans les développements et dans les présentations.

5. Résultats

34 copies ont été évaluées pour cette épreuve du CAPET, la moyenne des notes obtenues est de 8,0
avec :
 17,99 comme meilleure note ;
 4,09 comme note la plus basse.
Remarque : une copie n’a pas été notée car un candidat inscrit en option ingénierie mécanique a
composé avec le sujet de l’option ingénierie des constructions.

69
6 copies ont été évaluées pour cette épreuve du CAFEP, la moyenne des notes obtenues est de 9,0
avec :
 15,69 comme meilleure note ;
 5,75 comme note la plus basse.

70
Exemple de sujet pour l’épreuve de mise en
situation professionnelle

1. Présentation de l’épreuve

Arrêté du 19 avril 2013 fixant les modalités d'organisation des concours du certificat d'aptitude au
professorat de l'enseignement technique et modifié par les arrêtés du 24 juillet 2013 et du 19 avril
2016.

« L'épreuve prend appui sur les investigations et les analyses effectuées par le candidat pendant les
quatre heures de travaux pratiques relatifs à un système pluritechnique et comporte un exposé suivi
d'un entretien avec les membres du jury. L'exploitation pédagogique attendue, directement liée aux
activités pratiques réalisées, est relative aux enseignements de technologie du collège ou aux
enseignements transversaux technologiques du cycle terminal « sciences et technologies de l'industrie
et du développement durable (STI2D) du lycée » ou aux sciences de l'ingénieur de la voie scientifique
du lycée. »

Durée :
 études expérimentales - quatre heures ;
 préparation de la leçon - une heure en loge ;
 exposé – quarante minutes ;
 entretien – vingt minutes.
Évaluation – coefficient 4 :
 10 points attribués au travail pratique ;
 10 points attribués à la leçon.

L’objectif de cette épreuve est d’évaluer les compétences des candidats qui leur permettront de
s'inscrire dans la démarche d’enseignant titulaire de sciences industrielles de l’ingénieur. L’objectif est
qu’ils soient capables de réaliser une exploitation pédagogique à partir d'une activité pratique relative à
l'approche globale d'un système pluritechnique.

Elle prend appui sur les investigations et les analyses effectuées pendant les quatre heures de travaux
pratiques relatifs à un système pluritechnique et comporte un exposé suivi d'un entretien avec les
membres du jury. L'exploitation pédagogique attendue, directement liée aux activités pratiques
réalisées, est relative soit :
 aux enseignements de technologie au collège ;
 à l’enseignement technologique transversal du cycle terminal « sciences et technologies de
l'industrie et du développement durable (STI2D) » du lycée ;
 aux sciences de l'ingénieur de la voie scientifique du lycée.

La séquence de formation demandée sera conçue et organisée pour être proposée à des élèves
d’une classe de collège au cycle 4, dont le niveau est à définir.

La séquence proposée sera attachée à la thématique « la modélisation et la simulation des objets et


systèmes techniques » et visera également des compétences et connaissances liées à « l’informatique
et la programmation ».
Les attendus de fin de cycle visés sont :

71
 analyser le fonctionnement et la structure d’un objet ;
 utiliser une modélisation et simuler le comportement d’un objet ;
 comprendre le fonctionnement d’un réseau informatique ;
 écrire, mettre au point et exécuter un programme.

La séquence doit permettre de travailler, au niveau défini par le candidat, les compétences suivantes :
 identifier le(s) matériau(x), les flux d’énergie et d’information sur un objet et décrire les
transformations qui s’opèrent ;
 décrire, en utilisant les outils et langages de descriptions adaptés, le fonctionnement, la
structure et le comportement des objets ;
 simuler numériquement la structure et/ou le comportement d’un objet ;
 appliquer les principes élémentaires de l’algorithmique et du codage à la résolution d’un
problème simple ;
 modifier ou paramétrer le fonctionnement d’un objet communicant.

2. Déroulement de l’activité pratique

Cette première phase d’une durée totale de 4 h 00 se déroule en trois parties.

Les compétences attendues par le jury sont scientifiques, comportementales et pédagogiques. Le


candidat doit montrer ses aptitudes à :
 analyser et vérifier les performances à partir de modèles de comportement et de mesures ;
 mettre en œuvre des matériels ou des équipements, des systèmes informatiques associés à
des logiciels de traitement, de simulation, de représentation ;
 mobiliser des compétences au regard du problème posé ;
 exploiter les résultats obtenus et formuler des conclusions ;
 justifier les solutions constructives retenues et les choix relatifs à la réalisation ;
 critiquer les résultats, modèles, solutions.

2.1. Lecture, étude de la mise en contexte et prise en main (durée ≈ 0 h 30)

Dans cette partie, les manipulations et les activités proposées ont pour objectif de faciliter la
compréhension du fonctionnement global du système. À la fin de cette première partie, l’examinateur
s’assure que le candidat s’est bien approprié le support de travaux pratiques, ainsi que la
problématique proposée.

2.2. Résolution de la ou des problématiques au plus haut niveau (durée ≈ 2 h 30)

Dans cette partie, le candidat doit répondre au questionnement proposé afin de résoudre les
problématiques proposées au sein du TP. Cette partie permet au candidat, par la mobilisation de
compétences caractéristiques du niveau du CAPET, de résoudre les problèmes posés puis d’en
exploiter les résultats obtenus (hypothèses, modèles, valeurs numériques…).

2.3. Réinvestissement de l’activité pratique en vue d’une exploitation


pédagogique (durée ≈ 1 h 00)

Lors de cette partie, le candidat doit préparer la trame détaillée de sa séquence pédagogique en
s’attachant à :
 expliciter la démarche méthodologique ;
 identifier les prérequis nécessaires à la séquence et positionner la séquence dans le cycle ;

72
 décrire et justifier l'organisation de la séquence de formation élaborée (progression
pédagogique du cycle, cours, travaux dirigés, activités pratiques, horaires, effectifs,
organisation du laboratoire…) ;
 évaluer les compétences et mettre en place des remédiations éventuelles.

De plus, le candidat doit décrire plus particulièrement une séance en précisant les expérimentations
nécessaires. Il doit :
 identifier les compétences et les connaissances associées visées de la séance ;
 mettre en adéquation les objectifs de la séance et la séquence ;
 exploiter des informations, des données et des résultats issus des activités ou des
investigations conduites au cours des travaux pratiques ;
 faire un bilan des connaissances s'intégrant correctement à une structuration des acquis de fin
de séquence.

3. Préparation de l’exposé (durée 1 h 00)

Le candidat prépare son intervention devant le jury. Le candidat n’a plus accès au système et aux
modèles associés, mais dispose toujours de l’ensemble des ressources associées au sujet.

4. Exposé oral et entretien avec le jury en salle (durée 1 h 00)

L’exposé du candidat devant le jury a une durée de 40 minutes maximum. Il est suivi d’un entretien
avec le jury (durée maximale 20 minutes). Le jury n’intervient pas au cours de l’exposé qui doit
comporter :
 la présentation du système (durée maximale 5 minutes) ;
 la synthèse des activités menées dans la deuxième partie de la première phase des TP (durée
maximale 5 minutes) ;
 l’exploitation pédagogique (durée maximale 30 minutes).
Un entretien avec le jury (durée maximale 20 minutes) suit l’exposé oral du candidat.
Au cours de l'entretien, le candidat est conduit plus particulièrement à préciser certains points de sa
présentation ainsi qu'à expliquer et justifier les choix de nature didactique et pédagogique qu'il a
opérés dans la construction de la séquence de formation présentée.

5. Mise en contexte et prise en main du système

5.1. Mise en contexte

La société américaine Big Belly Solar, située à Newton dans le Massachusetts, a conçu un système de
compactage des déchets, qui permet à une corbeille de rue de contenir cinq fois plus de déchets, pour
un même volume, réduisant ainsi les corvées liées au ramassage, les débordements disgracieux
d'ordures sur la chaussée ainsi que l'impact polluant de collectes inutiles.

Le compacteur Big Belly est un système simple et innovant ayant un fonctionnement totalement
autonome grâce à son auto-alimentation électrique : panneaux photovoltaïques et batterie.

Les buts de l'étude sont de :


 découvrir, comprendre le fonctionnement d’un compacteur de déchets ;
 proposer une analyse fonctionnelle du système ;
 déterminer les différentes énergies mises en jeu dans un contexte donné, et valider le
dimensionnement proposé ;

73
 comparer le dimensionnement déterminé avec le logiciel de simulation avec celui du
système réel ;
 étudier les éléments influents sur la consommation du système ;
 vérifier le dimensionnement d’un compacteur dans un contexte donné ;
 proposer un programme permettant d’optimiser le ramassage des déchets.

5.2. Prise en main

Le matériel à disposition (figure 1) est constitué :


 d’un ordinateur équipé d’une connexion Internet ;
 d’un dossier comportant des ressources pédagogiques ;
 du système compacteur didactisé.

Figure 1 : poste de travail

Activité n° 1 À l’aide des documents techniques fournis et de l’annexe 1 :


 effectuer une mise en fonctionnement ;
 compléter le schéma-bloc de la chaîne d’énergie et de la chaîne d’information du
compacteur sur le document réponse ;
 décrire à l’un des membres du jury le fonctionnement et l’utilisation du système avant de
poursuivre l’épreuve.

Activité n° 2 À l’aide des documents techniques fournis :


 vérifier le temps de cycle annoncé dans le dossier technique ;
 déterminer la fréquence de rotation N en tr·min de l’arbre en sortie du motoréducteur.
-1

En déduire la vitesse moyenne du bélier du compacteur lors d’une phase de compactage.

6. Problématique

La société américaine Big Belly Solar a initialement conçu ce compacteur de déchets pour les États-
Unis. Depuis, elle a également conçu un compacteur dimensionné pour l’Europe, prenant en compte
les conditions d’ensoleillement du continent.
Aujourd’hui, la société souhaite s’étendre et vendre ses compacteurs en Afrique. Elle s’interroge donc
sur le dimensionnement de ce nouveau compacteur et sur la possibilité de commercialiser en Afrique
les compacteurs prévus pour l’Europe.

74
Afin d’améliorer la collecte des déchets, le constructeur souhaite doter le compacteur d’un système de
communication sans fil permettant de transmettre l’état de remplissage au centre de gestion des
déchets.

L’objectif de cette étude est de répondre aux problématiques suivantes :


 quel est l’impact du lieu d’implantation du compacteur sur son dimensionnement ?
 comment optimiser le ramassage des déchets ?

7. Résolution des problématiques

7.1. Dimensionnement d’un panneau photovoltaïque

Cette première problématique est abordée en deux temps :


 définition du besoin théorique en énergie par rapport à un lieu d’implantation donné du
compacteur ;
 vérification pour ce lieu d'implantation du dimensionnement du panneau photovoltaïque.

Activité n° 3 À l'aide de l'interface de mesure « LABVIEW : Big Belly », relever :


 le courant délivré par la batterie sur un cycle de compactage complet ;
 le courant absorbé par l’organe de contrôle (noté Ivide) lorsque le compacteur est au
repos.

Fermer l'interface de mesure « LABVIEW : Big Belly » et lancer l’applicatif « Simulation Chaîne
d’Énergie ». La fenêtre de la figure 2 apparaît :

Accès à la
documentation
ressource du
simulateur

Lien internet
vers les bases
de données

Définition du
profil de
consommation Figure 2 : écran d’accueil de l’application

Cet applicatif permet d’analyser le fonctionnement et les besoins énergétiques du système


d’alimentation autonome solaire dont est équipé le compacteur.
Le calcul des éléments de l’installation photovoltaïque consiste principalement à déterminer la
puissance crête, exprimée en W p (watts pic ou crête), du panneau solaire photovoltaïque et la capacité
de la batterie.

-1
La procédure de calcul est basée sur un bilan énergétique journalier (en W·hj ), dans les conditions
de rayonnement solaire les plus défavorables. Ces calculs se réalisent en fonction de la consommation

75
journalière moyenne de l’installation, du rayonnement solaire journalier moyen à l’emplacement
d’implantation de l’installation, ainsi que de chaque coefficient de pertes des différents éléments.

Activité n° 4 En cliquant sur le bouton « Définir » :


 définir l'énergie consommée lors d'un cycle de compactage (courants consommés et
temps associés) en se référant aux mesures faites précédemment dans l’activité n°3.
Lorsque le compacteur est au repos, seul l’organe de contrôle est supposé absorber du
courant.

Activité n° 5 En cliquant sur le bouton « Lien Internet vers les bases de données » :
 déterminer le rayonnement (l’irradiation solaire) journalier moyen (W·h·m ·j ) du mois le plus
-2 -1

défavorable (moins d’ensoleillement) reçu par un panneau solaire, à Reims, placé


horizontalement pour ce mois.

Le compacteur fait 3 cycles par jour, et doit pouvoir fonctionner en autonomie pendant 4 jours. Les
coefficients K et P utilisés dans le logiciel de simulation correspondent respectivement à des pertes et
à la profondeur de décharge de la batterie. Les valeurs par défaut de ces paramètres sont les
suivantes :
 Ka = 0,005 ;
 Kb = 0,05 ;
 Kr = 0,1 ;
 K x = 0,15 ;
 Pd = 0,7.

Activité n° 6 À partir du logiciel de simulation, déterminer les grandeurs suivantes :


 le nombre d’heures h équivalent (h) ;
 la consommation Ec par jour (W·hj ) ;
-1

 la puissance crête Pp du panneau (W p) ;


 la capacité C de la batterie (Ah).

Hypothèses :
 la tension aux bornes de la batterie est supposée constante, quel que soit son état de
charge et égale à Ub = 12 V ;
 la batterie ne doit pas se décharger de plus de 70 % ;
 le rendement global d’un panneau photovoltaïque s’exprime par ƞ global = ƞPV·ƞcorr, avec
ƞPV le rendement du panneau et ƞcorr un coefficient correcteur dû à des facteurs tels que
le dépôt de poussière sur la vitre, les pertes angulaires, la tolérance sur la puissance du
panneau, etc. Il est estimé ici à ƞcorr = 90 %.

Activité n° 7 À partir des résultats déterminés par le logiciel de simulation, pour un fonctionnement
du compacteur sur une journée :
 relever l'énergie consommée par le compacteur Ec ;
 calculer l’énergie Epv , produite par le panneau et l’énergie Eb , pouvant être fournie par la
batterie ;
 valider le dimensionnement du système et l’autonomie de 4 jours (durée sans recharge
par le panneau photovoltaïque).

Activité n° 8 En étudiant la puissance crête du panneau et la capacité de la batterie :


 comparer le dimensionnement déterminé à l’aide du logiciel de simulation avec celui du
système réel.

76
Activité n° 9 À partir du logiciel de simulation :
 étudier l’influence du courant de repos du compacteur sur le dimensionnement du
système ;
 conclure sur la possibilité de diminuer la consommation en étudiant les composants qui
nécessitent d’être alimentés au repos.

L’étude de la figure 3 a été réalisée pour un compacteur installé en Afrique, dans la ville de
Dakar. Le rayonnement journalier moyen (irradiation solaire moyenne quotidienne) pour le mois
-2 -1
le plus défavorable (décembre), avec une inclinaison horizontale, est de 4 990 W·h·m ·j .

Figure 3 : étude pour la ville de Dakar

Activité n° 10 Relancer les calculs avec le logiciel de simulation et conclure sur l’impact du choix de
la ville d’emplacement du compacteur sur le dimensionnement du système.

7.2. Communication du compacteur

Le compacteur communique à distance son état de remplissage, à un centre de déchets, afin de gérer
et d’optimiser le service de collecte des déchets. Ainsi, le ramassage des ordures n’a lieu que lorsque
le compacteur transmet l’information qu’il est plein.
L’étude proposée porte sur la simulation en laboratoire de la gestion du remplissage du compacteur. À
ce titre, la liaison compacteur – centre de gestion est réalisée à l’aide d’une communication Bluetooth,
et le remplissage du compacteur par l’intermédiaire d’un potentiomètre linéaire. Afin de modéliser et
simuler le fonctionnement souhaité, le matériel suivant est à disposition :
 une carte Arduino surmontée d’une platine de connexion « Grove » ;
 un potentiomètre linéaire ;
 trois LEDs de couleur (verte, orange et rouge) ;
 un écran LCD ;
 un module Bluetooth ;
 une tablette avec l’application « AppInventor ».

77
Figure 4 : matériel communicant

Le potentiomètre linéaire simule l’état de remplissage du compacteur, et l’écran LCD l’affiche en temps
réel. Les LEDs permettent aussi de communiquer visuellement cet état. De plus, la carte Arduino
communique en Bluetooth avec la tablette (simulant le centre de déchets), qui, via l’application
« AppInventor », affiche également en temps réel l’état de remplissage du compacteur.

Activité n° 11 En se référant à l’annexe 2, téléverser le programme


« Communication_compacteur.abp » à l’aide du logiciel ArduBlock. Expliquer pourquoi la valeur
affichée sur l’écran LCD varie entre 0 et 1023.

Actuellement, seules deux LEDs sont utilisées pour communiquer l’état de remplissage du
compacteur. Il est maintenant demandé de piloter trois LEDs selon le cahier des charges suivant :
 lorsque l’état de remplissage est inférieur à 60 %, la LED verte est allumée, les autres sont
éteintes ;
 lorsque l’état de remplissage est compris entre 60 et 90 %, la LED orange est allumée,
les autres sont éteintes ;
 lorsque l’état de remplissage est supérieur à 90 %, la LED rouge est allumée, les autres
sont éteintes.
L’application disponible sur la tablette permet d’afficher le taux de remplissage du compacteur et la
couleur de la LED qui est allumée.

Activité n° 12 En se référant à l’annexe 3, lancer l’application sur la tablette. Modifier le programme


afin d’obtenir le fonctionnement des trois LEDs selon le cahier des charges précédent.

8. Conclusion quant aux problématiques

Activité n° 13 Au regard des résultats obtenus lors des études précédentes, conclure quant au
dimensionnement du système pour un lieu d’implantation donné. Quelle(s) grandeur(s)
influence(nt) le dimensionnement d’une capacité de batterie et d’une surface de panneau
photovoltaïque ? La société Big Belly doit-elle dimensionner un nouveau compacteur pour
l’Afrique ?

Activité n° 14 La communication Bluetooth ayant été utilisée à titre expérimental, expliquer en


argumentant la réponse si elle est adaptée pour faire communiquer le compacteur avec le centre
des déchets. Sinon, proposer une solution en la justifiant.

78
Annexe 1 : mise en fonctionnement du compacteur Big Belly

1- Ouvrir l’interface LABVIEW BigBelly


2- Appuyer sur le bouton d’accès à la commande automatique

Bouton d’accès à la commande


manuelle

Bouton d’accès à la commande


automatique

Bouton de sortie de l’interface

3- Appuyer sur l’un des boutons d’accès aux interfaces de mesures

Boutons d’accès aux interfaces


de mesures

4- Lancer l’acquisition des mesures en appuyant sur « START », puis appuyer sur le bouton
« V-BB »

Bouton de démarrage des


mesures

Bouton d’accès à la commande


du système

79
5- Lancer un cycle de compactage puis fermer la fenêtre

Bouton de sortie du panneau de


commande

Bouton pour lancer un cycle de


compactage

Réglage du courant maximal


absorbé par le moteur

6- Arrêter l’acquisition en appuyant sur « STOP ». Exporter les données sous Excel.

Clic droit « Exporter les


données vers Excel »

80
Annexe 2 : programmation avec Ardublock

1. Présentation de la carte Arduino

Il y a deux façons de programmer les cartes Arduino :


• soit avec du code «pur» en ligne de code type langage C ;
• soit sous forme de blocs type puzzle, nommé Ardublock.

Cette deuxième méthode est plus adaptée pour appréhender la logique de programmation sans
apprendre à écrire du « code pur ».

Pour faciliter la programmation, il existe la


solution Grove via un shield Grove qui se
connecte directement sur la carte Arduino et qui
dispose de plusieurs prises.

Chacune d’elle contient les fils d’alimentations


(5v max depuis la carte arduino) et le fil de
communication (signal).

Les entrées analogiques, où sont connectés les


capteurs, convertissent en valeurs numériques
sur 10 bits.

81
2. Écrire un programme avec ArduBlock

Voici la procédure pour lancer le logiciel Arduino avec l’interface ArduBlock :


 cliquer sur l’icone Arduino,

le logiciel se lance ;

 ouvrir l’interface ArduBlock.

Dans les librairies de gauche, il faut cliquer puis déposer à droite les blocs utiles à votre
programmation.

Pour copier-coller un bloc, il faut cliquer droit, et appuyer sur « Cloner ».

82
3. Téléverser un programme dans la carte Arduino
Pour téléverser le programme dans la carte Arduino, il faut qu’elle soit connectée par liaison USB à
l’ordinateur.
Dans l’interface de programmation Arduino, choisir le bon port de communication.

Dans l’interface de programmation ArduBlock, cliquer sur « Téléverser vers l’Arduino ».

Il est possible de suivre le téléversement dans l’interface de programmation Arduino.

83
Annexe 3 : application CAPET_SII_2017

1. Cliquer sur l’icône de la tablette pour lancer l’application

2. En cliquant sur « Connecté », sélectionner le module Bluetooth pour connecter le module à


l’application

3. Déconnecter, si besoin, le module à l’application en cliquant sur « Déconnecté »

84
Rapport du jury de l’épreuve de mise en
situation professionnelle

1. Présentation de l’épreuve

La durée de cette épreuve est de six heures. Elle est scindée en trois temps :
 quatre heures de travaux pratiques sur un système ;
 une heure en loge pour concevoir une exploitation pédagogique et sa présen tation ;
 une heure d’exposé-entretien organisée en quarante minutes de soutenance et vingt
minutes d’échanges avec le jury.

Les deux parties, travaux pratiques et exploitation pédagogique, sont indépendantes et sont notées
chacune sur dix points.
Cette différenciation dans l’évaluation des deux parties de l’épreuve permet de dissocier la réussite à
l’épreuve de « travaux pratiques » de celle à l’épreuve d’« exploitation pédagogique ».

Les supports utilisés, pour cette session, sont des systèmes pluri-technologiques actuels :
 robot collaboratif ;
 volet roulant solaire ;
 pont mobile ;
 système de ventilation double flux ;
 compacteur de déchets communicant ;
 nacelle de prise de vue ;
 robot humanoïde ;
 skate électrique ;
 banc d’étude des ouvrages de soutènement des sols ;
 robot haptique.
Un tirage au sort du support est réalisé indépendamment de la spécialité du candidat pour l’épreuve de
mise en situation professionnelle.
Le travail pratique proposé est construit pour être accessible à tous les candidats. Les documents,
accompagnant le support, fournissent une guidance permettant à tous les candidats, quelles que
soient leurs connaissances et leur spécialité, d’exprimer leurs compétences scientifiques et
pédagogiques.
Chacun des supports conduit à une leçon de niveau imposé en technologie au collège, en série
sciences et technologies de l'industrie et du développement durable en enseignement transversal ou
en série scientifique pour les enseignements de sciences de l’ingénieur.

Les compétences évaluées sont les suivantes :


 analyser, mettre en œuvre un protocole expérimental, simuler et vérifier des
performances ;
 exploiter des résultats, justifier des choix et des solutions ;
 présenter de manière détaillée une partie significative d'une séance de formation
constitutive de la séquence ;
 élaborer des documents de qualité pour présenter la séquence et la partie significative de
la séance ;
 s'exprimer correctement à l'oral pour présenter la séquence et la partie significative d'une
séance de formation.

85
Ces compétences sont évaluées, quels que soient les supports d’activités pratiques mis en œuvre.
Les candidats disposent :
 d’un espace numérique personnel qu’ils conservent pendant les six heures de l’épreuve ;
 d’un poste informatique équipé des logiciels de bureautique et dédié aux activités
pratiques ;
 de toutes les ressources numériques en lien avec le travail pratique (dont les
programmes d’enseignement).
Le jury dispose d’une stratégie réseau permettant de suivre les connexions et sites consultés.

Les postes de travaux pratiques sont équipés, selon le besoin des activités proposées, des matériels
usuels de mesure des grandeurs physiques (oscilloscopes numériques, multimètres, dynamomètres,
tachymètres, cartes d’acquisition associées à un ordinateur…). Cette liste n’est pas exhaustive.

e
Cette épreuve est commune aux candidats au CAPET externe et au CAPET 3 voie. Les attendus, le
déroulement et les supports didactiques ainsi que les exploitations pédagogiques sont identiques.
Dans ce cadre, les conseils aux candidats sont communs pour les deux concours.

2. Analyse globale des résultats

Le jury tient à souligner la qualité de préparation de la majorité des candidats. Néanmoins, les
attendus de l’épreuve et les modalités de mise en œuvre décrits au JORF et repris dans les rapports
des jurys des années précédentes ne sont pas toujours connus de tous. Il s’avère extrêmement difficile
de réussir les travaux pratiques et leur exploitation pédagogique si les objectifs spécifiques de ces
deux activités ne sont pas identifiés.

Les notions théoriques portant sur la didactique de la discipline et sur les différentes démarches
pédagogiques associées sont très souvent citées. Elles sont rarement justifiées par les candidats et
peu appropriées. Elles ne font que trop rarement l’objet d’une contextualisation ou d’une proposition
concrète dans le cadre de la séquence présentée lors de la leçon.

Une proportion notoire de candidats ne connaît ni les programmes de formation du collège et du lycée
pour les séries S-SI et STI2D, ni les documents ressources pour faire la classe, tout en méconnaissant
les horaires d’enseignement dus aux élèves pour chacune des séries S-SI, STI2D et en technologie au
collège et la philosophie de chacun de ces programmes. Ceci se révèle pénalisant pour construire une
séquence et une séance pédagogique réaliste. Le jury est également extrêmement surpris que des
candidats ne soient pas familiarisés au socle commun de connaissances, de compétences et de
culture.

Le nombre des exploitations pédagogiques portant sur le collège, la série STI2D et S-SI est équilibré
sur l’ensemble de la session. Les candidats doivent donc être en mesure de produire des séquences
et des séances sur tous les niveaux d’enseignement afin de pouvoir répondre aux attentes du jury.

3. Commentaires du jury sur les réponses apportées par les candidats et conseils aux
candidats

Le jury note une prise en compte des remarques des années précédentes, portant sur la concision de
la présentation de l’activité pratique et sur l’intérêt de mettre en regard l’étude réalisée sur le système
et la séquence pédagogique demandée. Il invite les candidats à faire preuve d'une rigueur scientifique
exemplaire lors de la présentation des travaux réalisés. Lors de l’exploitation pédagogique, les

86
activités pratiques et leurs résultats ne sont néanmoins pas encore suffisamment réinvestis, au niveau
de la séquence demandée.

Le jury conseille d’organiser la présentation de la façon suivante :


 présentation du système (durée maximale cinq minutes) ;
 synthèse des activités menées en travaux pratiques (durée maximale cinq minutes) ;
 exploitation pédagogique (durée maximale trente minutes).

Le manque de culture scientifique et technologique pénalise de nombreux candidats dans


l’appropriation des supports pluritechnologiques. Il est impératif, pour espérer réussir correctement
l’épreuve de mise en situation professionnelle, de disposer de compétences et de connaissances
scientifiques et technologiques avérées. Cette culture technologique ne se limite en aucun cas à un
domaine disciplinaire unique. Les futurs professeurs de sciences industrielles de l’ingénieur se doivent
d’avoir une vision transversale et globale de leur discipline et de conduire une veille technologique
régulière.

Quelques candidats ont proposé des présentations (orale et écrite) très formatées qui ne résistent pas
aux questionnements du jury et mettent en évidence des lacunes. Le jury invite bien-sûr les candidats
à maîtriser les attendus pédagogiques et didactiques de la discipline, mais aussi et surtout à être en
capacité de les réinvestir de façon adaptée et pertinente.

Les candidats les plus efficients font preuve d’autonomie, de rapidité et d’écoute lors des travaux
pratiques. Ils prennent des initiatives dans la conception de leur séquence pédagogique pour élaborer
la leçon. Ils mettent à profit l’ensemble des ressources numériques mis à leur disposition.

Enfin, le jury rappelle que le concours constitue la première étape de l’entrée dans le métier du
professorat. Le candidat se doit donc d’adopter une posture et un positionnement exemplaires
constitutifs de la mission d’enseignant. Il invite donc vivement les candidats à s’approprier le référentiel
des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l'éducation (arrêté du 1-7-2013 -
J.O. du 18-7-2013).

Maîtrise de la finalité de l’épreuve


Le jury ne peut que renouveler les conseils donnés lors des précédentes sessions :
 connaître la description de l’épreuve (arrêté du 19 mars 2013 publié au JORF du 27 avril
2013 - arrêté du 24 avril 2013 publié au JORF du 22 août 2013 - arrêté du 19 avril 2016
er
du JORF n°0126 du 1 juin 2016) ;
 lire les rapports de jury des sessions précédentes.

Préparation – Formation aux épreuves


Le jury conseille aux candidats de :
 s’approprier les programmes de tous les niveaux énoncés dans la définition de l’épreuve
ainsi que les documents ressources associés ;
 prendre connaissance du socle commun de connaissances, de compéten ces et de
culture ;
 s’informer des évolutions des programmes et des enseignements en collège ;
 s’informer des pratiques pédagogiques, des modalités de fonctionnement et de
l’organisation des horaires de tous les niveaux d’enseignement que peuvent assurer l es
professeurs de sciences industrielles de l’ingénieur ;
 se préparer à exploiter les résultats d’investigations et d’expérimentations en regard des
contenus disciplinaires.

87
Qualité des documents de présentation et expression orale
Il est attendu des candidats une maîtrise des outils numériques pour l’enseignement afin de construire
un document de qualité, clair, lisible et adapté à la présentation de l’exposé.
La capacité à réfléchir la mise en page du document de présentation est un prérequis fondamental du
futur enseignant, qui utilisera le numérique comme support de ses enseignements, et qui devra donc
maîtriser l’ergonomie de son document vis-à-vis de son public.
Au-delà de la simple présentation, le jury est extrêmement attentif à la qualité de la syntaxe et de
l’orthographe.
Les candidats s’expriment généralement correctement. La qualité de l’élocution et la clarté des propos
sont indispensables aux métiers de l’enseignement.

Pour la partie travaux pratiques

Organisation à suivre lors de l’épreuve


Les candidats doivent rapidement mettre en œuvre et s’approprier le système. Des documents d’aide
sous forme numérique et multimédia leur sont fournis.
Il paraît indispensable que, dès le début de l’épreuve, les candidats notent le niveau (collège, STI2D
ou S-SI) sur lequel devra porter la séquence pédagogique à élaborer.
Les candidats ont à réaliser des activités expérimentales et à analyser des résultats afin de conclure
sur les problématiques proposées. Ces manipulations, mesures et interprétations, sont à réaliser au
niveau des compétences d’un master première année.
Les candidats doivent penser à garder des traces numériques de leurs résultats et de leurs travaux
afin de les réinvestir, pour la leçon, dans une séquence adaptée au collège ou au lycée.
La dernière heure du travail pratique est consacrée à la réalisation, au besoin, d’essais
complémentaires susceptibles d’illustrer l’exploitation pédagogique présentée en leçon. Elle permet
également de commencer l’élaboration des documents pédagogiques attendus lors de l’exposé.
La connaissance préalable du système et des logiciels n’étant pas demandée, les membres de jury
peuvent être sollicités par les candidats en cas de problèmes ou de difficultés persistantes liées à
l’exploitation d’un logiciel ou d’un appareil de mesurage spécifique. Les candidats ne sont donc pas
pénalisés sur ce point. Plus généralement, le jury est présent pour accompagner les candidats dans
leur démarche.

Aptitude à mener un protocole expérimental


La mise en œuvre des matériels de mesurage et d’acquisition ne suscite pas de difficulté particulière.
On attend du candidat qu’il soit capable de proposer et de justifier des choix de protocoles
expérimentaux.

Utilisation des modèles numériques


Globalement, les candidats utilisent correctement les modèles numériques fournis. Le jury note
cependant que de nombreux candidats manquent de recul et d’esprit critique dans l’interprétation des
résultats de la simulation numérique et dans la critique des hypothèses faites lors de l’élaboration du
modèle. Il est attendu des candidats une analyse pertinente des écarts entre les performances
calculées avec le modèle, celles du système réel ou celles indiquées dans le cahier des charges.

Pour l’exposé devant le jury

Présentation du travail pratique


Une présentation succincte du support, des travaux réalisés et des résultats obtenus permet de
contextualiser la séance qui sera présentée. Elle doit être réalisée avec toute la rigueur scientifique
re
que le jury peut attendre d’un étudiant de master 1 année qui se destine au métier d’enseignant. Le

88
jury apprécie les présentations synthétiques mettant en évidence les points qui feront l’objet d’un
réinvestissement dans la description de la séquence et de la séance. Afin de faciliter l’exposé, il est
suggéré d’utiliser les outils les plus à même de produire des supports de présentation de qualité.

Description de la séquence
Les candidats doivent concevoir le canevas d’une séquence et la positionner dans une progression
pédagogique par cycle. Les documents ressources pour faire la classe constituent des points d’appui
que les candidats ne peuvent ignorer.
Les hypothèses d’organisation de la pédagogie dans l’établissement doivent être précisées (par
exemple 7 h d’enseignement transversal dont 3 h en co-animation). Le positionnement de la séquence
dans le plan de formation du cycle doit être précisé.
Une séquence se compose de plusieurs séances. Il est demandé de décrire la structure de chaque
séance et de préciser les prérequis et les objectifs (compétences à faire acquérir, capacités et
connaissances attendues), l’organisation de la classe, les systèmes utilisés, l’organisation du
laboratoire, la durée des séances, le nombre d’élèves, les modalités pédagogiques (cours, activités
dirigées, activités pratiques, projet), les stratégies pédagogiques (déductif, inductif, différenciation
pédagogique, démarche d’investigation, démarche de résolution de problème technique, pédagogie
par projet…), les activités des élèves et les productions attendues. Les descriptions de la séquence et
des séances se doivent de faire explicitement apparaître la prise en compte de la diversité des publics
accueillis dans la classe.
Les phases de structuration des connaissances permettant la construction des connaissances des
élèves et les différentes formes d’évaluations des élèves sont des parties intégrantes de la séquence
et doivent reprendre les objectifs annoncés. Les différentes modalités d’enseignement (EPI, AP…) et
les formes de remédiation doivent être précisées.

Utilisation du numérique
Le jury note qu’une majorité de candidats fait appel aux ressources et usages du numérique dans les
activités proposées aux élèves. Néanmoins, le jury conseille aux candidats de bien identifier les points
de leur séquence pédagogique où l’usage du numérique apportera une réelle plus-value aux
apprentissages des élèves. Si l’exploitation du numérique disciplinaire est souvent mise en œuvre par
de nombreux candidats, peu d’entre eux proposent une séquence exploitant le numérique éducatif.

Réinvestissement des résultats de travaux pratiques


L’objectif attendu de la leçon est une exploitation pédagogique en lien avec les activités pratiques
réalisées. Celles-ci étant d’un niveau supérieur à la séquence demandée, il ne s’agit pas de faire, au
travers de la séquence pédagogique, un compte-rendu de l’activité pratique réalisée, mais de
s’appuyer sur les expérimentations pour en extraire des données et des activités à proposer aux
élèves du niveau visé. Les candidats doivent, en dix minutes au maximum :
 présenter brièvement le support, la problématique et la démarche méthodologique
proposée ;
 justifier le(s) lien(s) avec la séquence pédagogique, expliciter les résultats et les
investigations qui seront réutilisées dans la séquence.
De plus, il est important que les candidats explicitent comment les adapter au niveau d’enseignement
visé. Le jury ne se satisfait en aucun cas d’une exploitation brute des activités proposées dans la
première partie de l’épreuve.
Les candidats peuvent aussi envisager l’utilisation d’autres systèmes présents dans les
établissements, en complément du système étudié pendant la première partie de l’épreuve.

89
Réalisme de l’organisation de la classe
Le jury attend des candidats qu’ils émettent des hypothèses réalistes sur les conditions
d’enseignement. Leurs propositions doivent être pragmatiques afin que le jury puisse appréhender le
scénario pédagogique envisagé.

Évaluation
Le processus retenu par le candidat pour l’évaluation des compétences doit être clairement décrit
(évaluation diagnostique, formative, sommative, certificative…) et justifié. Les modalités et les outils
doivent être précisés. Si des remédiations ou des différenciations pédagogiques sont envisagées, elles
doivent être explicitées.
Trop souvent, les candidats se contentent d’évoquer les processus d’évaluation sans pouvoir en
expliquer réellement le déroulement, les modalités et surtout l’objectif en termes d’acquisition des
compétences par les élèves.

Réactivité au questionnement
Le jury attend de la concision et de la précision ainsi qu’une honnêteté intellectuelle dans les réponses
formulées. Les réponses au questionnement doivent laisser transparaître un positionnement adapté
aux attentes de l’institution et une réelle appropriation des valeurs de la République ne se limitant pas
à l’exposé des grands principes sans en montrer le bien-fondé pour les élèves.
Le candidat se doit d’être réactif sans chercher à éluder les questions ou à noyer le propos dans un
discours pédagogique non maîtrisé. Plus qu’une réponse exacte instantanée, le jury apprécie la
capacité à argumenter, à se remettre en question, à expliquer et justifier une démarche ou un point de
vue.

4. Conclusions

L’épreuve de mise en situation professionnelle nécessite une préparation sérieuse et approfondie en


amont de l’admissibilité. Cette préparation doit porter tout autant sur la partie « travaux pratiques » que
sur la partie « exploitation pédagogique », car ces deux parties de l’épreuve sont complémentaires et
indissociables. Les compétences nécessaires à la réussite de cette épreuve sont à acquérir et à
développer notamment lors de stages en situation et de périodes d’observation ou d’enseignement.
Elles sont complétées par une connaissance fine des programmes et des documents ressources pour
faire la classe. L’épreuve s’appuie sur la maîtrise disciplinaire des sciences industrielles de l’ingénieur.
Le métier d’enseignant exige une exemplarité dans la tenue, dans la posture ainsi que dans le
discours. L’épreuve de mise en situation professionnelle permet la valorisation de ces qualités.

5. Résultats

Cinquante-quatre candidats du CAPET et trois pour le CAFEP ont été évalués pour cette épreuve, la
moyenne des notes obtenues est de 10,1 avec :
 19,0 comme meilleure note ;
 2,0 comme note la plus basse.

90
8

91
Rapport sur la transmission des valeurs et
principes de la République

Lors des épreuves d'admission, le jury évalue la capacité du candidat à agir en agent du service public
d'éducation, en vérifiant qu’il intègre dans l’organisation de son enseignement :
 la conception des apprentissages des élèves en fonction de leurs besoins personnels ;
 la prise en compte de la diversité des conditions d'exercice du métier et la connaissance
réfléchie des contextes associés ;
 le fonctionnement des différentes entités éducatives existant au sein de la société et d’un
EPLE (institution, établissements scolaires, classes, équipes éducatives…) ;
 les valeurs portées par l’Éducation nationale, dont celles de la République.

Le candidat doit prendre en compte ces exigences dans la conception des séquences pédagogiques
présentées au jury. Il s’agit de faire acquérir, à l’élève, des compétences alliant des connaissances
scientifiques et technologiques et des savoir-faire associés, mais également d’installer des
comportements responsables et respectueux des valeurs républicaines.

Cet objectif exigeant induit une posture réflexive du candidat lors de la préparation et de la
présentation d’une séquence pédagogique. En particulier, les stratégies pédagogiques proposées
devront permettre d’atteindre l’objectif de formation visé dans le cadre de « l’école inclusive ». Il est
indispensable de donner du sens aux enseignements en ne les déconnectant pas d’un contexte
sociétal identifiable. Cela doit contribuer à convaincre les élèves du bien-fondé des valeurs
républicaines et à se les approprier.
L’éducation aux valeurs républicaines doit conduire à adopter des démarches pédagogiques
spécifiques, variées et adaptées. Il s’agit en particulier de doter chaque futur citoyen d’une culture
faisant de lui un acteur éclairé et responsable de l’usage des technologies et des enjeux éthiques
associés. À dessein, il est nécessaire de lui faire acquérir des comportements fondateurs de sa
réussite personnelle et de le conduire à penser et construire son rapport au monde. Les modalités
pédagogiques, déployées en sciences industrielles de l’ingénieur, sont nombreuses et sont autant
d’opportunités offertes à l’enseignant pour apprendre aux élèves :
 à travailler en équipe et coopérer à la réussite d’un projet ;
 à assumer une responsabilité individuelle et collective ;
 à travailler en groupe à l’émergence et à la sélection d’idées issues d’un débat et donc
favoriser le respect de l’altérité ;
 à développer des compétences relationnelles en lui permettant de savoir communiquer une
idée personnelle ou porter la parole d’un groupe ;
 à comprendre les références et besoins divers qui ont conduit à la création d’objets ou de
systèmes à partir de l’analyse des « modes », des normes, des lois, etc. ;
 à différencier, par le déploiement de démarches rigoureuses, ce qui relève des sciences et de
la connaissance de ce qui relève des opinions et des croyances. L’observation de systèmes
réels, l’analyse de leur comportement, de la construction ou de l’utilisation de modèles
multiphysiques participent à cet objectif ;
 à observer les faits et situations divers suivant une approche systémique et rationnelle ;
 à adopter un positionnement citoyen assumé au sein de la société en ayant une connaissance
approfondie de ses enjeux au sens du développement durable. L’impact environnemental, les

92
coûts énergétiques, de transformation et de transport, la durée de vie des produits et leur
recyclage, sont des marqueurs associés à privilégier ;
 à réfléchir collectivement à son environnement, aux usages sociaux des objets et aux
conséquences induites ;
 à comprendre les enjeux sociétaux liés au respect de l’égalité républicaine entre hommes et
femmes ;
 …

Ces différentes approches permettent d’évaluer la posture du candidat par rapport au besoin de
transmettre les valeurs et les principes de la République à l’école. La dimension civique de
l’enseignement doit être explicite.

Pour prendre en compte cette dimension du métier d’enseignant dans la conception de séquences
pédagogiques, les candidats peuvent s’appuyer sur différents textes réglementaires et ressources
pédagogiques disponibles :
 le référentiel de compétences des métiers de l’éducation et du professorat (BOEN n°30 du 25
juillet 2013) ;
 les programmes d’enseignement moral et civique ;
 le socle commun de connaissances, de compétences et de culture ;
 l’instruction relative au déploiement de l'éducation au développement durable dans l'ensemble
des écoles et établissements scolaires pour la période 2015-2018 (NOR : MENE1501684C,
circulaire n°2015-018 du 4-2-2015, MENESR – DGESCO) ;
 le parcours Avenir (NOR : MENE1514295A, arrêté du 1-7-2015 – JORF du 7-7-2015,
MENESR - DGESCO A1-4) ;
 la banque de ressources « Pour une pédagogie de la laïcité à l’école » - Abdennour Bidar - la
documentation française 2012 ;
 les ressources numériques en ligne du réseau de création et d’accompagnement
pédagogiques CANOPÉ – éducation et société ;
 les ressources du portail national des professionnels de l’éducation – Éduscol –
établissements et vie scolaire.

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