SECTIO
SECTIO
Facteur de correction K3
températures isolation
ambiantes élastomère polychlorure de polyéthylène réticulé (PR)
(°C) (caoutchouc) vinyle (PVC) butyle, éthylène, propylène (EPR)
10 1,29 1,22 1,15
15 1,22 1,17 1,12
20 1,15 1,12 1,08
25 1,07 1,06 1,04
30 1,00 1,00 1,00
35 0,93 0,94 0,96
40 0,82 0,87 0,91
45 0,71 0,79 0,87
50 0,58 0,71 0,82
55 - 0,61 0,76
60 - 0,50 0,71
Facteur de correction K6
influence de la nature du sol
nature du sol
b terrain très humide 1,21
b humide 1,13
b normal 1,05
b sec 1
b très sec 0,86
Facteur de correction K7
température isolation
du sol polychlorure de vinyle (PVC) polyéthylène réticulé (PR)
(°C) éthylène, propylène (EPR)
10 1,10 1,07
15 1,05 1,04
20 1,00 1,00
25 0,95 0,96
30 0,89 0,93
35 0,84 0,89
40 0,77 0,85
45 0,71 0,80
50 0,63 0,76
55 0,55 0,71
60 0,45 0,65
1c
L’impédance d’un câble est faible mais non nulle : Les normes limitent les chutes de tension en ligne
lorsqu’il est traversé par le courant de service,
La norme NF C 15-100 impose que la chute de tension entre l’origine de l’installation BT et tout
il y a chute de tension entre son origine et son point d’utilisation n’excède pas les valeurs du tableau ci-dessous.
extrémité. D’autre part la norme NF C 15-100 § 552-2 limite la puissance totale des moteurs installés chez
Or le bon fonctionnement d’un récepteur (surtout un l’abonné BT tarif bleu. Pour des puissances supérieures aux valeurs indiquées dans le tableau ci-
moteur) est conditionné par la valeur de la tension à dessous, l’accord du distributeur d’énergie est nécessaire.
ses bornes. abonné
Il est donc nécessaire de limiter les chutes de propriétaire du abonné BT poste MT/BT
1c
Les moteurs sont donnés pour une tension nominale Influence de la tension d’alimentation d’un moteur
d’alimentation Un ±5 %. En dehors de cette plage,
les caractéristiques mécaniques se dégradent en régime permanent
rapidement. Dans la pratique, plus un moteur est La courbe ci-après montre que les couples C et Cn varient en fonction du
gros, plus il est sensible aux tensions : carré de la tension. Ce phénomène passe relativement inaperçu sur les machines centrifuges
@ inférieures à Un : échauffements anormaux par mais peut avoir de graves conséquences pour les moteurs entraînant des machines à couple
hyperbolique ou à couple constant. Ces défauts de tension peuvent réduire notablement
augmentation du temps de démarrage @ l’efficacité et la durée de vie du moteur ou de la machine entraînée.
supérieures à Un : augmentation des
C/Cn
pertes Joule et des pertes fer (pour les moteurs 1,8
très optimisés...).
1,6
Sur le plan thermique, plus un moteur est gros, plus
1,4
il peut évacuer de calories, mais l’énergie à dissiper
1,2
croît encore plus vite. Une baisse de
tension d’alimentation, en diminuant fortement le 1
couple de démarrage, fait augmenter le temps de 0,8
démarrage et échauffe les enroulements. 0,6
0,4
Exemple U/Un
0,2
Un moteur de puissance moyenne alimenté à 90 % de 0,8 0,85 0,9 0,95 1 1,05
sa tension nominale fournit :
@ en fonctionnement : 81 % de son couple nominal au lieu couple en régime permanent
de 100 % couple de démarrage réel Cd
@ au démarrage : 121 % du couple nominal au lieu de 150%. nominal = 0,6Cn
couple de démarrage réel
Cd nominal = 1,5Cn
1c
Exemple d’utilisation des tableaux Un moteur triphasé 400 V, de puissance 7,5 kW (In = 15 A) cos = 0,85 est alimenté
par 80 m de câble cuivre triphasé de section 4 mm2.
La chute de tension entre l’origine de l’installation et le départ moteur est évaluée à 1,4 %. La
chute de tension totale en régime permanent dans la ligne est-elle admissible ?
A
Réponse :
pour L = 100 m, le tableau page précédente donne :
UAB = 1,4 % UAC = 3,2 %
Pour L = 80 m, on a donc :
B UAC = 3,2 x (80/100) = 2,6 %
UAC = 4 La chute de tension entre l’origine de l’installation et le moteur vaut donc :
UAC = UAB + Uac
UAC = 1,4 % + 2,6 % = 4 %
L = 80 m UBC = 2,6 La plage de tension normalisée de fonctionnement des moteurs (± 5 %) est
S = 4 mm2 respectée (transfo. HTA/BT 400 V en charge).
C
M
In = 16 A Attention :
cos = 0,85 La tension nominale de service qui était de 220/380 V a évolué (harmonisation
internationale et arrêté français du 29/05/86). La nouvelle tension normalisée est 230/400
V.
Les fabricants de transformateurs HTA/BT ont augmenté la tension BT qui devient :
@ à vide : 237/410 V
@ à pleine charge : 225/390 V
Elle devrait passer à 240/420 V (à vide) et 230/400 V (en charge). La tension nominale des
récepteurs devrait évoluer de la même façon.
Calculer les chutes de tension en tenant compte de cette évolution. Les
cas dangereux pour les moteurs :
@ "nouveau" transformateur peu chargé et vieux moteur : risque de tension trop élevée
@ "ancien" transformateur chargé à 100 % et nouveau moteur : risque de tension trop faible.
Cette chute de tension doit être évaluée pour : @ Chute de tension au démarrage en amont
vérifier que les perturbations provoquées sur les du départ moteur
départs voisins sont acceptables
@ calculer la chute de tension effective aux bornes du Cœfficient de majoration de la chute de tension en amont du départ du moteur
moteur au démarrage. au démarrage (voir exemple ci-dessous)
Le tableau ci-contre permet de connaître la chute de tension démarrage
au point B au moment du démarrage : il donne une bonne
étoile triangle direct
approximation du coefficient de majoration k2 en fonction 4 5 6 7 8
Id/In 2 3
du rapport de la puissance de la source et de la puissance du
Isource/Id 2 1,50 2,00 2,50 3,00 3,50 4,00 4,50
moteur. 4 1,25 1,50 1,75 2,00 2,25 2,50 2,75
6 1,17 1,34 1,50 1,67 1,84 2,00 2,17
8 1,13 1,25 1,38 1,50 1,63 1,75 1,88
10 1,10 1,23 1,34 1,45 1,56 1,67 1,78
15 1,07 1,14 1,20 1,27 1,34 1,40 1,47
Ce tableau a été établi en négligeant le cos transitoire de l’installation au moment du démarrage du moteur.
Néanmoins, il donne une bonne approximation de la chute de tension au moment du démarrage. Pour un calcul
plus précis il faudra intégrer le cos au démarrage.
Cette remarque s’applique surtout quand Isource = 2In moteur.
démarrage
Réponse :
Isource/Id = 1 155/175 = 6,6.
Le tableau donne pour Isource/Id = 6 et Id/In = 5 : k2 =
1,67.
On a donc :
UAB démarrage = 2,2 x 1,67 = 3,68 %
Ce résultat est tout à fait admissible pour les autres récepteurs.
2 kA.
Wc = pertes cuivre (W) S Z = Ucc x U 3 Rt2 + Xt2
= puissance apparente du 100 S
transformateur (kVA) Ucc = tension de Rt et Xt exprimées en m
court-circuit du Important :
transfo (en %) @ Un = tension nominale entre phases du transformateur (400 V)
liaison @ m = facteur de charge à vide = 1,05
en câbles (3) L X3 = 0,09L (câbles
R3 = @ c = facteur de tension = 1,05.
S (3) uni jointifs)
= 18,51 (Cu) X3=0,13L (2) (câbles Exemple
ou 29,41 (Al) uni espacés)
L en m, S en mm2 L en m schéma partie de résistances réactances
en barres L X3 = 0,15L (4) l’installation (m) (m)
R3 =
S (3) L en m réseau amont (1,05 x 400)2 (1,05 x 400)2
R1 = x 0,1 R1 = x 0,995
= 18,51 (Cu) S KQ(1) = 500000 kVA 500 000 500 000
ou 29,41 (Al) R1 = 0,035 X1 = 0,351
L en m, S en mm2
disjoncteur transformateur R2 = 7 800 x 4202 x 10–3
rapide R4 négligeable X4 négligeable S
nt = 630 kVA 6302 X2 = ( 4 x 4202 ) 2 – (3,5) 2
Ukr = 4 % U = 420 V R2 = 3,5 100 630
sélectif R4 négligeable X4 négligeable
Pcu = 6 300 W X2 = 10,6
(1) SKQ : puissance de court-circuit du réseau à haute tension en kVA.
(2) Réactance linéique des conducteurs en fonction de la disposition
des câbles et des types. liaison (câbles) transformateur disjoncteur
(3) S’il y a plusieurs conducteurs en parallèle par phase diviser la R3 = 18,51 x 5 X3 = 0,09 x 5
résistance et la réactance d’un conducteur par le nombre de 3 x (1 x 150 mm2) Cu par phase 150 x 3 3
conducteurs. L=5m R3 = 0,20 X3 = 0,15
R est négligeable pour les sections supérieures à 240 mm2.
(4) Réactance linéique des jeux de barres (Cu ou Al) en valeurs
moyennes.
M1 disjoncteur R4 = 0 X4 = 0
rapide
disjoncteur R6 = 0 X6 = 0
M2
rapide
tableau secondaire M3
1c
400 V
Icc = 28 kA
50 mm2, Cu
14 m
Icc = 18 kA
NG125N NSX160F
In = 63 A TM160D
IB = 55 A IB = 160 A
Continuité de service
En fonction des impératifs de continuité de service (règlements de sécurité, contraintes
d’exploitation, etc.), l’installateur peut, pour un réseau donné, être amené à choisir des
disjoncteurs assurant :
@ soit une sélectivité totale entre deux appareils installés en série
@ soit une sélectivité partielle (voir page A156).
Règles de protection
Protection des personnes contre les contacts indirects
Les mesures de protection contre les contacts indirects par coupure automatique de
l’alimentation dépendent du choix du schéma de liaison à la terre
(voir pages A246 à A249) :
@ en schéma TT (voir schéma type, pages A252 et A253), la protection est assurée par
les dispositifs différentiels à courant résiduel (voir pages A254 et A255).
@ en schéma TN (voir schéma type, page A258) ou IT (voir schéma type, pages
A265 et A266), la protection est en général assurée par les dispositifs de protection
contre les courts-circuits. Le courant de réglage de ces appareils détermine, compte
tenu des règlements en vigueur, la longueur maximale des câbles en fonction de leur
section (voir pages A259 à A264 et A273 à A278). @ en schéma IT, le réseau doit
être surveillé par un contrôleur permanent d’isolement (voir pages A267 et A268).
Protection des câbles
Le disjoncteur, en cas de court-circuit ne doit laisser passer qu’une énergie inférieure à celle
que peut supporter le câble. Cette vérification s’effectue en comparant la caractéristique I2t du
dispositif de protection à la contrainte thermique que peut supporter le câble (voir CD)
Dans le cas particulier des gaines préfabriquées Canalis de Télémécanique, des tableaux
de coordination indiquent les disjoncteurs qui peuvent être associés aux gaines Canalis et
le courant de court-circuit maximum pour lequel la gaine est protégée (voir page
A107).
Protection de divers constituants électriques
Certains constituants nécessitent des protections possédant des caractéristiques spéciales.
C’est le cas des transformateurs BT/BT (voir page A97), des batteries de condensateurs
(voir page A285), des démarreurs de moteurs (voir pages A121) et des générateurs (voir
pages A87 et A88).