Essence III
Essence III
1-Apprendre : processus par lequel on acquiert une capacité physique, morale ou intellectuelle. En catégorisant
les apprentissages, on distingue :
-Les apprentissages du type habileté intellectuelle ou cognitive correspondant au savoir du genre « comment
effectuer une division », « trouver la surface du rectangle » ;
-Les apprentissages de type habiletés psychomotrices ou savoir-faire comme planter un arbre ; fabriquer un
filtre à charbon ;
-Les apprentissages de type attitude relevant du socio affectif qui est relatif à l’adoption de tel ou tel
comportement après une sensibilisation.
L'apprentissage donne toute la place à l'élève tandis que l'enseignement revient au maître. Ce qui a sans doute
amené un penseur à soutenir que : « l’apprentissage s’oppose à l’enseignement ». Apprendre, dans la
perspective constructiviste, renvoie à une modification des représentations tandis que les behavioristes la
conçoivent Comme changement de comportement.
2- Comprendre : c’est saisir le sens d’une notion, d’une situation, d’une langue c’est un processus mental qui
permet d’établir des rapports entre plusieurs objets. Ces rapports peuvent être des rapports de causalité et de
conséquence. Comprendre, c’est former des concepts qui permettent d’agir sur la réalité. La compréhension
doit précéder l'apprentissage qui se veut être une simple accumulation de savoirs. C’est ainsi qu’un pédagogue
soutient qu’il ne faut rien donner à apprendre aux élèves qui ne soit compris.
3- Apprendre à apprendre : modifier son comportement d’apprentissage et les représentations de sa manière
d’apprendre des stratégies cognitives personnelles. Ici c’est l’élève qui met en place ses stratégies de conquête
de connaissances. « Face à une évolution vertigineuse des connaissances, la multiplicité des sources
d’apprentissage, la nécessité d’apprendre toute la vie, la compétence à cultiver chez les enfants c'est
apprendre à apprendre ».
4-Automatismes/mécanismes : aboutissement d’un processus qui permet à l’être humain d’acquérir un
ensemble de réactions face à un environnement donné pour l’exécution desquelles il n’a pas besoin de réfléchir.
Les automatismes peuvent être physiques et moteurs (la marche) mentaux (multiplication) et verbaux (formules
de politesse). Les automatismes ont un rôle positif dans la mesure où ils soulagent l’individu d’un effort,
permettent d’acquérir des notions mais peuvent devenir des freins à une nouvelle adaptation de l’enfant.
5- Théorie : principe ou règle qui fonde la connaissance rationnelle par opposition à la pratique
6- Les théories de l’apprentissage
C’est un ensemble de conceptions de l’apprentissage qui tentent de d’expliquer comment l’homme apprend.
a- Le constructivisme : théorie d’apprentissage qui postule que l’homme apprend par son propre action sur
l’environnement et les hommes et suite à cette action, il modifie ses représentations et son comportement pour
s’adapter au monde. La représentation est la conception que l'élève a d'une chose d'un phénomène, d'un être à
un moment donné. Pour apprendre, l'élève doit abandonner ses fausses conceptions encore appelée obstacles
épistémologiques pour les substituer par les bonnes. La contradiction entre la représentation et la réalité crée un
conflit cognitif qui doit être résolu si l’élève veut apprendre. Elle fonde la pédagogie de l’erreur.
Cette théorie fonde les méthodes actives. L’un des tenants de cette théorie est Jean Piaget. Chez Piaget
l'apprentissage découle des deux processus d'adaptation qui sont l'assimilation et l'accommodation.
L'assimilation est un processus par lequel l'enfant agit sur l'environnement en usant d'une compétence acquise
L'accommodation consiste à modifier la compétence afin d'agir sur l'environnement. Un enfant qui écarte une
branche d’un arbre qui obstrue son chemin afin de passer utilise le processus d’assimilation tandis que celui qui
contourne la branche enfin de passer utilise l’accommodation. « L’apprentissage découle des processus
d’accommodation et d’assimilation. »
b- Le béhaviorisme ou comportementalisme: Théorie d’apprentissage qui fonde l’acquisition des savoirs des
savoir-faire et savoir être par l’élève suite à l’action de l’environnement physique ou humain sur l’apprenant
qui modifie de ce fait son comportement. Pour les tenants de cette théorie, tel Skinner, les conséquences de nos
actes nous amènent à modifier durablement nos comportements. Cette théorie se traduit par l’usage des
renforcements positifs par les enseignants dans les différentes classes. Pour le béhavioriste l'apprentissage se
traduit par un comportement observable contrairement au constructiviste qui soutient que l'évolution des
représentations de l'élève constitue un apprentissage. Faisant du stimulus la pierre angulaire de tout
apprentissage un pédagogue soutient que « l’expérience tient lieu d’une école où les leçons coûtent cher mais
c’est la seule capable d’instruire l’insensé »
c- Le socioconstructivisme : selon cette théorie l’apprentissage découle d'une interaction entre individus, de la
résolution du conflit-socio-cognitif qui n’est que la divergence de points de vue qui nait entre plusieurs
personnes qui exécutent la même tâche ou qui résolvent le même problème. Elle fonde la pédagogie du groupe.
Ici l'enseignant ou les pairs jouent un rôle primordial dans l'apprentissage.
d- L’apprentissage social : Ici l’apprentissage découle de l’observation d’un modèle dont les comportements
sont imités par l’apprenant. La prise en compte de cette théorie commande que l’enseignant ait un
comportement exemplaire car "on enseigne plus par ce qu'on est que par ce qu'on sait"
7- La métacognition : analyse de son propre fonctionnement intellectuel. Auto-analyse des systèmes de
l’information que tout individu met en œuvre pour apprendre, se souvenir, résoudre des problèmes ou conduire
des activités. Elle est un tremplin d’acquisition autonome du savoir.
8- Enseigner : Transmettre des savoirs et des savoirs faire à un apprenant de sorte qu’il les maîtrise. Ici l’accent
est mis sur l’enseignant et la maîtrise du savoir. Pour enseigner le maitre doit maitriser non seulement les
notions à transmettre, connaitre la psychologie de l'enfant, mais aussi et surtout avoir un attachement
indéfectible pour son métier. Ne dit-on pas que pour enseigner, il faut « un peu de savoir, beaucoup de bon
sens et infiniment de dévouement »
9-Instruction et éducation
On dit qu’une personne qu’elle est instruite quand elle a fait des études et acquis des connaissances étendues.
On dit qu’elle est bien éduquée quand en plus de l’instruction, elle a reçu une formation morale et sociale, et
qu’elle a du savoir-vivre. . L’instruction s’intéresse à la formation intellectuelle, elle ne constitue qu’une partie
de l’éducation. L’éducation est la formation complète de l’enfant : physique, intelligence, sensibilité et volonté.
Cette comparaison entre éducation et instruction transparait dans ce sujet: "Nos enfants qui vont à l'école
connaissent beaucoup de choses mais malheureusement, ils ne savent pas vivre"
10- La culture : Le « Petit Larousse » édition 2005 donne plusieurs définitions de la culture. Elle est
« l’ensemble des usages, des coutumes, des manifestations artistiques et intellectuelles qui définissent et
distinguent un groupe, une société ».
Elle est aussi « l’ensemble des convictions partagées, des manières de voir et de faire qui orientent plus
ou moins consciemment le comportement d’un individu, d’un groupe ».
Enfin la culture est définie comme étant « l’ensemble des connaissances acquises dans un ou plusieurs
domaines ».
Au sens pédagogique est synonyme de l’ensemble des savoirs, des savoir-faire et savoir être qu’un individu
acquiert par l’étude. Souvent on oppose la culture à l'éducation par le caractère libre de la culture.
11-Citoyen : membre d’un Etat considéré du point de ses devoirs de ses droits civils et politiques. Rousseau
oppose le citoyen à l'homme donc socialisation à l'épanouissement. L’homme selon Rousseau est celui qui
épanouie au triple plan physique, moral, et intellectuel tandis que le citoyen est celui qui est subordonné à la
volonté générale
12-Citoyenneté : l’appartenance à une collectivité définie par une communauté de destin de liens
d’interdépendance au sein de laquelle le citoyen dispose de droits égaux.
13-Le système éducatif : l’ensemble des structures et personnels concourant à l’éducation d’une population.
14-Réforme : changement majeur, pertinent, bénéfique et progressif d’une situation, d’une chose ou d’une
institution, d’un état initial insatisfaisant à un état amélioré. Elle a besoin d’un cadre législatif et est d’envergure
nationale. Notre pays a reformé son système éducatif pas moins de cinq fois. La dernière réforme enclenchée en
2007 a consacré la fusion du préscolaire, du primaire et du post primaire ou continuum et la réforme
curriculaire qui s’entend être une modification des finalités des contenus des méthodes ainsi que du processus
de certification.
15-Innovation : fait de provoquer un changement en introduisant quelque chose de nouveau. Mesure palliative
d’un problème qui touche un aspect du système éducatif. L’innovation peut marquer une rupture d’avec les
pratiques anciennes ou une réorientation de ces pratiques. Elle peut concerner un aspect du système éducatif;
méthode (ASEI/PDSI API), canal d’enseignement (Enseignement bilingue), les contenus des notions. L’API
ou l’approche pédagogique intégratrice est celle retenue comme méthodologie dans le cadre de la réforme
curriculaire.
16-Eduquer : « Eduquer un enfant consiste à guider les tendances héréditaires de l’enfant afin de produire un
développement harmonieux. Son but est de tirer le meilleur parti possible de chaque individu, c’est-à-dire de
permettre l’actualisation de ses potentialités innées, dans la mesure où elles contribuent à la perfection de
l’ensemble. L’éducation a un second but, c’est de développer des individus qui soit en harmonie avec leur
milieu». L’éducation concerne toutes les facettes de l’homme, le physique, le moral, l'intellect, la sensibilité, le
social par conséquent, privilégier une de ces dimensions c’est faire de l’infra-éducation. Malheureusement,
notre école privilégie l'intellect au détriment des autres facettes. « Au lieu de faire des hommes, l’école
fabrique des cerveaux »
17-Les domaines de l’éducation
a- L’éducation physique : elle est la recherche du développement de la réalisation du maximum sinon des
potentialités du corps. Elle englobe l’enseignement et la pratique du sport, de l’hygiène et le suivi médical.
Malheureusement nombreux sont les enseignants qui ne la pratiquent pas par ignorance de ses vertus sur
l’enfant.
b- L’éducation intellectuelle : elle vise à améliorer et à perfectionner les sens, à ouvrir et à développer
l’intelligence, à meubler la mémoire, à former le jugement, à aiguiser l’imagination. Toutes les disciplines de
l'école contribuent à cette éducation. Elle est la privilégiée car on considère que non seulement que la faculté
intellectuelle est la plus importante des dimensions de l’homme, notre monde reste dominé par les progrès
scientifiques, et l’éclairage intellectuel conditionne la moralité de l’individu « Nul n’est méchant
volontairement »
c- L’éducation morale : Elle vise la maturation de la conscience morale qui est notre faculté à juger de la
valeur de nos propres actes et ceux d’autrui afin d’opter pour les actes vertueux. Elle se veut plus pratique que
théorique « On n’apprend pas la morale à l’enfant pour qu’il la sache mais pour qu’il la pratique ». Par
conséquent, le maitre doit se saisir de toutes les occasions de la vie scolaire pour l'enseigner et être lui-même un
modèle.
d- L’éducation sociale et civique : elle vise à donner à l’enfant l’amour de son village, sa ville son pays à
informer et à former l’enfant sur ses devoirs, obligations envers les autres en vue de faciliter son insertion
sociale. 18-Education de base, l’ensemble des activités éducatives et de formation consistant à faire acquérir à
l’individu dans un contexte historique, social et linguistique déterminé, un ensemble de connaissances,
d’aptitudes et d’attitudes indispensables lui permettant de comprendre son environnement, d’interagir avec lui,
de poursuivre son éducation et sa formation au sein de la société et de participer plus efficacement au
développement économique, social et culturel de celle-ci. Elle comprend l’éducation de la petite enfance,
l’enseignement de base et l’éducation non formelle ;
19-Education ou encadrement de la petite enfance, l’ensemble des activités éducatives destinées à des
enfants de zéro à six ans en vue de favoriser leur développement global et harmonieux, stimuler leurs
potentialités affectives, intellectuelles, motrices, artistiques et contribuer à leur épanouissement et leur
apprentissage de la vie sociale. Elle comprend l’éducation de la prime enfance et l’éducation préscolaire ;
20-Education de la prime enfance, l’ensemble des activités d’encadrement des enfants de zéro à trois ans. Elle
vise essentiellement la socialisation de l’enfant ;
21-Education préscolaire, l’ensemble des activités éducatives destinées aux jeunes enfants de trois ans à six
ans, en vue de développer leurs potentialités affectives, artistiques, intellectuelles et physiques et de les préparer
à l’enseignement primaire ;
22-Éducation spécialisée, l’ensemble des activités d’éducation et de formation destinées à des personnes
atteintes d’un handicap physique, sensoriel ou mental ou ayant des difficultés d’adaptation personnelle et
d’intégration sociale, afin de faciliter leur adaptation et leur insertion sociales ;
23- Éducation formelle, l’ensemble des activités éducatives se déroulant dans un cadre scolaire, universitaire
ou de formation professionnelle ;
24-Enseignement, l’ensemble des cours prescrits dans un curriculum constituant un ordre d’études ;
Enseignement de base, l’ensemble des activités d’enseignement et de formation consistant à faire acquérir aux
apprenants de six ans à seize ans des compétences de base qui leur permettent soit de poursuivre les études de
l’enseignement secondaire, soit de s’insérer dans la vie socio-professionnelle. L’enseignement de base
comprend l’enseignement primaire et l’enseignement post-primaire ;
25-Enseignement primaire, le niveau d’enseignement formel d’une durée normale de six ans et dont le
programme est conçu pour faire acquérir des connaissances élémentaires. Il est destiné aux enfants âgés de six
ans au moins et constitue le premier palier de la fréquentation scolaire obligatoire. Il est sanctionné par un
diplôme de fin de cycle ;
26-Enseignement post-primaire, le niveau d’enseignement formel d’une durée de trois ans ou quatre ans
visant à consolider les acquis de l’enseignement primaire, à préparer à l’enseignement secondaire ou à la vie
professionnelle. Il est destiné aux sortants de l’enseignement primaire et constitue le second palier de la
fréquentation scolaire obligatoire. Il est sanctionné par un diplôme de fin d’enseignement de base ;
27-Enseignement secondaire, l’ordre d’enseignement formel dont la durée normale varie de deux ans à trois
ans. Il comporte un cycle unique et vise à assurer aux sortants de l’enseignement de base un enseignement
général, technique ou professionnel :
28-L’enseignement secondaire général vise essentiellement à préparer aux études universitaires. D’une durée
de trois ans, il est sanctionné par le baccalauréat de l’enseignement secondaire général ;
29-L’enseignement secondaire technique vise essentiellement à préparer aux écoles supérieures
d’enseignement technique. D’une durée de trois ans, il est sanctionné par le baccalauréat de l’enseignement
secondaire technique ;
30- L’enseignement secondaire professionnel vise essentiellement à préparer à la vie professionnelle ou à des
études universitaires. D’une durée de deux ans à trois ans, il est sanctionné par un diplôme de fin d’études
professionnelles ;
31-Enseignement supérieur, l’ordre d’enseignement formel post-secondaire, dispensé dans une institution
universitaire ou assimilée et permettant aux étudiants d’acquérir des connaissances de niveau supérieur. Il vise
essentiellement à assurer un enseignement de haut niveau, à développer la recherche scientifique et technique, à
diffuser la culture et l’information scientifique et technique. Il comporte un à trois cycles sanctionnés chacun
par un diplôme, un grade ou un certificat, sauf cas particulier ;
32-Formation professionnelle, l’ensemble des activités visant à assurer l’acquisition des connaissances, de
qualifications et d’aptitudes nécessaires pour exercer une profession ou une fonction avec compétence et
efficacité ;
33-Éducation informelle, toute forme d’éducation non structurée concourant à la formation de l’individu et à
son insertion sociale ;
34-Éducation non formelle, toutes les activités d’éducation et de formation, structurées et organisées dans un
cadre non scolaire. Elle comprend notamment l’alphabétisation, les formations et le développement de
l’environnement lettré ;
35-Alphabétisation, l’ensemble des activités éducatives et de formation, destinées à des jeunes et à des adultes
en vue d’assurer l’acquisition de compétences de base dans une langue donnée et qui vise l’autonomie de
l’apprenant. Elle est une composante de l’éducation non formelle.
36 L’éducation formelle réalisée dans les structures bien définies soumises à des réglementations
institutionnelles (les écoles primaires, les lycées et collèges, les centres de formation professionnelle, les
universités….).
37-L’éducation non formelle dans les centres d’alphabétisation, les Centres d’Education de Base Non
Formelle, les cours du soir, au sein des groupements socio-professionnels, économiques et politiques, des
associations de jeunes.
38-L’éducation informelle, véhiculée par les mass médias, la famille, la rue… « Rien ne vaut la rue pour
faire comprendre à un enfant la machine sociale » fait observer Anatole FRANCE écrivain contemporain.
Les canaux par lesquels se diffuse cette sont appelés école parallèle. Cette école parallèle cultive la solidarité,
complète l’éducation scolaire, offre des occasions d’apprentissage en autonomie mais comporte également des
inconvénients tels l’apologie de la violence, la perversion des mœurs
39-La légitimité de l’éducation
De quel droit intervient-on dans la vie de l’être humain ? La réponse à cette question fonde la légitimité de
l’acte d’éduquer.
En effet, d’abord, l’enfant qui vient au monde est si fragile qu’il disparaîtrait sans la bienveillance des
adultes. Il est donc légitime que la société qui a un devoir de perpétuer l’espèce humaine, prenne soin de cet
être fragile en lui évitant les circonstances mortelles. Ensuite, l’enfant est une « tension » à tout. Il veut tout et
ses désirs ne sont guère ordonnés ni forcement bénéfiques à lui – même et à sa société. Il faut donc l’aider à
développer ses facultés, à canaliser ses énergies et ses pulsions vers des activités à la fois désirables et utiles
pour la société. D’ailleurs, l’homme adulte, sans les balises éducatives pourrait choir dans le « brut ».
Imaginez, enfin, l’état physique, intellectuel et moral d’un homme sans éducation avec qui, les autres
hommes sont obligés cependant, de partager la dignité humaine. L’on se rend compte que la légitimité de
l’éducation trouve également son fondement dans la nécessité de sauvegarder la dignité du genre humain.
40-L’éducation est-elle possible ?
Ce sujet a longtemps fait l’objet de discussion entre les pédagogues et les avis sont partagés.
Pour certains, l’éducation est un leurre (utopique, illusion) car chaque homme est prédéfini de sorte qu’aucune
action ne peut le changer.
Des auteurs comme Fontenelle, Ellen Key, Barrès en sont venus à douter de la possibilité même d’éduquer
l’être humain. Pour FONTENELLE « Ni la bonne éducation ne fait le bon caractère, ni la mauvaise ne le
détruit. Il n’y a pas d’éducation profonde ; la nature est la plus forte. » SCHOPENHAUER insiste et
affirme : « Le caractère est immuablement fixé à l’origine…On aura beau faire, c’est l’être le plus intime de
l’homme lui-même qui aura l’effet décisif et non les formules mortes de la philosophie de l’éducation».
Barrès trouve qu’il n’y a pas d’action éducative profonde au point d’influer la construction de la personnalité.
Par contre d’autres auteurs pensent que l’éducation est une évidence. L’opinion d’ARISTOTE, selon qui
l’esprit de l’enfant est comme une tablette lisse sur laquelle rien n’est écrit, mais sur laquelle on peut tout
écrire, a été reprise très souvent. ERASME compare l’âme enfantine au champ à cultiver qui produira telle
ou telle moisson selon la semence que l’éducation y aura déposée. Il affirme qu’aucune influence n’est
comparable à l’éducation et que, si forte que soit la nature, on peut la transformer en son contraire. Il compare
encore l’enfant à un tendre rameau qu’on peut plier dans tous les sens ; et à une cire molle ou une argile
humide, dont l’artiste fait ce qu’il veut. COMENIUS pense que sur la cire de notre cerveau, le monde entier
s’imprime comme par une série de cachets, ainsi que l’avait déjà souligné J. LOCKE.
De toute évidence, l’éducation ne peut pas tout. Mais il y a lieu de reconnaître qu’elle exerce des influences
notables sur les enfants.
41- L’éducation doit-elle être la vie elle-même ou une préparation à la vie?
Le processus éducatif doit être les deux à la fois. Education est la vie c’est dire : l’école étant la représentation
réduite mais fidèle de la société, elle doit se servir des situations réelles de vie pour doter l’enfant de savoir de
savoir-faire et de savoir être lui permettant satisfaire ses besoins actuels et être utile à la société .
L’éducation est une préparation à la vie car elle doit préparer l’enfant à son futur rôle de citoyen en se servant
des situations adaptées à l’enfant compte tenu de son immaturité intellectuelle, physique et morale.
42-Finalités : Enoncé d'intention qui décrit le type d'homme à former à l'issue du processus éducatif. Elle est
définie par le pouvoir politique et donne des orientations sur la politique éducative.
Les finalités sont soit socialisante (faire un homme qui s’insère harmonieusement dans le tissu social), soit
individualiste (faire de l’homme un être épanoui) ou socio individualiste faire de l’homme un être épanoui et
s’insère dans le tissu social).
Exemple : Les principales finalités du système éducatif sont, de faire du jeune burkinabé un citoyen
responsable, producteur et créatif.
Les finalités permettent de choisir les méthodes, les contenus, et le système d'évaluation en éducation. Donc on
ne peut éduquer sans interrogation préalable sur les fins. C’est sans doute que l’on soutient qu’on ne saurait
parler d’éducation ni même en faire sans une interrogation préalable sur les fins.
43-But : énoncés définissant de façon générale les intentions poursuivies par une ou plusieurs personnes, à
travers un programme ou une notion de formation. Exemple Faire acquérir à l’individu des compétences
pour faire face aux problèmes de société ;
44-Objectif général : Objectif dont la formulation reste générale et vague, c’est-à-dire non opérationnel, donc,
non évaluable directement avec précision Exemple : Accélérer le développement quantitatif de l’offre
d’éducation de base et réduire les inégalités de toutes sortes en vue d’assurer notamment :
45-Objectif intermédiaire : celui qui est un passage obligé entre deux apprentissages. Il est nécessaire pour
atteindre l’objectif terminal.
46-Objectif spécifique: celui qui est défini pour chaque discipline ou sous-discipline, et évalué à chaque
séance d’apprentissage par l’enseignant. Objectif opérationnel : celui qui est défini par l’enseignant et qui
indique clairement les actions concrètes que l’élève doit exécuter pour prouver la maîtrise de l’apprentissage.
Exemple : A l’issue de la séance, les élèves seront capables de souligner à l’aide d’une règle les noms masculin
dans un texte. Les objectifs bien définis permettent au maitre d'enseigner efficacement, de créer un climat de
confiance dans sa classe, de faire un choix judicieux des méthodes, du contenu d'enseignement et de
réajuster son enseignement si les objectifs ne sont pas atteints.
47-Les facteurs de l’éducation : Ce sont les cadres dans lesquelles se fait l’éducation que ce soit de façon
formelle ou informelle : La rue, la famille, et l’école. Chaque facteur a ses forces et ses faiblesses et sont
complémentaires. L’éducation ne saurait être le seul apanage des passionnés de la pédagogie
48-Les sciences de l’éducation : est science de l’éducation toute connaissances dont la prise en compte aide le
pédagogue dans sa tâche d’éduquer ou d’enseigner : la psychologie, la sociologie de l’éducation, la biologie, la
neurobiologie, la psychiatrie, l’économie de l’éducation.
49-Le dressage ou conditionnement: Le dressage est la formation lente et progressive d’automatismes, une
laborieuse acquisition de reflexes qui se déclenchent à l’insu de la volonté et de la pensée consciente. Quoi que
décriée, elle est préconisée pour faire contracter aux jeunes enfants des habitudes de ponctualité, d’ordre et de
propreté car leur intelligence et leur volonté ne sont pas assez développés. « Toute doctrine pédagogique fait
une part au dressage et une part à l’éducation »
50-Contrainte : fait d’obliger une personne à adopter un comportement souhaité, elle est nécessaire au début
de l’éducation.
Le montage de certains mécanismes, l’adoption des bonnes habitudes par le tout petit enfant se réalisent par
contrainte mais d’aucuns soutiennent qu’une éducation dans la contrainte est vouée à l’échec. Car la
contrainte cultive l’hypocrisie, bloque la spontanéité de l’enfant, pire les comportements adoptés par contrainte
sont superficiels.
51-L’alphabétisation : fait d’amener une personne à lire et à écrire dans une langue donnée.
52-L’alphabétisation fonctionnelle : fait d’amener une personne à lire et à écrire dans une langue en tenant
compte de ses besoins ; cela a l’avantage de permettre à l’alphabétisé de réinvestir les compétences acquises
dans son domaine d’intervention.
53-Conscience : en tant que conscience psychologique elle est la faculté propre à l’homme de se connaitre et de
connaitre le monde. En tant que conscience morale elle la faculté de pouvoir juger de la valeur morale de ses
propres actes et ceux d’autrui. Les disciplines d’éveil aiguisent la conscience psychologique et la morale et
l’instruction civique développent la conscience morale.
54-La raison : faculté intellectuelle permettant à l’homme de connaitre, de juger et de se conduire. Elle est
considérée comme but ultime de l’éducation par Rousseau qui soutient que le chef d’œuvre d’une bonne
éducation est de faire l’homme raisonnable.
55-Intelligence : faculté permettant à l’homme de résoudre des problèmes dans des situations de vie.
56-Le jugement permet d’établir un rapport entre deux objets, deux idées Exple : le chien est un animal
57-Le bon sens est le jugement qui permet de distinguer le vrai du faux, le juste de l’injuste, le vrai du faux.
58-Quotient intellectuel : rapport entre l’âge réel de l’individu et son âge mental.
59-La pédagogie : toute activité déployée par une personne pour développer les apprentissages chez autrui.
Elle est également une réflexion sur les systèmes les doctrines les méthodes, les techniques d’éducation et
d’enseignement pour en apprécier la valeur, en rechercher l’efficacité, en vue des buts que se proposent
d’atteindre l’éducation et l’enseignement.
La pédagogie est considérée à la fois comme une science et un art.
En tant que science, elle est une réflexion sur les doctrines, les systèmes, les méthodes, les techniques
d’éducation et d’enseignement. En tant que telle, elle est une théorie pratique s’appuyant sur des connaissances
précises. La pédagogie est une réflexion sur les voies et les moyens les plus efficients pour aider l’enfant à
acquérir des connaissances, un savoir-faire et un savoir être nécessaires à son épanouissement.
En tant qu’art, la pédagogie est une praxis didactique, c'est-à-dire, une action coordonnée et méthodique en vue
d’un résultat, d’une fin déterminée. Son efficacité dépend de la personnalité, et des aptitudes (savoir-faire) de
l’enseignant. Sur ce plan, elle est la mise en œuvre des connaissances, de la doctrine et des recettes qu’elle
enseigne.
Durkheim considère la pédagogie comme ‘’une théorie pratique’’ ; c'est-à-dire qu’elle a pour objet de
réfléchir sur les systèmes et sur les procédés d’éducation en vue d’en préciser la valeur et par là d’éclairer et de
diriger l’action des éducateurs.
La pédagogie est un promontoire qui mène à la culture à travers l’éducation et la dynamique de
l’enseignement.
En regroupant les définitions des différents auteurs, il apparaît que la pédagogie est la science de
l’action éducative sur les enfants.
60-Pédagogie active : Aujourd’hui il n’est plus question de soumettre les élèves à un enseignement dogmatique
qui les confine à recevoir passivement les connaissances venant du maître. Ils doivent être co-artisan de leur
propre formation.
Elle est une méthode d’enseignement basée sur l’activité des enfants afin de développer leur autonomie et leur
capacité « d’apprendre à apprendre »
61-Pédagogie de groupe : Pédagogie qui utilise le groupe comme levier d’apprentissage.
62-Pédagogie de l’alternance : dispositif d’apprentissage fondé sur le principe d’interaction entre des
situations de formation et des situations de production.
63-Pédagogie de la découverte : pédagogie s’appuyant sur une démarche inductive (analyse des faits à la
règles pour tirer des règles générales).
64-Pédagogie de la maîtrise : dispositif d’enseignement qui considère que la majeure partie des apprenants
(90%) peuvent apprendre ce que l’école se propose de leur enseigner à condition de leur laisser le temps
nécessaire à leur apprentissage.
L’aptitude est la quantité de temps nécessaire à un apprenant pour maitriser une tache d’apprentissage
déterminée.
65-Pédagogie traditionnelle : Elle est toute méthode qui se propose de transmettre le savoir sous forme de
dogme en utilisant les techniques du discours et d’exposition.
66-La pédagogie différenciée : Elle est une démarche qui consiste à mettre en œuvre un ensemble diversifié de
moyens de procédures d’enseignement et d’apprentissage pour permettre à des apprenants d’âge, d’aptitudes,
de compétences aux savoirs homogènes d’atteindre par des voies différentes des objectifs communs Elle est«
un effort de diversification méthodologique susceptible de répondre à la diversité des élèves »
67-Pédagogie du contrat : cette pédagogie cherche à individualiser l’enseignement en tentant de négocier avec
le formé un travail personnel correspondant à un objectif déterminé.
68-La pédagogie du projet ou la pédagogie du centre d’intérêt : démarche pédagogique où les apprenants
choisissent librement un projet s’adonnent à son exécution en se partageant les taches. Ils peuvent ainsi
élaborer en commun un projet de réalisation de journal scolaire et de l’exécuter en se partageant la tâche.
69-La pédagogie expérimentale : démarche d’enseignement et d’éducation visant à mettre en application les
théories d’apprentissage ou d’éducation
70-La pédagogie expériencée : essai d’innovation pédagogique sur le terrain sans souci de contrôle rigoureux
ou de représentativité des échantillons revêtant un caractère principalement subjectif. La pédagogie expériencée
se construit à travers la pratique guidée par le bon sens du praticien. La pédagogie expériencée ne mérite
nullement le dédain de la science car elle a plus contribué au développement de l’éducation.
71-La pédagogie de l’erreur : Démarche d’enseignement apprentissage se servant de l’erreur pour faire
acquérir les notions. Elle se fonde sur le tâtonnement de l’apprenant, l’essai-erreur et l’analyse des erreurs des
enfants. Si vous voulez que l'enfant découvre par lui-même il faut admettre qu'il doit se tromper.
L’erreur est différente de la faute en pédagogie. La faute : violation d’une règle morale en connaissance de
cause et en toute liberté. Elle ne doit pas être confondue à l’erreur.
72-Erreur : acte de l’esprit humain qui considère comme vrai ce qui est faux et inversement. L'erreur fait partie
du processus d'acquisition du savoir car elle est une conception erronée de la réalité qui est appelée à être
dépassée pour permettre à l'élève d'accéder à la connaissance. Elle est appelée également obstacle
épistémologique car elle empêche l'enfant d'accéder à la connaissance. Par la remédiation, le maitre vient à
bout des erreurs
73-La pédagogie institutionnelle : démarche pédagogie dans laquelle le maître organise la vacance du
pouvoir, ne commandant plus ce qui pour conséquence d’amener les apprenant à se donner des institutions tout
en déterminant leurs propre objectif. C’est une autogestion qui découle du fait qu’un groupe non dirigé se
trouve confronté à des conflits dont la résolution résulte de l’invention des instances de concertation ou de
jugement.
74-La pédagogie libertaire : démarche pédagogique ou le maitre laisse à l’élève toute sa liberté de choix en
s’interdisant d’intervenir en quoi que ce soit dans les décisions des enfants tant qu’il n’y a pas de dangers
physique pour ceux-ci.
75-L’approche pédagogique sensible au genre : Démarche qui prend en compte les problèmes du genre. Elle
se réfère à des processus enseignement-apprentissage qui prêtent attention aux besoins spécifiques
d’apprentissage des garçons et des filles.
76-La pédagogie non directive : démarche pédagogique dans laquelle l’enseignant n’impose rien, ni règle, ni
programme, ni discipline faisant confiance à l’individu à son besoin spontané de se réaliser, l’enseignant
devenant ainsi une personne ressource disponible pour répondre aux demande et aux besoins exprimés par les
apprenants.
77-La pédagogie par les objectifs : rationalisation de l’activité pédagogique en définissant des objectifs
comportementaux et évaluant le degré d’atteinte des objectifs et modifiant leurs stratégies si les résultats ne
paraissent pas satisfaisants.
78-L’approche par les compétences : démarche d’enseignement qui conduit l’élève à mobiliser les savoirs, les
savoir-faire et les savoir être pour résoudre une situation problème.
81-Pédagogie et psychologie
En pédagogie, la psychologie est l’étude du comportement de l’enfant. Elle est l’étude scientifique de la vie
mentale, des sensations, des perceptions de l’être humain.
La pédagogie s’améliore grâce aux éléments de réflexion qu’elle puise de la psychologie. Cette dernière permet
au maître de comprendre l’attitude de ses élèves et de leur fournir toutes les occasions possibles de croissances
et de développement de l’individu.
La science psychologique a permis à la pédagogie de faire un bon qualitatif devant. L’on sait désormais que «
l’enfant n’est pas un adulte en miniature ». Il a une spécificité propre, il a ses attitudes, ses intérêts, ses façons
de sentir, d’agir dont doit tenir compte la pédagogie.
82-Pédagogie et sociologie
La sociologie est un des fondements essentiels de la pédagogie. Son rôle est prépondérant dans la détermination
des fins de l’éducation qui a entre autres objectifs, celui d’adapter l’être humain au milieu social dans lequel il
vit.
La sociologie éducationnelle est l’étude comparée des conditions de fonctionnement des systèmes scolaires, de
la façon dont ils s’adaptent aux circonstances générales du milieu social. Il s’agit pour le maître de se doter de
compétences pouvant lui permettre d’aider l’enfant à se développer normalement dans ses rapports avec la
société.
Dans la réalité de sa vie quotidienne, le maître tiendra compte du milieu, des influences sociologiques qu’il
exerce sur l’enfant (par exemple les difficultés de prononciation, les interférences linguistiques…)
83- Pédagogie et philosophie
De manière générale, la philosophie peut être définie comme une réflexion sur l’activité humaine en vue de la
recherche de la vérité. La philosophie en matière de pédagogie consiste à porter un regard particulier sur toute
l’action éducative. Il s’agira de porter la réflexion sur les voies et moyens les meilleurs à mettre en œuvre pour
réussir l’enseignement. Le pédagogue philosophe étudie entre autres les fins de l’éducation, les méthodes
d’éducation, d’enseignement et d’apprentissage, les programmes en collaboration avec d’autres spécialistes tels
que le législateur ou le planificateur.
Pour montrer le rapport entre pédagogie et philosophie J. Leif écrit dans « Philosophie de l’éducation tome 1 : «
Une pédagogie est toujours l’aboutissement d’une philosophie ; et toute philosophie tend à s’achever en une
pédagogie ».
84-La didactique : Etude des questions posées par l’enseignement et l’acquisition des connaissances dans les
différentes disciplines scolaires. Elle se différencie de la pédagogie par le rôle central des contenus et par sa
dimension épistémologique. Elle s’intéresse à la manière de faciliter les acquisitions dans une discipline donnée
en tentant de simplifier celles-ci tout en levant les obstacles que pose leur appropriation. Ainsi on parle de la
didactique du français, du calcul, de l’EPS.
85-L’éducation inclusive : Elle est une éducation qui considère que l’école et le système éducatif ont à changer
pour répondre aux besoins individuels des apprenants avec ou sans handicaps. Il s’agit de rendre l’école flexible
face à l’enfant. Elle permet aux enfants dits normaux de cultiver leur humanisme et ceux en situation de
handicap de cultiver leur humanité à L'État d'économiser en construction de centre spécialisé.
86-L’éducation bilingue, nous entendons par l’éducation bilingue, tout système d’enseignement dans lequel, à un
moment variable, pendant un temps donné et dans des proportions variables, simultanément ou consécutivement,
l’instruction est donnée dans au moins deux langues, dont l’une est normalement la première langue de l’élève.
Elle revalorise la culture de l'enfant, lui facilite la compréhension des notions, intègre l'école au milieu.
87-Bilinguisme : état de celui qui ou de ceux qui pratiquent couramment deux ou plusieurs langues.
L'éducation bilingue est une démarche éducative qui met à contribution deux langues pour développer au triple plan
l'enfant.
88-L’éducation intégratrice s’est développée à partir de l’idée que l’éducation est un droit humain fondamental et
qu’elle jette les bases d’une société plus juste. Tous les apprenants ont un droit à l’éducation, quelles que soient leurs
caractéristiques ou difficultés individuelles. Les enfants en situation de handicap doit s’adapter au système éducatif.
89-Education fonctionnelle : démarche pédagogique s’appuyant sur les intérêts spontanés de l’enfant et sur ses
besoins pour l’enseigner
90-L’éducation négative : Elle est cette éducation qui doit préserver l’esprit de l’élève de l’erreur et son cœur
du vice. Selon Jean Jacques Rousseau, elle concerne la période de l’enfance de trois à douze ans qui est l’âge de
la raison. Selon ce pédagogue, l’enfant est naturellement bon.
100-Le mouvement de l’Education pour Tous (EPT) a été lancé à la conférence mondiale sur l’Education
pour Tous (Jomtien, Thaïlande, 1990) et il vise à accorder à tous les enfants, jeunes et adultes le droit à
l’éducation. La Déclaration de Jomtien sur l’Education pour Tous (article 2.2) définit les principaux éléments
d’une « vision élargie » de l’éducation de base.
101-Le naturalisme au plan philosophique est le courant de pensée selon lequel les normes de l’action doivent
être non pas inventées par l’homme mais découverte dans la nature.
L’éducation peut être naturelle dans ses fins : l’individu à former n’est autre que celui qui existe
potentiellement chez l’éduqué dans sa nature profonde
Elle peut être naturelle au niveau de ses méthodes : tenir compte du fait que l’enfant appréhende le monde par
l’expérience pratique
Elle peut être naturelle au niveau de ses moyens ; s’appuyer sur les lois d’évolution de la personne
Elle peut être négative revêtant l’aspect que Rousseau lui donne. Cette éducation consiste à protéger le cœur du vice et
l’esprit de l’erreur
102-Ecole : l’école est l’un des moyens que l’Etat utilise pour assurer l’éducation des enfants. Elle est à la fois
un groupe humain, une institution et un lieu. Elle a plusieurs finalités.
Quelles sont les finalités de l’école ?
A)L’école doit apprendre à apprendre au lieu d’enseigner : amener l’élève à être artisan de son savoir au
lieu de lui donner des savoirs tout faits, enseigner le moins possible, non donner la science mais indiquer les
voies pour une découverte autonome de vérités nouvelles. Pour ce faire :,
-l’école devrait se préoccuper d’enseigner peu mais bien
-L’élève devrait jouer un rôle essentiel et le maître peu
-L’élève doit être mis en contact avec la réalité pour aiguiser leur raisonnement, leur intelligence leur
imagination et mémoire
B) L’école doit être utilitaire et éducative
Utilitaire veut dire concret, pratique, concret utilisable, rentable, pragmatique. Eduquer ce n’est pas faire
apprendre pour savoir mais pour utiliser.
Pragmatique : l’école ne doit pas être une suspension de la vie. L’éducation n’est pas une préparation à la vie
mais la vie même. L’école doit se servir des situations de vie concrète pour faire acquérir les savoirs les savoirs
faire et les savoirs être qui devront répondre aux besoins et aux intérêts des élèves
L’école doit être action et non spéculation activité et non verbalisme : Elle doit être un atelier dispensant
des savoirs faire où les apprentis menuisiers soudeurs éleveurs acquièrent des compétences.
Educative : elle doit cultiver la personnalité de l’élève au triple plan physique moral et intellectuel.
C- L’école doit assurer l’épanouissement complet de l’individu en même temps que son insertion sociale :
le physique par le sport, l’imagination créatrice par le dessin la récitation et le chant, la libération du génie
créateur en art la dimension morale par l’éducation morale, la dimension sociale par l’éducation civique. La
dimension intellectuelle (mémoire jugement, intelligence par les disciplines instrumentales et celles d’éveil à
dominance scientifique sans oublier la pratique par les activités de production.
D- L’école doit intégrer au milieu mais ouvrir au monde le plus largement possible pour permettre à son
sortant de pouvoir non seulement s’intégrer à son milieu mais aussi pouvoir s’adapter partout dans le monde et
d’assumer ainsi son rôle de citoyen du monde.
103 La fonction d’éducation et de formation de l’école
La première fonction de l’école est, sans conteste, l’instruction, l’enseignement, l’apprentissage. L’écolier est
astreint à un ensemble d’activités mentales tendant à vaincre l’ignorance sous toutes ses formes : lire,
écrire, calculer sont les clés du savoir qui distinguent l’élève de ses camarades de classe d’âge non scolarisés.
104. La fonction de socialisation.
L’école doit aider à la socialisation de ses élèves qui deviennent progressivement des citoyens partageant les
valeurs, les coutumes, les croyances et les interdits de la cité.
105-La fonction d’inculcation idéologique
Louis Althusser définit l’école comme un Appareil idéologique d’Etat (AIE), c’est-à-dire un système
d’institutions, d’organisations et de pratiques correspondantes où est réalisée la totalité ou une partie de
l’idéologie d’Etat.
106-La fonction de reproduction
Bourdieu accepte le postulat marxien : dans une société donnée, la culture dominante est toujours la culture de
la classe dominante. Et c’est cette culture que l’école inculque avec d’ailleurs un certain retard. La culture que
l’école a pour fonction de transmettre est donc une culture de domination. La fonction propre de l’école est
alors la fonction sociale de légitimation des différences de classes, c’est la fonction manifeste parce que c’est
par elle que l’école satisfait à la demande externe
107- La fonction de sélection.
Si l’on considère le nombre d’élèves qui entrent à l’école et celui des élèves qui en sortent diplômés ou
qualifiés, on est effrayé par l’ampleur des déperditions réparties entre abandons, redoublements et exclusions du
système. L’école procède donc à une sévère sélection.
108- Fonction de promotion collective et de développement.
Une simple africanisation des contenus des programmes et une timide introduction des langues nationales dans
le système éducatif ne suffisent absolument pas pour réussir l’adaptation de l’école au milieu. Une réelle prise
en charge des besoins du milieu par l’école est le seul gage d’une claire option des autorités pour une
école de développement laquelle accorde au projet d’école une importance capitale. Le projet d’école, à
travers ses diverses activités contribue puissamment à la formation des agents de développement que sont
les futurs citoyens.
109-Echec scolaire se définit comme le cas d’un enfant qui accumule les redoublements et les échecs dans les
disciplines ou qui quitte le système scolaire sans diplôme ou avec un diplôme peu valorisé sur le marché de
l’emploi.
L'échec scolaire peut être expliqué par l'inadaptation des programmes, des méthodes, langue d'enseignement,
bas niveau du maitre.
Il peut être expliqué par les inaptitudes de l'enfant, la compagnie de ce dernier.
110-Le matériel didactique est l’ensemble des objets, des instruments que le maître et les élèves utilisent à
l’école, dans le but de transmettre des connaissances, de faciliter l’acquisition des savoirs. On peut distinguer,
comme matériel didactique, les différents manuels scolaires, le tableau noir, l’ardoise, les moyens audio-
visuels, les collections d’objets, les compendiums métrique et scientifique, etc.
111-Ingénierie pédagogique : activité artisanale de tout enseignant et formateur qui prépare les cours ou
interventions afin de concevoir des situations enseignement/apprentissages.
112-Le besoin : un manque d’une chose nécessaire à l’existence comme le besoin de manger de dormir. Le
déséquilibre résultant de cette carence conduit l’individu à accomplir l’acte susceptible de le combler. Certains
pédagogues font du besoin la pierre angulaire de l'enseignement. Toute leçon doit être une réponse c'est dire
satisfaire un besoin. Le besoin de s’exprimer sera satisfait par l’expression écrite par exemple.
113-L’intérêt : ce qui importe à un moment donné. C’est aussi l’attrait qu’on éprouve pour un objet ou une
idée. Dans un contexte pédagogique, l’intérêt est le sentiment de curiosité ou de de bienveillance manifestée par
un élève à l’égard de l’objet de l’apprentissage .Dans le contexte pédagogique. A l’école primaire l’intérêt pour
l’activité physique motrice et musculaire est très vif.
114-L’effort : action énergique du corps ou de l’esprit pour atteindre un but un objectif.
Au CP l’effort auquel, on fait appel est spontané, fonctionnel tandis qu’au CE et CM l’effort et l’intérêt sont
sollicités dont l’objet touche ces derniers moins directement. Si Alain prône la pédagogie de l’effort car l'enfant
naturellement cherche à grandir à travers un travail personnel, la vie en société nécessite que l’enfant apprenne
à fournir des efforts. Maria Montessori, quant à elle, condamne l’effort et prône une pédagogie sans effort.
Pour Maria Montessori l'enfant appréhende les connaissances simplement en vivant tandis que l'adulte raisonne
pour apprendre. Par ailleurs pour elle, il y a effort si l'activité ne répond pas un intérêt quelconque.
115-La motivation : ensemble des motifs qui explique ou justifie un acte. A l’école primaire, motiver les
élèves c’est créer les conditions qui poussent ces derniers à agir, à vouloir apprendre, à s’impliquer d’avantage
dans les activités d’apprentissage. On peut motiver les élèves en leur montrant des images, en leur
communicant les objectifs de la leçon, en faisant appel à leur vécu. On distingue la motivation intrinsèque (qui
dépend de l’individu) et celle extrinsèque (provoquée par une force extérieure).
116-L’émulation : sentiment qui porte à égaler ou à surpasser autrui. De là on distingue l’auto-émulation et
l’émulation collective Dès qu’un groupe est constitué, une émulation se met naturellement en place.
L’émulation est un puissant moyen d’éducation mais il incombe à l’éducateur de savoir la réguler, l’assainir
pour atteindre les objectifs escomptés. Il faut privilégier les récompenses matérielles au CP et celles morales au
CE et CM. L’émulation est à utiliser avec précaution car elle peut entamer la moralité des élèves.
L'émulation rend la classe vivante, incite les élèves à fournir des efforts, cultive l'autonomie.
Mais elle peut être source de jalousie, de suffisance, d'individualisme. Ce qui a sans doute amené un pédagogue
à soutenir que : « La valeur de l’émulation est très discutable ; sa valeur pédagogique est limitée. Tout
particulièrement la formation morale se trouve compromise par cet utilitarisme étriqué ».
117-Déontologie : science des devoirs, elle énonce les devoirs qui s’imposent à des professionnels dans
l’exercice même de leur métier. Chaque enseignant doit mieux la maitriser pour mieux exercer sa fonction.
118-Faute : violation d’une règle morale en connaissance de cause et en toute liberté. Elle ne doit pas être
confondue à l’erreur.
119-Erreur : acte de l’esprit humain qui considère comme vrai ce qui est faux et inversement. L'erreur fait
partie du processus d'acquisition du savoir car elle est une conception erronée de la réalité qui est appelée à être
dépassée pour permettre à l'élève d'accéder à la connaissance. Elle est appelée également obstacle
épistémologique car elle empêche l'enfant d'accéder à la connaissance. Par la remédiation, le maitre vient à bout
des erreurs
120-La remédiation est une remise à niveau des élèves ayant des difficultés dans leurs apprentissages. Elle
permet à l’élève de revisiter, de revenir sur ce qu’il n’a pas compris et d’installer la compétence, l’habileté ou la
capacité visée.
Une bonne démarche de « diagnostic-remédiation » repose sur quatre étapes :
Le repérage des erreurs ;
La description des erreurs ;
La recherche des sources des erreurs (facteurs intrinsèques et les facteurs extrinsèques) ;
La mise en place d’un dispositif de remédiation.
121-Les relations pédagogiques à travers le triangle pédagogique
Les pratiques pédagogiques reposent sur la conception de la relation pédagogique c’est-à-dire de la place
accordée aux trois pôles du triangle pédagogique de Jean Houssaye repris par Patrice Pelpel : le pôle
« enseignant », le pôle « savoir » et le pôle « élève ».
Le pôle « enseignant » : C’est le maître instruit, détenteur d’un savoir prédéfini à transmettre tel quel. On
attend de l’élève soumission, discipline, passivité, obéissance, silence, attention, reproduction, mémorisation.
La méthode est dogmatique. C’est la vision traditionnelle de la relation pédagogique.
Le pôle « savoir » : Le savoir est organisé de manière logique pour une acquisition progressive et autonome.
On peut se passer de la présence physique de l’enseignant. C’est la méthode programmée ou méthode
scientifique.
Le pôle « élève » : L’enseignement met l’accent sur l’élève. La relation pédagogique pousse à mettre l’élève en
tant qu’acteur de son apprentissage, au centre de l’action pédagogique. L’enseignant devient facilitateur. Les
qualités comme l’autonomie, la liberté, l’initiative, l’invention, la créativité et la capacité à la coopération, à
la recherche, à la participation sont développées
122-La vocation : l’appel que peut ressentir une personne pour une mission particulière. Cet appel permet au
maitre de se donner à son métier, de faire face aux difficultés inhérentes au métier.
123-L’expérience : situation de mise à l’épreuve d’un élément d’ordre spéculatif, souvent appelé hypothèse
lorsqu’elle s’inscrit dans un système classique, un savoir élaboré à l’aide d’expériences diverse alliées à
l’intuition et à la réflexion. Une partie du vécu subjectif d’un individu pouvant aller jusqu’au traumatisme.
Selon les empiristes, l’esprit humain acquiert les connaissances par l’expérience.
L'expérience permet à l'enfant d'apprendre en autonomie
124-La volonté : la capacité de pouvoir accomplir un acte intentionnel, consciemment. C’est elle qui fait la
moralité de nos actes, qui nous rend responsable, qui nous fait acquérir notre maitrise de soi. Alain trouve que
l’école doit cultiver la volonté des élèves car elle conditionne le succès des apprentissages. Par ailleurs Cristiani
soutient que « apprendre ne répond pas à tout l’idéal de l’école ; S’en tenir là constituerait une grave erreur.
Si nous voulons former des hommes, il nous faut former des personnalités et ce qui fait la personnalité, c’est
avant tout la volonté ».
125-L’autonomie : faculté de se conduire soi-même en se donnant ses propres règles de conduite, ses propres
lois. Elle est la finalité recherchée à travers la méthode d’éducation par l’autodiscipline.
126-Hétéronomie : Etat d’une volonté qui puise hors d’elle-même ses règles de conduite. C’’est dire qui reçoit
de quelqu’un d’autre des règles qui guident sa conduite. Toute éducation s’appuie sur l’hétéronomie pour
aboutir à l’autonomie.
127-Le cloisonnement ou compartimentage des disciplines : Enseigner les disciplines de façon séparée de
sorte que chaque discipline fasse acquérir aux élèves les compétences qui lui sont propres. Cette pratique est à
condamner car, elle perd de vue que toutes les disciplines de l’école primaire ont pour objectif la formation
d’un être épanoui et utile à la société. Elle s’oppose au décloisonnement.
129-Le décloisonnement des disciplines : Enseigner les disciplines en établissant un lien entre elles. Elle est
synonyme d’interdisciplinarité. Ce décloisonnement peut également se servir de la méthode des centres
d’intérêt qui consistent à étudier le même thème dans plusieurs disciplines dans le même laps de temps.
130-Gène : unité de base de l’information biologique qui se transmet de génération à génération. Selon certain
pédagogue il détermine le comportement humain de sorte que l’éducation est plus un leurre que réelle. Ce qui a
amené Goethe à soutenir" "Tel tu dois être, échapper tu ne peux à toi-même."
131-Le caractère : ce qui distingue une personne à l’égard des mœurs, de l’âme. Manière de se comporter
propre à un individu.
132-L’inégalité sociale : une injustice dans la répartition des ressources sociales
133-La doctrine : maxime opinion, notion postulées vraies qui permettent d’orienter l’action humaine et
d’interpréter les faits
134-Le sous-développement : état d’un pays caractérisé par un Pib très bas et dont la population n’a pas accès
aux services sociaux de base.
.135-La morale : science du bien et du mal. Elle énonce les règles concernant les actions permises ou
défendues dans la conduite quotidienne en fonction des valeurs de référence.
136-Valeur morale : ce qui est posé comme idéal par l’agent moral.
137-L’éthique : science des fins ; partant d’une analyse des fondements de la morale, c’est elle qui fixe les fins
ultimes de l’action humaine.
138-Juste : ce qui est conforme à l’idée que l’on se fait de la justice.
139-Autorité : L’autorité est le pouvoir de s’imposer, de se faire obéir. Elle peut s’exercer sous forme
tyrannique ou de manière démocratique. A l’école, la forme d’autorité qui sied est celle reconnue et acceptée
par les élèves. Elle découle surtout du maître. « Le maître dans sa classe doit avoir de l’autorité et faire
autorité. » ( G et J PASTIAUX, 1997).
-Sur le plan moral, le maître doit avoir de l’autorité à travers un comportement conséquent, le respect qu’il a
de sa fonction et sa conscience professionnelle. Il doit faire respecter le règlement avec esprit d’équité et de
justice.
-Sur le plan intellectuel, le maître fait autorité par son savoir. En effet, l’enseignant doit faire preuve
d’érudition par rapport à la matière à enseigner. En outre il doit convaincre ses élèves par le savoir – faire dans
la transmission des connaissances.
Pour Durkheim (1922), « la discipline est transmise aux élèves par l’exemple du maître ». L’autorité de ce
dernier « est faite du respect qu’il a de sa fonction ».
140-La discipline
Selon le Robert « la discipline est l’ensemble des règles de conduite communes aux membres d’une
collectivité et destinées à y faire régner le bon ordre. Elle est aussi une règle de conduite que l’on s’impose à
soi-même ».
Le Dictionnaire encyclopédique de pédagogie moderne définit la discipline comme étant un « ensemble de
règles établies en vue du déroulement ordonné des activités de la classe ou de l’école ».
La discipline est indispensable à l’enseignement par le fait qu’elle permet d’établir et de maintenir l’ordre en
classe. De plus, elle est formatrice de la personnalité en ce qu’elle est une action régulatrice sur l’individu pour
le discipliner et le rendre maître de lui-même.
Entendu dans cette double acception, la discipline fait foi d’un véritable moyen de l’action éducative.
141 Sanction : la sanction est le signe donné à celui qui est soumis à l’autorité pour témoigner de la conformité
ou de non la conformité de son comportement. La sanction peut-être positive (récompense) ou négative
(punition).
142-Evaluation : L’évaluation consiste en toute activité qui vise à analyser, à interpréter des résultats ou des
indices provenant de la mesure et devant permettre de prendre de meilleures décisions.
La fonction prédictive ou pronostique
L’évaluation pronostique est destinée à prédire une performance dans une activité donnée ou à déterminer
l’aptitude à réaliser certains apprentissages. Pour Scallon (1989), l’évaluation prédictive est « une évaluation
qui se situe en général avant l’apprentissage et qui sert à améliorer les décisions de types orientation, sélection,
classement. »
On est donc au niveau du pronostic et de la prévention. Tournée vers l’avenir, elle est destinée à vérifier
qu’un élève possède bien les pré-requis nécessaires pour entamer un apprentissage donné ou bien pour orienter
cet élève vers un type d’enseignement qui lui convient le mieux. Puis que ce type d’évaluation intervient avant
l’apprentissage, sa première fonction est de localiser le point de départ et de déterminer où en est l’élève avant
d’entreprendre un ou plusieurs apprentissages.
Exemple : Les concours d’entrée dans les écoles professionnelles relève de l’évaluation pronostique (ENS/UK,
ENEP, ENSP).
L’évaluation prédictive vise à :
-orienter un apprenant ;
-déterminer dans quelle mesure un individu a des chances de réussir un apprentissage ;
-vérifier qu’un apprenant possède des pré-requis nécessaire pour entamer un apprentissage donné.
PEDAGOGIE APPLIQUEE
1 -Discipline fondamentale est une matière qui conditionne l’apprentissage des autres disciplines. La lecture
et le calcul sont des disciplines fondamentales.
2 -L’éveil est l’apparition ou la mise en mouvement des fonctions affectives et mentales indispensables à
l’équilibre général d’un individu et à son adaptation au milieu.
3- Les activités d’éveil sont des activités spontanées librement entreprises par un apprenant sur un sujet donné,
en vue d’en tirer des conclusions qui satisferont un besoin personnel.
4-Les disciplines d’éveil sont une organisation d’activités d’éveil structurées en objectifs, en principes
pédagogiques et en instructions qui visent le plein épanouissement des apprenants en tenant compte de leurs
besoins et intérêts.
Elles sont organisées en disciplines d’éveil à dominante : scientifique, esthétique, morale,
6-Discipline auxiliaire : une discipline qui concourt à l’apprentissage des autres disciplines. Le dessin est
utilisé pour faciliter les acquisitions en géographie en histoire, en science d’observation.
7-Discipline accessoire ou discipline secondaire : Matière de peu d’importance sur les plans utilitaire et
éducatif.
Certains enseignants considèrent le travail manuel, le dessin, le chant, la récitation, l’AS comme des disciplines
secondaires or celles-ci sont toutes importantes.
8-Le but éducatif de la discipline : l’impact de la discipline sur la personnalité de l’enfant : son physique, son
intelligence, sa moralité, sa sensibilité
9-Le but utilitaire de la discipline : ce sont les services que la discipline peut rendre à l’enfant au maitre à la
société et son exploitation dans l’enseignement des autres disciplines
10-Discipline comme fin de l’enseignement : C’est faire de la maitrise des notions enseignées par les élèves
comme but ultime de l’enseignement de la discipline. Par exemple réciter par cœur les notions historiques sans
cerner le sens de ces notions.
11-Discipline comme moyen de formation : ici la discipline est utilisée comme instrument de
perfectionnement de l’enfant au triple plan physique, moral, intellectuel. La discipline peut donner des
compétences élémentaires pour l’exercice d’une profession
12 La grammaire est l’étude, la description du fonctionnement d’une langue. Elle définit les règles
d’agencement des mots dans la phrase, leur orthographe et leur prononciation. Ainsi, on distingue dans la
grammaire quatre volets :
- La morphologie ou étude de la forme des mots et de leurs variations ;
- La syntaxe ou étude des règles d’organisation des mots dans la phrase ;
- La sémantique ou l’étude scientifique du sens des mots et de leurs combinaisons ;
- La phonologie ou l’étude du fonctionnement des sons dans la langue.
L’enseignement de la grammaire peut être envisagé sous deux angles différents. Celui de grammaire
traditionnelle et celui de grammaire fonctionnelle.
La grammaire traditionnelle a pour finalités la reconnaissance et le classement par rubriques des différentes
catégories de mots ou de propositions. Elle est normative.
La grammaire fonctionnelle, elle, se fonde sur les rapports entre les unités syntaxiques et a pour objectif
principal la facilitation du maniement de la langue. Dans la pratique, la grammaire recouvre la conjugaison ;
cette dernière constituant en quelque sorte, la ‘’grammaire du verbe ‘’. En effet, le verbe se conjugue, c'est-à-
dire, qu’il varie selon la personne, le temps, le mode, etc. Ces différentes variations sont décrites par la
conjugaison
13-L’API ou l’approche pédagogique intégratrice est celle retenue comme méthodologie dans le cadre de la
réforme curriculaire. « la pédagogie de l’intégration » ?
Cela signifie que la pédagogie utilisée vise à ce que l’apprenant rassemble et organise ses acquis, pour les
utiliser dans des situations complexes, appelées « situations d’intégration » :
- il n’y a intégration que lorsqu’il y a d’abord différents apprentissages de savoirs, de savoir-faire et de savoir-
être.
- il n’y a intégration que lorsqu’il y a une situation complexe à résoudre par l’apprenant. Il doit commencer par
trouver lui-même, parmi les savoirs et les savoir-faire qu’il a appris, ceux qui doivent être mobilisés pour
résoudre la situation. C’est donc beaucoup plus qu’une application ou un exercice.
- l’intégration est une opération intérieure, et personnelle. Personne ne peut intégrer à la place de l’autre.
14 Une situation complexe est une situation qui exige de l’apprenant qu’il utilise plusieurs savoirs et savoir-
faire pour la résoudre.
« par situation-problème, il faut entendre toute tâche complexe, tout projet qui pose à l’élève des défis, dont
celui de mobiliser ses ressources ».
15 Les bases et les principes didactiques de l’API
. Les bases didactiques
L’API a pour bases didactiques :
-l’interdisciplinarité qui consiste en l’exploitation de différents champs disciplinaires pour étudier ou éclairer
un objet d’étude, à travers des problématiques qui sont abordées dans des séquences didactiques.
-l’interculturalité qui consiste à entreprendre avec les apprenants, un dialogue des cultures, afin de les amener
à percevoir les spécificités et les complémentarités;
-le multilinguisme qui consiste en une prise en compte de plusieurs langues dont la langue maternelle de
l’enfant, à la fois pour des raisons pédagogiques et culturelles.