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Optimisation Patrimoniale par Assurance Vie

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1

2
REMERCIEMENTS

A l’issue de mon année d’alternance et de ma formation au sein de l’IUP Finance, je


tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué́ au succès de mon
apprentissage au sein du CIC Metz Schuman et qui m'ont apporté leur aide pour la
rédaction de ce mémoire.

Tout d'abord, j'adresse mes remerciements à ma responsable de Master, Madame


Michèle CLUPOT, qui m'a aidé́ dans ma recherche de problématique et dans
l’élaboration de mon plan. Sa réactivité́ et ses conseils m'ont permis de répondre
de manière concrète à ma problématique.

Je tiens vivement à remercier mon maitre de stage, Madame Valérie BOUCHE,


gestionnaire de patrimoine aguerrie au sein du CIC Metz Schuman, pour son
accueil, le temps passé ensemble et le partage de son expertise. Grâce à sa
confiance j'ai pu m'accomplir totalement dans mes missions. De plus, elle me fut
d'une aide précieuse dans la recherche de informations nécessaires à la réalisation
de mon mémoire. Je tiens également à remercier Madame France ESTANOVE,
gestionnaire de patrimoine pour m’avoir impliqué dans ses rendez-vous en rapport
avec mon sujet de mémoire. A Madame Shérazade BOUCHELOULKH, ancienne
étudiante de l’IUP et aujourd’hui chargée d’affaires professionnelles, pour m’avoir
conseillé tout au long de mon apprentissage.

Je remercie également toute l'équipe du CIC pour leur accueil, leur esprit d'équipe,
leurs explications et leurs formations. Ainsi que toutes les personnes, travaillant dans
différents départements de la banque, qui ont répondu à mes questions et qui m’ont
fourni les informations et documents dont j’avais besoin.

3
L’Université de Lorraine Nancy 2 n’entend donner aucune
approbation ni improbation aux opinions émises dans les
mémoires : ces opinions doivent être considérés comme
propres à leurs auteurs.

4
Table des matières
INTRODUCTION............................................................................................................. 6
PREMIERE PARTIE : L’ASSURANCE VIE, DISPOSITIF D’OPTIMISATION DU
PATRIMOINE PRIVE ? ................................................................................................... 9
I) La fiscalité avantageuse des contrats d’assurance en cas de vie .......................... 9
A) L’assurance vie, outil d’optimisation de l’impôt sur le revenu en cas de rachat
partiel ou total ........................................................................................................................................... 9
B) L’optimisation de la fiscalité par le prélèvement forfaitaire unique pour les contrats
souscrits et primes versées après 2017 (PFU) ............................................................................... 14
C) Les exonérations totales ............................................................................................................. 15

II) L’assurance vie comme instrument de préparation à la retraite ......................... 17


III) La souscription démembrée comme moyen d’optimisation du contrat
d’assurance vie ..................................................................................................................... 18
DEUXIEME PARTIE : L’ASSURANCE VIE, OUTIL CONCRET DE TRANSMISSION
DU PATRIMOINE PRIVE ? ............................................................................................21
I) Le contrat d’assurance vie situé hors masse successorale ................................... 21
A) Définition de la masse successorale ........................................................................................ 21
B) Le contrat d’assurance vie exclu des règles de succession classique ............................ 22
C) La réponse ministérielle Ciot ..................................................................................................... 23
D) Primes manifestement exagérées et actions en réduction............................................... 24

II) Le cadre fiscal privilégie du contrat d’assurance vie en cas de décès ............... 26
A) L’article 990 I du Code général des impôts .......................................................................... 26
B) L’article 757B du Code général des impôts .......................................................................... 29
C) Les contrats souscrit avant le 20 novembre 1991............................................................... 31

III) L’enjeu patrimonial du choix de la clause bénéficiaire .................................... 33


A) La clause bénéficiaire classique................................................................................................ 33
B) La clause bénéficiaire démembrée .......................................................................................... 35

CONCLUSION................................................................................................................39
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................41
WEBOGRAPHIE .............................................................................................................42
DOCUMENTS INTERNES .............................................................................................43
ANNEXES .......................................................................................................................44
ANNEXE I : Article L341-1du code de la sécurité sociale ............................................. 44
ANNEXE II : Article 669-I du CGI ....................................................................................... 45
ANNEXE III : Article L132-12 du code des assurances .................................................. 46
ANNEXE VI : Extrait de la réponse ministérielle Bacquet ............................................ 47
ANNEXE V : La réponse ministérielle Ciot ....................................................................... 48
ANNEXE VI : Article 796-O Ter du CGI ............................................................................. 49

5
INTRODUCTION

Malgré un environnement économique et financier incertain, l’assurance vie reste


aujourd’hui le placement préféré des Français. En 2018, la collecte nette sur les
contrats d’assurance vie établie son meilleur résultat de l’histoire avec 39,5 milliards
d’euros collectés. L’assurance vie regroupe aujourd’hui 54 millions de contrats
souscrits et 38 millions de bénéficiaires.

L’assurance vie est avant tout un contrat permettant d’épargner de l’argent, mais
aussi un excellent outil de préparation à la retraite et d’optimisation fiscale, aussi
bien pendant la vie de l’assuré que lors de l’ouverture de sa succession. Si l’objectif
premier du souscripteur est de valoriser son capital par le biais de l’investissement
dans des fonds euros sécurisés ou des unités de comptes, il peut également se
servir de ses placements pour s’assurer un avenir confortable au moment de sa
retraite. En termes de gestion de patrimoine, la principale qualité du contrat réside
dans l’optimisation fiscale que peut apporter le contrat au moment d’une succession
et la possibilité de déroger aux règles civiles applicable aux successions classiques,
par le biais des clauses bénéficiaires. La présente étude s’intéressera aux différentes
possibilités d’optimisation qu’offre le contrat d’assurance vie, dues notamment à un
cadre fiscal avantageux.

o Définition de l’assurance vie

L’assurance occupe aujourd’hui deux domaines, celui des assurances de


dommages et celui des assurances de personnes, couvrant les risques afférents aux
personnes humaines.

Le contrat d’assurance-vie est un contrat par lequel l’assureur s’engage, en


contrepartie du paiement d’une ou plusieurs primes par le souscripteur, à verser à
un ou plusieurs bénéficiaires désignés une somme d’argent, soit en cas de vie, soit
en cas de décès de l’assuré à une époque déterminée. Il s’agit donc d’un contrat
synallagmatique et aléatoire.

6
Ce contrat fait donc intervenir quatre acteurs :

§ La compagnie d’assurance

§ Le souscripteur (ou stipulant, contractant, adhérent) qui est une personne


physique. Selon la situation personnelle du souscripteur, la souscription du
contrat d’assurance vie devra respecter les règles concernant les personnes
protégées (majeurs ou mineurs) ainsi que celles relatives à son régime
matrimonial. Le souscripteur peut racheter son contrat, demander des
avances, et désigner librement le ou les bénéficiaire.

§ L’assuré : Il est une personne physique sur laquelle repose le risque de décès
ou de vie. Dans la plupart des cas, l’assuré et le souscripteur sont la même
personne. Les mineurs de moins de douze ans ne peuvent pas être les
assurés de contrats d’assurance en cas de décès.

§ Le bénéficiaire : Il s’agit de la personne désignée par le souscripteur pour


recevoir les capitaux ou la rente lors du dénouement du contrat. Le
bénéficiaire est :

Þ Soit une personne morale ou physique, capable ou incapable.


Þ Doit être déterminé, ou du moins suffisamment défini : « mes
enfants nés ou à naître, vivants ou représentés », « mes héritiers
», « mon conjoint ».
Þ Peut-être changé durant la vie du contrat. A défaut de
désignation, les capitaux font partie de la succession du
souscripteur, et sont transmis à ses héritiers comme les autres
actifs successoraux et dans les mêmes conditions fiscales.
Þ Peut accepter le bénéfice du contrat pendant la vie du
souscripteur, sous certaines conditions notamment
l’intervention du souscripteur assuré.

L’assurance vie ne doit par conséquent pas être utilisée à des fins de contournement
du droit des successions et des obligations.

7
o La typologie des contrats

Les contrats d’assurance vie peuvent se manifester sous différentes formes :

Þ Les contrats collectifs : ils sont souscrits par une personne morale au profit de
plusieurs adhérents possédant tous un lien similaire avec le souscripteur. On
y retrouve dans la majorité des cas le contrat souscrit par un employeur pour
le compte de ses salariés.
Þ Le contrat individuel, souscrit par une personne physique auprès d’un
assureur.
Þ Le contrat en euros : le contrat est souscrit sur des fonds euros sécurisés,
essentiellement des obligations, bénéficiant d’une garantie en capital.
Þ Les contrats en unités de compte : ils représentent des contrats investis dans
des produits financiers tels que des actions, des fonds à formules, des fonds
diversifiés…
Þ Les contrats multi supports sont des contrats alliant fonds euros et unités de
comptes.
Þ Les contrats en cas de vie : l’assureur s’engage à verser au souscripteur
bénéficiaire une rente en cas de vie au terme du contrat.
Þ Les contrats en cas de décès : au décès l’assureur est tenu de versé le capital
épargné par le défunt au bénéficiaire.
Þ Les contrats mixtes allient les deux caractéristiques des contrats en cas de vie
et de décès.

L’assurance vie possède donc une large gamme de contrats ayant tous comme
similitude une fiscalité propre à la situation du dénouement du contrat en cas de vie
et de décès, qui s’avèrent souvent plus avantageuse que la plupart des autres
placements. Ainsi il sera mis en évidence au travers de cette étude, que l’assurance
vie constitue un outil d’optimisation et de transmission du patrimoine majeur dans
un contexte fiscal actuellement rigide.

Ainsi ce mémoire s’interrogera sur l’assurance vie en tant qu’outil


d’optimisation et transmission du patrimoine privé. Une première partie
abordera l’assurance vie en tant que dispositif d’optimisation du patrimoine privé,
puis nous verrons dans une seconde partie l’intérêt des contrats d’assurance dans
un objectif de gestion de la transmission de l’assuré.

8
PREMIERE PARTIE : L’ASSURANCE VIE,
DISPOSITIF D’OPTIMISATION DU PATRIMOINE
PRIVE ?

Si les contrats d’assurance-vie ont pour vocation première la transmission d’un


capital, ils peuvent être également utilisés pour se constituer des revenus, réguliers
ou ponctuels. Il sera exposé dans une première partie la fiscalité avantageuse de
l’assurance vie permettant une optimisation fiscale du patrimoine. Une deuxième
partie mettra en évidence l’intérêt de l’assurance vie dans un objectif de complément
de retraite, enfin sera mis en évidence le cas particulier de la souscription
démembrée comme outil ambivalent en cas de vie mais aussi de décès.

I) La fiscalité avantageuse des contrats d’assurance


en cas de vie

A) L’assurance vie, outil d’optimisation de l’impôt sur le revenu en


cas de rachat partiel ou total

Le souscripteur dispose d’une faculté de rachat de son contrat, il peut donc en


demander le remboursement total ou partiel à tout moment. Il peut effectuer
plusieurs retraits partiels dans la limite des primes investies et des plus-values
générées. C’est par la mise en œuvre de retraits partiels que le souscripteur pourra
se constituer des revenus, dans un cadre fiscal favorable.

En cas de rachat total ou partiel effectué, seul le montant des intérêts contenus dans
le rachat est taxable au barème de l’impôt sur le revenu comme expliqué ci-dessous.

9
• Contrats souscrit ou primes versées à compter du 27/09/2017

La fiscalité applicable sur le montant des intérêts perçus pour les bénéficiaires
autres que le conjoint ou partenaire de pacs est donc la suivante concernant les
versements effectués sur les contrats conclus à compter du 27/09/2017 :

Þ Si l’encours est inférieur à 150 000€ et que le rachat est effectué dans les 8
premières années de vie du contrat alors le taux de prélèvement est de 12,8%
ou sur option, l’assuré peut opter pour l’impôt sur le revenu (IRPP). Si le
contrat à plus de 8 ans le taux applicable est de 7,5% ou, sur option, à l’IRPP.

Þ Si l’encours est supérieur à 150 000€ et que le rachat est effectué dans les 8
premières années de vie du contrat alors le taux de prélèvement est de 12,8%
ou sur option, l’assuré peut opter pour l’IRPP. Si le contrat à plus de 8 ans le
taux applicable est de 7,5% ou, sur option, à l’IRPP sur les 150 000 premiers
euros, le reliquat étant imposé à 12,8% ou à l’IRPP.

Le calcul pour déterminer la part imposable à 12,8% pour les contrats de plus
de 8 ans est réalisé comme suit :
(Intérêts relatifs aux primes versées > 26/09/2017) x [(150 000 –
primes versées < 27/09/2017) / (primes versées > 26/09/2017)]

10
Lorsque les rachats effectués se font sur un contrat de plus de 8 ans, en fonction de
la situation matrimoniale de l’assuré, un abattement de 4600€ pour une personne
seule et de 9200€ pour un couple est appliqué sur le montant imposé du rachat.
L’assuré, s’il est marié ou pacsé, pourra alors aisément retirer de son contrat
d’assurance vie, chaque année, sans subir d’imposition tant que le montant des
intérêts ne dépasse pas 9200€. Il restera cependant redevable des prélèvements
sociaux de 17,2%.

Il est important de noter qu’au moment des rachats effectués sur un contrat, un
prélèvement forfaitaire non libératoire est appliqué par l’assureur pour un montant
de 12,8% sur les contrats de moins de 8 ans et un taux de 7,5% pour les contrats de
plus de 8 ans. C’est au moment de la déclaration d’IR suivant l’année du rachat que
l’assuré émettra son souhait d’option entre le barème IRPP et le PFU avec une prise
en compte du PFNL déjà prélevé par l’assureur.

Remarque : L’assuré souscripteur disposant d’un revenu fiscal de référence N-2 par
rapport au rachat, inférieur à 25 000€ pour une personne seule ou 50 000€ pour un
couple peut bénéficier d’une dispense de paiement du PFNL.

On peut résumer la fiscalité des contrats d’assurance vie conclus à compter du


27/09/2017 de la manière suivante :

11
• Contrats souscrit ou primes versées à partir du 26/09/1997 jusqu’au
27/09/2017

Les plus-values des contrats souscrits entre ces deux dates sont imposables en
principe à l’impôt sur le revenu, toujours selon le barème progressif ou sur option
au prélèvement forfaitaire libératoire (PFL).

Pour rappel le barème de l’impôt sur le revenu est le suivant :

A partir du 8ème anniversaire du contrat, le souscripteur assuré bénéficie d’un


abattement annuel de 4600€ s’il est célibataire, divorcé ou veuf ou bien de 9200€
pour l’assuré en couple soumis à une imposition commune en cas d’imposition au
barème progressif.

Si l’assuré choisi d’opter pour le PFL il doit en formuler la demande auprès de son
assureur au moment de l’encaissement des plus-values au plus tard. Si l’option est
choisie, elle est alors irrévocable. De plus, l’assuré ne pourra bénéficier de
l’abattement de 4600€ ou 9200€ sur les contrats de plus de 8 ans, celui-ci se
manifestera sous la forme d’un crédit d’impôt imputable sur l’IRPP de l’année
suivante. Les taux de prélèvement du PFL applicable sont les suivants :

Þ Si le contrat a été souscrit il y a moins de 4 ans, le taux de prélèvement sur les


intérêts générés par le contrat est de 35%.

12
Þ Si la durée du contrat est comprise entre 4 et 8 ans, le taux applicable aux
plus-values générées est de 15%.
Þ Enfin, si le contrat à plus de 8 ans, le taux en vigueur correspond à 7,5%.

On peut la résumer comme suit :

• Assujettissement des produits des contrats d’assurance vie aux


prélèvements sociaux au taux de 17,2%

L’ensemble des contrats d’assurance vie souscrits entre le 26/09/1997 à aujourd’hui


sont soumis au taux de prélèvement sociaux en vigueur de 17,2% de manière
indérogeable.

Les contrats sont assujettis de la manière suivante :

• Lors de l’inscription annuelle en compte des produits sur le contrat, y compris


sur le fonds en euros des contrats en unités de compte. En cas de moins-value
au dénouement du contrat, un mécanisme de remboursement permettra à
l’adhérent de récupérer les sommes indûment prélevées.
• Lors d’un rachat partiel ou du rachat total.
• Lors du décès de l’assuré.

Pour les rachats effectués sur les contrats d’assurance vie multi-supports ouverts
avant 1998, et les gains constitués à compter du 01/01/1997, ainsi que les intérêts
inscrits avant le 01/01/2011 sur le compartiment euros des contrats multi-supports,

13
relatifs aux versements effectués avant le 26/09/1997, la loi de financement de la
sécurité sociale de 2014 indique que le taux des prélèvement sociaux est celui en
vigueur au jour des rachats, à savoir 17,2% et non ceux applicables au moment de
la souscription du contrat.

Le bénéfice du dispositif des « taux historiques » est maintenu pour les intérêts
constatés au cours des 8 premières années suivant l’ouverture des contrats
d’assurance-vie ouverts entre le 1er janvier 1990 et le 26 septembre 1997.

B) L’optimisation de la fiscalité par le prélèvement forfaitaire unique


pour les contrats souscrits et primes versées après 2017 (PFU)

• Analyse

L’option entre le PFU et le choix du barème doit faire l’objet d’une analyse
approfondie afin de savoir quelles options optimisent au mieux l’impôt dû de
l’assuré.

Afin de retenir l’option la plus favorable entre le PFU et le barème, il est


indispensable de comparer le taux d’imposition de l’assuré à celui du PFU (12,8%)
sans prise en compte les prélèvements sociaux.
Le PFU est donc plus favorable pour l’assuré, si celui-ci à une tranche marginale
d’imposition supérieure à 30%. En effet le taux de PFU sera de 12,8%, additionné
des prélèvements sociaux au taux de 17,2% soit un taux global de 30%. Si l’assuré
opte pour le barème avec une tranche marginale d’imposition de 30% il devra
également ajouter 17,2% de prélèvements sociaux soit 47,2% d’imposition.
A contrario l’assuré non imposable aurait tout intérêt à opter pour le barème.

• Cas concret

Afin d’illustrer cela, prenons l’exemple de Monsieur Z, détenteur d’un contrat


d’assurance-vie de 150 000 euros souscrit en 2018. Son revenu annuel net global
est d’environ 51 000 euros. Monsieur Z sera donc imposé à la tranche de 30 %. En
optant pour le prélèvement forfaitaire unique lors du rachat total du contrat en 2026,
les produits du contrat ne seront taxés qu’à hauteur de 7,5 % puisque le montant

14
des capitaux ne dépasse pas le plafond de 150 000€, au lieu de 30 % s’il les avait
incorporés à son revenu global.
Cependant, l’assuré dont le revenu net global, notamment par le biais du quotient
familial, est inférieur à 9.690 euros, a tout intérêt à intégrer les plus-values réalisées
dans son revenu net global à conditions que ce revenu supplémentaire ne le fasse
pas passer dans la tranche supérieure à 14%. Le taux en vigueur sera de 0% et
restera plus avantageux que le prélèvement forfaitaire unique.

C) Les exonérations totales

Les rachats peuvent être exonérés de fiscalité sous certaines conditions, et cela
peut-importe la durée du contrat et quelle que soit la date de versement des
primes selon les situations suivantes :

• Les exonérations liées à l’année de souscription du contrat

Þ Si les contrats ont été conclus ou les primes versées avant le 01/01/1983,
dans ce cas ils seront exonérés de fiscalité.

Þ Si les contrats ont été conclus ou les primes versées entre le 01/01/1983 et
le 26/09/1997 et que les produits de l’épargne versée le sont avant le
01/01/1998.

15
• Les exonérations liées à la condition de l’assuré

Þ Si le souscripteur assuré ou son éventuel conjoint ou partenaire de pacs a


été licencié.

Þ Si le souscripteur assuré ou son éventuel conjoint ou partenaire de pacs a


été mis à la retraite de manière anticipée.

Þ Si le souscripteur assuré ou son éventuel conjoint ou partenaire de pacs a


subi un accident causant une invalidité de 2ème ou troisième catégorie
prévues à l’article L341-11 du code de la sécurité sociale.

Þ Si l’assuré ou son conjoint/partenaire de pacs cesse une activité non salariée


à la suite d’une liquidation judiciaire.

Ces exonérations s'appliquent aux intérêts perçus jusqu'à la fin de l'année qui suit
la survenance d'un des évènements expliqués ci-dessus. Les prélèvements sociaux
sont dus et retenus à la source sauf pour la mise en invalidité du souscripteur ou de
son conjoint.

1
Annexe I

16
II) L’assurance vie comme instrument de préparation
à la retraite

Le contrat d’assurance vie offre également la possibilité de sortir en rente viagère,


et permet donc au souscripteur assuré de s’assurer un complément de revenu pour
sa retraite et celui de son conjoint, dans des conditions fiscales avantageuses. Cette
option peut être choisie au cours de la vie du contrat.

Les rentes émanant des contrats d’assurance vie sont soumises à une imposition
différente de celle des rachats et dépend entièrement de l’âge du rentier au
moment de la mise en place de la rente, établi selon l’article 158 du CGI.

Il est important de noter que le montant des rentes reste soumis aux prélèvements
sociaux. Les prélèvements sociaux sont appliqués uniquement sur la fraction
imposable de la rente selon le barème ci-dessous :

17
A partir du moment où le pourcentage de la rente imposable est défini, celui-ci
n’est pas voué à évoluer dans le temps en fonction de l’âge du bénéficiaire. Le taux
est déterminé une seule fois, et demeure applicable jusqu’au décès de l’assuré. S’il
existe une rente viagère avec réversion au profit du conjoint survivant, on prendra
toujours en compte pour la détermination du taux de la rente imposable l’âge le
plus avancé des deux.

En termes d’optimisation fiscale il sera plus judicieux pour le souscripteur assuré de


choisir cette option seulement si ce dernier a prévu une sortie en rente après 60 ans
voir 70 ans.

III) La souscription démembrée comme moyen


d’optimisation du contrat d’assurance vie

La souscription démembrée d’un contrat d’assurance-vie peut être préconisée, aux


côtés d’autres placements, lors du remploi du prix de cession d’un actif démembré.
Dans un contexte familial, l’usufruitier est souvent un parent et le nu-propriétaire son
enfant.

o Fonctionnement du contrat et intérêt patrimonial procuré

La souscription est effectuée de manière conjointe entre le nu-propriétaire et


l’usufruitier, l’assuré étant toujours le nu-propriétaire. Il est essentiel que le contrat
contienne une déclaration d’origine de propriété des capitaux qui assure une
traçabilité du démembrement lors du dénouement du contrat.

Afin de garantir une perception de revenus au souscripteur usufruitier, il est prévu


que les rachats correspondants à la valorisation du contrat s’effectueront par le biais
de sa seule signature. A l’inverse, une demande de rachat excédent la valorisation
du contrat, ou correspondant au rachat total du contrat devra être formulée
conjointement par l’ensemble des souscripteurs. Sera également exigée, une
double signature quant aux choix des supports d’investissements, le nantissement
éventuel du contrat ou encore le changement de la clause bénéficiaire.

18
L’usufruitier devra effectuer des rachats réguliers pour éviter tout risque fiscal de
requalification en donation au profit du nu-propriétaire. Les rachats seront fiscalisés,
selon l’antériorité du contrat et les dates de versement des primes, aux
prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu (déclaration de revenus ou
prélèvement forfaitaire libératoire).

Le principal avantage patrimonial de la souscription démembrée, réside donc dans


le fait que l’usufruitier continue à percevoir les revenus issus du contrat et qu’il en
possède par conséquent la jouissance complète, tandis que le nu-propriétaire
possède une créance de restitution sur les capitaux décès au moment du
dénouement du contrat. Il conviendra cependant de s’accorder sur le paiement de
la fiscalité liée au rachat effectué sur le contrat.

o Le cas particulier : prédécès du nu-propriétaire

La logique voudrait que l’usufruitier décède avant le nu-propriétaire, cependant


lorsque ce n’est pas le cas le contrat est automatiquement dénoué et l’usufruitier
perd son droit légitime de revenus. Dans le but de pallier cette éventualité, il est
possible de nommer bénéficiaire pour tout ou partie des capitaux décès, en pleine
propriété ou usufruit, l’usufruitier du contrat, ce qui entrainera alors son imposition.

Exemple

Prenons l’exemple d’un contrat d’assurance-vie souscrit en démembrement de


propriété, avec le versement d’une prime unique de 400 000 € provenant de la
cession d’un immeuble démembré. Le nu-propriétaire assuré est âgé de 45 ans et
père de deux enfants. Le grand-père est usufruitier et a 69 ans.

Þ 1ère hypothèse : prédécès de l’usufruitier

Le contrat se transforme en adhésion simple au nom du nu-propriétaire. Cette


transformation du contrat n’a aucune incidence fiscale et ne modifie pas la date de
souscription du contrat, l’usufruitier conserve l’antériorité du contrat.

19
Þ 2ème hypothèse : prédécès du nu-propriétaire

Dans le cas du prédécès du nu-propriétaire, il faut s’intéresser à la nature de la


clause bénéficiaire. Les capitaux décès sont de 510 000 €.

Si la clause bénéficiaire est rédigée au profit du grand-père et des 2 enfants, par


parts égales, en pleine propriété :

- Chacun d’entre eux perçoit 170 000 € de capitaux décès et bénéficie d’un
abattement de 152 500 €. Au-delà de cet abattement, on applique un prélèvement
de 20% soit une imposition de 3 500 € par bénéficiaire effectué par la compagnie
d’assurance sur les capitaux décès.

La clause bénéficiaire est elle-même démembrée

Les deux enfants sont nus-propriétaires et leur grand-père usufruitier des capitaux
décès, avec obligation de réinvestir les sommes dans un placement démembré
procurant des revenus à l’usufruitier.

L’usufruitier et les nus-propriétaires sont imposés au prorata de la part leur revenant


dans les capitaux décès déterminée selon le barème fiscal prévu à l’article 669-I2 du
CGI, en fonction de l’âge de l’usufruitier au jour du décès du souscripteur nu-
propriétaire.

En l’espèce, au dénouement du contrat, l’usufruitier est âgé de 78 ans, son usufruit


est donc évalué à 30% de la pleine propriété et la nue-propriété par différence à
70% : Un abattement de 152 500 € est appliqué par couple « usufruitier et nu-
propriétaire », et se répartit entre eux selon ce même barème fiscal.

Au-delà de leur quote-part d’abattement, il y aura un prélèvement de 20%, soit des


droits dus par l’usufruitier 12 300 € et de 28 700 € pour les nu-propriétaire soit
14350 € pour chacun d’entre eux. Ce prélèvement est effectué par la compagnie
d’assurance sur les capitaux décès avant versement des fonds, sur un compte
démembré au nom des bénéficiaires.

2
Annexe II

20
DEUXIEME PARTIE : L’ASSURANCE VIE, OUTIL
CONCRET DE TRANSMISSION DU PATRIMOINE
PRIVE ?

Le principe premier de l’assurance vie réside en la transmission d’un capital dans un


objectif de fiscalité moindre au dénouement du contrat. Une première partie
s’intéressera au devenir du contrat d’un point de vu civil. Il sera ensuite mis en
évidence la fiscalité des contrats d’assurance vie, enfin la troisième partie abordera
l’intérêt majeur de la rédaction de la clause bénéficiaire.

I) Le contrat d’assurance vie situé hors masse


successorale

L’article L132-123 du code des assurances précise que « Le capital ou la rente


stipulés payables lors du décès de l’assuré à un bénéficiaire déterminé ou à ses
héritiers ne font pas partie de la succession de l’assuré. Le bénéficiaire, quelles que
soient la forme et la date de sa désignation, est réputé y avoir eu seul droit à partir
du jour du contrat, même si son acceptation est postérieure à la mort de l’assuré. »

A) Définition de la masse successorale

Une succession classique est composée principalement de l’actif successoral ainsi


que d’un éventuel passif. On désigne communément la masse successorale comme
la différence entre l’actif et le passif à laquelle s’adjoint les possibles donations
effectuées.

L’actif successoral regroupe les biens dont le de cujus était propriétaire lors de son
décès, qu’il s’agisse de biens meubles ou d’immeubles ainsi que les droits dont il
était le détenteur en date de son décès, à savoir les valeurs mobilières, épargne …
Cet actif sera réparti en fonction de la liquidation du régime matrimonial en vigueur.
La répartition sera donc totalement rattachée au type de régime à savoir légal, de
communauté universelle ou de séparation.

3
Annexe III

21
Le passif successoral est quant à lui composé des dettes contractées par le défunt
et des dettes engendrées par son décès. Les dettes du défunt sont réglées par les
héritiers et légataires par leur patrimoine personnel.

On calculera donc la masse successorale en prenant la somme de l’actif brut de


succession imputé du passif, à cela on ajoutera de manière fictive la valeur des biens
dont le défunt a disposé par le biais de donations. La masse successorale sera
répartie entre les héritiers et sera soumise au barème fiscal des successions.

L’assurance vie se révèlent alors être un véritable moyen d’optimisation, puisque les
contrats d’assurance vie du défunt n’entrent pas dans le calcul de la masse
successorale.

B) Le contrat d’assurance vie exclu des règles de succession


classique

De par l’article L132-12 du code des assurances, on peut affirmer que l’assurance
vie est « hors succession », ou de manière plus équivoque que le fait de dénouer un
contrat d’assurance vie et de verser les capitaux aux bénéficiaires est réalisé en
dehors des règles civiles de succession.

En effet, les règles civiles, appliquées traditionnellement au sein d’une dévolution


successorale, sont inapplicables lors d’une transmission d’un capital assurance vie.
Par conséquent, l’assurance vie :

Þ Ne rentre pas dans le calcul de la masse à partager pour l’évaluation du


montant de la réserve et de la quotité disponible, sauf dans l’hypothèse où
les primes auraient été manifestement exagérées eu égard des facultés
financières du souscripteur. Cette partie sera développé ci-après.

Þ Elle n’est également pas soumise au rapport à succession, excepté si les


primes sont jugées manifestement exagérées.
Þ Il est possible de librement la transmettre à un tiers indépendamment d’un
éventuel lien de parenté avec le souscripteur. Cela est rendu possible par le
biais de la clause bénéficiaire.

22
Þ L’assurance vie ne constitue en aucun cas une libéralité successorale.

Þ Dans le cas où il y aurait un testament qui désignerait un légataire universel,


cela ne change en rien le ou les bénéficiaires indiqués dans la clause.

C) La réponse ministérielle Ciot

L’abandon de la réponse ministérielle Bacquet4 au profit de la réponse ministérielle


CIOT du 26/02/2016 marque la fin d’une limite majeure des contrats d’assurance
situés hors masse successorale. En effet, la réponse ministérielle Bacquet avait pour
objectif primaire d’opérer à une uniformisation des règles civiles et fiscales des
règles de succession. Ainsi, lorsqu’un époux souscrivait un contrat d’assurance vie
au profit de son conjoint, la valeur du contrat au jour du décès du premier époux
devait entrer pleinement dans la moitié de la succession du de cujus. Cette réponse
ministérielle constituait un poids fiscal supplémentaire pour les héritiers du défunt,
puisqu’ils devaient s’acquitter des droits de successions d’un contrat dont ils ne
percevaient pas les fonds.

La réponse Bacquet a été abandonné au profit de la réponse ministérielle Ciot5 pour


l’ensemble des successions ouvertes après 2016. Cette réponse ne s’intéresse qu’à
la partie fiscale des contrats, à savoir que la valeur de rachats des contrats
d’assurance vie ne constitue plus à ce jour un élément d’actif successoral pour le
calcul des droits de successions dus par les héritiers de l’époux prédécédé. De ce
fait, les droits de successions payables de nos jours ne sont dus qu’au décès du
second époux.

4
Annexe IV
5
Annexe V

23
D) Primes manifestement exagérées et actions en réduction

o Les primes manifestement exagérées

L’assurance vie bénéficie d’un cadre juridique avantageux au moment du décès de


l’assuré, et ce notamment dû fait que les primes versées sur un contrat d’assurance
vie ne soient pas rapportables à la succession du souscripteur, ni réductibles pour
atteinte à la réserve héréditaire.

Cependant, l’ensemble de ces avantages peuvent être remis en cause si les


versements issus du contrat d’assurance vie sont manifestement exagérées à l’aune
des facultés de l’assuré. La notion de primes manifestement exagérées assure une
forme de protection pour les héritiers mais également les créanciers du contractant.

La jurisprudence française, à défaut d’existence de définition exacte par la loi, met


en évidence des critères qualitatifs et quantitatifs pouvant juger de l’appellation de
primes manifestement exagérées. Parmi ces différents critères, on y retrouve l’utilité
des versements effectués par le souscripteur assuré en fonction de son âge, son
espérance de vie ou encore l’importance des primes versées comparé au
patrimoine du souscripteur au moment du versement.

Le caractère manifestement exagéré des primes versées est laissé de manière


unanime à l’appréciation des juges du fond, autrement dit au Tribunal de Grande
Instance et de la Cour d’appel. Ce sont ces mêmes juges de fond qui se
prononceront sur des points clés tels que l’âge, l’espérance de vie, la situation
matrimoniale et familiale de l’assuré ou encore de façon plus équivoque l’utilité
économique, pour l’assuré, d’avoir souscrit le contrat. La décision des juges devra
toujours être motivée par l’un ou plusieurs des critères énoncés ci-dessus.

Concernant ces critères on retrouve quelques exemples de jurisprudence liée à la


situation patrimoniale de l’assuré. Ainsi, a été jugée excessive une prime de
229000€ versée par un homme de 80 ans dont le patrimoine lors du versement était
composé d’un capital de 313 000 € et de l’usufruit de deux maisons. Tandis que
n’ont pas été jugées excessives des primes d’un total de 1 900 000 € représentant
la moitié des revenus du souscripteur assuré pour la période de référence ; ce
dernier étant par ailleurs redevable de l’ISF sur une base imposable proche de 2
millions d’euros.

24
Enfin, il est nécessaire afin d’apprécier le caractère des primes versées, de se placer
au moment du versement de ces dernières et non à la date du décès du
souscripteur. On considèrera les primes comme manifestement exagérées dès lors
que l’on descellera une atteinte à la réserve héréditaire ou à la quotité disponible.

o Sanctions applicables

Le caractère manifestement exagéré des primes permet de réguler la liberté


donnée à l’assuré dans la rédaction de sa clause bénéficiaire, liberté qui dépasse de
loin celle dont il peut disposer dans un testament.
Ainsi selon les circonstances, la preuve du caractère excessif des primes devra être
apportée par les héritiers qui voudront en demander le rapport et/ou la réduction.
Il faudra toutefois mettre en évidence que le capital décès est délivré par l’assureur
hors succession. De ce fait la Cour de Cassation a fermement mis en évidence en
2004 que le mécanisme qui l’engendre est une assurance car il dépend de l’aléa
que constitue la vie humaine. Seules peuvent donc être rapportées les primes
lorsqu’elles sont jugées manifestement excessives. En cas de rapport, selon la
jurisprudence dominante c’est la totalité de la prime ou des primes jugées
excessives qui sont rapportées et non la part jugée excessive. Si le bénéficiaire n’est
pas un héritier, il ne pourra pas être soumis au rapport.
Cependant en présence d’héritiers cette même preuve du caractère excessif devra
être apportée par les héritiers du souscripteur–assuré commun en biens qui
souhaiteront demander qu’une récompense soit due à la communauté.

25
II) Le cadre fiscal privilégie du contrat d’assurance vie
en cas de décès

Les capitaux décès stipulés payables lors du décès de l’assuré-souscripteur aux


bénéficiaires du contrat, sont exclus de la succession de ce dernier selon l’article
L132-12 du code des assurances. La fiscalité applicable lors du dénouement du
contrat sera alors entièrement attachée à l’âge du souscripteur au moment du
versement des primes. Nous allons désormais nous intéresser aux deux articles
majeurs du Code Général des Impôts en matière de succession en assurance vie, à
savoir le 990 I et le 757 B. Les contrats souscrits avant 1991 seront également
abordés.

A) L’article 990 I du Code général des impôts

• Principes généraux

L’article 990 I du CGI est appliqué lorsque l’assuré a effectué des versements sur son
contrat d’assurance vie souscrit après le 20 novembre 1991 et avant son 70ème
anniversaire.

La fiscalité applicable pour les bénéficiaires autres que le conjoint ou partenaire de


pacs est donc la suivante, si les versements effectués sur le contrat sont intervenus
après le 13 octobre 1998 :

• Un abattement de 152 500€ est pratiqué sur la quote-part de capitaux décès


revenant à chacun des bénéficiaires. Ainsi, si la clause bénéficiaire a été
démembrée, il y aura un abattement de 152 500€ par couple de bénéficiaires
nu-propriétaire/usufruitiers.

• Si le montant des capitaux décès excède l’abattement de 152 500€, un


prélèvement fiscal est effectué sur les capitaux décès, et cela directement par
la compagnie d’assurance et quel que soit le lien de parenté entre l’assuré et
le ou les bénéficiaires selon un forfait de 20% jusqu’à 700 000€.

• Au-delà de 700 000€ de capitaux décès une taxation de 31,25% est


applicable.

26
Remarque : Les contrats « Vie Génération » bénéficient d’un abattement spécifique
de 20 % sur les capitaux décès applicable avant l’abattement de 152 500 €. Les
primes versées doivent avoir été intégralement investies en support en unités de
compte, dont au moins 33% dans le logement social ou intermédiaire, les petites et
moyennes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire, l’économie sociale et
solidaire, le capital-risque et les ETI, secteurs jugés d’utilité sociale par le législateur
depuis 2013.

Les produits des contrats d’assurance-vie sont assujettis aux prélèvements sociaux
17,2% :
• Lors de leurs inscriptions annuelle en compte pour les produits des contrats
mono supports en euros et du compartiment euros des contrats multi
supports.
• Lors du rachat partiel ou total du contrat, lors de son dénouement ou au
décès de l’assuré, pour les produits des unités de compte des contrats multi
supports.

En revanche si les versements ont été effectués avant le 13 octobre 1998, l’assuré
bénéficie d’une exonération d’imposition mais reste cependant redevable des
prélèvements sociaux.

Þ Cas client concret

Prenons l’exemple d’un client Monsieur X. Monsieur X possède au sein de notre


banque un contrat assurance vie souscrit en 1999 avec versement d’une prime
unique de 800 000€. Il n’a pas réalisé de versements mensuels car cette prime
unique provenait d’une partie de l’héritage de sa défunte mère. Le bénéficiaire de
son contrat d’assurance est son fils Jacques. Les capitaux décès s’élèvent au
moment du décès de Monsieur X à 1 200 000€.

Son fils Jacques est venu nous consulter afin de savoir quelle est la fiscalité
applicable au dénouement du contrat. Nous lui avons donc fourni le tableau
suivant :

27
Le montant total de son imposition s’élèvera donc à 248 594€. Somme prélevée
directement par l’assureur sur le montant total des capitaux décès au moment du
dénouement du contrat. Il conviendra de rajouter également le montant des
prélèvements sociaux.

Si Monsieur X n’avait pas souscrit d’assurance vie, et que la somme issue des
capitaux décès à savoir 1 200 000 avait suivi les règles de succession classique, dans
l’hypothèse où Jacques était l’unique héritier de Monsieur X, la fiscalité aurait alors
été la suivante :

28
Jacques aurait alors été, sans la souscription au contrat d’assurance vie, redevable
de 292 678€ à l’administration fiscale. Soit un gain fiscal, de par le contrat
d’assurance vie de 44 084€.

B) L’article 757B du Code général des impôts

Þ Principes généraux

L’article 757 B du CGI est appliqué lorsque l’assuré à effectuer des versements sur
son contrat d’assurance vie souscrit après le 20 novembre 1991 et après son 70ème
anniversaire.

Ainsi, au-delà d’un abattement de 30 500€, les primes versées sont soumises aux
droits de succession déterminés selon le lien de parenté́ existant entre le
bénéficiaire et l’assuré après application des abattements de droit commun dont il
peut éventuellement se prévaloir comme les abattements en ligne directe par
exemple.

Si l’assuré a souscrit plusieurs contrats, il est tenu compte de toutes les primes
versées après ses 70 ans, sur l’ensemble de ses contrats, pour l’appréciation de cet
abattement.

En cas de pluralité de bénéficiaires, l’abattement est réparti entre eux au prorata de


leurs droits dans les primes taxables. Les intérêts acquis au jour du décès sont
totalement exonérés.

Quel que soit l’âge de l’assuré lors du versement des primes, le conjoint, le
partenaire pacsé de l’assuré décédé ou son frère ou sa sœur s’ils vivaient sous le
même toit au sens de l’article 796-O Ter du CGI6 au moment du décès de l’assuré,
bénéficiaires du contrat perçoivent les capitaux décès, en franchise fiscale.

6
Annexe VI

29
Þ Cas client concret

Dans la poursuite du cas de Monsieur X, celui-ci était détenteur d’un autre contrat
d’assurance vie souscrit en 1999 avec versement d’une prime unique de 800 000€
après ses 70 ans. Il n’a pas réalisé de versements mensuels car cette prime unique
provenait du reste de l’héritage de sa défunte mère. Le bénéficiaire de son contrat
d’assurance est également son fils Jacques. Les capitaux décès s’élèvent au moment
du décès de Monsieur X à 1 200 000€.

Son fils Jacques souhaite savoir pour ce contrat également, quelle est la fiscalité
applicable au dénouement du contrat. Nous lui avons donc fourni le tableau
suivant :

On peut s’apercevoir, après étude, qu’il est plus avantageux pour Jacques, en
termes de droit de succession que Monsieur X est souscrit après ses 70 ans du fait
du montant du contrat. La souscription avant les 70 ans de l’assuré reste conseillée
dans le cas, par exemple, ou le montant des capitaux décès est inférieur au seuil
d’abattement de 152 500€.

30
C) Les contrats souscrit avant le 20 novembre 1991

Pour les contrats souscrits avant le 20 novembre 1991, afin de connaître la fiscalité
en vigueur, il est nécessaire de connaître la date à laquelle l’assuré a effectué les
versements sur son contrat d’assurance à savoir avant le 13 octobre 1998 ou après
cette date. L’âge de l’assuré n’est pas pris en compte dans le calcul de la fiscalité
du contrat.

• Pour les contrats dont les versements sont antérieurs au 13 octobre 1998, il y
a une exonération totale de fiscalité sauf prélèvements sociaux qui restent
dus à l’administration fiscale.

• Pour les contrats dont les versements sont postérieurs au 13 octobre 1998,
les règles de fiscalité sont les mêmes que pour les contrats souscrits par
l’assuré après le 20 novembre 1991 avec des versements effectués après le
13/10/1998 avant ses 70 ans.

En résumé pour l’ensemble des contrats on retrouvera la fiscalité suivante :

(*) Article 990 I du Code général des impôts


(**) Article 757 B du Code général des impôts

31
(***) Frère / sœur célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps, à la double
condition :
Þ Qu’il soit âgé de plus de 50 ans ou atteint d’une infirmité le mettant dans
l’impossibilité de subvenir à ses besoins
Þ Et qu’il ait été constamment domicilié avec le défunt pendant les 5 années
ayant précédé le décès.

32
III) L’enjeu patrimonial du choix de la clause
bénéficiaire

A) La clause bénéficiaire classique

• Analyse

L’adhérent a la capacité de désigner librement le ou les bénéficiaires de son contrat


en cas de décès. En effet, la rédaction de la clause se fait lors de l’adhésion au
contrat et seul l’adhérent est habilité à désigner ou modifier les bénéficiaires de son
contrat.

Ainsi, toute personne physique ou morale peut être choisie comme bénéficiaire
d'un contrat d'assurance-vie, sauf si la désignation est contraire à l'ordre public et
aux bonnes moeurs ou si elle concerne les personnes suivantes ﴾sauf lien de parenté́
avec l'adhérent﴿ :

• Ministres du culte
• Personnes du corps médical et pharmaciens ayant traité l'adhérent pour
l'affection suite à laquelle il a succombe
• Personnel des maisons de repos ou de retraite dans lesquelles l'adhérent a
séjourné
• Personnes hébergeant l'adhérent handicapé avec lequel ils n'ont aucun lien
de parenté́.

Hormis ces restrictions, le choix du bénéficiaire se fait en toute liberté́, sans


contrainte d'âge ou de lien de parenté́, ce qui constitue un véritable avantage pour
le bénéficiaire en termes de transmission du patrimoine.
Le souscripteur peut ainsi choisir de protéger ou désavantager certains membres
de sa famille par exemple ou bien nommer des tiers qui lui sont proches lorsque ce
dernier n’a pas de lien de filiation. La désignation de bénéficiaires faite lors de
l'adhésion n'est pas figée. En effet, l'adhérent peut modifier la clause bénéficiaire
de son contrat au rythme de l'évolution de sa vie personnelle.

33
La rédaction de la clause bénéficiaire demeure fondamentale, sa clarté et sa
précision assurent le respect de la volonté de l'adhérent et permettront aux
bénéficiaires désignés de percevoir le capital décès dans un cadre fiscal
avantageux. A défaut d'une désignation valable, les capitaux décès devront
réintégrer l'actif successoral de l'adhérent. Dans ce cas, ce sont les héritiers de
l’adhérent qui toucheront le capital décès et la fiscalité sera celle des successions.

Enfin, concernant la désignation des bénéficiaires, l'adhérent a deux possibilités, il


peut choisir soit de rédiger une clause type à savoir « le conjoint non divorcé de
l’adhérent, à défaut les enfants de l’adhérent vivants ou représentés, à défaut les
héritiers de l'adhérent » ou de procéder à une désignation nominative des
bénéficiaires. Dans ce cas précis il pourra également après avoir nommé les
bénéficiaires également choisir le montant de la part que les bénéficiaires auront
sur le contrat.

• Cas concret

Madame C, cliente de l’agence aux multiples contrats d’assurance vie d’un montant
global de 476 000€, n’a à ce jour aucuns héritiers légaux. Elle vit en concubinage
avec Monsieur B et ses deux enfants dont elle est très proche. Madame C vient nous
consulter car elle souhaiterait que son concubin Monsieur B mais aussi ses deux
enfants soient les bénéficiaires légitimes de ses contrats d’assurance vie. Les clauses
suivantes établies en fonction de ses contrats ont été lui suivantes :

• Contrat A : par parts égales entre eux, vivants ou représentés Monsieur B né


le 10/05/1951 à Metz, Enfant 1 né le 22/12/1980 à Metz et Enfant 2 né le
08/10/1985 à Metz.
• Contrat B : par parts égales entre eux, vivants ou représentés Monsieur B né
le 10/05/1951 à Metz, Enfant 1 né le 22/12/1980 à Metz et Enfant 2 né le
08/10/1985 à Metz.
• Contrat C : par parts égales entre eux, vivants ou représentés Monsieur B né
le 10/05/1951 à Metz, Enfant 1 né le 22/12/1980 à Metz et Enfant 2 né le
08/10/1985 à Metz.
• Contrat D : par parts égales entre eux, vivants ou représentés Monsieur B né
le 10/05/1951 à Metz, Enfant 1 né le 22/12/1980 à Metz et Enfant 2 né le
08/10/1985 à Metz.

34
L’ensemble des clauses bénéficiaires de son contrat ont été modifiées afin de
respecter le souhait de Madame C de transmettre son patrimoine aux bénéficiaires
désignés.

B) La clause bénéficiaire démembrée

• Définition de la clause bénéficiaire démembrée

Le démembrement réside en la répartition des prérogatives liées au droit de


propriété d’un bien entre le bénéficiaire usufruitier ayant le droit d’utiliser et
percevoir les fruits afférents à l’actif et le nu propriétaire détenant la faculté de
disposer du bien. Si le démembrement en matière d’immobilier est aujourd’hui
chose commune, il reste encore méconnu dans le domaine de l’assurance vie
comme moyen d’optimisation de la transmission du patrimoine privé.

Le démembrement de la clause bénéficiaire est, de ce fait, rédigée le plus souvent


au profit du conjoint ou partenaire pacsé survivant, bénéficiaire en usufruit, et des
enfants bénéficiaires en nue-propriété. Cela permet au souscripteur du contrat de
transmettre son capital décès sur deux générations, mais également d’assurer la
protection financière du conjoint ou partenaire pacsé sans pour autant léser les
enfants.

Cette clause reste complexe à rédiger et nécessite une analyse précise de la


situation familiale et patrimoniale de l’assuré. Elle peut résulter d’un acte sous seing
privé. Néanmoins, le recours à l’acte notarié garantit, de façon plus précise,
l’organisation et la gestion des intérêts respectifs des bénéficiaires.

• Le versement des capitaux

Selon le modèle de clause choisie par le souscripteur, le conjoint ou partenaire


pacsé survivant bénéficie de l’intégralité des capitaux, dans le cadre d’un quasi-
usufruit, ou des revenus provenant des capitaux démembrés. Les enfants nus-
propriétaires ne sont pas lésés, ils recevront l’équivalent des capitaux décès lors du
règlement de la succession de leur parent usufruitier.

35
Le versement des capitaux en quasi-usufruit

Tout comme le démembrement d’un bien immobilier le postulat reste inchangé en


termes d’usufruit et de nue-propriété. Ainsi, l’usufruitier a le pouvoir d’utiliser le
capital investit et peut en percevoir les fruits. Néanmoins la distinction qui peut
s’opérer au niveau de l’usufruit entre l’assurance vie et un bien immobilier réside
dans le fait que dans un contrat d’assurance vie il s’agira d’un quasi usufruit.

Le terme quasi usufruit est employé de par la nature de l’actif, c’est-à-dire du capital
et non un bien matériel, il peut également être à durée déterminée ou alors viager.
L’usufruitier peut donc utiliser ce capital de la manière dont il le souhaite soit en le
dépensant ou en réalisant des investissements, à sa charge de restituer au nu-
propriétaire à l’issue du démembrement le capital décès d’origine.

Le souscripteur peut renforcer la libre disposition des capitaux au profit du quasi-


usufruitier en stipulant dans la clause bénéficiaire une dispense d’obligation de
réinvestissement des capitaux et de fournir caution aux nu-propriétaire. D’autres
parts, le nu-propriétaire est quant à lui, titulaire d’une créance de restitution
correspondant au montant versé à l’usufruitier au moment du démembrement. Il
aura la possibilité au terme du démembrement de faire valoir cette créance sur le
patrimoine de l’usufruitier ou sur sa succession. Un acte de quittance devra être
régularisé et enregistré afin d’être opposable aux héritiers du quasi-usufruitier.

Le versement des capitaux en démembrement ordinaire

Le souscripteur peut déroger de manière contractuelle, dans la clause bénéficiaire,


à l’application des règles du quasi- usufruit et retenir d’autres modalités de
règlement du capital décès. Ainsi le capital pourra être versé sur un compte
démembré entre l’usufruitier et les nus-propriétaires, avec une obligation d’emploi
des capitaux dans un placement assurant une distribution de revenus à l’usufruitier.

36
• Le régime fiscal de la clause démembrée

Cas des primes versées avant les 70 ans de l’assuré

Au-delà d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, les capitaux décès sont
assujettis à un prélèvement de 20% pour la fraction nette revenant à chaque
bénéficiaire inférieure ou égale à 700 000 € et au-delà de 31,25%.
Le nu-propriétaire et l’usufruitier sont considérés, pour l’application du
prélèvement, bénéficiaires au prorata de leur part respective dans les capitaux
décès, déterminée en fonction de l’âge de l’usufruitier au dénouement du contrat
(barème fiscal de l’article 669 I. du CGI).
L’abattement de 152 500 € est réparti entre eux dans les mêmes proportions. Il
convient d’appliquer autant d’abattements qu’il y a de couples « usufruitier/nu-
propriétaire ». Ainsi en cas de pluralité de nus propriétaires, chacun d’entre eux
partage un abattement avec l’usufruitier en fonction de leurs droits respectifs.
Lorsque l’un des bénéficiaires est exonéré, par exemple le conjoint survivant ou
partenaire pacsé, la fraction d’abattement non utilisée par ce dernier ne profite pas
aux autres bénéficiaires.
Si l’usufruitier et le nu-propriétaire sont également bénéficiaires d’autres contrats
souscrits par ce même assuré, chacun d’entre eux ne peut bénéficier que d’un
abattement de 152 500 € sur l’ensemble des capitaux décès y compris la quote-part
relative à la clause démembrée. Il peut être opportun de désigner les bénéficiaires
en nue- propriété également pour des capitaux décès en pleine propriété afin de
bénéficier de l’intégralité de l’abattement.

Cas des primes versées après les 70 ans de l’assuré

Les primes versées après le 70ème anniversaire de l’assuré sont imposées aux droits
de succession selon le lien de parenté́ entre le bénéficiaire et l’assuré, sous
déduction d’un abattement global de 30 500 €.
En présence d’une clause démembrée, la base taxable est répartie entre l’usufruitier
et les nus propriétaires au prorata de la valeur de leurs droits respectifs déterminée
en fonction de l’âge de l’usufruitier lors du décès de l’assuré (barème fiscal de
l’article 669-I. du CGI).
L’abattement se répartit entre les bénéficiaires, en nue-propriété et en usufruit, dans
les mêmes conditions. Lorsque l’usufruitier des capitaux décès est le conjoint ou le
partenaire pacsé de l’assuré décédé, sa quote-part dans les capitaux décès est

37
exonérée de droits de succession. Contrairement au régime fiscal précédent,
l’abattement non utilisé, par ce bénéficiaire exonéré, profite aux autres
bénéficiaires.
Lorsque des prélèvements fiscaux sont dus par les nus propriétaires (soit en
présence de capitaux décès dépassant les abattements en vigueur), en cas de quasi-
usufruit par exemple, les capitaux décès sont versés à l’usufruitier, nets de ces
impositions. Il peut être opportun de rédiger une convention entre les parties afin
de convenir des modalités de remboursement des prélèvements par les nu-
propriétaire envers l’usufruitier.

38
CONCLUSION

Au regard de l’ensemble de l’étude faite à travers ce mémoire, les contrats


d’assurance vie constituent aujourd’hui un placement d’épargne et de transmission
optimal pour l’épargnant notamment du fait de l’assouplissement de la fiscalité
depuis 2018. Elle permet à la fois de répartir ses liquidités dans des fonds euros
sécurisés permettant une garantie en capital rémunéré dans le but d’effectuer
d’éventuel rachats pour garantir sa retraite. Mais également, de faire fructifier ses
liquidités, dans un objectif de transmission, grâce aux unités de comptes
disponibles sur les différentes lignes qui composent un contrat d’assurance vie tout
en étant en adéquation avec les différentes problématiques d’investissement de
l’assuré et son profil de risque.

L’assurance vie contrairement à des actifs tels que l’immobilier est des placements
accessibles, ils permettent à l’épargnant de se constituer un capital pour un montant
moins important que l’achat d’un bien immobilier tout en bénéficiant d’un cadre
fiscal avantageux et optimisé. Les contrats sont également liquides puisque l’on
peut aisément effectuer sur son contrat des rachats partiels, programmés tout
comme des versements programmés ou ponctuels qui s’adaptent aux évènements
de la vie de l’assuré. La multiplicité des emplois que représente une assurance vie
(épargne, retraite, transmission…) lui confère un statut unique.

Outre la polyvalence du contrat, l’assurance vie c’est aussi une fiscalité attractive. En
effet tant que l’assuré n’effectue pas de retrait sur son contrat, ce dernier n’est pas
imposable à l’exception des prélèvements sociaux sur les fonds euros. Aussi, dans
le cadre d’un rachat partiel, la fiscalité comme évoqué précédemment n’en reste
pas moins avantageuse. Il faudra évaluer en fonction de l’usage du contrat pour
l’assuré quelle optimisation fiscale est la plus propice, à savoir si l’épargnant à plutôt
intérêt à effectuer des rachats partiels programmés ou une sortie en rente par
exemple.

La principale qualité du contrat d’assurance vie se situe en termes de succession. En


effet, le contrat d’assurance vie est situé hors masse successorale, sous certaines
conditions, ce qui lui permet de ne pas être soumis au barème des successions
classiques mais bien à une fiscalité propre à l’assurance vie en cas de décès. De plus

39
par le jeu des clauses bénéficiaires, l’assuré pourra nommer les personnes de son
choix et par conséquent avantager, toujours dans le respect de la réserve
héréditaire, certains proches à d’autres.

Afin de conclure, l’assurance vie constitue à ce jour en France, le placement


préférentiel en termes d’optimisation de la fiscalité de l’épargnant de son vivant et
de sa transmission à son décès.

40
BIBLIOGRAPHIE

• BASIC’ JOBS EXPERT PATRIMOINE 2019, Edition ICEDAP 2018


• Top actuel Fiscalité du Patrimoine 2018-2019, Edition Hachette Education
2018-2019, Gilles MEYER
• Top actuel Fiscalité du Patrimoine 2019-2020, Edition Hachette Education
2018-2019, Gilles MEYER
• Gestion de patrimoine - 2019-2020 - Stratégies juridiques, fiscales et
financières, Edition DUNOD, coordonné par Arnaud THAUVRON
• Vadémécum du Patrimoine 2019, Edition Arnaud FRANEL, Véronique
COUTURIER
• La transmission du patrimoine et succession : Droit et fiscalité de la
transmission et succession, Editeur Independently Published 2019, Jean
DEREIX

41
WEBOGRAPHIE
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DOCUMENTS INTERNES

• Logiciel intranet outil PIXIS

• Brochure commerciale : Préparer l’avenir et transmettre, Guide pour


organiser votre patrimoine et la protection de vos proches (épargner pour
demain, protéger ses proches et son patrimoine, se protéger et préserver
son autonomie, organiser sa succession)

43
ANNEXES

ANNEXE I : Article L341-1du code de la sécurité sociale

44
ANNEXE II : Article 669-I du CGI

45
ANNEXE III : Article L132-12 du code des assurances

46
ANNEXE VI : Extrait de la réponse ministérielle Bacquet

47
ANNEXE V : La réponse ministérielle Ciot

48
ANNEXE VI : Article 796-O Ter du CGI

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