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Territoire B3 Notes

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Territoire 3 : Théories et projet de l’espace urbain

ARCHITECTURE DU TERRITOIRE

1. URBANISME

L’architecture du territoire c’est une interprétation de « A. Rossi. 1966. L' architettura della citta.
Padova: Marsilio »
→ ce livre à été écrit à une période particulière :
Mai 68 : Milan est un milieu particulier où les réflexions sur le développement de la ville étaient
très réfléchies
→ 1968. Giancarlo De Carlo tente de calmer les étudiants qui empêchaient l'entrée à la Triennale

Ville et territoires sont des termes qui se mélangent de plus en plus : une ville devient tellement
grande qu’elle devient territoire.

ROSSI :
→ préface du livre

La collectivité est en train de construire l’environnement.

Il faut retenir 3 concepts :

- considérer la ville même (et donc le territoire) comme architecture (à l’époque concepts radical,
innovant) => ville = architecture

- le temps il faut lire dans la structure de la ville ce qu’il appelle la permanence (quels éléments sont
permanents dans le temps) => l’importance de sa construction dans le temps (permanences/traces)

- le territoire doit être vu comme le résultat de différents projets de la société (innovation


technologique,…), construire l’espace d’après une idée de ville, de société => ville = grande
représentation de la condition humaine (représentation jamais neutre)

Cataneo : « l’ensemble des lieux est l’œuvre des hommes »

En allemand : les termes « art de batir » et « art de cultiver » sont les mêmes

Jean- Nicolas-Louis Durand (grand architecte français, professeur à l’école polytechnique) : parle
de l’importance de traverser les échelles, // les colonnes qui construisent le bâtiments sont similaires
avec les bâtiments qui construisent les villes.
Bernard Secchi : on doit connaître la complexité de la condition urbaine contemporaine (moderne)
et le « récit »
→ B. Secchi, 2005, La città del XX secolo, Laterza: Roma
→ B. Secchi, 2000, Prima lezione di urbanistica, Laterza: Roma

Quand on commence à parler de ville et de territoire on est confrontés à pleins d’histoires


différentes. Les villes sont très articulées, on ne peut pas faire de généralisations. On va avoir
recours à un récit pour pouvoir décoder.

Le territoire et l’urbanisme sont des choses très complexes et il faut trouver des trucs pour
déchiffrer. Il faut se sortir de la tête qu’il faut tout savoir, tout dessiner, tout contrôler, c’est
impossible. Il faut trouver plusieurs récits qui ne se contredisent pas et qui est capable de traverser
la complexité et raconter une partie du territoire.

"la plus grande partie de la surface de la terre est un immense dépôt de traces"

Pour lui (Secchi), l’urbanisme est l’ensemble des traces laissées par les pratiques.

Le territoire est un palimpseste.

PALIMPSESTE : dictionnaire= dans l’Antiquité, parchemin manuscrit effacé sur lequel on a réécrit.

-C’est une succession d’opérations.

-L’urbanisme nous parle d’un processus continu de la transformation du territoire.

-Il y a des éléments permanents (Rossi)

-Le passé est fondamental, il doit nous guider, pas nous limiter (dans l’organisation de notre projet).

-Il faut bien comprendre ce qu’il y avait avant nous, avant de transformer le territoire.

TERRITOIRE COMME PALIMPSESTE :


Palimseste étymologie : « gratter encore »

André Corboz :(hisotrien)


→ A. Corboz, Le territoire comme palimpseste et autres essais. Les Editions de l’Imprimeur,
Besançon, 2001
« L’Atlas tente de montrer la dimension temporelle de l’espace géographique du canton de Genève»
→ A.Léveillé, [Link], M.-[Link], Atlas du territoire genevois: permanences et modifications
cadastrales aux XIXe et XXe siècles, Georg, 1993

Cette recherche (Atlas) remets la dimension temporelle de l’espace. C’est fondamenta pour
comprendre les raisons de la forme qu’a pris la géographie.
Il superpose un cadastre de différentes époques à la même échelle, ça permets de voir les
transformations.

2. LA VILLE CONTEMPORAINE

Ville fondée à partir des années 50 60 qui à une forme complètement différente de celles d’avant.
→ accélération, développement rapide

- Le système est diffus, de faible densité, très diversifié, stratifié = ville territoire

-C’est en raison de sa relation étroite avec le territoire dans lequel la ville est établie.

-Chaque morceau est accompagné d’habitants, de pratiques, de modes de vies complètement


différents (sports, industries, commerces)

-Il y a beaucoup de débats.

La ville contemporaine :

On peut dire que cette forme urbaine à changé radicalement à partir des années 50-60.

La ville du 19e et 20e se développent autour d’un centre et a des frontières bien définies.

Au contraire, la ville territoire a une dynamique complètement différente. Les infrastructures


étendues de différents types qui participent à la formation de nouveaux territoires. Ce type de ville,
on peut l’expérimenter chaque jour, la Belgique est fortement caractérisée par ce type de ville.

Composition hybride des bâtiments, usines, plateformes industrielles, centres de petites et


moyennes tailles, bâtiments religieux et où la prédominance est végétale et infrastructurelle. Grands
systèmes agricole dans l’histoire et il a été de plus en plus construit, habiter et pas que des maison
mais aussi des usines, plateformes industrielles,… les unes à côté des autres.

Après la 2nd guerre mondiale, l’urbanisation s’est énormément développé et ce, très rapidement par
rapport à ce qui était imaginable auparavant.

Le rural et l’urbain cohabitent dans l’espace. (RURBAIN)

Les espaces prennent des formes mais pour quelles raisons ?


De vastes portions de territoires situés hors dans centres historiques dans les zones rurales ont
connu des transformations urbanistiques rapides et importantes à cause de la recherche de maison
peu chère, de la sortie des centres urbain et c’est le résultat de cette urbanisation diffuse qui a
conduit certains chercheurs à penser en termes d’urbanisation planétaire. La terre entière est
urbanisée, c’est notre condition et plus tôt on le comprends, au plus tôt on peut construire des
projets qui contournent ces conditions.

Espace perméable et imperméable (fermé en noir, ouvert en blanc)

Polycentrique = pas un seul centre duquel il y a une croissance, mais plusieurs petits centres
disséminés dans le territoire

-désir de vivre à la campagne (espaces ouverts)

-rouge : croissance après années 80


-balnc : avant
→ la croissance est arrivée de manière isotrope (diffuse) et non rayonnant (partant d’un point)

Thailande : nouvelle ville implantée sur le village (le transforme) mais la première couche, celle de
la culture du riz, reste.
3. ESPACES OUVERTS

Rôle structurant, rôle clé.


L’espace bâti est en forte relation avec l’espace ouvert. Ce dernier influence de plus en plus l’espace
bâti et le projet du territoire.

L’espace ouvert (agriculture)

Chaque ville à sa relation particulière entre espace bâti et non bâti et donc ses règles pour le projet.

Ce renversement nous sert à lire le bâti à travers l’espace ouvert. C’est la résultante d’une certaine
forme d’urbanisation, d’une série de choix, il y a donc relation très forte entre les deux.

Il y a une géographie cachée que nous devont découvrir (ex : petits chemins)

La relation avec les problèmes climatique font maintenant partie de la ville.

L’espace non bâti (ouverts) nous rendent un ensemble de services écosystémiques fondamentaux.
→ régulation hydraulique, permettent de filtrer de grandes quantités d’eau et de les stocker (éviter
les inondations)

-S’il n’est pas scellé, le sol est appelé vivant

-Les zones de risque majeurs coïncident avec les zones les plus habitées.

-On doit porter une grande attention à décrire le territoire, le connaître.

INTERVENANT 1

Etienne Schillers (architecte)

1 Une lecture : Liège et ses 4 villes


-ville centre (centre historique, Outremeuse)
-ville de l’acier (le long de l’eau, toutes les plaques industrielles)
-ville minière (petits fragments développés en lien avec l’industrie du charbon)
-ville émergente (développée avec les autoroutes et est à la fois composée de lotissement et du
secteur tertiaire)

La mobilité : point de départ de l’analyse (aujourd’hui le tram)

COURS 2 : « GRANDS TRAVAUX »

Révolution industrielle :
-augmentation de la population
-explosion de l’industrie
=> la société change donc la ville change

-Émergence d’une bourgeoisie qui gère de mieux en mieux l’argent (=pouvoir)


-Classe ouvrière
Exode rural :
-la population augmente en ville donc la ville doit les accueillir : cela impacte l’espace dans la ville,
impose une évolution des techniques => ces transformations impliquent des conflits ainsi qu’un
élan et enthousiasme pour ce changement

(ex : la tour Eiffel)

Pierre Pinon :
«Au risque d’être caricatural, nous pouvons dire qu’il y a trois Europe urbaines»:
1. celle des villes dont l’importance démographique est ancienne, au moins médiévale (Paris,
Naples);
→ présence de murailles
→ réorganisation de l’intérieur (création d’un nouveau paysage, route végétale, chaussées
aménagées pour accueillir autre chose, autre relation entre largeur de la route et hauteur des
bâtiments)

2. celle des villes dont l’importance démographique est récente (XVIIIe-début XIXe s.) (Berlin,
Vienne);
→ extension à partir de l’espace libéré par la démolition de la muraille et l’extérieur
→ les grandes institutions sont toujours dans le centre (qui reste très important)
→ mise en place des transports en commun, le tram

3. celle des villes anciennes, qui connaissent un essor important au début du XIXe (Barcelone).
→ pas de murailles du tout, elles construisent leur extensions à travers des extensions quadrillées

«L’haussmannisation: réalité et perception en Europe», in A. Lortie (éd.), Paris s’exporte, Paris,


Picard, p. 45.

«Si celles du premier groupe peuvent avoir besoin de régulariser et d’éclaircir leur centre, (pour
des raisons hygiénique) les autres exigent plutôt des extensions. Ces extensions se sont effectuées
selon deux types, d’ailleurs combinables: le réaménagement des anciennes fortificatons sur le mode
du Ring dont Vienne a donné l’exemple et le plan d’extension quadrillé dont les Ensanche de
Ildefonso Cerda à Barcelone sont l’illustration la plus célèbre»

La nouvelle société exige plus d’espace (par la nouvelle bourgeoisie pour l’esthétique mais aussi
que l’hygiène)
Laisser tomber les murailles reste une décision difficile : l’entretient des murailles coûtait beaucoup,
et il fallait étendre la ville à travers la démolition

James Fazy, 1784-1878 (bourgeois de Genève)


Leader de la Révolution radicale 1846
Conseiller d’Etat 1846-1853

Il croyait en la transformation de la ville


Une ville sans fortification est moins appétissante = détruire les murailles signifie ne plus être une
cible militaire.

→ On lance un concours pour le réaménagement de la ville


Jean-Daniel Blavignac, Projet d’agrandissement de Genève, 1848
1er plan :
-dessiné comme si la surface du terrain était plate (on a dessiné sur un plan à plat)
-reste des « fortification » : entouré par de l’eau, il reste des limites entre l’intérieur
et l’extérieur
- certaine régularité de la maille, les fonctions sont regroupées dans des ilôts =
constitution de nouvelles institutions

Guillaume Henri Dufour, 1787-1875 Ingénieur cantonal à Genève 1817 - 1850 Chef de l’Etat major
général en 1832
2e plan :
- conçu et guidé la première carte topographique de Genève
-un grand plateau flanqué par deux pentes, lui est maillé
- grand boulevard quasi autour de la ville : rôle structurant
- il a un peu de difficulté à dessiner les ilôts : difficile « d’habiter »

Leopold Blotnitzki, Plan d’agrandissement de Genève, 1855 (polonais)


3e plan :
-sorti de la tentation de toujours mettre des limites
-continuité entre intérieur et extérieur de la ville dans le tissu
-moins varié dans la taille et la forme
-il dessine le bâti : assez d’air, de lumière dans la cours= hygiène et qualité

1. absence de limite matérielle entre ville campagne


→ la ville s’ouvre à l’extérieur
2. régularité du bâti
→ lumière et air
3. articulation de la dénivellation
→ la topographie est importante
4. déplacement du centre selon la figure de la ceinture équipée
→ l’idée des centres change, on installe les institutions

Genève devient une ville plurielle (église à coté de la synagogue à coté de l’opéra, de l’université, et
du musée)
Après la destruction des murailles on positionne les bâtiments publics (ils vont créer des nouvelles
centralités), on valorise d’un point de vue économique le terrain (pour pouvoir le louer, vendre les
terrain le plus cher possible, chaque bâtiment publique amène une population différente)
La ville devient un outils pour un essor économique

On
voulait
garder la
mixité
de la
ville

ancienne : au rdc on a la fonction publique du bâtiments.


On veut éviter que la ville ancienne perde en valeur puisque tout le monde veut faire partir de la
nouvelle ville. Donc ils ont investi en même temps dans l’ancienne ville
La continuité : les terrasses sont construites comme lien, transition entre le haut et le bas de la ville,
toujours dans l’idée de la ville sans limites.
Chaque portion de la nouvelle ville est mis en place différemment donc ils sont décidé de mettre
dans cette cuvette un grand socle.
Le piéton ne se rends presque pas compte qu’il passe dans la nouvelle ville.

Le résultat extrême sera le zoning. Ces processus déboucheront dans des changements sociaux,
d’articulation entre privé et publique.

Exemple de Paris :

Série d’inventions urbaines.


Au 19eme, on a une série de fortifications sauf qu’elles sont très éloignées de la masse bâtie. Il y
avait déjà bcp de marge d’extensions. À l’intérieur de la zone jaune, les habitants devaient payer des
impôts (voiries etc.)

->Frontière d’entretiens
La bourgeoisie se met en place à l’intérieur
des
Fortifications et tout le monde est logé à la
Même enseigne. Paris n’est pas juste une
ville,
C’est le carrefour de la France. Les chemins
de fer
Arrivent dans le centre.

→ Plusieurs opérations de réarticulation des tissus existants :

o Alignement: le propriétaire privé opère un recul pour permettre l’élargissement de la rue


existante et pouvoir ainsi réaliser une plus-value

o Elargissement: acquisition par des compagnies privées ou par le public de terrains frappés
d’alignement; réalisation des travaux de recul; revente des terrains avec réalisation de bénéfices.
Comme les habitants payaient les taxes en fonction de la
Longueur de la façade, la ville est doublement gagnante.
o Percée: création d’une nouvelle rue. L’acteur public exproprie les terrains dans le cadre de la
Santé publique. Il effectue les travaux de percée: démolition du bâti, mise en place des réseaux
techniques (égouts, électricité) et de la voirie.

Les 2 personnes qui utilisent le plus la Percée, c’est Napoléon III et le baron Haussmann dans l’idée
de créer des nouveaux espaces publics urbains.

Haussmann : truelle : nouveau bâtit


Pioche : destruction de la vieille ville
Clé/serrure : Essor économique grâce au processus de transformation

→ + d’opérations à + grande échelle. La circulation autour de la ville augmente pour connecter les
différentes gares afin de « connecter le pays entier qui pouvait aller jusqu’à Paris».
→ On commence à construire un nouveau paysage à l’échelle urbaine. L’idée c’est de construire un
maillage nouveau qui présente les mêmes qualités.

Autre nouveauté : la rue devient un espace public, les trottoirs sont généreux, il y a des bancs, des
kiosques, et la rue devient aussi théâtre (spectacles de rue etc.).

Les nouvelles façades avec balcons deviennent aussi une tribune de cette nouvelle foule du au
théâtre de rue.

Baudelaire a dit : « Une ville change plus vite que le cœur d’un homme ».
→ Relation façade/rue change : trottoir large et végétalisé, l’espace publique doit être habiter
(institution).
→ Avant, c’est le privé qui s’occupait de l’éclairage de rue etc., mtn c’est le pouvoir public qui paye
et qui s’occupe de tout ça.

Révolution souterraine aussi : nouveau réseau d’égout de Paris.

Uniformité des matériaux des façades. À l’intérieur, le bâtiment devient une sorte de machine et est
en relation directe avec les infrastructures du sous-sol (chauffage, égout etc.). Relation technique et
organique qui influence l’émancipation de la population (accéder à des niveaux de conforts
supérieurs).

La façade est tellement soumise à des règlementations publiques que la dimension privée est
cachée, voir effacée derrière.

Les personnes qui travaillent dans les grandes familles habitent dans les mêmes bâtiments qu’eux
mais pas aux mêmes étages.
→ Rapprochement physique mais nouvelle distance sociale
→ Cages d’escalier : parcours alternatifs pour les domestiques

Autre idée d’Haussmann : le rôle de plusieurs centres d’intérêts mais les espaces verts occupent une
place fondamentale dans sa pensée.
→ Taille énorme : parcs publics
→ Taille modérée : parcs urbains à l’intérieur des murailles
→ Taille à l’échelle de l’îlot : maillage qui offre une continuité dans les îlots, les boulevards etc.

Napoléon III tenait beaucoup à ces transformations des espaces verts.

Cette nouvelle société à besoin d’espaces d’isolements

A côté des grands parcs, il y a aussi des petits parcs mineurs d’espaces verts qui accompagnent le
système majeur et qui construit cette continuité. Le Square fonctionnait à l’image du quartier mais
créait le maillage global.

La question de la chaussée est plantée et est organisé autour d’éléments qui se répètent. Même
matériaux, décalage, distance, tout est régler par rapport aux mêmes codes ce qui donne
l’impression qu’on reste tjrs dans la même ville peut importe le quartier dans lequel on se trouve.

Les square anglais sont des espaces verts privés (clôturés) à l’inverse de Paris où ce sont des
espaces publiques ouverts.

Paris : ville promenade : espace ininterrompu, accessible à tous.

INTERVENANT 2
Karel Wuytack

COURS 3 :TERRITORIALISATION DE LA VILLE

Territorialisation : « acquérir un caractère territorial »


→ dans le sens qu’on n’a plus une relation d’altérité mais d’inclusion graduelle du territoire dans la
ville, le territoire commence à restructurer la ville.

De-territorialisation : « dé-contextualisation d'un ensemble de relations»


« perte progressive et généralisée de la pertinence de la localisation dans un
territoire donné »
Re-territorialisation : « restructuration d'un lieu ayant subi une déterritorialisation»

Barcelone est une grande nouveauté en terme d’urbanisme, elle n’est pas délimitée par des
murailles contrairement à Paris et Genève.
=> Grandes possibilités mais il y a aussi des questionnements : manifestation, …
- pas seulement investir dans les industries mais aussi dans les nouvelles villes.
-la démolition des murailles et recomposition de la ville = un grand plan

A. Rovira I Trias : 1859


Gagnant du concours de Barcelone, il propose un plan radial centré sur l’ancienne ville (populaire
en Europe)
→ une série d’annexes concentrique qui
avaient des proportions modulées par
l’architecture classique.
→ cette forme en éventail autour d’une
grande place (transition entre la ville
nouvelle et ancienne)
→ c’est une organisation hiérarchique
entre ce centre et ces subdivisions

=> projet rejeté

[Link]à : (ingégnieur) 1855


On lui demande de faire un plan topographique notamment de la zone en dehors des murailles
Il a une bonne relation avec le gouvernement central de Madrid.
Il était très impliqué dans la problématique des transports.

→ équilibre entres les parties de


la ville
→ on voit une grille orthogonale,
les blocs sont coupés à 45 ° pour
une meilleure c-visibilité au
tournants et pour créer des places
intéressantes pour le commerce à
chaque carrefour
→ la f-grille va chercher les
limites naturelles géographiques
(mer, rivière, plateaux,…), elle
va englober tout dont les petits
villages

→ il va utiliser les grands axes


pour structurer le maillage et pour
distribuer les différentes fonctions
→ les rues (larges de 20m)
peuvent accueillir les carrosses (4)
mais aussi les piétons.
→ les grands axes (+- 80-100m)
→ le village de Garcia devient un
quartier très populaire, relié au
vieux centre par l’avenue Paseo de Gracia qui est un espace pour se promener et se rencontrer
ouvert à tous.

=> projet choisi

→ secteurs étaient dotés est doté d’équipement publique, services principaux (écoles, parcs,
marchés, hôpitaux,…). Donc les grands axes relient les secteurs entre eux pour ne pas être isolés.
→ les parcs publiques sont voulus des grands parcs près de la rivière mais aussi des plus petits dans
la ville.
Nom de l’Ilot : Manzana : 113m de côté avec chanfrein de 20m. Ces dimensions ne sont pas
choisies au hasard pour Cerda c’est la taille parfaite pour le nombre de personnes.

→ dessin flexible, c’est ce que Cerda voulait, ouvertures à plusieurs


possibilités en fonction du besoin
→ mais structure très claire

=> idée du début, plan initial : 65 % occupé par végétation donc 250 habitant/ha, hauteur des
bâtiments 22m (pour avoir qualité lumière, air,...)

→ la végétation devait qualifier l’intérieur des blocs et créer des vues.

Barcelone lance un grand concours pour l’extention de la ville, mais le gouvernement central de
Madrid se réserve le droit de choisir le gagnant et fini par le choisir.

=> Malheureusement la mise en œuvre du projet n’a pas suivit à 100 % avec les idées de
Cerda, la maille et la forme des îlots (= plans) est restée mais pleins d’autres aspects ont été
abandonnés.
→ revenus immobiliers = pas d’îlots ouverts mais des cours fermées, augmentation forte de la
densité donc moins de place, la relation espace fermés/ ouverte est perdue, on au aussi perdu les
espaces ouverts planifiés
→ à la fin du 19e : 75 % de l’îlot était déjà habité et la construction des 4 coté était déjà autorisée,
l’épaisseur du bati passe de 16 à 24m, la hauteur est modifiée pour arriver à 7étages + rdc+ grenier.
L’intérieur du blocs est occupée par des parkings et surfaces commerciales.
→ dans les années 60 on fixe des règles
→ dans les années 70 commence une phase de décongestionnement,
→ à partir de 87 la ville encourage la conversion des espaces intérieurs des blocs en jardin à travers
des fonds publics et privés.

1900 : la ville commence à monter et annexe les villages qui doivent renoncer à leur indépendance
pour devenir des quartiers de Barcelone.
→ on ne construit pas seulement de nouveaux systèmes mais on entretiens le gothique pour le
garder attrayant.

Cerda propose 3 nouvelles grandes avenues qui vont creuser le tissu bâti de la ville. 2 pour relier le
port et l’autre coupant le vieux quartier avec un angle perpendiculaire pour ouvrir et connecter la
nouvelle partie avec les infrastrucrture.
La ville va plutot choisir le plan de Baixeras (1834- 189) qui garde le concepts de 3 avenues
plan de régénération que la ville à mise en place

Cerda sera reconnu comme un des 1ers urbaniste au sens moderne du terme. Cets lié à sa
connaissance du territoire envirronnant de la ville, sa topographie, ses problèmes, ….

Ils ont créé une fondation pour recréer les intentions de Cerda. Leur première action à été cette
reconversion des cours de l’îlot. Ils ont récupéré 100 000m² d’espace.
Aujourd’hui on a une nouvelle série de problèmes : changement climatique, nécessité d’avoir des
espaces ouverts au milieu du tissus bâti, concept d’îlot de chaleur (trop de béton)

→ Îlot de chaleur : concept de nuit tropicale, avec l’inertie des bâtiment il fait chaud le jour mais
aussi la nuit.

Ebenezer Howard : 1902 (homme politique, un socialsite)


Garden Cities of Tomorrow (livre utilisé partout dans le monde)
→ Invention d’un nouveau système à l’époque

Angleterre, Londres : cœur de la révolution industrielle

→ si on ne fait rien on ne pourra jamais arrêter les dynamiques qui rendent la vie impossible au
centre de ces centres urbain. Il faut penser la vie dans son ensemble pour donner des espaces de
qualité.

Néologisme :
Garden Cities : la force de cette formule (importance du titre). Le titre mets en relation la ville et les
jardins qui n’étaient pas vraiment mis ensembles à cette époque et là ils sont présentés comme une
seule entité.
Une série de schéma est présentée au grand public pour lui permettre de comprendre le concept :

Pour éviter un d éséquilibbre territorial avec les lieux d’énormes concentrations et les lieux
d’abandon, il faut réunir les qualités des 2 systèmes = villes-campagnes.

Elle devait garder les avantages de la ville avec toute la beauté et les plaisir de la campagne qu’on
devait abandonner pour trouver du travail.

Il va faire 2 choses :

1. Énonce un problème: les conditions de vie dans la ville surpeuplée et accessoirement l’abandon
de la campagne
2. Identifie les moyens de le résoudre :
• modèle spatial
• réforme gestion foncière
• création d’un acteur institutionnel
MODELE SPACIAl : Un système territorial polycentrique, hiérarchique et équilibré
échelle territoriale :
→ Système polycentrique, les centres ont la même
importance
→ distribution de fonctionnait
→ équilibre
→ émancipation de la population
=> c’est plus un schéma qu’un plan : on expose une
intention

→ on ne veut plus que la ville grandisse : Londres doit


arrêter d’accueillir de la population (il faut l’installer
ailleurs : les petits centres autours= cités jardin à +- 5km
entres elles et du centre de la ville donc 15min en train)
→ chemin de fer et approvisionnement en eau structurent
la ville

→ La ville accueille 32 000


habitants
→ cœur de la cité : un parc,
autour duquel s’organise la
résidence
→ ceinture ferroviaire
autour ainsi que l’espace
industriel
→ chaque centre (sauf la
ville centrale) est autonome
mais peut aller chez les
autres si il faut.
→ 6 secteurs (quartiers)

→ 6 secteurs (quartiers) :
→ +- 5000 habitant par
quartiers
→ un secteur comprends
école,. ..
→ les rayons sont des
distances de 15min à pieds
→ tout le monde à les
mêmes conditions
d’accèssibilité
→ proportions très
précises
→ 1/3 à la résidence
→ 1/3 au vert
→ 1/3 travail
Ce livre va structurer beaucoup de ville : grand impact

REFORME GESTION FONCIÈRE


La coopérative achète des terrains agricole peu chers et les mets en location pour l’occupation des
terrains.
100ans plus tard la coopérative va récupérer les terrains et peut réattribuer les terrains
La coopérative veut garder les terrains pour garantir l’équilibre et les qualités de l’espace.

CENTRAL PARK
«Au centre, un espace circulaire d’environ 2,2 hectares, est occupé par un beau jardin bien
irrigué. Autour de ce jardin, sont disposés les grands édifices publics: hôtel de ville, salle de
concerts et de conférences, théâtre, bibliothèque, musée, galerie de peinture et hôpital, chacun bien
situé au milieu d’un vaste emplacement. […]. »

C’était une nouveauté totale à l’époque : une ville dans un jardin

Le lecteur se retrouve dans ce grand jardin équipé où on retrouve théatre, écoles….

« Tout autour du Parc central […] circule une vaste


galerie vitrée dénommée Crystal Palace, ouverte
sur le parc. Cet édifice est par temps de pluie, un
des lieux de rencontre favoris du public, et la
proximité de ce lumineux abri attire les gens vers le
Parc central, même par les temps les plus douteux.
C’est là que sont exposés pour la vente les produits
manufacturés, et c’est là que se tiennent la plupart
des commerces qui requièrent le plaisir de
l’hésitation et du choix. L’espace enclos par le
Crystal Palace est néanmoins beaucoup plus vaste
qu’il n’est nécessaire pour cette destination et, sur une partie considérable, il sert de Jardin d’hiver,
[…] à la porté de toute la population de la ville, l’habitation la plus éloignée étant au plus distant de
550 mètres». (E. Howard, p. 43).

Crystal Palace (Joseph Paxton, 1851) à Hyde Park, reconstruit près de Woodland Hill

=> énorme centre commercial


→ exposition universelle 1851
→ association d’échelles très différentes, taille différente de tout ce qu’on connaissait à l’époque

GRANDE AVENUE
«Poursuivant notre marche vers la lisière de la ville, nous parvenons à la Grande Avenue.
Ce nom est pleinement justifié, car sa largeur est de 128 mètres et, formant une ceinture, elle divise
la partie de la zone sise audelà de Central Park en deux zones concentriques. Elles constituent en
réalité un parc supplémentaire de 46 hectares – lequel se trouve à moins de 220 mètres de
l’habitation la plus éloignée. Dans cette splendide avenue, six emplacements – chacun de 1,6
hectares – sont occupés par des écoles publiques, avec leurs terrains de jeu et leurs jardins, tandis
que d’autres sont réservés à d’autant d’églises que de confessions représentées dans la population ».
(E. Howard, pp. 45-46)

→ espace autour duquel l’architecture va être construite pour le monumentaliser, magnifié par
l’architecture
→ sur l’avenue il y a l’école publique et des espaces verts équipés

→ angoisse de la concentration urbaine, terreur de perdre la vieille ville= moteur d’innovation

Le modèle de Howard va être mis en place :


Concours pour la conception de la première cité jardin : gagné par Raymond Unwin et Barry Parker,

Du schéma au projet : la théorie urbanistique de Raymond Unwin


→ il fait une étude pratique des plans des villes : livre
→ montre comment mettre en place le modèle de Howard = différence entre schéma et plans

La ville de Letchworth est entourée d’une zone agricole


(blanc), puis ceinture verte (pointillé), le centre est un
noyaux, la vieille ville (en noir). Zone ouverte centrale (ici en
ligne)
Si on zoom dans un des secteurs de Unwin et Parker : il y a
des cellules construites →
Ces secteurs fonctionnent de manière autonome, on garde les
principes de bases de Howard

les petits parcs sont pour les secteurs, le grand parc est
disponible pour toute la ville.
L’établissement d’un plan de ville

2 grands thèmes :
CENTRES
«En vérité, les principes mêmes de l’architecture et de l’art urbain exigent que l’on donne aux
centres caractéristiques des villes modernes la même importance que dans les villes anciennes. Il
faut toujours établir une relation et une proportion entre les différentes parties des compositions
que l’on étudie; il faut toujours faire ressortir et dominer certaines d’entre les parties et leur
subordonner les autres, et la meilleure façon d’y parvenir, en urbanisme, est d’avoir, comme les
anciens, des centres bien accusés […] Ils seront des véritable noeuds de composition dans le projet
de la ville».
→ le centre doit pouvoir dominer l’espace (souvent sur un point haut) donc la topographie joue un
rôle

CITY SURVEY
«The designer will study the site for himself, comparing and considering it in connection with the
information or suggestions, and judging for himself the relative importance of each point».
«As the designer walks over the ground to be planned, he will picture to himself what would be
the natural growth of the town or district if left to spread over the area».

→ marcher beaucoup ne pas juste dessiner, aller sur le terrain

Il pense que la ville de Hampstead est mieux réussie puisque le centre est mieux fait.

«Cet ensemble est situé sur le sommet plat d’un coteau. Le pari adopté combine la sensation
d’espace fermé recherché dans les places avec celle de l’étendue et du libre et verdoyant
espace: tout en obtenant un fond et un cadre pour les édifices principaux, on a, en effet, également
une large vue sur la campagne environnante du fait de l’élévation du terrain». Raymond Unwin,
L’Etude pratique des Plans de Villes, p. 197
Cette place est d’un coté fermée
par le bâti mais ouverte sur le
paysage de l’autre

pour Unwind, Hampstead à un meilleur centre


GROUPEMENT DE MAISONS
La tendance moderne a été que chacun construise sa maison de manière à ce qu’elle soit bien
détachée et bien différente des voisines, or il n’y a pas de beauté d’ensemble possible par ce
moyen. Tant que l’on sera confiné dans ce système de multiplicité indéfinie de villas soigneusement
entourées de murs et de cottages tous placés au même alignement, chacun avec son petit jardin
solidement clôturé et rappelant un parc à bétail, le résultat sera monotone et sans beauté. On doit
s’efforcer de réagir contre cette tendance parce que chaque propriétaire peut retirer beaucoup plus
d’avantages du groupement. (p. 305.)
Sur les terrains plus spécialement suburbains, il est de la plus grande importance de grouper les
édifices. Rien n’est plus monotone que la répétition de maisons isolées ou à demi-isolées, et la
diversité des maisons individuelles relève peu cette monotonie, parce qu’elle n’engendre aucun effet
d’ensemble. Le manque de relation entre les éléments donne un effet décousu. (p. 323)

→ on risque une grande monotonie, il aime la beauté d’ensemble


→ il cherche des stratégies pour grouper les maisons tout en ayant une qualité des espaces entre
elles

→ espace semi-public au centre des maisons

→ partie semi-publique
→ la rue rentre , il y a deux accès, la rue et l’arrière des jardins

→ les groupements de maisons peuvent


créer un espace barrière à nouveau semi-
publique qui peut être approprié par les
habitants
Howard a peur de la concentration, la densité ( il veut esapcer) et Unwind a peur de la dissolution
de la ville, trop d’espace et la monotonie (il faut donc composer l’espace)

Unité de voisinage selon Clarence Perry


New York Regional Plan 1920

inspiré par Howard et Unwind qui ont traversé l’atlantique


jusqu’au USA.

L’EXERCICE
On doit choisir un carré=> tableau excel

imprimer sur A3 (base des cadrages à télécharger)


→ travailler sur calque → scanner et mettre sur miro
→ on peut comléter les dessins

exercice 1 : relevé => J6 (groupe 36


- aller sur place : photo, son, dessiner, parler avec les gens
- légende et dessins (se servir de la légende : c’est le minimum à faire) = que en noir sur du calque
- faire ressortir les éléments essentiels : fair ressortir les éléments structurants, dessiner la séquence
et délimiter la partie qui est organisée de la même manière

«PARC SYSTEMS» (début 20e s)


→ ce terme apparaît en 1908 dans un livre : J. C. N. Forestier, 1908, Grandes villes et systèmes de
parcs

J. C. N. Forestier : successeur d’Alfranc à Paris.


Le but principal de son ouvrage est de diffuser des expériences faites dans les parcs des US.
Il a donc voyagé aux US, et cela apparaît dans son ouvrage.

Grand tour : une série d’intellectuels font un tour pour se cultiver, voir le monde
à l’époque du dessin la ville est déjà
bien développée

les grands axes, Forestier les


appellera parkways

=> schéma presque conceptuels

espaces verts autour des rivières

système spatialement continu,


fréquence: les parcs sont espacés,
différents les uns des autres

présence végétale pour tous, accès à


tout le monde

Réponds à la question de l’époque à propos de la densité.

ELEMENTS DU SYSTEME DE PARCS


– grandes réserves et les paysages protégés
– parcs suburbains
– grands parcs urbains
– petits parcs
– jardins de quartier
– terrains de recréation et jardins d’enfants
– avenues promenades (parkways):

Le paysages et la mobilités sont imaginés et conçus ensembles. La promenade est intégrée à 100%
aux voiries etc. et c’est assez rare à l’époque (début 20e s).
Le système de parc de Forestier est qqch de différent car il tente d’établir un système qui integre
tout ses composants et c’est un truc de novateur qui n’a jamais été faite avant. La question de
l’échelle est fondamentale, même à l’époque

ECHELLES DU SYSTEME DE PARCS

Les villes sont connectées puisque ce système traverse les échelles (il peut être regardé à l’échelle
du petit parc ainsi qu’à l’échelle mondiale)
=> invention qui donne une réponse au problème de surpopulation

description de New york

intention de Forestier de lier Central parc


avec une rivière (Harlem river)
Habitants par hectare de Parcs

Paris est la pire ville, Forestier y travaille et


veut l’améloirer.
Il pose un cadre, un périmètre de la ville
donc si on prenait un peu plus au alentours il
y aurait plus de surface vertes comptées.

En noir : les agglomérations


habitées

=> croissance énorme de Paris


la masse bâtie augment mais les parcs restent les mêmes

=> critique des spécialistes qui gèrent Paris

SYSTEME DE PARCS

Espace vert couplé avec un système efficace de mobilité.

Central parc

le parc est traversé à


certains endroits par
les transports

Frederick Law Olmsted, Boston Metropolitan Park System (dès 1884)


architecte paysagiste de Central Parc ,
il est maitre dans l’art de remmettre en état des résidus urbains, il réaménage bien
Cet « emerald necklace » perdrait en valeur si les perles n’étaient pas accrochées entre elles, si le
parc n’était pas continu.

Tradition classique : la
foret qui a été préservée

le milieu permet de
jouer au sport (grâce à
l’espace et la
topographie)

structuration de la vie
sociale urbaine :
reproduction sociale

La c dans une ancienne


carrière

présence de l’eau=
régulation, sécurité
hydraulique

rivière à côté d’un


système de
mobilités

la rivière était
canalisée et polluée,
elle a été embellie
et assainie

la voirie reste

les parcs ont différentes fonction


Chicago :
Les parcs sont influencés par la topographie mais les voiries non, plutôt la géométrie.

On y voit ces lignes de transport.

Division régulière de services

quelques éléments déconnectés du


système (portage park) : le tissus urbain
ne permets sûrement pas la connexion

proximité, quartier
(échelle du quartier
et échelle de la ville)
Erich Gloeden, Die Inflation der Gross-stadte 1923
Parc comprenant des école, terrains de sport, lac, infrastructure de transport qui habitent l’espace
vert

continuité et accessibilité partout et pour tous

système de mobilité douce mais aussi traditionnel

mise en relation et mettre de la distance entre les cellules,


interruption, filtre
Genève :

Les parcs dans la ville de Genève dans les


années 30 étaient très fragmentaire, on cherche
du plus systématique.

Différentes façon de s’y prendre

L’Habitation, N. 6, 1936, p. 97
Eberstadt : radial, pénétrantes
Hermann et Jansen : circulaire
Wagner : pénétrantes

La suisse est un cas de structure urbanistique intéressant puisqu’il y a beaucoup d’allemands et de


français (bilinguisme) et ça permet une circulation plus importante d’idéeaux urbains

= Plan M. Braillard, Plan directeur de Genève (1935)

ces traits noir parallèles sont des immeubles à 6 étages

orientés par la lumière et topographie

1936 – Albert Bodmer, chef de l’urbanisme Plan de Zones du Canton de Genève

on travaille sur plusieurs échelles donc


on a en rouge le plan de Braillard

défini les zones agricole (jaune), les


foret (vert)

invention : dans un réseau de système


de parcs
grand maillage

le maillage des routes s’entrelace avec le


maillage des parcs

Les parcs devaient être publics, pour que ces surfaces soient protégées pour ne pas qu’on y
construise.

1930 on commence à attribuer de l’importance au paysages, en 1920 on commence à protéger des


sites et monuments

possibilités d’aller au travail à pied et de s’y promener


parc à l’intérieur d’une ville ou une ville construite à l’intérieur d’un parc

rétablir la qualité des cours d’eau


COURS 5

TABULA RASA

Livre : Une Grande génération Henri Godard (2003)


→ Génération qui s’engage dans l’histoire de son temps en cherchant à construire une société
différente.
→ Le Corbusier : parle d’un homme nouveau, qui connais une liberté en connaissant ses limites.
→ la génération à laquelle il fait référence est celle qui a vécu la 2nd guerre mondiale = peur,
envie et besoin d’un monde meilleur.
→ ces évènements forcent les gens à prendre une distance critique, individuelle. Donner un sens
différent à l’histoire.
=> la ville fait partie d’une reconstruction sociale

Lewis Mumford, 1921 urbaniste Américain


«Une mappemonde qui n’inclut pas Utopie ne mérite même pas un regard»
→ L’Utopie accompagne le XXe siècle
→ L’Utopie dont il parle :

Capacité de l’imagination à impacter la réalité (imagination><rêve/fantastique)


ex : imaginer une trajectoire pour pouvoir la construire
Utopie = imagination

l’utopie rencontre toujours une résistance

Thomas More : livre sur l’Utopie 1516, père du terme fondateur de l’Utopie
Utopie = Île isolée du reste du monde caractérisée par des condition de vie très différente de
l’époque => discours critique sur le présent

L’objectif de l’Utopie n’est pas de mettre en scène l’impossible mais la critique radicale du présent
et propose des solutions à travers un récit.

XXe : génération qui croit en :


Courant moderne d’architecture et urbanisme => FONCTIONNALISME ET RATIONALISME

CIAM = Congrès Internationnal d’Architecture Moderne


permet de partager et faire circuler ses idées

CIAM I à la Sarraz 1928 : Habiter l’espace

CIAM IV sur un navire (entre Marseille et Athène) géré par le Corbusier 1933 : donnera lieu à la
Charte d’Athène : charte d’urbanisme qui réfléchi sur la ville rationnelle et fonctionnelle.
Une forme d’urbano-phobie de la ville industrielle.
Plus la population grandit plus on perd la nature.
Apparait dans la charte : Zone monofonctionnelle = zoning = organiser la ville en zones
monofonctionelles : séparation rigide entre différentes activités humaine (travailler, se loger,
circuler, … séparé) L’Homme est au centre de ce principe, l’espace de la ville est organisé à
l’échelle humaine.

Le Corbusier :
Urbanisme = mettre de l’ordre dans le territoire urbain (zoning)

= tabula rasa = page blanche


→ outil que ce groupe d’architecte et urbanistes utilisent pour mettre en place leur idéologie
d’urbanisme
→ espace physique et mental dans lequel on peut tout imaginer, sans compromis avec le passé

partie haute : nouveaux projets sans lien


avec le passé

partie basse : tissus passés, différents

Le Corbusier, Ville pour 3 millions d’habitants et Ville Radieuse (1922-1935)


→ les parties hautes et basses sont dessinées à la même échelles
Maquette de la nouvelle ville :

Ludwig Hilberseimer : autre architecte qui a des idées similaire à le Corbusier


On peut imaginer son tissus à l’infini
Certains éléments maintenus sont les grands axes mais la nouvelle taille (Hauteur) est imposée
Parc depuis lequel le bati émarge= Nature
la ville est entièrement refaite, rien de naturel

Respect du progrès de l’industrialisation


Le risque était de perdre le contrôle (comme l’homme qui maîtrise le feu, si il perd le contrôle c’est
dangereux)

Maison en série (le Corbusier)


Le Corbusier, Vers une architecture (1923)
1927

1925

Le Corbusier

1935

On doit ré- orireinter notre regard, notre manière de penser


La ville radieuse : Le Corbusier

la cité des affaires

la gare et l’aérogare

les hotels
les ambassades

L’habitation

les manufactures

les entrepôts généraux

l’industrie lourde

La Hochstadt ou ville haute Ludgwig Hilberseimer, 1924

centre de Berlin

ici on ne distingue pas les différence en plan parce que tout est égal, sa stradégie se travaille en
coupe et non en plan
Antonio Sant’Elia, la città nuova, 1914 : artiste peintre futuriste : traduit les craintes

Fritz Lang (Metropolis), 1927

capacité de produire un imaginaire nouveau

espace métropolitain qui permet l’anonymat

Le Corbusier, Ville pour 3 millions


d’habitants et Ville Radieuse (1922-1935)

le Corbusier part d’une ville verte


distance que l’on peut faire à
pied (10 min à pied)

garder les fonctions


fondamentales sur des distances
que l’on peut parcourir
rapidement

si on compare avec Hilberseimer


le système bati et celui de circulation sont très différents

Hilberseimer : le bâti et circulation sont complémentaire, pas de verdure

Corbusier : le bâti est complètement séparé de la circulation, nature très ordonnée et maîtrisée
espace propre à chacun (comme si tt le monde avait son jardin). Chaque partie à un style de vie
différent.
Villa superposée : chacun pouvait avoir un jardin privé, et quasi le confort d’une maison 4 façade

EXERCICE PARTIE 2
palimpseste (opposé de tabua rasa)
cartographie par phase temporelle (cartes historiques)

INTERVENTION

une grande partie des bâtiment construits ces dernières années sous le corbusier dans l’idée de la
tabula rasa sont mauvais

Koolhaas pense à une grille sous la ville pour qu’on puisse changer au sein des cases les bâtiments
il veut transitionner de la ville du Corbusier à une nouvelle tabula rasa en douceur, il va garder
certaines choses importantes au territoire. Préparer le terrain graduellement

Lacaton et Vassal : addition, 50 000 nouveaux logements ><de la tabula rasa = tabula non rasa
dépenser bcp moins pour faire bcp plus
→ les habitants restent dans le bâtiment durant les travaux, on va construire un balcon et jardin
d’hiver, pour palier aux problèmes thermiques exsistants, presque doubler la surface qu’ils ont
bien comprendre l’existant pour pouvoir bien faire le travail

tabula plena (livre)


tabula scripta : comment travailler avec ce qu’on a déjà mais c’est une action, créer par enlever //
sculpture
COURS 6 : HORIZONTALE/VERTICALE

Dans les solutions proposées par le Corbusier et Hilberseimer, la stratégie privilégiée est la
verticale. (on était en Europe)

The Disappearing City (1932) (U.S.) : ville très sombre, force centripète, industrielles

Franck Lloyd Wright : broadacre city 1932 (acre : chaque famille en a 1)


il a fondé une école (exsite toujours)

disponibilité et qualité de l’espace différent .


Il y a un besoin d’accélérer et d’expérimenter car le développement urbain est très rapide

grand crash boursier à New York qui impacte le monde entier en 1929
=> économie détruite donc désordre social qui impacte la pensée et l’imaginaire de l’époque.
Les architectes ne font plus juste des maisons mais sont ceux qui comprennent l’importance de
l’urbanisme et de l’architecture pour créer un nouveau monde social.

L’offre et la demande : mécanisme de spéculation de la valeur de l’argent et de l’espace bâti. La


« Boule immobilière » est prête à éclater à partir de cette trop grande densification. La valeur du sol
est excessivement haute plus on se rapproche du centre, même si la valeur réelle des parcelles est
nulle.
=> Wright refuse ce modèle, ne trouve aucune raison de poursuivre ce modèle, cette densité.

1er développement de son projet : broadacre city 1932 :


Horizontalité
Agriculture structurante
maillage régulier
paysage qui pour l’école est très avancé (véhicules volants)
Modèle de la grille de Jeffferson : la grille veut donner les mêmes possibilités avec tout le monde,
opportunités égales pour tous
à l’infini, la vue à vol d’oiseau permet cette perception
absence de hiérarchie, système ouvert et isotrope
à été dessiné juste après le crash boursier
2e développement de son projet : When Democracy builds (1945)
environnement urbain porteur du mouvement démocratique
reconstruction structurelle après la guerre, un monde qui sort du régime totalitaire

3e développement de son projet : The Living City (1958)


presque dans les années 60
explosion du grand étalement urbain américain.
Wright ne connaissait pas ce phénomène d’exode urbain.

« les forces économiques qui avaient édifié la grande ville travaillent désormais à sa destruction, la
technologie qui avait entretenu la concentration peut maintenant être employée pour planifier la
dispersion »
=> on doit utiliser ces éléments (dispositifs et potentiels) différemment pour la dispersion au lieu de
la concentration

contre la concentration de « boites » il propose un modèle basé sur la voiture (début de la voiture
avec Ford).
La dispersion permettra de diffuser l’initiative économique partout dans le territoire en même temps
que de construire des liens organique entre différents secteur ( au contraire des autres qui
imaginaient un système de secteurs ici on a une mixité) ça produit de nouvelles synergies
impossible auparavant.
Il revisite la campagne, agriculture habitée, la ville dans les champs, hyper technologique

1932 => NEW DEAL : recherche une décentralisation productive


(décentraliser la production, voulu par la politique de l’époque), la
ville doit pouvoir retourner à sa position originale après un choc,
être beaucoup plus résiliente. Consommation sur base des besoins,

1933 => TENNESSEE VALLEY AUTHORITY (Roosvelts) dans le


cadre du new deal (contexte : agriculture en mauvais état, pauvre,
sol agressés par la culture intensive) produire de l’électricité,
assurer la navigabilité du fleuve, restaurer l ‘équilibre naturel,
améliorer la productivité agricole. Il a fallut beaucoup de monde
pour ça donc c’était positif pour l’emploi. L’hydroélectrique :
grande production d’électricité. Système de culture amélioré et on a
replanté les forêts.

Composée de manière organique la grille du président Jefferson montre la volonté de la structure


rurale (à travers une relations forte citoyen/sol) lien très fort production/consommation (on ne
produit que ce que l’on consomme)
On organise la ville selon les ressources.

=> cultiver une grande ville sur un grand territoire


maquette représentative de l’idée faite par Wright permets de mieux voir la distribution
(1934) de la ville, chaque maison à un grand
jardin à cultiver
(1945)

Modèle basé sur la circulation individuelle motorisée. L’homme est libéré de l’oppression de la
ville.
Il sera proposé en 1935 dans un lieu important, publique et où il y a des possibilité de financement
très importantes.

Pas de hiérarchie → de l’isotropie


horizontalité physique et aussi politique
chaque famille à la même taille de terrain à cultiver

entre GARDEN CITY E. Howard, 1902 et BROADACRE CITY When Democracy builds, 1945
le système de Wright est toujours moins dense
La différence fondamentale est l’articulation : howard reste sur une articulation autour d’un grand
centre, le système de Wright est libre, répétable à l’infini
Maison monofamiliale de Wright :

relation précise avec l’espace ouvert


« little farms » espace cultivé à l’arrière
il n’y a pas vraiment de hiérarchie dans le plan, tout est imbriqué les uns dans les autres, les
fonctions aussi.
Production industrielles décentralisé.

Henri Ford et la chaîne de montage. La production décentralisée, multiplication de lieux productifs.


L’individu aura le choix : ouverture dans le monde du travail en gardant leur espace agricole
personnel.→ Américains fermier et ouvrier
ils produisent aussi les tracteurs

F.L. Wright, siège administratif de la Johnson Wax 1936-1939


avant-garde esthétique, image d’une autre usine, production différente cadre de vie et de travail
différent.
Explosion de la production ( habitat et usine)
conditions dans lesquelles on a accès au ressources et production de richesses

Individualisme et ruralisme.
Répond au 3 grands principes de Wright :
-Rejet grande ville dense
-usage voiture
-décentralisation

l’homme à droit à sa terre et la cultiver ( = homme libre)


liberté de mouvement

il imagine tout enterré (pas de poteaux)


il invente des vehicules

Grand marché de Roadside: «L’élément moderne le plus attrayant, le plus éducatif et le plus
distrayant qu’on puisse trouver à Broadacre City»
→ aujourd’hui le centre commercial

la station-service devait être un lieu bien construit

invention des carrefour (pour croiser les autoroutes) sur plusieurs étages

comparaison entre LA VILLE RADIEUSE (1924-1933, Le Corbusier) et Wright :


Wright critiquait grandement le Corbusier (compétition entre eux, lettres publiques, etc) par rapport
à la relation au sol et au paysage que le Corbusier imagine puisque cette relation est uniquement
esthétique, ce n’est pas une nature active, productive. Le corbusier pratique le zoning, l’espace
agricole est hors de la ville.
Les ordres pré-établis de le corbusier sont totalement abandonnés par Wright.
A l’état d’esquisse, Wright avait aussi ce système de secteur, mais il a finit par l’abandonner.

L. Hilberseimer, The New City, 1944


après les années 3à de la ville verticale, on est aux USA pzrce qu’il a quitté l’allemagne pour evité
le regime de persécution (aidé par un autre architecte aussi important Mies van der rohe)

il observe autour de lui ce qu’il se passe à l’époque et fait sa propre proposition.


Il va publier le projet de Wright en l’associant à la cité linéaire de Arturo Soria y Mata,datant du
siècle précédent.

Soria Y Mata, Cité linéaire (1886)


Éviter les croissances
circulaires et donc les
périphéries plus vaste, les voie
ferroviaires linéaires
structurent, pas de dimentiosn
pré-établie, distribuer la
croissance
longueur illimitée mais largeur
limitée (entre 800m et 2km)

Comme la cité jardin, les distances sont parcourues à pied.

Hilberseimer cherche comment limiter l’importance de la voiture dans le projet de Wright.


Entre les deux guerres il commence à récolter différentes idées pour sa propre proposition.

A. Milyutin (union soviétique)

Diagrammes désurbanistes de distribution


équipements et services (redessin de P Viganò)

contre la ville bourgeoise issue de l’histoire européenne et donc contre le concept de cité jardin de
Howard.
Les russes sont communistes et apprécient le système de ville linéaire. La décentralisation de la
production. L’unité et la collectivité doivent structurer la ville.
Les systèmes dispercés

Plan de Moscou, Nicolai Ladovskij


grande pénétrante qui va jusqu’au coeur du centre

remplace l’idée de la périphérie radiocentrique. L’extention de


la ville ser dépendante de ce système linéaire ferroviaire.

Nouvelle ville de Magnitogorsk Ivan Leonidov/1930

“ La ville socialiste, ce n’est pas l’ancienne ville, fruit du développement spontané, une ville faite
de quartiers détachés de la nature, reliés d’une manière accidentelle aux centres de production, et
qui, par sa monotonie, déprime l’homme. L’habitation et le lieu de travail, les lieux de repos et
de culture doivent être liés en un tout organique.”

tout doit être à l’intérieur d’un tout organique.


Ville non hiérarchique
le long du chemin de fer

pensé par des modules qui peuvent changer leur nature


une collectivité (8chambres et un grand espace central

Ludwig Hilberseimer The new regional pattern (1949)


il quitte la ville verticale pour essayer autre chose, nourri par
ses recherches ( les personnes mentionne-ées ci-dessus) il
change son regard.
Chemin régionalpour guider l’urbanisation

ville qui occupe le pays entier


jachère de matière première
on doit être à côté des ressources, les ressources aux USA commencent à s’épuiser et donc il veut
distribuer le poids= accès au ressoures

modèle le plus résilient possible, lien avec la géographie et topographie existante

l’industrie automobile est en prise directe avec les fluctuation du marché donc on ne peut pas se
reposer dessus. => trouver d’autres moyens de transports structurants => cours d’eau

la ville devient une question régionales

Diagram for Detroit area replanning, 1949


Urban-rural planning system
“a framework for the integration of urban and rural activities, for decentralization of industry and
settlements, and for the integration of industry and agriculture

la question militaire commence à prendre de l’espace (après la


question économique) à cause de la peur de la bombe atomique

le plus on est dispersés dans le territoire au moins on est fragiles

en pleine guerre froide

Hilberseimer propose différentes possibilités selon différents schémas ( hypothèses)


ici système cellulaire

on peut toujours pensé au niveau


régional
puisqu’il garde la topographie en tête

→ il connaît bien le système de Erich Gloeden, inflation de grosse-stadte 1923 et de parker et


Unwin, plan of Letchworth garden city 1904, sauf qu’il est contre la hierarchie
Gloeden fait des cellules différentes, elles sont complémentaire (ça intéresse Hilberseimer)
les cellules arrivnet au même dimensions que les grandes métropoles de l’époque mais qui sont
imbriqués dans le territoire et il n’y a pas de hierarchie

ville métropole qui augmente par gemation

ordre géographie et géométrique : distance


de base entre ces celluls

recherche de composition horizontale sans limites ni


hiérarchies

chaque km² influe la ville (topographie)

la ville et le territoire deviennent une seule chose

EXERCICE 2 partie B
les quatre villes

COURS 7 : « THE GRID »


TERRITOIRE INFINI / VILLE « A-CENTRIQUE »

La grille comme objet de structure dans le territoire.


Ville a-centrique= ville qui n’a pas de centre unique, peut avoir plusieurs centres

Ville sans hiérarchie, on n’impose pas de hiérarchie dans la valeur donnée aux territoires

Pourquoi le choix de la grille ?


→ Optimisation de l’espace
→ orientation toujours la même : facilité pour les projets
→ système infini qu’on peut répéter autant de fois qu’on veut
→ la Bible propose un plan orthogonal, on le retrouve à pleins d’endroits dans le monde : Chine,
Egypte, Grèce,… c’étaient des territoires où on partait de 0, il fallait l’organiser.
Chez les Romains :

routes et canaux établis sous cette grille


Quand un nouvel habitant arrivait on
lui attribuait une parcelle pour
l’agriculture.

La grille construit une rupture avec l’ordre précédent et aussi un changement radical qui fait rentrer
un nouveau système dans le territoire.

La grille est également une utopie, une projection dans le futur.

Thomas Jefferson
1784 – Land Ordinance
Evènement inédit dans l’histoire, première fois qu’on a utilisé la grille à une si grande échelle.

Colonisation de « great east » : Jefferson lance un recenssement


cadastral.

Après la guerre d’indépendance il fallait organiser le territoire et les


population pour structurer un gouvernement.
Le long de la rivière Ohio, la grille est nord-sud

– lot de 6 x 6 = township
– lot de 6 x 6 miles vendu en bloc à une compagnie
– vente au détail de parcelles d’1 mile carré aux privés
– 4 parcelles réservées au gouvernements fédéral
– 1 parcelle destiné au financement des écoles publiques
1862 la loi promet des terres publique à tout citoyen à condition qu’il cultive la terre et y habite
pendant au moins 5 ans. La parcelle nommée « homestead » convient à une famille.

78% du territoire américain est soumis à cette règle d’organisation unitaire → terrritoire très tr ès
important.

Cette grille à une inertie incroyable, aujourd’hui encore on la voit encore fortement mise en place.

Le congrès (le gouvernement) ne connaît absolument pas le territoire lorsqu’ils l’organisent alors
que ce territoire ne lui appartenaient pas (ils devaient encore le conquérir).

André Corboz :
La carte précède le territoire
Le gouvernement américain planifie un territoire:
– qui ne lui appartient pas
– dont il ne connaît pas les caractères (géographiques, morphologiques, climatiques, etc.)
– dont il ne connaît l’étendue

=> ils s’orientent comme s’ils étaient en mer : avec les étoiles
on commente à positionner les pilions pour inscrire dans
des cartes le territoire.

Ptolémée :
Cosmographie de Ptolémée, édition d’Ulm, 1482

Besoin d’objectiver certaines distances, de cartographier


Pour en revenir à Jefferson :
La Homestead : correspond à l’unité de mesure minimale agricole. ( 6miles sur 6miles )
→ son système est basé sur l’agriculture

faible pouvoir du gouvernement, tout le monde est sur le


même pied d’égalité puisque ça garanti une certaine liberté et
une certaine égalité (selon Jefferson)
=> Un grand pas vers la DEMOCRATIE

Jefferson voulait créer un nouveau monde qui n’avait rien à


voir avec ce qu’il existant (en Europe par exemple, il ne
voulait pas reproduire le système européen qui vivait au
dépend du monde agricole)

→ il voulait changer la ville, que la grande ville n’existe pas


Town : OK
City : NON

« cette entreprise peut même être considérée comme la première utopie réalisée» A. Corboz

« Prenez, par exemple, l’échiquier comme plan. Laissez seuls les carrés noirs être les carrés
constructibles, les blancs restant libres, plantés de gazon et d’arbres. Chaque carré de maisons sera
entouré de quatre espaces libres, et chaque maison fera face à un espace libre. L’atmosphère d’une
telle ville serait celle de la campagne, insensible aux miasmes produits par la fièvre jaune. En
conséquence, j’ai proposé que l’extension de la cité de La Nouvelle-Orléans, qui doit être pratiquée
immédiatement, soit établie selon ce plan»
(Thomas Jefferson, Lettre au Compte de Volney, 8 fevrier 1805)

→ Rapport entre civilisation et étendue sauvage


→ Promesse d’un monde nouveau promesse d’échapper au mode européen

1784 Land Ordonnance 1945 Broadacre City


Comment le projet de Jefferson à inspiré celui de Wright

No-Stop City, 1969


Dans les années 60 on s’ouvre à de nouvelles idées, on a des
changements profond dans la société (ex 68)

Un projet radical d’un collectif d’architectes italiens faisant


partie du concept de No-Stop City. Comme dans le cas de
jefferson, il y a une confrontation entre la grille et le
territoire.

Au fond du dessin on aperçoit une ville.

Absence de dimensions précises, le territoire obtient un ordre


nouveau, une géométrisation non définie.

Casa bella : revue très populaire

Archizoom Associati 1966-1974


collectif de jeunes architectes qui travaiellent sur No-Stop city.

Andrea Branzi en faisait partie, il continue à penser et faire évoluer les hypothèses de ce projet.

1968 : à partir des étudiants, de nouvelles idées sortaient. On assiste à une grande polarisation
sociale. La classe ouvrière conteste le pouvoir de la classe bourgeoise qui détiens les richesses et
moyens de production

L’architecture arrive à penser au territoire et la société. Il y avait un décalage entre le pouvoir en


place et la société. Elle commence à remettre en cause le modèle social de la famille, du rôle de la
femme. La construction de l’espace devient un moyen pour revendiquer de l’autonomie et une
revendication par rapport à tous les éléments de la vie. On le fait à travers l’architecture et l’espace
car on pense que l’archi à un impact direct sur la structure de l’espace. Il y a une forte politisation
de l’architecture.

No-Stop City

dépersonnnalisation du projet architectural, réalisé à la machine à


écrire il incarne ce modèle.
On parle de société de masse.

Provocation : on parle de l’inutilité de l’architecture face à la


production standardisée

– Architecture non-figurative
– Représentation impersonnelle
– Diagramme pour la ville de la société de masse
exemple :
La Cité des 4000–La Courneuve 1956-64

la ville sort de l’usine

il faut étudier les matériaux, leur mise en place, résistance,


résistance au vent,...

Archizoom va vouloir tester jusqu’au bout les conséquences


de ce type de villes, voir ce que ça donne. Peut-être que la
classe ouvrière pourra s’affranchir

Système presque dystopique

On y voit les grands risques d’aliénation, on y voit les


conditions de la construction d’une future émancipation.
Ils ne se préoccupent plus de la forme de la ville, on repense ce qu’est l’architecture car la société
change. Déconnexion entre forme et fonction.

No-Stop City comme «bois résidentiel»


On commence à définir la ville par des standards d’accès:
– 1 ascenseur/100m2
– 1 sanitaire/50m2
– 1 ordinateur/20m2

→ ils font des tests, ils expérimentent


Variantes de No-Stop City

cloisons de formes différentes

No-Stop City comme «parkings résidentiels»


le rôle de la voiture
époque où la maîtrise totale du climat avec l’arrivée de l’air conditionné, on n’est plus soumis au
territoire.

La voiture organise la vie


quotidienne. Dans cet espace, on
peut tout mettre, on peut y exercer
une série de variations mais elles
restent autour de la voiture.

Une des variations est faite en verticalité :


Ascenseurs et gaines de service extrudés

Une ville sans fin est organisée par les mêmes principes
qu’une usine ou un supermarché. Un chemin avec plusieurs
centres. Le système peut être décliner en hauteur avec les
ascenseurs

No-Stop City comme «tabula rasa microclimatisée»


Les médias commençaient à émerger, les médias comme extension de l’homme

maquette réalisée avec 4 miroirs


Il n’y a pas que l’industrie mais aussi la circulation généralisée de l’information qui sont
fondamentales dans la construction de ce projet.
Les nouveaux médias vont avoir un impact énorme sur les individus mais aussi sur la communauté.
Ce système de média va voir un impact énorme sur l’imaginaire collectif indépendamment des
informations véhiculées.
La nouvelle ville est donc façonnée par tout le système de communication qui accompagne le
système de production.

Eléments constitutifs de l’Universal Climatic System:


Structures
Ascenseurs
+
Services
Conteneurs
Vert
Ameublement
=> Assemblés par stratification

La grille supporte un nouvel ordre potentiel, elle n’enlève pas de liberté, elle en ajoute.

Superstudio 1966-73
Florence. Autre collectif de jeunes architectes
L’Italie était un milieu culturel très actif surtout dans les question radicales.

Ils auront une succès incroyable, principalement pour l’architecture conceptuelle. Ils questionnent
aussi l’architecture à partir des mêmes questions que Archizoom. On repense à cette idée de repartir
de 0.
Surface neutre, aseptique : la grille

« une architecture qui émerge entièrement et pareillement dans un seul milieu continu : la terre
rendue homogène par la technique, par la culture et par tous les autres impérialismes.»
Architecture qui émerge entièrement du territoire à travers un territoire étendu continu.

On est en 1969 et ce projet est présenté comme un modèle architecturale pour une urbanisation
totale et cette grille continue est créer pour qu’elle soit infinie et le but est de recouvrir la Terre
entière. Ici c’est une confrontation entre cette grille et une zone naturelle. C’est un projet
complètement anti-architectural.

"...si le design n'est qu'un instrument pour induire la consommation, nous devons répudier le
design ; si l'architecture n'est qu'une codification du modèle bourgeois de propriété, nous devons
répudier l'architecture ; si l'architecture et l'urbanisme ne sont rien d'autre que la formalisation des
divisions sociales injustes actuelles, nous devons répudier l'urbanisme et ses villes... jusqu'à ce que
le design vise à satisfaire les besoins primaires. En attendant, le design doit disparaître. Nous
pouvons vivre sans architecture...". (Natalini 1971)

Le design doit satisfaire les besoin primaires, en attendant ils doivent disparaître, on n’a pas besoin
de l’architecture

Le monument continu :

L’architecture est réduite à l’état de neutralité, il absorbe tout sur son passage.
Communication totale.

Ce modèle ne vient pas de nulle-part, c’est une pensée qui se développe dans le temps et suis
l’histoire.

Andy Warhol, The Factory comme nouvelle «commune»


il incarne l’idée de libération dans un système établi
Il est l’habitant idéal de la No-Stop City. Espace de vie et de création en même temps.
Plusieurs activités dans le même espace.

Démonstration que la relation entre forme et fonction n’est pas stable : une église qui devient
discothèque, un hangar qui devient musée,….
La No-Stop City comme alternative au Mouvement Moderne (forme=fonction)
Rencontre le modèle de l’agriculture:
– paysage réversible
– paysage traversable
– paysage adaptable
Agronica, 1995

Un nouveau projet doit pouvoir assumer la flexibilité entre forme et fonction.

=>type de sol, saisons, climat : l’agriculture est une production en série beaucoup plus sophistiquée
que la production industrielle, elle est adaptable.

Dans les années 90 :


Strijp Philips, Eindhoven (1999)
reconverdion de la production → micro
grande quantité d’espace à repenser

COURS 8 : « EN FRAGEMENT »

11e siècle : nouveau siècle et début de la ville contemporaine.


Si on regarde le concept de grille, on va le confronter à une nouvelle façon de penser plus
fragmentée.
On va parler de la ville archipel.

Oswald Mathias Ungers :


Berlin, fin des années 70
Il participe à un séminaire dont le thème est la villa urbaine.
Crise de la ville de Berlin, les gens désertent la ville et ont envie de leur propre villa. Planification
délibérée de cette sortie du centre ville.
=> nouvelle périphérie qui vide le cœur de la ville de ses habitants

La villa urbaine :
double discours de Oswald
typologie de la villa urbaine :
qualité de l’habitat, il veut amener ce qu’on perd au cœur de la ville.
→ il cherche à arrêter cet exode
jardin cultivable, 1ou 2étages max

risque de péricliter certaines parties de la ville, il craignait l’effondrement de la ville de Berlin

On doit guider les habitants de la ville qui partent

on veut enlever du bâti .

Berlin doit rester Berlin

il faut une logique pour construire et


contrôler cette fragmentation.

Qu-est-ce qu’on rase et qu’est-ce


qu’on conserve ?

modèle

«après le remplissage utopiste, la question était devenue à présent de savoir comment ‘effacer’
Berlin. Sous le titre d’archipel vert, nous echafaudâmes une stratégie pour ‘projeter la décadence de
la ville’, fondée sur des jugements purs et durs (esthétiques, politiques et sociaux). Dans une ville
confrontée, comme la plupart des autres en Europe, à une sérieuse dépopulation, nous nous
efforçâmes d’anticiper la question de savoir quels ensembles méritaient d’être conservés, et quels
autres pouvaient être rasés afin de transformer la ville entière en un paysage arcadien de vestiges
construits, noyés dans une mer de verdure où les infrastructures de la vie contemporaine auraient été
dissimulés ». R. Koolhaas, Post Occupancy, Domus, 2006
Ungers définis une série d’iles = archipel

en noir : ce qui doit rester


après une démolition

le choix des iles vient se faire par rapport à des bâtiments particuliers.

Berlin à un rapport particulier par rapport à la fragementation.


Avant la 2nd guerre mondiale c’était une ville extrêmement dense

« Mietkaserne» : typologie connue pour accueillir une grande densité


la pièce accueillait plusieurs fonctions

Berlin a subi la dernière bataille, elle est complètement bombardée.


=> Ville physiquement en fragment

relation de longue durée avec la fragmentation. Ne pas oublier l’histoire de la ville dans la réflexion.

Berlin entre les deux guerres Berlin après la deuxième guerre mondiale

le mur de berlin, séparle la ville en deux pouvoirs :


on parle de décroissance parce que l’explosion de la production se dissipe.

Quels sont les principes sur lesquels on choisi les archipels :

1 : on ne doit pas perdre la qualité urbaine de la ville, on veut la préserver

«Toute planification pour Berlin doit poser la problématique d’une ville en décroissance. Parce que
la surface totale de la ville est fixe, et que, du fait de sa réalité politique, elle ne saurait ni diminuer
ni augmenter, il faut développer des stratégies prospectives qui permettront une réduction
contrôlée de la densité sans détérioration de la qualité de l’environnement urbain». Ungers,
Die Stadt in der Stadt / Thèse 1

2 : le plus grand n’est pas toujours le meilleur, il faut que ce soit lisible, ça peut être petit tant que ça
abrite la fonction

«Affligée d’une sorte de révérence universelle pour le gigantisme, notre époque pense que ce qui
est plus grand est par là même le meilleur. Mais la réalité montre que la diminution et la réduction
amènent aussi une amélioration de la qualité, et en particulier de la qualité de vie. Aussi faudrait-il
créer avant tout des entités qui soient à la fois petites et lisibles, et cela vaut pour la production,
les modes de vie et pour toutes les autres composantes de notre environnement.
[…] une chance unique de régler la situation des secteurs qui ne sont plus satisfaisants sur le plan
technique, social et structurel. Dans le même temps, il s’agirait d’identifier ceux qui méritent au
contraire d’être préservés, et dont les caractéristiques devraient être renforcées, voire complétées si
besoin. Ainsi libérées de l’anonymat de la ville, ces enclaves, telles des îles franches, formeraient un
archipel urbain dans une lagune verte de verdure». Ungers, Die Stadt in der Stadt / Thèse 4

il faut identifier les secteurs qui ne sont plus satisfaisants et préserver ceux qui sont bénéfiques, le
reste deviendrait une lagune verte de verdure qui relierait le tout.

3 : la lisibilité des idées, chaque élément à une raison forte d’exister


«Le concept de ‘ville dans la ville’ est le principe de base d’un modèle urbanistique futur pour
Berlin. Il s’exprime dans l’image de Berlin comme archipel vert urbain. Les îles urbaines y ont une
identité marquée par les empreintes de leur histoire, de leur structure sociale et de leur qualité
spatiale. L’ensemble de la ville est formé par la fédération de ces entités urbaines dont les
structures, très différentes, se sont développées de façon délibérément antithétique. Le critère décisif
qui devrait présider à la sélection de ces îles est le degré de clarté et de lisibilité de leurs idées ou
concepts sous-jacents ». Ungers, Die Stadt in der Stadt / Thèse 5
«Les intentions futures en termes d’architecture et d’urbanisme sont uniquement de mettre en
évidence la configuration particulière qui aura valu à chaque île urbaine d’être distinguée comme
telle. Il s’agit en substance d’établir la ‘physionomie’ de chaque secteur urbain, de la renforcer de
façon de telle sorte que chacun ait son empreinte distinctive et exprime sa spécificité […] des
entités complémentaires qui, par leurs caractéristiques très différentes, enrichissent l’offre et
augmentent d’autant la liberté de choix». Die Stadt in der Stadt / Thèse 5 (suite

dans chacun de ces fragments, on peut voir le concept de


« ville dans la ville »

densifier certaines parties

«le projet de la ville dans la ville se présente donc comme le transfert ou comme l’extrapolation à
Berlin même de ce modèle élaboré par Friederich Wilhelm IV dans le paysage de la Havel. D’une
collection d’objets à réaction poétique libéralement dispersés dans un laboratoire de parcs
paysagers, on passe à une métropole conçue comme une fédération de fragments urbains
intensifiés, grâce à l’importation de modèles urbanistiques projetés ou réalisés dans d’autres villes.
D’un archipel d’architectures, on passe à un archipel de villes ». Sébastien Marot

Ungers dis qu’on ne doit pas chercher à supprimer ces fragment, ils doivent devenir leur force.

Rem Koolhaas :
assisatnt de Ungers
il travaille à l’échelle du bâtiment mais aussi beaucoup à l’échelle de la ville.
Paris : fin des années 80
concours d’urbanisme pour Melun Senart (extension de Parsi)

“The site of Melun Senart, the last of the Villes Nouvelles that encircle Paris, is too beautiful to
imagine a new city there with innocence and impunity.
The vastness of the landscape, the beauty of the forests and the calm of the farms form a
daunting presence, hostile to any notion of development.” OMA – Rem Koolhaas, Ville nouvelle
di Melun Senart, 1987
→ on ne peut pas construire sans réfléchir puisque c’est irréversible // alors que les années 80 on
construit partout

“The built is now fundamentally suspect. The unbuilt is green, ecological, popular. If the built is
now out of control – subject to permanent political, financial turmoil – the same is not yet true of
the unbuilt; nothingness may be the last subject of plausible certainties.
At a moment when the complexity of each three-dimensional undertaking is infernal, the
preservation of the void is comparatively easy."

“In a deliberate surrender – tactical maneuver to reverse a defensive position – our project proposes
to extend this political shift to the domain of urbanism: to take urbanism’s position of weakness
as its premise.”

→ au lieu de protéger les vide en créant la bonne forme de plein il va


partir du vide

«It is our thesis that if the demarcation of this complex of voids


succeeds, insuring qualities of beauty, serenity, history, access, and
services, the city of Melun- Senart will also succeeds, whatever its
architecture.»

l’espace ouvert structurant est en couleur

le système d’archipel (l’autonomie de


chaque ile) va renforcer les lien et la
cohérence du projet

La Suisse comme Hyperville André CORBOZ,1997


Si les tendances actuelles du phénomène urbain sont généralement perçues comme une perte
d’identité, c’est en partie dû au fait que notre conception de la ville en est restée au stade
préindustriel ».

1 «Le premier a engagé nombre de cités à abattre leurs fortifications et engendré des villes
nouvelles dépourvues de système défensif».

2 «Sous les effets conjugués d'une alimentation mieux équilibrée, de la disparition de certaines
maladies endémiques et des progrès de la médecine, la population croît rapidement dans une
proportion jusqu alors inconnue» .

3 «L’institution des transports en commun, surtout le chemin de fer, a permis de séparer le lieu
de domicile du lieu de travail; pour une partie de plus en plus importante de la population, il est
devenu possible de travailler au centre tout en résidant à la périphérie».
«La Suisse entière est comme une grande ville divisée en treize quartiers, dont les uns sont sur les
vallées, d'autres sur les coteaux, d'autres sur les montagnes (...) il y a des quartiers plus ou moins
peuplés, mais tous le sont assez pour marquer qu'on est toujours dans la ville».

Ville fragmentée car les plateaux du terrain sont tous habités.


Tous les livres sortis sur la ville-territoire / fragment

«Mais le rejet global des zones qui forment actuellement l'armature urbaine de l'Europe est
dangereux, puisqu il empêche de penser la nouvelle condition citadine, donc d'inventer les moyens
nécessaires au guidage de son devenir». A. Corboz, Vers la Ville Territoire, dans Ergänzungen,
Berne et Stuttgart, Paul Haupt, 1991

«Ce qu il importe absolument de comprendre, c'est que la représentation mentale traditionnelle de la


ville n’a simplement plus cours».

«Or, face à ce phénomène d'échelle et pour combattre le caractère informe de la mégalopole


européenne in progress, que nous propose-t on ?»

«Au lieu de se borner à comptabiliser ce qui contribue à la perte de l'identité ancienne, il faut tout
autant s’efforcer de déceler la nouvelle identité naissante». A. Corboz

«La future mégapole, identique au territoire, contiendra une foule d'espaces non urbains, que l'on
appellera nature». Nicolas Faure

« Ce jardin je le retrouve partout, depuis les zones de villas jusque sur les bords de route, il parcourt
toute la Suisse!” Nicolas Faure

COURS 9 : «TERRITOIRE-VILLE»

« Le Grand Pari de l’agglomération parisienne. Consultation internationale pour l’avenir du


Paris métropolitain. »
→ ce n’est pas vraiment un concours, c’était une consultation lancée par Nicolas Sarkozy
→ on ne regarde plus que le centre de la ville de Paris, nouvelle dimension de ville
→ la ville n’existe plus seulement avec un centre, on parle de ville-territoire
→ non-hiérarchie à l’intérieur de la ville

on veut éviter la marginalisation par manque de transport


Thématique :La métropole du XXIe siècle de l’après-Kyoto

→ moins de CO²
→ repenser la capitale
→ certains projets non-réalisés ont eu un impact de par leur concept, pensée

Studio 09 / Bernardo Secchi Paola Viganò

→ L’échelle de la ville, Paris s’étend dans le carré


100x100km (la région Ile de France)

→ importance de l’axe fluvial

→ il y a une absence de hiérarchie (toutes les lignes ont la


même épaisseur)

→ « le projet doit aller au-delà de la fragmentation et


s’imposer par l’unité »

Rogers Stirk Harbour and Partners

→ distribution claire et nette de la densité, forte


dans le centre historique et baisse quand on s’en
éloigne
→ encore plus dense au centre mais il y a
aussi plus à l’extérieur, pôle central très dense
et périphérie peu dense

→ centre offre des occasions très importantes

Groupe LIN, Finn Geipel et Giulia Andi

→ Ruhr = reconversion très réussie de cette ancienne ville minière, le réseau est très distribué,
autour des cours d’eau mais pas du tout monocentrique

→ tests :
3 aéroports, si on se donne 45min de
déplacement, jusqu’où on peut aller
dans la ville de Paris (tache jaune)

→ la mobilité privilège le centre,


radiocentrique

→ comment déconstruire cette


mobilité centrique (macromobilité)
Crise : 2008, explosion des grands ensembles (peuple)
il n’y a pas que des problèmes environnementaux mais aussi sociaux

Rogers Stirk Harbour and Partners

→ en jaune= espace disponible à l’intérieur de la ville


→ ceinture verte (// cité jardin de Howard)
→ déconstruire cette relation forte au centre ??

→ modifier cette hiérarchie de


centre dominant (le centre n’est pas
remis en cause mais on ajoute
d’autres centres)
→ enterrer le train pour empêcher cette
barrière d’exister

Groupe LIN, Finn Geipel et Giulia Andi

→ déconstruction de la monocentralité, comme celui au dessus mais avec des tactiques différentes
→ métropole douce : diminuer les discontinuités , les fractures

→ intensification et diversification de la
mobilité
→ rôle structurant
→ seine = grand parc

→ différent milieux : multifonctions


→ contre la monofonctionnalité et la hiérarchie des espaces

→ nouvelle synergie,
relations entre les lieux
→ relations autonomes
externes au centre (quitter la
dépendance au centre)
→ renforcer les
multifonctions

→ la mobilité douce (à pied) vers vélo scooter

→ transport (attention kyoto)


→ zone industrielle monofonctionelle = pas de variété de richesses
→ réunir certaines machines, pour être utilisé par plusieurs fonctions
→ il y des ruptures brusques entre
l’agriculture et l’habitat = on veut une
coexistance

→ agriculture = parcs

→ système plus doux, mixte => supérette = magasin, pharmacie, guichet de mobilité

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