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Mine à ciel ouvert de Kamfundwa : Historique et géologie

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CHAPITRE I : APERCU GENERAL SUR LA MINE A CIEL OUVERT

DE KAMFUNDWA
I.1 Historique du site
La mine à ciel ouvert de Kamfundwa est en grande partie cuprifère.
C’est en 1984 que les opérations des découvertures avaient commencées, mais l’extraction
a commencé en 1989 et a permis à la Gécamines de constituer un certain nombre de
remblais.
A partir de 1992, l’extraction a cessé en raison des difficultés rencontrées pour traiter le
minerai de cuivre et du fait que le cobalt était plus demandé à cette époque, c’est pourquoi la
Gécamines s’est tournée vers le gisement de kamoya, qui contenait à la fois du cuivre et du
cobalt.

A partir de 2008, l’extraction à la mine de Kamfundwa avait reprise d’abord avec


SOMIKA et MCK, et ensuite en 2011 avec l’entreprise RULCO S.P.R.L. Actuellement c’est
entreprise ROMA, qu’exploite la mine à ciel ouvert de Kamfundwa avec une sous-
traitance.

I.2 Situation géographique

I.2.1. Localisation

La mine à ciel ouvert de Kamfundwa est localisé à environ 10km au Nord-Ouest des
installations du siège de Kambove et à environ 4km au Sud de la mine de Shangulowe sur le
PE 𝑛° 465 appartenant à la Gécamines/Groupe Centre entre 26°34’48’’ et 26°36’30’’ de
longitude Est et entre 10°48’00’’ et 10°49’30’’ de latitude Sud. Elle s’étend sur une superficie
de 1,5𝑘𝑚 × 0,9𝑘𝑚. La figure I.1 montre la localisation de la mine de Kamfundwa et la ville
de Kambove ainsi que les installations minières.
Figure I.1 : Localisation de Kamfundwa sur l'arc Lufilien (J Cailteux, GM Mwape-DRD/Etude ;M
Mudibu,DRD/Cartographie)

I.2.2. Climat et végétation


Le site de Kamfundwa bénéficie d'un climat tropical avec une saison des pluies de mi-
octobre à mi-avril et une saison sèche pendant le reste de l'année. Les variations de
température sont moins prononcées que les variations de précipitations. La température
moyenne annuelle est de 20°C avec une variation de 6 à 8°C d'une année à l'autre. La
température mensuelle varie entre 18 et 22°C, avec des pics de 29 à 30°C en septembre et
octobre.
Sous ce climat, la végétation est principalement une savane boisée avec une dominance
d'herbes plutôt que d'arbres, notamment avec la présence abondante de "brachystegia". On
trouve également une végétation basse de type steppe sur les hauts plateaux et le long des
cours d'eau, ainsi que des galeries forestières (François, 1973)
I.2.3. Relief et hydrographie
Le relief est très accidenté dans ce secteur ; les points élevés atteignent 1450m d’altitude ou
plus. Ainsi donc, le relief du sud Katanga est caractérisé par de hauts plateaux dont les
altitudes varient entre 800m et 1500m.
La forêt de galerie se développe le long de certains cours d’eau avec plusieurs espèces
sempervirentes. Les principaux cours d’eau partent de la crête de partage des bassins
hydrographiques des fleuves d’eau qui coulent du sud vers le nord.

Le secteur du gisement de Kamfundwa se trouve en bordure


septentrionale du plateau séparant les eaux du Congo et du Zambèze, contrairement à

la plupart des gisements Cuprifères, rencontrés plus au nord dans la zone de relief

intermédiaire entre ce plateau et les plaines alluviales des sources du Congo.

I.3. Situation géologique

I.3.1. Géologie générale


La ceinture cuprifère d’Afrique centrale se trouve au niveau d’une grande structure
tectonique panafricaine que l’on appelle l’Arc Lufilien. Cet Arc a une forme convexe vers le
nord. L’Arc Lufilien est une fold and thrust belt (ceinture de plis et de chevauchements) à
vergence nord-est.
Il est subdivisé en trois domaines (Figure1.2.) :
• la fold and thrust belt externe (qui correspond à la ceinture cuprifère d’Afrique centrale
[Cailteux et al. 2005],
• la région centrale des dômes,
• et la ceinture synclinoriale ou zone interne [Kipata et al. 2013].
L’Arc Lufilien a été formé lors d’un évènement de collision entre 650-600 et 530 Ma,
atteignant son paroxysme vers 550 Ma et finissant vers 530 Ma, l’orogenèse Lufilienne. Le
développement de cet arc est lié de manière plus globale à l’assemblage du supercontinent
Gondwana dans le sud du centre et à l’est de l’Afrique durant l’orogènese pan-africaine
[Porada et al., 2000].
L’Arc Lufilien, son avant-pays Kundelungu et la ceinture Kibarienne adjacente (Figure 1.2.)
sont actuellement en train de subir une extension continentale et sont impliqués dans une
branche mal définie SO du système de rift Africain Est [Kipata et al., 2013]. La figure
cidessous illustre la structure tectonique de l’arc Lufien
Figure I. 2 : Cadre géologique et tectonique de l’Arc Lufilien [Kipata et al., 2013].

I.3.1.1. Le socle
La présence d’un socle Mésoarchéen sous la ceinture de cuivre est supposée par
Rainaud et al., car les âges de cristallisation pour des xénocristaux de zircons à l’intérieur de
tufs à lapilli Katanguien se situent entre 3225 et 3165 Ma. Un orthogneiss dans la ceinture
Irumide sur le côté sud du craton du Congo a également été daté et un âge de cristallisation
sur zircon de 2726 ± 36 Ma a été obtenu [De Waele et al., 2006]. Ce socle Mésoaerchéen
pourrait former la racine du Block Bangweulu et pourrait s’allonger à l’ouest sous le Plateau
Kundelungu et l’Arc Lufilien [De Waele et al. 2006] (Figure 1.2).
Le socle « Dômes » de Luiswishi, Konkola, Luina, Solwezi, Mwombeshi et Kabompo dans la
ceinture de cuivre de Zambie et dans le sud du Katanga contient des migmatites, des gneiss et
des granites déformés qui sont datés de 1,99 à 1,87Ma [Ngoyi et al., 1991]. Ce socle
prékatanguien présent dans la ceinture cuprifère d’Afrique centrale est attribué à une séquence
d’arc magmatique paléoprotérozoïque. Il se compose de schistes de Lufubu et de granitoïdes
intrusifs datés entre 1994 et 1873 Ma. La plus jeune intrusion dans ce socle est le granite
Nchanga qui a un âge de 883 ± 10 Ma estimé comme l’âge de l’intrusion, ce granite est
recouvert en discordance par le systeme Katanguien [Master et al., 2005].

I.3.1.2. Succession sédimentaire du Katanguien


Le système Katanguien Néoprotérozoïque (880 – 500 Ma) consiste en une succession
sédimentaire qui varie de 5 à 10km d’épaisseur. Il est exposé dans le sud de la République
Démocratique du Congo et dans le nord-ouest de la Zambie (Batumike et al., 2007). Cette
succession recouvre en discordance le socle magmatique et métamorphique qui est
prékatanguien comme dit précédemment. Le système Kantanguien est représenté en noir et en
blanc sur la carte géologique de la région (Figure 1.4.). Le dépôt de ces sédiments est lié à une
période de rift qui est associée de manière plus globale à la dislocation du supercontinent
Rodinia [Porada et al., 2000]. Ce rift a donc formé un bassin, le bassin Katanguien, qui a
évolué d’un rift continental à un bassin proto-océanique (type mer Rouge) durant la rupture de
Rodinia [Kipata et al., 2013].

Cette période de rift a été accompagnée par du magmatisme. La plus jeune intrusion
magmatique âgée de 883±10 Ma, le granite Nchanga (Fig.1.4.) donne l’âge maximum de
sédimentation du rift et par conséquent, fournit une estimation maximum fiable du début du
dépôt de la séquence Katanguienne [Frimmel et al., 2011]. La figure 1.3 illustre le dépôt de
Cu et Co stratiforme dans la ceinture cuprifère de l’Afrique centrale

Figure I. 3 : Localisation des principaux dépôts Cu-Co stratiformes dans la ceinture


cuprifère d’Afrique centrale [Cailteux, 2005]
I.3.1.3. Stratigraphie du Katanguien

Le système du Katanga est communément subdivisé en trois unités


lithostratigraphiques majeures : le Super-groupe Roan, Nguba et Kundelungu. Cette
subdivision est basée sur la présence de deux diamictites corrélées qui apparaissent à la base
du Supergroupe Nguba (Grand Conglomérat ; Formation de Mwale) et du Super-groupe
Kundelungu (Petit Conglomérat ; Formation de Kyandamu) [El Desouky et al., 2009].

La figure I.6. Ci-dessous représente bien l’aperçu litho-stratigraphique du Katanga


méridional.

Tableau I. 1 : Subdivision stratigraphique générale du système du Katanga au


Congo
Système Super- Groupes Formations Lithologie
Groupes
Plateaux Conglomérats rouges, arkoses, grès et shales

Ku2.2 Grès, microgrès dolomitiques et shale, rares


Kiubu
horizons de calcaire
Grès fin et shales avec quelques
(Ku2) Ku2.1 fins lits de grès feldspathiques roses
Silts dolomitiques et shales
Ku1.3 Calcaire Dolomitique rose à gris
Kalule
Shales et grès micacés fins, Dolomies
(Ku1) microgréseux et shales
Ku1.2
Dolomies microgréseux et shales

Ku1.1 Mixtites (Petit conglomérat)


Monwezi Dolomies grises, pourpre et beige alternant avec
(Ng2) de shales verts et gris (série récurrente), shales,
grès
Ng1.3 Silts dolomitiques et shales
Likasi
Dolomies stromatholitiques et shales (Kaponda),
Ng1.2
(Ng1) dolomie laminaire à massive (Kakontwe)
Ng1.1 Mixtites (Grand conglomérat)
R4.2 Shales, shales carbonés, grès arkosiques
Mwanshya
Dolomies avec jaspes et oolithes ferrugineux,
(R4) R4.1 banc d'hématite et niveaux de pyroclastites
Dolomies inter-stratifiées avec grès
Dipeta R3.2 et grès feldspathiques
(R3)
R3.1 Shales avec grès feldspathiques grossiers ou fins
Kambove Dolomies laminaires, stromatolithiques et
(R2.3) talqueuses et microgrès dolomitiques

Shale Shales dolomitiques, shales carbonés et


dolomitique occasionnellement dolomie, grès et Shales
(R2.2) Shales dolomitiques, dolomies siliceuses au
Mines
sommet
(R2)
Dolomies stromatolithiques avec shales
intercalés
(RSC)
Kamoto
Dolomies siliceuses litées et laminées (RSF)
(R2.1)
Microgrès ou silts dolomitiques (RAT grises)

Microgrès ou silts dolomitico-


R1.3 chloriteux hématitiques

RAT Microgrès ou silts chlorito-hématitiques roses à


(R1) R1.2 gris pourpre, grès à la base et dolomie
stromatolithique

R1.1 Microgrès ou silts hématitiques légèrement


dolomitiques rouges lilas.

Le Grand Conglomérat semble faire partie des dépôts glaciaires de la glaciation globale du
Sturtien, vers 750 Ma, et le Petit Conglomérat lui semble faire partie de la glaciation globale
du Marinoen, vers 620 Ma.
- Le Super-groupe Roan se compose de roches sédimentaires siliciclastiques et
carbonatées, principalement des dolomites et des shales dolomitiques (fluviatiles et lacustres)
et des roches volcaniques et plutoniques mises en place dans un rift continental [Cailteux et al.
2005]. Les sédiments Roan de la ceinture de cuivre se sont déposés dans un bassin qui a évolué
d’un rift continental à un rift proto-océanique (type mer Rouge). Cette évolution est liée à la
rupture du supercontinent Rodinia (Batumike et al. 2007). Les minéralisations Cu-Co
stratiformes du gisement de Kamfundwa sont situées dans un des groupes qui fait partie du
Super-groupe Roan.
- Le Super-groupe Nguba est composé de la diamictite du Grand Conglomérat à sa base.
Ce Super-groupe est ensuite composé de roches siliciclastiques et carbonatées. Les roches du
Roan supérieur, les Super-groupes Nguba et Kundelungu sont d’épaisses séquences
carbonatées et siliciclastiques qui semblent avoir été déposées dans un bassin plus large. Ce
dernier correspond à une phase majeure de tectonique en extension et de failles normales qui
ont marqué la transition vers un proto-océan de type Mer Rouge [Batumike et al. 2007].
- Le Super-groupe Kundelungu est composé de la diamictite du Petit Conglomérat à sa base.
Le Petit Conglomérat est ensuite recouvert par des roches sédimentaires qui représentent des
dépôts sédimentaires synclinaux (Kundelungu plissé) à post-orogénique (Kundelungu
tabulaire). Le Kundelungu tabulaire est une molasse continentale s’étendant jusqu’au
paléozoïque inférieur [Cailteux et al. 2005]. La transition entre les Super-groupes Nguba et
Kundelungu représente une inversion tectonique : d’une tectonique en extension à une
tectonique en compression dans le bassin Katanguien. La structurale contrastée entre le
Kundelungu plissé et le Kundelungu tabulaire mène à la division de la ceinture Katanguienne,
d’une part, une zone plissée et métamorphosée formant l’Arc lufilien exposé dans le sud et,
d’autre part, une zone non métamorphosée exposée dans le nord interprétée comme
aulacogène ou comme un paléo graben [Batumike et al. 2007]. Le Super-groupe Kundelungu
présente donc un passage progressif vers une tectonique en compression entrainant la
fermeture du bassin Katanguien. Cette compression est liée de manière globale à l’assemblage
du supercontinent Gondwana, et plus localement associée à la subduction de la lithosphère
océanique sous le craton du Kalahari, provoquant la convergence entre les cratons du Congo
et de Kalahari entre 650-600 Ma. Cette collision atteindra son paroxysme vers 530 Ma, c’est
ce qu’on appelle l’orogenèse Lufilienne [Porada et al., 2000].

I.3.1.4. Tectonique du Katanguien

Cette orogenèse a eu pour résultat, la fermeture du bassin causée par des tectoniques
de compression. Elle a atteint son paroxysme vers 550 Ma et est reliée à la convergence des
marges du craton du Congo et du Kalahari qui sont entrées en collision. Cette collision a
formé une région clé qui sépare actuellement ces deux cratons, la ceinture transcontinentale
panafricaine de direction est-ouest, et a également formé l’Arc Lufilien sur la marge passive
(Craton du Congo) ainsi que la ceinture Zambezi sur la marge active (craton du Kalahari)
[John et al. 2004]. Le développement de cet Arc et de cette ceinture est de manière plus
globale lié à l’assemblage du supercontinent Gondwana dans le sud et à l’est de l’Afrique
durant l’orogenèse panafricaine.
Les dépôts formés lors de la période de rift (succession sédimentaire Katanguienne) ont été
charriés vers le nord-est durant l’orogénèse Lufilienne. En effet, cette succession s’est
détachée de son socle et s’est déplacée sur 150km environ vers le nord sur la marge du craton
du Congo. Ce déplacement a formé la ceinture cuprifère d’Afrique centrale (fold and thrust
belt externe) qui est composée d’un système de nappes de charriage.
Ces nappes de charriage comportent d’importantes mégabrèches. Le Super-groupe du Roan
(Groupe R-4, Groupe Mwashya exclu) est sous forme d’une méga brèche, cette structure en
méga brèche et l’existence des discontinuités dans ce Super-groupe sont sans doute l’effet de
couches évaporitiques qui auraient flué au cours de la diagenèse ou au début des mouvements
tectoniques [François, 1997]. Cependant, aucune trace d’halite n’a jamais été retrouvée,
même dans les forages les plus profonds, mais l’anhydrite apparaît à plusieurs étages
stratigraphiques. De plus, les cristaux primaires de gypse ont été remplacés par des pseudos
morphes de quartz et de dolomite [Muchez et al. 2008].
I.3.1.5. La couverture Phanérozoïque

Les sables du Karoo et du Kalahari constituent la couverture aclinale phanérozoïque,


allant du Carbonifère supérieur au Pléistocène. Cette couverture est représentée comme post
katanguien sur la carte géologique de la région.

I.3.2. Géologie locale

Le gisement de kamfundwa est situé dans la faille d’extrusion de M’sesa orienté NW-SE dans
la région de kambove. Selon François(2006), le gisement de kamfundwa comprend 7 écailles
ou mégabrèches majeur du Groupe des Mines qui est lui-même compris dans le super-groupe
de Roan. Ces écailles sont entourées de brèches à éléments calcaires du Groupe de le Dipeta,
et reposent sur des roches du super-groupe de Nguba, qui sont plus jeunes que celles le super-
groupe de Roan.

De nombreux sondages ont été effectués afin de couvrir l’entièreté du gisement et de


comprendre sa complexité. C’est ainsi que les 7 entités de base ont dû être subdivisées en
plusieurs parties. Cette nappe de brèche jalonne un accident majeur qui recoupe les plis du
synclinal de Kambove et que l’on peut suivre jusqu’à Likasi. Il est intéressant de noter que le
profil de la nappe Roan de Kamfundwa est fort semblable à celui de Kambove. Il résulte lui
aussi du mécanisme de la tectonique de charriage généralement observé dans cette région
[Cailteux, 1982].

Le gisement se compose d’écailles de dolomies stromatolitiques talqueuses laminées (CMN)


en contact avec les roches du Kundelungu par une faille occupée par une brèche mono-
génique faite du groupe R1 (RAT lilas).

Deux types de CMN brèchifiés sont identifiés. Le premier est composé de fragments
de roches angulaires, elliptiques et non cimentées.

Ces fragments sont généralement disposés avec un grand axe vertical. Cette brèche est
enrichie en cristaux de malachite massive, de chrysocole et d’oxydes noirs. Contrairement au
premier type de brèche, le second est divisé en plusieurs parties qui conservent leur
stratification originale et celles qui sont hautement fracturées avec pratiquement aucune
stratification et donc pas des dépôts minéraux.

Les deux brèches minéralisées et non minéralisées se trouvent dans des zones de
failles transversales. La zone de faille hautement fracturée est liée au cœur du fragment plis
et est riche en malachite, chrysocole et en oxydes noirs.

Les directions des plans de stratification mesurées dans la brèche stratifiée varient de
NNESSW à ENE-WSW. Les roches du Kundelungu moins inclinés entourant le
gisement sont affectées par des failles sub-verticales.

I.3.2.1. Stratigraphie du gisement de Kamfundwa

L’échelle stratigraphique de Kamfundwa se présente du sommet à la base de la manière ci-


après :

- Brèches ;
- CMN : calcaire à minerai noir ;
- SD : Shales Dolomitiques ;
- RSC : Roches siliceuses cellulaires ;
- RSF : Roches siliceuses feuilletées ;
- SDB : Shales dolomitiques de base ;
- Dstr : Dolomies stratifiées ;
- RAT : Roches argilo-talqueuses ;
- SDS : Shales dolomitiques supérieures ;
- CalcSch : calcaires schisteux ;
- Dol Dip : dolomie de la dipeta ;
- RAT grise : Roches argilo-talqueuses grise ; -

- Ks : formation du kundelungu supérieur.

I.3.2.2. Tectonique

Le katanguien a largement subi les effets de l’orogenèse Lufilienne. Cette orogenèse


s’est déroulée en plusieurs épisodes échelonnés (885, 680 et 620Ma) que François (1974)
appelle phase Kolweziènne, phase Kundeluguienne et phase Monweziènne.

La forme arquée de la ceinture cuprifère Zambien-Katangaise daterait de cette


orogenèse Lufilienne qui a donné naissance aux successions d’anticlinaux et des synclinaux
orientés SE-NW dans la région du dôme granitique de la Luina et NE-SW vers le
NW de Lubumbashi. Le katanguien se trouve en deux régions bien distinctes : le Nord du
Katanga qui a échappé à cette orogenèse est resté tabulaire, le Sud du Katanga a par contre été
le siège de la tectonique très intense.

Au sud du Katanga, le katanguien s’est plissé sous forme d’un grand arc dont la concavité est
tournée vers le Sud. Dans cette partie, Demesmaeker (1962) ainsi que François (1973 et
1987) distinguent trois secteurs aux effets tectoniques inégaux :

• Le secteur SE : la tectonique est simple et caractérisée par des anticlinaux complets ;


• Le secteur centre : la tectonique est extrusive et les plis déversés vers le sud. Il s’agit des régions
des Likasi, Shinkolobwe, Kambove et Fungurume ;
• Le secteur ouest : la tectonique est extrusive, chevauchante et se termine par un charriage.
C’est le secteur de Kolwezi qui présente une structure très complexe et faillée.

Dans la région de Kambove d’où est localisée la mine de Kamfundwa la tectonique est
extrusive, chevauchante ; les anticlinaux sont faillés et des plis déversés vers le Sud.

I.3.2.3. Minéralisation

L’ensemble d’écailles minéralisées s’étend sur une surface de 1,5km de longueur et de


largeur variant entre 200 à 900 mètres. Il comprend un grand nombre de blocs, répartis de
façon hétéroclite. Le minerai est en effet d’abord lié à l’agencement des écailles dans la
brèche et ensuite est distribué de manière assez variable au sein des écailles.
On observe en outre une grande variabilité des teneurs d’un bloc minéralisé à un autre et
même au sein de chaque entité.

Il est dès lors nécessaire de conduire l’exploitation sur plusieurs fronts en même temps, dans
le but d’assurer une alimentation continue et une teneur aussi homogène que possible, proche
de la valeur souhaitable.

La minéralisation est composée principalement des oxydes siliceux contenant le cuivre et le


cobalt. Les minéraux utiles contenus dans les minerais sont les suivants :

- Pour le cuivre : malachite (principalement) Cu2CO3(OH) 2, cuprite Cu2O et une très faible
quantité de chrysocolle CuSiO3(H2O) 2 - Pour le cobalt : l’hétérogénite CoO(OH).

Cette minéralisation est essentiellement oxydée (95%) avec une gangue siliceuse. La
proportion des oxydes dolomitiques est faible (5%) [Rapport mission KVE/MCO, 2012].

I.4 Conclusion partielle

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